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VACCINATION

Christophe NAJEM
IFSI le 20 novembre 2006
(1) GENERALITES
 DEFINITIONS :

Inoculation d’une préparation antigénique dérivée ou proche d’un


agent infectieux déterminé, au sein de l’organisme, qui introduit
dans celui-ci fait naître une réaction immunitaire spécifique par
la production d’anticorps spécifiques.
La vaccination est une immunité :
- active car il y a production d’anticorps par l’organisme
- durable dans le temps ( jusque 10 ans)
- à retardement il faut 15 jours pour que immunité soit fiable
(1) GENERALITES
 - Protéger l’individu contre des attaques microbiennes ou
virales.
- Limiter la propagation de l’infection dans un lieu donné en
dressant une barrière contre l’épidémie.
(1) GENERALITES
 - Permettre une protection individuelle.
- Pour lutter contre une épidémie.
- Sont indiqués en fonction des personnes ou groupes exposés
(personnes âgée, enfants, professionnels de santé….)
- La vaccination obligatoire.
(1) GENERALITES

CONTRE-INDICATIONS

- Affections malignes
- Affections viscérales
- Déficit immunitaire
- Maladie aiguë évolutive
- Certaines thérapies ( chimiothérapie )
- Allergies à l’œuf
(1) GENERALITES
 RELATIVES :

- Grossesse pour certains vaccins


- Personnes souffrant eczéma, asthme, dermatose, diabète,
affections chroniques cardiaques, respiratoires, rénales,
hépatiques : on fait le vaccin en période de rémission.
(1) GENERALITES
 INCIDENTS ACCIDENTS

Des risques d’accidents banaux :


- Réaction inflammatoire locale, rougeur, induration, douleur.
- Fébricule quelques fois
- Apparition d’adénopathies
- Céphalées
- Nausées quelques fois
Des risques d’accidents toxiques (rares) :
- Collapsus
- Réaction anaphylactique : éruption urticarienne, œdème de
quincke
(1) GENERALITES
 VACCINS INACTIVE, INERTE :

Ce sont des vaccins contenant la toxine du germe inactivée par


des procédés physico-chimiques. Il a perdu son pouvoir de
multiplication et de virulence, seule la notion antigénique est
maintenue.
(1) GENERALITES
 VACCINS VIVANTS, ATTENUES :

Vaccin obtenu à partir de germes vivants atténués qui ont perdu


leur pouvoir pathogène mais ayant toujours le pouvoir de se
multiplier et qui permette d’induire la formation des anticorps
spécifiques de la maladie.
(1) GENERALITES
 VACCINS TUES :
Ils contiennent des germes tués par différents procédés.

 VACCINS ISSUS DE RECOMBINAISONS


GENETIQUE
(1) GENERALITES
 a) Préalables au soin
- Consulter le protocole et la fiche technique
- Vérifier l’identité du patient et avoir le carnet de santé à
disposition
- Vérifier intégrité et date de péremptions du vaccin
- Vérifier le type de vaccin qui est à effectuer et à quelle date
- Vérifier que l’examen médical a été effectué, précédé d’un
interrogatoire à la recherche de contre-indications ( temporaires
ou définitives)
(1) GENERALITES

 b) Préparation du patient
- Expliquer la pratique de la vaccination aux parents
- Expliquer l’intérêt des recommandations de vaccination
- Expliquer la possibilité d’éventuels effets secondaires
- Installer l’enfant confortablement pour ne pas qu’il bouge et
l’installer en fonction du site d’injection
(1) GENERALITES
 c) Préparation du matériel
- Le vaccin : vérifier date de péremption
- Une aiguille choisie en fonction du type d’injection ( IM, SC )
- Un antiseptique
- Du coton
(1) GENERALITES

SITE DE VACCINATION ET VOIES


D’ADMINISTRATIONS :

Voie orale :La vaccin Poliomyélitique oral est le seul


vaccin utilisable par voie buccale en France. Il doit
être administré par le médecin ou devant le médecin.
(1) GENERALITES
 Voie sous-cutanée profonde : Le vaccin se fait dans
la fosse sous épineuse, ou dans la région du deltoïde
( épaule) en pinçant la peau entre le pouce et l’index
et en piquant avec l’aiguille inclinée à 45° la base du
pli cutané ainsi formé.
(1) GENERALITES
 Voie intramusculaire :Le vaccin se fait au niveau du
deltoïde ou de la face antéro-latérale de la cuisse,
l’aiguille étant introduite perpendiculairement au plan
cutané.
(1) GENERALITES
 Voie intradermique :Le vaccin se fait à la face
externe du bras , à l’union tiers moyen tiers
supérieur. La peau doit être bien tendue et l’aiguille
doit être enfoncée tangentiellement à la peau. Voie
pratiquement réservée au Tuberculine.
(1) GENERALITES
 Piqûres multiples :La vaccination percutanée est
réalisée grâce à un dispositif muni de 9 pointes
préalablement recouvertes de vaccin. La pression
doit permettre l’introduction du vaccin dans la peau,
mais sans la faire saigner. Cette méthode ne
concerne que la vaccination BCG des enfants de
moins de trois ans.
(2) CALENDRIER VACCINAL

 VACCINATIONS OBLIGATOIRES
AGE VACCIN
1 MOIS BCG (pour les enfants vivant en collectivité)

2 MOIS Diphtérie + tétanos + poliolmyelite (1ère injection)

3 MOIS Diphtérie + tétanos + poliolmyelite (2ème injection)

4 MOIS Diphtérie + tétanos + poliolmyelite (3ème injection)

16- 18 MOIS Diphtérie + tétanos + poliolmyelite (1er rappel)

Avant 6 ans BCG avant l'entrée en collectivité sinon à l'école


Si l'injection a été faite plus tôt, un IDR doit être fait.
Si IDR est négatif, le rappel doit être fait

6 ans Diphtérie + tétanos + poliolmyelite (2ème rappel)

11-13 ans Diphtérie + tétanos + poliolmyelite (3ème rappel)


IDR, si négatif rappel du BCG
16-18 ans Diphtérie + tétanos + poliolmyelite (4ème rappel)
IDR
Après 18 ans Tétanos et poliomyelite tous les 10 ans
(2) CALENDRIER VACCINAL

 VACCINATIONS RECOMMANDEES
AGE VACCIN
2 MOIS Coqueluche, hépatite B, Méningite, HIB
(1ère injection)
3 MOIS Coqueluche, hépatite B, Méningite, HIB
(2ème injection)
4 MOIS Coqueluche, hépatite B, Méningite, HIB
(3ème injection)
12 MOIS ROR

16-18 MOIS Coqueluche, hépatite B, Méningite, HIB


(1ère rappel)
6 ans ROR (2ème injection)

11-13 ans Coqueluche, hépatite B, HIB

16-18 ans Rubéole (chez les filles souhaitant avoir un


enfant)
Oreillons (chez les garçons)
Après 18 ans Sérologie Hépatite et rappel si besoin

Après 65 ans Grippe (une fois par an)


(3) VACCIN CHEZ LE VOYAGEUR

 CHOLERA
Vaccin peu efficace et concidéré comme inutile par l'OMS depuis
1974 ; à ne faire que lors de voyages dans des pays qui exigent
cette vaccination
(3) VACCIN CHEZ LE VOYAGEUR

 DIPHETERIE

Mise à jour utile avant un séjour dans des zones de recrudescence


actuelle de la maladie (Russie, Ukraine et Algérie)
(3) VACCIN CHEZ LE VOYAGEUR

 ENCEPHALITE JAPONAISE
Vaccin recommandé par l'OMS uniquement pour les éjours de plus
d'un mois en milieu rural et en période de mousson dans des
zones endémiques (Inde, Japon, Asie du sud est)
(3) VACCIN CHEZ LE VOYAGEUR

 ENCEPHALITE A TIQUES
Vaccin indiqué chez les résidents ou voyageurs devant séjourné en
plein air en zone endémique (est de la France, Allemagne,
Autriche, Suiise, Europe Centrale et de l'Est, Sibérie, Asie)
(3) VACCIN CHEZ LE VOYAGEUR

 FIEVRE JAUNE
Vaccin INDISPENSABLE avant un voyage en Afrique intertropicale
et en amérique latine….Donc Indispensable en GUYANE
(3) VACCIN CHEZ LE VOYAGEUR

 HEPATITE A
Vaccin recommandé pour les voyages prolongés au contact de la
population dans les zones à haute endémicité (afrique,
Amérique du sud)
(3) VACCIN CHEZ LE VOYAGEUR

 HEPATITE B

Vaccin indispensable pour les soignants et fortement


recommandé pour les personnes adultes et les adolescents
voyageant dans des zones à haute endémicité (Afrique, Chine,
Asie du sud est et Amérique latine)
(3) VACCIN CHEZ LE VOYAGEUR

 MENINGITE DES TYPES A ET C

Vaccin indispensable pour un pèlerinage à la Mecque ou à Médina


et recommandé aux voyageurs et résidents en zone
d'endémicité (Amérique du sud, Afrique centrale)
(3) VACCIN CHEZ LE VOYAGEUR

 POLIOMYELITE

Mise à jour indispensable chez tous les sujets, voyageur ou non


(3) VACCIN CHEZ LE VOYAGEUR

 RAGE

Vaccin recommandé aux professionnels exposés (vétérinaires) et


utile pour les résidents ou voyageurs au long cours en
Amérique du sud et centrale, en Afrique et en Asie
(3) VACCIN CHEZ LE VOYAGEUR

 TETANOS

Mise à jour indispensable chez tout sujet, voyageur ou non


(3) VACCIN CHEZ LE VOYAGEUR

 TYPHOIDE
Vaccin obligatoire pour les personnels des laboratoires et les
militaires, recommandé aux soignants, conseillé aux voyageurs
au contact de la population en zone d'endémie (Afrique, Asie du
sud est, Amérique Latine)
(4) Vaccin antituberculeux ou BCG
AGENT PATHOGENE :
Le bacille de koch BK est une mycobactérie responsable de
la tuberculose. C’est un bacille acido- alcoolo-resistant qui
pousse lentement et uniquement sur des milieux spéciaux

MODE DE CONTAMINATION :
La contamination se fait par voie aérienne ou digestive.
(4) Vaccin antituberculeux ou BCG
EPIDEMIOLOGIE :
La tuberculose est devenue plus rare dans les pays où les
conditions socio-économiques se sont améliorées. En
revanche, elle reste endémique dans les autres régions du
monde, où plusieurs millions de cas sont dénombrés
chaque année.
En France, l’incidence annuelle est estimée à 16/100 000
avec de grandes variations selon les régions et les
conditions socio-économiques.

PHYSIOPATHOLOGIE :
La pénétration du BK dans l’organisme vierge entraîne une
primo-infection. Dans la plupart des cas la contamination
ne dépasse pas ce stade. Parfois plus ou moins
tardivement une tuberculose-maladie va se développer
atteignant des organes divers.
(4) Vaccin antituberculeux ou BCG
1- BCG
 VACCIN BCG SSI : flacon de 10 doses ; administration en intra
dermique stricte avec une aiguille courte et fine à biseau (0,1 ml
et 0,05 ml chez l'enfant avant 2 ans
 MONOVAX : Bague pour multipuncture à usage unique (2
impcacts avant 6 mois, 3 avant 3 ans, 4 avant 9 ans, 5 avant 15
ans puis 6 à 7 chez l'adulte)
2- test tuberculinique ou tuberculine purifiée
 TUBERTEST : Tuberculine en solution, flacon de 1 ml (10
doses); en IM stricte 1 dose de 0,1 ml; lecture à 48 ou 72 h
 POSITIVITE SI INDURATION D'AU MOINS 5 mm
(5) Vaccin antirubéoleux (vivant
atténué)
AGENT PATHOGENE :
L’agent responsable est un virus à ARN faisant partie de la
famille des Togaviridae. Il en existe un seul sérotype,
antigéniquement stable. Le réservoir est exclusivement
humain. Le virus est tératogène.

MODE DE CONTAMINATION :
La contamination est interhumaine. Elle s’effectue
directement par voie aérienne par l’intermédiaire de
gouttelettes salivaires. La période de contagion débute 8
jours avant l’éruption et persiste 8 jours après l’éruption. La
contamination de l’embryon s’effectue par voie
transplacentaire.
(5) Vaccin antirubéoleux (vivant
atténué)
EPIDEMIOLOGIE :
La rubéole est une maladie bénigne de l’enfant survenant
entre 3 et 6 ans. Elle est exceptionnelle avant 6 mois (
anticorps naturels). Elle induit une immunité solide qui dure
toute la vie. C’est une maladie cosmopolite, qui survient sur
le mode endémo-épidémique.
Les formes inapparentes sont fréquentes.
10% des femmes en âge de procréer ne sont pas
immunisées, expliquant les 100 infections rubéoliques par
an responsables de 10 à 40 cas de rubéole congénitale et
d’une cinquantaine d’interruptions thérapeutiques de
grossesse.
(5) Vaccin antirubéoleux (vivant
atténué)
PHYSIOPATHOLOGIE :
Le virus se multiplie dans le rhinopharynx, puis diffuse
dans tout l’organisme. Le danger est particulièrement
important chez la femme enceinte : le virus altère la division
cellulaire embryonnaire entraînant ainsi des malformations
congénitales jusqu’au 4e mois.

CLINIQUE :
La rubéole acquise est un maladie éruptive bénigne.
La rubéole congénitale survient au cours d’une primo-
infection rubéoleuse chez la femme durant la grossesse,
elle associe :
- un syndrome malformatif qui atteint essentiellement l’œil ,
l’oreille, le cœur, le cerveau ( retard mental) , les dents.
- Une rubéole congénitale évolutive : infection virale
chronique entraînant des lésions viscérales qui peuvent
générer des séquelles.
(5) Vaccin antirubéoleux (vivant
atténué)

1- VACCIN ASSOCIE
 ROR ou PRORIX
(5) Vaccin antirougeoleux (vivant
atténué)

AGENT PATHOGENE :
L’agent responsable de la rougeole est un virus à ARN de
la famille des Paramyxoviridae à réservoir exclusivement
humain

MODE DE CONTAMINATION :
La contamination est interhumaine, elle s’effectue par voie
aérienne par la salive et les sécrétions rhinopharyngées. La
contagiosité est extrême, dès le 6-8e jour après le contage
et se prolonge jusqu’au 2-3e jour de l’éruption.
(5) Vaccin antirougeoleux (vivant
atténué)
EPIDEMIOLOGIE :
Maladie cosmopolite qui survient en France sur le mode
endémo-épidémique, avec une recrudescence au début du
printemps et en juin. La rougeole induit une immunité
définitive.
Les nouveau-nés sont protégés par les anticorps d’origine
maternelle. 200 000 à 550 000 cas de rougeole surviennent
par an en France. L’âge moyen de survenue est de 6 ans.

PHYSIOPATHOLOGIE :
Le virus se multiplie au niveau de l’épithélium respiratoire.
La virémie apparaît vers le 5e jour après le contage. Les
anticorps apparaissent dès le début de l’éruption.
(5) Vaccin antirougeoleux (vivant
atténué)
CLINIQUE :
La phase d’incubation est silencieuse et dure 10 jours.
Après une phase d’invasion de 3 à 4 jours caractéristiques
( température élevée, catarrhe oculo-nasal, toux sèche,
énanthème buccopharyngé ) , l’éruption débute derrière les
oreilles et progresse en une seule poussée descendante.
Elle réalise un aspect de maculo-papules, érythémateuses,
non prurigineuses.

° complications ORL : laryngites, bronchites, otites


° complications neurologiques particulièrement graves :
encéphalites aiguës et panencéphalites subaiguës
sclérosantes de Van Bogaert (PESS).
(5) Vaccin antirougeoleux (vivant
atténué)
1- Vaccin non associé
ROUVAX : En IM ou SC
2- Vaccin associé :
ROR et PRORIX : en IM et SC
(5) Vaccin antipoliomyelite (vivant
atténué)
 AGENT PATHOGENE :
Les poliovirus sont responsables de la poliomyélite
antérieure aiguë PAA. Ce sont de petits virus à ARN
appartenants au germe entérovirus. Il existe 3 sérotypes
distincts de poliovirus, les sérotypes 1, 2 et 3 . Ils sont
remarquables par leur résistance aux désinfectants usuels
(alcools, éther, détergents) et leur longue survie dans le
milieu extérieur.
(5) Vaccin antipoliomyelite (vivant
atténué)
 MODE DE CONTAMINATION :
L’homme contaminé est le seul réservoir de virus, il
élimine le virus par le rhinopharynx à la phase initiale de
l’infection puis par les selles. La contamination est
interhumaine , manuportée, ou indirecte par l’eau et les
aliments souillés.

EPIDEMIOLOGIE :
La PAA est ubiquitaire. Elle reste endémique en Afrique et
en Asie. L’incidence mondiale actuelle est estimée entre
200 000 et 250 000 cas par an de poliomyélite
paralytique. L’incidence diminue régulièrement dans les
pays industrialisés. En France, aucun cas de PAA
autochtone n’a été déclaré depuis 1990.
(5) Vaccin antipoliomyelite (vivant
atténué)
 PHYSIOPATHOLOGIE :
Après contamination par voie digestive, le virus se
multiplie au niveau de l’oropharynx puis au niveau de
l’intestin grêle : c’est la phase d’incubation.
Secondairement le virus diffuse dans tout l’organisme par
voie hématogène et lymphatique permettant la fixation du
virus sur les cellules cibles : motoneurones de la corne
antérieure de la moelle épinière, entraînant la lyse des
neurones et une importante réaction inflammatoire. L a
maladie paralytique n’est pas en fait qu’une complication
rare d’une infection fréquente et bénigne mais
immunisante, expliquant qu’en pays d’endémie, les
formes paralytiques surviennent chez l’enfant : « paralysie
infantile ».
(5) Vaccin antipoliomyelite (vivant
atténué)
 CLINIQUE :
La durée de l’incubation varie de quelques jours à un
mois. La phase d’état de la PAA est caractérisée par
l’existence de paralysies flasques d’installation rapide ( 48
H ). Le pronostique vital lié à l’atteinte respiratoire et le
pronostique fonctionnel aux séquelles, constantes, mais
d’intensité variable.
(5) Vaccin antipoliomyelite (vivant
atténué)
1-VACCIN BUVABLE
-POLIO ORAL : primovaccination en 3 doses espacées de 4 à 6
semaines puis une dose de rappel 1 à 2 ans après puis tous les
5 ans
2-VACCIN INJECTABLE
- IMOVAX POLIO : vaccin à partir de l'age de 2 mois, obligatoire
avant 18 moois, 3 injection IM espacées de 1 mois, puis un
rappel 1 à 2 ans après puis tous les 5 ans puis à partir de 18
ans tous les 10 ans
(6) Vaccin antitétanique (anatoxine
purifiée
MODE DE CONTAMINATION :
Pénétration accidentelle dans l’organisme lors d’une
effraction cutanée même minime.

EPIDEMIOLOGIE :
Le tétanos survient sous forme de cas isolés. L’OMS estime
à 1.5 millions le nombre de cas annuel de tétanos, et à 775
000 le nombre de décès annuel dans le monde.
En France, 88 cas ont été déclarés en 1987 ce qui situe la
France au 7e rang européen . Les femmes sont 3 fois plus
touchées que les hommes . Dans 84 % des cas le sujet a
plus de 60 ans. Le taux de létalité est de 25%.
(6) Vaccin antitétanique (anatoxine
purifiée
PHYSIOPATHOLOGIE :
C. tetani se multiplie localement, synthétise et excrète une
neurotoxine responsable de la symptomatologie
caractéristique du tétanos . La toxine migre par transport
axonal. Elle bloque la neurotransmission cholinergique
centrale au niveau de la jonction synaptique entre les
interneurones spécifiques de la voie inhibitrice d’une part,
et les neurones moteurs d’autre part.
(6) Vaccin antitétanique (anatoxine
purifiée
CLINIQUE :
La durée d’incubation du tétanos est variable de 6 à 15
jours parfois plus. La maladie est caractérisée
cliniquement par une contracture douloureuse, débutant
ordinairement au niveau des muscles masticateurs,
envahissant ensuite progressivement la nuque , le tronc et
les membres, avec redoublement convulsif très
douloureux sous l’influence des plus légères excitations.
(6) Vaccin antitétanique (anatoxine
purifiée
Vaccin tétanique :
• seringue de 0,5 ml ; à partir de l'age de 3 mois, obligatoire
avant 18 mois
• En IM ou SC , 3 injections espacées de 1 mois puis un
rappel entre 1 et 2 ans puis un rappel tous les 5 ans et à
partir de 18 ans un rappel tous les 10 ans
(7) Vaccin antidiphtérique (anatoxine
purifiée
AGENT PATHOGENE :

Corynebacterium diphteriae ou bacille de Klebs-Loeffler est


l’agent responsable de la diphtérie. C’est un bacille de
forme légèrement incurvée, Gram positf, aéro-anaérobie
facultatif, dont le réservoir est l’homme qui héberge
essentiellement au niveau rhinopharynx .
Corynebacterium diphteriae peut persister plusieurs mois
dans le milieu extérieur.
(7) Vaccin antidiphtérique (anatoxine
purifiée
MODE DE CONTAMINATION :
La transmission de la diphtérie est directe par
l’intermédiaire de gouttelettes de salive à partir de sujets
malades, convalescents ou de porteurs sains ou indirects
par l’intermédiaire d’objets, de poussières ou d’aliments.
EPIDEMIOLOGIE :
Plus de 23 000 cas de diphtérie sont recensés chaque
année dans le monde. En France la maladie très fréquente
avant la vaccination a une incidence moyenne actuelle de 3
cas par an . Les derniers cas mortels de diphtérie sont tous
survenus chez des sujets qui n’avaient jamais bénéficié de
la vaccination.
(7) Vaccin antidiphtérique (anatoxine
purifiée
PHYSIOPATHOLOGIE :
Le pouvoir pathogène de Corynebacterium diphteriae
résulte de 2 facteurs : d’une part la virulence propre du
germe avec multiplication au site de pénétration,
responsable des manifestations générales de la diphtérie.
CLINIQUE :
Après une incubation de 1 à 7 jours la diphtérie est
caractérisée par une angine pseudo-membraneuse
fibrineuse et un syndrome toxique général. Le pronostique
vital est lié, en absence de traitement précoce, à l’évolution
vers l’angine diphtérique maligne avec atteinte
neurologique, cardiaque et rénale. Chez l’enfant, la
localisation laryngée ou croup est d’une extrême gravité en
raison du risque asphyxique.
(7) Vaccin antidiphtérique (anatoxine
purifiée
Existe uniquement en association avec le tetanos et
poliomyelite (Revaxis)
(8) Vaccin anticoquelucheux (vaccin
inactivé)
AGENT PATHOGENE :
Bordetella pertussis ou bacille de Bordet et Genou est le
germe responsable de la coqueluche. C’est un petit
coccobacille Gram négatif dont le réservoir unique est
l’homme.

MODE DE CONTAMINATION :
La contamination est interhumaine directe par pénétration
du germe par voie aérienne lors d’un contact avec un sujet
malade au stade catarrhal.
(8) Vaccin anticoquelucheux (vaccin
inactivé)
EPIDEMIOLOGIE :
L’OMS estime à 46 millions le nombre de cas de
coqueluche par an dans le monde et 500 000 le nombre de
décès annuels.
En France, en moyenne, 300 cas de coqueluche sont
hospitalisés par an.

PHYSIOPATHOLOGIE :
Après pénétration par voie aérienne Bordetella pertussis se
fixe de façon sélective sur les cellules ciliées de
l’épithélium bronchique. Il n’y a pas de passage de la
bactérie dans le sang . La réaction inflammatoire péri-
bronchiolaire avec présence d’un exsudat visqueux conduit
à l’obstruction des bronchioles. La libération de
constituants toxiques est responsable de l’irritation
bronchique et des troubles métaboliques ; l’anorexie est
(8) Vaccin anticoquelucheux (vaccin
inactivé)
CLINIQUE :
La coqueluche est une maladie de l’enfant de moins de 2
ans. Après la phase d’incubation ( 7 à 15 jours) et
d’invasion ( période catarrhale de 7 à 15 jours), la
coqueluche à la période d’état est caractérisée par des
accès de toux spasmodique, revêtant la forme de quintes.
Les quintes sont suivies par une reprise inspiratoire
bruyante et prolongée ( chant du coq).
La durée de la maladie est longue : 6 à 8 semaines. La
coqueluche est une maladie particulièrement grave chez le
nourrisson ( mortalité 2 à3 %) en raison du risque de
quintes asphyxiantes et d’apnées syncopales.
(8) Vaccin anticoquelucheux (vaccin
inactivé)
Existe uniquement en vaccin associé.
(9) Vaccin antigrippal (vaccin inactivé)
AGENT PATHOGENE :
Les virus responsables de la grippe, sont les Myxovirus
Influenzae de 3 types A, B et C avec de nombreux sous-
types touchant l’homme et certains animaux .

MODE DE CONTAMINATION :
La contamination est aérienne par gouttelette de salive et
favorisée par les éternuements.
(9) Vaccin antigrippal

EPIDEMIOLOGIE :

Maladie infectieuse, très contagieuse, presque toujours


épidémique, parfois pandémique, ou limitée à des foyers
plus restreints. Si le pronostique est relativement favorable
chez les enfants, sauf cas pathologiques, par contre les
adultes, les sujets fragilisés, les personnes âgées non
vaccinées payent un lourd tribut à la grippe. D’autres
agents infectieux peuvent donner des tableaux cliniques
évoquant la grippe. Seuls les isolements assurent
l’identification du germe responsable.
(9) Vaccin antigrippal

PHYSIOPATHOLOGIE :
Les symptômes respiratoires sont directement liés à la
destruction des cellules épithéliales des voies aériennes
supérieures et de l’arbre bronchique par la réplication virale.

CLINIQUE :
Après une courte incubation de 1 à 3 jours le début est brutal
avec malaise général, fièvre , frissons, céphalées, myalgies,
catarrhe rhinopharyngé.
La grippe évolue sur une période de 8 à 10 jours et guérit
habituellement sans complication Une asthénie résiduelle
importante est malgré tout possible. Cependant la grippe reste
une maladie grave chez les sujets fragilisés par ses
complications bronchopulmonaires directes ou par l’aggravation
de pathologies préexistantes infectieuses organiques ou
métaboliques.
(9) Vaccin antigrippal
• Vaccination annuelle chez les sujet à risque et chez le
personnel hospitalier

• Vaccination en IM ou en SC en automne avnt l'épidémie


grippale

• AGRIPPAL, FLUARIX, FLUVIRINE, IMMUGRIP, INFLUVAC,


MUTAGRIP, PREVIGRIP, VAXIGRIP
(10) Vaccin antihépatite B (vaccin
inactivé)
AGENT PATHOGENE :
Le virus de l’hépatite B est un virus à ADN. Il possède une
enveloppe portant l’antigène HBs et une capside portant les
Ag HBs et Hbe. Le VHB est extrêmement résistant dans le
milieu extérieur.

MODE DE CONTAMINATION :
Le virus est présent dans toutes les sécrétions ( sang,
salive, sécrétions sexuelles…).
La transmission peut se faire par l’intermédiaire d’une
piqûre, d’une blessure, d’une projection sur une muqueuse,
par contact sexuel et en période néonatale.
(10) Vaccin antihépatite B (vaccin
inactivé)
EPIDEMIOLOGIE :
L’OMS estime que 2 milliards d’individus dans le monde
sont ou ont été infectés par le VHB et que le nombre de
décès annuels dus au VHB est de 2 millions.
En France, il se produit environ 100 000 cas d’hépatite B
par an . Une personne sur 20 rencontre le virus au cours de
sa vie et parmi celles-ci une sur dix demeurera porteur
chronique. Dans les pays développés l’hépatite B
progresse, notamment à cause de la transmission sexuelle
qui représente plus du tiers des contaminations.
(10) Vaccin antihépatite B (vaccin
inactivé)
PHYSIOPATHOLOGIE :
L e VHB se multiplie dans les hépatocytes qui excrètent la
forme entière infectante, et des protéines d’enveloppe non
infectantes en excès. C’est la réaction immunitaire
d’élimination des cellules infectées qui provoque les
malformations cliniques de l’hépatite B.
(10) Vaccin antihépatite B (vaccin
inactivé)
CLINIQUE :
L’incubation dure de 2 à 6 mois. La caractéristique de
l’hépatite B est son extrême polymorphisme clinique :
l’infection peut rester asymptomatique dans 75 à 90 % des
cas ; elle peut prendre un aspect d’hépatite classique avec
ictère, fièvre et asthénie, elle peut également évoluer de
façon fulminante entraînant le décès dans 85% des cas .
Quelle que soit sa manifestation initiale l’hépatite B devient,
dans 10% des cas, chronique avec une évolution fréquente
vers cirrhose et cancer du foie.
(10) Vaccin antihépatite B (vaccin
inactivé)
• Vaccination recommandée
1. Chez les professionnels de santé,
2. Chez les sujets hémophiles, dialysés, polytransfusés, transplantés
3. Chez les nouveaux nés de mère infecté
4. Chez les personnes séjournant en institutions spécialiées, les sujets
voyageant en pays d'endémie, hétérosexuels à partenaires
multiples, homosexuels, heroïnomanes, détenus et gardiens de
prisons.

• Injection en IM

• GENHEVAC / ENGERIX B
(11) Vaccins Associés
- ROR : rougeole, oreillons, rubéole

- INFANRIX HEXA / HEXAVAC : tétanos, diphtérie, poliomyelite,


coquelluche, Haemophilus type b, hépatite B

- INFANRIX QUINTA / PENTAVAC / PENTACOQ : tétanos,


diphtérie, poliomyelite, coqueluche acellulaire, haemophilus type
b

- INFANRIX TETRA / TETRAVAC : tétanos, diphtérie,


poliomyelite, coqueluche acellulaire

- DTP / DT POLIO : tétanos, diphtérie, poliomyelite


(12) SOINS INFIRMIERS
• Administration : Injection à réliser en SC au niveau de la
fosse sous épineuse ou de la region deltoidienne ; on peut
aussi réaliser l'admionitration en IM profonde de la fesse, la
partie externe de la cuisse ou dans le deltoide.
Les modalités d'administration peuvent dépendre aussi du
type de vaccin

1. IM pour vaccin contre l'hépatite B ou A


2. SC pour le vaccin anyimalaril
3. Intra dermique pour le BCG
(12) SOINS INFIRMIERS
• Conservation : Les vaccins sont des produits biologiques
fragiles sensibles à de nombreux facteurs physicochimiques et
en particulier la température et la lumière
A conserver à une température comprise entre + 2°C et +8°C
Pour le transport il est possible d'avoir recours à des boites
isothermes.
(12) SOINS INFIRMIERS
• Conseil au patient : Il est impératif, pour le bon suivi des
vaccinations, de conserver le carnet de santé ou de vaccination ;
demander au patient de présenter ce carnet à chaque consulattion ; il
est utile de présenter un certificat de vaccination antitétanique pour
permettre au médecin en cas d'accident de choisir le type de
prévention adaptée en fonction de l'ancienneté de la vaccination
IMMUNOGLOBULINES

Christophe NAJEM
IFSI le 20 novembre 2006
(1) Immunoglobulines polyvalentes
• Immunoglobulines humaines polyvalentes constituées
essentiellement d'IgG obtenues à partir de plamas de milliers
de donneurs et comportant donc un large spectre d'Ac
(1) Immunoglobulines polyvalentes
• Indications :
1. Traitement subtitutif des déficits immunitaires primitifs avec
hypogammaglobulinémies ou atteinte fonctionnelle de l'immunité
humorale (0,2 à 1 gkg toutes les 4 à 6 semaines)
2. Infections bactériennes récidiventes chez l'enfant infecté par le VIH
(0,2 à 0,4 gkg toutes les 3 à 4 semaines)
3. Déficits immunitaires secondaires à une LLC ou myelome avec
hypogammaglobulinémie associée à des infections à répitition
4. Maladie de KAWASAKI
5. PTI
6. Allogreffe de celllules souches hématopoïetiques
7. Rétinochoroïdites
8. Syndrome de Guillain Baré
(2) Immunoglobulines humaines
spécifiques
• GAMMATETANOS : immuniglobulines antitétaniques

Séroprévention du tétanos en cas de plaie souillée chez les sujets


dont la vaccination est incomplète, trop ancienne ou inconnue
à une posologie de 250UI EN IM STRICTEMENT
(2) Immunoglobulines humaines
spécifiques
Type de blessure Sujet ayant un Sujet ayant un Sujet non vacciné
rappel < 10 ans rappel > 10 ans ou vaccin en cours
Blessure propre Aucun traitement Rappel vaccinal Vaccin antitétanique
superficielle antitétanique simple complet

Blessure propre Rappel vaccinal Rappel vaccinal Vaccin antitétanique


mais profonde ou simple + 250 UI d'Ig complet + 250 UI
avec risque de d'Ig
tétanos
Débridement Rappel vaccinal Rappel vaccinal Vaccin antitétanique
tardif simple + 500 UI d'Ig complet + 500 UI
d'Ig
(2) Immunoglobulines humaines
spécifiques
• RHOPHYLAC : immuniglobulines antirhésus

• Prévention de l'alloimmunisation foeto-maternelle Rh(D) chez


la femme Rh(D)- : si grossesse, ou IVG d'un fœtus Rh+
• Traitement des sujets Rh- après transfusion incompatible de
sang Rh+
(2) Immunoglobulines humaines
spécifiques
• IMOGAM RAGE Immunoglobulines antirabiques

• Suspicion d'exposition au virus de la rage, en particulier en


cas d'exposition grave ; morsures graves et/ou multiples,
morsure de la face, à la tête, au cou ou aux mains ; morsures
chez de jeunes enfants
• Administration unique en IM de 20 UI/kg à injecter de
préférence dans la zone mordue.
(2) Immunoglobulines humaines
spécifiques
• SERUM ANTIDIPHTERIQUE

• Traitement de la diphtérie déclarée en association avec la


réanimation respiratoire et une antibiothérapie ; une
vaccination ultérieure est nécessaire car la diphtérie ne
confère pas l'immunité
• Administration selon la méthode de BESREDKA ; injection de
0,1 ml puis 0,25 ml par voie SC puis injection IM de 10 000 à
100 000 UI (une ampoule = 10 ml = 10 000 UI)
(2) Immunoglobulines humaines
spécifiques
• VIPERFAV SERUM ANTIVENIMEUX

• Administration en cas de morsure de vipère de grade élevé

• Administration en perfusion IV