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Première conférence de droit des obligations

Introduction générale

Cette matière sert tout le temps car, sauf exceptions, tout le monde doit
faire des contrats. Elle est donc essentielle, pas seulement théorique mais
aussi utile pour développer le raisonnement juridique. Dans le cursus
classique, il y a une trentaine d'heures mais dans celui-ci il y en a neuf. Nous
avons une série de vidéos accessibles pour réviser les principaux points, les
neuf heures d'écoute, le document de travail avec une série de six thèmes.
Structurer les révisions est important.

• 1er thème : préparation et rencontre des consentements


• 2e thème : vices du consentements
• 3e thème : autres conditions de formation du contrat
• 4e thème : nullité, force obligatoire et effets relatifs
• 5e thème : exécution et inexécution
• 6e thème : modification et fin du contrat

Ces thèmes correspondent à six approches de la matière. L'objectif de la


matière est de faire comprendre les grands mécanismes puis de voir leurs
applications pratiques. Comment fonctionne un contrat ? Il faut être en
mesure d'avoir saisi les grandes lignes de chaque thème, il faut ensuite ajouter
la pratique à ça. Connaître ses techniques d'apprentissage et de révision est
indispensable. La matière vit quand on se lance des défis. Cette matière est
très formatrice dans le droit privé. Les notions acquises en L1 ne servent que
dans les années suivantes.

Ce cours vise à expliquer, non à rédiger ce qu'est un contrat. Ne pas


répondre à une offre contractuelle nous engage t-il ? L'adage qui ne dit mot
consens a t-il un véritable sens juridique ? D'autres éléments seront revus
comme la preuve. Le manuel conseillé est celui de Bertrand Fage. Travailler
avec un manuel simple & récent est utile, mais il ne faut pas compulser 50
livres sur la même thématique à la fois. L'ordonnance de 2016 et la loi de 2018
a bouleversé la forme du droit des contrats. Dans ce cours, est vu le droit
général des contrats, soit les règles applicables à tout contrat, par opposition
au droit spécial des contrats vu en L3 (régime spécial de la vente ou du prêt).
En droit des sociétés, il y a le contrat de société, en droit du travail : les
conventions collectives & le contrat de travail, en droit de sûreté : contrat
d’hypothèque ou de cautionnement. Tous ces contrats restent soumis au droit
général des contrats.

Le document de travail est important. Le code civil doit être à jour, il est
préférable d'avoir un code d'après 2017. Le code civil stabyloté est autorisé.
Apprendre les textes par cœur n'est pas utile, car ils changent en permanence.
Il faut mieux avoir compris et où trouver les informations que de les savoir
par cœur.

Dans le sommaire du Code, ce qui nous intéresse c'est le titre 3 du livre 3


« des différentes manières dont on acquiert la propriété » les sources
d'obligations. Le contrat est donc vu comme un moyen d'obtenir la propriété.
Il est vrai que le contrat c'est un accord des parties qui donne naissance à
des obligations. Deux personnes se mettent d'accord pour que l'une ou les
deux personnes s'engagent à faire quelque chose, ne pas faire quelque chose,
ou donner quelque chose (le contrat de vente). Dans le contrat de vente, A
s'engage à céder le propriété, B a le droit de devenir propriétaire mais à
également l'obligation de payer la somme prévue par le contrat. Sous-titre 1 :
le contrat qui définit le contrat. Il n'y a donc pas énormément d'articles à
étudier. Articles 1101 à 1231-7.

Le commentaire d'arrêt est un exercice difficile, le commentaire de texte


portent sur des textes plus courts. Le style de rédaction de la Cour de
cassation évolue. Les célèbres Attendu que disparaissent progressivement et
sont remplacés par des phrases plus courtes. La décision sera plus explicite et
motivée car elle doit être plus compréhensible. En 3h il faut comprendre la
décision, il faut comprendre où la décision se place par rapport au droit positif
(textes & jp : application normale ou originale, remet elle en cause d'autres
arrêts, cela précise t-il un texte?), il faut ensuite apprécier la décision (est-elle
bonne ou mauvaise, économiquement est-elle plus protectrice à l’égard d'une
des parties ? Facilite t-elle la conclusion des contrats ou impose t-elle un
formalisme ? Facilite-elle l’exécution du contrat?). Lister ces questions n'est
pas absurdes, elles aident à analyser cette décision. A 20 ans après une simple
année de droit n'est pas évident. L'examen ne sera pas un cas pratique en
droit des obligations mais il permet de s'entraîner.

• Vidéo youtube : Dondero, commentaire d'arrêt


Comment organiser son temps ? Venir avec des post-it pour faciliter la
découpe, noter les idées sur le post-it pour construire son plan...

Lors d'un revirement de jp, la Ccass justifie son changement de position.


Une source de droit prends plus d'importance : la cedh et son article 6 sur le
procès équitable, le juge partiel, le droit à être jugé sur le fondement d'être
jugé par un droit accessibles et une jp pas mystérieuse. Commenter un arrêt
rendu sous l'ancien droit des contrats permet d'expliquer si la solution reste
pareil après 2016. Le 10 février 2016 est intervenu une ordonnance n°2016-131
qui réforme le droit des contrats, le droit de la preuve et le régime général de
l'obligation (ou une partie). Cette ordonnance mérite quelques minutes. Pour
quelles raisons l'a t-on réformé ? Il était ancien, les textes du code civil sur le
contrat dataient quasiment tous de 1804, soit l'année du Code. Ces grands
principes universels & intemporels du régime général ont tenu. Les questions
que l'on se pose face au contrat de vente restent pareils, seule la formalité
reste. Il n'empêche que même dans-l’antiquité, l'acheter veut avoir la garantie
que sa propriété et son achat ne soient pas contestés. Dans le Code civil est
reproduit les anciens textes. Le cœur du droit des contrats était à l'article
1134. L'article 1103 reprend cette idée. L'idée est qu'on est tenu de respecter le
contrat, aussi bien que la loi. Ce principe est, en principe, universel. S'il ne
s'applique pas, on peux suspecter une dictature. Une condition de validation
par l'Etat pourrait être rajoutée. Cette règle est d'ordre public.

Les textes rédigés en 1804 sont intemporels. En principe, les parties


sont libres sauf ce qu'impose la loi. Normalement, on a la liberté de choisir de
contracter un contrat d'assurance, mais si on roule avec sa voiture, la loi
impose de contracter. Elle n'impose pas avec qui, mais impose de le faire.

Pendant ces deux siècles, le droit se complexifie. On pensais en 1804 que


le Code civil pouvait régir absolument toutes les situations. Des droits
spéciaux très détaillés apparaissent : droit du travail, droit de la
consommation (il dérive du droit des contrats). Le droit des obligations
permet de régir des contrats entre deux personnes en situation d'égalité.
Quand un professionnel est face à un consommateur, la situation n'est pas
égale. Le pro connaît son métier et a l'habitude de contracter, le
consommateur est réputé ne pas en avoir l'habitude, ne pas contracter pour
son activité pro, il est économiquement moins puissant que face à l'entreprise.
Le code de la consommation prends alors tout son sens. Il faut savoir que cela
existe. Vérifier que la partie faible a reçu la bonne information, permettre à la
partie faible de se désengager (délais de réflexion, de rétractation). Les
clauses abusives permettent de protéger davantage les parties faibles (ex d'un
contrat qui autorise le pro à changer l’objet de la vente).

Dans les codes spéciaux, s'ajoutent des règles spéciales mais le droit
général reste applicables (→ vices du consentement). Le salarié qui met un
faux diplôme sur son CV ou prétend avoir une mauvaise expérience commet un
dol. Le droit du travail peut protéger davantage la partie trompée mais le droit
général reste applicable.

Problème du système choisi en 1804. La jp a donné beaucoup de règles à


suivre. Arrêt Chronopost de 1996 : ch com 22 oct 1996. Un cabinet
d'architectes qui doit répondre à un appel d'offres recourt aux services de
Chronopost. Le cabinet travaille jusqu'au dernier jour.

Pour que leur projet soit reçu, il donne le projet à Chronopost qui
s'engage à livrer en 24h mais le projet est remis un jour trop tard. Le cabinet
d'architecte a perdu son appel d'offre en ne pouvant pas candidater.
Chronopost tente une indemnisation. Le cabinet n'a t-il pas obtenu le projet à
cause de Chronopost ? Le préjudice est-il réparable ? On ne sait pas si le projet
aurait été retenu, quelle notion doit-elle intervenir ? La perte de chance.

Le préjudice subi est la perte de la possibilité de pouvoir exécuter ce


contrat, cela ne porte pas directement sur l'exécution. Le juge doit déterminer
l'indemnisation, Chronopost sort ses conditions générales : en cas de retard ou
d’inexécution, l'indemnisation est égale au prix payé par le client. En droit des
contrats, cela pourrait être applicable. Avant que la CC ne se prononce, est-ce
que le droit des contrats permet cela ? Il permet de s'engager ou de ne pas
s'engager.

Chronopost soutenait qu'il était possible de prendre cet engagement,


avec une responsabilité très faible, à un montant très faible. La CC considère :
la cour d'appel qui a fait application de la clause limitative a violé un texte du
code civil, dès lors qu'en raison du manquement du débiteur à une obligation
essentielle, la clause contredit la portée de l'engagement et est réputé non-
écrite.

Cet arrêt est donc important, quand vous faites des contrats, pensez que
si vous mettez des clauses qui contredisent cet engagement, cette clause est
non-écrite. Je ne peux pas prendre l'engagement de livrer dans un délais très
court, sans vouloir prendre cette responsabilité. L'arrêt Chronopost est un
exemple d'apport majeur de la JP. Cet apport est consacré par le nouvel article
1170, depuis 2016. La solution de la ccass est reprise intégralement. L'article
est plus facile à trouver (accessibilité), lire un article est plus facile que lire
une décision, le principe est consacré par la loi, il est donc à l'abri d'un
revirement.

• Obligation de moyen (avocat qui va tout faire pour que son client puisse
avoir de bonnes chances de gagner le procès ; le médecin qui va tout
faire dans l'état de la science pour guérir son patient)
• Obligation de résultat
• Obligation de garantie (applicable même en cas de force majeure style
éruption de volcans qui empêche les volcans de voler)

L’inscription sur Facebook est un contrat, il permet de diffuser des idées


et en échange il a accès à des informations. Le don peut être un contrat.

En 2016, on retient les apports majeurs de la jp → rendre le droit des


contrats plus accessible. Il doit être plus compétitif, afin que le droit français
soit choisi lors de contrats internationaux. Il doit donc être efficace (obtenir
facilement l'exécution de ce contrat) et souple (on peut rédiger son contrat à
la carte, en mettant ce que l'on veut ou presque dedans). Le 3e objectif est
plus marginal, un droit plus juste, càd un droit qui protège la partie faible
et/ou honnête. Le droit des contrats doit-il être juste et rétablit la justice ? Si
on laisse les parties se débrouiller librement (liberté absolue laissée aux
parties), la partie faible ou honnête sera toujours perdante. Ceux qui ont
besoin d'avoir un service particulier vont aller voir les pros mais les pros
peuvent s'entendre entre eux. L'autre approche consiste à poser des règles
pour rétablir une égalité entre les deux parties. Il faut donc naviguer entre ces
deux pôles. La première approche permet d'avoir un droit souple et compétitif,
le droit des contrats français est assez d'accord (article 1102) avec le droit
anglais, qui lui prône une liberté absolue. Cet article pose un principe, avec
des exceptions. Le principe de liberté des parties reste la règle saufs règles.

Location d'un appartement → contrat de bail. Le bailleur propose les


clauses qu'il veut et si le client n'est pas d'accord le bailleur signe ailleurs. S'il
demande 2 ans de dépôt de garantie, cela complique le logement. Loi 6 juillet
1989 : loi sur les baux d'habitation. La loi précise que le bailleur peut
demander un dépôt de garantie, mais limite son montant. L'ordre public peut
limiter la liberté des parties. Le but politique est d'empêcher le bailleur de
compliquer l'accès au logement des citoyens. La loi pourrait alors proposer un
contrat, que l'on accepte ou refuse. Cela porte atteinte à la liberté
contractuelle.

La loi de ratification des ordonnances de 2016 est intervenue le 20 avril


2018 et a apporté des correctifs. L'ordonnance s'applique aux contrats conclu
à partir du 1er octobre 2016. Tous les contrats conclus entre 1804 et le 30
septembre 2016 restent soumis aux anciennes dispositions. Pour les contrats
conclus à compter du 1er octobre 2016, on applique l'ordonnance. L'art 9 de
l'ordonnance résume ces dispositions transitoires. La loi 20 avril 2018 :
modifie ces dispositifs. Elle dit qu'elle est applicable aux contrats conclus à
compter du 1er octobre 2018. Entre 2016 et 2018, les contrats obéissent à
l'ordonnance, à compter du 01/10/2018, les contrats sont régis par la loi de
ratification. Il faut donc se poser la question de la date de conclusion du
contrat.

Les avenants du contrat : modification du contrat par un autre contrat.


Le contrat de 2015 c'est l'ancien droit (il y reste soumis), l'avenant de 2019
est le nouveau droit (le contrat modifié doit rester soumis au droit de son
époque). Pour les conditions de formation de l'avenant, il faut appliquer les
conditions de formation telles que prévues en 2019. Une prolongation est une
autre difficulté : la possibilité de proroger le contrat. Le contrat ancien se
poursuit (modification du terme initialement prévu) sous l'empire de l'ancien
droit, l'avenant en 2019 doit peut-être remplir de nouvelles conditions. Si le
contrat est renouvelé tacitement, le droit applicable à ce contrat est celui de
l'époque où il est formé.
Ex : cotisation d'assurance. Je souscris en fin 2017 → l'ordonnance régit, il est
reconduit en fin 2018 → c'est la loi de ratification qui régit.
• Article 1117 : l'offre expire si son destinataire meure. Les héritiers ne
peuvent s'en prévaloir. La modification de 2018 n'est pas applicable aux
contrats conclus entre 2016 & 2018.

Deuxième conférence : préparation & rencontre


des consentements

Pour le droit français, un contrat se passe comme ça :

– la phase d'avant la conclusion → Préparation de la conclusion


– Accord des parties → Conclusion
– Phase d'exécution des contrats → Exécution

Chaque phase se distingue nettement. Cette distinction chronologique


est assez claire. La conclusion est l'idée que les parties travaillent sur leur
consentement, mais n'ont pas encore consenti (contrat de vente : terrain 500
000€, proposition d'un prix inférieur : discussions donc préparation de la
conclusion). Il faut être en accord exactement sur les mêmes choses pour que
la conclusion puisse intervenir. Une vente (CC art 1583 : la vente entre les
parties). La sente condition exigée entre droit général des contrats de vente
est l'accord entre la chose vendue et son prix → rencontre des consentements
des parties.

Se taper dans la main pour exprimer son accord suffit-il ? En droit


général, c'est suffisant (principe de consensualisme : échanger les
consentements suffit). Le contrat se forme valablement du seul fait que les
parties ont consenties. L'exception au consensualisme est le formalisme (un
contrat se forme avec non seulement l'échange des consentements mais il faut
en plus respecter une condition de forme particulière comme la signature
devant notaire par exemple ou remise de la chose).

1172 CC : Les contrats sont par principe consensuels. Par exception, la validité des
contrats solennels est subordonnée à l'observation de formes déterminées par la loi à
défaut de laquelle le contrat est nul, sauf possible régularisation. En outre, la loi
subordonne la formation de certains contrats à la remise d'une chose.

L'article 1172 CC pose le principe du consensualisme et l'exception


subordonnée aux formes déterminées par la loi. Exemple de contrat
formaliste : le contrat de cautionnement. C'est un contrat par lequel on
s'engage à exécuter une obligation à place du débiteur s'il ne la réalise pas
(c'est un contrat de garantie de paiement). En principe, ce contrat est
consensualiste. Dans certains cas, il est soumis au formalisme pour protéger la
caution (dans le code de la consommation art L331 et suivants, il y a une
formule précise à écrire à la main, qui vise à faire réfléchir).

Art L331-1 Code de la consommation : Toute personne physique qui s'engage par
acte sous seing privé* en qualité de caution envers un créancier professionnel fait
précéder sa signature de la mention manuscrite suivante et uniquement de celle-ci :
" En me portant caution de X...................., dans la limite de la somme de....................
couvrant le paiement du principal, des intérêts et, le cas échéant, des pénalités ou
intérêts de retard et pour la durée de...................., je m'engage à rembourser au
prêteur les sommes dues sur mes revenus et mes biens si X.................... n'y satisfait
pas lui-même. "

*Cette formule n'est pas nécessaire devant notaire, par exemple, car
c'est son métier d'expliquer à la caution les conséquences de cet engagement.
Les autres conditions sont soulignées. Cet article représente un exemple de
formalisme particulier.

En matière de donations (autre situation dangereuse et plus dangereuse


que la caution), le formalisme est de rigueur. La donation est un transfert de
propriété sans contrepartie, c'est donc un acte déséquilibré. La perte de la
propriété est un préjudice. Si on y consenti, c'est trop tard.

Art 931CC : Tous actes portant donation entre vifs seront passés devant notaires dans
la forme ordinaire des contrats ; et il en restera minute, sous peine de nullité.

En principe, une donation se fait uniquement devant notaire. Le texte ne


dit pas que le consentement suffit (droit général de contrats), il rajoute une
condition. Le cœur de l'article est la protection du donateur par le notaire qui
lui demande s'il a conscience de se déposséder du bien, d'en perdre l'usage. Le
notaire leur donne conscience de ce qu'ils font. La donation lèse le patrimoine
du donateur.

Quelles sont les conséquences de l'intervention d'un notaire ? Ce


n'est pas pour la preuve, même si son intervention en facilite la preuve. Il
intervient à titre de validité de contrat car son absence fait encourir la nullité
de la procédure. Tous les transferts d'un bien d'un patrimoine à un autre ne
nécessitent pas la présence d'un notaire lors de la procédure. Ex : achat d'un
pain au chocolat.

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Le pain au chocolat est intégré dans mon patrimoine contre la modique


somme demandée. Ça donne une unité à l'acte, le notaire pourrait accepter
que quelqu'un représente une partie mais l'acte sera quand même notariée. Le
notaire vérifie l'identité et la capacité des parties. L'acte sous seing privé ne
présente pas la même qualité. L'acte prends du temps pour être fait chez le
notaire. Le notaire ne voit pas tout quand même (ex : chantage).

Si on demande un acte notarié pour la validité d'un contrat, que peux t-


on dire économiquement ? Cela ne coûte pas forcément très cher mais il y a un
coût. Le droit d'enregistrement d'une vente immobilière est liée à la
perception de cette somme par l'Etat, elle n'est pas liée au notaire. L'acte
prends plus de temps, à fournir des informations et des documents, cela
complique la conclusion de l'acte et oblige à la réflexion. Ce qui est
intéressant, que fait-on à Noël ? Ce sont des donations. Peut-on reprendre ses
cadeaux ?

Quand on donne un bien que l'on détient et que l'on remet manuellement
le bien (donation manuelle, la jp mentionnée sous l'art 931CC a cette position.
Quand on remet un bien, ça remplaçait la formalité de l'acte notarié. Remettre
le bien fait valoir (qu'importe la valeur ou la dématérialisation), le déplacer
remplace le formalisme. On va considérer le fait que le fait de se déposséder
est un formalisme équivalent. Le don manuel se soustrait donc à l'obligation
de formalisme définie à l'article 931CC > substitution.

Une distinction entre la phase de préparation de conclusion du contrat


qui se termine par la conclusion proprement dite et la phase d'exécution doit
être faite. Des actes intermédiaires comme des contrats préparatoires peuvent
être nécessaires dans la conclusion de gros contrats : accord d'exclusivité des
négociations. La société peut refuser ou accepter avec un délais court (2
semaines par exemple). On raisonne sur des contrats assez simple.

Ex : vente d'un bien : vente de voiture (simple, assez rapide), vente de


filiale, d'un ensemble immobilier complexe, d'une boutique. Des autorisations
sont nécessaires (autorité de la concurrence par exemple), la préparation est
complexe. Que ce soit la vente verbale de CC ou une vente extrêmement
complexe, c'est le même type de contrats qui est sollicité. Les mêmes règles du
droit général des contrats s'applique. La différence réside dans le temps de
préparation nécessaire à la conclusion du contrat.

Il y a une phase (phase de négociation, vidéo sur ce thème) qui précède


la conclusion du contrat à laquelle le Code civil s'intéresse assez peu avant la
réforme de 2016. Maintenant, il y a un article 1112 du CC. Tant qu'il n'y a pas
eu conclusion de contrat, on est dans une phase préparatoire dans laquelle les
parties discutent.

Art 1112 CC : L'initiative, le déroulement et la rupture des négociations


précontractuelles sont libres. Ils doivent impérativement satisfaire aux exigences de la
bonne foi (= honnête).
En cas de faute commise dans les négociations, la réparation du préjudice qui en résulte
ne peut avoir pour objet de compenser la perte des avantages attendus du contrat non
conclu [avec la personne] (ni la perte de chance).

Chacun est libre de contracter ou de ne pas contracter (exceptions :


assurance automobile). Discuter sur les conditions du contrat n'impose pas de
finaliser la conclusion du contrat. Il faut manifester son accord. La rupture
libre des négociations précontractuelles est libre car principe de liberté
contractuelle. La promesse de vente est déjà en elle-même un contrat, on a
quitté la phase des négociations.
Peut-on rompre des pourparlers ? Il ne faut pas faire de négociations si,
en réalité, on a jamais eu envie de conclure, car le négociant ne serait pas de
bonne foi. L'idée qu'on pourrait conclure éventuellement doit être présente.
En cas de faute (se rendre compte de l'absence de volonté de conclure –
responsabilité délictuelle en cause, sinon responsabilité contractuelle), il peut
y avoir réparation de préjudice (remboursement de frais engagés dans la
négociation).

Est-ce qu'il ne serait pas possible d'obtenir aussi réparation du préjudice


que je n'ai pas pu vendre à une autre personne que celle mise en cause ? Le
texte ne le dit pas.

Art 1102 CC : Chacun est libre de contracter ou de ne pas contracter, de choisir son
cocontractant et de déterminer le contenu et la forme du contrat dans les limites fixées
par la loi.
La liberté contractuelle ne permet pas de déroger aux règles qui intéressent l'ordre
public.

Pour négocier des contrats avec de grands opérateurs, cela est


quasiment impossible car pour l'opérateur, négocier avec chaque client est
beaucoup trop complexe. Le nombre d'opérateurs étant limité, ils sont
d'accord pour refuser de négocier.

Arrêt Com, 26 novembre 2003 « Manoukian » (doc 1 du DT) : La solution


donnée dans cet arrêt (principe de liberté de rupture des négociations +
limitation du préjudice réparable) est entièrement consacrée dans l'article
1112 CC.

Dans le thème 1, il y a 3 décisions sur la négociation. Une décision porte


sur les lettres d'intention. Promesse & pacte de préférence (doc 8 & 9). Avant
la réforme, le PP n'était pas encadré par un texte. Après la réforme, c'est l'art
1123 du CC.

Art 1123 CC : Le pacte de préférence est le contrat par lequel une partie s'engage à
proposer prioritairement à son bénéficiaire de traiter avec lui pour le cas où elle
déciderait de contracter.

Lorsqu'un contrat est conclu avec un tiers en violation d'un pacte de préférence, le
bénéficiaire peut obtenir la réparation du préjudice subi. Lorsque le tiers connaissait
l'existence du pacte et l'intention du bénéficiaire de s'en prévaloir, ce dernier peut
également agir en nullité ou demander au juge de le substituer au tiers dans le contrat
conclu.
Le tiers peut demander par écrit au bénéficiaire de confirmer dans un délai qu'il fixe et
qui doit être raisonnable, l'existence d'un pacte de préférence et s'il entend s'en
prévaloir.

L'écrit mentionne qu'à défaut de réponse dans ce délai, le bénéficiaire du pacte ne


pourra plus solliciter sa substitution au contrat conclu avec le tiers ou la nullité du
contrat.

Ce contrat impose de négocier prioritairement au premier tiers de bonne


foi, il n'impose pas la réussite des négociations : c'est le droit de préférence.
C'est un engagement contractuel. Dans le cas du foncier, ce n'est pas un droit
de préemption urbain qui est un droit légal (par la loi). Le droit de préférence
est un droit contractuel, issu du contrat.

Il y a deux types de promesses : promesse unilatérale & promesse


synallagmatique. Le PU est définie par l'art 1124 CC (pas de texte avant).

Art 1124CC : La promesse unilatérale est le contrat par lequel une partie, le
promettant, accorde à l'autre [au bénéficiaire], le bénéficiaire, le droit d'opter pour
la conclusion d'un contrat dont les éléments essentiels sont déterminés, et pour la
formation duquel ne manque que le consentement du bénéficiaire.
La révocation de la promesse pendant le temps laissé au bénéficiaire pour opter
n'empêche pas la formation du contrat promis.

Le contrat conclu en violation de la promesse unilatérale avec un tiers qui en


connaissait l'existence est nul.

Dans le droit de préférence, il s'agit de proposer (exclusivité). La PU est


différente : le vendeur propose son terrain, il manque l'accord de l'acheteur.
Le prix dans la PU est déjà déterminé ou déterminable (passage d'un expert
pour estimation). Le promettant s'engage (à vendre par ex).

• Doc p33 et 34 du DT sur l'exécution forcée

Troisième conférence : lecture de l'arrêt


Manoukian

Des conditions suspensives ou résolutoires peuvent pouvoir être coché


dans un contrat. L'accomplissement de la condition suspensive suspend la
signature définitive : ex, on veux embaucher un juriste pas encore diplômé, la
signature peut avoir comme condition suspensive l'obtention du diplôme.
L'accomplissement de la condition résolutoire « résous » le contrat : elle
l'annule. Ex : chauffeur poids lourd qui perds son permis.

Dans le cas de l'arrêt Manoukian, il est d'abord question de projet


d'accord, mentionnant des conditions suspensives. Les négociations sont
reportées avec les consorts de l'autre société. La société Manoukian découvre
ensuite la promesse de cession d'action qu'a signé les consorts X à la société
Les Complices. Manoukian demande donc réparation du préjudice subi suite à
une rupture fautive des pourparlers.

Cet arrêt est de rejet : la CC valide le raisonnement de la CA (confirme


expressément avec la formule « à bon droit » ou confirme avec substitution de
motifs : bon résultat, mauvais raisonnement). Dans l'arrêt, les consorts font
grief à l'arrêt qui les condamne à payer la somme de 400 000 francs
(deuxième paragraphe) → les consorts ne sont pas content de devoir payer
alors ils critiquement en proposant un autre raisonnement : celui du pourvoi
formulé. La CA a donc accueilli la demande de la société Manoukian en
condamnant les consorts à payer des dommages et intérêts, en application de
la responsabilité civile délictuelle (1240, anciennement 1382 & 1241 CC).

Le cœur du commentaire d'arrêt doit être sur les 3 paragraphes « Mais


attendu », où la CC explique directement son raisonnement à elle, par lequel
elle valide l'arrêt d'appel. Les éléments de commentaire doivent porter sur la
comparaison entre la solution de l'arrêt & l'état de la jurisprudence. Avant de
commencer à réfléchir au plan, il faut rester ouvert aux éléments de l'arrêt
pour les relier aux connaissances que l'on dispose.

Même si la CC ne pose pas un attendu de principe, implicitement il est


bien accordé des dommages et intérêts pour la rupture fautive des
pourparlers, car il y a une faute (quelle est cette faute?). Il y a bien
maintenant deux axes pour commenter l'arrêt. Ensuite, il y a eu la réforme en
2016. La solution serait-elle la même après cette réforme ? 1112 → faute sur
les négociations → 3e point ou à relier avec le 1er point : même si l'arrêt est
rendu en 2003, la solution serait la même car consécration de la solution.

Dans le Code civil Dalloz, l'arrêt Manoukian est mentionné sous l'article
1112 et il est indiqué qu'il est commenté 9 fois (arrêt remarqué par la
doctrine). Cela fait penser que ce serait un arrêt de principe. La mention
« publié au Bulletin » + Rapport le confirme. Commenter peut revenir à
donner son opinion, construit et argumenté. La solution de tout indemniser
reviendrait à ce que la négociation revienne à la signature, la liberté
contractuelle serait aussi remise en question car la menace de dommages et
intérêts force la main. C'est pour cela que pour engager la responsabilité civile
délictuelle de l'autre partie, il faut caractériser des fautes graves (rupture
abusive, fautive des pourparlers). C'est aussi pour ça que les D&I sont aussi
limités à la négociation.
Manoukian n'a pas demandé de clause d'exclusivité car les négociations
commencent au printemps, en septembre il existe déjà un projet d'accord.
Pour cette société, c'est que la situation leur est favorable. L'autre point c'est
que la société Les Complices a été mise hors de cause. Dans ce que dit le
moyen, Les Complices ont fait appel à une clause parapluie : Les Complices se
sont engagés à indemniser les consorts si Manoukian les attaquait en justice
mais Les Complices n'étaient pas au courant de l'avancement des négociations
ou du mensonge sur l'expert comptable.

Quatrième conférence : suite de Manoukian +


théorie des vices du consentement

Comment réaliser un plan avec tous les éléments repérés ? On peux faire
1 problème de droit = 1 partie, excepté si le problème est insignifiant. Dans
l'arrêt Manoukian, le problème est la faute dans la rupture des pourparlers,
l'indemnisation de ce préjudice, le tiers complice.

I – Faute dans la rupture des pourparlers


A) L'exigence d'une faute
B) Caractérisation de cette faute

II – Indemnisation du préjudice
A)
B)

III – La question du tiers complice de la rupture des pourparlers


A)
B)

Le problème du plan en 3 parties (sauf sensibilités diverses) est qu'il


vaut mieux synthétiser les deux parties sur la rupture du pourparlers pour
avoir une partie plus garnie. Le plan n'est pas absurde mais est encore
critiquable, et pas forcément à cause de la 3e partie.
I – La faute dans la rupture des pourparlers
II – Quel est le préjudice réparable ?
Cette partie ne concerne que les consorts X de Stuck, pas la société Les
Complices dont la responsabilité a été écartée.

La question de la société complice pourra alors être mise en introduction


car elle manque de matière. Il faut garder en tête que tout ne s'explique pas en
2 parties dans la vie, il vaut mieux essayer un plan en 3 parties qu'un plan en
2 parties mal formulé. Suivre le développement de l'arrêt peut simplifier le
développement du raisonnement.

Sur le préjudice réparable, l'art 1112 consacre la solution donnée par cet
arrêt. L'arrêt est cité et d'autres arrêts postérieurs. Le I risque d'être trop
riche par rapport au II. 3 parties en inversant I et III peuvent être plus
équilibré. La rupture des fiançailles s'apparente à une rupture de contrat. Tout
élément de commentaire pas éloigné est intéressant (notion de pacte de
préférence).

La décision, ses problèmes et les solutions apportées ont-ils été exposés


de manière suffisamment claire ? Pour engager la responsabilité de l'auteur de
la rupture, il faut une faute car le principe est celui de liberté de rupture. Le
préjudice réparable est les frais occasionnés par les négociations. Le tiers
« complice » n'engage pas sa responsabilité en principe, excepté volonté de
nuire (pas caractérisée, ça peux arriver?) ou fraude (connaissance exacte =
fraude?). C'est étonnant que le tiers s'en sorte « bien » avec sa clause spéciale
qui lui impose de payer, ils ont déjà 400 000 francs à régler à la société
Manoukian.

L'intention de nuire est la commission d'une faute avec intention de


nuire ou abus de droit (Clément Bayard) = D&I. La fraude est un correctif du
système qui fait que si une règle s'applique, que l'on contourne cette règle =
manœuvre frauduleuse = D&I ou autre sanction décidée par le juge. La bonne
foi est le fait d'être loyal, honnête. Celui qui cache des éléments et qui trompe
commet un dol (il n'est pas de bonne foi). On est de bonne foi quand on ignore
un élément.

Clause de réserve de propriété lors d'un achat à crédit : le bien est remis
mais ne devient pleine propriété quand le bien est intégralement payé. La
clause peut être transférée, mais l'acheteur n'achète pas les dettes du
vendeur. Il pense acheter à un vendeur en pleine propriété. Les vendeurs pros
apposent une plaque « vendu avec réserve de propriété » pour que l'on ne
puisse ignorer cette clause.

En matière immobilière, l'acte de transmission se fait par acte notarié


(acte authentique pour que le registre des hypothèques inscrive le transfert de
propriété). Le notaire a t-il l'obligation d'aller vérifier ? Peut-il savoir que le
vendeur avait acheté son bien avec réserve de propriété ou s'était engagé à le
vendre à un tiers ? Si le vendeur ne dit rien, c'est compliqué pour le notaire de
deviner et n'a pas forcément de moyen de savoir.

Si l'arrêt émet 1 principe 1 réserve, le plan se détermine facilement


(excepté « sauf fraude »).

Les grands traits d'un point important : la théorie des vices du consentement

Dans chaque contrat, il y a échange de consentement sur la même chose.


Il peut y avoir des exigences de forme (condition de forme = condition de
validité). L'échange de consentement reste indispensable.
• Art 931 Cciv sur les donations : un contrat de donation (contrat
unilatéral) est nul s'il n'est pas fait par acte notarié (condition de
forme). Il faut que le donateur et le bénéficiaire soit d'accord, qu'ils
consentent à la donation. = stipulation pour autrui (assurance-vie, on ne
fait pas le contrat avec un bénéficiaire on contracte avec l'assureur pour
autrui).

Il faut comprendre comment cela fonctionne. La manière de présenter ce


thème est standardisé (Cciv Art 1113 : cette volonté peut aussi se manifester
par un comportement).
Le contrat est formé par la rencontre d'une offre et d'une acceptation par lesquelles les
parties manifestent leur volonté de s'engager.

Cette volonté peut résulter d'une déclaration ou d'un comportement non équivoque de
son auteur.

L'offre doit être ferme & précise (avec les éléments essentiels) → 1114.
L'offre, faite à personne déterminée ou indéterminée, comprend les éléments essentiels
du contrat envisagé et exprime la volonté de son auteur d'être lié en cas d'acceptation.
A défaut, il y a seulement invitation à entrer en négociation.
Contrat conclu intuitu personae : l'intuitus personae du contrat

La personnalité du cocontractant peut jouer sur l'acceptation (contrat de


travail, location du bien). Jean-Marc Mousseron parlait de coup de foudre
contractuel au moment où il y a échange de consentements. Il suffit donc que
l'on soit d'accord au même moment, sur la même chose. Le consentement des
parties doit donc être exempt de vice.

• L'erreur : « J'achète votre bien parce que je crois qu'il a cette


caractéristique précise » (méconnaissance de la réglementation →
assurance, permis ne fonctionne pas)
• Le dol : vous me trompez, vous ne me donnez pas une information qui
me manque (achat d'entreprise : maquillage de comptes), un mensonge
(suffit-il à tromper?), réticence dolosive (dissimuler une information :
vente d'un fonds de restaurant alors qu'il y a une mise en demeure de la
préfecture sur la sécurité)
• La violence (contrainte, pression qui peut être psychologique) : vendez-
moi votre restaurant ou c'est votre famille...

Les vices ont été davantage détaillés après la réforme 1130 et s dans le
Cciv. L'acquis jurisprudentiel a été intégré. La remise en cause du contrat
après une erreur est plus compliquée à obtenir qu'une remise en cause du
contrat après un dol ou de la violence car l'erreur peut se faire seul, sans
malhonnêteté du tiers.

Un texte réglemente l'erreur : l'erreur doit être excusable. Le cas du


permis nécessaire pour le bateau est peu excusable, l'information se trouve
facilement. Idem pour la nécessité d'assurer ce bien.

Arrêt Baldus (DT doc 5 du thème 2) : Mme Boucher vend des photos aux
enchères d'un photographe Baldus à Mr Clin, l'acheteur. Elle les vend 1000
francs chacune. Elle va chercher celui qui a acheté les photos et elle lui vend
encore des photo du même photographe. Au total, elle lui vend 85 photos, à
chacune 1000 francs. Mme Boucher se rend compte que les photos valent 10x
plus cher que la somme vendue. Elle tente de remettre en cause la vente. Elle
obtient gain de cause au civil (la CA condamne l'acheteur a payé la somme dû).

L'arrêt d'appel raisonne comme ceci : Mr Clin savait qu'il achetait à


faible prix, il n'était donc pas de bonne foi. Par sa réticence dolosive, il a
incité Mme Boucher à une vente qu'elle n'aurait pas conclu si elle avait eu
toutes les informations en main. L'arrêt d'appel est cassé au visa de l'ancien
art 1116 du Code civil. Aucune obligation d'information ne peut peser sur
l'acheteur → maintien du droit de faire une bonne affaire. Il n'y a pas eu de
dol, au sens qu'il n'y a pas eu de manquement à la qualité du bien, si ce n'est
la valeur des photos. Dol : tromperie active ou réticence dolosive sur une
information.
Art 1112-1 cciv : devoir général des parties
Lésion : déséquilibre contractuel entre les prestations des parties, en principe
on ne remet pas en cause un contrat pour lésion.

4e conf finie