Vous êtes sur la page 1sur 5

TP N°1 LIMITES D’ATTERBERG

Les limites d’ATTERBERG sont déterminées uniquement pour les éléments fins d’un sol
(fraction passant au tamis de 0,4 mm), car se sont les seuls éléments sur lesquels l’eau
agit en modifiant la consistance du sol.

OBJECTIF DE L’ESSAI

L’essai consiste donc à faire varier la teneur en eau de cette fraction de sol (fraction
passant au tamis de 0,4 mm) et en observer la consistance.

Selon la teneur en eau, le sol se comportera comme un solide, un matériau plastique


(capable de se déformer beaucoup sans casser) ou un liquide. On détermine plus
particulièrement les valeurs suivantes :

La limite de plasticité Wp
La limite de liquidité WL

La limite de plasticité Wp est définie comme la teneur en eau d’un sol qui a perdu sa
plasticité et se fissure en se déformant lorsqu’il est soumis à de faibles charges.

La limite de liquidité WL est la teneur en eau qui sépare l’état liquide de l‘état plastique.

Ces limites sont désignées sous le nom de limites d’ATTERBERG.

La connaissance de ces limites est importante pour l’exécution des travaux de


terrassements (fouilles, tranchées, …).

l’indice de plasticité IP : C’est la différence entre la limite de liquidité et la limite


de plasticité.

L’indice de plasticité mesure l’étendue du domaine de plasticité du sol. Il s’exprime donc


par la relation : IP = WL – WP

On peut caractériser l’état d’un sol en fonction de son indice de plasticité :

Travaux pratiques  (Mécanique des sols) 1


APPAREILLAGE DE L’ESSAI

Limite de liquidité: Limite de plasticité Divers

Appareil de Casagrande Plaque de marbre. Etuve, Balance.


Outil à rainurer, Sèche – cheveux. Spatule, Pissette.
Cale d’épaisseur 10 mm. Capsules de pesée. Chronomètre
Cô ne de pénétration, indiquant la seconde

MODE OPERATOIRE DE L’ESSAI

Limite de liquidité: Méthode du cône de pénétration

Pénétromètre à cône

Travaux pratiques  (Mécanique des sols) 2


 Préparer une masse m du sol telle que :

 m (en gramme) ≥ 200*Dimension des plus gros éléments de sol appréciée visuellement
(en millimètres)

 Le tamisâ t au tamis 400 µm donne au moins 200 g de particules solides.

 Imbiber la masse m du sol dans un récipient d’eau pendant 24 h au moins à la


température ambiante.

 Tamiser le matériau, une fois imbibé, par voie humide au tamis de 400 µm. L’eau de
lavage et le tamisâ t sont recueillis dans un bac

 Laisser décanter au moins 12h, et siphonner ensuite l’eau claire du bac sans entrainer
les particules solides. L’eau excédentaire est évaporée à une température ne dépassant
pas 50 °C.

 Malaxer sur la plaque lisse la totalité du tamisâ t afin d’obtenir une pâ te homogène et
presque fluide.

 Remplir le récipient avec une partie de cette pate au moyen d’une spatule, en prenant
soin de ne pas emprisonner de bulles d’air. Araser avec un couteau afin d’obtenir une
surface lisse et plane.

 Mettre en place le récipient et ajuster la position de la pointe du cô ne de façon à ce


qu’elle affleure juste la surface du sol.

 Repérer la position du cô ne.

 Libérer le cô ne et le laisser s’enfoncer dans le sol pendant (5±1) s puis le bloquer.


Noter sa nouvelle position.

 Effectuer un prélèvement de sol dans le récipient, dans la zone de la pénétration du


cô ne

 Placer la prise d’essai dans une coupelle de masse connue, la peser immédiatement,
puis l’introduire dans l’étuve pour mesure de sa teneur en eau.

 Effectuer au moins quatre essais sur la même pate mais avec une teneur en eau
différente pour chaque essai. La pâ te est selon le cas légèrement séchée ou humidifiée
avec de l’eau déminéralisée puis homogénéisée.

Travaux pratiques  (Mécanique des sols) 3


 Les enfoncements du cô ne doivent encadrer 17 mm ou 20 mm selon la norme, et
être situés dans l’intervalle [12mm, 25mm].

 La limite de liquidité WL est la teneur en eau du matériau qui correspond


conventionnellement à un enfoncement de 17 mm ou de 20mm selon les normes du
cô ne, elle est arrondie au nombre entier le plus proche.

Limite de liquidité : Méthode de Casagrande

Après préparation de l’échantillon à la même manière que celle du pénétromètre, on le


place au niveau de la coupelle de façon homogène. L’épaisseur au centre doit être de 15
à 20mm. Le pourtour étant sensiblement horizontal.

A l’aide de l’outil à rainure, on creuse une rainure au niveau du mortier contenu dans la
coupelle, puis on tourne la manivelle afin de provoquer le choc de celui-ci sur le bloc de
bois dur en dessous.

On commence à compter le nombre de coup jusqu’à la fermeture de la rainure sur 1cm.

A l’aide d’une spatule, on prélève une quantité de pâ te de chaque coté des lèvres de la
rainure, le placer dans une boite de pétrie de masse connue, peser immédiatement et
introduire dans l’étuve afin de déterminer la teneur en eau.

Effectuer au moins quatre essais sur la même pate mais avec une teneur en eau
différente pour chaque essai. La pâ te est selon le cas légèrement séchée ou humidifiée
avec de l’eau déminéralisée puis homogénéisée.

La limite de liquidité correspond à la fermeture de rainure sur 1cm en 25 chocs.

Travaux pratiques  (Mécanique des sols) 4


Limite de plasticité au rouleau

 Former une boulette à partir de la pâ te préparée.

 Rouler la boulette sur une plaque lisse à la main de façon à obtenir un rouleau qui est
aminci progressivement jusqu’à ce qu’il atteigne 3 mm de diamètre (figure ci-dessous)

 La limite de plasticité WP est obtenue lorsque, simultanément, le rouleau se fissure et


que son diamètre atteint 3 mm ± 0.5 mm.(Le rouleau ne doit pas être creux).

 Si aucune fissure n’apparait, le rouleau est réintégré à la boulette. La pâ te est malaxée


tout en étant séchée légèrement sous un flux d’air chaud à une T° inférieur à 50 °C.
Reformer ensuite un nouveau rouleau.

 Prélever, une fois les fissures apparues, la partie centrale du rouleau et la placer dans
une capsule ou une boite de pétri de masse connue, la peser immédiatement et
l’introduire dans l’étuve, afin de déterminer sa teneur en eau.

 Effectuer un deuxième essai sur une nouvelle boulette.

TRAVAIL DEMANDE

Préparer l’échantillon et la prise d’essai


Déterminer les limites d’ATTERBERG de l’échantillon
Déterminer l’indice de plasticité
Commenter les résultats
Donner un compte rendu de l’essai avec les résultats obtenus dans chaque étape.

Travaux pratiques  (Mécanique des sols) 5