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La composition simple

Ponctuation

Le point :
-La fin d’une phrase affirmative -une abréviation • B.N.F

La virgule :
-Sépare des mots, des groupes de mots ou de proposition > isole des noms, des
adjectifs de même fonction ou des propositions
• Les bus, les trains et les avions étaient plains.
• La mer était bleue, lisse, magnifique mais froide.
-Détacher certains mots ou paragraphe en apostrophe:
• Catherine, viens m’aider !
-Une partie de la phrase qu’on peut supprimer sans nuire à la compréhension, peut
placer entre virgules :
• Les voyages, dit-on, forment la jeunesse.

Le point d’interrogation :
-Poser une question
-Parfois, il permet d’atténuer une affirmation ou un ordre.
• Pourriez-vous fermer la fenêtre?

Le point d’exclamation :
-marquer une surprise ou forte émotion:
• A l’aide! Au secours! • Hélas! Les vacances sont finies.
Le point virgule :
-sépare deux aspects d’une même idée > une pause un peu plus longue que la virgule:

« Je me trouvais triste entre les rideaux de mon lit ; je voulais me lever, sortir ; je voulais
surtout voir ma mère à tout pris » R. Roland

Les points de suspension :


-indiquent que la phrase n’est pas achevée > à cause de l’émotion, de la surprise, de
l’hésitation.
Je voudrais voir un coucher de soleil… faites-moi plaisir… ordonner au soleil de se coucher.
Ce sera, vers … vers… ce sera, ce soir vers sept heures.

Les points de suspension :


-ils peuvent aussi servir à mettre certains mots en valeur
Cette absence me paraît… surprenante.

Les deux points :


-précèdent une citation, une explication, une énumération.
• Mon père me cria : « cela va bien! »
• Tout cela était beau : le paysage, les enfants, les animaux.

Les guillemets :
-encadrent une citation ou la reproduction exacte des paroles de quelqu’un.
Zadig disait : « je suis donc enfin heureux ».
-attirent l’attention du locuteur sur un mot ou une expression qui sortent de leur
emploi normal.
Le tiret :
-indique le début d’un dialogue ou le changement d’interlocuteur.
Tu es nouveau dans cette école ? –oui, pourquoi ? –Pour rien.
-Il s’emploie également pour détacher un mot ou une expression et en faire ressortir
la valeur.
L’autre chien –le vieux– dormait

Les parenthèses :
-signale une phrase ou une réflexion qui a moins d’importance.
Cette école (créée en 1920) a été fréquentée par de nombreuses personnalités actuelles.
1. Textes descriptifs
Décrire, c’est écrire ce que l’on voit et il semblerait facile de raconter
ce que l’on a vu. Pourtant ce que nous décrivions ne provoque souvent pas
chez le lecteur les mêmes sentiments que nous voulions faire naître.

Décrire une chose, un groupe de choses, un paysage, c’est les faire


voir au lecteur, les faire vivre devant ses yeux. C’est composer un tableau
avec les mots, comme un peintre qui compose avec les couleurs.

La description s’appuie surtout sur l’observation. Mais bien observer


ce n’est pas seulement voir les choses. Pour qu’une description soit plus
riche et plus vraisemblable, il faut faire intervenir nos cinq sens. Ce que nous
voyons, entendons, sentons fait des influences sur nos âmes et nous fait
éprouver des sensations de plaisir ou de peine, de joie ou de tristesse. Donc
dans une description vous notez :

A. Ce que vous voyez


B. Ce que vous entendez
C. Ce que vous sentez
D. Ce que vous éprouver

Dans une description, il faut choisir les aspects les plus significatifs et
les mots les plus évocateurs pour donner de l’objet décrit, une peinture
caractéristique.

La description correspond à un moment d’attestation du spectateur ; de


plus, les impressions, les sentiments et les réflexions qu’un objet provoque
sont toujours en rapport avec la personnalité du spectateur ; devant la nature,
le paysan pensera à la qualité des fruits qu’il pourra récolter, le peintre
admira les couleurs ; devant une ville industrielle qui enthousiasmera un
ouvrier, un poète s’attristera et un philosophe s’interrogera.

Donc, dans une description, nous devons pouvoir faire partager à celui
qui nous écoute ou qui nous lit ce que nous saisissons hors de nous et en
nous.

D’autre part, pour faire partager l’intérêt que nous avons pris à une
observation, la description doit être vivante, elle doit donner l’illusion du réel

1
bien que ne s’appuyant pas forcément sur une observation directe de la
réalité, il est souvent nécessaire de faire appel à des observations antérieures
et aux souvenirs.

Entre cette maison et les premières fenêtres éclairées de la ville, il y avait


deux ou trois cents pas, qui paraissaient bien triple à Christophe.
Pendant quelques instants, le chemin faisait un coude, où l’on ne voyait
rien. La compagne était déserte, au crépuscule ; la terre devient noir, et
le ciel d’une pâleur effrayante.
Romain Rolland, Jean Christophe, « l’aube »

Comment faire une bonne description ?

1. Donner une idée de l’ensemble de ce qu’on veut décrire.


2. Description de détail :
a. On emploie souvent les énumérations de noms sans article pour
donner un aspect plus vif à la phrase.
b. Tout vit, tout objet tient une place, joue un rôle ; il vit donc d’une
certaine manière. Faire vivre les objets inanimés, leur prêter des
actions, c’est donner de la vie à la description. Pour donner la vie aux
choses, on les personnifie, c’est-à-dire on les fait agir comme des êtres
vivants.

Exemple de la structure du texte descriptif

Comme les autres textes, la structure d’un texte descriptif est basée sur trois
étapes distinctes :

1. L’introduction

Son but est d'annoncer le sujet et de donner envie au lecteur de continuer sa


lecture. Bref, elle doit être courte, claire et structurée.

2
1. On annonce d'abord dans la ou les premières phrases de l’introduction. Il doit
annoncer le sujet et capter l’attention du lecteur. Il faut introduire le sujet dans
cette partie de l’introduction, mais il ne faut pas en parler trop précisément, car
nous allons le présenter mieux dans les parties suivantes.

2. Ensuite on donne plus d'explication sur le sujet, on peut formuler une


question ou une phrase dépendant du contenu du texte. ATTENTION! Même si
vous décidez de poser une question, ne donnez pas votre opinion. Le narrateur
doit rester neutre en tout temps.

3. Puis, il faut présenter les différents aspects du sujet. Donc, en ordre qu’ils
vont apparaître dans le texte, il faut énumérer les aspects de chacun des
paragraphes du développement.

Exemple :

Avec l’évolution de la race humaine, les habitations des


populations ont beaucoup changé (1). Effectivement, les maisons
vers l'an 1500 étaient déjà très avancées en comparaison avec les
maisons du Moyen-Age (2). Sur plusieurs aspects, les maisons de ces
années étaient fascinantes. Entre autres, la place des pièces, la
décoration extérieure et la décoration intérieure se distinguaient des
maisons du Moyen-Âge (3).

parler des
Introduction annonce présenter éléments que
du sujet le sujet nous allons
traiter

2. Le développement

C’est dans le développement que nous allons voir apparaître les paragraphes
traitant des différents aspects et sous-aspects. Habituellement, le nombre
d’aspects définira le nombre de paragraphes. Donc, si vous voulez traiter de
trois aspects, votre texte devra comporter trois paragraphes traitant des
différents sous-aspects.

3
3. La conclusion

3.1 Le rappel

Dans cette partie de l’introduction, on doit résumer les informations importantes


du texte et faire un rappel des différents aspects.

3.2 L’ouverture

C’est la partie finale de la conclusion, et donc la fin du texte. L’ouverture doit


amener le lecteur à avoir une réflexion ou une projection dans le futur. Vous
pourriez aussi décider de le laisser sur un nouveau sous-aspect ou un aspect, une
citation célèbre, etc. Il faut que l’ouverture capte l’attention et amène le lecteur
à réfléchir. Il est important de garder un lien avec le sujet, de clore le tout d’une
façon cohérente et de marquer le lecteur.

4
Une nuit dans les déserts du Nouveau-Monde

Un soir je m’étais égaré1 dans une forêt, à quelque distance de la cataracte2


de Niagara; bientôt je vis le jour s’éteindre autour de moi, et je goûtai dans toute
sa solitude le beau spectacle d’une nuit dans les déserts du Nouveau-Monde.

Une heure après le coucher du soleil, la lune se montra au-dessus des arbres,
à l’horizon opposé. Une brise embaumée3, que cette reine des nuits amenait de
l’orient avec elle, semblait la précéder dans les forêts comme sa fraîche haleine.
L’astre4 solitaire monta peu à peu dans le ciel.

La scène sur la terre n’était pas moins ravissante : le jour bleuâtre et velouté 5
de la lune descendait dans les intervalles des arbres, et poussait des gerbes de
lumière jusque dans l’épaisseur des plus profondes ténèbres. La rivière qui
coulait à mes pieds, tour à tour se perdait dans le bois, tour à tour reparaissait
brillante des constellations6 de la nuit.

La grandeur, l’étonnante mélancolie de ce tableau ne sauraient s’exprimer


dans les langues humaines; les plus belles nuits en Europe ne peuvent en donner
une idée. En vain, dans nos champs cultivés, l’imagination cherche à s’étendre ;
elle rencontre de toutes parts les habitations des hommes : mais dans ces régions
sauvages, l’âme se plaît à s’enfoncer dans un océan de forêts, à planer sur le
gouffre des cataractes, à méditer au bord des lacs et des fleuves, et pour ainsi
dire, à se trouver seule devant Dieu.

Chateaubriand, Génie du Christianisme.

1
Perdu
2 Chute d’un grand cours d’eau
3
Parfumé
4 Etoile
5 Caractère de ce qui est doux
6 Groupe d'étoiles voisines

5
Texte narratif
Dans une narration (un récit), il s’agit de raconter un fait qui s’est
passé ou des faits qui se sont succédé. Il n’est plus question de décrire ce
qui est, ou de peindre un personnage mais montrer des personnes ou des
animaux en action, de narrer des événements : un drame au sens propre du
terme sera présenté.
Là encore nous insistons sur le choix à faire : le narrateur devra
éviter de faire un compte rendu fastidieux de tout ce qui s’est passé ou de
ce qu’il a vu : il se gardera d’accumuler les détails. Il ne retiendra que ceux
qui paraîtront les plus intéressants, les plus pittoresques, les plus comiques
ou les plus tragiques selon le ton qu’il aura adopté. En effet, un même fait
raconté par plusieurs personnes peut paraître différent : l’une en verra le
côté comique, pour l’autre ce sera un drame. Celui qui n’en a vu que côté
banal aura intérêt à ne pas le raconter !
Il est souvent nécessaire au narrateur de décrire le cadre où se
déroule l’action et de peindre certains de ses personnages. A la première
personne ou à la troisième, le récit peut se faire au présent ou au passé. Le
dialogue peut avoir sa place. Le narrateur doit savoir dès le début s’il veut
intriguer, impressionner ou amuser son interlocuteur (ou son lecteur) et
adopter un ton adéquat.
Les détails retenus doivent être minutieusement ordonnés pour
arriver à une certaine conclusion découlant de façon logique, même si elle
est soigneusement garder pour la fin dans le but de surprendre ou de rire.

- Le texte narratif a un déroulement chronologique dans le temps.

- Les temps de narration sont le passé composé pour les actions de


premier plan et l’imparfait pour les actions du deuxième plan
(cadre et contexte et le fond dans lequel se déroule l’action).
Les indications temporelles :

- L’époque ou le moment : l’année dernière, l’été dernier, le mois


dernier, la semaine dernière, récemment, aujourd’hui, demain,
hier, …
- La succession des actions : d’abord, puis, rarement, de temps en
temps, jamais, toujours, …
- La durée : lentement, rapidement, en peu de temps, …
- La soudaineté de l’action : soudain, tout à coup, aussitôt, c’est
alors, un jour, un soir, …

Texte narratif
J'étais enfant et je jouais près de la case de mon père. Je devais être très
jeune encore : cinq ans, six ans peut-être. Ma mère était dans l'atelier, près de mon
père. Brusquement, toute mon attention fut captée par un serpent qui rampait
autour de la case. Je ramassai un roseau qui traînait dans la cour et, j'enfonçai ce
roseau dans la gueule de la bête. Le serpent prenait goût au jeu : il avala le roseau.
La gueule du reptile se trouva terriblement proche de mes doigts. Je riais, je
n'avais pas peur du tout, et le serpent n'eût plus beaucoup tardé à m'enfoncer ses
crochets dans les doigts. Un apprenti fit signe à mon père. Un peu plus tard,
j'entendis ma mère m'avertir sévèrement de ne plus jamais recommencer un tel
jeu.
1. Textes argumentatifs

Un texte argumentatif est un texte qui cherche à convaincre, à


persuader. Pour défendre une idée, on présente des arguments organisés par
ordre d’importance. Argumenter c’est tenter de convaincre quelqu’un ou de se
convaincre soi-même. Pour faire cela, on doit trouver des arguments, c’est-à-
dire des raisons et des preuves les plus convaincantes possibles.

Dans un discours argumentatif s’emploient les expressions suivantes :

- Pour défendre une opinion : je pense que, je dis que, je soutiens que, il est
prouvé que, …
- Constater une opinion : ne pas être d’accord avec…, répondre que, ne pas
penser que, faire une objection, …
- Conclure un débat : il est indispensable que, il faut que, il est nécessaire
de, …

J’ai reçu, monsieur votre nouveau lettre contre le genre humain ; je vous en
remercie ; vous plairez aux hommes à qui vous dites leurs vérités ; et vous ne
les corrigerez pas…
Il me prend envie de marcher à quatre pattes quand on lit votre ouvrage.
Cependant comme il y a plus de soixante ans que j’en ai perdu l’habitude, je
sens malheureusement qu’il m’est impossible de la reprendre… je ne peux non
plus m’embarquer pour aller trouver les sauvages du Canada, premièrement
parce que les maladies auxquelles je suis condamné me rendent un médecin
d’Europe nécessaire, secondairement parce que la guerre est portée dans ce
pays-là, et que les exemples de nos nations ont rendu les sauvages presque
aussi méchants que nous.
Voltaire, 30 août 1755.

1
Production écrite : le texte argumentatif 2

Contre la peine de mort


Rappelons que la justice a déjà condamné un bon nombre de personnes à la peine de
mort, exécutant ainsi plusieurs individus sous prétexte que la mort était la meilleure façon
de maîtriser la criminalité. De nos jours, avec les actes criminels de plus en plus violents et
atroces, la question que l’on peut se poser est la suivante : Devrait-on abolir ou non la peine
de mort ?
Selon moi, il est évident que le fait de répondre à la violence par la violence n’est en
aucun cas la solution à ce problème.
En premier lieu, je crois que le système judiciaire est défaillant et qu’il peut s’y glisser
quelques erreurs. Dans le passé, il y eut beaucoup trop d’erreurs condamnant des accusés à
une mort qu’ils ne méritaient point. En effet, il est arrivé quelquefois qu’après l’exécution du
prétendu coupable, le réel meurtrier venait se livrer et avouer son ignoble geste sur l’ordre
de sa mauvaise conscience. Comme les enquêtes ne sont pas toujours menées avec le
sérieux requis, il faudrait peut-être s’interroger sur la capacité du système judiciaire à juger
adéquatement un individu coupable ou non.
En deuxième lieu, j’ai la conviction qu’ici-bas sur terre, il n’y a pas d’humain assez
parfait pour juger du comportement d’un autre et encore moins de décider de sa mort.
Autrement dit, le droit de vie et de mort n’appartient pas à l’homme, mais à Dieu. Or, les
juges ne sont pas infaillibles et dans le cas de la peine de mort, l'erreur judiciaire est
irréparable.
En troisième lieu, il est certain que la peine de mort ne fait pas peur aux assassins et
autres tueurs en série. Selon des psychologues, lorsque l’homme en arrive à vouloir
commettre un crime, dans la plupart des cas, sa lucidité est absente de sa pensée. Ce qui
signifie que la passion l’emporte alors sur la raison : la seule chose qui l’obsède est de
parvenir à ses fins. Pendant que le crime s’effectue, rien ne peut dissuader le meurtrier ou le
criminel de s’arrêter.
En conclusion, la peine de mort ne peut empêcher un criminel de perpétrer un crime.
Par conséquent, on peut punir sévèrement et avec justice sans tuer car il est moralement
grave de tuer un homme avant qu’il ait pu régler ses problèmes avec lui-même et avec la
société, avant de lui laisser le temps du repentir.

Mohammed Bouchriha. Lycée Ibn Sina. Marrakech. E-mail : bouchrihamed@gmail.com Page 1


Francaislycee_Marrakech https://sites.google.com/site/francaislycee/
3. Texte explicatifs
Ce genre de texte sert à définir des concepts pour faire comprendre quelque
chose à quelqu’un et dépend de la connaissance et du savoir du destinataire. On
donne alors une explication ou un éclaircissement sur un sujet. Pour présenter
l’explication d’un phénomène ou d’un objet, il importe d’organiser les informations
de la manière la plus claire possible.

L’explication répond à des questions : qu’est-ce que c’est ? Comment cela


fonctionne-t-il ? Pourquoi ? Le destinataire doit être pris en compte : quelles sont ses
connaissances ? Quel registre de langue est le mieux adapté à lui ? Quel vocabulaire
technique peut-il comprendre ? La mise en page doit être claire et lisible, les
graphiques, les schémas ou les photos servent souvent à compléter l’explication.

Divers manière d’expliquer :

1. Proposer une définition : elle doit être claire, précise, et facile à comprendre.
2. Comparer : la comparaison établit des relations, fait apparaître des
ressemblances et des différences.
3. Décrire : une description crée un cadre, un espace etc.

Il y a, dans chaque Etat, trois sortes de pouvoirs : la puissance législative, la


puissance exécutrice des choses qui dépendent du droit des gens, et la
puissance exécutrice de celles qui dépendent du droit civil.
Par la première, le prince ou le magistrat fait des lois pour un temps ou pour
toujours, et corrige ou abroge celles qui sont faites. Par la seconde, il fait la
paix ou la guerre, envoie ou reçoit des embrassades, établit la sûreté, prévient
les invasions. Par la troisième, il punit les crimes ou juge les différends des
particuliers.
Montesquieu, L’esprit des lois, livre XI,6.
La Rédaction Simple

Le but et les prépositions

• Le but, l’intention ou la destination peuvent être exprimés par une préposition :


•À

– Boire à la santé de quelqu’un – Une tasse à thé / une brosse à dent


– Aller au secours de quelqu’un – Le papier à lettres / la boîte aux lettres

• De
– Le désir de paix – La peur de mourir – Les livres d’enfants

• Dans
– Nous l’avons fait dans le but de prévenir.
– Les parents ont agi dans l’intérêt des enfants
– Je m’arrête pour l’instant dans l’attente de vous lire bientôt

• Pour
– Lutter pour l’indépendance – Elle peint pour son plaisir
– Quand on veut réussir, il faut travailler pour.

• De peur de
– Je lui ai téléphoné avant de partir de peur de ne pas le trouver chez lui.
– Ils ne sont pas sortis en bateau de peur d’une tempête.

• En vue de
– Négocier en vue de la paix – Faire des efforts en vue de réussir
• Le but peut être exprimé par une conjonction:
* Quand le résultat souhaité est possible mais pas certain, le but est exprimé au
subjonctif (et c’est souvent le cas).

• « pour que...ne...pas » et « de peur que... » expriment un but qu’on veut éviter:


– Ils parlaient bas pour qu’on ne les entende pas.
– Nous partions tôt de peur qu’il n’y ait des embouteillages.

• « de façon à ce que... », « de façon que »


• « en sorte que », « de sorte que »
• « de manière à ce que ».
• Ces expressions de manière expriment parfois le but.
- Il se décidait à se rendre sur le terrain, en avertissant les sergents, de façon qu’ ils arrivassent
au moment même où le duel commencerait.
-Je l’ai installé dans la chambre à côté de la mienne de sorte que je puisse recevoir des visites
sans le déranger.
- Vous ferez un bon feu, mais de manière à ce que cette nuit la flamme ne flambe pas.

« de sorte que » et « en sorte que » Ces deux conjonctions n’ont pas de différence dans
l’emploi, mais:
• Pour exprimer la manière, on utilise souvent l’indicatif après ces conjonctions.
• Pour exprimer le but, c’est souvent le subjonctif qui suit ces conjonctions.
- Il a été malade de sorte que le voyage a été remis.
- Elle se voile le visage en sorte que je ne vois que ses deux grands yeux noirs.
- Parlez plus fort de sorte qu’on puisse vous entendre au fond de la salle.
- Faites en sorte que vous arriviez avant nous.
L’expression du but
• Une proposition juxtaposée ou coordonnée peut aussi exprimer le but.
• Elle est souvent introduite par
– Dans cette intention
– À cette fin
– Dans cette vue

• Il fallait empêcher leur rupture, à cette fin, je les ai convoqués chez moi.
• Madame Dupont veut inviter tous ses amis à la maison, dans cette intention, elle a
décidé de commencer la préparation une semaine d’avance.

• Quand les sujets sont les mêmes, les locutions sont suivies de l’infinitif, introduit par une
préposition; ou bien une préposition toute simple comme « pour »
- J’ai travaillé très dur pendant toute la semaine afin de te voir le week-end.
- Il est sorti vite de la chambre de peur de fatiguer le malade.
- Elle travaille tous les jours jusqu’à minuit dans le but de réussir à l’examen.

1. Hier j’ai casser un fer ______ repasser.


2. Jean a vendu quelques actions ______ équilibrer son budget.
3. Il est parti sans frapper à la porte ______ te déranger.
4. Parlez ______ qu’on puisse vous comprendre.
5. Elle est partie sans dire au revoir ______ elle ne pleure devant ses amis.
6. ______ tout soit prêt à l’heure, les ouvriers doivent faire des heures supplémentaires.
7. L’usine prend des précautions ______ les accidents.
8. Il est venu ______ me dire bonjour.
Introduction
• Pour présenter une nouvelle idée, utilisez des mots de transition comme
- à ce propos
- à propos de
- au sujet de
- de ce point de vue
- en ce qui concerne
et tout d'abord.

• Le problème de la santé des enfants semble une question primordiale. À ce propos, il


est impératif de dynamiser le rôle de l'école en matière de santé.
• Au sujet de l’immigration des syriens en Europe, il faut souligner que … .
• De ce point de vue, le projet de notre article reflète cette distinction avec exactitude.
• En ce qui concerne la question de la santé des enfants, il faut dire que … .
• Tout d'abord, nous devons faire attention à ce que les écoles n’ont pas l’argent
nécessaire pour dépenser à la santé des élèves.

Addition ou gradation
Et de plus en outre par ailleurs
ou puis en plus de d'ailleurs
(d'abord, ensuite, enfin) (non seulement ... mais)
(d'une part, d'autre part)
Illustrer
par exemple c'est ainsi que comme c'est le cas de.....
Opposition ou Contraste
à l'inverse à l'opposé alors que au contraire
cependant contrairement à d'un côté… d'un autre côté
en revanche mais parcontre toutefois
Pour marquer la cause
• A cause de • D'autant plus que • Du fait que • En raison de
• Parce que • Par le fait que • Par suite de • Puisque, car
• Vu que • comme, étant donné que • faute de • grâce à

• Les écoles sont aujourd’hui fermées à cause de la neige.


• Je ne vous en veux pas du tout, d’autant plus que personne n’est à l’abri d’une erreur.
• Ce soir, elle est d’autant plus fatiguée qu’elle est rentrée du bureau à pied.
• Je porte un gros manteau, du fait que je sais qu’il va neiger.
• En raison de la crise économique, l'Europe sera confrontée aux grands problèmes
• Beaucoup de gens sont absents aujourd'hui, par le fait qu’il a neigé hier soir.
• Cette ville ancienne, est aujourd’hui complètement détruite par suite d’une guerre civile.
• Le lien avec la chimie est indispensable vu que la plupart des thérapies sont basées sur des
évolutions chimiques.
• Grâce à ces efforts, il réussit au concours.
• Faute de talent et d'imagination, il n'arrivera jamais à écrire une bonne histoire, même si
l'idée de base soit intéressante.
• Étant donné qu'il pleut, nous resterons à la maison.

Condition ou supposition ou hypothèse


Si peut-être probablement éventuellement
à condition de à moins que à condition que en admettant que
au cas où dans cette hypothèse

• Le jugement est définitif, à moins que le président de la Cour suprême autorise la révision du
procès.
• Je viendrai à condition que Paul ne soit pas là.
• En admettant que le train soit à l’heure, nous arriverons à 11h à Paris.
• Gardez vos clés dans vos poches au cas où quelqu'un volerait votre sac.
• Il peut faire des erreurs. Dans cette hypothèse, bien sûr, nous ferons la vérification nécessaire
En résumé
• Au fond • En d'autres mots • Essentiellement • Bref
• Dans l'ensemble • En somme • Somme toute

Pour généraliser
• D'une façon générale • D'une manière générale • En général • En principe
• En règle générale

D'une façon générale, la situation des femmes s'est améliorée dans certains domaines.
D'une manière générale, on distingue deux catégories des hommes politiques.
En règle générale, le pilote possède une bonne connaissance des lieux.

Indiquer une conséquence


Ainsi c'est pourquoi que en conséquence de là
Dès lors Par conséquent alors pour cette raison
Aussi (+ inversion entre verbe et sujet) voilà pourquoi Donc d'où

• Il y avait des embouteillages, ainsi je suis en retard.


• Il y avait un chantier sur notre route, en conséquence, nous avons dû prendre une autre
route.
• Notre temps est très court, de là on doit se presser.
• Après la guerre, Jacques avait perdu son père, dès lors il a juré de venger l’ennemi.
• J’ai quitté de fumer, voilà pourquoi je ne tousse plus.
• Je me suis cassé la jambe, voilà pourquoi j’utilise de l’ascenseur.
• J’ai un cœur brisé, d’où je ne rêve plus.

Pour introduire un choix


• D'une part... d'autre part • Ou... ou • Ou bien... ou bien... • Soit... soit...
• Tantôt... tantôt...
LIAISON,TRANSITION
• D'ailleurs • Donc • D'un autre côté • Ensuite • En outre • Or
• Par ailleurs • Puis

Conclure
en dernière analyse en dernier lieu à la fin au terme de l'analyse
au fond pour conclure en bref en guise de conclusion

Au sujet de
• À cet égard • À propos de • En ce qui concerne • Quant à
• Relativement à • Sur ce point
De toute façon
• De toute manière • Quoi qu'il en soit • De toute façon

Explication
Ainsi à savoir autrement dit c'est-à-dire c'est la raison pour laquelle
de fait en effet effectivement en fait plus précisément soit

Conclure
au total tout compte fait tout bien considéré en somme
après tout finalement somme toute en peu de mots
à tout prendre en définitive en conclusion

modalisateurs
• On appelle modalisateurs les mots ou expressions signalant le degré de certitude de celui qui
s'exprime aux idées qu'il formule. Ils indiquent si, pour lui, ces idées sont vraies, douteuses ou
fausses. Donc la valeur des modalisateurs sera la certitude ou l'incertitude
Discours direct / indirect / indirect libre

• Paul a dit: « Je suis content ». / « Je suis content », a dit Pierre.


• Paul a dit être content.
• Brigitte ouvrit la porte du petit salon et nous appela: Ne voulions-nous pas un peu de thé?
Cela nous réchaufferait après cette course.

Définitions :
• Le discours direct:
– Le narrateur rapporte les paroles ou les pensées exactement telles quelles, sans les
modifier. C’est le « discours direct » ou « le style direct ».
• Ma maman dit à haute voix: « A table! »
• Pierre raconte: « Hier, à minuit, je suis sorti faire un tour et j’ai vu quelque chose d’étrange... »
• Le petit écolier répond: « C’est pour te faire plaisir! »

• Le discours indirect:
– Le narrateur rapporte les paroles selon son point de vue: la personne, le lieu, le
moment ou l’événement. C’est le « discours indirect » ou le « style indirect ».
• Maman dit à haute voix que nous devons nous mettre à table.
• Pierre raconte qu’il est sorti faire un tour hier à minuit et qu’il a vu quelque chose d’étrange.
• Le petit écolier répond que c’est pour lui faire plaisir

• Le discours indirect peut être « libre », c’est-à-dire que les phrases reproduisant les paroles
(ou les pensées) ne sont pas dans la dépendance grammatical d’un verbe principal.
• Le discours indirect libre est surtout fréquent dans l’usage littéraire, mais il n’est pas ignoré
de la langue parlé.
Discours direct et ses caractéristiques

• Un discours direct ou une citation sont rendus visibles « dans l’écrit » par:
• Les guillemets
Il me demande: « Quand partez-vous? »
• L’alinéa
Ca va comme ça?
Oui, c’est parfait.
• Le tiret
- Soyez sages, mes enfants, a dit l’institutrice.

• Un discours direct ou une citation peuvent être présentés par des formules explicites,
soit introductives, soit incises.
• Les incises peuvent être placés à l’intérieur du discours ou immédiatement à la suite
du discours:
• Paul dit: « Maman, j’ai faim ».
• Maman, j’ai faim, dit Paul.
• Maman, j’ai faim, dit Paul, je peux prendre un biscuit?
Ces formules explicites peuvent être un verbe transitif du type « dire, écrire, penser »:
• Elle écrit à son ami: « Je pense à toi tous les jours ».
• Ces formules explicites peuvent être également un verbe, qui est habituellement
intransitif, mais qui exprime la parole ou la pensée:
• Maman, tu m’amènes au zoo? s’impatiente la petite fille blonde.
• « Ouf! » s’exclama-t-il douloureusement.
• Pourquoi il m’a fait ça? soupire la vielle, quel fils ingrat!
Discours indirect et ses caractéristiques

• En syntaxe, on appelle « le discours indirect », le fait d’utiliser un verbe opérateur pour


introduire dans sa propre énonciation des paroles que l’on a entendues et que l’on désire
rapporter
• Les verbes opérateurs de base – dire, demander, se demander, répondre, répliquer, nier –
sont souvent les plus utilisés pour rapporter des paroles.
• « dire, répondre et répliquer » expriment souvent une déclaration :
• Il a dit qu’il avait manqué son avion.
• Il a répliqué qu’il n’était pas parti en retard.
• « nier » exprime une déclaration négative:
• Il a nié qu’il était entré illégalement dans le pays.
• Il a nié qu’il avait été en retard.
• « demander, se demander, vouloir savoir » expriment une interrogation:
• Je lui ai demandé ce qu’il lui était arrivé.
• Tout le monde voulait savoir s’il disait la vérité.
• D’autres verbes opérateurs traduisent une intention de communication et souvent
interprétée par le rapporteur. Cela peut aboutir à un certain détournement du sens des paroles
originales:
– Paul a dit: « J’ai perdu mon passeport. »
• Il a prétendu qu’il avait perdu son passeport.
• Il a affirmé qu’il avait perdu son passeport.
• Il leur a fait croire qu’il avait perdu son passeport.
• Il a supposé qu’il avait perdu son passeport.

• Au discours indirect, des éléments doivent être transposés: personne, temps, indicateur
temporel.
• Ces éléments doivent s’équilibrer en fonction du verbe opérateur et de sa construction.
• Le verbe opérateur se construit avec « que », c’est le cas lorsque l’on rapporte au discours
indirect une phrase déclarative:
• « J’ai manqué mon avion. »
– Je leur ai dit que j’avais manqué mon avion.
• « Tu dois partir demain matin, au plus tard. »
– Ils m’ont dit que je devrais partir le lendemain matin, au plus tard.
• « Vous venez de faire quelque chose d’extraordinaire! »
– Elle nous a dit que nous venions de faire quelque chose d’extraordinaire.

Les modifications de temps dans le style indirect

• Présent =>imparfait
Il m'a dit: 'je vais bien'. Il m'a dit qu'il allait bien.
• Futur => conditionnel simple
Il m'a dit: 'je téléphonerai' Il m'a dit qu'il téléphonerait.
• Passé composé => Plus que parfait
Il m'a dit: 'J’ai tout vendu' Il m'a dit qu'il avait tout vendu

• Le verbe opérateur se construit avec « si ». Cette construction signale le passage à


l’interrogation indirect d’une question totale.
– Elle me demande: « Tu resteras longtemps? »
• Elle me demande si je resterai longtemps.
• Elle m’a demandé si je resterais longtemps.
– Je leur demande: « Vous ne trouvez pas cette maison bizarre? »
• Je leur demande s’ils ne trouvent pas cette maison bizarre.
• Je leur ai demandé s’ils ne trouvaient pas cette maison bizarre.
• Le verbe opérateur est suivi du mot interrogatif de la question partielle:
– « Quand tu partiras? » me demandent-ils.
• Ils ont voulu savoir quand je partirais.
– Je leur demande: « Qui vous a prévenus? »
• Je leur ai demandé qui les avait prévenus.
– On lui demande: « Où avez-vous laissé vos bagages? »
• On lui a demandé où il avait laissé ses bagages.

• Le verbe opérateur est suivi de « ce que » ou « ce qui ». La question partielle, au discours


direct, commençant par « que » ou « qu’est-ce que / qu’est-ce qui »:

– « Qu’est-ce qui est arrivé? » demandent-ils.


• Ils ont voulu savoir ce qui était arrivé.
– « Qu’est-ce que vous désirez faire? »
• Elle a demandé ce que je désirais faire.
– « Que voulez-vous faire? »
• Je lui ai demandé ce qu’ elle voulait faire

• Quand le discours indirect est au passé, les expressions du temps subissent un changement:
Discours indirect libre et ses caractéristiques

• Le discours indirect libre n’a pas de verbe introducteur.


• Il y a souvent des ponctuations, comme les « deux points (:) »
• C’est toujours la personne qui parle, mais à travers la voix de narrateur

• Dans un texte littéraire, l’auteur utilise parfois plusieurs types de discours: (trouvez les
discours de différents styles!)
– Ils parlent de ce qu’ils feraient plus tard, quand ils seraient sortis du collège.
D’abord ils entreprendraient un grand voyage... (Flaubert, « Éducation sentimentale »)

Rieu demanda à Grand si les rats avaient totalement disparu de son quartier. L’employé n’en
savait rien. On lui avait parlé en effet de cette histoire, mais il ne prêtait pas beaucoup d’attention
aux bruits du quartier. - J’ai d’autres soucis, dit-il. (Camus, « la Peste »)

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