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7- Les Stratégies de concurrence et la différentiation  :

Dans le cas de la concurrence monopolistique, un marché intermédiaire entre le monopole


et la concurrence parfaite, ou ces trois attributs sont : un nombre élevé de firmes, des
produits différenciés et la libre entrée, Les firmes cherchent à se différencier à travers
plusieurs stratégies de concurrence, afin de garantir ou d’augmenter ses parts de marché, il
devient donc nécessaire pour le producteur d’argumenter l’avantage d’être consommateur
de son produit.

Ces principales stratégies opèrent sur trois dimensions différentes : le produit, le prix et la
publicité.

Dans un premier lieu l’entreprise exercer une stratégie de différentiation sur le produit lui-
même (Premier niveau : produit) c’est-à-dire attribuer à son produit des caractéristiques qui
incitent le client à choisir son produit et non pas un produit semblable d’une entreprise
rivale.

Cette différenciation au niveau du produit peut apparaitre sous différents aspects par
exemple :

 Qualité objective du produit


 Le design
 L’image du produit
 innovation technologique
 service après-vente
 prestige de la marque, etc.

Nb: d’autres aspects peuvent accentuer indirectement la différentiation du produit tel-que :

 La réputation du producteur
 La densité de ses réseaux de distribution
 Les services proposés par

Dans un deuxième lieu ou l’entreprise possède un produit propre et aux caractéristiques


uniques difficilement substituable par un autre, cela lui permet d’exercer une différentiation
au niveau des prix sans pour autant perdre des clients (deuxième niveau : Prix), dans un cas
d’augmentation des prix l’unicité du produit justifie cette l’augmentation, plus l’entreprise
arrive à se différencier plus son pouvoir de monopole s’accroit et cela lui permet
d’augmenter ses prix sans perdre ses clients .

Nb : Le rôle du consommateur se borne toujours à choisir un produit, parmi un panel, qui
optimisera son rapport utilité/coût, Le rôle majeur revient au producteur par lequel la
différenciation existe.
En dernier lieu les entreprises peut s'engager dans des opérations qui ne se rapportant pas
au prix, il s'agit principalement de déclinaison et de développement des produits ou de
publicité (troisième niveau).

Le fait de présenter un même produit sous différentes formes (la déclinaison) donne
l'illusion d'une nouveauté.

A travers la publicité l’entreprise signale l’existence de son produit et si elle arrive à


convaincre le consommateur par l’unicité des caractéristiques de son produit cela engendre
l’augmentation des ventes et contribue à une croissance économique, ainsi que une
augmentation de la concurrence qui tend à faire baisser les prix. Mais le problème qui se
pose c’est jusqu’à quel point une entreprise peut-elle augmenter son budget publicitaire ? 

Si la firme décide d’augmenter son budget de publicité, elle va encourir des frais pour la
publicité et pour la production des quantités supplémentaires, mais elle va aussi augmenter
les quantités vendues ce qui augmenterait ces recettes. C’est-à-dire que les recettes de
l’entreprise doivent couvrir les frais de mise en marché. :

∆ pu=∆ Q ( P−CM )

Ou : ∆ pu est le cout de l’accroissement des frais publicitaire

∆ Q ( P−CM ) = CM (cout marginal = Rmp), C’est-à-dire Cmpu= Rmpu

La publicité peut être efficace si elle renseigne le consommateur et lui permet de faire des
choix éclairés, c’est une action toute fois coûteuse mais qui vise à convaincre et à attirer plus
de clients.

L’objectif de ces stratégies est de faire paraitre le produit comme étant un produit unique
avec des caractéristiques exclusives, ces stratégies ne peuvent se concevoir que d’une façon
temporaire, en effet les profits générés vont mécaniquement inciter de nouveaux
opérateurs à pénétrer le en imitant les offres existantes. C’est pour cela la concurrence
monopolistique rappelle à tous tes décideurs de baser leurs spécificités sur des actions
stratégiquement unique tel-que : les brevets, le savoir-faire, tout en protégeons et
conservons ces atouts durablement.
8- Evaluation et critiques du modèle de concurrence monopolistique  :
Vers la fin de la deuxième guerre mondiale le modèle de CHEMBERLIN a été critiqué
plusieurs fois par l’économiste George Stigler, et dans le suivant tableau 1.1 on a essayé de
résumer ses principales critiques comme suit

Tableau 1.1 : Tableau représentatif des principales critiques de George Stigler au modèle de
la concurrence monopolistique de Edward Chamberlin.

L’objet de la critique La critique

CHMABERLINE définit le groupe comme étant identique en


termes de demande et de cout d’une part, d’autre part, il
apparait que le groupe peut inclure des entreprises très
La notion de groupe
différentes donc les produit peuvent être hétérogène en
point de vu technique (une des hypothèses doit être retenu
et non pas les deux à la fois).

Les effets d’une action individuelle sur les autres membres du


L’hypothèse de
groupe soit négligeable est difficile à admettre (d’après
symétrie
STIGLER c’est trop simple comme hypothèse).

La notion de différentiation annoncée par CHEMBERLIN ne


La notion de suffit pas à expliquer la demande décroissante si l’on admet
différentiation que les acheteurs ont une échelle de préférences (il y’a ceux
qui sont sensible aux prix, d’autre à la quantité, etc.)

Source : Réalisé par l’étudiante en utilisant des informations recueillit sur le livre du
professeur SAID AZAMOUM – Comprendre la Micro-économie.