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REPUBLIQUE DU CAMEROUN REPUBLIC OF CAMEROON

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Paix – Travail - Patrie Peace – Work – Fatherland
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MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT MINISTRY OF HIGHER
SUPERIEUR EDUCATION
UNIVERSITE DE MAROUA THE UNIVERSITY OF MAROUA
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Ecole Nationale Supérieure The National Advanced School Of
Polytechnique De Maroua Engineering Of Maroua
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Département de Climatologie, BP: 46 Maroua Department of Climatology,
Hydrologie et Pédologie Tel: (237) 22 62 08 90 Hydrology and Pedology
Fax: (237) 22 62 03 76

TPE :
INTERFACE BIOSPHERE-ATMOSPHERE-
LITHOSPERE-HYDROSPHERE

Rédigé par:

 ABOUK KANGI MAUREEN


 BAYANG FRANKLIN
 DJOUBDOUNA ANDRE
 LIMISSIA DAMARICE
 NAMADIGA MBARBILA PARFAIT
Enseignante: Mme FITA DASSOU EPSE MOKSIA

Année académique : 2018 - 2019


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PLAN DU DEVOIR

INTRODUCTION

I. L’ATMOSPHERE
1. Structure
2. Composition

II. LA BISOPHERE
1. Peuplement des milieux
2. L’écosystème : équilibre entre les populations et leur biotope

III. INTERACTIONS BIOSPHERE-ATMOSPHERE


1. L'azote, un élément clé de l'interface surface - atmosphère aux impacts
multiples
2. Échanges biosphère-atmosphère de composés azotés réactifs en milieu
tropical
3. Interactions entre les réactions radicalaires et microbiologiques dans
l’environnement
4. Flux d’aérosol marins et activité biologique de l’eau de mer

CONCLUSION

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INTRODUCTION
L’atmosphère est la couche gazeuse qui entoure le globe terrestre. Sa composition et sa
structure font en sorte que la vie soit possible sur Terre. Elle est liée de près à la biosphère qui
est l’ensemble des organismes vivants et leurs milieux de vie, donc la totalité des écosystèmes
présents que ce soit dans la lithosphère (enveloppe rigide de la surface de la Terre qui comprend
la croute terrestre et une partie du manteau supérieur), l’hydrosphère (zones du globe terrestre
occupées par l’eau ou la glace) et l’atmosphère. L’atmosphère garantit l’existence de la vie sur
Terre et de ce fait, il existe certaines interactions entre ces deux couches.

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I. L’ATMOSPHERE

L’atmosphère terrestre
vu de l’espace, en
fonction des différentes
colorations on peut voir
certaines couches.

1. Structure
Épaisse de plusieurs centaines de kilomètres, l’atmosphère est composée de plusieurs étages
successifs, chacun ayant ses propres caractéristiques.

 Troposphère et tropopause
La troposphère est le théâtre de presque toutes activités humaines, et pour cause, c’est la
couche basse de l’atmosphère. Elle se situe entre le sol et environ 8 à 15 km d’altitude – 8km à
l’approche des pôles, 15 km au niveau de l’équateur. Elle se caractérise par une diminution de la
température assez linéaire, de l’ordre de6.5°C pour 1000 mètres ainsi que par une diminution
de pression très importante avec l’altitude. Cette couche contient la quasi-totalité de la vapeur
d’eau présente dans l’atmosphère. La plupart des nuages sont situés dans cette couche de
l’atmosphère, les nuages dépassant rarement la tropopause. La tropopause est la limite
supérieure de la troposphère. Elle est définie par la couche de deux kilomètres d’épaisseur la
plus basse en altitude au sein de laquelle le gradient thermique est égal ou inférieur à -2°C pour
1000 mètres d’altitude gagnés. Cette limite à une altitude variable de par l’épaisseur de la
troposphère elle-même. Etant moins épaisse au niveau des pôles qu’au niveau de la région
équatoriale, la tropopause est plus basse au niveau des pôles qu’au niveau de la région
équatoriale.

 Stratosphère, couche d’ozone et stratopause

La stratosphère est la seconde couche de l’atmosphère terrestre. Sa base, située juste au-
dessus de la tropopause, se situe à plus ou moins 10km d’altitude, moins en allant vers les pôles,
plus en allant vers la zone tropicale. Son point de le plus haut se situe quant à lui entre 40 et 60
km d’altitude, suivant le modèle précédent. Au sein de cette couche atmosphérique, la
température augment progressivement avec l’altitude, pour passer d’environ -56°C à une
température négative proche de 0°C au niveau de la stratopause. Ce phénomène est dû aux
propriétés physiques de l’ozone, qui absorbe les ultraviolets, ce qui augmente la température
des molécules d’ozone, et donc la température ambiante. Tout comme dans la troposphère et

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la tropopause, on trouve dans la stratosphère une circulation, dite stratosphérique. Elle se
distingue par bien des aspects de la circulation générale de la troposphère – dite par abus de
langage de l’atmosphère. Cette circulation ne se produit qu’au niveau des latitudes tropicales
suivant un cycle bien particulier. L’oscillation quasi-biennale, tel est nommé le cycle de la
circulation stratosphérique, consiste en un puissant courant d’est, remplacé après 14 mois par
un puissant courant d’ouest, remplacé au bout de 14 mois par le courant d’est et ainsi de suite.
Le courant prend naissance au niveau de la haute stratosphère et descend progressivement vers
les basses couches, en s’intensifiant. Lorsqu’il atteint les basses couches, il faiblit
progressivement et laisse la place au courant opposé, qui aura suivi le même processus. Le cycle
complet, c’est-à-dire courant d’est et courant d’ouest, se déroule sur 28 mois. Cette couche
d’ozone absorbe en grande partie les rayons ultraviolets en provenance du soleil, d’où son rôle
important pour nous tous. Quant au trou de la couche d’ozone, les causes précises ne sont pas
établies mais se sont vraisemblablement des gaz rejetés par l’Homme qui en sont à l’origine.
Malgré tout, un répit a été observé en 2016, année pendant laquelle la superficie du trou a été
inférieure de 4 000 000 de km² par rapport à l’année 2000.

Trou dans la
couche d’ozone
observé en 2006,
année où il a
atteint son
paroxysme.

Enfin, la stratopause, frontière entre la stratosphère et la mésosphère, est une zone de Cinq
kilomètres d’épaisseur au sein de laquelle les conditions sont constantes, avec une température
négative proche de 0°C. C’est également la strate de l’atmosphère où on atteint une pression
atmosphérique très proche de 1 hPa.

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 Mésosphère et mésopause

Troisième couche de l’atmosphère, la mésosphère se situe en moyenne de 50 km à 80 km


d’altitude. Cette couche de l’atmosphère présente une température allant des environs de 0°C
à son point le plus bas – en altitude – pour descendre et avoisiner les -80 à -100°C au niveau de
la mésopause. C’est la couche de l’atmosphère la plus froide.
La mésosphère est le théâtre de deux phénomènes intrigants et difficilement observables :
les nuages noctulescents et les phénomènes lumineux transitoires. Les nuages noctulescents
sont causés par la glaciation du peu de vapeur d’eau présente dans cette couche atmosphérique.
Ils se font rares et peu observables mais sont parmi les plus beaux phénomènes atmosphériques.
Les phénomènes lumineux transitoires, parmi lesquels on retrouve les farfadets ou encore les
jets bleus, se produisent au-dessus d’orages violents grâce aux propriétés physiques de cette
couche atmosphérique.
Cependant, la mésosphère est très mal connue des scientifiques car c’est une couche
intermédiaire où l’air est présent en très faible quantité. Cela ne permet à aucun avion quel qu’il
soit de l’atteindre pour une étude scientifique. De plus, on ne peut pas encore envisager d’y
envoyer des satellites car c’est une couche encore trop proche du sol. C’est d’ailleurs cette
couche où commencent à ralentir, voire à se désintégrer les objets spatiaux retombant sur Terre.
La mésopause est la limite supérieure de la mésosphère qui présente les températures les
plus basses de l’atmosphère. Elle se situe à environ 80 km d’altitude et est la zone de transition
entre la baisse des températures de la mésosphère et la hausse des températures de la
thermosphère.

 La thermosphère
La thermosphère est l’avant dernière strate de l’atmosphère terrestre dont la base se situe
à environ 80km d’altitude et le sommet se situe aux environs de 600km d’altitude. Elle tire son
nom de la température extrêmement élevée qui y règne. Certaines molécules de la
thermosphère sont excitées par les ultraviolets en provenance du soleil et se retrouvent dans de
tels niveaux d’énergie que la température atteint les 500°C à 250km d’altitude, voire même
1600°C à 500km d’altitude lors d’une activité solaire intense. Cependant, la température qui
serait ressentie serait bien moindre, autour des températures terrestres, car la densité de l’air y
est si faible que les échanges d’énergie avec les corps seraient très peu nombreux,
proportionnellement à ce qui se passe sur Terre.

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Les molécules de la thermosphère sont exposées au rayonnement solaire, particulièrement
en période d’éruption solaire. Ces molécules frappées par les rayonnements, particulièrement
ultraviolets, se retrouvent pour certaines dans un état ionisé. Cette partie de la thermosphère
est appelée ionosphère. Elle s’étend depuis la mésopause, soit environ 80 km d’altitude,
jusqu’aux environs de 500 km d’altitude. Elle se confond donc avec une bonne partie de la
thermosphère car ce sont ces ions qui donnent la température extrêmement élevée de la
thermosphère. L’ionosphère est, pendant les éruptions solaires, le théâtre des aurores polaires.
Les particules éjectées du soleil entrant en contact avec les particules de l’ionosphère
provoquent l’excitation de certaines de ces dernières, parfois jusqu’à l’émission d’un photon.
Selon l’activité solaire, elle se situe à plus ou moins 600km d’altitude.

 L’exosphère
L’exosphère est la dernière couche de l’atmosphère avant l’espace, même si cette
affirmation n’est pas fixée. Elle se situe au-delà de 600 km d’altitude. Sa limite supérieure est
très vague, mais on l’estime entre 10 000 et 100 000 km d’altitude. C’est dans cette couche que
sont envoyés la majorité des objets spatiaux et satellites.

Différentes couches
de l’atmosphère,
variations de la
température dans
ces différentes
couches.

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2. Composition de l’atmosphère

Gaz (air sec) Volume (en %)


Azote (N2) 78.09
Oxygène (O2) 20.95
Dioxyde de carbone (CO2) 0.02
Argon (A) traces
Néon (Ne) traces
Hélium (He) traces
Krypton (Kr) traces
Hydrogène (H2) traces
Xénon (Xe) traces
Ozone (O3) traces
Randon (Rn) traces

II. LA BIOSPHERE

1. Peuplement des milieux


i. Diversité des espaces et des milieux
Tant les milieux terrestres qu’aquatique, il existe une diversité phénoménale d’espèces
différentes, et on estime aujourd’hui le nombre d’espèces vivantes sur terre a environ deux
millions. Néanmoins, le peuplement est spécifique d’un milieu donne, et il existe ainsi des liens
directs entre milieu, et les espèces végétales et animales qui le peuplent, donc le biotope (milieu
physique) et la biocénose (êtres vivants qui y sont associés).

Les facteurs qui entrent en jeu dans la constitution d’un écosystème (ensemble comprenant
un biotope et un biocénose) sont essentiellement de deux natures :

 Des facteurs physiques et chimiques, tels que la température, la lumière, les éléments
nutritifs, la présence de certaines substances chimiques telles que le sodium, le
calcaire…
 Des facteurs climatiques
Ainsi, on trouve des formes de vie adaptées a des conditions particulières a toute latitude et
altitude du globe, même dans certains milieux aux conditions « extrêmes », tels que les pôles ou
les fonds marins.
ii. Etude de peuplement
L’analyse du peuplement végétal et animal doit être réalisée sous forme quantitative
(inventaire des espèces), mais également quantitative, en analysant la relation entre les êtres
vivants et leur milieu. On analysera ainsi les phénomènes suivants :

 L’adaptation des êtres vivants aux conditions du milieu : ceux-ci adoptent une
organisation particulière, ont des conditions de vie qui leur permettent de s’accommoder
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aux particularités de leur milieu. Le rapport entre êtres vivants et milieu est particulier à
chaque espèce.
 L’influence des êtres vivants sur leur milieu : la présence de certains végétaux a un
impact sur le climat notamment (rétention d l’humidité et élévation de température
nocturne dans les forêts par exemple). Ainsi la disparition d’un élément de la biocénose
peut entrainer une profonde modification de l’écosystème.

2. L’écosystème : équilibre entre les populations et leur biotope

L’écosystème est un niveau d’organisation du monde vivant, qui dépend de cet équilibrage
entre biotope et biocénose que nous avons déjà abordés. Les êtres vivants sont ainsi
interdépendants dans un même écosystème, adoptent des organisations spatiales et
fonctionnelles particulières.
I. Organisation spatiale des êtres vivants

Les milieux terrestres présentent une organisation verticale, que ce soit en fonction des
végétaux qui constituent le milieu (par exemple les différentes strates dans une forêt) ou
simplement de son relief, c’est-à-dire que les animaux et les végétaux présents se
répartissent de manière logique, en relation aux conditions du milieu qui f=diffèrent selon la
localisation et les interactions entre les divers êtres vivants. Le vocable vertical vient alors du
fait que le paramètre important est à la hauteur ou la profondeur selon laquelle ceux-ci
peuvent se repartir.
II. Organisation fonctionnelle : importance des relations alimentaires
La dépendance des êtres vivants d’un même milieu est également directe, et notamment en ce
qui concerne les relations trophiques qui s’établissent dans tout écosystème, et qui sont
aisément observables. Généralement ce réseau trophique s’articule de la manière suivante :

 L’énergie de la biosphère est souvent solaire : les végétaux chlorophylliens la


convertissent pour réaliser la photosynthèse, c’est à dire la synthèse de leur matière
organique à partir de la lumière et de substances minérales présentes dans le milieu. On
dit que les végétaux chlorophylliens sont autotrophes.
 Les animaux se nourrissent de matières organiques déjà élaborées, que ce soit au
niveau des végétaux précédemment cités ou dans le cadre du reste de la chaine
alimentaire qui est alors animale. Ils sont hétérotrophes.
Cependant, il faut également préciser que diverses sources d’énergie peuvent exister dans
un écosystème, et notamment l’énergie chimique : les bactéries par exemple utilisent cette
forme d’énergie, et notamment les bactéries présentes dans le sol qui minéralisent la matière
organique morte.

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III. INTERACTIONS BIOSPHERE-ATMOSPHERE

1. L'azote, un élément clé de l'interface surface - atmosphère aux impacts


multiples

L’azote réactif, naturellement formé par les microorganismes du sol et des eaux, et
consommé par les écosystèmes, est aujourd’hui en excès dans l’environnement. Cela est dû à
l’augmentation depuis une cinquantaine d’année de la production d’oxydes d’azote par
combustion de carburant fossile et à la production d’engrais de synthèse comme fertilisant.
Cet azote réactif qui englobe les espèces NH3, N2O, NOx, les aérosols azotés et les composés
organo-azotés, joue un rôle essentiel dans la chimie de l’atmosphère, notamment comme
précurseur des aérosols. Les échanges biosphère-atmosphère de ces composés réactifs
constituent un processus clé pour la chimie de l’atmosphère et le fonctionnement de la
biosphère. L’agriculture constitue une source importante de certains de ces composés réactifs
(NH3, certains organo-azotés, NO), tandis que la biosphère dans son ensemble contribue aux
échanges de ces composés. Ces échanges constituent un enjeu pour la recherche en termes de
quantification des flux (NH3, organo-azotés, de compréhension de certains processus
d’émissions par la biosphère (HONO par exemple) et des processus de dépôt et/ou d’interactions
de ces composés réactifs à la surface du sol et des plantes. Le rôle que jouent ces composés
azotés réactifs dans couplage entre le fonctionnement de l’atmosphère et de la biosphère et son
déterminisme futur constitue un défi pour la recherche.

2. Échanges biosphère-atmosphère de composés azotés réactifs en milieu tropical


En zone semi-aride, en raison de températures élevées, et de changements drastiques
d’humidité du sol au début de la saison des pluies, des pulses d’émission impactent fortement
le bilan annuel d’azote réactif. Les études que nous menons au LA s’appuient notamment sur le
réseau IDAF (IGAC-DEBITS-Africa), programme de mesures sur le long terme dédié à l’étude des
dépôts atmosphériques (secs et humides). Ce réseau est composé de 11 stations représentatives
des grands types d’écosystèmes africains : - 4 en Afrique du Sud et 7 en Afrique de l’Ouest et
Centrale (Cameroun, Bénin, Mali, Niger, CI.). Le dépôt total (sec + humide) des composés oxydés
et réduits de l’azote en Afrique est compris entre 6 et 13 kgN.ha-1.yr-1 valeurs qui restent
cependant en deçà des estimations de charges critiques en azote (comprises entre 7 et 28
kgN.ha-1.yr-1, Bouwman et al., 2012). A l’échelle globale (Hudman et al., 2012), le bilan annuel
des émissions de NO par les sols en 2006 laisse apparaître une forte contribution du Sahel à
l’émission nette de NOx. Les études menées jusqu’à présent ont montré que le bilan d’azote au
Sahel était largement dominé par le NH3, à cause de la présence importante de bétail. Les
émissions sont équivalentes au dépôt, et représentent environ 2 Tg N/an au Sahel. En savane
humide, les émissions sont dominées par la combustion de biomasse, et légèrement supérieures
aux dépôts (54% vs 46%). En forêt, le dépôt domine (57%). Les savanes brûlent au sud et au nord
et émettent de composés azotés qui vont ensuite se redéposer sur la forêt.
Considérant l’importance des régions semi arides pour les bilans d’espèces azotées, nous
avons amorcé un projet en région sahélienne, financé par LEFE-CHAT, dans lequel nous
souhaitons caractériser les différentes sources et puits des composés azotés, par une approche
mesures/modèle, avec mesures des dépôt humide et sec (dépôt particulaire très faible),
transfert par ruissellement, émissions par les sols et la litière, volatilisation, et modélisation
(1D/3D) pour comprendre les processus de dégradation de MO dans le sol, quantifier l’azote
disponible, évaluer l’impact des émissions sur la composition chimique de la troposphère. Ce
projet permettra d’étudier le cycle biogéochimique de l’azote en zone semi-aride. La volonté
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affichée par les deux programmes LEFE et EC2CO de créer un appel d’offre spécifique aux
thématiques des échanges surface-atmosphère permettra de mieux soutenir nos actions à
l’interface de ces deux communautés de physico-chimistes de l’atmosphère et de
biogéochimistes.

3. Interactions entre les réactions radicalaires et microbiologiques dans


l’environnement
Les microorganismes sont présents dans tous les compartiments terrestres et marins ainsi
que dans une partie de l’atmosphère. Ils prennent une part importante dans les cycles
géochimiques du carbone, de l’azote, du soufre et du fer en compagnie des réactions radicalaires
issues notamment de la photochimie. Dans le cas du cycle du carbone il y a une compétition
directe entre ces réactions et le métabolisme des microorganismes.
Les composés intermédiaires sont souvent communs aux deux processus puisque la
dégradation de la matière organique dans le métabolisme se fait par des enzymes activant
l’oxygène grâce à leur centre métallique. Les voies métaboliques ont en plus la possibilité de
réduire les composés organiques ou de les intégrer dans leur métabolisme central où ils servent
de précurseurs à des molécules plus complexes.

Les interactions entre ces processus peuvent également être indirectes puisque les espèces
oxydantes ou leurs précurseurs sont des substrats d’enzymes antioxydantes. Les
microorganismes aérobies sont en effet confrontés en permanence à un stress oxydant qu’ils
contrôlent de deux façons. Les antioxydants vont d’une part piéger très rapidement les radicaux
tandis que des enzymes vont dégrader les espèces oxydantes ou recycler les antioxydants.

4. Flux d’aérosol marins et activité biologique de l’eau de mer


Les flux vers l’atmosphère d’aérosols marins ont longtemps été représentés dans les modèles
de transport chimie par des flux de sels inorganiques à travers la combinaison des flux physiques
(fonction de la vitesse du vent et de surface de moutonnement de la mer) et du contenu en
inorganiques de l’eau de mer. Lors des dix dernières années, de nombreux travaux ont montré
la présence d’une fraction organique dans l’aérosol marin, qui semble liée à l’activité biologique
de l’eau de mer (O’Dowd et al. 2004) mais dont on ne connaît pas l’origine primaire ou
secondaire. Une conséquence de ces observations est l’insertion de paramétrisations de la
fraction organique de l’aérosol marin en fonction de la Chl-a détectée par satellite dans les
modèles méso échelle et grande échelle.
Toutefois, le lien direct entre activité phytoplanctonique à travers le traceur Chl-a et le
contenu en organiques dans l’aérosol primaire marin est de plus en plus contesté par des études
en atmosphère contrôlée (Prather et al. PNAS 2013, Bates et al. Nature 2014). Dans le cadre du
projet ANR SAM, une partie de la communauté française s’est investie dans l’étude des liens
entre les propriétés biogéochimiques de l’eau de mer et les propriétés de la fraction en
composés organiques dans l’aérosol primaire et secondaire marin. Des études en mésocosmes
menées en méditerranée montrent que la fraction en composés organiques semble seulement
partiellement corrélée à la concentration en Chl-a dans l’eau de mer, mais montre en parallèle
des corrélations significatives avec le contenu en DOC dans l’eau de mer, mais aussi avec la
présence de flagellés hétérotrophes et la présence de virus. Ces résultats indiqueraient que la
prévision de la quantité de matière organique éjectée vers l’atmosphère à partir de l’eau de mer
requerrait des paramétrisations plus complexes que celles basées seulement sur la Chl-a, et qui

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intégreraient des connaissances sur la biologie marine et par conséquent un couplage
dynamique entre biogéochimique marine et chimie atmosphérique.

CONCLUSION
Parvenu au terme de notre devoir sur les interactions entre l’atmosphère et la biosphère, il
en ressort qu’il existe beaucoup d’interactions entre ces deux couches, notamment en ce qui
concerne l’échange de l’azote, échange biosphère atmosphère et les aérosols contenus dans
l’air. De ce fait on peut se poser la question de savoir qu’en est-il des interactions avec les
autres couches ?

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SOURCES :
 Keepschool.com
 rendu_colloque_interactions_biosphere_atmosphere_bor_deaux_25_mars
2014
 L'azote, un élément clé de l'interface surface - atmosphère aux impacts multiples
Benjamin Loubet
INRA, Unité mixte de Recherche INRA-AgroParisTech Environnement et Grandes Cultures,
78850 Thiverval-Grignon
 Échanges biosphère-atmosphère de composés azotés réactifs en milieu tropical
Claire Delon, Corinne Galy-Lacaux, Dominique Serça, Corinne Jambert
Laboratoire d’Aérologie, Toulouse
 Interactions entre les réactions radicalaires et microbiologiques dans l’environnement
Virginie Vinatier
Institut de Chimie de Clermont-Ferrand, UMR 6296 CNRS - Université Blaise Pascal,
Campus des Cézeaux, 24 avenue des Landais, BP 80026, 63171 AUBIERE Cedex France
 Flux d’aérosol marins et activité biologique de l’eau de mer
Karine Sellegri
Laboratoire de Météorologie Physique LaMP-CNRS/OPGC, Université Blaise Pascal, 63170 AUBIERE

 Cours d’interface de Mme FITA DASSOU EPSE MOKSIA UMa 2018-2019

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