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PHYSIQUE 262 COURS DETAILLE

ELECTRONIQUE – AMPLI OP

A. Introduction

En 1965, l'électronique fait un nouveau bond en avant avec l'apparition des circuits
intégrés monolithiques. Ces circuits renferment dans un espace réduit la plupart des
éléments d'un montage à transistors. Un des circuits les plus intéressants mis au point
à cette époque est l'amplificateur opérationnel.
C'est un amplificateur différentiel capable de fonctionner depuis le continu jusqu'aux
fréquences moyennes, qui associé à un montage extérieur, permet d'effectuer des
opérations mathématiques sur les signaux d'entrée (addition, soustraction, dérivation,
intégration…)

B. L'amplificateur différentiel
Soit le montage suivant :

Figure 1

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Dont le schéma équivalent est le suivant :

Figure 2
(on suppose que les 2 transistors T1 et T2 sont identiques,
c'est à dire même h11 et même β)

On en déduit :
e1 = h11iB1 + RE ( β + 1)(iB1 + iB 2 )

e2 = h11i B 2 + RE ( β + 1)(i B1 + i B 2 )

Vc1 = − βRc i B1

Vc 2 = − βRc i B 2

VS = VC 2 − VC1

h
.(VC1 − VC 2 ) = 11 (VC 2 − VC1 )
1
d'où: e1 − e2 = h11 .
− βRC βRC

e1 + e2 = [h11 + 2 R E (β + 1)]
1
(VC1 + VC 2 ) = − [h11 + 2 RE (β + 1)] (VC1 + VC 2 )
− βRC βRC

1 βRC 1 βRC
Soit : VC 1 = − (e1 + e2 ) − (e1 − e2 )
2 [h11 + 2 R E ( β + 1)] 2 h11

1 βRC 1 βRC
VC 2 = (e1 + e2 ) + (e1 − e2 )
2 [h11 + 2 R E ( β + 1)] 2 h11

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Ce que nous pouvons écrire :


AC A
VC 1 = − (e1 + e2 ) − D (e1 − e2 )
2 2
AC A
VC 2 = (e1 + e2 ) + D (e1 − e2 )
2 2

avec - AC le facteur d'amplification en mode commun (amplification de la


somme des signaux d'entrée)
AD le facteur d'amplification en mode différentiel (amplification de la différence des
signaux d'entrée)

Donc si les transistors sont identiques, le signal de sortie différentielle


VS = VC2 - VC1 = AD(e1 - e2 ) ne dépend que de la différence e1 - e2 alors que les
sorties en mode commun VC2 et VC1 dépendent en plus de e1 + e2.

Dans le cas où l'on peut considérer RE comme infinie, VS ne dépend plus que de la
différence e1 - e2.
Une entrée apparaît comme une entrée inverseuse e2 et on la notera maintenant e-.
L'autre entrée est non inverseuse e1, on la notera e+.
On peut donc écrire :

VS = AD(e+ - e- )

Ou plus simplement s'il n'y a pas d'ambiguité :

VS = A(e+ - e- )

Ou A représente le gain différentiel du montage.

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C. L'amplificateur opérationnel
I. Constitution

L'amplificateur opérationnel, ou plus simplement ampli-op, est un circuit intégré


composé principalement d'un amplificateur différentiel.
Celui-ci constitue un étage d'entrée de très grande impédance. Des étages
intermédiaires comportent des éléments amplificateurs de tension pour obtenir une
grande valeur du facteur d'amplification différentiel, et des éléments correcteurs
permettant de maintenir la tension de sortie pratiquement à zéro lorsque les tensions
d'entrée sont telles que e+ - e- = 0. L'étage de sortie de l'ampli-op est un montage
amplificateur de puissance de très faible impédance de sortie. L'amplificateur ne
contient pas de condensateurs de couplage sur les entrées e+ et e-. Il pourra donc
fonctionner en continu.

II. L'ampli-op idéal

L'amplificateur opérationnel idéal possède une impédance d'entrée infinie entre les
entrées e+ et e- (impédance différentielle), une impédance de sortie nulle et un gain
différentiel infini. Il peut donc être représenté par le schéma suivant :

Figure 3

VS ne peut excéder les tensions d'alimentation V+ et v-. En fonctionnement linéaire on


a : V- < VS < V+. Comme VS = A(e+ - e+) et que A est infini, alors fonctionner en
régime linéaire c'est fonctionner avec : ε = e+ - e- = 0.

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III. L'amplificateur réel


Nous allons maintenant étudier les différentes imperfections des amplificateurs
opérationnels réels.

1 - Tension de décalage d'entrée (input offset voltage : V10)

Plaçons les entrées e+ et e- à la masse. Vis à vis des tensions de polarisations les
bases des transistors ne sont pas à la masse. On va donc avoir des tensions de sortie
sur les sorties VC1 et VC2 puisque celles-ci ne sont pas découplées par des
condensateurs. Si les transistors sont rigoureusement identiques ces tensions VC1 et
VC2 sont les mêmes et donc n'interviennent pas dans l'expression de la sortie
différentielle VS = VC2 - VC1. Dans la réalité, les transistors sont légèrement différents
si bien que l'on trouvera sur VS une composante continue même si les entrées e+ et
e- sont à la masse.
Cette imperfection peut être schématisée par deux générateurs de tension ed+ et ed-
placés sur les entrées e+ et e-. Ces deux générateurs définissent la tension de
décalage à l'entrée V10 (Input Offset Voltage) : V10 = ed+ - ed-.

Les constructeurs donnent dans leurs documentations la valeur de cette tension


d(offset. Pour l'ampli-op 741 (un des plus simple et des plus couramment utilisés)
V10 = 2 mV.

Figure 4

Pour compenser cet effet, le circuit intégré qui constitue l'ampli-op possède deux
bornes de compensation entre lesquelles on place un potentiomètre dont le point
milieu est relié à l'alimentation négative V-. Ce réglage de compensation revient à

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introduire au même niveau de l'ampli-op une tension opposée à V10. Ce réglage


permettant d'annuler VS en compensant V10 reste donc valable pour tous les montage
utilisant cet ampli-op.

Figure 5

2 -Courant de décalage à l'entrée (Input Offset Voltage)

Pour être polarisé en zone active, un courant doit être fourni aux bases des
transistors de l'étage différentiel. On définit le courant de polarisation moyen IB (Input
Bias Current) comme la moyenne des courants de base des transistors d'entrée : IB =
(IB+ +IB-)/2. Pour un ampli-op 741, ce courant est de 80 nA.
L'appairage des transistors, des entrées e+ et e- n'étant pas parfaite (IB+ ≠IB-) et il y a
présence d'un courant de décalage à l'entrée I10 = IB+ - IB- (Input Offset current) qui
provoque une tension d'entrée différentielle équivalente, à une tension de décalage.
Son effet peut être éliminé par le même réglage que celui utilisé pour annuler la
tension d'offset.
Typiquement ce courant reste faible, I10 = 20 nA pour un 741.

3 - Impédance d'entrée (Input résistance)

Nous avons dit que les impédances d'entrée d'un ampli-op idéal étaient infinies. Pour
un ampli-op réel, nous devons définir deux sortes de résistance d'entrée selon que
l'on entre en mode commun ou en mode différentiel.
ZId : Résistance d'entrée différentielle (differential input resistance)
ZIC+ et ZIC- : résistances d'entrée en mode commun

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Pour un 741, ZId = 2MΩ (le 741 n'est pas prévu pour une utilisation en mode
commun)

4 - Impédance de sortie (output résistance)

Contrairement au cas idéal, l'impédance de sortie de l'ampli-op n'est pas nulle. Son
ordre de grandeur est de la centaine d'Ohms.
Les fiches techniques n'indiquent pas souvent la valeur de cette impédance, car en
général l'ampli-op est utilisé avec une contre réaction qui a pour conséquence de
diminuer très fortement l'impédance de sortie du montage et la rendre négligeable.

5 - Amplification en tension (large signal voltage gain)

Le facteur d'amplification en tension est défini comme le rapport de la tension de


sortie à la tension différentielle d'entrée. Contrairement à celui d'un ampli-op idéal, le
facteur d'amplification en tension d'un 741 n'est pas infini et vaut :
Ad = VS / (e+ - e-) = 200 V/mV = 106 dB
Ce gain chute très rapidement avec la fréquence. Pour un e741, il ne reste constant
qu'entre 0 et 10 Hz. A 1 kHz, il n'est plus que de 60 dB.
Dans les fiches techniques, la notation Av est souvent utilisée à la place de Ad.

6 - Taux de réjection en mode commun (common mode rejection ratio CMR)

Nous avons vu que pour un amplificateur différentiel, l'amplification globale dépendait


de deux termes :
Vs = Ad (e+ - e-) + Ac (e+ + e-) = Ad (e+ - e-) + Ac . (Ad/Ad) (e+ + e-)
Vs = Ad [(e+ - e-) + (1/CMR) (e+ + e-)]

Le taux de réjection en mode commun d'un ampli-op réel n'est pas infini. Pour 741, il
est de l'ordre de 90 dB.

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7 - Dynamique de sortie (output voltage swing : VOPP)

La tension de sortie ne peut dépasser les tensions d'alimentation. Donc le signal de


sortie a une dynamique comprise entre V+ et V-. Ceci n'est vrai qu'en première
approximation. Il suffit de revenir au schéma de l'amplificateur différentiel pour
s'apercevoir que l'on aura des pertes de tension servant à polariser les transistors. Ce
fonctionnement en saturé-bloqué de l'ampli-op se fera sur une dynamique comprise
entre des valeurs +VOPP et -VOPP inférieures à V+ et V-. On aura donc un signal de
sortie Vs limité entre +VOPP et -VOPP et donc risque d'obtenir un signal de sortie écrêté.
Pour 741 le constructeur donne :
± VOPP = ±14 V pour ⎢V+⎢=⎢V-⎢= 15V

8 - Pente maximale du signal de sortie (slew rate : SVO)

La vitesse d'évolution de la tension de sortie de l'ampli-op est limitée par le slow


dVS
rate: ≤ SVO
dt
L'explication de ce phénomène est complexe et fait appel à l'étude de la structure
interne de l'ampli-op.
A chaque fois que le signal d'entrée tend à imposer en sortie une vitesse de variation
de VS supérieure à SVO, la vitesse de variation de la sortie VS reste constante à sa
valeur maximale SVO.
Considérons un signal d'entrée sinusoïdal. VS devrait s'écrire VS = Vsin(2πft), on
dVS dVS
devra donc avoir : ≤ ≤ SVO soit V 2πf ≤ SVO
dt dt max

Si à l'amplitude V fixée on augmente f au dessus de fo = SVO/V2π on va avoir une


triangularisation du signal de sortie et ceci quelle que soit la forme du signal d'entrée.

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Figure 6

Figure 7

Pour une fréquence fixée, on devra limiter l'amplitude de sortie à SVO/ V2π.

Nous venons de voir deux conséquences du slow rate. Pour rester dans un régime de
fonctionnement linéaire on devra donc soit diminuer la tension d'entrée (et de ce fait
celle de sortie) soit diminuer la fréquence.
Pour le 741, le slow rate est de l'ordre de 0.5 V /µs (le courant maximal IT étant de
15 µA et la capacité de sortie CC = 30pF)

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D. La contre réaction
I. Nécessité d'une contre réaction en fonctionnement linéaire

Nous avons vu que l'ampli-op possédait un gain très élevé et que la tension de sortie
était donnée par : VS = Ad (e+ - e- ) = Ad ε
Puisque le gain est très grand, et dans le cas idéal infini, dès que l'on va imposer une
différence de potentiel, même faible, ε entre les bornes d'entrée e+ et e-. Il va y avoir
saturation de l'ampli-op :
Si e+ > e-, ε > 0 et VS = +VOPP
Si e+ < e-, ε < 0 et VS = +VOPP
L'utilisation de l'ampli-op est donc très limitée et se réduit à un comparateur testant le
signe de ε.
Nous allons voir qu'un montage simple à réaction, consistant à prélever une partie du
signal de sortie et à le réinjecter sur une entrée e- va nous permettre d'éviter la
saturation et de concevoir un grand nombre de montages fonctionnels.
On montrera de plus que cette réaction sur l'entrée e- améliore grandement les
caractéristiques des montages réalisables à partir d'ampli-op. La contre réaction (ou
réaction négative, ou encore réaction sur e-) s'effectue suivant le schéma fonctionnel
suivant:

Figure 8

On a ajouté à l'amplificateur de gain en tension A, un bloc de fonction de transfert B.


Le différenciateur en entrée sera pour l'ampli-op réalisé par les entrées e+ et e-.
On a maintenant : S = Aε=A(E - BS), soit un transfert total : H = S/E = A/1+AB
On a donc maintenant un montage dont le gain est ajustable par variation de B.

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Selon la forme donnée à B (réel, complexe…) on pourra obtenir des montages


réalisant différentes opérations (addition, soustraction, filtrage, dérivation…)

II. Stabilisation du gain

Si le gain en boucle ouverte A de l'ampli-op (B =0, impédance infinie) est


suffisamment grand, on a : H = A/1 + AB ≈ A/AB = 1/B
Le gain du montage ne dépend plus de l'ampli-op et est donné par les éléments de
circuit branchés sur l'ampli-op.
Les problèmes de dérive thermique de l'ampli-op (puisqu'il est réalisé à partir de
transistors) n'influent plus sur le montage.
Il y a stabilisation du gain.
Comme on peut maintenant jouer sur le gain du montage en jouant sur B, on va
pouvoir éviter la saturation.
Regardons de façon plus pratique ce qui se passe.
Supposons que la sortie soit saturée à +VOPP. Comme on prélève une partie de cette
tension positive (par la boucle de contre réaction) pour la soustraire à l'entrée de
l'amplificateur, ε va diminuer. Si ε diminue, la tension de sortie S=Aε va diminuer et
sera donc inférieure à +VOPP. Le phénomène se poursuit jusqu'à ce que ε ≈ O+. Si ε
continue à décroître et devient négatif, la sortie va aussi devenir négative. Comme la
boucle de contre réaction soustrait à l'entrée une partie de cette tension négative, ε
va de nouveau tendre vers O.
Grâce à la boucle de contre réaction, la sortie tend toujours à annuler la tension
différentielle d'entrée ε.
Pour un ampli-op idéal, on considérera que ε est nul.

III. Augmentation de l'impédance d'entrée

Considérons l'ampli-op comme non idéal possédant une impédance d'entrée


différentielle Zd.

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Figure 9

On a : e+ = E et e- = BS avec ε = e+ - e- et S = Aε
D'autre part : ε = e+ - e- = ZdIE
Donc
ε = E - BS = E - ABε soit E = (1 + AB) ε et comme ε = ZdIE
E = (1 + AB)ZdIE
Par définition, l'impédance d'entrée est : Ze = E/IE = Zd(1 + AB)
L'impédance d'entrée est amplifiée de 1 + AB.

IV. Diminution de l'impédance de sortie

L'impédance de sortie se calcule en annulant les générateurs de tension de l'entrée.

Figure 10
On a E = e+ = 0
Donc S = ZSIS + Aε = ZSIS +A(-e-) = ZSIS - ABS
D'où S = ZSIS / (1 + AB).
L'impédance du montage contre réactionné ZSCR est définie par ZSCR = S / IS d'où ZSCR
= ZS/(1 + AB)
La contre réaction permet donc de diminuer l'impédance de sortie.

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E. Les montages à contre réaction (amplificateur opérationnel


idéal)

I. Amplificateur de tension inverseur

Nous avons vu précédemment que vis à vis des courants de polarisation les deux
entrées devaient présenter la même impédance. Pour ces courants on retourne de e-
à la masse par R1 en parallèle avec R2, c'est pourquoi l'entrée e+ doit voir pour
retourner à la masse R1 en parallèle avec R2.

Figure 11
L'ampli-op est considéré comme idéal : aucun courant n'entre par les bornes e+ et e-.
La borne e+ se trouve donc à la masse (c’est une masse virtuelle car elle ne se
rapporte qu'aux tensions ve et vs et non aux tensions de polarisation V+ et V-)
L'ampli-op étant idéal, on a e+ - e- = ε = 0
Aussi ve = R1i et vs = - R2i si bien que l'on a : A = vs/ve = -
R2/R1

Remarque : le même raisonnement s'applique à deux impédances complexes Z1 et Z2


pour le régime sinusoïdal.

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II.Amplificateur sommateur inverseur

Figure 12

ve1 ve' 1 ⎛v v' ⎞


vs = − R2i i = i1 + i1' = + ' d'où vs = − R2 ⎜⎜ e1 + e1' ⎟⎟
R& R1 ⎝ R& R1 ⎠
avec R2 = R1 =R'1 on réalise l'opération : vs = -(ve1 + v'e1)

III. Amplificateur de tension non inverseur

Figure 13
Comme l'ampli-op est parfait, on a ve = e+ = e-
Comme e- = -R1i et vs = -(R1 + R2)i
vs R
D'où: = 1+ 2
v R1

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IV.Amplificateur sommateur non inverseur

Figure 14

On doit respecter la règle : R1 // R2 = R3 // R'3


R1 + R2
vs = -(R1 + R2)iet e- = -R1i donc vs = e−
R1

ve − v'e R'3 ve + R3v'e


i' = et e+ = ve − R3i ' =
R3 + R'3 R3 + R'3

En prenant R1 = R2 = R3 = R'3 on réalise l'équation : vs = ve + v'e

V. Montage suiveur-amplificateur de gain unité (adaptation d'impédance)

Figure 15

Le calcul découle immédiatement de celui du montage amplificateur non inverseur en


prenant R1 infini.
vs R
A= = lim (1 + 2 ) = 1
Donc ve R1 →∞ R1

Ce montage constitue un adaptateur d'impédance.

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VI. Amplificateur différentiel

Figure 16

R4
e+ = ve
R3 et R4 forme un diviseur de tension donc, R3 + R4

e- = v'e - R1i et e- = vs + R2i

v'e −e− ⎛ R ⎞ R
i= vs = e− ⎜⎜1 + 2 ⎟⎟ − 2 ve
d'ou R1 et ⎝ R1 ⎠ R1

⎛ R ⎞ R4 R
vs = ⎜⎜1 + 2 ⎟⎟ ve − 2 v'e
⎝ R1 ⎠ R3 + R4 R1
Comme e+ = e- alors
Avec R1 = R2 = R3 = R4, on réalise l'opération soustraction : vs = ve - v'e

VII. Filtre passe bas - Intégrateur

Figure 17

Si on réalise le circuit précédent sans résistance R2, le condensateur se comporte


comme un circuit ouvert vis à vis des courants continus. Si il subsiste dans le circuit

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un courant continu du à la polarisation il y a saturation de la sortie puisqu'il n'existe


alors pas de contre réaction pour le courant continu.

On a : ve = R1i et vs = -(R2 //ZC)i

vs R 1
=− 2
Soit : ve R1 1 + jR2Cω

R2 1 1
G (ω ) = = G (ω = 0)
R1 1 + R2 ²C ²ω ² 1 + R2 ²C ²ω ²
D'ou le gain :
On a donc un filtre passe bas de fréquence de coupure ωC =1/R2C.
On sait qu'un filtre RC passe bas est intégrateur pour ω >> ωC.
On a alors : ZC << R2 tout l'alternatif passe dans le condensateur.
Q 1
vs ≈ − = − ∫ idt
ve = R1i et C C
1
R1C ∫
vs ≈ − ve dt
d'où :
Le circuit réalise l'intégration du signal d'entrée.

VIII. Filtre passe haut dérivateur

Figure 18

Ce montage serait théoriquement correct sans la résistance R1. Mais par essence ce
montage amplifie fortement les signaux hautes fréquences en particulier les signaux
parasites captés par effet d'antenne dans les fils de raccordement; Il faut donc
prévoir une limitation du gain hautes fréquences, d'où la présence de R1.

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⎛ 1 ⎞
ve = ⎜⎜ R1 + ⎟i
jCω ⎟⎠
On a : vs = − R2i et ⎝

vs jR2Cω R2Cω
=− G (ω ) =
ve 1 + jR1Cω 1 + R12C ²ω ²
D'où : et le gain

R1Cω
G (ω ) = G (ω = 0)
1 + R12C ²ω ²
Qui peut encore s'écrire avec G(ω=0) = R2/R1
On réalise bien un filtre passe haut de fréquence de coupure ωC = 1/R1C
Par nature un filtre RC passe haut est dérivateur en basse fréquence, c'est-à-dire pour
ω << ωC.
Dans ce cas on a : ZC >> R1 et donc ZC + R1 ≈ ZC
1 dve
C∫
vs = -R2i ve ≈ idt donc i ≈ C
dt
dve
On a alors : vs ≈ − R2C
dt
Le circuit réalise une dérivation du signal d'entrée.

IX. Filtre passe bande

Figure 19

Ce filtre résulte de la combinaison des deux précédents.

vs = -R2 // ZC2 i et ve = (R1 + ZC1)i

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vs R 1 jR1C1ω
≈− 2. .
d'où : ve R1 1 + jR2C2ω 1 + jR1C1ω

R2 1 R1C1ω
G= . .
R1 1 + R2 ²C2 ²ω ² 1 + R1 ²C1 ²ω ²
d'où :

X. Simulation d'une résistance négative

Figure 20

Soit ie le courant d'entrée. C'est le courant traversant R3 puisque l'ampli-op étant idéal
aucun courant ne rentre par la borne e+.
Soit is le courant fourni par l'ampli-op.
On a vs = (R1 + R2)(is + ie) puisque aucun courant ne peut entrer par la borne e- .
vs R2 + R1
D'où: =
ve R1

ve − vs ve 1 ⎛ R + R2 ⎞ v
Mais : ie = = − ⎜⎜ 1 ⎟⎟ve = ... = e avec R = -R1R3 / R2
R3 R3 R3 ⎝ R1 ⎠ R

On a bien, vu des bornes d'entrée, un montage équivalent à une résistance négative


R = -R1R3 / R2.

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XI. Simulation d'un condensateur

Figure 21

On a : ZC = 1/jCω, i2 = ve/ZC, i1 = (ve-vs)/R1 et i2 = i1 + i2

ve ve Re ve
De plus i2 = -vs/R2 d'où : ie = + +
Z C R1 Z C R1

1 i 1 1 ⎛ R2 ⎞ 1 ⎛ R ⎞
L'impédance d'entrée s'écrit donc : = e = + ⎜⎜1 + ⎟⎟ = + jcω ⎜⎜1 + 2 ⎟⎟
Z e ve R1 Z C ⎝ R1 ⎠ R1 ⎝ R1 ⎠

Le circuit se comporte comme une résistance R1 avec un condensateur C(I+R2/R1).


On a donc simulé un condensateur de capacité ajustable grâce au rapport R2/R1.

Vu de l'entrée, le circuit est équivalent au circuit suivant :

Figure 22
Avec Co = C(1 + R2/R1) et Ro = R1

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XII. Simulation d'un bobine

Figure 23

ve ve − vs ve − vs
ie = + =
R1 R2 R1 Z C
On a : ZC = 1/jCω, et

ie ⎛ 1 1 1 ⎞
= ⎜⎜ + + ⎟
ve ⎝ R1 R2 jCR1R2ω ⎟⎠
Donc :
Ce qui est équivalent comme impédance à une résistance Ro = R1//R2 en parallèle
avec une bobine Lo = CR1R2.

Figure 24

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XIII. Amplificateur logarithmique

Figure 25

⎡ eV AK ⎤
I = I S ⎢e kT − 1⎥
Le courant dans une diode polarisée en direct est donné par : ⎣ ⎦

Or Ve = RI et vs = - VAK
⎡ eV AK ⎤
eV AK I ≈ I S ⎢e kT ⎥
Dès que la polarisation est suffisante e
kT
>> 1 . On a alors : ⎣ ⎦ d'où

kT
vs = (log RI S − log ve )
e
⎛ kT ⎞
⎜ log RI s ⎟
On a donc, à un offset près ⎝ e ⎠ , réalisé un ampli logarithmique. Le montage

est assez délicat à réaliser.

XIV. Amplificateur exponentiel

Figure 26

⎡ eV AK ⎤
On a ve = VAK, vs = -RI et I ≈ I S ⎢e kT ⎥
⎣ ⎦

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⎡ eVe ⎤
D'ou vs = − RI s ⎢e kT ⎥ . On a donc réalisé un amplificateur exponentiel.
⎣ ⎦

XV. Utilisation des amplificateurs log et expo

Soit le schéma de montage suivant :

Figure 27

On a réalisé un montage qui effectue une division analogique de deux signaux. Il va


sans dire que ce montage est délicat à réaliser.

F. Les montages comparateurs


Ce sont essentiellement des montages dans lesquels l'ampli-op fonctionne à
saturation et non en régime linéaire. On aura donc une tension ε = e+ - e- qui sera
non nulle. Il faudra veiller à n'appliquer que des tensions d'entrée inférieures aux
tensions d'alimentation.
I. Comparateur simple

Figure 28
On définit une tension de référence (par exemple par un pont diviseur sur V+ et V-)
que l'on applique sur e- (cette tension de référence reste inférieure à V+ et V-).
On applique sur l'entrée e+ une tension ve à tester.

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Si ve> vréf on a e+ > e- donc ε > 0 et comme il n'y a pas de contre réaction, vs = Aε
sature vers +VOPP.
Si ve< vréf on a e+ < e- donc ε < 0 et vs sature vers -VOPP.

Si on trace ce qui se passe dans un diagramme vs, ve, on obtient :

Figure 29
Au basculement, la caractéristique n'est pas parfaitement verticale. En effet
l'amplificateur fonctionne alors en linéaire. On a : vs = A(e+ - e-) = A(ve - vref) si
bien que la pente du basculement est A

II. Comparateur à hystérésis- trigger de Schmitt


Le montage est le suivant :

Figure 30
Supposons que l'on parte de e- = -VOPP.
L'ampli-op est alors saturé et vs = +VOPP.
R1
La tension e+ est alors e+ = .VOPP .
R1 + R2

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PHYSIQUE 262 COURS DETAILLE

Supposons que l'on augmente ve (donc e-), tant que e- reste inférieur à e+ il n'y a pas
de changement de l'état de sortie. On décrit la portion AB de la figure.
R1
e− = .VOPP
Lorsque e- =e+ il y a basculement (donc pour R1 + R2 ) et on passe au point
− R1
e+ = .VOPP
C ou Vs = -VOPP et R1 + R2 . E- peut continuer à augmenter jusqu'à VOPP,
c'est à dire au point D.
− R1
Maintenant de D, on diminue e-, e+ est toujours e+ = .VOPP .
R1 + R2

On peut diminuer e- jusqu'au point E où alors, on a e- = e+ donc basculement et on


peut continuer de diminuer e- jusqu'en A.

Figure 31

Si l'entrée ve est un signal sinusoïdal on aura :

Figure 32

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