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ENVIRONNEMENT ET DEVELOPPEMENT

DURABLE
DEFINITION

Historiquement, l’utilisation première du terme environnement est anglo-saxonne. Harant [1964]


donne la définition suivante de l’Environnement : « l’ensemble des facteurs biotiques ou abiotiques
de l’habitat. »

 Environnement biotique (vivants) ou biologique comprenant les organismes vivants (animaux et


végétaux) qui exercent les uns sur les autres différents types d'actions.
 Environnement abiotique (physico-chimiques) comprend l’ensemble des facteurs liés au
substrat, sol ou eau ainsi que les facteurs climatiques tels que la température, le vent, les
précipitations…

Par extension, l’environnement est «l’ensemble, à un moment donné, des agents physiques,
chimiques et biologiques et des facteurs sociaux susceptibles d’avoir un effet direct ou indirect,
immédiat ou à terme, sur les êtres vivants et els activités humaines ». Le terme environnement
recouvre donc de nombreuses acceptions et ne correspond plus seulement à l’idée du milieu.

L’étude de l’environnement fait ainsi appel à des disciplines aussi variées que l’écologie, les sciences
sociales, la géographie etc.
ECOSPHERE

Le dictionnaire d’écologie propose que « le terme d’environnement pourrait caractériser plus


spécifiquement l’anthroposphère et par surcroît l’écosphère au niveau de laquelle c’est de
l’environnement global qu’il s’agit ».

L’écosphère correspondrait à la biosphère, l’atmosphère, l’hydrosphère et la lithosphère.


ECOSPHERE

 Biosphère : partie de la Terre où l'on trouve la vie


 Englobe l'ensemble des écosystèmes de la planète ;
 Couche relativement mince composée des mers, des lacs et des cours d'eau, du sol jusqu'à
une profondeur de quelques mètres ainsi que de l'atmosphère jusqu'à une altitude de
quelques kilomètres ;
 +1,7 million d’espèces animales ; +275 000 espèces végétales ; +5000 espèces de virus ; +4000
espèces de bactéries ; +40 000 espèces d’algues ; +70 000 espèces de champignons.
 Atmosphère : mélange de gaz qui entoure notre planète
 A base de N2; O2; H2; CO2; vapeur H2O ; éléments et corps composés ; particules de
poussière
 Hydrosphère : ensemble des milieux aquatiques de notre planète
 Mers et océans, rivières, lacs, eaux souterraines et humidité de l’air et du sol
 95,96% océans ; 2,97% glaciers ; 1,05% eaux souterraines, lacs et rivières
 Lithosphère : fine couche de matière à la surface de la Terre
 Résultat des interactions entre le climat, les matières minérales, les roches sédimentaires et la
végétation
CYCLES BIOGÉOCHIMIQUES

Cycles vitaux ou cycle biogéochimique de la biosphère

L’atmosphère, en tant que réservoir pour la plupart des éléments chimiques, assure une fonction
fondamentale pour les êtres vivants. Les échanges entre lithosphère, hydrosphère et biosphère sont
divers et permanents. L’atmosphère est une étape privilégiée de la circulation des éléments
chimiques abiotiques qui servent à l’édification des êtres vivants. En effet, les organismes vivants ont
besoin d’une quarantaine d’éléments pour synthétiser leur propre matière. Il s’agit :

 Du carbone, de l’azote, de l’hydrogène, de l’oxygène, du soufre et du phosphore. Ce sont les plus


importants car ils constituent l’essentiel de la matière vivante (C, H, O et N représentent à eux
seuls environ 95 % de la constitution atomique des êtres vivants) ;

 Des macroéléments : potassium, calcium, magnésium, sodium, etc. Ils sont nécessaires en
« relative » grande quantité ;

 Des oligo-éléments : zinc, cuivre… nécessaires en très faible quantité.


CYCLES BIOGÉOCHIMIQUES

Ces éléments passent alternativement de la matière vivante à la matière minérale en parcourant des
cycles plus ou moins longs et complexes : les cycles biogéochimiques. Un élément donné peut ainsi
passer par la biosphère, le long des chaînes alimentaires, pour se retrouver dans l’atmosphère, puis
dans les océans, être stocké durant de très longues périodes dans des sédiments avant d’être libéré
et réutilisé à nouveau par les organismes vivants. Il faut cependant souligner que les cycles
biogéochimiques de ces divers éléments ne passent pas forcément par l’atmosphère (ex. : le
phosphore).
CYCLES BIOGÉOCHIMIQUES

Cycle de l’Eau

De plus, il faut signaler le rôle essentiel de l’eau (H2O) dont le cycle intervient dans la quasi-totalité
des mécanismes intervenant sur Terre : climat, érosion, vie…
CYCLES BIOGÉOCHIMIQUES

Cycle du carbone et de l’oxygène

L’oxygène et le carbone constituent 83,5 % des atomes du corps humain. Organisés en molécules
avec l’hydrogène et l’azote, ils constituent la plus grande partie de la matière organique
caractéristique des êtres vivants. De plus, le carbone et l’oxygène interviennent de façon
prépondérante dans les mécanismes énergétiques indispensables aux êtres vivants.
CYCLES BIOGÉOCHIMIQUES

Cycle du carbone
Le carbone existe essentiellement dans l’atmosphère sous forme de dioxyde de carbone (CO2). Ce
carbone de l’atmosphère peut être échangé avec la biosphère par le biais des mécanismes de la
photosynthèse, qui constitue un puits et de la respiration-fermentation qui constitue une source.
Le Bilan Global Naturel du CO2 se présente comme suit :
CYCLES BIOGÉOCHIMIQUES

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Cycle de l’oxygène

L’oxygène atmosphérique, bien que pouvant résulter de la dissociation de l’eau, est essentiellement
d’origine photosynthétique. De ce fait, le cycle de l’oxygène est souvent associé à celui du carbone
auquel il est antiparallèle dans son trajet principal : combustion et respiration épuisent l’oxygène qui
est reconstitué par la photosynthèse. En fait, le cycle de l’oxygène, en raison de sa capacité à
participer à de multiples combinaisons chimiques est très complexe. Le cycle simplifié de l’oxygène
dans la biosphère se présente comme suit :
CYCLES BIOGÉOCHIMIQUES

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Le cycle de l’azote
Le cycle de l’azote est l’un des plus complexes des cycles biogéochimiques. L’azote atmosphérique
(N2), qui constitue près de 80 % du poids de l’air, représente la plus importante réserve de cet
élément pour la biosphère. Le cycle de l’azote est constamment alimenté par l’atmosphère. Les
décharges électriques des orages provoquent l’oxydation de l’azote et produisent des nitrates qui se
déposent sur le sol et peuvent ensuite être assimilés par les plantes. À la mort des végétaux et des
animaux, les décomposeurs font passer progressivement l’azote de l’état organique à l’état minéral.
CYCLES BIOGÉOCHIMIQUES

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Le cycle du soufre
En général, dans la plupart des sols, le soufre est un élément assez rare qui provient de la
décomposition de la roche-mère. Lorsque les plantes meurent, ce soufre est restitué au sol par
l’activité de micro-organismes et peut se dégager dans l’air ou dans l’eau, ou être transformé en
produits dont l’oxydation aboutit à la production de sulfates qui peuvent à nouveau être repris par
les racines des plantes et continuer ainsi le cycle. Le cycle du soufre présente également une phase
sédimentaire qui pourra être réintroduit dans le cycle par l’érosion des sols et le volcanisme. Le cycle
simplifié du Soufre se présente comme suit :
CYCLES BIOGÉOCHIMIQUES

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Le cycle du Phosphore

Comme dans le cas de l’azote (N), le phosphore (P) est important pour la Vie puisqu’il est essentiel à
la fabrication des acides nucléiques ARN et ADN. Le cycle du phosphore est unique parmi les cycles
biogéochimiques majeurs: il ne possède pas de composante gazeuse, du moins en quantité
significative, et par conséquent n’affecte pratiquement pas l’atmosphère. Il se distingue aussi des
autres cycles par le fait que le transfert de phosphore (P) d’un réservoir à un autre n’est pas contrôlé
par des réactions microbiennes, comme c’est le cas par exemple pour l’azote. Le schéma qui suit
résume le cycle du phosphore :
INTRODUCTION GENERALE

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En général, l’environnement correspond à deux ensembles :

 La société humaine traversée par des flux sensibles (d’opinions, de sentiments,…) qui
correspondent aux besoins, aux rapports de forces, aux aspirations individuelles, etc.…
 Le milieu physique traversé par des flux physiques (d’énergie, de matière,..) qui correspondent
aux chaînes alimentaires, aux cycles du carbone, de l’eau, etc.

Ces deux ensembles se superposent et interagissent :

ACTION
(Rejet de déchets, aménagement du territoire…)

PERCEPTION
(Sensorielle, des menaces, des pollutions…)
PROCESSUS AFFECTANT L’ATMOSPH7RE

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La nécessité d’étudier, de définir, de prendre en compte l’environnement est née à la fois de


l’apparition des nuisances et pollutions associées aux activités humaines et de l’affirmation d’une
volonté de préserver la nature.
RESSOURCES NATURELLES DE L’ENVIRONNEMENT
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A. L'eau:

La présence de l'eau sur terre est la principale caractéristique de cette planète, qui la différencie des
autres planètes et explique la notion de vie et de croissance. La quantité d'eau totale sur terre est de
1400km3 dont 1365km3 sont des eaux salées. Les eaux douces sont difficilement estimables. En
effet, 97% sont contenues dans le sol et les couches profondes de la terre. Aussi la quantité d'eau
piégée dans les calottes glaciaires est mal connue.

i. Usages: 4500 km3 sont prélevées chaque année sur la planète. L'agriculture en consomme plus
de 70% contre 20% pour l'industrie (production électrique) et 10% pour l'usage domestique

ii. Rythme de reconstitution: L’eau est recyclée en permanence à la surface de la terre. A titre
indicatif, près de 600.000km3 d'eau s’évapore.

iii. Stress: L'homme prélève par an, moins de 1% d'eau recyclée.

iv. Problématique: La ressource est abondante mais très inégalement répartie. Sa qualité aussi
diffère, limitant ainsi son usage ou exigeant des traitements onéreux pour la rendre potable ou
à la limite utilisable dans certains secteurs économiques.
RESSOURCES NATURELLES DE L’ENVIRONNEMENT
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B. L'air:

Un autre élément spécifique à la terre et indispensable à la vie est l'air et spécialement, l'oxygène
(O2, à hauteur de 21%).

i. Usages : L'air et spécifiquement l'oxygène (O2) est indispensable au développement et au


maintien de la vie sur terre, car il est à la base de la respiration des organismes vivants.

ii. Rythme de reconstitution : La proportion de l'O2 sur terre est considérée comme stable
puisque les organismes photosynthétiques terrestres et aquatiques produisent chaque année
environ 30x1013kg d'O2. Une quantité équivalente est aussi consommée pour la respiration des
organismes vivants.

iii. Stress: L'homme ne respire qu'une infime fraction de l'oxygène produit par les plantes alors que
la combustion des énergies fossiles prélève à elle seule 4% de cette production.

iv. Problématique: La pollution de l'air est une menace pour la santé de l'homme est ceci
s'explique par les activités polluantes de l'homme (à l'ozone, aux oxydes divers, aux particules
fines issues de l'industrie ou aux gaz d'échappement).
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C. Les énergies fossiles: 86% des énergies primaires sont livrées par les énergies fossiles:

1. Le pétrole

i. Usages: Production de chaleur et d'électricité, carburant d’automobiles, revêtement, etc.

ii. Rythme de reconstitution: des millions d'années.

iii. Stress: 42 ans de réserves au rythme actuel de consommation.

iv. Problématique: demande importante + répartition inégale + tensions géopolitiques.

2. Le gaz naturel

i. Usages: Production de chaleur et d'électricité, carburant alternatif

ii. Rythme de reconstitution: des millions d'années.

iii. Stress: 42 ans de réserves au rythme actuel de consommation.

iv. Problématique: demande importante + répartition inégale + tensions géopolitiques.


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3. Le charbon

i. Usages: Production de chaleur et d'électricité, sidérurgie, cimenterie.

ii. Rythme de reconstitution: des millions d'années.

iii. Stress: 150 ans de réserves au rythme actuel de consommation.

iv. Problématique: Accélération des émissions de gaz carbonique et d'oxydes de soufre ou d'azote.

4. L'uranium

i. Usages: Production d'électricité dans des réacteurs nucléaires.

ii. Rythme de reconstitution: Non renouvelable

iii. Stress: 32 ans de réserves au rythme actuel de consommation.

iv. Problématique: moins de 30 pays disposent de la technologie nécessaire + problèmes de


gestion des déchets radioactifs.
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D. Les autres énergies

Ce qu'on peut dire concernant ces énergies c'est que le potentiel dépasse la demande. Le seul point
critique c'est que les technologies actuelles ne permettent d'en exploiter qu'une infime partie.

1. Solaire

i. Usages: Production de chaleur et d'électricité.

ii. Rythme de reconstitution: flux continu

iii. Stress: Inépuisable


iv. Problématique: Energie intermittente.
2. Eolien

i. Usages: Production d'électricité

ii. Rythme de reconstitution: flux continu

iii. Stress: Inépuisable


iv. Problématique: Energie intermittente.
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3. Hydraulique
i. Usages: Production d'électricité
ii. Rythme de reconstitution: flux continu
iii. Stress: Inépuisable
iv. Problématique: Modification des écosystèmes.
4. Géothermie
i. Usages: Production de chaleur et d'électricité.
ii. Rythme de reconstitution: Non renouvelable
iii. Stress: Inépuisable
iv. Problématique: Globalement difficile d'accès, car elle nécessite des forages profonds.
5. Biomasse
i. Usages: Chauffage, électricité, biocarburant.
ii. Rythme de reconstitution: Quelques dizaines d'années.
iii. Stress: Prélèvement inférieur au rythme de constitution de la réserve.
iv. Problématique: L'utilisation de bois de chauffe accélère la déforestation.
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E. Les minerais
Le secteur minier est soumis à plusieurs tendances fortes fondées
sur l'ambition de parvenir à une meilleure qualité de vie.
Une approche durable de la gestion des ressources minérales vise
d’abord une utilisation plus rationnelle de ces ressources, ensuite la
recherche de produits de substitution pour les matériaux dont la
durabilité est la plus menacée, enfin l’accroissement et
l’amélioration de la récupération et du recyclage des substances
contenues dans les déchets.
RESSOURCES NATURELLES DE L’ENVIRONNEMENT
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F. La biodiversité:

Les scientifiques recensent près de 1,7 millions d'espèces sont recensées.

i. Usages: La biodiversité fournit de nombreux biens et services à l'homme: approvisionnement


en nourriture, eau douce et bois, stock de molécules chimiques utilisées en pharmacologie,
assainissement des eaux et sols pollués, régulation des inondations et de l'érosion.

ii. Rythme de reconstitution: au sein des espèces, le renouvellement des individus nécessite de
quelques heures (c'est le cas des micro-organismes) à quelques semaines (insectes), voire à
plusieurs années (arbres). En revanche, une espèce éteinte est définitivement perdue.

iii. Stress: Le rythme actuel d'extinction des espèces serait de cent à mille fois supérieur à ce qu'il a
été au cours des temps géologiques.

iv. Problématique: Destruction de l'habitat naturel, pollution (de l'eau, de l'air, des sols) ou encore
du réchauffement climatique sont autant de menace pour la biodiversité. Avec pour
conséquence, la perturbation des écosystèmes et des services rendus à l'homme. La forêt
tropicale est aujourd'hui particulièrement menacée.
RESSOURCES NATURELLES DE L’ENVIRONNEMENT
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G. Les sols:

Les terres érables couvrent 1,5 milliard d'hectare

i. Usages: Le sol est le support naturel de la vie animale et végétale. Abritant plus de 80% de la
biomasse vivant sur terre, il représente un milieu dynamique et vivant qui participe aussi au
cycle de l'eau. Dans ce cycle, il remplit les fonctions de régulation et d'épuration.

ii. Rythme de reconstitution: Selon les conditions climatiques, l'activité biologique et la nature de
la roche sur laquelle le sol se développe, il faut de plusieurs siècles à plusieurs milliers d'années
pour qu'un sol se forme. Soit la création d'une épaisseur de sol moyenne de 0,1mm par an.

iii. Stress: Le rythme naturel de formation des sols est inférieur de 100 à 1000 fois des taux
d'érosion actuels.

iv. Problématique: On observe une dégradation de la moitié des sols cultivables. Les principales
causes sont: l'érosion éolienne et hydrique ainsi que l'altération chimique (acidification,
salinisation). Les pratiques agricoles comme l'usage des pesticides causent aussi la dégradation
des sols. Autre phénomène observé, l'inégalité dans la distribution naturelle des terres
cultivables entre le nord et le sud ainsi que la présence intensive de désert.
RESSOURCES NATURELLES DE L’ENVIRONNEMENT
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H. Les ressources alimentaires:

L'Asie produit près de la moitié de ces ressources. Citons quelques exemples de ressources
alimentaires: le blé (2221Millions de tonne Mt), plantes sucrières (1650 Mt), légume (903Mt),
tubercules (737Mt), fruit (526Mt), viande (27 Mt), poisson (141Mt).

i. Usages: Alimentation de l'homme et de l'animal

ii. Rythme de reconstitution: variable. De la journée (œuf, lait), à la saison (céréales et fruits).
voire à plusieurs années (élevage).

iii. Stress: Les stocks de céréales peuvent assurer une dizaine de semaines de consommation. Il
faut noter que le quart des stocks de poissons est surexploité ou épuisé.
iv. Problématique: L'accès aux ressources est inégal. Plus de 800 millions de personnes dans le
monde sont mal nourries. La pression démographique et les changements d'habitudes
alimentaires, explique la croissance de la demande de ces ressources et engendre une
augmentation de leur prix.
DISCIPLINES CLES LIEES A L’ENVIRONNEMENT
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Ressources
Sous-composantes Spécialistes
naturelles
 Qualité de l’air  Analyste de la qualité de l’air/pollution
 Direction et vitesse du vent  Ingénieur spécialisé dans la lutte contre la pollution
Air  précipitations et humidité atmosphérique
 température  Météorologue
 bruit  Expert en acoustique
 Agronome
 Ingénieur spécialiste des sols
 Capacité des sols  Pédologue
 Ressources/structure des sols  Ingénieur des travaux publics
Sols  Ressources minérales  Géologue
 Activité tectonique  Géotechnicien
 Caractéristiques spécifiques  Minéralogiste
 Ingénieur des mines
 Géophysicien-séismologue
 Hydrologue
 Eaux de surface
 Ingénieur spécialisé dans la lutte contre la pollution des eaux
 Régime des nappes souterraines
 Biologiste,
 Equilibre hydrologique
Eau  Ingénieur de la mer
 Réseau de drainage naturel
 Chimiste
 Crues
 Ingénieur civil (installations d’hygiène et de salubrité)
 Sédimentation
 Hydrogéologue
DISCIPLINES CLES LIEES A L’ENVIRONNEMENT
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Ressources
Sous-composantes Spécialistes
naturelles
 Régions écologiquement fragiles :  Ecologiste/écologue
milieux humides, marais, habitats  Expert forestier
naturels, prairies, etc.  Biologiste des espèces sauvages
Faune et flore
 Inventaire des espèces  Botaniste
 Productivité  Zoologue
 Cycles Biogéochimiques/nutriments  Spécialiste en conservation de la nature
 Anthropologue
 Sociologue
 Archéologue
 Infrastructure/institutions sociales  Architecte
 Eléments culturels  Planificateur en développement social
Humains
 Bien-être physique et Psychologique  Géographe
 Ressources économiques  Démographe
 Urbaniste
 Planificateur des transports
 Economiste
DEVELOPPEMENT DURABLE
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L’Homme et son Environnement :

L’homme a pu, en très peu de temps, transformer la biosphère afin de satisfaire ses besoins et
d’assurer son expansion démographique.

L’agriculture et l’élevage sont apparus (indépendamment) au Moyen-Orient, en Chine et en


Amérique centrale, il y a de cela environ 10.000 ans. Une apparition progressive et simultanée à
l’évolution de la chasse. L’agriculture a connu une grande expansion, alimentée par de nouvelles
découvertes alimentaires qui ont aidé à améliorer les conditions de vie et donc favoriser une
croissance démographique démesurée au détriment de la faune et de la flore (Déforestation,
Extinction des espèces, Incendie afin de défraichir les terres,..).
DEVELOPPEMENT DURABLE
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DEVELOPPEMENT DURABLE
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Autres que les effets de l’agriculture sur la faune et la flore, l’apparition de l’industrie a contribué à la
destruction et à la pollution de l’environnement. Ceci a concerné une partie limitée de l’Europe, puis
ça s’est généralisé à une grande partie du monde.

La progression des effectifs de l’humanité s’est accompagnée d’un synchronisme quasi-parfait de


notre entrée dans une société, dont l’activité industrielle est basée sur l’exploitation des énergies
fossiles dites ressources non renouvelables. Ces dernières (charbon, pétrole et gaz naturel) ont
favorisé l’expansion du progrès technologique. Ces phénomènes technologiques ont amélioré la
productivité agricole par la mécanisation des activités agricoles.
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DEVELOPPEMENT DURABLE
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Développement Durable

L'émergence du concept de développement durable remonte au début du XXème siècle. L'idée d'un
développement pouvant à la fois réduire les inégalités sociales et réduire la pression sur
l'environnement a fait son chemin.

Selon le premier rapport du Club de Rome publié en 1972, la poursuite de la croissance


économique entraînerait au cours du XXIème siècle et plus précisément vers l’an 2100 une chute
brutale de la population à cause de la pollution, de l’appauvrissement des sols cultivables et de la
raréfaction des ressources énergétiques.

En 1983, l'Organisation des Nations unies met en place la Commission mondiale sur l’environnement
et le développement qui a publié sont rapport final « Notre Avenir à Tous (Our Common Future) »
en 1987.
DEVELOPPEMENT DURABLE
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Ce rapport précise que les progrès connus par l’humanité sont importants : La mortalité infantile est
en baisse, l’espérance de vie est en hausse, la proportion des adultes sachant lire et écrire progresse,
tout comme le nombre des enfants fréquentant l’école; la production alimentaire mondiale
augmente plus rapidement que la population.

Toutefois, ces même processus qui ont permis les progrès ont provoqué des orientations que la
planète et ses habitants ne pourront supporter encore longtemps : En chiffres absolus, il n’y a jamais
eu autant de gens qui ont faim et le nombre des affamés ne cesse de progresser. Il en va de même
pour le nombre d’analphabètes, de gens qui n’ont pas accès à l’eau potable, qui n’ont pas de
logement digne de ce nom ou qui manquent de bois pour se chauffer et faire la cuisine. L’écart entre
pays nantis et pays pauvres se creuse au lieu de se refermer. Il est impératif de renverser cette
tendance.
DEVELOPPEMENT DURABLE
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A titre d’illustration, durant la période (900 jours) d’élaboration du Rapport « Brundtland » :

 La crise de l’environnement et du développement en Afrique, provoquée par la sécheresse, a


connu son point culminant, menaçant 35 millions d’habitants, et tuant environ un million d’entre
eux.
 Une fuite dans une usine de pesticides à Bhopal (Inde) a tué plus de 2 000 personnes et en a
aveuglé ou blessé 200 000 autres.
 Des réservoirs de gaz liquide ont explosé à Mexico, tuant 1 000 personnes et privant des milliers
d’autres d’un toit.
 L’explosion d’un réacteur nucléaire à Tchernobyl a provoqué des retombées dans toute l’Europe,
multipliant le risque de cancers chez l’être humain.
 Des produits chimiques à usage agricole, des solvants et du mercure ont été déversés dans le
Rhin à l’occasion d’un incendie dans un entrepôt en Suisse, tuant des milliers de poissons et
menaçant l’approvisionnement en eau potable en République fédérale d’Allemagne et aux Pays-
Bas.

 Une soixantaine de millions de personnes seraient mortes de diarrhée provoquée par l’eau non
potable et la malnutrition; la plupart de ces victimes étaient des enfants
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Le rapport Brundtland introduit pour la première fois la notion de développement


durable (sustainable development, parfois traduit par développement soutenable) qui est une
nouvelle conception de l'intérêt général, appliquée à la croissance économique et reconsidérée à
l'échelle mondiale afin de prendre en compte les aspects environnementaux et sociaux d'une
planète globalisée. Le Développement durable est défini comme étant un développement qui
répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre à
leurs propres besoins.
DEVELOPPEMENT DURABLE
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L’objectif du développement durable est de définir des schémas viables qui concilient les trois
aspects : Ecologique, Social et Economique des activités humaines : « trois piliers ». La finalité du
développement durable est de trouver un équilibre cohérent et viable à long terme entre ces trois
piliers.

En vue de mettre en œuvre une vision globale de développement durable à l’échelle mondiale, les
Nations Unis organisent des rencontres décennales entre dirigeants mondiaux depuis 1972.

Le premier sommet a eu lieu à Stockholm (Suède) en 1972, le deuxième à Nairobi (Kenya) en 1982,
le troisième à Rio de Janeiro (Brésil) en 1992, et le quatrième à Johannesburg (Afrique du Sud) en
2002. Le dernier Sommet de la Terre, appelé Rio+20, a également eu lieu à Rio de Janeiro en 2012.
DEVELOPPEMENT DURABLE
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De façon générale, un développement durable devrait :


 Maintenir ou améliorer la qualité du milieu ;
 Contribuer à assurer la pérennité des ressources ;
 Générer une valeur ajoutée permettant de satisfaire une partie des besoins matériels d’une
population ;
 Diminuer les écarts entre les mieux nantis et les moins bien nantis d’une société donnée et
dans le monde ;
 Améliorer l’autosuffisance des communautés ;
 Favoriser le transfert de connaissances et de richesses (y compris les richesses naturelles)
d’une génération à l’autre ;
 Favoriser, à long terme, un équilibre démographique des régions permettant une occupation
optimale du territoire, de façon à favoriser la qualité de la vie et des services à l’échelon des
communautés.
DEVELOPPEMENT DURABLE
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En 1992, la Conférence des Nations Unies sur l’Environnement et le Développement


(CNUCED), plus connu sous le nom de Sommet de la terre de Rio de Janeiro ou sommet
de Rio, a été l’occasion de produire un certain nombre d’accords internationaux, de
déclarations et d’engagements sur la base des conclusions du rapport Brundtland :
 La Déclaration de Rio sur l’environnement et le développement – une série de
principes pour atteindre un développement durable.
 La Convention-cadre sur les changements climatiques – un traité international
destiné à stabiliser la concentration des gaz à effet de serre dans l’atmosphère.
 La Convention sur la biodiversité – une convention internationale avec trois
objectifs : la préservation de la biodiversité, une exploitation durable de celle-ci
et le partage équitable des ressources génétiques.
 L’Agenda 21 – un programme d’action global pour le développement durable
basé sur l’engagement politique des pays plutôt que sur une obligation légale.
DEVELOPPEMENT DURABLE
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De même, l’ONU organisa en 2000, le Sommet du Millénaire qui constitua le plus grand
rassemblement de Chefs d'État et de Gouvernement de tous les temps. Il s’est conclu avec l’adoption
par les 189 États Membres de la Déclaration du Millénaire, dans laquelle ont été énoncés les huit
objectifs du Millénaire pour le développement (OMD).
CYCLE DE PROJET
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Un projet est un ensemble d'activités visant à atteindre, dans des délais fixés et avec un budget
donné, des objectifs clairement définis.

Un cycle de projet est constitué de cinq phases principales, à savoir :

Programmation Identification

Evaluation et
Audit Formulation

Mise en Oeuvre
APPROCHE DU CADRE LOGIQUE
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L’Approche du Cadre Logique (ACL) « Logical Framework Approach » est une méthode d'analyse et un
ensemble d'outils destinés à faciliter la planification et la gestion d'un projet.
Les deux étapes importantes en vue de l’élaboration de la MCL se présentent comme suit :
ANALYSE :
 Analyse des Parties prenantes
 Analyse des Problèmes
 Analyse des Objectifs
 Analyse des Stratégies

PLANIFICATION :
 Développement de la Matrice du Cadre Logique
CADRE LOGIQUE
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Phase d’analyse Phase de planification


Problèmes: Cadre logique:
Identifier les intervenants, leurs problèmes, Définir la structure du projet; tester sa logique
contraintes et possibilités; déterminer les interne et formuler les objectifs en termes
relations de cause à effet. mesurables; déterminer les moyens et les coûts.

Objectifs: Activités:
Développer des objectifs sur la base des Déterminer la séquence et la relation entre les
problèmes identifiés; identifier les relations entre activités; estimer leur durée; fixer les principales
les moyens et les fins. étapes du processus; assigner les responsabilités.

Stratégies: Moyens
Identifier les différentes stratégies permettant Développer le calendrier des contributions et le
d’atteindre les objectifs; déterminer l’objectif budget sur la base du programme des activités.
premier (objectifs globaux et but ou objectifs
spécifiques du projet)
ANALYSE DES PARTIES PRENANTES
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Parties Prenantes : « Tout groupe de personne qui a un intérêt ou un rôle quelconque dans le cadre du
Projet. »
L’analyse des Parties Prenantes :
 Permet de définir les positions, les intérêts et l’influence que des individus, des groupes ou
des institutions ont envers l’enjeu en cause;
 Peut être utile lors de la résolution de conflits en vue d’identifier les compromis possibles;
 Peut être une source d’échec du Projet si elle est traitée à la légère.
Les principaux outils pour mener une bonne analyse des Parties Prenantes sont :
 Matrice des parties Prenantes (Intérêts, rôles, capacité,..)
 Analyse SWOT (Forces, Faiblesses, Opportunités et Menaces)
 Diagramme Venn (Relations entre Parties Prenantes)
MATRICE DES PARTIES PRENANTES
44

Classer les Parties Prenantes en élaborant le tableau ci-dessous :


Importance ou Changements
Partie prenante Intérêt / Effet Position et Intensité
Influence souhaités
Décisionnelles
Primaires
Secondaires
Ayant un intérêt

Elaborer la Matrice d’influence des Parties Prenantes :

Forte
Assurez vous du support
Atténuez l’impact des
actifs et la participation
Leaders négatifs
des leaders positifs
Influence

Tenez informé ou
Surveillez les opposants
impliquez les partisans
Faible
Contre Pour
Position
SWOT et VENN DIAGRAMME
45

FORCES FAIBLESSES

OPPORTUNITÉS MENACE

3 Phases pour l’analyse des Parties Prenantes :


1. Identifier les forces et faiblesses internes,
ainsi que les opportunités et menaces Les diagrammes de Venn ont été créés afin
extérieures; d'analyser et d’illustrer la nature des relations
entre groupes clés de parties prenantes en vue
2. Examiner les façons dont les atouts peuvent de mettre en relief des conflits potentiels.
permettre de surmonter les points faibles
identifiés, et comment des opportunités  Taille du cercle : Puissance/Influence
peuvent être saisies pour minimiser les relative de chaque groupe/organisation,
menaces;  Séparation spatiale : Relative force ou
3. Formuler une stratégie en vue d'apporter des faiblesse de la relation/l'interaction de travail
améliorations. entre les différent(e)s groupes/organisations.
ANALYSE DES PROBLEMES
46

L’Approche du Cadre Logique (ACL) « Logical Framework Approach » est une méthode d'analyse et un
ensemble d'outils destinés à faciliter la planification et la gestion d'un projet.
Les deux étapes importantes en vue de l’élaboration de la MCL se présentent comme suit :
ANALYSE :
 Analyse des Parties prenantes
 Analyse des Problèmes
 Analyse des Objectifs
 Analyse des Stratégies

PLANIFICATION :
 Développement de la Matrice du Cadre Logique
ANALYSE DES PROBLEMES
47

L'analyse des problèmes identifie les aspects négatifs d'une situation existante et détermine la
relation «de cause à effet» entre des problèmes identifiés.
Elle se fait en trois étapes majeures:
1. Définition du cadre et du sujet de l'analyse;
2. Identification des principaux problèmes rencontrés;
3. Visualisation des problèmes sous la forme d'un diagramme appelé «arbre à problèmes»
ou « hiérarchie des problèmes» pour faciliter l'analyse et la clarification de la relation de
cause à effet.
L’analyse des problèmes est l'étape la plus décisive de la planification d'un projet, dans la mesure où
elle conditionne toutes les analyses et décisions stratégiques à prendre par la suite.
ARBRE DES PROBLEMES
48

Effets et
conséquences du
problème central

Problème Central

Causes et Origines
du Problème
ANALYSE DES OBJECTIFS ET STRATEGIES
49

L'analyse des objectifs est une approche méthodologique employée pour:


 Décrire la situation future une fois les problèmes identifiés résolus;
 Vérifier la hiérarchie des objectifs; et
 Illustrer la relation entre moyens-fins sur le diagramme.
Les «situations négatives» de l’arbre à problèmes sont transformées en «réalisations positives».

L’analyse des Stratégies consiste à faire la synthèse des précédentes analyses pour choisir les
meilleures stratégies à mettre en œuvre.
Enfin, l’élaboration de la Matrice du Cadre Logique est réalisée suite à l’identification des objectifs
globaux du projet, de son objectif spécifique et de ses résultats potentiels.
ARBRE DES OBJECTIFS ET MCL
50
EVALUATION
51

La MCL facilité l’évaluation des trois facteurs clés de qualité des projets à savoir :
 Pertinence : Le projet répond à des besoins manifestes et prioritaires ;
 Faisabilité : Le projet est bien conçu et va générer des avantages durables pour les groupes cibles ;
 Efficacité et bonne gestion : Le projet génère les avantages escomptés et est bien géré.
MATRICE DU CADRE LOGIQUE
52

Logique de Indicateurs Sources de Hypothèses et


l’intervention vérifiables vérification risques

Objectif
global

But du projet

Résultats
escomptés

Activités Moyens Coûts

Prérequis
LE CYCLE DE PROJET
53

1. Stratégie Pluriannuelle du
Programme
2. Identification & Élaboration du projet

3. Élaboration des demandes


11.
de financement
Capitalisation
de l’expérience

10. Evaluation 4. Recherche de fonds


des actions

9. Information pour la
communication grand- 5. Recrutement des
public et donateurs collaborateurs de
projets

6. Démarrage effectif du projet


8. Reporting

7. Mise en œuvre et suivi des actions


CONTEXTE
54

Les pays du bassin méditerranéen font face à une problématique importante relative à la disponibilité
des ressources en eau. Cette problématique est d’autant plus impactée par la forte croissance
économique et démographique que connait la région. Au Maroc, à titre d’exemple, l’allocation
moyenne annuelle en eau par habitant tourne autour de 700 m3/an, ce qui reste une valeur bien
inférieure à la normale.
Aussi, la gestion durable des ressources en eau est devenue un défi majeur pour les différents pays
du bassin méditerranéen.
A cet effet, plusieurs études et projets, menés au niveau international, ont été consacrés à cette
problématique. On peut citer :
 Les études menées dans le cadre du « Plan Bleu pour l'environnement et le développement
en Méditerranée »;
 “The Sustainable Water Integrated Management – Support Mechanism, (SWIM-SM)”: Projet
financé par l’Union Européeene;
 The Prodes project (“Promotion of renewable energy for water Production through
desalination”) : Projet financé par “the intelligent energy for Europe Programme”.
PROBLÉMATIQUE À L’ÉCHELLE NATIONALE
55

EFFETS

Réduction des
ressources en eau

Gaspillage de l’eau Déclin des sources d’eau Insuffisance des moyens


disponible disponibles alternatifs de
production d’eau

Manquede Manque de
politique politique Etat des
pour une incitative en systèmes de Utilisation
Sécheresse et
gestion matière de distribution massive des
désertification
durable de tarification des eaux puits
l’eau d’eau
CAUSES
ANALYSE DES CAUSES ET EFFETS
56

Réduction des ressources en eau

… …
Insuffisance des moyens alternatifs de
production d’eau

Manque des unités de


traitement des eaux usées Manque des unités de dessalement

Partenariat limité
Absence de Doute des entre les Difficultés pour
solution durable investisseurs envers Coût de production
organismes trouver un site rébarbatif
en matière la profitabilité de publics et adéquat
d'énergie l’unité étrangers
ANALYSE DES OBJECTIFS
57

Augmentation des ressources en eau

… …
Développemt soutenu des moyens
alternatifs de production d'eau

Développement suffisant des unités Développement suffisant des unités de


de traitement des eaux usées dessalement

Mettre en
Améliorer la Construire des Trouver un site Réduire au
œuvre une
perception des partenariats approprié pour l’unité maximum le coût de
solution durable
investisseurs envers stratégique s de dessalement production de l’eau
en matière
le dessalement entre organismes
d'énergie
ANALYSE DES STRATEGIES
58

Augmentation des ressources en eau

… …
Développemt soutenu des moyens
alternatifs de production d'eau
OUT

Développement suffisant des unités Développement suffisant des unités de IN


de traitement des eaux usées dessalement

Mettre en
Améliorer la Construire des Trouver un site Réduire au
œuvre une
perception des partenariats approprié pour l’unité maximum le coût de
solution durable
investisseurs envers stratégique s de dessalement production de l’eau
en matière
le dessalement entre organismes
d'énergie
MATRICE MCL
59

Moyens de
Description du Projet Indicateurs Hypothèses
vérification

Objectif Rapports du
Augmentation des ressources en eau Satisfaction des besoins en eau
Global Ministère de l’Eau
Contrats de
Objet du Développement d’une unité de dessalement L’Unité de dessalement est
Construction et
Projet durable et profitable mise en service
d’O&M

A. Mettre en œuvre une solution durable en La conception générale de Rapport de l’étude de


matière d’énergie l’unité est arrêtée en 2014 faisabilité

B. Améliorer la perception des investisseurs Les investisseurs ont signé des Accords avec les
envers le dessalement accords de financement bailleurs de fonds

Résultats C. Construire des partenariats stratégiques entre L’infrastructure nécessaire est Conventions de Bonne
organismes finalisée partenariats Coopération
Adhésion du
D. Trouver un site approprié pour l’unité de Rapports des études
Site adapté mis à disposition public au
dessalement de site
Projet
E. Réduire au maximum le coût de production Résultats de l’Appel
La meilleure offre retenue
de l’eau d’Offres
ACTIVITES ISSUES DE LA MATRICE MCL
60

A.1 Réaliser une étude technique en vue choisir la meilleure conception pour l’unité de dessalement et
de l’énergie renouvelable y associée

B.1 Réaliser une étude économique et financière en vue de justifier la profitabilité de l’unité de
dessalement

C.1 Construire des partenariats stratégiques avec les différents organismes publics liés au projet en vue
de l’acquisition du site, du développement des infrastructures nécessaires,…

D.1 Réaliser les études de site en vue de choisir le site optimal pour la réalisation du Projet
Activités

D.2 Réaliser l’Etude d’Impact sur l’Environnement du Projet

E.1.1 Etablir les termes de référence du Dossier d’Appel d’Offres

E.1.2 Lancer l’Appel d’Offres en vue de choisir le meilleur soumissionnaire

E.2 Superviser la construction de l’Unité et veiller à son exploitation selon les bonnes pratiques
industrielles
DEVELOPPEMENT DURABLE
61

De même, l’ONU organisa en 2000, le Sommet du Millénaire qui constitua le plus grand
rassemblement de Chefs d'État et de Gouvernement de tous les temps. Il s’est conclu avec l’adoption
par les 189 États Membres de la Déclaration du Millénaire, dans laquelle ont été énoncés les huit
objectifs du Millénaire pour le développement (OMD).
DEVELOPPEMENT DURABLE
62

Objectifs 7 : Préserver l’environnement

CIBLE 7.A - Intégrer les principes du développement durable dans les politiques et programmes
nationaux et inverser la tendance actuelle de déperdition des ressources environnementales.

CIBLE 7.B - Réduire la perte de la biodiversité et atteindre, d'ici à 2010, une diminution significative
du taux de perte.

CIBLE 7.C - Réduire de moitié, d’ici à 2015, le pourcentage de la population qui n’a pas accès à un
approvisionnement en eau potable ni à des services d’assainissement de base.

CIBLE 7.D - Améliorer sensiblement, d’ici à 2020, les conditions de vie de 100 millions d’habitants des
bidonvilles.
DEVELOPPEMENT DURABLE
63

Bilan de réalisation des objectifs du Millénaire en matière d’environnement :

CIBLE 7.A - Intégrer les principes du développement durable dans les politiques et programmes
nationaux et inverser la tendance actuelle de déperdition des ressources environnementales

 Les forêts sont des moyens de subsistance, en particulier pour les personnes pauvres, mais la
déforestation continue à un rythme alarmant à travers le monde.
 Une augmentation du reboisement, une légère perte de déforestation et l’expansion naturelle
des forêts ont réduit la perte nette de superficies boisées passant de 8,3 millions d’hectares
par an dans les années 1990 à 5,2 millions d’hectares de 2000 à 2010.
 Entre 1990 et 2012, Les émissions mondiales de dioxyde de carbone ont augmenté de plus de
50 %.
 Les substances appauvrissant la couche d’ozone ont été pratiquement toutes éliminées, et la
couche d’ozone devrait se reconstituer d’ici au milieu du siècle
DEVELOPPEMENT DURABLE
64

CIBLE 7.B - Réduire la perte de la biodiversité et atteindre, d'ici à 2010, une diminution significative
du taux de perte

 En 2014, 15,2 % des zones terrestres et des eaux intérieures et 8,4 % des zones marines
côtières étaient protégés.
 Dans de nombreuses régions, les zones terrestres et marines protégées ont augmenté
considérablement depuis 1990. En Amérique latine et Caraïbes, la couverture des zones
terrestres protégées a augmenté de 8,8 % à 23,4 % entre 1990 et 2014.
DEVELOPPEMENT DURABLE
65

CIBLE 7.C - Réduire de moitié, d’ici à 2015, le pourcentage de la population qui n’a pas accès à un
approvisionnement en eau potable ni à des services d’assainissement de base

 La cible visant à réduire de moitié la proportion de personnes vivant sans accès à des sources
d’eau potable améliorées a été atteinte au plan mondial, avec cinq ans d’avance.
 En 2015, 91 % de la population mondiale utilise une source d’eau potable améliorée, contre 76
% en 1990.
 Entre 1990 et 2015, 2,6 milliards de personnes ont obtenu un accès à une source d’eau potable
améliorée.
 Au niveau mondial, 2,1 milliards de personnes ont accès à un service d’assainissement
amélioré. Cependant, 2,4 milliards de personnes utilisent encore des services d’assainissement
non améliorés, dont 946 millions de personnes qui défèquent encore à l’air libre.
DEVELOPPEMENT DURABLE
66

CIBLE 7.D - Améliorer sensiblement, d’ici à 2020, les conditions de vie de 100 millions d’habitants
des bidonvilles

 Entre 2000 et 2014, plus de 320 millions de personnes vivant dans des taudis ont eu accès à
une eau ou à un assainissement améliorés, ou à un logement durable ou à des logements
moins surpeuplés, ce qui signifie que la cible des OMD a été largement dépassée.
 Plus de 880 millions de résidents urbains vivent aujourd’hui dans des taudis, contre 792
millions en 2000 et 689 millions en 1990.
DEVELOPPEMENT DURABLE
67

Lors du Sommet de la Terre organisé à Rio en 2012 (Rio +20) et intitulé « L'avenir que nous
voulons », les engagements des sommets antérieurs ont été réitérés, et dont les principaux résultats
se présentent comme suit :

 Lancement d'un processus devant conduire à l’établissement d’Objectifs du développement


durable (ODD) susceptible de remplacer les Objectifs du millénaire pour le développement
 Création d'un « forum de haut niveau » chargé de veiller au suivi du développement durable
 Renforcement du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) et
élargissement de son mandat
 Définition de l’économie verte (et surtout, de ce qu'elle n'est pas)
 Adoption du Cadre décennal de programmation sur les modes de consommation et de
production durables
 Amorce d'un processus sur la soutenabilité des entreprises
 Démarrage d'un processus pour mesurer la prospérité et le bien-être au-delà du PIB
 Reconnaissance du rôle des autorités infranationales
 Mise en place d'un registre des engagements volontaires.
DEVELOPPEMENT DURABLE
68
DEVELOPPEMENT DURABLE
69

Objectif 6 : Eau propre et Assainissement

 2,6 milliards de personnes ont eu accès à des sources améliorées d’eau potable depuis 1990, mais 663
millions de personnes en sont encore privées.
 Au moins 1,8 milliard de personnes dans le monde utilisent une source d’eau potable qui est contaminée
par des matières fécales.
 Entre 1990 et 2015, la proportion de la population mondiale utilisant une source d’eau potable améliorée a
augmenté de 76% à 91%.
 Cependant, la pénurie d’eau affecte plus de 40% de la population mondiale et devrait augmenter. Plus de
1,7 milliard de personnes vivent actuellement dans des bassins fluviaux où l’utilisation de l’eau est
supérieure à la quantité disponible
 2,4 milliards de personnes manquent d’installations sanitaires de base, tels que des toilettes ou de latrines
 Plus de 80% des eaux usées résultant des activités humaines sont déversées dans les rivières ou la mer sans
aucune dépollution
 Chaque jour, 1 000 enfants meurent de maladies faciles à prévenir en améliorant les conditions
d’assainissement et d’hygiène
 L’hydroélectricité est la source d’énergie renouvelable la plus importante et la plus utilisée. Depuis 2011,
elle représentait 16% de la production totale d’électricité dans le monde
 Environ 70% de toute l’eau prélevée dans les rivières, lacs et aquifères est utilisée pour l’irrigation
 Les inondations représentent 70% des décès liés à des catastrophes causées par des aléas naturels
DEVELOPPEMENT DURABLE
70

Cibles d’ici 2030

 Assurer l’accès universel et équitable à l’eau potable, à un coût abordable


 Assurer l’accès de tous, dans des conditions équitables, à des services d’assainissement et d’hygiène
adéquats
 Améliorer la qualité de l’eau en réduisant la pollution, en éliminant l’immersion de déchets et en réduisant
au minimum les émissions de produits chimiques et de matières dangereuses, en diminuant de moitié la
proportion d’eaux usées non traitées et en augmentant considérablement à l’échelle mondiale le recyclage
et la réutilisation sans danger de l’eau
 Augmenter considérablement l’utilisation rationnelle des ressources en eau dans tous les secteurs et
garantir la viabilité des retraits et de l’approvisionnement en eau douce afin de tenir compte de la pénurie
d’eau et de réduire nettement le nombre de personnes qui souffrent du manque d’eau
 Mettre en œuvre une gestion intégrée des ressources en eau à tous les niveaux,
 Protéger et restaurer les écosystèmes liés à l’eau, notamment les montagnes, les forêts, les zones humides,
les rivières, les aquifères et les lacs
 Développer la coopération internationale et l’appui au renforcement des capacités des pays en
développement
 Appuyer et renforcer la participation de la population locale à l’amélioration de la gestion de l’eau et de
l’assainissement
ENJEUX DU CHANGEMENT CLIMATIQUE
ACCORDS DE PARIS
71
CONSTAT
72

Le Rapport d’Evaluation du GIEC «Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat » a


fait ressortir que L’essentiel de l’accroissement observé sur la température moyenne globale depuis
le milieu du XXe siècle est très probablement dû à l’augmentation observée des concentrations des
gaz à effet de serre anthropiques.
En effet, depuis la publication du Troisième Rapport d’Evaluation du GIEC, la compréhension des
influences humaines sur le réchauffement et le refroidissement climatique s’est améliorée, et c’est
avec un degré de très haute confiance que ce groupe d’expert a pu affirmer que l’effet global moyen
net des activités humaines depuis 1750 a été le réchauffement, avec un forçage radiatif* de +1,6 [de
+0,6 à +2,4] W m–2.

*Le forçage radiatif est une mesure de l’influence d’un facteur dans la modification de l’équilibre entre l’énergie qui
entre dans l’atmosphère terrestre et celle qui en sort, et constitue un indice de l’importance de ce facteur en tant que
mécanisme potentiel du changement climatique.
EVOLUTION DES TEMPERATURES
73

L’essentiel de l’accroissement observé sur la température moyenne globale depuis le milieu du XXe
siècle est très probablement dû à l’augmentation observée des concentrations des gaz à effet de serre
anthropiques.
EMISSIONS DE CO2 PAR HABITANT
74

« Statistiques de la Banque Mondiale"; Site web de la Banque Mondiale ; 2016


DEFIS LIES AU CLIMAT
75
LA CCNUCC
76

En 1992, l’Organisation des Nations unies et ses États membres ont adopté la Convention Cadre des
Nations Unies sur les Changements Climatiques « CCNUCC » à Rio, en vue de prendre des mesures à
l’échelle de la planète face à la gravité du réchauffement global constaté par la communauté
scientifique.

 La CCNUCC a pour objet la maîtrise des émissions de gaz à effet de serre (GES) pour éviter un
dérèglement climatique dangereux.
 Elle est régie par une série de principes comme celui de « la responsabilité commune mais
différenciée » ou de la solidarité entre Nord et Sud.
 La CCNUCC acte les principes qui doivent guider les décisions, les « régimes » et les
instruments qui doivent être établis.
OBJECTIF DE LA CCNUCC
77

ARTICLE 2 DE LA CCNUCC « Texte de 1992 »


L’objectif ultime de la présente Convention, et de tous instruments juridiques connexes que la
Conférence des Parties pourrait adopter, est de stabiliser, conformément aux dispositions
pertinentes de la Convention, les concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère à un
niveau qui empêche toute perturbation anthropique dangereuse du système climatique. Il
conviendra d’atteindre ce niveau dans un délai suffisant pour que les écosystèmes puissent
s’adapter naturellement aux changements climatiques, que la production alimentaire ne soit pas
menacée et que le développement économique puisse se poursuivre d’une manière durable.
LA CCNUCC
78

La CCNUCC dispose d’un siège à Bonn, en Allemagne. Les COP s’inscrivent dans le cadre de la
CCNUCC qu’ont signé les 196 Parties et ont lieu chaque année - entre novembre et décembre le plus
souvent - depuis 1995.
Dans chacune des COP, les 196 Parties négocient les objectifs et les mesures nécessaires pour limiter
le changement climatique :
 La réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES),
 L’adaptation au changement climatique des pays en développement,
 Le financement de l’atténuation et de l’adaptation,
 Les transferts de technologie, etc.
Ces COP, qui durent deux semaines, sont préparées en amont par des sessions de négociations
intermédiaires.
LA CCNUCC
79
TOUTES LES COP
80
HISTORIQUE DES COP
81

Sommet de KYOTO « COP 3 »


Le protocole de Kyoto a été signé en 1997 (83 Etats membres/ 192) et est entrée en vigueur en 2005 :
 1er et seul outil juridiquement contraignant en matière de lutte contre les CC
 Il fixe des objectifs de réduction d’émission aux pays développés à horizon 2012. Il a depuis
été renouvelé à horizon 2020.
 Mais il n’a jamais été ratifié par les Etats-Unis, le Canada n’a pas respecté ses objectifs et
aucune sanction n’a été appliquée.
 Ce protocole fait l’objet de Conférence des parties (CMP) l’ayant adopté.
 Aujourd’hui, il ne concerne que 15% des émissions mondiales.
Sommet de Copenhague en 2009 « COP15 »
Validation d’un objectif commun visant à contenir le réchauffement climatique sous la limite de +2 °C
en 2100 par rapport à l’ère préindustrielle. Il devait, aussi, construire et adopter le 1er accord mondial
contre les changements climatiques et mettre en œuvre les principes consacrés dans la Convention
Climat. Mais les négociations ont échoué.
Sommet de Cancun en 2010 « COP 16 »
Création d’institutions dédiées, comme le Fond vert pour le climat. La première capitalisation de ce
Fond vert « 10,2 milliards de dollars » a été effectuée lors du sommet de Lima en 2014 « COP 20 ».
Sommet de Paris « COP21 »
Les Parties ont conclu, en 2015, à Paris un accord mondial ambitieux, contraignant et équitable sur le
climat.
OBJECTIFS DE L’ACCORD DE PARIS
82

ARTICLE 2 DE L’ACCORD DE PARIS


I. Contenir l’élévation de la température moyenne de la planète nettement en dessous de 2 °C
par rapport aux niveaux préindustriels et en poursuivant l’action menée pour limiter l’élévation
des températures à 1,5 °C par rapport aux niveaux préindustriels, étant entendu que cela
réduirait sensiblement les risques et les effets des changements climatiques;
II. Renforcer les capacités d’adaptation aux effets néfastes des changements climatiques et en
promouvant la résilience à ces changements et un développement à faible émission de gaz à
effet de serre, d’une manière qui ne menace pas la production alimentaire;
III. Rendre les flux financiers compatibles avec un profil d’évolution vers un développement à faible
émission de gaz à effet de serre et résilient aux changements climatiques.

Cet objectif devra être atteint en application des principes d'équité (Equity) et de "responsabilités
communes mais différenciées des capacités respectives" (Common but Differentiated
Responsibilities and Respective Capabilities).
POINTS CLES DE L’ACCORD DE PARIS
83

L’ambition Contenir le réchauffement global en dessous de 2°C et si possible à 1.5°C.

L’objectif Un plafonnement des émissions de gaz à effets de serre dans les meilleurs délais.

La différenciation entre pays développés et pays en développement. Les pays


Le principe développés doivent montrer la voie en termes de réduction des émissions et
soutenir les pays en développement dans leurs efforts d’atténuation.

Les Etats doivent fournir des contributions à l’effort climatique « INDC », révisées à
la hausse tous les 5 ans. Le 1er bilan sera effectué en 2023. Les pays riches doivent
Les moyens fournir au moins 100 mds $/an à partir de 2020. Un montant qui sera révisé en
2025. Des transferts de technologies entre le Nord et le Sud doivent être mis en
place.

L’entrée en En 2020. Mais seulement si l’accord est ratifié par 55 pays représentant 55 % des
vigueur émissions mondiales.
SIGNATAIRES DE L’ACCORD DE PARIS
84

Le 22 avril 2016, lors d'une cérémonie organisée au siège des Nations unies à l'occasion de la
Journée de la Terre, les chefs d’État et de gouvernement étaient invités pour signer l’Accord, et ainsi
franchir la première étape du processus de ratification. Chaque État pourra ensuite ratifier l’accord
conformément à sa législation nationale.
Il est à noter que les grands pollueurs que sont les États-Unis et la Chine, représentent à eux seuls
presque 40 % des émissions de GES et ont déjà signifié leur volonté de ratifier l’Accord avant la
COP22.
En tant que traité mixte, l’accord de la COP21 doit être ratifié à la fois par l’Union européenne et par
chacun de ses 28 membres.
Le Maroc, pour sa part, a ratifié cet accord 06/2016.
OBJECTIFS DE L’ACCORD DE PARIS
85

L’Accord de Paris repose sur les trois axes suivants :


Equilibre entre Emissions et Captage des GES
 Réduction des Emissions
 Lutte contre la déforestation
Moyens de lutte contre les effets du changement Climatique
 Mécanismes d’adaptation
 Pertes et Dommages
Moyens pour parvenir à l’équilibre
 Mécanismes Financiers
 Mise en place de mécanismes de marché
 Développement des technologies et des Capacités
OBJECTIFS DE L’ACCORD DE PARIS
86

Mise en place de
Mécanismes Financiers
mécanismes de marché

Réduction des
Emissions de GES

Pertes &
dommages Adaptation

Renforcer les puits et


réservoirs de GES

Développement des Technologies et des Capacités


REDUCTION DES EMISSIONS
87

COMMENT ?
Les émissions mondiales devraient atteindre un pic et ensuite diminuer afin de parvenir au cours de
la seconde moitié du siècle à un équilibre entre les émissions et l'absorption par les puits de
carbone.
L'objectif mondial de réduction des émissions n'a pas été chiffré dans l'Accord.
Selon le GIEC, la limitation de l'élévation de température à maximum 2°C au-delà du niveau
préindustriel implique que les émissions mondiales devront diminuer de moitié d'ici 2050 (par
rapport à 1990) et que dans la seconde moitié du siècle, le monde devra évoluer vers zéro émission.

Chaque Partie a l'obligation de préparer, de communiquer et de respecter des contributions


déterminées au niveau national (Nationally Determined Contributions - NDCs) et de s'efforcer de
prendre des mesures à l'échelle nationale en vue d'atteindre les objectifs qui y sont fixés.
REDUCTION DES EMISSIONS
88

ETAT ACTUEL DES CONTRIBUTIONS

Les objectifs et plans climatiques individuels soumis par 188 pays avant et pendant la COP21 ne
permettent pas encore d'atteindre l'objectif des 2°C. Les engagements actuels des pays mènent à
+3°C.
Un cycle d’évaluation quinquennal a été mis en place qui impose que chaque pays soumette une
nouvelle contribution nationale plus stricte. De même, il est prévu que les contributions de tous les
pays convergent vers des plafonds d’émissions absolus de manière équivalente.
Les Parties devront aussi s'efforcer de formuler des stratégies nationales à long terme au plus tard
d'ici 2020.
Contributions des Etats membres de la COP 21

89
LUTTE CONTRE LA DÉFORESTATION
90

La déforestation demeure l'une des principales causes du changement climatique.


Pour préserver les forêts, un système de soutien financier aux pays en développement a été mis en
place et est basé sur les résultats atteints.
LUTTE CONTRE LA DÉFORESTATION
91
MECANISMES D’ADAPTATION
92

Les objectifs recherchés dans l’adaptation aux effets du changement climatique est de permettre aux
pays en développement les plus vulnérables de renforcer leur capacité de résistance au changement
climatique et de diminuer la vulnérabilité.
L’Accord prévoit de renforcer la coopération internationale sur ce plan avec le mise en œuvre
d’actions nationales qui seront évaluées et suivies.
PERTES ET DOMMAGES
93

L’Accord prévoit un article dédié à la gestion des dommages inévitables provoqués par les
changements climatiques au niveau des pays les moins avancés et les petits états insulaires.
Cette gestion prévoit le renforcement de la coopération internationale en matière d’alerte, de
planification et préparation aux situations d’urgence ainsi que les assurances contre les risques
climatiques.
Cet article ne prévoit pas de compensation financière du préjudice subi par les pays industrialisés qui
sont historiquement les plus gros producteurs d'émissions.
IMPACTS DU CHANGEMENT CLIMATIQUE
94
MECANISMES DE MARCHE
95

La mise en place de mécanismes de marché est réalisé à travers la continuité des mécanismes
existants à savoir le Mécanisme de Développement Propre (MDP).
Pour la réussite de ce mécanisme, de nouvelles modalités et procédures de régulations du marché
carbone seront établis et ont les principes suivants :
 Une comptabilité claire,
 L'absence de double comptabilisation des crédits,
 La transparence
 La recherche d'un développement durable.
Une partie des échanges sera affectée aux pays les plus vulnérables, afin de les aider à financer
l'adaptation au changement climatique.
MECANISME DE DEVLOPPEMENT PROPRE (MDP)

96

CHIFFRES CLÉS

 9.5 à 13.5 milliards de USD de


bénéfices directes de la vente des
crédits carbone (2012)

 Plus de 1.5 milliards de tonnes de


CO2 évité

 3 à 5 milliards de USD économisés


par les pays en voie de
développement pour se conformer
aux exigences (2012)

Emissions de Vente des


Enregistre- Mesure des
Identification Préparation Approbation Certification Vérification Crédit crédits
ment réductions
carbone carbone
FINANCEMENT
97

L'équilibre entre atténuation et adaptation et les besoins des pays les plus vulnérables restent les
éléments centraux de l'aide climatique internationale.
L'objectif convenu à Copenhague (2009) et formalisé à Cancún (2010) de mobiliser annuellement, à
l'horizon 2020, 100 milliards de dollars US pour le financement climatique est reconnu comme
financement minimal après 2020 et sera revu avant 2025.
FINANCEMENT
98

Quels niveaux d’atténuation et d’adaptation pour une trajectoire à moindre coût ?


DÉVELOPPEMENT DES TECHNOLOGIES ET DES CAPACITÉS

99

Le mécanisme « Technologie » prévu par la COP de Cancún est maintenu et renforcé. Ce mécanisme
qui permet l’accélération de l'innovation technologique et l'accès aux technologies, bénéficiera d'un
soutien financier par le Green Climate Fund et/ou la Global Environment Facility.
Le renforcement des capacités s’appuiera sur la création d’un Committee on Capacity Building qui
assistera les pays en développement dans ce cadre.
ENTREE EN VIGUEUR
100

L'Accord, qui prend effet, en principe, à partir de 2020, entrera formellement en vigueur dès que 55
pays, représentant également 55% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, l'auront ratifié.
Entre-temps, les négociations internationales se poursuivront sur les nombreuses dispositions
exécutoires qui sont encore nécessaires pour rendre l'Accord opérationnel d'ici 2020 notamment en
ce qui concerne les mécanismes d’adaptation et la mise en place des moyens destinés à assurer
l’objectif de financement de 100 milliards US$.
CONTRIBUTION PRÉVUE DÉTERMINÉE AU NIVEAU NATIONAL

101

Pays hôte de la COP22, le Maroc a affirmé son engagement en faveur de la lutte contre le
changement climatique et a affiché son volontarisme politique face aux défis énergétiques et
environnementaux
ENGAGEMENT DU MAROC
Une réduction inconditionnel de 13 % des émissions de GES en 2030 par rapport aux émissions
projetées à la même année selon le scénario « cours normal des affaires»
Une réduction conditionnel de 32 % des émissions de GES en 2030 par rapport aux émissions
projetées à la même année selon le scénario « cours normal des affaires»
Cet objectif correspond à une réduction cumulée de 401 Mt éq-CO2 sur la période 2020-2030.
BESOIN EN FINANCEMENT
L’effort de réduction à 32 % des émissions de GES nécessite un investissement global de l’ordre
de 45 milliards de USD, dont 35 milliards sont conditionnés par un appui international grâce aux
nouveaux mécanismes de la finance climat, dont le Fonds Vert pour Climat.
CONTRIBUTION PRÉVUE DÉTERMINÉE AU NIVEAU NATIONAL

102

Les engagements du Maroc seront atteint par la réalisation des principaux objectifs suivants :

I. Atteindre plus de 50% de la puissance électrique installée à partir de sources


renouvelables d’ici 2025;
II. Réduire la consommation d’énergie de 15 % d’ici 2030;
III. Réduire de façon substantielle les subventions aux combustibles fossiles, dans la foulée
des réductions déjà entreprises au cours des dernières années;
IV. Augmenter de façon substantielle l’utilisation du gaz naturel grâce à des projets
d’infrastructures permettant l’importation de gaz naturel liquéfié.
Si le Maroc ne compte pas parmi les pays les plus pollueurs - il occupe le 78ème rang en termes
d’émission de GES avec 69 millions de tonnes équivalent CO2 en 2010 - sa contribution a une portée
symbolique puisque dans le système de Kyoto, les pays en développement n'étaient pas tenus à
engager des actions de réduction de leurs émissions.
CONTRIBUTION PRÉVUE DÉTERMINÉE AU NIVEAU NATIONAL

103

 Le scénario d’atténuation inconditionnel repose sur la mise en œuvre de 10 projets.


 Le scénario d’atténuation conditionnel pose l’hypothèse de la mise en œuvre de 54 projets.
CONTRIBUTION PRÉVUE DÉTERMINÉE AU NIVEAU NATIONAL

104
CONTRIBUTION PRÉVUE DÉTERMINÉE AU NIVEAU NATIONAL

105

En matière de Stratégie énergétique cela se traduit par :

 Réaliser 42 % de la puissance électrique installée à partir de sources renouvelables, d’ici 2020.


 Réaliser une économie d’énergie de 12 % d’ici 2020 et 15 % d’ici 2030, par rapport à l’évolution
tendancielle.
 Réduire la consommation d'énergie dans les bâtiments, l'industrie et le transport de 12 % à
l’horizon 2020 et 15 % en 2030. La répartition des économies escomptées par secteur est de 48%
pour l’industrie, 23 % pour le transport, 19 % pour le résidentiel et 10% pour le tertiaire.
 Installer à l’horizon 2030 une capacité supplémentaire de 3900 MW en technologie de cycle
combiné fonctionnant au gaz naturel importé.
 Alimenter les principales industries en énergie par pipelines de gaz naturel importé et re-gazéifié
106

ETUDE D’IMPACT ENVIRONNEMENTAL ET SOCIAL


ENGAGEMENTS DU MAROC

107

Le Maroc s’est engagé au niveau international en adoptant lors de la Conférence de Rio :

 Le texte de l’Agenda 21 des Nations-Unies qui insiste, dans plusieurs chapitres, sur l’importance
des études d’impact pour prévenir la dégradation de l’environnement ;

 La Déclaration de Rio stipule que « lorsqu’ils jouissent d’un pouvoir de décision adéquat, les
gouvernements doivent soumettre à une évaluation d’impact environnemental tout projet
susceptible de causer des dommages notables à l’environnement ».

 Le principe 17 de la Déclaration de Rio sur l’environnement et le développement stipule que : «


Une étude d’impact sur l’environnement, en tant qu’instrument national, doit être entreprise
dans le cas des activités envisagées qui risquent d’avoir des effets nocifs importants sur
l’environnement et qui dépendent de la décision d’une autorité nationale compétente ».
INTERVENANTS AU PROJET

108

Autorisations

AUTORITES Autorisations pendant


Autorisations pendant
la Construction l’Exploitation

Permis de Autorisation du
Construire Projet (EIE)

CONSTRUCTEUR Maître EXPLOITANT


d’Ouvrage
Contrat EPC Contrat O&M

Etude d’Impact
Environnemental

Bailleurs de Fonds

Contrat de Financement
PRINCIPALES AUTORISATIONS PENDANT LA VIE DU PROJET

109

PHASE DE PHASE DE
PHASE D’EXPLOITATION
DEVELOPPEMENT CONSTRUCTION

Autorisation du Projet Autorisations pendant Autorisations pendant


« Acceptabilité Construction l’Exploitation
Environnementale » « Permis de Construire » « Permis d’Habiter »

Maître d’Ouvrage assisté


Maître d’Ouvrage Maître d’Ouvrage
par le consultant EIE

Autorités Constructeur Exploitant

Autorités Autorités
CONTEXTE REGLEMENTAIRE DU PROCESSUS D’AUTORISATION

110

Phase
Exploitation

Phase
Construction

• LOI N°12-90 RELATIVE À L’URBANISME, PROMULGUÉE PAR


LE DAHIR N°1-92-31 DU 15 HIJA 1412 (17 JUIN 1992).
Phase
Développement • Règlement Général de Construction (RGC), approuvé par
le Décret n° 2-13-424 du 13 rejeb 1434 (24 mai 2013).

• LOI N°12-03 RELATIVE AUX ÉTUDES D'IMPACT SUR L'ENVIRONNEMENT,


PROMULGUÉE PAR LE DAHIR N°1-03-60 DU 10 RABII I 1424 (12 MAI 2003).
• Décret n°2-04-563 du Di Kaada 1429 (4 novembre 2008) relatif aux attributions &
fonctionnement des CNEI et des CREI.
• Décret n°2-04-564 du Di Kaada 1429 (4 novembre 2008) arrêtant les modalités
d’organisation et de déroulement des enquêtes publiques.
ACCEPTABILITÉ ENVIRONNEMENTALE : LOI 12.03 « EIE »

111

• INSTANCE D’INSTRUCTION : L’examen de la demande d’approbation environnementale des


projets est assuré par le Comité National des Etudes d‘Impact « CNEI » ou Comités Régionaux
des Etudes d’Impact sur l’Environnement CREI selon le cas ;
• CONSISTANCE DES EIE : Contenu type: 1) description de l’état ‘zéro’ du site, 2) description
détaillée du projet, 3) présentation du cadre réglementaire applicable, 4) détermination des
impacts du projet, 5) mesures d’atténuation et de maximisation, 6) PGE, 7) note de synthèse, 8)
résumé non technique pour l’information du public, etc.
• DÉLAI D’INSTRUCTION : 93 jours (~ 3 mois, comprenant «consultation du public» (53 jours) &
«avis du Comité» (40 jours)) .
• DÉLIVRANCE DE L’AE : La décision d’acceptabilité environnementale est octroyée par l’Autorité
Gouvernementale Chargée de l’Environnement sur la base de l’avis du CNEI ou du CREI
pertinent. Une décision favorable devient caduc en cas de non réalisation du projet approuvé à
l’intérieur de 5 ans de sa date d’approbation.
INSTANCE D’INSTRUCTION

112

L'autorisation de tout projet, soumis à l‘Etude d‘Impact sur l‘Environnement (EIE) selon
la loi 12-03, est subordonnée à une décision d'acceptabilité environnementale. Cette
décision constitue l'un des documents du dossier de la demande présentée en vue de
l'obtention de l'autorisation du projet.

En vue de l’autorisation du Projet, l’Etude d’Impact sur l’Environnement y afférente est


soumise à l’examen :
 Du Comité National des Etudes d‘Impact (CNEI) dans le cas des projets dont le seuil
d'investissement est supérieur à 200 Millions MAD ou dans le cas des projets
transfrontaliers ou dont la réalisation concerne plus d'une région du Royaume quel
que soit le montant de l'investissement.
 Des Comités Régionaux des Etudes d’Impact sur l’Environnement dans le cas des
projets dont le seuil d'investissement est inférieur ou égal à 200 Millions MAD .
PROCESSUS D’ACCEPTABILITE ENVIRONMENTALE

113

Demande d’autorisation ou d’approbation pour la réalisation d’un Projet

Dépôt de l’avis de Projet

Projet assujetti à l’EIE NON Aucune évaluation requise

OUI

Mise en œuvre du Projet


Préparation des termes de références

Réalisation de l’EIE
Complément d’étude
Dépôt
de l’EIE Etude de recevabilité
Dépôt EIE

SCR
SCN
114

0
Demande EP

SCR
CEP
10 J
Arrêté EP

t1
Inf. Population

15 J
Ouverture EP
20 J

Clôture EIE
8J

Réception Transmission
53 j+ t1

Conclusions EP
10 J Conclusions EP

Transmission EIE

AGCE
aux MC
63 j+ t1

10 J

Réception de Réunion Avis du


73 j+ t1

l’avis du Comité Comité sur l’EIE


5J

Avis du Comité
3J

Décision AE
76 j+ t1

sur l’EIE
Quorum non atteint

Réception
t2
Avis AE

30 J

Compléments
Demande de complément info

10 J

Pétitionnaire
Conditions d’évaluation non réunies
PROCESSUS D’ACCEPTABILITE ENVIRONMENTALE

Avis du Comité
Demande sur l’EIE
86 j+ t1 + t2

réexamen

Réponse du
CN

10 J
20 j

comité saisi
93 j+ t1

Avis du CN
Avis
PROCESSUS D’ACCEPTABILITE ENVIRONMENTALE

115

Le processus d’ÉIE provoque des retards quand :


 Elle commence trop tard dans le cycle du projet
 Les termes de référence sont mal rédigés
 Il n’y a pas de calendrier strict
 Le rapport d’ÉIE est insatisfaisant et a besoin d’être amélioré
 Il manque des données techniques
OBJECTIFS DE L’EIE

116

Les objectifs immédiats de l’ÉIE sont de :


 Améliorer la conception des projets en matière environnementale ;
 Faire en sorte que les ressources soient utilisées correctement et efficacement ;
 Identifier les mesures nécessaires pour atténuer les impacts potentiels du projet ;
 Eclairer le processus de décision, notamment en fixant les termes et conditions
de réalisation du projet en matière environnementale.
OBJECTIFS DE L’EIE

117

Les objectifs à long terme de l’ÉIE sont de :


 Protéger la santé humaine et assurer la sécurité ;
 Eviter que des changements irréversibles et des dommages graves ne soient
infligés à l’environnement ;
 Sauvegarder les ressources précieuses, les zones naturelles et les composantes de
l’écosystème ;
 Renforcer les aspects sociaux des projets.
PRINCIPES DIRECTEURS DE LA BONNE PRATIQUE DE L’ÉIE

118

L’ÉIE doit être :

 Déterminée – atteindre son objectif qui consiste à éclairer la prise de décision et à assurer un degré adéquat de
protection de l’environnement et de la santé humaine.

 Focalisée – se concentrer sur les impacts environnementaux importants et prendre en considération les
problèmes qui comptent.

 Flexible – s’ajuster aux réalités, aux problèmes et au contexte du projet examiné.

 Participative – permettre d’informer et d’impliquer le public concerné, de prendre clairement en considération


sa contribution et ses préoccupations.

 Transparente – être claire, bien comprise et ouverte, avec une procédure de notification suffisamment précoce,
la possibilité de consulter les documents et un registre public des décisions prises et de leurs motivations.

 Rigoureuse – utiliser les « meilleures méthodologie applicables » pour traiter les impacts et les problèmes
étudiés.

 Pratique – identifier les mesures de réduction d’impact efficaces et réalisables.

 Crédible – être réalisée avec professionnalisme, rigueur, objectivité, impartialité, de façon équilibrée et
équitable.

 Efficace – son coût pour les initiateurs de projet doit être le plus faible possible et compatible avec les besoins
de l’étude et ses objectifs
DEMARCHE DE l’EIE

119

Identification du Projet

EIE nécessaire Etude Préalable Pas d’EIE

Définition du Champ de l’EIE Implication du Public

Analyse de l’Impact

Réduction et Gestion des impacts

Nouvelle Rapport d’EIE


Décision

Modification Contrôle Implication du Public

Rejet Prise de Décision Approbation

Suivi et Mise en œuvre


Consistance des EIE – Système IAIA
« IAIA : International association for impact assessment »

120

TÂCHE OBJET

Tâche 1 Description du projet.

Tâche 2 Description de l'environnement

Tâche 3 Textes législatifs et réglementaires

Tâche 4 Détermination des impacts potentiels du projet

Tâche 5 Analyse des solutions de rechange au projet

Tâche 6 Mise en place d'un plan d'atténuation des effets négatifs

Détermination des besoins administratifs nécessaires à la mise en œuvre


Tâche 7
des recommandations de l'ÉIE.

Tâche 8 Élaboration d'un plan de suivi


T1 - DESCRIPTION DU PROJET

121

Décrire brièvement les éléments constitutifs du projet, en se servant au besoin de cartes


(à la bonne échelle) et en donnant, entre autres, les renseignements suivants:
 Emplacement,
 Plan d'ensemble,
 Taille,
 Capacité, etc.;
 Activités de pré construction et de construction.
 Calendrier;
 Effectifs nécessaires;
 Installations et services;
 Activités d'exploitation et d'entretien;
 Investissements hors-site nécessaires et durée de vie.
T2 - DESCRIPTION DE L'ENVIRONNEMENT

122

Assembler, évaluer et présenter les données de base sur les éléments pertinents qui caractérisent
l'environnement de l'aire d'étude.
Inclure toute information relative aux changements prévus avant le démarrage du projet.
Indiquer les aspects critiques ou essentiels qui appartiennent à la catégorie du projet. Il importe de
ne pas rassembler de données qui ne sont pas pertinentes.
L’environnement du projet comprend :
a. Environnement physique: géologie; relief; sols; climat et météorologie; qualité de l'air ambiant;
hydrologie des eaux superficielles et souterraines; paramètres côtiers et océaniques; sources
existantes d'émissions atmosphériques; rejets de polluants dans l'eau; qualité des exutoires.
b. Environnement biologique: flore; faune; espèces rares ou menacées; habitats sensibles,
comprenant les parcs ou les réserves et les sites naturels importants, etc.; espèces d'importance
commerciale et celles susceptibles d'être facteur de nuisance, vecteurs de maladie ou
dangereuses. –
c. Environnement socioculturel (en comprenant la situation actuelle et prévue, selon qu'il convient)
: population, occupation des sols; activités de développement prévues; structure de la
communauté; emploi; répartition des revenus, des biens et des services; loisirs; santé publique;
patrimoine culturel; populations tribales; coutumes, aspirations, attitudes.
T3 - TEXTES LÉGISLATIFS ET RÉGLEMENTAIRES

123

Décrire les normes et règlements pertinents qui régissent la qualité de l'environnement, la santé et la
sécurité, la protection des milieux sensibles et des espèces menacées, le choix de l'emplacement, le
contrôle de l'utilisation du sol, etc., à l'échelle internationale, nationale, régionale et locale.

Le cadre de référence devrait préciser les règlements et normes dont on a connaissance et


entreprendre des recherches pour ceux qui manquent.
T4 - DÉTERMINATION DES IMPACTS POTENTIELS DU PROJET

124

Distinguer les effets positifs et négatifs importants, les impacts directs et indirects ainsi les impacts
immédiats et à long terme.

Cerner les effets inévitables ou irréversibles et, dans la mesure du possible, décrire ces effets de façon
quantitative et par rapport aux coûts et avantages qu'ils représentent pour l'environnement.

Si possible, attribuer une valeur économique aux impacts.

Déterminer l'importance et la qualité des données disponibles en expliquant les raisons pour
lesquelles d'importants renseignements manquent ou les incertitudes concernant la prévision des
effets.

Si possible, inclure le cadre de référence des études nécessaires pour obtenir ces informations.
T5 - ANALYSE DES SOLUTIONS DE RECHANGE AU PROJET

125

Décrire les options examinées durant l'élaboration du projet proposé et dégager d'autres solutions
possibles pouvant atteindre les mêmes buts.

Ces solutions peuvent s'étendre du choix de l'emplacement, à la conception du projet, au choix de la


technologie, aux techniques et au calendrier de construction ainsi qu'aux pratiques d'exploitation et
d'entretien.

Comparer ces options du point de vue de leur impact sur l'environnement, de leurs coûts
d'investissement et d'exploitation et de leur compatibilité avec les conditions locales ainsi que par
rapport aux besoins administratifs, de formation et de suivi.

Il convient de préciser quels effets sont irréversibles ou incontournables et ceux qui peuvent requérir
des mesures d'atténuation.

Il y aurait lieu, par ailleurs, de quantifier les coûts et avantages de chacune de ces options en tenant
compte de l'estimation des coûts que représentent les mesures d'atténuation qui s'y rapportent.

Inclure l'option de ne pas entreprendre le projet afin de montrer l'état de l'environnement si le projet
n'a pas lieu.
T6 - MISE EN PLACE D'UN PLAN D'ATTÉNUATION DES EFFETS NÉGATIFS

126

Recommander des mesures réalisables et rentables pour prévenir ou atténuer à des niveaux
acceptables les effets négatifs.

Estimer la portée et les coûts de ces mesures ainsi que des besoins en administration et en formation
nécessaires à leur application.

Songer à indemniser les parties touchées par les effets ne pouvant être atténués.

Préparer un programme de gestion comprenant les plans des travaux proposés, l'estimation du
budget, les calendriers d'exécution, les besoins en formation et en personnel et tout autre service de
soutien permettant l'application des mesures d'atténuation.
T7 - BESOINS ADMINISTRATIFS NÉCESSAIRES À LA MISE EN ŒUVRE DES
RECOMMANDATIONS DE L'ÉIE
127

Procéder à l'examen des pouvoirs et des compétences des institutions locales, provinciales,
régionales et nationales et proposer des moyens progressifs de renforcement ou de développement
de manière à ce que les plans de gestion et de suivi prévus par l'EIE soient menés à bien.

Ces recommandations peuvent comprendre de nouvelles lois ou réglementations, de nouvelles


agences ou fonctions, des mécanismes intersectoriels, des procédures de gestion et la formation
pertinente, la dotation de programmes de formation en matière d'exploitation et d'entretien, de
nouvelles méthodes de budgétisation et un soutien financier.
T8 - ÉLABORATION D'UN PLAN DE SUIVI

128

Préparer un plan détaillé pour assurer le suivi de l'application des mesures d'atténuation et des effets
du projet durant son exécution et son exploitation.

Y incorporer une estimation des coûts d'investissement et d'exploitation en décrivant les autres
apports (programmes de formation, renforcement des capacités administratives, etc.) nécessaires à
son exécution.

Appuyer la coordination avec d'autres agences gouvernementales, développer les moyens d'obtenir
les opinions des ONG locales et des groupes concernés et de consigner les réunions, les
communiqués, les observations et d'en disposer si nécessaire (le cadre de référence devra indiquer
les types d'activités, telles qu'une session en vue de déterminer l'ampleur de la participation des
organismes, notes d'information en matière d'environnement nécessaires aux responsables du projet
et aux comités inter-organisations, aide apportée aux comités consultatifs de l'environnement et
assemblées publiques).
RAPPORT EIE

129

Le rapport de l'ÉIE devra être succinct et se limiter aux enjeux environnementaux importants.

L'essentiel du document portera sur les conclusions et les mesures préconisées, qu'un résumé des
données recueillies et des textes utilisés pour les interpréter corroborera.

Toute information qui se présente sous forme de détails ou qu'il reste à définir sera consignée en
annexe ou dans un document séparé.

Les textes inédits qui ont servi à la préparation de l'évaluation des impacts et qui ne sont pas
directement disponibles devront également figurer en annexe.
METHODE D’EVALUATION DES IMPACTS

130

Le but de l’évaluation des impacts est d’affecter une importance aux impacts prévus, associés au
projet, et ainsi déterminer l’ordre de priorité selon lequel les impacts doivent être évités, atténués ou
compenser.

Cette évaluation repose généralement sur des facteurs clés de l’environnement.

Les facteurs considérés sont d’ordre écologique (effet sur l’habitat faunique, la tolérance, la
sensibilité, la biodiversité et la capacité de charge des écosystèmes, la viabilité des populations
d’espèces locales, les espèces rares et menacées) et social (effet sur la santé et la sécurité des
humains, perte ou gain de valeur commerciale, valeur esthétique, etc.).
TYPOLOGIE DES IMPACTS

131

Les impacts sur l’environnement varient selon la typologie suivante :

 Le type – biophysique, social, sur la santé ou économique

 La nature – directe ou indirecte, cumulative, etc.

 L’amplitude ou la gravité – élevée, modérée ou faible

 L’étendue – locale, régionale, transfrontière ou globale

 Le temps – immédiat ou à long terme

 La durée – temporaire ou permanente

 La probabilité – faible ou élevée

 La réversibilité – réversible ou irréversible

 L’importance* – faible ou élevée

*l’importance n’est pas forcément liée à l’amplitude. Parfois, des impacts très faibles, telle la destruction du nid d’un
couple d’oiseaux appartenant à une espèce menacée peuvent être importants. Pour déterminer l’importance des
impacts potentiels du projet, il convient de prendre en considération tous les facteurs ci-dessus
METHODE D’EVALUATION DES IMPACTS

132

La méthodologie suivie est celle utilisant la matrice de FECTEAU qui repose sur la détermination de
facteurs clés que sont l'intensité, l'étendue et la durée permettant ainsi de déterminer l'importance
de l’impact environnemental sur une composante touchée par le projet.

Etendue
de
l’Impact
Intensité
Durée de
de
l’Impact
l’Impact

Importance
de l’Impact
METHODE D’EVALUATION DES IMPACTS

133

INTENSITE
L’intensité de la perturbation représente l’importance relative des changements anticipés suite à
la perturbation de la composante du milieu. Elle évalue l’ampleur des modifications structurales,
paysagères et fonctionnelles et les implications qu’auront ces modifications sur l’environnement
proprement dit et sur sa perception.
Elle concerne l’ampleur des modifications qui affectent la productivité d’un habitat, d’une espèce
ou d’une communauté ou l’utilisation d’une composante touchée par la source d’impact.
L’intensité est obtenue par la mise en relation de la résistance environnementale de l’élément et
du degré de perturbation.
METHODE D’EVALUATION DES IMPACTS

134

RÉSISTANCE ENVIRONNEMENTALE
Le degré de résistance exprime le degré d’opposition des composantes du milieu par rapport au
projet. Cet indicateur est obtenu par la mise en relation de la valeur environnementale de chaque
composante du milieu avec sa vulnérabilité.
VALEUR ENVIRONNEMENTALE
L’importance relative de la composante environnementale dans son milieu détermine la valeur de
cette composante. Celle-ci résulte d’un compromis entre la valeur accordée par la communauté
scientifique du domaine concerné, par les populations locales ou régionales, par les groupes
d’intérêt ainsi que par les gestionnaires du milieu.
La valeur accordée par la communauté scientifique est déterminée selon la valeur intrinsèque de
la composante définie par l’intérêt et la qualité de la composante. Elle est interprétée selon les
connaissances scientifiques disponibles et selon le degré de protection légale dont bénéficie la
composante en question. La valeur accordée par les populations et les gestionnaires du milieu
exprime la valeur sociale de la composante, laquelle se veut une synthèse des préoccupations et
des intérêts populaires, légaux et politiques pour la protection et la mise en valeur de la
composante.
METHODE D’EVALUATION DES IMPACTS

135

Quatre classes de valeurs environnementales sont retenues :


Légale —Une valeur légale est attribuée à un élément qui possède un statut reconnu par une loi
ou un règlement, lui conférant ainsi un statut particulier limitant fortement toute intervention
susceptible de mettre en cause l’intégrité de l’élément (ex. : espèces menacées ou vulnérables).
Forte —Une valeur forte est accordée lorsque la conservation et la protection de la composante
du milieu font l’objet d’un consensus entre les spécialistes et l’ensemble des intérêts concernés.
Une valeur forte peut également être attribuée à une composante unique ou rare et à une
composante qui contribue à l’intégrité esthétique et à l’intérêt du paysage observé.
Moyenne —Une valeur moyenne est accordée à une composante lorsque la protection, la
conservation ou l’intégrité de celle-ci est de moindre importance ou lorsqu’elle ne fait pas l’objet
d’un consensus parmi les spécialistes et le public concerné.
Faible — Une valeur faible est accordée lorsque la protection, la conservation ou l’intégrité de la
composante ne préoccupe que peu ou pas les spécialistes et le public concerné.
METHODE D’EVALUATION DES IMPACTS

136

Vulnérabilité
La vulnérabilité se définie comme étant la fragilité ou le degré de perturbation potentiel global d’une
composante environnementale face au projet en général. Trois classes de vulnérabilité sont possibles
soit :
Forte — Le milieu est peu tolérant aux modifications de son environnement. Sa destruction ou de
grandes modifications perceptibles de sa qualité paysagère sont anticipées à la suite de la
réalisation du projet.
Moyenne — Le milieu peut tolérer un certain degré de modifications de son environnement. La
destruction du milieu n’est pas anticipée mais certaines qualités structurales, paysagères et
fonctionnelles seront possiblement affectées négativement par la réalisation du projet.
Faible — Le milieu est tolérant aux modifications et possède une bonne capacité d’adaptation. La
réalisation du projet n’entraînera que de légères modifications à ses qualités. La perception du
projet a peu d’influence sur l’intégrité du paysage observé.
METHODE D’EVALUATION DES IMPACTS

137

Degré de résistance environnementale


La vulnérabilité d’une composante environnementale, mise en relation avec sa valeur, permet de
déterminer son degré de résistance.
Le tableau, ci-après, représente Grille de détermination du degré de résistance environnementale :
METHODE D’EVALUATION DES IMPACTS

138

Ainsi, quatre degrés de résistance peuvent être attribués :


Contrainte absolue –Ce degré de résistance est attribué lorsque l’intégrité d’une composante est
légalement protégée et pour laquelle aucun mécanisme dérogatoire courant n’est permis. Les
interventions dans ce milieu sont totalement interdites.
Résistance forte –Une résistance forte est attribuée lorsque la valeur environnementale est forte
ou moyenne et que la vulnérabilité varie de forte à moyenne. Des modifications majeures à ce
milieu ou la perception de ces modifications à partir d’un milieu limitrophe au milieu touché
risquent d’entraîner sa détérioration. Les interventions dans un milieu de forte résistance
devraient être évitées et sinon, des mesures d’atténuation majeures devraient être appliquées.
Résistance moyenne –Une résistance moyenne est attribuée à un milieu lorsque la valeur
environnementale et la vulnérabilité sont moyennes. Les milieux de résistance moyenne
possèdent une certaine capacité d’adaptation. Par ailleurs, la destruction, ou la détérioration,
qu’elle soit perceptible ou non perceptible, de ces milieux peut être plus ou moins dommageable
pour les communautés impliquées.
Résistance faible –Une résistance faible est attribuée à un milieu lorsque sa valeur
environnementale est faible ou moyenne et que sa vulnérabilité est faible ou moyenne. Ces
milieux devraient être privilégiés lors de la planification de l’implantation d’un projet.
METHODE D’EVALUATION DES IMPACTS

139

Degré de perturbation
Le degré de perturbation évalue l’ampleur des modifications apportées aux caractéristiques
structurales, paysagères et fonctionnelles de l’élément affecté par le projet. Ces modifications
peuvent entraîner la destruction totale ou partielle de l’élément ou encore la perte d’une ou de
plusieurs caractéristiques propres à l’élément. Cette notion de perturbation implique une dimension
spatiale exprimée par la proportion de l’élément affecté par le projet.
On distingue trois degrés de perturbation :
Fort – Le projet entraîne la perte ou la modification de l’ensemble ou des principales
caractéristiques propres à l’élément affecté de sorte qu’il risque de perdre son identité.
Moyen– Le projet entraîne la perte ou la modification de certaines caractéristiques propres à
l’élément affecté, pouvant ainsi réduire ses qualités, mais sans pour autant compromettre son
identité.
Faible– Le projet ne modifie pas significativement les caractéristiques propres à l’élément affecté
de sorte qu’il conserve son identité.
METHODE D’EVALUATION DES IMPACTS

140

Le tableau, ci-après, représente la Grille de détermination de l’intensité de l’impact :


METHODE D’EVALUATION DES IMPACTS

141

Degré d’intensité
Il est ainsi possible d’identifier trois classes d’intensité :
Intensité forte —L’intensité est jugée forte lorsque l’impact détruit ou altère entièrement ou en
grande proportion une composante du milieu et met en cause son intégrité.
Pour les composantes du milieu biologique, l’intensité est forte si une population entière ou
une proportion élevée de l’effectif de la population ou d’un habitat d’une espèce est
menacée.
Pour les composantes du milieu humain, l’intensité est forte si elle affecte ou limite de façon
importante ou irréversible l’utilisation de la composante par une communauté ou une
population locale.
Pour les composantes du paysage, l’intensité est forte si elle affecte moyennement ou de
façon importante l’intégrité, la qualité ou le symbolisme d’un paysage perceptible par des
observateurs qui attachent une grande importance à la perception du paysage.
METHODE D’EVALUATION DES IMPACTS

142

Intensité moyenne — L’intensité est moyenne lorsque l’impact modifie la composante touchée sans
mettre en cause son intégrité et son utilisation ou entraîne une modification limitée de sa répartition
générale dans le milieu.
Pour les composantes du milieu biologique, l’intensité est moyenne si l’impact touche une
proportion moyenne de la population, de l’effectif de la population ou de l’habitat de l’espèce,
sans mettre en cause l’intégrité de cette espèce, mais pouvant entraîner une diminution de
l’abondance moyenne ou un changement dans la répartition.
Pour le milieu humain, l’intensité est moyenne si l’impact affecte une partie d’une communauté
ou d’une population ou si elle réduit de façon significative l’utilisation, la qualité et l’intégrité de
l’utilisation de la composante sans réduire de façon irréversible et complète son utilisation.
Pour le paysage, l’intensité est forte si l’impact affecte de façon importante l’intégrité, la qualité
ou le symbolisme d’un paysage peu perceptible mais d’intérêt. L’intensité est également forte si
l’impact affecte faiblement, la qualité ou le symbolisme d’un paysage perceptible par des
observateurs qui attachent une grande importance à la perception du paysage.
METHODE D’EVALUATION DES IMPACTS

143

Intensité faible — L’intensité est faible lorsque l’impact altère faiblement la composante, mais ne
modifie pas véritablement sa qualité, sa répartition générale ni son utilisation.
Pour les composantes du milieu naturel, l’intensité est faible si seulement une faible proportion
de l’effectif ou de l’habitat d’une population est touchée par le projet. Dans ce cas, l’impact ne
met pas en péril l’intégrité de l’espèce et n’entraîne pas une diminution ou un changement de la
répartition qui dépasse les fluctuations en conditions naturelles.
Pour le milieu humain, l’intensité est faible si une faible partie d’une communauté ou d’une
population est affectée et si la réduction de l’utilisation ou de la qualité de la composante ne met
pas en cause sa vocation ou son usage.
Pour le paysage, l’intensité est faible si l’intégrité, la qualité ou le symbolisme de ses
composantes sont faiblement ou moyennement affectés et que les observateurs attachent peu
d’importance au paysage observé.
METHODE D’EVALUATION DES IMPACTS

144

Étendue
L’étendue exprime la portée spatiale des effets générés par une intervention dans le milieu et réfère à
la distance ou à la surface sur laquelle sera ressenti la perturbation.
Ainsi, l’étendue peut représenter la distance relative sur laquelle les répercussions d’une intervention
sur un élément du milieu auront un impact.
Elle peut également représenter la surface relative qui sera atteinte (directement ou indirectement)
par les impacts du projet.
METHODE D’EVALUATION DES IMPACTS

145

On distingue trois niveaux d’étendue :


Régionale — L’étendue est régionale si l’intervention sur un élément du milieu est ressentie sur
un vaste territoire (ex. : l’ensemble de la Ville de Longueuil) ou à une distance importante du
projet.
Locale — L’étendue est locale lorsque l’intervention affecte un certain nombre d’éléments de
même nature ou d’observateurs situés à l’intérieur de l’emprise ou à proximité du projet, à une
certaine distance du projet ou lorsqu’un milieu dit « local » est affecté.
Ponctuelle — L’étendue est ponctuelle lorsque l’intervention n’affecte qu’un élément
environnemental ou qu’un faible nombre d’observateurs situés à l’intérieur de l’emprise ou à
proximité du projet ou lorsque l’impact est ressenti dans un espace réduit et bien circonscrit dans
l’emprise du projet.
METHODE D’EVALUATION DES IMPACTS

146

Durée
La durée de l’impact fait référence à la dimension temporelle de l’impact. Elle évalue la période
pendant laquelle les effets seront ressentis dans le milieu. Cette période peut être le temps de
récupération ou d’adaptation de l’élément affecté.
La durée d’un impact peut être :
Longue — La durée est longue lorsqu’un impact est ressenti de façon continue ou discontinue
pendant toute la durée de vie du projet.
Moyenne — La durée est moyenne lorsque les effets de l’impact sont ressentis de façon continue
ou discontinue sur plus d’une année, jusqu’à quelques années suivant la fin des travaux.
Courte — La durée est courte lorsque les effets sont ressentis de façon continue ou discontinue
pendant la période de construction ou lorsque le temps de récupération ou d’adaptation de
l’élément affecté est inférieur à une année.
METHODE D’EVALUATION DES IMPACTS

147

Évaluation de l’importance de l’impact


L’évaluation de l’importance de l’impact repose sur l’intégration des trois indicateurs.
Il est ainsi possible d’identifier trois niveaux d’importance :
Importance majeure – L’impact occasionne des répercussions fortes sur l’élément touché par le
projet, correspondant à une altération profonde de sa nature et de son utilisation, et pouvant
même mettre en cause sa pérennité.
Importance moyenne – L’impact occasionne des répercussions appréciables sur l’élément
touché, entraînant une altération partielle de sa nature et de son utilisation, sans toutefois
mettre en cause sa pérennité dans la zone d’étude.
Importance mineure – L’impact occasionne des répercussions réduites sur l’élément touché,
entraînant une altération mineure de sa qualité et de son utilisation.
METHODE D’EVALUATION DES IMPACTS

148
METHODE D’EVALUATION DES IMPACTS

149
METHODE D’EVALUATION DES IMPACTS

150
EVALUATION ENVIRONNEMENTALE

151

L’évaluation environnementale doit intégrer les aspects qui sont encadrés par des Politiques et
Directives réglementaires, légales ou normatives . De manière générale, les exigences techniques
spécifiques aux projets industriels et énergétiques couvrent les aspects suivants :
 ƒDes émissions atmosphériques;
 ƒDes rejets liquides et l’évacuation des eaux;
 ƒDes niveaux de bruit;
 ƒDe l’utilisation des matières dangereuses (BPC, CFC, amiante);
 ƒ u stockage et du traitement des produits chimiques, ainsi que de la prévention des
D
incendies.
POLLUTION ATMOSPHERIQUE

152

La pollution atmosphérique est un phénomène très complexe compte tenu de la diversité des
polluants susceptibles d’être présents dans l’atmosphère.
Les polluants atmosphériques se décomposent en deux catégories :
 Les polluants primaires (SO2, CO, plomb…)
 les polluants secondaires formés à partir de polluants primaires sous l'action de réactions
chimiques complexes (NOx, O3...)
Les niveaux de pollution au sol dépendent de la nature et des conditions de rejets ainsi que des
conditions atmosphériques qui déterminent le transport, la diffusion et les retombées de ces mêmes
polluants.
POLLUTION ATMOSPHERIQUE

153

Les oxydes d'azote : NOx


Ce terme regroupe le monoxyde d'azote (NO) et le dioxyde d'azote (NO2). Le NO, principalement émis
par la circulation automobile, provient des réactions de combustion. Il est ensuite oxydé en NO2 dans
l'atmosphère. Les technologies mises en service (pots catalytiques) entraînent une diminution des
émissions. Les oxydes d'azote sont des irritants respiratoires qui peuvent entraîner une altération de
la fonction respiratoire. Ils sont à l'origine des pluies acides et de la formation de l'ozone.

Le dioxyde de soufre : SO2


Ce polluant, d'origine principalement industrielle, provient des installations de combustion (fioul
lourd, charbon, gasoil…). Il est très irritant pour les muqueuses et les voies respiratoires. Il peut
provoquer des œdèmes du poumon et des bronchites. Il est en partie responsable des pluies acides.
POLLUTION ATMOSPHERIQUE

154

Les particules : PM
Les particules sont constituées de poussières polluantes de composition diverse et de tailles
comprises entre 0,001 µm et 50 µm. Elles résultent le plus souvent de la réunion dans l'atmosphère
de plusieurs sources de pollution. Elles contiennent des substances toxiques comme les métaux
lourds ou les hydrocarbures. Seules les particules de taille inférieure à 10 µm (PM10) restent en
suspension dans l'air. Ces particules fines (PM10) sont principalement émises par les véhicules diesel.
Les particules fines peuvent pénétrer profondément dans les alvéoles pulmonaires et provoquer
entre autres des troubles respiratoires, et pourraient entraîner des cancers. Leurs dépôts dégradent
les bâtiments, et bloquent la respiration des plantes.
POLLUTION ATMOSPHERIQUE

155

Le schéma suivant présente la méthodologie générale utilisée pour la modélisation de la dispersion


de polluants atmosphériques.
MESURES DE GESTION DES IMPACTS

156

La maîtrise des impacts environnementaux sous-entend la mise en œuvre de mesures visant :

I. à éviter les atteintes à l’environnement,

II. à réduire celles qui n’ont pu être suffisamment évitées et, si possible,

III. à compenser les effets notables qui n’ont pu être ni évités, ni suffisamment réduits.
MESURES DE GESTION DES IMPACTS

157

I. Comment se traduit la mesure d’évitement ?

 Pour un habitat ou un milieu naturel donné, l’évitement garantit l’absence totale d’impacts
directs ou indirects du projet, plan ou programme sur l’ensemble de cet habitat ou du milieu
naturel ;

 Pour une espèce végétale, l’évitement garantit l’absence totale d’impacts directs ou indirects
du projet, plan ou programme sur l’ensemble des individus et des composantes physiques et
biologiques nécessaires au maintien de son biotope ;

 Pour une espèce animale, l’évitement garantit l’absence totale d’impacts directs ou indirects
sur l’ensemble des individus de la population ciblée et sur les composantes physiques et
biologiques nécessaires à l’accomplissement de l’ensemble de son cycle de vie (reproduction,
éclosion/naissance/émergence, croissance, migration).

 Pour la qualité de l’air et le bruit, l’évitement garantit l’absence totale d’impacts directs ou
indirects du projet, plan ou programme sur les populations humaines.
MESURES DE GESTION DES IMPACTS

158

I. Comment se traduit la mesure d’évitement ?


Le terme « évitement » recouvre généralement trois modalités : l’évitement lors du choix
d’opportunité, l’évitement géographique et l’évitement technique.
Évitement lors du choix d'opportunité : cette modalité correspond au moment où la décision
définitive de faire ou de ne pas faire le projet (ou une action dans le cadre d’un document de
planification) n’est pas encore prise. Elle intervient au plus tard lors des phases de concertation et
de débat public. L’analyse de l’opportunité consiste à vérifier si un projet (ou une action) est
pertinent au vu des besoins/objectifs, des enjeux environnementaux et paysagers et des
solutions alternatives au projet.
Évitement géographique : la localisation alternative d’un projet permet d’éviter totalement
certains impacts sur l’environnement ou le paysage. L’évitement géographique peut consister à
changer le site d’implantation ou le tracé. Il peut aussi comporter des mesures propres à la phase
chantier.
Évitement technique : il s’agit de retenir la solution technique la plus favorable pour
l’environnement en s’appuyant sur les meilleures techniques disponibles, à un coût
économiquement acceptable. Certaines mesures d’évitement technique peuvent également être
propres à la phase chantier. »
MESURES DE GESTION DES IMPACTS

159

II. Comment se traduit la mesure de réduction?


La mesure de réduction peut avoir plusieurs effets sur l’impact identifié. Elle peut agir en
diminuant soit la durée de cet impact, soit son intensité, soit son étendue, soit la combinaison de
plusieurs de ces éléments, ceci en mobilisant les meilleures techniques disponibles (moindre
impact à un coût raisonnable). Toutes les catégories d’impact sont concernées : impacts direct,
indirect, permanent, temporaire et cumulé.
Les mesures de réduction sont mises en place au niveau de l’emprise du projet, plan ou
programme ou à sa proximité immédiate.
 S’il s’agit de mesures spécifiques à la phase travaux, elles sont mises en œuvre au plus tard
au démarrage de la phase travaux(à l’exception des éventuelles mesures de repli du
chantier).
 S’il s’agit de mesures spécifiques à la phase exploitation, elles sont mises en œuvre au plus
tard à la mise en service ou au démarrage de l’exploitation.
MESURES DE GESTION DES IMPACTS

160

III. Comment se traduit la mesure de compensation?


Les mesures compensatoires ont pour objet d’apporter une contrepartie aux effets négatifs
notables, directs ou indirects du projet qui n’ont pu être évités ou suffisamment réduits.
Elles sont mises en œuvre en priorité sur le site endommagé ou à proximité de celui-ci afin de
garantir sa fonctionnalité de manière pérenne. Elles doivent permettre de conserver globalement
et, si possible, d’améliorer la qualité environnementale des milieux.
Ces mesures doivent respecter le principe d’'équivalence écologique avec la nécessité de
compenser dans le respect de leur équivalence écologique » et l‘objectif d'absence de perte
nette voire de gain de biodiversité »,
MESURES DE GESTION DES IMPACTS

161