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Économie de la santé

I/ Acteurs en économie de la santé


Les 5 acteurs :
- Le patient consomme les soins
- Professionnels de santé génèrent les soins
- Établissements de santé produit des services et soins
- Sécurité sociale/organisme de protection sociale (prennent en charge)
- L’état assure le fonctionnement du système
La santé n’est pas un bien comme les auteurs, le consommateur n’est pas le décideur c’est le
médecin qui prescrit, le consommateur n’est pas non plus le payeur puise le financement est collectif
grâce à la protection sociale.

II/ La dépense courante de santé (DCS)


La DCS est toutes les sommes dépensées au cours d’une année au titre de la santé, et par tous les
financeurs : SECU, état, collectivités locales, organismes de protection sociale complémentaires,
ménages.
Cette dépense courante de santé DCS se compose de plusieurs éléments :
- Consommation de soins et biens médicaux CSBM (élément essentiel) : toutes les dépenses
qui concerne de traitement des malades. Elle représente les 3 quarts de la DCS (financé pour ¾ par la
SECU)
- Soins de longue durée, concernant les personnes âgées et personnes handicapées 
- Les indemnités journalières versées par l’assurance maladie en cas de maladie, maternité ou
accident de travail
- Dépenses de prévention individuelles et collectives : médecine du travail, médecine scolaire,
les campagnes de prévention
- Dépenses en faveurs du système de soins (recherches, subventions au système de soins,
dépenses de formation des professionnels).
- Le coût de gestion du système de santé
En 2017, la DCS s’est élevé à 270,8 milliards.

III/ Les financeurs des dépenses de santé


Ce sont l’état, les collectivités locales, la sécurité sociale, organismes de protection complémentaire
et les ménages.
A/ Les financeurs publics
L’état et les collectivités territoriales participent très faiblement au financement de la CSBM, à 1,5%
en 2017. Leur participation concerne surtout les dépenses hors CSBM et représente environ 15,5%
de la DCS :
- Prévention 30%
- Recherche 30%
- Formation des professionnelles de santé 15%
- Prestation comme la CMU 13%
- Prestation versée aux invalides de guerre ou bénéficiaire de l’aide médicale d’état 8%
- Coût de gestion du système de la santé 7%

B/ La Sécurité sociale
La sécu finance les ¾ de la CSBM, en 2016 la part de la sécurité sociale s’élevait à 77%. Dans ces 77%,
la sécu à prit en charge plus de 90% des dépenses hospitalière qui font partie de la CSBM. La sécu à
65% les soins de ville, et 70% les dépenses de biens médicaux.
La participation de la sécu n’est pas homogène, elle va financer et prendre en charge les gros risques,
qui sont les risques santé qui ont le plus de conséquence sur les revenus des assurés, et pathologies
qui nécessitent des soins de longue durée, ou pathologies coûteuses. Elle prend en charge 90% des
dépenses de l’hôpital. Les dépenses de confort sont prises en charge pas les complémentaires santés,
et le reste les ménages.
C/ Les organismes complémentaires
Les mutuelles, assurances et prévoyances ont participés à hauteur de 33,3% au financement de la
CSBM en 2016. Cette part est en hausse pour plusieurs raisons. La part des complémentaires dans le
financement des médicaments est en baisse.
D/ La part des ménages
Cette participation va fluctuer en fonction de plusieurs facteurs :
- Gouvernement prend des mesures de déremboursements
- Passer par le parcours de soins coordonnés
- Dépassement des frais d’honoraire de santé
C’est le reste à charge.
La participation financière des ménages correspond au reste à charge (en 2016 estimé à 16 milliard
et demi d’euros), environs 250 euros par habitants.

IV/ La maîtrise des dépenses de santé


Maitrise médicalisée des dépenses de santé = ensemble des actions menées par les pouvoirs publics,
sur l’offre, la demande et les prix en matière de santé.
La loi de financement de la sécurité sociale LFSS qui fixe l’Ondam qui constitue l’instrument de
régulation des dépenses.
Les mesures de réduction des coûts de la médecine de ville sont :
- Numerus clausus qui permet de limiter l’offre de soins
- Références médicales opposables RMO qui indiquent les prescriptions et les actes
nécessaires au traitement d’une pathologie
- DMP qui retrace la vie médicale du patient
- Inciter à passer par un parcours de soin
- Préventions
- Et on augmente la participation des usagers en mettant le ticket modérateur, participation
forfaitaire, forfait hospitalier, franchise sur les médicaments…