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République du Cameroun Republic Of Cameroon

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Paix-Travail-Patrie Peace-Work-Fatherland
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Ministère de l’enseignement Ministry of Higher Education
Supérieur *******
******* The University of Maroua
Université de Maroua *******
******* The National Advanced School
Ecole Nationale Supérieure Of Engineering Of Maroua
Polytechnique De *******
A Maroua
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Monsieur le Recteur de l’université B.P/P.O.BOX : 46 MAROUA Department of Meteorology,
Département de Météorologie,
Le chef de dé TEL (+237)22293112/(+237)22291541 Climatology, Hydrology and
Site web: http://www.Uni-Maroua.com
Climatologie, Hydrologie et Pédologie Pedology

UE : LMET124 – CHANGEMENTS CLIMATIQUES

Thème :

IMPACTS DES CHANGEMENTS


CLIMATIQUES ET STRATEGIES
D’ADAPTATION : EAU, ENERGIE ET
INDUSTRIES

Rédigé par:

 DJOUBDOUNA ANDRE
 FOTWE YINGO PASCAL
 NJIKI LUCAS SIMON
 YUHNINYU NSHOROH GLENN

Sous la supervision de:


Dr AOUDOU DOUA Sylvain

Année académique:
2018-2019
PLAN DU DEVOIR

Introduction

I. Impacts des changements climatiques


1. Sur l’eau
2. Dans le domaine de l’énergie
3. Pour les industries

II. Stratégies d’adaptation


1. Dans le secteur de l’eau
2. Dans le secteur de l’énergie
3. Dans le secteur industriel

Conclusion

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Introduction
Un changement climatique, ou dérèglement climatique, correspond à une modification durable des
paramètres statistiques du climat global de la terre ou de ses divers climats régionaux. Les
changements climatiques apparaissent de plus en plus souvent à la une de l’actualité. Les experts
qui composent le GIEC (Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat) confirment
le phénomène de réchauffement global et le lien avec les émissions des gaz à effet de serre d’origine
humaine. Ces changements climatiques se traduisent par un réchauffement de l’atmosphère et des
océans, une modification de la fréquence et de l’intensité des précipitations, un changement dans
l’activité des tempêtes, la fonte des glaciers polaires, l’acidification des océans… : ce qui se
matérialise par des conséquences importantes dans le domaine de l’eau, de l’énergie et des
industries.

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I. Les impacts des changements climatiques
1. Sur l’eau
Le changement climatique touche toutes les régions du monde. Les calottes glaciaires polaires
fondent et le niveau des océans est en hausse. Dans certaines régions, les phénomènes
météorologiques extrêmes et les précipitations sont de plus en plus fréquents, tandis que d’autres
sont confrontées à des vagues de chaleur et des sécheresses de plus en plus extrêmes.

 Fonte des glaces et élévation du niveau des mers

Le réchauffement de l'eau provoque son expansion. En même temps, le réchauffement


climatique entraîne la fonte des glaciers et des calottes glaciaires polaires.

La conjugaison de ces changements provoque l'élévation du niveau des océans, qui entraîne des
inondations et l'érosion des zones côtières et d'autres situées à basse altitude.

 Conditions météorologiques extrêmes et modification des précipitations

Les fortes précipitations et d’autres phénomènes météorologiques extrêmes sont de plus en plus
fréquents. Ils peuvent provoquer des inondations et nuire à la qualité de l'eau, mais aussi réduire
la disponibilité des ressources en eau dans certaines régions.

Les changements à venir dans le régime des pluies sont assez difficiles à cerner. Cependant, les
précipitations devraient être plus importantes aux latitudes élevées et plus faibles dans la plupart
des régions émergées subtropicales. Ainsi, la fréquence et l'intensité des épisodes de fortes
précipitations a probablement augmenté en Amérique du nord et en Europe, c'est moins certain sur
les autres continents, indique le 5e rapport du GIEC.

Selon le GIEC, la qualité de l'eau douce pourrait être altérée, bien que ceci puisse être compensé
par des débits plus importants dans certaines régions.

 Les glaciers de montagne

Les glaciers de montagne continuent leur régression généralisée et devraient avoir tous disparu
d'ici 50 à 100 ans, ce qui entraînera des pénuries d'eau pour des millions de personnes qui en sont
tributaires. Ce sera sans doute le cas en Asie dans la région Hindu Kouch-Himalaya, où les glaciers
fondent à une vitesse alarmante qui s'accélère, menaçant directement l'alimentation en eau de
fleuves majeurs comme le Gange et le Yangtze (fleuves en Asie).

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 La couverture neigeuse

Selon une étude publiée en avril 2018 sur le Massif de la Chartreuse (France) en moyenne
montagne, 1°C de réchauffement planétaire entraîne une réduction de l'épaisseur moyenne de neige
de 25 % et diminue la saison d'enneigement de près d'un mois.

 Les glaces de mer

La superficie et l'épaisseur de la couverture neigeuse et de la glace marine diminuent.


"Le niveau de la mer et les inlandsis devraient continuer de réagir au réchauffement pendant des
siècles après la stabilisation des concentrations de gaz à effet de serre" (GIEC, 2001).
Si de nombreux indicateurs montrent un réchauffement de l'Antarctique, "il n'existe pas de
changements prouvés pour ce qui est de la superficie générale de la glace marine antarctique pour
la période entre 1978 et 2000" (GIEC) contrairement à la banquise arctique qui a perdu près de 45%
de sa superficie et 80% de son volume depuis 1979.
L'Arctique se réchauffe environ deux fois plus vite que la moyenne mondiale : 280 milliards de tonnes
de glace y disparaissent chaque année. A ce rythme, la banquise arctique devrait avoir complètement
disparue dans les années 2050.

 Le pergélisol

Le pergélisol désigne la partie d’un cryosol gelée en permanence, au moins pendant deux ans et
de ce fait imperméable.

Les températures du pergélisol ont augmenté dans la plupart des régions depuis le début des
années 1980. Le pergélisol des régions polaires, subpolaires et montagneuses, un héritage issu de la
dernière glaciation il y a 120 000 ans, devrait continuer de fondre, avec des glissements de terrain
qui affecteront les infrastructures, les cours d'eau et les écosystèmes des zones humides.

Selon le 5e rapport du GIEC, l'étendue du pergélisol de surface jusqu'à 3,5 m de profondeur


diminuera de 37 % à 80% !

 L'acidification des océans

Depuis le début de l'ère industrielle, les océans ont absorbé la moitié des émissions anthropiques
de CO2, ils agissent comme un régulateur. Cependant, cela s'est traduit par une augmentation de 30
% de l'acidité des océans. Selon, K. Caldeira, spécialiste de l'océanographie chimique à l'Université
Stanford, les océans sont plus acides que "depuis des millions et millions d'années"...

2. Dans le domaine de l’énergie

Le secteur de l’énergie peut être impacté par le climat. Bien maîtriser les données climatiques
permet d’estimer les ressources en énergies renouvelables et gérer les conséquences liées à la
variabilité météorologique (assurer l’équilibre offre-demande, planifier les opérations de
maintenance, …). Ces données permettent également d’anticiper les risques liés à des extrêmes
météorologiques. La dépendance du secteur de l’énergie au climat risque d’augmenter dans le
contexte actuel de réchauffement climatique.

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La transition énergétique prévoit une augmentation des énergies renouvelables, peu émettrices
de CO2, mais leur production dépend fortement de la météo (sur le court terme) et du climat (sur le
long terme).

Mesurer et prédire les paramètres climatiques tels que la température, le vent, les précipitations est
essentiel pour la gestion des ressources en énergie renouvelables.

 L'énergie éolienne
Le vent varie fortement dans l’espace et dans le temps. Avant d’investir dans l’installation d’un
parc éolien, les producteurs ont besoin de connaître son rendement moyen et sa variabilité selon
les jours ou les saisons.
Lorsque l’installation est opérationnelle, les prévisions de cette vitesse permettent d’anticiper
la production.

 L'énergie solaire
Le rendement des panneaux photovoltaïques et thermiques dépend principalement du
rayonnement solaire qui atteint le sol. Pour obtenir cette valeur, il faut estimer l’atténuation du
rayonnement incident par la couverture nuageuse et par les aérosols (petites particules fines en
suspension dans l’atmosphère). Evaluer le potentiel solaire nécessite une bonne connaissance de la
circulation atmosphérique, de l’humidité de l’air et des particules présentes dans l’atmosphère.

Par ailleurs, la température constitue un autre paramètre climatique à prendre en compte car le
rendement des cellules photovoltaïques diminue avec la température.

 L’énergie hydraulique
Pour déterminer le potentiel énergétique d’un barrage hydroélectrique, il faut connaître la
climatologie des précipitations et de l’évaporation à l’échelle du bassin versant et de la rivière car
ces deux paramètres climatiques modulent le débit de l’eau et le stock du réservoir.

 Les bioénergies
Les précipitations, le rayonnement solaire, l'évaporation et la température influent sur la
croissance de la végétation et donc le rendement des biocarburants. Les cultures ont elles-mêmes
un impact sur les cycles du carbone, de l’azote et de l’eau, c’est pourquoi une modélisation précise
de ces interactions est essentielle pour estimer l’efficacité et le rendement économique de ces
sources d’énergie.

Le changement climatique en cours induit des modifications des régimes de pluie, de vent, de la
couverture nuageuse et de la température. Ces paramètres climatiques modifiés vont impacter la
disponibilité des ressources en énergies renouvelables.

Les experts du GIEC sont formels : le climat se réchauffe. Si nous ne souhaitons pas dépasser un
réchauffement global supérieur à 2°C d’ici 2 100 (seuil au-delà duquel plusieurs dégâts seraient
irréversibles notamment la remontée du niveau marin), il est nécessaire que les énergies bas
carbone (énergies renouvelables et nucléaire) atteignent 90% du mix global énergétique d’ici la fin
du siècle.

Le secteur de l’énergie doit donc faire face à un double défi, réduire les émissions de gaz à
effet de serre en augmentant la part d’énergie bas carbone et gérer la dépendance accrue au
climat liée à une part plus importante de renouvelables dans le mix énergétique.

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Le changement climatique peut causer des inondations : ce qui aura pour conséquence des
risques de submersion des centrales thermiques et des postes électriques ; des vagues de chaleur :
ce qui aura pour risque : les circuits de refroidissement des centrales thermiques peuvent être
arrêtés et induire un arrêt ou ralentissement de la production de la centrale alors que la demande
en électricité pour la climatisation augmente ; des vagues de sécheresse, de fortes intempéries et
des vagues de froid (ce qui peut par exemple entrainer une hausse de la consommation due aux
systèmes de chauffage des maison)

3. Pour les industries


Le secteur industriel est aussi touché par le réchauffement climatique et ses conséquences. On
peut résumer cela notamment à des régulations internationales concernant la production des gaz a
effet de serre.

 Les changements dans la réglementation


Qui dit réchauffement climatique dit aussi modification du cadre réglementaire. On le voit déjà
dans de nombreux pays et notamment en France, de nouvelles lois imposent de nouvelles
obligations aux entreprises en matière de lutte contre le changement climatique. Si aujourd’hui cette
réglementation est encore limitée, on peut imaginer que dans l’avenir, les entreprises seront forcées
de se doter de systèmes de mesure et de réduction de leurs émissions de CO2, qu’un véritable
marché du charbon se mette en place, ou même qu’une taxe carbone soit généralisée.

Tous ces mécanismes impliquent des coûts pour l’entreprise, et donc l’obligeront à repenser
certains pans de son business model. Une raison de plus de se préoccuper du changement climatique
avant d’être mis devant le fait accompli de nouvelles normes juridiques.

Les activités affectées sont :

 Potentiellement toutes les entreprises ;


 En particulier : la finance et l’assurance ;
 Ou encore : l’industrie lourde, la chimie, les plus gros pollueurs.

 L’image de l’entreprise face aux enjeux environnementaux


Enfin, le dernier argument (et non le moindre) qui devrait pousser les entreprises à se préoccuper
du changement climatique : leur image.

Avec le changement climatique, les consommateurs sont de plus en plus concernés par une
consommation responsable. Ils recherchent des produits alliant respect de l’environnement, respect
des normes sociales et transparence. Si les entreprises n’agissent pas pour lutter contre le
changement climatique, elles finiront par le payer via une crise de leur réputation auprès des
consommateurs. Ceux au contraire qui agiront le mieux pour réduire la crise climatique auront plus
de succès.

Autant de raisons pour les entreprises de prendre davantage en compte le changement


climatique et d’agir plus pour en limiter les conséquences.

II. Stratégies d’adaptation

L'élaboration de la stratégie s`appuie sur quatre piliers thématiques à savoir :

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 La promotion de la gouvernance du changement climatique ;
 La prise en compte et l'intégration des impératifs du changement climatique dans la
planification, la budgétisation et les processus de développement au niveau régional et
national ;
 La promotion de la recherche, l'éducation, la sensibilisation et la vulgarisation par
rapport au changement climatique ; et
 La promotion de la coopération nationale, régionale et internationale axées sur le
changement climatique.

La stratégie définit des objectifs spécifiques pour chaque domaine thématique, l'adaptation et la
gestion des risques, les mesures d'atténuation appropriées au niveau national (NAMA), et des
questions transversales spécifiques. Pour chacun de ces objectifs, plusieurs actions sont identifiées
et utilisées dans la définition d'un plan de mise en œuvre de la stratégie.
1. Eau
 La gestion intégrée à travers de lien entre l´eau, l´énergie et la sécurité alimentaire

L´Afrique n´a développé que 10% de son potentiel hydroélectrique, beaucoup moins que les
autres régions. L'exploitation des eaux de l'Afrique pourrait être utilisée pour stimuler le
développement, tout en contribuant à l'adaptation et l'atténuation du changement climatique. Les
lieux de production d'énergie à base de charbon exigent des ressources en eau pour les processus
de refroidissement. La culture de biocarburants, de grandes exigences sur les 8 ressources en eau
(10.000 – 100.000 litres énergie/GJ), qui peut entrer en conflit avec d'autres exigences telles que la
sécurité alimentaire nationale.
Au cours des dernières années en Afrique, des efforts considérables ont été centré vers la mise
en œuvre des cadres et des plans sur la gestion intégrée des ressources en eau (GIRE). Ceux-ci
fournissent une base pour évoluer les partenariats avec les secteurs utilisant de l'eau dont les
politiques et les stratégies sont régies par de nombreux facteurs en dehors du secteur de l'eau.
Face aux politiques révisées de l'eau, l'Afrique aura besoin d'élaborer un cadre d'adaptation
approprié pour relever les défis de l'eau. En ce qui concerne la Déclaration de Sharm-El-Sheikh, les
stratégies d'adaptation seraient conçues pour atténuer les conséquences du changement
climatique. Les approches critiques de gestion de l'eau pourraient inclure le contrôle, l'organisation,
la planification, la dotation, l´encadrement (leadership, la gouvernance).
Le changement climatique se manifeste principalement par des températures et des
précipitations dont les impacts ont provoqué des catastrophes caractérisées par des inondations et
des glissements de terrain, des maladies, des dommages structurels ainsi que la sécheresse. La forte

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demande en eau due à la croissance rapide de la population, l'agriculture, l'eau urbaine et
industrielle d'une part, et de l'autre, la dégradation des sources d'eau, la pollution et les
précipitations irrégulières causées par les changements climatiques dessinent un sombre tableau de
l'insécurité de l'eau. Les cadres de la Gestion Intégrée des Ressources Hydriques permettent la
compréhension de la demande et de l'offre des ressources en eau et les menaces qui pèsent sur la
qualité et la quantité afin de planifier et mettre en œuvre des mesures de gestion appropriées et
durables.
 La Sécurité de l’Eau pour la Résilience Climatique en Afrique

Action 1 : Renforcer la gestion des ressources en eau dans le cadre du programme Vision Africaine
de l´eau 2025
Action 2 : Coordonner la mise en œuvre des décisions adoptées par la CMAE ;
Action 3 : Faire preuve de leadership en assurant la sécurité de l’eau, la fourniture ou
l’approvisionnement de base en eau et les conditions sanitaires dans les États membres de l'UA.
Action 4 : Promouvoir et soutenir les cadres nationaux de développement et l'amélioration pour la
GIRE afin de relever les défis du changement climatique.
Action 5 : Promouvoir et soutenir le développement et la mise en œuvre de cadres de gestion
régionale des bassins versants.
Action 6 : Les observations et les recherches systématiques sur les changements climatiques.
Action 7 : Renforcer la coopération avec les Centres des Technologies et Réseaux du Climat et
(CTRC) pour la sécurité de l'eau.
Action 8 : Faire preuve de leadership dans les technologies efficaces de l'eau, y compris le recyclage
des eaux usées, améliorer significativement le traitement des eaux usées. : l'efficacité de l'eau, la
réduction des pertes en eau ; les installations de stockage et les technologies relatives à la
conservation de l’eau.
Action 9 : Fournir des plates-formes de communication et de partage d'expériences dans
l'adaptation au changement climatique, aux défis de l'eau en Afrique et de l'état de développement.
Action 10 : Assurer le leadership, les lignes directrices et le soutien régional nécessaires à la gestion
transfrontalière des ressources en eau et des bassins lacustres et fluviaux.
Action 11 : Promouvoir et soutenir le développement des infrastructures de gestion des ressources
en eau.

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2. L’énergie

Les régions en développement telles que celles d’Afrique doivent se concentrer sur
l'accroissement de l'accès à l'énergie et à la sécurité énergétique (un préalable pour la croissance
économique tant désirée et le bien-être humain), en réduisant en même temps l'intensité
énergétique de la croissance du PIB par habitant et la réduction des impacts environnementaux des
utilisations de l'énergie (y compris les émissions associées au C02). Ce dernier est considéré comme
un découplage relatif mettant l'accent sur l'intégration de l'efficacité énergétique à la fois du côté de
l'offre et celui de la demande. Le deuxième principe, qui est un moyen d'atteindre l'objectif de
découplage, est de se concentrer sur l'intégration à la fois de la demande et de l'efficacité de l'offre
dans le secteur de l'énergie.
Il est également recommandé de mettre l'accent sur la politique des mesures fiscales (y compris
les taxes environnementales, la réforme des subventions et la tarification du carbone, entre autres)
afin de minimiser les impacts environnementaux dus à la consommation d'énergie et la
diversification des systèmes énergétiques ainsi que l'intégration des options d'énergie renouvelable
dans le mix énergétique.
 Développer et promouvoir l'utilisation de la vaste dotation de ressources énergétiques
durables et favoriser le développement d’une économie forte en Afrique.

Action 1 : Investir dans les compétences scientifiques endogènes, les technologies et les
capacités innovatrices afin d'exploiter et de déployer les options existantes des énergies
renouvelables (ER) et durables.
Action 2 : Accroître l'efficacité dans l'exploration des ressources énergétiques existantes et
développer des sources d`énergie alternatives respectueuses de l`environnement tel que le gaz
naturel.
Action 3 : Encourager les programmes collaboratifs intégrés de développement et de
recherches (D& R) en énergie durable au plan national, régional et international dans les universités,
les instituts de recherche, les institutions/les organismes non gouvernementaux et
gouvernementaux à l’intérieur et en dehors de l’Afrique.
Action 4 : Promouvoir la réglementation et l’adoption des normes environnementales sur les
technologies de l'approvisionnement énergétique dans les secteurs prioritaires tels que le transport,
l'industrie, la construction des bâtiments et les appareils ménagers.
Action 5 : Mettre en place des politiques pour encourager le partenariat entre les secteurs
publics et privés dans le développement, le déploiement et la diffusion des énergies renouvelables.

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3. Les industries
En 2012, le taux de croissance de plus de quatre-vingts pour cent des pays africains était plus
élevé que le taux de croissance globale de 2,7 pour cent. En outre, seize pays africains ont été parmi
les trente premiers à connaitre les taux de croissance les plus élevés au monde. Cependant, la
performance de la croissance, à ce jour, reste très vulnérable aux chocs extérieurs et ne s’est pas
traduite par des créations significatives d'emplois pour la plupart des pays. Les chocs en question
incluent :
• L’impact de la crise économique mondiale ;
• L'impact des aléas climatiques (les phénomènes climatiques extrêmes) associés à la variabilité
et aux changements climatiques, et
• La volatilité des prix mondiaux des matières premières en raison de la dépendance du
continent sur l'agriculture et les produits de base pour ses performances.
 Grâce à sa base industrielle faible, l'Afrique est notée par la CCNUCC comme étant le plus
faible émetteur de GES. Par conséquent, l'Afrique est le seul continent aux potentiels de crédits de
carbone les plus élevés et donc, propice à l'industrialisation. L'Afrique a besoin de faire usage de son
avantage comparatif, en utilisant ses ressources naturelles et énergétiques abondantes comme la
pierre angulaire du développement industriel.
 Plan d´Action pour le développement industriel et accéléré de l´Afrique(AIDA) Les
dirigeants africains sont déterminés à saisir les opportunités émergentes pour favoriser le
développement industriel comme un moyen efficace, socialement responsable et durable à la
transformation économique. Ceci est démontré par une série de proclamations, déclarations et
décisions prises lors des sommets et des réunions telles que la 10ème Conférence de l'Union africaine
(UA) de 2008 consacrée à l'industrialisation de l'Afrique, au cours de laquelle les chefs d'État africains
ont adopté le Plan d'action pour le développement industriel accéléré de l'Afrique (AIDA).
 La Promotion de la Transformation et de la Croissance industrielles conformes aux Principes
du Développement Durable en faveur de la Résilience au Changement Climatique pour les
Économies et les Communautés Africaines.
Action 1 : L’UA doit promouvoir le leadership dans l’élaboration des politiques d'industrialisation
et des cadres juridiques qui fournissent un environnement favorable et systématique pour le
développement durable de l’investissement local et étranger avec une priorité sur la valeur ajoutée
des industries (la fabrication et la transformation) respectueuses de l’environnement.
Action 2 : Promouvoir la priorisation de la mise en place d’une infrastructure appropriée et
résiliente au climat (y compris le transport, l'énergie et la communication) pour soutenir

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l'industrialisation aux niveaux national, régional et continental et leur garantir une gestion et une
maintenance efficaces en relation avec le changement climatique.
Action 3 : Élaborer des normes qui répondent aux normes internationales (le renforcement des
capacités à améliorer, à certifier et à assurer la qualité et les normes des produits industriels)
Action 4 : Promouvoir l’économie verte pour assurer une utilisation plus efficace des ressources
naturelles et la compétitivité à long terme des pays africains.

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Conclusion
Il a été démontré que le changement climatique a des incidences négatives sur les ressources
naturelles comme l’eau les écosystèmes côtiers et marins, énergies et industries. Il est nécessaire de
surveiller, dévaluer et de rendre compte non seulement de l’étendue des dommages causée par le
changement climatique, mais aussi d’utiliser les résultats de modèle de recherche et de prévision et
des scenarios de changement potentiel des ressources naturel en rapport avec le changement
climatique.

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Sources :
 https://journals.openedition.org/vertigo/4042
https://fr.wikipedia.org/wiki/Adaptation_au_changement_climatique
 https://scholar.google.com/scholar?q=strat%C3%A9gies+d%27adaptation+au+changement
+climatique&hl=fr&as_sdt=0&as_vis=1&oi=scholart
 https://www.alternatives-economiques.fr/alain-mestre/lindustrie-face-defi-
climatique/00035491
 https://www.bsr.org/fr/our-insights/report-view/climate-change-implications-for-
extractives-and-primary-industries
 Document sur les stratégies africaines de lutte contre le changement climatique
 https://e-rse.net/consequences-changement-climatique-entreprises-16169/
 https://www.edf.fr/groupe-edf/espaces-dedies/l-energie-de-a-a-z/tout-sur-l-energie/le-
developpement-durable/les-consequences-du-changement-climatique
 https://www.ademe.fr/expertises/changement-climatique-energie/quoi-parle-
t/phenomenes-impacts-changement-climatique

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