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TOMATE LYCOPENE SANTE

I : LYCOPENE
(FRANCE, 24 mai 2006 (Toute la diététique !)
Le lycopène est un antioxydant de la famille des caroténoïdes. Il donne
une couleur rouge aux fruits et légumes. Des études montrent que sa
consommation pourrait diminuer le risque de certains cancers.
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On le trouve dans les pastèques, les pamplemousses rosés ou rouges, et surtout
dans les tomates. Le fait de les cuire les tomates et de les écraser augmente leur
teneur en lycopène, et un peu de graisse améliore son assimilation.
Il est donc particulièrement abondant dans les sauces tomates et le Ketchup !
Source : NUTRINEWS

Publié par Alexandre Glouchkoff, diététicien nutritionniste. Lien d'intérêt : Aucun

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II : Le lycopène pourrait jouer un rôle dans la prévention de


pathologies liées à l’obésité
(FRANCE, 23 décembre 2010 (Toute la diététique !)
Le lycopène est une substance présente dans de nombreux fruits dont la
tomate. Il possède des propriétés anti-inflammatoires. Des chercheurs
de l’INRA viennent de montrer que cet effet anti-inflammatoire s’exerce
sur le tissu gras ou tissu adipeux. Cette propriété permettrait de réduire
l’état inflammatoire associé à l’obésité et favorisant le diabète de type 2.
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En plus de son rôle de stockage de lipides, le tissu adipeux
sécrète une grande quantité de protéines appelées adipokines (qui incluent les
cytokines et les chimiokines), qui participent à la physiologie générale de
l’organisme. L’obésité, caractérisée par un développement massif du tissu adipeux
conduit à une inflammation de bas niveau due notamment à une production accrue
de ces cytokines et chimiokines. Cet état inflammatoire contribuerait au
développement de la résistance à l’insuline, à l’origine du diabète de type 2.
Le lycopène est un caroténoïde rouge, qui donne sa couleur notamment à la tomate.
On le trouve dans différents fruits (pastèque, pamplemousse, papaye, goyave, …) et
notamment dans les produits transformés à base de tomate dont le ketchup. Il
possède des propriétés anti-oxydantes et anti-inflammatoires avérées. Récemment,
des études ont démontré que des rations alimentaires riches en lycopène étaient
associées à un tour de taille plus petit et à une masse corporelle grasse plus faible,
ce qui suggère qu’il a un impact sur le métabolisme du tissu adipeux.
Or, le lycopène est stocké essentiellement dans le tissu adipeux. Compte tenu de
ces effets anti-inflammatoires, les chercheurs ont donc émis l’hypothèse que le
lycopène pourrait réduire la production de cytokines et de chimiokines par le tissu
adipeux, ce qui pourrait limiter la survenue des pathologies associées à l’obésité.
Pour tester cette hypothèse, des chercheurs de l’INRA de Marseille ont cultivé des
explants (petits morceaux) de tissu adipeux de souris nourries avec un régime riche
en graisse en présence de lycopène.
Cette incubation a permis de montrer que le lycopène est capable de réduire la
production de cytokines et de chimiokines pro-inflammatoires produites par le tissu
adipeux. La réaction à la présence de lycopène des adipocytes et des préadipocytes,
les deux populations cellulaires majoritaires du tissu adipeux, a été évaluée. Il ressort
que les deux types cellulaires répondent à un traitement par le lycopène par une
diminution de l’expression des cytokines et des chimiokines. Les mêmes résultats
ont été reproduits avec des cellules de tissu adipeux humain en culture.
Pour la première fois, les chercheurs ont démontré l’effet anti-inflammatoire du
lycopène sur le tissu adipeux et sur les adipocytes et préadipocytes, en particulier.
Ces résultats permettent d’expliquer, du moins en partie, les effets bénéfiques pour
la santé du lycopène, notamment pour limiter la prévalence des pathologies liées à
l’obésité, telles que l’insulino-résistance qui constitue un facteur de risque des
maladies cardio-vasculaires.
Ce travail a été soutenu par la Commission européenne dans le cadre du 6éme
PCRD (projet Lycocard).
(Gouranton E, Thabuis C, Riollet C, Malezet-Desmoulins C, El Yazidi C, Amiot MJ,
Borel P, Landrier JF. "Lycopene inhibits proinflammatory cytokine and
chemokine expression in adipose tissue". Journal of Nutritional Biochemistry, 15
octobre 2010.)
Source : INRA

Publié par Alexandre Glouchkoff, diététicien nutritionniste. Lien d'intérêt :


Aucun

III : La tomate bénéfique pour le coeur et la prostate

(FRANCE, 04 octobre 2010 (Toute la diététique !)


La tomate est considérée comme bénéfique pour lutter contre les
maladies cardiovasculaires et le cancer de la prostate. Si les aspects
scientifiques continuent à porter sur l'activité antioxydante du lycopène,
un pigment de la famille des caroténoïdes, conférant à la tomate sa
couleur rouge caractéristique [1], ce fruit-légume contient bien d'autres
composés pouvant présenter des effets additionnels et/ou synergiques
avec le lycopène.
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Quoi qu'il en soit, l'effet protecteur sur les maladies
cardiovasculaires et le cancer de la prostate, détecté par
les études épidémiologiques a été décrit chez les
consommateurs de tomate et non des ingrédients qu'elle
contient. La démonstration d'effets synergiques ou
additionnels des composés bioactifs d'un aliment est
difficile en raison de la nécessité d'utiliser un placebo pour
étudier un effet propre.
Tomates rouges et tomates jaunes
Notre laboratoire a récemment envisagé des expérimentations chez l'animal [2] et
chez l'homme [3] pour tenter de dissocier les effets propres du lycopène de ceux de
la matrice tomate. Les effets du lycopène ont ainsi été comparés à ceux de la tomate
rouge, et les effets de cette dernière ont été comparés avec ceux obtenus par des
tomates jaunes, dépourvues de lycopène.
Cette approche a été ciblée sur des cellules de cancer prostatique, incubées avec le
sérum d'individus ayant consommé pendant 8 jours le lycopène, la tomate rouge et la
tomate jaune. Cette approche permet, d'une part de prendre en compte les
métabolites circulant des composés bioactifs, et d'autre part de se situer dans des
conditions plus physiologiques, notamment par rapport aux concentrations de ces
composés apportées aux cellules.
Dans ces conditions expérimentales, les résultats montrent que l'ingestion des
tomates rouges, comme celle de lycopène augmente significativement le taux
plasmatique de lycopène. Dans le plasma recueilli après ingestion de tomate jaune,
le lycopène reste au niveau observé chez ces mêmes individus après les périodes
dites de « lavage » au cours desquelles les aliments contenant de la tomate leur est
interdite.
Nous avons également noté que la concentration plasmatique en vitamine C était
augmentée suite à l'ingestion des tomates jaunes et rouges. Une telle augmentation
n'a pas été détectée après l'apport du lycopène ou de son placebo.
Un complément de lycopène pur augmente l'expression d'oncogènes...
L'effet cellulaire a été analysé au niveau moléculaire, notamment par quantification
de l'expression de gènes ciblés pour leur action bénéfique ou, au contraire, délétère
sur la carcinogenèse prostatique. Seuls 6 gènes parmi les quarante ciblés dans
l'étude ont été affectés par cette approche ex-vivo. Aucun des gènes impliqués dans
la croissance, la réponse inflammatoire, le métabolisme lipidique ou l'angiogenèse
n'a ainsi été modifié dans ces conditions expérimentales. L'apport de sérum des
individus ayant ingéré des tomates rouges, et à un moindre degré des tomates
jaunes, modifie l'expression des gènes (Bax, Bcl2, p53, cycline d1) dans le sens
d'une inhibition de la prolifération cellulaire.
Ces modifications ne peuvent pas être attribuées au lycopène car elles ne se
produisent pas en présence de sérum enrichi par l'apport de lycopène pur. L'apport
de sérum des mêmes individus ayant pris du lycopène, sous forme de complément
alimentaire, augmente l'expression de l'oncogène (c-Fos) et du gène u-Par, impliqué
dans les processus métastasiques comme cela a déjà été décrit lorsque des cellules
cancéreuses sont incubées avec du lycopène [4].
Quel mécanisme de l'effet protecteur spécifiquement associé à la tomate
rouge ?
Toutefois, le gène de récepteur à l'IGF (IGFBP3) - un facteur de croissance très
communément augmenté chez les patients cancéreux - est significativement
surexprimé lorsque les cellules cancéreuses sont incubées avec du sérum enrichi en
lycopène, provenant de la tomate rouge ou administré sous forme de complément
alimentaire. Ce dernier résultat indique qu'un meilleur contrôle de l'IGF constitue le
mécanisme sous jacent à l'effet protecteur spécifiquement associé à la tomate rouge,
le principal pourvoyeur de lycopène dans l'alimentation des pays industrialisés.
En conclusion, il existe une relation potentielle entre la consommation de tomate et
de lycopène, mais un apport de lycopène sans la matrice tomate présente des effets
pro-carcinogéniques et ne saurait être suffisant pour baisser la survie des cellules
cancéreuses qui est assurée par les autres micronutriments de la matrice tomate.
Références :

1. Basu A & Imrhan V. (2007).


Eur J Clin Nutr., 61: 295-303.
2. Gitenay D, et al. (2007).
Biochem Biophys Res Commun.,
364: 578-582.
3. Talvas J, et al. (2010). Am J
Clin Nutr., 91: 1716-1724.
4. Forbes K, et al. (2003). Exp
Biol Med., 228: 967-71.

(Par Edmond ROCK, INRA, Unité Nutrition Humaine, Centre Clermont-Theix -


Equation Nutrition n°99 - Juin 2010)
Source : APRIFEL

Publié par Alexandre Glouchkoff, diététicien nutritionniste. Lien d'intérêt : Aucun

La tomate en prévention des dyslipidémies ?

(BELGIQUE, 21 janvier 2011 (Toute la diététique !)


Au Japon, des scientifiques ont découvert que les tomates contenaient
une substance nutritive qui permettrait de lutter contre l'apparition de
maladies vasculaires. Ce composé, l’acide 9-oxo-octadécadiénoïque,
aurait des propriétés anti-dyslipidémiques.
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Prévenir l’accumulation de lipides


Une équipe de scientifiques dirigée par le Dr Teruo Kawada
de l'Université de Kyoto a concentré ses recherches sur la dyslipidémie, c’est-à-dire
un dérèglement des taux de lipides sanguins tels que le cholestérol ou les
triglycérides.
La dyslipidémie en elle-même n’est habituellement pas visible à l’oeil nu. En
revanche, elle peut conduire à des symptômes de maladies vasculaires, telles que
l'artériosclérose ou la cirrhose. Afin de prévenir ces maladies, il est donc important
de prévenir l’augmentation de l'accumulation de lipides.
Les tomates sont déjà connues pour leur contenu en nombreux composés
bénéfiques pour la santé tel que le lycopène. Dans cette nouvelle étude, l'équipe du
Dr Kawada a analysé l'acide 9-oxo-octadécadiénoïque, afin d’évaluer ses
éventuelles propriétés anti-dyslipidémiques.
Régulateur lipidique
Les auteurs ont constaté que le composé pouvait améliorer l'oxydation des acides
gras et contribuer à la régulation du métabolisme lipidique dans le foie. Ces résultats
suggèrent que l'acide 9-oxo-octadécadiénoïque possède des propriétés anti-
dyslipidémiques et pourrait donc aider à prévenir les maladies vasculaires.
Le Dr Kawada a conclu en disant que la découverte d’un composé alimentaire qui
aide à la prévention de l'obésité et des maladies chroniques associées est un grand
avantage dans la lutte contre ces maladies. Selon lui, cela signifie que la tomate
pourrait permettre aux gens de gérer plus facilement l'apparition d’une dyslipidémie,
simplement en adaptant leur alimentation quotidienne.
(Par Adrien Loreis, diététicien, d'après Kim Y, Hirai S, Takahashi H et al. "9-oxo-
10(E),12(E)-octadecadienoic acid derived from tomato is a potent PPAR a agonist to
decrease triglyceride accumulation in mouse primary hepatocytes". Molecular
Nutrition & Food Research, 2010; DOI:10.1002/mnfr.201000264.)

Source : Health and Food

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