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Droit des obligations

Examen : questions de cours

INTRODUCTION
Définition d’obligation : Obligation juridiquement c’est un lien de droit entre
deux personnes et en vertu de ce lien l’une de ces personnes que l’on appelle
alors le créancier peut exiger de l’autre personne qui prend le nom de débiteur,
qu’il accomplisse une prestation pour lui.

Exemple introductif : un homme ; monsieur Distrait a loué pendant 1 semaine


un chalet pendant les vacances de noël il a trouvé l’annonce qui précisait que le
chalet disposait de toutes les commodités, notamment du chauffage, il s’acquitte
du prix soit 2000 euros, quand la famille arrive sur les lieux, ils mettent le
chauffage en route et partent pour 1 semaine de ski, mais 1 er problème à la fin
de la première journée, monsieur Distrait heurte un piéton et il s’aperçoit en
rentrant au chalet que le chauffage ne fonctionne pas, ils doivent tous repartir
sur Dijon, il estime que le propriétaire du chalet n’a pas remplit son obligation :
il veut obtenir des dommages et intérêts pour compenser le dommage qu’il a
subit, le piéton qui est tombé veut aussi voir son préjudice réparé par monsieur
Distrait qui la renversé.

Deux obligations distinctes : obligation contractuelle par le propriétaire du


chalet et une obligation de réparation pour le piéton qui est tombé, il se trouve
en droit car il est tombé par notre faute.

Titre 1er : La notion d’obligation

Chapitre 1er : Définition et terminologie

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L’obligation c’est ce lien entre deux personnes en vertu duquel le créancier à le
droit d’exiger de l’autre ( le débiteur) l’exécution d’une prestation. Cette
obligation a une double facette; du point de vue du créancier d’une part
l’obligation c’est un droit personnel, c’est un droit sur une personne, demander à
une personne de faire quelque chose, c’est une créance. Du côté du débiteur
l’obligation c’est une dette, lorsqu’on paie une dette on exécute une obligation.

Exemple dans le contrat de vente : l’acheteur dispose d’une créance par rapport
au vendeur, la créance de l’acheteur par rapport au vendeur c’est l’obligation de
délivrer la chose.
Exemple introductif : En concluant le contrat de location monsieur Distrait et le
proprio du chalet se sont engagés à respecter certaines obligations, pour
monsieur Distrait c’est de payer le loyer de 2000 euros, l’un a l’obligation de
payer le loyer, et le propriétaire avait l’obligation de mise en jouissance du chalet
avec les commodités prévues. S’agissant du paiement du loyer monsieur Distrait
est débiteur et le propriétaire est créancier. Alors que le Propriétaire est débiteur
s’agissant de la mise en jouissance et monsieur Distrait est créancier. Toujours
les deux facettes de l’obligation.

3ème exemple : Une banque qui a accordé un prêt dispose d’une créance contre
l’emprunteur, pour l’emprunteur c’est une dette, pour la banque c’est une
créance.

Chapitre 2 : Les sources des obligations

La source c’est l’événement qui donne naissance à l’obligation. 




Quelles sont les sources ?

On les trouve dans le code civil à l’article 1100, cet article dispose que les
obligations naissent d’actes juridiques, de faits juridiques, ou de l’autorité seule
de la loi. Elles peuvent naitre de l’exécution volontaire ou de la promesse
d’exécution d’un devoir de conscience envers autrui.

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Les 3 sources principales sont la loi, les actes juridiques et les faits juridiques. Il y
a certaines obligations légales, d’autres contractuelles et d’autres qui naissent de
faits.

1ère source d’obligation : légale



Elle est très simple, exemple : obligation pour les conducteurs de céder la
priorité à droite, c’est le législateur qui l’a inventé, elle est purement légale.

2ème source d’obligation : les actes juridiques

Certaines obligations ont pour objet un acte juridique, un acte juridique est
définit comme une manifestation de volonté en vu de produire des effets de
droit. Cette manifestation de volonté peut être de 2 sortes, elle peut être d’une
part conventionnelle, elle est conventionnelle dans le cadre du contrat, lorsqu’on
a un acte juridique conventionnelle c’est un contrat qui est l’acte juridique par
excellence. Le contrat définit par l’article 1101 du Cciv : le contrat c’est un
accord de volonté entre 2 personnes ou plusieurs personnes qui est destiné à
créer, à modifier, à transmettre ou à éteindre des obligations.
Exemple : un contrat liant un garagiste à son client, le contrat est un accord de
volonté , le garagiste s’engage à réparer le véhicule et le client s’engage à payer
les réparations.
Dans l’exemple de l’introduction on avait un contrat de bail entre le locataire
qui s’engage à payer le loyer et l’autre mettre à disposition le chalet.

Dans le cadre de l’acte juridique, il y a l’acte juridique conventionnelle comme


on l’a vu mais il existe également l’acte juridique unilatérale, c’est à dire qu’une
seule personne manifeste sa volonté. Dans ce cas là on parle d’engagement
unilatéral de volonté.

Exemple : un employeur s’engage unilatéralement à maintenir l’emploi du
salarié, le salarié n’a rien demandé.

Une question se posait pendant longtemps: Est- ce qu’on peut contraindre


quelqu’un à exécuter une obligation naturelle, c’est à dire une obligation qui
vient de la morale qui n’est pas imposée par la loi. Exemple : aider son frère ou
sa soeur qui est dans le besoin.

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Si on s’engage unilatéralement à aider son frère ou sa soeur est ce que après on
peut me contraindre à le faire. C’est la transformation de l’obligation naturelle
en obligation civile. Dans un arrêt du 4 Janvier 2005 la cour de cassation a
répondu oui et a énoncé que l’engagement unilatéral pris en connaissance de
causes d’exécuter une obligation naturelle transforme celle-ci en obligation
civile.

Une personne avait reçu des biens hérité de son grand père, mais cette personne
s’était engagé par écrit à partager l’héritage avec son frère et elle précisait par
écrit qu’elle voulait ainsi respecter la volonté des deux parents et du coup les
juges ont considérés qu’il existait une obligation naturelle de respecter la volonté
des défunts, et les juges ont considéré qu’en mettant l’obligation par écrit le
légataire a transformé l’obligation naturelle en obligation civile susceptible
d’obligation forcée.

3ème source d’obligation : le fait juridique

Le fait juridique c’est un agissement ou un événement auquel la loi attache des


effets de droit: article 1100-2 du Cciv. Ici les effets de droit ne sont pas
recherchés par les parties mais les effets sont voulus par le législateur.

Certains faits juridiques sont constitutifs d’un délit civil, qui est une faute civile
commise intentionnellement et donc cela signifie que la personne a voulu
commettre l’acte et que la personne a également cherché à nuire. Lorsqu’on a
l’obligation de réparer un dommage on parle de responsabilité délictuelle.

Certains faits juridiques sont constitutifs d’un quasi-délit, la différence ici c’est
que le délit n’est pas intentionnelle, on commet un fait illicite mais on le fait non
intentionnellement, dans ce cas on parle plus de responsabilité délictuelle mais
de responsabilité quasi-délictuelle.

Il existe aussi le quasi-contrat, c’est un fait juridique et non un acte juridique, à


la différence des contrats, les quasi-contrats ne naissent pas d’un accord de
volonté mais en plus les conséquences juridiques ne sont pas recherchés par les
parties mais par le législateur.

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Un quasi-contrat : article 1300 du Cciv : ce sont des faits purement volontaires
dont il résulte un engagement de celui qui en profite sans y avoir le droit et
parfois un engagement de leur auteur envers autrui.

Le Code civil envisage 3 quasi-contrat :

*d’abord la gestion d’affaire (article 1301) on a une personne qui va gérer


siamang et utilement les affaires d’autrui alors qu’elle n’est pas obligé de le faire,
dans ce cas là celui qui a bénéficié de cette gestion doit rembourser les dépenses
utiles et nécessaires qui lui ont profité. Exemple : un voisin voit qu’un arbre met
en danger notre maison il fait intervenir un bucheron pendant que l’on est en
vacances on devra rembourser les dépenses utiles et nécessaire dont on a
bénéficier

*le paiement de l’indû (article 1302) le texte dit que celui qui reçoit par
erreur ou siamang ce qui ne lui est pas dû doit le restituer à celui de qui il l’a
reçu. Exemple : Notre voisin nous dépanne de 1000 euros on lui rend les 1000
euros dans sa boite aux lettres, mais notre femme l’ignore et rembourse
également 1000 euros le voisin doit nous rendre l’indû.

*l’enrichissement injustifié pendant longtemps que l’on a appelé


l’enrichissement sans cause, (article 1303) c’est une hypothèse subsidiaire, si ce
n’est ni une gestion d’affaire ni un paiement d’indu, on considère que c’est un
enrichissement injustifié. On va devoir donc indemniser la personne appauvri.
Exemple : une femme qui aide volontairement son époux dans son commerce,
sans être payé et que ceux-ci divorcent la femme va essayé de dire qu’il y a eu un
enrichissement injustifié car son mari s'est enrichi et elle s’est appauvri.

Titre 2 : Le droit des obligations

C’est une matière très vaste et on va commencé par voir quel est l’objet du droit
des obligations.

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Chapitre 1er : L’objet du droit des obligations.

Il faut déjà distinguer les 3 volets du droit des obligations.



Section 1- Source, régime et preuve des obligations

Le code civil traite successivement des sources, ensuite du régime des obligations
la question est de savoir comment elles se transmettent, comment elles circulent,
etc et la il traite en dernier lieu la question de la preuve, comment prouver
l’existence de l’obligation. On traitera seulement de la question des sources.

Section 2- Droit commun et droits spéciaux

Le droit commun c’est un droit qui est très abstrait c’est le droit qui fixe les
règles applicables de manières générales, de manière subsidiaire. A côté de ce
droit commun il y a les droits spéciaux qui eux fixent des règles spécifiques qui
ont vocations à s’appliquer que dans certaines situations.

§1- Droit commun et droits spéciaux des contrats

Il existe un droit commun des contrats, on l’appelle la théorie générale du


contrat et à côté on a un droit spécial des contrats, que l’on appelle le droit des
contrats spéciaux. Le droit commun c’est le droit applicable à tous les contrats et
le droit spécial des contrats c’est le droit applicable à certains contrats. Ce droit
spécial on l’étudie au titre des contrats spéciaux. En droit commun des contrats,
on exige le consentement des parties pour la formation et la validité du contrat
ce consentement peut être oral, écrit, etc. Par exemple le droit spécial des
contrats de ventes immobilières, impose que le consentement des parties soit
rédigé dans un acte authentique c’est à dire rédiger par un officier public. Une
partie de ces règles sont dans le code civil d’autres sont en dehors du code civl.
On se rend compte qu’il y a 3 niveaux de règles applicables en matières
contractuelles, il y a la théorie générale des contrats qui est le droit commun aux
contrats, deuxième niveau : le droit des contrats spéciaux qui est un droit plus

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concret et dernier niveau le contrat individuel; c’est à dire le contrat qui est
applicable qu’à nous même. Pour savoir quelle règle appliquée il faut avant
toutes choses vérifier si les règles légales sont supplétives ou impératives, la
plupart des dispositions légales en droit des contrats sont supplétives cela signifie
que ces règles n’ont vocation à être appliquée que si les contractants n’y ont pas
dérogé conventionnellement c’est à dire si les contractants n’ont pas rédigés une
clause qui l’écarte. Parfois certaines dispositions légales sont impératives c’est à
dire qu’on a pas le droit de l’écarté avec une clause, les parties n’ont pas le droit
d’y déroger.

§2- Droit commun et droits spéciaux de la responsabilité civile

Droit commun il est régit aux articles 1240 à 1244 qui posent des règles
applicables en matière de responsabilité délictuelle et quasi-délictuelle, on ajoute
à ceux-ci les articles 1231 et suivants qui eux traitent du droit commun de la
responsabilité contractuelle. Exemple : un régime spécial des victimes
d’accidents de la circulation, exemple 2 : régime spécial d’indemnisation par des
producteurs qui doivent indemniser les victimes des dommages causés du faits
des défauts de sécurité de leurs produits.

Chapitre 2 : Les sources du droit des obligations

On les trouve essentiellement dans le code civil, notamment les contrats et la


responsabilité, mais on tient également compte de la jurisprudence.

Chapitre 3 : L’évolution des droits des obligations

Le droit des contrats a fait l’objet d’une importante réforme, le 10 Février


2016, ce n’est pas un droit qui est bcp réformé, il n’avait pas été réformé depuis
1804, le but c’était d’assurer une certaine sécurité juridique, de le simplifier et de
le moderniser, le gouvernement à réformer ce droit des contrats par voie
d’ordonnance. Ordonnance du 10 Février 2016, elle est entrée en vigueur
pour l’essentielle le 1 er Octobre 2016, cela signifie que les contrats conclus à

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partir du 1 er Octobre sont soumis au nouveau droit, en revanche ceux qui ont
été conclus avant le 1er Octobre sont encore soumis au droit ancien.

Le droit de la responsabilité civile n’a pas encore été réformée, il y a un projet de


loi qui a été présenté le 13 Mars 2017 par le ministre de la justice.

PARTIE I - GÉNÉRALITÉS
SUR LE DROIT DES
CONTRATS
Le contrat c’est un acte juridique, et parmi les actes juridiques, le contrat c’est le
plus important. C’est un point de rencontre entre des intérêts divergents, c’est
encore une technique de transfert de bien, de réalisation de services, on ne
pourrait pas vendre un immeuble, une maison, etc sans contrats, c’est encore un
mode d’obligation, et c’est un instrument d’anticipation. Il existe une grande
diversité de contrats, et il existe donc une classification des contrats.

Titre 1er : La notion de contrat


Cette notion est définit dans le code civil, article 1101 du Cciv : le contrat est un
accord de volonté entre deux ou plusieurs personnes destinées à créer, modifier,
transmettre ou éteindre des obligations.
De cette définition on tire 3 caractères du contrat :
*Le 1er caractère il tient à l’origine du contrat; c’est un accord de volonté entre
au moins deux personnes.
*2ème caractère du contrat, il tient à son effet, le contrat à pour objet de créer,
modifier, transmettre ou éteindre des obligations civiles, à ne pas confondre avec
les obligations naturelles qui ne sont pas juridiquement contraignantes. Il existe
des accords de volonté qui ne créent pas d’obligation, exemple : acte de
courtoisie : une invitation, on dit qu’ils font parti du non-droit.
*3ème caractère du contrat, il tient à la relativité de l’effet du contrat, signifie
que le contrat n’a d’effets que entre les parties contractante du contrat, le

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contrat ne crée d’obligation qu’à la charge des parties qui le conclut, cet effet
relatif, permet de distinguer le contrat des actes collectifs unilatéraux, qui
expriment la volonté d’un ensemble de personnes, on distingue également le
contrat des actes collectifs bilatéraux qui sont des actes placés entre 2 groupes de
personnes, souvent des syndicats ou des associations.

Titre 2 : Les classifications des contrats

Chapitre 1 er : La distinction entre les contrats


synallagmatiques et les contrats unilatéraux

Section 1 - Exposé de la distinction

C’est une distinction que l’on trouve dans le code civil à l’article 1106 du Cciv.

Le contrat synallagmatique naît lorsque les contractants s’obligent


réciproquement les uns envers les autres, il va faire naître des obligations
réciproques à la charges des contractants, chaque contractant aura une
obligation et en contrepartie l’autre contractant aura une obligation qui lui
répondra. L’idée c’est que les deux parties seront à la fois créancières et
débitrices. Dans le contrat de vente le vendeur à l’obligation de délivrance de la
chose à la charge du vendeur et l’acheteur s’engage à payer le prix de la chose.
L’obligation de délivrance de la chose a pour contrepartie le paiement.

Le contrat unilatéral est définit aussi par le code civil à l’article 1106 alinéa
2, le contrat est unilatéral lorsque une ou plusieurs personnes s’obligent envers
une ou plusieurs autres, sans qu’il y est engagement réciproque de celle-ci. Il va
faire naître une obligations à la charge d’une seule partie. Un contractant sera
créancier et l’autre débiteur il n’auront pas les deux statuts, exemple : un contrat
de donation : le donateur s’engage à donner la propriété d’un bien sans
contrepartie, il est débiteur, le donataire lui va recevoir la propriété du bien sans
avoir a verser une contrepartie, il est créancier et uniquement créancier.

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Section 2- Intérêt de la distinction

Il y a deux intérêts, l’un tient à la preuve du contrat et pour le second aux


sanctions possibles en cas de l’inexécution de l’obligation.

§1- La preuve du contrat

L’article 1375 impose pour ce qu’est du contrat synallagmatique et plus


particulier pour le contrat synallagmatique sous seing privé, qu’il doit y avoir
autant d’exemplaires du contrat qu’il existe de partie, les parties peuvent se
mettre c’accord pour confier un exemplaire à une personne de confiance.
Chacune des parties est créancières et quand on a une créance et qu’elle n’est
pas exécutée, on doit prouver l’existence de la créance et donc pour être sûr que
chaque partie puisse prouver son droit elles doivent toutes disposer d’un
exemplaire. Ce n’est pas imposé pour les contrats unilatéraux sauf dans certains
cas, exemple : la reconnaissance de dette : le débiteur doit forcément écrire de sa
main la date et la somme dû.

§2- Sanctions de l’inexécution du contrat

Si on exécute pas on peut être sanctionné.



L’exception d’inexécution, c’est une sanction qui permet à l’un des contractants
de ne pas exécuter son obligation tant que l’autre est défaillant, cela implique
forcément un contrat synallagmatique. Exemple : la réduction du prix, on va
réduire le prix proportionnellement à l’exécution imparfaite du contrat, contrat
remplit à 70 % on va payer seulement 70% par exemple

Chapitre 2 : Distinction entre les contrats à titre


onéreux et contrats à titre gratuits

Section 1 : Exposé de la distinction

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Cette distinction est dans le code civil à l’article 1107, elle repose maintenant sur
l’intention des parties de recevoir un avantage économique en contrepartie de
leurs engagements.
L’article 1107 dit : le contrat est à titre onéreux lorsque chacune des parties
reçoit de l’autre un avantage en contrepartie de celui qu’elle procure. L’article
poursuit ensuite, le contrat est à titre gratuit lorsque l’une des parties procure à
l’autre un avantage sans attendre ni recevoir de contrepartie. Il existe cependant
des exemples de contrat synallagmatique à titre gratuit, exemple : la donation
avec charges, on a un contrat en vertu duquel le donateur entend transférer la
propriété d’un bien, certes il ne reçoit pas de prix en échange mais il impose au
donataire d’assurer l’entretien du bien. Exemple de contrat unilatéral à titre
onéreux : le contrat de crédit consenti par un non professionnel du crédit, c’est
un contrat unilatéral qui ne fait naître qu’une obligation à la charge de
l’emprunteur de rembourser le capital, le prêteur n’est engagé à rien, mais on va
lui rembourser plus que ce qu’il a prêté.

Section 2- Intérêt de la distinction

L’intérêt réside dans la protection que le législateur tend à organiser à l’égard du


débiteur d’acte à titre gratuit, lorsqu’on est débiteur dans un acte à titre gratuit
la loi met en place des protections, car le législateur se méfie des personnes qui
s’engage à titre gratuit, qui accepte de s’appauvrir sans contrepartie, il y a donc
un régime protecteur des débiteurs à titre gratuit, le législateur veut vérifier qu’il
est réellement consentent, on met donc des règles plus strictes.

Chapitre 3 : Distinction entre les contrats commutatifs


et les contrats aléatoires

Section 1- Exposé de la distinction

Cette distinction est en réalité une sous distinction, elle n’intéresse que les
contrats synallagmatiques, elle est prévue dans le code civil à l’article 1108 elle
repose sur l’existence ou l’inexistence d’un aléa qui affecteraient les obligations
réciproques.

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Le contrat est commutatif lorsque chacune des parties s’engagent à procurer à
l’autre un avantage qui est regardé comme l’équivalent de celui qu’elle reçoit.
Exemple : on achète une voiture à 15000 euros on verse 15000 euros. 


Le contrat est aléatoire lorsque les parties acceptent de faire dépendre les effets
du contrats quant aux avantages et aux pertes qui en résulteront d’un
événement incertain. Là les parties ne recherchent pas l’équivalence de la
contrepartie. Exemple : contrat de vente d’un immeuble avec rente viagère, c’est
un contrat aléatoire. On achète une maison, on va payer une petite partie du
prix et ensuite il sera prévue qu’on va verser une rente aux vendeur, exemple
l’aléa peut être la mort du vendeur.

Section 2- Intérêt de la distinction

L’intérêt tient à la lésion qui est une sanction qui sanctionne le déséquilibre
important entre les deux obligation dans un contrat. Exceptionnellement on va
remettre en cause le contrat à cause de ce déséquilibre dans le contrat
commutatif c’est exceptionnellement permit, on va annuler le contrat sur le
fondement de cette lésion. Par contre lorsque le contrat est aléatoire il n’y aura
jamais de lésion, on dit que l’aléa chasse la lésion.

Chapitre 4 : Contrat consensuel, solennel et réel

Cette distinction intéresse la formation du contrat plus précisément elle intéresse


l’exigence ou non d’une condition de forme comme condition de validité du
contrat. Cette distinction est posée par l’article 1109 du Cciv, il définit chacune
de ces catégories.

Il nous dit que le contrat est consensuel lorsqu’il se forme par le seul échange
des consentements, peu importe le mode d’expression du consentement
l’important c’est d’y consentir, il n’y a donc aucunes conditions de formes, ex de
contrat consensuelle : contrat de vente.

Le contrat est solennel lorsque cette fois la validité est subordonnée par des
formes déterminées par la loi, il faudra outre l’accord des volontés, on

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demandera un écrit officiel par exemple devant un notaire, lorsqu’il y a une
formalité supplémentaire le contrat ,n’est plus consensuel mais solennel, ex :
dans les contrats de cautionnements.

Le contrat est réel lorsque sa formation est subordonnée à la remise d’une


chose. C’est à dire que tant que la chose n’aura pas été remise le contrat n’aura
pas été formé, les contrats réels sont très rares, on a des contrats de prêt, des
contrats de dépôts..

Chapitre 5 : La distinction entre les contrats de gré à


gré et les contrats d’adhésion

Section 1 : Exposé de la distinction

Cette distinction est portée par l’article 1110 qui comprend 2 alinéa.


Alinéa 1er le contrat de gré à gré c’est un contrat qui a été négocié, les
stipulations ont été librement négociées.

L’alinéa 2 définit le contrat d’adhésion : celui dont les conditions générales


soustraites à la négociations sont déterminées à l’avances par l’une des parties

Cette distinction est d’origine doctrinale, à partir de cette distinction doctrinale


le législateur a imaginé un certains nombre de droits spéciaux par exemple le
droit de la consommation, désormais cette distinction est dans le code civil.


Section 2 : Intérêt de la distinction

On a crée une protection pour la partie qui adhère, ces règles concerne d’une
part l’interprétation du contrat lorsqu’on a un contrat qui est mal rédigé et
qu’on ne sait pas comment les comprendre, dans ce cas là il faut les interpréter.
Les clauses ambigu s’interprète toujours à l’encontre de celui qui l’a proposé
donc en faveur de celui qui a adhéré. Les clauses abusives sont des clauses qui
créent un déséquilibre important, significatif entre les droits et les obligations
des parties, dans les contrats d’adhésions on va sanctionner ces clauses non

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écrites. Cette article 1171 du ccvi dispose que dans un contrat d’adhésion toutes
clauses qui créent un déséquilibre significatif est réputée non écrit.

Chapitre 6 : Distinction entre les contrats à exécution


instantanée et à exécution successive

Section 1 : Exposé de la distinction

Le contrat à exécution instantanée implique que l’exécution de l’obligation


puisse se faire de manière instantanée, il ne dure pas dans le temps. Celui dont
les obligations peuvent s’exécuter en une prestation unique. S’exécute en un trait
de temps. 


Le contrat à exécution successive, implique que l’exécution va s’échelonner dans
le temps exemple : abonnement à un magasine. Les obligations d’au moins une
partie s’exécute en plusieurs prestation échelonné dans le temps. Il peuve soit
être à durée déterminée ou indéterminée.

Section 2 : Intérêt de la distinction

Le premier concerne l’imprévision, il n’intéresse que les contrats a exécution


successive.

La résolution du contrat c’est une sanction qui peut intervenir en cas
d’inexécution par l’un des contractants de l’une de ses obligations. Dans le
contrat est anéanti pour l’avenir on parle de résiliation.

Titre 3 : Principe directeur du droit des


contrats.

Chapitre 1 er : Théorie de l’autonomie de la volonté et


la théorie du solidarisme contractuelle

Section 1 : La théorie de l’autonomie de la volonté

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Le postulat de départ c’est un postulat abstrait selon lequel les hommes sont
libres et égaux, sur la base de ce postulat de départ. D’une part il considère que
seul la volonté est susceptible de créer des obligation et d’en déterminer le
contenu. Seul la volonté des personnes peut créer des obligations et en
déterminer les contenus. Seul la volonté de ceux qui s’engagent déterminent le
contrat. D’autre part une fois le contrat conclut il s’impose aux partis avec la
force d’une loi et c’est pourquoi le contrat est irrévocable et intangible, on ne
peut pas le modifier, le contrat s’impose tel qu’il a été crée ni le juge ni une
partie ne peut revenir sur ce contrat. Cette théorie repose sur des arguments
philosophiques, d’ordres morales, et d’ordres économiques. Tout d’abord elle se
base sur un postulat d’égalité et de liberté entre les hommes et cela justifie que
les hommes ne peuvent s’engager que par leur volonté et dans la mesure où ils
l’ont voulus. Sur le plan moral cette théorie consiste à affirmer que l’échange des
volontés parce que il est passé a été librement négocié et donc qu’il est
nécessairement juste. Sur le plan économique, la volonté apparait comme le
meilleur moyen d’assurer les échanges des produits et des services.

Section 2 : La théorie du solidarisme contractuelle

Cette théorie est né du constat que dans les faits les parties ne sont pas
forcément égales, en réalité les homme sont parfois ni libres ni égaux. Le
solidarisme propose de rejeter ce postulat de départ selon lequel les hommes
sont libres et égaux. Le solidarisme se fonde sur la notion de la bonne foi et cette
théorie va préconiser d’instaurer entre les relations contractuelles un minimum
de loyauté. On rejette le postulat de départ, le législateur a également constater
une inégalité et a élaborer des règles pour protéger les contractants : le droit de
la consommation, de la concurrence. Le juge est aussi un gardien, il s’appuie
également sur cette notion de bonne foi, il a réagi en forçant le contenu du
contrat. Le juge a mis à jour une obligation de sécurité dans les trains. Article
1134 alinéa 3 et article 1135 du Cciv. Cette bonne foie et cette équité
apparaissent comme des protecteurs du contrats.

Le solidarisme a été critiqué, il a été reproché à cette théorie de concevoir le


contrat comme une communauté d’intérêt, c’est idéaliste et déconnecté de la
réalité. Critique aux risques de cette théories qui tiennent essentiellement à

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l’insécurité et à l’imprévisibilité, notamment du fait qu’on peut pas permettre au
juge de refaire un contrat.

Aujourd’hui c’est toujours l’autonomie de la volonté qui gagne mais qui a été
tempéré par le solidarisme contractuelle. Les principes directeurs du droit des
contrats sont directement

Chapitre 2 : Les principes directeurs du droit des


contrats

Le principe liminaire du droit des contrats.


3 principes du droit des contrats : la liberté contractuelle, la force obligatoire du
contrat et le dernier la bonne foie. Ce sont les 3 principes qui gouvernent tl e
droit des contrats.


Section 1 : La liberté contractuelle

C’est l’article 1102 : chacun est libre de contracter ou de ne pas contracter de


choisir son co-contractant et de déterminer le contenu et la forme du contrat
dans les limites fixées par la loi. Il y a 3 facettes qui se traduisent par 3 choix :
-Les parties sont libres de contracter ou de ne pas contracter, d’accepter ou de
refuser. Par principe le refus de contracter est licite.
-Une partie peut choisir librement sont co-contractant avec qui elle veut
conclure un contrat.
-Les parties peuvent déterminer le contenu et la forme de leur contrat. Il existe
des limites, ex: le contenu du contrat doit être licite.


Section 2 : La force obligatoire du contrat

Elle concerne les effets du contrat, c’est un principe, les contrats légalement
formés tiennent lieu de loi à ceux qui les ont fait. Obligation d’exécuter sous
peine de sanction, principe d’irrévocabilité et d’intangibilité ce sont les 3
corollaires de la force obligatoire.


Section 3 : La bonne foie

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Initialement dans le Cciv elle avait une place minime, on en trouvait la référence
à l’article 1134 alinéa 3 ancien, et cet alinéa affirmait seulement que les
conventions devaient être exécuté de bonne foie. Ce qui voulait dire
textuellement que la bonne foie commençait seulement à l’exécution, la
jurisprudence a saisit la lacune du texte et elle a donné un nouveau souffle à cet
article à partir du XX ème siècle. Arrêt Huard arrêt très important de la
chambre commerciale du 3 novembre 1992 : Obligation de re négociation du
contrat en l’occurence un contrat entre une firme pétrolière et son client, il est
survenu un problème économique les juges ont donc imposé à la firme
pétrolière de re négocier le contrat. Aujourd’hui la bonne foie imprègne tout le
droit des contrats, cette disposition est d’ordre public on ne peut pas y déroger
personne ne peut être de mauvaise foi.

Partie II : La formation du
contrat
Première facette la question de la conclusion du contrat.

Titre 1 : La conclusion du contrat


Le législateur en 1804 n’avait pas en réalité envisagé la question de conclusion
du contrat. L’ordonnance du 10 février 2016 on a dans le code Cciv un chapitre
2 qui est intitulé la formation du contrat. Ce chapitre consacré à la formation du
contrat comprend 75 articles. En matières de conclusion du contrat la règle c’est
que le contrat est formé au moment où se rencontre les volontés, c’est à dire où
se rencontre une offre et une acceptation. Dans certaines situations la conclusion
du contrat peut être un peu complexe à cause des clauses, c’est pur cela qu’il y a
une période précontractuelle durant laquelle les parties vont chercher à
s’accorder, on parle aussi de négociation pour parler.

Chapitre 1er : la rencontre des volontés : offre et


acceptation

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!
Tout contrat nait de la rencontre des volonté, il faut nécessairement que le
consentement des parties se rencontre pour que le contrat naisse. En principe le
consentement émane de ceux qui veulent être partie au contrat, mais parfois ce
n’est pas le cas. Parfois le consentement n’est pas extériorisé. C’est la
jurisprudence qui est venu préciser ces notions d’offres et d’acceptation donc elle
est venu les définir car le code civil ne précisait rien au sujet de ces notions. Le
nouvel article 1113 du Cciv dispose que le contrat est formé par la rencontre
d’une offre et d’une acceptation par lesquels les parties manifestent la volonté de
s’engager. Cette volonté peut résulter d’une déclaration ou du’n comportement
non équivoque de son auteur ce qui signifie qu’on a pas besoin de parler pour
s’en sortir. Il faut une offre et une acceptation qui se rencontre pour former un
contrat.

Section 1 : L’offre de contracter

L’offre c’est la manifestation unilatérale de volonté par laquelle une personne


propose à l’autre de conclure un contrat. Celui qui émet l’offre est appelé
l’offrant ou le pollicitant qui sont des synonymes, et celui à qui elle s’adresse
s’appelle le bénéficiaire. Cette offre peut prendre des formes extrêmement
variés. Cette offre peut être faite au public ou a des personnes déterminés.

§1- Les caractères de l’offre

Selon la cour de cassation une proposition de contracter naît qu’a condition


qu’elle soit faite de façon ferme et précise, en d’autre terme il faut que cette
proposition indique de façon certaine la volonté de contracter. L’article 1114
dispose que l’offre fait à une personne déterminée ou indéterminée comprend
les éléments essentiels du contrats envisagé et exprime la volonté de son auteur
d’être lié en cas d’acceptation. En bref deux caractères sont exigés : il faut que
l’offre soit précise et il faut qu’elle soit ferme, si l’un de ces caractère fait défaut
c’est une offre de négocié.

A- La précision de l’offre

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!
La proposition de contrat doit nécessairement fournir les éléments essentiels su
contrat projetés exigé par l’article 1114 du Cciv. Les éléments essentiels ce sont
ceux qui permettent de savoir quels types de contrat sont envisagés et à quelles
conditions. La loi précise quelles sont les éléments essentiels par exemple pour le
contrat de vente à savoir la chose et le prix. Lorsque la loi ne dit pas quels sont
les éléments essentiels du contrat on se fie à la jurisprudence par exemple pour
le contrat de bail les juges disent de manière constante que les éléments
essentiels sont la chose louée et le montant du loyer.
Les offres faites par voie électronique le législateur est intervenu en 2005 pour
imposer la mise à disposition de certaines informations, c’est l’article 1127-1 du
Cciv qui impose de fournir les conditions contractuelles et il exige que l’offre
contiennent un certain nombre de conditions obligatoires.

B- La fermeté de l’offre

Cela signifie que la proposition de contracter doit manifester de la part de


l’offrant la volonté d’être lié en cas d’acceptation ce qui signifie que la simple
survenance de l’acceptation suffira pour former le contrat. Cette exigence de
fermeté pose la question des réserves. La réserve c’est une restriction qui est
apporté par l’offrant à sa volonté de contracter, la réserve peut porter sur la
personne ou encore sur les conditions du contrats, ex : « prix à débattre ».
Cette notion pose deux questions ;

A quelles conditions une réserve est-elle compatible avec le caractère ferme de


l’offre ?

On va considérer qu’une réserve disqualifie l’offre de contracter dès lors que


l’on n’entent pas être lié en cas d’acceptation, on considérera que c’est une offre
d’entrée pour parler, à partir du moment où la réserve va permettre à l’offrant
de choisir son co-contractant l’offre sera disqualifié. Ce qui signifie que toutes les
réserves ne disqualifie pas l’offre certaines offres pourront avoir des réserves,
ainsi des réserves portant sur la personne même de l’acceptant il ne s’agira pas
d’une offre de contracter car l’offrant se réserve la possibilité d’agréer ou pas
l’acceptant. En revanche si on a une réserve qui porte sur un élément
indépendant de la volonté de l’offrant l’offre n’est pas disqualifié. Ex : « dans la
limite des stocks disponible ».

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!
Quelles formes doit prendre une réserve ?

Le principe a été posé par la jurisprudence, elle a décidée que la réserve doit
être directement formulé dans l’offre. La réserve peut parfois être explicite sauf
en cas de contrat intuitu personae c’est le contrat qui est conclut en
considération de al personne.
Pour conclure pour être qualifié d’offre notre proposition de contrat doit être
précise et ferme si non c’est une invitation à entrer pour parler qui n’a pas
vraiment de valeur juridique

§2- La durée de l’offre

Deux problèmes principaux, le cas où l’offre a été émise mais elle n’a pas encore
été acceptée. Le premier problème est celui de la rétractation de l’offre et l’autre
problème : celui de la caducité de l’offre.

A- La rétractation de l’offre

La règle applicable dans la matière : il faut distinguer si l’offre est déjà parvenu à
son destinataire ou pas, la règle c’est que tant que l’offre n’est pas parvenu à son
destinataire, oui on peut la rétracter, article 1115 du Cciv. Si elle est déjà
parvenu à son destinataire l’offrant à l’obligation de la maintenir pendant un
certains délai. Soit c’est le délai prévu par l’offrant : exemple : offre d’un mois.
Article 1116 alinéa 1er : délai raisonnable de l’offre. Le délai raisonnable ce sont
les juges qui vont apprécier le délai de l’offre selon l’affaire qui leur est soumise,
au contenu du contrat, son objet, etc.

Que se passe-t-il si l’offrant retire son offre ?

Avant l’expiration du délai raisonnable l’offrant retire son offre, il viole donc son
obligation et cette faute sera sanctionnée.

Quelle est la sanction de la violation de l’obligation de maintient ?

Première hypothèse : on considère que la rétractation est efficace si l’offre ne


rencontre pas d’acceptation seul sanction : dommages et intérêt

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!
Deuxième hypothèse : on considère que comme elle est illicite elle n’est pas
efficace, donc l’offre subsiste et le contrat est formé par obligation, sanction :
conclusion forcée du contrat.

Article 1116 alinéa 2 dispose que la rétractation de l’offre en violation de cette


interdiction empêche la conclusion du contrat, en d’autres termes le législateur
tranche. Alinéa 3 : elle engage la responsabilité extra contractuelle de son auteur
dans les conditions du droit commun sans l’obliger à compenser la perte des
avantages attendu du contrat, l’indemnisation sera d’un montant maximum de
la perte subie.

B- La question de la caducité de l’offre

Dire que l’offre est caduque c’est dire que l’offre est éteinte, cette extinction de
l’offre se rencontre dans deux situations : délai de maintient de l’offre et de
validité de l’offre. Ce délai peut être prévu par l’offrant. Ex : offre valable
raisonnablement pendant 1 mois mais maintenu pendant 15 jours l’offrant ne
pourra pas rétracter son offre, et pendant les 15 derniers jours on peut rétracter?
Pour le délai de validité une fois dépassé l’offre est caduque. Article 1117 du
Cciv dispose que l’offre est caduque à l’expiration du délai prévu par son auteur
ou à défaut à l’issu d’un délai raisonnable.
Le 10 Décembre 1997 la première chambre civ à dit que le décès du pollicitant
ne pouvait pas rendre l’offre caduque, dans un arrêt plus récent elle précise que
lorsque il n’y a pas de délai l’offre n’est pas caduque L’article 1117 alinéa 2
précise que l’offre est caduque en cas de décès et ceux même si le délai est
stipulé.

Section 2- l’acceptation de l’offre

Ce qu’on appelle l’acceptation c’est la manifestation de volonté du bénéficiaire


de l’offre de conclure le contrat. L’offrant a proposé un contrat à un bénéficiaire
qui va manifester sa volonté de le conclure aux conditions prévues dans l’offre.
L’article 1118 alinéa 1er dispose : l’acceptation est la manifestation de volonté
de son hauteur d’être liée dans les termes de l’offre. Le contrat est formé au
moment de l’acceptation.Pour que l’acceptation forme le contrat elle doit

DROIT DES OBLIGATIONS PAGE !21 SUR 92


!
contenir certains caractères.


§1- Les caractères de l’acceptation

L’acceptation c’est une manifestation de volonté d’être lié contractuellement,


cette acceptation doit être certaine cela signifie qu’elle doit manifester sans
équivoque la volonté d’accepter de son hauteur, cette acceptation peut prendre
des formes assez varié comme le confirme l’article 1113 du Cciv. Elle peut être
une acceptation orale ou écrite, ou encore d’un simple comportement non
équivoque (ex : monter dans un taxi). L’acceptation lorsque rien n’est dit posait
un problème et la jurisprudence a dégagé plusieurs solutions car rien n’était dit
dans le Cciv. Le principe retenu c'est que le silence ne vaut pas acceptation, cela
veut dire qu’il ne consent pas. On trouve certains cas où le silence vaut
acceptation, l’article 1120 pose cette série d’exception, il dispose : le silence ne
vaut pas acceptation à moins qu’il n’en résulte autrement de la loi, des usages,
des relations d’affaires ou de circonstances particulières. Exemple article
L-112-2 du Code des assurances dispose : est considéré comme accepté la
proposition faite par lettre recommandée de prolonger ou de modifier un
contrat ou de remettre en vigueur un contrat suspendu si l’assureur ne refuse pas
cette proposition dans les jours après qu’elle lui est parvenue. Il y a également
des exceptions jurisprudentielles, par exemple lorsqu’il existe un usage contraire
principalement en matière commerciale les juges considèrent que le silence peut
valoir acceptation. Ex : L’existence de relations d’affaires antérieures, ce sont des
parties qui ont pour habitude de conclure par silence ce même type de contrat
on prendra en considération ces habitudes et on peut dire dans ce cas que le
silence vaut acceptation. L’existence de circonstances particulières c’est ce qu’on
appelle le silence circonstancié. Le silence ne vaut pas acceptation en principe
mais il n’en est pas de même lorsque les circonstances permettent de donner à
ce silence la signification d’une acceptation. 1ère hypothèse Les parties peuvent
déjà avoir convenu que le silence vaudrait pour leur prochain contrat que leur
silence vaudrait acceptation. 2 ème hypothèse l’offre peut avoir été formulée
dans l’intérêt exclusif du destinataire : arrêt de la chambre commerciale du 18
janvier 2011.

Concernant la forme des acceptations on notera qu’il existe certaines règles au


contrat qui se forme par voie électronique, le Cciv a créée quelque règles

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!
seulement à ces contrats. L’article 1127 du Cciv dispose de ces contrats et il dit
qu’il faut respecter la procédure du double clic, elle signifie que le bénéficiaire
doit accepter l’offre par un clic et ensuite qu’il devra confirmer sa commande
avec un second clic. 2ème caractère de l’acceptation elle doit être pure et simple,
l’acceptant manifeste sa volonté de conclure le contrat dans les termes de l’offre,
il ne doit pas la modifier c’est une acceptation pure et simple, c’est à dire qu’elle
ne modifie pas l’offre. « L’acceptation non conforme à l’offre est dépourvue
d’effets sauf à constituer une offre nouvelle ». L’acceptation ne peut porter que
sur des éléments qui ont été portés à la connaissance du bénéficiaire, article
1119 alinéa 1er dispose que les conditions générales invoquées par des parties
n’ont effets à l’égard de l’autre partie que si elles ont été portées à la
connaissance de celle-ci et si elle les a acceptées. Certains éléments peuvent
quand même avoir un impact sur la décision c’est pour cela que les juges ont dit
que les documents publicitaire

§2- Le moment de l’acceptation de l’offre

Il est intéressant à deux égards, la question se pose d’abord, quand peut-on


accepter une offre ? Quand le contrat est il considéré comme conclut lorsqu’on
était absent ? Est-il possible de rétracter une acceptation ?

A- L’existence d’un délai de réflexion

En principe le destinataire de l’offre peut l’accepter dès qu’il la reçoit mais la loi
prévoit parfois l’existence d’un délai de réflexion (article 1122) il s’agit du délai
avan l’expiration duquel le destinataire de l’offre ne peut manifester son
acceptation. Ex : en matière de crédit immobilier : lorsqu’une banque nous fait
crédit, on dispose d’un délai de réflexion de 10 Jours. Il est également possible
pour un partie de créer un tel délai lorsqu’il crée un contrat.

B- Le cas des contrats entre absents

Le contrat sera di entre absent lorsqu’il est conclut entre des personnes qui ne
sont pas physiquement présente sur le même lieu, même pas par l’intermédiaire
d’un représentant. 1ère théorie, théorie de l’émission : consiste à dire que le

DROIT DES OBLIGATIONS PAGE !23 SUR 92


!
contrat est formé dès que le bénéficiaire de l’offre a émit son acceptation. 2 me
théorie le contrat est formé que lorsque l’offrant reçoit l’acceptation (théorie de
la réception). Avant l’ordonnance de Février le cciv ne disait rien, depuis le 10
Février 2016 il contient un article 1121 qui règle la question, il dispose que le
contrat est conclu dès que l’acceptation parvient à l’offrant, c’est donc la théorie
de la réception qui l’a emporté pour le législateur.

C- La rétractation de l’acceptation

C’est l’article 1118 qui règle le problème, tant que l’acceptation n’est pas
parvenu à l’offrant elle peut être librement rétracté pourvu que la rétractation
parvienne à l’offrant avant l’acceptation. Ce texte pose donc deux conditions
pour que la rétractation soient possible. 1 ère condition : réception ou non de
l’acceptation par l’offrant. Si il l’a déjà reçu il n’y a pas de rétractation possible,
alors que si il ne l’a pas reçu elle est possible. La deuxième condition il faut que
la rétractation de l’acceptation parvient avant l’acceptation de l’offre.
Exceptionnellement l’acceptant bénéficie d’un délai supplémentaire. La loi ou le
contrat peuvent prévoir un délai de rétractation, il s’agit du délai avant
l’expiration duquel son bénéficiaire peut rétracter son consentement.

Chapitre 2 : La période pré-contractuelle

Le contrat n’existe qu’à compté de la rencontre des consentements en réalité le


contrat ne naît pas en un claquement de doigt, il y a souvent une période a
posteriori que l’on appel période contractuelle car elle précède la formation de
contrat. Il y a deux façon d’organiser cette période contractuelle, en principe
elle est dictée par la liberté, donc les parties sont en principe totalement libre de
mener comme ils le souhaitent de mener les négociations. Les parties peuvent
également être inquiète à l’idée de préserver certains points sur lesquelles elles se
sont déjà mise d’accord, elles peuvent donc décider d’abandonner la liberté
pour contractualiser en vue d’un autre contrat. On va les appeler les avants
contrats car ils existent en vue d’autre contrat mais ils restent des contrats
simples.

Section 1- Les pour parler non contractualisés

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!
Cette période correspond à une phase durant laquelle les parties discutent la
conclusion d’un contrat. Le Cciv consacre depuis 2016, une sous section qui est
intitulé « les négociations », elle comprend 3 articles : 1112 à 1112-2. Il résulte
du 1 er de ce texte que ces négociations doivent être dominées par la bonne foie,
on a donc créer une obligation d’information des partenaires l’un envers l’autre,
la règle c’est que si l’un connait une information qui est indispensable à la
connaissance de l’autre, elle a l’obligation d’en informer l’autre partie. L’article
1112-2 sanctionne celui qui utilise ou divulgue sans autorisation une
information confidentielle obtenue à l’occasion des négociations. La question
qui se pose classiquement par rapport à cette rupture, c’est est-ce qu’on peut se
retirer librement des négociations d’avant la conclusion du contrat. Le principe
c’est la liberté contractuelle qui comprend notamment la liberté de ne pas
conclure donc en vertu de cette liberté contractuelle on est libre de rompre les
pour parler. L’article 1112 alinéa 1er précise que les négociations doivent
impérativement interrompue de bonne foie. Le fait de rompre brutalement par
exemple est contraire à la bonne foie, l’article 1112 alinéa 2 prévoit les
réparations du préjudice commis par le non respect des négociations.

Section 2- Les pour parler contractualisé

On est dans une hypothèse où les contractants veulent contractualiser leur pour
parler en avants contrats, ils ont tous pour point commun d’exister avant la
conclusion d’un autre contrat. Certains avants contrats ont pour objet
d’encadrer les négociations et d’autres ont eu pour objet de conclure la
conclusion du contrat définitif. Parmi les premier avants contrats, il y a
notamment ce qu’on appelle l’accord de principe qui est un accord inventé par
la jurisprudence, l’accord de principe c’est un engagement contractuelle de faire
une offre ou de poursuivre une négociation en cours afin d’aboutir à la
conclusion d’un contrat dont l’objet n’est encore déterminé que de façon partiel
et en tous cas insuffisante pour que le contrat soit formé. Cet accord de principe
a force obligatoire et il met à la charge des parties une obligation de négocier le
contrat définitif. D’autre part il y a le contrat intérimaire qui est une convention
temporaire elle est destinée à régler les conditions de la poursuite des
négociations, c’est un contrat dont l’objet est soit de révéler l’objet du contrat
soit d’imposer certaines obligations pendant toute la durée des négociations.
L’obligation de confidentialité par exemple peut être imposé par le contrat

DROIT DES OBLIGATIONS PAGE !25 SUR 92


!
intérimaire. Il existe également le contrat partiel qui est une convention qui est
donc conclut au cours des pour parler et par laquelle les parties fixent les points
de la négociations sur lesquels ils se sont déjà mis d’accord. Il y a le contrat
cadre qui vise à définir des règles principales auxquelles seront soumis d’autres
accords à traiter rapidement dans le futur. Les promesses ce sont les principaux
avants contrats, elles sont de deux types : il y a certaines promesses qui ont pour
caractéristiques d’engager l'une au moins des parties dans le contrat futur dont
les éléments essentiels sont déjà fixés. Lorsque une seule des parties est engagé
on dit qu’il s’agit d’une promesse unilatérale de contrat. Lorsque les deux parties
ont déjà consenti à la conclusion du contrat définitif, on parle d’une promesse
synallagmatique, on parle aussi de compromise de vente par exemple. Le Cciv
dans son ordonnance de Février 2016 consacre un article à la promesse
unilatérale. L’autre type de promesse a pour objet de limiter la liberté
contractuelle de l’un des contractants en réduisant sa liberté de choix du co-
contractant, c’est ce qu’on appelle le pacte de préférence qui est un contrat par
lequel on crée une obligation à la charge du promettant de préférer son co-
contractant en cas de conclusion futur d’un contrat.

§1- Le pacte de préférence

C’est la promesse qui est faite par une personne à une autre qui l’accepte de lui
offrir en priorité la conclusion d’un contrat de nature déterminé portant sur un
bien désigné pour le cas où le promettant déciderait un jour de conclure un tel
contrat. Le pacte de préférence est le contrat par lequel une partie s’engage à
proposer prioritairement à son bénéficiaire de traiter avec lui pour l cas où elle
déciderait de contracter. Le promettant ne s’engage pas à conclure le contrat
dans l’avenir la seule chose à laquelle il s’oblige c’est à proposer en priorité le
contrat au bénéficiaire du pacte si jamais un jour il se décide à vendre. Le
bénéficiaire du pacte est passif il n’a aucunes obligations, il a seulement un droit
de priorité. La responsabilité contractuelle du promettant en cas de non respecte
du pacte et dans ce cas là il devra verser au bénéficiaire du pacte des dommages
et intérêts pour réparer le préjudice subit causé par la faute.
Pour obtenir soit l’annulation soit la substitution il existe une double preuve ; il
faut que le bénéficiaire du pacte réussisse à prouver la connaissance par le tiers
de l’existence du pacte de préférence et il doit réussir à prouver en plus la
connaissance par le tiers de l’intention du bénéficiaire du pacte de se prévaloir

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!
de celui-ci. Ma jurisprudence de 2006 exigeait ces conditions pour obtenir
l’annulation et la substitution du bénéficiaire du pacte en la place de l’acheteur.
Le législateur de 2016 a innové en consacrant en droit français, l’action ou la
demande interrogatoire. L’action interrogatoire est admise en nullité et en
matière de pacte de préférence. Le tiers peut demander au bénéficiaire de
confirmer par écrit l’existence d’un pacte de préférence et si il entend s’ne
prévaloir. Le tiers peut demander l’existence ou non d’un pacte mais
uniquement par écrit, elle doit nécessairement fixer un délai de réponse, il est
prévu que l’écrit doit mentionner qu’à défaut de réponse dans le délai fixer le
bénéficiaire du pacte ne pourra plus solliciter sa substitution ni son annulation.

§2- Les promesses de contrat

Les promesses de contrat ont se signe particuliers qu’elles contiennent déjà les
éléments essentiels du contrat. Elles ont également que au moins une des parties
à déjà consenti au contrat futur. Ces contrats de promesses sont de deux types,
d’une part les promesses unilatérales où il y a une seule des parties qui s’est
engagé à conclure le contrat définitif et d’autre part il y a las promesse
synallagmatique dans lesquelles les parties se sont toutes les deux engagées à
conclure le contrat futur.

A- La promesse unilatérale de contrat

Elle est le contrat par lequel une partie que l’on nomme le promettant accorde à
l’autre que l’on nomme alors le bénéficiaire le droit d’opter pour la conclusion
d’un contrat dont les éléments essentiels sont déterminés et pour la formation du
quel ne manque que le consentement du bénéficiaire. On retient de l’article
1124 que la promesse unilatérale est un contrat unilatéral qui ne crée des
obligations qu’à la charge que d’une partie.

1- La formation de contrat de promesse

Il lie deux parties : le promettant et le bénéficiaire, la formation de ce contrat est


conditionné à la rencontre des consentements de ces deux parties, il faut qu’il
s’accorde pour que naisse ce contrat de promesse. Le bénéficiaire se trouve dans
une situation ou il accepte l’engagement du promettant mais il ne s’engage pas à

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!
conclure le contrat définitif. La seul déclaration de volonté du bénéficiaire doit
suffire à former ce dernier en d’autres termes la promesse unilatérale doit
contenir les éléments essentiels du contrat définitif. Ex : si le contrat projeté est
un contrat de vente, la promesse devra préciser qu’elle est la chose et qu’elle est
le prix. En ce qui concerne la forme de la promesse il s’agit d’un contrat
consensuelle mais il y a des exceptions ne particuliers l’article 1589-2 du Cciv
qui prévoit notamment que les promesses unilatérales de vente d’immeuble ou
de fond de commerce doivent être constatés par acte authentique ou par un acte
sous seing privé et dans ce cas là il faudra enregistrer cette promesse sous 10
jours au risque de nullité.

2- L’exécution du contrat de promesse

Il faut se placer du point de vu du promettant et du point de vu du bénéficiaire.


A l’égard du promettant le contrat de promesse crée à sa charge l’obligation de
conclure le contrat projeté. A l’égard du bénéficiaire le contrat de promesse a
pour effet de faire naitre un droit, précisément un droit d’option à son profit, si il
choisit de conclure le contrat promis dans ce cas là il sera formé par la seule levé
d’option. Dans le cadre d’un vente immobilière si le promettant refuse de
réitérer son consentement devant le notaire alors que c’est obligatoire, les juges
estiment que l’acquéreur peut le contraindre à le faire sous la crainte ou même
qu’une décision de justice peut faire l’objet de réitération. Dans l’hypothèse où il
ne lève pas l’option dans ce cas là le contrat n’est pas formé et il pourra le faire
avec une tiers personne.

3- La révocation de la promesse

Alors que le délai d’option ne s’est pas découlé, le promettant se rétracte et retire
sa promesse, le bénéficiaire 2,3 jours après se décide, la question va se poser si la
rétractation est possible ou pas, la vente est- elle formée malgré la révocation de
la promesse. La réponse dépend de ceux à quoi s’est engagé le prometteur.

2 analyses sont possibles :

*La première consiste à dire que le promettant par le contrat de promesse a


irrévocablement donné son consentement au contrat définitif.

DROIT DES OBLIGATIONS PAGE !28 SUR 92


!
*La seconde analyse possible consiste a estimé que ce promettant c’est seulement
engagé à maintenir son offre de contracter.

Si on retient la première conception, la rétractation du promettant est inefficace,


on doit en déduire que le bénéficiaire forme tout de même le contrat; le
bénéficiaire pourrait donc agir pour obtenir la vente forcée de la chose. Dans la
seconde analyse la rétractation est irrégulière parce que le promettant ne
respecte pas son engagement, mais sa rétractation est efficace, la vente n’est pas
formé et il ne peut pas avoir de vente forcée.

Avant la réforme de 2016, la jurisprudence optait plutôt pour la seconde


analyse, la levée de l’option postérieurement à la rétractation du promettant
exclu toutes rencontre des volontés réciproques de vendre et d’acquérir donc la
réalisation forcée de la vente ne peut être ordonnée. En cas de manquement à
une obligation de faire la sanction est l’obligation de verser des dommages et des
intérêts.
Aujourd’hui on a un article 1124 alinéa 2 du Cciv qui dispose que la révocation
de la promesse pendant le temps laissé au bénéficiaire opté n’empêche pas la
formation du contrat promis, le promettant unilatéral manifeste dans la
promesse unilatéral son consentement définitif.

4- Les sanctions de la violation du contrat de promesse

On est dans l’hypothèse ou le promettant a promis, mais malgré ça il conclut


avec quelqu’un d’autre, dans ce cas là selon l’article 1124 alinéa 3, ce contrat
peut être annulé que si le bénéficiaire prouve que le tiers connaissait l’existence
de la promesse. Le bénéficiaire de la promesse pourra agir en nullité, mais il
obtiendra gain de cause qu’à condition de prouver l’existence de la promesse,
cette preuve peut être apportée par tous moyens.
2 sanctions : dommages et intérêts avec la responsabilité contractuelle et si on
prouve annulation possible.

B- La promesse synallagmatique de contrat

Cette promesse synallagmatique est un contrat par lequel deux personnes


s’engagent l’une envers l’autre à conclure à une date ultérieure un autre contrat

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!
dont les éléments essentiels sont déjà déterminés. Les parties manifestent leur
consentement dans le contrat de promesse la conclusion du contrat futur, quel
est donc l’intérêt à conclure ce contrat. Dans ce contrat de promesse une
formalité supplémentaire doit être accomplie pour que le contrat définitif soit
accompli. Dans certains cas la promesse de contrat et de contrat définitif se
confondent effectivement, si on s’intéresse au Cciv notamment à l’article 1589
on apprend que la promesse synallagmatique de vente vaut vente, donc la
promesse synallagmatique d’un contrat consensuelle vaut contrat définitif, dans
ce cas là cette promesse se définit comme une vente mais qui n’est pas encore
translative de propriété. Comme la vente est déjà conclue, si l’une des deux
parties refusent de signer le contrat définitif, l’autre partie peut obtenir la
signature forcée de c e contrat, car en réalité la vente est déjà faite et les parties
sont obligés de renouveler leur consentement. Le contrat définitif est formé au
jour de la promesse il n’y a que le transfert de propriété qui est retardé, parfois
encore les parties subordonnent net la conclusion du contrat définitif à la
survenance d’un événement incertain par exemple : l’obtention d’un prêt, c’est
une promesse synallagmatique avec condition suspensive. Cette obligation
conditionnelle est prévue à l’article 1304, il dispose que l’obligation est dite
conditionnelle lorsqu’elle dépend d’un événement futur et incertain. Dans cette
situation on considère que le contrat est juridiquement formée , la promesse de
vente vaut bien vente parce que la condition ne dépend pas de la volonté des
contractant, mais par exemple de la volonté de la banque. Soit la condition se
réalise : exemple le prêt est obtenu dans ce cas là le contrat va produire son effet
dès la promesse. Si la condition défaille, exemple le prêt est refusé, dans ce cas là
le contrat de vente va être anéanti rétroactivement donc si on apprend
aujourd’hui que la banque n’autorise pas le prêt on va faire comme si le contrat
de vente n’avait jamais été conclut.
Dans d’autre cas le contrat définitif et le contrat de promesse synallagmatique se
distingue, c’est le cas lorsque la conclusion du contrat définitif nécessite pour sa
validité l’accomplissement d’une certaine formalité, on crée une condition
supplémentaire dans la vente, et elle ne sera valable que si la formalité
supplémentaire est accomplie. La promesse fait de la vente un contrat solennel
lorsque on ajoute une formalité et lorsque la promesse vaut contrat définitif le
contrat est consensuel.

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!
Titre 2 : La validité du contrat

Chapitre 1 : Les conditions de validité du contrat

Le droit français exige la réunion de plusieurs condition pour que le contrat soit
valable, ce sont essentiellement des conditions de fonds, mais on peut avoir
également quelques conditions de formes.

Section 1- Les conditions de fonds

L’article 1228 du Cciv énumère 3 conditions nécessaire à la validité du contrat,


d’abord le consentement des parties, ensuite leur capacité de contracter et enfin
un contenu licite et certain du contrat. Depuis 2016 il y a ces 3 conditions, avant
2016 4 conditions étaient exigées, il y avait le consentement , la capacité, il
exigeait un objet certain du contrat qui forme la matière de l’engagement et
enfin une cause licite. L’objet et la cause on disparu du Cciv car ils ont été
enveloppé par la notion de contenu du contrat. Aujourd’hui on va parler de
contenu du contrat.

§1- Le consentement

La conclusion du contrat crée des obligations à al charge des parties donc


chaque partie va prendre à sa charge une obligation qu’elle sera obligée
d’exécuter, il est logique et nécessaire que les volontés exprimés reflètent
certaines qualités, le consentement doit être réel, libre et éclairé. Il faut protéger
le consentement , il y a deux formes de protection du consentement.
*Les mécanisme curatifs, ce sont les mécanismes qui vont sanctionner le contrat
lorsque on constate que le consentement était altéré au moment de la formation.
Ce sont ceux qui sont classiquement envisagés par le cciv.

*Les mécanismes préventifs, c’est une protection qui va être assurée avant la
conclusion du contrat, pour prévenir le mauvais consentement. Ce sont donc

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des mécanismes qui visent soit à éviter la conclusion irréfléchie du contrat, soit
ils permettent d’assurer l’information du contractant.

A- Les techniques curatives de protection du consentement

Le consentement des parties est valable que si il est réel, libre et éclairé, 3
qualités que le consentement doit réunir.

1- Un consentement réel

On considère qu’un consentement est réel si il ne résulte pas d’une volonté


déficiente, cette condition résulté des article 414-1 et 1129 du cciv, il faut être
sain d’esprit pour consentir valablement à un contrat. Les nullités pour
incapacités sont à distinguer de l’insanité d’esprit. Exemple : Arrêt du 25
Septembre 2013 de la 1 ère chambre civile de la cour de cassation.

2- Un consentement libre et éclairé : la théorie des vices du


consentement

Ces deux caractères font référence à une théorie des vices du consentement. Le
consentement qui n’est pas libre et pas éclairé il est vicié. Le cciv envisage 3 type
de vice du consentement :
*l’erreur
*le dol
*la violence

L’erreur et le dol sont une erreur donc ils affectent le consentement dans son
élément éclairé, la violence atteint le consentement sur son élément de liberté.

a) L’erreur

Dans le Cciv 5 articles sont spécifiquement consacrés à l’erreur : article 1132 à


1136. L’erreur est une fausse représentation de la réalité, c’est une croyance
erronée du contractant. Au moment de la conclusion du contrat, un contractant
s’est trompé.

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!
Toutes erreurs commises doivent elles impliquer l’annulation du contrat?
Si on retient toutes les erreurs, alors le contractant est très bien protégé mais cela
implique une certaine insécurité juridique.
Le législateur a préféré privilégier la sécurité juridique, et pour ce faire il va
limiter les erreurs susceptibles d’engendrer l’annulation du contrat.
En vertu de l’article 1132 du Cvi seul deux types d’erreurs sont retenus comme
des vices du consentement, il s’agit d’une part des erreurs sur les qualités
essentiels de la prestation dû et d’autre part erreur sur les qualités essentiels du
co-contractant. A côté de ces deux types d’erreurs, il y a d’autres catégorie
d’erreur qui implique l’annulation du contrat : l’erreur obstacle. Les erreurs
indifférentes elles ne mènent pas à l’annulation du contrat.

*L’erreur portant sur les qualités essentiels de la prestation dû, à l’article 1132
du ccid depuis la réforme de Février 2016, ce texte dispose que l’erreur est une
cause de nullité de la convention que lorsqu’elle tombe sur la substance même
de la chose qui en est l’objet. Derrière ce terme substance il y avait deux choses
qui se cachaient : la matière physique et plus largement les qualités substantielles
de la chose. L’article 1133 du cciv précise que les qualités essentielles de la
prestations sont celles qui ont été expressément ou tacitement convenus et en
considération des quelles les parties ont contractées. L’article 1133 alinéa 2
prévoit que l’erreur est une cause de nullité qu’elle porte sur la prestation de l’un
ou l’autre des contractants en d’autres termes. Exemple : arrêt Poussin et
arrêt Fragonard. L’aléa chasse la nullité.

*L’erreur sur les qualités essentielles du co-contractant, article 1132 admet que
l’erreur sur les qualités essentielles du co-contractant peut être une cause de la
nullité du contrat, l’article 1134 limité cette possibilité selon ce texte, l’erreur sur
les qualités essentielles du co-contractant n’est possible que si le contrat a été
conclut en considération de la personne, c’est ce qu’on appelle les contrats
conclut intuitu personae. L’intuitu personae existe toujours dans les contrats à
titre gratuit, exemple : une donation est forcément en raison considération d’une
personne, mais il existe parfois dans les contrat à titre onéreux : exemple une
oeuvre d’art.

*L’erreur obstacle, ce sont sans doute les plus graves, car les consentements ne se
sont même pas rencontrés car les parties n’ont pas voulu la même chose.

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Exemple : erreur sur la nature du contrat. L’erreur peut également porter sur
l’objet du contrat, il y a également erreur d’obstacle sur les erreurs matériels,
exemple : le prix. Ce sont quand même des erreurs qui mènent à la nullité du
contrat.

*L’erreur indifférente, n’affecte pas la validité du contrat, ce ne sont pas des


causes de nullité car on maintient le contrat. Article 1136 dit que l’erreur sur la
valeur n’engendre pas une annulation du contrat. En cas d’erreur sur un simple
motif, l’erreur est indifférente et le contrat ne sera pas annulé : article 1135.

Les conditions de l’annulation de la nullité pour erreur

L’erreur doit présenter des caractères de manières cumulatives, elle doit revêtir
le caractère déterminant et le caractère excusables d’une part.

*Le caractère déterminant de l’erreur résulte de l’article 1130 du cciv, ce texte


dispose que l’erreur constitue un vice de consentement lorsqu’elle est de telle
nature que sans elle l’une des parties n’aurait pas contractée ou aurait contracté
à des conditions substantiellement différente.
Deux méthodes d’appréciation possibles :
L’appréciation dite objective, in abstracto, c’est une appréciation qui se fait en
référence à l’opinion commune
L’autre méthode possible c’est l’appréciation subjective, in concreto dans ce cas
là c'est une appréciation qui se fait par référence de la personne qui s’est
trompée.
Le législateur de 2016 a tranché et il a tranché en faveur de l’appréciation in
concreto, ce qui signifie que l’appréciation du caractère déterminant de l’erreur
va se fair en considération de cette personne, ses capacités, ses qualités, les
circonstances, etc.
*le caractère excusable de l’erreur, l’erreur c’est une cause de nullité que si elle
est excusable, a contrario si l’erreur est considérée comme inexcusable on doit
en déduire que le contrat sera maintenue. Ce caractère excusable est également
in concreto.

*Le caractère commun de l’erreur, dire que l’erreur doit être commune signifie
pas que l’erreur doit être commise par les deux parties mais cela signifie que

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cette qualité essentielle sur laquelle ‘l'erreur a été commise doit être connue de
l’autre partie. Les tribunaux exigent que l’erreur soit commune mais ne le disent
pas.
Le législateur de 2016 a fait le choix de ne pas évoquer ce caractère ce qui peut
faire penser qu’on a abandonné cette condition.

b) Le dol

Son régime est énoncé aux article 1137 à 1139, l’article 1137 le définit, le dol est
le fait pour un contractant d’obtenir le consentement de l’autre par des
manoeuvres ou des mensonges, le texte ajoute : constitue également un dol la
dissimulation intentionnelle par l’un des contractants d’une information dot il
sait le caractère déterminant pour l’autre partie. Le dol désigne un
comportement qui est destiné à induire en erreur le co-contractant, on cherche
à induire en erreur l’autre partie pour le convaincre de conclure le contrat.
Le dol menant à une erreur sur la valeur mène à une annulation du contrat, le
dol présente un double caractère , d’une part c’est un vice du consentement
mais c’est également un délit civil et lorsque on commet une faute qui cause à
autrui un préjudice on peut être condamné à payer. La victime du dol peut se
contenter de demander des dommages et intérêts.
Le dol comprend deux éléments, à la fois un élément matériel et un élément
psychologique, de là 4 conditions doivent être réunies pour qu’un dol soit réunit,
il faut cet élément matériel, cet éléments psychologique qui montre l’intention ,
il faut que le dol émane du co-contractant, et il faut que le dol est été
déterminant de l’erreur commise.

*Un élément matériel, l’élément matériel peut s’agir d’abord de manoeuvres ou


encore de mensonge, ou des omissions intentionnelles. Les manoeuvres sont des
actes qui sont intentionnellement accomplit en vu de tromper le co-contractant,
exemple : falsification de document. Le mensonge c’est le fait de cacher quelque
chose, le mensonge et la manoeuvre permettent de prouver à la fois l’élément
matériel et aussi l’élément intentionnel. Le mensonge doit relever d’une certaine
gravité. Les bon dol sont des mensonges tolérés ils permettent de vendre un
objet en exagérant, c’est un menu mensonge fait pas un commerçant. La
dissimulation intentionnelle d’une information déterminante on l’a nomme
parfois la réticence dolosive, on parle d’une omission, d’une dissimulation

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intentionnelle, cette réticence est admise en dol depuis les années 70, pour que
cette réticence dolosive soit admise et sanctionnée. Article 1112-1 : obligation
d’informer l’autre. Exemple de réticence dolosive dissimulation d’un projet
immobilier en vue d’une vente d’un autre bien immobilier, dissimulation de
l’existence d’inondations antérieures, dissimulation de la construction proche
d’une usine qui est source de nuisance.

*Un dol émanant du co-contractant, c’est une condition traditionnelle, l’article


1137 du cciv le confirme. Lorsque le dol émane d’un tiers il y aura des
dommages et des intérêts mais le contrat sera maintenu alors que si il émane
d’un co-contractant le contrat pourra être annulé et il y aura aussi des
dommages et des intérêts. Le dol peut aussi émaner du représentant du co-
contractant, l’article 1138 explique que le dol est exceptionnellement admis
lorsqu’il émane d’un tiers de connivence, c’est le complice du co-contractant qui
a assuré le dol. Le co-contractant n'est pas totalement étranger au dol, il a prit
l’initiative de provoquer le mensonge.

*Un élément intentionnel; cela veut dire qu’on a l’intention de tromper, le dol
ne saura sanctionner que si il a été fait en vue de tromper le con-contractant.
Souvent le juge estimera que la réticence est dolosive que celui qui s’est tu
connaissait l’information et son importance, et il en déduira l’intention de
tromper. La jurisprudence a déjà pu estimer que le contractant professionnel ne
pouvait pas ignorer l’information.

*Une erreur, le co-contractant de l’auteur du dol doit avoir commit une erreur
et il doit avoir eu une conception erronée de la réalité. L’erreur est prise en
compte de manière plus souple : première différence à l’égard de son caractère
excusable. L’erreur provoqué par un dol n’a pas besoin d’être excusable. Les
erreurs indifférents ne sont pas prise en compte ici, l’erreur sur la valeur peut
entrainer la nullité du contrat si elle st provoquée par un dol, le domaine est plus
large.

*Il faut que le dol soit déterminant de l’erreur commise, il faut prouver que la
manoeuvre, le mensonge ou la réticence a provoqué l’erreur, sans cela on ne se
saurait pas trompé, on n’aurait pas contracté ou alors avec des conditions
substantiellement différentes. Lorsque la personne n’aurait pas contracté du tout

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on parle de dol principale, on parle de dol incident c’est quand on aurait
contracté mais à des conditions substantiellement différente. Le juge va tenir
compte de la personne du co-contractant, de son comportement, sa
personnalité, des parties en cause, etc.

c) La violence

La violence atteint le consentement dans son élément de liberté. On consent


parce que on est pas libre de ne pas consentir, il se résout à conclure car la
personne à le sentiment que cela lui permet d’échapper à un mal plus grand,
c’est donc la crainte. 


Il existe plusieurs forme de violences :

*Les formes de la violence

La violence elle peut être imputable à l’homme , elle peut consister en une
violence physique véritablement, mais également d’une violence morale comme
une simple menace par exemple. LA violence morale est clairement la plus
fréquente, elle consiste à menacer le contractant d’un mal, ce mal peut
l’atteindre dans sa personne, ou peut atteindre à sa famille, ou encore dans ses
biens. On peut menacer par exemple une personne de le diffamer.

L’article 1140 dispose qu’il ya violence lorsqu’un parti s’engage sous la pression
d’une contrainte qui le contraint à mettre à mal ses biens, sa famille ou sa
personne. La menace d’une voie de droit ne constitue pas non plus une violence,
la violence peut être liée à l’exploitation de circonstances extérieures, et dans ce
cas à sa reconnaissance peut il faut qu’il existe véritablement un élément ou des
circonstances extérieures au contractant, il faut d’autre part que ces
circonstances est été exploitées au préjudice de l’autre. L’exploitation d’un état
de nécessité et là on se rapproche du deuxième type de circonstances, c’est à dire
les circonstances économiques. Droit de la consommation, droit de la
concurrence, en droit des obligations la jurisprudence est plus réservée, pour ce
faire les juges exigent que soit prouvé des circonstances économiques
défavorable au contractant il faut également prouver l’exploitation abusive de

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!
cette situation de dépendance économique qui caractérise des agissements
illégitimes.
Le code réformé consacre cette jurisprudence à l’article 1143 nouveau il dispose
qu’il y a également violence lorsqu’une partie abusant de l’état de dépendance
dans lequel se trouve son co-contractant obtient de lui un engagement qu’il
n’aurait pas souscrit en l’absence d’une telle contrainte et en tire un avantage
manifestement excessif.

*Les conditions de l’annulation pour violence

La violence doit être déterminante du consentement, la violence doit être


suffisamment grave pour impressionner une personne raisonnable pour
l’amener a contracter. La crainte doit exister au moment de la formation du
contrat. L’appréciation de la gravité se fait in concreto, au cas par cas. La
violence peut être déterminante même si elle peut être contractée sur les proches

La violence doit être illégitime pour mener à l’annulation du contrat, la crainte


révérencielle s’agit de la peut de déplaire à ses ascendants est une violence
légitime, on ne pourra pas donc obtenir l’annulation du contrat car la violence
légitime

La menace d’exercer une voie de droit en principe est également légitime.

La violence peut émaner indifféremment du contractant ou d’un tiers selon


l’article 1142 du Cciv car la violence est une des plus graves de vices du
consentement.

B- Les techniques modernes préventives de protection du consentement

Aujourd’hui la théorie des vices du consentement parait insuffisante, ces


techniques préventives sont l’oeuvre de la jurisprudence et aussi l’oeuvre du
législateur.

1- L’obligation précontractuelle d’information

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C’est le devoir qui est fait à une personne qui détient une information utile à
l’autre partie de lui délivrer cette information.

a) Les obligations d’information en droit commun

c'est la jurisprudence qui la imposée pour la première fois, c’est une obligation
jurisprudentielle, cette obligation prend sa source dans l’inégalité d’information
entre les parties contractantes.

*Le fondement

Cette obligation d’information est né progressivement, deux conceptions :

-La conception classique du contrat repose sur un antagonisme d’intérêt et il en


résulterait que il appartient à chaque contractant de se renseigner lui même.

-la conception moderne du contrat, c’est le cas où le contrat est un instrument


de coopération entre les parties, chacune doit coopérer, une exigence de loyauté
existerait lors de la formation du contrat.
Pendant longtemps la jurisprudence a considérer que chaque individu est apte à
se renseigner lui même, il n’existait pas d’obligation d’information or des
exceptions légales. La jurisprudence constatant ces inégalités, elle a donc opter
pour une obligation de renseignement et même de conseil, donc elle a intégré de
la conception moderne dans ces articles.L’article 1134 alinéa 3 dispose que les
conventions doivent être exécutées de bonne foi. L’article 1112-1 du cciv prévoit
que celle des parties qui connait l’information dont l’importance est
déterminante pour le consentement de l’autre doit lui informer légitimement..
Aujourd’hui on a une obligation générale précontractuelle d’information.

*Les conditions d’existence de cette obligation précontractuelle d’information

Plusieurs conditions existent, certaines concernent le débiteur, et d’autre


concernent le créancier.


Concernant le débiteur, il faut qu’il détienne une information pertinente, c’est
une information qui est susceptible d’influence le consentement du co-

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!
contractant. Les professionnels doivent se renseigner ils ne peuvent pas
prétendre ne pas connaitre l’information. C’est celui qui doit informer qui doit
prouver qu’il a bien informé.
Concernant le créancier de l’obligation d’information , il doit avoir une
information pertinente, on va présumé qu’il détient l’information. Ce créancier
doit être dans l’ignorance légitime de l’information, ce qui sera le cas si il était
dans l’impossibilité de se renseigner lui même, mais globalement l’obligation de
se renseigner est aujourd’hui en retrait car certaines informations sont très
techniques. La jurisprudence a toute fois posée certaines limites; elle considère
que cette obligation ne peut pas aller jusqu’à imposer à l’acheteur d’informer le
vendeur de la réelle valeur du bien vendu. Le devoir d’information ne porte pas
sur l’estimation de la valeur de la prestation.

*Les sanctions

Elles sont précisées à l’article 1112-1 alinéa 6, on pourra obtenir l’annulation en


cas de manquement, si il génère un dol. A côté de cette obligation générale
d’information on a des obligations spéciales.

b) Les obligations précontractuelles d’information en droit de la
consommation

C’est essentiellement en droit de consommation que ces obligations


précontractuelles se sont multipliées, par exemple le code de la consommation
prévoit l’obligation pour le professionnel d’informer le consommateur sur les
caractéristiques essentielles des produits ou services qu’il offre au public. Il doit
également informer le consommateur sur les prix des produits ou des services,
également sur les limitations éventuelles de responsabilité, sur les conditions
générales de vente. Ces obligations d’informations sont souvent imposés sous la
rédaction du’n écrit, cet écrit est transmis au consommateur, le formalisme
informatif qui est souvent sanctionné par la nullité du contrat.

2- Les délais de réflexion

2 types de délais :

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!
A retarder le moment de l’acceptation de l’offre, on impose un délai avant
l’acceptation durant lequel il doit réfléchir, ces délais consiste également à
permettre de revenir sur son acceptation, ce délai est souvent de 14 jours. 

Le deuxième type de délai c’est le droit de repentir, il existe en diverses matières,
essentiellement en matière de démarchage à domicile, qui consiste à proposer à
un consommateur de souscrire à un contrat, à partir de sa réception par le
consommateur.
Le contrat de crédit à la consommation, pour accepter l’offre de crédit à la
consommation, l’emprunteur doit remettre un exemplaire de l’offre au prêteur
daté et signé. C’est la date de cette signature qui marque le début du délai de
rétractation. Là encore on prend le consommateur par la main.
Cas pratique

Monsieur A. qui avait déjà été propriétaire d’un 4x4, décide d’acheter un
véhicule d’une certaine marque, c’est un 4x4, toutes les informations sont
données. Monsieur A a pris contact téléphoniquement avec le vendeur, il se rend
chez lui pour effectuer l’achat, il essaye le véhicule pendant «30 min, l’achat se
fait et après l’achat il parcourt 2500 km, il affirme auprès du garagiste que le
bien n’est pas conforme à l’achat.

1 ère étape : qualifier juridiquement la situation, on commence par poser les


premiers textes. Le dol c’est le fait pour un contractant, la sanction du dol c’est
la nullité relative du contrat, on a 5 ans pour agir à partir de la connaissance du
dol, lorsqu’on peut agir sur le fondement du dol, on peut toujours essayer
d’invoquer l’erreur.

2 ème condition : la capacité de contracter.

§2- La capacité de contracter

Est ce que elle a l’aptitude juridique de conclure un tel acte, le principe c’est la
capacité, par principe toutes personnes est capable de contracter, l’exception
c’est l’incapacité. Sont incapable de contracter : les mineurs non émancipés sont
incapables juridiquement, et les majeurs protégés. La loi peut déclarer une
personne de manière générale, c’est à dire pour tout acte soit de manière
spéciale.

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!
Par ailleurs l’incapacité peut être soit de jouissance, soit d’exercice.

A- Les incapacités de jouissance

La capacité de jouissance c’est l’aptitude d’être titulaire d’un droit, l’incapacité


de jouissance prive les personnes de certains droits. Ces incapacités peuvent
frapper une personne physique ou une personne morale.
Ces incapacités de jouissance visent toujours un acte spécial et jamais général.
Elles résultent parfois du législateur qui craint que certaines personnes en
situation privilégiée pourraient abuser de certaines situations. Ou alors résulte
de l’ordre public.
Ces incapacités peuvent frapper une personne physique (témoigne de la
méfiance du législatif) ; lorsque une personne est mourant elle ne peut pas faire
de lègue au personnel médical car ils sont en position privilégiée ou moral, ce
qui justifie que certaines sociétés ne peuvent accomplir d’acte que dans leur
objet social, pour servir leur raison d’être.

B- Les incapacités d’exercice

Les personnes frappées d’une incapacités d’exercice, restent titulaire de leur


droits mais elles ne peuvent pas les exercer. Parfois elles doivent être assistées de
droit, pour les protéger contre elle même et contre les tiers qui pourrait abuser
de leur faiblesse. C’est pourquoi la loi aide et protège les mineurs, et également
les majeurs lorsque leur états rend nécessaire la protection de leur patrimoine,
surtout quand leur facultés mentales sont altérées. On peut placer quelqu’un
sous sauvegarde de justice ; de courte durée et qui permet aux personnes d’être
représentée pour certains actes.
Après la sauvegarde de justice, si elle ne suffit pas on peut prononcer une
curatelle qui est une mesure judiciaire destinée à protégé le majeur qui n’est pas
or d’état d’agir lui même qui a besoin d’être quand même surveillé.
La dernière mesure la plus grave c’est la tutelle qui est une mesure judiciaire
pour protéger la personne majeure, le tuteur va le représenter dans les actes de
la vie civile lorsque la personne n’est plus en état de veiller à ses propres intérêts.

§3- Le contenu du contrat

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Dans le code civil de 1804, le législateur différencie l’objet et la cause, et
l’ordonnance de 2016 a regroupé l’objet et la cause dans une condition unique
intitulée le contenu du contrat. Les nouveaux textes reprennent bien les termes
objet mais le terme de cause disparu du code civil, mais la notion subsiste.
Avant 2016 on avait 2 types de causes :

-La cause objective, c’était une cause qui était la même pour tout type de
contrat, aujourd’hui dans le code civil

-La cause subjective propre à chaque contrat appelé aujourd’hui le but.

A- L’objet

Avant 2016, l’objet était déjà envisagé par le code civil et il visait l’objet de
l’obligation et l’objet du contrat qui sont 2 notions distinctes. L’ordonnance de
2016 se contente de dire « objet de l’obligation » mais les règles subsistent.

1- L’objet de l’obligation

Il s’agit de la prestation qui est dû par l’un des contractant. Ce à quoi le débiteur
est tenu envers le créancier .

Exemple : le contrat de vente : l’objet de l’obligation du vendeur est la prestation
qui consiste à livrer la chose.L’objet de l’obligation de l’acheteur est de payer le
prix.

L’article 1163 : l’objet de l’obligation est la prestation. Donc pas de changement.

L’objet de l’obligation doit présenter un certains nombre de caractères. L’objet


possible, un objet déterminé ou déterminable et un objet licite. Ce sont les 3
caractères pour que le contrat soit valable.

a) La possibilité de l’objet

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!
« L’obligation doit être possible », alors que l’ancien imposait l’existence. Les
deux conditions se rejoignent car dire que l’objet est possible c’est qu’il peut
exister ou susceptible d’exister dans l’avenir.
Objet est possible : quand est ce qu’il doit véritablement exister ?

Cette condition de possibilité est imposé par l’article 1163 nouveau, le texte
nous dit que l’obligation doit être possible, en principe pour ce qui est des
obligations portant sur une chose, lorsque le contrat crée un obligation qui porte
sur une chose. En principe, pour ce qui est des obligations portant sur une chose,
cet objet doit exister au moment de la conclusion du contrat. Mais en réalité, il
suffit que cet objet existe au moment de l’exécution du contrat.
« L’obligation à pour objet une prestation présente ou future » c’est fréquent ;
exemple une maison à construire, la prestation est future.

Si la chose future n’existe pas au moment de l’exécution du contrat il faut


distinguer selon l’intention des partis :

1ère hypothèse : les parties étaient conscient qu’il existait un aléa que peut être
la chose future allez exister dans le futur ou pas ; exemple du coup de filet du
pécheur, s’il pèche ou non pas de sanction.

2ème hypothèse : on est dans l’hypothèse où le vendeur est tenu de commander


mais pas de livrer, si le vendeur ne commande pas le bien, l’objet n’existe pas au
moment du contrat, il sera sanctionné. L’objet stipulé est impossible, dans ce cas
là le contrat encoure la nullité. L’objet du contrat stipulé est impossible, le
contrat encoure la nullité.

Il y a deux types d’impossibilité :

-L’impossibilité absolue d’exécution de la prestation promise, c’est que


l’impossibilité découle de la chose elle même, l’objet est impossible car la chose
est impossible. Ex : interdiction de construire ; personne ne pourra le faire.

-L’impossibilité relative, le débiteur de la prestation s’est engagé à réaliser une


prestation au dessus de ses possibilités. Dans ce cas l’impossibilité est relative car
quelqu’un d’autre peut e faire. Elle est liée à la nature du débiteur. Mais il y a un

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!
objet possible, c’est une inaptitude du contractant. Il va donc commettre une
faute en ne réalisant pas le contrat et va engager sa responsabilité.

b) La détermination ou la determinabilité de l’objet

Le contractant doit savoir ceux à quoi il s’engage et c’est pourquoi il faut que
l’objet soit déterminée.

*Les règles générales

La jurisprudence dit que l’objet doit être déterminable, elle veut être plus souple.
Le législateur affirme que l’objet peut être déterminé ou déterminable.

La jurisprudence d’avant réforme (2016) était relativement souple sur ces


exigences. L’obligation est déterminée quand c’est écrit dans le contrat le
créancier et le débiteur sait ce qu’ils se doivent. La jurisprudence considérait que
l’objet était déterminable lorsque le contrat contenait tous les éléments qui
allaient permettre le moment venu de déterminer l’objet dans le futur. Sans
avoir a manifesté sa volonté.
Article 1162, alinéa 3, sa constitution est encore plus souple que celle de la
jurisprudence « la prestation est déterminable lorsqu’elle peut être déduite du
contrat, elle est déterminable par références aux usages ou aux relations
antérieurs des partis. Le législateur est plus souple car il ajoute les usages et les
relations comme détermination de l’objet.

Comment mettre en œuvre cette exigence ?

Obligation ayant pour objet une chose : le contrat doit préciser si la chose est un
corps certains ou une chose de genre. On a un corps certain quand la chose est
unique et n’existe qu’en une fois ; ex : un immeuble. Il devra désigner sa chose
face à son espèce.
Pour une chose de genre, c’est une chose interchangeable, substituable. Cette
chose doit être doublement déterminée. Elle doit être déterminée quand à son
genre, l’espèce ; livraison de métaux, quels métaux. Cela ne suffit pas, il faut
donner la quantité de l’objet. Cette quantité ou quotité peut être incertaine au
moment de la conclusion de contrat ce n’est pas grave.

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!
Il faut déterminer avec un minimum de précisions le service promis ; « faire un
geste » n’est pas assez précis.
La qualité de la chose ; préciser dans le contrat ce qui était attendu, quand les
partis s’entendent, le contrat est conclu. En cas de non entente, l’article 1166 du
code civil prévoit que « lorsque la qualité de la prestation n’est pas déterminée
ou déterminable, le débiteur doit offrir une prestation de qualité conforme aux
attentes légitimes des partis, en déterminant ces attentes en considération de la
nature du contrat, des usages et du montant de la contre partie. »

Exemple :

Société DPM avait conclu un contrat avec un femme « accord de création d’un
point club vidéo » il prévoyait que la société donné en location à sa
cocontractante des cassettes qu’elle même mettra en vente. Le genre des vidéos
est cité mais pas les titres. Et la femme peut renvoyer les vidéos et en recevoir
d’autres après. Elle prétend que le bailleur choisis les titres, donc que l’objet n’est
pas déterminé. Elle demande la nullité du contrat pour défaut, car la prestation
n’est pas déterminée.
L’objet de l’obligation est la mise à disposition de cassettes ; obligation de faire
qui porte sur des choses. Il faut déterminer si c’est un corps certains ou d’une
chose de genre. Ensuite il faut confronter l’espèce à l’égard du code civil. Ce
sont des choses de genre, fongibles. En l’espèce quantité est dite « 200 vidéos »
mais objet de détermination face à son espèce, est ce suffisant ? Oui car faculté
d’échange mais la cour d’appel ne cautionne pas l’analyse, « l’objet de la
location dépend de la seule volonté du bailleur ». la cour de cassation juge qu’à
lire les stipulations du contrat, l’objet était bien déterminée. Donc dans l’arrêt
point vidéo, elle nous dit que l’objet était bien déterminé.

*Le cas du prix

Le cas particulier du prix ne concerne que les contrats conclut à titre onéreux.
Le prix pose quelques difficultés, tout d’abord la jurisprudence considère que le
prix doit être déterminé ou éventuellement déterminable selon des critères
objectifs par exemple les parties pourront faire référence à un indice.

Pour 2 types de contrat il y a exception :

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!
-Les contrats qui ont pour objet un prestation de service, les contrats qui ont
pour objet une activité humaine, il est parfois impossible de connaitre par
avance l’étendu des moyens qui vont devoir mit à disposition pour parvenir à
l’exécution du contrat. Si on ne peut as évaluer par avance, il n’est pas non plus
possible de chiffrer par avance le prix de la prestation. La jurisprudence
considère que la détermination du prix n’est pas une condition de validité du
contrat. Elle précise que donc les parties peuvent s’entendre sur le prix après
l’exécution de la prestation, c’est un arrêt de la 1ère chambres civile du 28
novembre 2000. Pour ces contrats l’ordonnance du 10 février 2016 est venu
préciser ce point en modifiant l’article 1165 du Cciv, selon ce texte dans les
contrats de prestations de services, à défaut d’accord des parties avant
l’exécution dans ce cas là le prix peut être fixé par le créancier seul, il peut fixer
unilatéralement le prix. SI le débiteur est en désaccord sur le prix il va e
contester et en en cas de contestation, le créancier devra motiver l’évaluation
qu’ile en a faite, si il se révèle que le créancier a commis un abus dans la fixation
du prix le juge pourra être saisit pour une demande de dommages et intérêts. Le
créancier pourra engager sa responsabilité civile.

-Il s’agit des contrats cadres qui sont des contrats de distribution qui s’échelonne
dans le temps. On imagine un contrat cadre entre commerçant un distributeur
et un fournisseur. Le commerçant s’engage à s’approvisionner vers le fabricant à
des prix qui seront déterminés par le fabricant lui même, c’est ce qu’on appelle
la référence au tarif fournisseur. De son côté le fabricant s’engage à aider le
commerçant à s’installer, etc. On retrouve ce schéma dans les contrats de
franchises. À la suite d’une évolution jurisprudentielle, la cour de cassation a
admis en 1995, en assemblée plénière, a jugé que l’exigence d’un prix déterminé
n’est pas applicable à ces contrats. Elle précise que la clause faisant référence au
tarif en vigueur au jour de commandes d’approvisionnement à intervenir, cette
clause n’affecte pas la validité du contrat. La cour de cassation précise que si un
abus est commit par la fixation du prix par le fournisseur, cet abus donnera lieu
à résiliation du contrat ou à indemnisation avec la responsabilité et des
dommages et intérêts. Cette solution ne vaut que sous réserves de textes
spéciaux. L’article 1591 du Cciv concernant la vente dispose que le prix de la
vente doit être déterminé et désigné par les parties. L’article 1164 du Cciv
prévoit que dans les contrats cadre il peut être convenu que le prix sera fixé

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!
unilatéralement par l’une ou l’autre des parties, rien de nouveau par rapport à
l’ancienne jurisprudence, mais l’article ajoute une nouveauté « à charge pour
elle d’en motiver le montant en cas de contestation » désormais si l’autre partie
conteste l’évaluation, celui qui a fixé unilatéralement le prix devrait motiver son
évolution on accorde un pouvoir unilatéral au contractant. Première sanction :
des dommages et intérêts, deuxième sanction : l’anéantissement du contrat.

c) La licéité de l’objet

Il y a une limite, l’objet doit être licite. Traditionnellement dans l code civil de
1804, le législateur exige que l’objet soit déjà dans le commerce, il exige qu’il soit
conforme à l’ordre public et au bonne moeurs d’autre part.

*Un objet dans le commerce

La règle est que seule les choses dans le commerce peuvent faire l’objet de
contrat, par commerce il faut comprendre commerce juridique. Pour être dans
le commerce juridique la chose doit être licite càd qu’elle doit être susceptible de
droit et d’obligation. Un exemple de chose : la drogue, elle n’est pas dans le
commerce juridique.
Les choses hors commerce juridique sont exclues dans l’intérêt public : il s’agit
premièrement des choses communes qui sont insusceptible d’appropriation
parce que elles appartiennent à tout le monde (l’eau, l’air, etc). Les choses
dangereuses parce que elles menacent la santé publique mais aussi des choses
dangereuses parce que elles mettent en danger les utilisateurs. En droit de la
consommation le fabricant est obligé de vérifier la sécurité de l’objet que tout le
monde attend légitimement.
Les choses attachées à la personne, les éléments du corps humain, ce qui
prohibe les contrats de mères porteuses en France on intègre aussi le droit à al
vie privée, à la personnalité, etc. L’interdiction porte sur l’usage patrimoniale de
la chose, on peut donner notre sang mais pas le vendre. La nécessité pour l’objet
d’être dans le commerce juridique était exprimé à l’article 1128 du Cciv avant la
réforme, cet article n’a pas été repris dans l’ordonnance, l’article nouveau c’est
l’article 1162 qui dispose simplement que le contrat ne peut déroger à l’ordre
public ni par ses stipulations, ni par son but que ce dernier est été connu ou non
par toutes les parties.

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!
*L’objet conforme à l’ordre public

Le Cciv avant la réforme exigeait que l’objet soit conforme à l’ordre public et
aux bonne moeurs si on reprend l’article 1162. On note que les bonne moeurs
ont disparu depuis la réforme, on les a abandonné parce que c’est une notion
qui revêtait un caractère désuète, et cela peut s’expliquer que la notion de bonne
moeurs peut être attachée celle de l’ordre public. Les bonnes moeurs n’ont pas
totalement disparu parce que l’article 6 du Cciv lui subsiste même si il ne se
trouve pas dans la partie relative aux contrats mais en tête du code. L’article 6
est beaucoup plu général que l’article 1162.

L’ordre public renvois à des règles tellement essentielles qu’aucuns contrats,
aucunes conventions ne peut y déroger.

Comment reconnaître une règle d’ordre public ?

Parfois al loi précise le caractère de la loi qui est de l’ordre public exemple :
article 1104. D’autrefois ce n’est pas dit explicitement mais c’est très clair: article
1388 du Cciv dispose que « les époux ne peuvent déroger ni aux droit ni aux
devoirs… ». Il est plus difficile lorsque il n’y a pas de dispositions légales, c’est au
juge qui doit attribuer l’ordre public on parle d’ordre public virtuel.

Quel est le contenu de l’ordre public ?

L’ordre public varie dans le temps et dans l’espace, il correspond aux valeurs
essentielles de la société, selon les pays, les époques et les cultures l’ordre public
est relatif. 

on distingue plusieurs types d’ordre public:
-l’ordre public classique, politique. Il protège les valeurs essentielles de la société,
qui sont relatives à l’Etat à la famille et aux libertés individuelles, ce sont des
valeurs qui s’intéressent aux principes supérieurs de notre civilisation. Exemple :
On ne peut pas conclure un contrat en dissimulant une partie du prix pour
échapper à une certaine imposition fiscale, qui est nécessaire à l’ordre public
politique.
-l’ordre publique économique. Il défend des valeurs relatives à l’économie, il est
plus récent et s’est développé après la seconde guerre mondiale, il traduit le

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changement d’attitude de l’Etat qui va se mettre à intervenir pour influer sur le
mode de fonctionnement de la société, l’ordre public économique a vocation a
réglementer les échanges de biens et services.
Ces deux finalité se traduisent par deux notions : l’ordre public de direction qui
va permettre au pouvoir public de réaliser certains choix économiques, et il y a
l’ordre public de protection qui lui vise à protéger certaines catégories de
personnes. Exemple : on a un article qui interdit les ententes pour préserver la
libre concurrence elles relèvent de l’ordre public d’économie de direction. Les
clauses abusives sont des clauses qui créent un déséquilibre significatif, sont
réputés non écrit pour protéger le consommateur.

2- L’objet du contrat

L’objet du contrat vise globalement l’opération juridique d’ensemble voulue par


les parties par exemple dans la vente l’opération juridique voulue par les partie
c’est le transfert de propriété monnayant une somme d’argent.
2 difficultés surviennent s’agissant de cet objet du contrat :
-la question de l’équilibre de l’opération contractuelle, la question de la valeur
-la licéité de l’obligation, de l’objet du contrat. Chaque obligation peut être licite
mais l’objet peut être illicite.

a) La valeur de l’objet du contrat

Les prestations de contrat n’ont pas a être absolument équilibré, il peut être
valable même avec des prestations déséquilibrés mais la limite tient à l’excès. Le
contrat extrêmement déséquilibré est sanctionné.

Comment le sanctionner ?

Il peut l’être d’une part de manière ponctuelle avec la reconnaissance d’une


lésion, le Cciv contient désormais un Artois

*La lésion une sanction spéciale

Le Cciv n’admet que très restrictivement la lésion. C’est une exception. l’article
1168 du Cciv dispose que dans les contrats synallagmatique le défaut

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!
d’équivalence des prestations n’est pas une cause de nullité du contrat à moins
que la loi n’en dispose autrement.
La lésion c’est le préjudice économique que subit un contractant du fait d’un
déséquilibre grave entre les prestations. Le contractant subit de ce fait un
préjudice économique. La lésion implique un déséquilibre qui doit exister au
moment de la formation du contrat. On doit la distinguer du vice du
consentement. Concernant la lésion on ne s’intéresse pas au consentement. 

Le domaine de la lésion est doublement limité :
La première limite est lié à la nature du contrat.
La seconde limite est lié aux prévisions du législateur, elle en concerne pas tous
les contrats seulement dans les cas où la loi le prévoit expressément. Dans le
Cciv il n’y a que 2 hypothèses dans lesquelles la lésion est prise en considération.
D’une part en présence d’une vente d’immeuble : article 1674 du Cciv qui
prévoit que si le vendeur d’un immeuble a été laisé de plus de 7/ 12 ème du prix
de l’immeuble il a dans ce cas là le droit de demander la récision de la vente
pour lésion qui est la sanction de la lésion.

d’autre part la lésion es prise en compte pour les personnes soumises à un
régime de protection, les incapables : les mineurs et les majeurs protégés.

*Les sanctions générales du déséquilibre des prestations

Avant la réforme de 2016 on s’intéressait à l’équilibre des prestations que par


rapport à la protection d’une des parties faibles. Avec la réforme on va
s’intéressé à l’équilibre contractuelle indépendamment de la place des parties.
En théorie dans le contrat d’adhésion, la clause qui est rédigée par la partie
forte. Il y a les dispositions aux articles 1169 à 1171 du Ccic, le premier de ces
textes condamne l’absence réelle de contrepartie qui n’est que illusoire. L’article
1170 répute non écrite toute clause qui prive de sa substance l’obligation
essentielle du débiteur. Le nouvel article 1171 vise quant à lui toute clause qui
créent un déséquilibre significatif entre les droits et obligations des parties au
contrat. Il marque une référence expresse, la jurisprudence chronopost et la
faurecia 2. L’arrêt chronopost qui nous intéresse de 1993, ne sont pas admises
les limitations de responsabilités portant sur une obligation essentielle, en
l’occurence.

Selon l’arrêt faurecia 2 de 2010, les juges du fonds ne peuvent écarter une clause
limitant les dommages et intérêts au coup du transport ans rechercher en quoi

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!
cette clause avait pour effet de contredire l’obligation pour le transporteur de
respecter un stricte délai. Le texte issu de la réforme de 1016, article 1170,
n’adopte pas la terminologie choisit par les juges, le législateur de 2016 parle
d’une clause qui prive de sa substance l’obligation essentielle du contrat.
L’article 1171 parle des clauses abusives, il crée un mécanisme de sanction des
clauses abusives en droit commun des contrats. Le législateur a préféré parler de
déséquilibre significatif. Le texte précise que l’appréciation du déséquilibre
significatif ne porte ni sur l’objet principal du contrat ni sur l’adéquation du prix
à la prestation.
Pour l’objet principal on exclut car dans tous les contrats, y compris dans les
contrats d’adhésion, il y a bien une chose que les parties négocient c’est l’objet
du contrat, même les parties faibles.
Le droit des contrats exclus la récision pour lésion, donc c’est pourquoi on
écarte l’appréciation du déséquilibré significatif.

b) La licéité de l’objet de contrat

On distingue la licéité de l’objet du contrat et la licéité de l’objet de l’obligation.


L’objet du contrat c’est l’opération juridique dans son ensemble. Dans le contrat
de vente la prestation qui caractérise le contrat. Cet objet doit être licite, en
conformité donc avec l’ordre public, les bonne moeurs et doit être dans le
commerce juridique. Le contrat peut être annulé soit parce que il comporte une
obligation dont l’objet est illicite soit parce que l’ensemble des obligations qu’il
comporte fait naitre une opération juridique qui elle est illicite. Notre contrat
peut être annulé pour illicéité de l’objet alors même que chaque obligation
individuellement sont toutes licites.

B- la contrepartie (ou la cause de l’obligation)

On parle aussi de cause objective.

1- La notion

La cause de l’obligation est définit depuis 1804 comme le but immédiat et direct
qui conduit le débiteur à s’engager. Exemple : une personne vend un bien pour
toucher le prix, un acheteur achète pour recevoir la propriété du bien, c’est la

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cause objective de leur obligation. La cause de l’obligation est le même pour
tous les contrats de vente. Le terme cause objective disparait de l’ordonnance,
c’est l’expression contrepartie convenue qui lui est substitué. Cette contrepartie
c’est une notion abstraite, la contrepartie de chaque contractant sera déterminée
de manière abstraite.

2- L’utilité de la notion

Cette notion nous intéresse par rapport à l’existence de la contrepartie. La


contrepartie est une condition de validité du contrat, si une obligation est
dépourvue de cause, le contrat n’est pas valable donc il peut être annulé. Si on
conclut une vente dépourvu de prix le contrat n’est pas valable car il y a défaut
de contrepartie. En cas d’absence partielle on peut pas toujours prononcer la
nullité du contrat, c’est pourquoi la cour de cassation refuse d’annulé un contrat
dont le prix est simplement faible. La cour de cassation ne sanctionne pas
l’absence partielle de contrepartie. La jurisprudence a instrumentalisé la notion
de cause objective pour en faire un instrument de contrôle de l’équilibre du
contrat. Exemple : arrêt point club vidéo, arrêt de la 3ème chambre civile du 3
Juillet 1996, on avait un personne qui avait conclut un contrat avec une société
en vue d’ouvrir un commerce de location de cassette vidéo, la société louait des
cassettes à la personne qui elle même allait les louer, il s’est révéler que l’activité
en question n’était pas viable en raison de la situation géographique de la
personne. Elle dit que compte tenue de la zone géographique dans laquelle elle
s’est installée le contrât n’était pas viable. En principe si on s’en tient à la notion,
la cause de l’obligation du bailleur c’était de recevoir le loyer et la jeune femme
obtenait la jouissance de ces cassettes. Mais la cour de cassation a considéré que
l’exécution du contrat selon l’économie voulue par les parties était impossible et
elle en a déduit que le contrat était dépourvu de cause. Elle précis que le contrat
était dépourvu de cause dès lors qu’était avéré le défaut de toutes contrepartie
réelle à défaut de payer le loyer des cassettes.

L’ordonnance s'est inspiré de la jurisprudence, le code civil valide expressément


l’absence de contrepartie.l’article 1169 du code civil dispose que un contrat à
titre onéreux est nul lorsque au moment de sa formation la contrepartie
convenu au profit de celui qui s’engage est illusoire pu dérisoire. Cette

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!
disposition n’est pas nouvelle elle a le mérite d’asseoir cette exigence d’une
contrepartie.

C- La notion de but (ou la cause du contrat, ou la cause subjective)

1- La notion de but

On va s’intéresser à l’ensemble de l’opération contractuelle. On ne prends pas


en compte tous les motifs, seul est pris en considération le mobile principal de
l’engagement des parties, ce mobile principal sera considéré comme le but du
contrat. la jurisprudence va opérer un tri entre les mobiles.

2- L’utilité de la notion

Le but du contrat va permettre de contrôler le mobile déterminant au regard de


l’ordre public et des bonne moeurs. L’intérêt de cette notion c’est de contrôler la
licéité par rapport. Le but poursuivi peut être illicite alors que la contrepartie ne
l’est pas. Si on prend en considération l’objet du contrat, si on s’attache
maintenant au contreparties. C’est en agissant sur le fondement du but que le
contrat peut être annulé.

3- L’indifférence du caractère commun de la cause ou du but

Il faut savoir que jusqu’à une époque récente la cour de cassation ne prononçait
la nullité pour cause immorale que à la condition d’avoir été partagé par les
parties. Pour que le contrat soit nul il fallait que les 2 parties est conclut en
considération de ce motif déterminant illicite, si l’une d’entres elles était de
bonne foie, la jurisprudence ne prononçait pas l’annulation du contrat. Le
problème c’est que cette solution s’accordait mal avec la défense de l’intérêt
général et la cour de cassation a opéré un revirement de jurisprudence dans un
arrêt du 7 Octobre 1998, la cour de cassation a affirmé «  un contrat peut être
annulé pour cause illicite ou immorale même lorsque l’une des parties n’a eu
connaissance.

Section 2 - Les conditions de formes

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!
La validité du contrat peut être subordonné au respecte de condition de formes.
Il existe également des règles spéciales qui ont été édictés aux articles1174 à
1177 du code civil. On va s’intéressé aux règles générales, l’étude de ces
conditions de forme, relève du rappel on a déjà parler de la distinction entre les
contrats, consensuels, solennel, et réel.
Selon la catégorie de contrât il y a ou non des conditions de formes a respecter
pour al validité du contrat.


En principe le contrat est consensuel , càd la seule rencontre de l’offre et de


l’acceptation et des consentement, l’articles 1171 alinéa 1 er dispose que les
contrats sont par principe consensuel. Si le seul échange des consentements suffit
on a pas de conditions de formes de validité du contrat. Exceptionnellement les
parties peuvent décider de subordonner la validité de leur contrat à la réalisation
d'une formalité, les parties s’accordent pour faire d'une formalité une condition
de validité du contrat. On dit que le contrat est solennel ou réel quand il y a des
conditions, il faut que les parties soient précises.
Les parties peuvent également subordonné la validité de leur contrat à la remise
effective d’une chose, is la chose n’est pas remise le contrat n’est pas valable.
L’article 1173 du code civil confirme que les formalités exigé ad probationem
n’ont aucun effets sur la validité du contrat.

Chapitre 2 : Les sanctions des défauts de validité du


contrat

L’idée c’est que le contrat n’aurait pas du exister car une des conditions de
validité fait défaut. En réalité la sanction est différente selon le moment auquel
l’élément essentiel du contrat fait défaut.

2 possibilités :

-l’élément essentiel fait défaut au moment de la formation du contrat, c’est à ce


moment que l’une des conditions de validité fait défaut, dans ce cas là le contrat
encoure la nullité.

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!
-l’élément de validité existe bien au moment de la formation du contrat, mais
l’une d’entre elle disparaît par la suite, dans ce cas là le contrat encoure la
caducité.

Section 1- La nullité

On est dans l’hypothèse ou l’une des conditions de validité fait défaut dès la
formation du contrat. Cette carence entraine la nullité du contrat, la nullité
consiste dans l’anéantissement du contrat, elle consiste en sa disparition
rétroactive, la nullité c’est l’anéantissement rétroactif du contrat.

§1- L’action en nullité

Le contrat qui désire obtenir l’annulation du contrat doit s’adresser au juge en


faisant une demande en nullité du contrat. Cette nullité est de droit ce qui
signifie que si les conditions de la nullité sont remplies le juge ne peut pas refuser
de la prononcer. L’article 1178 nouveau du code civil permet désormais
également aux parties de se dispenser de l’action judiciaire, pour se dispenser du
passage devant le juges les parties doivent constater d’accord en accord de la
nullité. Cela implique que les parties s’entendent. Dans toutes les hypothèses où
elles ne réussissent pas à se mettre d’accord il faut passer devant le juge. l’action
en nullité est dominé par une distinction importante : distinction entre les
nullités absolues et les nullités relatives.

A- La distinction entre nullité absolue et nullité relative

1- Le critère de la distinction

Pendant longtemps de 1804 à 2016 cette distinction était reconnue mais n’était
pas explicitement cité dans le code civil. Depuis l’ordonnance du 10 février
2016, elle l’est, il est intéressant de remarquer que la cour de cassation
aujourd’hui.

Quel est le critère de distinction entre ces deux nullités ?



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!
Deux critères ce sont succédés, le critère classique s’est développé au XIX ème
siècle : le critère de la gravité du vice qui affecte le contrat. Si le vice n’est pas
très important la nullité est relative, si le vice était grave la sanction était la
nullité absolue, il est remplacé par celui de la finalité de la règles transgressée
c’est le critère de la nature des intérêts protégés. C’est ce critère qui a té reprit
dans l’ordonnance du 10 février 2016, l’article 1179 nouveau du Cciv prévoit de
manière très claire : alinéa 1 : la nullité est absolue lorsque la règle violée à pour
objet la sauvegarde de l’intérêt général. Alinéa 2 : la nullité est relative lorsque la
règle violée a pour seule objet la sauvegarde d’un intérêt privé. maintenant le
critère c’est la nature des intérêts protégés par cette règle.

2- L’application de la distinction

Dans la plupart des cas le critère qui a été posé c’est le critère de la règle qui a
été violée. Tout ce qui est vice du consentement, insanité d’esprit, incapacité
d’exercice, le dol, l’erreur, la lésion, etc, toutes ces règles existent pour protéger
le co-contractant et non l’intérêt général, la sanction de ces règles c’est la nullité
relative. D’autres situations suscitent plus de difficultés, c’est le cas de l’absence
d’objet, de l’absence de causes et de contreparties, de l’indétermination de
l’objet, dans ce cas là la jurisprudence sanctionne la règle par une nullité
absolue. La cour de cassation a amorcé un infléchisme, elle tend par la suite à
retenir la nullité relative, il y a une fluctuation jurisprudentielle. La solution est la
même concernant la nullité du prix. La chambre commerciale dans un arrêt du
22 Mars 2016 a opéré un revirement de jurisprudence elle adopte finalement la
position de la 3 ème et la 2 ème chambre civile, donc lorsque le prix est vile,
dérisoire la nullité est désormais relative, la jurisprudence a tranché.

B- Les intérêts de la distinction

Aujourd’hui que la nullité soit relative ou absolue le délai de prescription est le


même. Jusqu’en 2008 les actions en nullité absolue se prescrivaient par 30 ans
alors que celle en nullité relative se prescrivaient en 5 ans. C’était une véritable
différence et donc un véritable intérêt de la distinction. Depuis la loi du 17 Juin
2008 toutes les nullités sont soumises au même délais de prescription qui est de 5
ans. 

Le point de départ de ce délai c’est le jour où le titulaire de l’action a

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!
connaissance de la cause de nullité mais il y a un délai butoir qui est de 20 ans et
il court à compter de la formation du contrat. Il y a des textes spéciaux qui
prévoient des délais de prescriptions pour des cas particuliers. Lorsque la nullité
est invoquée en défense on dit qu’on invoque la nullité par voie d’exception, on
peut le faire lorsque le contrat n’a pas encore été exécuté de manière
perpétuelle.

Il y a des intérêts qui subsistent , cette distinction demeure intéressante à 3


égards :
-La détermination de qui peut agir en nullité relatif au titulaire de la nullité
-la possibilité de confirmer l’acte nul
-la possibilité de mener une action interrogatoire

1- Les titulaires de l’action en nullité

Ce ne sont pas les même personnes selon la nullité. 



Les titulaires de l’action en nullité relative ce sont les contractants que la loi
entend protéger, l’article 1181 alinéa 1 du Cciv dispose en effet que la nullité
relative ne peut être invoquée que par celui que la loi entend protéger donc que
par le contractant que la loi compte protéger. Le co-contractant n’a pas qualité
pour agir, en revanche l’article 1181 alinéa 3 précise que dans l’hypothèse d’une
pluralité de bénéficiaires et donc pluralité de titulaire d e l’action en nullité dans
ce cas là la renonciation de l’un des bénéficiaires. La renonciation de l’un ne
vaut pas la renonciation des autres. Exemple : vendeur d’un bien immobilier qui
commet un dol, convainc 2 frères d’acheter en indivision, le vendeur commet un
dol pour convaincre les acheteurs. Cette règle est retenue par l’ordonnance du
10 février 2016, la jurisprudence 2016, avant 016 lorsque l’un des co-créancier
renonçait cela valait pour tout le monde.
Les titulaires de l’action en nullité absolue sont plus nombreux car l’intérêt
général est en jeux, il s’agit de toutes personnes justifiant d’un intérêt peut agir
en nullité absolue. D’autre part le ministère public peut également agir en nullité
absolue du contrat. Auparavant on avait l’article 423 du CPC, aujourd’hui
l’article 1180 prévoit que le ministère public peut agir en nullité absolue du
contrat. Avant 2016 la jurisprudence avec l’article du CPC on semblait déjà
aller dans ce sens mais seulement dans les hypothèse ou l’ordre public était
principalement intéressé.

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!
2- La confirmation de l’acte nul

La confirmation c’est la renonciation a exercer l’action en nullité, donc le


contractant va découvrir le vice mais malgré cela il va renoncer à agir en nullité.
L’article 1182 alinéa 1 er du Cciv dit que c’est l’acte par lequel celui qui
pourrait se prévaloir de la nullité y renonce, c’est un moyen de sauver le contrat.
La confirmation de l’acte nulle ,’est possible que dans les hypothèses de nullité
relative. Lorsque la nullité est absolue la confirmation est exclue car comme tous
tiers intéressé peut agir en nullité la renonciation de l’un a agir ne pourrait pas
valoir pour tout le monde donc la confirmation n’aurait pas en réalité d’effets
juridiques.

a) Les conditions de la confirmation

La confirmation c’est un acte juridique unilatéral, qui émane de la personne qui


renonce à invoquer la nullité. En tant qu’acte juridique cette confirmation est
soumise à des conditions de validité, la volonté de confirmer l’acte doit être
exprimé en connaissance du vice. L’article 1180 alinéa 1er précise que l’acte
doit mentionner l’objet de l’obligation et le vice affectant le contrat.

La confirmation doit nécessairement intervenir après la conclusion du contrat


La confirmation doit nécessairement intervenir après la conclusion du contrat,
on ne peut pas conformer un acte par anticipation.

Lorsqu’une violence est exercé sur un contractant, la conformation ne peut


intervenir que après la cessation de cette violence pour que la confirmation soit
possible.

En tant qu’acte unilatéral la confirmation doit respecter des conditions


d’existence et de validité. La confirmation pourra être écrite dans ce cas l’acte
doit mentionner l’objet de l’obligation et le vice qui affecte le contrat mais en
réalité la confirmation peut également êtres tacite lorsqu’elle résultera de
l’exécution volontaire du contrat.

b) Les effets de la confirmation

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!
La confirmation a pour effet d’entrainer la disparition du droit d’invoquer la
nullité. Confirmer l’acte fait disparaître sont droit d’agir en nullité. Le principal
effet de la confirmation c’est de faire disparaitre le droit d’agir en nullité et donc
rétroactivement on considère qu’il est valable.

3- L’action interrogatoire

C’est une innovation de l’ordonnance du 10 Février 2016, elle crée une action
interrogatoire et également en matière de nullité. Elle permet a une partie de
demander à son co-contractant càd à celui qui pourrait se prévaloir dans le futur
de la nullité. Ce mécanisme c’est une nouveauté de l’ordonnance du 10 février
2016, il est très utile.

3 conditions :

-Le recours à l’action interrogatoire, l faut que al cause de nullité est cessé
-Il faut qu’il s’agisse d’une cause de nullité relative, pour la nullité absolue cela
ne fonctionne pas.
-Il faut que la demande mentionne expressément : « qu’à défaut d’action en
nullité exercé avant l’expiration du délai de 6 mois, le contrat sera réputé
confirmé »

§2- Les effets de l’annulation

Les effets sont identiques que la nullité soit relative ou absolue. L’effet essentiel
de l’annulation c’est qu’elle entraine l’annulation rétroactive du contrat càd
qu’on fait comme si le contrat n’avait jamais été conclut. Le but est d’opérer un
retour au statu co ante, càd à la situation qui préexistait à la conclusion du
contrat. Pour retourner à cette situation il faut restituer, l’annulation donne lieu
à des restitutions pour revenir à cette situation préexistante. Les contractants
doivent restituer ce qu’ils ont reçu de l’autre.

A- L’étendu de l’annulation

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!
La cause de nullité du contrat affecte le contrat dans son entier, dans ce cas là il
n’y a pas de difficulté le contrat doit être annulé en entier. C’est le cas lorsque un
élément essentiel de la nullité fait défaut, par exemple le consentement fait
défaut. Parfois al cause de nullité ne peut qu’affecter que partiellement, faut il
annuler l’ensemble du contrat pour cette clause vicié ou faut il seulement
supprimer la clause, face à cette question la cour de cassation a élaborer un
critère, si la clause est déterminante du consentement des parties le juge doit
annuler l’ensemble du contrat. Si ce n’est pas le cas càd que les parties aurait
tout de même conclut le contrat sans la clause dans ce cas c’est la nullité
partielle qui est retenue et seule la clause est annulée. L’article 1184 alinéa 1er
dit que la nullité affecte que les clauses concernées, donc par principe on
annulera que les clauses, mais la cause de nullité affecte le contrat entier dans
l’hypothèse ou ces clauses ont constituées un élément déterminant du
consentement des parties, on supprimera alors le contrat en entier.

L’inconvénient de cette règle est qu’elle peut dissuader, alinéa 2 de l’article 1184
ajoute que le contrat sera également maintenu lorsque al loi réputé la clause non
écrite où lorsque les fins de la règle méconnue exige son maintient. Pour éviter
la pratique des dessous de table l’article 1589-2 du Cciv déclare nulle les
conventions secrètes. Cette clause qui s’ajoute est déterminante, donc le contrat
devrait disparaitre dans son entier, et le juge va estimer dans cette hypothèse que
seul al clause supplémentaire qui prévoit un surplus de prix va disparaître et
donc le vendeur ne percevra plus le surplus du dessous de table et cela même si
la clause était déterminante.

B- La rétroactivité de l’annulation

Selon l’article 1178 alinéa 2 du Cciv, le contrat annulé est censé n’avoir jamais
existé. La nullité qu’elle soit relative ou absolue est rétroactive ce qui signifie que
le contrat disparait pour l’avenir mais également pour le passé ce qui fait que la
rétroactivité conduit au retour au fameux statu co ante. Lorsque le contrat n’a
pas encore été exécuté il n’y a pas de difficulté, aucunes prestations n’a été faite
donc il n’y a rien a restituer, l’effet de l’annulation est dans ce cas très simple.
En revanche lorsque le contrat a déjà été entièrement ou partiellement exécuté,
il va falloir effacer les effets créé par le contrat et pour ce faire il faut opérer des
restitutions. Après l’action en nullité il faut mener une action afin de régler les

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!
restitutions. Dans l’hypothèse ou les contractants on constaté d’un commun
accord la nullité, ils devront tenter de s’entendre également sur les restitutions. Il
faut agir pour que les restitutions soient réglées, dans certains cas exceptionnels,
il y a une partie au moins des restitutions qui seront exclus.

1-Le principe des restitutions

La rétroactivité implique que chaque partie doit rendre ce qu’elle a reçu de


l’autre à l’autre. Le principe est celui des restitutions en nature ce qui signifie
qu’en principe l’acheteur doit restituer la chose qu’il a en effet reçu mais il arrive
que cette restitution en nature soit impossible, la restitution doit ainsi se faire en
valeur ce qui signifie que l’acheteur devra restituer au vendeur une somme
d’argent équivalente de ce qu’il avait reçu.
Si le bien à restituer à nécessité des frais pour la conservation, dans ce cas le
bénéficiaire de la restitution doit rembourser les frais. Une personne restitue un
appartement au vendeur suite à l’annulation du contrat et il a payer la taxe
d’habitation, le vendeur devra restituer le montant de la taxe, article 1342-5 du
Cciv. Il se peut également que le bine est été amélioré, exemple : l’acheteur d’un
immeuble a fait des travaux dans cet immeuble dans ce cas là la restitution de la
chose va enrichir le propriétaire, l’article 1352-5 prévoit que le propriétaire qui
récupère le bien devra indemniser l’autre partie, mais cela dans la limite de la
plus value estimé au jour de la restitution.
Il se peut également que le bien est été dégradé par le co-contractant avant
d’être restitué dans ce cas là celui qui le récupère se trouve appauvrit par le fait
du co-contractant. Avant la réforme al jurisprudence était très confuse sur cette
question mais l’ordonnance a remédier au problème en disant que le restituant
doit rendre la chose dans son état actuel mais il répond de ses dégradations dans
deux cas : d’une part lorsque les dégradations sont survenues par sa faute parce
que il n’a pas entretenue la chose par exemple. D’autre part lorsque il est prouvé
qu’il est de mauvaise fois, lorsqu’il savait que le contrat était entaché de nullité.

La réforme a également levé le trouble concernant la jouissance de la chose. On


est dans l’hypothèse ou le co-contractant qui se pensait propriétaire a utilisé la
chose. Exemple : dans le cas de la jouissance d’une voiture qu’il a usé, désormais
le restituant doit en toutes hypothèses la valeur de la jouissance. Il devra d’une
part la valeur de cette jouissance depuis la conclusion du contrat si il est de

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!
mauvaise foi, ou alors si il est de bonne foi il devra la jouissance à compter
seulement de la demande en nullité.
2- Les tempéraments au principes des restitutions

Exceptionnellement l’annulation du contrat ne s’accompagne pas de restitution.

C’est le cas dans deux situations :

-1ère situation, il s’agit de l’annulation pour incapacité d’exercice, l’incapable


doit restituer que ce dont il dispose encore. L’idée est que l’incapable ne doit
subir aucunes pertes du fait du contrat, or si on lui demandait de restituer le prix
alors qu’il l’avait déjà dépenser son patrimoine ne devrait pas le restituer du fait
de sa protection.
-2ème situation, c’est la situation de l’annulation du contrat pour immoralité de
son contenu. La règle est que nul ne peut se prévaloir de sa propre turpitude. Le
contractant qui a fait preuve d’immoralité peut demander l’annulation du
contrat mais une fois l’annulation retenue il sera privé de toutes restitutions. La
turpitude en question doit être caractérisé ce qui signifie qu’une simple illécéité
ne suffit pas il faut une véritable immoralité. Cette règle en joue qu’en cas
d’immoralité partagé, si une partie semble moins immorale que l’autre elle
pourra obtenir la restitution. Si les deux sont immorales mais une moins que
l’autre elle pourra peut être obtenir restitution.

Section 2- La caducité

Jusqu’à la réforme du 10 février 2016, le Cciv ne comportait aucunes


dispositions relatives à la caducité. Pour autant malgré ce silence du législateur
la notion existait.
Désormais on la retrouve eaux article 1186 et 1187 du Cciv. Le premier article
dispose que un contrat valablement formé devient caduc si un de ses éléments
essentiels disparait. Exemple si un contractant devient incapable alors qu’il
l’était au début.

§1- La caducité appliqué au contrat interdépendant

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!
On dit que des contrats sont interdépendants lorsqu’ils sont nécessaire à la
réalisation d’une même opération donc on dit qu’ils sont interdépendants. La
question qui a pu se posé c’était de savoir si la disparition de l’un de ces contrats
entrainait la disparition des autres. Avant la réforme la Cciv ne réglait pas le
problème, la jurisprudence était partagé entre deux conceptions de
l’interdépendance.
1ère conception dite subjective, l’exécution du contrat disparu était une
condition déterminante du consentement d’une des parties à l’autre contrat.
L’un pouvait il aller sans l’autre, on vérifie aussi si le co-contractant avait
connaissance de ‘existence du contrat interdépendant. On recherche la volonté
des contractants
2ème conception objective qui consistait a prendre en compte ’opération
économique dans son ensemble de manière objective sans rechercher l’attention
des parties, de cette conception résulte l’impossibilité.

L’article 1186 alinéa 2 du Cciv dispose que les contrats interdépendants peuvent
être caduc dans deux hypothèses :
-1ère hypothèse les contrats interdépendants peuvent être caduc lorsque leurs
exécutions est rendue impossible par sa disparition.
-2nd hypothèse ils peuvent l’être lorsque l’exécution du contrat disparu était une
condition déterminante du consentement d’une partie.

§2-Les effets de la caducité

Elle met fin au contrat entre les parties, l’article 1187 alinéa 1er le prévoit elle
peut donner lieu exceptionnellement à restitution ce qui implique que dans
certains cas au moins elle soit rétroactive. La caducité met fin au contrat, son
caractère rétroactif est controversé.

Partie III : L’interprétation du


contrat
L’interprétation du contrat consiste à déterminer le contenu du contrat, càd à
déterminer le sens et la portée des obligations nées du contrat.

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!
A quoi les parties se sont elles engagées ?
Il ne faut interpréter le contrat que lorsque ces stipulations sont obscures ou
q’elles se contredisent, on a la droit d’interpréter le contrat lorsqu’elles sont
ambigu. Lorsque les clauses sont claires et précises on ne peut pas interpréter si
non le juge devra se soumettre à une dénaturation par la cour de cassation. Le
juge devra interpréter le contrat lorsque les parties sont en désaccord, elles
disent que telle clause signifie cela l’autre dit le contraire, dans ce cas là le juge
devra trancher et se livrer à une interprétation.

EN principe il doit se livrer à une interprétation subjective du contrat, càd de


rechercher l’intention réelle des parties au moment de la conclusion du contrat.
C’est confirme au principe de l’autonomie de la volonté. Parfois le juge est
obligé de s’en détacher car la recherche de la volonté est impossible et il devra se
livrer à une interprétation objective et on dit que son interprétation est créatrice.
L’ordonnance du 10 février 2016 a consacré 5 articles, pour l’essentiel ces
articles maintiennent tout en modernisant les règles déjà admises, or mi un
point particulier : quelques textes sont dédiés au contrat d’adhésion. Ces 5
règles ne s’imposent pas au juge ce ne sont que des aides adressées aux juges.

Titre 1er : L’interprétation subjective


du contrat

Elle est dite subjective lorsque le juge recherche la commune intention des
parties, l’article 1188 alinéa 1er du Cciv invite le juge a rechercher la commune
intention des parties plutôt qu’à se référer au sens littéral des termes. En cas de
difficulté d’interprétation le juge doit s’efforcer de rechercher la véritable
intention des parties. Les article 1189 et suivant du Cciv proposent aux juges des
procédés d’interprétations auxquels ils peuvent se référer. Exemple : l’article
1189 du Cciv invite le juge a interpréter les clauses du contrat les une par
rapport aux autres, l’idée est que toutes les clauses d’un contrat s’interprète les
unes par rapport aux autres et qu’il faut donner à chaque clause le sens qui
respecte la cohérence de l’ensemble.
Lorsque des contrats sont interdépendants le mieux est d’interpréter un contrat
par rapport aux autres contrats du groupe du contrat.

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!
Ce principe d’interprétation est compléter par une règle notable : la règle est
différence selon qu’on soit en présence d’un contrat de gré à gré ou d’un contrat
d’adhésion.
Dans le premier cas pour le contrat de gré à gré, en cas de doute le contrat doit
être interprété en faveur du débiteur
Dans le deuxième cas pour le contrat d’adhésion, en cas de doute le contrat
d’adhésion s’interprète contre celui qui a rédigé les clauses, qui l’a proposé et
donc en faveur de l’adhérant.
Le code de la consommation dispose que ce type de clause s’interprète en cas de
doute dans le sens le plus favorable au consommateur ou au non professionnel,
l’esprit est le même on protège toujours la partie faible.
L’interprétation relève du pouvoir souverain de juges du fonds, la cour de
cassation n’exerce un contrôle qu’exceptionnel concernant cette interprétation,
dans des cas qui tiennent à la dénaturation par exemple.

Titre 2 : L’interprétation objective du


contrat
Elle a lieu à s’appliquer lorsque ‘l'intention commune des parties ne peut être
trouvée. Dans ce cas là les juges peut interpréter objectivement le contrat; cette
interprétation objective n’intervient qu’à titre subsidiaire. cette interprétation
objective consiste à donner à la clause ambigu une volonté qu’une personne
raisonnable aurait eu dans la même situation. L’article 1188 alinéa 2 l’affirme.
L’interprétation objective s’est développé, auparavant même lorsque le contrat
était totalement muet les juges donnaient un sens à la clause en disant que c’était
la volonté des parties. Le juge a tenté parfois de dépasser parfois al question de
l’interprétation

Partie IV : Les effets du contrats


Le premier point important c’est que les effets du contrat ne sont pas les même à
l’égard des parties et à l’égard des tiers.

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!
Titre 1er : Les effets du contrat entre
les parties
A l’égard des parties on dit que le contrat a force de loi, ce qui signifie que les
parties sont tenues au respect de la parole donnée. Elles ne peuvent ni révoquer
le contrat ni le modifier. Le contrat peut parfois avoir un effet translatif.

Chapitre 1 : La force obligatoire du contrat

Dire que le contrat à force obligatoire c’est dire qu’il s’impose aux parties, elles
sont obligées de le respecter, le Cciv l’exprime depuis 1804. Le contrat s’impose
aux parties comme une loi, ce qui montre sa valeur. Désormais il s’agit de
l’article 1103 alinéa 1er du Cciv et cet article est un principe directeur du droit
des contrats, la force obligatoire du contrat se décompose en 2 principes :
l’irrévocabilité du contrat et l’intangibilité du contrat. Ce sont deux principes
mais qui sont assortis d’exceptions.

Ces principes et leurs exceptions sont énoncés aux articles 1193 et suivants du
Cciv. 


Section 1- L’irrévocabilité du contrat

Le principe de l’irrévocabilité du contrat est posé par l’article 1193 du Cciv, les
contrats ne peuvent être révoqué que du consentement mutuel du contractant
ou pour les causes que la loi autorise.

§1- Le principe

En principe le contrat est irrévocable ce qui signifie q’une partie ne peut pas par
une manifestation unilatérale de volonté mettre fin au contrat. La révocation
n’est possible que du consentement mutuel des parties, càd d’un commun
accord les parties décideraient de mettre un terme au contrat, en d’autre terme
il faut un nouvel accord de volonté. En tant qu’acte juridique il doit respecter les
conditions de validité de tout contrat. Il faut un consentement libre réel, et

DROIT DES OBLIGATIONS PAGE !67 SUR 92


!
éclairé. Ce contrat qui a pour but de mette fin au contrat précédent est appelé
mutuus dissensus , il entraine la cessation de relation contractuelle.

§2- Les exceptions

La révocation du contrat peut être unilatérale exceptionnellement pour les


causes que la loi autorise : le contrat, la loi, ou la jurisprudence l'a prévue.
Au moment de la conclusion du contrat les parties on pu s’entendre pour
accorder une clause qui permet à l’un au moins des contractants de révoquer le
contrat unilatéralement. La loi autorise dans certains cas la résiliation unilatéral
de certains contrats exemple pour le contrat de travail, le contrat de bail, qui
peuvent être résilié unilatéralement par l’une des parties. La jurisprudence a
étendue le domaine de la résiliation unilatérale du contrat, elle est partie de
l’article 1780 du Cciv, qui prohibe les contrats de travail illimité, la
jurisprudence a déduit l’existence d’un principe général d’interdiction des
engagements perpétuels. L’article 1210 nouveau du Cciv a consacré ce principe
et à même consacré les conséquences qui en découle, lorsqu’on a un contrat de
travail à durée indéterminée le contrat n’est pas nul amis chaque partie peut y
mettre fin par une résiliation unilatérale. L’article 1211 du Cciv impose à
l’auteur de la résiliation unilatérale un délai de préavis, il faut l’avertir, le non
respect du délai de préavis va rendre cette rupture brutale et constitué un abus
de droit et va faire l’objet de dommage.
La jurisprudence a également admis progressivement la faculté de rompre
unilatéralement à un contrat en cas d’inexécution grave à un contrat. Le 13
octobre 1998 al 1ère chambre civil de la cour de cassation a jugé que la gravité
du comportement du’n partie à un contrat peut justifier que l’autre partie y
mette fin de façon unilatérale à ses risques et péril.

Section 2- L’intangibilité du contrat

Le principe d’intangibilité du contrat est posé par l’article 1193 du Cciv de la


même manière que le contrat ne peut pas être révoqué unilatéralement, il ne
peut as non plus être modifié unilatéralement par les parties, on ne peut pas
modifier seul le contrat. Le contenu du contrat peut être modifié mais seulement
d’un commun accord, il faut que les parties s’entendent de nouveau pour
modifier le contenu du contrat. Toutes les parties du contrat doivent discuter

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!
pour s’entendre, ni un contractant seul, ni le juge ne peuvent modifier le contrat.
L’absence de toutes interventions du juge est controversé en réalité en cas
d’imprévision. Il y a imprévision lorsque l’équilibre contractuelle initiale se
trouve totalement ébranlé par la survenance d’événements qui étaient
raisonnablement imprévisible. La situation d’imprévision se caractérise par la
rupture d’équilibre des prestations qui étaient assurées se trouvent rompu à la
suite d’un bouleversement des circonstances économique et qui va rompre
l’équilibre contractuelle. On distingue l’imprévision et la lésion, pour la lésion le
déséquilibre existe à la date de la formation contrairement à l’imprévision qui
intervient en cours. 

Traditionnellement même lorsque il y avait imprévision le juge n’avait pas le
droit d’adapté le contrat, dernièrement en 2016, on a eu une évolution et on
arrive presque à une modification judiciaire du contrat.

§1- Le refus traditionnel de la révision du contrat par le juge pour


imprévision

Traditionnellement il refuse de modifier le contrat car il invoque le principe


d’intangibilité du contrat. Cette solution résulte d’un arrêt très célèbre arrêt
canal de Crapronne arrêt rendu le 6 Mars 1876 par la chambre civile de la cour
de cassation. En 1560 M. Craponne s’était engagé à construire un canal
d’irrigation et à l’entretenir perpétuellement à ses seuls frais. Au XIX ème siècle
les héritiers de M. Craponne estime que la redevance qui avait été fixé est
insuffisante pour couvrir l’entretien, il redemande une réévaluation de la
contrepartie des riverains, elle fut accordée par la cour d’appel d’Aix mais al
cour de cassation à censuré le 6 Mars 1876. L’arrêt de cassation est rendu sous
le visa de l’article 1134 ancien. Il n’appartient pas aux tribunaux quelques
équitables que puissent paraître leurs décision de prendre en considération le
temps et les circonstances pour modifier les conventions des parties et substituer
des clauses nouvelles à celles qui ont été librement acceptées par le contractant.
C’est une jurisprudence qui a été critiquée, les auteurs estimaient qu’il s’agissait
d’une vision trop radicale de la force obligatoire ils relevaient que la solution
inverse était à l’honneur en droit administratif. Ces auteurs relevaient que les
projets d’harmonisation du droit des obligations européens prévoyait le
contraire. En réalité la cour de cassation n’était pas véritablement opposé à la

DROIT DES OBLIGATIONS PAGE !69 SUR 92


!
révisions judiciaire du contrat, les juges considéraient seulement que ce n’était
pas à eux de faire le premier pas, il revenait au législateur de donner leur accord.

§2- L’évolution jurisprudentielle

Certains arrêts ont marqué une inflexion dans cette jurisprudence canal de
Craponne, le premier de tous c’est un arrêt Huard du 3 Novembre 1992 le juge
ne s’autorise pas à réviser le contrat en revanche la cour de cassation impose aux
parties l’obligation de renégocier le contrat devenu gravement déséquilibré par
suite des circonstances économiques, on crée une obligation de renégociation
des parties. Dans cette affaire on avait un changement de la conjoncture
économique, ce qui soumettait le distributeur à une concurrence renforcée or le
fournisseur malgré cela refusait de faire baisser les prix. La cour de cassation
avait imposé au fournisseur la renégociation du contrat et si celui refuse il peut
engager sa responsabilité contractuelle et devoir payer des dommages et intérêts.
On a d’autres arrêt, comme celui de 1998 de la chambre commerciale qui
condamnait un contractant pour avoir refuser de renégocier un contrat. Cette
obligation de renégociation est un arrêt de résultat. La chambre commerciale de
la cour de cassation a estimé dans un arrêt Soffiemat du 29 Juin 1020 que
l’évolution des circonstances économiques dès lorsqu’elles déséquilibres un
contrat, peuvent être de nature à privé de toutes contreparties l’engagement
souscrit par le contactant qui se trouve en difficulté.

§3- L’évolution législative

Elle a été réalisé par l’ordonnance du 10 février 2016 qui est très innovante à cet
égard. L’article 1195 nouveau du Cciv prévoit désormais que si un changement
de circonstances imprévisible lors de la conclusion du contrat rend l’exécution
excessivement onéreuse pour une partie qui n’avait pas accepté d’en assurer le
risque, peut demander une renégociation du contrat à son co-contractant, cette
partie continue à exécuter ses obligations durant la négociation. La révision du
contrat éventuelle par le juge est autorisée, on a une révision du contrat qui est
autorisée, elle est conditionné d’abord en cas d’imprévision. Im faut que soit
survenu un changement de circonstance au moment de la conclusion du
contrat. Ce changement de circonstance doit avoir rendu l’exécution du contrat
excessivement onéreuse pour l’une des parties sans que cette partie est acceptée

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!
d’en assumer le risque. L’équilibre contractuelle initialement conçu par les
parties est rompu et ce déséquilibre provient par des données externes au
contrat.
Le mécanisme de l'article 1195 fonctionne par étape, la partie victime de
l’imprévision peut redemander à son co-contractant de renégocier le contrat.
On demande au co-contractant de re-négocier le contrat. PHOTO1
-
-

-Dans l’hypothèse ou la renégociation serait un échec, une seul des parties


pourrait demander au juge de renégocier le contrat ou de le résoudre, on voit ici
que le législateur a mit en place un mécanisme qui permet d’équilibrer le
contrat en cours.

L’avenir de cette disposition est incertaine car il faut que l’ordonnance soit ratifié
pour avoir force de loi, et le sénat et l’AN sont dans l’incertitude sur cette
dernière tranche de cet article 1195.

Chapitre 2 : Les effets du contrat ayant un effet


translatif de propriété

Avant la réforme de 2016 le Cciv distinguait 3 types d’obligations :


-les obligations de faire
-les obligation de na pas faire
-les obligation de donner

La dernière catégorie avait été très critiqué par la doctrine, le vendeur doit
délivrer le bien mais ce n’est pas lui fait quelque chose pour transférer le
propriété. Aujourd’hui dans notre code civil le le transfert de propriété est
considéré comme un effet légal du contrat.

Section 1- La survenance du transfert de propriété

Cet effet légal qu’est le transfert de propriété se produit à l’instant même où les
consentements se rencontrent. La règle résulte de l’article 1196 alinéa 1er du

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!
Cciv, dans les contrats ayant pour objet l’aliénation de la propriété ou la cession
d’un autre droit le transfert s’opère lors de la conclusion du contrat. On
reconnaît là le principe du consensualisme.

Le transfert de propriété peut être différé par la volonté des parties, les parties
peuvent s’entendre pour introduire dans le contrat ce qu’on appelle une clause
de réserve de propriété. L’effet de cette clause est de suspendre l’effet translatif
du contrat jusqu’au complet paiement d e’obligation qui en constitue la
contrepartie.

On peut différé la propriété lorsque cela tient à la nature de la chose, d’abord les
choses de genre, les choses futures qui ne se fait qu’au jour de leur existence.


Le transfert de propriété peut être différé par l’effet de la loi c’est le cas lorsque
le contrat est assortit d’une condition suspensive.

Section 2- La survenance du transfert des risques

En général il accompagne le transfert de propriété, ils se font en même temps.


Pour les contrats translatifs de droit réel on applique le principe de res perit
domino qui signifie la chose perdue pour le propriétaire posé à l’article 1196
alinéa 3, c’est le propriétaire qui assume les risques. Le risque de la perte de la
chose repose sur son propriétaire. En cas de vente l’acquéreur devient
immédiatement propriétaire de la chose, éventuellement même avant la
livraison.

Pour les contrats non translatifs de propriété la règle est différente, les risques
sont à la charge du débiteur empêché, la règle est res perti debitori, c’est le
débiteur empêché qui va assumer les risques, le législateur l’affirme
ponctuellement par exemple pour le contrat d’entreprise, où l’entrepreneur qui
travaille sur une chose qui périt par cas fortuit n’a pas de salaire à demander. La
jurisprudence a généralisé la règle, la chose qui est l’objet du contrat périt à la
charger du débiteur quelque soit l’objet du contrat. La règle applicable change
également en présence d’une mise en demeure, si notre débiteur non
propriétaire a été mis en demeure de livrer la chose ou de la restituer les risques
passent à sa charge : article 1196 alinéa 3. À compter de la formation de notre

DROIT DES OBLIGATIONS PAGE !72 SUR 92


!
contrat de vente les risques passent à l’acheteur, mais la chose n’est pas encore
livré, l’acheteur met en demeure de livrer la chose et à compter de cette mise en
demeure on fait recalculer la charge des risques sur sa tête. Si le vendeur réussit
à prouver que si la perte se serait quand même produite si il avait respecté la
chose, dans ce cas là la charge des risques rebascule sur la tête de l’acheteur.

Titre 2 : Les effets du contrats à l’égard


des tiers

Le tiers sont ceux qui n’ont aucun lien de droit avec les parties, ce sont ceux
notamment qui ne sont pas créanciers de l’une d’elle, ce sont des tiers absolus,
ou des penitus extranei.
Les parties ce sont les personnes qui ont conclut le contrat, soit directement soit
indirectement. 

A l’égard des tiers l’article 1199 du Cciv traduit un vieil adage : la chose
convenue entre les uns ne peut ni nuire ni profiter aux autres.

Il convient de distinguer deux principes :


-le principe de l’effet relatif du contrat qui siège à l’article 1199 du cciv
-le principe de l’opposabilité du contrat qui siège quant à lui à l’article 1200 du
cciv

Chapitre 1 : L’effet relatif du contrat

Section 1- Le principe

L’article 199 pose donc ce principe, il affirme que le contrat ne crée d’obligation
que entre les partie contractant il ne peut pas en produire à l’égard des tiers. Un
tiers ne peut pas exiger l’exécution du’n contrat duquel elle n’est pas partie, et
on ne peut pas lui demander d’exécuter. Il ne peut pas non plus se plaindre de la
mauvaise exécution.

Section 2- Les exceptions à l’effet relatif des contrats

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!
Toujours avec l’article 1199, à son alinéa 2 il dispose que les tiers ne peuvent ni
demander l’exécution du contrat, ni se voir contraint de l’exécuter, sous réserve
des dispositions de la présente section et de celle du chapitre du titre 4. En
d’autres termes on connait des exceptions qui sont prévues.

A- Définition de la stipulation pour autrui

Il y a stipulation pour autrui lorsque dans un contrat, contractant, le stipulant


demande à l’autre partie que l’on appelle alors le promettant d’exécuter une
prestation à l’égard d’un tiers bénéficiaire. Exemple : contrat d’assurance décès,
personne désigné par l’assuré pour toucher le capital décès = stipulation pour
autrui.

L’effet de ce contrat peut-il se produire au profit d’autrui ?
Le tiers bénéficiaire acquiert une action contre le promettant.

B- Mécanisme et effet de la stipulation pour autrui

L’existence, la validité est soumise à 3 conditions, il faut que le bénéficiaire soit


désigné ou au moins déterminable, dans le contrat son nom est indiqué. Dire
que le bénéficiaire doit être déterminé ou déterminable cela revient à dire que
les stipulations pour autrui implicite sont prohibées. Cela. A été affirmée dans
un arrêt de la cour de cassation a dit qu’il n’existe pas de stipulation pour autrui
implicite, arrêt du 28 Septembre 2003. Elle doit forcément être expresse.
Il faut savoir que le stipulant peut révoquer la stipulation jusqu’à ce que le tiers
l’est accepté. Dans notre contrat l’assuré désigne un tiers, tant que le tiers n’a
pas accepté la créance le stipulant peut révoquer la stipulation : article 1206
alinéa 2. Le tiers bénéficiaire doit accepter al stipulation pour la rendre
définitive et donc irrévocable.
Relation entre le stipulant et le promettant, le stipulant peut demander
l’exécution du contrat au promettant au profit du tiers bénéficiaire. Le
bénéficiaire acquiert bel et bien un droit contre le promettant, droit qui naît de
l’accord de volonté entre le stipulant et le promettant.

§2- Le transfert des actions contractuelles

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!
Il y a 3 types d’actions qui nous intéresse :

-les action obliques


-les actions pauliennes
-les actions directs

*L’action oblique est l'action qui permet à un créancier d’exercer au nom de son
débiteur des droits ou des actions que ce débiteur négligent de mettre en oeuvre
à l ‘encontre de ses propre débiteurs. Cette action oblique est prévue par l’article
1341-1 du Cciv qui dispose que lorsque la carence du débiteur dans l’exercice
de ses droits et action compromet les droits de son créancier, celui-ci peut les
exercer pour le compte de son débiteur à l’exclusion de cexu qui sont
exclusivement attachés à sa personne.

*L’action paulienne c’est l’action qui tend pour le créancier a voir remettre en
cause à son égard tout acte conclut par son débiteur au fin de diminuer les
chances de recouvrement de sa créance par le créancier, article 1341-2, le
créancier peut aussi agir en son nom personnel pour faire déclarer inopposable
à son égard les actes fait par son débiteur en fraude de ses droits. Dans cette
action, il y a la recherche de l’action malveillante. 


*Les actions directs, il e existe 2 types : les actions directs en paiement et d’autre
part les action direct en responsabilité contractuelle.
Les actions directs en paiement ce sont celle qui permettent à un tiers d’exercer
lui même les droits de cette partie contre l’autre contractant. Les dispostions
introduites dans le code vivil en 2016 concernant les actions direct e paiement,
l’article 1341-3 dispose que dans certains cas déterminés par la loi, le créancier
peut agir directement en paiement de sa créance contre un débiteur de son
débiteur. En dehors des cas prévus par la loi il n’y a pas d’action directs en
paiement

*les actions directs en responsabilité contractuelle. Lorsque on a des contrats


successifs qui portent sur les même chose, la jurisprudence a admis une action
directe en responsabilité contractuelle. Il invoque les droits du 1er acquéreurs de
la chose. Elles ont été admises au sein d’une chaine de contrat hétérogène càd
des contrats qui ne sont pas de même nature, alors qu’avant la jurisprudence de

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!
le permettait pas. On a un courant jurisprudentielle qui a tenté d’étendre le
domaine de cette action direct cette fois si au groupe de contrat non translatif de
propriété par exemple, le maitre de l’ouvrage aurait ainsi une action directe en
responsabilité contre le sous-traitant. Quelques arrêt l’ont admis mais
l’assemblée plénière de la cour de cassation admet dans l’arrêt Bess du 12 Juillet
1991. Photo 2
Depuis cet arrêt bess il est acquit en droit français que seul les actions en
responsabilité

Chapitre 2 : L’opposabilité du contrat

Principe que l’on trouvera à l’article 1200 du code civil qui contient 2 alinéas
stipule que les tiers doivent respecter la situation juridique créé par le contrat, le
contrat est opposable aux tiers. L’alinéa 2 dispose que les tiers peuvent se
prévaloir du contrat notamment pour prouver quelque chose. En d’autre terme
le contrat est opposable par les tiers. Le contrat est opposable aux tiers dans un
premier temps, et par les tiers dans un second temps.

Section 1- L’opposabilité du contrat aux tiers

Les droits que les partis acquiert en vertu du contrat constitue une réalité et les
tiers ne peuvent pas ignorer cette réalité. Lorsque le contrat a transféré un droit
réel, cette situation doit être respecté par tous, ce qui fait que par exemple
l’acquéreur d’un bien peut opposer le contrat de vente à un tiers.
Cette opposabilité dépend de certaines formalités, cette formalité est potée par
l’article 1198 du cciv qui nous dit que le contrat est opposable à partir du
moment ou le transfert a été publié. Il faut publier son droit et il faut le publier
sous la forme authentique. Lorsque le contrat donne naissance à un droit
personnel, les tiers ne peuvent pas méconnaitre le droit acquis contre la
personne, c’est sur ce fondement que la cour de cassation a juré que le tiers qui
avait connaissance commet une faute.

Section 2- L’opposabilité du contrat par les tiers

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!
Le tiers peut invoquer un contrat dans lequel il ne fait pas partir à titre
d’élément de preuve. Possibilité pour un tiers de se prévaloir de l’existence d’u
contrat dont la mauvaise exécution lui a causé un préjudice. Le 6 octobre 2006
revirement de jurisprudence et depuis 2006 la cour de cassation permet à un
tiers, à un contrat d’invoquer sur le fondement de la responsabilité contractuelle
un manquement contractuel.

Partie V : L’inexécution du
contrat
L’un des contractants n’exécute pas ou mal une de ses obligations contractuelles.
Le fait de mal les exécuter constitue une faute contractuelle. Le code civil offre
un panel de sanction au co-contractant, il faut dire que l’ordonnance du 10
février 2016 a largement clarifié le traitement de ces sanctions. Jusqu’en 2016 les
sanctions existaient mais elles étaient éparpillées dans le code civil. Plusieurs
auteurs avaient dénoncés cette présentation peu convaincante des sanctions. Le
législateur en 2016 a suivi le conseil de la doctrine et il a réorganisé tout ça, il a
décidé de rassembler toutes les règles relatives aux sanctions dans la sous section
5 du livre III du code civil, consacré à l’inexécution du contrat.
La sous partie 5 commence avec l’article 1217 du code civil qui va lister les
sanctions possibles de l’inexécution. L’inexécution parfois peut ne pas résulter
d’une faute contractuelle, dans l’hypothèse où une partie n’exécute pas une
obligation contractuelle car elle est dans l’impossibilité de le faire, car un
événement est survenu qui constitue un cas de force majeur, il ne sera donc pas
tenu comme responsable.

Titre 1 : L’impossibilité de l’exécution


Il y a impossibilité lorsque l’inexécution résulte d’un cas de force majeure à
savoir que la notion de force majeure est désormais définit dans le code civil à
l’article 1218.
L’article 1218 dispose qu’il y a force majeure en matière contractuelle lorsqu’un
événement échappant au contrôle du débiteur qui ne pouvait être

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!
raisonnablement prévu lors de la conclusion du contrat et dont les effets ne
peuvent être évités par des mesures appropriées empêche l’exécution de son
obligation par le débiteur. À l’impossible nul n’est tenu = esprit de la règle.

Les événements qui sont retenus par la jurisprudence au tire de la force majeure
sont divers, il peut s’agir d’événement naturel, exemple : une tempête, un
événement humain ou social, exemple : une grève une émeute, peuvent
consister des cas de force majeure les décisions de la puissance publique, ce sont
les faits du prince.
Ces décisions ne peuvent constituer des hypothèses de force majeure que si en
plus elle revête le caractère de l’article 1118.

Chapitre 1 : Les caractères de la force majeure

Un événement est constitutif de force majeure que si il revête de 3 caractères :


-L’événement doit être irrésistible
-Il doit être imprévisible
-Il doit être extérieur

Les juges avaient définit le 14 Avril 2006 la force majeure comme un événement
irrésistible lors de la conclusion du contrat et imprévisible dans son exécution.

l’ordonnance du 16 Février 2016 a réaffirmé les 3 caractères de la force
majeure.

Section 1- Le caractère irrésistible

Dire que l’événement est irrésistible, l’obstacle est insurmontable, si on reprend


la formule du texte, l’événement doit être tel que ses effets ne peuvent pas être
évités par des mesures appropriées. On ne peut pas éviter l’événement lui
même, il est possible qu’il soit possible d’éviter l’événement, donc dans ce cas là
il n’y a pas force majeure. Il faut que l’événement et ses effets est constitué un
obstacle insurmontable. Il faut que l’événement rende l’exécution totalement
impossible, c’est pourquoi on dit qu’il n’y a pas de force majeure financière, à
partir du moment où l’exécution reste possible même si elles sont très onéreuse
ne pourront pas constituer un cas de force majeure.

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Section 2- Le caractère imprévisible

Il n’était pas possible de prévoir qu’un tel événement surviendrait. L’idée est que
si il était prévisible dans ce cas là le débiteur aurait conclut le contrat en
connaissance du risque et donc il aurait accepté de l’assumer.

Quand faut-il apprécier ce caractère imprévisible ?

L’article 1218 du cciv précise qu’il faut apprécier ce caractère au moment de la


conclusion du contrat. Lors de la conclusion d’un contrat de transport, il est
considéré par la jurisprudence qu'il est prévisible qu’un des passagers de la
SNCF se fassent agresser. Le risque d’agression était prévisible la SNCF n’a pas
prit de mesures préventives, il n’y a pas cas de force majeure. Si en revanche elle
prend des mesures préventives, si une agression survient quand même on la
considère dans cas là comme une cas de force majeure.

Comment apprécier cette imprévisibilité ?

Elle se contente d’un obstacle normalement imprévisible, l’article 1218.

Section 3- Le caractère extérieur

Il faut un événement extérieur au débiteur, classiquement on exigeait que


l’événement est été extérieur à la personne du débiteur, mais on a douter du
maintient de ce caractère car on avait considérer que la maladie du débiteur
pouvait constituer un cas de force majeure or la maladie n’est pas extérieur. La
règle était mal comprise puisque en plus un événement extérieur à la personne
du débiteur il fallait un événement non désiré par le débiteur. On exige
maintenant un événement échappant au contrôle et à la volonté donc du
débiteur.

Chapitre 2 : Les effets de la force majeure

Ils diffèrent essentiellement selon que l’impossibilité est temporaire ou définitive.


L’impossibilité d’exécution peut être temporaire c’est assez fréquent en présence

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des contrats a exécution successive. Dans cette hypothèse l’article 1218 autorise
la suspension du contrat, tant que le contrat sera impossible a exécuter
l’exécution du contrat sera suspendue tant que durera cette impossibilité.
Lorsque le retard dans l’exécution provoqué par la suspension ce retard est trop
grave et devient intolérable pour l’autre partie dans ces là l’autre partie a le droit
de demander la fin du contrat.
Dans le cas où l’impossibilité d’exécution est définitive, on va résoudre le
contrat, cette résolution du contrat joue de plein droit ce qui veut dore qu’elle
est automatique on a même pas besoin de saisir le juge sauf si le co-contractant
conteste. Ces dispositions ne sont pas d’ordre public ce qui signifie qu’on
pourrait aménager ces règles par des clauses qu’on insère dans le contrat initial,
ces clauses sont assez répandue surtout dans les contrats internationaux.

Titre 2 : La défaillance d’exécution


Article 1217 du Cciv, qui liste les différentes sanctions, cet article propose une
liste précisément de 5 sanctions possibles en présence d’une inexécution
contractuelle ;
Le créancier qui subit une mauvaise exécution du contrat, peut refuser
d’exécuter ou suspendre l’exécution de sa propre exécution, c’est ce qu’on
appelle l’exception d’inexécution.
Il peut poursuivre l’exécution forcée en nature de l’obligation.
Il peut solliciter une réduction du prix
Il peut provoquer la résolution du contrat
Il peut demander réparation des conséquences de l’inexécution

Ces sanctions sont elles hiérarchisées ?

Non il n’y en pas, et puisque il n’y a pas de hiérarchie cela implique que c’est le
créancier qui va opter pour une ou deux sanctions. Il est possible de cumuler les
sanctions qui ne sont pas incompatibles, les dommages et intérêt sont
compatible avec toutes les autres sanctions. Plusieurs sanctions sont mises en
oeuvre successivement, elles vont se suivre dans le temps, généralement le
créancier qui veut maintenir le contrat va commencer à suspendre sa propre

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obligation grâce à l’exception d’inexécution pour faire pression sur le débiteur et
son exécution de la part de son contrat.

Chapitre 1 : L’exception d’inexécution

Un créancier qui constate que son co-contractant n’exécute pas ou exécute mal.
Le créancier va réagir en refusant à son tour d’exécuter son obligation. Le
créancier va exciper de l’inexécution du contrat pour le convainc re d’exécuter
son obligation, c’est un moyen de pression. 

Dans ces circonstances il y a exception d’inexécution, cette exception est
salvatrice car on cherche à maintenir le contrat, on cherche à inciter le débiteur
pour que au final le contrat perdure. Initialement cette sanction n’était
consacrée que ponctuellement. Par exemple en matière de vente au comptant
l’article 1612 du code civil permet toujours au vendeur de retenir la chose tant
que l’obligation de paiement n’a pas été exécutée. C’est ensuite la jurisprudence
qui a généralise cette sanction pour que tout créancier puisse utiliser cette
sanction pour faire pression sur son débiteur défaillant ce qui fait que la sanction
est de source prétorienne car c’est la jurisprudence qui l’a généralisé. C’est
l’ordonnance du 10 février 2016 qui l’a insérer dans le code civil aux article
1219 et 1220 du code civil, d’une part il définisse la sanction et d’autre part en
fixe les effets.

Section 1- Les domaines d’application de la sanction

L’exception de l’inexécution se conçoit logiquement que dans les contrats


synallagmatique, contrat dans lequel chaque contractant doit mettre à sa charge
une obligation réciproque. Il faut bien qu’il y est deux obligations pour qu’il y
est exception de l’inexécution. elle ne se conçoit que l’égard des contrats
exigeant une exécution simultanée des obligations. Exemple : contrat de vente
selon lequel un délai de paiement est accordé à l’acheteur, première hypothèse le
vendeur ne livre pas le bien immédiatement, l’acheteur ne peut pas suspendre le
paiement car il bénéficie déjà d’un délai, si le vendeur lui a bien livré la chose,
mais que plus tard le paiement n’est pas fait, il faut que l’exécution soit
simultanée si on se ne sert à rien. Elle ne peut jouer que lorsque les obligations
sont à exécution simultanée et en présence d’un contrat synallagmatique.

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!
Section 2 - Les conditions de mise en oeuvre

C’est une sanction extra judiciaire càd que le créancier peut la soulever sans
saisir le juge. Cette extrajuridicité existe pour éviter une procédure judiciaire et
on gagne du temps précieux. Il faut tout de même prendre garde à ce que un
créancier ne commette pas d’abus, le créancier n’a pas le droit d’en abuser, il ne
pourrait pas refuser de payer l’intégralité du prix au motif que la chose a un
défaut très très léger. C’est pourquoi la mise en oeuvre est subordonnée à une
certaine gravité. L’article 1219 exige plus précisément que l’inexécution soit
suffisamment grave, il faut que l’inexécution soit suffisamment grave pour que le
contrat perde son intérêt et sa raison d’être pour le co-contractant, ce n’est que
si l’inexécution est telle que l’exception d’inexécution est envisageable, si il
conserve un intérêt à la suspension du contrat ce n’est pas possible. exemple :
contrat de bail et le bailleur qui a une obligation d’entretien du bien loué, il
manque à cette obligation, néanmoins malgré ce manquement le preneur peut
continuer à habiter le bien loué, il conserve quand même un intérêt à l’existence
du contrat, il n’a donc pas le droit de suspendre le paiement du loyer même si
l’immeuble est mal entretenu par exemple, le manquement n’est pas assez grave.
SI le défaut d’entretien est tel que l’appartement devient vétuste et dangereux,
dans ce cas là il peut suspendre le paiement car il ne tire plus aucun intérêts.


En cas d’inexécution partielle, il n’est pas possible de suspendre l’intégralité de
son obligation mais il est possible de diminuer l’intégralité de sa contrepartie,
mais la diminution doit être proportionnelle au manquement.
En plu de cela et de manière innovante l’article 1220 a conservé une exception
préventive, le législateur de 2016 dans son article 1220 exceptio timoris, l’idée
est que le créancier peut suspendre l’exécution de sa propre obligation avant
même que son co-contractant n’est eu a s’exécuter lorsque les circonstances
rendent manifeste que le co-contractant ne s’exécutera pas à l’échéance, le
créancier peut réagir en amont de l’exécution et suspendre préalablement
l’exécution de sa propre obligation. Dans ce cas là il doit notifier la suspension à
son co-contractant, cette notification est qui vaut à une mise en demeure qui est
donc une invitation à s’exécuter sous peine de sanction. Exemple : contrat
d’entreprise avec le client et le prestataire de services, le client pourrait
suspendre le contrat car il y avait une date de livraison butoir, qui ,e sera pas
respectée. Quelque soit la cause de la démarche l’auteur de l’exception de

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!
l’inexécution doit prendre garde a adopter une sanction proportionnée au
manquement connu car si le débiteur conteste l’exception d’inexécution, il
saisira le juge, qui va vérifier a posteriori la gravité du manquement et la
proportionnalité de la sanction prise, mais si il estime que le manquement était
pas assez grave et que la sanction était trop sévère alors le juge va considérer que
le contrat n’a pas été suspendu et donc que le créancier aurait du exécuter son
contrat et donc il est fautif pour mauvaise exécution du contrat. On dit que
l’exception d’inexécution a lieu aux risques et péril du créancier.

Section 3- Les effets de l’exception de l’inexécution

Elle a pour effet de suspendre provisoirement le contrat, cette exception


d’inexécution ne propose pas de solution définitive. Il s’agit pour le créancier de
faire pression sur son débiteur pour l’inciter à sauver le contrat. Soit la partie
défaillant cède à la pression et donc finit par s’exécuter, le contrat reprend donc
son cour normal. Seconde hypothèse la partie défaillant ne cède pas à la
pression et le pb c’est que le contrat ne peut pas rester indéfiniment suspendu,
on doit donc se diriger vers une autre sanction parmi celles proposées dans
l’article 1217.

Chapitre 2 : L’exécution forcée

Elle est régit par les article 1221 à 1222, qui vise deux facettes distinctes de
l’exécution forcée.

Section 1- L’exécution par le débiteur

Obtenir l’exécution du contrat est un droit, le co-contractant a un droit


d’obtenir l’exécution du contrat et c’est pour quoi le seul constat d’inexécution
du contrat suffit pour mettre en oeuvre cette sanction. 11 Mai 2005 3 ème
chambre civile : le maitre d’ouvrage peut exiger d’un entrepreneur de la
destruction d’une maison si celle-ci ne se situe pas là où le contrat le stipulait.
La jurisprudence s’est fondé sur la théorie de l’abus de droit, l’idée est qu’exiger
l’exécution forcée ans intérêt légitime peut être considéré comme abusif, il a été
jugé que le fait d’exiger sans intérêt le clause de non installation sans intérêt était

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!
abusif. La jurisprudence utilisé la bonne foi, or il est contraire à la bonne foi de
se servir de son droit pour des motifs ou un résultat étranger à l’économie
normal du contrat.
L’ordonnance du 10 février 2016 a introduit à l’article 1221 les hypothèses
d’écartement de l’inexécution du contrat :
1ère hypothèse lorsque l’exécution est impossible.
2ème hypothèse : si il existe une disproportion manifeste entre son coup pour le
débiteur et son intérêt pour le créancier. 


Est- ce que l’exécution forcée est aussi un droit pour le débiteur ?

exemple un entrepreneur exécute mal sa prestation, le client perd confiance en


l’entrepreneur et préfère mettre fin au contrat, alors que l’entrepreneur compte
forcer la continuité du contrat. La cour de cassation semble dire non :
l’entrepreneur ne peut pas exiger l’exécution forcée. On a une jurisprudence
confuse.

Section 2- L’exécution par un tiers

Notre créancier peut également obtenir l’exécution du contrat en se tournant


vers un tiers, il peut soit demander à ce tiers de le fournir, on peut demander au
tiers de démolir ou de détruire ce qui a été fait.
1 ère condition : il doit respecter un délai raisonnable après la mise en demeure
2 ème condition : également respecter un coup raisonnable

Chapitre 3 : La réduction du prix

Le législateur contemporain est convaincu qu’il peut tout faire pour sauver le
contrat. Cette réduction du prix est consacré dans le code ciivl à l’article 1223,
l’article dispose que le créancier peut après mise en demeure accepter une
exécution imparfaite du contrat et solliciter une réduction proportionnelle du
prix si il n’a pas encore payé le créancier notifie sa décision de réduire le prix
dans les meilleurs délai. C’est un texte problématique car il est très mal rédigé.
Les parties vont assurer l’exécution d’un contrat modifié.

Deux cas de figures sont envisagés par le texte :

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-le créancier à d’ores et déjà payé, il peut après mise en demeure accepter une
exécution imparfaite du contrat, et solliciter une réduction proportionnelle du
prix, cette exigence de mise en demeure préalable n’a de sens que si la mise en
demeure est faite du créancier par le débiteur. Cette mise en demeure porte avec
elle une offre d’exécution partielle du contrat. Il faut interpréter le texte pour
comprendre.
-le créancier n’a pas encore payé et dans ce cas là il doit notifier obligatoirement

Chapitre 4 : la résolution du contrat

Le créancier en a mare de la relation contractuelle conflictuelle et choisit la


résolution du contrat régit par les article 1224 à l’article 1230 du code civil.
Distinction entre la résolution et la résiliation, classiquement quand on parle de
résolution on désigne l’anéantissement rétroactif du contrat, il disparait à la fois
pour l’avenir et pour le passé, on considère qu’il n’a jamais existé. La résiliation
désigne un anéantissement mais non rétroactif, càd seulement pour l’avenir on
l’a rencontre dans les contrat à exécution successive. Cette distinction est bien
ancré dans la doctrine et dans la jurisprudence l’ordonnance de 2016 a traité de
la résiliation sous le terme de résolution ce qui rend les règles assez confuse.

Il existe différents modes de résolution du contrat, mais quelque soit les modes
les effets sont les mêmes.


Section 1- Les modes de résolution

Il y a 3 modes de résolution du contrat qui sont clairement présenté par le code


civil : 1224 à 122!, le premier c’est ce qu’on appelle al résolution unilatéral du
contrat.

§1- La résolution unilatéral du contrat

Il s’agit de la résolution qu’un contractant décide seul, le créancier va décider


seul de la résolution du contrat sans saisir le juge, la mission de cette résolution a
été très progressive en droit français, initialement le législateur l’admettait mais

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dans certains cas seulement. 13 octobre 1998 : arrêt qui a jugé que la gravité du
comportement d'une partie à un contrat peut justifier que l’autre partie y mette
fin de façon unilatéral à ses risques et péril. C’est ce mécanisme qu’a consacré
l’ordonnance du 10 Février 2016.

2 conditions doivent être réunies :

-la sanction est subordonné à une inexécution suffisamment grave, c’est celle qui
anéanti ou compromet la satisfaction principale attendu par le contractant.
-l’inexécution doit persister après une mise en demeure préalable, à savoir que
cette mise en demeure doit préciser le délai imparti au co-contractant pour
remédier à l’inexécution, le délai doit être raisonnable, la mise en demeure doit
préciser qu’à défaut pour le débiteur de satisfaire à son obligation, le créancier
sera en droit de résoudre le contrat.

Si les conditions sont réunies, la partie qui décide de résoudre le contrat doit
adresser à son co-contractant une notification. Il reviendra à l’auteur de la
résolution de démontrer le bien fondé de cette résolution autrement dit de
montrer que l’inexécution était suffisamment grave. Si le juge constate que la
résolution n’était pas fondé on fait comme si le contrat avait toujours exister.

§2- La résolution judiciaire du contrat

Le créancier craint un retour de bâton, et il préfère aller directement devant le


juge pour pas que l’inexécution se retourne contre lui. Article 1227 permet cette
résolution judiciaire, il dispose que la résolution peut en toutes hypothèses être
demandé en justice. Le créancier peut demander la résolution judiciaire du
contrat alors même que ce contrat prévoyait d’autres sanctions en cas
d’inexécution. Le créancier ne peut être privé de celle-ci que lorsqu’une clause
du contrat le prévoit expressément qu’il n’y aura pas de résolution judiciaire.
comme pour la résolution unilatéral la résolution judiciaire est conditionné :
-Il faut une inexécution suffisamment grave en revanche la mise en demeure est
inutile car le rôle de la mise en demeure c’est d’avertir le débiteur or la saisine
du juge est suffisamment explicite.
-Si le débiteur conteste l’existence d’une inexécution suffisamment grave, il
faudra prouver que l’inexécution est suffisamment grave. LA question est à qui

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revient la charge de la preuve. La charge de la preuve pèse d’abord sur le
débiteur, il doit prouver qu’il a exécuté le contrat, si il réussit le créancier doit
alors prouver la défectuosité du contrat = article 1226 alinéa 4 du Cciv.
L’appréciation de la gravité de l’inexécution relève du pouvoir souverain
d’appréciation des juges du fond.

§3- La clause résolutoire

Les parties peuvent insérer dans le contrat des clauses résolutoires qui sont des
clauses qui prévoient les cas dans lesquels la résolution du contrat interviendra
de plein droit. Article 1225 du code civil : l’originalité de cette sanction est
qu’elle joue de plein droit, de manière automatique. Une partie de la doctrine
souhaite un pouvoir modérateur du juge de ces clauses résolutoires si le
manquement est minime par rapport à l’importance de l’obligation. Il faudrait
alors peut être échapper à la résolution.

Mais le législateur de 2016 ne l’a pas entendu même si il admis 6 gardes fou :
-la clause résolutoire n’est valable que si elle est dénuée d’équivoque notamment
la jurisprudence considère qu’une clause qui prévoit la résolution sans préciser
de plein droit est équivoque.
-la clause résolutoire ne peut sanctionner que des obligations expressément
stipulées au contrat : article 1225 la clause précise les engagements dont
l’inexécution entraînera la résolution
-la clause ne peut jouer qu’après une mise en demeure préalable, elle doit
rappeler au débiteur défaillant l’existence de la clause, elle doit lui indiquer avec
précision les manquements qui lui sont reprochés, elle doit indiquer le délai dont
elle dispose pour le manquement reproché.
-la résolution ne sera pas prononcé automatiquement si l’autre partie a elle
même manqué à ses obligations il n’y aura donc pas résolution automatique
-la jurisprudence tant également à limiter le jeu de ces clauses sur le fondement
de la bonne foi et de l’équité, la clause qui est mise en œuvre de mauvaise foi où
dont l’application remet en cause l’équité, la clause sera paralysé.
-la mise en oeuvre d’une clause résolutoire peut être paralysé par le juge qui
peut octroyer un délai de grâce au débiteur, c’est ce qu’on appelle l’octroi
judiciaire du délai de grâce.

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Section 2 - Les effets de la résolution

Ces effets sont posés par les articles 1229 et 1230 nouveau di Cciv, ce qui est
certain est que la résolution met fin au contrat. Classiquement il était considéré
que la résolution était rétroactive, la réforme de 2016 semblerait que le contrat
ne serait résolu plus que pour l’avenir, c’est donc là qu’il y aurait une confusion.
L’article 1229 fixe la date d’effets, en présence d’une clause résolutoire, la date
est prévue par les parties, en présence d’une résolution par notification la date
d’effet de la résolution est celle de la réception de la notification. En présence
d’une résolution judiciaire la date est fixée par le juge.

Il faut préciser qu’il existe deux séries de correctifs à cette règle :


-certains effets du contrat sont maintenus au delà de la date d’effet de la
résolution, les clauses destinées à prendre effets même après la fin du contrat
ex :clause de non-concurrence, leur intérêt se trouve après l’anéantissement du
contrat. Maintient de certaines effets du contrat.
-les effets de la résolution peuvent parfois remonter dans le temps donc
rétroactivement, précisément lorsque l’exécution du contrat avait un caractère
indivisible telle que la fraction exécutée ne présente à elle seule aucune utilité.

Chapitre 5 : La responsabilité contractuelle


Pour parler de responsabilité contractuelle il faut donc définir ce qu’est la
responsabilité. C’est l’obligation pour une personne de répondre de certains
actes qu’elle a commit, particulièrement civilement lorsque la transgression de la
norme a causé un dommage à un tiers.
Il faut délimiter le domaine de la responsabilité contractuelle, elle fait partie de
la responsabilité civile. Par rapport à la responsabilité administrative, ce sont la
qualité des personnes qui indique la nature de la responsabilité. Il faut distinguer
la responsabilité civile de la responsabilité pénale. Le critère est un critère de
finalité, la responsabilité civile a traditionnellement pour fonction de réparer un
dommage. Au contraire la responsabilité pénale implique de punir le fautif. La
frontière est parfois un peu flou entre les deux car on remarque que parfois le
juge civil intervient dans le pénal, et vis versa. Le projet de réforme de
responsabilité civile du 13 Mars 2017 prévoit l’introduction en droit français
d’une amende civile qui pourrait être admise pour sanctionner certaines fautes.

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Une faute lucrative c’est une faute commise par une personne après un calcul de
rentabilité, cette personne va essayer d’évaluer les dommages et intérêt si elle
n’exécutait pas son obligation contractuelle et elle évalue les profits, elle choisit
de commettre la faute si la personne se rend compte que le montant des profits
est plus élevé que le montant des dommages et intérêts.
Au sien de la responsabilité civile il y a encore une sous distinction : entre la
responsabilité contractuelle et la responsabilité extra contractuelle ou délictuelle.
La responsabilité contractuelle a vocation a sanctionner le dommage qui est
subit par une partie en raison de l’inexécution de son co-contractant. Dans cette
hypothèse le contractant victime de l’inexécution peut agir en responsabilité
contractuelle.

De l’autre côté on a la responsabilité extra contractuelle, à chaque fois que le
dommage intervient en dehors du contrat. Cette responsabilité délictuelle est
subsidiaire, on va vérifier si la responsabilité contractuelle s’applique car elle
prime, seulement si l’une des conditions de la responsabilité contractuelle n’est
pas remplie on appliquera la responsabilité délictuelle. C’est le principe des non-
cumuls. Elles ont la même nature, et peu de différence entre ces 2 types de
responsabilité.

Section 1- Les conditions de mises en oeuvre de responsabilité


contractuelle

Il y a 3 conditions de mises en oeuvre d’engagement de cette responsabilité :


-un fait générateur de responsabilité
-un préjudice
-un lien de causalité entre le fait générateur et le préjudice

§1- Le fait générateur de responsabilité contractuelle

Le fait générateur de la responsabilité contractuelle c’est la faute contractuelle?


Une faute c’est un manquement à une obligation préexistante. La faute
contractuelle c’est un manquement à une obligation contractuelle préexistante.
C’est la source de l’obligation qui permet de dire si l’obligation est contractuelle
ou pas. C’est une inexécution totale ou partielle.

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Selon le contenu de l’obligation contractuelle la preuve est plus ou moins facile a
apporter. Il y a 2 types d’obligations qui existent : la doctrine et la jurisprudence
font une distinction entre les obligations de moyens et les obligations de résultat.
Dans le code civil on ne trouve pas cette distinction néanmoins elle existe en
jurisprudence et est appliqué par les juges.

L’obligation de résultat c’est l’engagement d’attendre un résultat, le débiteur de


cette obligation de résultat s’est engagé à attendre le résultat prévu par le
contrat. À partir du moment où la chose n’est pas livré la faute contractuelle est
admise: preuve facile.

Les obligations de moyens, lorsqu’on en est débiteur on ne s’engage pas à
attendre le résultat car on sait qu’il existe un aléa, on s’engage à mettre tous les
moyens possibles pour atteindre le résultat : obligation du médecin par
exemple : preuve plus difficile car il faut prouver que tous les moyens n’ont pas
été mis en oeuvre.

Dans les deux cas ce qu’on prouve c’est l’existence d’une faute contractuelle, la
faute c’est le fait générateur de responsabilité mais elle ne suffit pas, il faut
encore qu’il y est un dommage.

§2- Le préjudice

Notre faute contractuelle doit avoir causé un dommage ou un préjudice au co-


contractant, si l’inexécution cause un dommage à quelqu’un d’autre que le co-
contractant ce n’est pas de la responsabilité contractuelle.
Il existe une grande variété de dommage, on peut les classer en 3 catégories :
-les dommages corporels : constitué par toute atteinte à l’intégrité physique de la
personne
-le dommage matériel constitué par toute atteinte au patrimoine de la personne
il peut s’agir d’une perte subite.
-le dommage moral qui lui est constitué par toute atteinte extra-patrimonial : la
douleur physique mais aussi psychique

Il y a 3 conditions à respecter :

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-le dommage doit être certain : on doit être sur qu’il existe, la difficulté existe
lorsqu’on a un préjudice futur, il doit apparaitre comme la prolongation certaine
et directe d’un état de chose actuel; il doit être susceptible d’une évaluation
La cour de cassation admet également la réparation de la perte de chance : une
partie a conclut un contrat avec une personne qui savait que le contrat était nul,
on peut conclure que le contractant a perdu la chance de contracter avec
quelqu’un d’autre
-le dommage doit également être direct, l doit être la suite direct de
l’inexécution, de la faute, de l’acte dommageable. C’est une condition qui
n’empêche pas la réparation du préjudice par ricochet qui est le préjudice d'une
victime qui n’est pas co-contractant, par exemple à al femme du co-contractant
-le dommage doit avoir porté atteinte à un intérêt légitime juridiquement
protégé

§3- Le lien de causalité entre la faute et le préjudice

On doit pouvoir rattaché juridiquement le dommage à l’acte illicite. Ce lien qui


est fait entre le dommage et le manquement c’est le lien de causalité. Tous les
éléments à l’origine du dommage. Toutes causes à l’origine du dommage est
prise en considération donc si le dommage est dû principalement à autre chose
que l’inexécution c’est pas grave o la retiendra quand même.
La théorie de la causalité adéquate : elle implique la détermination et
l’identification de la cause principale.
La jurisprudence va choisir la théorie qui lui permet d’obtenir réparation,
notamment pour faute contractuelle elle retiendra plutôt l’équivalence.

Section 2- Les effets de la responsabilité contractuelle

La victime agit contre le responsable qui est le défendeur ou éventuellement


contre son assureur. L’action peut être également exercé par une personne
subrogé dans les droits de la victime : ce sont des personnes qui ont déjà
indemniser la victime pour son préjudice : l’assureur.
Cette action est transmissible passivement : si la victime décède l’action en
réparation peut quand même être formé : les héritiers exercent le droit de la
victime décédé : action successorale.

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Le délai pour agir est de 5 ans conformément à l’article 2224 du Cciv :
s’applique à tous les préjudices sauf corporels car c’est le plus grave. Le
législateur a allongé le délai de prescription à 10 ans : article 2226 du Cciv.


La forme de la réparation :
La réparation peut avoir lieu en nature ou en argent. Si le contractant victime,
réclame une réparation en nature on devra lui accorder : possibilité matériel,
impossibilité juridique car la réparation en nature est refusé par le co-
contractant, si celui-ci refuse on ne peut pas le contraindre.
Pour les dommages et intérêts ce qui est difficile c’est qu’il faut les évaluer. La
difficulté est que le juge doit accorder à la victime une indemnité exacte de la
valeur du préjudice qu’elle a subit. Il ne faut réparer que le préjudice : as plus
mais tout le préjudice quand même = principe de la réparation intégrale du
dommage.
La réparation est limité en entière contractuelle : au montant du dommage
prévue ou raisonnablement prévisible au moment de la conclusion du contrat,
cela permet une limitation. Il est admit que des clauses peuvent les évaluer : des
clauses qui sont vocation par avance le montant des dommages et intérêt, ces
clauses pénale sont parfois une seconde facette, si il y a une inexécution du
contrat on prendra le montant de la clause pénale, mais 2 ème facette :
dimension primitive : les parties vont évaluer par avance le dommage. Seul
garde fou de cette clause pénale : le juge a la possibilité de modifier le montant
prévu dans la clause pénal lorsqu’il est manifestement excessif, le juge peut le
modérer = pouvoir modérateur du juge.

Les clauses limitative sont possibles elles ne doivent pas êtres abusives et ne
doivent pas porter atteinte à l’obligation essentielle du contrat, elles sont valable
mais il y a certaines exception à cette validité.
En droit par principe il n'y a pas de garantie : la victime qui bénéficie d’une
condamnation de dommage et intérêt et considérer comme un créancier
chirographaire, qui est un créancier qui ne bénéficie ni de privilège ni de
garantie. Lorsque le dommage a été causé par 2 personnes les juges pourront les
condamner à payer des dommages et intérêts in solidum. La victime pourra agir
contre les 2. L’assurance donne quand même à la victime une garantie efficace :
lorsque le fautif est assuré la victime dispose d’une action direct contre
l’assureur. Il y a une garantie subsidiaire. FIN

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