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Programme de Restructuration et de Mise à Niveau de

l’Industrie des Etats membres de l’UEMOA - (PRMN)


(travaux financés par la Commission de l’UEMOA)
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Rapport de Synthèse

ETUDE POUR L’IDENTIFICATION DES FILIERES AGROINDUSTRIELLES


PRIORITAIRES

Dans les Pays membres de l’UEMOA

Préparé par Shrikant CHOPRA


Expert Technologue CTRMN
Sur la base du travail du consultant international et des experts nationaux

Responsable technique : Ahmidou Ouaouich


Chef de l’Unité Agroalimentaire à l’ONUDI
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Sommaire

1 Préambule __________________________________________________________________ 4
2 Résumé du rapport de synthèse _______________________________________________ 6
3 Résumé des filières agroindustrielles prioritaires au Bénin _______________________ 14
4 Résumé des filières agroindustrielles prioritaires à Burkina Faso __________________ 27
5 Résumé des filières agroindustrielles prioritaires à Cote d’Ivoire __________________ 45
6 Résumés des filières agroindustrielles prioritaires à Guinée Bissau ________________ 56
7 Résumé des filières agroindustrielles prioritaires au Mali _________________________ 64
8 Résumé des filières agroindustrielles prioritaires à Niger _________________________ 76
9 Résumé d’état de lieu des filières agroindustrielles au Sénégal ___________________ 89
10 Résumé des filières agroindustrielles prioritaires à Togo _______________________ 98
11 Annexes________________________________________________________________ 105
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Abréviation est Acronyme

UEMOA Union Economique et Monétaire Ouest Africaine


ONUDI Organisation des Nations Unies pour le Développement Industriel
UNDP United Nations Development Programme
FAO Organisation des Nations-Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture
ISO International standards organisation
PRMN Programme de Restructuration et de Mise à Niveau de l’Industrie des
Etats membres de l’UEMOA - (PRMN)
UE Union Européenne
CEDEAO Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest
PER Programme Economique Régional
PIC Politique Industrielle Commune
APE Accord de Partenariat Economique
CTRMN Cellule technique du programme de restructuration et de mise à niveau
BRMN Bureau de Restructuration et de Mise à Niveau
DDE Département du Développement de l’Entreprise, des
Télécommunications et de l’Energie de la Commission de L’UEMOA
PMA Pays les Moins Avancés
PPTE Pays Pauvres Très Endettés
PIB Produit Intérieur Brut
M° Million
ONG Organisation Non Gouvernementale
PMI Petites et Moyennes Industries
PME Petites et Moyennes Entreprises
IITA Institut international des Techniques de l’Agriculture
OP Organisation des Producteurs
BOAD Banque Ouest Africaine de Développement
BAD Banque Africaine de Développement
BCEAO Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest
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1 Préambule

Le Programme de Restructuration et de Mise à Niveau de l’industrie des Etats membres de


l'UEMOA (PRMN) vise la relance de la production industrielle, la promotion de
l’investissement, de l’emploi et l’amélioration de la compétitivité des économies aux niveaux
régional et international.

Un des objectifs de la phase pilote démarrée en février 2007, est d’assister 120 entreprises
agroindustrielles à la restructuration et à la mise à niveau. Pour y parvenir, il a été jugé
nécessaire d’entreprendre une étude pour identifier les filières agroindustrielles prioritaires
offrants un intérêt économique de transformation dans chaque pays. Cette étude vise à
consolider les informations sur le secteur agro—industriel et notamment à :

• Mettre en évidence les priorités nationales en matière de développement


agroindustriel par l’indentification de filières ayant un potentiel de transformation post
récolte ou post élevage;

• Formuler les recommandations aux Etats membres pour des actions prioritaires à
mettre en œuvre afin d’aider au développement de leur secteur agroindustriel;

• Contribuer à la formulation des programmes nationaux de Restructuration et Mise à


Niveau.

Pour parvenir à la présente note de synthèse, l’ONUDI a lancé une étude des filières
agroindustrielles dans l’espace UEMOA en octobre 2007 et a décidé de l’enrichir en ayant
recours à des consultants nationaux en septembre 2008. Pour le Sénégal, les informations
sont encore provisoires et seront complétées ultérieurement.

Les consultants nationaux mandatés par l’ONUDI ont travaillé selon une méthodologie de
travail prédéfinie (voir annexe 1) pour aider à produire des résultats basés sur des critères
homogènes (filières offrant un intérêt de transformation post-récolte ou post-élevage et
tenant compte des priorités nationales en matière de réduction de pauvreté, de création
d’emploi, d’exploitation des ressources nationales et d’exportation régionale et mondiale).
Ainsi, il leur a été demandé de :

• Rechercher, identifier et collecter les études (de marché, de filières et autres études
du secteur agro industriel) existantes et disponibles;
• Identifier, extraire et produire les informations dans un format spécifique de fiche
filière;
• Analyser les informations disponibles et faire une actualisation de la situation des
filières en collaboration avec les institutions publiques et privées pour avoir une vue
crédible du secteur agro industriel dans les pays;
• Sélectionner un échantillon représentatif des entreprises dans chaque pays et
analyser les difficultés et les potentialités des filières afférentes (organisation,
production, etc.);
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• Proposer sur la base des analyses précédentes, une gamme de
produits/filières/chaînes de valeurs stratégiques, c'est-à-dire ayant un haut potentiel
de développement pour la création d’emplois, l’augmentation des revenus des
populations, l’exploitation des ressources agricoles nationales; la transformation post
récolte ou élevage de manière à répondre aux besoins des marchés régional et
mondial;

• Formuler des recommandations d’actions prioritaires à mettre en œuvre par les pays.

Les rapports nationaux reçus contiennent des informations pertinentes permettant de faire
la présente synthèse. Les analyses portent essentiellement sur la production primaire, la
transformation post récolte et quelque fois sur la situation des marchés. Dans les rapports
nationaux, les statistiques sur les indicateurs macro économiques liés à la transformation
agroindustrielle sont très timidement abordées.

Les experts nationaux ont consulté un nombre impressionnant (296) de documents (voir
annexe 2) portant sur l’ensemble des filières, notamment la politique agricole de l’UEMOA
(PAU) et l’étude sur la compétitivité des filières agricoles dans l’Union.

Les rapports nationaux ont été transmis aux experts nationaux et internationaux chargés de
la formulation ou de la mise à jour des programmes nationaux de Restructuration et de
Mise à Niveau. Cette note de synthèse ainsi que les rapports nationaux dont il découle,
seront mis à la disposition des bureaux d’étude qui vont réaliser prochainement les
diagnostics stratégiques des entreprises agroindustrielles dans le cadre du PRMN.

Par ailleurs, vu l’importance de la filière des emballages (plastique, bois, papier, carton,
verre, métaux…) pour la conservation et la distribution des produits agroindustriels, une
étude spécifique a été réalisée par l’ONUDI. Les résultats de cette étude seront mis à la
disposition des acteurs et pourraient contribuer au diagnostic stratégique des entreprises.
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2 Résumé du rapport de synthèse

L’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) composée de huit Etats


membres (Bénin, Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal et
Togo) vise à renforcer l’intégration économique et l'unification de l’espace économique pour
le transformer en un marché porteur et attractif pour les investisseurs. Les Etats membres
présentent des caractéristiques diverses tant sur le plan géographique que démographique
ou économique.

Selon la CNUCED (MISC 2005), l’espace économique UEMOA compte environ 87,4
millions d’habitants dont 55 millions d’habitants (près de 63%) vivent avec moins de 2 $ par
jour. Avec un taux démographique annuel moyen de 2,8% (selon certaines sources 3%), la
région compterait 2,4 millions d’enfants en plus chaque année à nourrir; ce que fait que
pour assurer la sécurité alimentaire, l’augmentation des capacités productives des secteurs
de l’agriculture, de l’élevage, de la pêche et de l’agroalimentaire est une exigence de
développement.

Selon la Banque Mondiale tous ces pays de l’Union ont un revenu brut national inférieur ou
égal à 935 $. Ils sont tous des pays pauvres très endettés (PPTE). Par ailleurs, le Système
des Nations Unies a classé tous ces pays dans la catégorie des pays les moins avancés
(PMA).

Toujours selon la CNUCED (MISC 2005), le PIB total des Etats membres de l’UEMOA était
d’environ 43 733 millions $ en 2004 pour un revenu national brut par habitant au cours de
la même année, de 440,5 $. La part de l'agriculture dans la formation du PIB est 36,8 %
contre seulement 10,2% pour le secteur manufacturier secondaire et 43,28% pour le
secteur tertiaire. On constate que la présence d’activité manufacturière et plus
particulièrement dans le secteur de l’agro-industrie, est très faible dans chaque pays. Le
tableau ci-dessous résume la situation.

Tableau: Caractéristiques du PIB des Etats membres de l’UEMOA en 2004


Revenue Part en %
PIB Part en %
national Part en % Part en % de du secteur
Population total de
brut par de l'Industries des
Pays (en millions en l'Industries
habitant l'agriculture manufacturier services
d’habitants) million en PIB
en $ en PIB total en PIB total en PIB
de $ total
(2004) Total
Benin 8,4 504 4 234 35,7 14,4 9 50
Burkina Faso 13,2 360 4 752 31 18,9 12,9 50,1
Cote d'Ivoire* 18,9 860 16 254 23,1 26,8 18,6 50,2
Guinée Bissau 1,6 160 256 68,7 13,3 9,9 17,9
Mali 13,5 360 4 860 38,4 26,1 2,8 35,5
Niger 14 230 3 220 39,9 16,8 6,6 43,4
Sénégal 11,7 670 7 839 16,8 21,2 12,8 62
Togo 6,1 380 2 318 40,8 22,2 9,3 37,1
Total 87,4 3524 43 733 294,40 159,70 81,90 346,20
Moyen 440,5 5 467 36,80 19,96 10,24 43,28
Sources: CNUCED (MISC 2005) et Banque mondiale*.
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Capitalisant sur les travaux antérieurs et crédibles, notamment ceux qui ont débouché sur
l’adoption de la Politique Agricole de l’UEMOA (PAU), l’étude a identifié au total dix sept
(17) filières comme étant les filières prioritaires dans l’espace UEMOA 1 : Riz; autres
Céréales; Tubercules; Coton; Oléagineux; Fruits; Légumes, Cacao; Caoutchouc; Anacarde
(cajou); Gomme arabique; Plantes florales, Bétail-Viande, Produits avicoles; Cuirs & Peaux;
Lait; et Pêche.

Outre l’emballage qui est la filière transversale nécessaire pour toutes les filières
agroindustrielles, plusieurs pays ont en commun des filières prioritaires telles que listées ci-
dessous; ce qui devrait leur permettre de développer des synergies:

- la filière riz 2 regroupe l’ensemble des 8 Etats membres de l’Union;

- la filière céréales hors riz regroupe 6 pays (Bénin, Burkina Faso, Mali, Niger,
Sénégal et Togo) ;

- la filière fruits regroupe 6 pays (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Mali, Sénégal et
Togo);

- la filière lait & produits laitiers regroupe 6 pays (Bénin, Burkina Faso, Guinée Bissau,
Mali, Niger et Sénégal);

- la filière des oléagineux regroupe 5 pays (Burkina Faso, Mali, Niger, Sénégal et
Togo);

- la filière tubercules regroupe 4 pays (Bénin, Côte d’Ivoire, Niger et Togo);

- la filière coton regroupe 4 pays (Burkina Faso, Mali, Niger et Togo);

- la filière anacarde (cajou) regroupe 4 pays (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire et
Guinée Bissau,);

- la filière bétail-viande regroupe 4 pays (Burkina Faso, Guinée Bissau, Mali et Niger);

- la filière produits avicoles regroupe 4 pays (Burkina Faso, Guinée Bissau, Mali et
Niger);

- la filière pêche regroupe 4 pays (Bénin, Guinée Bissau, Sénégal et Togo).

1
- Ces 16 filières prennent en compte les cinq filières prioritaires découlant de l’étude sur la compétitivité des filières agricoles dans
l’Union (riz, bétail – viande, avicole, maïs et coton).
2
-Tous les pays de l’UEMOA sont membres de l’ADRAO (Association pour le développement de la riziculture en Afrique de l'Ouest)
appelé également Centre du riz pour l’Afrique. L’ADRAO (www.warda.org) a mis au point le Nouveau riz africain (NERICA: New Rice
for Africa). - L’ADRAO est une association intergouvernementale de recherche de 22 États membres africains. Son siège temporaire se
trouve à Cotonou (Bénin) depuis le déclenchement de la crise en en Côte d’Ivoire en 2002 (son siège est à Bouaké en Côte d’Ivoire).
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Le tableau ci-dessous résume cette répartition des filières prioritaires par pays.

Tableau: Répartition des filières prioritaires par pays

Nombre de
pays ayant la
même filière
Burkina Cote Guinée comme
Filière Bénin Faso d'Ivoire Bissau Mali Niger Sénégal Togo prioritaire
1 Riz oui oui oui oui oui oui oui oui 8
1 Céréales hors riz oui oui oui oui oui oui 6
3 Tubercules oui oui oui oui 4
4 Coton oui oui oui oui 4
5 Oléagineux oui oui oui oui oui 5
6 Fruits oui oui oui oui oui oui 6
7 Légumes oui oui oui 3
8 Cacao oui 1
9 Caoutchouc oui 1
10 Anacarde (cajou) oui oui oui oui 4
11 Gomme arabique oui 1
12 Plantes florales oui 1

13 Bétail-Viande oui oui oui oui 4

14 Produits avicoles oui oui oui oui


15 Cuirs et peaux oui oui oui 3
16 Lait oui oui oui oui oui oui 6
17 Pêche oui oui oui oui 4
Nombre total de
filières prioritaires
par pays 8 11 6 6 9 10 7 8
Nota: Pour la filière emballage voir le rapport spécifique

Les filières, produits ou sous-filières d’intérêt économique de chaque pays sont listés dans
les tableaux ci-dessous :

Benin : 8 filières agroindustrielles suivantes sont identifiées.

Filières Produits ou sous filières


1 Riz Riz
2 Céréales hors riz Maïs
3 Tubercules Manioc
4 Fruits Agrumes, Ananas
5 Légumes Piments et tomate
6 Anacarde (cajou) Noix de Cajou et produits élaborés
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7 Lait Lait et produits laitiers
8 Pêche Poisson et conserve
Burkina Faso : 11 filières agroindustrielles suivantes sont identifiées.

Filières Produits ou sous filières


1 Riz Riz
2 Céréales hors riz mil, maïs, sorgho
3 Coton Fibre, textile et confection
4 Oléagineux Karité, Grain de coton, Sésame
5 Fruits Mangue (séchées et jus)
6 Légumes Oignon, Haricot vert
7 Anacarde (cajou) Noix de Cajou et produits élaborés
8 Bétail – Viande Viande
9 produits avicoles volailles, œufs,
10 Cuire et peaux Peaux et confection
11 Lait Lait et produits laitiers

Cote d’Ivoire: 6 filières agroindustrielles suivantes sont identifiées

Filières Produits ou sous filières


1 Riz Riz
2 Tubercules Le manioc
3 Fruits Ananas, Banane, Mangue
4 Cacao Fève et produits à base de cacao
5 Caoutchouc Caoutchouc naturel
6 Anacarde (cajou) Noix de Cajou et produits élaborés

Guinée Bissau : 6 filières agroindustrielles suivantes sont identifiées.

Filières Produits ou sous filières


1 Riz Riz,
2 Anacarde (cajou) Noix de Cajou et produits élaborés
3 Bétail – Viande Viande
4 Produits avicoles volailles, œufs
5 Lait Lait et produits laitiers
6 Pêche Poisson et conserve

Mali : 9 filières agroindustrielles suivantes sont identifiées.


Filières Produits ou sous filières
1 Riz Riz
2 Céréales hors riz Fonio, Mil, Sorgho
3 Fruits Mangue
4 Bétail – Viande Viande
5 Produits avicoles volailles, œufs
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6 Cuirs et peaux Peaux et confection
7 Lait Lait et produits laitiers
8 Oléagineux Karité, Sésame, Graine de coton
9 Coton Fibre, filature, textile et confection
Niger : 10 filières agroindustrielles suivantes sont identifiées.

Filières Produits ou sous filières


1 Riz Riz
2 Céréales hors riz Mil, Sorgho
3 Tubercules Manioc, souchet
4 Coton Fibre, filature, textile et confection
5 Oléagineux Sésame, Arachide, grain de coton
6 Gomme arabique Gomme arabique
7 Bétail - Viande, Viande
8 Produits avicoles volailles, œufs
9 Cuirs et peaux Peaux et confection
10 Lait Lait et produits laitiers

Sénégal : Les 7 filières agroindustrielles suivantes ont été identifiées provisoirement.

Filières Produits ou sous filières


1 Riz Riz
Mil, maïs, sorgho, fonio alimentation
2 Céréales hors riz animale, couscous, semoulerie
3 Oléagineux Arachide
4 Fruits Mangue, Melon
5 Légumes Haricot vert, Tomate-cerise
6 Lait Lait et produits laitiers
Poisson et conserve industrielle et
7 Pêche artisanale

Togo: 8 filières agroindustrielles suivantes sont identifiées.

Filières Produits ou sous filières


1 Riz Riz
2 Coton Fibre, filature, textile et confection
3 Céréales hors riz Maïs
4 Tubercules Manioc
5 Pêche Pêche artisanale ou continentale
6 Plantes florales Fleurs coupées
7 Oléagineux Karité
Ananas frais, mangues, banane et
8 Fruits papaye biologique séchés
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Malgré des contraintes multiformes qui entravent son développement, l’espace économique
UEMOA bénéficie d’énormes potentialités encore insuffisamment exploitées. Primo, le
renforcement continu de l’intégration régionale et de l’espace communautaire offre aux
investisseurs des possibilités réelles. Secundo, le capital humain constitué à 60% de
jeunes (ayant besoin d’une amélioration du niveau de formation) et les importantes
ressources, entre autres, agricoles, halieutiques, énergétiques et minières, sont des atouts
indéniables du développement durable de la région

Il convient de rappeler que l’ensemble de la capacité productive d’un pays comprend trois
éléments: Les ressources productives, les capacités entrepreneuriales et les liens de
production.

S’agissant de l’espace économique UEMOA, les analyses révèlent la faiblesse des liens
entre les éléments de la capacité productive, montrant ainsi que la chaîne des valeurs n’est
pas significative à cause notamment du bas niveau de formation du capital humain, de la
faiblesse de l’investissement public et privé, des infrastructures physiques médiocres, de
l’insuffisance des équipements modernes et la faible mutation technologique dans
l’agriculture qui est peu ou pas en lien étroit avec l’industrie. En outre, cette agriculture est
caractérisée par des exploitations de petites tailles pour la plupart, peu modernes et à
faibles rendements. En définitive, les matières premières et les produits de base sont très
peu transformés.

Outre la prédominance de l’exportation des produits primaires, les analyses relèvent la


faible transformation essentiellement due par l’artisanat où les petites unités concernées
sont dans l’informel et ne sont presque jamais enregistrées, ce qui ne permet pas d’avoir
des statistiques fiables. Les pays, conscients de cette faiblesse statistique, sont en train de
revaloriser la fonction statistique, notamment dans le secteur agroindustriel avec l’appui de
l’Union Européenne.

Par ailleurs, dans chaque pays, il existe plusieurs programmes nationaux, des associations
professionnelles et des ONG ayant des liens transnationaux 3 ainsi que des programmes de
financement pour appuyer les filières. Mais ce dispositif est bien souvent peu efficace du
fait de l’absence de coordination et d’harmonisation.

L’exportation des produits agricoles après les premiers traitements post récolte est
identifiée comme une source de revenus pour les pays. Mais, les pays de l’UEMOA en
particulier ne devraient pas perdre de vue que pour la sécurité alimentaire, l’utilisation de
pesticides, d’insecticides et d’engrais doit être portée à la connaissance des producteurs
comme une exigence du consommateur européen.

La problématique posée est que les Etats ou les opérateurs privés qui souhaitent
poursuivre leurs exportations à destination de l’Union européenne, devront à l’avenir
apporter la preuve que les produits exportés répondent aux normes de ce marché tout en
disposant de la traçabilité requise. Cela demande que la formation des producteurs soient

3
- Le Réseau des Organisations Paysannes et des Producteurs Agricoles-ROPPA-, le Réseau des Chambres d’Agriculture de l’Afrique
de l’Ouest, le réseau INTERFACE des petites et moyennes entreprises, le réseau des chambres de commerce et d’industrie, etc.
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inscrite au rang des priorités tout comme les dispositions que les Etats de l’Union devront
prendre pour l’inspection et le contrôle sanitaire des produits.

Enfin, la pression démographique sur les ressources agricoles, agropastorales et


halieutiques et l’importance observée des pertes post récoltes ou élevages dans la région,
commandent le renforcement des capacités productives pour la collecte et la
transformation des produits. Cette approche devrait être une préoccupation centrale des
stratégies de développement industriel des Etats membres de l’UEMOA.

L’étude recommande les actions suivantes:

1. Actions recommandées au niveau de la production de cru agricole, animalier


et halieutique (les ressources productives)

- Augmenter la production par l’utilisation des superficies exploitables et non


encore exploitées;
- Améliorer le rendement par hectare par une meilleure irrigation et par l’utilisation
des bonnes pratiques agricoles ;
- Faciliter la disponibilité des intrants auprès des acteurs agricoles (semences,
aliments, nutriments, engrais, produits sanitaires, etc.) ;
- Favoriser l’utilisation des variétés à haut rendement;
- Favoriser l’utilisation des races animales plus productives pour l’élevage;
- Moderniser les méthodes, les outils et techniques de production agricole, et
former la main d’œuvre;
- Améliorer et renforcer les moyens et les conditions de stockage et de
conservation des produits du cru pour réduire les pertes post récolte;
- Mettre en place des comptoirs de collecte;
- Réhabiliter les infrastructures et équipements des sites de production;
- Organiser les formations techniques et commerciales des producteurs, en
particulier en matière de qualité et règlements;
- Mettre en place des structures de formation et de contrôle pour assurer la
conformité des produits crus à exporter avec les directives de l’Union
Européenne en matière de Limite Maximale de Résidus pesticides ;
- Encourager la contractualisation des agriculteurs par une meilleure coopération
entre ceux-ci et les acteurs de la transformation industrielle et artisanale;
- Encourager la coordination des interventions des organisations des producteurs.

2. Actions recommandées pour l’amélioration de l’environnement économique et


institutionnel (les liens de production)

- Définir et mettre en œuvre une politique de promotion des filières


agroindustrielles prioritaires ;
- Favoriser la vulgarisation des informations sur les règlements applicables dans
les différents niveaux de la chaine de production ;
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- Favoriser l’accès au crédit pour les acteurs (producteurs du cru et acteurs de la
transformation industrielle et artisanale), en particulier pour financer les fonds de
roulement et l’investissement;
- Améliorer la collecte des statistiques sur la transformation post récolte et les
diffuser;
- Vulgariser les informations sur les marchés (quantités, exigences en matière de
qualité et de traçabilité, prix, etc.);
- Améliorer l’environnement des affaires en vue de favoriser l’investissement privé
endogène et étranger directs; et l’exportation des produits transformés ;
- Renforcer les capacités des structures en charge de la recherche scientifique
orientée vers la transformation et le conditionnement;
- Renforcer les capacités des structures chargées de l’application de la
réglementation aux produits transformés;
- Négocier les couts de transports maritimes par une anticipation du volume des
commandes à l’exportation;
- Encourager la production de l’information statistique aussi bien au niveau de la
production qu’au niveau de la transformation et de la commercialisation;
- Favoriser la concertation entre les pays ayant les mêmes filières prioritaires afin
développer des synergies, notamment dans les domaines des normes, de la
qualité, de la recherche, des emballages et des exportations.

3. Actions recommandées pour l’amélioration et l’augmentation de la transformation


des produits agricoles (les capacités entrepreneuriales et manufacturières).

- Mettre à niveau les unités industrielles et artisanales existantes;


- Renforcer les capacités techniques et managériales des ressources humaines
employées dans les unités industrielles et artisanales;
- Appuyer la labellisation des produits de la région et la mise en œuvre d’une
politique de promotion et de marketing ciblant les marchés extérieurs ;
- Appuyer la certification des produits de la région ;
- Renforcer les capacités des structures et laboratoires de contrôle de la qualité
des produits;
- Faciliter l’acquisition de matériels de production modernes adaptés aux besoins
de chaque filière;
- Faciliter l’approvisionnement en emballages adaptés aux produits et marchés
visés;
- Faciliter les relations entre les producteurs et les industriels pour résoudre les
problèmes de qualité et d’approvisionnement en matières premières;
- Encourager la recherche et l’innovation dans les entreprises industrielles
(procédés, process, emballages, etc.);
- Renforcer les capacités des centres techniques existants pour créer des pôles
de compétences agroindustrielles;
- Rechercher les économies d’échelle dans toute la chaîne de production et
d’exportation;
- Valoriser les sous-produits agricoles et agro-industriels pour leur exploitation
dans la production des aliments animaux.
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3 Résumé des filières agroindustrielles prioritaires au Bénin

Le Bénin, avec une population de 8,439 millions (2005) et une superficie de 112 622 km²,
a une situation géographique limitée au sud par l'Océan Atlantique, à l'est par le Nigeria, au
Nord par le Burkina Faso et le Niger et à l'Ouest par le Togo. On distingue 2 zones
climatiques : une de type climat équatorial avec une forte humidité au sud et une autre de
type climat tropical au nord.
Le PIB de 2.334 milliards CFA (2005) du pays est constitué du secteur primaire (32,2%),
du secteur secondaire (13,4%) et du secteur tertiaire (54,5%).
L’activité du secteur primaire est constituée principalement de l’agriculture qui est le
principal secteur de l'économie béninoise. L’agriculture emploie 64% de la main-d'œuvre
dont 95% sont des privés. Actuellement l'agriculture vivrière assure l'autosuffisance de la
population. Les cultures vivrières (maïs, sorgho, fonio, mil, riz) fournissent l'essentiel des
céréales consommées au Bénin. La production de manioc, d'igname et de patate douce
augmente régulièrement. Le coton, le palmier à huile et, dans une moindre mesure,
l'arachide, le cacao, le café et le tabac constituent les cultures d'exportations. L’accès aux
intrants (semences, engrais chimiques, phytosanitaire) est très difficile pour les producteurs
hors culture du coton.
Le cheptel béninois se compose de 1 402 000 bovins, 1 755 000 ovins et caprins, 234 000
porcins; pour l'aviculture, 9 716 000 de volailles sont recensées. La pêche pratiquée par
plus de 600 000 pêcheurs, elle est artisanale et représente 2% du PIB et 5% de la
production des protéines animales consommées au Bénin. Le forêt couvre 65% du territoire
et est la première victime des coupes abusives. Plus de 5 millions de tonnes de bois, soit
100 000 ha, sont consommés chaque année comme combustible. Le potentiel minier se
compose de 28 gisements et plus d'une centaine d'indices sérieux de minéralisation dont :
l'or, le calcaire, les argiles, le marbre, les pierres ornementales, le fer, les phosphates. Le
potentiel énergétique comprend le pétrole (1 700 barils/jour), l'électricité...
Quand au secteur secondaire on note l’industrie alimentaire et l’industrie du textile, mais
leur contribution au PIB est timide par rapport à celle du secteur tertiaire. Le secteur
secondaire est très peu développé et pas assez organisé. L’essentiel des produits agricoles
ne subit pas une transformation notable avant d’être exporté officiellement ou à travers le
commerce informel. Ceci engendre une perte de valeur ajoutée, d’emplois et de
compétitivité pour l’économie béninoise. Quelle que soit la filière, la transformation
artisanale est de loin la plus dominante et pour résultat des produits de qualité médiocre.
Les unités industrielles de transformation sont très rares et rencontrent d’énormes
difficultés d’approvisionnement en matières premières. Une autre difficulté commune à
toutes les unités de transformation est le coût élevé des intrants et des emballages, ce qui
augmente le coût de revient des produits transformés qui deviennent moins compétitifs par
rapport aux produits concurrents importés. Cependant le potentiel de développent de
certaines filières existe, notamment pour l’exportation des produits industriels issue de
cajou et manioc.
Résumé de l’état de lieu des filières prioritaires identifiées prioritaire pour le Benin est
comme suit :
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La filière Riz (Bénin)


Le riz est produit dans 9 des 12 Départements du Bénin : Atacora, Donga, Borgou, Alibori,
Mono, Couffo, Zou, Collines et Ouémé. De 2000 à 2006, les superficies cultivées en riz ont
évolué moins rapidement que les productions. Les superficies sont passées de 23 323 ha à
28 828 ha, soit une évolution moyenne annuelle de 3,37%. Dans la même période, la
production de riz est passée de 49 248 t à 73 854 t, soit une évolution moyenne annuelle
de 7,14% en 6 ans.
Le riz récolté est prioritairement destiné à la vente. Cependant, une partie est
autoconsommée et le reste est réservé pour servir de semence à la prochaine saison de
culture. Les dons, trocs et pertes sont minimes. Le riz est parfois stocké au niveau des
producteurs surtout au Centre et au Nord-Bénin. La principale forme de stockage de riz
reste le paddy. Le stockage sous forme décortiquée est rare. Les principales structures de
stockage utilisées sont le sac de jute, le sac d’engrais, le crib, le canari et le grenier. Le
stockage est parfois fait en vrac. Le riz local décortiqué et les riz importés sont emballés
dans des sacs de tailles différentes (5kg, 10kg, 25kg, 30kg et 50kg).
La production nationale de riz paddy est entièrement décortiquée. Deux catégories de
transformateurs sont distinguées. La première catégorie est constituée des producteurs-
transformateurs qui transforment leur propre production ou celle de leur conjoint(e). Elles
sont rencontrées surtout dans les périmètres irrigués et les bas-fonds aménagés ou non
(Périmètres de Koussin-Lélé, de Malanville, de Domè, etc.). La deuxième catégorie est
constituée des personnes qui achètent le paddy, les transforment puis vendent le produit
fini. On en distingue deux sous-catégories à savoir : les collecteurs-transformateurs et les
grossistes-transformateurs. Ces transformateurs sont rencontrés dans les Collines et au
Nord du Bénin.
La majorité des transformateurs individuels sont des femmes ou des groupements de
femmes. Après la récolte des panicules, les opérations préalables à toutes formes de
transformation du riz sont : le battage, le vannage et le triage. Le battage manuel ou
mécanique permet de séparer les panicules du riz paddy. Le vannage, opération suivante,
permet de débarrasser le paddy des débris et pailles. Enfin, avec le triage, le paddy est
débarrassé des cailloux et autres impuretés. Seulement 35 décortiqueuses mécaniques ont
été installées en 2003. Pour améliorer la productivité des activités post-récoltes, l’Etat avait
implanté des décortiqueuses et rizeries dans toutes les zones productrices de riz. Mais ces
équipements de type industriel n’ont jamais été utilisés à leur capacité en raison de la
difficulté d’approvisionnement en paddy.
La distribution du riz concerne le riz décortiqué. Elle est l’œuvre d’une multitude d’agents
tant pour le riz importé que le riz produit localement. Les commerçants du riz local
décortiqués sont essentiellement les collecteurs, les grossistes, les collecteurs-
transformateurs, les grossistes-transformateurs et les détaillants. Essentiellement des
femmes, ces commerçants assurent la collecte, la transformation si nécessaire et le
transport du riz local des lieux de production aux lieux de consommation d’une part et du
transport du riz importé vers les lieux de consommation d’autre part
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Le Bénin a un potentiel de production de riz de l’ordre de 750 000 t de paddy soit 450 000 t
de riz décortiqué. Ce potentiel pourrait lui permettre de se positionner comme pourvoyeur
de riz aux niveaux local et sous-régional. Mais jusque là, le pays ne produit qu’environ 5%
de ce potentiel. La situation peut être améliorée par l’encouragement de l’intervention des
sociétés privées dans la promotion et décorticage, stockage, emballage et distribution du
riz car la valeur ajoutée est positive à chacune des étapes.
La filière Maïs (Bénin)
Le maïs est cultivé partout au Bénin et représente environ ¾ de la production céréalière du
pays. Le premier département producteur de maïs est l'Ouémé/Plateau, suivi du Borgou
/Alibori, de l'Atlantique et du Zou/Collines. Le Mono/Couffo vient en cinquième position suivi
du l'Atacora/Donga. C’est l’une des denrées de base de l’alimentation humaine, notamment
au sud du pays. Les producteurs travaillent souvent individuellement. Plus de 95% des
chefs d’exploitation producteurs de maïs sont des hommes. L’essentiel du maïs produit au
Bénin est l’œuvre de petits producteurs. Les exploitations sont en généralement de petite
taille. Mais dans les zones de forte production, on voit apparaître de plus en plus de gros
exploitants et des organisations paysannes (groupements villageois). Ces dernières
s’occupent surtout de la commercialisation des produits.
Les pertes au stockage à la ferme vont de 20 à 40%. Le maïs grain produit est
généralement emballé dans des sacs et transportés sur les lieux de vente ou de
transformation. Les farines issues du processus de transformation sont conservées dans
des sacs, des bassines, etc.
Il s’ensuit que de 2000 à 2006, la superficie du maïs est passée de 653 630 ha à 717 341
ha, soit une évolution moyenne annuelle de 1,39%. Dans la même période, la production
du maïs a évolué en dents de scie, avec un maximum en 2005 de 800 000 tonnes
Les produits issus de la transformation du maïs sont essentiellement : le maïs cuit ou grillé,
les farines diverses, la pâte fermentée « Mawè », les produits issus de la préparation des
farines (pâtes cuites à l’eau ou à l’huile, couscous de maïs, galettes et beignets de maïs,
etc.) et les produits issus de la préparation du « Mawè » (akassa, bouillies, etc.). Le «
Mawè » peut être à l'origine d'un large éventail de produits très prisés localement tels que :
«Akassa», «Ogui», «Aguidi», «Aklui» etc. Parmi les autres produits issus du maïs on peut
citer : le germe de maïs, le gritz, la bière locale traditionnelle "Tchakpalo" ou
"Tchoucoutou", les farines "Rimalait"et "Cereso", etc.

Pour la transformation, plus de 30 000 unités artisanales de transformation du maïs ont été
dénombrées et ~5000 5 000 moulins à maïs au Bénin en 2002. Il ya quatre entreprises
qu’assurent la production industrielle de la farine de céréales sont : la Maïserie de Bohicon
de SOCIA-Bénin, la Société ADEOSSI et Fils basée à Cotonou, UBETA à Porto-Novo,
AGROTECHNIC à Akassato (Abomey-Calavi) et Michel-Ange à Cotonou. Avec la mort du
promoteur, l’unité de transformation installée à Savè par la Société ADEOSSI et Fils a dû
être fermée.

La Maïserie de Bohicon (SOCIA-Bénin) a une capacité d’environ 30 000 t/an dont 97%
transformé en farine et 3% en gritz. La Société Béninoise de Brasserie (SOBEBRA) utilise
le gritz pour la production de différentes bières à base de maïs. L'unité industrielle UBETA
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de Porto-Novo produit les farines améliorées "Rimalait" et "Cereso" utilisées surtout dans
l’alimentation des nourrissons.

Pour le développement de la filière il est nécessaire de renforcer des capacités


techniques, commerciales et manageriels des acteurs à tous les niveaux, faciliter l’accès
aux intrants, améliorer les conditions de stockage poste récolte et mettre à niveau les
outils techniques utilisé par les producteurs, transformateurs artisanaux et industrielles.

La filière Manioc (Bénin)

Le manioc est cultivé un peu partout au Bénin. Mais en fonction des spécificités naturelles
et des caractéristiques socio-économiques, l’importance de sa production varie d’une
région à l’autre. Les boutures, seules semences utilisées, proviennent surtout de la ferme
semencière de Kétou et des exploitations des producteurs-pilotes. La fumure du manioc est
une pratique très rare. Si la superficie cultivée en manioc est restée presque stable, la
production quant à elle a connu une évolution importante, grâce à l’évolution des
rendements. Le manioc est entièrement transformé avant d’être consommé. Trois
technologies sont utilisées pour la transformation du manioc : la transformation artisanale,
la transformation semi-mécanisée et la transformation industrielle. Si les unités industrielles
de transformation du manioc sont rares, celles semi-industrielles sont assez nombreuses.
La difficulté d’approvisionnement en manioc frais est le principal problème rencontré par les
unités industrielles et qui a conduit à la fermeture de certaines d’entre elles. Le gari, le
tapioca, la cossette et le Lafoun sont de loin les dérivés du manioc les plus commercialisés
au Bénin. Le manioc et ses dérivés sont des denrées de base très consommées par les
populations béninoises, et entrent dans la préparation de plus de 20 aliments traditionnels.
En dehors de la distribution interne, une grande partie des dérivés du manioc béninois est
exportée vers les pays voisins (Niger, Nord-Nigeria, Mali, Sénégal et Guinée) via le marché
de Malanville surtout. Les cossettes de manioc béninoises (74% d’amidon et 12%
d’humidité) sont les seuls dérivés du manioc recherchés par les marchés européens ; mais
cette opportunité reste encore peu exploitée.
De 2000 à 2006, la superficie cultivée en manioc est restée presque stable avec un
rendement moyen de 8 t de manioc frais à l’hectare. Elle est passée de 219 404 ha à
220 842 ha, soit une évolution moyenne annuelle de moins de 0,1%. Dans la même
période, la production de manioc a évolué, passant de 2 350 208 t en 2000 pour atteindre
un maximum en 2002 (3 154 910 t) avant de descendre à 2 662 272 t en 2006.
Les produits dérivés des diverses transformations du manioc sont : le manioc cuit, le
manioc grillé, le manioc grillé, le gari, le tapioca, la cossette, le Lafoun, le Agbélima, le
Attièkè, la farine panifiable (20 à 25% de manioc + 75 à 80% de blé), l’alcool, l’amidon, les
gâteaux, les biscuits, etc.
Le manioc frais objet de transformation est prélevé dans l’exploitation du transformateur ou
acheté sur pied ou après la récolte auprès des producteurs. Sur pied, le manioc est acheté
par unité de surface. En dehors de la cuisson du manioc frais à l’eau, à l’huile ou au feu,
trois technologies sont utilisées pour la transformation du manioc : la transformation
artisanale, la transformation semi-mécanisée et la transformation industrielle.
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Avec la technologie artisanale, toutes les opérations (épluchure, râpage, pressage,
cuisson, séchage) sont exécutées manuellement. Ce type de transformation est l’œuvre
des producteurs individuels ou organisés en groupements. Le rendement de la
transformation en gari est de 14,4% avec 83 mn de travail. La qualité du gari plait
beaucoup aux consommateurs. Mais cette technologie présente des limites : faible
rendement, lenteurs des opérations, qualité hygiénique non assurée, pertes importantes,
etc.
Dans le cas de la technologie semi-mécanisée, seuls le tranchage, le râpage (broyage) et
le pressage sont mécanisés. Le rendement de la transformation en gari est de 12,7% avec
20 mn de travail. Les râpeuses à moteur (électrique, diesel, essence) et les presses
mécaniques à vis manuelle sont acquises souvent au Nigeria. Des râpeuses à moteur, des
trancheuses et des presses à vis sont mises au point par des institutions béninoises de
recherche. C’est le cas du Programme de Technologies Agricoles et Agro-alimentaires
(PTAA) de l’Institut National des Recherches Agricoles du Bénin (INRAB). Les unités
ALITECH à Abomey-Calavi (capacité : 8t/j), Elite Industrielle à Pobè (capacité : 20 t/j) et
Société de Production d’Alcool (SOPAL) à Abomey-Calavi (capacité : 300 t/an) sont des
exemples d’unités semi-industrielles de transformation du manioc.
Avec la technologie industrielle, toutes les opérations sont mécanisées. Ces genres d’unité
(peu nombreuses au Bénin) s’investissent surtout dans la production d’alcool médical, de
cossettes, de gari et d’amidon. La production d’alcool à base de manioc a permis de
réduire l’importation de ce produit. Les unités de la Société ADEOSSI et Fils (capacité de
râpage de 50 à 100 t/j) et de l’Usine d’alcool de Logozohè sont les deux exemples de
transformation industrielle du manioc. A défaut de produire en régie la quantité suffisante
de racines de manioc et de réussir une contractualisation avec les petits producteurs, les
unités industrielles rencontrent d’énormes difficultés d’approvisionnement. L’unité de la
Société ADEOSSI et Fils a fini par cesser ses activités de transformation de manioc.
Les produits dérivés des diverses transformations du manioc sont : le manioc cuit, le
manioc grillé, le manioc grillé, le gari, le tapioca, la cossette, le Lafoun, le Agbélima, le
Attièkè, la farine panifiable (20 à 25% de manioc + 75 à 80% de blé), l’alcool, l’amidon, les
gâteaux, les biscuits, etc. Les dérivés comme le gari, le tapioca, la cossette et le Lafoun
sont de loin les plus commercialisés. Ces dérivés sont vendus dans des sacs ou des
bassines de différentes tailles et plusieurs autres unités locales de mesures (sogo, tchaga,
tohoungolo, etc.). En ce qui concerne le gari et le tapioca, les sacs sont doublés de sacs
plastiques afin de garantir la friabilité du produit.
Avec un taux d’amidon de 74% et un taux d’humidité de 12%, les cossettes de manioc
béninoises sont très appréciées par les importateurs mais le marché est peu exploité par
l’agro-industrie à Bénin.
Le chiffre d’affaires tiré de la production du gari s’élève à elle seul à 64 542 585 FCFA dont
45 819 590 FCFA pour les groupements de transformation et 18 722 995 FCFA pour les
transformations individuelles. Les données ne sont pas disponibles pour les autres dérivés
du manioc.
En conclusion, car il y a un potentiel de monter dans le chêne de valeur et ajouter plus de
la valeur par la transformation industrialisée et commercialisation active les actions
prioritaires suivantes sont proposées : faciliter l’accès au crédit ; renforcer les capacités des
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acteurs sur la notion de qualité ; Renforcer la recherche dans le secteur et définir et mettre
en œuvre une politique de promotion et d’accompagnement de la filière.

La filière Fruits (Bénin)


Au Bénins les agrumes et l’ananas présentent certain intérêt économique.
Les agrumes sont trouvés partout au Bénin à l’état naturel ou planté, mais les régions de
grosse production sont situées au Sud du pays. Les variétés plantées sont locales ou
sélectionnées. Les orangers viennent en tête des productions d’agrumes, suivis des
mandariniers, des citronniers, des pamplemousses et des pomelos. L’utilisation d’engrais
chimiques et de produits phytosanitaires pour les plantations paysannes d’agrumes est
presque nulle. Les plantations privées ont fourni 98,29% de la production des fruits. Trois
procédés de transformation d’agrumes sont distingués : le procédé artisanal, le procédé
semi-industriel et le procédé industriel. Les producteurs artisanaux de jus d’agrumes frais
sont les plus nombreux et avec les quelques sociétés de transformation semi-industrielle
d’agrumes, sont réunis au sein de l’Union des Transformateurs des Fruits et Légumes du
Bénin (UTRAFEL). L’usine de l’ex-SONAFEL implantée à Allahè (Za-Kpota) est l’unique
unité industrielle spécialisée dans la transformation industrielle d’agrumes. Mais depuis sa
création, cette dernière n’a pu fonctionner avant d’être fermée pour raisons financières.
D’autres usines s’investissent dans la production industrielle de boissons à partir de
concentrés d’agrumes importés systématiquement de l’extérieur. Les fruits frais
d’agrumes, le jus (frais ou pasteurisé), le sirop ou les confitures d’agrumes sont distribués
sur le marché national pour la consommation. Une grande partie des agrumes béninois est
exportée vers le Niger via le marché de Malanville.
Les usines de boisons installées au Bénin, dont celle de la Société Béninoise de Brasserie
(SOBEBRA), produisent des boissons sucrées (Youki, Fanta, Fizzi, Jus d’or, etc.) à partir
de concentrés d’agrumes qu’elles importent systématiquement de l’extérieur.
Les produits issus de la transformation sont consommés sur place ou distribués dans les
restaurants et supermarchés des grands centres urbains. Les jus sont exposés dans des
réfrigérateurs vitrés pour attirer la clientèle
Les aliments de bétail (mélasse, écorce séchée), les pectines (gelées), l’acide citrique et
les huiles de pépins à base d’agrumes ne sont pas encore produits au Bénin.
En 2000, la superficie des agrumes est de 21 244 ha, La production quant à elle est de
213 660 t. Les pertes sur l’exploitation sont d’environ 25% lors de la première récolte (mars
- juillet) et atteignent 50% à la deuxième récolte (novembre – janvier). Les niveaux
d’attaques expliquent ces différences de perte de produits au niveau de l’exploitation.
Le chiffre d’affaire tiré de la filière agrumes atteint globalement 3, 000,000 FCFA l’an.
L’Ananas
Les zones de production actuelle de l’ananas sont les communes du département de
l’Atlantique au sud du Bénin et quelques communes limitrophes. L’essentiel de l’ananas
produit au Bénin provient de petits producteurs. Les exploitations sont en généralement
de petite taille 1 à 2 ha. Quelques producteurs ont de grandes exploitations (jusqu’à 150
ha). Cependant, l’ananas pour l’exportation est fourni par les quelques exploitants
modernes. Les engrais sont systématiquement apportés aux plants. Parfois l’’accès à ces
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semences est souvent difficile aux producteurs. Il s’en suit que de 2001 à 2006, la
superficie de l’ananas est passée de 1 335 ha à 2 196 ha, soit une évolution moyenne
annuelle de 9,21%. Durant la même période, la production d’ananas a presque triplé,
passant de 51 151 t à 124 464 t, soit une évolution moyenne annuelle de 20,48%. Une
grande partie des fruits frais de l’ananas produits au Bénin est consommé localement ou
exportée vers les pays de l’Union Européenne et les pays voisins (Nigeria, Niger, Togo).
Une partie de la production est transformée en jus (frais ou pasteurisé), sirop, confitures ou
fruits séchés. Plusieurs unités artisanales ou semi-industrielles (100) s’investissent dans la
transformation de l’ananas dont la plupart sont installés à Cotonou et Porto-Novo. Les
Centres de Séchage des Fruits Tropicaux (CSFT) sont installée à Abomey et Allada. Ces
unités rencontrent beaucoup de contraintes dont le coût élevé des emballages, les
difficultés d’approvisionnement en matières premières et la qualité douteuse des produits
dérivés obtenus. L’essentiel des produits dérivés de l’ananas est distribué sur le marché
national. Cependant, dans le cadre du réseau du commerce équitable, les Centres de
Séchage des Fruits Tropicaux d’Abomey et d’Allada parviennent à exporter en France du
jus d’ananas pur et des fruits d’ananas séché.
Les produits de l’ananas qui font l’objet de distribution sont : les fruits frais d’ananas,
l’ananas séché, le jus (frais ou pasteurisé), le sirop ou les confitures d’ananas. Le fruit frais
est la principale forme de vente de l’ananas, suivi du jus frais et du jus pasteurisé. Le jus
frais est consommé sur place et est du domaine de l’informel. Les autres produits sont
rarement achetés au niveau national et régional.
Comme pour les agrumes, il existe un marché national potentiel pour l’ananas et ses
dérivés au Bénin. L’ananas est très consommé sous des formes diverses : fruits frais ou
boissons. Les fruits frais d’ananas font l’objet d’une importante commercialisation le long
des voies et dans les marchés. Il existe aussi des vendeurs ambulants d’ananas frais. Une
grande partie des fruits de l’ananas produits au Bénin est exportée vers les pays voisins
(Nigeria, Niger, Togo). Vue la demande et la production, l’augmentation du volume de
transformation préliminaire (nettoyage, calibrage, emballage, conservation, stockage,
export) et une transformation industriel en produits industriels avec relativement long vie de
conservation peut être économiquement tirés intéressant pour le Bénin.
Les actions prioritaires recommandées par l’étude sont : Organiser la filière ; faciliter
l’accès au crédit ; renforcer les capacités des acteurs sur la notion de qualité ; renforcer la
recherche action dans le secteur ; favoriser une visite au Ghana pour s’enquérir de
comment ce pays a pu bâtir une industrie d’ananas export grâce aux petits producteurs et
définir et mettre en œuvre une politique de promotion et d’accompagnement de la filière.
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La filière Légumes (Bénin)
Le piment et la tomate sont identifiés comme légumes ayant un potentiel de transformation
agroindustriel
Le piment est cultivé un peu partout au Bénin et particulièrement dans les 6 départements
du Sud-Bénin. Les graines sont les semences utilisées et de l’engrais est rarement apporté
au piment. De 2000 à 2006, la superficie cultivée en piment n’a pas sensiblement évolué,
passant de 23 682 ha à 25 730 ha, soit une évolution moyenne annuelle de1, 24%. Dans
la même période, la production a évolué en dents de scie. Elle est passée de 33 293 t à 40
988 t, soit une évolution moyenne annuelle de 3,30%.
Les produits issus de la transformation du piment sont : le piment frais moulu, le piment sec
moulu et le piment entier sec. La mouture humide se fait à l’aide de meules en pierre ou de
petits moulins portatifs. La mouture sèche se fait avec les moulins à grains. Le séchage
naturel au soleil est le procédé artisanal utilisé. Il existe des techniques améliorées de
séchage naturel utilisant des séchoirs solaires munis d’un dispositif de captage de l’énergie
solaire. Le piment est distribué sur le plan national en fruit entier, à l’état frais ou sec, moulu
à l’état humide ou à sec. Après la tomate, le piment est le condiment le plus demandé dans
les milieux urbains béninois pour la consommation. Sa saveur piquante est très recherchée
pour assaisonner presque tous les mets béninois. Une partie du piment est exportée
surtout à l’état sec dans les pays de l’Afrique de l’Ouest ou du Centre (Nigéria, Niger, Togo,
Sénégal et Gabon) et dans les pays de l’Union Européenne (France, Allemagne,
Angleterre, Canada). La demande de ces pays reste encore insatisfaite à cause de
l’insuffisance de l’offre, dont l’intérêt de transformation du piment utilisant les techniques
propres et économiques pour le séchage.
Comme le piment, la tomate est cultivée sur toute l’étendu du territoire et particulièrement
dans les 6 départements du Sud-Bénin. Les graines sont les semences utilisées. L’apport
de fumure et le traitement phytosanitaire des plants sont très rares pour la culture de
tomate. De 2000 à 2006, la superficie cultivée et la production de tomate n’ont pas
sensiblement augmenté et tournent respectivement autour de 25 000 ha et 140 000 t. La
tomate est le plus distribuée à l’état frais pour un usage immédiat par les consommateurs.
Elle est de loin le légume le plus consommé au Bénin. Cependant, une partie de la récolte
est exportée vers les pays voisins (Nigéria, Togo) ou transformée de manière artisanale ou
semi-mécanisée par la chaleur, le séchage ou la mouture avant d’être distribué. La
transformation par la chaleur met à contribution le broyeur motorisé si la quantité est
importante et aboutit à l’obtention de concentré, de pulpe et de tomate pelée. Le séchage
peut être traditionnel au soleil ou amélioré avec l’usage de séchoirs solaires. La mouture
peut être sèche ou humide et met à contribution de petits moulins ou broyeurs à meules en
fonte entraînés par de petits moteurs à essence de puissance variable. Les produits
obtenus sont de mauvaise qualité. La seule usine de production de concentrés de tomate
installée par l’ex-SONAFEL à Natitingou n’a pu fonctionner après les essais, suite à la
liquidation de la SONAFEL. Compte tenu de leur faible qualité, les produits dérivés de la
transformation de la tomate sont distribués essentiellement sur le marché local.
Une étude faisabilité de transformation industrielle des tomates : concentré et tomate et
ses morceaux en boit pasteurisé doit être fait avant tous investissements. Néanmoins, il
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est recommandé de développer les PMI dans la tomate séché et moulu avec la
technologie propre.
La filière Cajou (Bénin)
La production d’anacardier est faite dans 8 sur 12 départements du Bénin. L’utilisation
d’engrais chimiques et de produits phytosanitaires pour les plantations d’anacardiers est
très rare. Comme pour toutes les cultures autres que le coton, l’accès à ces intrants est très
difficile pour les producteurs. La superficie totale des plantations d’anacardier est estimée à
environ 50 000 ha en 2003, dont 90% de plantations privées et 10% de plantations
domaniales. La production annuelle de noix est évaluée à 45.000 t. Les rendements varient
en moyenne de 350 à 600 kg/ha. Les noix récoltées sont emballées dans des sacs de jute
prêts à être commercialisés. Elles ne sont ni séchées avant d’être stockées/vendues, ni
calibrées, à l’exception du tri préliminaire manuel. Les circuits d’exportation sont organisés
et monopolisés par ces exportateurs qui expédient toutes les noix en Inde où elles sont
transformées en amande avant d’être réexportées dans les pays occidentaux. De 2001 à
2004, l’exportation moyenne de noix de cajou est de 35 748 t, correspondant à un chiffre
d’affaire de 9 144 000 FCFA
La part des noix d’anacarde transformée au Bénin est infime par rapport à la production
nationale (environ 10%). Le reste (environ 90%) est exportée brute par les exportateurs
indopakistanais ou américains avec le concours des collecteurs et commerçants nationaux.
La transformation est principalement artisanale ou semi-industrielle. La transformation
artisanale est la plus développée ; elle est manuelle, utilise comme matière première des
écarts de triage des noix exports et permet d’obtenir des produits (amandes cassées,
amandes entières non torréfiées et amandes entières torréfiées) essentiellement destinées
au marché national. Quelques sociétés ont installé des unités semi-industrielles de
transformation de noix d’anacarde dans le pays. La technologie utilisée est semi-
mécanique : fragilisation des noix à la vapeur, décorticage à la pince à pédale et dé-
pelliculage manuel. Le rendement au décorticage est de 20 % en moyenne. Ces unités
semi-industrielles de transformation assurent le tri manuel, le calibrage et le
conditionnement des amandes.
Les entreprises de transformation industrielle rencontre d’énormes problèmes qui
compromettent leur rentabilité dont le principal est la difficulté d’approvisionnement en noix
dû au système de crédit aux producteurs instauré par les commerçants et récupéré en
nature (en noix) ; ce qui limite la disponibilité des noix et rend inefficace les mesures
administratives réglementant la collecte de noix d’anacarde et leur rétrocession aux
industriels et dû à l’opposition des producteurs de céder aux entreprises semi-industrielles
les noix à un prix inférieur à celui auquel les exportateurs sont prêts à les acheter.
Les autres problèmes sont : la dégradation de la qualité des amandes lorsque les noix sont
récoltées immatures et l’absence de crédit. En dehors de ces problèmes, la saturation du
marché interne d’amande de noix d’anacarde et les exigences actuelles du marché
extérieur en ce qui concerne la quantité (1 conteneur de 40 pieds par mois, soit 30 tonnes
d’amandes) et les normes de qualité des amandes (taille, couleur, hygiène, etc.) sont les
raisons essentielles de l’arrêt fréquent d’activité des unités de transformation. Le problème
de quantité et de qualité d’amandes exportées a été réglé par la construction à Savalou
d’une unité de conditionnement équipée qui garantit les normes internationales d’hygiène,
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avec l’appui financier du PAPME. Avec les différentes unités semi-industrielles installées et
tenant compte de leur niveau actuel de fonctionnalité, le Bénin a une capacité de
décorticage de 1 730 tonnes de noix de cajou brutes/an. Mais cette capacité reste encore
sous utilisée. En 2006, le Bénin n’a décortiqué que 30 à 50 tonnes de noix de cajou, soit
une production de 6 à 10 tonnes d’amandes.
La distribution des amandes sur le marché local est faite par des vendeurs ambulants, mais
aussi par des magasins de vente de produits alimentaires. Les emballages sont : des
bouteilles, des sachets et des plastiques transparents de diverses capacités. Plusieurs
unités semi-industrielles de transformation de noix d’anacarde ont été installées dans le
pays dans le passé pour accroître la valeur ajoutée de la filière pour offrir une qualité
d’amandes de cajou adaptée destinées à l’export mais la plupart de ces unités ont dû être
fermées à cause des difficultés d’approvisionnement et non respect des quantités et les
normes de qualité exigés par le marché international.
L’anacarde est un produit d’exportation qui procure aux propriétaires des vergers
d’anacarde un revenu de 45 000 à 120 000 FCFA par hectare mais il n’est pas transformé
en produit fini avec l’haute valeur ajouté à cause de non utilisation de la technologie de
transformation adoptée et le manque d’investissement dans les équipements modernes.
Pour tant la transformation artisanale des noix en amande permet d’avoir une marge de 50
F/kg transformé. La transformation semi-agroindustrielle desdites noix permet de porter la
marge de 50 F/kg à 100 F/kg. La valeur ajoutée de la production d’anacarde est en
moyenne de 10 milliards de F CFA FCFA par an. Les exportations sont estimées à environ
9 milliards de FCFA par an. Les planteurs et planteuses sont estimés en 2002 à près de 40
000, dont 26 000 sont dans des coopératives. Plus de 5 000 femmes transformatrices
artisanales de noix d’anacarde ont été dénombrées.
La principale recommandation est de favoriser et assister les PMI pour augmenter la
transformation nationale de cajou en produits exportables
La filière lait (Bénin)
Le lait produit au Bénin est fourni par un cheptel bovin estimé à 1 717 900 têtes en 2004 et
qui connaît un accroissement d’un taux annuel d’environ 3,6%. L’essentiel de ce cheptel
bovin est élevé dans les Départements du Nord du pays. La race Borgou est la plus
performante des races locales, avec une production de 2,5 l de lait en moyenne en élevage
traditionnel, contre 4 l en élevage moderne. Malgré l’augmentation du cheptel bovin et de la
production laitière, l’offre nationale de lait et autres produits laitiers est largement inférieure
à la demande nationale. Le déficit est comblé par des importations de lait et de produits
laitiers dont la valeur en devise est estimée à 20 milliards FCFA en 2003. Si une partie du
lait est consommée frais surtout au niveau des ménages peulh, l’essentiel de la production
subit une opération de transformation avant d’être commercialisé. Le fromage peulh est le
principal produit issu de la transformation et la meilleure forme de conservation du lait de
vache au Bénin. Il est obtenu par un procédé artisanal ou semi-industriel. Les autres
produits du lait de vache sont : le lait caillé, le beurre, le yaourt et le lait pasteurisé
aromatisé. La transformation semi-industrielle du lait de vache est faite par la mini-laiterie
de Gogounou, l’unique unité semi-industrielle de transformation du lait de vache au Bénin.
Malgré sa petite taille du traitement de lait de 300l/j, cette unité pilote fait face à d’énormes
difficultés techniques et d’approvisionnement tels que :
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- L’heure tardive de livraison du lait à la laiterie, surtout pendant la transhumance où
la collecte est difficile à cause des distances à parcourir du point de collecte jusqu’à
la laiterie. En conséquence, 50% du lait livré à la laiterie est déjà acide.
- L’existence de marchés informels qui attirent les producteurs de lait au lieu de
l’amener au lieu de collecte.
- La pénurie presque totale de lait pendant la saison sèche à cause du départ des
animaux en transhumance.
- L’excès du lait pendant la saison des pluies par rapport à la capacité de la laiterie de
Gogounou qui n’arrive pas à accepter toute la collecte à cause des problèmes
d’électricité.
- Le coût des emballages est élevé à cause de la quantité commandée.
- Par ailleurs, l’équipe technique ne maîtrise pas correctement les techniques de
production du yaourt. Aussi, n’existe-t-il pas localement de fournisseurs d’intrants
tels que les matériels de conditionnement, les ferments, etc.
D’autres unités semi-industrielles de production de yaourt installées dans les grandes villes
utilisent comme matière première du lait en poudre importé. La totalité des produits laitiers
produits au Bénin est distribuée sur le marché national et consommé sur toute l’étendue du
territoire national, tant en milieu rural qu’en milieu urbain. La demande est supérieure à
l’offre de la laiterie. Mais à cause des problèmes d’électricité, la production de la laiterie ne
pouvait pas suivre la demande des clients ; d’où des pertes de produits transformés.
Les produits laitiers les plus fabriqués à partir du lait en poudre importé sont le yaourt local
(45%) et la crème de lait (55%). La plupart des unités semi-industrielles concernées (en
total 6) par cette transformation sont installées dans les grandes villes du Bénin
Les sérieux efforts sont à faire à niveau de l’organisation de la filière lait commençant par
l’élevage, entre de collecte, transformation, conditionnement et la commercialisation car la
demande national n’est pas satisfaite et le prix de poudre du lait importé est en train de
monter.
La filière Pêche (Bénin)
Les poissons produits au Bénin proviennent de la pêche et de l’aquaculture. Le secteur des
pêches au Bénin comprend la pêche maritime artisanale, la pêche maritime industrielle et
la pêche continentale. La pisciculture se fait dans les trous à poissons traditionnels, les
étangs, les enclos et les cages. Une seule installation publique localisée à Godomey
(Abomey-Calavi) fournit les intrants (alevins, aliments) pour la pisciculture. De 2001 à 2006,
la production halieutique annuelle du Bénin n’a pas sensiblement évolué. Elle est d’environ
40 000 t, 30 000 t, 10 000 t et 1 400 t respectivement pour la pisciculture, la pêche
continentale, la pêche maritime artisanale et la pêche maritime industrielle.
Plus de 600.000 béninois vivent des produits de la pêche et de la pisciculture. Ces activités
contribuent pour 2% au PIB du Bénin. Le réseau hydraulique continental fournit environ 30
mille tonnes de produits de pêche et contribue pour plus de 70% à la production nationale
du Bénin dont 10% proviennent de la pêche fluviale et 90% de la pêche lagunaire. Les
ressources marines du Bénin sont évaluées à 9 660 tonnes de petits pélagiques, 10 260
tonnes de maquereaux et 5 000 à 6 000 tonnes de poissons démersaux
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Une part importante de la production de poisson est commercialisée frais. Le reste subit au
préalable une opération de transformation artisanale (fumage, friture, salage-séchage) ou
industrielle (production de filet de poisson) avant d’être commercialisé.
Le fumage concerne environ 80% des produits de la pêche. Il permet de réduire le poids et
le volume du poisson d'environ un tiers. La technologie utilisée comprend le four, le
grillage, le combustible et la matière grasse pour la lubrification du grillage. On rencontre
les fours qui peuvent sécher jusqu’à 100 kg de poison.
La friture consiste à faire cuire le poisson dans l'huile bouillante (huile de coco, de palme,
d'arachide). Elle concerne à peine 10% des produits de la pêche. Les espèces couramment
frites sont : les Tilapia, les sardinelles, les mulets et le menu.
Quant au salage-séchage, il consiste à enduire le poisson du sel avant de le sécher au
soleil. Il est peu développé et concerne les poissons de mer.
L’activité de transformation industrielle consiste en la production de filet de poisson. Elle est
faite par 3 entreprises qui travaillent principalement pour l’exportation : la Société
CRUSTAMER, la Société FSG et la Société DIAZ.
La distribution du poisson au plan national concerne surtout le poisson frais, le poisson fris
ou le poisson fumé. Ils sont très consommés et entrent dans la préparation de divers plats
béninois. L’exportation porte essentiellement sur le poisson fumé ou salé-séché et les flux
sont en direction des pays limitrophes (Togo, Nigeria, Niger et Burkina Faso).

Les principales recommandations pour le development de filière pêche concerne la lutte


contre la pollution de l‘eau, réviser la loi sur la pêche maritime et vulgariser sa diffusion,
renforcer les capacités techniques des acteurs, faciliter l’accès aux intrants, promouvoir la
pisciculture, utiliser les outils technique plus performants, renforcer le contrôle de qualité et
facilité l’accès au crédit.
En résumé les principales recommandations faites par cette étude pour l’ensemble des
filières agroindustrielle du Bénin sont :
- Faciliter l’organisation des différentes filières ;
- Renforcer les connaissances des acteurs des différentes filières sur la notion de
qualité, les règlements à respecter ; les besoins et exigences du marché
national, régional et international
- Faciliter l’accès aux intrants de production tels que : semences, aliments,
nutriments, engrais, produits sanitaires, etc.
- Faciliter l’accès des transformateurs aux équipements performants et aux
emballages ;
- Renforcer les capacités techniques et managériales des personnels des unités
de transformation ;
- Renforcer les capacités des structures en charge du contrôle de qualité et de
recherche scientifique orientée vers la transformation et conditionnement dans
la filière.
- Faciliter l’accès des acteurs au crédit ;
- Définir et mettre en œuvre une politique de promotion et d’accompagnement de
la filière.
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- Réaliser une enquête spécifique est nécessaire auprès de ces agro-industries
dispersées sur toute l’étendue du territoire national

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4 Résumé des filières agroindustrielles prioritaires à Burkina Faso

Le BURKINA FASO est un pays enclavé de l'Afrique de l'Ouest, limité au Sud par la Côte
d'Ivoire, le Ghana, le Togo, et le Bénin, à l'Est par le Niger, au Nord et à l'Ouest par le Mali.
Le Burkina Faso à une superficie de 274 200 km2 a une population de 13,2 millions
d'habitants et il est caractérisé par un climat soudanien marqué par 3 saisons principales :
la saison fraîche et sèche, de novembre à février, la saison chaude et sèche, de mars à
juillet et une saison des pluies, de juillet à octobre. Le Burkina Faso est membre de
plusieurs organisations régionales et internationales.
Le secteur primaire est représenté par l’agriculture, les bétails, l’aviculture et la pêche.
Près de 75% de la population sont composés d'agriculteurs, et les terres sont la propriété
de l'Etat. L'agriculture est le véritable moteur de la croissance économique du Burkina. Les
cultures céréalières (mil, sorgho, maïs et riz) représentent 80% des surfaces exploitées.
Mais les cultures de rente demeurent plus productives, et avant tout, le coton, première
ressource du pays. L'arachide est la deuxième culture de rente. Le cheptel burkinabé se
compose de 4 500 000 bovins, 14 121 000 ovins et caprins, 563 000 porcins; pour
l'aviculture, 13 390 000 de volailles sont recensées. Pour la pêche les productions
annuelles avoisinent 7 000 tonnes et les besoins sont estimés à 13 000 tonnes. Un
inventaire des forêts du Burkina Faso a révélé qu'il ne reste que 880 000 ha de terres pour
la production de bois. Les gisements actuellement exploités sont les mines d'or et de
phosphates représentent le potentiel minier
Bien que le secteur secondaire et peu développé, le secteur industriel comprend une
centaine d'unités concentrées à Ouagadougou (50) et à Bobo Dioulasso (23). Les
Industries qui se développent sont les suivantes: l'huilerie, agro - alimentaire, cuirs et
peaux, le textile et les matériaux de construction. Parmi le secteur tertiaire on trouve
l’activité bancaire, commerce et l’assurance en prédominance.
Le secteur de l’’agriculture et de l’élevage occupe une part importante dans l’économie
Burkinabé car il concerne 86% de la population, ils contribuent 40% du PIB dont 25% par
l’agriculture, 12% par élevage et 3% par foresterie et pêche et représente 40% des
exportations du pays. Les céréales constituent la principale culture avec 88% des
superficies emblavées et 50% de la production. Mais vu sous l’angle du potentiel
d’exportation, le coton est la première source d’entrée de devises au Burkina Faso suivi par
le bétail -viande qui est caractérisé par l’exportation des animaux sur pieds et des cuirs et
peaux. Les oléagineux occupent également une part non négligeable des exportations
avec en tête le karité, suivi du sésame et du cajou. Les performances du Burkina en
matière d’exportation de haricot vert sur le marché international sont en baisse forte et
quand à la tomate et de l’oignon les ventes sur les marchés régionaux sont en croissance.
Globalement le tissu industriel est très faible et l’agro industrie reste marquée par quelques
entreprises dont les plus importantes sont celles qui transforment le coton (les 3 sociétés
d’égrenage), les cuirs et peaux (libéralisés mais dominés par une seule entreprise), la
viande (3 abattoirs), la graine de coton pour l’huile (3 grosses dont la SN CITEC, SOFIB,
JOSSIRA) et les jus de mangue (DAFANI). La grande part du secteur est constituée
d’unités de transformation de petite taille et exerçant principalement dans la transformation
des céréales (farine, couscous et gritz), du riz (unités de décorticage), de la mangue
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séchée, du cajou, de fruits et légumes séchés, du savon, etc. Mais assiste récemment à un
engouement pour la relance de l’industrie au Burkina Faso à la création de nouvelles
industries telle que Dafani SA dans les fruits et légumes et d’autres qui s’annoncent encore
dans d’autres filières.
De nombreux organismes tels que les services étatiques, partenaire au development,
ONG, projets, instituts de formation, de recherche, de certification, etc. sont présents et
interviennent dans la promotion des filières, mais, malheureusement, leur stratégie n’a pas
véritablement été traduits en suivie d’actions concrètes et le tissu industriel reste encore
très faible. Malgré tout, on note une faiblesse de l’offre en produits financiers aux
entreprises et une faiblesse de l’investissement privé dans le secteur agricole malgré des
banques et une multitude d’institutions de micro finance présentes un peu partout dans le
pays.

La filière Riz (Burkina Faso)


Le riz est une céréale, mais dans les stratégies de politiques sectorielles agricoles du
Burkina Faso, il est considéré comme une filière à part entière pour des raisons tenant au
système d’assolement, à la double culture (culture sèche et humide), aux enjeux
concernant la sortie de devises, etc.
La répartition géographique de la riziculture indique une concentration dans les régions les
mieux arrosées du pays notamment celles situées au-dessus de l’isohyète 800mm.
Les principales zones de production sont Bagré, Sourou, Banzon, et la vallée du Kou dont
les volumes totalisent 60% de la production nationale. Par ailleurs, les données sur le
potentiel indiquent une superficie exploitable de bas-fond de l’ordre de 500 000 ha dont
seulement 5% sont mis en valeur actuellement.
Durant les 10 dernières années, la production annuelle du pays fluctuerait entre 75 000 et
95000 tonnes, mais a atteint 235 810 tonnes en 2008, selon les estimations (une
production record).
La production nationale demeure cependant faible par rapport aux besoins du pays,
comme en témoigne le poids des importations de riz évaluées à 25 milliards en 2003 et 37
milliards en 2006. En effet, la consommation du riz augmente de jour en jour et il est en
passe de devenir la principale céréale consommée surtout par les populations urbaines.
Assez insignifiante au cours des années 1960, la consommation du riz atteint aujourd’hui
plus de 300 000 tonnes par an. La demande qui s’accroît au rythme de 5,6% par an, est
essentiellement due à un fort taux d’urbanisation.
En effet, si en zone rurale la consommation est estimée à 2kg/personne/an, elle est
d’environ 50 kg/personne/an, dans les villes d’Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso. De
façon générale, la moyenne nationale de consommation de riz est comprise entre 10 et 15
kg/personne/an. Cette forte demande de riz au niveau national s’expliquerait par son
caractère inélastique, parce qu’il y a peu d’effet de substitution du riz par les autres
céréales.
Au niveau de la transformation, on dénombre un peu moins d’une vingtaine d’unités de
transformation en activité avec un nombre assez important d’unités en arrêt de production
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pour plusieurs raisons dont la principale est celle liée à l’endettement entre unité de
production et producteurs, d’où la perte de confiance totale entre les acteurs. Au delà de
cette difficulté conjoncturelle que rencontrent les unités de transformation, on peut noter
que les principales difficultés du secteur de la transformation restent la faiblesse du fonds
de roulement des unités, l’atomicité de l’offre des producteurs, la multiplicité des variétés,
les coûts d’entretien des unités, le taux d’humidité élevé et le coût du transport. Gamme de
produits : Riz entier, brisure de riz et farine basse de riz utilisée dans l’alimentation animale
; riz étuvé.
Qualité de produits : Bonne, mais qualité à améliorer (taux d’humidité élevé donc 25 % de
taux de brisures au décorticage, taux d’impuretés élevé, etc.)
Type de conditionnement et l’emballage : Sacs en polyéthylène de 20, 25 et 50 kg ; sacs en
plastique de 20, 10 et 5 kg.
La quantité de 45 000 tonnes de riz est transformé en moyenne annuellement par une
vingtaine des unités dont certains son en arrêts à cause de diverse difficultés tels que
Indisponibilité du riz pour les unités de décorticage, matériel de production parfois inadapté
; problème de gestion des entreprises ; problème de conflit de compétences entre unités
industrielles privées et producteurs ayant des unités de décorticage subventionnées par les
bailleurs. Les produit de transformation sont : riz entier, brisure de riz et farine basse de riz
utilisée dans l’alimentation animale et riz étuvé, mais la qualité est à améliorer à niveau de
taux d’humidité élevé donc 25 % de taux de brisures au décorticage, taux d’impuretés
élevé, etc. . Les produits sont industriel sont généralement conditionnés dans les sacs en
polyéthylène de 20, 25 et 50 kg ; sacs en plastique de 20, 10 et 5 kg.
Comité Interprofessionnel du Riz du Burkina (CIR-B), crée en mai 2001, les Organisations
des Producteurs (OP), l’Union Nationale des Producteurs du Riz du Burkina (UNPR-B)
regroupe tous les maillons des opérateurs économiques de la filière dont fournisseurs,
production, transformation et distribution
Compte tenu de fait que cette filière représente un enjeu important (potentiel estimé du
marché à +40 milliards de FCFA) pour le pays en termes de sécurité alimentaire et de
substitution aux importations et qu’elle est fortement pourvoyeuse d’emplois et de revenus
pour les producteurs, il est fortement recommandé de mettre à niveau les unités
engagées dans la valorisation industrielle du riz à niveau de gestion, gestion des fiances,
de formation technique, d’entretient et gestion de coûts. Et il faudra encore beaucoup
travailler à améliorer la qualité du produit au niveau producteur (traitement et stockage post
récolte) afin d’assurer un approvisionnement de qualité aux unités de transformation.

La filière Céréales hors riz (Burkina Faso)


L’agriculture burkinabé est avant tout une agriculture de subsistance basée sur les céréales
(sorgho, mil, maïs, riz et fonio) qui occupent à elles seules plus de 88 % des surfaces
emblavées annuellement et constituent l’alimentation de base de la majorité de la
population. C’est une agriculture extensive dominée par de petites exploitations familiales
de 3 à 6 ha en moyenne et qui fait face à d’importantes contraintes qui limitent ses
performances
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Une production de 3 545 791 tonnes (2006-2007) des céréales hors riz (sorgho, mil, maïs)
représentaient plus de 50% de la production agricole du pays. Au Burkina Faso, lorsque
qu’on parle de la filière céréalière, on entend par là le sorgho (blanc ou rouge), le mil et le
maïs (blanc ou jaune). Le riz est une filière à lui seul, et le fonio et le blé sont ignorés du fait
que la production est marginale. Et les résultats de la campagne 2003/04 indiquent pour le
pays des productions de l’ordre de 4 076 065 tonnes dont 1.184.283 tonnes de mil,
1.265.864 tonnes de sorgho blanc, 344.391 tonnes de sorgho rouge, 665.508 tonnes de
maïs, et 8.741 tonnes de fonio.
La production céréalière est une production vivrière destinée avant tout à
l’autoconsommation sur le marché intérieur. Dépendant des campagnes, le pays exporte
des céréales (maïs, mil, fonio) vers certains pays voisins, notamment le Niger et le Mali
voire du mil vers le Sénégal. Le sorgho rouge utilisé dans la fabrication du dolo semble
régulièrement exporté vers les pays côtiers (Côte-d’Ivoire, Ghana). Le marché du grain
(mil, sorgho, maïs) représenterait à lui seul 300.000 tonnes par an, et le maïs serait
davantage une culture commerciale comparé aux deux autres destinés avant tout à
l’autoconsommation.
La demande de produits à la base des céréales transformées est importante (urbanisation)
et connaît une croissance régulière au fil des ans alors que l’offre est encore faible et
insuffisamment adaptée.
En 2005, 2000 tonnes de maïs est transformées par les petites unités de production
d’aliments pour bétail et volaille ; 13 300 tonnes de maïs, 1000 tonnes de mil, et 1000
tonnes de sorgho transformées par les unités semi industrielles et industrielles. Aussi, 25
tonnes de mil et 12 tonnes de maïs on été transformé par les micro-entreprises de
transformation ; 606 300 tonnes (40%) de la récolte de sorgho est transformée par les
productrices de sorgho malté et dolo.
Les principales contraintes à lever pour cette filière sont :
• La réalisation encore manuellement de la plupart des opérations primaires
(nettoyage, triage, lavage, décorticage, etc.), et qui empêchent les transformateurs
qui sont pour la plupart des femmes, d’accroître les volumes et d’attaquer
correctement les marchés ;
• La pénibilité de certaines opérations telles que le triage-épierrage, le tamisage et le
roulage, ainsi que les difficultés de séchage des produits, qui restent un obstacle à la
mise en marché des produits ;
• L’utilisation d’équipements non adaptés ce qui pose de sérieux problèmes de qualité
des produits ;
• Le non maîtrise de certains procédés telle que la technique de fermentation/séchage
de la farine en volume répondant plus aux besoins des populations burkinabé pour
la préparation du tô (pâte cuite à base de farine)
• La faible maîtrise des procédés due au manque de formation et au niveau
d’instruction des ouvriers ;
• L’utilisation d’emballages inadaptés et peu attractifs sur le plan commercial ;
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• L’exigüité des espaces de production et la non application des bonnes pratiques
avec pour conséquence la faible qualité des produits ;
• L’infestation des produits par les charançons après quelques mois de stockage ;
• Le difficile accès au financement, crédit etc. surtout pour assurer la campagne
(fonds de roulement pour le stockage de la matière première en bonne période) ;
• La faiblesse de l’action commerciale.

La filière coton (Burkina Faso)


Depuis ces cinq dernières années, la production du coton est le premier produit
d’exportation du Burkina Faso (71% en valeur totale des exportations en 2004) ne cesse
d’augmenter de façon régulière. De 395,000 tonnes en 2003, elle se chiffrait à plus de 500
000 tonnes en 2004/2005. La filière coton au Burkina Faso constitue un facteur de
croissance économique important pour l’économie nationale. Il contribue pour 5 à 10% du
PIB. Il est aussi l’une des principales bases de promotion du secteur industriel moderne car
plusieurs unités de produits phytosanitaires, d’égrenage, de filature, d’huilerie, etc., lui
doivent leur existence en tant que débouché pour leurs produits, ou comme source
d’approvisionnement en matières premières. Lors de la campagne 2005/2006 la surface
cultivée a été de 676 065 ha avec une production de 712 000 tonnes. Cette production
correspondait à 302 600 tonnes de coton fibre dont 95% est exportées sans transformation.
Uniquement une petite partie (5%) est valorisée par des unités semi industrielles de la
place. Aussi, la production de 712 000 tonnes du coton a traduit dans une production de
370 240 tonnes de graines, et 39 160 tonnes de déchets. Le principal goulot
d’étranglement identifié c’est la chute continue des cours mondiaux du coton et donc du
pouvoir d’achat des producteurs. Les principales régions de production sont les Hauts-
bassins et la Boucle du Mohoun. Apparemment, les techniques de production sont
suffisamment performantes depuis la semence jusqu’à la récolte en passant par la culture
sont bien maîtrisées par les producteurs. La totalité de la production est égrenée au
Burkina Faso à travers principalement trois sociétés cotonnières (Sofitex, Faso Coton et
SOCOMA) qui totalisent une quinzaine d’unités d’égrenages installés à travers le pays mais
leur capacité d’engrange installé n’est exploitée qu’à la hauteur de 50% à cause de la
faiblesse du prix sur les marchés internationaux et la faible valorisation du coton au niveau
national entre autres.
Le chiffre d’affaire de la filière pour les 3 sociétés cotonnières (Sofitex, Faso Coton et
SOCOMA) a été de 187 033 millions de F CFA en 2005_2006 avec une valeur ajouté de 3
654 millions de F CFA. Ces 3 société ont employé 1500 salariés permanant et 3300
salariés saisonniers. Mais le potentiel d’emplois directs et indirects est estimé à 2100
salariés permanents; 4 500 saisonniers et 400 000 producteurs de coton en 2009-2010. La
commercialisation du coton graine, de la graine et de la coton fibre est du ressort exclusif
de sociétés cotonnières. Le mécanisme de détermination du prix d’achat du coton est prévu
par les dispositions des articles 4, 5, et 10 de l’accord interprofessionnel régissant le
fonctionnement de la filière coton au Burkina.
Comme c’est uniquement 5 % de la fibre du coton produit à Burkina Faso qui est
transformés en fils, filés et pièces de tissus produits principalement par deux PMI : Filature
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du Sahel (FILSHA) et Fasotex les unités artisanales dont les tisserands, teinturiers, et
tailleurs/couturiers se trouvent avec les problèmes d’approvisionnement en fils cardé et
peigné. Pour les unités artisanales, les autres problèmes sont liées avec les coûts élevé
des matières premières tels que tissus écru, fini, accessoire, produits chimiques pour
teinture et impression, etc. Les produits des unités artisanales sont surtout destinés au
marché local.
Le coton burkinabé est très apprécié sur le marché en raison de sa très bonne qualité. Le
comité consultatif international sur le coton a classé le coton burkinabé au 4ième rang
mondial pour la qualité de sa fibre en 2001.
Les graines du coton (rebus de la coton fibre) sont triturées pour mettre sur le marché de
l’huile de consommation et des aliments pour bétail (tourteaux, coques). Il est à noter que
les unités de trituration de la graine de coton, qui se sont multipliées ces dernières années,
rencontrent toutes la même difficulté, celle de leur approvisionnement en graines à triturer.
Elles sont également confrontées à des problèmes de qualité et de respect de
réglementation, et plusieurs d’entres elles tentent de se mettre à jour depuis le contrôle
strict exercé par le ministère du commerce.
La filière coton représente un enjeu économique et financier important pour le Burkina Faso
et pour son développement. D’où la nécessité de solutions alternatives à la crise qu’elle
traverse par l’améliorer la compétitivité de la production, la réduction des effets des
fluctuations des cours de la fibre de coton sur les revenus des producteurs et de l’Etat,
réduire les coûts de transport, une valorisation plus importante au plan national des
produits de base de la filière (fibre et graine de coton) grâce à des mesures
d’accompagnement idoines pour une restructuration et une mise à niveau des unité
industrielles existantes, et une mutation de certaines unités artisanales actuelles en PMI.
La filière Oléagineux (Burkina Faso)
La production annuelle de produits oléagineux (arachide, karité, sésame et soja) est
estimée en moyenne à environ 430 000 tonnes hors huile de grains de coton.
Les sous filières Karité, Sésame et Grain de coton sont identifiées comme prioritaires,
La filière Karité (Burkina Faso)
Le Burkina Faso fait partie des 18 pays au monde qui disposent du karité dont la matière
grasse de l’amande du fruit (communément appelée beurre de karité) est utilisé dans
l’industrie alimentaire, les cosmétiques et la pharmacie pour ses multiples vertus. Le karité
est un produit de cueillette. La production actuelle est estimée à 70 000 tonnes d’amandes
par année sur une superficie d’arbres à karité estimée à 65 000 ha. Mais le potentiel de
production annuelle du Burkina est estimé 780 000 tonnes d'amandes. Selon le consultant
national les statistiques macroéconomiques sur cette filière ne sont pas disponibles. Les
zones de production sont l’Ouest, le Centre-sud, le Sud, l’Est et le Centre Ouest. Le
marché intérieur des produits du karité (amandes, beurre et produits dérivés) est important,
et les exportations de beurre tant au niveau régional qu’international ont pris de l’envergure
depuis l’amélioration incontestable de l’offre des produits en quantité, en qualité, en
régularité et surtout l’acquisition progressive d’un certain professionnalisme de la part des
productrices.
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Les produits commerciaux de la filière karité sont amandes brutes et beurre de karité
(conventionnel, biologique et équitable) ; savon et autres produits cosmétiques à base de
karité. On estime que l’alimentaire est la plus grosse consommatrice de beurre de karité,
les marchés cosmétiques et pharmaceutiques seraient par contre les mieux rémunérateurs.
La première transformation du karité est localement assurée pour l’essentiel par les
femmes qui, individuellement ou organisées en groupements, fournissent le marché local et
tentent de conquérir des marchés de niches sur le créneau cosmétique notamment par le
beurre conventionnel, biologique et équitable.
Il n’y a pas de statistiques disponibles sur le tonnage d’amandes transformées, mais on
estime que les productrices gardaient 50 % de leur production pour la consommation
familiale, 25 % sont vendus aux commerçants et les autres 25 % transformées en beurre et
que ce traitement étant essentiellement fait selon les techniques traditionnelles au village
par les femmes. Seuls les principaux réseaux de productrices ont des centres de
production aménagés et équipés, autrement la plupart des productrices font leur beurre à
domicile, avec des équipements de cuisine. Le groupement et ou la coopérative procèdent
ensuite au groupage des productions individuelles de beurre qu’il filtre et conditionne dans
les emballages appropriés en cas de commercialisation groupée. Problèmes d’accès
également à la matière première et d’évacuation de la production vers les zones de
commercialisation, du fait du mauvais état des routes et de l’enclavement de certaines
zones de production ; de la vétusté et de la non spécialisation du matériel de transport, ce
qui occasionne parfois des pertes importantes de produits, voire une dégradation de la
qualité de ceux-ci pendant le transport (ré humidification des amandes, poussière et
impuretés diverses du fait transport d’autres produits ; fonte et pertes de beurre du fait du
rallongement de la durée des trajets, etc.)
La demande en beurre de karité du marché intérieur est estimée à plus de 100 tonnes l’an
pour la consommation directe, et plus de 2200 tonnes pour les unités de transformation en
2003, selon l’état des lieux de la filière fait par le projet DYFAB. Cette demande intérieure
peut être estimée à au moins 2 500 tonnes (environ une hausse de 10 %), au regard de
l’accroissement de la consommation locale des ménages sous réserve de l’amélioration
de la qualité du beurre à niveau de teneur d’eau.
Au niveau de la production industrielle du beurre seul l’unité de Dr Sakandé est en
fonctionnement les deux autres SN-CITEC et SOFIB ne fond plus la transformation de
karité. A niveau des petites industries on note : Burkarina/SIRTH à Bobo Dioulasso, Unité
de production de Koubri et plusieurs petites unités de transformation gérées par les
femmes organisées en unions d’associations, de groupements ou coopératives de
productrices dont les plus grosses sont : UGPPK/Sissili, UGPPK Houet, CDN à Réo,
Association Song Taaba Yalgré, UPROKA, Ragussi, Buayaba, FADEFSO, etc.
Au niveau des unités des secteurs savonnerie et cosmétiques, les principaux acteurs SPH,
SAVOMI, Phycos, Karilor Cosmétique, Song Taaba et IBK répertoriées comme entreprises
cosmétiques, et SN-CITEC, SOFIB, Adams Afrique et Maeva sont répertoriées
Vue que le beurre de bonne qualité peut être vendu à en prix 5 à 6 fois supérieure par
rapport au prix des amandes ( 90 FCFA le kg pour les amades et ~308 et 750 FCFA le kg
pour le beurre) et qu’il y a un accroissement des volumes de la demande internationale,
notamment du secteur de la chocolaterie ; les cosmétiques et les pharmaceutiques, les
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acteurs de la filière doit sérieusement considérer de progresser dans la chaine
technologique en améliorant la qualité et le conditionnent pour augmenter la valeur ajoutée
et augmenter l’export. Actuellement, quelques obstacles à l’exportation sont : la qualité
des produits ; la méconnaissance des marchés ; le nombre trop important d’intermédiaires
qui n’apportent pas forcément de la valeur ajoutée ; la non maîtrise des savoirs faire
industriels ; les faibles capacités de production des équipements ; les problèmes de
financement.
La filière Sésame (Burkina Faso)
La production de sésame est estimée à 15 000 tonnes par an selon les statistiques de 2002
à 2004. Mais depuis lors, les chiffres ont en nette augmentation. Après le coton et
l’élevage, le sésame serait la plus importante exportation agricole au Burkina Faso. Mais le
potentiel de production peut être encore accru car le sésame peut être cultivé sur tout le
territoire du Burkina sauf dans le Sahel. Au plan international, le Burkina est un petit
producteur mais son potentiel est loin d’être exploité. Mais la production est entrain de
repartir et les exportations ont atteint en 2006/2007 environ 25 000 tonnes. Les acteurs de
la filière projettent atteindre 45 000 voire 60 000 tonnes dans les trois prochaines années.
La principale zone de production reste la boucle du Mohoun (65% de la production
nationale). C’est une culture traditionnelle facile à conduire et peu exigeante en eau. Les
quantités de sésame commercialisées à l’intérieur sont modestes (moins de 20 % de la
production pour l’autoconsommation et la demande intérieure).
A Burkina Faso le sésame ne fait pas l’objet d’une transformation complexe industrielle
mais simplement d’un nettoyage et d’un conditionnement pour l’exportation. Un intérêt de
plus en plus grand se développe pour sa transformation huile. Mais les quantités
transformées sont encore faibles. La filière qui compte plus de 50 000 producteurs, retenue
dans le cadre du programme de relance des exportations
Les principaux produits de transformation de sésame sont : sésame nettoyé et sésame
biologique pour l’exportation, huile de sésame, huile de sésame bio (très marginale
encore) et gâteaux sucrés de sésame (fabriqués très artisanalement). Quelques problèmes
de qualité identifiée sont l’attaque à la salmonella, présence de corps étrangers (cailloux et
poussière) et le problème de stockage au niveau paysan ce qui entraine des problèmes de
goût ranci ou d’odeur, donc nécessitent une étude pour trouver des solutions adaptées.
Les principaux acteurs identifiés lors de cette étude sont les fournisseurs d’intrants
(AGRODIA et INERA) ; de producteurs et de quelques unions de producteurs (Unions de
producteurs de la Kossi, UDPST, APSERNE, Union Neerbüli); de collecteurs (400); de
commerçants grossistes (15) ; d’exportateurs dont les plus importants sont au nombre de 6
(OLAM, Ets Velegda, SAFCOD, Ets Zoungrana, Ets Nacoulma et Burkinature.) et de
transporteurs (OTRAF). Plusieurs Petites transformatrices de sésame en galettes sucrées y
sont aussi présentes.
Le sésame est retenu comme filière à potentiel d’exportation pour le Burkina Faso. La filière
représente un chiffre d‘affaire de 12 Milliards de FCFA, emplois ~500 personnes et
concernes 50 000 producteurs. Le potentiel actuel de la production actuelle pourrait être
sensible augmenté en accroissant les superficies cultivées, la maîtrise de présence de
salmonella, en améliorant les rendements (de 300 kg/ha à 500 Kg/ha) en facilitant accès
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aux semences de qualité, la promotion de nouvelles variétés pour de nouveaux marchés ;
l’amélioration des techniques culturales en vue d’accroître les rendements et l’amélioration
du niveau d’équipements pour le traitement et le stockage des récoltes. Au niveau
industriel, l’accent doit être mis sur l’acquisition de bons équipements de nettoyage
capables de fournir des produits propres et conformes aux normes internationales.
La filière Huile de Graine de coton (Burkina Faso)
Le coton graine issu du coton égrené est essentiellement utilisé pour la production de
l’huile de coton pour l’usage alimentaire et les tourteaux pour les aliments de bétails. 370
240 tonnes de graines on été obtenus pour la campagne 2005 – 2006. Une partie de la
production de graines (7,69% pour 2005 – 2006, soit 28 471 tonnes), est mise de côté pour
les semences, et le reste : 341 769 tonnes, est destiné à la trituration pour la production
d’huile raffinée pour la consommation des ménages, les tourteaux pour l’alimentation
animale, du savon de ménage et divers déchets. L’huile est conditionnée dans des fûts de
200 litres, bidons de 20 litres, 5 et 1 litre et tout récemment dans des berlingots de 0,5 et
0,25 litres. Les tourteaux sont conditionnés en vrac dans des sacs de poids variable. Le
savon est conditionné dans des cartons de 48 boules de 125 grammes, de 24 boules de
250 grammes, etc. Les 56962 tonnes d’huile raffinée (~16% du grain) ; 135 293 tonnes
de tourteaux (~45%) et 10 674 tonnes des sous produits comme savon, ont été
transformés en 2005-2006
Certains problèmes d’approvisionnement des huileries tels que disponibilité des graines,
quantité, qualité, délais, coût élevé et longs délais du transport et prix son principalement
à cause d‘une forte dépendance des sociétés cotonnières et l’exportation de cru. Cette
difficulté d’approvisionnement résulte dans une forte sous utilisation des la capacité de
transformation installée dans le secteur industriel ainsi que dans le secteur artisanale par
exemple il est de ~56% pour SN-CITEC et 39% pour JOSSIRA.
Les autres difficultés rencontrés par les acteurs de transformation sont la sous maîtrise
des procédés de production, de choix technologique et d'adaptation des équipements,
notamment de raffinage au niveau des unités artisanales, maîtrise de la qualité, coût élevé
des facteurs de production tels que le carburant, électricité, etc.et la fragilisation des unités
de production par l’importation frauduleuse d'huile, les huileries clandestines et les
problèmes d’accès aux financements.
Les principaux acteurs de transformation sont les 3 grandes entreprises (SN – CITEC,
JOSSIRA, SOFIB) et environ 50 huileries artisanales. Le chiffre d’affaire des entreprises
SN - CITEC et JOSSIRA qui emploient ~505 salaires a été14 966 millions de FCFA en
2006 avec une valeur ajoutée de 4 125 millions de FCFA. Les autres statistiques sur le
volume d’affaire non pas été disponibles à moment de cette étude. Valeur ajoutée : SN -
CITEC + JOSSIRA en 2006 : 4 125 millions de F CFA ; pas d’information sur les autres.
La société SN-CITEC à produit (2006): huile = 19 448 tonnes d’huile, 5028 t du savon,
10234 t de tourteaux et 40344 t d’aliment de bétail en 2006. Quant à la société Jossira
avait produit 11 718 t d’huile et 48505 t de tourteaux Marchés actuels et potentiels : SN –
CITEC : 87,85 % marché national, 11,84% marché régional et 0,11% marché international.
Pour JOSSIRA, on a 75 % marché régional et 25 % marché national. ; 100 % marché
national pour les unités artisanales.
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Fortement liée à la filière coton fibre dont elle tire sa matière première, la filière coton graine
a besoin pour son développement l’augmentation de production du coton, facilité
disponibilité des grains pour les huilerie ; le renforcement des capacités techniques et
financières des unités de transformation, voir la possibilité de la production de bio carburant
et la trituration d’autres oléagineux dans les unité pour augmenter la taux d’utilisation des
capacités de transformation nationales déjà installées
La filière Fruits (mangue, mangue séchées et jus) Burkina Faso
De toutes les productions fruitières et maraîchères, la mangue est celle qui offre des
perspectives industrielles intéressantes. La mangue est la culture fruitière la plus
importante en volume et en superficie au Burkina Faso. On recense 20 à 40 variétés avec 6
variétés dominantes que sont : l’Amélie, la Kent, la Keith, la Lippens, la Springfield et la
Brooks. Les débouchés actuels sont relativement diversifiés : marché national, export vers
les pays de la sous régions, export en frais et séché vers l’Europe avec notamment le
développement d’une offre de produits certifiés (Bio, Max Havelaar, Euro gap). Les
surfaces cultivées pour la mangue est estimée entre 10 000 et 12 000 ha correspondants
ne production de mange entre 150 000 à 200 000 tonnes. Les pertes poste récolte ne sont
pas encore connues.
Les principaux produits sont la mangue fraîche à l’export, mangue séchée et jus de
mangue. La première transformation de la mangue consiste au triage, conditionnement et
exportation de la mangue fraîche. On estime à environ 3000 tonnes la quantité de mangue
fraîche exportée sur l’Europe, les pays arabes et du Moyen Orient ; et 5500 tonnes
exportées sur les pays de la sous région (Côte d’Ivoire, Ghana et Niger). La compétitivité
de la mangue burkinabé à l’export est affectée par le niveau élevé du prix d’achat au
producteur, des coûts de conditionnement, du coût du transport et également des longs
délais de transport et les risques de détérioration que cela entraîne. Les perspectives sont
plus intéressantes pour la mangue séchée qui atteint aujourd’hui 180 tonnes à l’export. La
transformation en jus est encore récente à travers la société Dafani et quelques PME
comme Délicio, Imagine et Noomdé. Dafani est à sa première année de fonctionnement et
a pu exporter 2200 tonne de jus de fruit en 2008.
Hormis Dafani comme la grande entreprise unique, il y a 7 petites et moyennes industries
(CDS, GIE NAFA, GPS, Noomdé, Wouol, Imagine, Delicto) et une vingtaine d’unités de
séchage. Il est estimé que 1100 personnes sont employées dans la transformation de
mangue. Un chiffre d’affaire de 3,4 Milliards FCFA pour les producteurs et 6,068 milliards
FCFA pour les commerçants représentent le potentiel de la filière
Pour la mangue fraîche, conditionnement est fait en carton de 4 kg ; pour la mangue
séchée le conditionnement est fait dans les sachets plastiques de 200 à 500 g pour le
marché local et conditionnement de 5 kg et 1 kg pour le marché à l’export ; pour le jus de
fruits, conditionnement dans des bouteilles de 33 cl, et des brik en carton de 0.5 litre et 1
litre.
En matière de qualité, il y a l’insuffisance des producteurs dans la maîtrise des procédures
de qualité et de protection des fruits lors de la collecte et du transport primaire, l’atomisation
des vergers qui rend la standardisation des produits difficile. Enfin, l’atomisation des
vergers et l’enclavement de certains vergers sont également des facteurs qui rallongent la
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durée du transport de la matière première, rendent le coût de collecte élevé et partant
grèvent le prix de revient de la mangue.
Au Burkina, la filière mangue présente un potentiel plus important que ne l’est la production
actuelle, celle –ci pouvant être accrue d’un tiers voire plus par l’amélioration des
rendements au niveau paysan (élagage des vieux arbres, nettoyage entretien des vergers,
lutte contre la mouche blanche et autres parasites, introduction de la production de mangue
irriguée, etc.) et à niveau transformation par l’utilisation des équipements plus modernes
dans le séchage
La filière légumes Burkina Faso
Le sous-secteur légume burkinabé est dominé par le haricot vert, la tomate et l’oignon.
L’oignon fait partie des créneaux porteurs dans le secteur agricole du pays. En effet,
l’oignon témoigne la croissance annuelle de 73,71% entre 2002 et 2005 avec une
production annuelle de 54 959 tonnes lors de la campagne 2004/2005 à partir de 3681
hectares exploités. Les débouchés actuels de ce produit sont pour l’essentiel du marché
national et du marché sous-régional (Bénin, Ghana, Côte d’Ivoire et Togo) avec une
quantité exportée estimée à moins de 10% de la production nationale. On note même qu’à
certaines périodes de l’année, le Burkina importe de l’oignon du Niger, du Mali et de la Côte
d’Ivoire pour satisfaire une partie de sa demande intérieure. La concurrence à laquelle les
producteurs burkinabé font face est surtout régionale avec en tête de liste, le Niger, le Mali
et le Sénégal. Néanmoins, le prix d’oignon de Burkina Faso est concurrentiel au niveau du
marché sou-régional ce que lui donne des perspectives très intéressantes.
L’oignon à Burkina Faso ne bénéficie pas pour l’instant d’un processus particulier de
transformation. L’ognon cru est stocké, conditionné et puis distribué. Il est estimé que
25 912 t des oignons ont été conditionné en 2005.
Les pertes post récoltes représentent le plus grand défi qui se pose aux producteurs
d’oignon. La cause réside principalement dans les difficultés de conservation de ce produit
après récolte. En fonction du temps qui s’écoule entre la récolte et la vente, les pertes
peuvent variées de 0 à 50% de la récolte. La non-maîtrise de la conservation, en plus des
pertes post récolte provoquées, empêche également la régulation du marché par le volume
d’offre d’où les observations de méventes à certaines périodes de l’année (périodes qui
correspondent à la récolte). Pour la conservation des oignons l’entrepôt doit assurer une
bonne ventilation naturelle avec une régulation de la température et de l’humidité. Les
oignons peuvent être conservés soit en vrac ou sur des cagettes disposées sur des claies.
Vu l’avantage compétitive du prix, le potentiel de l’exportation et l’augmentation de
production ; la simplicité de technologie à appliquer pour la conservation des oignons il est
recommander de introduire le professionnalisme et impliquer dans ce processus les autres
acteurs de la filière (banques, clients, structures techniques d’appui) en matière de conseils
d’entreprise afin de mieux gérer les autres aspects tels que les signatures de contrats, les
paiements et le développement des normes de qualité.
L’expérience de l’ONUDI montre que le haricot vert qui offre une importante niche
d’opportunité sur le marché de l’Union européenne et doit être considéré comme une
filière prioritaire
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La filière Cajou (Burkina Faso)
L’activité de la transformation d’anacarde est essentiellement menée dans la région des
Hauts Bassins et des Cascades. Pour produire 25000 tonnes de noix de cajou en 2006, les
superficies de champs de cajou sont estimées à environ 65 821 ha, dont 200 ha de
plantations de cajou certifiées bio. Selon l’étude « Diagnostic de la filière anacarde au
Burkina Faso pour une analyse des chaînes de valeur – avril 2008 PDA/GTZ. Un potentiel
de 30 000 est envisagé pour la compagne de production de 2008-09
La transformation local du cajou est très faible représente environ 13 % de la production du
pays soit 3900 tommes. La grande partie des amandes de cajou sont exporté brut. Deux
unités de taille moyenne existent au Burkina Faso et transforment environ 5% de la
production. Il s’agit de la SOTRIAB (entreprise privée) et de l’association Wouol à travers le
GIE UTAB qui s’investie dans la transformation de l’anacarde bio. Le reste des 8% est
transformé de façon artisanale par les femmes transformatrices (femmes d’Orodara et de
Djéri). Malgré une valorisation encore faible du cajou, le secteur de la transformation
contribue pour près de 1790 personnes, essentiellement des femmes. La transformation
artisanale n’est pas quantifiée ; les deux unités transforment respectivement 1 000 tonnes
par année pour la SOTRIAB et environ 100 tonnes de bio pour UTASO. Mais chacune des
deux unités (SOTRIAB et UTAB) aurait une capacité de 2500 tonnes/année. Deux autres
unités seraient en cours d’installation dont celle du GIE UTASO au sud Ouest et une autre
industrie qui sera installée à Bobo par un groupe hollandais et avec une capacité de 2500
tonnes. Pour l’emballage, les sacs en jute sont importés de Côte d’Ivoire, la SONACEB
fournit pour les emballages en carton et l’entreprise Faso Plast fournit les emballages en
plastic. Les semences sont importées du Sénégal. Les principaux exportateurs sont les
GEBANA Afrique et Burkinature.
Les produit issue de la transformation sont les amandes blanches pour l’export ; amandes
blanches biologiques ; amandes grillées pour le marché national; et d’autres produits en
développement futur tels que l’huile de cajou, le savon de cajou et le baume de cajou. Pour
l’emballage, les sacs en jute sont importés de Côte d’Ivoire, la SONACEB fournit pour les
emballages en carton et l’entreprise Faso Plast fournit les emballages en plastic.
Les unités rencontrent surtout des problèmes liés à la taille des noix. En effet, pendant que
la norme admise est de 180 à 220 noix au kg, la production burkinabé atteint souvent 360
noix au kg. Les équipements étant calibrés aux normes internationales, on enregistre des
pertes de transformation (noix brisées) pouvant atteindre 60%. Il y a par ailleurs un
problème d’acidité au niveau des noix, les producteurs ne maîtrisant pas bien les
techniques de stockage des noix. Enfin la faiblesse de l’offre de crédit, surtout pour assurer
le fonds de roulement pour l’achat des produits affecte la performance des unités
industrielles dont les capacités de production sont par conséquent sous utilisées à un
niveau de l’hauteur de 50 à 80% en plein saison.
Les procédés de transformation tels que le passage des noix à la vapeur, concassage ;
passage des amandes au four pour fragiliser la pellicule ; dépéliculage ; classification,
triage ; emballage ; ou grillade sont bien connus. Actuellement à Burkina Faso, le type des
équipements utilisés dans la transformation sont manuelles. En effet, le prix d’achat au
producteur se situe entre 100 et 210 voire 235 FCFA le kg selon les années. Le coût de
production se situerait autour de 1900 FCFA le kg au niveau de l’industriel contre un prix de
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vente entre 2200 et 2600 FCFA le kg ; la marge ne se situe qu’entre 300 et 400 FCFA le
kg. La qualité est rentabilité peuvent être amélioré à niveau des industries, formation du
personnel de production dans les unités ; utilisation des équipements performants et le
triage électronique ; recyclage des déchets dans la production d’énergie et même
valorisation dans le compostage car les résidus en coques représente 80% de la noix
brut, ainsi que par une meilleure organisation des acteurs de la filière , la diffusion des
normes de qualité et techniques et les informations commerciales
Un chiffre d’affaire de 10 140 000 000 F CFA avec une valeur ajouté de ~25% est estimé
au Burkina. Environ 700 salaires sont employés dans les deux unités industrielles citées
ci-dessus. En production on compte 44 077 ménages ruraux et 160 producteurs
biologiques impliqué directement ou indirectement dans la production de cajou. Il y a aussi
plusieurs petites unités de transformations artisanales mais leur nombre n’est pas connu
mais on peut citer: Unité Yanta de Bobo, Unité de Nasso transférée à Bobo, Groupement
de transformatrices de Léo, Unité de transformation M. Millogo, Femmes transformatrices
d’anacarde de Orodara et de Djéri.
Les produits sont pour la grande part exportés directement par les industriels eux-mêmes
(SOTRIAB) ou vendus à travers des exportateurs comme le cas de GEBANA qui vend la
production de l’UTAB.
Principaux concurrents internationaux sont les Côte d’Ivoire (300 000 tonnes), Guinée
Bissau (100 000 tonnes), Bénin (40 000 tonnes), Ghana (16 000 tonnes), Nigéria et
Sénégal.
Selon cette étude les clés de réussite économique en complément de ceux cité ci-dessous
pour cette filière sont :
• d’aider les unités industrielles d’avoir un accès facile au financement pour l’achat de
la matière première aux producteurs pour neutraliser la capacité des exporta tâteur
de noix brute de pays cash
• améliorer la taille de noix de cajou produit par l’amélioration des anacardiers
• une meilleure valorisation des déchets (coque) et une gestion plus rationnelle de
l’énergie.
• Une meilleure organisation des acteurs et la vulgarisation des informations
commerciales
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La filière Bétail – Viande (Burkina Faso)


L’élevage est la deuxième source d’entrées de devises du pays après le coton .Cette filière
a apporté une contribution totale de 13.% au PIB national en 2005 avec un chiffre d’affaire
de 30 Milliards FCFA et d’une valeur ajouté entre 75 à 125 %. Cette contribution augmente
régulièrement de 1% par an. Au Burkina Faso il existe un cheptel numériquement important
et diversifié constitué des bovins, ovins et caprins ; la volaille qui réunit les poules,
pintades, pigeons, canards et dindons ; les porcins et sans oublié le lait et les cuirs et
peaux qui sont considérés comme des filières nécessitant une considération à part. La
deuxième enquête nationale sur les effectifs du cheptel (ENEC II) de 2003 indique :
7.311.544 têtes de bovins, 6.702.640 d’ovins et 10.035.687 de caprins et 1.889.234 de
porcins. La production de viande est mal connue et varie selon les sources : 115.000
tonnes environ en 2001 selon l’étude « IEPC », 238.739 tonnes pour la même année selon
l’INSD. Le volume d’exportation en 2009 a été de 1 116 766 têtes de bétail pour 4 729 970
800 FCFA FOB en 2007, et 49 269 kg de viande. Selon les résultats de l’étude « IEPC »,
respectivement 58%, 88%, 92%, 100%, 70% des flux de bovins, ovins, caprins, porcins et
volaille sont commercialisés à l’intérieur du pays, et l’essentiel de l’offre de lait, d’œufs et de
viandes, est absorbée par la demande intérieure également.
Les principales zones de production de bovins sont le Sahel, les Hauts-Bassins, l’Est, la
Boucle du Mouhoun, le Centre-Ouest et les Cascades. La production d’ovins et de caprins
se concentre dans 4 des 13 régions dont les Cascades, le Centre, le Sud Ouest et le
Centre-Sud.
La filière volaille est largement dominée par les poules et les pintades avec 24.508.506 et
6.117.826 têtes respectivement. Quand à pigeons le nombre est de 1.183.385 L’effectif
de nombre des canards et dindons est marginal, respectivement 211.828 et 43.521 têtes.
Outre la chair, la filière génère des millions œufs.
Le principal atout de la filière demeure l’existence d’une demande importante régulièrement
croissante de la viande sur les marchés et une amélioration des prix.
Les caractéristiques climatiques du pays offrent également des conditions idéales pour la
production d’une viande de qualité, ce qui constitue un atout comparatif significatif, et on
note également des efforts de la part du pays dans la réalisation d’infrastructures de
commercialisation telles que les marchés à bétail (1 418 marchés aménagés à des degrés
différents).
Une des contraintes majeures de l’élevage burkinabè est l’alimentation des bétails et les
volailles car les parcours naturels dont ils dépendent deviennent de plus en plus
insuffisants pour la couverture des besoins nutritionnels en saison sèche et il y a une
difficulté de disponibilité et prix élevé des aliments de bétails.
La valorisation locale des produits de l’élevage au Burkina Faso se fait essentiellement à
travers l’abattage des animaux pour la production de viande, et la mise en marché de
quantités insignifiant des produits transformés tels que saucisse, pâté, merguez,
conserves, etc.
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En dehors des abattoirs nationaux, il n’existe pas véritablement d’entreprise privée
d’envergure installée dans le secteur de la transformation de la viande. On note la création
de quelques petites boucheries et charcuteries surtout dans la ville d’Ouagadougou. La
plus grande transformation pour le marché est constituée des grilleurs et autres maquis-
restaurants des villes et des marchés publics dans les régions qui sont principalement
approvisionné par les micros boucheries qui font eux mêmes l’abattage journalier par fois
de manière non contrôlée. En 2007, l’abattage non contrôlé est estimé à 90.000 T/an
contre 35000 t d’abattage contrôlé.
Le potentiel d’emplois directs et indirects dans la filière bétail-viandes est estimé à
1.300.000 personnes. Hormis l’abattoir frigorifique d’Ouagadougou (40.000T/an de
capacité), l’étude a signalé la présence de 3 PMI soit SOPROCA, boucherie/charcuterie
Belle viande, boucherie/charcuterie Marina Market et environ 400.000 micro entreprises
artisanales/ informelles. Mais actuellement le taux d’utilisation de la capacité installé est
seulement 24 %
La Fédération des Eleveurs du Burkina (FEB), compte plus de 3000 groupements
provenant des 45 provinces du pays. Les principaux acteurs qui interviennent dans la filière
bétail-viande sont les éleveurs, les engraisseurs, les intermédiaires, et une multitude
d’acteurs du commerce et de la transformation. Ces acteurs réalisent de très faibles
investissements
Les acteurs du commerce et de la transformation sont composés des bergers/bouviers, des
marqueurs, des transporteurs, des convoyeurs, des commerçants/exportateurs de bétail,
des commerçants/exportateurs de la viande, des bouchers abattants détaillants, des
bouchers chevillards, des charcutiers traditionnels, et quelques charcutiers modernes.
Parmi quelques problèmes de qualité de produits identifié figure les problèmes d’hygiène
au niveau des aires d’abattages, abattoirs secondaires, boucheries/charcuteries
traditionnelles, transport et des capacités techniques du personnels ;
Vu l’importance de la demande national et le potentiel des marchés sous régionaux, les
actions spécifiques suivantes sont recommandés pour le développement de la filière bétail-
viande.
• la mise aux normes de l’abattoir frigorifique d’Ouagadougou ayant 40.000T/an de
capacité et valider les conditions de la rentabilité de fonctionnement ;
• Reprendre l’étude de faisabilité pour l’abattoir industriel de Bobo-Dioulasso ayant
une capacité de -20.000T/an ;
• la réalisation d’une unité de fabrique d’aliments de bétail à base de maïs et de soja
d’une capacité de 100.000 T/an ;
• la concrétisation de projets d’exportation de viandes fraiches ou congelées, au
regard des nombreux besoins exprimés par les pays côtiers voisins et d’ailleurs (+
50 .0000 T/an).
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La filière Cuire et Peaux (Burkina Faso)


Il n’existe pas d’informations fiables sur les quantités produites de cuirs et peaux au
Burkina Faso, toutefois, les statistiques du Ministère des Ressources Animales indiquent
pour l’année 2002 que le commerce intérieur des cuirs et peaux a concerné au niveau
intérieur 95.065 cuirs de bovins, 855.780 peaux de caprins et ovins. Quant aux
exportations, elles atteignaient pour la même année, 1.856.203 peaux de caprins et ovins,
et 16.002 cuirs de bovins. Le consultant national a confirmé qu’il manque d’informations
sur les petits métiers du secteur, et que dans cette filière il y a une situation de quasi-
monopole qui est détenue par le groupe industriel de tannerie Tan Aliz. La tannerie Tan
Aliz représente elle seul 80% de l’exportation en valeur de la filière. En complément on
trouver ~200 micro entreprises dans le secteur artisanal.
Les principaux acteurs qui interviennent dans la filière cuirs et peaux sont les éleveurs, les
bouchers abattants et ouvriers des chaînes d’abattage, les petits et gros collecteurs,
tanneurs artisanaux et industriel, maroquiniers et cordonniers artisanaux, et enfin, les
acteurs institutionnels. L’étude a estimé une capacité de tannage journalière de 20000
peux /j dont uniquement 55 % est actuellement exploitée. Le volume de chiffre d’affaires
de la filière est estimé à : 6 milliards de FCFA avec une valeur ajoutée sur matière
première allant entre 70 à 125%. Le potentiel d’emplois directs et indirects est estimé à
5000 dont la tannerie Tan Aliz emploi 220 directement dans son usine.
Les principaux produits issus de la transformation sont de peaux tannées de diverse
spécifications et les articles de maroquinerie.
Parmi les difficultés soulignées dans cette filière figurent :
• Exportation du bétail sur pied ;
• Collecte au niveau national insuffisante par rapport à la capacité de tannage
installée (11000 peaux collectées et tannées par rapport à un besoin de 20.000
peaux/jour)
• Petite tailles de peaux et faible qualité des cuirs et peaux bruts collectés
• Prix d’achat national des peaux brutes est moins rémunérateur que par les clients
extérieurs notamment Nigérians
• Prix haut et delai long pour l’importation des produits chimique de tannage en
provenance de l’Europe car ils ne sont pas fabriqués en Afrique.
• Nécessite de mise à niveau de la tannerie pour une utilisation rationnelle de l’eau et
de l’électricité et remplacement des équipements amortis ou en obsolescence et la
gestion des eaux usées et le traitement des eaux usées pour réduire la tenure en
produits chimique par le traitement de séparation et filtration.
• Valoriser le potentiel artisanale de fabriquer les articles de maroquinerie.
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La filière Lait (Burkina Faso)

Au Burkina Faso, le lait local provient des vaches et dans une moindre mesure des
chèvres. L’estimation de la production laitière du Burkina Faso varie selon les sources,
mais est vraisemblablement supérieure à 200.000 litres par an. Les statistiques de
transformation de 2007 font ressortir une transformation laitière de 1 052 639 litres auprès
des 101 unités répertoriées dans le pays. La production de lait est encore largement
autoconsommée par les pasteurs traditionnels. Les marchés laitiers dans les villes de
provinces comme à Ouagadougou, sont approvisionnés principalement par les importations
notamment de lait en poudre, et beaucoup plus faiblement par la production nationale.
A de rares exceptions, les laiteries de l’UEMOA utilisent la poudre de lait achetée sur le
marché mondial. Les cours étaient relativement stables, jusqu'à début 2007, autour de
2500 € la tonne de 26% et permettaient de sortir des produits acceptables bien que chers
pour le budget de la ménagère. Après une hausse de prix de poudre de lait à 4000 €/ tonne
en avril 2007, le prix en 2009 est stabilisé encore atour de 2100 €/ tonne. Notons que la
consommation moyenne, d'après Doudou Ndiaye de PRIECAO, est de 10, 7 kg de lait par
habitant et par an dans l'Afrique de l'ouest et d'après ce même expert, le déficit serait
d'environ 1,5 million de tonne, dont l’intérêt de production du lait frai à niveau national.
A Burkina Faso, La production se fait à petite échelle dans de grandes zones de production
laitière comme le Sahel, les Hauts-bassins, l’Est, la Boucle du Mouhoun et le Centre -
Ouest. Toutefois, on note le développement d’une production semi-intensive par
l’installation de troupeaux dans des zones pastorales aménagées dans l’inter land de
certains centres urbains comme Ouagadougou, Bobo Dioulasso, Fada N’Gourma,
Ouahigouya et Banfora. On note que certains nombre des petite unités de transformation
sont installé autour de ces centres urbains pour satisfaire la demande d’une partie de
population qui à une nette préférence pour le lait frais et le yaourt locaux, mais, les coûts
de production élevés de ces produits se répercutent sur leurs prix de vente au détail,
limitant ainsi leur accès à bon nombre de citadins aux revenus modestes.
Au Burkina, la filière est organisée autour de trois organisations professionnelles,
producteurs, transformateurs et détaillants regroupés en une " Table de concertation"
dirigée par un comité d'animation. Parmi les unités professionnelles ont compte la laiterie
de Cissin, la laiterie du Bonnet vert à Bobo-Dioulasso ; a fromagerie Déogratioas de
Ouaga, la fromagerie La Ferme de Ouaga et la table filière lait de Ouaga. Mais dans
l’ensemble ces unités transforment qu’une toute petite quantité du lait frais soit 3000 l à
Ouaga et 2000 l à Bobo. Et individuellement, Il s'agit de petites unités à caractère semi
industriel (3 à 4 salariés) qui travaillent le lait selon des processus discontinus, avec des
capacités limitées à moins de 1000 l par jour. La qualité des produits est variable selon les
origines et aucun contrôle n'est effectué pour imposer un standard sanitaire minimum.
En outre, on annonce une perte de 20 à 25% du volume récolté. Cette importante perte
provient d'une part des problèmes de collectes, manque d'hygiène de la traite, non
refroidissement, mauvaise condition de transport, absence de chaîne du froid, mauvaise
conditions de stockage chez les revendeurs et le manque de formation du personnel
d'exploitation.
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Les axes identifiés lors de cette étude pour le développement de la filière lait sont :
• Amélioration de race et santé animale pour augmenter le faible rendement actuel
en lait des vaches locales ;
• Améliorer les conditions d’élevage, l’hygiène de technique de traite du lait et le
stockage du lai cru chez le petit producteur. En effet, le petit producteur qui n’a pas
les moyens de refroidir lait et le stocker doit amener lait dans un centre de la
collecte du lait cru avec les possibilités de refroidir et stocker du lait.
• Mis en place des centres de collecte et les moyens de transport isotherme pour le
ramassage du lait destiné à la laiterie. Ceci permettra aussi d’assurer une livraison
régulière et en quantité suffisante pour la transformation dans la laiterie
• Favoriser l’utilisation des emballages de qualité selon le produit et le coût
d’emballage
• Faire respecter la chaine de froid pour les produit périssables
• Faire une compagne d’information avec accent sur la population rurale su fait que la
consommation du lait non pasteurisé est dangereux pour la santé à cause de
présence de pathogène dans lait cru.
• Encourager les entreprises de transformation laitière pour l’utilisation du lait frais
• Les difficultés des opérateurs à obtenir du financement des banques pour
l’acquisition de vaches laitières performantes.
• Mise en place d’un system pour organiser les contrôles laitiers, qualité, fraudes ainsi
que le conseil aux éleveurs.
Les principales difficultés à résoudre pour le développement de l’ensemble des filières
prioritaires de l’agro industrie à Burkina Faso sont à niveau de la production, à niveau de
transformation et à niveau de commercialisation comme suit :
Au niveau de la production :
- L’irrégularité de la production très dépendante de la pluviométrie quelquefois
capricieuse et les difficultés d’approvisionnement qui en découlent pour les
entreprises
- La faiblesse des rendements au niveau de la production à la base, principalement
à cause de la non utilisation d’intrants de qualité et de la non maîtrise de la
technologie (riz, mangue, cajou, sésame, etc.); conséquences des problèmes de
qualité de la matière première dans beaucoup de filières ;
- Les problèmes de non respect des normes et de la traçabilité des produits surtout
pour les productions destinées à l’exportation bio et équitable ;
- Le déficit de l’offre de formation aux producteurs et les problèmes d’organisation
des filières surtout au niveau de la production, ce qui ne facilite pas les
approvisionnements et l’établissement de partenariat gagnant-gagnant entre les
producteurs et les industriels ; d’où l’inexistence de marchés organisés de matières
premières et donc des pertes énormes de temps pour les industriels pour assurer
leur approvisionnement ;
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- Le difficile accès au financement et la faiblesse de l’investissement privé dans le
secteur agricole qui font que les énormes potentialités dans certaines filières sont
faiblement exploitées (cas de la mangue, bétail/viande pour ne citer que ces deux
filières).
Au niveau de la transformation
- La faiblesse de la transformation ou valorisation à très petite échelle pour ne pas
dire de façon informelle (cas du riz transformée à 70% par les étuveuses de façon
artisanale) ;
- La sous utilisation des capacités de production installée surtout pour les grandes
entreprises (huileries, égrenage coton, cuirs et peaux) ;
- L’inadaptation des outils de production principalement au plan industriel, d’où des
coûts élevés de production et des problèmes de qualité des produits ;
- Le faible niveau d’équipement qui affecte considérablement la performance de
certaines filières (équipement de séchage des noix de karité par exemple surtout
en période de forte pluviométrie d’où l’acidité importante des amandes)
- Un déficit au niveau de la maîtrise des savoir faire techniques et technologiques
dans certains corps de métier (charcuterie, cosmétiques, transformation du beurre
de karité, etc.), d’où la faiblesse de la transformation et de l’offre de produits
manufacturés compétitifs ;
- L’accès difficile à l’emballage du fait des coûts principalement, mais également de
l’accès à l’information sur l’offre ; ce qui affecte la compétitivité commerciale des
produits ;
- Les problèmes de respect des normes et de la traçabilité et certification de la
conformité des produits manufacturés
- Les coûts élevés des facteurs de production, surtout au niveau du transport, de
l’énergie et de l’eau ;
- Les questions de respect des normes environnementales dans des filières de
transformation comme le karité, les cuirs et peaux et la viande.
Au niveau de la commercialisation et de la gestion :
- Les problèmes de gestion surtout au niveau des petites et moyennes entreprises.
- L’exploitation pourtant très faible des potentialités du marché régional ;
- La faible utilisation des professionnels de la vente par les unités de transformation.
- Les difficultés d’accès au financement, aussi bien pour les équipements que pour
le fonds de roulement nécessaire à la conduite des campagnes de production.
5 Résumé des filières agroindustrielles prioritaires à Cote d’Ivoire

La République de Cote d’Ivoire compte 18.9 millions des habitants, une superficie de
322.463 km2 et sa situation géographique est limité au Sud par l'Océan Atlantique, à l'Est
par le Ghana, au Nord par le Burkina Faso et le Mali, à l'Ouest par la Guinée et le Libéria.
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Au cote d’Ivoire on distingue 3 climats principaux du sud au Nord soit : un climat
équatorial, un climat tropical humide et un climat soudanien qui se traduit par une
agriculture riche et variée.
Le secteur primaire est constitué principalement de L’agriculture, l’élevage, la pêche et le
foret. L'Agriculture ivoirienne est fondée sur les produits d'exportation tels que le café, le
cacao, le coton, la banane et l'ananas. Des filières de diversification existent (sucre,
palmier à huile, hévéa, riz, coton, noix de cajou, noix de karité, mangues, oranges, haricot
vert) mais n'occupent qu'une part très marginale sur le marché international. Les filières
café - cacao emploient environ 700 000 planteurs et font vivre 4 à 5 millions de personnes.
Le cheptel ivoirien se compose de 1 180 000 bovins, 2 120 000 ovins et caprins, 382 000
porcins, pour l'aviculture et 25 000 000 de volailles. La filière pêche ne pourvoit que
partiellement à la demande locale (31%) et nécessite des importations.
En matière de ressources sylvicole la Côte d'Ivoire comptait 15,6 millions d'hectares de
forêts au début du siècle. Il n'en reste aujourd'hui que 2,9 millions dont 1,6 million en zone
forestière et 1,3 million en zone de savane.
La production minérale se compose d'or, de diamant, de nickel, de fer, et de pierres
ornementales.
Et à niveau de celle énergétique la Côte d‘Ivoire comprend le pétrole (622 000 tonnes/an),
le gaz (réserves estimées à 77 milliards de m3), l'électricité (2 800 millions de GWh).
Le secteur secondaire est performant par rapport aux pays voisins. L’industrie de
transformation comprends principalement : L’industrie agro-alimentaire qui représente
~25% du PIB du secteur secondaire. Les activités de transformation des matières
premières; notamment le café/cacao mais aussi le blé, les fruits et les oléagineux ont
progressé. L’industrie du textile est le 3ème secteur manufacturier national. L’industrie du
caoutchouc repose sur le domaine hévéicole qui recouvre actuellement 70 000 ha. La Côte
d'Ivoire possède, par ailleurs, une industrie dans les domaines suivants : plastique,
emballage, chimique, pharmaceutique, tabac, bois et matériaux de construction.
Le secteur tertiaire est caractérisé par : une importante activité portuaire à Abidjan et à
San Pedro et 4 grandes banques : SGBCI - BICICI - SIB - BIAO-CI. Avec 8 041 km de
Route et de pistes, utilisables en toute saison, dont 5 290km de routes bitumées, le pays
dispose du meilleur réseau routier de l'Afrique de l'ouest. La voie ferrée est longue de 1 156
km dont 638 km en Côte d'Ivoire et 518 km au Burkina Faso.
Les autorités ivoiriennes nourrissent l’ambition de faire de la Côte d’Ivoire un nouveau pays
industrialisé, parfaitement intégré au commerce mondial et dont les exportations seront
constituées pour l’essentiel par des produits manufacturés. L’objectif majeur est de parvenir
à la contribution de l’industrie à un taux de 35% du PIB. Les filières cacao, hévéa,
anacarde, manioc et celles des fruits font l’objet d’une attention particulière parce qu’elles
occupent une frange importante de la population agricole du pays.
Par ailleurs, le niveau de transformation très bas des productions de ces filières fait qu’elles
ne jouent pas actuellement pleinement leur rôle dans le processus de réduction de la
pauvreté bien que l’industrie ivoirienne se positionne aujourd’hui comme l’une des plus
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développées de l’UEMOA. Les gouvernants ambitionnent de faire de la Côte d’Ivoire un
grand pays producteur et exportateur de produits finis et semi-finis grâce à la
transformation de ces produits agricoles, minières et pétrolières. L’industrie ivoirienne est
dominée par 400 grandes entreprises et plus d’un millier de PME/PMI. L’agro-industrie est
la composante principale de ce tissu industriel et représente à elle seule près de ¾ de la
valeur ajoutée et de l’emploi du secteur manufacturier.

La filière tubercules - Manioc (Cote d’Ivoire)


En Côte d’Ivoire, le manioc occupe une place prépondérante parmi les denrées
alimentaires. Il constitue à la fois une culture de subsistance et de rente pour les
producteurs. Les produits dérivés du manioc du pays sont multiples (Attièkè, foutou, toh,
farine, amidon, gari, etc.). Le manioc renferme un grand nombre de variétés cultivées. En
se basant sur la teneur en acide cyanhydrique des racines tubéreuses (dose létale : 1
mg/kg de poids vif), trois principaux groupes de variétés peuvent être définis comme suit :
- les variétés à forte teneur en acide cyanhydrique (≥10 mg/100 g de poids frais) ;
- les variétés à faible teneur en acide cyanhydrique (≤ 5 mg/100 g de poids frais) ;
- les variétés intermédiaires (comprise entre 5 et 10 mg/100 g de poids frais).
En Côte d’Ivoire, malgré un potentiel de production de manioc de 20 à 40 t/ha, ile est de
moins de 15 t/ha dans les systèmes traditionnels. Certaines variétés améliorées ont un
intérêt agronomique et technologique particulière. Les variétés sont produites pour leurs
feuilles et leurs racines tubéreuses. Les feuilles sont parfois consommées comme légumes.
En Côte d’Ivoire, quoique le manioc occupe le deuxième rang des productions vivrières
après l’igname, le niveau de transformation demeure faible si on se réfère aux productions.
Les produits de récolte du manioc sont utilisés pour l’alimentation humaine et comme les
aliments pour bétails :
L’alimentation humaine : Une vingtaine de produits dérivés du manioc existent en Côte
d’Ivoire parmi lesquels l’on a (attiéké frais, attiéké déshydraté, placali, toh, foutou de
manioc, cossettes, farine).Les produits dérivés du manioc rencontrés en Afrique et ailleurs
dans le monde sont (gari, tapioca, chikwangue, bâton de manioc, gelen, gâteau de manioc,
kouti, bononoka, moforavina, frites de manioc congelées, farinha de mandioca). Le manioc
est une matière première très importante utilisée dans les industries alimentaires. De sa
transformation résulte de nombreux dérivés dont l’amidon qui peut être utilisé dans les
industries alimentaires, pharmaceutiques et textiles (pâtisserie, sirop pharmaceutique,
parage des tissus).
L’alimentation pour bétails : Le manioc est également une matière première importante
dans des industries non alimentaires. Il peut servir à fabriquer des adhésifs et dans
l’industrie (textile, du papier, cosmétiques et pharmaceutiques). Ce sont les granulés et les
épluchures de manioc. Il peut servir enfin dans les produits d’entretien et pour la fabrication
de l’alcool de manioc. Les granulés constituent le produit industriel le plus important par le
volume commercialisé. Ils sont utilisés principalement en Europe pour la fabrication des
aliments du bétail.
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En 2001, la production mondiale de manioc était de 184 433 mille tonnes dont 100 104
milles tonnes ont été produit en Afrique et 1 688 mille tonnes en Côte d’ivoire ;
Selon FAO en Côte d’Ivoire 1518 Mille tonnes ont été consommés pour l’alimentation
humaine et 86 milles tonnes pour l’alimentation animale en 2001. Les ménages affectaient
15 % du budget consacré aux produits vivriers à l’achat du manioc sous différentes formes.
L’étude a fait les propositions d’amélioration suivantes de la filière manioc en Côte d’ivoire
- Intensification de la culture du manioc (utilisation de variétés améliorées, suivi des
techniques culturales modernes, etc.)
- Amélioration des réseaux routiers
- Amélioration des procédés de transformation et de conservation des produits
dérivés
- Promotion des outils modernes de transformation et de conservation des produits
dérivés
- Exportation des produits dérivés du manioc en particulier l’attiéké (frais ou sec)
dans la sous-région principalement
- Information des opérateurs de la filière (producteurs, transformateurs, etc.) sur les
besoins en produits dérivés du manioc dans la sous-région et ailleurs dans le monde

La filière Fruits ananas, bananes, mangues (Cote d’Ivoire)


L’étude du consultant national confirme que La Côte d’Ivoire a un grand potentiel de
l’exportation de fruits frais tels que l’ananas, bananes et mangue. Mais, concernant la
transformation industrielle l’étude a recommandé d’entreprendre des études détaillées
pour établir la faisabilité technique et économique pour évaluer son potentiel. Cette étude
du consultant est concentrée sur l’augmentation de la quantité de la production agricole
des fruits frais en adéquation avec les exigences des marchés en termes de la variété à
planter et la qualité sanitaire pour les raison de la sécurité alimentaire
La filière fruit frais se développe dans un libéralisme total sous l’égide de plusieurs
structures dont l’Organisation Centrale des producteurs-exportateurs d’Ananas et de
Bananes (OCAB) est le plus importante pour l’organisation des exportations et la promotion
des fruits frais de Côte D’Ivoire.
Les producteurs des fruits doivent améliorer leur compétitivité par l’augmentation de la
productivité, par la réduction des coûts, par l’adaptation des variétés à planter, par le
respect de règlement sanitaire suite à la libéralisation totale du marché européen en janvier
2009 pour leur subsistance. Si non les exportations des fruits en générale vont continuer de
chuter comme indique la tendance depuis 10 ans avec une réduction de part de marché
international de 65.3% en 1995 à 17% en 2006. Les couts de l’emballage, de
déchargement et du transport pèsent lourdement sur la compétitivité des fruits frais du
pays.
La place de l’ananas de Côte d’Ivoire sur ce marché est de plus en plus contestée d’une
part, par les ananas produits par les multinationales américaines installées en Amérique
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Latine (Costa Rica, Honduras, Saint Domingue, Mexique etc.…) où elles ont développé de
nouvelles variétés d’ananas, dont le Golden Sweet (MD2) et d’autre part, par les ananas de
pays africains tels que le Ghana, le Cameroun et le Kenya. La plantation de l’ananas en
2006 a occupée 15000 hectares dont le tiers est récolté annuellement. La filière représente
25000 emplois directes, 1.6% du PIB agricole et ~160000 tonnes d’exportation pour un prix
moyen de 294 FCFA le kilo
La filière bananes frais en 2006 représentait : 5.250 h planté, 229.000 tonne produits dont
85% exporté à un prix moyen de 414 FCFA le kg, 10000 emplois directs, 8% du PIB
agricole et 2% du PIB national. L’Union Européenne est le principal destinataire des
bananes ivoiriennes avec une part des exportations égale à 80% soit 5% du marché de
l’UE. La France reste la destination prioritaire des bananes ivoiriennes avec, pour 2006,
115 000 tonnes (soit 45 % des exportations totales)
La production nationale de mangues, toutes variétés confondues, est estimée à 120 000
tonnes. Le verger manguier couvre actuellement ~10 000 hectares. Les exportations des
mangues est d’environs 8000 T à un prix moyen de 800 FCA le kg.
En résumé,
Le volet agricole du pays doit engager dans un processus du gain de la compétitivité pout
la production et commercialisation des fruits de Côte d’Ivoire.
• L’amélioration des techniques de production et conservation de fruits frais pour
obtenir de meilleures rendements et une meilleure qualité (réhabilitation des
infrastructures et équipement piste, électrification des sites de production, vitro
plants, formation, main d’œuvre)
• La conformité des fruits aux directives de l’Union Européenne en matière de la
Limite Maximale de Résidus (LMR) pesticides
• La maîtrise permanente des quantités des fruits à produire par un système de
recensement et de contrôle sur le terrain,
• La programmation rigoureuse dans l’approvisionnement des marchés de destination
• La mise en œuvre d’une politique de promotion et de marketing bien ciblée sur les
marchés extérieurs
• La recherche d’économies d’échelle sur toute la chaîne de production et
d’exportation visant ainsi la diminution du coût de revient
Et pour le volet industriel , Il est recommandé de faire une transformation local au moins
20% des fruits frais pour monter dans le chêne de valeur par la transformation des fruits en
concentré de fruit, fruit conservé en boite et fruits séchés et divers jus de fruits
pasteurisés, mais par avant il est recommandé d’entreprendre des études de faisabilité
technique et économiques pour chacun des fruits
Le Cacao transformé (Cote d’Ivoire)
Premier producteur mondial de cacao, la Côte d’Ivoire est fortement dépendante de cette
spéculation. En effet, avec le café, ces deux produits participent à plus de 10% à la
formation du Produit Intérieur Brut (PIB), représentent près de 40 % des recettes
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d’exportation du pays et emploient plus des 3/4 de la population active. La production
nationale ne cesse toutefois de croître de façon importante avec un taux de croissance
d’environ +7% par an depuis l’indépendance. L’offre mondiale de fèves de cacao est
estimée à 3 400 000 de tonnes en 2006/2007. La Côte d’Ivoire seule détient une part
comprise entre 43% et 38% de l’offre mondiale selon les campagnes.
En Côte d’Ivoire, la transformation locale concerne environ 20% de la production totale. Les
principaux produits dérivés issus de la transformation sont : la masse de cacao, le beurre
de cacao, la poudre de cacao et le chocolat de couverture. La filière est caractérisée par la
multitude d’acteurs qui interviennent dans la chaîne depuis les plantations jusqu’à
l’embarquement des fèves pour l’exportation.
En Côte d’Ivoire, les systèmes de production de cacao sont encore largement traditionnels,
de type familial extensif caractérisés par des parcelles en grande majorité de petite taille (1
à 5 ha) implantées sur des défriches forestières estimé à 600 000 et 700 000 en 2001 ;
une faible productivité, 300 à 500 kg/ha/an pour le cacao et 800 kg/ha/an pour le café
cerise; un faible niveau d'adoption des innovations techniques de la recherche (80 % des
cacaoyères sont issues de matériel végétal non sélectionné) ; une utilisation limitée et mal
maîtrisée des intrants agricoles ; moins de 20 % des planteurs ont recours aux engrais et
aux pesticides etc.
Le secteur de l’exportation en Côte d’Ivoire est caractérisé par une forte concentration au
profit des exportateurs adossés au négoce international ou à l’industrie de transformation
totalisant 92 opérateurs en 2007 qui rassemblent près de 80% des exportations. Ces 92
opérateurs sont repartis en : 48 Coopérative exports, 37 Sociétés commerciales ; 7
transformateurs de cacao (Source : ARCC, le Régulateur Collector (14e-15e à
16enuméros) Octobre 2007- Juin 2008) contre quatre entreprises ont transformé entre e
25 et 30% de la production nationale en 2006/07. Globalement, les producteurs ont perçu
des prix moyens de l’ordre de 40% de la valeur CAF de 839 FCFA/kg en 2005-2006, et
pour la même période la marge des exportateurs a été de 471 FCFA le kg.
Pour une meilleure organisation, partage des marge et la compétitivité de la filière les
pouvoir on mise en place un Comité de Gestion de la filière café- cacao et la restructuration
de la filière prévoit la création d’un conseil consultatif dénommé Conseil national des sages
de la filière café-cacao (CNS) qui sera créé par décret. Pour les transformateurs un
avantage fiscal sur le droit unique de sortie (DUS) existe, par exemple le DUS pour
l’exportation de fèves kg est de 220 FCFA mais quand à DUS sur le beurre après
réduction d’avantage fiscale n’est que de 94 FCFA
La Côte d’Ivoire a exporté près 294 300 tonnes de produits contre 925 000 tonnes de fèves
en 2006.
A niveau de la première transformation de fève en beurre est dominé par quatre
transformateurs installées en Côte d’Ivoire dont :
La Sté SACO qui est la filiale du groupe international BARRY-CALLEBAUT dispose 3
unités industrielles (Abidjan et San –Pedro) traitant 79364 tonne / an de fève pour la
préparation des produits semi élaborés, elle emplois 492 salaires,
La Sté UINCO à Abidjan la filiale du groupe international ADM traitant 79364 tonne / an de
fève pour la préparation des produits semi élaborés, elle emplois 206 salaires,
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La Sté MICAO à Abidjan - Yopougon est la filiale du groupe international CARGILL, elle
traite 60000 tonne / an de fève pour la préparation des produits semi élaborés, elle emplois
179 salaires,
La Sté CEMOA CEMOI Côte d’Ivoire est la filiale du groupe français CEMOI. Elle traite
60000 tonne / an de fève pour la préparation des produits semi élaborés, elle emplois 146
salaires
A côté de ces filiales de groupes internationaux, il existe trois industriels de transformation
à capitaux locaux: La Sté PRONIBEX traite 1000 tonne / an de fève ;La Sté SUCSO
emplois 200 personnes et produit entre 12.000 et 14.000 tonnes de chocolat noir sucré
sous forme de plaquettes de 1,9 kg à destination de l'industrie agroalimentaire et la Société
nouvelle Chocodi traite 1700 tonne de fève par an.
Les produits semi-finis du cacao acquièrent davantage de valeur plus le produit est plus
élaboré. La transformation permet donc de dégager par rapport à l’exportateur simple de
fève au niveau de :
Les produits semi-finis du cacao acquièrent davantage de valeur plus le produit est plus
élaboré. L’étude a confirmé que la transformation permet donc de dégager par rapport à
l’exportateur simple de fève au niveau de :
- une valeur ajoutée de 172,15 FCFA/Kg de fève traitée et une marge nette de 45,62
FCFA soit un gain supplémentaire de 32,07 FCFA.
- une valeur ajoutée de 246,1 FCFA/Kg de fève traitée et une marge nette de 110,12
FCFA soit un gain supplémentaire de 96,57 FCFA.
- une valeur ajoutée de 792,27 FCFA/Kg de fève traitée et une marge nette de
571,47 FCFA soit un gain supplémentaire de 557,92 FCFA.
Malgré les avantages de la disponibilité et le prix de fève, main d’œuvre moins chère, les
facteurs qui réduit la compétitivité sont les surcoûts de transformation, pour l'usine située
en Côte d'Ivoire, sont à plusieurs niveaux : le coût de l'énergie, les frais d'entretien, les
dotations aux amortissements, les charges d'emballages et les charges liées au
financement des immobilisations et de l'exploitation. Les charges d'emballages sont plus
importantes en Côte d’Ivoire, 15,41 FCFA/Kg contre 1,72 FCFA/Kg en Europe. Les charges
financières sont plus importantes en Côte d’Ivoire, 63,27 FCFA/Kg contre 34,54 FCFA/Kg
en Europe. Aussi ; l’interdiction d’importer du cacao de d’autres origines ne permet afin aux
industriels locaux d’élaborer des produits finis dont les qualités gustatives correspondent
aux goûts des consommateurs. Ce qui limite leurs performances.
Vu le potentiel de la filière, à moyen terme, la Côte d’Ivoire pourra atteindre l’objectif de
transformation de 50% de sa production annuelle par l’incitation des opérateurs existants et
potentiels tels que la réduction des taxes et des droits de douanes sur les investissements
industriels , le renforcement de l’avantage fiscal sur les produits élaborés , la permission
sur d’importer un certain quota de fève d’autre origine afin d’étendre la gamme de leurs
produits au delà du chocolat de couverture et la promotion international des produits
nationaux élaborés à base de cacao .
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Le caoutchouc (Cote d’Ivoire)


L’hévéaculture a connu un développement exceptionnel affiché par une production de
185 000 tonnes en 2006 par l’exploitation de 120 000 ha de plantation cultivée. Cette
performance a permis à la Côte d’Ivoire de se hisser au 1er rang des producteurs africains
et au 7ème rang mondial. En outre, le pays détient le meilleur rendement du monde, 2400
kg/ha contre 1675 kg/ha au niveau mondial.
Les 7 sociétés agro-industrielles qui possèdent des plantations importantes représentant
~40 % de production sont : SAPH possède 21 410 hectares d’hévéas en Côte d’Ivoire
répartis sur 5 zones de plantation; CHC exploite des plantations d’hévéa dans la région du
Moyen Cavally. Le domaine de la CHC couvre une superficie de 7500 ha dont 5455 ha sont
occupés par des plantations d’hévéa ; SOGB possédait 15 762 ha en 2004 dans la région
de Grand-Bereby ; CCP avait 2 789 ha en 2004 ; TRCI, 1 229 ha dans la région
d’Anguedédou sur la route de Dabou ; SAIBE, 2868 ha dans la région de Béttié
(Abengourou) en 2007 ; IDH, à Gand-Lahou, avec 150 ha.
Les planteurs individuels représentant 60 % de production sont organisés atour d’une
Association des Producteurs de Caoutchouc de Côte d’Ivoire (APROCANCI) complémenté
par l’Organisation des Producteurs de Caoutchouc Naturel (OPCN).
Fonds Interprofessionnels de Solidarité Hévéa (FISH) et l’Association Professionnelle pour
la Promotion Hévéicole (APPH) à Côte d’ivoire assiste le development de la filière
Le principaux produits des usines des sociétés agro industrielles en Côte d’Ivoire sont : les
caoutchoucs spécificités latex ; 5 ; 5L ; 5cv ; 10-10cv, 20. A partir de ces produits, les
industries de la seconde transformation fabriquent des produits divers : matelas, des pièces
mécaniques, des jouets, des chambres à air et des pneus pour deux roues. A coté le bois
d’hévéa peut être utilisé par des fabricants de meubles pour confectionner du mobilier
spécial
Le tissu industriel de transformation du caoutchouc naturel en Côte d’Ivoire compte 7
usiniers et industriels : Société Africaine de plantations d’hévéas (SAPH) qui représente 43
% de production nationale équivalent de 60000 tonnes et elle emploi 3600 salariés ,
Société des caoutchoucs de Grand- Béréby (SOGB), Compagnie Hévéicole de Cavally
(CHC- capacité 1200 t/an) , Compagnie de Caoutchoucs du Pakidié (CCP), Ivoirienne
d'Hévéa (IDH), Tropical Rubber off Côte d'Ivoire (TRCI), Société de Production de
Caoutchouc Naturel (HEVETEC)) et 2 instituts de recherche (HEVEGO, ).
La capacité actuelle installée pour la transformation du caoutchouc est de plus 230 000
Tonnes /an. La production totale traitée en Côte d’Ivoire en 2007 est de 188 532,42 tonnes.
Les capacités de transformations ne sont pas encore saturées. L’exportation de
caoutchouc est estimé à ~25 000 t/an.
La demande mondiale en caoutchouc est en croissance continue et les cours sont
particulièrement incitatifs depuis 2001. Le marché mondial du caoutchouc naturel est
estimé à 7 millions de tonnes par an dont 350.000 tonnes produites globalement par
l'Afrique. Sur l’ensemble de la demande, la fabrication de pneus englobe près de 70 % du
caoutchouc naturel. Dans le secteur de la pneumatique, il y a trois fabricants qui dominent
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le marché : Bridgestone, Michelin, Goodyear qui détiennent la moitié du marché du pneu.
Cette tendance haussière de la demande du caoutchouc va se poursuivre sur le long
terme. En 2008, le prix d’achat au producteur est de 450 FCFA soit ~1000 $ la tonne à
Côte d’Ivoire ; en parallèle le cours mondiale a atteint ~3200 $ la tonne
La demande nationale de caoutchouc pour la fabrication des articles de consommation
courante national est d’ordre de 1.5% de la production totale. Les usiniers se plaignent que
les coûts d’usinages sont élevés à cause des : coûts de facteurs élevés ; charges sociales
élevées et une fiscalité très élevée.
Les objectifs de l’’Etat sont d’amener la superficie plantée cultivée de 120 000 ha
actuellement à 300 000 ha, avec une production de 600 000 tonnes de caoutchouc sec à
l’horizon 2020. Pour permettre une meilleure valorisation de la filière, un certain nombre de
mesures sont recommandées :
- La mise en œuvre d’un plan directeur du développement de la transformation du
caoutchouc et des sous-produits de l’hévéa ;
- l’amélioration des pistes villageoises et le renforcement de la lutte contre les
tracasseries routières ;
- la mise en place d’une fiscalité adaptée à la filière surtout le secteur de la transformation
;
- la mise en œuvre d’une politique d’incitation pour l’installation d’industrie de la seconde
transformation ;
- la mise en place d’un cadre de concertation et de synergie entre les opérateurs
spécialistes des emballages et les industries de la seconde transformation pour couvrir
aux plans local et sous régional des besoins en emballages plastiques des
professionnels.

La filière Anacarde (Cote d’Ivoire)


L'anacarde représente la plus importante culture pérenne de rente des régions Nord et
Centre de la Côte d'Ivoire. Avec la culture de coton, elles sont les principales sources de
revenus des paysans de ces régions. Les activités de la filière anacarde touchent en gros
1,5 million de personnes. La Côte d’ivoire a produit près de 300 000 tonnes en 2008 de
noix d’anacarde contre 200 000 tonnes en 2006, et 280 000 T en 2007. Les exportations de
noix de cajou ont généré 90 milliards de francs CFA pour 2008 contre 83 milliards FCFA en
2007. L’Etat devrait tirer directement près 9 milliards FCFA au titre du DUS. Depuis
maintenant deux années, la Côte d’Ivoire occupe le premier rang mondial des pays
exportateur de noix bien qu’elle n’occupe que la quatrième place mondiale au niveau de
production de noix de cajou brute après l’Inde, le Vietnam et le Brésil.
La production de noix de cajou provient essentiellement de plantations villageoises. Le
nombre des s producteurs d’anacarde en 2005 était de ~25 000 en Côte pour un verger
d’une superficie totale de 420 000 ha. La superficie moyenne par producteur est de 3 ha
pour un rendement moyen de l’ordre de 400 à 500 kg/ha. Cette faible productivité est la
conséquence de l’absence de matériel végétal performent, du non suivi des itinéraires
techniques, la forte instabilité et la faiblesse des prix aux planteurs, le manque
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d’organisation de la commercialisation, la mauvaise qualité des produits et le manque des
normes et d’information sur la qualité des noix, le coût élevé du transport pour acheminer
les produits vers Abidjan , l’absence de financement pour effectuer la collecte et le
caractère informel des opérateurs dans la collecte des noix . La structure « l’Interprofession
de la filière anacarde (Intercajou) » a été crée en 2007 , elle réunit les différentes
professions de la filière et elle est chargée de déterminer le prix d'achat de la noix de cajou
et des autres produits de l'anacarde à travers la mise en place d'une structure de prix
agréé.
Quatre groupes d’opérateurs interviennent dans la filière en Côte d’Ivoire. Ce sont : les
producteurs et leurs associations, les acheteurs (pisteurs, acheteurs intermédiaires et gros
acheteurs), les exportateurs (sociétés commerciales) et les transformateurs.
Les exportateurs sont constitués des sociétés commerciales et des coopératives
exportatrices. La quasi-totalité de la production ivoirienne d’anacarde est exportée sous
forme de noix brute principalement vers l’Inde (95 %) et le Vietnam (5 %). Il n’existe pas
encore d’association d’exportateurs. Une trentaine des sociétés commerciales exportatrices
ont été repéré. Les plus importantes sont Olam Ivoire (25%), Dincom-CI (11%) et Cap-CI
(9%).
A niveau de la transformation, le principal produit tiré de la noix de cajou est l’amande
grillée. Les autres produits dérivés du cajou sont : le baume cajou, la pomme cajou et les
coques. Mais ces produits ne sont pas valorisés par les transformateurs locaux de la filière
cajou. Pourtant, elles représentent des opportunités très rentables. La transformation locale
permet de doubler les recettes d’exportation or, la Côte d’Ivoire exporte à l’état brut
l’essentiel de sa production de noix. Le manque à gagner est donc énorme. Ceci laisse
entrevoir les difficultés qui minent la filière ivoirienne.
La filière compte 4 grandes unités de transformation fonctionnelles : l’unité de la société
OLAM à Dimbokro (4000 tonnes/an), et SITA.SA à Odienné (2500 tonnes /an) et La
COPABO_ Coopérative des producteurs agricoles de Bondoukou (204 t/an) et la Sté
COGES une capacité de traiter manuellement 10000 t de noix brute soit 2500t d’amandes.
A coté des ces unités semi industrielles, il existe près d’une dizaine d’unités artisanales.
Par ailleurs, depuis 2005, on assiste à l’installation de micro unités artisanales de
transformation de noix de cajou appartenant à des coopératives de femmes (productrices
ou non) dans les régions du Zanzan et du N’ZI Comoé. Les exportations des produits de
l’industrie de l’anacarde en Côte d’Ivoire se résument essentiellement aux amandes amis
les volumes exportés sont faibles comparativement à la production nationale de noix de
cajou. L’étude a confirmé qu’en total la capacité annuelle de transformation installée à
Côte d’Ivoire est de 20 354 tonnes dont seulement 6 637 tonnes par an est utilisée et
l’emploi dans la transformation est estimé à 2900 salariés,
Il existe un marché local des amandes. Elles sont proposées aux consommateurs sous
formes grillés et salées. Le marché est surtout approvisionné par les unités artisanales des
femmes. On retrouve ces produits aussi bien dans les rayons des supermarchés que dans
le commerce informel. Le conditionnement des produits est rudimentaire, il s’agit
généralement d’un sachet plastique. Certaines vendeuses de détail achètent aux
productrices des quantités relativement importantes en vrac et font elles-mêmes leurs
propres conditionnements (différentes quantités) qu’ils proposent ensuite aux clients sur les
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trottoirs. La consommation de ces produits n’est pas très répandue. Aussi, le marché local
n’absorbe qu’une faible portion de la production nationale. Il n’existe pas actuellement de
statistique concernant la demande locale.
Vu le potentiel national de la production de noix de cajou et la possibilité d’ajouter de forte
valeur par la transformation en noix de cajou, l’huile et baume cajou et valorisation de
coques il est recommander que l’état apporte son soutien organisationnel, financier et
fiscal aux acteurs privés concernés.

La filière Riz (Cote d’Ivoire)


Le rapport du consultant national de la Côte d’Ivoire ne donne pas à ce jour d’informations
statistiques sur la filière riz qui est prioritaire pour ces pays, donc il est recommandé de
poursuivre une étude spécifique pour la filière Riz à la Côte d’Ivoire
--

A niveau de secteur agroindustriel, la Côte d’Ivoire a déjà choisi de promouvoir la


transformation locale de ses principaux produits agricoles et la gouvernance a un plan
d‘action pour renforcer et d’améliorer la compétitivité des entreprises et la qualité des
produits par le renforcement et la mise en place de plusieurs structures d’appui et
d’accompagnement. Pour atteindre cet objectif, une série de mesures sont prises aux
plans institutionnels et réglementaires en vue d’intensifier la valorisation des ressources
locales par l’augmentation du taux de transformation des matières premières agricoles.
Les autorités ivoiriennes visent o favoriser l’exportation des produits manufacturés à lieu
des produits crus pour augmenter la contribution de l’industrie à un taux de 35% du PIB.
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6 Résumés des filières agroindustrielles prioritaires à Guinée Bissau

Avec 36 125 km² de superficie et une population de 1,6 millions des habitants, la
République de Guinée-Bissau (RGB) est un pays de taille limitée présentant une densité
réduite de population (34 hab. /km²). 75% de la population est rurale et l’essentiel de la
population urbaine est concentré sur Bissau. Le taux de croissance de la population était
estimé à 3%. Le climat varie beaucoup de la Côte (jusqu’à 2600 mm de pluies annuelles au
sud) vers l’intérieur des terres (1200 mm). La saison des pluies va de juin - juillet à octobre,
la période de culture dure de 160 à 190 jours par an. La Guinée-Bissau appartient au
groupe des pays les plus pauvres du monde et le niveau actuel de croissance de la
pauvreté est très préoccupant. Les résultats de l’Enquête légère pour l’évaluation de la
pauvreté en Guinée Bissau réalisée en 2002, indiquent qu’environ 65% de la population
vivent dans la pauvreté, c'est-à-dire avec un revenu de moins de 2 $EU (environ 1070
FCFA) par jour et 21% dans l’extrême pauvreté, c'est-à-dire avec moins de 1 $EU (environ
535 FCFA) par jour. La pauvreté est très importante, surtout en zone rurale où se
concentrent 84,5% des pauvres. La Guinée Bissau, malgré la taille réduite de son territoire
dispose de potentialités et ressources naturelles non négligeables.
Le secteur primaire inclus l’agriculture, l’élevage et la pèche. L’agriculture est la base de
l’économie ; elle fournit environ 68,7 % du PIB, 80 % de l’emploi et plus de 90 % des
exportations. Le secteur manufacturier contribue modestement les 9.9% au PIB et le
secteur tertiaire des services représente 1,9 % de contribution au PIB. Le nombre des les
petits producteurs des villages (Tabancas) est estimés à près de 90.000 exploitants et ils
constituent l’essentiel de la population rurale et réalisent 90% de la production. Il y a aussi
1 200 concessions (Ponteiros) qui sont des exploitants agricoles modernes disposant de
concessions foncières importantes. Mais l’agriculture reste concentrée essentiellement sur
la production de noix de cajou, qui représente 93% des recettes d’exportation du pays mais
la dépendance du pays vis-à-vis d´un unique produit d´exportation, la noix de cajou, rend
son économie vulnérable. En 2008 la production de pomme- cajou était de 880.000 tonnes
Selon la Direction de Services des Statistiques Agricoles la production vivrière de la Guinée
Bissau est estimée en 2007/2008 à 263 056 tonnes, dont 182 287 tonnes de céréales. La
production de céréales est composée de 127 249 tonnes de riz, 55 038 tonnes de céréales
sèches, dont (14 633 tonnes de sorgho, 13 907 tonnes de maïs, 26169 tonnes de mil et
329 tonnes de fonio). La production d’arachide est estimée à 24 709 tonnes et les
tubercules sont à 55 590 tonnes.
Les produits d´élevage constituent 17% du PIB national et 32% du PIB du secteur agricole.
Sur la base d´estimations faites en 2000, les effectifs du cheptel seraient de : 512.000 têtes
de bovins dont 74% dans la zone Est du pays ; 340.000 ovins, dont 85% dans la zone Est ;
265.000 caprins, dont 58% dans la zone Est et 26% dans la zone Nord ; 95.000 porcins,
dont 49% dans la zone Nord, 19% dans la zone Sud et 17% dans les îles Bijagós et plus de
869.000 volailles distribuées assez uniformément dans les différentes zones. La filière
laitière est caractérisée par un déficit de l’offre. La production de 12000 tonnes n’arrive pas
à satisfaire les besoins du marché local.
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Le secteur de la pêche représente une richesse naturelle importante pour la Guinée Bissau
dont les eaux comptent parmi les plus poissonneuses du monde et très riche en ressources
halieutiques diverses : poissons, crustacés et mollusques. Cependant, elle est cantonnée
au stade artisanal, dans les "îles Bijagos" ou sur la frange côtière. Cette activité participe
très fortement, aux recettes courantes du budget de l'État, environ 40%. Aujourd’hui, les
recettes générées par ce sous secteur sont estimées à plus de 141 millions de $ US par
an, d’après une étude du projet du secteur privé, sur les filières de pêches, juin, 2004.
Le secteur industriel à Guinée Bissau est très fragile par rapports aux autres pays de
l’UEMOA. Le tissu entreprenariat national est incapable de réhabiliter le secteur sans
l’appui et l’effort que ce dernier a besoins. Mais le Gouvernement ne dispose pas de
ressources suffisantes pour stimuler le relancement du secteur de l’entreprise. Les
investisseurs externes et les principaux partenaires de développement de la Guinée Bissau
ne se sentent suffisamment assurés pour investir dans le secteur, sans compter les
entraves relatifs aux procédures fiscaux et administratifs très lourds appliquées pour la
constitution d’une entreprise, capital minimum pour commencer une affaire, les coûts
d’autorisation pour constituer entreprise, le nombre de jours pour enregistrer une société,
etc.

Le secteur tertiaire, est dominé par le commerce, domaine d’activité d’une grande partie
des entreprises privées du pays, la restauration et l´hôtellerie. Le système bancaire se
limite actuellement à l’existence de quatre banques commerciales à savoir ; Banque
d’Afrique Occidentale (BAO) ECOBANK, Banque de l’Union (BDU) et Banque Régionale de
Solidarité (BRS). Seule la banque BRS a vocation au financement du secteur agricole, les
autres sont plus orientés au financement d’opérations commerciales dans l’Import-export.
La Fondation Guinéenne pour le Développement de l’Entreprise Industriel (FUNDEI)
donne des petits crédits à PME/PMI.

L’étude a identifié 5 filières agroindustrielles ayant un potentiel de développement


économique : Riz, Cajou, Bétail – Viande, Lait et Pêche
La filière Riz (Guinée Bissau)
Selon la Direction de Services des Statistiques Agricoles la production vivrière de la Guinée
Bissau est estimée en 2007/2008 à 263 056 tonnes. Un total de 182 287 tonnes de
céréales ont été produits dont 127 249 tonnes du riz. La superficie exploitée pour la
production de riz est de 70 086 ha situés principalement dans les régions de Bafata, Gabu,
Biombo, Cacheu, Oio, Bolama, Quinara et Tombali.
La production annuelle de céréales par habitant est de ~144 kg dont le riz représente
70%. La consommation annuelle de céréales par habitant est de ~160 kg dont le riz
représente 120 Kg. Le taux d’auto approvisionnement est de 57 % et 64000 tonnes de riz
sont importés annuellement. La compétitivité de cette filière pourrait être améliorée par la
réduction de contraintes suivantes :
(i) l’enclavement des zones de production et l’inexistence de moyens de transport
adaptés, mauvais état du réseau secondaire, capacité de transport maritime
obsolète, l'entrave à la circulation des biens du fait du montant élevé des taxes
officielles ou officieuses sur le transport
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(ii) les entraves à la commercialisation des produits agricoles notamment les offres
atomisées, le manque de crédit de commercialisation, le décorticage traditionnel par
les femmes et les jeunes filles en milieu rural, l'absence et/ou la disparition des
réseaux de petits commerçants dans les zones de forte production
(iii) la dégradation du principal système de production, le riz de mangrove,
(iv) le manque d’appui adapté à l’amélioration des techniques traditionnelles d'une
riziculture qui est un exemple d'adaptation au milieu,
(v) le manque de capacités de transformation (petites rizeries), l'émigration de la
main d'œuvre vers les centres urbains et vers les pays voisins
(vi) les nombreuses exonérations sur le riz commercial importé et la non perception
des taxes dans de nombreux cas.
A Guinée Bissau le riz est le principal axe de development dans la filière céréales car le Mil,
le sorgho et le maïs représentent peu de production agricole en comparaison. Néanmoins
ont peut citer la production annuelle de mil a été en moyenne sur les quatre dernières
années d'environ 18 000 tonnes, soit une baisse de l'ordre de 25 % par rapport à ce qu'elle
était dans les années 1990-1995 (24 000 tonnes en moyenne par an). Celle de sorgho a
été de 13 000 tonnes sur la même période (baisse de 14% par rapport à la période 1990-
1995). Le maïs contribue au bilan avec une production annuelle de l'ordre de 22 000
tonnes en moyenne sur les trois dernières années. Ceci correspond à une augmentation
de ~30% en 10 ans.
La transformation au niveau de cette filière est peu développée. Aucun produit céréalier
n’est transformé au niveau du pays. Il y a une volonté politique pour assurer la
mécanisation au long de la chaîne de la filière par introduction des petites unités de
transformation et mises au marché des produits agricoles et faire face aux importations du
riz. Dans le cadre de la transformation poste récolte, Il est recommandé d’améliorer le
décorticage, la collecte primaire au niveau villageois et auditer les unités industriels
existantes faisant et tirer des conclusions pour leur développement.

La filière Cajou (Guinée Bissau)


En 2008 180 000 ha ont été exploités pour avoir une production de 880.000 tonnes de
pomme- cajou le rendement de noix de cajou était de 130.000 tonnes dont 106.457 tonnes
ont exportées à un prix moyen de 450 FCFA/ kg. Les excellentes conditions pour la
production de la noix de cajou que le pays possède lui donnent un avantage comparatif
non négligeable avec une productivité supérieur allant jusqu’à 1000 Kg/hectare. Mais, les
techniques de production sont rudimentaires, aussi bien chez la presque totalité des «
pontiers » ou de plantations à vocation agro-industrielles que chez l’ensemble des
agriculteurs traditionnels. Le caractère semi-intensif de l’intervention culturale apparente
l’anacardier à un produit de cueillette. Parmi les freins à une amélioration des rendements,
il convient noter : une grande hétérogénéité variétale, des densités de semis trop élevées
(420 pieds en moyen par hectare) et de soins culturaux trop réduits. La question de qualité
de noix cajou démure un problème au niveau de producteur et un système d’encadrement
efficace est nécessaire
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Aussi, les mécanismes d’appui aux producteurs sont peu performants, l’organisation de la
collecte est peu efficace tandis que le niveau de transformation est inexistant malgré la
présence d’un centre techniques d’assistance, 3 Instituts de formation et recherche
formation et 3 Centres de recherche.
La filière n’est pas encore bien organisée, car il n’y a pas des organisations paysannes
productrices de noix de cajou. L’ANAG est la principale organisation privée qui représente
les intérêts des petits, moyens et grands agriculteurs guinéens. Elle a comme mission
fondamentale promouvoir le développement du secteur agricole, augmenter le rendement
des agriculteurs et contribuer ainsi pour la croissance économique du pays.
Pratiquement, toute la production de noix de cajou est exportée par Inde, sans quelque
valorisation locale pour avoir une valeur ajoutée. Seulement 3% de la Production est
transformée au niveau national par les petites unités industrielles. La réexportation du
produit transformé est faite par Inde à travers les grands marchés consommateurs, en
particulier les Etats Unis d’Amérique et pays de l’Union Européenne. L’étude à identifié 4
grandes entreprises ayant un projet de construction d’une usine de transformation, 4 PMI
réalisant une transformation de 1200 tonnes par an et 24 micro entreprises artisanales et
informelles en transformation de noix de cajou, jus et bosson. Les unités de transformation
ont besoin, notamment (Laboratoires, parques industriels, lignes de crédit....) pour
augmenter leurs capacités de transformations et assurer la qualité de l’amande. À l’égard à
ces constats, le Gouvernement est déterminé à encourager le développement d’une
politique de transformation et de marketing qui permette d’augmenter la valeur ajoutée
locale et de création d’emplois.
Guinée Bissau a besoin d’augmenter la transformation de noix de cajou en produits
industriels de haut valeur ajoutée par l’application d’une technologie de transformation
adoptée, par respect des normes selon exigences du marché, par l’augmentation de
l’investissement dans les équipements modernes et par une politique de commercialisation
et exportation qui favorise les industriels de la filière

La filière Bétail – Viande ((Guinée Bissau)


L’élevage occupe une place importante dans l’économie nationale, il représente 17% du
PIB et environ 32% du secteur agricole. L’une activité pratiquée par environ 96 700 mil
familles. Les zones d’élevage qui occupe une place importante, sont situées dans les
zones de l’est (85%) et du Nord que comptent environ 95% de la charge animale des
ruminants. La grande majorité du bétail est gérée par des agropasteurs peuls. En 2000, le
cheptel national est estimé à 512.000 bovins ; 340.000 ovins, 265.000 caprins, 95 000
porcins et 869 000 volailles. Cela se traduit par la production total de viande par/an de 6
500 tonnes équivalent de 2,6 Kg/hab. de la viande bovine et 3,4 kg/hab. de la viande
porcine. Malgré le pays dispose d’une potentialité considérable pour la production animale,
registrant cependant, le déficit significatif de produits d’origine animale qui l’oblige à
importer la quasi-totalité du lait, œufs et viande des poulets de chair pour
l’approvisionnement des centres urbains.
La viande, le lait et œufs font parties des aliments de base à part du riz et des autres
céréales. L’offre de produits d’origine animale est très basse. L’offre est tellement
irrégulier et l’accès aussi à ces produits très problématiques. La consommation en viande
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est faible : 7,7 kg par habitant par an dont 2,6 kg de viande bovine et 3,4 kg de viande
porcine.
Les principales contraintes au développement de l’élevage sont liées au manque de
pâturages, à la santé animale, à une certaine dégénérescence génétique des races locales
et, surtout, à l'insuffisance des points d’eau pendant la saison sèche qui contraint les
éleveurs de bovins à ramener leur bétail vers les zones de bas-fonds durant cette période.
L’étude a fait des recommandations suivantes pour développer le potentiel existant de la
filière bétail -viande et son intégration dans le développement agro-industrie
• la réduction du taux de mortalité d’animaux à travers une meilleure alimentation et
de couverture sanitaire d’animaux. Aider à l’introduction de nouvelles races et
soutenir la recherche pour l’amélioration génétique des races locales
• la formation en santé animale de base des éleveurs et l’approvisionnement des
intrants vétérinaires ;
• L’élevage extensive et valorisation des animaux à cycle court et la valorisation
d’animaux à cycle court. En effet, l’utilisation des espèces de cycle court, capable à
la production intensive et l’obtention de gains de productivité peut réduire
rapidement les carences du pays ;
• Valorisation des sous-produits agricole et agro-industriels locaux pour leur
incorporation dans la fabrication des rations pour les animaux ;
• l’amélioration de l’infrastructure rurale et réduire le carence d’eau ;
• diffusion et adoption des technologies appropriées ;
• création de l’environnement économique favorable pour le développement de
l’élevage.

La filière Lait (Guinée Bissau)


L’étude montre que la production totale du lait est de 12000 t/ an dont probablement 5000
t /an du lait frais. Une grande partie du lait frais est autoconsommé par l’éleveur même. .Il
n’y a pas une seule unité de transformation laitière à niveau du pays donc il y a certain
potentiel de développement économique. Mais la race locale est peut productive a cause
d’un potentiel génétique faible (~1 kg /j). L’amélioration de la production laitière a donc été
inscrite parmi les objectifs nationaux de la production animale dans les pays. Pour atteindre
cet objectif, la connaissance des conditions actuelles de production et les incitations
économiques possibles à l’amélioration de la productivité s’avère indispensable. En
particulier, l’évaluation des ressources productives utilisées par les éleveurs est une étape
importante du processus d’amélioration de la production domestique du lait et des produits
laitiers.
L’étude a fait des recommandations suivantes pour le development de la filière lait en
Guinée Bissau
• créer des conditions d’élevage acceptable pour un cheptel laitier ;
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• développer la production laitière à partir des races locales ; aider à l’introduction de
nouvelles races meilleures productrices et soutenir la recherche pour l’amélioration
génétique des races locales
• organiser la collecte d’un lait propre et sain en respectant le refroidissement du lait ;
• promouvoir la création des entreprises de transformation laitière ;
• aider à réorganisation de la chaîne du froid pour les produits laitiers ;
• organiser les contrôles laitiers, qualité, fraudes ainsi que le conseil aux éleveurs ;
• assurer les soins gratuits aux vaches laitières ;
• favoriser l’accès aux compléments alimentaires de bétails sous forme de tourteaux
de graine de coton et autres sous produits agroindustriels ;

La filière Pêche (Guinée Bissau)


La Guinée-Bissau dispose d’un potentiel en ressources halieutiques de 1,3 million tonnes.
Le secteur de la pêche emploi 10.000 personnes. En 2006, la contribution de la pêche au
PIB était 6.888 millions de FCFA. Ce qui fait 12,7% de PIB du secteur primaire et 7,1% du
PIB total. La filière représente 4% des exports du pays et apporte une contribution de 40 au
budget d’état. Il y a ~3.360 pêcheurs artisanaux dont 50% viennent des Pays voisins
(Sénégal, Guinée Conakry, Serra Leone, Ghana et Mali. Le nombre de pirogues est estimé
à 3500 à 3700 (35% motorisées dont 90% appartiennent aux étrangers. La capture
annuelle de poissons par les pêcheurs artisanaux est de l’ordre de 135.000 t dont 24.000 t
sont vendues dans le marché local. La consommation annuelle de poisson est de 27 kg /
personne / an.
Les contraintes de filières sont listées ci- dessous :
• La dégradation irréversible des zones côtières (pollution, destruction des
mangroves, etc.) et son impact sur l’activité de pêche ;
• L’inapplication de la réglementation des pêches du fait d’un système de contrôle et
de surveillance des pêches inefficace
• Les difficultés de cohabitation entre pêche artisanale et pêche industrielle;
• Le gaspillage des ressources en mer (rejets en mer)
• Une mauvaise organisation de la filière halieutique
• Le secteur de la pêche est resté cantonné au stade artisanal, dans les îles Bijagos
ou sur la frange côtière, malgré l’abondance des ressources halieutiques, ce secteur
est quasiment marginalisé. Une grande partie de la Pêche industrielle est faite au
large des côtes guinéennes de façon exclusive par des navires étrangers.
Le niveau de transformation est faible et concerne principalement la congélation dont la
capacité installée est sous utilisée. La chambre froide guinéo-chinoise et guinéo-
algérienne nécessitent une modernisation de ses moyens de congélation.
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La Guinée Bissau n’a pas encore agreement pour assurer son exportation des produits
transformés (poissons séchés, fumés, volutes, murex séchés, ailerons de requins séchés
…) sur le marché de l’Union Européenne (UE) pour raison de non-conformité aux
exigences des Directives Communautaires faut de, la manque d’une autorité compétente
pour assurer l’inspection et contrôles vétérinaires et qui peut émettre des certificats
sanitaires pour exportation des poissons.
Vu la consommation nationale et le potentiel de l’export, la pêche est l’un des principaux
secteurs qui offrent des possibilités de développement rapide Les principales
recommandations identifiées pour le développement de la pêche à Guinée Bissau sont :
• Définir les politiques et stratégies de development de la pêche ;
• Créer un système de suivi et évaluation de stock des ressources halieutiques ;
• Créer une autorité compétente pour assuré l’inspection et la certification des produits de
la pêche pour exportation ;
• Renforcer la capacité d’analyse des laboratoires ;
• Promouvoir à la création des infrastructures de stockage, de conservation et de
transformation des produits de la pêche ;
• Améliorer l’infrastructure du port de pêche
• Rendre disponible les matériels de pêche adapté au niveau local;
• Assurer un système fonctionnel de surveillance maritime ;
• Promouvoir la capacité d’intervention du secteur privé due aux faibles bénéfices dans
ce secteur conséquence d'une concurrence biaisée sur le marché national par la
commercialisation du poisson provenant des contreparties des licences ;
• Appuyer à la création des unités de congélation, conservation, emballages et de
transformation de produits de pêche ;
• Appuyer secteur privé pour la création des chalutiers nationaux pour la pêche
industrielle ;
• Améliorer les connaissances des pêcheurs sur les techniques de la pêche artisanale;
• Améliorer les connaissances sur la situation biologique des ressources existantes dans
la zone réservée à la pêche artisanale ;
• Renforcer les systèmes de contrôle et gestion de la biodiversité maritime ;
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A niveau de l’ensemble de filières de la Guinée Bissau, l’’étude à cité qu’une manque


d'informations statistiques fiables a rendu difficile l'appréciation de la contribution du
secteur industriel à l'économie et la fixation d'objectifs quantifiable en termes de
quantification du potentiel. L’étude a soulignée certaines recommandations déjà en
connaissance du gouvernement qui sont :
• Elaborer des politiques et stratégiques pour le développement du secteur industriel
et créer l'environnement favorable au développement des entreprises ;
• Promouvoir la création, la diversification et l’intégration de petites et moyennes
entreprises agricoles, artisanales, industrielles harmonieusement réparties dans
l’étendue du territoire national en fonction des potentialités et avantages comparatifs
de chaque région, grâce à une politique de décentralisation industrielle conséquente.
• Promouvoir la création d’une offre de produits industriels compétitifs et à haute
valeur ajoutée, suffisamment importante pour satisfaire une bonne partie de la
demande nationale mais également du marché communautaire et international,
grâce à un outil industriel remis à niveau et géré avec des capacités managériales
avérées ;
• Encourager l’innovation technologique et une politique de qualité, de normalisation,
de certification et de métrologie adossée aux standards internationaux ;
• Créer un réseau d’infrastructures (parcs industriels, voies de communication etc..) et
d’activités de soutien (sous-traitance, appui-conseil, facilitations diverses etc..)
grâce à des services publics et privés de qualité ;
• Résoudre les difficultés de l'approvisionnement en énergie électrique figure parmi
les plus grands obstacles au développement économique et social. Seulement 5,7%
de la population a accès à l'énergie électrique, et ce de manière irrégulière. Dans la
capitale, Bissau, cette proportion monte seulement à 12,9%. Cette situation affecte
la qualité de la vie des populations et gêne le développement des activités
industrielles et les services.
• Renforcer la coopération entre leur secteur privé respectif par des échanges
d'expérience en matière de qualité, d'informations économiques, et de normalisation
;
• Mettre en place des systèmes de financement appropriés aux entreprises et
notamment aux PME/PMI.
• Appuyer le secteur privé dans l’amélioration de la capacité technique des acteurs
• Créer un environnement favorable aux affaires et investissements privés dans les
domaines du commerce, industrie et artisanat et promouvoir les investissements
étrangers directs. Simplifier l’environnement administratif des entreprises;
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7 Résumé des filières agroindustrielles prioritaires au Mali

La République du Mali a une population de 13.5 Millions (2005), il est situé à 700 km de la
mer, en plein cœur de l'Afrique de l'Ouest, le Mali est entouré de sept pays : Sénégal,
Mauritanie, Algérie, Niger, Burkina Faso, Côte d'Ivoire et Guinée. Le Mali a une superficie
de 1 240 000 km2 et son climat et la végétation sont répartis en trois zones : au Nord,
zone désertique, végétation herbacée (zone saharienne) ; au centre, zone sahélienne très
chaude, végétation d'épineux ; au sud, climat soudanien, domaine de la savane et de la
forêt claire.
Le structure de PIB en 2003 du pays a été repartie en secteur primaire (38,4%) ; secteur
secondaire (36.1% dont uniquement 2.8 % pour le secteur manufacturier) ; et secteur
tertiaire (35.5%)
Le secteur primaire inclus l’agriculture, l’élevage, la pèche et les mines comme suit :
L'agriculture : Main d’œuvre agricole représente 79% de la main d’œuvre totale. Est
très dépendante de la pluie et des engrais. Les productions varient de 25% selon la
pluviométrie. Avec l'élevage, elle est le pilier de l'économie malienne. La production
d'exportation est essentiellement constituée par le coton et l'arachide. Autres
productions : mil, sorgho, maïs, riz, fruits et légumes.
Le Cheptel malien se compose de 6,4 millions bovins, 15,9 millions des ovins et
caprins et 28 millions de volailles.
La Pêche : Pratiquée dans la boucle du fleuve Niger, la pêche emploie environ 100
000 personnes et produit, en année moyenne, 100 000 tonnes dont au moins 20 000
sont exportées vers les pays voisins.
Les Mines : L'industrie extractive se compose de phosphates, de bauxite, de
manganèse, d'uranium, de marbre, d'or…
L’activité du secteur secondaire (activité industrielle) est rendu particulièrement difficile à
cause de l’enclavement du pays. Les principales branches d'activités sont le bâtiment et les
travaux publics, les industries agroalimentaires, l'électricité, l'eau et le textile.
Le secteur tertiaire comprend essentiellement les banques, la télécommunication, les
assurances, le commerce et le tourisme. Le réseau malien compte environ 50 000 km de
routes et de pistes. Le réseau ferroviaire s'étend sur 642 km, sur une ligne KOULIKORO /
BAMAKO / KAYES qui fait la jonction avec les chemins de fer sénégalais à hauteur de
KIDIRA. Le trafic s'effectue aussi sur les fleuves sur un total de 2 334 km
Au Mali, le secteur de l’agro-industrie est très peu financé. Les banques sur place
considèrent ce secteur comme un secteur a grands risques du fait non seulement des
conditions agro climatiques aléatoires, mais aussi de la faiblesse du niveau de production
des matières premières, du coût élevé de l’électricité pour la transformation des produits,
aussi de la faiblesse de la rentabilité des unités de transformation. Mais un vrais potentiel
de transformation poste récolte et poste élevage existe en effet la présente étude a
identifié filières suivantes agro-industrielles comme de filières ayant un potentiel de
développement agroindustriel au Mali : coton, fonio, la mangue, le karité, le sésame, la
filière bétail- viande, le lait et les cuirs et peaux.
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La filière Mangue (Mali)

Selon cette étude ; au Mali à moyen entre 2005 et 2007, une superficie totale de 6000 (ha)
était cultivée pour la mangue avec un rendement 25 tonnes/ha pour une production
nationale de 150000 tonnes dont 5119 tonnes sont exporté comme fruits frais sans
transformation en plus, il y a aussi en plus l’exportation informelle vers la Côte d’Ivoire. Le
nombre total d'emplois dans la filière est de ~15000.
L’exportation de mangue du Mali est une opération rentable car la marge par kg de
l’exportateur par avion est estimé à ~148 FCFA /kg, la marge de l’exportateur par bateaux
est estimé ~76 FCFA/kg et la marge de pisteur varie entre 10 FCFA/kg. Le prix producteur
en moyen varier entre 83 à 90 FCA /kg. Comme le marché européen de la mangue bateau
est en forte progression (de 44 000 t en 1993 et de 120 000 t en 2000) le Mali peut adopter
une démarche soutenue/ agressive de sa commercialisation

La transformation est assurée généralement par les unités artisanales, semis industrielles
et industrielles. Il n’existe pas au Mali une structure spécialisée chargée de l’encadrement
de la transformation. Ce sont des opérateurs économiques qui sont réunis au sein au sein
de la Fédération Nationale des Transformateurs de produits agricoles.

Pour la transformation, l’étude confirme l’existence de : 2 grandes entreprises (55% du


tonnage), 55 PMI (30% du tonnage) et 15 entreprises artisanales et informelles (15% du
tonnage) ces entreprises emploient ~2500 salariés. Les produits de la transformation sont
les jus, la confiture, le sirop et les us, mangues séchées.
Les contraintes majeures de ces unités, en dehors de l’acquisition d’équipements adéquats
de transformation, se résument aux difficultés d’accès au crédit, manque de fonds de
roulement, l’inexistence de fonds de garantie, d’approvisionnement en matière première et
en emballage appropriés , manque d’ appui à la promotion des produits et de
commercialisation des produits finis.

L’étude a recommandé :
- A niveau de verger traiter les aspects suivants
- résoudre problèmes phytosanitaire (anthracnose et mouche),
- essayer d’avoir une belle coloration homogène des fruits et fruits calibrés
- essayer d’avoir des fruits fermes et savoureux, avec une bonne durée de vie,
- assuré une la fiabilité et la régularité des flux et de la qualité
- appuyer la formation de pépiniéristes, et faire la promotion des vergers de manguiers
dans la politique de reboisement en milieu rural doivent, afin d'encourager le
rajeunissement du verger.
- Négocier les couts de transport maritimes par rapport à une évaluation et anticipation du
volume des commandes pour l’exportation.
- la mise en place d’une unité semi industrielle moderne de transformation de la mangue
en pulpe, jus, confiture et en mangue séchée à Sikasso pour réduire le niveau des
pertes qui peut atteindre ou dépasser 50% de la production selon l’Association de
Producteurs de Mangue de Sikasso) et de valoriser la ressource au profit des acteurs.
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- l’appui aux unités artisanales de transformation déjà existantes notamment à travers
l’équipement et les bonnes pratiques de transformation
- l’amélioration de l’emballage/conditionnement notamment pour la conservation et
l’exportation vers les marchés éloignés
- Améliorer les conditions climatiques et hygiéniques stockage des mangues pour réduire
les infestations doc les pertes
- Améliorer la qualité des cartons utilisés pour l’exportation des fruits frais
- favoriser l’utilisation des emballages appropriés tels que les sachets en polypropylène
pour le conditionnement des mangues séchées,

La filière Bétail- Viande (Mali)

Le Mali est un pays d’élevage avec un cheptel de plus de 6,4 millions de bovins, 15,9
millions d’ovins /caprins et 292 000 camelin. Malgré cet effectif important en bovins, ovins,
caprins et camelin, une bonne partie des abattages est effectuée en dehors des structures
contrôlées.
Actuellement, les exportations sont essentiellement constituées de bétail sur pied (bovine
et ovins-caprins) et sont de l’ordre de 200 000 têtes pour les bovins et 500000 têtes pour
les ovins caprins.

La transformation et commercialisation de la viande par des bouchés locaux s’effectuent à


partir des tueries non contrôlées qui produisent les 2/3 de la viande consommée. Le pays
dispose des aires d’abattage et des abattoirs dont 7 abattoirs municipaux fréquentés par
des bouchés et chevillards plus ou moins organisés. Seul l’Abattoir Frigorifique de Bamako
dispose d’une petite chambre froide. Les industries de transformation de la viande et de
ces sous produits sont quasi – inexistantes.

L’analyse de la situation de l’alimentation du bétail au Mali dégage les contraintes


majeures en termes des de la disponibilité insuffisante des aires pastorale et en points
d’eau permanents, le prix élevé de l’aliment bétail et l’insuffisance d’utilisation des sous
produits agricoles et agro-industriels

L’aviculture est très importante dans l’alimentation et l’amélioration des revenus du monde
rural. Avec plus de 28 millions de volailles et l’émergence de plusieurs fermes avicoles
modernes en périphérie de certains centres urbains, à côté de l’aviculture traditionnelle, le
secteur avicole constitue un potentiel de développement. Le volume de volailles
commercialisées sur les 5 principaux marchés du District de Bamako en 2003 est évalué à
1,3 millions de têtes, ce qui représente une valeur de plus de 2 milliards de FCFA. Malgré
cet immense potentiel, les produits avicoles sont peu transformés au Mali. Des études de
transformation des œufs en mayonnaise se sont révélées non rentables
Le commerce de volaille est essentiellement local et fonctionne de manière traditionnelle.
Les collecteurs font le tour des villages et marchés en milieu rural et achètent les poulets et
pintades qu’ils vendent à des grossistes situés le long des routes bitumées, qui les
revendent à Bamako.
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Le séchage est l’une des méthodes de conservation les plus répandues au Mali. Le
séchage est fait par lune combinaison de séchage au soleil et au fumage ou en four

Pour le développement de la filière il est recommandé de favoriser l’introduction de


nouvelles races et soutenir la recherche pour l’amélioration génétique des races locales,
former les éleveurs en santé animale, faciliter l’approvisionnement des intrants vétérinaires
et viser la valorisation des sous-produits agricole et agro-industriels locaux pour leur
incorporation dans la fabrication des rations pour les animaux et améliorer les codions
hygiénique de l’abattage et stockage. Favoriser l’exportation de viande par rapport à bétail
sur pieds

La filière Cuirs et Peaux (Mali)

Les cuirs et peaux sont essentiellement exportés. Ils constituent le second produit
d’exportation des produits d’élevage du Mali qui ont en nette progression. Avec une
contribution à l’économie nationale estimée à 3 milliards de francs CFA par an, le secteur
des cuirs et peaux est un apport considérable.
Les principales zones de production des cuirs et peaux sont généralement localisées à
proximité des villes et des agglomérations urbaines. Comme une bonne partie des
abattages (clandestins et rituels) est effectuée en dehors des structures contrôlées il est
difficile d’estimer les quantités de cuirs et de peaux réellement produites au Mali. Les cuirs
et peaux sont aussi utilisés sur le marché intérieur dans l’autoconsommation, l’artisanat et
l’industrie. Une quantité indéterminée des cuirs et peaux produits au Mali est utilisées par
les familles pour satisfaire les besoins domestiques. Le secteur de l’artisanat utilise environ
20% des cuirs et 30% des peaux produites au Mali. La technologie traditionnelle de
tannage est largement répandue au Mali.
C’est un tannage végétal pratiqué généralement par les femmes. Ce tannage concerne
surtout les peaux d’ovins et de caprins.
Sur le plan industriel, il existe au Mali trois tanneries, la TAMALI SA, la TAPROMA et la
TAO ayant en commun une capacité annuelle de 100 000 cuirs et 3 500 000 peaux (CAE,
2001). Présentement, le Mali exporte une partie de sa production de cuirs et de peaux,
brutes ou tannés, à destination de l’Europe, principalement l’Espagne, l’Italie et la France.
Les exportations dans la sous région se font en direction de la Côte d’Ivoire, du Ghana et
du Nigeria.
Les cuirs bruts de bovins sont dans la plupart des cas de qualité médiocre, à cause du
marquage au fer, de la médiocre dépouille et des méthodes rudimentaires de séchage et
conservation.
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La filière Lait (Mali)

Le lait au Mali apparaît comme une importante source potentielle de génération de revenu.
La production laitière annuelle du pays était estimée en 1995 à 933 630 tonnes (CAE,
2001) mais ~25% du lait frais est transformé reste du lait frais est autoconsommé par les
producteurs.

A cela s’ajoutent 85 millions de litres d’équivalent lait importé dont 64 millions consommés
par des citadins contre 21 millions pour les ruraux pour une valeur d’environ 11 milliards de
FCFA.

Au Mali, le lait cru est principalement transformé en lait frais pasteurisé, lait caillé, yaourt,
beurre, ghee et fromage. Parmi les unités artisanales de transformation de lait, on peut
citer les unités familiales, les centres de Collecte de Lait de Kassela et de Keleya et les
mini laiteries Danaya nono de Koutiala, San, Niono, Koumantou, Sikasso, Sevaré et Fana.
Parmi les unités semi industrielle de transformation de lait on note Harry Délices et Mam
Cocktail et quant aux unités industrielles, elles comprennent ILB, GAM, Ségou Lait,
SOLAIMA, EURO LAIT et l’usine Mali-lait

Il est très important d’entreprendre une étude pour établir les statistiques crédibles
concernant la production du lait frais, lait reconstitué, produits dérivés du lait et de
consommation nationale avant de mise à niveau de la filière lait au Mali

Les principales contraintes du secteur lait concernent à la fois la production et la


transformation qui doivent être prises ensemble dans la recherche de solutions
appropriées. La mauvaise qualité bactériologique de la quasi totalité des produits laitiers
artisanaux vendus sur le marché et les risques qui y sont liés pour la santé des
consommateurs il est fortement recommandé de :
- Favoriser amélioration génétique par sélection et par croisement des races locales
avec les exotiques;
- Faire une sensibilisation continue des éleveurs à la vaccination régulière du cheptel
et au respect des délais d’abstinence d’utilisation du lait après traitements des
laitières aux antibiotiques
- Assurer une bonne disponibilité en aliment bétail en quantité et qualité et
relativement un bas prix pour les éleveurs
- Mettre en place les infrastructures nécessaires pour la collecte, la conservation et la
distribution du lait local dans les zones rurales
- Sensibiliser les consommateurs aux dangers liés à un produit laitier de mauvaise
qualité
- Former les acteurs de l’élevage, de la production et la transformation aux bonnes
pratiques de production et d’hygiène et en bonne gestion de leur activité.
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- Mettre à niveau d’équipements de stockage, de transformation du contrôle de
qualité
- Faciliter l’acquisition d’emballages conformes aux normes.
- Favoriser la vérification régulièrement la qualité bactériologique de leurs produits au
niveau des laboratoires spécialisés

La filière Oléagineux (Mali),

La filière Sésame (Mali),

Au Mali, la superficie totale cultivée pour le sésame est de 26 795 ha avec un rendement
moyen de 400 kg / ha. La quantité de la production nationale est de ~10 720 tonnes.
Le sésame est bien connu dans le pays. Le sésame est essentiellement cultivé pendant
l’hivernage dans les cercles de San, Tominian (région de Ségou), Koro (région de Mopti),
Koulikoro et Banamba (Région de Koulikoro) Kita (région de Kayes)
Le sésame est une culture de diversité et est de plus en plus une source de revenu pour
les acteurs de la filière. Selon cette étude la contribution de la filière au PIB est de 0.4%, et
génère 47000 emplois
Le sésame est consommé essentiellement sous trois formes : graine, huile, tourteau,
destinés aux marchés de l’alimentation humaine, des cosmétiques, de l’alimentation
animale, Le sésame est aussi consommé en plats traditionnels ou cuit avec du sucre
comme friandise. Il n’y a pas encore au Mali une transformation industrielle du sésame. Il
y a une transformation artisanale qui s’effectue à petite échelle qu’il est difficile à apprécier
sans enquêtes spécifiques. Les quantités transformées dans ces domaines ne sont pas
maîtrisées.
30% de production peut être caractérisée biologique. En 2004 245 tonnes du sésame ont
été exporté. Une majeure partie a été exportée vers le Burkina Faso.
Les principales contraintes au développement de la filière sont d’ordre de l’insuffisance
d’organisation des acteurs et des sources de financement des acteurs de la filière,
l’insuffisance d’équipement de conditionnement et de transformation, absence de structures
spécialisée dans la certification du sésame biologique et l’Insuffisance de
formation/information des acteurs sur la maîtrise des itinéraires techniques de production,
de transformation et de marketing du sésame.
Comme la demande extérieure de sésame est de plus en plus forte il existe un bon
potentiel de transformation de sésame notamment pour la valorisation par le label « Bio ».
L’étude a aussi soulignée les axes suivants de development de la transformation du
sésame au Mali
• Appui à l’acquisition de matériels et d’équipements de traitement
• Appui à la mise en place d’une unité pilote de transformation du sésame
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• Contribution a la mise au point d’un label Mali et label Bio, appuis pour la
commercialisation des produits transformés au Mali
• Appui à la création de Fonds de garantie
• Organisation des acteurs de la filière afin d’accroître leur capacité
• Appui au développement des infrastructures de stockage
• Appui à la vulgarisation du sésame et ses dérivés, développement d’unités de
nettoyage et facilitation d’accès à l’emballage approprié

La filière Karité (Mali)


Le Mali possède les 2/3 des peuplements de karité d’Afrique (CAE, 2001). Son potentiel de
production est estimé à 250 000 tonnes d’amendes sèches par an, et à partir d’un nombre
de pieds de karité estimé entre 141 et 150 millions. L'autoconsommation des ménages
ruraux et urbains est estimée entre 80 000 à 120 000 tonnes d'amandes séchées par an.
Dans tous les cas, le potentiel exploité serait en deçà de la moitié du potentiel. Selon cette
étude la contribution actuelle de 0.02 % au PIB national de la filière Karité peut s’améliorer
à 0.10%.

Les grandes zones de production sont: Bougouni, Koutiala, Kadiolo, Yanfolila, Kolondièba,
Sikasso, dans la région de Sikasso; Ségou, Bla et San, dans la région de Ségou; Dioila,
Kati, Kolokani, dans la région de Koulikoro; Kita, dans la région de Kayes; Bandiagara,
Bankass et Koro, dans la région de Mopti.
La collecte, la transformation et la commercialisation du karité occuperaient environ 3
millions de femmes maliennes et leur procureraient, en l'absence de chiffres confirmés,
environ 80% de leurs revenus annuels. L'essentiel de la production (~80%) de l'amande
commercialisée est exporté sans la transformation vers l'Union Européenne et le Japon.
Pour la transformation, l’étude confirme l’existence de : 10 grandes entreprises (6% du
tonnage), 50 PMI (31% du tonnage) et 100 entreprises artisanales et informelles (63% du
tonnage) ces entreprise emploient ~85000 salariés . Les produits du karité (amande et
beurre) sont très prisés sur les marchés nationaux, sous régionaux et internationaux. Les
usages du beurre de karité sont multiples : traditionnellement, il entre dans l'alimentation
humaine, la cosmétologie, la thérapeutique traditionnelle, la fabrication du savon et les
tourteaux pour alimentation animale. Dans les pays occidentaux, il existe trois secteurs
d'utilisation connus du beurre de karité: l'industrie de la cosmétologie, l'industrie alimentaire
et l'industrie pharmaceutique.
Le development de la filière passera par le lever des contraintes majeures identifiées lors
de cette étude tels que :
A niveau d’ l’organisation et gestion de la filière
• Manque de politique de développement de la filière Karité au Mali
• Insuffisance d’organisation des acteurs et des sources de financement des
acteurs de la filière karité
• Manque de professionnalisme des acteurs de la filière Karité
• Insuffisance de formation/information des acteurs sur la maîtrise des
itinéraires techniques de la filière karité
A niveau de la production et recherche
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• Problèmes d’enclavement des zones de production du Karité
• Insuffisance de financement de la recherche sur la filière Karité
• Producteurs (triceps) peu organisé (e) et l’insuffisance de formation des
actrices
• le manque d’équipements pour l’intensification du ramassage.
A niveau de la transformation ou valorisation industrielle
• Insuffisance de formation/information des acteurs sur la maîtrise des
itinéraires techniques de transformation du Karité
• Le manque d’équipements technologiques pour le séchage des noix et
l’amélioration de certaines opérations traditionnelles d’extraction du beurre
tels que le broyage des amendes et le barattage,
• Insuffisance d’équipement de conditionnement et de transformation du Karité
• le manque d’emballage approprié pour le beurre de karité,
• l’insuffisance de formation des actrices et Insuffisance d'organisation des
transformateurs du karité
• Coût élevé de la transformation du karité notamment le coût d’électricité et
l’eau
• Difficultés d'accès aux crédits de transformation du karité

A niveau de la commercialisation ou valorisation industrielle


• Non accès aux informations commerciales des produits du karité
• Insuffisances d’infrastructures commerciales et de moyens de transport du
karité et des produits du karité
• Non accès au crédit de commercialisation des produits du karité

Les principales contraintes qui doivent être levées pour le développement de la


transformation, conservation et commercialisation des produits agroindustriels peuvent
être résumées ainsi :

- Au plan de l’approvisionnement en matière première, les transformateurs sont


confrontés à un problème de qualité, de prix et d’infrastructures de stockage ;
- Echelle et itinéraires technologiques de transformation peu performante,
- Difficultés liées à l’utilisation et à la maintenance des équipements.
- La faible capacité technique des acteurs notamment en technologies de
transformation et en gestion/marketing ;
- Dans le contexte des relations partenariales entre acteurs, on constate une certaine
timidité dans les relations de travail ;
- Un faible niveau d’organisation et de structuration des acteurs (transformateurs,
distributeurs, équipementiers) surtout en termes de d’objectivité, de fonctionnalité et
de professionnalisme.
- L’insuffisance de qualité et de compétitivité de produits transformés ;
- Les difficultés d’emballage et conditionnement des produits frais et transformés ;
- En matière de commercialisation/consommation, ce sont surtout des insuffisances
liées à la stratégie de marketing (insuffisance de promotion) et les difficultés de
conservation des produits transformés ;
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- Faible surface financière des acteurs pour accéder notamment aux équipements et
technologies de transformation performants ;
- Les difficultés d’accès aux crédits (constitution de dossiers bancables, taux d’intérêt
élevés) ;
- Les difficultés de commercialisation (faible pouvoir d’achat des consommateurs,
habitudes alimentaires, concurrence des produits importés) ;
- l’environnement législatif et réglementaire peu favorable (inexistence et ou non-
application des normes);
- l’insuffisance d’inter relation entre la recherche et les transformateurs

La filière Coton (Mali)

Le secteur coton joue un rôle stratégique dans la politique de développement économique


et social du Mali. La culture du coton au Mali, qui est pluviale, est surtout pratiquée par de
nombreuses petites exploitations agricoles familiales du Sud et de l’Ouest du pays. Ces
exploitations, au nombre de 180 000 pour une population d’environ 3,7 millions de
personnes en 2006. La production moyenne de coton graine a été de 518 000 tonnes sur
les 5 dernières campagnes avec une pointe de 620 000 tonnes en 2003-2004. La culture
du coton constitue la principale source de revenu monétaire des exploitations agricoles
dans les zones cotonnières.

La filière coton au Mali c’est :


- 68,5 à 123 milliards de F CFA par an de revenus bruts pour le monde rural très
largement répartis y compris auprès des plus pauvres et avec un fort effet
d’entraînement sur les économies locales et nationale ;
- 107 à 200 milliards de F CFA par an de recettes d’exportation (soit 30 à 45% du total
suivant les années) ;
- 5 à 10 milliards de F CFA par an de taxes pour l’État (uniquement taxes directes
perçues à travers la CMDT) ;
- 5% à 8% du Produit Intérieur Brut ;
- 3,7 millions de personnes qui vivent directement des revenus de la culture du coton ;
- 4 000 emplois permanents et temporaires directs au niveau de la société cotonnière ;
- le développement des systèmes de production grâce à l’intégration « agriculture-
élevage », la production d’environ 1,3 millions de tonnes de céréales, le 1/3 de la
production nationale;
- la zone cotonnière (région administrative de Sikasso, une partie des régions de Ségou,
de Koulikoro et de Kayes) qui est actuellement la première zone d’élevage de gros
bétail du pays;
- le pilier principal du développement économique et social de la zone Sud du Mali à
partir duquel ont été bâtis les systèmes d’approvisionnement en intrants et de
financement des producteurs, le développement des infrastructures rurales,
l’organisation des producteurs, etc.
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La CMDT est la principale entreprise de la filière coton, son capital est détenu à 60% par
l'Etat et à 40% par DAGRIS. A niveau de producteurs il y a des associations villageoises,
coopératives et les groupements d’intérêt économique, Les Syndicats de producteurs de
coton (SYCOV, SYVAC, SYPAMO et SPCK).

L’industrie locale de transformation de la fibre de coton est constituée de seulement 3


unités fonctionnelles (COMATEX, FITINA et BATEXCI SA). La transformation locale ne
porte actuellement que sur environ 1% de la production nationale. Le secteur artisanal est
peu développé, mais présente un potentiel intéressant en liaison avec le secteur
touristique.

- La COMATEX (Compagnie Malienne des Textiles) a pour objet la production, la


commercialisation, l’exportation et l’importation des produits textiles tels que les fils,
les tissus, les tissus d’ameublement, les tissus à usage industriel ainsi que
l’importation et l’exportation de fils et toiles écrus.
- FITINA-SA (Fils et Tissus Naturels d'Afrique) transforme les matières premières
locaux pour produire des filés destinés essentiellement à l'exportation.
- BATEX CI produit et commercialise des filés de coton, des tissus écrus et tissus
imprimés.

Néanmoins, l’’étude a aussi mentionnée l’existence de l’Industries Textiles du Mali


(l’ITEMA) qui produit et commercialise des filés de coton, des tissus écrus et tissus
imprimés. A niveau de commercialisation, la Compagnie Parisienne du Coton (COPACO)
a une convention d’assistance pour la commercialisation de la coton fibre avec la CMDT

A niveau des huileries on trouve l’HUICOMA (Huileries Cotonnières du Mali) comme une
entreprise la plus importante, c’est une société anonyme d’économie mixte active dans la
trituration de graines de coton et autres produits oléagineux, ainsi que dans la fabrication
d’huile et de produits connexes à partir de ces matières premières.

A niveau de transport on trouve le parc de la CMDT et les opérateurs privés et à niveau


de financement dans la filière on trouve la Banque Nationale de Développement Agricole
(BNDA) et le Consortium européen pour le crédit coopératif (CECCM) qui est un
groupement d'ONG européennes et l'Union Européenne

Le coton malien a une bonne réputation. Les principales forces des systèmes de
production et de commercialisation du coton au Mali sont :
- Le bon niveau de technicité des paysans, un taux d'équipement assez élevé et une
récolte soignée
- L'augmentation des superficies cultivées en coton et gestion de la fertilité des sols.
- La diversification aux autre produits comme arachide, tubercules, légumineuses, pois
sucré, sésame…) permet aux agriculteurs de disposer de ressources financières à
d’autres périodes de l’année
- Un monde rural structuré et l'existence de cadres de concertation à divers niveaux
- Existence des mécanismes d'approvisionnement en intrants et de gestion de crédits
rodés
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- Les mécanismes de fixation et d'annonce d'un prix garanti avant les semis

Pour le development de la filière coton l’étude a fiat des recommandations suivantes :

- Encourager la production du « coton biologique » car les systèmes de production au


Mali sont de faibles consommateurs en intrants chimiques, les recherches pour la
lutte biologique y sont avancées et les producteurs ont déjà des pratiques adaptées
(utilisation de la fumure organique, désherbage manuel, etc.)
- Réduire les phénomènes de dégradation des sols
- Réduire les problèmes d'endettement des paysans et réduire le retard de paiement
du coton aux producteurs
- Améliorer la valorisation du coton à niveau national par la transformation
- Augmenter la production des aliments pour les bétails
- Réparer des pistes rurales dans les zones cotonnières ;

La filière Céréales (Mali)

Les produits céréaliers transformés sont les plus dominants sur le marché des produits
locaux transformés. Ils concernent et mobilisent un grand nombre d’acteurs (producteurs,
transformateurs, distributeurs, consommateurs) dans les différentes régions. Quatre filières
prioritaires sont retenues pour les interventions à mener à court et/ou moyen termes. Il
s’agit des filières
- mil/sorgho, dans la quasi-totalité des régions ciblées mais en commençant par
Bamako dans un premier temps ;
- la filière maïs dans la région de Sikasso
- et la filière fonio dans les régions de Ségou, Sikasso et le district de Bamako
- la filière riz (Pour la filière Riz au Mali voir le rapport spécifique du consultant en complément)

• Sous- filière mil/sorgho

L’étude n’a pas donnée des statistiques de production de mil et sorgho à Mali mais pour le
développement de filière les actions suivantes sont recommandées :
- améliorer la qualité et la compétitivité des matières premières et des produits
transformés à base de mil/sorgho;
- raccourcir le cycle de transformation primaire et à alléger la pénibilité de certaines
opérations de fabrication notamment pour les femmes;
- accroître les performances technologiques des entreprises agroalimentaires
transformatrices de ces céréales locales.

• Filière fonio
La transformation du fonio est actuellement l’une des plus importantes au niveau des PMI
de transformation céréalière. Le fonio précuit occupe une place de choix dans les rayons
des boutiques et à l’exportation notamment vers l’UE et les USA et ceci à un rythme
accéléré.
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Il possède une très forte valeur ajoutée selon les transformatrices. Cette céréale séculaire
bien ancrée dans les habitudes alimentaires des populations rurales et urbaines du Mali,
fait actuellement l’objet d’un regain d’intérêt par les consommateurs, la Recherche et les
structures d’encadrement. On lui reconnaît de nombreuses vertus aux plans agronomiques
(facilité de culture, rusticité, ameublement du sol, …) organoleptique, diététique et
thérapeutique. Le fonio, considéré avant comme une culture de soudure, apparaît
aujourd’hui comme une céréale de luxe.
Les prix au détail peuvent atteindre 600 FCFA/kg, pour le fonio blanchi et lavé, de 750 à
1000 FCFA, pour le précuit ; tandis que le paddy coûte au maximum 125FCFA/kg dans les
zones de production.

Compte tenu de la forte valeur ajoutée qu’apporte sa transformation et du potentiel de


production dans les régions ciblées, le fonio peut faire l’objet d’une première transformation
mécanisée sur place avec vente du produit sur les marchés locaux de la zone et des
centres urbains. L’étude n’a pas donné des statistiques pour quantifié le potentiel de la
filière fonio. Dont, il est recommandé d’approfondir la recherche des statistiques.

Les actions proposer pour la filière fonio concernent la mise en place d’une unité de
décorticage/blanchiment du fonio paddy et respectivement dans deux localités situées en
zones de production ; dont une dans la région de Ségou (Bénéna s/c Tominian) et l’autre
dans la région de Sikasso (Cercle de Bougouni ou Kolondieba). Ces unités produiront du
fonio décortiqué pour les marchés ruraux et urbains. Une capacité de transformation de
150 tonnes/an est proposée pour chaque unité. Les besoins en investissement par unité
sont de l’ordre de 7 000 000 FCFA par unité et une rentabilité de 21 à 32% est estimée
Simultanément à Bamako, trois unités peuvent être appuyées en nouveaux équipements
de transformation du fonio pour accroître leur capacité et leur qualité de production en fonio
précuit et en vu notamment d’un meilleur accès au marché extérieur. Ces équipements
seront constitués notamment d’un séchoir de type mixte, d’un crible rotatif, d’une
décortiqueuse à fonio équipée d’une vanneuse. L’investissement en équipement est de
l’ordre de 5 000 000 FCFA par unité.
Des critères de choix similaires à ceux évoqués pour les mil/sorgho peuvent être
considérés.
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8 Résumé des filières agroindustrielles prioritaires à Niger

La République du Niger à est un pays enclavé qui est entouré de sept pays : à l'Ouest, le
Burkina Faso et le Mali, à l'Est le Tchad, au nord, l'Algérie et la Libye, au Sud, le Nigeria et
le Bénin. Le Niger a une population de 14 Millions (2005) de habitants et a une superficie
de 1 267 000 km2 et Il existe 2 zones climatiques (saharien au nord, sahélien au sud) : la
saison chaude de mars à mai et la saison fraîche de novembre à février. Le nombre des
habitants au Niger en 2007 était de 13.5 million.
Le PIB total du Niger en 2004 était de 3 220 million de $ repartie en secteur primaire
39,9% ; secteur secondaire 16,8% (6,6% par le secteur manufacturier) et le sectaires des
services 43,4 %
L'Agriculture est concentrée au sud du pays sur une bande large de 200 km traversant le
pays d'Est en Ouest. Elle occupe 87% de la population. Les principales productions portent
sur les cultures vivrières (mil, sorgho, riz, maïs). Les cultures de rente sont le coton,
l'arachide, le niébé. Les cultures maraîchères ou de contre saison sont l'oignon, l'ail, le
poivron la tomate. Le cheptel du Niger est estimé à 2 100 000 bovins, 10 000 000 ovins et
caprins.
Le Niger dispose aussi d'un potentiel minier important et diversifié et vit essentiellement de
ses ressources minières. En plus de l'uranium, ses principales ressources sont : le
charbon, la cassitérite, le phosphate, le fer, l'or, le pétrole, le sel, le molybdène etc.
Parmi le secteur secondaire outre les mines et l'énergie, le Niger dispose de plusieurs
unités industrielles dans des domaines aussi variés que les industries alimentaires, les
matériaux de construction, l'imprimerie, les industries chimiques, les équipements, le
textile… Ce secteur connaît une sérieuse baisse d'activité depuis le déclin de l'uranium
suivi d'une sur-fiscalisation des industriels. Les brasseries et les abattoirs sont des piliers
de l'industrie agroalimentaire
Le secteur tertiaire est caractérisé par les banques et plusieurs bailleurs de fonds. Le
réseau routier, les transports aériens et les banques Le Niger dispose d'un réseau routier
d’environs 14 000 km dont 3 600 km de routes bitumées
Au Niger, l’exportation des produits cru à longtemps constitué l’essentiel de la réalité des
transactions commerciales de produits agricoles. Lé gouvernance du pays a décidé de
promouvoir l’emploi à travers le développement des exportations de produits à hautes
valeurs ajoutée et aussi dynamiser la transformation locale, en faisant accepter un label
Niger sur les marchés extérieurs car le potentiel agricole demeure peu valorisé, le tissu
industriel devant servir de locomotive principale pour la promotion des filières reste très peu
développé (presque inexistant de façon globale). Le parc industriel est composé de moins
de 100 entreprises (environ 70) dont les 3 /4 sont localisées (concentrées) dans la région
de Niamey.
En effet, le potentiel de production et de transformation existant n’est presque pas du tout
exploité. Cette étude a identifiée les filières agroindustrielles suivantes comme étant
prioritaire:
Les céréales (Riz, Mil, Sorgho) – Niger
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La production céréalière est l’occupation principale des populations rurales nigériennes qui
sont dans leur écrasante majorité agricoles, les principales céréales concernées sont le
Mil, le Sorgho, le Riz. A côté, il y a d’autres céréales de faible importance de par leur
niveau de développement qui rentrent également dans la constitution du bilan céréalier (il
s’agit du Maïs, du Blé et du Fonio).
Il y a des difficultés pratiques de vente qui résident dans le ravitaillement des zones
déficitaires, lié à la situation de l’enclavement de beaucoup de village. L’approvisionnement
en intrants notamment des engrais, des pesticides reste un problème. Le transport aussi
grève sur les coûts d’approvisionnement des intrants notamment pour la production de
cru. Pour la transformation du riz l’étude a noté les usines de décorticage du riz du Niger
(RINI) et les Mini-rizeries comme celle de Seyni Lata (SSL).
En 2007, selon 9 034 813 ha furent emblavés pour une production brute de céréales de 3
778 312 tonnes. En déduisant les pertes de l’ordre de 15% à 35% en fonction des
spéculations, l’on se retrouve avec une production disponible de 3 111566 tonnes de
céréales pour des besoins à satisfaire de 3 198 201 tonnes. Le tonnage transformé hors
ménage concerne surtout le riz avec 70 000 tonnes de paddy à blanchir au niveau du RINI,
SSL et autres moulins privés. Les goulots d’étranglement résident dans le fait qu’il n’y a pas
une transformation industrielle véritable dans le domaine des céréales. C’est avec le riz que
des efforts de transformation sont entrepris (décorticage, emballage, etc.).
La filière céréalière bien que non structurée de façon formelle révèle quand même une
certaine organisation notamment en matière de commercialisation des produits de cru et
semi transformés notamment le riz. Il y a beaucoup d’associations, coopératives et
syndicats qui interviennent dans la filière. La Fédération de l’Union des Coopératives
Productrices de riz dispose d’une structuration et une organisation qui permet aux
riziculteurs et aux partenaires d’effectuer des échanges à caractère économique et
avantageux pour tous. Pour les autres céréales comme le mil, le sorgho, les coopératives
des zones de production organisent la collecte, l’entreposage et la commercialisation du
stock de leurs membres.
Il n’y a pas de cellule de recherche et développement typiquement pour la filière. Les
principaux opérateurs de la filière céréales à Niger sont : FUCOPRI, Moulins du Sahel,
RINI : Office des Produits Vivriers du Niger (OPVN) et les décortiqueurs artisanaux.
A niveau de transformation seul le riz subit une certaine transformation du Paddy en
blanchi avant la mise au marché, les autres céréales sont vendu cru. Pour le riz il y a
principalement l’usine « Riz du Niger » qui traite 70 000 tonnes de Paddy avec un
rendement de 65% de riz blanchi (45 500 tonnes)
Le chiffre d’affaire du secteur riz est estimé à 13,5 milliards de FCFA, dont 6,6 milliards
directement liés au riz local et 6,9 milliards liés au riz importé et la valeur ajoutée est estimé
à 15,2 milliards FCFA.

Les céréales dans leur ensemble offrent des chaînes de valeur très intéressantes car
superficies cultivées importantes existent, Il suffit d’améliorer la productivité des terres par
une irrigation efficace. Aussi, le Niger est un pays d’élevage et de production animale, de
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ce fait les sons de céréales et autres résidus jouent un rôle très important dans
l’alimentation du bétail pour la production laitière par exemple.
Les menaces de la concurrence viennent de Nigeria, Mali et Burkina Faso. Mais, pour le
riz, la production nationale est fortement concurrencée par les introductions venant
essentiellement de l’Asie et des pays du soleil levant (Pakistan, Vietnam, Chine, Japon,
Thaïlande, Inde) à cause de leur prix plus bas. L’étude recommande de :
• structurer davantage la filière.
• renforcer les capacités techniques des producteurs (dynamisation des coopératives).
• renforcer et créer des boutiques d’intrants.
• diffuser des variétés à très haut rendement (Riz NERICA).
• contractualiser la production.
• mise à niveau des unités de décorticage (public et privé) existantes.
• mettre en place des unités industrielles modernes de transformation.
• améliorer la visibilité des produits à travers de meilleurs emballages.
• faire une synergie d’action entre production céréalière et production animale (sons,
résidus, comme aliments bétail).
La filière tubercules (Niger)
La filière Manioc (Niger)
Le manioc est une culture alimentaire et industrielle dont les produits jouent un rôle
important dans la lutte contre les famines et disettes dans les populations touchées. Les
difficultés pratiques de vente sont liées à la dispersion des exploitations ce qui rend difficile
le regroupement de l’offre. En terme de matières premières, notamment par rapport aux
variétés performantes, leur disponibilité auprès des producteurs pose problème, même si
l’Institut National de Recherches Agronomiques a eu à expérimenter plusieurs variétés à
bon rendement et tolérantes à certaines maladies.
La superficie totale cultivée en manioc serait de 34.000 ha représentant 0,43% des
surfaces de manioc en Afrique. Le Niger produit près de 300.000 tonnes de manioc par an,
mais qui ne sont pas valorisées à leur juste titre. La filière est très peu organisée en ce
sens que de la production à la vente, l’essentiel se passe dans l’informel, Mais à ce stade il
n’est pas possible de situer les chiffres d’affaire de ces différents partenaires. On trouve
les producteurs, les transformateurs, les consommateurs, les privés, etc. Les organismes
d’appui à la filière : INRAN, ICRISAT, l’Université de Niamey.
A niveau de consommation au Niger on peur citre les produit suivants hormis le manioc cru
: manioc bouilli, manioc grillé, ragoût de manioc, lamelles/tranches de manioc, farine de
manioc, tuwo et foura. Plus de 80% du gari du Niger provient du Bénin et du Nigeria, ce qui
montre que le manioc n’est pas valorisé. La demande nationale de gari oscille autour de 30
000 tonnes. Actuellement, les ventes sont dans la majorité des cas libres et s’effectuent de
façon informelle. Les marchés nationaux importants sont représentés au niveau des
départements de fortes productions le long du fleuve, notamment à Tillabéri et Gaya. Dans
les vallées à Matamèye, Aguié, Gazaoua, Birni N’Konni. Dans les Dallols comme :
Balleyara, Filingué, mais aussi en zones dunaires à Doutch
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Donc des possibilités d’amélioration existent une étude en 2007 a montré que la
transformation peut générer les marges nettes de bénéfices par tonne entre 40.000 et
46000 FCFA en appuyant sur les leviers suivants :
- développer des produits industriels : farines de manioc (gari), pain, amidon, dextrine,
alcool ; aliments pour les bétails
- établir des standards de qualité ;
- amélioration des technique de transformation des micros / petites unités.
- Favoriser l’installation d’unités de transformation modernes dans les zones de fortes
productions
- A niveau de production voir la possibilité de contractualisation et du groupement de
l’offre autour des unités de transformation. Vulgariser les variétés à haut rendement
et à faible teneur d’acide cyanhydrique. Informer sur les prix et standards de qualité.

La Filière Souchet (Niger)

Le souchet ou pois de terre est une cypéracée cultivée pour ses rhizomes tubérisés riches
en glucides, lipides et protéines. C’est une culture pluviale de rente à haute valeur
marchande. Le souchet est consommé cru, grillé ou transformé de façon artisanale en
biscuits ou gâteaux locaux. Il est utilisé pour la production de boissons fraîches en Europe,
notamment en Espagne. La production est localisée dans les régions de Maradi, Dosso et
un peu dans la région de Tillabéri. Au Niger le souchet est une production essentiellement
de cru qui consomme énormément d’engrais dont l’approvisionnement pose beaucoup de
problèmes en terme de disponibilité et de qualité. La difficulté principale de vente réside
dans la dispersion de l’offre difficile à regrouper aux périodes opportunes de
commercialisation.
La superficie moyenne cultivée en souchet sur les cinq dernières années (2003 à 2005) est
estimée à 5944,6 ha. La production moyenne annuelle équivalente est estimée pour la
même période à environ 15 760 tonnes. Les rendements moyens annuels sont importants
et se situent autour de 2932 kg/ha sur les cinq dernières années. Le tonnage transformé
inclus dans la consommation locale ne dépasse guère les 10%, ce qui laisse dire que le
disponible pour l’exportation atteint les 90% de la production disponible. Les pertes sont
liées essentiellement au mode de récolte et sont incluses dans les 10% de la
consommation locale.
Le mode de récolte constitue un véritable goulot d’étranglement avec ce que cela entraîne
comme dégradation des terres de cultures. Le souchet en général se vend bien, la difficulté
réside dans le regroupement opérationnel de l’offre.
L’Unité de Technologie Alimentaire de l’INRAN expérimente sur l’amélioration des
systèmes artisanaux de transformation. Les autres opérateurs sont : ASI (achat Service
International) ; CCNI (Compagnie Commerciale du Niger) et l’établissement El Hadji
Soumaîla Hattimou
La contribution du souchet à la formation du PIB est de l’ordre de 2 à 3 milliards de francs
FCFA.
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La transformation locale concerne une très faible quantité de souchet et cela de façon
artisanale (gâteaux). La valeur ajoutée après la récolte réside dans la transformation
artisanale sous forme de poudre et gâteaux à faible échelle. L’essentiel concerne
l’exportation de cru. Les emplois directs concernent la production, la transformation,
l’exportation. L’essentiel du souchet mis sur le marché concerne le cru. Ainsi, il est difficile
d’estimer la quantité de souchet réellement exportée à cause de sortie non contrôlée vers
Nigeria La quantité de cru exportée vers l’Espagne qui le transforme en sous forme en lait
de souchet, une boisson rafraîchissante importée et consommée au Niger par les
établissements El Hadji Soumaila Hattmou.
Le souchet nigérien présente des avantages réels comparatifs en termes de prix et la
qualité organoleptique. Le potentiel de transformation peut être exploité par une meilleure
organisation des acteurs, par une amélioration du regroupement de l’offre et par
l’augmentation locale de transformation en produits d’haute valeur ajutée comme :
amandes, fabrication des boissons non alcoolisés et alcoolisés, aliments humain, aliment
bétails, et huile car il contient 20% huile. L’étude a fait des recommandations suivantes
pour le development de la filière
- mettre à niveau les unités artisanales en place.
- mettre en place des unités modernes.
- structurer et renforcer les capacités techniques des producteurs.
- créer et renforcer les boutiques d’intrants.
- contractualiser la production à travers des prix rémunérateurs au producteur.
- mettre en place des comptoirs de collecte.
- informer sur les prix et standards de qualité.

Le Coton et graine de coton (Niger)


En 2004, une superficie de 37 2 58 ha avec un rendement de 746 kg/ha a été cultivé pour
produire 27 805 tonne du coton graine. Mais, auparavant la moyenne de la production ne
dépassait guère les 10 000 tonnes. Le nombre de producteurs est estimé à environ
12 000. L’essentiel du coton nigérien est pluvial donc la quantité irriguée reste dérisoire.
Au Niger le type de coton cultivé corresponde à coton à fibre fine. Les prix sont liés aux
cours mondiaux et régulés par les sociétés cotonnières et l’Etat.
Les contraintes identifiées sont :
• Les difficultés pratiques de vente du coton sont liées essentiellement à niveau bas
de cours mondiaux.
• Le problème d’approvisionnement en intrants (semences, matériel, engrais,
pesticides) se pose pour les cotonculteurs nigériens, surtout ceux en dehors des
zones encadrées par les sociétés cotonnières.
• Il y a des problèmes prononcés d’emballage pour le coton, et l’insuffisance
logistique,
• Les pertes au champ sont surtout liées à la pression parasitaire, car le coton est une
plante très fortement parasitée et la faible capacité financière des coton-cultures
rend la lutte difficile.
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• Les conditions de stockage et d’acheminement à l’usine d’égrenage grèvent sur les
quantités escomptées
• La filière coton n’a pas encore une structuration qui lui confrère un personnel
technique spécifique.
• Les équipements et technique d’égrenage ne sont pas modernes
• Les usines ne tournent pas en plein régime par rapport à leur capacité à cause du
caractère dispersé de l‘offre
• Très peu de culture irrigué
L’égrenage du coton graine s’effectue actuellement seule par la SCN (Société Cotonnière
du Niger) usines basée à Madaoua qui turne à 1/3 de sa capacité installée. En 2004-2005
cette usine a traité 5000 tonnes de coton grain pour produire 2000 T de fibre, 600 T de
graine pour la semence et 2 150T de graines pour alimentation bétail. Les équipements et
technique d’égrenage ne sont pas modernes. En effet, le matériel en place est vétuste,
dépassé, les prix et les délais d’acheminement des pièces de rechange augmentent les
coûts d’usinage.
A niveau de la transformation en fils et tissues principalement on trouve l’ENITEX
(Entreprise Nigérienne de Textiles), ayant une capacité de traité 2000 tonne et sa
production est évaluée à environ 1 600 300 000 mètres de fils par mois, soit environ
350 000 mètres de tissus (80 tonnes de produits finis),
Les usines existantes pour la fabrication des tourteaux pour alimentation de bétail à base
de gaines de coton sont réhabilitation
Il existe aussi des ateliers artisanaux de filature et tissage des tissus et pagnes,
couvertures, etc.
Les axes de development identifié pour la filière sont :
• Améliorer l’organisation nationale de la filière.
• Mettre à niveau et renforcer les usines d’égrenage fonctionnelles et de
filature/tissage.
• Encourager l’installation des huileries et fabrication de tourteaux pour les aliments
de bétails
• Produire de la coton fibre de qualité.
• Contractualiser la production à travers un système incitatif de subvention/rachat.
• Mettre l’accent sur les variétés performantes à bon micronaire.
• Renforcer les boutiques d’intrants (semences, pesticides, engrais), et améliorer les
techniques de travail du sol.
• Améliorer l’emballage.
• Tendre vers la production de coton organique.
• Vulgariser l’information sur les prix et standards.

La filière Oléagineux (Niger)


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Le Sésame (Niger)
Au Niger, la superficie totale cultivée pour le sésame est de 72 118(ha) avec un rendement
moyen de 298 kg / ha et sa culture est associée avec les céréales. La quantité de la
production nationale est de ~21 513 tonnes.
Les exploitations sont dispersées. Le principal goulot d’étranglement se situe au niveau du
caractère associé du sésame dans la majorité des exploitations avec les céréales. De ce
fait il faut d’abord finir avec les semis de céréales pour prendre soins du sésame. Aussi
pour la production du cru, il se pose un problème d’approvisionnement d’engrais et
d’intrants connexes pour les exploitations qui les utilisent. D’autre part, le sésame nigérien
est conduit presque en « biologique » ce qui peut le positionner sur le marché bio.
La collecte et la vente du produit restent informelles. La structuration de la filière est encore
timide d’où l’absence de coordination efficace des opérations de terrain malgré présence
des partenaires d’appui. La filière n’a pas une organisation nationale de contrôle et de
coordination de la production de sésame
Les principaux opérateurs grossistes connus sont : Achat Service International,
Compagnie Commerciale du Niger, Prosésame et Issoufou Aboubacar dit Boubé. Mais les
professionnels de la filière ne disposent pas de centre de tri et nettoyage avant expédition
à leurs clients en Europe et en Orient.
Il n’y a pas encore au Niger, une transformation industrielle du sésame. Il y a une
transformation artisanale qui s’effectue à petite échelle qu’il est difficile à apprécier sans
enquêtes spécifiques. Les quantités transformées dans ces domaines ne sont pas
maîtrisées. On les situe dans les domaines des biscuits artisanaux, grains grillés
assaisonnés mélangés à d’autres produits condimentaires. Il y a aussi des tentatives
embryonnaires d’extraction d’huile de sésame à faible échelle. De même des échantillons
de savons à base de sésame ont été présentés aux foires agrosylvopastorales qui se sont
déroulées. On retient que tout cela peut constituer des pistes pour une progressive
industrialisation des produits sésame. Le Foyer Zeinabou, coopérative féminine à Niamey,
des groupements féminins à Gothèye et les transformateurs individuels à Tessaoua sont
des principaux acteurs pour la transformation artisanale de sésame sous forme des petites
plaquettes de biscuit artisanal appelé « raidi », condiment, savon et huile.
Comme la demande extérieure de sésame est de plus en plus forte et un bon potentiel
nigérien existe, la transformation de sésame peut certainement permettre les industries
naissantes d’améliorer dans la cette chaîne de valeur notamment pour la valorisation par le
label « Bio ». L’étude a aussi soulignée les axes suivants de development de la filière
• structurer et renforcer les capacités techniques des producteurs.
• créer et renforcer les boutiques d’intrants.
• vulgariser des variétés à haut rendement.
• augmenter les superficies à travers l’irrigation.
• contractualiser la production à travers des prix incitatifs.
• mettre en place des comptoirs de collecte (regroupement de l’offre).
• mettre à niveau les unités de transformation artisanales en place.
• faciliter l’émergence de nouvelles unités.
• intégrer les bonnes pratiques d’hygiène et de production.
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• améliorer la visibilité des produits (emballages adéquats)
L’arachide (Niger)
Au Niger, La moyenne des 5 dernières années de 2003 à 2007, montre une superficie
cultivée de 353 400 ha pour une production annuelle de 59 046 tonnes. La production de
2007 a été estimée à, 147 676 T. La contribution de a filière au PIB est estimée à 0.1 % n.
La filière est génératrice de nombreux emplois directs et indirects mais les statistiques ne
sont pas disponibles Les difficultés pratiques de vente résident dans la dispersion de l’offre.
L’étude précise qu’Il est difficile de préciser les quantités transformées car la seule usine
moderne se trouve à Maradi, Olga Oil, qui tourne au tiers de sa capacité installé de 45000
tonnes /an et qui est obligé d’importer du Nigeria pour satisfaire le fonctionnement de ses
installations.
La filière Très peu organisée malgré l’existence certaines organisation comme INRAN,
ICRISAT, GSP (Ground Nut Seed Projet), HKI (Helen Keller International) et CRS
(Catholic Relief Service). De la production à la vente l’essentiel des transactions se font
dans l’informel. La seule organisation sensible se passe à travers les activités d’Olga Oil
qui signe souvent des contrats avec certains producteurs.
Parmi les opérateurs hormis Olga Oil à Maradi nombreuses unités de transformation
artisanale existent dans la transformation par décorticage et extraction d’huile et production
de tourteaux pour l’alimentation animale, huile, cacahuètes, gâteaux, pâtes condimentaires.
Au niveau des unités artisanales il s’agit de décortiqueuses de presses à huile fabriquées
localement ce qu’empêche le respect des bonnes pratiques de production et d’hygiène
80% de la demande nationale en huile au Niger est satisfaite pas les importations.
La filière présente des avantages comparatifs notamment la qualité organoleptique de
l’huile issue. Et nous assistons depuis un certain temps à la diffusion de variétés
productives à haute teneur en huile, moins sensibles à l’aflatoxine.
Les principaux axes de développement identifiés par l’étude pour augmenter la
transformation dans la filière sont :
• Avoir une approche intégrée pour la filière de l’agriculture à la
commercialisation des produits transformés et créer la synergie avec
l’alimentation du bétail.
• Contractualiser la production à travers des prix rémunérateurs au producteur
et mettre en place des centres de collecte
• Vulgariser les variétés à très bonne teneur e huile et faible teneur d’aflatoxine
et renforcer la distribution des intrants
• Renforcement de capacité des acteurs sur les normes de production,
• La diffusion des nouvelles technologies de transformation de l’arachide aux
unités de production sur le terrain. Faire la mise à niveau des petites unités
de transformation.
• Rentabiliser les installations de le Sté OLGA OIL à Maradi.
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Gomme arabique (Niger)
La filière est principalement basée sur la récolte et le conditionnement de la sève produite
par l’essence végétale appelée Acacia sénégal. Il existe des pousses naturelles et des
plantations suivies. Au Niger, la gomme arabique est exportée en état cru sans
transformation. La gomme arabique est appréciée sur les marchés des pays développés.
Elle est utilisée dans des préparations alimentaires, des confiseries, le chewing-gum, les
produits pharmaceutiques et d’autres produits industriels. C’est un hydro-colloïde qui se
dissout aisément dans l’eau avec des propriétés adhésives et est totalement naturel
(organique) et non toxique pour la consommation humaine (dans divers aliments et
boissons).
La superficie totale cultivée est de160 000 (ha) ave un rendement de 0.0625 tonne/ha. La
production nationale à un potentiel de 10 000 tonnes mais n’est pas assez exploité. La
quantité exportée sans transformation en 2007 a été de 2650 tonnes mais par fois
l’exportation est pratiquée de façon informelle représentant un montant de 675 millions
FCFA. Le Niger est le 3ème exportateur africain après le Tchad et le Soudan, reconnu
comme leader du marché.
Compte tenu de la demande forte à niveau internationale de gomme arabique, le potentiel
de gomme arabique doit être mieux exploiter par une meilleure restructuration la filière,
par la plantation d’Acacia sénégal à haut rendement , modernisation des centres collecte ,
unité de lavage, triage, prétraitement , du stockage et les points de vente et vulgariser les
information sur les prix et standards de qualité.

La Filière Bétail-Viande (Niger)


Le Cheptel nigérien est un des cheptels les plus importants de la zone UEMOA. Le capital
bétail représente près de 2000 milliards de francs FCFA pour le Niger La viande issue et
très appréciée sur les marchés extérieurs, par ses bonnes qualités culinaires et gustatives.
Le cheptel nigérien, toutes espèces confondues (Bovins, asins, caprins, ovins, camélins,
équins) est estimé à 31 039 041 têtes (Résultats officiels du Recensement général de
l’Agriculture et du Cheptel (RGA/C 2004/07). Les exportations contrôlées d’animaux
vivants s’élèvent à 1 441 898 têtes (bovins, ovins, caprins, camélins, asins ; équins) pour la
période 2007 (DES, MRA, 2008). L’offre nationale de viande est constituée de 62% de
petits ruminants. La production de viande de l’abattoir de référence de Niamey pour la
période de 2007 s’élève à 14 352 tonnes (ovins, bovins, caprins et camélins). La moyenne
de la production de viande du même abattoir sur les 5 dernières années (2003-2007)
correspond à environ 12 000 tonnes. Les Equipment des abattoirs sont à moderniser pour
améliorer le niveau sanitaire. Les goulots d’étranglement se situent au niveau du contrôle
des effectifs abattus et l’exportation. D’autre part la logistique pour l’exportation du bétail
sur pied n’est pas appropriée.
La compréhension du secteur de la viande au Niger est rendue difficile à cause des
abattages clandestins et l’inorganisation des acteurs du secteur pour la mise au point de
statistiques fiables comme repères.
La filière bétail viande semble être la plus créatrice de métiers avec plus de dix corps de
métiers commençant par les éleveurs et allant jusqu’à l’exportateur de viande transformée.
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Les associations d’éleveurs jouent un rôle très important dans la défense des droits de leur
membre et l’organisation de la gestion du cheptel en termes de production et
commercialisation (on peut citer AREN : Association des Eleveurs du Niger). Il y a un
syndicat des batailleurs pour l’exportation et un autre pour des bouchers.
Au sein de la filière, la transformation concerne surtout la viande. La forme transformée la
plus prisée surtout à l’extérieur, c’est le Kilichi, enrobé ou simple, assaisonné. C’est une
transformation artisanale sous forme de viande séchée mais la production de kilichi reste
encore très limitée est nécessite l’application de bonnes pratiques hygiéniques. Elle est
estimée par ATC SARL à 100 tonnes dont 60% est exportée. Maie Par ailleurs, il faut
noter que la viande grillée au feu de bois ou braisée est vendue dans tous les centres
urbains. Il n’existe pas la transformation industrielle de la viande au Niger. Localement, il
faut signaler la préférence des populations pour les viandes fraîches par rapport aux
conserves, ce qui n’a pas incité à développer à ce stade des efforts dans ce domaine. La
charcuterie reste encore embryonnaire (supermarchés de Niamey, Vivanda), mais là aussi
les quantités restent faibles et concernent une faible partie de la population en terme de
pouvoir d’achat.
Les principaux axes de développement identifiés par l’étude pour augmenter la
transformation dans la filière sont :
• Structurer davantage les éleveurs et mettre l’accent sur les races à grande
productivité et bonne qualité organoleptique. Renforcer les boutiques et points de
vente d’intrants Augmenter et régulariser l’’approvisionnement en aliments bétail
• Améliorer les conditions hygiéniques à niveau d’abattage et traitement de la viande
par la mise e à niveau des abattoirs et aires d’abattage existants et par l’installation
des unités modernes.
• Améliorer les conditions hygiéniques de transport de viande et le stockage de
viande à niveau des boucheries et détaillants et vulgariser les bonnes pratiques
hygiéniques et de production (Kilichi et autres produits transformés).
• informer et sensibiliser les éleveurs sur les bonnes pratiques d’hygiène et de
production
• Favoriser la consommation de viande nationale pour contrer la concurrence
internationale venant des grands abattoirs d’Europe et des Etats Unis qui
envahissent les marchés avec de la viande congelée.
Favoriser l’exportation de viande par rapport à l’exportation de bétail sur pied sans
abattage ou transformation et mettre en place un label Niger.
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Les Cuirs et Peaux (Niger)


La filière Cuirs et Peaux est une filière porteuse par la qualité des produits, le potentiel
existant et une demande extérieure appréciable. C’est aussi une filière pourvoyeuse
d’emplois au niveau de l’artisanat du cuir par exemple au profit des femmes.
La quantité de la production nationale est de 2 236 189 unités de peaux dont 134 390 de
peaux bovins, 614 113 unités de peaux moutons et 1 487 686 de peaux chèvres. La
majorité des peaux est exportée brut vers le Nigeria. La chaîne de vente reste sous le
contrôle des collecteurs et grossistes.
Les difficultés pratiques de vente concernent essentiellement la collecte des peaux après
abattage les défauts de dépouille, au mauvais séchage et stockage des peaux et le
matériel adéquat de dépouille et de traitement.
La filière n’est pas structurée mais dans la chaîne on trouve les collecteurs de peaux, les
grossistes, les tanneries, les commerçants, les transporteurs et les exportateurs de produits
brut ou semis finis.
Les opérateurs de la filière identifiés sont : la Tannerie Malam Yaro basée à Zinder la plus
moderne ; Association Nationale des Professionnels de la filière Cuirs et Peaux à Niamey ;
Les ateliers de Maradi, Niamey Corniche, Liboré, Lazaret Koira Tégui et Tahoua.
Hormis les tanneries il existe plusieurs artisans dans la confection de beaucoup de
matériel domestique (sacs, colliers, ceintures, caissons, coussins, huttes….). Pour les
tanneries il existe des problèmes d’approvisionnement en matières premières en termes
de quantité et de délais de livraisons (produits de tannage, colorants, etc.…). La majorité
des ateliers de tannage fonctionnement de façon artisanale hormis la tannerie Malam
Yaro de Zinder dispose d’équipements modernes.
L’avenir de la filière est promoteur. Pour cela il faudra un appui technique, organisationnel
et financier à toute la chaîne de la filière. Le Projet d’Amélioration de la qualité des cuirs et
Peaux (2005/2007) a proposé la mise à niveau des ateliers de collecte et de traitement des
cuirs et peaux car il y a une nécessité pour la réhabilitation des aires d’abattage et de
séchage existants, la mise en place d’un système de classement et l’appui à la création de
nouvelles infrastructures. En 2006-07, 895 ouvriers, bouchers et 344 collecteurs ont été
formés dans les techniques de conditionnement et de conservation des cuirs et peaux
Les cuirs et peaux nigériens ne souffrent pas d’une concurrence extérieure. La filière a une
très bonne image à l’extérieur notamment à travers l’artisanat du cuir. La production locale
est largement suffisante et d’ailleurs insuffisamment exploitée. La filière présente des
avantages comparatifs indéniables de par la qualité des peaux fournies et les prix
relativement bas dont l’intérêt d’exploiter le potentiel de la filière. L’étude recommande de :

• structurer davantage la filière.


• remettre à niveau les unités industrielles du secteur.
• favoriser l’émergence d’autres unités de traitement cuirs et peaux.
• contractualiser la production à travers des prix au producteur rémunérateurs.
• mettre en place des comptoirs de collecte.
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• mettre l’accent sur les races de bonne qualité de peau (chèvre rousse, noire de
Maradi).
• informer sur les prix et standards de qualité.
• mettre en place un label Niger.

La Filière Lait (Niger)


Le disponible laitier national s’élève en potentiel pour la période 2007 à environ 10,6
millions d’hectolitres de lait. Le lait constitue une denrée alimentaire de première nécessité.
Le Niger dispose d’un capital bétail le plus important de la zone UEMOA. Ce qui offre un
disponible potentiel lait très important. Mais ce disponible potentiel reste dispersé et
concentré en une période qui est l’hivernage, période de grande lactation pour le bétail et il
n’est pas exploité de façon efficace à cause des difficultés de la collecte du lait et son
approvisionnement unités laitières du pays. L’offre nationale accessible en lait étant
insignifiante et non avantageuse, les unités laitières complètes leur production par
l’utilisation du lait en poudre importé. La production laitière est estimé à 1 059 231 258
litres de lait au Niger pour la période 2007 représentant in CA de ~211 846 251 600 francs
CFA, en considérant le prix du litre de lait à 200 F.
La filière lait est très peu organisée mais il existe les chaînes informelles de distribution,
les éleveurs producteurs, quelques commerçants collecteurs, quelques coopératives de
transformation.
Les opérateurs de la filière dans la collecte et transformation du lait sont : SOLANI, Société
Laitière (1500 l/j), Laban Niger SA et Niger Lait, touts à Niamey hormis les micros unités
semi modernes et artisanales à l’intérieur du pays (Zinder, Tahoua, Maradi, Dosso). Les
produits fabriqués concernent les Yaourts, le lait frais, le lait caillé, les fromages.
Cependant les unités industrielles laitières sont confrontées à des problèmes de coûts, de
la qualité du lait frais, de délais de livraison du lait en poudre d’une part, mais aussi la
réception à temps des pièces de rechange et certains emballages d’autre part. Le problème
d’emballage reste entier car le tout est importé essentiellement du Maroc et de Ghana.
Les besoins journaliers de la ville de Niamey s’élèvent à 60 000 l/j et mais la transformation
local n’arrive pas à satisfaire ce besoin. Pour compenser se manque on rencontre aussi
dans presque tous les super marchés de la capitale certains produits laitiers (lait en
bouteille, yaourt, fromages) importés de l’Europe
La filière lait au Niger peut avoir un avenir promoteur avec les efforts entrepris tels que la
mise en place en cours de centres de collectes de lait frais à Hamdallaye et autour de Kollo
pour le ravitaillement de la Communauté Urbaine de Niamey par le Projet de Sécurisation
de l’Elevage et l’Agriculture en zone périurbaine
Les axes identifiés lors de cette étude pour le développement de la filière lait sont similaire
à ceux pour des autre pays de l’UEMOA :
• Amélioration de race et santé animale pour augmenter le faible rendement actuel
en lait des vaches locales ;
• Améliorer les conditions d’élevage, l’hygiène de technique de traite du lait et le
stockage du lai cru chez le petit producteur. En effet, le petit producteur qui n’a pas
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les moyens de refroidir lait et le stocker doit amener lait dans un centre de la
collecte du lait cru avec les possibilités de refroidir et stocker du lait.
• Mis en place des centres de collecte et les moyens de transport isotherme pour le
ramassage du lait destiné à la laiterie. Ceci permettra aussi d’assurer une livraison
régulière et en quantité suffisante pour la transformation dans la laiterie
• Favoriser l’utilisation des emballages de qualité selon le produit et le coût
d’emballage
• Faire respecter la chaine de froid pour les produit périssables
• Faire une compagne d’information avec accent sur la population rurale du fait que la
consommation du lait non pasteurisé est dangereuse pour la santé à cause de
présence de pathogène dans lait cru.
• Encourager les entreprises de transformation laitière pour l’utilisation du lait frais
• Les difficultés des opérateurs à obtenir du financement des banques pour
l’acquisition de vaches laitières performantes.
• Mise en place d’un system pour organiser les contrôles laitiers, qualité, fraudes ainsi
que le conseil aux éleveurs
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9 Résumé d’état de lieu des filières agroindustrielles au Sénégal

Le Sénégal a 11,7 millions des habitants et une superficie de 196 151 Km2. Le fleuve
Sénégal le sépare de la Mauritanie au Nord, du Mali à l'Est de la Guinée et de la Guinée
Bissau su Sud. Il est limité par l'Océan Atlantique à l’Ouest. Le climat se divise en 4 zones :
Zone côtière, au nord de Dakar, température fraîche de novembre à mai ; Zone sahélienne,
climat chaud et sec ; Zone soudanienne, pluies abondantes et Zone de la Casamance qui
à 90 jours de pluie.
Le PIB de 7 839 million de $ (2004) est répartie en du secteur primaire 16,8 %, le
secteur secondaire 21,2% dont 12,8% pour le secteur manufacturier et le secteur tertiaire
de 62%
Le secteur premier est constitué de l’agriculture, l’élevage, la pêche et les mines.
L'agriculture ne représente, en moyenne, que 10% du PIB mais fait vivre 60% de la
population. Elle reste très dépendante des aléas climatiques. Les principales productions
sont : maïs, mil, sorgho, haricot, niébé, riz paddy, manioc, pastèque, arachide, coton
graine.
Le cheptel contribue à près de 30% du secteur primaire. On dénombre 2 829 000 bovins, 7
350 000 ovins et caprins, 16 656 000 volailles, 177 000 porcins.
La pêche est essentiellement maritime, la pêche sénégalaise emploie 15% de la
population. La pêche artisanale, de loin la plus importante, occupe environ 150 000
personnes et réalise jusqu'à 18% des captures. La pêche industrielle, essentiellement
côtière, se compose de chalutiers et de sardiniers.
Le potentiel minier du Sénégal repose sur les phosphates, dont la production contribue à
hauteur de 1,5% de la production mondiale et de 3% des exportations mondiales. Les
réserves de diamant, de cuivre, d'or, de fer, de marbre diversifient le potentiel minier du
pays.
Parmi le secteur secondaire, les industries agroalimentaires (huilerie, sucre, produits de la
pêche, minoteries, boissons, …) dominent et représente 43% de l'indice de production,
suivi par Suivent les industries extractives, la filière textile et cuir et les industries
chimiques. A signaler les industries mécaniques, du papier carton, du bois, de matériaux de
construction et de l'énergie.
Le secteur tertiaire consiste d’activités des banques, d’assurance, de la télécommunication,
commerce national et international, aviation et divers services spécialisés. Le Sénégal
possède un réseau routier d'environ 14 000 km, la voie ferrée de 1 225 km, et 4 ports
maritimes.
Les 7 filières agroindustrielles suivantes ont été identifiées provisoirement au Sénégal :
- Riz
- Céréales hors riz (Mil, maïs, sorgho, fonio alimentation animale, couscous,
semoulerie)
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- Oléagineux (Arachide)
- Fruits (Mangue, Melon)
- Légumes (Haricot vert, Tomate cerise)
- Lait (Lait et produits laitiers)
- Pêche (Poisson et conserve industriel et artisanale)
L’étude réalisée a fait l’état de lieu des filières pêches (filière halieutique), lait frais produits
laitiers) et fruits et légumes uniquement. Pour quantifier le potentiel des filières prioritaires
une étude complémentaire sera entreprise prochainement pour l’ensemble du secteur
agroindustriel au Sénégal

La filière Pêche (Sénégal)

Avec un potentiel annuel de capture de l'ordre de 500 000 tonnes, le Sénégal figure parmi
les principaux pays de pêche maritime de l'Afrique. En 2001 au Sénégal la production de
poissons était de 361 227 et celle de crustacés était de 22 336 tonnes. Dans
l’ensemble 109 235 tonnes de poissons et crustacé a été transformé en Sénégal.

Au Sénégal, le secteur artisanal fournit essentiellement les marchés locaux et régionaux,


notamment ceux de l'Afrique centrale (environ 5000 tonnes). La transformation artisanale
absorbe 30 à 40 % des débarquements de la pêche artisanale, auxquels s'ajoutent les
invendus de la pêche industrielle. La demande extérieure est croissante et s'oriente vers
des produits qui ne sont pas consommés au Sénégal

On estime que 15 % de la population active sénégalaise est salariée du secteur. La pêche


génère environ 1 million d'emplois directs et indirect. La pêche artisanale seule représente
~ 200 000 emplois et la pêche industrielle compte 20 000 emplois.
A titre de comparaison, la pêche continentale sénégalaise occupe 50 à 70 000 personnes.
Les captures de la pêche continentale sont de l’ordre de 37 000 tonnes, dont 14 000 en
eau douce et 23 000 en eau saumâtre. La part de la pêche continentale dans la
consommation moyenne per capita en poisson représente environ 10%. La pêche
industrielle a débarqué 41 818 tonnes de poisson en 2003

En synthèse, on peut dire que la pêche maritime est marquée par la surexploitation des
principales ressources halieutiques, l'exacerbation des conflits en mer entre pêcheurs, pour
l’accès à la ressource, l'insuffisance du système de surveillance des pêches et le sous
approvisionnement des entreprises faisant la transformation industrielle. Les contraintes à
lever pour améliorer la filière pêche sont :
- La dégradation irréversible des zones côtières (pollution, destruction des
mangroves, etc.) et son impact sur l’activité de pêche ;
- L’inapplication de la réglementation des pêches du fait d’un système de contrôle et
de surveillance des pêches inefficace
- Les difficultés de cohabitation entre pêche artisanale et pêche industrielle
- Le gaspillage des ressources en mer (rejets en mer)
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- Les infrastructures de débarquement sont souvent inexistantes ou trop sommaires
pour permettre un conditionnement efficace et éviter des pertes importantes;

A niveau de transformation industrielle il y a 31 unités qui font des produits frais et


congelés mais certaines unités souffrent d’approvisionnement. Plus de 60% de la
production des unités de transformation est exportée à l’état entier. Celles qui transforment
ne font généralement que du filetage, du pelage et/ou de la crevette décortiquée.
A niveau des conserveries d’état il y trois unités dont e thon Société Nationale des
Conserveries du Sénégal pour le thon, les Pêcheries Frigorifiques du Sénégal pour le thon
et Les conserveries de Dakar pour les sardinelles. Ces conserveries sont confrontées à des
problèmes de gestion et d’approvisionnement. La création de conserveries intégrées à un
armement en amont et une structure de distribution en aval contribuent à les rendre
compétitives sur le marché international.

Les entreprises de valorisation de sous produits comme la farine de poisson, la pulpe, les
huiles, les opercules de murex, les écailles et les vessies natatoires sont au nombre de
deux à savoir Afric Azote et Sénégal Protéine. La demande intérieure de ces produits est
de plus en plus forte au point que les prix de vente locaux avoisinent les prix à l’exportation.
Aussi, les exigences de qualité du marché européen (la teneur en protéines doit être
supérieure ou égale 65%), or ce taux est rarement atteint (taux moyen 55%) à cause de
l’état de la matière première (déchet de filetage) et de sa mauvaise conservation. Ce qui
fait que, les producteurs ont tendance à vendre localement.

Les capacités de stockage aux normes sont insuffisantes au Sénégal. Or avec la


raréfaction de la ressource l’importation de matières premières s’impose.

Malgré le rôle important que la transformation industrielle joue dans l'économie, elle souffre
d'un manque de compétitivité lié à la faible productivité et aux coûts élevés des facteurs de
production et de services. Les principaux procédés (fermentation suivie de séchage, et
fumage) sont peu coûteux, mais laissent des marges importantes pour l’amélioration de la
qualité et l’hygiène

La transformation artisanale des produits halieutiques est identifiée comme un levier


puissant de lutte contre la pauvreté et participe à la démocratisation de l’accès à la
nourriture et constitue une source de génération de revenus. La production nationale de
produits ainsi transformés est estimée à 39 610 tonnes pour un chiffre d’affaires annuel de
10,240 milliards F Cfa en 2003. Les recommandations pour le development à niveau de la
transformation artisanales sont :

- L’aménagement des sites transformation


- Le renforcement des capacités professionnelles;
- Favoriser l’accès aux matières premières en qualité et en quantité;
- Aider les acteurs à résoudre des difficultés de commercialisation des produits finis
- Diversifier les produits transformés
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La filière lait (Sénégal)


Selon l’étude la production laitiers de au Sénégal est de 96 100 tonnes. Les principaux
produits de la filière sont du lait frais, le lait caillé, le beurre et « l'huile de beurre » (diwu
nior).

Des mini-laiteries artisanales, installées dans des villes secondaires proches des lieux de
production, ont permis de développer un marché en s’appuyant sur la demande et les
habitudes alimentaires des consommateurs urbains. Le niveau d’équipement est faible
(marmites en inox, réchaud à gaz, soudeuses sachets, réfrigérateur et glacière). Ces unités
sont structurées en entreprise individuelle, groupement d’intérêt économique et fédération
d’éleveurs. Les transformateurs sont membres de plusieurs associations ou organisations
sociales, ce qui leur permet de s’inscrire dans des réseaux de relations susceptibles d’être
mobilisées et de capitaliser l’information à leur niveau, renforçant ainsi leur pouvoir.
L’approvisionnement journalier en produit brut de ces unités est essentiellement assuré par
les producteurs membres du périmètre laitier périurbain. Les transformateurs remettent aux
producteurs des bons de livraison ou directement des aliments pour le bétail et prélèvent
sur les recettes tirées de la vente du lait les montants correspondants aux intrants. Ce
système assure un approvisionnement relativement stable.

A niveau de commercialisation et transformation de lait frais et les produits dérivés on


trouve :
- les femmes d’éleveurs des zones enclavées qui vendent leurs produits sur les
marchés ruraux (lait caillé, huile de beurre)
- les femmes d’éleveurs des zones périurbaines qui vendent leurs produits (lait cru
mais surtout lait caillé, transporté dans des calebasses) dans des marchés voisins à
des revendeuses ou dans les marchés urbains (Marché Colobane, le plus important
– gare routière où arrivent les femmes de la région dont certaines ont des
emplacements fixes, Marchés Tilène, Kermel, Castors) directement aux
consommateurs (vente au litre) et revendeuses (vente calebasse) qui vont dans les
autres marchés urbains (Tilène, Castors, près de Sandaga)
- des transformatrices « mobiles » qui s’approvisionnent en lait cru dans les villages,
les fermes proches de Dakar et les marchés de Rufisque et viennent vendre le lait
caillé à Dakar (marchés et porte à porte),
- des gérantes de kiosques des grandes fermes proches de Dakar vendent du lait
frais et le plus souvent du lait caillé aux consommateurs ou à des revendeuses
(même circuits et points de vente que ci-dessus).
- les transformatrices qui achètent le lait cru dans ces kiosques pour vendre ensuite le
lait caillé dans les services administratifs, les sociétés, les quartiers.
- 40 micros et mini laiteries (2005) qui traitent uniquement entre 10 et 700 litres par
jours de façon très artisanale, marmites, réchaud à gaz, soudeuse à main, glacière.
Leur implantation se trouve autour des villes secondaires et dans les zones
d'élevage.
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L’étude n’a pas traité le sujet de lait reconstitué à partir de poudre du lait et matière grasse
importés au Sénégal et cette étude ne donne pas suffisants des éléments pour
déterminé le potentiel de la filière et sa caractère prioritaire pour le pays.

Néanmoins, l’étude a soulignés les axes de développement pour l’ensemble de pays


membres d’UEMOA

• Favoriser les espaces de concertation : entre les acteurs au niveau local (éleveurs,
collecteurs, transformateurs, distributeurs) pour améliorer le développement des filières,
entre les organisations professionnelles au niveau national pour définir les besoins d’appui
de la filière.

• Développer les connaissances de la filière (données fiables et précises sur la


production, les volumes collectés et transformés, l’impact socio-économique) pour
alimenter les réflexions des cadres de concertation et les prises de décisions politiques.

• Aider à la sécurisation des approvisionnements : organisation de la collecte, transport


du lait, favoriser une production régulière tout au long de l’année.

• Renforcer la qualité des produits et développer l’accès au marché et les possibilités de


commercialisation et de distribution des produits finis : formations sur les bonnes pratiques
d’hygiène, mise en place de circuits de commercialisation et de distribution, favoriser la
diversification des produits, développer les compétences en marketing.

• Augmenter les offres de services à la filière : crédits, formations techniques, accès et


amélioration des équipements, appui à la création d’unités de transformation après analyse
des possibilités de développement de l’offre et des marchés.

• Améliorer les informations aux consommateurs et la réglementation des produits :


actualiser et compléter normes, étiquetage, conditions de vente des produits laitiers et
organiser des campagnes de promotion de la production locale et d’information des
consommateurs.

Toutes ces actions doivent être menées conjointement et devraient être détaillées dans des
programmes à court, moyen et long terme, en tenant compte des caractéristiques des
différentes zones de production. Ceci pourrait faire l’objet d’une réflexion concertée lors
d’une réunion entre les différents acteurs.

La Filière Céréales (Sénégal) [les farines pour bébés]

Il existe au Sénégal diverses entreprises de transformation, notamment l'association Misola


mais les données n'ont pas pu été colletés

Il est recommandé de compléter l’étude de la filière céréales au Sénégal

La Filière Anacarde (Sénégal)


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Au Sénégal, l’’étude a estimé la production de noix crues de cajou à 15000 tonnes par an
par une quinzaine des petites unités.

Il est recommandé de compléter l’étude de la filière anacarde au Sénégal


La Filière Fruits et Légume (Sénégal)

Les deux principaux producteurs-exportateurs de fruits et légumes du Sénégal, les sociétés


SAFINA et SEPAM, représentent plus de 50% des volumes exportés par ce pays, dont les
produits phares sont le haricot vert, la tomate cerise, la mangue et le melon. La SOCAS
détient par ailleurs le monopole de la production de concentré de tomate avec deux unités
industrielles. Le secteur de la transformation des fruits comprend à la fois des entreprises
industrielles (SAPROLAIT, Ferme de Wayembam, SONIA, SENJUS, UNISALI,
PATISEN…) et des petites unités artisanales (regroupées au sein de l'association
TRANSFRULEG).

A niveau actuel de développement de l’activité de transformation des fruits et légumes, la


demande en matières premières est toujours résorbée si elle est exprimée pendant les
périodes de pleine production ou de cueillette. En dehors de ces périodes,
l’approvisionnement devient problématique. La politique d’approvisionnement des
entreprises consiste souvent, à acquérir les matières premières suivant les commandes et
les débouchés réels, faute d’équipements et de moyens de stockage et de conservation. La
diversification des produits de périodes de récolte différentes dans l’année aide à améliorer
la planification des approvisionnements.

A niveau de potentiel de transformation, l’étude a listé les entreprises et leur produit de


transformation de fruits et légumes correspondant

- FABRIQUES DOMESTIQUES Sirops et jus gingembre, bissap, tamarin, bouye, lait,


crème glacée et ditakh en sachets 25 cl
- RESTAURATEURS APPROVAL Sirops et jus bissap, gingembre, tamarin, ditakh
bouteille 1L, verre de consommation
- RESTAURATEURS AFRS Sirops, jus (bissap, gingembre, tamarin, ditakh Bouteille
1L, verre de consommation
- FREE WORK SERVICE Jus naturel bissap, tamarin, bouye, ditakh, gingembre
bouteille 1L, sachets 200 ml
- GIE Ndame Lô Fruits séchés mangue, papaye, gombo, haricot vert, moringa sachets
100, 150, 400, 500 G
- GIE FASAALE Sirop bissap, tamarin, gingembre, citron, pamplemousse Flacon 250,
500ml, 1 L boissons confiture papaye, mangue ; marmelade mangue, papaye
bocaux 400G confiture
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- GIE TAKKU LIGGEY Sirop bissap, tamarin, gingembre, madd, ditakh; Bouteilles
250, 500ml 1L, sachets confiture papaye, mangue Bocaux 400, 500G
- AUTRES GIE DE MBORO Sirop bissap, tamarin, gingembre, madd ditakh Bouteilles
1L sachet 100, 200 ml
- GIE MARIA DISTRIBUTION Jus et sirop bissap, tamarin, bouye, gingembre, ditakh
bouteille 1L sachets 100 et 200m confiture mangue, bissap, papaye Bocaux 250,
400, 500 G
- GIE SAFNA PLUS GRAND YOFF Sirops et jus gingembre et bissap Sachet
plastique 200ml
- GIE SAFNA KAOLCK Sirops et jus gingembre et bissap Sachet plastique 200ml
- GIE SHIVET FRUIT MBOUR Sirops et jus bissap gingembre, tamarin Bouteille 1L et
sachets100 – 200 ml ; confiture mangue, papaye; bocaux confiture 400
- GIE NEMA KADIOR ZIGUINCHOR Sirops et jus orange, mangue, madd Bouteille
1L et sachets100 200ml confiture mangue, ananas; bocaux confiture 400G
- GIE KANDIALAN ZIGUINCHOR Sirops et jus orange, mangue, madd Bouteille 1L et
sachets100 200ml confiture mangue, ananas ; bocaux confiture 400G
- AUTRES GIE CASAMANCE Sirops et jus orange, mangue en bouteille 1L et
sachets100 et 200 ml, confiture mangue, ananas ; bocaux confiture 400G
- SETEXPHARMA
- CASAFRUIT
- AAS
- SOPRA Concentré de piment Bocaux de 500G
- SENFRULEG
- SOCAS concentré tomate Dieg Bou Diar pots 800G et 2Kg
- SNTI -AGROLINE SA Concentré de tomate La Linguère pots 850G et 2Kg
- PALENE INDUSTRIE - SOBOA Schweppes Tonic, Fanta orange, citron, Bouteille 1L
et 33CL cocktail de fruits et Gazelle ananas
- AIS BRASSERIES
- SENJUS
- SAPROLAIT
- Saloum Agro alimentaire Concentrés de jus de fruits stérilisés en bouteille de 25cl
production de jus de mangue locale.
- UNISALI « Zéma » et « Zeina » sirop, nectar, jus, Confiture bouteille, carton,
berlingot : sirop et nectar bissap, mangue, goyave, tamarin, orange 0,75, 1Let 2L,
concentré 330ml et 840ml bocaux de 450G
- SIAA « Kirène » sirop, jus, nectar, concentré mangue, bouteille, carton, berlingot :
sirop et nectar goyave, orange, pomme, abricot 0,75, 1L et 2L ; concentré 330ml et
840ml
- FAKHRI 3F « sirop de luxe »
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- CHOCOSEN Concentré de piment bocaux de 500G

A niveau des emballages des produits transformés, Il est à noter que l'emballage
représente 30 à 40% du prix du produit conditionné. Une grande partie des emballages
utilisés sont produis à niveau national. Le conditionnement des produits finis au Sénégal
fait appel aux différents matériaux:

- la fabrication de boites métal est faite localement et sont surtout utilisées pour la
tomate industrielle (240G, 800G, 850 G à 2 Kg) et la confiture (1 à 3Kg), le
concentré de mangue (5 Kg). t.
- les emballages en verre sont soit importés soit issus de la récupération : le bocal
pour la confiture et la purée (30G, 400G, 350G, 450G, 500G, 750G, 1300G) ; la
bouteille pour le jus, le sirop, le nectar, la boisson gazeuse (33 cl, 75 cl)
- Les emballages plastique sont aussi de la fabrication locale (matières premières
importées) ou issus de la récupération : le sachet en PE (polyéthylène) 25G jus et
sirop, le sachet en PP (polypropylène) fruit séché et les bouteilles en PE et PVC
(chlorure de polyvinyle) 33cl ; 1l ; 1,5l ; 2l jus, sirop, nectar, boissons
- Le carton pack est importé pour le jus, le sirop et le nectar : 1l ; 1,5l et 2l, mais la
difficulté ressortie sur les approvisionnements de ce matériel est son coût d’achat
élevé. Cependant ce sont plutôt les entreprises semi industrielles qui en souffrent,
les transformateurs artisanaux s’accommodant bien de la situation des sachets de
plastique.

Pour identifier les axes de development et quantifier le potentiel, il est recommandé


d’approfondir l’étude de filière fruite et légume au Sénégal.

La Filière Cuirs et Peaux (Sénégal)

Selon l’Association sous Régionale des Professionnels de Cuirs et Peaux de l'Afrique


de l’Ouest les quantités des peaux par type de cuirs et peaux est comme suit :

Type de peaux Quantité disponible par an


Bovin 370 864
Ovin 1 215 798
Caprin 1 360 325
Camélin 409
Nombre de tanneries 2 + 10 artisanales
Capacité de tannage installée 16 000 peaux /jour
Nombre de Tannerie en 2 + 10 tanneries artisanales
fonction
Capacité utilisée 16 000 peaux/jour

Les cuirs et peaux constituent une ressource économique importante pour les pays ayant
un niveau important d’élevage. Cette étude souligne l’importance de l’amélioration de la
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qualité des cuirs et peaux car au Sénégal on ne constate 2,29% de rejets pour défaut de
dépouillement.

A niveau régional l’étude a mis évidence que tous les pays sont caractérisés par l'absence
notoire d'infrastructure d'abattage et de conditionnement des peaux. Les infrastructures qui
existent sont vétustes et mal adaptées. Le niveau des équipements et le nombre des
infrastructures ne permettent pas d'assurer la production dans de bonnes conditions. Mais,
Il est fortement recommandé d’approfondir l’étude de la filière cuire et peaux au Sénégal
pour tracer les axes de development adapté au terrain.

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10 Résumé des filières agroindustrielles prioritaires à Togo

Le Togo a 6,1 millions (2005) des habitants et a une superficie de 56,8000 km2. Il a une
situation géographique enserré entre le Ghana à l'Ouest, le Bénin à l'Est, le Burkina Faso
au Nord et une façade d'à peine 60 km sur l'Océan Atlantique. Le climat est de type
tropical, le Sud du Togo comporte deux saisons pluvieuses (Mars/Juillet -
Septembre/Octobre). Le Nord est marqué par une seule saison pluvieuse allant d'avril à
Octobre.
Le PIB de 1,065 milliards CFA (2007) est répartie en secteur agriculture 40.8%, secteur
secondaire 22.9% et le tertiaire de 37,1%.
Activité de secteur primaire est constituée principalement de l’agriculture qui est le principal
secteur de l'économie béninoise qui assure globalement la sécurité alimentaire et fait vivre
environ 80 % de la population. Les cultures sont diverses : mil, sorgho, maïs, manioc,
ignames, cacao, café, karité ; le coton est la principale culture industrielle et le premier
produit d'exportation agricole. A niveau d’élevage le Togo n'est pas un pays de forte
tradition d'élevage et la production ne couvre qu'une faible partie des besoins mais à
niveau de pêche les Togolais consomment 15 kg de poissons par an et par personne, soit
4 fois plus que de viande. Trois grandes sociétés étrangères se sont installées au Togo,
mais la pêche est essentiellement pratiquée de façon artisanale.
La principale ressource minière est le phosphate qui représente plus de 40 % des
recettes d'exportation

Le secteur secondaire est largement dominée par les industries agro-alimentaires, basées
sur la transformation des matières premières locales, suivie des industries textiles et cuir,
chimiques, mécaniques, électriques, papier, etc. Le secteur manufacturier contribue 9,3%
de PIB.

Le secteur tertiaire comprend : le port maritime er l’aéroport de Lomé, l’aéroport de


Niamtougou, le réseau routier nord- sud, le réseau ferroviaire de 340 km, le système
bancaire togolais comprend 11 établissements de crédit, dont 5 banques commerciales et
le barrage hydroélectrique de Nangbéto et la télécommunication.

La politique industrielle du Togo vise la restructuration et la diversification du tissu industriel


en vue de la valorisation des matières premières et la promotion des industries
d’exportation ainsi que la restructuration des organes du Ministère de l’Agriculture, de
l’Elevage et de la Pêche (MAEP), la révision des mandats de la Direction de l’Industrie, des
Directions chargées du Commerce et de la concurrence, de la Direction de Qualité et de la
Métrologie. Outre ces mécanismes institutionnelles d’Etat, des institutions consulaires et
professionnelles sont également chargées de la promotion du secteur privé et agro-
industriel, notamment de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCIT),
Les principales filières agricoles du Togo sont les suivantes : céréales (883 300 tonnes en
2007), tubercules (1 388 400 tonnes en 2007), légumineuses (92 000 tonnes en 2007),
oléagineux (noix de palme, noix de coco, karité, soja, graine de coton), fruits, productions
traditionnelles de rente en 2007 (coton : 48 000 tonnes, cacao : 7 980 tonnes et café : 9
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600 tonnes), productions animales en 2007 (bovins : 307 280 têtes, ovins/caprins : 3 507
800 têtes, porcins : 316 400 têtes, volailles : 10 836 000 têtes), productions halieutiques (27
700 tonnes en 2007), les épices, plantes aromatiques, fleurs et plantes/herbes médicinales
et produits biologiques. Pour ce qui concerne les unités agroindustrielles, il est distingué,
deux régimes : (i) celles sous territoire douanier qui sont au nombre de 12 en 2008 sur un
total de 44 entreprises; et (ii) celles opérant en Zone Franche, qui sont au nombre de 9 en
2008 sur un total de 63.

Les filières agro-industrielles prioritaires à haut potentiel identifiées lors de cette études
sont : Maïs, Manioc ; Coton, Karité, Fleurs coupées et Pêche artisanal ou continental et
l’ananas frais et fruit biologique séchés (les mangues, la banane et la papaye).

Coton (TOGO)
En 2007-/2008) 48 000 tonnes du coton graine a été produits par l’exploitation d’une
superficie de 70 000 (ha) avec un rendement de 0,7 tonne/ha. La filière emplois 200 000
producteurs de coton et 2000 salariés dans la transformation. Les recettes d’exportation en
2007 étaient de 16 milliards de FCFA et la contribution au PIB de la filière coton a été
estimée à 1%.
La SOTOCO est le principal organisme d’appui à la production qui est aussi placée
fiscalement sous le régime de droit commun est a l’exclusivité de la commercialisation du
coton et de la graine de coton. Mais la commercialisation de graine de coton est assurée
exclusivement par COPACO/DAGRIS
Les produits issus du coton-graine sont : (i) le coton –fibre ; (ii) la graine de coton ; et (iii)
l’huile de coton.
En 2007-2008, la production de coton-fibre a été de 19 920 tonnes et pour la graine de
coton il était de 28080 tonnes contre un potentiel de 180 000 tonnes.
A niveau d’égrainage la capacité installée des 3 usines (Kara, Talo, Nosté) de SCTOCO
est de108 000 tonne/ an mais le taux d’utilisation est ~37% uniquement. Les 3 usines
privés (Sicot, Spic, Socosa) qui sont en arrêt depuis 2005 avaient une capacité installé de
172 000 tonnes/ an.
A niveau de transformation industrielle de la graine de coton en huile et tourteaux il existe
la société NIOTO ayant d’une capacité de 120 000T qui n’est pas suffisamment utilisée à
cause de la baisse de la production de coton graine. NIOTO tente de pallier le sous-
approvisionnement de son usine par des importations de graine, notamment en
provenance de la SOCOMA, la filiale de DAGRIS installée au Burkina. NIOTO n’arrive pas
satisfaire la demande national d’huile estimé à 3000 tonnes/an
L’analyse de situation actuelle de la filière cotonnière révèle que les coûts de production
sont élevés, le volume de la production est faible et les capacités de transformation
installées sont largement sous-utilisées.
En tenant compte du potentiel du development de la filière coton et huilerie, les mesures de
reformes raccommodés par l’étude pour la relance de la filière coton peuvent être ainsi
résumées :
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• l’amélioration de la gouvernance de la société SOTOCO. ,
• la prise de dispositions visant la réduction des coûts de production à tous les
niveaux (par la compression substantielle des charges de fonctionnement de la
Société et la fixation, avec l’Etat, des conditions de réalisation des missions de
service public : entretien des pistes, etc.
• la mise en place d’une comptabilité analytique
• l’instauration d’un mécanisme transparent et concerté de fixation du prix du coton
graine qui tiendrait compte des cours mondiaux et du coût de revient
• le renforcement et responsabilisation des groupements de producteurs
• le renforcement des actions de sensibilisation des producteurs à l’application des
intrants aux doses préconisées.
• Le financement de l’approvisionnement en intrants et matériels nécessaires de
production, de la recherche, de la réhabilitation et l’entretien des pistes cotonnières,
des magasins de stockage du coton et des usines d’égrenage.

Maïs (Togo)
De toutes les spéculations céréalières produites au Togo, le maïs peut être retenu comme
celle disposant d’une potentialité économique et à l’exportation sous-régionale. En effet, le
maïs constitue une source importante de croissance de l’économie togolaise, puisque la
valeur ajoutée générée par cette filière était de 64 milliards de FCFA en 2007, représentant
5,6 % du PIB.
En 2007-/2008) 538 655 tonnes de maïs a été produits par l’exploitation d’une superficie
de 470 380 (ha) avec un rendement de 1,155 tonne/ha. Le Togo fait ni l’importation ni
l’exportation de maïs.
Les principaux emplois créés au niveau de la filière sont : 1 200 000 actifs agricoles ; 40
000 commerçants ; 15 000 transformatrices artisanales ; soit un total de 1 255 000
personnes impliquées.
Les difficultés identifies sont d’ordre de :
• Faible capacité de négociation des acteurs (non maîtrise des techniques de
promotion marketing) -Manque de système d’informations sur les marchés au plan
national et au niveau de la sous-région -Faible niveau d’organisation des acteurs -
Analphabétisme -Méconnaissance du cadre réglementaire, politique et institutionnel
-Insuffisance de synergie entre les acteurs -Mauvais état des piste.
• Variétés produites non adaptées à certains besoins spécifiques -Non respect des
itinéraires techniques (non disponibilité d’intrants et de crédits) -Faible maîtrise des
techniques de conservation Méconnaissance des normes de qualité -Insuffisance
des infrastructures de conservation
• Faible maîtrise des techniques de valorisation -Méconnaissance des produits
valorisés déjà existants dans certaines régions du pays -Etat embryonnaire de la
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recherche en matière de transformation et de stabilisation des produits agro-
industriels
Au regard des contraintes sus-indiquées, l’action prioritaire à mener vise à améliorer
l’accès au marché du maïs à travers les objectifs spécifiques et actions prioritaires ci-après.
• Améliorer les capacités de pénétration du marché des acteurs (producteurs)
• Améliorer la qualité du maïs
• Développer / promouvoir les produits dérivés du maïs
• Promotion des PMI de transformation du maïs
• Faciliter les exportations des produits dérivés du maïs vers les pays de l’UEMOA

La filière tubercules - Manioc(Togo)


Au Togo la superficie totale cultivée pour le manioc en 2007 est estimé à 135 720 ha
pour une production de 767 365 tonnes avec un rendement de ~8 tonnes / ha. Uniquement
21% de la production agricole du manioc est transformé, reste est consommé frais.
Pour l’année 2007 cette étude a estimé un chiffre d’affaire total est de 19 milliards de
F.CFA. Les principaux emplois créés au niveau de la filière sont : 500 000 actifs agricoles ;
15 000 commerçants ; 20 000 transformatrices artisanales ; soit un total de 535 000
personnes impliquées.
Le manioc est vendu sous diverses formes, notamment en frais, en cossettes, en gari et en
tapioca. D’une façon générale, la transformation de manioc au Togo est une activité
exclusivement détenue par les femmes qui le transforme en gari et tapioca de manière
artisanale. La transformation industrielle n’est pas encore commencée.
Les importations de manioc et de ses dérivés, le gari et le tapioca sont nulles. Le niveau
des exportations officielles de gari en 2006 et 2007, est respectivement de 57 tonnes pour
une valeur 8,2 millions de F.CFA et de 257,5 tonnes pour 37, 1 millions de F.CFA. Il est
constaté en outre, un fort courant d’exportation vers le Bénin et le Nigeria, mais dont les
statistiques ne sont pas toutes enregistrées par les services douaniers.
La principale difficulté observée au niveau de la filière est liée à l’exiguïté du marché
national et au prix non rémunérateur des produits dérivés du manioc (gari et tapioca). Les
autres difficultés identifiées sont :
• Non maîtrise des circuits de commercialisation du manioc et de ses dérivés et non
maîtrise de la demande.
• Faible organisation des producteurs et méconnaissance des textes réglementaires,
méconnaissance des variétés appropriées en fonction des utilisations
• Non standardisation du produit par rapport au prix et non maîtrise des techniques de
marketing
• Non maîtrise des normes des produits et faible niveau de diffusion des résultats de
la recherche
• Insuffisance des outils appropriés à la transformation
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• Insuffisance d’appuis aux acteurs de transformation dans la filière.
Les recommandations suivantes ont été faites par cette étude :

• Identification des circuits de commercialisation du manioc et de ses dérivés et


entreprendre une étude de marché du manioc et de ses dérivés et mettre en place
d’un système de publicité et de promotion du produit. Mise en place d’une banque
de données sur les prix et les marchés ; Information régulière et fréquente des
transformatrices de manioc sur les prix
• Former les organisations des producteurs en notion de marketing et les expliquer
des textes réglementaires
• Vulgariser la diffusion des normes sur la qualité et sur les résultats de la recherche
sur le manioc et ses dérivés.
• Mise à niveau des méthodes et outils de production
La Filière Pèche artisanale (Togo)
La production halieutique artisanale au Togo est d 27 750 tonnes (2005), dont 22 732
tonnes proviennent de la pêche artisanale maritime, 5000 tonnes de la pêche continentale
et 20 tonnes de l’aquaculture. La contribution de cette filière au PIB est de 1.6% et
génère 21000 dont 8000 en transformation. Le chiffre d‘affaire de la filière est estimé 16
milliards de FCFA. La filière fait vivre environ 150 000 personnes au niveau des ménages
des acteurs professionnels.

La pêche maritime artisanale, dans son ensemble, est exercée par des pêcheurs, dont au
moins 50% sont regroupés en organisations de pêcheurs. En total il y a ~4000 entreprise
artisanales et informelles. Le principal organisme d’appui à la filière est la Direction de
l’Elevage et de la Pêche (DEP). La consommation de poisson per capita et par an est
actuellement d’environ 12 Kg

Environ 90 % des captures totales sont vendues sous formes conditionnées/ transformées
(fumées, séchées, salées ou frites). Les 10 % sont consommés frais. Le fumage à lui seul
représente 65 % des prises de poissons, suivi du séchage (20%), le salage et la friture
représentent 5%. Les femmes s’occupent de la transformation et de la commercialisation
du poisson. Les fours chorkor et traditionnels sont les plus utilisés.

Le taux de couverture de la consommation nationale est inférieur à 50 %. Les importations


totales de poissons s’élèvent à 19 900 tonnes en l’an 2006 et les exportations sont
estimées à 750 tonnes.

Les principaux facteurs qui limitent le développement de la pêche sont : l’insuffisance et le


non-respect de la réglementation en vigueur; le faible niveau développement de la
recherche ; l’étroitesse du plateau continental; la surexploitation et la faible productivité des
ressources halieutiques; la pollution marine; le coût élevé des équipements de capture et
de conservation; l’inexistence d’un système de crédit approprié; l’insuffisance
d’organisation des pêcheurs artisanaux, des commerçants et des transformatrices sur les
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plans d’eau; et l’absence d’infrastructures de conservation. Cependant, le secteur recèle
certains atouts, dont notamment le fort potentiel de développement de la pisciculture et la
possibilité d’enrayer la dégradation des ressources pour la pêche maritime et continental

Les actions prioritaires pour le development de la filière identifiées par cette étude sont :

- organisation et formation des pêcheurs et pisciculteurs en organisation coopérative


et gestion comptable et le renforcement du système de statistiques
- renforcement du système de contrôle sanitaire; application de la réglementation des
pêches, notamment à travers l’élaboration et le suivi de la mise en œuvre des
décrets d’application
- promotion de la vulgarisation des caisses isothermes pour la commercialisation des
poissons frais;
- appui en crédit pour fonds de roulement
- renouvellement des équipements de production et de conservation (fours, filets,
moteurs hors bords) et le développement de la recherche
- l’encadrement à la base et celui du personnel spécialisé à tous les niveaux
- l’appui à la surveillance de la pêche en vue du contrôle de la pêche illicite dans les
eaux du Togo,

Filière Plantes florales (Togo)

L’étude a identifié la filière plantes ornementale comme une filière prioritaire à cause de le
potentiel d’exportation. Les plantes ornementales sont produites exclusivement par la
société ATLANTIC PRODUCE, installée au Togo depuis 1978 elle dispose d’un site de
production de 44 hectares, basé à Lomé dont ~30 hectares sont destinés à la production
mais uniquement 20 ha sont mis en valeur en 2007. Le rendement est de 3.8 tonnes/ha. 76
tonnes des plantes ornementale ont été produit et ont été exporté à 100% en 2007 (90%
Europe, 10% USA) avec un chiffre d’affaire de 320 millions FCFA, apportant ainsi une
contribution de 0.025% au PIB. La société emplois 95 salariés dont 50 dans la
transformation.

Les principaux produits sont des boutures qui sont du matériel végétal produit pour être
livré aux pépiniéristes en Europe, afin de produire sous serre des plantes ornementales.
Elles ne subissent donc pas un processus de transformation. Cependant, elles sont
conditionnées en chambre froide, avant leur expédition en Europe. La société dispose de 5
chambres froides, dont le taux d’utilisation actuel est moins de 20%.
Les produits exportés répondent aux normes de qualité exigées par la clientèle, en termes
de couleur, de taille et d’état phytosanitaire dont la possibilité d’encore développer la filière.

Les principaux obstacles à la promotion de la filière des plantes ornementales sont :


- coût élevé du fret aérien (22% du coût de revient) assuré actuellement,
presqu’exclusivement par Air France
- Périssabilité et fragilité des boutures
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- Coût élevé de l’énergie (effet, la puissance installée actuelle, ne permet pas d’utiliser
le courant électrique pour l’exploitation du centre ; aussi, le fonctionnement des
groupes électrogènes reviennent-il trop cher.

Les axes d’amélioration peuvent se résumer ainsi :

- Diversification de la gamme de produits et augmentation de la capacité de


production
- Développant en partie des produits finis (plantes en pots)
- Diversification de la clientèle, en mieux prospectant certains marchés, l’Italie et
l’Espagne par exemple et le renforcement de la politique de communication
- Réalisation des investissements complémentaires (achat de tracteur, maintenance
des chambres froides par remplacement des pièces défectueuses et raccordement
du centre à la moyenne tension électrique).

Filière Karité (Togo)

Le potentielle de production d’amande de karité est estimée au cours de ces dernières


années à 22 000 tonnes par an d’amande sèche, alors que la collecte annuelle représente
14 000 tonnes environ, dont 12 000 tonnes sont commercialisées et 2 000 tonnes
autoconsommées. Au total, le peuplement togolais en karité avoisine 4,5 millions de pieds.

La contribution de a filière au PIB est estimée à 0.8 % (2006) et le chiffre d’affaire de la


filière est estimé à 840 millions de FCFA. La filière est génératrice de nombreux emplois
directs et indirects. Le nombre total des emplois dans la filière est estimé à 10000 dont
4000 dans la transformation. 98.5 % des ces emplois sont dans les entreprises artisanales
et informelles. En effet, les activités de collecte, de traitement des noix, de transformation,
de distribution et d’utilisation finale des produits de karité est essentiellement fait par des
femmes.
La transformation industrielle des amendes en beurre est exclusivement effectuée par la
société NIOTO, implantée en zone industrielle à Lomé. NIOTO, dispose d’installations
permettant de traiter 100 tonnes d’amandes par jour. Elle produit du beurre brut de karité
destiné aux agro-industries et du beurre de karité neutralisé (semi-raffiné) destiné à
l’industrie de la cosmétique. Les principaux produits de transformation sont le beurre de
karité et l’huile de karité. Depuis 2004, le Togo n’a ni exporté ni importé des amandes ou
le beurre de karité

Les principales difficultés peuvent se résumer ainsi :


- méconnaissance des peuplements du karité et de leurs productivités ;
- non maîtrise des techniques de reproduction du matériel végétal ;
- Insuffisance de recherche ;
- dégradation des peuplements de karité ;
- faible capacité d’organisation des collecteurs et transformateurs artisanaux ;
- pénibilité de l’extraction manuelle
- difficulté d’approvisionnement en matières premières par NIOTO
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- faible maîtrise technique et de conditionnement des produits par les collecteurs et
transformateurs locaux ;
- méconnaissance des qualités intrinsèques du karité par la population

Les actions prioritaires recommandées par cette étude sont :


- mieux connaître les peuplements de karité et préserver le parc à karité, à travers un
inventaire plus précis du peuplement et de l’état du parc à karité, une évaluation de
la productivité de l’essence et une étude de faisabilité pour le renouvellement du
verger
- mettre en œuvre un programme de recherche relatif au renouvellement, à la
protection, à la conservation et à l’amélioration de la productivité du verger et à la
mise au point d’un matériel de transformation adapté aux groupements féminins
- appuyer l’émergence et le renforcement des capacités des acteurs intervenant dans
la filière
- mettre en œuvre un programme d’appui à la promotion de la filière
- promouvoir la valorisation du beurre de karité.

Filière Riz (Togo)

Selon l’analyse du consultant national la filière Riz ne présente pas un haut potentiel de
transformation industriel poste récolte d’une haute priorité industrielle au Togo, pourtant la
filière riz est important pour Togo, donc il est recommandé de poursuivre une étude
spécifique pour la filière riz au Togo

Nota : L’étude à aussi mentionné de chercher les possibilités de développer l’exportation


d’Ananas frais et fruits biologiques séchés

11 Annexes

Annexe1 : Méthodologie de travaux d’études filière agroindustrielles communiquée


aux consultants nationaux

Annexe 2 : Références bibliographiques des documents consultés par les constants

Annexe 3 : Statistiques UEMOA: Evolution socio-économique (PER)

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