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LA METHODE DU COMMENTAIRE LITTERAIRE

CODES DE L’EXERCICE & attentes de correction

QUESTIONS DE CALIBRAGE ET CONVENTIONS D’ECRITURE

• Le devoir est intégralement rédigé : pas de signes mathématiques (tirets, = etc.), pas d’abréviations, pas de I/
1. etc. la numérotation devient un assemblage de paragraphes rédigés avec des phrases simples mais
complètes.
• On rendra la copie imprimée, qu’elle soit manuscrite ou tapée.
• Le devoir environ 4 pages (copie double complète) ;
• Tout est rédigé en français (traduction française pour les titres : non pas King Lear mais Le roi Lear) ;
• Les titres d’œuvres sont soulignés ou mises en italique : Madame Bovary (ou Madame Bovary), le roman de
Flaubert, mais Madame Bovary pour désigner le personnage d’Emma Bovary.
• Convention : on ne dira pas « je » mais « le texte », « on », « nous ».

LES TEMPS FORTS DELA COPIE

• On distingue bien introduction et conclusion, repérables à l’œil nu par le correcteur : aux deux bornes de la
copie (matérialisation : un saut de ligne entre intro/développement, puis entre développement/conclusion).
• On ne saute pas de ligne dans le développement ou à l’intérieur de l’intro et de la conclusion, mais pour
aérer ces différentes phases du devoir, ne pas hésiter à aller à la ligne (avec décalage d’un carreau = alinéa).
• INTRODUCTION

4 phases, dont une facultative (selon le paratexte fourni -chapeau introductif ménagé par le prof- ou son degré de
culture) :

- présentation (de l’auteur, de l’œuvre dont l’extrait est tiré, de l’enjeu du devoir) (vaut pour le commentaire comme
la dissert.). NOTA BENE : on sélectionne les infos pertinentes, utiles. Pas de culture docte mais gratuite ex. typique :
la date de naissance au jour près de l’auteur, qui n’apportera sans doute rien à l’explication de texte à venir = pur
remplissage.

-La situation du texte [si on est en mesure de le faire] = résumé de ce qui précède si on connaît le reste de l’œuvre =
emplacement de l’extrait dans l’œuvre (pour un début ou une fin, ça peut être utile et significatif),

- problématique : c’est le cap démonstratif fixé à l’œuvre, laissé au choix de l’élève (différentes problématiques sont
possibles). La démonstration est simplement formulée, unidirectionnelle. Elle ne consiste qu’en une seule question,
un seul enjeu. En quoi le texte est-il comique et polémique ? mais on dira plutôt : en quoi le texte est-il subtilement
critique ?

On formulera la problématique sous la forme d’une question ouverte portant sur un fonctionnement textuel : « En
quoi… ? » ou « Comment… ? »

- annonce du plan : les grands axes seulement (pas les sous-parties, ni le détail de la démonstration, figures de style
qui seront pointées etc. = réserver le détail pour le développement !)

• DEVELOPPEMENT

6 sous-parties en tout :

I (1, 2), II 1,2), III (1,2) ou I (1,2,3), II (1,2,3)

Stratégiquement on conseillera un devoir plus ample de trois grandes parties (I, II, III) avec chaque fois deux sous-
parties (1, 2).

Les grandes parties (et sous-parties) doivent bien s’accorder à la problématique de départ, annoncée en
introduction, censée présider à tout le devoir = impératif de cohérence problématique/plan.
Construction de chaque sous-partie sous forme de paragraphe d’analyse :

Repérage d’une idée exploitable + outil technique utilisé + exemple (citation du ntexte, un mot ou un groupe de
mots significatifs) exploité, avec effet sur le lecteur. On respectera l’ordre de ces trois étapes attendues.

• CONCLUSION

En deux sous-parties obligatoires

- (alinéa) un bilan rapide (reprenant le plan « Afin de considérer… nous avons d’abord examiné… puis étudié… pour
enfin observer…) (I, II, III dans les grandes lignes).

- ouverture de conclusion : ajout d’une référence pertinente, ouverture de la perspective, culture personnelle et/ou
AbiBac ou OIB ! (en trad. française bien-sûr)

 On vérifie si l’extrait commenté s’inscrit harmonieusement dans le reste de la bibliographie de


l’auteur étudié ;
 On inscrit l’auteur et le texte dans un mouvement littéraire et culturel (un courant) : là encore,
démarche plutôt comparative (pour parfaire sa culture, explorer le manuel scolaire !) ;
 Registre,
 le thème (le topos) central du texte se retrouve-t-il ailleurs dans la littérature ?
 Ouverture histoire des arts (HIDA) : la notion ou le problème abordés à l’occasion du commentaire
de texte étudié se retrouvent-ils dans les autres arts (peinture, architecture, musique) ?

L’ouverture de conclusion suppose culture et recherches (dans le manuel scolaire, par exemple.)

ATTENTION une référence doit pouvoir être transmissible voire partagée, elle ne doit pas nous condamner dans une
génération spécifique (la littérature « jeune » : sagas, manga, heroic fantasy, qui intéressent peu les correcteurs) ni
dans une aire culturelle trop confidentielle (ouvrir sur le dernier roman à la mode afghan bonne idée mais peu de
chance que le correcteur connaisse : pourquoi prendre le risque de l’agacer en lui faisant mine de rien remarquer ses
lacunes culturelles ?!)

EVALUATION DU COMMENTAIRE : quelles erreurs ?

GRAVES QUI COMPROMETTENT LA MOYENNE

 Hors-sujet (on a commenté le mauvais texte, un autre auteur !) (?!), contresens à répétition (par
manque de vigilance) (on fait dire au texte des choses que vraiment il ne dit pas du tout ni ne sous-
entend, voire s’opposent à sa logique) ;
 Un propos trop faiblard, paresseux : on n’a cherché (à la maison) aucune info sur l’auteur ou le texte,
ni aucune ouverture de conclusion ;
 Paraphrase persistante : on se contente de résumer le texte sans aucune mise en rapport du fond
(l’intention, la teneur du texte, son intérêt) et la forme (les procédés, les techniques mises en œuvre
par l’auteur pour nous faire sentir les choses).
 Trop d’incohérences : problématique et plan qu’on ne peut pas faire coïncider.

MINEURES & FACILES A RESORBER

 Approximations (texte drôle au lieu de « texte comique ») : l’idée est signifiée, le repérage est juste mais mal
dit, manque par exemple le terme précis ou technique pour le dire.
 Lourdeur dans le style (se corrige avec l’expérience),
 Quelques redites,
 Un plan maladroit (dommage que les points les plus évidents aient été rejetés en fin de copie, quand
stratégiquement il est plus judicieux de d’abord commencer par les repérages évidents pour aller ensuite vers
les « trouvailles » les plus originales ou pointues).

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