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I-01

CHAPITRE I. SOLLICITATIONS COMPOSEES

I.1. Généralités – Rappels

I.1.1. Efforts internes et convention de signes

Soit un tronçon de barre AB en équilibre sous l’action de forces extérieures représentées en pointillées,
figure I.1.
On associe à ce tronçon l’axe x’x représentant l’axe longitudinal orienté comme montré figure I.1.
Pour chaque section droite (Ω), on considère les axes centraux principaux Gyz tels que Gxyz soit un
repère direct (repère local de la barre).
(Ω) est obtenue par l’intersection de ce tronçon et un plan fictif (P) perpendiculaire à l’axe longitudinal de
la barre. Ce plan (P) partage le tronçon de barre en deux parties 1 et 2.

(ΩB)
(Ω)
x
y GB

G Partie 2 vers x+
z
(ΩA)

P Obs.
GA

Partie 1 vers x-
x’

Fig. I.1. Tronçon de barre en équilibre sous l’action de forces extérieures

Avec la même convention de signes du module RDM1, les efforts internes dans la section (Ω), réduits au
centre de gravité G, peuvent être déterminés en isolant la partie 1 ou la partie 2, figure I.2.
Nous avons, en général, six composantes d’efforts internes en G : Nx, Ty, Tz, Mx, My et Mz.

Les efforts internes ainsi représentés (figure I.2) sont considérés positifs :

- Nx > 0 : traction ;


+ + - -
- Ty et Tz positifs vers respectivement y et z pour la partie 2 (ou vers y et z pour la partie 1) ;
+ +
- My (Mz) positif s’il comprime les fibres vers z (y ) pour les parties 1 et 2 ;
+ -
- Mx postitif s’il tourne autour de x vers x pour la partie 2 (ou vers x pour la partie 1).

On s’intéressera dans ce cours à la partie 2 sauf dans le cas où il est plus aisé de faire le raisonnement
avec la partie 1.
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x’

x
GB
GA y y
(Ω) (Ω) Ty
Mz
Mz G Tz
G
My Tz Nx z
Obs. z My Obs.

x’ Mx
Ty Mx x b) Partie 2 vers x+
a) Partie 1 vers x-

Fig. I.2. Réduction (et convention de signes) des forces internes en G dans une section droite (Ω) d’une barre

Certaines sollicitations composées peuvent être ramenées à un état plan ; exemples : (Mz + Ty) ou (Mz + Nx
+ Ty). La figure I.3.

y y
Mz Mz
GA G G GB
1 2
Nx x Nx x

Ty Ty
a) Partie 1 b) Partie 2

Fig. I.3. Exemple de sollicitations composées ramenées à un état plan

I.1.2. Tronçon de barre soumis à des sollicitations composées

Une barre (ou tronçon de barre) est soumise à des sollicitations composées si dans une section
droite quelconque obtenue par l’intersection d’un plan fictif perpendiculaire à l’axe longitudinal, la
réduction des forces extérieures au centre de gravité se traduit par au moins deux sollicitations simples.

Les sollicitations composées fréquemment rencontrées :

 La flexion simple (un moment de flexion + un effort tranchant, (Mz + Ty) ou (My + Tz)  :
exemple : poutre (horizontale) de structure de bâtiments ;

 La flexion composée simple (un moment de flexion + un effort tranchant + un effort


normal, (Mz + Ty + Nx) ou (Mz + Ty + Nx ), exemple : poteau (vertical) ou poutre inclinée
dans les structures de bâtiments ;

 La flexion déviée (deux moment de flexion (My + Mz) + éventuellement des efforts
tranchants Ty ou Tz ou (Ty + Tz) : exemple poutre de toiture de bâtiments ;

 La flexion composée simple déviée (My + Mz + Nx) + Ty ou Tz ou (Ty + Tz);

 Flexion avec torsion (Mz ou My) + Mx + Ty ou Tz ou (Ty + Tz).

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I.1.3. Forces internes et contraintes

Comme étudié en RDM1, les forces internes d’ordre moléculaire se traduisent par des contraintes
en tout point d’une section droite. Cette contrainte représentée par le vecteur ζ⃗ (par exemple au point J)
dans l’espace peut être décomposé en trois composantes : une contrainte normale σx
⃗ et deux contraintes
tangentes à la section τx
⃗ et τy
⃗ figure I.4.
Ainsi la réduction de toutes ces contraintes, qui s’opposent à l’effet y

déformant des forces extérieures ; au centre de gravité G s’écrit,


relation (I.1). Ainsi : x
J
 les contraintes normales sont engendrées par les moments de G z

flexion (My et Mz) et l’effort normal (Nx) ;


 Les contraintes tangentielles par le moment de torsion (Mx) et
Fig. I.4. Contraintes normales et
les efforts tranchants (Ty et Tz).
contraintes tangentielles

Effort normal ou Effort axial ;

Effort tranchant selon y’y ;

Effort tranchant selon z’z ;

(I.1)
Moment de torsion ;

Moment de flexion par rapport à y’y ;

Moment de flexion par rapport à z’z.

I.1.4. Dimensionnement ou vérification à la résistance

En général, on utilise les critères de résistance (voir RDM1), qui ne figure pas dans le programme !!!

a) Sollicitations pures
 On trace le diagramme de variation de l’effort interne le long de la barre puis on
s’intéresse à la section critique (effort interne maximum ou minimum) ;
 Dans chaque section, on détermine le point où la contrainte est maximum (ou minimum).
b) Sollicitations composées
Dans certains cas, les calculs sont laborieux. On procède de la manière suivante :
 Tracer le diagramme de variation des différents efforts internes le long de la barre ;
 Choisir les sections dangereuses :
 Section droite où chaque effort interne est maximum (ou minimum) ;
 Certaines sections qui peuvent être critiques (en utilisant surtout les critères de
résistance) sans qu’aucun des efforts internes ne soit maximum (ou minimum).
 Tracer les diagrammes des contraintes normales pour chaque section droite critique et
choisir ainsi les différents points dangereux.

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I.2. La flexion simple

I.2.1 Définition

‘En coupant un tronçon de barre AB (figure I.5a) en un endroit quelconque , en deux parties 1 et
2 par un plan fictif perpendiculairement à l’axe longitudinal, la réduction des forces extérieures (de la
partie 1 ou 2) et au centre de gravité de la section droite (ici G) se résume à un moment de flexion (ici
Mz) et à un effort tranchant (ici Ty) ; alors celui-ci est soumis à la flexion simple ’’.

Exemple : figure I.5, les forces extérieures sont représentées en pointillés.

Vue en perspective
y

x

(Ω) GB

Partie 2 vers x+ (à droite de l’observateur)

G z

Obs.
GA
P

Partie 1 vers x- (à gauche de l’observateur)

a) Obtention de la section droite (Ω) de la barre par un plan fictif (P)

y y

x
GA GB
Mz
G Mz
G
z z

Ty
x
Ty
b) Partie 1 vers x- (à gauche de l’observateur) Partie 2 vers x+ (à droite de l’observateur)

Fig. I.5. Barre ou tronçon de barre soumis à la flexion simple

 En Plan

En général, le problème est ramené en plan. Ce sont les barres à plan moyen et chargées dans ce plan que
nous étudierons, figure I.6 (h : hauteur totale de la section droite Ω selon y’y et y 0 la distance du centre
+)
de gravité G à la fibre (parallèle à z’z) la plus éloignée vers y .

y
y

Mz y0
Mz
GA G G GB
1 h 2
x x
Ty Ty

a) Partie 1 b) Partie 2

Fig. I.6. Flexion simple pour une barre en ‘’plan’’

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I.2.2. Contraintes normales dans une section droite (Rappel : voir RDM1)

On a montré dans le cours de RDM1 que le moment de flexion engendre des contraintes normales
dans une section droite, relation (I.2). La variation selon y’y est linéaire et les valeurs extrêmes σ 1x (vers
+ -
y ) et σ2x (vers y ) ont pour expression (I.3) pour une section quelconque et (I.4) pour une section
rectangulaire.

(I.2)

 Section droite de forme quelconque

(I.3)

 Cas de la section rectangulaire b x h (h selon y’y)

−6. M z
σ 1 x=
b . h2 (I.4)
6. M z
σ 2 x=
b . h2

I.2.3 Relation fondamentale entre Mz et Ty


Mz (Mz + dMz)
Soit un élément de longueur dx d’un tronçon de barre soumis
G1 G2 x
à la flexion simple où il n’y a pas de forces extérieures (figure I.7).
K
Avec l’équilibre des forces , on peut écrire :
Ty (Ty + dTy)
da

∑ M K ⃗F =0 ⇒ dx

M z +T y . da−(M ¿ ¿ z +d M z )+(T ¿ ¿ y +d T y ).( dx−da)=0⇒ ¿ ¿ Fig. I.7. Elément dx en flexion simple


M z +T y . da−M z−d M z +T y .dx −T y . da+d T y . dx−d T y . da=0
En négligeant les termes du second ordre, on obtient la relation (I.5)

(I.5)

On peut énoncer :

‘’ Pour une barre en flexion simple (où x’x représente l’axe longitudinal de la barre, l’effort tranchant

Ty(x) est la dérivée du moment de flexion Mz(x) et réciproquement (relation I.6).

(I.6)

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I.2.4.Le cisaillement en flexion simple

a) Cisaillement transversal
 Avec la figure I.7, si dx tend vers zéro nous obtenons un cisaillement transversal
d’intensité  Ty ;
 Il y a lieu de noter pour les barres soumises à la flexion simple, les déformations dues à
l’effort tranchant sont négligeables devant celles dues au moment de flexion.

b) Cisaillement longitudinal
Considérons deux madriers identiques l’un sur l’autre sur deux appuis, figure I.8a. Après
chargement par un poids P
⃗ relativement intense, on remarque que les deux madriers glissent l’un par
rapport à l’autre figure I.8b. On peut conclure qu’il existe un cisaillement longitudinal.

Madrier 1
Madrier 1

Madrier 2
Madrier 2

a) Avant chargement b) Après chargement

Fig. I.8. Mise en évidence de l’existence du cisaillement longitudinal en flexion simple

c) Cisaillement transversal et longitudinal


On montre que les cisaillements régnant dans
deux plans perpendiculaires sont égaux en valeurs de
contraintes ( |τ xy| =|τ yx|) et sont dirigés en convergence
τyx
vers les arêtes opposées (figure I.9).
B C h
dy τxy
En isolant l’élément dxdy (ABCD), on remarque A D

que les résultantes τ1


⃗ = τ xy
⃗ + τ yx
⃗ et τ2
⃗ = τ ' xy
⃗ + τ ' yx

dx
exercent une traction sur la diagonale AC.
Cet état explique pourquoi certaines poutres en Fig. I.9. Cisaillement transversal et longitudinal

béton armé mal dimensionnées comportent des fissures dans une barre en flexion simple

à 45 ° à l’approche des appuis.

d) Expression de la contrainte de cisaillement dans une section droite en flexion simple

Considérons un élément dx compris entre deux sections droites (Ω A) et (ΩB) d’un tronçon de
barre de hauteur totale h soumis à la flexion simple (M z +Ty) et coupons celui-ci longitudinalement par
un plan fictif PΔ en deux parties, figure I.10a. la droite (Δ) est parallèle à z’z, située à l’ordonnée y.

La figure I.10b représente la partie 2 isolée en équilibre sous l’action des différentes forces.

Ecrivons l’équilibre des forces projetées sur x’x :

−N Δ−τ yx . b Δ . dx+ N Δ +d N Δ=0=0 ⇒ d N Δ=τ yx . b Δ . dx


NΔ, représente l’intensité de la résultante des contraintes normale de la section Ω −¿¿
Δ (section
- +
à partir de (Δ) vers y . est la section à partir de (Δ) vers y .
+¿ ¿
Ω Δ

bΔ est la largeur de la section droite à l’endroit de (Δ)

or
N Δ= ∫ ¿
Ω−¿
Δ
σ .dΩ=¿ ∫ ¿¿¿
−M z −M z
−¿
ΩΔ
Iz
. y.dΩ =
Iz
∫ ¿¿¿
−M
z Δ−¿
Ω−¿ y .dΩ = .S ¿
Δ I z
z

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avec :
−¿

S Δz le moment statique de la section Ω −¿¿ par rapport à z’z ;


¿
Δ

Iz le moment d’inertie de la section droite (totale) Ω par rapport à z’z.

On peut écrire et déduire la relation (I.7).


−¿ −¿ −¿ +¿

S Δz −d M z S Δz S Δz S Δz
dN Δ=− d M z=τ yx . b Δ . dx ⇒ τ yx = . =−T y . =τ xy =T y . ⇒¿ ¿ ¿ ¿
Iz dx bΔ . I z bΔ . I z bΔ. I z

(I.7)

(I.5)
Remarques

Sz(Ω Δ ) = - Sz(Ω Δ ) ;


+¿ ¿ −¿¿

+ -)
 Aux extrémités (vers y et y d’une section droite, τxy = 0 ;
+¿

Avec b = constante, τxy est maximum si S Δz est maximum c'est-à-dire la


¿

droite (Δ) est confondue avec l’axe z’z.
y

Ty
x σ1x + dσ Ty+dTy
σ1x

GB
Mz
1
B1 GB
Mz +dMz
1 B2 GA
GA z τyx x
h PΔ (Δ)
A1 A2 NΔ τxy τxy+dτxy
NΔ + dNΔ
dx 2
2
σ2x σ2x + dσ
dx

bΔ(=A1A2)

a) Vue en perspective de l’élément dx b) Vue en plan de la partie 2 selon coupe longitudinale

Fig. I.10. Elément dx d’un tronçon de barre soumis à la flexion simple

e) Quelques valeurs maximales pour certaines sections droites

 Section rectangulaire (bxh)


3
S Δz = b.h/2 .(- h/4) = - b.h /8 ⇒
3
Iz = b.h /12 et

(I.8)

(I.5)
 Autres sections

(I.9)

Avec : k = 3/2 pour section rectangulaire et section triangulaire isocèle ; (I.5)


k = 4/3 pour section circulaire.

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f) Variation de la contrainte de cisaillement dans quelques sections droites (figure I.11)

y y y
τxymax τxymax

h G φ
G z τ G z τ
G

b) Section circulaire
a) Section rectangulaire

y y
y
τxymax τxymax
y0 h/2
h G z τ h
G
z τ G
h/3 G

c) Section en « T » d) Section « triangle isocèle »

y y

τxymax
τxymax

h h
G z τ G
G G G
G
z τ G

τxymax

e) Section en « I» f) Section en croix

Fig. I.11. Variation de la contrainte de cisaillement dans quelques sections droites en flexion simple

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I.3. La flexion composée simple (Mz + Nx +Ty)

I.3.1 Définition

‘En coupant un tronçon de barre AB (figure I.12a) en un endroit quelconque , en deux parties 1
et 2 par un plan fictif perpendiculairement à l’axe longitudinal, la réduction des forces extérieures (de la
partie 1 ou 2) et au centre de gravité de la section droite (ici G) se résume à un moment de flexion (ici
Mz), un effort normal (ici Nx) et à un effort tranchant (ici Ty) ; alors celui-ci est soumis à la flexion
composée simple ’’.

Exemple : figure I.12, les forces extérieures sont représentées en pointillés.

Vue en perspective
y

x

(Ω) GB

Partie 2 vers x+ (à droite de l’observateur)

G z

Obs.
GA
P

Partie 1 vers x- (à gauche de l’observateur)

a) Obtention de la section droite (Ω) de la barre par un plan fictif (P)

y y

x
GA GB
Mz
G Mz
G
z z

Nx Nx
Ty
x
Ty
b) Partie 1 vers x- (à gauche de l’observateur) Partie 2 vers x+ (à droite de l’observateur)

Fig. I.12. Barre ou tronçon de barre soumis à la flexion composée simple

 En Plan

En ramenant le problème en plan selon le plan moyen de la barre, on a figure I.13:

y
y
Mz Mz
G
Nx y0
GA G 2 GB
1 h
x Nx x
Ty Ty
a) Partie 1
b) Partie 2

Fig. I.13. Flexion composée simple pour une barre en ‘’plan’’

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I.3.2 Centre de pression, excentricité yCp


On remarque, figure I.14, il existe un point Cp nommé centre de pression où la réduction des
forces internes de la section droite ne fait apparaitre que Nx et Ty (figure I.14b). Il est évident que ce cas
est équivalent à la figure I.14a. La relation I.10 donne la valeur algébrique de yCp.

(I.10)

y
(I.5)
y

Mz y0 y0

G h x G h x
Nx
Ty
Ty
yCp
Nx
Cp

a) Réduction des forces internes en G a) Réduction des forces internes en Cp

Fig. I.14. Flexion composée simple pour une barre en ‘’plan’’

I.3.3. Cas des éléments-barres élancés avec effort de compression

Pour un élément barre dont la longueur est relativement très grande (barre élancée) soumis à la
flexion composée simple avec effort de compression, une attention particulière leur est accordée.
En effet un phénomène risque de se produire, appelé « flambement », et de casser l’élément
rapidement.

I.3.4 Détermination des contraintes de cisaillement dans une section droite

Les relations déterminées en flexion simple restent valables si N x est constant.

I.3.5. Détermination des contraintes normales dans une section droite

Il suffit de faire l’addition de deux diagrammes des contraintes normales sous Nx et Mz, figure
I.15 c'est-à-dire :
[ (a) ou (b) ] + [ (c) ou (d) ]

Avec l’addition des deux diagrammes, on peut obtenir une section droite selon les trois cas ci-dessous
(utiles surtout pour les sections en béton armé):

 Section partiellement comprimée ( ou partiellement tendue, Nx > 0 ou Nx <0) ;


 Section entièrement comprimée (Nx < 0) ;
 Section entièrement tendue (Nx > 0)
a) Expression de la contrainte normale dans une section droite, relations (I.11a) et (I.11b)

(I.11a)

(I.11b)

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y y y y

σNx σNx σ1x σ1x


y0
G G
σ G σ σ G h σ

σ2x
σ2x
ou
ou
a) Nx > 0 b) Nx < 0 c) Mz > 0 d) Mz < 0

Fig. I.15. Différents diagrammes sous Nx et Mz

Remarque
Ici, en flexion composée simple, n’importe quel point de la barre est dans état de contrainte plan.

+ -
b) Contraintes normales extrêmes (σ1x vers y et σ2x vers y ), relations (I.12a) et (I.12b)

(I.12a)

(I.12b)

c) Position de l’axe neutre (yn algébrique), exemple figure I.16


Avec la relation I.11b, on obtient la relation (I.13), il suffit d’écrire :

Nx Mz
σ x ( y )= − y=0 ⇒
Ω Iz

(I.13)

y
Remarques
σ1x
 En flexion composée simple, avec l’addition des
y0
deux diagrammes de contraintes normales dus σ G
à l’effort axial et au moment de flexion, l’axe
yn h
neutre ne passe pas par le centre de gravité
(voir exemple figure I.16).
 (y0 - h) < yn < y0 ⇒ section partiellement
σ2x
comprimée et
yn ≥ y0 ou yn ≤ (y0 - h) ⇒ section entièrement
Fig. I.16. Position de l’axe neutre, yn
comprimée (Nx < 0) ou entièrement tendue (Nx
> 0).

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I.3.6. Lieu géométrique de Cp pour avoir une section entièrement comprimée

Il est évident que dans ce cas Nx doit être un effort de compression (Nx <0).
Avec la relation I.12b, il suffit d’écrire le système d’inéquations et de le résoudre, on obtient ainsi
l’expression (I.14).
On peut aussi utiliser la relation (I.13) donnant la position de l’axe neutre et écrire qu’il se situe en
dehors de la section droite.

+ -
yCp1 vers y et yCp2 vers y

(I.14)

Exemple :
4
Considérons une barre de section droite (cotation en cm) représentée figure I.17a avec I z = 5346 cm et
2
Ω = 216 cm .
+ -
On obtient les points limites cp1 vers y et cp2 vers y , figure I.17b.

18 18
y y

y0=7,5 cp1 y0=7,5


z 2,27 z
G G
h=18 3,49 h=18
cp2

6 6

a) section droite donnée b) Lieu géométrique, segment cp1cp2

Fig. I.17. Lieu géométrique d’application de Nx (compression) pour avoir une section entièrement comprimée

I.3.7. Cas des sections droites doublement symétriques

a) Contraintes normales extrêmes

Dans ce cas y0 = (h – y0) = h/2 et les contraintes normales extrêmes s’écrivent, relation (I.15)

(I.15)

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b) Lieu géométrique Cp1Cp2 pour une section entièrement comprimée, relation (I.16)

(I.16)

Exemple de section droite doublement symétrique, section en I (cotation en mm), figure I.18

3 3 7 4 7
Iz = 100. 200 /12 - 93. 186 /12 = 1,680. 10 mm
7 5 3
Wz = Iz / (h/2) = 1,839. 10 /100 = 1,680. 10 mm cp1
2
Ω = 100.7.2 + 7.186 = 2702 mm 68,4
5
G
yCp1 = -yCp2 = Wz/Ω = 1,680. 10 /2702 = 62,2 mm z
200
68,4
⇒ cp2
- 62,2 mm ≤ yCp ≤ 62,2 mm 7

100

Fig. I.18. Section en I

I.3.8. Cas de la section rectangulaire (b x h) avec h parallèle à y’y


3 2
Ici, Ω = b.h , Iz = b.h /12 ; Wz = Iz /(h/2) = b.h /6

a) Contraintes normales extrêmes, relation (I.17)

N x 6. M z N x 6. y Cp (I.17)
(I.17)
σ 1 x;2 x = ∓
b .h b . h 2
=
b.h
. 1± [h ]
b) Valeur de yn, relation (I.18)

b . h3

N I −I z 12
y n= x z = = ⇒
M z Ω y Cp . Ω y Cp . b .h
(I.18)

c) Lieu de Cp pour avoir une section entierement comprimée, relation (I.19) et figure I.19.

−W z Wz b .h3 b . h3
≤ y Cp ≤ ⇒ −
Ω Ω 12 12
≤ y Cp ≤ ⇒
h h
.b . h .b.h
2 2 (I.19)
y

cp1
h/6
G
h/6 z h
cp2

Fig. I.19. Section rectangulaire

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I.3.9. Exercices d’application


F
I.3.9.1. Exercice 1 A C B

Une poutre horizontale AB en console, de masse négligeable, est y


P
chargée dans son plan moyen par une force horizontale axiale x
0,6 m 0,6 m
d’intensité F à son extrémité A et par un poids d’intensité P en C
(figure I.20). Fig. I.20. Schéma statique de la console
Cette poutre en acier est de section constante en « T » renversé
(figure I.21). On néglige l’effet de concentration des contraintes.
On donne : σ́ = |σ́ t| = |σ́ c| = 420 MPa.
4
1) Avec F = 126 kN et P = 4,2 kN, tracer le diagramme des 50
contraintes normales dans la section d’encastrement B.   100 H

2) Avec F = 0 :
a) En utilisant le moment maximal, déterminer Pmax ;
4 204
b) Avec Pmax, dans la section d’encastrement et au point
H, déterminer la valeur de la contrainte tangentielle Fig. I.21. Section droite de la console (en mm)

(τHxy).

I.3.9.2 Exercice 2
(Δ1)
Le poteau vertical encastré à sa base, de masse négligeable, 40
de section droite rectangulaire (figure I.22) est soumis à sa
A2 A3
partie supérieure :
70 H GA (Δ2)

J
 en J (appartenant à (Δ2)) à un poids d’intensité P ;
A1 A4
 en H, milieu de A1A2, à une force horizontale d’intensité
F avec (Δ2), droite d’action de F.

500
1) Avec P = 0 et F = 102 kN :
B2 B3
GB
a) Tracer le diagramme des contraintes normales à
la base du poteau ;
B1 B4
b) Déterminer la contrainte de cisaillement τ xy
maximale. Fig. I.22. Poteau encastré à sa base
(Cotation en cm)
2) Avec F = 0  et P= 1800 kN

a) Déterminer le lieu géométrique de J, pour avoir une section entièrement comprimée à la


base du poteau ;

b) avec GAJ = 10 cm (du coté de A3A4), tracer le diagramme des contraintes normales à la
base du poteau ; 

3) Avec J milieu A3A4, P = 1800 kN et F = 102 kN ;

a) Faire la réduction des forces internes en GB, à la base du poteau ;

b) Tracer ainsi le diagramme des contraintes normales à la base du poteau ;

4) Avec J milieu A3A4, une contrainte de compression de 49 MPa sur l’arête B 3B4 et une contrainte
de traction de 41 MPa sur l’arête B1B2, déterminer les intensités de P et F.

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I-15
I.4. La flexion déviée (My + Mz +Ty + Tz)
Ici, chaque point de la barre est dans un état de contraintes Tridimensionnel. On s’intéresse ici aux barres
à section droite doublement symétrique. Les axes Gyz sont des axes centraux principaux pour la section
droite..
I.4.1. Définition
‘En coupant un tronçon de barre AB (figure I.23) en un endroit quelconque, en deux parties 1 et
2 par un plan fictif perpendiculairement à l’axe longitudinal, la réduction des forces extérieures (de la
partie 1 ou 2) et au centre de gravité de la section droite (ici G) se résume à deux moment de flexion (ici
Mz + My) et à un effort tranchant (ici Ty + Tz) ; alors celui-ci est soumis à la flexion déviée ’’.

Exemple : figure I.1.23, les forces extérieures sont représentées en pointillés.

y
y
(Ω)
x
y (Ω)
GB
(Ω)
GA
GB
x

Mz Mz
G z G Tz G Tz
Partie 2 vers x+
My
z
My
z
GA Obs. x
P
Ty Ty

Partie 1 vers x-
a) Obtention de la section droite (Ω) b) Partie 1 vers x- c) Partie 2 vers x+
Fig. I.23. Barre ou tronçon de barre soumis à la flexion déviée

I.4.2. Expression des contraintes normales dans une section droite

Pour un point i quelconque de la section droite du tronçon, il suffit de faire la somme des
contraintes normales sous Mz et My. Avec la convention de signe adoptée, on peut écrire la relation I…..

−M z My
σ x ( y , z )= y− z (I.20)
Iz Iy
I.4.3. Equation de l’axe neutre, relation (I.21)

−M z My
σ x ( y , z )=y− z=0⇒
Iz Iy
−M y I z (I.21)
y= . . z=z .tgβ
Mz I y
−M y I z
avec :tgβ= .
Remarque  Mz I y

En flexion déviée l’axe neutre passe par le centre de gravité.

I.4.4. Tracé du diagramme des contraintes normales et valeurs extrêmes

On commence par tracer l’axe neutre n’n. Puis de part et d’autre, on mène deux parallèles n’n
passant par les points les plus éloignés de la section par rapport à n’n. Avec l’axe t’t perpendiculaire à n’n,
on peut tracer le diagramme des contraintes normales.

M. SAAD_2016-2017
CHAPITRE I. SOLLICITATIONS COMPOSEES

Avec les efforts représentés figure 1.23, on peut obtenir la figure I.24 où les points H et J
I-16
représentent les points les plus éloignés.

I.4.5. Valeurs des contraintes normales extrêmes

 En remplaçant les coordonnées des points H et J dans la relation I.20, on obtient les valeurs extrêmes
des contraintes normales, relation (I.22).

−M z M

{ σ 1 x =σ x ( y H , z H ) =

σ 2 x =σ x ( y J , z J )=
Iz
−M z
Iz
y H – y zH

yJ −
Iy
My
z
Iy J
 Pour les sections doublement symétriques s’inscrivant dans un rectangle b x h, comme les sections en I,
(I.22)

rectangle évidé …, on peut déduire directement les contraintes extrêmes, relation I.23.

|M z| |M y|
σ min;max =∓ ∓
Wz Wy (I.23)

 Pour les sections rectangulaires, relation (I.24)

|6. M z| |6. M y|
σ min;max =∓ ∓ (I.24)
b .h 2 h . b2

I.4.6. Contraintes tangentielles en flexion déviée

Ty et Tz engendrent respectivement, dans la section droite (Ω) et au point i des contraintes


tangentielles τ ixy
⃗ et τ ixy ,
⃗ figure I.25. La contrainte tangentielle au point i s’obtient par l’addition
vectorielle, relation (I.25).

τ ix =⃗
⃗ τ ixy +⃗
τ ixz (I.25)

L’intensité de la résultante s’écrit, relation (I.26).

τ ix =√ τ ixy 2 +τ ixz2
(I.26)

avec les valeurs, relation (I.27) ;

¿
(I.27)

On peut avoir le cas de la figure I.25 où dans ce cas h Δy = h1Δy + h2Δy

M. SAAD_2016-2017
CHAPITRE I. SOLLICITATIONS COMPOSEES

I-17

y (Δy)

n’ H
t y

h (Δz)
h1Δy
G z bΔz i
σ σ1x h

G z
J
h2Δy
G

σ2x
b n b

Fig. I.24. Tracé du diagramme des contraintes Fig. I.25. Contraintes tangentielles dans
normales dans une section droite en flexion déviée une section droite en flexion déviée

I.4.7. Exercice d’application, flexion déviée


B
Une poutre horizontale, de masse négligeable, de
P

section rectangulaire est appuyée comme montré à la
300
figure I.26. Elle est soumise à :
D
 un poids d’intensité P, appliqué dans son plan
moyen verticale en D;
C 200
 une force horizontale d’intensité F = P/2,
appliquée dans son plan horizontal et
F

perpendiculaire à l’axe longitudinal, en C. 200

a) Tracer le diagramme de variation 70


des efforts internes ;
b) Sachant que |σ́ t| = |σ´ c| = 14 MPa, A
40
déterminer la charge Pmax ;
c) En considérant les sections droites
Fig. I.26. Poutre en flexion déviée (cotation en cm)
de la poutre, déterminer ainsi la
contrainte tangentielle maximale.

M. SAAD_2016-2017
CHAPITRE I. SOLLICITATIONS COMPOSEES

I.5. Solution exercices d’application


I-18
I.5.1. Exercice 1 (§ I.3.) 2) F = 0
1) σ dans la section d’encastrement Dans ce cas, seul le tronçon CB est soumis
à la flexion simple (Mz + Ty)
 Réduction des forces à l’encastrement en GB
Nx = - 126 kN
a) Pmax avec le moment maximal
Ty = - 4,2 kN
Le moment de flexion est maximum à
Mz = - (4,2. 0,6) ⇒ Mz = - 2,52 kNm l’encastrement avec MB = -P.0,6 = - 0,6 P
(unité de longueur en m)
 Tracé du diagramme σ Ici σ́ = |σ́ t| = |σ́ c| = 420 MPa = 4,2.105
À l’encastrement, La section droite est soumise à la 2
kN/m comme y > (h-y ) ⇒ |σ 1 x| > |σ 2 x| il
0 0
flexion composée (simple) et les contraintes normales
suffit de vérifier : 
sont engendrées par Nx et Mz .
Pour déterminer les contraintes normales extrêmes, on −M B 0,6. P
a besoin de la position du centre de gravité (y 0) et du
σ 1 x= y 0 ≤ σ́ ⇒ σ 1 x = . y 0 ≤ σ́ ⇒
Iz Iz I . σ́
moment d’inertie Iz (figure I.27). P≤ z

0,6. y 0
Par rapport à l’axe z1 z1 : 5 −12 5
9,488. 10 . 10 . 4,2.10
S z 1 ( Ω ) 100.4 .50+2.100 .4 .98 A.N .: P≤ =8,0995 kN ⇒
0,6. 0,0 82
S z 1 ( Ω ) =Ω . y 0 ⇒ y 0= = ⇒
Ω 100.4+2.100 .4 Pmax =8,10 kN
98400
y 0= ⇒ y 0=82 mm et ( h− y 0 ) =18 mm b) τxy au point H de la section d’encastrement
1200
2 2
I z 1 ( Ω )=I z ( Ω ) + Ω. y 0 ⇒ I z ( Ω )=I z 1 ( Ω )−Ω . y 0 Dans cette section (figure 1.23), au point H la
contrainte tangentielle s’écrit :
204.100 3 100.96 3 6 4
I z 1 ( Ω )= −2. ⇒ I z 1 ( Ω )=9,0176. 10 mm
3 3 T y S Δz H

τ xyH =
I z ( Ω )=9,0176.106 −1200 .822 ⇒ I z ( Ω )=9,488.105 mm4 bΔ I z
Valeurs des contraintes normales extrêmes. Avec :
Ty = -8,10 kN , bΔ = 4mm,
6
Nx Mz −126. 103 ( −2,52.10 ) Iz =9.488.10 mm
5 4

σ 1 x= − y 0= − .82⇒
Ω Iz 1200 9,488.105
σ 1 x =113 MPa S Δz =4.50.2(82−50)=11400 mm3
H

8,10.103 .11400
6 τ xyH = ⇒
N x Mz −126.10 3 (−2,52.10 ) 4. 9,488. 105 τ xyH =24,3 MPa
σ 2 x= + (h− y ¿¿ 0)= + .18 ⇒ ¿
Ω Iz 1200 9,488. 105
σ 2 x =−153 MPa
y y

z1 113
50 mm +
h = 100mm
y0 = 82 mm
H (ΔH)
(MPa)
G z σ
(h-y0) = 18 mm G -

4 -153
204

Fig. 1.27. Section droite (en mm) et diagramme


M. SAAD_2016-2017
des contraintes normales en B
CHAPITRE I. SOLLICITATIONS COMPOSEES

I.5.2. Exercice 2 (§ I.3.)

1) Avec P = 0 et F = 102 kN


a) Diagramme des contraintes normales à la base
du poteau I-19
 Réduction des forces en GB  Diagramme des contraintes normales (figure I.30)
Ici, nous avons une section rectangulaire donc :
Pour faire la réduction des forces, associons d’abord
un repère Gxyz au poteau. L’axe x’x étant l’axe 6. M z σ 1 x =−27,3 MPa
6.0,51
σ 1 x; 2 x =∓ =∓ ⇒
longitudinal du poteau de la section A vers la b . h2 0,7. 0,4 2 σ 2 x =+27,3 MPa
section B. (MPa)
27,3
A la base du poteau, dans ce cas, nous aurons
B1,2 GB B3,4
comme réduction des forces :
y
- Un effort tranchant (T) selon (Δ2)
-27,3
- Un moment de flexion M par rapport à (Δ1).
Cette section est donc soumise à la flexion simple. 40 cm
Pour pouvoir utiliser les relations établies dans ce
Fig. 1.29. à la base du poteau
cours, ici T = T y et M = Mz, prenons y’y parallèle à
(Δ2) de A2 vers A3, h =40 cm.
b) τxymax dans la section droite
Dans ce cas z’z est ainsi défini (repère direct) et il
est parallèle à (Δ1) de A1 vers A2 (figure I.28) La section droite est rectangulaire, τxy est maximal

(Δ1) au niveau du centre de gravité. Pour la poutre


40 l’effort tranchant étant constant su AB, toutes les

A2 A3
sections sont critiques avec Ty = 102 kN.

70 H GA (Δ2) 3 Ty
τ xy = .
J 2 b.h
A1 A4 3 102. 103 τ xy =0,546 MPa
τ xy = . ⇒
2 700.400
500

2) Avec F = 0 et P = 1800 kN


B2 B3
a) Lieu de J pour avoir une section entièrement
GB
y comprimée

B1 B4
Comme F = 0, et P effort de compression, alors le
z x
point J représente le point d’application de la
Fig. I.28. Poteau encastré à sa base, repère local associé
résultante d’ordonnée yCP.
A la base du poteau, la réduction des forces Dans ce cas, pour avoir une section entièrement
au centre de gravité GB, on a (figure I.29): comprimée il faut pour une section rectangulaire :
Ty = F = 102 kN = 0,102 MN
Mz = 102.5 = 510 kNm = 0,51 MNm −h h −6,67 cm ≤ y Cp ≤+6,67 cm
≤ y Cp ≤+ ⇒
6 6

40 cm b) GAJ = 10 cm, σ à la base du poteau


Avec le même repère local, nous obtenons la
B2 B3
0,51 MNm réduction des efforts en GB (figure I.31).
70 cm
GB Nx = -P = - 1800 kN = -1,8 MN
y

B1 B4 M. SAAD_2016-2017

z x
CHAPITRE I. SOLLICITATIONS COMPOSEES

Mz = (1800. 0,1)= 180 kNm = 0,18 MNm


N x 6. M z N x 6. y Cp

1,8 MN
40 cm
σ 1 x;2 x = ∓
b .h b . h 2
=
b.h [
. 1±
h ]
B2 B3
0,18 MNm
70 cm
GB y

B1 B4
z I-20
x
La Fig. 1.31.d’encastrement
section Efforts internesest
ensoumise
GB pourà GAJ = 10 cm
la flexion
(MPa)
composée simple, section rectangulaire : 40,2

N x 6. M z N x 6. y Cp B1,2 GB B3,4
σ 1 x;2 x = ∓
b .h b . h 2
=
b.h
. 1±
h [
σ 1 x =−16,1 MPa
] y

−1,8 6.0,18 -53


σ 1 x;2 x = ∓ ⇒
0,7.0,4 0,7. ( 0,4 )2 40 cm
σ =3,21 MPa 1x

Dans ce cas le diagramme des contraintes normales


Fig. 1.34. à la base du poteau
est représenté figure 1.32.
4) σc = 49 MPa , σt = 41 MPa et J milieu A3A4

(MPa) Déterminons les intensités de P et F.


3,21 Ici sur l’arête B3B4 : σ1x = -49 MPa
B1,2 GB B3,4
et l’arête B1B2 : σ2x = 41 MPa
y
-16,1
N x 6. M z
40 cm

Fig. 1.32. à la base du poteau pour GAJ = 10 cm { σ 1 x= −


b . h b .h 2
N
σ 2 x= x +
b .h b .h 2
(1) + (2) ⇒ 2. N x
b .h
=−49(1)

6. M z
=41(2)

=−7 ⇒ N x =
−7.0,7 .0,4
=−0,98 MN ⇒
2 P=980 kN
3) J milieu A3A4, P = 1800 kN et F = 102 kN 
a) Réduction des efforts en GB (figure I.33)
(2) + (1) ⇒¿
Nx = -1,8 MN
Ty = 0,102 MN ¿
Mz = 1,8.0,2 + 1,102.5 = 0,87 MNm

40 cm
1,8 MN
B2 B3
0,87 MNm
70 cm
GB y
0,102 MN
B1 B4

z x

Fig. 1.33. Efforts internes en GB

b) σ en GB (figure I.34)

La section droite est soumise à la flexion composée


simple, le diagramme des contraintes normales est
représentée figure I.34.

M. SAAD_2016-2017
CHAPITRE I. SOLLICITATIONS COMPOSEES

I.5.3. Exercice d’application, flexion déviée (§ I.4.)


Associons à cette poutre, le repère Gxyz (x’x, axe
longitudinal) (figure I.35) B I-21
1) Diagrammes des efforts internes
y P

3 m Les variations des efforts internes selon les plans xy
x
et xz sont représentés figure I.36.
D
G z La barre AB est soumise à la flexion déviée (Mz + Ty
2m + My + Tz).
C F

2) Pmax ?
2 m
70 cm Vis-à-vis des moments de flexion, les sections
A
critiques sont C et D.
40 cm
En C : MzC = 6P/7 et MyC = 5P/7
a) Schéma statique b) Section droite
En D : MzD = 12P/7 et MyD = 3P/7
Fig. I.35. Poutre horizontale en flexion déviée
Pour une section rectangulaire en flexion déviée, les
Plan xy contraintes normales extrêmes s’écrivent :
y P
|6. M z| |6. M y|
C D
σ min;max =∓ ∓
A x B b .h 2 h . b2
Sachant que |σ́ t| = |σ´ c| = σ́ = 14 MPa,

RAy (3P/7) Pour Mz, h parallèle à y’y et pour My, b parallèle à


RBy (4P/7)
z’z. AN : (en m, MN, MPa) :
2m 2 m 3m

3P/7
D B
7. b2 . h2

A
A C

C D
- 3P/7
B
{
P≤

P≤
36. b+ 30.h
2
7. b . h
72. b+18. h
2
σ́ (1)

σ́ (2)

7. ( 0,4 )2 . ( 0,7 )2

Plan xz
6P/7
12P/7
{
P≤

P≤
36.0,4 +30.0,7
2
7. ( 0,4 ) . ( 0,7 )
72.0,4 +18.0,7
2
.14 (1)

.14 (2)

z P≤ 0,217 MN (1)
A x C
F = P/2)
D
B
{ P≤ 0,186 MN (2)

Pmax =186 kN

2) τxymax ?
RAz (5P/14) RBz (P/7) Pour une section droite rectangulaire soumise à la
2 m 2m 3 m flexion simple, τ tangent est maximale au niveau
du centre de gravité.(= 3.T/b.h)
5F/14
Ici en flexion déviée :
C D B
A τ Gx =⃗
⃗ τ Gxz ⇒
τ Gxy +⃗ τ Gx = √ τ Gxy 2+ τ Gxz2
- P/7

A C D B 3 Ty 3 Tz 2
τ Gxymax = . et τ Gxzmax = . , b . h=0,28 m
2 b.h 2 b.h
3P/7 M. SAAD_2016-2017
5P/7
Fig. I.36. Efforts internes selon xy et xz

CHAPITRE I. SOLLICITATIONS COMPOSEES

Deux tronçons à considérer AC et DB :

Tronçon Ty (MN) Tz (MN) τGxy (MPa) τGxz (MPa) τGx (MPa)


AC 0,0797 0,0664 0,426 0,356 0,555
DB 0,106 0,0266 0,568 τ xmax
0,143 MPa
=0,5860,586

M. SAAD_2016-2017