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Définition, nature et fonction de la monnaie – la monnaie et les autres actifs financiers

I°) DÉFINITION, NATURE ET FONCTIONS DE LA MONNAIE


A – Définition et nature de la monnaie
1° La définition usuelle de la monnaie
Moyen de paiement dont le pouvoir libératoire est immédiat et incontesté au sein d’un espace monétaire donné
2° La question de la nature de la monnaie
Néo-classiques : la monnaie ne joue aucun rôle dans l’économie si ce n’est sa fonction de moyen de paiement.
Keynes : la monnaie est l’actif convertible en tous les autres actifs et son rôle dans l’économie est capital.
3° La monnaie est un actif, mais aussi une dette
Pour les agents économiques détenteurs de monnaie c’est un actif mais pour les intermédiaires financiers,
émetteurs de la monnaie,
C’est une dette car c’est un engagement qui s’inscrit au passif de leur bilan.
4° La monnaie est un construit social, un principe d’organisation de la société
La valeur de la monnaie n’est pas autre chose que ce que la société décide d’y voir, il est dans la nature de la
monnaie d’inspirer confiance, c’est en ce sens que toute la monnaie est fiduciaire.
B – Les fonctions de la monnaie
1° La monnaie est une unité de compte
Walras -> marchandise quelconque servant à exprimer la valeur de toutes les autres marchandises
2° La monnaie est un intermédiaire des échanges
3° La monnaie est une réserve de valeur
2 besoins: la monnaie est détenue
temporairement en tant que pouvoir d’achat dans le futur (non synchronisation revenus/dépenses et dépenses
futures imprévues) et en tant que liquidité (non destiné à être dépensé) -
> monnaie thésaurisée ou encaisse oisive
II°) LA MONNAIE ET LES AUTRES ACTIFS FINANCIERS
A – La monnaie au sens strict ou monnaie liquidité
1° L’analyse historique
 La monnaie marchandise (ex: économie de troc durant la guerre)
 La monnaie métallique -> pesée, comptée ou frappée (effigie ou symbole apposé sur chaque pièce)
 La monnaie papier, remplace la monnaie métallique en 3 étapes:
 → Les certificats d’or: billets représentatifs d’une certaine quantité d’or (“gagés sur l’or”)
 → Les billets de la banque centrale: la BDF obtient le monopole en 1848 d’émission des billets
 La monnaie scripturale, création par les banques privées, convertible en billets de banque
2° La situation actuelle
 Différenciation selon la forme de la monnaie -> la monnaie manuelle (circule de la main à la
main), scripturale (circule à l’occasion de paiements par des jeux d’écriture)
 Différenciation selon le créateur de la monnaie -> la monnaie centrale (créée par la Banque centrale),
bancaire (créée par les banques ordinaires uniquement sous forme scripturale)
 Différenciation selon le détenteur de la monnaie -
> la monnaie en circulation (encaisses monétaires des ANF) et la monnaie de
pécialiste (liquidités en monnaie centrale détenues par les IF auprès de la banque centrale)
B – Les agrégats monétaires (mesure la capacité globale de dépenses des ANF)
4 critères pour conférer à un actif la qualification de monétaire :
 la transférabilité : qui est la possibilité de faire circuler la monnaie au moyen d’instrument de paiement ;
 la convertibilité : qui est la possibilité de transformer rapidement un actif en monnaie avec un faible coût
de transaction ;
 l’absence de risque : qui signifie que la valeur liquidative de l’actif vendu pour devenir monnaie est connue
d’avance ;
 la négociabilité : qui implique que le titre puisse être vendu rapidement sur un marché ;

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1° L’agrégat M1 est la monnaie au sens strict
Il répond au 1er critère de transférabilité. Ce sont les moyens de paiement immédiatement utilisables : la monnaie
actuelle et la monnaie scripturale.
2° L’agrégat M2 est la monnaie au sens large (M1 + la « quasi-monnaie » désignée ainsi car facilement convertible en
monnaie : autres formes de dépôt détenus par les ANF)
M1 + 2ème critère de convertibilité. Ainsi d’un dépôt remboursable avec un préavis inférieur à 3 mois (Codevi)
3° L’agrégat M3 est la masse monétaire (M2 + instruments négociables)
M2 + 3ème et 4ème critères. Ce sont les titres émis à court terme par les seuls IFM ET qui pour devenir monnaie
doivent être vendus sur un marché (titres d’OPCVM)
C – Les actifs financiers
1° Les actifs financiers monétaires
 La monnaie au sens strict > monnaie manuelle
 La quasi-monnaie > compte de dépôts à court terme et livret d’épargne
 Les placements monétaires > titres de créances à court et moyen terme
2° Les actifs financiers non monétaires
 L’épargne longue contractuelle > comptes de dépôts à moyen et long terme : > 2 ans (PEL)
 Les placements financiers > titre à long terme, placements de type obligations
 Les titres d’OPCVM non monétaires > actions, obligations et autres
 Les placements en assurance-vie et les fonds de pensions > actions, obligations et autres

FORMES DE LA MONNAIE ET DES INSTRUMENTS DE PAIEMENT


- Pouvoir libératoire monnaie lorsqu’on règle un achat → nécessité monnaie fiduciaire
Monnaie marchandise : coquillage / barre de sel
Monnaie métallique : pièces, métaux précieux, or et argent, divisibles, faciles à transporter,
inaltérable
- Pesée
- Comptée
- Frappée

Monnaie papier (billet) → 1ère émission en 1661 en Suède mais origine en Chine Dynastie Tang (618-
907)
Forme évoluée de lettres de change :
- Certificats représentatifs de dépôt d’or : simples raisons de commodités0
- Billets de banques privés (crédit à court terme) → Palmstruch 1656.
- Billets de BC (19ème) → Monopole BC (1803 en France)

Currency principle – Qté de billets doit ê strictement égale à l’encaisse métallique (en or) : nécessité
d’éviter émission excessive de billets.
Banking Principle – Qté de billet doit ê émise en fonction des besoins de l’économie : création de
monnaie dépend de la D de crédits.

Monnaie scripturale – Simple jeu d’écriture sur comptes à vue


Monnaie manuelle – pièces fabriquées par le Trésor : il s’agit donc d’une monnaie centrale et
bancaire.
Monnaie électronique – Sert à payer des transaction → portemonnaie électronique cyber-agent.

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DEVELOPPEMENT DES MONNAIES ALTERNATIVES
- Depuis la crise de 2007, dvpt des monnaies complémentaires
- Contestation du système et émergences des monnaies virtuelles dites « cryptomonnaies »

§1. Renouveau des monnaies locales


80s Canada – Dvpt des SEL (syst d’échanges locaux) → 90s en France

 Instrument monétaire alternatif qui ne dépend pas de l’Etat.


 N’ont pas de cours légal mais peuvent ê convertis en monnaie nationale

Formes
- Monnaie locale association et utilisation sur espace délimitée
- Thésaurisation
- Professionnels doivent les accepter et adhérer à ce système

Vision alternative → contestataire


- Absence de spéculation
- Volonté de mettre en place une économie au service de l’Homme

 Loi du 31 juillet 2014 – Volonté de contrôle législateur (intégration au Code monét et financier)

§2. Emergence de nouvelles formes de monnaie virtuelle


- Manifestation d’une logique alternative ou contestataire du capitalisme
- Remise en question des politiques des BC

Trois types selon la BCE :

Monnaie virtuelles non échangeables → Uniquement transaction dans monde virtuel (jeux électroniques)

Monnaies virtuelles qui sont la contrepartie de monnaie légale → jeux électroniques aussi

Monnaies obtenues avec monnaie légale mais échangeable cmme la monnaie légale et permettant transaction dans
les deux mondes → Bitcoin.

Limites
- Ne peuvent remplir les fonctions de la monnaie car ne reposent sur aucune autorité
- N’existent qu’à travers une communauté, via un réseau peer to peer.
- Aucune garantie légale de remboursement.
- N’échappent par à la spéculation (rareté et volatilité).
- Valeur liée à son usage (O&D).

Fonctionnement
- Création compte en bitcoin avec adresse mail
- Avantage = anonymat du compte et faiblesse des coûts de transaction.

Instrument de blanchiment des K ? Fermeture de « The silk Road par le FBI en 2013
Détention assez risquée :
- Émergence de faillites de plateformes ayant ruiné leurs utilisateurs.
- Certains parlementaires préconisent son interdiction
- Restent marginalisée dans leur espace d’utilisation.

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Politiques monétaires Keynésiennes et monétaristes
Objectifs de la politique monétaire : carré magique Kaldor
I°) LA POLITIQUE MONÉTAIRE D’INSPIRATION KEYNÉSIENNE
A – Les principes

La justification de la politique économique Keynésienne est le constat d'une incapacité des marchés à réguler
l'économie et à l'amener au plein-emploi.
La seule solution pour résorber le chômage est que l'État intervienne par une politique de relance de la demande qui
se compose d'une politique budgétaire et d'une politique monétaire expansionniste.

La politique budgétaire consiste à agir sur le budget de l'État pour augmenter les dépenses publiques et/ou réduire
les recettes publiques : elle est lourde à manier et son efficacité est lente.
La politique monétaire expansionniste consiste à agir sur la monnaie par une baisse des taux d'intérêt : la mise en
place est rapide et l'efficacité peut être immédiate.

B – Le contenu
↘ Ti → ↗ D crédits des entreprises (pour investissements) et des ménages (logement + c°) → ↘ P° → ↗ emploi

II°) LA POLITIQUE MONÉTAIRE D’INSPIRATION MONÉTARISTE


A – Les principes
Les Monétaristes refusent toute idée d'intervention de l'État dans l'économie, parce que la flexibilité des prix est
supposée assurer automatiquement l'équilibre sur les marchés.

Cette politique Monétariste cherche à maîtriser, et surtout prévenir l'inflation en neutralisant l'influence
déstabilisatrice de l'offre de monnaie.
Elle repose sur la théorie quantitative de la monnaie selon laquelle l'excès de création de monnaie par la banque
centrale et les banques ordinaires est responsable de l'inflation.

→ Règle d’or des monétaristes

B – Le contenu

Nécessité BC indépendante - En raison du comportement arbitraire et électoraliste des autorités monétaires, la


politique monétaire doit être décidée par une banque centrale indépendante du pouvoir politique.

La politique monétaire est quantitative car elle porte sur la création de monnaie centrale ou sur l'offre de monnaie
disponible dans l'économie.

La politique monétaire active de réduction de l'inflation


↘ Création monnaie BC → ↗ Ti → ↘ D de crédits → casse croissance et inflation.

La politique monétaire est préventive (règle d’or)


Quantité de monnaie doit évoluer au rythme de la croissance économique. Il s’agit donc de décider de normes de
croissance de la masse monétaire en fonction de la prévision de croissance du PIB réel.

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La politique monétaire de la BCE et de la FED

Politique monétaires américaine


Expansionniste → Facteur explicatif des dérives spéculatives
Objectif → soutenir l’économie, lutter c/ inflation.

I°) L’OBJECTIF FINAL ET LA STRATÉGIE


Depuis le 1er janvier 1999, l'Eurosystème assume la responsabilité de la politique monétaire unique de la zone euro.
L'objectif final et unique de la BCE est de garantir la stabilité des prix (proche mais < 2%).
La stratégie de la BCE repose sur « deux piliers » :
 une mesure de l'évolution prévisible des prix fondée sur un ensemble d'indicateurs
 une mesure de l'évolution constatée de la masse monétaire en raison de l'existence d'une relation étroite
entre la monnaie et les prix conformément à la logique Monétariste
II°) L’OBJECTIF OPÉRATIONNEL
La BCE fixe 3 taux directeurs qui influent sur le coût de refinancement des établissements de crédit, soit directement
auprès de la banque centrale, soit indirectement auprès d'autres établissements de crédit.
Ces taux d’intérêt directeurs correspondent à des opérations très courtes (24h à 48h) :
 principal taux directeur : taux des opérations principales de refinancement ou taux Refi
 taux d'intérêt de la facilité de prêt marginal : le taux plafond
 taux d'intérêt de la facilité de dépôt : taux plancher
La BCE augmente ses taux directeurs quand elle cherche à réduire la création monétaire des banques, et elle les
diminue dans le cas inverse.
III°) LES INSTRUMENTS
La BCE cherche à réguler la liquidité bancaire (pour orienter sa politique monétaire) :
 Quand la BCE fait un apport de liquidités, elle augmente la quantité de monnaie centrale sur le marché
interbancaire : la baisse des taux d'intérêt interbancaires doit favoriser la création de monnaie bancaire
 Quand la BCE fait une reprise de liquidités, elle réduit la quantité de monnaie centrale disponible sur le
marché interbancaire : la hausse des taux d'intérêt interbancaires doit réduire la création de monnaie
bancaire.
A – Les opérations d’open-market
Les opérations d’open-market sont prises à l’initiative de la BCE.

1. Les opérations principales de refinancement sont le principal instrument utilisé par la BCE pour apporter chaque
semaine des liquidités centrales aux banques.
2. Les opérations de refinancement à plus long terme fournissent de la liquidité aux banques (mais leur fréquence
est mensuelle et les concours accordés ont une durée de trois mois)
3. Les opérations de réglage fin sont destinées à répondre à des fluctuations des taux d'intérêt interbancaires
4. Les opérations structurelles agissent durablement sur la liquidité bancaire en augmentant ou en diminuant leur
besoin de refinancement
B – Les facilités permanentes
Elles sont décidées par les établissements de crédit : elles servent à fournir ou à retirer de la liquidité à 24 heures,
et donc à régler une insuffisance ou un excédent résiduel de monnaie centrale.
1. La facilité de prêt marginal permet à une banque déficitaire d'obtenir de la liquidité à 24 heures auprès de la
banque centrale.
Le prix payé par les banques à la banque centrale correspond au taux d'intérêt directeur maximal.
2. La facilité de dépôt permet à une banque excédentaire de déposer de la liquidité à 24 heures auprès de la banque
centrale.
La banque dont le compte courant à la banque centrale est créditeur en fin de journée, peut ainsi s'en dessaisir.
Le prix payé aux banques par la banque centrale correspond au taux d'intérêt directeur minimal.
C – Les réserves obligatoires
Elles imposent aux établissements de crédit de constituer des réserves obligatoires sur leurs comptes courants à la
banque centrale.

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Les banques
Banque = ppal IF → fonctions financières clefs :
- Gérer moyens de paiement
- Transfert des ressources
- Produit de l’info → ↘ asymétries d’informations.
- Gère les risques

§1. Origines

Mésopotamie, Egypte (4ème millénaire avt JC)

Temples → capacité de recevoir des dépôts en excédents de récoltes et prêtent semences.


→ Naissance contrat de prêt et 1ère forme d’épargne.
→ Economie non monétaire.
→ Vaste réseau commercial.

// droit et Code d’Hammurabi

Fin de l’empire Romain jusqu’au 12ème siècle

476 : chute de l’empire Romain


11ème siècle → Renaissance des échanges commerciaux et dvpt du droit du commerce
Trois facteurs dvpt → Croisades / Foires / Christianisme
12ème → Emergence droit commercial et règles bancaires.

19ème / 20ème : transformation du secteur bancaire

- Banques alors spécialisées dans gestion de dépôt


- Processus de spécialisation s’atténue au début XXème (2nde RI).
- Plusieurs grdes banques de dépôts vont se lancer dans un modèle mixte en combinant leurs actis
traditionnelles avec celles Banques d’affaires.
-
1929 – Lourdes pertes → effondrement de 500 banques françaises.
Loi bancaire 1945 → Institue cette séparation en distinguant juridiquement banques dépôts / banques d’affaires.
Réforme Debré 1966 → Déspécialisation et universalisation de l’acté bancaire française.

 Âge d’or des 30 Glorieuses puis 1er choc pétrolier 1974.

Loi bancaire de 1984 → Banque universelle sous le vocable « établissement de crédits ».

Beaucoup plus tardit aux EU

Banking Act ou Glass- Steagall Act de 1933 → interdisait aux banques d’ê présentes sur plusieurs métiers.
Depuis 1999 (GLBA) Gramm-Leach Biley Act → diversification acté

Mais, de grands groupes ont préféré restés spécialisés → premiers touchés par la crise subprimes.
Pourquoi ? Aucune possibilité d’éponger par des actés traditionnelles de banques de détail (gestion cptes et
crédits) → Lehman Brothers.

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Fonctions banques

Banque = ppal IF → fonctions financières clefs :


- Gérer moyens de paiement (monopole gestion moyens de paiement)
- Transfert des ressources → Distribution crédits aux entreprises et ménagent
- Produit de l’info → ↘ asymétries d’informations.
- Gère les risques
- Assurent liquidité (ce qui n’est pas le cas avec finance directe)
- Centralise moyens de paiement (risque de crédit, défaut de remboursement) → info.

 Banques ont donc rôle central dans l’intermédiation bancaire

Ppal pouvoir = création monétaire à chaque fois qu’elle accorde crédit.


Destruction monétaire une fois le crédit remboursé.

Schumpeter → crédit bancaire = impulsion indispensable pour innovation technologique


→ gain de productivité et croissance.

Keynes → Crédit est vu comme facteur de croissance et rôle des banques est primordial.

Distinction banque spécialisée / banque universelle

Banque de détail – dédiée à clientèle de particuliers et PME qui n’ont pas accès direct aux marchés financiers.
CT et associations
- Opérations bancaires faible montant
- Compte client

Banques d’investissement / financement – grdes entreprises. ↗ K, émission d’actions etc.


- Activité de conseil ne matière de trading, fusion-acquisition
-

 En Europe, ppe Banque universelle


- Inconvénients → fragiles lorsque les activités de marché engendrent lourdes pertes.
- Risque d edépôt des épargnants.
- Doivent parfois ê soutenues par l’Etat
- Risques en cas de faillite → Too big to fail.

Mesures de soutien de l’Etat


- Prise de participation dans K afin de renforcer fonds propres → Nationalisation
- France dans 6 ppales banques en 2 phases
 20 milliards prêtés et rapidement remboursés (BNP, SG, CA, etc.)
 Titres émis avec rémunération 8% → gain pour l’Etat (1,5 miliards d’euros).

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EMERGENCE DE NOUVEAUX INTERMEDIAIRES FINANCIERS
Depuis une trentaine d’années → Emergence de ces nouveaux IF devenus acteurs incontournables

Investisseurs institutionnels

- Capacité de financement, collecte de l’épargne des particuliers qui leur permet de faire des placements
financiers
- Peuvent couvrir besoin de financement des entreprises et Etat.

Assurances
- Historiquement les premières à avoir géré l’épargne des ménages pour effectuer placement sur marché
financier.

Fonds de pension
- Organismes qui gèrent épargne ménages et cotisation employeurs dans cadre système de retraite par
capitalisation (= système où chacun épargne pour sa retraite).
→ Sont devenus 1ers investisseurs institutionnels.

Fonds mutuels
- Gestionnaire de portefeuilles collectifs (actions et obligations)
- En France, les ppaux sont les OPCVM qui regroupent SICAV.

 Critère de rentabilité élevé


 Importance dans le financement de l’économie et dans le cadre de l’orientation de l’économie.
 Phénomène d’amplification concurrence entre les places financières
→ Incite Etats à ↘ fiscalité sur produits d’épargne
→ Modernisation marchés financiers pour attirer investisseurs

 Phénomène vieillissement population : USA → forte culture boursière

Responsable dérive Kisme financier ?


- Pression à la performance et rentabilité (↘ coûts salariaux)
- Sté rachetent parfois leurs propres action pour valoriser cours de l’action (=effet de levier virtuel)

Effets positifs
- Diversification modes de placement épargne ménages
- ↘ coût placement et ↗ rendement.
- Emergence démocratie actionnariat.

Fonds spéculatifs (hedge funds)


- Structure juridique et domicilation dans paradis fiscaux → échappent règlementation marchés0
- Misent sur fort effet levier par le biais de fonds emprunté auprès d’intermédiaire financiers + particuliers
fortunés qui consentent à assumer risques.

Intervention sur marchés traditionnels :


- Stratégie = changement fréquent de composition portement → ↗ performance → ↗ rémunération
- Economie de casino ? La spéculation l’emporte sur l’investissement productif
- Opacité ?

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Fonds de « private equity » (K par investissement)

- Forte montée en puissance depuis 2000


- Recours technique du LBO (Leverage Buy Out)
- Structure qui peut ê en mesure de lever important volume de K par endettement (→ 90% du K investi)
- Permet contrôle sté / réorganisation / restructuration entreprise et changement direction
- Dans contexte Ti bas, contexte particulièrement favorable à effet de levier

 Montages financiers fondés sur la dette → Risque si ↗ brutale taux

Fonds souverains

- Fondé sur LT
- Fonds d’investissement contrôlé par Etats en capacité de financement désireux d’investir à LT leurs
réserves de change (économies émergentes et pétroliers)
- Soit excédent devises (pays asiatiques)
- Remontée prix sources énergétiques.

Question indépendance de nos économies face à ces fonds souverains


- Pourrait remettre en cause domination occidentale → protectionnisme financier ?
- Rachètent la dette des pays occidentaux → permettent de maintenir niveau de vie

Paradoxe de nos économies


- Nos actés font ↗ notre c° de certaines matières → ↗ excédents de réserves de ces pays
- Ces pays contribuent ensuite à stabilité de nos économies

CCL :

- Diversité intermédiaire financier


- Phénomène désintermédiation
- Mutation → meilleure gestion de l’épargne
- ↗ risques et concentration risques

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L’histoire de la Banque de France
I°) LA PÉRIODE 1800 – 1848
Créée en 1800 par Napoléon Bonaparte. Elle est chargée d’émettre des billets payables à vue et au porteur en
contrepartie de l’escompte d’effets de commerce.
Les français avaient peu confiance dans la monnaie papier
DONC la circulation des billets de banque est confiée à une banque privée indépendante de l’État
En 1806 Napoléon Bonaparte cherche à augmenter son autorité
ET la Banque de France est dirigée par un gouverneur assisté de 2 sous-gouverneurs qu’il nomme
Jusqu’en 1945 la Banque de France avait le monopole de l’émission des billets sur l’ensemble du territoire national.

II°) LA PÉRIODE 1848 – 1936 : DÉVELOPPEMENT DE L’ACTIVITÉ DANS 3 DIRECTIONS


A – Les concours à l’économie
Implantation en province de la BDF >>> augmentation de ses financements à l’économie
Politique délibérée Ti modérés

B – La stabilité de la valeur du franc


Part active au maintien de la valeur de la monnaie (// système étalon or)
En 1926 → chargée d’intervenir sur marché des changes, pour stabiliser le cours du franc vàv devises étrangères.
C – Les concours à l’État
La BDF consent des avances de trésorerie à l’État quand la situation des finances publiques l’exige (1870/14-18)

III°) LA REFORME DU 24 JUILLET 1936 ET L’EMPRISE DE L’ÉTAT


Le gouvernement de front populaire estime que le statut de droit privé de la BDF est contraire à l’intérêt général
mais il est contraint de renoncer à sa nationalisation.
MAIS la réforme des statuts de la BDF permet à l’État d’intervenir directement dans sa gestion. Ainsi, l’Assemblée
générale, dont l’accès était réservé aux 200 plus gros actionnaires (200 familles les plus riches) est désormais
ouverte à tous les actionnaires.

IV°) LA NATIONALISATION DU 2 DÉCEMBRE 1945 → décidée par le Général de Gaulle.


DONC le capital de la Banque de France est transféré à l’État.
ET le gouverneur et les 2 sous-gouverneurs sont nommés en Conseil des ministres
ET mission de service public = mettre en œuvre la politique monétaire décidée par le gouvernement

V°) LA REFONTE DES STATUTS EN JANVIER 1973


Le décret de janvier 1973 rajeunit seulement celui de 1936, devenu caduc.

VI°) LA REFORME DES STATUTS DU 04 DÉCEMBRE 1993 ET L’INDÉPENDANCE DE LA BANQUE DE FRANCE


Les débats sur la nécessité de l’indépendance de la BDF sont vifs !

Justification = lutte contre l’inflation (// monétariste et néolibérale) → Gouvernement supposé incapable pour
raisons électoralistes de lutter c/ inflation
Cette argumentation n’est pas confirmée dans les faits ET SURTOUT la lutte contre l’inflation >>>hausse des taux
directeurs avec pour risque : récession.

Le 1er janvier 1994, le nouveau statut de la BDF : banque centrale indépendante.


Organes de direction :
 Gouverneur (réalité du pouvoir) et 2 sous-gouverneurs
 Conseil de politique monétaire
 Conseil
ET les relations entre État et Banque de France sont clarifiés : la BDF ne peut autoriser des découverts ou accorder
tout autre type de crédit au Trésor Public
ET Mission = mettre en œuvre la politique monétaire appropriée pour assurer la stabilité des prix

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VII°) L’INTÉGRATION DE LA BANQUE DE FRANCE DANS LE SYSTÈME EUROPÉEN DES BANQUES CENTRALES (SEBC) EN
JUILLET 1998 ET DANS L’EURO SYSTÈME EN JANVIER 1999

L’application du Traité de Maastricht débouche en 1998 sur la création du Système européen de banques centrales
(SBEC) qui se compose :
 Banque centrale européenne (BCE)
 Toutes les autres Banques centrales nationales (BCN) membres de l’UE
 Organes de direction de la BCE :
 Conseil des Gouverneurs : organe qui définit la politique monétaire de la zone euro
 Directoire : organe d’exécution, il met en œuvre la politique monétaire en donnant des instructions aux
BCN de la zone euro
 Conseil général : organe consultatif
DONC la Banque de France n’a plus la maîtrise de la politique monétaire.

Le marché obligataire
Obligation = titre de créance compris entre 7 et 15 ans doté d’un taux d’intérêt annuel versé généralement pendant toute
la durée de l’emprunt (en somme c’est un crédit à long terme)
I°) LES PRINCIPALES CARACTÉRISTIQUES
A – Le marché primaire
Une obligation sur le marché primaire suppose :
- prix d’émission : « valeur nominale »
- rémunération : « coupon » dont le taux reste inchangé → fixé selon la durée du prêt et l’évaluation des
agences de notation
- remboursement différé : « amortissement », qui se réalise à l’échéance de l’emprunt

L’importance du marché primaire dépend des besoins de financement de l’économie :


- Récession : l’État y emprunte beaucoup pour combler le déficit public, les sociétés non financières peu
- Croissance : l’État emprunte peu, les sociétés non financières beaucoup
-
B – Le marché secondaire Une obligation sur le marché secondaire suppose :
- prix négocié : « cours de l’obligation »
- taux de rendement : différence entre le coupon et le cours de l’obligation
-
Situations où le marché obligataire est spéculatif (existence d’une bulle spéculative) :
- Cours élevés
- D élevée
- Tx rendement faibles

II°) LE COURS DES OBLIGATIONS SUR LE MARCHE SECONDAIRE


A – L’explication de la variation en sens inverse du taux d’intérêt

↘ TI sur marché primaire → ↗ cours obligations


CAR les nouvelles obligations sont moins attractives, les anciennes étant plus demandées
DONC les marchés s’adaptent et progressivement le taux de rendement baisse

Inversement, ↗ TI sur marché primaire → ↘ cours


CAR les nouvelles obligations sont plus attractives que les anciennes
DONC hausse du taux de rendement pour rendre plus compétitives les anciennes obligations

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B – L’influence décisive de la politique monétaire
Ces TI sont en partie déterminés par les taux d’intérêt directeurs fixés par la Banque centrale dans le cadre de la
politique monétaire
ET les investisseurs tentent de les anticiper :
 l’anticipation d’une hausse incite les investisseurs à vendre pour anticiper la baisse du cours des obligations,
d’où une hausse du taux de rendement du fait d’une baisse de la demande
 l’anticipation d’une baisse incite les investisseurs à acheter pour anticiper la hausse du cours des obligations,
d’où une baisse du taux de rendement du fait d’une hausse de la demande

III°) LA FAMILLE DES OBLIGATIONS LES PLUS FRÉQUENTES


Obligations à taux fixe : les plus répandues
Obligations indexées : très onéreuses pour l’emprunteur, réservées à l’État
Obligations à coupon unique : capital et intérêt versés en une seule fois à l’échéance

PIGS 2010 → crise dette souveraine

Le marché des actions

Action = titre risqué de propriété émis par une société de capitaux


Capitalisation boursière = nombre d’actions achetables multiplié par le cours de l’action sur le marché boursier

I°) LES PRINCIPALES CARACTÉRISTIQUES

A – L’offre d’actions par les sociétés et l’organisation du marché boursier de Paris


Objectif = les entreprises qui s’introduisent en bourse financent leurs projets en émettant des actions
Essentiel pour le financement de certaines entreprises.

1° L’organisation de la Bourse jusqu’en février 2005


Jusqu’en 1987 le marché des actions était ouvert aux seuls « agents de change ».
Depuis 1987 le marché des actions est ouvert aux prestataires de services d’investissement (PSI) :
 intermédiaires financiers bancaires
 entreprises d’investissements
Depuis 2000 la Bourse de Paris est intégrée à la Bourse internationale Euronext (2008)

2° L’organisation de la Bourse depuis 2005


Depuis 2005 les 3 marchés réglementés de la Bourse de Paris ont fusionné en un marché unique.
ET les sociétés cotées sont classées selon l’importance de leur capitalisation boursière :

 blue ships = capitalisations supérieures à 1 milliard d’euros


 mid caps = capitalisations comprises entre 150 millions d’euros et 1 milliard d’euros
 small caps = capitalisations inférieures à 150 millions d’euros
A COTE de ce marché unique est créé Alternext = marché organisé mais non réglementé (pour offrir aux PME la
possibilité d’accéder au marché boursier dans des conditions plus souples)

B – La demande d’actions par les investisseurs


 Ménages = souvent indirectement à travers les banques ou investisseurs
→ Ménages français n’interviennent pas bcp (≠ USA)
→ Rapport entre propriété et pourcentage d’actionnaires (Espagne, Italie)
→ ≠ régimes de retraites (régime par capitalisation USA/ par répartition en Europe continentale)
 Entreprises = prennent des parts chez des concurrents dans le cadre d’une stratégie
 Intermédiaires financiers = collectent des ressources chez les petits épargnants
 Investisseurs étrangers = collectent des fonds alternatifs à la recherche de profits immédiats

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II°) LA FAMILLE DES ACTIONS
 Actions au porteur = l’identité de l’actionnaire n’est connue que de l’intermédiaire final
 Actions nominatives = spécifiques aux sociétés non cotées
III°) LA VARIATION DES COURS BOURSIERS
A – Les instruments de mesure
1° Les grands indices boursiers

Indice boursier révèle situation & performances d’une place financière (ou d’un segment du marché boursier)
 USA : dow jones = 30 titres industriels
 Tokyo : nikkei 225
 Paris : CAC 40 (créé en 1987) = 40 plus grosses capitalisations (indice suivi de : Next 20, Mid 60, Small 90)
→ Entreprises fr attractives, surtout pour investisseurs étrangers

2° Le rendement d’un capital investi dans une société


 Per Earning Ratio (PER) = rendement d’une action (rapport entre le dividende versé et le cours de l’action
exprimé en pourcentage)
 Return On Equity (ROE) = bénéfice net / fonds propre
Le ROE mesure la capacité de l’entreprise à générer des profits à partir de ses capitaux propres (sommes investies
par les actionnaires et profits non distribués)

B – Les facteurs explicatifs des cours boursiers


1° L’importance des fondamentaux
L’évolution des cours boursiers dépend de 2 facteurs :
 Profit futur escompté par les entreprises, qui dépend à la fois de leur situation propre et de la conjoncture
économique
 Taux d’intérêt directeurs

2° L’inefficience du marché boursier


Le marché des actions est un marché spéculatif à la hausse qui conduit à la création d’une bulle boursière, laquelle
se termine tôt ou tard par un krach boursier :
 sur un marché efficient : la hausse du prix entraîne une baisse de la demande et une baisse du prix incite à
une hausse de la demande
 sur le marché des actions : la hausse du cours des actions incite à en acheter et la baisse des cours conduit
à les vendre (ces comportements mimétiques ont été qualifiés par Keynes « esprits animaux »)

13
LES MARCHES DERIVES
Caractéristiques

Fonction : couvrir le risque sur les marchés de couverture


→ Lorsque l’on achète une action, risque = le fait que le cours baisse

Définition : marchés où l’on échange les risques (sur opérations à termes : actions, devises, Ti, indices boursiers, ..)

Trois grandes catégories :


- Futures : contrats à terme fixe
- Options : plus flexibles en échange versement prime
- Swaps : échange de dettes à taux fixes c/ dettes à taux variables.

Développement produits dérivés

- Complexité de ces produits dérivés → devenus très spéculatifs (alors que censés protéger agents écos c/
risques de réalisation du prix d’un actif, d’une devise ou d’une matière 1ère !)
 Déconnexion ac l’économie réelle.

Développement très important depuis fin 70s/ début 80s


- Période flottement généralisé tx de change et inflation → instabilité économique
- Espaces de spéculation
- Crise n’a pas ralenti cette spéculation → 4/5 des produits dérivés ou contrats à terme sont négociés sur
marché de gré à gré
- Bonne fin des opérations garantie → forme de dérèglementation

Emergence de certains types de produits → Credit default swap (CDS)


- Sorte d’assurance qui permet au créancier, en échange du versement d’une prime annuelle, de se protéger
contre les risques de défaillance de son débiteur.
- Vont être tellement détachés du lien original entre le créancier et le débiteur, vont devenir autonomes et
faire l’objet d’une forte spéculation.

Formidable essor à partir début des années 2000


- Banques s’en débarrassent pour faire face au risque de crédit
- En achetant un CDS lorsqu’elle accordait un prêt, elle pouvait transférer le risque qui portait sur
l’emprunter → risque de défaut des emprunteurs apparaissait faible.

Dégradation situation
- Prix des CDS s’est envolé → désastreux pr bilan banques

Exemple grec
- CDS adossées à la dette grecque et détenus par les banques majoritairement.
- Plus la situation financière se dégradait, plus les CDS émis avaient une prime annuelle importante à verser

Autre effet pervers → Crise subprimes : Crédits subprimes avaient été titrisés.

14
La crise des crédits subprimes en 2007 : origines
I°) LA BULLE IMMOBILIÈRE
A – La réalité de la bulle immobilière et son contexte
La bulle immobilière : la hausse des prix de l'immobilier s'accélère en 2001-2002 et jusqu'en 2007-2008. Elle atteint
la plupart des pays européens et anglo-saxons (sauf Allemagne et Japon).
Tx croissance logement aux USA: +20% en 2005, +15% en 2006 et 0% en 2007.
Le contexte est celui d’une croissance économique retrouvée, d’une inflation maîtrisée et euphorie boursière
Politique monétaire accommodante FED → facilitait accès au marché immobilier, locomotive croissance.

B – Les facteurs explicatifs de la bulle immobilière


Une ample épargne mondiale depuis 2002
Les pays excédentaires (Chine), échaudés par les crises financières récurrentes des années 90 dans les pays en
développement, recherchent des placements sans risques. Ils ont surtout placé leurs liquidités auprès des banques
qui ont transformé cette épargne en crédits accordés aux ménages.

Une abondance de crédits accordés aux ménages


En raison d’une politique monétaire de taux d’intérêts bas qui rend le crédit moins couteux.
Endettement ménage : à LT comme à CT pour dépenses consommation.
Titrisation crédits hypothécaires : risque transféré à qqn d’autre. Banques échappent règlementation prudentielle et
peuvent accorder nouveaux crédits → Endettement banques.

La spécificité de l’endettement anglo-saxon


En France la capacité du ménage d’emprunter dépend de ses revenus.
Dans les pays anglo-saxons, cette capacité d’emprunt dépend de la valeur de la garantie de l’hypothèque, et donc du
prix du logement.
MAIS le coût de l’emprunt (le taux d’intérêt) dépendra du risque de non remboursement de la dette et donc du revenu
de l’emprunteur

Les crédits hypothécaires subprimes aux EU


Les crédits classiques à taux fixe appelés primes sont accordés à des ménages solvables ayant de solides garanties
de remboursement.
MAIS les crédits subprimes sont accordés à des ménages dont le risque de défaillance est élevé, ce qui justifie des
taux d’intérêt plus élevés. Le calcul des courtiers-escrocs repose sur l’hypothèse que le prix de l’immobilier
continuera à monter : en cas de défaut de remboursement de l’emprunteur, le prêteur récupère pour le vendre un
actif dont la valeur est supérieure à la créance.
Prêts ninja → No Job / no income / no asset.
Hypothèse que Prix immobilier continuera à ↗ → au pire on récupère le B immob qui a valeur supérieure créance

La titrisation
Normalement un crédit accordé par une banque reste dans ses comptes jusqu’à son échéance (la banque assume
seule le risque de non remboursement de la dette).
Avec la titrisation, les banques vendent leurs créances à une société créée dans ce but, laquelle émet des titres
financiers adossés (backed) à ces crédits, puis les vend sur le marché financier primaire. Et ces produits titrisés
deviennent des instruments de placement négociables sur le marché secondaire.

II°) LE RETOURNEMENT DE LA BULLE IMMOBILIÈRE ET SES CONSÉQUENCES


A – Le retournement de la bulle immobilière aux EU
Avec la baisse des prix de l’immobilier en 2008, taux de défaut de remboursement des subprimes : 25% !
B – La crise bancaire
Les principaux faits déclencheurs
1er trimestre 2007 :
1ères faillites d'établissements de crédit spécialisés dans les crédits subprimes.
Créances titrisés = actifs toxiques : illiquides (ou invendable) → impossibilité de les valoriser.

15
Les caractéristiques de la crise bancaire
Comment la crise des subprimes se transforme t'elle en une crise bancaire ?
Selon la logique du marché, à un moment donné, le faible prix devrait provoquer le retour de la demande et la fin
de la chute du prix.
MAIS il n'en est rien CAR il n'y a aucun acheteur et aucune demande !
Les créances titrisées étaient déjà peu liquides, mais elles deviennent illiquides (ou invendables).
La crise devient systémique : toutes les opérations bancaires sont menacées, et notamment l'octroi de crédits aux
ANF par les banques.

La crise boursière
La valeur des actions bancaires chute fortement.
MAIS fin décembre 2007 les valeurs sont semblables (en France) à celles de janvier 2007. Les spécialistes parlent
d'une « correction brutale », pensant que le pire a été évité.

TENTATIVES D’ENDIGUEMENT ET D’EXPLICATION


III°) LES INTERVENTIONS PUBLIQUES

L’aide aux ménages américains


Plan Bush en 2007 : limitation de l’augmentation des défauts de paiement des ménages subprimes
Plan Obama en 2009 : enrayer les saisies de logement

La politique monétaire des taux d’intérêt directeurs


La FED baisse les taux directeurs pour baisser le coût de refinancement bancaire, donc le coût des crédits

L’intervention des Banques centrales sur le marché interbancaire


En accordant aux banques et sans aucune restriction des prêts à très court terme, la Banque centrale crée de la
monnaie centrale, nécessaire au refinancement bancaire

IV°) LA RECHERCHE D’EXPLICATIONS


Les excédents de la balance extérieure de certaines économies
Les défaillances du système monétaire international (domination du dollar et faiblesse du yuan) ont induit des excès
de liquidités qui ont entretenu la spéculation (hausse du prix des actifs) et permis l'endettement (baisse des taux
d'intérêt).

La conjonction de plusieurs phénomènes


Les auteurs de La crise des subprimes retiennent 3 phénomènes :
 les déséquilibres macroéconomiques ont entraîné une ample liquidité mondiale, une baisse des taux
d'intérêt qui ont alimenté une hausse des crédits
 les dysfonctionnements microéconomiques ont entraîné un relâchement des conditions d’attribution des
prêts
 d’où l'essor de pratiques financières à haut risque avec des crédits risqués

Les innovations délirantes des banques


La crise des subprimes n'aurait pu être qu'une crise immobilière.
Elle n'aurait pas dégénéré en 2007 en une crise bancaire sans ce que Michel Aglietta appelle les innovations
délirantes des banques. La crise renvoie ainsi à la question fondamentale du comportement ou de la stratégie des
banques de faire des profits sans risques.

16
La crise financière de 2008
I°) LA PANIQUE BOURSIERE DE JANVIER – LA PÉRIODE DE JANVIER A MI-MAI
A – Les faits marquants : le lundi noir du 21 janvier
21 janvier - Le lundi noir : panique boursière partout dans le monde
B – La crise bancaire (janvier – mars)
La FED n'a aucun droit de regard sur l'activité des banques d'affaires, mais elle a incité JP Morgan à racheter Bear
Stearns.
Henry Paulson, secrétaire d'État au Trésor, décide que les actionnaires devaient directement subir les pertes de
la banque, et non pas les contribuables américains.
C – L’optimisme et l’accalmie (avril – mai)
APRÈS le sauvetage de Bear Stearns, les opérateurs sur tous les marchés financiers croient à la fin de la crise
bancaire.
ET la remontée des Bourses laisse penser que le pire de la crise financière serait passé.
II°) L’INTERMÈDE INFLATIONNISTE ET LA POURSUITE DE LA CHUTE DE LA BOURSE
A – La poussée inflationniste, le ralentissement économique et le risque de stagflation
Le retour de l’inflation
Le FMI prévient que la menace inflationniste a resurgi dans l'économie mondiale
EN RAISON de la flambée du prix du pétrole et des matières premières agricoles.
La faiblesse de la croissance économique conduit les Banques centrales à choisir entre le soutien de la croissance,
par une baisse des taux d'intérêt, et la lutte contre l'inflation, par une hausse des taux.
La divergence de politique monétaire aux États-Unis et dans la zone euro
Aux EU, on considère que le danger est le ralentissement de la croissance économique
DONC la Fed baisse son principal taux directeur à 2%
CAR des taux d'intérêt faibles baisse le dollar, ce qui augmente l'inflation mais favorise les exportations et donc
la croissance économique. Cette politique monétaire est efficace puisque qu'elle a réussi à éviter la récession.
Dans la zone euro, la BCE continue de privilégier la lutte contre l'inflation.
On anticipe que la Fed sera contrainte de lutter contre l'inflation, et que la BCE sera contrainte de lutter contre
la récession. Le séisme de l'automne chamboulera toutes ces prévisions.
B – La crise boursière se poursuit et la crise financière aussi
Les profits des banques pour le 2ème trimestre sont toujours en baisse.
Au début de l'été, la crise immobilière s'aggrave aux EU.
La diminution de la demande de logements continue de faire baisser les prix de l'immobilier, et cela entraîne une
hausse des défauts de paiement, même sur les crédits primes.

III°) LE SÉISME FINANCIER DE L’AUTOMNE


A – Les faits marquants

Lehman Brothers au bord de la faillite : Fed annonce le 12 septembre que le gouvernement ne les aidera pas.
Barclays (banque britannique) apparaît repreneur crédible pour Lehman Brothers.
13 et 14 septembre : Bank of America rachète Merill Lynch 50 milliards de dollars

Négociations laborieuses :
- Lehmann veut d’un rachat global et Barclays ne veut pas racheter tous ses actifs.
- Gouvernement britannique refuse d’accorder des garanties à la place du Trésor US.

15 septembre - La faillite de Lehmann Brothers.(4ème plus grande banque d’affaires US, 60 filiales dans le monde,
28K salariés, 600 milliards d’encours d’actifs).
6-10 octobre - La semaine noire sur toutes les Bourses.

17
Analyse de la décision du Trésor US
Henry Paulson accuse gouvernement britannique d’ê responsable du blocage de la négociation.
Risques inconsidérés pris par Président pour rattraper Goldman Sachs.
Idéologie libérale (Paulson = républicain) → contre l’intervention de l’Etat et s’oppose à nationalisation (// sauvetage
Bear Stearns mars 2008 sévèrement critiqué)
Lehman Brothers « fusillé pour l’exemple → Mettre les banques faces à leur responsabilité
Sous-estimation des risques écos : Risque éco faillite LB apparu moindre que risque politique sauvetage

 Perte de confiance généralisée → Perspective d’une forte recession.

B – L’effondrement boursier
La chute des Bourses résulte de facteurs irrationnels : la peur, la défiance, le mimétisme qui fait que la baisse appelle
la baisse.
La chute des Bourses résulte aussi de raisons économiques : les ventes massives d'actions par les fonds
d'investissement, contraints d'éponger leurs dettes ou de rembourser leurs clients.
La chute des Bourses résulte aussi et surtout de l'impuissance des pouvoirs publics incapables de proposer une
solution immédiate et globale à une crise systémique.

D – Les suites immédiates de la faillite de Lehmann Brothers


La nationalisation de fait de l’assureur AIG (1er assureur américain et mondial)
L'administration américaine ne pouvait que secourir AIG, car le risque systémique était trop élevé.
Ce sauvetage ne suffira pas
Perte 2008 = 99 milliards dollars

Sauvetage de Fannie Mae et Freddie Mac (deux géants refinancement hypothécaires)


- Représentaient 45% de l’encours des crédits immobiliers résidentiels US
- En un an, perte ↗ de 14 millliards $.
- Rumeurs insolvabilité → ↘ cours de 60%.
- 8 septembre : Paulson annonce placement sous tutelle publique (nationalisation de fait)

LA POLITIQUE MONETAIRE DES BANQUES CENTRALES


L’action traditionnelle sur les taux d’intérêt directeurs
Pour faire baisser le coût du crédit, les Banques centrales baissent énormément leurs taux directeurs
FED : ↘ ppal taux directeur de 0,5pt (1,5% puis 1% le 29 octobre, 0% le 16 décembre !! puis 0,25%)
BCE___________________________(3,75%, 3,25 le 6 novembre, 2,5% le 4 décembre → -0,75 pts !! )

2,1% d’inflation en Europe et risque de déflation USA (↘ prix pétrole : 147$ juillet → 40$ en décembre)

Les mesures non conventionnelles de la FED → Véritable révolution dans politique monétaire
La Fed rachète directement sur le marché des titres et des dettes.
Se substitue aux banques et finance ainsi directement l'économie. Elle rachète sur le marché 200 milliards de dollars
de titres de dettes

Quantitative Easing
Active →↗ création monnaie BC : pratiquée par FED et Banque d’Angleterre
Passive → Prêts massifs aux Banques et liquidités centrales créées permettent d’accorder crédits + agents financiers
d’acheter titres sur marché obligataire (BCE).

18
INTERVENTION ETATS POUR SAUVER SYSTEME BANCAIRE
Trois possibilités d’intervention publique :
L'intervention publique s'articulera autour de trois options :
 première option (plutôt américaine) : racheter les actifs toxiques des bilans bancaires
 deuxième option (plutôt britannique) : garantir les prêts interbancaires
 troisième option (plutôt européenne) : prendre des participations dans le capital des banques et donc de
les nationaliser partiellement

Le premier plan Paulson


Un plan de sauvetage de la finance américaine est annoncé par le secrétaire au Trésor le 18 septembre.
= la somme de 700 milliards de dollars sera débloquée pour que le Trésor américain puisse racheter aux banques
leurs actifs toxiques
La fin du modèle américain de grandes banques d’affaires
Les banques d'affaires demeurent mais elles sont de petite taille et spécialisées dans un créneau

Plan de soutien bancaire britannique – 9 octobre 2008


Gordon Brown propose plan de sauvetage comme modèle aux autres pays : trois dimensions :
1. Refinancement interbancaire → Apport par la BC de liquidités illimités + échanges d’actifs illiquides c/ bons
du trésor.
2. Garanties apportées par l’Etat : déblocage du financement à MT
3. Nationalisation partielle → recapitalisation des banques importantes. Contraintes imposées en matière de
dividendes et rémunération.

Plan d’action du G7 – Washington 10 octobre 2008


Protéger de la faillite car importance risque systémique, recapitalisation banques, nationalisation partielle.

Plan d’action de l’Eurogroup – Paris – 12 octobre 2008


Volonté définir un « plan d’action conjoint des Etats de la zone euro et de la BCE
Mais chaque pays choisira en fonction de ses besoins → boîte à outils Merkel

Plan en 3 volets :
1. Garantie prêts interbancaires
2. Recapitalisation banques en injectant fonds publics dans K banques.
3. BCE offrira liquidités centrales aux banques, en contrepartie de créances sur entreprises non financières.

Plan de sauvetage français repose sur deux piliers


Société de refinancement de l’éco française : détenue à 66 % par banques et 34% par l’Etat (320 Milliards)
Dette publique prend la place de la dette privée.

19
CRISE DE LA DETTE SOUVERAINE DANS LA ZONE EURO
Crise financière a mis les Etats à contribution à double titre

1. Nécessité organiser plans de sauvetage pour le secteur bancaire

Montants astronomiques
Enveloppes débloquées pour d’éventuelles recapitalisations ont souvent été nécessaire

2. Etats ont subi de plein-fouet les effets de la crise sur leurs comptes publics

- Ralentissement de l’acté éco → ↘ recettes fiscales → ↗ dépenses liées aux sauvetages


- ↗ dépenses liées à ↗ chômage → ↗ ratios dettes et déficit public.

Inquiétude vàv :
- Cas spécifique Grèce et Irlande fin 2008
- Portugal et Itali → ↗ taux de LT exigés par les investisseurs pour souscrire aux obligations d’Etat.

3. Volonté des investisseurs de sanctonner zone euro


- Problème de gouvernance
- Déficit d’institution
- Manque de solidarité

Illustration – Difficulté pour mise en place plans de sauvetage Grèce


Crise dette grecque → 5 mois avant mise en place 1er plan d’aide de 110 milliards jusqu’en 2013.

Création mécanisme européen de stabilisation financière couvrant tous les Etats de la zone euro jusqu’en 2013.
→ Va émettre obligations garanties / Etats les + solides.
→ Va disposer capacité prêt de 250 milliards.
→ Contribution équivalente au FMI.

BCE va accepter achat titres de dette des Etats européens

Plan de rigueur budgétaire


- Effets très restrictifs sur croissance
- Manque de synchronisation des politiques budgétaires et plans de sauvetage.
- Certains pays tjrs sous surveillance.

Politiques budgétaires pour ↘ coût déficit public et sortir de la crise → Cure d’austérité
Règle d’or qui limite déficit structurel à 0,5% du PIB.
Sanctions automatique prévues en cas de déficit supérieur à 3%.
Ne pourra ê contourné qu’en cas de circonstances exceptionnelles
Rien n’est dit sur dumping fiscal et absence d’harmonisation fiscale.

Politiques d’austérité qui suscitent de nbreuses critiques


Austérité engendre récession qui fait ↘ recettes publiques et aggrave déficit publique (ex. Grèce)

La crise de la dette souveraine de l’état grec


Les 3 agences de notation doutent de la capacité de l'État grec à rembourser ses emprunts en raison de l'ampleur
annoncée du déficit public
Cercle vicieux : les taux d'intérêt exigés pour lui prêter augmentent, sa capacité d'emprunter diminue et donc sa
capacité de rembourser

20
Plan global de sauvetage des pays de la zone euro : création d'un Fonds européen de stabilité financière (FESF)
Les plans de rigueur en Europe
Devant l’exemple Grec, l'Europe bascule dans la rigueur budgétaire afin de réduire l’endettement public
III°) 2011 : La crise des dettes souveraines dans la zone euro
A – L’affaiblissement de la croissance et le maintien d’un chômage massif
La croissance économique reste faible au RU et en France.
B – La politique monétaire des banques centrales
La politique traditionnelle des taux d’intérêt directeurs
La Fed maintient ses taux directeurs à leur niveau plancher
La politique non conventionnelle de la Fed
La Fed aura racheté environ 17% de la dette publique américaine
La politique que la BCE appelle non conventionnelle et temporaire
La BCE continue d'intervenir sur le marché interbancaire en refinançant les banques selon des modalités très
favorables.
C – La crise boursière et la crise bancaire de la zone euro
L'année 2011 est considérée comme exécrable ! 1er semestre : difficultés. Juillet à Octobre : panique. Par la suite :
remontée légère.
D – Les dettes souveraines et les politiques budgétaires
Déficit public et dette publique
Les recettes fiscales diminuent automatiquement, du fait de la baisse des revenus et de la hausse du chômage,
pendant que les dépenses publiques continuent de monter. Le déficit public est ainsi un révélateur de la crise
économique, et non pas une cause.
Les déséquilibres économiques de la zone euro
Politique monétaire unique = même taux d'intérêt nominal fixé par la BCE, mais des taux d'intérêt réels qui différent
selon le niveau d'inflation des pays
SAUF pour partie en Grèce, les difficultés de certains pays de la zone euro ne sont nullement imputables à un laxisme
budgétaire, mais à des écarts de compétitivité.
Les dettes souveraines
Le financement des dettes de l'État suppose l'émission d'obligations dites « dettes souveraines » :
Les pays de la zone euro sont particulièrement dépendants des marchés internationaux: plus de la moitié environ
de la dette souveraine émise est acheté par des non-résidents
DONC la crise des dettes souveraines est spécifique à la zone euro, elle commence fin 2009 lorsque les taux d'intérêt
des émissions grecques s'envolent
En France, l’indépendance entre la banque centrale et le Trésor Public interdit l'intervention de la banque centrale
dans le financement de l'État.
Les EU et le RU s'en sont affranchis. La Fed comme la Banque d'Angleterre achète massivement de la dette publique
pour empêcher une hausse des taux d'intérêt.
Durant l’été 2011, il aurait suffi que la BCE accepte d’être prêteur en dernier ressort pour endiguer la crise des
dettes souveraines…
Les politiques budgétaires pour réduire le déficit public et sortir de la crise
Les dirigeants de la zone euro, et l'Allemagne en particulier, ont l'obsession du déficit public.
Avant la crise, le Pacte de stabilité et de croissance imposait un déficit public inférieur à 3% de PIB
Avec la crise des dettes souveraines, les dirigeants de la zone euro imposeront des règles plus dures (pour « rassurer
les marchés financiers »)

21
II°) LA CRISE DU CAPITALISME FINANCIARISÉ ET DÉRÉGULÉ
A – L’essor du capitalisme financier et libéral

Thatcher RU 1979 ; Reagan EU 1981.


Le désengagement de l’État et la déréglementation
Dérégulation de grande ampleur pour organiser la concurrence et ouverture des frontières pour les capitaux
Politique keynésienne jugée resp crise de 1973.
Théoricien régulation → essoufflement 70s a remis en cause gouvernance partenariale et a affaibli négo collect.

Le financement de l’économie sur les marchés de capitaux


L’investisseur devient le représentant emblématique de ce capitalisme financier
La domination de l’industrie financière
Dans le monde les actifs financiers représentaient 100% du PIB Mondial en 1980 et 400% en 2006

B – La crise du capitalisme financiarisé et dérégulé


La crise endogène à la finance et aggravée par la mauvaise gouvernance
Chavagneux : toute crise financière est endogène au fonctionnement des marchés financiers, qui se caractérise par
des ruptures récurrentes de l'équilibre et donc par une instabilité financière. ET cette crise vient plus facilement si
les pouvoirs publics renoncent à tout contrôle
André Orléan → crise du Kisme patrimonial financiarisé néolibéral.

La crise du capitalisme financier et déréglementé


Lordon : l’instabilité est au cœur de la finance libéralisée.
La recherche de la rentabilité financière impose une pression à la baisse des salaires qui contraint à un
accroissement de crédits pour alimenter la demande.
Concurrence (allié à cupidité implique miétisme
Innovation conduit à l’aventurisme
Mesure du risque ex ante est impossible.

III°) LA CRISE DU MODÈLE DE CROISSANCE CAPITALISTE DEPUIS 2007


A – La crise du modèle concurrentiel
La logique libérale réclame un désengagement de l'État afin de laisser faire la concurrence.
MAIS avec la crise financière, on voit que les interventions des États et des banques centrales ont sauvé les banques.
B – La crise du modèle financiarisé
La finance a imposé aux entreprises industrielles sa logique de rentabilité immédiate des capitaux
Tant que le métier de banquier, qui n'est pas de spéculer pour augmenter ses profits, mais de financer l'économie
créatrice de richesses, ne sera pas remis en cause, la crise ne sera pas résolue.
C – La crise du modèle inégalitaire
Augmentation des inégalités de revenus à partir des années 80 avec 2 conséquences :
 les classes riches ont une capacité d'épargne qui augmente fortement
 Cela a contribué à alimenter les bulles spéculatives boursières
 les classes pauvres-moyennes sont incitées s'endetter d'autant que les taux d'intérêt sont bas. Cela a
contribué à alimenter la bulle de crédits.

Peut-on en déduire que l'inégalité des revenus serait la cause de la crise financière ?
Il est vrai qu'une hausse de l'inégalité a été très souvent suivie de crises financières.
Certitude : l'inégalité des revenus a été un des facteurs explicatifs des bulles financières, qui ne peuvent qu'éclater
tôt ou tard.
D – La crise du modèle mondialisé
Les économies émergentes sont des superproducteurs, dont les balances extérieures excédentaires signifient une
capacité d'épargne ou de financement du reste du monde.

22
Les pays riches sont des superconsommateurs, dont les balances extérieures déficitaires signifient une insuffisance
d'épargne ou un excès de la consommation qui est financé par le reste du monde.

Selon la théorie Néo-classique, les pays développés devenus riches ont une forte épargne supposée s'investir dans
les pays en développement, alors que ceux-ci ont besoin d'épargne pour financer leurs investissements. C'est
l'inverse qui se produit !

REGULATION DU SHADOW BANKING


Shadow banking, secteur bancaire parallèle qui a favorisé crise.

-Ensemble des activités conduites en dehors secteur bancaire tradi des banq commerciales:
- Banques
- Investissements
- Fonds d’investissements
- Hedge funds
- Fonds monétaires
- Titrisation.

Sont concernées toutes les entités financières ayant participé à l’extension et distanciation de la chaîne
d’intermédiation relatiant initialement les banques et leurs clients.

Hedgefunds = victimes directes de la crise, un tiers disparu en 2 ans

TAXATION DES TRANSACTIONS FINANCIERES

Idée Keynes → reprise par James Tobin 1970 puis réintroduite depuis 90s
Concept simple : petites taxation sur l’ensemble des transactions financières portant sur :
Action
Produit dérivé
Devises
→ assiette Large.

Objectif : permet de stabiliser marché financier, réduire volotilité et risque formation bulles.
Permet également d’alimenter fonds si crise et améliore FP.

Mise en œuvre
-USA, UK, Suisse et qq pays zone euro nt mis en place mécanismes pr taxer transactions financières.

FR depuis août 2012 0,2%Sur les transactions relatives au actions des sté au K> 1 millions d’euro.
Italie → Taxe sur les actions en 2013 puis sur produits dérivés
- Commission européenne tente aussi de mettre en place une taxe depuis 2011 mais opposition

-Opposants nombreux parmi pros finances et économistes, reprochant :


d’↗ coût transaction → ↘ liquidité titres et segments de marchés concernés.
↗ volatilité dans secteurs non concernés et ne réduit pas instab marchés (alors que c’est son but initial)

Pourtant, premières études montrent que taxe n’a pas d’impact s/ volatilité ou liquidité, malgré baisse volumes
Transactions.

23
20. LES MODES ALTERNATIFS DE FINANCEMENT : LE
FINANCEMENT PARTICIPATIF
Plateformes de crowdfunding (financement par la foule / participatif)
Dvpt rapide → Dvpt nvlles technologiques

Font appel à levées de fonds auprès du public → succès croissant :


- 110 millions en 2013 collectés
- 300 millions collectés en 20016.
- Exemple de la statut de la liberté en 1885.

Définition : fait d’obtenir des fonds auprès d’un large public pour financer un projet via une plateforme sur
interne.

Quel régime juridique ?

- Ordonnance du 30 mai 2014 et décret du 14 décembre 2015


- Collectivités locales peuvent accéder ) cette catégorie de financement

Distinction entre :
- Financement participatif sous forme de titres financiers :
Opération de financement et d’investissement relatif à offres titres de K et tires de créance, réalisés par
des professionnels en investissement.
Plateformes doit ê agréé, domiciliée en France, et doit adhérer à une association pro agréé par l’AMF.
→ Concerne surtt création d’entreprise ou leur dvpt.

- Financement participatif sous forme de prêts et dons :


Contrepartie monétaire, intérêt, mais taux d’un montant inférieur à ceux proposés par les banques.
Peuvent même être nuls dans certains cas.

Prêts : Seulement pour plateformes immatriculées auprès de l’ORIAS → doivent ê agréés


→ secteur des prêts qui a connu le + gros dvpt ( ↗ 100% en 4 ans)

Dons : Immatriculation non obligatoire, sans contrepartie monétaire.

Ces nouveaux acteurs viennent bousculer les traditionnels acteurs du financement de l’économie
même si les montants débloqués sont loin des montants des crédits débloqués par ces acteurs
traditionnels

- 874 milliards aux société non financières par acteurs traditionnels


- 1055 milliards aux ménages accordés par acteurs traditionnels
- 296 millions accordés via crowdfunding

Toutefois, la logique solidaire, alternative de ces financements les distingue de la logique de rendement
des acteurs traditionnels.

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