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Paroles du Prophète

Recueil de Mouslim

1
La Foi 1
La Purification 26
La Menstruation 30
La Prière 36
Les Mosquées et endroits de la prière 43
La Prière du voyageuri 56
Le Vendredi 66
La Prière de la Pluie 68
Les Eclipses 68
Les Funérailles 70
L'Aumône légale 73
Le Ramadan 83
La Retraite spirituelle 89
Le Pèlerinage 89
Le Mariage 106
L'Allaitement 109
Le Divorce 111
L'Anathème 114
L'Affranchissement 115
Les Ventes 115
L'Irrigation 118
Les Successions 122
Les Donations 123
Les Testaments 124
Les Voeux 125
Les Serments 125
Le Prix du sang 127
Les Peines légales 129
Les Sentences 131
Le Djihad 133
Le Commandement 143
Les Animaux et la Chasse 150
Les Bêtes à sacrifier 152
Les Boissons 154
Les Vêtements et Parures 160
L'Education 164
Le Salut 166
Les Maladies et les Remèdes 168
Les Bonnes Paroles 172
La Vision 173
Les Mérites du Prophète 174

2
La Foi 1
Les Mérites des Prophètes 179
Les Mérites des Compagnons 182
La Piété filiale 197
La Destiné 202
La Science 203
Les Invocations 204
Le Repentir 208
Les Hypocrites 212
Le Jour du Jugement 213
Le Paradis 216
Les Tentations 219
L'Ascétisme 223
L'Exégèse 226

3
A propos de l'Islam, de la foi, du perfectionnement (des actes) et de l'obligation de croire en la
prédestination d'Allâh le Très-Haut, qu'Il soit glorifié

10. Abou Hourayra a dit: Le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) s'étant un jour
montré au public, un homme vint lui dire: "O Envoyé d'Allâh! Qu'est-ce que la foi?".
- "C'est, répondit-il, de croire en Allâh, à Ses Anges, à Son Livre, à Sa rencontre, à Ses prophètes et à la
Résurrection".
- "O Envoyé d'Allâh! Qu'est-ce que l'Islam?", reprit l'homme.
- "L'Islam, dit le Prophète, consiste à adorer Allâh sans jamais Lui donner d'associés, à s'acquitter de la
prière prescrite, à verser l'aumône légale (Az-Zakâ), à jeûner le ramadan".
- "O Envoyé d'Allâh! Qu'est-ce que la perfection (al-'ihsân)?", demanda l'homme.
- "C'est, répliqua le Prophète, d'adorer Allâh comme si vous Le voyiez. Car bien que vous ne le voyiez
pas, Lui certes vous voit".
- "O Envoyé d'Allâh! Quand est-ce qu'aura lieu l'Heure Suprême?", reprit l'homme. "L'interrogé, dit-il,
n'en sait pas plus que celui qui interroge. Je vous parlerai plutôt de ses prodromes: Quand l'esclave
enfantera son maître; que les va-nu-pieds seront à la tête des gens; et que les pâtres des moutons se
vautreront dans leurs constructions élevées. Cette Heure fait partie des cinq (événements) que Seul Allâh
détient le secret". Et le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) de réciter ce verset:
La connaissance de l'Heure et auprès d'Allâh; et c'est Lui qui fait tomber la pluie salvatrice; et Il sait ce
qu'il y a dans les matrices. Et personne ne sait ce qu'il acquerra demain, et personne ne sait dans quelle
terre il mourra. Certes Allâh est Omniscient et Parfaitement Connaisseur. L'homme s'éloigna aussitôt et
quand le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) ordonna de le faire revenir,
personne ne put déceler la moindre trace de l'homme. "Cet homme, dit alors le Prophète (que la paix et
la bénédiction de Dieu soient sur lui), est Gabriel; il est venu enseigner aux hommes leur religion".

Prières considérées comme l'un des piliers de l'Islam

12. Talha Ibn 'Oubaydillâh a dit: Un homme du Nedjd aux cheveux hirsutes vint trouver le Prophète (que
la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui). Nous entendîmes le retentissement de sa voix sans
distinguer ce qu'il disait. Quand il s'approcha du Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient
sur lui), nous nous aperçûmes qu'il l'interrogeait sur l'Islam. L'Envoyé d'Allâh (que la paix et la
bénédiction de Dieu soient sur lui) lui répondit: "Cinq prières à accomplir pendant le jour et la nuit". -
"Dois-je accomplir d'autres prières?", demanda l'homme. - "Non, à moins que tu ne veuilles faire oeuvre
supplémentaire". - "Il y a aussi le jeûne du ramadan", reprit le Prophète. - "Dois-je observer d'autres
jeûnes?", ajouta l'homme. - "Non, à moins que tu ne veuilles faire oeuvre supplémentaire", dit le
Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui), qui mentionna alors l'aumône légale (Az-
Zakâ). - "Dois-je payer d'autre aumône?", demanda l'homme. - "Non, à moins que tu ne veuilles faire
oeuvre supplémentaire", répéta le . L'homme s'en alla en disant: "Par Allâh! Je n'en ferai rien de plus ni
rien de moins". Le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) dit alors: "Il réussira s'il
est sincère".

Interrogation au sujet des piliers de l'Islam

13. Anas Ibn Mâlik a dit: Il nous fut interdit de poser des questions inutiles à l'Envoyé d'Allâh (que la paix
et la bénédiction de Dieu soient sur lui); aussi nous plaisait-il qu'un bédouin sensé vint lui (que la paix et
la bénédiction de Dieu soient sur lui) demander des éclaircissements et nous d'entendre ses réponses. Il
arriva qu'un bédouin se présenta chez le Prophète et lui dit:" O Muhammad! Ton messager est venu nous
informer que tu prétends qu'Allâh t'a chargé d'une Mission".
- "Il a dit vrai", répliqua le Prophète.
- "Qui est donc le Créateur du ciel?", reprit le bédouin.
- "Allâh".
- "Qui est le Créateur de la terre?".
- "Allâh".
- "Qui a dressé ces montagnes et y a mis les choses utiles?".
- "Allâh".
- "Alors! Par le Créateur du ciel et de la terre, qui a dressé ces montagnes, est-ce Allâh qui t'a envoyé?".
- "Oui".
- "Ton messager a prétendu aussi que nous devions accomplir cinq prières tout au long du jour et de la

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nuit".
- "Il a dit vrai".
- "Par Celui qui t'a envoyé! Est-ce Allâh qui te les a prescrits?". "Oui" -"Ton messager a prétendu aussi
que nous devions verser une aumône légale (Az-Zakâ) prélevée sur nos biens (pour les purifier)".
- "Il a dit vrai".
- "Par Celui qui t'a envoyé! Est-ce Allâh qui te l'a prescrite?".
- "Oui".
- "Ton messager a prétendu aussi que nous devions jeûner annuellement pendant le mois du ramadan?".
- "Il a dit vrai".
- "Par Celui qui t'a envoyé! Est-ce Allâh qui te l'a prescrit?".
- "Oui".
- "Ton messager a encore prétendu que chacun de nous devrait accomplir le Hajj s'il en possédait les
moyens".
- "Il a dit vrai".
- "Eh bien!, conclut l'homme, par Celui qui t'a envoyé avec la Vérité, je me conformerai à ces
prescriptions sans n'y rien ajouter ni omettre".
- "Si cet homme est sincère, dit enfin le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui), il
entrera sûrement au Paradis".

Celui qui observe ce dont on lui a ordonné, entrera au Paradis

14. D'après Abou Ayyoûb Al-Ansâri , un bédouin se présenta au Prophète (que la paix et la bénédiction
de Dieu soient sur lui) pendant l'un de ses voyages, saisit le licol de sa chamelle, puis dit: "O Envoyé
d'Allâh (ou "ô Muhammad") Indiquez-moi ce qui me frayera les voies au Paradis et m'écartera de l'Enfer".
Le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) s'arrêta, se tourna vers ses Compagnons
et dit: "C'est bien un but qu'il recherche. Répétez ce que vous venez de dire!". A la question répétée, le
Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) répondit: "Adorez Allâh, sans rien Lui
associer; observez la prière; versez l'aumône légale (Az-Zakâ) et soignez tes liens de sang... Lâchez la
chamelle!".

16. Selon Abou Hourayra , un bédouin vint trouver le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu
soient sur lui) et lui dit: "O Envoyé d'Allâh! Indique-moi une oeuvre qui me frayera la voie au Paradis". -
"Tu n'as qu'à adorer Allâh, répondit le Prophète; sans rien Lui associer, à observer la prière prescrite; à
payer l'aumône légale (Az-Zakâ) et à jeûner pendant le ramadan". - "Par Celui qui tient ma vie entre Ses
mains! Je ne ferai rien de plus ni de moins", répliqua le bédouin. Aussitôt l'homme partit, le Prophète dit:
"Que celui qui se réjouit de voir l'un des hôtes du Paradis, regarde cet homme".

Piliers et assises de l'Islam

19. Selon Ibn 'Omar, l'Envoyé d'Allâh (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) a dit: "L'Islam
est bâti sur cinq piliers: l'unicité d'Allâh; la pratique de la prière (As-Salâ); l'acquittement de l'aumône
légale (Az-Zakâ); le jeûne du ramadan (As-Siyâm) et l'accomplissement du Hajj".

Ordre de croire en Allâh le Très-Haut, en Son Envoyé, et en la loi de la religion, d'inciter à


embrasser cette religion, de s'enquérir à son sujet, de l'observer, et de la communiquer à celui
qui n'en a pas pris connaissance

23. D'après Ibn 'Abbâs : Une députation des 'Abd Al-Qays vint trouver le Prophète (que la paix et la
bénédiction de Dieu soient sur lui). Les députés dirent: "O Messager d'Allâh! Nous sommes les gens de
Rabî'a. Il nous est impossible de venir vers toi excepté durant les Mois Sacrés à cause de cette tribu
mécréante de Mudar. qui s'interposait entre vous et nous. Signalez-nous donc quelques prescriptions
pour que nous les suivrons et les prêcherons chez nous (à notre retour)". Le Prophète répondit: "Je vous
prescrivis quatre choses et vous interdis quatre autres. Je vous enjoignis de croire en Allâh, -il explicita
ceci en disant- Cela consiste à déclarer qu'il n'y a d'autre divinité qu'Allâh et que Muhammad est l'Envoyé
d'Allâh". Il leur ordonna ensuite de pratiquer la prière, de s'acquitter de l'aumône légale (Az-Zakâ) et de
payer le cinquième du butin. Il leur interdit l'usage de la calebasse, du hantam (récipient fait de la boue,
du poil et du sang), de l'auge (naqîr, tronc de palmier creusé en tonneau) et de muqayyar (récipient
enduit de résine). (N.B: Ces ustensiles étaient destinés à y fermenter les boissons enivrantes).

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Ordre d'attester qu'il n'y a d'autre divinité qu'Allâh et que Muhammad est l'Envoyé d'Allâh

27. D'après Mou'âdh Ibn Jabal , l'Envoyé d'Allâh (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) me
chargea d'une mission au Yémen. (Avant de partir), il me dit: "Tu iras chez des gens du Livre. Quand tu
seras parmi eux, invite-les à attester qu'il n'y a d'autre divinité qu'Allâh, et que Muhammad est l'Envoyé
d'Allâh. S'ils se conforment à cette invitation, informe-les qu'Allâh leur prescrit cinq prières à accomplir le
jour et la nuit. S'ils y consentent, informe-les qu'Allâh leur prescrit une aumône qui sera perçue sur les
riches parmi eux pour être dépensée aux pauvres parmi eux. S'ils se soumettent à tout cela, garde-toi de
toucher à leurs biens précieux et redoute la plainte de l'opprimé, car rien ne s'interpose entre Allâh et
elle".

Ordre de combattre les gens jusqu'à ce qu'ils témoignent qu'il n'y a d'autre divinité qu'Allâh et
que Muhammad est l'Envoyé d'Allâh d'accomplir les prières, de verser l'aumône légale, de
croire à l'ensemble de la mission prophétique. Celui qui se plie à ces règles mettra à l'abri son
âme et ses biens. Ce que cachera son coeur sera une affaire à régler devant Allâh, l'Exalté.
Ordre de combattre ceux qui négligent l'aumône légale ou autre droit islamique. L'imam se
préoccupe des rites de l'Islam

29. Abou Hourayra a dit: A la mort de l'Envoyé d'Allâh (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur
lui), quand Abou Bakr fut investi du califat et qu'un certain nombre d'Arabes renièrent leur foi, dit à Abou
Bakr: "Comment vas-tu les combattre alors que l'Envoyé d'Allâh (que la paix et la bénédiction de Dieu
soient sur lui) a dit: J'ai reçu l'ordre de combattre les idolâtres jusqu'à ce qu'ils confessent qu'il n'y a
d'autre divinité qu'Allâh. Celui qui témoigne de l'unicité d'Allâh, rends sa vie et ses biens inviolables, sauf
au cas où il serait jugé coupable et c'est à Allâh qu'il appartiendra de régler son compte". Abou Bakr
répondit: "Par Allâh! Je combattrai quiconque fait de distinction entre la prière et l'aumône légale (Az-
Zakâ); car celle-ci est le dû des biens (c.-à-d. le droit d'Allâh sur nos biens comme la prière et le jeûne
sont le droit d'Allâh sur notre corps). Par Allâh! S'ils me refusent un licou qu'ils livraient en impôt à
l'Envoyé d'Allâh (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui), je les combattrai pour ce refus".

30. D'après Abou Hourayra , l'Envoyé d'Allâh (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) a dit:
"J'ai reçu l'ordre de combattre les idolâtres jusqu'à ce qu'ils confessent qu'il n'y a d'autre divinité
qu'Allâh. Celui qui le confesse n'a rien à craindre de moi: sa vie et ses biens resteront inviolables, sauf au
cas où il serait accusé par la loi, et c'est Allâh qui se chargera de régler son compte".

33. D'après Abdoullâh Ibn 'Omar, l'Envoyé d'Allâh (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) a
dit: "J'ai reçu l'ordre de combattre les idolâtres sans relâche jusqu'à ce qu'ils professent qu'il n'y a d'autre
divinité qu'Allâh et que Muhammad est l'Envoyé d'Allâh; qu'ils accomplissent la prière et qu'ils payent
l'aumône légale (Az-Zakâ). S'ils le font, leurs vies et leurs biens me seront inviolables, sauf au cas où ils
seraient condamnés par la loi et c'est Allâh qui se chargera de régler leurs comptes".

Validité de l'Islam du moribond s'il n'est pas encore à l'article de la mort. Abrogation de la
permission de demander pardon en faveur des polythéistes et preuve que celui qui meurt
polythéiste sera un damné et ne pourra jamais être racheté

35. Al-Musayyab Ibn Hazn a dit: Au moment où Abou Tâlib était à l'article de la mort, l'Envoyé d'Allâh
(que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) vint le voir et trouva chez lui Abou Jahl et 'Abdallâh
Ibn 'Abî 'Umayya Ibn Al-Mughîra. L'Envoyé d'Allâh s'adressa à Abou Tâlib en disant: "O mon oncle,
Atteste qu'il n'y a d'autre divinité qu'Allâh. C'est là un mot dont je serai témoin en ta faveur auprès
d'Allâh". Aussitôt Abou Jahl et 'Abdallâh Ibn 'Abî 'Umayya s'écrièrent: "O Abou Tâlib Vas-tu renier la foi
de 'Abd Al-Muttalib?" L'Envoyé d'Allâh ne cessa de lui proposer de prononcer la profession de foi en
répétant les mêmes mots, (tandis que les deux autres lui répétaient les mêmes propos). Mais, les
dernières paroles de Abou Tâlib furent qu'il persistait dans la foi de 'Abd Al-Muttalib en refusant d'attester
qu'il n'y a d'autre divinité qu'Allâh. - "Par Allâh!, s'écria l'Envoyé d'Allâh (que la paix et la bénédiction de
Dieu soient sur lui), je demanderai à Allâh de te pardonner, tant que cela ne me soit pas défendu". Ce fut
à cette occasion qu'Allâh, le Très-Haut, révéla ce verset: Il n'appartient pas au Prophète et aux Croyants
d'implorer le pardon en faveur des polythéistes, fussent-ils des parents alors qu'il leur est apparu
clairement que ce sont les gens de l'Enfer. Ensuite, Allâh, le Très-Haut, révéla au sujet de Abou Tâlib, en
s'adressant à l'Envoyé d'Allâh ce verset: Tu (Muhammad) ne diriges pas celui que tu aimes: mais c'est

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Allâh qui guide qui Il veut. Il connaît mieux cependant les bien-guidés.

Celui qui témoigne de l'unicité d'Allâh et meurt sur cet état, entrera assurément au Paradis

41. D'après 'Oubâda Ibn Sâmit , le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) a dit:
"Quiconque témoigne qu'il n'y d'autre divinité qu'Allâh, l'Unique qui n'a point d'associés; que Muhammad
est son Adorateur et son Envoyé; que Jésus ('Isa) est l'adorateur d'Allâh, fils de Son adoratrice, Sa parole
qu'Il envoya à Marie et Son esprit; et que le Paradis est vrai et que l'Enfer est vrai, Allâh le fera accéder,
à volonté, au Paradis par n'importe laquelle de ces huit portes".

43. Mou'âdh Ibn Jabal a dit: Un jour que j'étais en croupe derrière le Prophète (que la paix et la
bénédiction de Dieu soient sur lui), séparé de lui seulement par l'extrémité du bât, il me dit: "Hé!
Mou'âdh!". - "O Envoyé d'Allâh! A votre service! A vos ordres!". Après que nous avançâmes un instant, il
m'appellera de nouveau: "Hé! Mou'âdh!". - "O Envoyé d'Allâh! A votre service! A vos ordres!". Nous
marchâmes encore un instant et le voilà qu'il me répéta à nouveau: "Hé! Mou'âdh!". - "O Envoyé d'Allâh!
A votre service! A vos ordres!!" - "Connais-tu, reprit-il, les droits d'Allâh sur Ses adorateurs?". - "Allâh et
Son envoyé le savent mieux que personne", dis-je. - "Les droits d'Allâh sur les adorateurs, dit-il, c'est
qu'ils L'adorent sans Lui rien associer". Nous poursuivâmes la marche encore un instant, puis il me dit:
"Hé! Mou'âdh!" - "O Envoyé d'Allâh! A votre service! A vos ordres!". - "Connais-tu ce qu'Allâh devra aux
hommes s'ils agissent de la sorte?". - "Allâh et Son envoyé le savent mieux que personne", répondis-je.
Et lui d'ajouter: "C'est de ne les châtier pas".

47. Selon Anas Ibn Mâlik : Mou'âdh Ibn Jabal était un jour assis en croupe d'une chamelle derrière le
Prophète. Celui-ci s'adressa à lui en disant: "O Mu'âdh!". - "O Envoyé d'Allâh! A votre service! A vos
ordres!", répondit Mu'âdh. Le Prophète répéta à deux reprises son appel et reçut toujours la même
réponse. Ensuite, il dit: "Toute personne qui témoigne qu'il n'y a d'autre divinité qu'Allâh et que
Muhammad est l'Adorateur et l'Envoyé d'Allâh ne manquera pas d'être préservée -par Allâh- du feu de
l'Enfer". - "O Envoyé d'Allâh!, reprit alors Mu'âdh, ne dois-je pas en informer les fidèles pour les réjouir?".
- "Non, répliqua le Prophète, ils risquent de s'y appuyer (pour supprimer toute pratique religieuse)".
(Mu'âdh transmit cette tradition au moment où il était au chapitre de la mort, de peur de commettre un
péché en celant un enseignement du Prophète).

48. Selon 'Itbân Ibn Mâlik : Mahmûd Ibn Ar-Rabî' dit: "Je vins à Médine trouver 'Itbân Ibn Mâlik à qui je
demandai de me transmettre les propos qu'eut le Prophète avec lui". Celui-là raconta alors le récit
suivant: "Je ne puis plus me fier à ma vue. J'envoyai alors à l'Envoyé d'Allâh lui demander de venir prier
chez moi, dans un endroit dont je me servirai ensuite de lieu de prière. L'Envoyé d'Allâh vint alors chez
moi, escorté de ses Compagnons. Pendant que le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient
sur lui) faisait la prière chez moi, un groupe de ses Compagnons se réunirent et firent de Mâlik Ibn
Dukhchum sujet de causerie et de condamnation en raison de son hypocrisie. Ils voulurent que le
Prophète eût invoqué Allâh de le faire périr ou qu'un mal l'eût atteint. Le Messager d'Allâh (que la paix et
la bénédiction de Dieu soient sur lui) qui vînt de terminer sa prière leur répliqua: "Cet homme n'a-t-il pas
attesté qu' il n'y a d'autre divinité qu'Allâh et que je suis l'Envoyé d'Allâh?". - "C'est ce qu'il a dit de sa
langue, mais qui n'émane pas nécessairement de son for intérieur", s'exclamèrent-ils. - "Quiconque
atteste, reprit le Prophète, qu'il n'y a d'autre divinité qu'Allâh et que je suis son Envoyé, n'entrera pas en
Enfer et ne sera pas consommée par ses flammes".

Nombre des branches de la foi et leur superposition en degrés. La pudeur en fait partie

50. Selon Abou Hourayra , le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) a dit: "La foi
comporte soixante-dix et quelques branches dont la pudeur (timidité freinant toute tendance blâmable)".

52. D'après Ibn 'Omar, le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui), ayant un jour
entendu un homme en train de prêcher la pudeur à son coreligionnaire, il dit: "La pudeur fait partie de la
foi".

53. Selon 'Imrân Ibn Husayn , le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) a dit: "La
pudeur n'emporte que le bien".

Les meilleurs des actes en Islam

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56. Selon 'Abdoullâh Ibn 'Amr, un homme ayant demandé au Prophète (que la paix et la bénédiction de
Dieu soient sur lui) quel était le meilleur Islam, celui-ci répondit: "Donne à manger et salue ceux que tu
connais et ceux que tu ne connais pas".

57. D'après 'Abdoullâh Ibn 'Amr Ibn Al-'As, un homme demanda au Prophète (que la paix et la
bénédiction de Dieu soient sur lui): "Qui est le meilleur musulman?" et le Prophète de répondre: "Celui
dont aucun des musulmans n'a à redouter ni la langue ni la main".

59. D'après Abou Moûsa, je demandai au Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui)
quel était le meilleur acte de l'Islam, il me répondit: "C'est celui du fidèle dont les musulmans n'ont à
redouter ni la main, ni la langue".

Qualités requises en celui qui trouvera la douceur de la foi

60. Selon Anas Ibn Mâlik , le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) a dit: "Il en
est trois qualités, quiconque les possède, saura savourer la douceur de la foi: vouer un amour exclusif à
Allâh et à son Envoyé; si l'on aime quelqu'un d'autre, qu'il ne sera que par amour d'Allâh; enfin de
redouter le retour à l'incrédulité -condition de laquelle on a été sauvé par Allâh- comme on redoute d'être
précipité en Enfer".

L'amour de l'Envoyé d'Allâh (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) doit supplanter celui des
parents, de l'enfant, du père et de tout le monde. Celui qui ne l'aime pas de ce degré sera-t-il ou non
appelé incroyant?

62. D'après Anas, le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) a dit: "Aucun
Adorateur -ou selon la version de 'Abd Al-Wârith aucun homme- ne sera un parfait Croyant à moins qu'il
n'ait pour moi plus d'affection qu'il n'en a pour ses proches, ses biens et pour tout le reste du genre
humain".

C'est l'un des aspects de la foi que d'aimer pour son coreligionnaire ce que l'on aime pour soi-
même

64. Selon Anas Ibn Mâlik, le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) a dit: "Aucun
de vous n'aura vraiment la foi que s'il ne désire pour son coreligionnaire (ou pour son voisin) ce qu'il
désire pour lui-même".

Incitation à honorer le voisin et l'hôte, et à contenir sa langue à moins qu'il ne soit pour le bien. Ceci fait
partie de la foi

67. D'après Abou Hourayra, l'Envoyé d'Allâh (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) a dit:
"Que celui qui croyait en Allâh et au Jour du Jugement Dernier ne dise que du bien ou qu'il se taise. Que
celui qui croyait en Allâh et au Jour du Jugement Dernier traite ses voisins avec égards. Que celui qui
croyait en Allâh et au Jour du Jugement Dernier donne l'hospitalité à son hôte".

69. D'après Abou Churayh Al-Khuzâ'î, le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) a
dit: "Que celui qui croyait en Allâh et au Jour du Jugement Dernier traite son voisin avec égards. Que
celui qui croyait en Allâh et au Jour du Jugement Dernier donne l'hospitalité à son hôte. Et que celui qui
croyait en Allâh et au Jour du Jugement Dernier ne dise que du bien ou qu'il se taise".

L'interdiction des actes blâmables fait partie de la foi. La foi augmente ou diminue. L'ordre de
faire le bien et l'interdiction du blâmable sont deux obligations

70. D'après Abou Sa'îd Al-Khoudri : Târiq Ibn Chihâb transmet que Marwân fut le premier à faire
devancer la prière au jour de la fête par le prône. Un homme intervint à l'instant et lui dit: "La prière doit
se faire avant le prône (selon la pratique du Prophète)!". - "Ceci n'est plus", répondit Marwân. Abou Sa'îd
dit alors: Cet homme a ainsi rempli son devoir. J'ai entendu le Prophète (que la paix et la bénédiction de
Dieu soient sur lui) dire: "Celui d'entre vous qui assiste à quelque action blâmable, qu'il intervienne pour
la changer de sa main; sinon, de sa langue; sinon, de son coeur, et c'est là la plus faible manifestation de
la foi".

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Superposition des degrés des Croyants. Les gens du Yémen sont les plus voués à la foi

72. Abou Mas'ûd 'Uqba Ibn 'Amr a dit: Le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui),
montrant de la main la direction du Yémen, dit: "La foi réside là-bas! Mais la dureté et la grossièreté des
coeurs se trouvent chez ceux qui braillent en conduisant leurs chameaux, et qui habitent là où se lèvent
les deux cornes du diable, chez les tribus de Rabî'a et de Mudar".

73. D'après Abou Hourayra , l'Envoyé d'Allâh (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) a dit:
"Vous avez reçu la visite des gens du Yémen qui ont les coeurs les plus tendres. La foi, la jurisprudence
et la sagesse sont toutes yéménites".

La religion comporte le bon conseil

83. Jarîr Ibn 'Abdillâh a dit: "Je prêtai serment d'obéissance à l'Envoyé d'Allâh (que la paix et la
bénédiction de Dieu soient sur lui) et je m'engageai à pratiquer la prière, à verser l'aumône légale (Az-
Zakâ) et à conseiller à tout musulman".

Les péchés diminuent la foi: celle-ci est imparfaite lors de leurs perpétrations

86. Selon Abou Hourayra , le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) a dit: "Le
fornicateur ne reste pas Croyant au moment où il fornique, le voleur ne reste pas Croyant au moment où
il vole, le buveur ne reste pas Croyant au moment où il consomme l'alcool".

Signes distinctifs de l'hypocrite

88. Selon 'Abdoullâh Ibn 'Amr rapporte que le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur
lui) a dit: "Il est quatre défauts qui lorsqu'ils entachent quelqu'un, le rendent un parfait hypocrite. Celui
qui en possède un, est atteint d'une des caractéristiques de l'hypocrisie, à moins qu'il ne s'en débarrasse,
à savoir: Tenir des propos mensongers; trahir ses serments; manquer à ses promesses et être de
mauvaise foi au cours des disputes".

89. Selon Abou Hourayra, le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) a dit: "Trois
défauts caractérisent l'hypocrite: Tenir des propos mensongers; manquer à ses promesses et tromper les
confiances d'autrui".

L'homme qui dit à un musulman: "O infidèle!", est-il Croyant?

91. Selon Abdoullâh Ibn 'Omar, l'Envoyé d'Allâh (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) a
dit: Quand un homme accuse un autre d'incroyance, l'un d'eux mérite bien cette accusation (si
l'accusateur dit vrai, l'incroyance de l'autre sera donc attestée, sinon celui qui a entaché son
coreligionnaire d'incrédulité, la méritera bien).

Celui qui nie sciemment sa filiation paternelle, est-il Croyant?

93. Abou Dharr a entendu le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) dire: "Tout
homme qui prétend sciemment être issu d'un autre père que le sien sera (considéré comme un)
mécréant. Quant à celui qui prétend la possession de ce qui ne lui appartient pas, il n'est point des nôtres
et qu'il aille chercher sa place en Enfer. Celui qui accuse faussement un homme d'incrédulité ou le qualifie
d'être l'ennemi d'Allâh, ceci ne manque de tourner contre lui".

94. Selon Abou Hourayra , le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) a dit: "Ne
désavouez pas vos pères (par mépris pour votre lignage). Celui qui le fait sera (considéré comme un)
mécréant".

95. Sa'd Ibn Abi Waqqâs a entendu le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) dire:
"Le Paradis sera interdit à tout musulman qui prétend sciemment être issu d'un autre père que le sien".

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A propos des paroles du Prophète: "Injurier un musulman c'est faire acte d'impiété; le
combattre, c'est faire acte de perversité"

97. D'après 'Abdoullâh Ibn Mas'oûd , le Messager d'Allâh (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur
lui) a dit: "Le fait d'injurier un musulman tient de la perversité; celui de le combattre tient de
l'incrédulité".

Interprétation des paroles du Prophète: "Gardez-vous, après ma mort, d'agir en infidèles en


vous entre-tuant".

98. Jarîr a dit: Au cours du Hajj d'adieu, le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui)
m'ordonna de demander aux gens de lui prêter une oreille attentive, puis il s'adressa à eux en disant:
"Gardez-vous, après ma mort, de renier votre foi et de vous entre-tuer".

Incrédulité de celui qui dit: "Nous avons reçu de la pluie grâce à telle étoile"

104. Zayd Ibn Khâlid Al-Juhanî a dit: L'Envoyé d'Allâh (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur
lui) nous guida pendant la prière de subh (du matin) à Al-Hudaybiya, à la suite d'une pluie qui était
tombée pendant la nuit. Quand le Prophète eut terminé la prière, il se tourna vers les fidèles et dit:
"Savez-vous ce qu'a dit votre Seigneur?". - "Allâh et son Envoyé en sont les plus informés", répondirent-
ils. - Ce matin, Allâh a dit, répliqua le Prophète, il y a parmi Mes adorateurs qui ont cru en Moi et d'autres
qui n'y ont pas cru. Ceux qui ont dit: "Nous avons reçu la pluie par la grâce d'Allâh et Sa bénédiction" ont
cru en Moi et n'ont pas cru aux étoiles. Mais ceux qui ont dit que c'était grâce à telle ou telle étoile
(auxquelles les Arabes attribuaient la chute des pluies avant l'Islam), n'avaient pas cru en Moi et avaient
cru aux étoiles.

Le fait d'aimer les 'Ansâr (Auxiliaires du Prophète) est un signe de la foi, et les haïr est une
marque de l'hypocrisie

108. Selon Anas, le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) a dit: "Haïr les 'Ansâr,
c'est le signe de l'hypocrisie; aimer les 'Ansâr, c'est le signe de la foi".

110. Al-Barâ a dit: Le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) a dit à propos des
'Ansâr: "Seul le Croyant les aime et seul l'hypocrite les hait. Allâh aime ceux qui les aiment; et hait ceux
qui les haïssent ".

La diminution des actes d'obéissance diminue la foi. Emploi des expressions: "incroyance aux
bienfaits (ingratitude)" et "incroyance aux droits (manque de reconnaissance)"

114. D'après Abdoullâh Ibn 'Omar, l'Envoyé d'Allâh (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) a
dit: "O femmes! Faites l'aumône et sollicitez plus fréquemment le pardon d'Allâh, car je vous ai vu former
la majorité des réprouvés de l'Enfer". Une femme -parmi elles ayant l'esprit judicieux- s'exclama: "Et
pourquoi cela, ô Envoyé d'Allâh?". - "C'est, répondit-il, que vous multipliez vos malédictions et vous êtes
ingrates envers vos époux. Je n'ai vu parmi les êtres faibles en intelligence et en religion personne qui,
mieux que l'une de vous, fasse perdre l'esprit à un homme sensé". - "En quoi, reprit-elle, ô Envoyé
d'Allâh, consiste le défaut de notre intelligence et de notre religion?". - "Le témoignage de deux femmes
équivaut à celui d'un homme... Voilà pour le défaut de l'intelligence, répliqua le Prophète, et quand elles
ont leurs menstrues, les femmes ne cessent-elles pas de prier et de jeûner des nuits durant?... Eh bien!
Voilà pour celui de la religion".

La croyance en Allâh le Très-Haut est le meilleur acte

118. D'après Abou Hourayra, on demanda au Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur
lui) quelle était l'oeuvre la plus méritoire. "C'est, répondit-il, la foi en Allâh". - "Et quoi encore?", lui dit-
on. - "Le djihad", ajouta-t-il. - "Et ensuite?", demanda-t-on encore. - "Un Hajj pieusement accompli",
répliqua-t-il.

119. Abou Dharr a dit: Je demandai au Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui)

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quelles étaient les oeuvres les plus méritoires. "La foi en Allâh, répondit-il, et le djihad". - "Et lequel des
esclaves est celui dont l'affranchissement est le plus méritoire?", lui demandai-je. - "Celui qui a coûté le
plus cher, répondit-il, et auquel son maître tient le plus". - "Et si j'en suis incapable?", repris-je. - "Alors,
répliqua-t-il, aide quelqu'un à accomplir son travail ou travaille pour le compte d'un autre qui ne sait rien
faire". - "Et si j'en suis incapable?". - "Alors tu t'abstiendras de nuire aux gens et ce sera une sorte
d'aumône dont tu bénéficieras".

120. 'Abdoullâh Ibn Mas'oûd a dit: Je demandai au Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient
sur lui) quelle était l'oeuvre la plus méritoire. "La prière faite à point nommé", répondit-il. - "Et quoi
encore?", repris-je. - "La piété filiale". - "Et quoi encore?". - "Le djihad", répliqua-t-il. Ibn Mas'ûd ajouta:
"Je cessai de lui poser davantage de questions de peur de le gêner".

Le polythéisme est le péché le plus infamant. Quel péché se classe après?

124. 'Abdoullâh Ibn Mas'oûd a dit: Je demandai au Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient
sur lui) quel était le péché le plus grave aux yeux d'Allâh et il me répondit: "C'est que tu Lui donnes un
associé, car c'est Lui qui t'a créé". - "Certes, repris-je, cela est grave. Et quel est le péché qui vient en
second lieu?". - "C'est, répliqua-t-il, de tuer ton enfant dans la crainte de partager ta nourriture". - "Et
quoi encore?", redemandais-je. - "De forniquer avec la femme de ton voisin", répondit-il.

Péchés capitaux et le plus grave d'entre eux

126. D'après Abou Bakra , Nous étions réunis chez l'Envoyé d'Allâh (que la paix et la bénédiction de Dieu
soient sur lui), quand il nous a dits: "Eh bien! Voulez-vous que je vous informe sur les plus graves des
péchés capitaux?... Ils sont au nombre de trois: le polythéisme, l'ingratitude envers ses parents et le faux
témoignage -ou suivant une variante: les paroles mensongères-". Le Prophète (que la paix et la
bénédiction de Dieu soient sur lui), qui était accoudé, se mit sur son séant et ne cessa de répéter ces
derniers mots au point que nous nous dîmes: Ah! S'il avait cessé". (Cette répétition a, en effet, jeté
l'effroi dans les coeurs des fidèles)

127. D'après Anas , le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) a dit des péchés
capitaux: "Ce sont: le polythéisme, l'ingratitude envers les parents, le meurtre et le faux témoignage".

129. D'après Abou Hourayra, le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) a dit:
"Evitez les sept turpitudes!". - "Quelles sont-elles, ô Envoyé d'Allâh?", demandèrent les fidèles. - "Ce
sont, répondit-il, le polythéisme, la magie; le meurtre qu'Allâh a interdit sauf à bon droit; l'usurpation
des biens de l'orphelin; l'usure; la fuite du front au jour du djihad et la fausse accusation (de fornication)
des femmes vertueuses, chastes et Croyantes".

130. D'après 'Abdoullâh Ibn 'Amr Ibn Al-'As, l'Envoyé d'Allâh (que la paix et la bénédiction de Dieu soient
sur lui) a dit: "Parmi les péchés capitaux figure le fait qu'un homme injure ses parents". - "Arrive-t-il, ô
Envoyé d'Allâh, qu'un homme insulte ses parents?", s'exclama-t-on. - "Oui, c'est quand on injure le père
d'un autre qui à son tour répond en insultant le père de l'injurier et quand on injure la mère de quelqu'un
qui se venge en insultant celle de l'injurier".

Celui qui meurt sans ne rien associer à Allâh entrera au Paradis, et celui qui meurt polythéiste
ira en Enfer

134. D'après 'Abdoullâh Ibn Mas'oûd, Le Prophète a dit: "Entrera en Enfer quiconque mourra en
invoquant un associé en dehors d'Allâh". Et moi ('Abdallâh) d'ajouter: "Et entrera au Paradis quiconque
mourra en vouant à Allâh un culte exclusif".

137. D'après Abou Dharr : L'Envoyé d'Allâh (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) a dit:
Gabriel (que la paix soit sur lui) vint m'annoncer cette bonne nouvelle: "Quiconque de ta Communauté
meurt sans rien associer à Allâh, entrera au Paradis". - "Même, m'exclamai-je, s'il avait commis la
fornication ou le vol?". - "Même s'il avait forniqué ou volé", m'assura-t-il.

Interdiction de tuer un polythéiste après qu'il eut témoigné qu'il n'y a d'autre divinité à part
Allâh

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139. D'après Al-Miqdâd Ibn Al-'Aswad J'ai dit à l'Envoyé d'Allâh: "Figurez-vous que je me suis heurté à un
polythéiste qui en m'ayant livré combat, m'amputerait la main avec son sabre, puis se réfugierait derrière
un arbre où il prononcerait la profession de foi. Aurais-je droit à le tuer ou non (pour se venger) après
qu'il eut prononcé la profession de foi?". L'Envoyé d'Allâh (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur
lui) me répondit par le négatif. - "Mais, ai-je repris, il m'a coupé la main, et ce n'est qu'après cela qu'il a
déclaré sa conversion à l'Islam. Pourrais-je donc le tuer?". - "Ne le tue pas, répéta l'Envoyé d'Allâh, car si
tu le tues, il sera dans l'état où tu étais avant de l'exécuter (musulman), et toi tu te trouveras dans celui
où il était avant de se convertir (mécréant)".

140. Ousâma Ibn Zayd a dit: L'Envoyé d'Allâh (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) nous
envoya à la tête d'un escadron contre les Al-Huraqât de la tribu de Juhayna. Nous les surprîmes au matin
et les mîmes en déroute. J'attrapai un des ennemis qui s'écria aussitôt: "Il n'y a d'autre divinité
qu'Allâh!". Quand même, je le tuai; mais je ne puis pour autant rester la conscience en paix. A notre
retour (à Médine), je racontai cet événement au Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient
sur lui) qui me dit: "A-t-il dit qu'il n'y avait d'autre divinité qu'Allâh et tu l'as tué quand même?!".
- "Il ne l'a dit que pour éviter la mort!", me justifiai-je.
- "As-tu sondé son coeur pour vérifier s'il est sincère ou non dans cette attestation?".
Le Prophète ne cessa de répéter cette réprimande au point que je souhaitai que je n'aurais embrassé
l'Islam que ce jour-ci (pour qu'une telle faute sévère ne lui soit pas inscrite dans son passif de
musulman).
Sa'd commenta (voyant Ousâma rangé de regrets amers): "Moi, par Allâh! Je ne jugerai qu'un homme
doit être tué sans que Dhû Al-Bûtayn (il voulait dire Ousâma qui était un gros ventru) ne le trouve tel".
Or, un homme s'exclama: Allâh n'a-t-il pas dit: {Et combattez-les jusqu'à ce qu'il ne subsiste plus
d'association, et que la religion soit entièrement à Allâh...!}
Et Sa'd d'ajouter: "Nous avons évidemment combattu pour qu'il ne subsiste pas d'association; cherchez-
vous, toi et tes compagnons à combattre pour qu'il y ait association?"

A propos des paroles du Prophète: "Il n'est pas des nôtres celui qui porte les armes contre
nous"

143. Selon Abdoullâh Ibn 'Omar: l'Envoyé d'Allâh (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) a
dit: "Quiconque dirige une arme contre nous, n'est pas des nôtres".

145. D'après Abou Moûsa , le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) a dit: "Celui
qui porte les armes contre nous n'est pas des nôtres".

Interdiction de se frapper les joues, de déchirer les encolures des robes et de proférer des
paroles antéislamiques

148. D'après 'Abdoullâh Ibn Mas'oûd a dit:

Le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) a dit: "Il n'est pas des nôtres celui qui
se frappe les joues, qui déchire les encolures de ses vêtements et qui profère des invocations de l'époque
antéislamique (manières extravagantes d'exprimer sa mélancolie à la suite d'un malheur quelconque)".

Interdiction du colportage des ragots

151. Houdhayfa a dit: J'ai entendu le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) dire:
"Jamais une mauvaise langue n'accédera au Paradis".

Interdiction de traîner l'izâr, de rappeler à quelqu'un l'aumône qu'on lui a faite et de faire
écouler sa marchandise par un serment, et les trois catégories de personnes qu'Allâh ne
regardera pas au Jour de la Résurrection, ne purifiera pas et qui subiront un châtiment
douloureux

157. D'après Abou Hourayra l'Envoyé d'Allâh (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) a dit:
"Il est trois personnes à qui Allâh n'adressera pas la parole au Jour de la Résurrection, ni les regardera, ni
les purifiera et auxquelles Il a réservé un châtiment douloureux. L'homme, se trouvant dans le désert et
ayant de l'eau en surplus, la refuse à un voyageur en détresse. Un second vendant sa marchandise à un
autre à qui il jure par Allâh -après l'heure du 'asr- qu'il l'avait achetée à tel ou tel prix (en vue d'un

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surcroît de profit), prenant ainsi l'acheteur pour dupe. Et un troisième qui, prêtant serment de fidélité à
un souverain, ne le fait qu'en vue d'un profit temporel, et qui, reste fidèle tant qu'on le lui donne, sinon, il
ne tient aucunement à ses engagements".

Interdiction de se suicider, celui qui se donne la mort au moyen de quelque chose, en sera
torturé en Enfer. N'entrera au Paradis qu'une âme Soumise (musulmane)

158. D'après Abou Hourayra, le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) a dit:
"Quiconque se suicida d'un tranchant, s'en percera incessamment le ventre dans le feu de la Géhenne où
il demeurera éternellement. Quiconque s'empoisonna, absorbera incessamment ce poison dans le feu de
la Géhenne où il demeurera éternellement. Quiconque se donna la mort en se précipitant du haut d'une
montagne, se précipitera incessamment dans le feu de la Géhenne où il demeurera éternellement".

159. D'après Thâbit Ibn Ad-Dahhâk , le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) a
dit: "Celui qui, de propos délibéré, jure par une religion autre que l'Islam, sera jugé suivant les termes de
son serment (c.-à-d. tel un juif, un chrétien ou un idolâtre). Celui qui se donne la mort à l'aide de
quelque moyen, en sera torturer au Jour de la Résurrection. L'homme ne doit jamais faire don de ce qu'il
ne possède pas".

162. Abou Hourayra a dit: Nous assistions à la bataille de Hunayn au côté de l'Envoyé d'Allâh qui désigna
un soi-disant musulman en disant: "Celui-là est l'un des damnés de l'Enfer". Or, cet homme montra, dans
la mêlée, une grande vaillance et reçut une blessure grave. On dit alors au Prophète: "O Envoyé d'Allâh!
L'homme dont tu as dit qu'il sera au nombre des damnés, a glorieusement combattu aujourd'hui et a
succombé". - "Succombé pour aller en Enfer!", repartit le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu
soient sur lui). Certains musulmans furent sur le point de douter des paroles du Prophète, lorsqu'on vint
dire: "L'homme est encore vivant, mais il est grièvement blessé". Mais, à la nuit tombante, ne pouvant
point souffrir sa blessure, l'homme se suicida. Lorsqu'on apprit la nouvelle au Prophète, il s'écria: "Allâh
est le plus Grand! J'atteste que je suis Son adorateur et Son envoyé!". Puis, il donna l'ordre à Bilâl d'aller
crier parmi les musulmans: "Il n'accédera au Paradis que les âmes vraiment soumises! Et Allâh fortifie
cette religion, (même) par l'aide d'un hommes impie".

163. D'après Sahl Ibn Sa'd As-Sâ'idî , A l'issue d'un combat mené contre les polythéistes, l'Envoyé d'Allâh
(que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) se dirigea vers son campement, et les ennemis firent
de même. Il y eut sous la bannière de l'Envoyé d'Allâh un homme qui ne cessa de poursuivre n'importe
quel membre isolé de la troupe ennemie en vue de l'exécuter de son sabre. On dit alors: "Certes, untel
nous a surpassés aujourd'hui en mérite (à cause de sa bravoure)". - "Pourtant, cet homme ira en Enfer",
dit le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui). - "Moi, s'écria un des fidèles, je vais
suivre de près cet homme". Et à vrai dire, il put emboîter le pas à cet homme, jusqu'au moment où celui-
ci, étant grièvement blessé; se hâta de mettre un terme à sa souffrance et enfonça son sabre dans le sol
de telle sorte que sa pointe soit dirigée au sein de sa poitrine, et s'enferra lui-même. Et ainsi trouva-t-il
la mort. L'autre homme retourna à l'Envoyé d'Allâh et lui dit: "Je témoigne que tu es l'Envoyé d'Allâh". -
"Pourquoi tu le dis en ce moment?", demanda le Prophète. - "L'homme dont tu as dit tout à l'heure qu'il
sera parmi les damnés de l'Enfer, répondit l'homme; ce qui a suscité l'étonnement des fidèles, et alors je
me suis décider de le suivre (pour percer son secret). Je l'ai poursuivi donc jusqu'à ce qu'il avait reçu une
grave blessure. Et alors voulant devancer son trépas, il enfonça son sabre dans le sol de telle sorte que
sa pointe soit dirigé vers le sein de sa poitrine et il rendit ainsi le dernier soupir. A ce moment, l'Envoyé
d'Allâh (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) commenta en disant: "Il se peut qu'un
homme suit apparemment la conduite des gens du Paradis, mais en vérité il sera parmi les damnés de
l'Enfer; et qu'un autre suit apparemment la conduite des gens de l'Enfer, alors qu'il sera parmi les
bienheureux du Paradis".

164. D'après Jundab , l'Envoyé d'Allâh (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) a dit: Il y
avait, parmi ceux qui vous ont précédés, un homme qui eut une tumeur inflammatoire. Ne pouvant
supporter la douleur, il tira une flèche de son carquois et perça sa tumeur. L'effusion de sang ne cessa
pas alors et il en meurt. Allâh dit à son sujet: "Je l'ai privé du Paradis".

Interdiction de voler du butin. N'entreront au Paradis que les Croyants

166. Abou Hourayra a dit: Nous sortîmes avec le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient
sur lui) pour la conquête de Khaybar et Allâh nous accorda la victoire. Pourtant, nous n'eûmes pour butin
ni or ni argent, mais surtout des objets, des aliments et des vêtements. Nous prîmes ensuite avec
l'Envoyé d'Allâh la direction de Wâdî Al-Qurâ. Celui-ci (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui)

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était accompagné d'un esclave que lui avait donné Rifâ'a Ibn Zayd, originaire des Judhâm de la tribu des
Banû Ad-Dubayb. A Wâdî Al-Qurâ, cet esclave fut atteint d'une flèche pendant qu'il ôtait la selle de
l'Envoyé d'Allâh (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui). Les fidèles s'écrièrent alors:
"Heureux homme! Il est martyr, ô Envoyé d'Allâh!" - "Pas du tout, répondit le Prophète (que la paix et la
bénédiction de Dieu soient sur lui). J'en jure par Celui qui tient l'âme de Muhammad en Son pouvoir,
certes la pèlerine qu'il a dérobée du butin au jour de Khaybar -avant le partage- lui consumera le corps!".
A ces paroles, les fidèles furent choqués. Un homme vint alors trouver le Prophète, tenant à la main un
ou deux courroies de sandales. "O Envoyé d'Allâh! Voilà, dit cet homme, ce que j'ai dérobé au jour de la
prise de Khaybar". - "C'est une courroie de feu (ou ce sont deux courroies de feu)", dit le Prophète.

Crainte qu'éprouve le Croyant de perdre les fruits de ses oeuvres

170. Anas Ibn Mâlik a dit: Après la révélation de ce verset: O vous qui avez cru! N'élevez pas vos voix
au-dessus de la voix du Prophète,... Thâbit Ibn Qays se retira dans sa maison et dit: "Ah! Je serai au
nombre des damnés!" Il s'est abstenu d'aller voir le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient
sur lui). Se rendant compte de son absence, l'Envoyé d'Allâh demanda de ses nouvelles à Sa'd Ibn
Mu'âdh, en disant: "O Abou 'Amr! Est-ce que Thâbit est malade?". - "Il est mon voisin, répliqua Sa'd, et
je n'ai pas entendu qu'il souffre". Sa'd se rendit aussitôt à son voisin et l'informa de ce que l'Envoyé
d'Allâh (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) avait dit. Thâbit s'exprima ainsi: "Ne voyez-
vous pas que je suis visé par ce verset car c'est ma voix qui s'élève le plus souvent au-dessus de celle du
Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui)? Je serai donc l'un des damnés!". Sa'd
revint auprès du Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) et lui fit part de ce que
Thâbit avait dit. L'Envoyé d'Allâh (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) dit: "Non, il sera au
nombre des bienheureux du Paradis".

Le Croyant sera-t-il châtié pour ce qu'il avait commis à l'époque préislamique

171. D'après 'Abdoullâh Ibn Mas'oûd , Quelques personnes s'adressèrent à l'Envoyé d'Allâh (que la paix
et la bénédiction de Dieu soient sur lui) en disant: "O Envoyé d'Allâh! Serons-nous punis pour ce que
nous avons fait au temps de l'idolâtrie?" - "Celui, répondit-il, qui fait le bien après sa conversion à l'Islam,
n'en sera pas puni. Mais celui qui pèche (après sa conversion à l'Islam), ses fautes commises avant et
après l'Islam seront toutes punies".

L'Islam, l'émigration et le Hajj annulent les péchés qui les ont précédés

174. D'après Ibn 'Abbâs, Des polythéistes qui avaient commis nombre de meurtres et nombre
d'adultères, vinrent trouver Muhammad (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) et lui dirent:
"Ce que vous nous dites et ce à quoi vous nous invitez est bien; mais veuillez nous indiquer comment
racheter nos fautes". C'est alors que fut révélé ce verset: Qui n'invoquent pas d'autre dieu avec Allâh et
ne tuent pas la vie qu'Allâh a rendue sacrée, sauf à bon droit; et qui ne commettent pas de fornication -
car quiconque fait cela encourra une punition et ce verset: O Mes serviteurs qui avez commis des excès à
votre propre détriment ne désespérez pas de la miséricorde d'Allâh...

Jugement porté sur les oeuvres du polythéiste avant qu'il ne se convertisse à l'Islam

175. D'après Hakîm Ibn Hizâm J'ai demandé à l'Envoyé d'Allâh (que la paix et la bénédiction de Dieu
soient sur lui): "Que pensez-vous de certaines dévotions que j'ai pratiquées au temps du polythéisme? En
serai-je récompensé?". - "En adoptant l'Islam, répondit le Prophète, tu conserves à ton actif tout le bien
que tu as fait précédemment".

Sincérité et Fidélité de la foi

178. 'Abdoullâh Ibn Mas'oûd a dit: "Quand fut révélé le verset suivant: {Ceux qui ont cru et n'ont point
troublé la pureté de leur foi par quelque iniquité (association)...} les compagnons du Prophète (que la
paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) en furent peinés et dirent: "Qui est celui d'entre nous qui n'a
pas quelque injustice à se reprocher?".
L'Envoyé d'Allâh (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) leur répondit: "Il ne s'agit pas de ce
que vous croyez; mais plutôt de ce à quoi avait songé Luqmân quand il disait à son fils: {O mon fils, ne
donne pas d'associé à Allâh, car l'association (à Allâh) est vraiment une injustice énorme.}"".

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Allâh laisse impunies les (mauvaises) pensées et les soucis du coeur tant qu'ils ne sont pas
enracinés dans l'esprit

181. D'après Abou Hourayra , le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) a dit:
"Allâh excusera aux fidèles de ma Communauté le mal que leurs âmes leur ont inspiré, tant qu'il ne sera
pas traduit ni en paroles ni en actes".

Si le Serviteur a l'intention de faire une bonne action, elle passera à son actif, et lorsqu'il a
l'intention de faire une mauvaise, elle ne sera pas écrite

183. D'après Abou Hourayra , l'Envoyé d'Allâh (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) a
transmis ces propos d'après son Seigneur, l'Exalté: "Quand un de Mes adorateurs veut commettre une
mauvaise action, ne l'inscrivez pas à son passif tant qu'il ne l'a pas encore accomplie; s'il l'accomplit,
ajoutez à son passif une seule mauvaise action. Par contre, s'il veut faire une bonne action, et même s'il
ne l'accomplit pas, ajoutez-lui à son actif une bonne action; mais s'il l'accomplit, ajoutez-lui dix bonnes
actions".

187. D'après Ibn 'Abbâs, le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui), transmettant
ces propos de son Seigneur, l'Exalté, a dit: "Allâh écrivit les bonnes et les mauvaises actions". Puis, il
(que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) explicita ceci en disant: "Quiconque forme le dessein
de faire une bonne action, même s'il ne la met pas en exécution, Allâh lui inscrira à son actif sa
récompense complète; et s'il la met à exécution, Allâh -que soient exaltées Sa toute puissance et Sa
gloire- lui inscrira à son actif une récompense équivalente à dix bonnes actions, qui pourrait augmenter
jusqu'à équivaloir à sept cents et même plusieurs multiples oeuvres pies. Par contre, quiconque a
l'intention de commettre une mauvaise action sans toutefois la mettre à exécution, Allâh lui inscrira à son
actif la récompense complète d'une bonne action; et s'il la met à exécution, Allâh lui inscrira la punition
d'une seule mauvaise action.

Les scrupules en matière de foi et ce qu'il faut dire en ce moment

190. D'après Abou Hourayra , le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) a dit: Les
gens ne cesseront pas de s'interroger mutuellement jusqu'à arriver à poser cette question: "Voilà
qu'Allâh a créé tout l'univers; qui est donc le créateur d'Allâh?". Au cas où vous heurteriez à cette
question, invoquez la protection divine en disant: "J'ai foi en Allâh!".

195. D'après Anas Ibn Mâlik, l'Envoyé d'Allâh (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) a
transmis ces propos d'après Allâh, l'Exalté, qui a dit: Les hommes de ta Communauté ne cesseront de
demander: "Qui a créé telle chose? Et qui a créé telle autre?" Au point qu'ils en arriveront à dire: "C'est
Allâh qui a créé l'univers; mais qui donc a créé Allâh?".

Celui qui s'empare du droit d'un musulman par un serment mensonger, sera un des réprouvés de l'Enfer

197. D'après 'Abdoullâh Ibn Mas'oûd , le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) a
dit: "Celui qui, de propos délibéré, fait un serment mensonger dans le but de s'approprier le bien d'un
homme musulman, trouvera Allâh irrité contre lui, le Jour où il Le rencontrera".

La preuve que la vie de celui qui s'empare injustement des biens d'autrui n'est pas inviolable.
S'il est tué, il sera dans l'Enfer. Celui qui est tué en défendant ses biens est un martyr

202. 'Abdoullâh Ibn 'Amr a dit: J'ai entendu l'Envoyé d'Allâh (que la paix et la bénédiction de Dieu soient
sur lui) dire: "Celui qui succombe en défendant son bien est un martyr".

L'Enfer sera la rétribution du gouverneur qui trompe ses sujets

203. Ma'qil Ibn Yasâr a dit: J'ai entendu le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui)
dire: "Tout Adorateur à qui Allâh confie de l'autorité sur les musulmans et qui meurt après les avoir
trompés, Allâh le privera du Paradis".

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La disparition de la Responsabilité de certains coeurs et les épreuves qu'on doit subir

206. Houdhayfa a dit: l'Envoyé d'Allâh (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) nous fit deux
récits que j'ai vu l'un et j'attends l'autre. Il nous dit: "L'Honnêteté (de faire le bien et d'éviter le mal) fut
déposée dans le fin fond des coeurs des hommes; puis, ils connurent son existence grâce au Coran et à
la Sunna". Ensuite, il nous expliqua comment cette Honnêteté disparaîtra-t-elle, en ces termes: "On
enlèvera l'Honnêteté du coeur de l'homme, pendant qu'il dort de sorte qu'il n'en restera que la trace
d'une petite tache. Puis, pendant qu'il est encore endormi, on lui enlèvera son reste dont il ne restera
qu'une trace pareille à une ampoule -comparable à la vésicule que produit le charbon ardent quand il
roule sur la jambe qui se couvre alors de pustules que tu vois renflés d'air". Il prit alors un caillou et le fit
rouler sur sa jambe, puis reprit: Au lendemain, les gens se réveilleront et se livreront à leurs affaires
(commerciales) et presque personne n'y appliquera l'Honnêteté; au point d'arriver à dire: "Il y a chez les
Banû untel un homme digne de confiance!"; et à juger d'un homme, en disant: "Qu'il est endurant! Qu'il
est aimable! Qu'il est raisonnable!"; et cependant cet homme n'aura pas dans le coeur le poids d'un grain
de moutarde de foi. Il m'est venu un temps où je ne me souciais de savoir avec qui je contracte des
actes de commerce: s'il est musulman, il sera retenu par l'Islam; s'il est chrétien ou juif, il sera retenu
par son chef. Mais, aujourd'hui je ne fais plus de contrats qu'avec untel et untel parmi vous".

L'Islam, né "étranger", redeviendra "étranger" et se concentrera dans Médine

207. Houdhayfa a dit: Un jour que nous étions chez 'Omar , il nous demanda: "Lequel parmi vous a
entendu l'Envoyé d'Allâh (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) parler des épreuves?".
Quelques-uns répondirent: "Nous l'avons entendu".- "Il se peut, répliqua-t-il, que vous voulez dire
l'épreuve de l'homme dans sa famille et son voisin". Ils répliquèrent par l'affirmatif. "Les péchés issus de
ce type d'épreuves peuvent être expiées par la prière, le jeûne et l'aumône. Mais qui d'entre vous a
entendu le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) parler des épreuves
(nombreuses et répandues) qui s'agitent telles les ondes de la mer?". Houdhayfa poursuivit: Les hommes
gardèrent le silence, tandis que je lui répondis: "Moi (l'ai entendu)". - "Toi?; dit 'Omar, qu'Allâh garde ton
père!". Houdhayfa dit alors: J'ai entendu l'Envoyé d'Allâh (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur
lui) dire: "Les épreuves troublantes seront exposées aux coeurs (des Croyants) et les biens marqueront
comme les traces que laissent les joncs de la natte sur le flanc du dormeur. Tout coeur qui en sera
passionnément épris, sera marqué d'un point noir, et tout coeur qui les repoussera, sera marqué d'un
point blanc. De sorte qu'à ces épreuves, deux coeurs feront face: le premier au point blanc sera
comparable au rocher (inébranlable et lisse); aucune épreuve ne le nuira donc jamais aussi longtemps
que dureront les cieux et la terre, tandis que l'autre au point noir deviendra presque grisâtre et sera
comparable à une gargoulette renversée, incapable de distinguer le convenable du blâmable tant que ni
l'un ni l'autre ne correspond à ses propres désirs".

210. D'après Abou Hourayra, l'Envoyé d'Allâh (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) a dit:
"La foi se réfugiera à Médine comme le serpent se réfugie dans son trou".

Taire sa foi en cas de crainte

213. D'après Houdhayfa, Pendant que nous étions chez le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu
soient sur lui), il nous dit: "Dénombrez-moi tous ceux qui professent l'Islam". Nous répondîmes alors:
"Que regrettes-tu pour nous, alors que nous comptons de six à sept cent fidèles?". - "Vous ne savez pas!
Il se peut que vous soyez éprouvés". Houdhayfa ajouta: "Et à vrai dire, nous avons passé par des
épreuves troublantes au point que le fidèle ne faisait la prière qu'en sourdine".

Incitation à gagner les coeurs de foi incertaine et interdiction de juger le degré de la foi de
quiconque sans preuve décisive

214. Sa'd a dit: L'Envoyé d'Allâh (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) était en train de
faire un partage, quand je me suis adressé à lui en disant: "O Envoyé d'Allâh! Donne à untel, car il est
Croyant". - "Il est plutôt musulman!" répondit le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient
sur lui). A ma demande répétée à trois reprises, le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient
sur lui) donna la même réponse; puis, il ajouta: "Parfois, je donne à un homme, alors que je préfère
donner à un autre, dans la crainte qu'Allâh ne précipite celui-là dans le feu de l'Enfer". (N.B: Le Croyant
sincère ne convoite rien; mais c'est surtout un néophyte dont la foi n'est pas encore stable, qui mérite

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l'aide matérielle pour faire graduellement croître sa foi)
Les preuves rassurent le coeur

216. D'après Abou Hourayra , l'Envoyé d'Allâh (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) a dit:
Nous avons plus de droit qu' Abraham ('Ibrâhim) (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) de
douter comme il l'a fait en disant: "Seigneur! Montre-moi comment Tu ressuscites les morts", Allâh dit:
"Ne crois-tu pas encore?" - "Si! dit Abraham ('Ibrâhim); mais que mon coeur soit rassuré..." Qu'Allâh
fasse miséricorde à Loth parce que (dans l'adversité) il a cherché refuge auprès d'un appui solide (Allâh).
Et si j'étais resté en prison aussi longtemps que Joseph (Yûsuf), j'aurais accepté (en toute hâte) la mise
en liberté (Joseph avait exigé une certaine enquête pour prouver son innocence avant de quitter la
prison).

Obligation à croire au message de notre Prophète destiné à tout le monde, et abrogation de


toutes les religions par une seule

217. D'après Abou Hourayra , le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) a dit: Tous
les prophètes furent dotés des preuves (miraculeuses presque) semblables et susceptibles de rendre les
gens croyants. Quant à moi, j'ai reçu la Révélation de la part d'Allâh. Aussi espérai-je être suivi du plus
grand nombre (de croyants) au Jour de la Résurrection.

219. D'après Abou Moûsa l'Envoyé d'Allâh (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) a dit: "Il
est trois personnes qui auront une double récompense: un homme des gens du Livre qui -ayant cru en
son prophète et survécu jusqu'à l'avènement de Muhammad - a cru sincèrement en celui-ci et l'a suivi;
un esclave qui s'acquitte de ses devoirs envers Allâh et envers son maître, enfin un homme qui,
possédant une esclave, la bien nourrit, lui donne une bonne éducation, puis l'affranchit et l'épouse".

Descente de Jésus, fils de Marie, appliquant la religion de notre Prophète Muhammad

220. D'après Abou Hourayra , l'Envoyé d'Allâh (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) a dit:
"Je jure par Celui qui tient mon âme en Son pouvoir, il s'en faut de bien peu que le fils de Marie (que la
paix soit sur lui) descende pour vous juger équitablement. Il brisera le crucifix, tuera les porcs, fera
disparaître la capitation. Alors, la richesse débordera au point que personne n'en voudra plus recevoir".

Le temps où le repentir ne profitera pas

226. D'après Abou Hourayra, l'Envoyé d'Allâh (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) a dit:
L'Heure n'arrivera pas avant que le soleil ne se soit levé du couchant. A ce moment-là, tous les gens
auront la foi; mais, {la foi en Lui ne profitera à aucune âme qui n'avait pas cru auparavant ou qui n'avait
acquis aucun mérite de sa croyance...}

228. D'après Abou Dharr, Le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) a dit un jour:
"Savez-vous où va le soleil (au moment du couchant)?". - "Allâh et Son Envoyé le savent mieux", nous
répliquâmes. - "Eh bien!, reprit-il, il poursuit sa course jusqu'à atteindre son gîte sous le Trône divin; puis
se prosterna et demeura ainsi jusqu'à ce qu'on lui dise: "Retourne au lieu d'où tu t'es levé". Le soleil
obéit et, le jour suivant, il se leva de l'Est (comme d'habitude). Et ainsi de suite. Les hommes ne verront
rien d'étrange, jusqu'au jour où on lui dira: "Lève-toi du couchant". Et lui d'obéir. Savez-vous quand cela
arrivera-t-il? C'est lorsque {la foi en Lui ne profitera à aucune âme qui n'avait pas cru auparavant ou qui
n'avait acquis aucun mérite de sa croyance...}

Début de la Révélation à l'Envoyé d'Allâh (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui)

231. 'Aïcha, l'épouse du Prophète, (raa) a dit: La Révélation se présenta d'abord au Prophète (que la paix
et la bénédiction de Dieu soient sur lui) sous forme de visions pieuses qu'il voyait pendant son sommeil.
Toutes lui parurent avec une très vive clarté. Puis, il eut de l'inclination à la retraite. Il se retirait alors
dans la caverne de Hirâ', où il se livrait à la pratique d'actes d'adoration durant des nuits consécutives,
avant qu'il ne rentre chez lui pour se munir de provisions de bouche. Il revenait ensuite vers Khadîja et
prenait les provisions nécessaires pour une nouvelle retraite. Cela dura jusqu'à ce que la Vérité lui fut
enfin révélée dans la caverne de Hirâ'. L'archange y vint alors lui dire: "Lis!". - "Je ne suis point de ceux
qui lisent", répondit-il. Le Prophète raconta cet événement en ces termes: L'archange me saisit aussitôt,
me pressa contre lui au point de me faire perdre toute force, puis me lâcha enfin en répétant: "Lis!". - "Je

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ne suis point de ceux qui lisent", répliquai-je encore. Cette scène se répéta à deux autres reprises. A la
troisième fois, l'archange me dit: {Lis, au nom de ton Seigneur qui a créé, qui a créé l'homme d'une
adhérence. Lis! Ton Seigneur est le Très Noble, qui a enseigné par la plume (le calame), a enseigné à
l'homme ce qu'il ne savait pas}. Après avoir entendu ces versets, le Prophète (que la paix et la
bénédiction de Dieu soient sur lui), tremblant et palpitant, rentra chez son épouse Khadîja et s'écria:
"Enveloppez-moi! Enveloppez-moi!". On s'empressa de le couvrir jusqu'au moment où son effroi fut
dissipé. Alors, s'adressant à Khadîja, il la mit au courant de ce qui s'était passé, puis il ajouta: "Ah! J'ai
cru que j'en allais mourir!". - "Au contraire, réjouis-toi!, répondit Khadîja, certes jamais Allâh ne te
plongera dans l'ignominie; car tu maintiens tes liens de parenté, tu ne dis que la vérité, tu soutiens les
faibles, tu donnes aux indigents, tu héberges les hôtes, et tu viens en aide aux éprouvés". Ensuite
Khadîja emmena Muhammad chez Waraqa Ibn Nawfal Ibn 'Asad Ibn 'Abd Al-'Uzzâ Cet homme, qui était le
cousin paternel de Khadîja, avait embrassé le christianisme aux temps antéislamiques. Il savait l'arabe
par écrit, et avait traduit vers l'arabe des passages de l'Evangile autant qu'Allâh avait voulu. A cette
époque, il était âgé et était devenu aveugle: "O mon cousin, lui dit Khadîja, écoute ce que va te dire le
fils de ton frère". - "O fils de mon frère!, répondit Waraqa Ibn Nawfal, de quoi s'agit-il?". Le Prophète
(que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) lui raconta alors ce qu'il avait vu. "C'est l'archange,
dit Waraqa Ibn Nawfal, qu'Allâh a envoyé autrefois à Moïse (Mûsa) (que la paix et la bénédiction de Dieu
soient sur lui). Plût à Allâh que je fusse jeune en ce moment! Ah! Comme je voudrais être encore vivant
à l'époque où tes concitoyens te banniront!". - "Ils m'exileront donc?", s'écria le Prophète (que la paix et
la bénédiction de Dieu soient sur lui). - "Oui, reprit Waraqa Jamais un homme n'a apporté ce que tu
apportes sans être persécuté! Si je vis encore en ce jour-là, je t'aiderai de toutes mes forces".

232. D'après Jâbir Ibn 'Abdillâh Al-'Ansârî, l'Envoyé d'Allâh (que la paix et la bénédiction de Dieu soient
sur lui), ayant parlé de l'interruption de la Révélation, a dit: "Tandis que je marchais, j'entendis une voix
provenant du ciel. Levant alors les yeux, j'aperçus l'Archange qui était venu me trouver à Hirâ'; il était
assis sur un siège entre le ciel et la terre". Le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur
lui) poursuivit: "Effrayé à sa vue, je rentrai chez moi en criant: "Enveloppez-moi! Enveloppez-moi!". Et on
me revêtit d'un manteau. C'est à cette occasion qu'Allâh - A Lui la puissance et la gloire - révéla ces
versets: {O, toi (Muhammad)! Le revêtu d'un manteau! Lève-toi et avertis. Et de ton Seigneur, célèbre la
grandeur. Et tes vêtements purifie-les. Et de tout péché, écarte-toi}. - par (tout péché), on entend (les
idoles). Ensuite, la Révélation se succéda d'affilée.

Voyage Nocturne de l'Envoyé d'Allâh (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) et
prescription de la Salâ

234. Selon Anas Ibn Mâlik, le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) a dit: "Al-
Burâq" -une monture blanche, plus grande qu'un âne et plus petite qu'une mule, qui se trouvait d'un
bond où son regard s'arrêtait- me fut amenée. Je la montai et fus transporté à Jérusalem. Là-bas, je
l'attachai à l'anneau destiné à l'usage des prophètes. Je pénétrai dans la mosquée où je pria deux rak'a.
A ma sortie, Gabriel (que la paix soit sur lui) m'offrit deux récipients: l'un contenant du vin, l'autre du
lait. Je choisis le lait; et Gabriel me déclara alors que j'avais élu la voie primordiale. Porté par lui, je
m'élevai jusqu'aux régions célestes. Gabriel demanda la permission d'y accéder.
- "Qui est-ce?", demanda-t-on.
- "C'est Gabriel ", répondit-il.
- "Et qui t'accompagne?".
- "C'est Muhammad ".
- "A-t-il donc reçu la Mission?".
- "Oui".
On nous ouvrit et je vis aussitôt Adam qui me souhaita la bienvenue et invoqua (Allâh) en ma faveur.
Puis, je fus porté au second ciel, Gabriel (que la paix soit sur lui) demanda qu'on nous ouvrît.
- "Qui est-ce?", demanda-t-on.
- "C'est Gabriel ", répondit-il.
- "Et qui t'accompagne?".
- "C'est Muhammad ".
- "A-t-il donc reçu la Mission?".
- "Oui".
On nous ouvrit et je vis aussitôt les deux cousins maternels: Jésus ('Isa), le fils de Marie et Jean Baptiste,
fils de Zacharie (qu'Allâh leur accorde Ses bénédictions) qui me souhaitèrent la bienvenue et le bien.
Puis, je fus porté au troisième ciel, et Gabriel demanda aussi la permission d'y pénétrer.
- "Qui est-ce?", demanda-t-on.
- "C'est Gabriel ", répondit-il.
- "Et qui t'accompagne?".
- "C'est Muhammad ".

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- "A-t-il donc reçu la Mission?".
- "Oui".
On nous ouvrit et je trouvai aussitôt Joseph (Yûsuf) (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) à
qui a été assignée la moitié de la beauté humaine. Celui-ci me souhaita la bienvenue et le bien. Je fus
ensuite porté au quatrième ciel et Gabriel (que la paix soit sur lui) demanda qu'on nous ouvrît.
- "Qui est-ce?", demanda-t-on.
- "C'est Gabriel ", répondit-il.
- "Et qui t'accompagne?".
- "C'est Muhammad ".
- "A-t-il donc reçu la Mission?".
- "Oui".
On nous ouvrit et je trouvai Anoch ('Idris) qui me souhaita la bienvenue et le bien. Allâh - à Lui la
puissance et la gloire - dit à ce sujet: {Et Nous l'élevâmes à un haut rang}. Je fus alors porté au
cinquième ciel et Gabriel demanda qu'on nous ouvrît.
- "Qui est-ce?", demanda-t-on.
- "C'est Gabriel ", répondit-il.
- "Et qui t'accompagne?".
- "C'est Muhammad ".
- "A-t-il donc reçu la Mission?".
- "Oui". On nous ouvrit et je trouvai Aaron (Hârûn) (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui)
qui me souhaita la bienvenue et le bien. Je fus ensuite porté au sixième ciel et Gabriel (que la paix soit
sur lui) demanda qu'on nous ouvrît.
- "Qui est-ce?", demanda-t-on.
- "C'est Gabriel ", répondit-il.
- "Et qui t'accompagne?".
- "C'est Muhammad ".
- "A-t-il donc reçu la Mission?".
- "Oui". On nous ouvrit et je trouvai Moïse (Mûsa) (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) qui
me souhaita la bienvenue et le bien. Je fus porté enfin au septième ciel et Gabriel (que la paix soit sur
lui) demanda qu'on nous ouvrît.
- "Qui est-ce?", demanda-t-on.
- "C'est Gabriel ", répondit-il.
- "Et qui t'accompagne?".
- "C'est Muhammad ".
- "A-t-il donc reçu la Mission?".
- "Oui". On nous ouvrit et je trouvai Abraham ('Ibrâhim) (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur
lui), le dos appuyé contre la Maison Peuplée dans laquelle pénètrent journellement un nouveau groupe de
soixante-dix mille Anges. Puis, il m'emmena vers "Sidrat al-Muntaha" (le Lotus de la limite extrême) dont
les feuilles ressemblaient aux oreilles d'éléphants et les fruits étaient (grands) comme les cruches. Au
moment où -par l'ordre d'Allâh- le lotus fut couvert de ce qui le couvrit, il se transforma et aucun des
créatures d'Allâh ne pourrait décrire sa splendeur. Allâh me révéla, alors, ce qu'Il voulut, et prescrivit
l'accomplissement de cinquante prières par jour. Je retournai voir Moïse (Mûsa) qui me demanda:
"Qu'est-ce qu'a prescrit le Seigneur à ta Communauté?".
- "Une cinquantaine de prières", lui dis-je.
- "Retourne à ton Seigneur et demande-Lui la réduction de ce nombre, car ta Communauté ne supportera
point cette prescription. Je connais bien les israélites; je les avais mis à l'épreuve et je m'étais employé à
les ramener sur la bonne voie".
Le Prophète poursuivit: Je retournai à mon Seigneur et je Lui demandai de réduire le nombre des prières
pour la faveur de ma Communauté. Il m'exauça en les amoindrissant de cinq prières. J'allai ensuite
trouver Moïse (Mûsa) pour l'informer de la réduction des cinq prières. Toutefois, il me répéta: "Retourne
à ton Seigneur et demande-Lui la réduction de ce nombre, car ta Communauté ne le supportera point".
Je ne cessai alors de faire la navette entre mon Seigneur (à Lui la puissance et la gloire) et Moïse (Mûsa)
(que la paix soit sur lui) pour demander plus de réduction encore jusqu'à ce qu'Allâh me décréta: "O
Muhammad! Je prescris irrévocablement cinq prières jour et nuit, dont chacune équivaut à dix, cela fait
alors cinquante. Quiconque a dessein de faire une bonne action et ne la faite pas, on lui inscrira une
récompense à son actif; s'il l'exécute, une récompense équivalente à dix bonnes actions lui sera inscrite.
Tandis que quiconque a l'intention de perpétrer une mauvaise action et qu'il ne l'accomplit pas, rien ne
sera inscrit à son passif; si au contraire il l'accomplit, on lui inscrira la punition d'une seule mauvaise
action". Je redescendai et arrivai auprès de Moïse (que la paix soit sur lui) pour l'informer de la chose,
mais il me dit: "Retourne à ton Seigneur et demande-Lui une nouvelle réduction".
"Je suis déjà retourné plusieurs fois à mon Seigneur, jusqu'à ce que j'aie trouvé inconvenant de Lui
adresser encore une fois cette demande." répondis-je à Mûsa.

238. D'après Mâlik Ibn Sa'sa'a, le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) a dit:

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Pendant que je me trouvais auprès de la Maison sacrée (la Ka'ba) dans un état intermédiaire entre le
réveil et le sommeil, j'entendis quelqu'un appeler: "L'homme se trouvant entre les deux autres!". (il y
avait, selon les commentateurs, deux hommes à côté du Prophète). J'y répondis. On m'emmena et
m'offrit ensuite un bassin d'or rempli de l'eau de Zamzam. On me fendit la poitrine d'ici jusque là. Un
autre transmetteur, Qatâda, s'enquérit: "Et qu'a-t-il entendu par (d'ici jusque là)?". - "Jusqu'au bas-
ventre", répliqua Anas. - On m'extraira le coeur, dit le Prophète, et après l'avoir lavé avec l'eau de
Zamzam, on me le remit à sa place en le bourrant de la foi et de la sagesse. Puis, me fut amenée "Al-
Burâq" -une monture blanche, plus grande qu'un âne et plus petite qu'une mule, qui se trouvait d'un
bond où son regard s'arrêtait-; sur laquelle on me fit monter. Puis, je m'en allai avec Gabriel, jusqu'à
atteindre le ciel le plus proche où il demanda qu'on nous ouvrît. - "Qui est-ce?", demanda-t-on. - "C'est
Gabriel ", répondit-il. - "Et qui t'accompagne?". - "C'est Muhammad ". - "A-t-il donc reçu la Mission?". -
"Oui". On nous ouvrit donc en disant: "Qu'il soit donc le bienvenu! Quelle heureuse arrivée que la
sienne!". J'y trouvai alors Adam (que la paix soit sur lui)". Et le Prophète se mit à relater la suite des
événements (déjà mentionnés dans le hadith précédent) en disant qu'il avait rencontré au second ciel,
Jésus ('Isa) et Jean-Baptiste (Yahiya) (que la paix soit sur les deux); au troisième, Joseph (Yûsuf); au
quatrième, Anoch ('Idris); et au cinquième, Aaron (Hârûn) (que la bénédiction d'Allâh soit sur eux tous).
- Nous parvînmes enfin au sixième ciel, continua le Prophète, là je vis Moïse (Mûsa) (que la paix soit sur
lui) que je saluai. Et lui de me répondre: "Que tu sois le bienvenu, frère vertueux et prophète vertueux!".
A peine l'avais-je dépassé, qu'il se mit à pleurer. "Pourquoi tu pleures?", lui demanda-t-on. - "O
Seigneur, répondit-il, ce jeune homme, vous l'avez envoyé après moi; et pourtant une multitude de sa
Communauté iront au Paradis, tandis que ceux qui y accéderont parmi ma Communauté seront moins
nombreux". Puis, nous montâmes au septième ciel où je vis Abraham ('Ibrâhim). Or, le Prophète (que la
paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) raconta qu'il avait vu quatre fleuves: deux apparents et deux
autres sous terre. "O Gabriel! Quels sont donc ces fleuves?", demanda-t-il. L'Archange répondit: "Les
deux fleuves souterrains sont du Paradis; quant aux deux autres, ils sont le Nil et l'Euphrate". Le
Prophète poursuivit son récit: Puis, on me montra la Maison Peuplée à son endroit sur laquelle
j'interrogeai Gabriel qui me dit: "C'est la Maison Peuplée où chaque jour, soixante-dix mille Anges font la
prière pour une seule fois dans leur vie". Ensuite, on m'apporta deux récipients: l'un contenant du vin et
l'autre de lait. Je choisis celui-ci. "Vous y êtes! Qu'Allâh te bénis pour la faveur de ta Communauté! Tu as
opté pour la voie primordiale", constata Gabriel. Aussi, il me fut prescrit d'accomplir cinquante prières par
jour..." Et le Prophète relata ce qui s'était passé à ce sujet.

239. D'après Ibn 'Abbâs le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) évoquant son
Voyage Nocturne, dit: "Moïse (Mûsa) était brun et de haute taille; on en dirait un homme de la tribu
Chanû'a. Quant à Jésus ('Isa), il était d'un corps charnu et de taille moyenne". Le Prophète mentionna
aussi Mâlik, le gardien de l'Enfer et l'Antéchrist.

241. D'après Ibn 'Abbâs, comme le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) passait
par la vallée d'Al-'Azraq, il demanda: "Quelle est cette vallée?". - On lui répondit: "C'est la vallée
d'Al-'Azraq". Le Prophète dit alors: "Il me semble voir Moïse (Mûsa) (que la paix soit sur lui) descendre
du haut du plissement en faisant la Talbiya à haute voix". Ensuite, ayant passé par le plissement de
Harchâ, il demanda: "Quel est ce plissement?". - "C'est le plissement de Harchâ ", lui répondit-on. Le
Prophète dit alors: "Il me semble voir Jonas (Yûnus) fils d'Amittaï (que la paix soit sur lui), vêtu d'une
tunique de laine et enfourchant une grosse chamelle rousse dont la bride est en fibre, en train de faire la
Talbiya".

245. D'après Abou Hourayra, le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) a dit: Lors
de mon Voyage Nocturne, je rencontrai Moïse (Mûsa) (que la paix soit sur lui). C'était un homme fébrile,
aux cheveux ni très lisses, ni très hérissés, dont on dirait un homme de la tribu Chanû'a. Je rencontrai
aussi Jésus ('Isa); c'était un homme de taille moyenne, rougeaud tel l'homme qui vient de sortir du bain.
Je vis également Abraham ('Ibrâhim) (que la paix soit sur lui), de ses descendants c'est moi qui lui
ressemble le plus. Ensuite on m'offrit deux récipients: l'un contenant du vin et l'autre du lait. "Bois celui
des deux que tu voudras", me dit-on. Je pris le lait et le bus. "Tu as élu la voie primordiale, ajouta-t-il; si
tu avais pris le vin, ta Communauté aurait été égarée".

Mention de Jésus, fils de Marie, et de l'Antéchrist

246. D'après Abdoullâh Ibn 'Omar, l'Envoyé d'Allâh (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) a
dit: Une nuit, je me suis vu (en songe) auprès de la Ka'ba où j'ai vu un homme brun, le plus beau brun
que vous puissiez voir; il avait les plus beaux cheveux descendant derrière ses oreilles; ils dégouttaient
encore d'eau comme s'il venait de les peigner; il était appuyé sur deux hommes ou, -suivant une
variante-, soulevé sur les épaules de deux hommes et faisait ainsi le Tawâf (les tournées rituelles autour
de la Maison). Je demandai qui était-il, et on me répondit: "C'est le Messie, fils de Marie". Je vis ensuite

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un homme boulot aux cheveux crépus; il était borgne de l'oeil droit; celui-ci ressemblait à un grain de
raisin saillant. Je demandai qui était-il; et on me répondit: "C'est l'Antéchrist".

251. Selon Abou Hourayra, l'Envoyé d'Allâh (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) a dit: Je
me vis (en songe) dans l'enceinte de la Ka'ba (le Hijr), pendant que les Qoraychites me questionnaient
sur mon Voyage Nocturne. Ceux-ci m'interrogèrent alors sur des détails concernant le Temple de
Jérusalem que je n'avais pas retenus; ce qui me causa une affliction qui me fut inconnue jusqu'alors. Le
Prophète ajouta: "Allâh fit alors apparaître le monument à ma vue, et ainsi je pus répondre à toutes leurs
questions". Je me vis ensuite parmi un groupe de prophètes dont Moïse (Mûsa) qui faisait la prière. Puis,
j'aperçus un homme de haute stature, on en aurait dit de la tribu Chanû'a, c'était, en fait, Jésus le fils de
Marie (que la paix soit sur lui), faisant la prière; de tous les hommes c'est 'Urwa Ibn Mas'ûd Ath-Thaqafî
qui lui ressemble le plus. Je vis ensuite Abraham ('Ibrâhim) (que la paix soit sur lui) debout, faisant la
prière; c'est votre ami qui lui ressemble le plus (il faisait allusion à lui-même). L'heure de la prière étant
venue, j'y présidai les Prophètes. Une fois l'ayant terminée, on me dit: "O Muhammad! Voilà Mâlik le
gardien de l'Enfer, salue-lui". Alors que je me tournai vers lui, le voilà qui me salua le premier.

Interprétation de ces paroles d'Allâh: "Il l'a pourtant vu, lors d'une autre descente". Le
Prophète a-t-il vu son Seigneur la nuit de l'Ascension?

259. Masroûq a dit: Un jour que j'étais accoudé chez 'Aïcha, elle me dit: "O Abou 'Aïcha! Trois choses,
quiconque prétend l'une d'elles aura forgé un grand mensonge sur Allâh".
Je lui dis: "Lesquelles?".
- "Quiconque prétend que Muhammad, (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) a vu son
Seigneur, aura forgé un grand mensonge sur Allâh".
Etant appuyé sur mes coudes, ajouta Masroûq, je me mis sur mon séant et dis: "O Mère des Croyants!
Donnez-moi du temps (pour comprendre) et ne me pressez pas: Allâh, l'Exalté, n'a-t-Il pas dit: {Il l'a
effectivement vu, au clair horizon, et Il l'a pourtant vu, lors d'une autre descente}.
- Parmi les gens de cette Communauté, répondit-elle, j'étais la première à poser cette question à
l'Envoyé d'Allâh (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) qui m'avait alors répondu: "Il s'agit
de Gabriel que je n'ai vu sous sa forme originelle que deux fois: dont une fois quand je l'ai vu descendre
du ciel couvrant de sa grande stature tout ce qui se trouve entre le ciel et la terre".
Puis, 'Aïcha ajouta: N'as-tu pas entendu ce verset qu'Allâh a révélé à Son Prophète: {Les regards ne
peuvent l'atteindre, cependant qu'Il saisit tous les regards. Et il est le Doux, le Parfaitement
Connaisseur}.
N'as-tu pas non plus entendu ce verset: {Il n'a pas été donné à un mortel qu'Allâh lui parle autrement
que par révélation, ou de derrière un voile, ou qu'Il (lui) envoie un messager (Ange) qui révèle, par Sa
permission, ce qu'Il (Allâh) veut. Il est Sublime et Sage.}
'Aïcha poursuivit: Quiconque présume que l'Envoyé d'Allâh (que la paix et la bénédiction de Dieu soient
sur lui) avait caché quoi que ce soit du Livre d'Allâh aurait forgé un grand mensonge sur Allâh. Allâh en
effet dit: {O Messager, transmets ce qui t'a été descendu de la part de ton Seigneur. Si tu ne le faisais
pas, alors tu n'aurais pas communiqué Son message}... De plus, celui qui présume que le Prophète
prévoit l'avenir, aura forgé un grand mensonge sur Allâh; Allâh (?????) a dit: {Dis: Nul de ceux qui sont
dans les cieux et sur la terre ne connaît l'Inconnaissable, à part Allâh}. (Mouslim n°259)

Ces dires du Prophète: "Allâh ne dort pas. Son voile est la lumière, s'Il l'enlève, la splendeur
de Sa mine brûlera tout ce que Sa vision atteindra"

263. Abou Moûsa a dit: Un jour, le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) se leva
parmi nous et fit état de cinq choses, il dit: Allâh, l'Exalté, ne dort pas et il ne Lui convient pas de dormir.
Il abaisse la Balance et l'élève. Il prend connaissance des actes nocturnes (accomplis par Ses créatures)
avant que le jour ne se lève, et des actes diurnes avant que la nuit ne tombe. La lumière, ou selon Abou
Bakr "le feu", est Son voile; s'Il l'ôte, la splendeur de Sa mine brûlera certes quiconque de Ses créatures
qui aurait pu l'apercevoir.

Affirmation que les Croyants verront leur Seigneur le Très-Haut dans la vie future

265. D'après Abou Moûsa , l'Envoyé d'Allâh (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) a dit: Il y
aura deux jardins dont les vases et tout ce qui y existe seront en argent, et deux autres jardins dont les
vases et tout ce qui y existe seront en or. Dans le jardin d'Eden, rien ne sera interposé entre les
bienheureux et la vue du Seigneur, sinon le voile de la grandeur sur Son visage.

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267. D'après Abou Hourayra , des gens interrogèrent un jour le Prophète (que la paix et la bénédiction de
Dieu soient sur lui) s'ils verraient le Seigneur le Jour de la Résurrection. Et le Prophète (que la paix et la
bénédiction de Dieu soient sur lui) de répondre: "Trouvez-vous de la peine à voir la lune quand elle est
pleine?". - "Non, ô Envoyé d'Allâh" - "Trouvez-vous de la peine à voir le soleil quand aucun nuage ne le
cache?". - "Non, ô Envoyé d'Allâh!". - Eh bien, reprit-il, de même vous verrez le Seigneur. Le Jour de la
Résurrection, Allâh rassemblera les gens, et leur dira: "Que chacun suive ce qu'il adorait!". Ceux qui
adoraient le soleil, le suivront; ceux qui adoraient la lune, la suivront; et ceux qui adoraient les taghût
(toute fausse divinité), les suivront. Tout le monde s'en ira donc, sauf cette Communauté y compris ses
hypocrites. Ensuite Allâh (que soient exaltées Sa toute puissance et Sa grandeur) s'incarnera à elle dans
une forme qu'elle ne connaît pas et leur dira: "Je suis votre Seigneur". - "Nous nous réfugions contre toi
auprès d'Allâh, diront-ils, nous resterons ici jusqu'à ce que notre Seigneur vienne, et alors nous Le
reconnaîtrons". Allâh (que soient exaltées Sa toute puissance et Sa grandeur) leur viendra ensuite sous la
forme qu'ils connaissent et leur dira: "Je suis votre Seigneur". - "Certes, Tu es notre Seigneur",
répondront-ils; et ils Le suivront. A ce moment-là, le Sirât (pont aussi fin qu'un fil) sera établi entre les
deux extrémités de l'Enfer. Ma Communauté et moi serons les premiers à le traverser. Ce jour-là,
personne ne parlera sauf les prophètes qui imploreront Allâh en ces termes: "O Seigneur! Sauve-nous,
sauve-nous!". En Enfer, il y aura des grappins pareils aux épines du Sa'dân (plante épineuse), avez-vous
vu le Sa'dân? - Certes oui, ô Envoyé d'Allâh. - Ces grappins ressembleront donc aux épines du Sa'dân
mais personne -si ce n'est qu'Allâh- ne connaît leur grandeur. Ils saisiront les gens suivant leurs actions:
les croyants y échapperont tandis que les coupables y demeureront jusqu'à l'expiation de leurs fautes.
Puis, quand Allâh achèvera le jugement de Ses serviteurs, et qu'Il voudra faire sortir par Sa miséricorde
et selon Sa volonté certains des réprouvés de l'Enfer, Il donnera l'ordre aux Anges de faire sortir du Feu,
quiconque ne Lui associait rien parmi ceux à qui Il voudra accorder Sa miséricorde parce qu'ils attestaient
qu'il n'y avait d'autre divinité qu'Allâh. Les Anges les reconnaîtront grâce aux traces de la prosternation
(marquées sur leur front), car le Feu dévorera entièrement le corps du fils d'Adam, à l'exception de cette
partie, parce qu'Allâh lui a interdit de le faire. Ils sortiront donc de l'Enfer consumés par le Feu; mais
grâce à l'eau de la vie qu'on versera sur eux, ils renaîtront comme renaît le pourpier dans le limon de
l'inondation. Quand Allâh achèvera de régler les comptes des hommes et qu'il ne restera qu'un seul
homme, ayant la face tournée vers le Feu. Celui-ci entrera au Paradis le dernier. Il s'écriera: "Seigneur!
Détourne mon visage de l'Enfer dont le souffle m'étouffe et les flammes me brûlent!". L'homme implorera
Allâh autant qu'Il lui inspirera. - "Mais, lui dira-t-Il alors, est-ce que si J'exauce ton voeu, me
demanderas-tu un autre?". - "Non, je ne Te demanderai pas autre chose", dira l'homme en faisant
maintes promesses et en prenant maints engagements vis-à-vis d'Allâh qui détournera alors son visage
de l'Enfer. Mais quand il arrivera au seuil du Paradis et qu'il le verra, l'homme gardera le silence aussi
longtemps qu'Allâh le voudra et finira par dire: "Seigneur! Approche-moi de la porte du Paradis". - "N'as-
tu pas pris, répliquera Allâh, l'engagement formel de ne plus jamais rien Me demander après ce que Je
t'ai déjà donné. Malheur à toi, ô fils d'Adam! Combien tu es perfide!". - "Si Seigneur", dira l'homme qui
continuera à invoquer et à implorer Allâh jusqu'à ce qu'Il lui dise: "Me promets-tu de ne Me rien
demander si J'exauce ton voeu?". L'homme Lui promettra et confirmera sa promesse par autant
d'engagements formels qu'Allâh voudra. Puis, Allâh l'approchera de la porte du Paradis, qui s'ouvrira
alors devant lui. Voyant les biens et les félicités qu'il renferme, il gardera d'abord le silence aussi
longtemps qu'Allâh voudra, puis s'écriera: "Seigneur! Fais-moi entrer au Paradis". - "N'as-tu pas pris
l'engagement formel de ne Me plus rien demander. Malheur à toi, ô fils d'Adam! Combien tu es perfide!".
"O Seigneur! Fais que je ne sois pas le plus malheureux de Tes créatures", dira l'homme qui poursuivra
ses implorations jusqu'à provoquer le rire d'Allâh (que soient exaltées Sa toute puissance et Sa
grandeur). Allâh le fera alors entrer au Paradis et lui dira ensuite: "Demande ce que tu désire". L'homme
ne cessera de demander et de formuler ses désirs, Allâh, de même, lui rappellera des voeux oubliés,
jusqu'à ce que l'homme n'ait point de souhaits à exprimer et ce sera alors qu'Allâh lui dira: "Tout cela est
à toi et autant encore".

269. D'après Abou Sa'îd Al-Khoudri: Comme des gens demandèrent au Prophète (que la paix et la
bénédiction de Dieu soient sur lui): "O Envoyé d'Allâh! Verrons-nous le Seigneur au Jour de la
Résurrection?". Il leur répondit: "Oui, éprouvez-vous de la peine à voir le soleil quand il est au zénith au
temps clair et serein et éprouvez-vous de la peine à voir la pleine lune quand le temps est clair et
serein?". -"Non, ô Envoyé d'Allâh", répondirent-ils. - Eh bien, vous n'aurez pas non plus de peine à voir le
Seigneur ce jour-là ainsi que vous n'en avez pas à voir l'un de ces deux astres. Ce jour-là, un héraut
viendra crier: "Que chaque communauté suive ce qu'elle adorait". Ainsi ceux qui associaient une autre
divinité à Allâh en vouant un culte aux fétiches ou aux pierres dressées, seront tous précipités au Feu. Il
ne restera que ceux qui adoraient Allâh, pieux ou pervers soient-ils, et les restants des gens du Livre (qui
ont suivi la religion non-interpolée révélée à leurs prophètes). On dira aux juifs: "Qu'adoriez-vous?". -
"Nous adorions, répondront-ils, 'Uzayr, le fils d'Allâh". - "Vous mentez, répondra-t-on, Allâh n'a ni
compagne ni enfant. Que désirez-vous?". - "Nous avons soif, ô Seigneur. Donne-nous à boire",
répondront-ils. - "Eh bien, buvez", leur sera-t-il dit. Et alors ils seront précipités d'affilée en Enfer qui
s'étendra devant eux comme un mirage. On s'adressera ensuite aux chrétiens et on leur dira:

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"Qu'adoriez-vous?" - "Nous adorions, répondront-ils, le Messie, fils d'Allâh". - "Vous mentez, leur
répondra-t-on, Allâh n'a ni compagne ni enfant. Que désirez-vous?". - "Nous avons soif, ô Seigneur.
Donne-nous à boire", répondront-ils. -"Eh bien buvez", leur sera-t-il dit. Et alors ils seront précipités
d'affilée en Enfer qui s'étendra devant eux comme un mirage. Il en sera ainsi jusqu'à ce qu'il ne restera
plus que ceux qui adoraient Allâh, pieux soient-ils ou pervers. Le Tout-Puissant s'incarnera alors à eux
dans une forme inférieure à celle sous laquelle Il s'était montré à eux auparavant et leur dira: "Qu'est-ce
vous attendez, alors que chaque communauté a rejoint ce qu'elle adorait". Ils répondront: "O Seigneur!
Nous nous sommes séparés d'eux bien que nous ayons grand besoin de s'attacher à eux". Il leur dira: "Je
suis votre Seigneur". - "Nous nous réfugions contre toi auprès d'Allâh. Nous n'associons rien à Allâh",
répéteront-ils deux ou trois fois. Certains parmi eux seront tentés, et ils diront alors: "Avez-vous un signe
conventionnel au moyen duquel vous pouvez Le reconnaître?". - "Oui", répondront-il. Ils seront alors
exposés à une grande horreur et tous ceux qui se prosternaient devant Allâh de bon gré seront autorisés
à se prosterner tandis que ceux qui se prosternaient devant Allâh par crainte (des gens) ou par
ostentation; lorsqu'ils voudront se prosterner, leur dos restera raide et ils tomberont à la renverse
chaque fois qu'ils essayeront de se prosterner. Puis, ils relèveront tous la tête et verront Allâh réintégrant
Sa forme qu'ils avaient vu la première fois. Il leur dira alors: "Je suis votre Seigneur". Et eux de
répondre: "Oui, certes, Tu es notre Seigneur!". A ce moment, le pont sera suspendu entre les deux
extrémités de l'Enfer, l'intercession sera permise et l'on entendra implorer le salut d'Allâh. Ils lui
demandèrent, ajoute le transmetteur: "O Envoyé d'Allâh! Que sera-ce que ce pont?". - "Ce sera,
répondit-il, un bourbier où l'on risque de glisser, hérissé de harpons, de grappins et d'épines comme
celles se trouvant à Nedjd, que l'on appelle le Sa'dân. Les Croyants passeront sur ce pont
(graduellement) avec la rapidité d'un clin d'oeil, de l'éclair, du vent, des oiseaux, des chevaux rapides et
des autres troupeaux. Les uns échapperont sains et saufs; d'autres échapperont tout en étant égratignés,
et d'autres enfin seront précipités dans le feu de l'Enfer. Et cela durera jusqu'à ce que les Croyants soient
délivrés de l'Enfer. Eh bien! Par Celui qui tient mon âme en Son pouvoir! Nul parmi vous n'imagine à quel
point les Croyants (sauvés) déploieront d'énormes efforts en suppliant le Tout-Puissant à sauver les
autres qui n'auraient pas pu échapper au Feu. Ils s'écrieront: "Seigneur, ce sont nos confrères, ils
jeûnaient, priaient et accomplissaient le Hajj comme nous". - "Faites sortir ceux que vous connaissez",
leur dira Allâh. Leurs figures ne seront pas atteintes par le feu. Certains parmi eux seront brûlés
jusqu'aux mi-jambes et d'autres jusqu'aux genoux. Les Croyants diront alors: "O Seigneur! Il n'y reste
personne parmi ce que Tu nous as ordonné d'en faire sortir". - "Retournez-y et faites sortir quiconque
ayant au coeur le poids d'un dinar de bien", dira Allâh. Ils feront donc sortir beaucoup de damnés, puis
diront: "O Seigneur! Il n'y reste personne parmi ce que Tu nous as ordonné d'en faire sortir". -
"Retournez-y et faites sortir quiconque ayant au coeur le poids de la moitié d'un dinar de bien", dira
Allâh. Ils feront donc sortir beaucoup de damnés, puis diront: "O Seigneur! Il n'y reste personne parmi ce
que Tu nous as ordonné d'en faire sortir". - "Retournez-y et faites sortir quiconque ayant au coeur le
poids d'un atome de bien", dira Allâh. Ils feront donc sortir beaucoup de damnés, puis diront: "O
Seigneur! Nous n'y trouvons aucun bien". Abou Sa'îd Al-Khoudri ajoutait: "Si vous ne me croyez pas,
référez-vous à ces paroles du Coran: {Certes, Allâh ne lèse (personne), fût-ce du poids d'un atome. S'il
est une bonne action, Il la double, et accorde une grosse récompense de Sa part}. Allâh, l'Exalté,
poursuivit le Prophète, dira alors: "Les prophètes, les anges et les Croyants ont intercédé et c'est
maintenant le tour du plus Miséricordieux des miséricordieux". Allâh prendra alors une poignée (de
réprouvés) de l'Enfer, qui n'avaient point fait du bien et qui seront alors tout calcinés. Il les jettera dans
un fleuve se trouvant près des entrées du Paradis et qu'on appelle le fleuve de la vie; et ils renaîtront
ainsi comme renaît le grain semé dans le limon de l'inondation. Vous le voyez à côté du rocher et à côté
des arbres; ce qui est exposé au soleil est vert et jaune; tandis que ce qui est dans l'ombre est blanc. -
"Vous en parlez comme un pâtre nomade, ô Envoyé d'Allâh", dirent-ils. - "Ces hommes, ajouta le
Prophète, sortiront éclatants comme des perles et portant au cou des sceaux. Ils entreront au Paradis et,
en les voyant, les bienheureux diront: "Ceux-là, ce sont les affranchis du Clément; Il les a fait entrer au
Paradis bien qu'ils n'aient jamais fait du bien". On leur dira alors: "Entrez au Paradis, ce que vous y voyez
est à vous". - "O notre Seigneur! Vous nous avez donné ce que Vous n'aviez donné à nul autre aux
mondes", diront-ils. - "Je vous réserve mieux que cela", dira Allâh. - "O notre Seigneur! Est-ce qu'il y a
mieux encore que cela?", diront-ils. - "Je serai satisfait de vous et ne serai jamais courroucé contre
vous".

Les derniers réprouvés qui sortiront de l'Enfer

272. D'après 'Abdoullâh Ibn Mas'oûd le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) a
dit: Certes, je connais bien celui qui sortira le dernier de l'Enfer et qui entrera le dernier au Paradis. C'est
un homme qui sortira de l'Enfer en se traînant et Allâh (que Son nom soit béni et exalté) lui dira: "Entre
au Paradis". L'homme s'y rendra et ayant l'impression que le Paradis est encombré, il retournera dire à
Allâh: "Seigneur, je l'ai trouvé encombré". - "Va, lui répétera Allâh, et entre au Paradis". L'homme s'y
rendra de nouveau; et ayant toujours l'impression qu'il est encombré, il retournera dire à Allâh:

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"Seigneur, je l'ai trouvé encombré". - "Va, répétera Allâh, et entre au Paradis; tu y auras ce qui équivaut
aux biens temporels et dix fois plus encore ou, suivant une variante, ce qui équivaut au décuple des biens
temporels". - "Tu Te moques de moi ou, suivant une variante, Tu ris de moi Toi qui es le Souverain
Maître", répliquera l'homme. - "J'ai vu alors, ajoute 'Abdallâh, l'Envoyé d'Allâh (que la paix et la
bénédiction de Dieu soient sur lui) rire à gorge déployée. Et on disait que cet homme occuperait le rang
le plus inférieur parmi les bienheureux du Paradis".

Ceux des hôtes du Paradis qui occupent les places mineures

278. D'après Jâbir Ibn 'Abdillâh : Abou Az-Zoubayr transmit qu'on avait interrogé Jâbir Ibn 'Abdillâh au
sujet du Rassemblement. Celui-ci répondit: Nous serons rassemblés le Jour de la Résurrection et nous
occuperons un espace plus étendu par rapport à celui qu'occuperont les autres communautés. Celles-ci
seront appelées l'une après l'autre, selon les idoles qu'elles avaient adorées. Quant à nous, Allâh viendra
nous demander: "Qui attendez-vous?". - "Nous attendons notre Seigneur", dirons-nous. - "Je suis votre
Seigneur", répliquera Allâh. - "Montre-Toi à nous pour que nous puissions Te voir", dirent-ils. Allâh se
présentera alors à eux, en riant, et leur demandera de Le suivre. Puis, Il accordera une lumière à chacun
d'eux, fidèle soit-il ou hypocrite. Ils Le suivront; et traverseront alors le pont établi entre les deux
extrémités de l'Enfer "As-Sirât" couvert de grappins et de grosses épines qui attraperont celui qu'Allâh
veut. La lumière accordée aux hypocrites s'éteindra alors que les fidèles passeront sains et saufs, les
premiers à traverser le Sirât auront les visages illuminés comme la pleine lune. Ils seront au nombre de
soixante-dix milles et n'auront pas de compte à rendre. Ceux qui les suivront, eux, auront les visages
éclatants telle l'étoile la plus brillante. Et ainsi de suite. Puis, il sera temps d'intercession, grâce à laquelle
seront sauvés de l'Enfer tous ceux qui attestaient qu'il n'y a d'autre divinité qu'Allâh, et qui avaient au
coeur fût-ce le poids d'un grain d'orge. Ceux-ci seront rassemblés à la cour du Paradis; les hôtes du
Paradis les aspergeront d'eau ce qui les ranimera et les fera renaître tout comme l'inondation fait renaître
une graine et leurs brûlures alors disparaîtront. Ils ne cesseront d'implorer Allâh jusqu'à ce qu'ils
obtiennent tout le bien du bas-monde ainsi que son décuple.

Invocation que réserve le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui)

293. D'après Abou Hourayra, l'Envoyé d'Allâh (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) a dit:
"Chaque prophète a une invocation qui sera exaucée. Je tiens à garder la mienne pour s'en servir à
intercéder en faveur de ma Communauté le Jour de la Résurrection".

299. D'après Anas Ibn Mâlik, le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) a dit:
"Chaque prophète a eu une invocation exaucée en faveur de sa Communauté. Je garde la mienne pour
s'en servir à intercéder en faveur de ma Communauté le Jour de la Résurrection".

Ces paroles d'Allâh: "Et avertis les gens qui te sont les plus proches"

303. D'après Abou Hourayra , lorsque fut révélé ce verset: {Et avertis les gens qui te sont les plus
proches.} l'Envoyé d'Allâh appela les Qoraychites à se réunir. Allant du général au particulier, il s'adressa
à eux en ces termes: "O Banû Ka'b Ibn Lu'ay, sauvez-vous du Feu; O Banû Murra Ibn Ka'b, sauvez-vous
du Feu; O Banû 'Abd Chams, sauvez-vous du Feu; O Banû 'Abd Manâf, sauvez-vous du Feu; O Banû
Hâchim, sauvez-vous du Feu; O Banû 'Abd Al-Muttalib, sauvez-vous du Feu; O Fâtima, sauve-toi du Feu.
Car je ne puis rien pour vous tous auprès d'Allâh sinon que le maintien de nos liens de parenté que je
maintiendrai".

307. D'après Ibn 'Abbâs: Lorsque fut révélé ce verset: {Et avertis les gens qui te sont les plus proches}
le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) se dirigea vers le mont As-Safâ et
l'escalade, puis poussa un cri d'avertissement. Les gens se demandèrent alors qui appelait ainsi.
Connaissant que c'était Muhammad, ils allèrent le retrouver.
- Hé! les Banû untel! Hé! les Banû untel! Hé! les Banû untel! Hé les Banû 'Abd Manâf! Hé! les Banû 'Abd
Al-Muttalib. Quand ils s'étaient tous assemblés, le Prophète leur dit: "Eh bien! Figurez-vous que je vous
annonce qu'il y a au pied de cette montagne des cavaliers qui veulent vous attaquer, me croiriez-vous?".
- "Certes oui, répondirent-ils, car, tu n'as jamais menti".
- "Eh bien! reprit-il, je vous avertis que vous êtes menacés d'un châtiment terrible".
- "Que tu périsses!, s'écria Abou Lahab, est-ce pour cela que tu nous as rassemblés?". C'est alors que fut
révélé ce verset: {Que périssent les deux mains de Abou Lahab}, et en fait, il périt.

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Intercession du Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) en faveur de son
oncle Abou Tâlib, et allégement du châtiment de ce dernier par la suite

308. Al-'Abbâs Ibn 'Abd Al-Mouttalib a dit: "J'ai demandé à l'Envoyé d'Allâh: "Est-ce que vous vous êtes
rendus utiles en quelque sorte à Abou Tâlib qui -de son vivant- vous favorisait et vous protégeait contre
vos ennemis?".
- "Oui, répondit le Prophète, il est dans une sorte de haut-fond de Feu; or sans mon intercession, il aurait
été au bas-fond de l'Enfer".

310. D'après Abou Sa'îd Al-Khoudri, comme on évoqua un jour devant le Prophète (que la paix et la
bénédiction de Dieu soient sur lui) son oncle paternel Abou Tâlib, il dit: "Peut-être qu'au Jour du
Jugement Dernier mon intercession lui sera utile, en sorte qu'il sera seulement mis au haut-fond du Feu
qui lui arrivera jusqu'aux chevilles et lui fera bouillir le cerveau".

Les gens qui subiront le moindre châtiment

313. An-Nu'mân Ibn Bachîr a entendu le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui)
dire: "Au Jour de la Résurrection, le réprouvé le plus légèrement châtié sera l'homme à qui on mettra
sous la plante des pieds deux braises qui feront bouillir son cerveau".

S'allier aux fidèles et rompre avec les incrédules

316. 'Amr Ibn Al-'As rapporte qu'il a entendu le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur
lui) dire publiquement: "Certes, mes consanguins ne sont pas au nombre de mes alliés. Allâh seul est
mon Protecteur et les Croyants vertueux sont mes alliés".

Troupes des musulmans qui entreront au Paradis sans compte à rendre ni châtiment à subir

317. Selon Abou Hourayra (que la paix soit sur lui), l'Envoyé d'Allâh (que la paix et la bénédiction de Dieu
soient sur lui) dit: "Soixante-dix mille de ma Communauté entreront au Paradis sans jugement". Un
homme dit alors: "O Envoyé d'Allâh! Invoque Allâh pour que je sois l'un d'eux". - "Seigneur, s'écria le
Prophète, fais qu'il soit parmi eux!". Un autre homme se leva et dit: "O Envoyé d'Allâh! Invoque Allâh
pour que je sois l'un d'eux". Mais, l'Envoyé d'Allâh lui répondit: "'Oukkâcha t'a devancé".

322. D'après Abou Hâzim, Sahl Ibn Sa'd transmet que le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu
soient sur lui) a dit: "Entreront au Paradis soixante-dix mille ou sept cent mille de ma Communauté
(Abou Hâzim ne sait pas lequel des deux nombres est le plus correct) liés les uns aux autres de sorte que
leur premier ne franchira pas le seuil (du Paradis) sans que le dernier aussi le franchisse. Leurs visages
auront l'aspect de la lune quand elle est pleine".

323. D'après Ibn 'Abbâs le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) a dit: On fit
défiler devant moi les diverses communautés (religieuses). Je vis alors un prophète passait, étant
accompagné d'une petite troupe de fidèles (presque une dizaine), un autre qui passait tout en n'ayant à
sa compagnie qu'un ou deux hommes, et un troisième qui passait tout seul. Ensuite, je vis une multitude
de gens et je crus qu'il s'agissait de ma Communauté; mais on me dit que c'était Moïse (Mûsa) (que la
paix soit sur lui) et son peuple. On me demanda ensuite de regarder une masse nombreuse qui barrait
l'horizon. - "Regarde aussi de l'autre horizon", ajouta-t-on. J'y vis également une autre masse
nombreuse, c'est alors qu'on me dit: "Voici ta Communauté et il y aura en outre soixante-dix mille qui
entreront au Paradis sans qu'on leur demande aucun compte et sans qu'ils subissent de châtiment". Ceci
dit, le Prophète se leva et rentra chez lui. Les assistants, eux, se mirent à discuter au sujet de ceux qui
entreront au Paradis sans qu'on leur demande de compte et sans qu'ils subissent de châtiment.
Quelques-uns dirent alors: "Peut-être s'agit-il des Compagnons du Prophète (que la paix et la bénédiction
de Dieu soient sur lui)". D'autres dirent: "Ce sont plutôt ceux qui naissent musulmans et qui n'ont jamais
associé de divinité à Allâh, etc.". Comme le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui)
revint et apprit le sujet de leur discussion, il dit: "Il s'agit de ceux qui ne s'exorcisent pas et ne pratiquent
pas l'exorcisme, de ceux qui ne sont pas superstitieux et de ceux qui mettent toute leur confiance en leur
Seigneur". 'Oukkâcha Ibn Mihsan se leva alors et dit: "O Envoyé d'Allâh! Invoque Allâh pour que je sois
l'un d'eux". - "Tu le seras", répondit le Prophète. Un autre musulman se leva ensuite et demanda la
même chose au Prophète, celui-ci lui répondit: "Tu as été devancé par 'Oukkâcha".

25
La Communauté musulmane constituera la moitié des hôtes du Paradis

324. D'après 'Abdoullâh Ibn Mas'oûd, le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) a
dit: "Vous contenteriez-vous d'être le quart des habitants du Paradis?". Et nous (en signe de
réjouissance) de faire le takbîr (dire Allâh est Grand). - "Vous contenteriez-vous d'être le tiers des hôtes
du Paradis?". Nous fîmes de nouveau le takbîr. - "J'espère, ajouta-t-il que vous serez la moitié des hôtes
du Paradis. En effet, les musulmans ne sont au milieu des polythéistes que comme un poil blanc sur la
peau d'un taureau noir ou comme un poil noir sur la peau d'un blanc taureau".

A propos de ces dires: Allâh dit à Adam: Fais sortir de l'Enfer de chaque mille, neuf cent quatre
vingt dix neuf

327. D'après Abou Sa'îd l'Envoyé d'Allâh (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) a dit: "Allâh
- qu'Il soit Exalté! - appellera Adam. "O Allâh! Me voici répondre à Ton appel, de Toi on tient notre
bonheur et entre Tes mains Tu détiens tout le bien", répondra Adam. - "Fais sortir ceux qui sont destinés
à l'Enfer", lui ordonna Allâh. - "Et quelle est la part de l'Enfer?". - "De chaque mille hommes neuf cent
quatre-vingt-dix-neuf", lui dira-t-Il. Cela aura lieu quand l'enfant se fera des cheveux blancs (à cause de
l'horreur de ce jour-là), que {toute femelle enceinte avortera de ce qu'elle portait. Et tu verras les gens
ivres, alors qu'ils ne le sont pas. Mais le châtiment d'Allâh est dur}". Peinés, les fidèles demandèrent: "O
Envoyé d'Allâh! Qui d'entre nous sera cet homme (le millième)?".
– "Réjouissez-vous, répondit-il, alors qu'il y en aura mille de Gog et de Magog (destiné à l'Enfer), il n'y
en aura qu'un d'entre vous". Puis il ajouta: "J'en jure par Celui qui tient mon âme en Son pouvoir,
j'espère que vous formerez le quart des hôtes du Paradis". Comme nous louâmes Allâh et fîmes le
takbîr, il ajouta: "J'en jure par Celui qui tient mon âme en Son pouvoir, j'espère que vous formerez le
tiers des hôtes du Paradis". Comme nous louâmes Allâh et fîmes le takbîr de nouveau, il reprit: "J'en
jure par Celui qui tient mon âme en Son pouvoir, j'espère que vous formerez la moitié des hôtes du
Paradis. Vous êtes au milieu des autres communautés comme un poil blanc sur la peau d'un taureau
noir ou comme une tache blanche au paturon d'un âne".

La Purification
Obligation de faire les ablutions mineures (wudû') pour la prière

330. D'après Abou Hourayra le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) a dit:
"Quand l'un de vous est souillé par quelque impureté, il lui est indispensable de refaire ses ablutions,
pour que sa prière soit agrée".

Manière de faire les ablutions et de les accomplir intégralement

331. Le récit de 'Othmân Ibn 'Affân : Ayant demandé de l'eau pour faire les ablutions (Wudû'), il se lava
les mains trois fois, se rinça la bouche et s'aspira l'eau par les narines. Puis, il se lava le visage trois fois,
les deux bras jusqu'aux coudes trois fois également tout en commençant par le côté droit. Ensuite, il
passa sa main humide sur la tête, se lava les pieds jusqu'aux chevilles à trois reprises tout en
commençant par le pied droit; enfin il dit: J'ai vu l'Envoyé d'Allâh (que la paix et la bénédiction de Dieu
soient sur lui) faire ses ablutions de cette même façon et je l'ai entendu dire ensuite: "Quiconque fait ses
ablutions comme je viens de les faire; puis prie deux rak'a sans que son esprit fût distrait à ce moment,
obtiendra le pardon de ses péchés antérieures".

Mérite des ablutions mineures et de la prière

337. Le récit de 'Othmân : D'après Abou Anas, un jour que 'Othmân fut en train de faire ses ablutions à
Al-Maqâ'id (lieu situé près de la mosquée), il dit: "Voulez-vous que je vous montre comment le Prophète
(que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) faisait ses ablutions?". Ceci dit, il commença à faire
ses ablutions, en lavant à trois reprises chacun de ses membres.

Ablutions du Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui)

346. 'Abdallâh Ibn Zayd Ibn 'Asim Al-Ansâri transmet que quelques gens lui demandèrent de leur

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montrer comment l'Envoyé d'Allâh (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) faisait ses
ablutions. On lui apporta alors un bassin d'eau et lui de faire les ablutions comme suit: il versa de l'eau
sur ses deux mains qu'il lava trois fois. Ensuite, il introduisit sa main dans le bassin, y puisa de l'eau dans
le creux de sa main, se rinça la bouche et aspira l'eau par le nez, le tout à trois reprises. Plongeant de
nouveau sa main dans le bassin, il y puisa de l'eau pour se laver le visage trois fois; puis puisant de
nouveau de l'eau dans le bassin, il lava ses mains chacune deux fois jusqu'aux coudes. Ceci fait, il puisa
encore de l'eau et passa sa main sur la tête en allant d'avant en arrière; enfin, il se lava les pieds
jusqu'aux chevilles et dit: "Telles étaient les ablutions du Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu
soient sur lui)".

Faire pénétrer l'eau par le nez et la rejeter et se torcher plusieurs fois impaires

348. Selon Abou Hourayra , le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) a dit: "Que
celui qui se nettoie les orifices naturels du corps après les besoins naturels (en usant de l'eau ou de la
terre), le fait à un nombre impair (c'est-à-dire une, trois, cinq, etc. fois); et que celui qui fait ses
ablutions rejette l'eau qu'il a aspirée par les narines".

351. D'après Abou Hourayra , le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) a dit:
"Quand l'un de vous se réveille, qu'il aspire l'eau par ses narines trois fois; puis qu'il la rejette à chaque
reprise; car le diable passe la nuit sur son nez".

Obligation de se laver les pieds

354. 'Abdoullâh Ibn 'Amr a dit: A notre retour de La Mecque vers Médine en compagnie du Prophète (que
la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui), passant auprès d'une source d'eau; peu avant la prière
de 'asr, quelques-uns firent leurs ablutions à la hâte. Quand nous les rejoignîmes, nous nous rendîmes
compte qu'ils ne s'étaient pas lavés les talons, le Prophète dit: "Malheur aux talons lorsqu'ils seront
exposés au feu de l'Enfer! Parachevez vos ablutions!"

356. D'après Abou Hourayra ayant vu un homme qui ne s'était pas lavé les talents en faisant les
ablutions, le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) lui dit: "Malheur aux talons
quand ils seront exposés au feu de l'Enfer!"

Recommandation d'accomplir parfaitement ses ablutions

362. D'après Abou Hourayra , le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) a dit: "Le
Jour de la Résurrection, vous aurez au front, aux mains et aux pieds des marques brillantes, traces de
vos ablutions parfaites. Que celui d'entre vous qui pourra agrandir ses marques brillantes, le fasse (en
parachevant de plus en plus ses ablutions)".

367. D'après Abou Hourayra , le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) se rendant
un jour au cimetière, il dit: "Que la paix soit sur vous, ô Croyants de cette demeure. Nous autres, si Allâh
veut, nous vous rejoindrons, je regrette de ne pas voir nos frères". Les fidèles lui demandèrent alors: "Ne
sommes-nous pas tes frères, ô Envoyé d'Allâh?".
- "Vous êtes plutôt mes compagnons, leur répondit-il, nos frères sont ceux qui ne sont pas encore venus
au monde".
- "Comment, ô Envoyé d'Allâh, sauras-tu (au Jour de la Résurrection) ceux de ta Communauté qui ne
sont pas encore venus au monde?".
- "Que pensez-vous d'un homme possédant des chevaux ayant des taches blanches aux fronts et aux
pieds, pourra-t-il les reconnaître s'ils sont parmi des chevaux noirs?".
- "Certes oui, ô Envoyé d'Allâh!".
- Ainsi, mes frères viendront (le Jour de la Résurrection) avec des marques blanches aux fronts, aux
mains et aux pieds à cause de leurs ablutions et je les devancerai au Bassin. Et il y aura en revanche, des
hommes qu'on repoussera loin de mon Bassin comme on repousse un chameau égaré. Et moi de les
appeler: "Venez-y!". Mais on me répondra: "Après ta mort, ils ont abjuré ta religion". Je dirai alors:
"Qu'ils soient exterminés! Qu'ils soient exterminés!"

Usage du siwâk

370. Selon Abou Hourayra, l'Envoyé d'Allâh (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) a dit: "Si

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ce n'eût été trop imposer aux Croyants -ou, selon Zuhayr, à ma Communauté- je les aurais ordonné de
faire usage du siwâk (instrument pour se nettoyer les dents) avant chaque prière".

373. Abou Moûsa, a dit: "Un jour que je suis entré chez le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu
soient sur lui), je le trouvai en train de nettoyer ses dents avec le siwâk".

374. Houdhayfa , a dit: "Le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) avait l'habitude
de frotter ses dents avec le siwâk, quand il se réveillait la nuit pour faire les prières de Tahajjud".

Caractéristiques de la fitra

377. D'après Abou Hourayra, le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) a dit: "La
fitra (la nature primordiale) comporte cinq exigences -ou, selon une variante, il est cinq exigences de la
fitra-: la circoncision, le rasage des poils du pubis, le rognage des ongles, l'épilation des aisselles et la
taille des moustaches".

380. D'après Ibn 'Omar, l'Envoyé d'Allâh (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) a dit:
"Taillez court les moustaches et laissez pousser les barbes".

Bonnes pratiques

388. D'après Abou Ayyoûb Al-Ansâri, le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) a
dit: "Quand vous allez satisfaire un besoin naturel, ne faites pas face à la Qibla ni lui tournez le dos non
plus, mais orientez-vous vers l'est ou l'ouest".

390. Abdoullâh Ibn 'Omar a dit: "Il est des gens qui prétendent qu'il ne faut pas faire face ni à la Ka'ba ni
à Jérusalem en satisfaisant un besoin naturel. Or moi, ajouta 'Abdallâh, un jour que j'étais monté sur le
toit d'une maison, je vis l'Envoyé d'Allâh (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) assis à
croupetons sur deux briques sèches pour satisfaire un besoin naturel; tout en faisant face à Jérusalem".

Interdiction de se nettoyer en utilisant la main droite, après excrétion

392. D'après Abou Qatâda , le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) a dit: "Ne
tenez pas votre verge de la main droite en urinant; ne vous essuyez pas de la main droite après la
satisfaction des besoins naturels et ne respirez pas dans le vase (en buvant)".

Commencer par la droite pour faire des choses différentes

395. D'après 'Âicha (raa), le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) préférait
commencer par le côté droit, qu'il s'agit de faire ses ablutions, de se peigner, ou même de se chausser.

Se nettoyer avec de l'eau après excrétion

398. D'après Anas Ibn Mâlik, un jour, le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui)
entra dans un jardin, suivi d'un garçon emportant un bassin rempli d'eau. Le garçon qui était le plus
jeune parmi nous, mit le basin près d'un jujubier; le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu
soient sur lui) satisfit alors ses besoins naturels; puis s'essuya avec de l'eau.

Passer les mains humides sur les bottines

402. D'après Houdhayfa : Un jour que j'étais en compagnie du Prophète (que la paix et la bénédiction de
Dieu soient sur lui), il se rendit auprès d'un tas d'ordures où il urina étant debout. Je m'écartai alors,
mais le Prophète m'appela. Je m'approchai donc en se tenant derrière lui. Il fit ensuite ses ablutions et
passa sa main humide sur ses chaussons.

404. D'après Al-Mughîra Ibn Chu'ba , l'Envoyé d'Allâh (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui)
étant sorti pour satisfaire un besoin naturel, Al-Mughîra le suivit en portant un petit vase plein d'eau.
Quand le Prophète eut terminé, il lui versa de l'eau. Et le Prophète de faire ses ablutions; tout en passant

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sa main humide sur ses chaussons.
Plonger la main dont on doute la pureté dans un vase d'eau avant de la laver trois fois

416. D'après Abou Hourayra, le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) a dit:
"Quand l'un de vous se réveille, qu'il n'introduise pas sa main dans l'eau (destinée à sa purification) à
moins qu'il ne l'ait lavée trois fois; car le dormeur ne sait pas où il a posé sa main pendant la nuit".

Jugement porté sur le lapement du chien dans un vase d'eau

418. D'après Abou Hourayra, l'Envoyé d'Allâh (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) a dit:
"Si un chien lape dans le vase de l'un d'entre vous, qu'il fait couler son contenu et qu'il le lave sept fois".

Interdiction d'uriner dans l'eau stagnante

424. D'après Abou Hourayra, le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) a dit: "Que
personne n'urine dans une eau stagnante; puis y puise pour faire ses ablutions".

Obligation de laver avec de l'eau les traces d'urine et des autres souillures si on les trouve à la
mosquée. La terre ne peut être purifiée qu'avec de l'eau

427. D'après Anas, un bédouin se mit à uriner dans la mosquée; quelques gens se précipitèrent alors sur
lui, mais le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) s'écria: "Laissez-le et ne
l'interrompez pas". Quand l'homme eut fini d'uriner, le Prophète ordonna un seau d'eau et le versa sur
l'endroit souillé.

Jugement porté sur l'urine du nourrisson et manière dont on doit en laver la trace

430. 'Âicha, la femme du Prophète (raa) a dit: "On amenait souvent les nouveau-nés auprès du Prophète
(que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui). Celui-ci les bénissait (en invoquant la grâce d'Allâh
en leur faveur) et leur frottait l'intérieur de la bouche avec une datte mâchée. Un jour, comme on lui
amena un enfant, celui-ci urina sur les vêtements du Prophète. Il demanda alors de l'eau et se contenta
d'asperger la partie tachée".

432. 'Umm Qays bint Mihsan (raa) raconte qu'elle a apporté un jour au Prophète (que la paix et la
bénédiction de Dieu soient sur lui) un de ses fils qui était alors un nourrisson et l'a mis dans son giron.
Comme l'enfant urina sur les vêtements du Prophète, celui-ci demanda de l'eau et se contenta d'asperger
tout simplement l'endroit souillé.

Jugement porté sur le sperme

434. Le récit de 'Âicha (raa): D'après 'Alqama, un homme passa la nuit à la maison de 'Âicha. Au matin,
quand il se réveilla, il se mit à laver ses habits (car il avait eu des pollutions nocturnes). L'ayant vu,
'Âicha lui dit: "Si tu vois la tache, lave-la; sinon, asperge d'eau l'endroit (que tu crois souillé) de tes
habits. Je me souviens encore d'avoir frotter à sec les taches (de l'éjaculation) des habits du Prophète
(que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) qui alla ensuite prier; vêtu de ces mêmes habits".

Impureté du sang et manière de l'enlever

438. Asma (raa) a dit: Une femme vint trouver le Prophète et lui demanda: "Qu'est-ce qu'on a à faire de
nos vêtements s'il arrive qu'ils se tachent du sang de nos menstrues?". - "Frottez à sec l'endroit souillé,
mouillez ensuite entièrement le vêtement tout en le frottant, lavez-le enfin. Vous pourrez ensuite le
porter en faisant la prière". répondit-il.

Impureté de l'urine et obligation de s'en purifier

439. D'après Ibn 'Abbâs, le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) passa un jour
par deux tombes il dit: "Ceux qui y sont ensevelis, subirent des tortures et pourtant ce n'est pas pour des

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péchés capitaux. En effet, l'un colportait des médisances; quant à l'autre, il ne se'essuyait pas après
avoir uriné". Ceci dit, il se fait apporter une palme humide, la partagea en deux, planta chacune des deux
parties devant une tombe, puis dit: "J'espère que leurs tourments seront allégés tant que ces deux
parties (de la palme) restent fraîches".

La Menstruation
Contacts, au-dessus de l'izâr, avec sa femme quand elle a ses menstrues

440. 'Âicha (raa) a dit: Quand l'une des nous avait ses menstrues et que l'Envoyé d'Allâh (que la paix et
la bénédiction de Dieu soient sur lui) désirait entretenir des rapports sexuels avec elle, il lui ordonnait de
s'envelopper d'un 'izâr (sorte de pagne ajusté autour des reins au-dessus du nombril).

442. D'après Maymoûna (raa), "Chaque fois que le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient
sur lui) désirait entretenir des rapports sexuels avec une de ses femmes, ayant ses menstrues, il
l'enjoignait de s'envelopper d'un 'izâr (sorte de pagne ajusté autour des reins au-dessus du nombril)".

Dormir sous une même couverture à côté de sa femme quand elle a ses menstrues

444. Oum Salama (raa) a dit: "Pendant que nous étions couchés, moi et le Prophète (que la paix et la
bénédiction de Dieu soient sur lui), sous une couverture de laine, j'eus mes menstrues. je m'enfuis
aussitôt et allai revêtir mon costume de menstrues". "As-tu tes menstrues?", me demanda le Prophète. -
"Oui", répondis-je. Alors, il m'appela et je me remis avec lui sous la couverture. Elle ajouta qu'elle se
lavait avec le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) dans un même bassin des
impuretés du coït.

Permission à la femme qui a ses menstrues de laver la tête de son mari et de la peigner;
pureté des autres parties de son corps. Il est permis à son mari de poser la tête dans son giron
et de réciter alors le Coran

445. 'Âicha (raa) a dit: "Quand il était en retraite spirituelle (I'tikâf), le Prophète (que la paix et la
bénédiction de Dieu soient sur lui) me tendait sa tête pour lui peigner ses cheveux; et il ne rentrait chez
lui que pour satisfaire un besoin naturel".

454. 'Âicha (raa) a dit: "Le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) s'appuyait sur
mon giron alors que j'avais mes menstrues; et récitait le Coran".

Suintement

456. 'Ali a dit: J'étais souvent sujet au [Madhi], mais comme j'avais honte d'interroger le Prophète (que
la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) à ce sujet, car j'étais son beau-fils, je chargeai Al-Miqdâd
Ibn Al-'Aswad de lui poser la question. Le Prophète lui répondit alors: "Qu'il lave sa verge et fasse ses
ablutions".

Se laver les mains et le visage après son réveil

459. Ibn 'Abbâs a dit: "Une nuit, le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) se leva
pour accomplir ses besoins naturels. Il se lava ensuite la figure et les mains puis se rendormit".

Permission à la personne souillée par les impuretés du coït de dormir (sans faire de lotion); il
lui est recommandé de faire ses ablutions et de se laver la partie génitale quand elle veut
manger, boire, dormir, ou avoir des rapports sexuels

460. D'après 'Âicha (raa), quand le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) voulait
dormir alors qu'il était souillé à la suite des rapports sexuels, il faisait d'abord ses ablutions comme pour
la prière.

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462. D'après Ibn 'Omar, 'Omar demanda le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur
lui): "Pourra-t-on dormir étant souillé à la suite des rapports sexuels?". - "Oui, répondit le Prophète, à
condition qu'il ait fait les ablutions".

La femme doit faire les ablutions majeures si elle éjacule

469. D'après Oum Sulaym (raa), J'interrogeai l'Envoyé d'Allâh (que la paix et la bénédiction de Dieu
soient sur lui) de ce que la femme doit faire si elle voit un songe érotique, tout comme l'homme.
- "Si elle éjacule, répondit le Prophète, elle devra se laver". Eprouvant un peu de honte, je demandai au
Prophète: "Est-ce que la femme éjacule?".
- "Oui, répliqua le Prophète, sinon grâce à quoi son enfant lui ressemblerait-il. Le liquide émis par
l'homme (le sperme) est épais et blanchâtre, tandis que celui de la femme est fluide et jaunâtre. La
ressemblance (de l'enfant à l'un de ses parents) dépend alors de celui des deux liquides qui atteint
l'utérus le premier".

471. D'après Oum Salama (raa), Je vins trouver l'Envoyé d'Allâh (que la paix et la bénédiction de Dieu
soient sur lui) et lui demandai: "O Envoyé d'Allâh! Certes, Allâh ne se gêne pas de la vérité. Eh bien! La
femme doit-elle se laver si elle voit un songe érotique?".
- "Oui, répondit le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui), à condition qu'elle
s'aperçoive de l'éjaculation".
- "O Envoyé d'Allâh! La femme éjacule-t-elle?".
- "Oui, répliqua le Prophète, sinon, grâce à quoi son enfant lui ressemblerait-il?".

Comment procéder à la purification après le coït

474. D'après 'Âicha (raa), a dit: "Quand le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui)
se lavait à la suite du coït, il commençait par se laver les mains, puis de sa main droite, puisait de l'eau
qu'il versait dans sa main gauche pour laver sa verge. Ensuite, il faisait ses ablutions comme pour la
prière. Puis, il prenait de l'eau et faisait pénétrer ses doigts humides dans ses cheveux jusqu'aux racines.
Une fois sûr que l'eau eut atteint tout son corps, il puisait encore de l'eau dans le creux de sa main, qu'il
versait sur sa tête trois fois, puis en inondait son corps, et se lavait, enfin, les pieds".

476. Maymoûna (raa) a dit: "Un jour que j'apportai au Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu
soient sur lui) un bassin d'eau pour qu'il se purifie à la suite du coït, il se lava les mains deux ou trois
fois, puisa de l'eau dans le bassin pour la verser sur sa verge qu'il lava avec sa main gauche. Puis, il
frotta fortement sa main gauche contre le sol, fit ses ablutions comme pour la prière, puisa à trois
reprises de l'eau qu'il versa sur sa tête; ensuite, il lava le reste de son corps. Ceci fait, le Prophète
s'éloigna de l'endroit où il se tenait et lava ses pieds. Quand enfin, je lui tendis la serviette de bain, il
refusa de s'en servir".

Quantité d'eau utilisée pour se laver à la suite du coït. Un homme et sa femme peuvent faire
les ablutions majeures en se servant du même vase d'eau

481. Le récit de 'Âicha (raa): Abou Salama Ibn 'Abdourrahmân dit: Un jour, je me suis rendu chez 'Âicha
avec son frère de lait. Celui-ci lui demanda comment le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu
soient sur lui) se lavait à la suite du coït. Elle ordonna alors un bassin rempli de près d'un sâ' d'eau.
Dérobée à nos regards par un rideau, elle se mit à faire ses ablutions majeures et répandit trois fois de
l'eau sur sa tête. Le transmetteur ajoute que les femmes du Prophète (que la paix et la bénédiction de
Dieu soient sur lui) disposaient leurs cheveux en queue de cheval.

486. Le récit de Maymoûna, femme du Prophète (raa): Ibn 'Abbâs a dit: "Maymoûna m'a informé qu' elle
faisait les ablutions majeures avec le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) en
puisant l'eau dans un même vase".

487. Ibn 'Abbâs, a dit: "Le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) faisait ses
ablutions majeures avec l'eau restante de Maymoûna, une fois celle-ci ayant terminé les siennes".

489. D'après Anas, le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) se lavait avec cinq
makûk d'eau (un makûk équivaut à deux poignées) et faisait ses ablutions avec un seul makûk.

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Recommandation de faire couler l'eau trois fois sur la tête et sur les autres parties du corps

493. Selon Jubayr Ibn Mut'im, Etant chez l'Envoyé d'Allâh (que la paix et la bénédiction de Dieu soient
sur lui), les Croyants discutèrent au sujet des ablutions majeures (ghusl). L'un d'eux dit: "Je me lave la
tête tant et tant de fois". L'Envoyé d'Allâh (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) lui
répondit: "Quant à moi, je répands sur ma tête trois poignées d'eau".

495. D'après Jâbir Ibn 'Abdillâh, la délégation de Thaqîf demanda au Prophète (que la paix et la
bénédiction de Dieu soient sur lui): "La région où nous vivons est froide, comment devons-nous faire
pour accomplir nos ablutions majeures (ghusl)?" - "Quant à moi, répondit le Prophète, je répands l'eau à
trois reprises sur ma tête".

Jugement porté sur les tresses d'une femme faisant ses ablutions majeures

498. Le récit de 'Âicha (raa): D'après 'Ubayd Ibn 'Umayr, 'Âicha a entendu dire que 'Abdoullâh Ibn 'Amr a
ordonné aux femmes de dénatter leurs cheveux en faisant les ablutions majeures. 'Âicha s'exclama alors:
"Qu'il est étrange Ibn 'Amr! Il ordonne aux femmes de dénatter leurs cheveux en faisant les ablutions
majeures! Pourquoi ne leur ordonne-t-il pas également de se raser les cheveux?! Quant à moi, je faisais
mes ablutions majeures avec le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) en puisant
l'eau dans le même vase que lui, et je ne faisais (pour laver mes cheveux) que répandre l'eau à trois
reprises sur ma tête".

Recommandation à une femme qui se purifie d'utiliser un coton imbibé de musc et de


s'essuyer la partie génitale externe

499. D'après 'Âicha (raa), une femme interrogea le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient
sur lui) sur la façon dont elle devait se laver de ses menstrues. Il lui donna donc des instructions sur la
manière de se laver et ajouta: "Prends ensuite un chiffon parfumé de musc au moyen duquel purifie-toi".
- "Comment me purifie-je au moyen de ce chiffon?", ajouta-t-elle.
- "Gloire à Allâh! riposta le Prophète, purifie-toi". A ce moment, le Prophète détourna le visage; Sufyân
Ibn 'Uyayna nous montra alors du doigt son visage (grimaçant pour simuler l'attitude du Prophète à ce
moment-là). 'Âicha ajouta: J'attirai cette femme vers moi et, ayant compris ce que l'Envoyé d'Allâh (que
la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) voulait dire, je lui dis: "Suivez au moyen de ce chiffon les
traces de sang".

Ablution majeure et prière d'une femme qui a une veine saignante

501. D'après 'Âicha (raa), Fâtima bint 'Abî Hubaych vint dire au Prophète (que la paix et la bénédiction de
Dieu soient sur lui): "O Envoyé d'Allâh! Je souffre d'écoulements de sang en dehors de mes menstrues et
je n'arrive pas à me purifier, dois-je renoncer à la prière?". - "Non, répondit le Prophète, ce sang provient
d'une veine, il ne s'agit pas des menstrues. Quand tu es indisposée, cesse de faire la prière et une fois
cette période terminée, lave-toi et fais la prière".

502. Selon 'Âicha (raa), Oum Habîba bint Jahch vint dire au Prophète (que la paix et la bénédiction de
Dieu soient sur lui): "Je souffre de pertes de sang en dehors de mes menstrues". - "Cela provient d'une
veine, ce ne sont point tes menstrues, lui répondit le Prophète, lave-toi donc et fais la prière". En
conséquence, elle se lavait avant chaque prière.

La femme doit jeûner pendant un nombre de jours équivalant à celui des jours où elle n'a pas
jeûné au ramadan (à cause de ses menstrues), mais elle ne doit pas faire les prières manquées
durant ces jours

506. Selon 'Âicha (raa), une femme lui demanda: "Quand l'une de nous est purifiée de ses menstrues,
doit-elle faire les prières qu'elle n'a pas faites pendant cette période?". - "Es-tu donc une Harûriyya? (Al-
Harûriyya: une secte des Schismatiques appartenant à l'endroit de Harûrâ'), répondit 'Âicha; du temps du
Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui), aucune de nous n'était ordonnée de
compenser les prières qu'elle a manquées pendant ses menstrues".

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Celui qui fait les ablutions majeures doit se cacher derrière un vêtement ou autre chose

509. Oum Hâni' bint 'Abî Tâlib (raa) a dit: "L'année de la conquête (de La Mecque), je me rendis chez le
Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) et le trouvai en train de faire ses ablutions
majeures, tandis que sa fille Fâtima le dérobait aux regards à l'aide d'une robe".

511. Maymoûna (raa) a dit: "Un jour, j'apportai de l'eau au Prophète (pour qu'il s'en serve dans ses
ablutions majeures) et pendant qu'il se lavait, je le cachais des regards".

Permission de se laver nu quand on est seul

513. D'après Abou Hourayra, le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) a dit: Les
israélites se lavaient tout nus, les uns regardant les parties intimes des autres; tandis que Moïse (Mûsa)
(que la paix d'Allâh soit sur lui) se mettait à l'écart pour se laver. - "Par Allâh, dirent les israélites, ce qui
empêche Mûsa de se laver parmi nous, c'est qu'il a une varicocèle". Un jour que celui-ci était allé se
laver, il posa ses vêtements sur une pierre. Celle-ci s'empara de ses vêtements et s'enfuit et Mûsa de se
mettre à sa poursuite, en criant: "Pierre, mon vêtement! Pierre, mon vêtement!". La pierre s'arrêta et
c'est alors que les israélites purent voir les parties intimes de Mûsa; ils dirent alors: "Par Allâh! Mûsa n'a
aucune infirmité". Il (Mûsa) reprit son vêtement et se mit ensuite à frapper la pierre. Abou Hourayra
ajouta: "Par Allâh! Ces coups imprimèrent sur la pierre six ou sept marques".

Cacher ses parties intimes

514. D'après Jâbir Ibn 'Abdillâh, alors que l'Envoyé d'Allâh transportait avec Al-'Abbâs des pierres pour la
reconstruction de la Ka'ba, Al-'Abbâs lui dit: "Pourquoi ne pas enlever ton izâr (pagne) et le mettre sur
tes épaules au-dessous des pierres?". Le Prophète ôta son vêtement; le plaça sur ses épaules, mais il
tomba bientôt évanoui; fixa ses yeux sur le ciel; puis se leva en s'écriant: "Mon izâr! Mon izâr". Il le remit
ensuite autour de ses reines.

Ablutions majeures en cas d'éjaculation

521. D'après Abou Sa'îd Al-khudrî, l'Envoyé d'Allâh (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui)
ayant envoyé chercher un homme des 'Ansâr; celui-ci arriva la tête dégouttant de l'eau de bain. - "Peut-
être dit alors le Prophète, t'avons-nous hâté (alors que tu couchais avec ta femme)?". - "Oui", répondit
l'homme. - "Quand tu seras pressé ainsi ou que tu n'auras pas éjaculé, tu n'as pas à te laver, mais fais
seulement tes ablutions".

522. 'Ubayy Ibn Ka'b a dit: "J'ai posé la question au Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu
soient sur lui) au sujet du coït interrompu (avant l'éjaculation). - "Dans ce cas, répliqua le Prophète, que
l'homme lave les parties qui ont été en contact avec la femme et fasse ses ablutions pour accomplir la
prière".

524. 'Uthmân Ibn 'Affân rapporte que Khâlid Ibn Zayd Al-Juhanî lui demanda: "Que penses-tu du cas où
l'homme accomplit un coït interrompu?" - "Il doit, répondit 'Uthmân, faire l'ablution telle qu'il la pratique
pour la prière et laver sa verge; voilà ce que j'ai entendu le Prophète (que la paix et la bénédiction de
Dieu soient sur lui) dire à ce sujet.

Abrogation de cette règle: Ablutions majeures en cas d'éjaculation. Obligation des ablutions
majeures à la suite de toute sorte de coït

525. D'après Abou Hourayra, le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) a dit: "Si
l'homme se place entre les cuisses et les jambes de la femme et qu'il y a pénétration, le Ghusl (ablution
majeure) sera donc obligatoire".

Abrogation de faire les ablutions après qu'on eût consommé de la viande rôtie

531. D'après Ibn 'Abbâs, l'Envoyé d'Allâh (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) après avoir
mangé de l'épaule de mouton, pria sans refaire ses ablutions.

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533. 'Amr Ibn 'Umayya raconte qu'il a vu l'Envoyé d'Allâh (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur
lui) dépecer une épaule de mouton et en manger; puis, il a prié sans refaire ses ablutions.

535. D'après Maymoûna, la femme du Prophète (raa), le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu
soient sur lui) mangea chez elle de l'épaule de mouton et pria ensuite sans refaire ses ablutions.

537. D'après Ibn 'Abbâs, l'Envoyé d'Allâh (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) ayant bu
du lait, se fit apporter de l'eau et se rinça la bouche; puis dit: "C'est parce que le lait contient de la
graisse".

Le fait de douter d'une impureté mineure n'oblige pas à refaire ses ablutions

540. 'Abdallâh Ibn Zayd Ibn 'Asim Al-Ansâri a dit: On posa la question au prophète (que la paix et la
bénédiction de Dieu soient sur lui) au sujet de l'homme croyant avoir lâché des vents pendant la prière.
"Qu'il n'interrompt pas la prière tant qu'il n'a pas entendu du bruit ou senti quelque odeur", répondit le
Prophète.

Pureté de la peau d'un animal mort après tannage

542. D'après Ibn 'Abbâs, l'Envoyé d'Allâh (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) passa un
jour auprès d'un mouton crevé qui avait été offert en aumône à une affranchie de Maymoûna. "Pourquoi,
dit-il, ne profitez-vous de sa peau; tannez-la et en faites usage?" - "C'est un animal crevé", répondit-on.
- "Il est interdit seulement d'en manger", reprit le Prophète.

Ablutions à sec (le tayammum)

550. 'Âicha (raa) a dit: Nous étions partis avec l'Envoyé d'Allâh (que la paix et la bénédiction de Dieu
soient sur lui) pour une de ses expéditions quand, arrivés à Al-Baydâ' - ou à Dhât Al-Jaych, mon collier se
coupa et tomba à mon insu. Le Prophète fit halte pour le rechercher et tout le monde s'arrêta également.
Il se trouvait que nous n'étions pas auprès d'un point d'eau et que nous étions en défaut d'eau. Ensuite,
les fidèles allèrent trouver Abou Bakr et lui dirent: "Ne vois-tu pas ce qu'a fait 'Âicha; elle a obligé
l'Envoyé d'Allâh (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) et ses Compagnons à s'arrêter bien
qu'ils ne soient pas sur un point d'eau et qu'ils n'en aient pas apporté avec eux". Abou Bakr vint alors me
trouver alors que l'Envoyé d'Allâh (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui), la tête posée sur
ma cuisse, s'était endormi. - "Tu as retenu, me dit-il, l'Envoyé d'Allâh (que la paix et la bénédiction de
Dieu soient sur lui) et tout le monde bien qu'ils ne soient pas sur un point d'eau et qu'ils n'en aient pas
apporté avec eux". Et Abou Bakr de continuer à me gronder et de m'adresser tous les reproches qu'il plût
à Allâh de lui laisser dire, et de me donner des coups de main à la taille. Il ne m'empêcha de bouger que
(la peur de déranger) l'Envoyé d'Allâh (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) qui dormait
sur ma cuisse. L'Envoyé d'Allâh (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) se leva le lendemain
matin et, comme on était sans eau, Allâh révéla le verset concernant les ablutions à sec et on les fit. - "O
famille de Abou Bakr, s'écria 'Usayd Ibn Al-Hudayr, un des nobles, ce n'est pas la première de vos
bénédictions!". Alors, ajouta 'Âicha, quand nous fîmes lever le chameau qui me servait de monture, nous
trouvâmes le collier sous l'animal".

552. D'après 'Ammâr, Chaqîq a dit: J'étais assis avec 'Abdallâh et Abou Moûsa Al-Ach'âri. Abou Moûsa lui
dit: "O Abou 'Abdourrahmân! Si un homme est en état d'impureté majeure et qu'il ne trouve pas d'eau
durant un mois, comment fera-t-il pour accomplir la prière?".
- "Il ne doit pas faire les ablutions à sec, même s'il ne trouve pas d'eau pendant un mois", répondit
'Abdallâh.
- "Et alors, reprit Abou Moûsa, comment conçois-tu ce verset de la sourate Al-Mâ'ida: {et que vous ne
trouviez pas d'eau, alors recourez à la terre pure...}, répliqua Abou Moûsa.
- "Si, répliqua 'Abdallâh, on admet cette tolérance, on se hâtera, quand l'eau est froide, de faire les
ablutions à sec", dit 'Abdallâh.
Abû Mûsa reprit: "N'as-tu pas entendu ce que 'Ammâr avait dit: "L'Envoyé d'Allâh (que la paix et la
bénédiction de Dieu soient sur lui) m'a expédié en mission pour une affaire. Comme je me suis trouvé en
état d'impureté majeure et que je n'ai pas trouvé d'eau, je me suis mis à se vautrer sur la terre tel le fait
une bête. De retour, lorsque j'ai raconté la chose au Prophète, il m'avait dit: "Il t'aurait suffi de faire
ceci". Et, ce disant, il frappa le sol de ses paumes une seule fois, puis frotta l'une contre l'autre; puis les

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revers de ses mains et son visage".

554. Abou Al-Juhaym Ibn Al-Hârith Ibn As-Samma Al-Ansâri a dit: "L'Envoyé d'Allâh (que la paix et la
bénédiction de Dieu soient sur lui) s'avançait de la direction de Bi'r Jamal, lorsqu'il fit la rencontre d'un
homme qui le salua. Le Prophète ne lui rendit pas le salut, jusqu'à ce qu'ayant touché un mur, il passa
(de la terre du mur) sur son visage et ses mains, puis il lui rendit le salut".

Le musulman ne souille jamais

556. Le récit de Abou Hourayra: Abou Râfi' a transmit d'après Abou Hourayra qu'un jour, étant encore
souillé à la suite du coït, il rencontra le Prophète dans une des rues de Médine. Il s'esquiva alors et alla
faire ses ablutions majeures. Quand il revint, le Prophète lui dit: "Où étais-tu donc allé, Abou Hourayra?".
- "O Envoyé d'Allâh! Quand tu m'as rencontré, j'étais encore souillé à la suite du coït et n'ai pas voulu
rester en ta compagnie, répondis-je, qu'étant purifié".
- "Gloire à Allâh!, s'écria l'Envoyé d'Allâh (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui), sache que
le Croyant ne souille jamais".

Ce qu'on doit dire avant d'aller aux toilettes

563. Anas a dit: Chaque fois que le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) allait
aux lieux d'aisances: - selon la version de Huchaym, allait aux latrines - il disait "Seigneur! Je me réfugie
auprès de Toi contre les démons et les démones".

Un homme qui dort assis, n'a pas à refaire ses ablutions

564. Anas Ibn Mâlik a dit: On fit le second appel à la prière, alors que l'Envoyé d'Allâh (que la paix et la
bénédiction de Dieu soient sur lui) avait un aparté avec un homme. Quand enfin il vînt présider la prière,
ses Compagnons étaient déjà endormis.

La Prière
L'appel à la prière, au début

568. 'Abdallâh Ibn 'Omar a dit: Au début de leur arrivée à Médine, les musulmans se réunissaient à
l'attente des prières tant que personne n'y faisait l'appel. Un jour, comme on s'entretenait de ce sujet, un
des fidèles dit: "Servez-vous d'une cloche à l'exemple des chrétiens".
- "Non, dit un autre, recourez-vous à une trompette à l'exemple des juifs".
- "Pourquoi, demanda 'Omar, ne chargeriez-vous pas un homme de faire l'appel à la prière?". L'Envoyé
d'Allâh (s.a.w.) dit alors: "O Bilâl! Lève-toi et appelle à la prière".

Ordre de faire le premier appel en répétant deux fois chaque phrase et de faire le second une
seule fois

569. Anas a dit: "Bilâl reçut l'ordre de faire à pair le premier appel à la prière et à impair le second
appel".

Recommandation d'avoir deux "muezzins" pour une seule mosquée

573. Ibn 'Omar a dit: L'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) avait deux muezzins: Bilâl et Ibn Oum Maktûm, l'aveugle.

Recommandation de redire les formules de l'appel à la prière après le muezzin, puis de


solliciter au Prophète (s.a.w.) la grâce et la place éminente

576. D'après Abou Sa'îd Al-Khoudri, l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "Quand vous entendez l'appel à la
prière, répétez exactement ce que dit le muezzin".

Mérite de l'appel à la prière et fuite de Satan en l'entendant

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582. D'après Abou Hourayra, l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "Lorsqu'on fait l'appel à la prière, Satan
prend la fuite en lâchant des vents afin de ne pas l'entendre. Une fois le premier appel terminé, il revient
et cherche à insinuer jusqu'au moment où l'on fait le second appel à la prière (al-'iqâma). Il s'en va donc
de nouveau pour ne pas l'entendre; mais une fois ce dernier appel terminé, il retourne et cherche à
insinuer".

Lever les mains jusqu'aux épaules en même temps que le takbîr avant et après l'inclination: A
la prosternation, le cas n'est pas appliqué: "Allâh écoute ceux qui Le louent"

586. 'Abdallâh Ibn 'Omar a dit: "J'ai vu l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.), commençant la prière, élever ses mains
à la hauteur de ses épaules. Il fait de même avant et après l'inclination; mais, pas entre les deux
prosternations".

588. D'après Mâlik Ibn Al-Huwayrith , Abou Qilâba transmet qu'il a vu Mâlik Ibn Al-Huwayrith, en
commençant la prière, prononcer le takbîr, puis élever les mains. Et quand il voulait s'incliner, il élevait
les mains; et faisait de même quand il relevait la tête après l'inclination. Il ajouta que l'Envoyé d'Allâh
(s.a.w.) agissait de la sorte.

Le takbîr en s'inclinant, en se prosternant et en se levant de la prosternation. En se levant de


l'inclination, on dit: "Allâh écoute mieux ceux qui Le louent"

590. Le récit de Abou Hourayra : Abou Salama Ibn 'Abdourrahmân a transmit que Abou Hourayra, ayant
dirigé la prière des fidèles, prononçait le takbîr chaque fois qu'il se baissait ou qu'il se relevait. La prière
terminée, il disait: "Par Allâh! Je suis celui de vous qui fait la prière la plus exactement semblable à celle
que faisait l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.)".

594. D'après 'Imrân Ibn Husayn , Mutarrif Ibn 'Abdillâh a dit: "Je fis avec 'Imrân Ibn Husayn la prière
dirigée par 'Ali Ibn 'Abî Tâlib. Celui-ci prononçait le takbîr à chaque fois qu'il se prosternait; relevait la
tête ou se mettait debout après les deux rak'a. A l'issue de la prière, 'Imrân me prit par la main et me
dit: "La prière que vient de nous faire cet homme est celle de Muhammad" - ou, suivant une variante -
"Cet homme vient de me rappeler la prière de Muhammad (s.a.w.)".

Obligation à réciter Al-Fâtiha dans chaque rak'a et si on ne connaît pas cette sourate, on récite
d'autres de ce qu'on connaît du Coran

595. D'après 'Oubâda Ibn Sâmit, l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "La prière de celui qui n'a pas récité Al-
Fâtiha (le premier chapitre du Coran) n'est pas valable".

599. D'après Abou Hourayra, l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "La prière n'est jamais valable sans la
récitation du Coran".

602. D'après Abou Hourayra, l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) se trouvant à la mosquée, un homme entra, fit sa
prière, puis salua l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.). Celui-ci lui rendit son salut et lui dit: "Va recommencer ta
prière, car tu ne l'as pas faite". L'homme retourna faire la prière comme il l'avait faite la première fois,
puis revint saluer de nouveau l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) qui lui redit: "Va recommencer ta prière, car tu ne
l'as pas faite". Cette scène se produisit trois fois. L'homme dit enfin: "Par Celui qui t'a envoyé avec la
Vérité, je ne sais pas faire mieux; enseigne-moi ce qu'il faut faire".
- "Quand tu te lèves pour faire la prière, répliqua le Prophète, prononce d'abord le takbîr, récite ensuite
ce que tu connais du Coran, puis incline-toi tranquillement, relève-toi et reste debout bien d'aplomb.
Puis, prosterne-toi tranquillement; enfin redresse-toi et reste assis bien d'aplomb. Agis ainsi dans toute
la prière".

Argument contre le fait de hausser la voix en disant: "Au nom d'Allâh, le Tout Miséricordieux,
le Très Miséricordieux" pendant la prière

605. Anas a dit: "J'ai été dirigé dans la prière tour à tour par l'Envoyé d'Allâh, Abou Bakr, 'Omar, et
'Uthmân et je n'ai entendu personne parmi eux réciter de vive voix: {Au nom d'Allâh, le Tout
Miséricordieux, le Très Miséricordieux}".

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Argument pour considérer: "Au nom d'Allâh, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux"
comme un verset de chaque sourate, sauf "At-Tawba"

607. D'après Anas Ibn Mâlik, un jour que l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) était parmi ses Compagnons il
s'assoupit, aussitôt il relevait la tête en souriant.
- "O Prophète d'Allâh, dîmes-nous, pourquoi souriez-vous?" Il dit:
- "Une sourate venait de m'être révélée", il récitait Nous t'avons certes accordé l'Abondance (Al-
Kawthar). Accomplis la Salâ pour ton Seigneur et sacrifie. Celui qui te hait sera certes, sans postérité.
- "Savez vous ce que c'est que le Kawthar?", demanda le Prophète.
- "Allâh et Son Envoyé le savent mieux", répondîmes-nous.
- "C'est un fleuve qu'Allâh -à Lui la puissance et la gloire- m'a promis, où abondent les biens; c'est un
bassin où arrivera ma Communauté pour boire, le Jour de la Résurrection et dont les cruchons seront au
nombre des étoiles. On y interdira l'accès à certains de ma Communauté, et quand je m'écrierai en
disant: O Allâh! Il fait partie de ma Communauté. Allâh me répondra: Tu ne sais donc pas ce qu'ils ont
fait après ton départ".

Témoignage de l'unicité d'Allâh durant la prière (le tachahhud)

609. 'Abdoullâh Ibn Mas'oûd a dit: Quand nous faisions la prière présidée par l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.),
nous disions: "Que la paix soit sur Allâh, que la paix soit sur untel ou untel". Un jour, l'Envoyé d'Allâh
(s.a.w.) se tourna vers nous et dit: "Certes Allâh est la Paix. Quand vous vous asseyez (pour faire le
taslîm) à la fin de la prière, dites: Salutations, prières et bonnes oeuvres, toutes vont à Allâh. Que la paix
soit su toi, ô Prophète, ainsi que la miséricorde d'Allâh et Ses bénédictions. Que la paix soit sur nous et
sur tous les vertueux serviteurs d'Allâh. -Cette dernière invocation sera en faveur de tout vertueux
serviteur d'Allâh sur la terre comme dans le ciel- Je témoigne qu'il n'y a pas de divinité en dehors d'Allâh;
et je témoigne que Muhammad est Son Serviteur et Son Envoyé. Enfin, demandez à Allâh ce que vous
voudrez".

La prière pour le Prophète (s.a.w.) après le témoignage de l'unicité d'Allâh

614. D'après Ka'b Ibn 'Ujra , 'Abdallâh Ibn 'Abî Laylâ dit qu'ayant rencontré Ka'b Ibn 'Ujra, celui-ci lui dit:
Ne veux-tu pas que je te fasse un cadeau? Eh bien! L'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) étant venu un jour nous
trouver, nous lui dîmes: "O Envoyé d'Allâh, tu nous as enseigné comment il fallait te saluer; mais
comment faut-il faire pour prier pour toi".
- "Dites, nous répondit-il: Grand Seigneur! Priez pour Muhammad et pour la famille de Muhammad
comme Vous avez prié pour la famille d' Abraham('Ibrâhîm). Vous êtes vraiment, digne de louange et de
glorification! Grand Allâh! Bénissez Muhammad et la famille de Muhammad comme Vous avez béni la
famille de 'Ibrâhîm. Vous êtes vraiment, digne de louange et de glorification".

615. Abou Humayd As-Sâ'idî raconte que les Compagnons dirent: "O Envoyé d'Allâh, comment devons-
nous prier pour toi?". - "Dites, répondit l'Envoyé d'Allâh: Grand Seigneur! Priez pour Muhammad, pour
ses femmes et pour sa postérité, comme Vous avez prié pour la famille d' Abraham ('Ibrâhîm). Et
Bénissez Muhammad, ses femmes et sa postérité, comme Vous avez béni la famille de 'Ibrâhîm. Vous
êtes vraiment, digne de louange et de glorification!".

Fait de dire: "Allâh écoute ceux qui Le louent", de louer Allâh et de dire "Amen"

617. Selon Abou Hourayra, l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: Quand l'imam dit: "Allâh écoute celui qui Le
loue", dites: "O Allâh, notre Seigneur, à Toi appartient la louange". Celui qui prononce ces paroles; en
même temps que les Anges, obtiendra la rémission des ses péchés antérieurs.

618. D'après Abou Hourayra, l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: Aussitôt que l'imam dira: "Amen!". Dites-le
également, car les Anges le disent; et celui qui dit "Amen" en même temps que les Anges, Allâh lui
pardonnera tous ses péchés antérieurs.

Ceux qui prient derrière un imam doivent le suivre

622. D'après Anas Ibn Mâlik rapporte que l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) étant tombé de cheval, s'écorcha le
côté droit. Et nous d'aller lui rendre visite. L'heure de la prière étant venue, il la dirigea tout en restant

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assis et nous-mêmes nous priâmes étant assis. A l'issue de la prière, le Prophète dit: "L'imam a été
institué pour qu'on le suive. Quand il prononce le takbîr, prononcez-le; s'il prosterne, prosternez-vous, et
lorsqu'il relève la tête, relevez-la. Enfin, quand il dit: "Allâh écoute celui qui Le loue", dites: "Seigneur et
à Toi appartient la louange". Et s'il prie assis, priez tous assis".

623. D'après 'Âicha (raa) l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.), ayant tombé malade, reçut la visite d'un nombre de
ses Compagnons. Il les dirigea dans la prière tout en restant assis. Comme ils se levaient pour prier, il
leur fit signe de s'asseoir. Ils s'assirent donc et une fois la prière terminée, il leur dit: "L'imam a été
institué pour qu'il soit suivi: Quand il s'incline, inclinez-vous; s'il se redresse; redressez-vous et s'il prie
étant assis, priez assis également".

625. D'après Abou Hourayra, l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: L'imam a été institué pour être suivi. Imitez
donc de près ses actes: s'il prononce le takbîr, prononcez-le; s'il dit: "Allâh écoute celui qui Le loue",
dites: "Allâh, notre Seigneur! A Toi appartient la louange"; s'il se prosterne, prosternez-vous; et s'il prie
assis, priez tous assis.

Substitution de l'imam le cas échéant. Derrière l'imam qui, étant malade, fait la prière assis, le
fidèle se tient debout s'il le peut et abrogation de s'asseoir en ce cas

629. Le récit de 'Âicha (raa): 'Ubayd-Allâh Ibn 'Utba a dit: J'entrai chez 'Âicha et lui dis: "Ne voudrais-tu
pas me parler de la maladie de l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.)?"
- "Si!", répondit-elle. Elle commença alors en ces termes: "L'état du Prophète (s.a.w.) s'était aggravé
sous l'effet de la maladie. Or, il demanda si les fidèles avaient fait la prière.
- "Non, lui répondîmes-nous, ils t'attendent, ô Envoyé d'Allâh".
- "Qu'on mette de l'eau dans le bassin", dit-il. Nous en mîmes; il se lava et voulut ensuite se lever, mais
il tomba évanoui. Revenu à lui, il demanda de nouveau si les fidèles avaient fait la prière.
- "Non, lui répondîmes-nous, ils t'attendent ô Envoyé d'Allâh". Il nous ordonna de lui mettre de l'eau dans
le bassin; se lava, essaya de se lever; mais retomba évanoui. Ayant ensuite repris ses sens, il demanda
encore: "Les fidèles ont-ils fait la prière?".
- "Non, répliquâmes-nous, pas encore, ils sont toujours dans ton attente". Il ordonna de mettre de l'eau
dans le bassin; se lava, essaya de se lever et encore une fois tomba en syncope. Une fois revenu à lui, il
dit: "Les fidèles ont-ils fait la prière?".
- "Non, répondîmes-nous, ils t'attendent, ô Envoyé d'Allâh!". Réunis dans la mosquée, les fidèles
attendaient l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) pour faire la prière de 'ichâ' (du soir)". Alors, le Prophète (s.a.w.)
envoya chercher Abou Bakr pour présider la prière. Le messager alla trouver celui-ci et lui dit: "L'Envoyé
d'Allâh (s.a.w.) t'enjoint de présider la prière des fidèles". Abou Bakr, qui était tendre du coeur, s'adressa
alors à 'Omar en lui disant: "Préside toi-même la prière".
- "Non, reprit 'Omar, toi tu en as plus de droit". Abou Bakr présida donc la prière durant ces jours. Puis,
l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.), sentant un jour une légère amélioration, sortit de chez lui, appuyé sur deux
personnes dont Al-'Abbâs et se rendit à la prière de zhuhr (de midi) que Abou Bakr présidait. A la vue du
Prophète, Abou Bakr voulut reculer, mais, d'un geste, le Prophète (s.a.w.) l'enjoignit de ne pas bouger et,
s'adressant aux deux personnes qui le soutenaient, il dit: "Faites-moi asseoir à côté de Abou Bakr". On
déféra à cet ordre: Abou Bakr, étant debout, suivit la prière du Prophète et les fidèles suivirent celle de
Abou Bakr. Durant ce temps, le Prophète (s.a.w.) demeura assis.

636. D'après Anas Ibn Mâlik , Abou Bakr dirigeait la prière des fidèles durant la maladie qui avait
emporté l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.). Un lundi, pendant qu'ils étaient rangés pour la prière, l'Envoyé d'Allâh
(s.a.w.) souleva le rideau de la chambre et se mit à les regarder. Il se tenait debout, son visage
ressemblait à un papier de parchemin et il souriait. Nous fûmes si émus de la joie de le revoir. Quant à
Abou Bakr, il se mit à reculer pour gagner sa place parmi la rangée des fidèles, pensant que le Prophète
(s.a.w.) allait venir diriger lui-même la prière. Mais, d'un geste, le Prophète (s.a.w.) nous fit signe
d'achever la prière et laissa ensuite retomber le rideau. Le même jour l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) rendit le
dernier soupir.

638. D'après Abou Moûsa , Le Prophète (s.a.w.) tomba gravement malade. Il dit alors: "Donnez l'ordre à
Abou Bakr de diriger les fidèles dans la prière".
- "Abou Bakr, fit observer 'Aïcha, est un homme au coeur tendre; quand il se tiendra à ta place il sera
incapable de diriger les fidèles dans la prière".
- "Donne l'ordre à Abou Bakr de diriger les fidèles dans la prière, reprit-il. Vraiment vous êtes telles les
dames de Joseph (vous discutez trop et vous insistez trop)!".
Abou Bakr dirigea ainsi les fidèles dans la prière du vivant de l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.).

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Au cas où l'imam tarde à venir pour présider la prière, les fidèles peuvent charger quelqu'un,
s'ils ne trouvent pas dans cet acte une dérogation à la tradition

639. D'après Sahl Ibn Sa'd As-Sâ'idî , l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) était allé chez les Banû 'Amr Ibn 'Awf pour
rétablir la paix parmi eux. Comme l'heure de la prière était arrivée, le muezzin vint trouver Abou Bakr et
lui dit: "Veux-tu présider la prière pour que je fasse le second appel?".
- "Oui", répondit-il. Abou Bakr présida la prière, mais au cours de laquelle, l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) arriva
à la mosquée. Il se fraya un passage à travers les fidèles et se mit au premier rang. Les fidèles battirent
des mains (pour attirer l'attention de l'imam), mais Abou Bakr ne se retourna pas et continua sa prière.
Puis, comme les fidèles faisaient plus de bruit, il se retourna et aperçut l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.). Celui-ci
lui fit signe de demeurer en sa place. Abou Bakr éleva les mains et loua Allâh, à Lui la puissance et la
gloire, pour l'ordre que venait de lui donner l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.). Ensuite, il recula et alla prendre
place au premier rang parmi les fidèles. Alors l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) s'avança, fit la prière et quand elle
fut achevée il dit: "O Abou Bakr, qu'est-ce donc qui t'a empêché de rester à ta place puisque je t'en avais
donné l'ordre?".
- "C'est, répondit Abou Bakr, qu'il n'appartenait pas au fils de Abou Quhâfa (surnom de Abou Bakr) de
diriger la prière en présence de l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.)". Puis, s'adressant aux fidèles, l'Envoyé d'Allâh
(s.a.w.) dit: "Pourquoi donc avez-vous tapé des mains si bruyamment? Celui d'entre vous qui, étant en
prière, voulut exprimer quelque chose, qu'il glorifie Allâh car cette glorification attire l'attention de
l'imam. Seules les femmes sont autorisées à claquer des mains pour cette fin".

Au cas d'urgence en priant, l'homme doit célébrer la gloire d'Allâh tandis que la femme peut
applaudir

641. D'après Abou Hourayra , le Prophète (s.a.w.) a dit: "(Pour attirer l'attention de l'imam), les hommes
sont autorisés à dire: "Gloire à Allâh"; quant aux femmes, qu'elles claquent des mains".

Faire la prière à la perfection, la compléter et s'y recueillir

642. D'après Abou Hourayra, l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) nous a dirigés un jour dans la prière. Après l'avoir
terminée, il dit à l'un des fidèles: "N'améliores-tu pas ta prière?! Le fidèle n'observe-t-il pas la façon dont
il accomplit sa prière? C'est pour son bien qu'il prie. Par Allâh! Certes je vous vois par derrière mon dos
comme je vous vois d'en face".

644. D'après Anas Ibn Mâlik, le Prophète (s.a.w.) a dit: "Parachevez vos inclinations et vos
prosternations. Par Allâh! Je vous vois par derrière moi - ou peut-être, suivant une variante: (Par derrière
mon dos) -, chaque fois que vous vous inclinez et que vous vous prosternez".

Interdiction de s'incliner ou de se prosterner avant l'imam

647. D'après Abou Hourayra, Muhammad (s.a.w.) a dit: "Ne craint-il pas, celui qui relève la tête avant
l'imam, qu'Allâh change sa tête en une tête d'âne?"

Egalisation des rangs pour la prière, mérite des premiers rangs

656. D'après Anas , l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "Egalisez bien vos rangs, car se mettre bien en rang
fait partie de la perfection de la prière".

657. D'après Anas , l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "Complétez les rangs, car je vous vois par derrière
mon dos".

658. D'après Abou Hourayra, l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "Mettez-vous bien en rang pendant la prière,
car ceci tient de la perfection de la prière".

659. D'après An-Nu'mân Ibn Bachîr , j'ai entendu l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) dire: "Egalisez vos rangs,
sinon Allâh ferait détourner vos visages les uns des autres (allusion à la haine et l'hostilité qui risquent
d'être semées dans les coeurs)".

661. D'après Abou Hourayra, l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "Si les fidèles savaient les bienfaits de l'appel

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à la prière et du premier rang (dans la prière communautaire) et qu'ils ne trouvaient d'autres moyens
pour en profiter que le tirage au sort, certes ils auraient tiré au sort. S'ils savaient les bienfaits du réveil
de bonne heure, ils se seraient hâtés à y accourir. Et enfin, s'ils savaient les bienfaits de faire la prière de
'ichâ' (du soir) et celle de subh (matin), ils y auraient rendus même en traînant sur le sol".

663. D'après Abou Hourayra, le Prophète (s.a.w.) a dit: "Si vous savez les bienfaits d'occuper le premier
rang (pendant la prière communautaire); vous essayerez d'y prendre place même en recourant au tirage
au sort".

Interdiction aux femmes de relever la tête (après inclination ou prosternation) avant les
hommes qui prient devant elles

665. Sahl Ibn Sa'd a dit: "J'ai vu des hommes qui avaient noué leurs 'izârs (pagne qui doit être ajusté
autour et au-dessus des reins) autour de leur cou, comme le font les enfants, à cause du rétrécissement
de ces vêtements, en priant derrière le Prophète (s.a.w.); et on recommandait aux femmes de ne pas
relever la tête avant que les hommes ne se soient complètement assis".

Les femmes peuvent fréquenter les mosquées pour prier si elles ne suscitent aucune tentation
et elles doivent s'y rendre sans se parfumer

666. D'après Ibn 'Omar, le Prophète (s.a.w.) a dit: "Lorsque la femme de l'un d'entre vous lui demande
l'autorisation de se rendre à la mosquée, qu'il ne l'en empêche pas".

Les femmes peuvent fréquenter les mosquées pour prier si elles ne suscitent aucune tentation
et elles doivent s'y rendre sans se parfumer

676. 'Aïcha, la femme du Prophète (raa) a dit: Si l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) avait vu les innovations des
femmes, il leur aurait interdit la mosquée comme on l'avait interdit aux femmes des israélites. -
"Comme, ajouta Ibn Sa'îd, j'ai demandé à 'Amra (la narratrice du récit de 'Aïcha) s'il était défendu aux
femmes des israélites d'aller aux synagogues, elle m'a répondu par l'affirmative".

Modération du ton en récitant dans les prières

677. D'après Ibn 'Abbâs , Ces paroles divines: Dans ta Salâ, ne récite pas à voix haute; et ne l'y abaisse
pas trop, furent révélées alors que l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) professait l'Islam en sourdine à La Mecque.
Quand il célébrait la prière avec ses Compagnons, il élevait la voix en récitant le Coran. Les polythéistes,
l'entendant, blasphémaient le Coran, Celui qui l'avait révélé et celui qui le transmettait. Aussi Allâh dit-Il
à Son Prophète: Dans ta Salâ, ne récite pas à voix haute pour que les polythéistes n'entendent pas ta
récitation et... ne l'y abaisse pas trop pour que tes Compagnons puissent t'entendre. Mais cherche le
juste milieu entre les deux; c'est-à-dire fait en sorte que ta voix en récitant ne soit ni très haute ni très
baisse.

678. 'Aïcha (raa) a dit: Dans ta Salâ, ne récite pas à voix haute; et ne l'y abaisse pas trop, Ce verset a
été révélé au sujet des invocations (dans la prière).

Ecoute de la récitation

679. D'après Ibn 'Abbâs ce verset coranique: Ne remue pas ta langue... fut révélé parce que l'Envoyé
d'Allâh (s.a.w.), quand Gabriel lui apportait la Révélation, par crainte d'oublier, s'efforçait de répéter (ce
que lui révèle l'archange) en remuant sa langue et ses lèvres. Alors Allâh lui révéla ces versets: Ne
remue pas ta langue pour hâter sa récitation: puis Son rassemblement dans ton coeur et sa fixation
(dans ta mémoire) Nous incombent, ainsi que la façon de le réciter. -C'est-à-dire qu'il incombe à Allâh de
rassembler le Coran dans le coeur du Prophète et de le lui faire réciter-. Quant à ce verset: Quand donc
Nous le récitons, suis sa récitation, il y s'agit d'exhorter le Prophète à prêter une oreille attentive aux
versets révélés. Et dans ce verset: A nous ensuite incombera son explication montre que l'explication du
Coran sera également révélée au prophète. Depuis ce temps, chaque fois que Gabriel venait trouver
l'Envoyé d'Allâh, celui-ci l'écoutait attentivement, puis après son départ, il put réciter le Coran
exactement comme Allâh le lui avait promis.

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Récitation du Coran à haute voix pendant la prière de l'aurore et récitation pour chasser les
djinns

681. Ibn 'Abbâs a dit: L'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) ne vut jamais de djinns ni ne récita du Coran pour eux.
L'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) s'était mis en route pour la foire de 'Ukâz, avec un groupe de ses Compagnons.
A ce temps, les diables, qui venaient surprendre les secrets du Ciel, avaient été éloignés et chassés par
des flammes dirigées contre eux. Ces diables étant retournés vers leurs compagnons, ceux-ci leur
demandèrent ce qui leur était arrivé. - "Nous avons été écartés du Ciel et empêchés d'en surprendre les
secrets, répondirent-ils, et des flammes ont été lancées contre nous". - "Il faut, répliquèrent les autres,
qu'un événement nouveau ait surgi pour qu'on vous ait éloignés des secrets du Ciel. Parcourez donc la
terre entière et voyez quel est celui qui s'est interposé entre vous et les secrets du Ciel". Les diables se
mirent à la recherche et ceux d'entre eux qui s'étaient dirigés du côté du Tuhâma trouvèrent le Prophète
à Nakhl alors qu'il faisait route avec ses Compagnons vers la foire de 'Ukâzh. Au moment de leur arrivée,
le Prophète et ses Compagnons faisaient la prière de fajr (l'aurore). Quand les diables entendirent la
récitation du Coran, ils prêtèrent l'oreille et dirent ensuite: "Par Allâh! voici celui qui s'est interposé entre
nous et les secrets du ciel". Aussitôt ils retournèrent vers leurs compagnons et leur dirent: "Frères, Nous
avons certes entendu une Lecture (le Coran) merveilleuse, qui guide vers la droiture. Nous y avons cru,
et nous n'associerons jamais personne à notre Seigneur. Ce fut alors qu'Allâh révéla à Son Prophète
(s.a.w.) les paroles suivantes: Dis: Il m'a été révélé qu'un groupe de djinns prêtèrent l'oreille, puis
dirent:......

Récitation du Coran à la prière de zhuhr (midi) et à celle de 'asr

685. Abou Qatâda a dit: "Durant les deux premières rak'a des prières de zhuhr et de 'asr, le Prophète
récitait le premier chapitre du Coran (Al-Fâtiha) et deux autres sourates. Parfois, il récitait les versets de
vive voix. Il allongeait la première rak'a de la prière de zhuhr, et en raccourcissait la seconde. Il faisait de
même pendant les deux rak'a de la prière de subh (du matin)".

Récitation du Coran à la prière de fajr (l'aurore)

702. D'après Abou Barza , l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.), durant la prière de subh (du matin), l'Envoyé d'Allâh
(s.a.w.) récitait de soixante à cent versets coraniques.

Récitation du Coran à la prière de 'ichâ' (du soir)

706. D'après Al-Barâ , le Prophète (s.a.w.) étant en voyage, récita durant l'une des deux rak'a de la
prière de 'ichâ' la sourate commençant par: "Par le figuier et l'olivier".

709. D'après Jâbir Ibn 'Abdillâh, Mou'âdh Ibn Jabal faisait la prière avec le Prophète (s.a.w.), puis, allait
diriger la prière des siens. Or un soir, après avoir fait la prière de 'ichâ' avec le Prophète (s.a.w.), il alla
trouver les siens et présida la prière en la commençant par la sourate d'Al-Baqara. Un homme quitta
aussitôt la prière en commun, fit le taslîm et accomplit la prière en solitaire. L'ayant achevée, on l'accuse
d'hypocrisie. Et lui de répondre: "Non, par Allâh! J'irai trouver l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) pour lui raconter
ce qui s'est arrivé". Arrivé chez l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.), il dit: "O Envoyé d'Allâh, nous gardions des
chameaux qui servent à distribuer l'eau, nous travaillions toute la journée; et Mu'âdh a fait la prière de
'ichâ' avec vous; puis en nous présidant dans la prière, il l'a entamée par la récitation de la sourate d'Al-
Baqara". L'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) alla trouver Mu'âdh et lui dit: "O Mu'âdh, est-ce que tu veux
décourager les fidèles de faire la prière? Récite telle et telle sourate! Sufyân transmet avoir dit à 'Amr
que, selon Abou Az-Zoubayr, Jâbir dit que le Prophète conseillait de réciter: "Par le soleil et par sa
clarté!" (sourate n° 91, Ach-Chams); "Par le jour montant!" (sourate n° 93, Ad-Duhâ); "Par la nuit quand
elle enveloppe tout!" (sourate n° 92, Al-Layl); "Glorifie le nom de ton Seigneur le Très-Haut! (sourate n°
87, Al-'A'lâ)"; 'Amr ajoute que c'était presque cela.

Obligation faite aux imams d'alléger la prière, tout en la faisant à la perfection

713. D'après Abou Mas'ûd , un homme vint trouver l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) et lui dit: "Je n'assiste pas à
la prière communautaire de subh (du matin) à cause d'untel qui l'allonge trop". Jamais de la vie, je n'ai
vu l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) se mettre dans une telle colère en admonestant. - "O gens!, s'écria-t-il,
certains parmi vous font fuir les fidèles! Celui qui dirige les gens dans la prière doit l'alléger; car, il y a,

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parmi eux, des vieillards, des gens faibles et d'autres qui ont des préoccupations".

714. D'après Abou Hourayra, le Prophète d'Allâh (s.a.w.) a dit: "Quiconque, parmi vous, dirige la prière
des fidèles, qu'il l'allège, car il est parmi eux: des petits, des personnes âgées, des faibles et des
malades. S'il prie en solitaire, qu'il l'allonge autant qu'il voudra".

719. Anas Ibn Mâlik a dit: Le Prophète (s.a.w.) abrégeait la durée de la prière, tout en l'accomplissant à
la perfection.

722. Anas Ibn Mâlik a dit: "Si le Prophète (s.a.w.) entendait les pleurs d'un enfant accompagnant sa
mère (pendant la prière communautaire), il récitait de préférence des courtes sourates (afin de terminer
vite la prière)".

Modération dans l'application des actes de la prière. Perfectionnement toujours visé

724. Al-Barâ Ibn 'Azib a dit: "En considérant la prière de Muhammad (s.a.w.), je trouvai qu'il faisait durer
d'une façon à peu près égale le temps de sa station (pour réciter le Coran); de son inclination et de son
redressement de l'inclination; de ses deux prosternations et de l'intervalle qui les sépare. De même, il
reste autant, assis, après avoir fait la salutation finale (taslîm) et avant de s'en aller".

726. Anas Ibn Mâlik a dit: "Je ferai de mon mieux pour vous diriger dans la prière, comme j'ai vu
l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) faire en présidant la nôtre". Thâbit dit: Alors Anas a prié d'une manière que vous
autres ne suivent pas: Quand il relevait la tête, après l'inclination, il restait debout si longtemps qu'on
dirait: "Il a oublié (le reste de la prière)", et quand il relevait la tête après la prosternation, il restait assis
si longtemps qu'on dirait: "Il a oublié".

Fait de suivre l'imam et ce qu'on doit faire après lui

728. Al-Barâ a dit: "Les fidèles faisaient la prière en commun présidée par l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.).
Lorsque celui-ci relevait la tête après l'inclination, je n'ai vu personne parmi nous courbant son échine
jusqu'à ce que le Prophète n'étendît son front à terre. Alors seulement tous les fidèles tombèrent
prosternés".

Ce qu'on doit dire dans l'inclination et la prosternation

746. 'Aïcha (raa) a dit: L'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) disait fréquemment, pendant ses inclinations et
prosternations: "Gloire à Toi, ô Allâh, notre Seigneur! Par Ta louange, Seigneur, pardonne-moi!". Il faisait
ainsi une application du Coran.

Parties sur lesquelles on se prosterne, interdiction de ramener les cheveux, de ramasser les vêtements et
de retenir les cheveux pendant la prière

755. Ibn 'Abbâs a dit: "Le Prophète (s.a.w.) reçut l'ordre de se prosterner sur sept membres (du corps)
et de ne pas ramasser ses cheveux ni réunir les pans de ses vêtements".

Se mettre en équilibre pendant la prosternation, mettre les mains sur la terre, écarter les bras
des deux côtés et le ventre des deux cuisses

762. D'après Anas , l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "Gardez la juste mesure lors de la prosternation.
Qu'aucun de vous n'étend les bras tel le chien (qui étend les pattes, c'est-à-dire tout l'avant-bras à terre,
depuis les doigts jusqu'aux coudes)".

Différentes parties de la prière, ce par quoi on commence et on termine sa prière

764. D'après 'Abdallâh Ibn Mâlik Ibn Buhayna , lorsque l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) priait, il tenait ses mains
écartées l'une de l'autre à tel point qu'on apercevait la blancheur de ses aisselles.

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La sutra devant celui qui prie (séparation même virtuelle, pour ne pas être dérangé)

773. D'après Ibn 'Omar , lorsqu'il sortait, le jour de fête, l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) donnait l'ordre
d'apporter une pique qu'il plantait devant lui et se mettait à faire la prière, tandis que les fidèles se
rangeaient derrière lui. Il faisait de même pendant ses voyages; et les émirs avaient suivi ensuite son
exemple.

775. D'après Ibn 'Omar, le Prophète (s.a.w.) priait en mettant sa chamelle en travers devant lui dans la
direction de la Qibla.

777. Abou Juhayfa a dit: Je suis allé rencontrer l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) alors qu'il était à Al- 'Abtah,
campant dans une tente en cuir rouge. Bilâl apportait l'eau des ablutions du Prophète et les Compagnons
se hâtaient, alors, de recueillir de cette eau. Tous ceux qui avaient réussi à en prendre quelques gouttes,
en répandaient sur ceux qui n'avaient pas pu en obtenir. Le Prophète (s.a.w.) sortit, vêtu d'une tunique
rouge; il me semble encore voir la blancheur de ses jambes. Il fit ses ablutions, Bilâl appela à la prière et
je me mis à suivre la direction de sa bouche de-ci et de-là, de droite et de gauche, pendant qu'il appelait:
"Venez à la prière! Venez à la réussite!". Puis, on ficha une pique au Prophète qui s'avança, se mit en
face de celle-ci et fit la prière de zhuhr en deux rak'a. Pendant ce temps, j'ai vu un âne et un chien
passer devant les fidèles en prière sans qu'on les retienne. Le Prophète fit ensuite la prière de 'asr en
deux rak'a également. Il continua à raccourcir les prières de quatre rak'a à deux seulement, pendant son
voyage et jusqu'à son retour à Médine.

780. Ibn 'Abbâs a dit: "Je m'avançai monté sur une ânesse à l'époque où je m'approchai de l'âge de la
puberté. A ce moment, l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) présidait la prière à Mina. Je passai alors devant un des
rangs des fidèles; et ayant lâché l'ânesse qui alla paître, je pris place dans le rang; et personne ne me
donna tort".

Interdiction faite de passer ou de se présenter devant un homme qui prie

782. D'après Abou Sa'îd Al-khudrî , L'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "Pendant que vous priez, ne laissez
jamais quelqu'un passer devant vous. Essayez de l'empêcher autant que possible. S'il persiste,
combattez-le, car ce passant doit être un diable".

785. D'après Abou Juhaym , l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "Si celui qui passe devant quelqu'un qui prie
savait quel péché il commet, il préférerait rester debout quarante (...) plutôt que passer devant ce fidèle
en prière". Abou An-Nadr a dit: "J'ignore s'il a dit quarante jours, quarante mois ou quarante ans!"

Etre près de la sutra en priant

786. Sahl Ibn Sa'd As-Sâ'idî a dit, L'endroit où priait l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) était séparé du mur de la
distance nécessaire au passage d'une brebis.

787. D'après Salama Ibn Al-'Akwa' , le Prophète (s.a.w.) choisissait de préférence pour ses prières
supplémentaires un endroit de la Mosquée auquel il tenait beaucoup. C'était la colonne située auprès de
l'exemplaire du Saint Coran. La distance qui séparait le minbar de la Qibla était à peine celle nécessaire
au passage d'une brebis.

Passage devant un homme qui prie

791. 'Aïcha, la femme du Prophète (raa) a dit: "Le Prophète (s.a.w.) priait au cours de la nuit, alors que
je couchais, étendue en travers entre lui et la Qibla, de la même manière que se trouve posé le cercueil
pendant les funérailles".

797. Maymoûna, la femme du Prophète (raa) a dit: "Le Prophète (s.a.w.) faisait sa prière pendant que je
restais à côté de lui, étant indisposée. Parfois, quand il se prosternait, les pans de son vêtement me
touchaient".

Prière faite en portant un seul vêtement

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799. D'après Abou Hourayra, quelqu'un interrogea l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) s'il était permis de faire la
prière étant vêtu d'un seul vêtement. - "Oui, est-ce que chacun de vous a-t-il deux vêtements?", répliqua
le Prophète.

801. D'après Abou Hourayra, l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "Qu'aucun de vous ne prie étant vêtu d'une
simple pièce d'étoffe sans que ses épaules n'en soient couvertes".

802. 'Omar Ibn 'Abî Salama a dit: "J'ai vu l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.), chez Oum Salama, faire la prière vêtu
d'une simple pièce d'étoffe dont il se couvrait tout le corps, tout en rejetant ses deux pans sur ses
épaules".

805. Jâbir a dit: "J'ai vu le Prophète (s.a.w.) prier vêtu d'une seule pièce d'étoffe dont il se couvrait
entièrement".

Les Mosquées et les endroits de la prières


808. Abou Dharr a dit: Comme je demandais à l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) quelle était la première mosquée
bâtie sur terre, il me répondit: "La Mosquée sacrée". - "Et ensuite?", continuai-je. - "Ensuite, reprit-il, ce
fut la mosquée Al-'Aqsa (de Jérusalem)". - "Et quel était l'intervalle du temps entre leurs constructions?",
repris-je. - "Quarante ans", répliqua-t-il. Puis il ajouta: "Partout où t'atteindra l'heure de la prière,
accomplis-la. Car la terre (entière) est un lieu de prière".

810. D'après Jâbir Ibn 'Abdillâh Al-Ansâri , l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "J'ai reçu cinq faveurs que
personne n'avait reçues avant moi. Chaque prophète antérieur a été envoyé à un peuple spécifique, alors
que moi, j'ai été envoyé à l'humanité entière. Les butins m'ont été rendus licites tandis qu'ils ne l'étaient
pas pour les autres. Toute la terre m'a été offerte comme moyen de purification et un lieu de prière. Tout
homme donc, surpris n'importe où par l'heure de prière, peut l'accomplir où est-ce qu'il se trouve. On
m'a accordé la victoire (sur l'ennemi) en lui inspirant la terreur à une distance d'un mois de marche.
Enfin, j'ai reçu la faveur d'intercéder".

812. D'après Abou Hourayra, l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "Je fus distingué d'entre les prophètes par
six faveurs (qu'Allâh m'avaient accordées): J'ai eu le don de la parole exhaustive quoique brève. J'ai reçu
la victoire grâce à l'effroi (jeté dans les coeurs de mes ennemis). Le butin m'a été rendu licite. Toute la
terre m'a été offerte comme moyen de purification et un lieu de prière. J'ai été envoyé à l'humanité
entière. Enfin, je suis le dernier des prophètes".

Construction de la Mosquée du Prophète

816. Anas Ibn Mâlik a dit: Le Prophète arriva à Médine et s'installa dans la partie la plus haute de cette
ville chez une tribu dite les Banû 'Amr Ibn 'Awf. Il séjourna chez eux quatorze nuits; puis il envoya
chercher les Banû An-Najjâr. Ceux-ci arrivèrent le sabre en bandoulière. Il me semble encore voir
l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.)monté sur sa chamelle, Abou Bakr en croupe derrière lui et les notables des Banû
An-Najjâr autour d'eux. Ils marchèrent jusqu'à arriver à la demeure de Abou Ayyoûb. L'Envoyé d'Allâh
(s.a.w.)priait là où l'heure de la prière l'avait surpris; même parfois dans l'enclos des moutons. Puis, il
ordonna de bâtir une mosquée et manda dans cette fin aux chefs des Banû An-Najjâr. - "O Banû An-
Najjâr, leur dit-il, quel prix me demandez-vous pour cet enclos?". - "Par Allâh! répondirent-ils, rien; nous
n'en demandons aucun prix, sinon à Allâh". Or, ajoute Anas, je vais vous dire ce qu'il y avait dans cet
enclos; il y avait des palmiers, des sépultures de polythéistes et des tas de ruines. L'Envoyé d'Allâh
(s.a.w.)ordonna de couper les palmiers, d'exhumer les cadavres et d'aplanir les ruines. Ceci fait, on
aligna les troncs de palmiers pour en faire la Qibla de la mosquée et on y encastra deux chambranles en
pierres. Les fidèles et l'Envoyé d'Allâh se mettaient au travail en chantant: O Seigneur, il n'y a d'autre
bien que celui de l'autre monde. Accorde la victoire aux 'Ansâr et aux Muhâjirûn

Transformation de la Qibla de Jérusalem à La Mecque

818. Al-Barâ Ibn 'Azib a dit: J'ai fait la prière avec l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.)en faisant face à la direction
du Jérusalem pendant seize mois; jusqu'au moment où Allâh lui révéla ce verset de la sourate d'Al-
Baqara: Où que vous soyez, tournez-y (vers la mosquée sacrée) vos visages... Ce verset était révélé
après que le Prophète (s.a.w.)eut fait sa prière, alors, un homme des fidèles s'en alla et passa près d'un
groupe des 'Ansâr qui faisaient la prière (en faisant face au côté de Jérusalem). Quand il les mit au

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courant du changement de la Qibla, ceux-ci firent aussitôt face à la direction de la Ka'ba.

820. Ibn 'Omar a dit: Pendant que les fidèles faisaient la prière de subh (matin) à Qubâ', on vit arriver un
homme disant: "La nuit dernière, des versets furent révélés à l'Envoyé d'Allâh, l'ordonnant de se tourner
(pendant la prière) du côté de la Ka'ba; tournez-vous donc de ce côté". Les fidèles qui faisaient face à la
Syrie, se tournèrent aussitôt vers la direction de la Ka'ba.

Une mosquée ne doit: ni avoir des représentations figurées, ni être construite sur un tombeau,
ni prendre pour place un ancien tombeau

822. D'après 'Aïcha (raa), Oum Habîba et Oum Salama racontaient à l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.)qu'elles
avaient vu, en Abyssinie, une église dans laquelle il y avait des représentations figurées. L'Envoyé d'Allâh
(s.a.w.)leur dit: "Chez ces gens-là, quand un homme vertueux meurt, ils bâtissent sur sa tombe un
oratoire où ils dessinent de telles représentations. Ces gens-là seront les pires des créatures aux yeux
d'Allâh le Jour de la Résurrection".

823. D'après 'Aïcha (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.)dit, lors de sa maladie à la suite de laquelle il
succomba: "Qu'Allâh maudisse les juifs et les chrétiens qui ont pris les tombes de leurs prophètes pour
oratoires". 'Aïcha poursuivit: "Sans cela, on aurait fait bâtir la tombe (du Prophète) sur une place
éminente, mais il craignait qu'on la prenne pour oratoire".

824. D'après Abou Hourayra , l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.)a dit: "Qu'Allâh combatte les juifs qui ont pris pour
oratoires les tombes de leurs prophètes!"

826. 'Aïcha (raa) a dit: Lorsque l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.)fut sur le point d'expirer, il se mit à étendre sur
son visage une khamîsa (pièce d'étoffe rayée) qui lui appartenait. Quand il se sentait étouffé, il l'écartait
de son visage. Puis, il dit: "Qu'Allâh maudisse les juifs et les chrétiens qui ont pris les tombes de leurs
prophètes pour oratoires". Il mettait ainsi en garde contre cette pratique.

Mérite de la construction des mosquées

'Uthmân Ibn 'Affân a répondu en ces termes aux propos que les gens tenaient sur son compte après avoir
reconstruit la mosquée de l'Envoyé d'Allâh: "Vous avez déblatéré contre moi; j'ai entendu l'Envoyé
d'Allâh (s.a.w.)dire: Quiconque bâtit une mosquée pour Allâh, le Très-Haut, -selon Bukayr, pour l'amour
d'Allâh-, Allâh lui bâtira une demeure au Paradis".

Recommandation de mettre le plat de ses mains sur les genoux et abrogation de les plier

832. D'après Sa'd Ibn Abi Waqqâs , Mus'ab Ibn Sa'd a dit: Je faisais la prière à côté de mon père, quand
je plaçai mes mains entre mes genoux. Mon père me dit: "Pose tes paumes sur tes genoux". Quand je
plaçai de nouveau mes mains entre mes genoux mon père me frappa, en disant: "Ceci nous fut défendu;
or, nous reçûmes l'ordre de poser les mains sur les genoux".

Interdiction de mener une conversation pendant la prière après que cela fut toléré

837. 'Abdoullâh Ibn Mas'oûd a dit: Quand nous saluions le Prophète (s.a.w.)en priant, il nous rendait le
salut. Plus tard, lorsque nous revînmes de chez le Négus (de retour de l'Abyssinie) et que nous le
saluâmes ainsi, il ne nous rendit pas le salut. - "O Envoyé d'Allâh, lui dîmes-nous, (autrefois) quand nous
te saluions, tu répondais à notre salutation". - "C'est, répondit-il, parce que la prière est une occupation
(absorbante)".

838. Yazîd Ibn Al-'Arqam a dit: Pendant la prière, nous parlions et nous causions ensemble jusqu'à la
révélation de ce verset: Tenez-vous devant Allâh, avec humilité. Ainsi reçûmes-nous l'ordre de garder le
silence (pendant la prière).

839. Jâbir Ibn 'Abdillâ a dit: L'Envoyé d'Allâh (s.a.w.)me chargea d'une commission. De retour, j'allai le
trouver alors qu'il était - selon Qutayba - en prière. Lorsque je le saluai, il me fit signe. Après avoir
terminé sa prière, il dit: "Tu venais de me saluer tandis que j'étais en train de prier (aussi ne t'ai-je pas
répondu)". Le Prophète, à ce moment, faisait face au côté de l'Orient.

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Tolérance à maudire Satan pendant la prière et à se réfugier auprès d'Allâh contre lui

842. D'après Abou Hourayra , l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.)a dit: "Hier, un éfrit d'entre les djinns s'est mis à
me tenter pour interrompre ma prière. Or, Allâh m'a permis de s'emparer de lui et je l'étranglai, j'eus
l'intention de l'attacher à côté de l'un des piliers de la mosquée, afin qu'au matin vous puissiez tous le
voir. Et je me souvins alors des paroles de mon frère Sulaymân (Salomon): Seigneur, pardonne-moi et
fais-moi don d'un royaume tel que nul après moi n'aura de pareil... Et Allâh chassa l'éfrit qui fuit en toute
humilité."

Tolérance de porter les enfants pendant la prière

844. D'après Abou Qatâda , l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.)faisait sa prière tout en portant 'Umâma que Zaynab,
fille de l'Envoyé d'Allâh, a eu de son époux Abou Al-'As Ibn Ar-Rabî'. Quand il se prosternait, il déposait
l'enfant à terre et il la reprenait en se relevant.

Tolérance de faire un ou deux pas pendant la prière

847. D'après Sahl Ibn Sa'd , Un groupe d'hommes qui se disputaient à propos du bois dont fut coupé le
minbar (du Prophète), vint trouver Sahl Ibn Sa'd qui leur répondit, en disant: "Par Allâh! Je sais très bien
de quoi et par qui ce minbar fut fabriqué. J'ai vu en outre l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.)quand il s'y installa
pour la première fois". - "O Abou 'Abbâs (Sahl)! Raconte-nous l'histoire de ce minbar", lui dit-on. Sahl
reprit alors: "L'Envoyé d'Allâh (s.a.w.)a mandé à une femme -qu'il n'a pas nommé selon Abou Hâzim -
pour lui dire: Ordonne à ton esclave le menuisier de me fabriquer une estrade en bois pour que je m'en
serve pendant mes sermons publics". Sur ce, le menuisier fabriqua donc ce minbar de trois gradins; puis
on le plaça dans cet endroit sur l'ordre de l'Envoyé d'Allâh. Le bois de ce minbar provenait de tamaris d'
Al-Ghâba (nom d'une forêt au Nord-Ouest de Médine). Une fois le minbar achevé, l'Envoyé d'Allâh y
monta et fit le takbîr (célébra la Grandeur d'Allâh pour commencer la prière). Les fidèles firent de même.
(Après avoir récité les passages du Coran et fait l'inclination), le Prophète releva la tête, descendit et vint
se prosterner à terre. Remontant de nouveau sur le minbar, il fit la deuxième rak'a de la même façon et
ainsi de suite jusqu'à la terminer. Puis, il s'adressa au public en disant: "O gens! J'ai fait ceci pour que
vous suiviez mon exemple et appreniez comment je faisais la prière".

Il est blâmable de poser les mains sur la taille pendant la prière

848. Abou Hourayra a dit: "Le Prophète (s.a.w.)a défendu d'appuyer la main sur la taille pendant la
prière".

Il est blâmable de nettoyer le galet dans la mosquée pendant la prière

849. D'après Mu'ayqîb , le Prophète (s.a.w.)a dit, à propos de l'homme qui égalise le sol (caillouteux)
lorsqu'il va se prosterner: "Si vous devez faire cela, ne le faites qu'une seule fois".

Il est blâmable de cracher dans la mosquée et surtout au cours de la prière

852. Selon Abdoullâh Ibn 'Omar, l'Envoyé d'Allâh, s'ayant aperçu d'un crachat sur le mur de la Qibla, il le
frotta, puis se tourna vers les fidèles en disant: "Lorsque l'un de vous fait sa prière, qu'il ne crache pas
devant lui, car Allâh se trouve en face de celui qui prie".

853. D'après Abou Sa'îd Al-Khoudri , le Prophète, s'ayant aperçu d'un crachat sur le mur de la Qibla de la
mosquée, prit un caillou pour le frotter. Ensuite, il interdit au fidèle voulant cracher, de le faire devant lui
ou à sa droite, mais seulement à sa gauche ou sous son pied gauche.

854. D'après 'Aïcha (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) s'ayant aperçu d'un crachat ou d'une morve, sur le
mur de la Qibla, il le frotta.

856. D'après Anas Ibn Mâlik, le Prophète (s.a.w.) a dit: "Quand l'un de vous est en prière, il est en
conversation confidentielle avec son Seigneur. Qu'il ne crache donc pas devant lui, ni à sa droite, mais à
sa gauche, sous son pied gauche".

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857. D'après Anas Ibn Mâlik, le Prophète (s.a.w.) a dit: "Cracher dans la mosquée est un péché qu'on
expie en enterrant (son crachat)".

Tolérance d'accomplir la prière en portant des souliers

862. D'après Anas Ibn Mâlik , Sa'îd Ibn Yazîd Al-'Azdî a dit: "Comme je demandai à Anas si le Prophète
(s.a.w.) faisait la prière, étant chaussé, il me répondit par l'affirmative".

Il est blâmable d'accomplir la prière en portant un vêtement renfermant des dessins

863. D'après 'Aïcha (raa), le Prophète, étant vêtu d'une khamîsa brodée. A l'issue de sa prière, il dit: "Je
fus distrait par les dessins de cette Khamîsa (pendant la prière); qu'on emporte donc ce vêtement à Abou
Jahm et qu'on m'apporte Al-'Anbijâniyya (vêtement épais sans dessins)".

Il est blâmable d'accomplir la prière au moment où le repas est servi

866. D'après Anas Ibn Mâlik , le Prophète (s.a.w.) a dit: "Lorsque le dîner est servi et que l'heure de la
prière est venue, commencez d'abord par le dîner".

868. D'après Ibn 'Omar, l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "Quand le dîner de l'un de vous est servi et que
l'on fait le second appel ('iqâma) à la prière, commencez d'abord par manger et ne vous hâtez pas à
terminer votre repas".

Interdiction de l'accès de la mosquée à celui qui a mangé de l'ail, de l'oignon ou du poireau ou


autre plante similaire

870. D'après Ibn 'Omar, le Prophète, pendant la bataille de Khaybar, a dit: " Que quiconque a mangé de
cette plante, -il s'agit de l'ail- ne se rende pas aux mosquées".

872. D'après Anas : On demanda à Anas Ibn Mâlik ce qu'il avait entendu de la bouche du Prophète au
sujet de l'ail. L'Envoyé d'Allâh (s.a.w.)a dit: "Que celui qui a mangé de cette plante, s'abstient de nous
approcher ou de prier avec nous", répondit-il.

874. D'après Jâbir , l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) interdit de manger de l'oignon ou du poireau; pourtant nous
fûmes pousser par le besoin à en manger. Il dit alors: "Quiconque mange de cette plante malodorante ne
doit pas se rendre à notre mosquée; car les Anges répugnent de ce que les êtres humains répugnent".

879. 'Omar Ibn Al-Khattâb a dit: Je n'ai demandé à l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.)des explications sur un sujet
comme je l'ai fait au sujet du défunt sans héritiers. Or, Celui-ci ne m'a jamais rudoyé que sur ce sujet; au
point de me pincer la poitrine avec son doigt, en me disant: "O 'Omar, ne te suffis pas la révélation du
verset d'Al-Sayf, le dernier de la sourate An-Nisâ'! Si je vis encore, je donnerais sur ce verset un
jugement qui servira de référence tant à celui qui connaît bien le Coran qu'à celui qui ne le connaît pas".
'Omar poursuivit son discours, en disant: Seigneur, Je Te prends à témoin sur les gouverneurs des
provinces que je n'ai fait régné là-bas que pour établir la justice, enseigner aux gens leur religion et la
pratique traditionnelle de leur Prophète, partager entre eux leurs butins et me rendre compte des affaires
qui leur semblent obscures. O gens, vous mangez deux plantes que je ne trouve autre que mauvaises, à
savoir: l'oignon et l'ail. Alors que l'Envoyé d'Allâh, s'il en sentait l'odeur émanant de l'un des fidèles dans
la mosquée, ordonnait que l'on l'expulse jusqu'à l'emplacement d' Al-Baqî'. Si vous devez manger de ces
plantes, cuisinez-les bien.

Distraction au cours de la prière et prosternation à la suite

885. 'Abdallâh Ibn Buhayna a dit: Le Prophète (s.a.w.)ayant dirigé notre prière de zhuhr (de midi), se mit
debout après les deux premières rak'a (pour faire la troisième), sans s'asseoir (pour le premier
tachahhud). Les fidèles le suivirent donc et se mirent debout. A la fin de la prière, comme nous
attendions sa salutation finale (taslîm), il (s.a.w.)prononça le takbîr en se tenant assis et fit deux
prosternations (pour réparer l'oubli) avant de prononcer la salutation finale.

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889. 'Abdoullâh Ibn Mas'oûd a dit: Le Prophète (s.a.w.) fit sa prière - je ne sais au juste, dit 'Ibrâhîm
(l'un des transmetteurs du hadith) s'il l'a prolongée ou écourtée (en accomplissant, par inadvertance, des
rak'a en plus ou en moins). Quand il eut fait la salutation finale, on lui dit: "O Envoyé d'Allâh, est-il
survenu quelque chose au cours de cette prière?". - "Pourquoi cela?", demanda-t-il. - "Parce que,
répliqua-t-on, vous avez prié de telle et telle façon". Le Prophète plia aussitôt ses genoux, se tourna du
côté de la Qibla, fit deux prosternations, puis fit -de nouveau- le taslîm. Quand il se retourna vers nous il
dit: "S'il était survenu quelque chose, au cours de la prière, je vous en aurais informé. Mais je suis un
homme tout comme vous, je risque d'oublier comme vous oubliez. Quand j'oublierai de faire quelque
chose, rappelez-moi. Quand l'un de vous doute au sujet de sa prière, qu'il cherche à se corriger autant
que possible, qu'il l'achève, puis qu'il fasse deux prosternations".

896. D'après Abou Hourayra, l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) nous présida dans une des deux prières de l'après-
midi - le zhuhr (de midi) ou le 'asr (après-midi); (le transmetteur ne se rappelle point laquelle des deux
fut désignée par Abou Hourayra or, l'une ou l'autre se composent de quatre rak'a). Le Prophète alors pria
deux rak'a; fit le taslîm; puis alla s'appuyer à un tronc d'arbre proche de la Qibla de la mosquée, tout en
étant courroucé. Parmi les fidèles se trouvaient Abou Bakr et 'Omar qui n'osèrent adresser la parole au
Prophète (à propos des deux rak'a manquantes). Les gens pressés s'apprêtèrent à quitter la mosquée en
disant: "La prière a été raccourcie!". A ce moment, un homme d'entre les fidèles, surnommé "Dhû Al-
Yadayn", s'adressa au Prophète en ces termes: "O Envoyé d'Allâh! As-tu oublié quelque chose ou bien il
vous a été prescrit de raccourcir la prière?". Le Prophète (s.a.w.) regarda à droite et à gauche; puis,
s'adressant aux fidèles, il dit: "De quoi parle Dhû Al-Yadayn? Les choses sont-elles comme il vient de
dire?". - "Oui, répliqua-t-on, il a dit vrai: tu n'as fait que deux rak'a". Aussitôt le Prophète acheva ce qu'il
avait omis de la prière, fit le taslîm, prononça le takbîr, se prosterna, releva la tête en prononçant le
takbîr; puis se prosterna et releva enfin la tête en prononçant de nouveau le takbîr.

Prosternation au cours de la récitation

900. Ibn 'Omar a dit: "Quand le Prophète (s.a.w.) nous récitait une sourate dans laquelle il y avait à se
prosterner, il se prosternait et nous l'imitions. C'était au point que certains d'entre nous ne trouvaient
pas de place pour poser leur front (à terre) (allusion au grand nombre des fidèles)".

902. 'Abdoullâh Ibn Mas'oûd a dit: Au cours de sa récitation de la sourate "An-Najm", le Prophète (s.a.w.)
se prosterna (à la lecture de l'un de ses versets) et ainsi firent tous ceux qui étaient avec lui, sauf un
vieillard qui prit une poignée de cailloux ou de terre et la porta à son front en disant: "Cela me suffit"
(Cet homme était infidèle).

903. Le récit de Zayd Ibn Thâbit transmis par 'Atâ' Ibn Yasâr qui dit avoir interrogé Zayd Ibn Thâbit sur la
récitation du Coran en même temps que l'imam (pendant la prière). Celui-ci répliqua en disant: "Il n'est
jamais de récitation en même temps que l'imam!". 'Atâ' ajoute que Zayd a en outre prétendu avoir récité
devant l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) la sourate d'An-Najm sans que ce dernier ne se prosterne".

904. D'après Abou Hourayra : Abou Salama Ibn 'Abdourrahmân transmet que Abou Hourayra, en leur
récitant la sourate d'Al-'Inchiqâq, se prosterna. Sa prière terminée, il informa les fidèles qu'en lisant cette
sourate, le Prophète (s.a.w.) se prosterna (à l'un de ses versets).

Evocation d'Allâh après la prière

917. Ibn 'Abbâs a dit: "Je savais que la prière du Prophète (s.a.w.) était terminée quand j'entendais le
takbîr (célébration de la grandeur d'Allâh en ces termes: Allâh 'Akbar)".

Recommandation de se réfugier auprès d'Allâh contre les supplices de la tombe

922. 'Aïcha (raa) a dit: Deux vieilles femmes des juives de Médine vinrent me voir et me dirent: "Les
morts sont torturés dans leurs tombeaux". Je traitai cela de mensonge et ne jugeai pas bon de les croire.
Quand elles furent parties et que le Prophète (s.a.w.)étant venu me voir je lui dis: "O Envoyé d'Allâh,
deux vieilles..., et je lui racontai la chose". - "Elles ont dit vrai, me répondit-il; ils sont torturés et leurs
cris ne sont perceptibles que des animaux". Depuis ce jour, je ne vis jamais le Prophète (s.a.w.)faire une
prière sans se réfugier ensuite auprès d'Allâh contre le châtiment de la tombe.

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Ce contre quoi on se réfugie auprès d'Allâh au cours de la prière

923. 'Aïcha (raa) a dit: "J'ai entendu l'Envoyé d'Allâh, dans ses prières, se réfugier auprès d'Allâh, contre
les tentations de l'Antéchrist ".

924. D'après Abou Hourayra , L'Envoyé d'Allâh (s.a.w.)a dit: Lorsque vous prononcez le tachahhud (le
témoignage d'unicité prononcé à la fin de la prière), cherchez refuge auprès d'Allâh contre quatre
(tourments)... Dites: "Seigneur, je me refuge auprès de Toi contre le châtiment de la Géhenne, contre
celui de la tombe, contre les épreuves de la vie et de la mort et contre les tentations de l'Antéchrist".

925. D'après 'Aïcha, la femme du Prophète (raa), le Prophète (s.a.w.) faisait, dans sa prière, les
invocations suivantes: "Seigneur, je me réfugie auprès de Toi contre le châtiment de la tombe, je me
réfugie auprès de Toi contre la tentation de l'Antéchrist. Je me réfugie auprès de Toi contre les épreuves
de la vie et de la mort. Seigneur, je me réfugie auprès de Toi contre les péchés et contre les dettes".
Quelqu'un lui ayant fait remarquer qu'il mettait bien de l'ardeur à chercher refuge auprès d'Allâh contre
les dettes, le Prophète répondit: "L'homme qui tombe sous le faix de la dette risque de mentir en parlant
et de manquer à ses promesses".

933. Récit relevé d'après Al-Mughîra Ibn Chu'ba par Warrâd, son esclave affranchi. Celui-ci raconte qu'Al-
Mughîra Ibn Chu'ba écrivit à Mu'âwiya lui informant que le Prophète (s.a.w.) disait, après le taslîm de
chaque prière: "Point de divinité à part Allâh, l'Unique; Qui n'a point d'associés. A Lui appartient le
pouvoir, à Lui la louange; Il est Puissant en toutes choses. Seigneur, personne ne peut empêcher ce que
Tu donnes; personne ne peut donner ce que Tu refuses. Sans Toi, la fortune du riche ne lui sera d'aucune
utilité".

Evocation d'Allâh après la prière et sa formule

936. Abou Hourayra a dit: Les pauvres d'entre les Emigrés allèrent trouver le Prophète (s.a.w.) et lui
dirent: "Les gens opulents, grâce à leur fortune, accapareront les degrés les plus élevés du Paradis et ses
félicités éternelles". - "Comment cela", répliqua le Prophète. - "Ils prient et jeûnent comme nous et, en
plus, ils ont l'apanage de faire l'aumône et d'affranchir les esclaves". - "Eh bien!, répondit le Prophète, ne
vous enseigne-je pas une chose qui, si vous la pratiquez, vous rejoindrez ceux qui semblent avoir pris de
l'avance sur vous et dépasserez (en mérites) ceux qui viendront après vous. Personne ne sera alors
meilleur que vous, hormis ceux qui feront comme vous". - "Si, ô Envoyé d'Allâh", dirent-ils - "A l'issue de
chaque prière, glorifiez Allâh, célébrez Sa grandeur et faites Sa louange trente-trois fois".

Ce qu'on doit prononcer entre le takbîr avant la prière et la récitation

940. Abou Hourayra a dit: Quand l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.)faisait le takbîr pour entamer la prière, il
gardait le silence pour un moment avant de réciter (le Coran). Je lui dis, poursuivit Abou Hourayra: "O
Envoyé d'Allâh, que mon père et ma mère te servent de rançon! Que dis-tu tout bas pendant le silence
que tu gardes entre le takbîr et la récitation?". - "Je dis, me répondit-il, Seigneur! Ecarte-moi de mes
péchés comme Tu as écarté l'Orient de l'Occident. Seigneur! Purifie-moi de mes péchés comme on purifie
le vêtement blanc de toute tache. Seigneur! Lave-moi de mes péchés avec la neige, l'eau et la grêle!"

Recommandation de se rendre à la prière avec tranquillité et sérénité et interdiction de s'y


rendre à la hâte

944. Abou Hourayra a dit: J'ai entendu le Prophète (s.a.w.) dire: "Quand on fait le second appel à la
prière en commun, ne vous y rendez pas en accourant; mais allez-y en marchant sereinement. Entamez
votre prière dès la partie où vous trouvez les autres fidèles en train de faire et à la fin de la prière
communautaire, complétez (chacun seul) la partie que vous avez manquée".

948. Abou Qatâda a dit: Pendant que nous faisions la prière avec le Prophète, on entendit un certain
brouhaha. A l'issue de la prière, le Prophète en demanda la raison. - "Nous nous hâtions à atteindre le
commencement de la prière", répondirent-ils. - "N'agissez plus ainsi, répliqua le Prophète; quand vous
vous rendez à la prière vous devez avoir un air serein. Entamez votre prière dès la partie où vous trouvez
les autres fidèles en train de faire et à la fin de la prière communautaire, complétez (chacun seul) la
partie que vous avez manquée".

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Quand est-ce que les gens doivent-ils se lever pour faire la prière?

949. D'après Abou Qatâda , l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.)a dit: "Quand le second appel à la prière est fait, ne
vous mettez pas debout (pour faire la prière), jusqu'à ce que vous me voyiez".

950. D'après Abou Hourayra , aussitôt que le second appel à la prière fut fait, nous nous dressâmes et
nous arrangeâmes nos rangs avant que le Prophète (s.a.w.)ne soit sortit de chez lui. Puis, le Prophète
(s.a.w.)vint se mettre à son lieu de prière; et avant qu'il fasse le takbîr (pour entamer la prière), il se
souvint qu'il ne s'était pas encore purifié à la suite d'une cohabitation avec sa femme. - "Restez à vos
places", nous dit-il. Puis, il rentra chez lui, fit ses ablutions majeures (ghusl) et retourna à nous, en ayant
la tête encore ruisselante d'eau. Il prononça alors le takbîr et nous présidâmes dans la prière.

953. Jâbir Ibn Sumra a dit: "Dès que le soleil tendait à se coucher, Bilâl faisait le premier appel à la
prière ('adhân). Or, il n'en prononçait pas le second appel ('iqâma) avant de voir le (s.a.w.)sortir de sa
demeure pour présider la prière en commun".

Celui qui rattrape une seule rak'a en commun, c'est comme s'il avait accompli toute la prière
en commun

954. Selon Abou Hourayra, l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "Quiconque vient de rattraper une seule rak'a
de la prière communautaire, sera comme s'il y avait assisté depuis son début".

Heures fixes pour les cinq prières

959. Abou Mas'ûd a dit: J'ai entendu l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.)dire: "Gabriel me présider dans la prière. Je
fis la prière derrière lui". Le Prophète répéta cinq fois cette dernière phrase en comptant sur ses doigts
cinq prières.

961. 'Aïcha (raa) a dit: "L'Envoyé d'Allâh (s.a.w.)faisait la prière de 'asr alors que le soleil inondait ma
chambre et que l'ombre ne l'avait pas encore envahie".

Lorsqu'il fait très chaud, il est recommandé d'attendre la fraîcheur pour faire la prière de
zhuhr (de midi)

972. D'après Abou Hourayra , l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.)a dit: "Quand la chaleur devient excessive,
attendez la fraîcheur pour faire la prière, car la chaleur intense émane du feu de la Géhenne".

976. Abou Dharr a dit: Quand le muezzin du Prophète (s.a.w.) eut fait le premier appel à la prière de
zhuhr (de midi), le Prophète lui dit: "Attends la fraîcheur, attends la fraîcheur (avant de faire le second
appel à la prière)! -ou selon une variante- "Attends, attends!". Puis il ajouta: "La chaleur ardente est une
émanation de la Géhenne. Aussi quand la chaleur est-elle excessive, attendez la fraîcheur pour faire la
prière".

977. D'après Abou Hourayra , l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.)a dit: L'Enfer se plaignit au Seigneur en disant: "O
Seigneur, je me dévore moi-même (sous l'effet de la chaleur et du froid excessifs)!". Le Seigneur lui
autorisa alors de pousser deux souffles, un en hiver et un autre en été. C'est de celui-ci qu'émane la
grande chaleur, et de celui-là qu'émane le grand froid que vous en souffrez.

Recommandation de faire la prière de zhuhr (de midi) à la première heure s'il ne fait pas très
chaud
983. Anas Ibn Mâlik a dit: "Le Prophète (s.a.w.) nous présidait dans la prière en pleine canicule et lorsque
l'un de nous ne supportait pas de poser son front sur le sol (échauffé), il étendait son vêtement sur celui-
ci pour pouvoir se prosterner".

Recommandation de faire la prière de 'asr de bonne heure

984. Anas Ibn Mâlik a dit: "L'Envoyé d'Allâh faisait la prière de 'asr alors que le soleil était haut sur

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l'horizon et bien vivant. Si quelqu'un se rendait à Al-'Awâlî, il y arrivait pendant que le soleil était encore
au-dessus de l'horizon. (Or la distance de Al-'Awâlî à Médine est de quatre milles environ)".

987. Récit de Anas Ibn Mâlik transmis par Abou 'Umâma. Celui-ci, après avoir accompli la prière de zhuhr
(de midi), alla trouver Anas Ibn Mâlik dans sa demeure de Bassora, qui était contiguë à la mosquée.
Quand nous entrâmes chez lui, Anas nous reçut en demandant: "Avez-vous fait la prière de 'asr (de
l'après-midi)?". - "Nous venons juste d'accomplir celle de zhuhr!". - "Acquittez-vous de la prière de 'asr".
Et nous de se lever pour prier. La prière terminée, Anas nous fit savoir qu'il eut entendu l'Envoyé d'Allâh
(s.a.w.)dire: "Telle est la prière de l'hypocrite: il reste à guetter le soleil et ne se lève pour faire sa prière
qu'en voyant l'astre sur le point de se coucher, comme s'il était entre les deux cornes du diable. Alors il
se lève et s'acquitte en toute hâte des quatre rak'a, sans que son esprit y soit recueilli que pour un petit
moment".

990. Râfi' Ibn Khadîj a dit: "Nous faisions avec le Prophète (s.a.w.) la prière de 'asr (l'après-midi); puis,
nous égorgions les chamelles dont nous partagions la chair en dix portions. Nous mangions ensuite cette
viande cuisinée et cuite à point avant le coucher du soleil".

Gravité du péché commis en négligeant la prière de 'asr

991. D'après Ibn 'Omar, l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "Celui qui rate l'accomplissement de la prière de
'asr (l'après-midi), sera comme s'il avait perdu sa famille et ses biens".

993. D'après 'Ali , Au jour de la bataille livrée contre les Coalisés, l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) dit: "Qu'Allâh
remplit leurs demeures et leurs tombeaux de feu! Ils nous ont empêchés de faire la prière moyenne
(celle de l'après-midi), jusqu'au moment où le soleil a couché".

Argument de ceux qui disent que la prière du milieu est celle de 'asr

1000. D'après Jâbir Ibn 'Abdillâh, Au jour de la bataille du Fossé, 'Omar Ibn Al-Khattâb se mit à injurier
les infidèles de Quraych (leurs ennemis) en disant: "O Envoyé d'Allâh! Je suis arrivé à peine de
s'acquitter de la prière de 'asr (l'après-midi) alors que le soleil était sur le point de se coucher". Le
(s.a.w.) lui répondit: "Par Allâh! Moi, je ne l'ai pas encore faite!". Alors nous nous dirigeâmes à Buthân où
le Prophète (s.a.w.)fit ses ablutions et nous les fîmes aussi. Puis, le Prophète (s.a.w.) fit la prière de 'asr
après le coucher du soleil, suivie de celle de maghrib (du coucher du soleil).

Mérite des prières de fajr et de 'asr et de leur observance

1001. D'après Abou Hourayra, l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "Des Anges diurnes et d'autres nocturnes
se succèdent parmi vous. Or, ils se réunissent aux prières de fajr (l'aurore) et de 'asr (l'après-midi). Ceux
qui ont passé la nuit parmi vous remontent vers le Seigneur. Allâh, bien qu'Il le sache mieux qu'eux, leur
demande alors: "Comment avez-vous laissé Mes adorateurs?". - "Nous les avons laissés en train de prier,
répondront-ils, et nous les avions trouvés en train de prier".

1002. Jarîr Ibn 'Abdillâh a dit: Nous étions assis auprès du Prophète (s.a.w.) une nuit que la lune était
pleine. L'ayant aperçue, il nous dit: "Vous verrez le Seigneur comme vous voyez cette lune et vous ne
subirez aucune injustice pour Le voir. Autant que vous le pouvez, acquittez-vous de la prière de fajr
(l'aurore) avant le lever du soleil et de celle de 'asr (l'après-midi) avant le coucher du soleil". Ensuite Jarîr
récita: {et célèbre Sa louange, avant le lever du soleil, avant son coucher}.

1005. D'après Abou Moûsa Al-Ach'âri l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "Celui qui fit les deux prières de fajr
(l'aurore) et de 'asr (l'après-midi) entrera au Paradis".

Le moment de la prière du coucher du soleil (maghrib) est lorsque celui-ci disparaît

1006. D'après Salama Ibn Al-'Akwa' , le Prophète (s.a.w.) faisait la prière de maghrib (du coucher du
soleil), quand le disque solaire disparaissait aux regards.

1007. Râfi' Ibn Khadîj dit: "Nous faisions la prière de maghrib (du coucher du soleil) avec le Prophète
(s.a.w.) et quand nous partions (il faisait encore jour au point que) l'un de nous pouvait encore tirer des

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flèches".
L'heure fixe de la prière de 'ichâ' (du soir) et mérite de la retarder

1008. D'après 'Aïcha, la femme du Prophète (raa) a dit: Une nuit, l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) retarda
l'accomplissement de la prière de 'ichâ' (du soir) jusqu'au premier tiers de la nuit. Quand 'Omar Ibn Al-
Khattâb lui eut dit que les femmes et les enfants s'étaient endormis, le Prophète (s.a.w.) sortit et dit aux
gens réunis à la mosquée (à son attente): "Personne au monde, autre que vous, n'attend la prière ainsi".
C'était avant que l'Islam ne fût répandu parmi les gens.

1010. Abdoullâh Ibn 'Omar a dit: Une nuit, nous nous mettions à l'attente de l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.)
pour nous présider dans la prière de 'ichâ' (du soir). Il ne sortit qu'après l'écoulement du premier tiers de
la nuit ou plus tard encore; nous ne sûmes pas ce qui l'avait retenu, est-ce qu'une affaire concernant sa
famille ou autres. Ayant sorti de chez lui, il nous dit: "Vous attendez la prière; et ce ne se fait jamais par
ceux qui professent d'autres religions que vous. Si je ne craignais d'imposer une lourde tâche à ma
Communauté, je lui ordonnerais de faire la prière du soir à cette heure". Puis, il donna l'ordre au muezzin
d'appeler à la prière dans laquelle il nous présida.

1012. Le récit de Anas , transmis par Thâbit, on demanda à Anas comment fut la bague du Prophète.
Celui-ci répondit: Le Prophète (s.a.w.) retarda une nuit l'accomplissement de la prière de 'ichâ' (du soir)
jusqu'à la moitié de la nuit ou presque. Lorsqu'il entra dans la mosquée, il s'adressa aux fidèles qui
étaient restés à son attente: "Il y a des gens qui, s'étant acquitté de la prière, se sont déjà couchés.
Quant à vous, vous étiez en prière pendant tout le temps que vous avez attendu son accomplissement en
commun". Anas ajoute: "Il me semble encore voir briller sa bague d'argent; alors qu'il haussa son
auriculaire gauche".

1014. Abou Moûsa a dit: Mes compagnons qui s'étaient embarqués avec moi, nous étions campés à
Buthân alors que le Prophète était à Médine. Chaque nuit, à tour de rôle, un groupe parmi eux allait pour
faire la prière de 'ichâ' (du soir) avec le Prophète. Quand notre tour arriva, mes compagnons et moi, nous
nous rendîmes chez le Prophète (s.a.w.) qui étant préoccupé par certaines affaires, retarda la prière de
'ichâ' jusqu'à la tombée de la nuit noire, et même jusqu'à minuit. Puis, il sortit et les présida dans la
prière. Une fois celle-ci terminée, il s'adressa aux assistants en disant: "Ne vous pressez pas; écoutez ces
enseignements et réjouissez-vous que par une grâce divine exclusive, personne au monde, en dehors de
vous, ne fait de prière à cette heure", ou "personne, en dehors de vous, n'a fait la prière à cette heure".
Nous ignorons au juste de laquelle de ces deux expressions il s'est servi. Alors, ajoute Abou Moûsa, nous
retournâmes enchantés de ce que nous venions d'entendre de la bouche de l'Envoyé d'Allâh".

1015. Ibn 'Abbâs a dit: Une nuit, le Prophète d'Allâh (s.a.w.)retarda l'accomplissement de la prière de
'ichâ' (du soir) jusqu'à la tombée de la nuit noire à tel point que les fidèles s'endormirent, se réveillèrent,
puis se rendormirent et se réveillèrent de nouveau. Alors, 'Omar Ibn Al-Khattâb alla trouver le Prophète
(s.a.w.) et lui dit: "La prière?". 'Atâ' (l'un des transmetteurs du hadith) ajoute qu' Ibn 'Abbâs poursuivit
en ces termes: "Le Prophète (s.a.w.) sortit alors et il me semble encore le voir alors que l'eau ruisselait
de sa tête sur laquelle il avait posé la main. Il dit: Si je ne craignais d'imposer une lourde tâche à ma
Communauté, je lui aurai ordonné de faire cette prière à ce temps". Je demandai à 'Atâ' de préciser de
quelle façon le Prophète (s.a.w.) avait la main posée sur sa tête d'après l'indication d' Ibn 'Abbâs. 'Atâ'
écarta alors ses doigts légèrement les uns des autres, puis plaçant les bouts de ces derniers sur le côté
de sa tête, et simula la façon avec laquelle le Prophète faisait suer ses cheveux en passant sa main sur sa
tête jusqu'à ce que son pouce touchât l'extrémité de l'oreille qui suit immédiatement le visage, puis la
tempe à l'endroit de la naissance de la barbe; il faisait ceci ni vite, ni lentement.

Recommandation de faire la prière de fajr de bonne heure et mérite du Coran que l'on y récite

1020. 'Aïcha (raa) a dit: "Les femmes croyantes assistaient à la prière de subh (du matin) présidée par
l'Envoyé d'Allâh; elles retournaient ensuite chez elles, tout en étant complètement recouvertes de leurs
vêtements faits de soie ou de laine; et sans que personne ne put les reconnaître".

1023. Récit de Jâbir Ibn 'Abdillâh transmis par Muhammad Ibn 'Amr Ibn Al-Hasan Ibn 'Ali qui a dit: Al-
Hajjâj étant venu à Médine, nous interrogeâmes Jâbir Ibn 'Abdillâh (sur les horaires de la prière). Celui-ci
répondit: "Le Prophète (s.a.w.) faisait la prière de zhuhr (de midi) au moment de la plus forte chaleur
vers le milieu de la journée; celle de 'asr (de l'après-midi) quand le soleil était encore vivant; celle de
maghrib (du coucher du soleil) quand il avait disparu à l'horizon. Quant à celle de 'ichâ' (du soir), tantôt il
l'avançait et tantôt il le retardait: il l'avançait; s'il voyait les fidèles tous réunis; et il la retardait, quand ils
tardaient à venir. Quant à celle de subh (du matin), les fidèles -ou le Prophète - la faisaient dans le clair-

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obscur vers la fin de la nuit".

1024. Le récit de Abou Barza : Sayâr Ibn Salâma dit: J'ai entendu mon père interroger Abou Barza au
sujet de la prière de l'Envoyé d'Allâh. Il répondit alors: "Quant à la prière de 'ichâ' (du soir), il ne se
gênait pas de la retarder un peu jusqu'au minuit; il n'aimait pas dormir avant son heure, ni causer après
son accomplissement". Plus tard, -ajoute Chu'ba le transmetteur- je l'ai rencontré et lui ai posé de
nouveau la question, Abou Barza a dit alors: "Et il faisait la prière de zhuhr (de midi), après que le soleil
eut passé dans sa course par le méridien; et faisait celle de 'asr (de l'après-midi) alors que le soleil
restait bien vivant à tel point qu'un homme aurait le temps d'aller au bout de Médine et d'en revenir". -
"Quant à celle de maghrib (du coucher du soleil), j'ai oublié, dit le transmetteur, le temps qu'il m'a
spécifié pour l'accomplir. Mais, quand j'ai fait plus tard sa rencontre, je lui ai posé encore la question.
Abou Barza ajouta alors: "Le Prophète faisait la prière de subh (du matin) au moment où l'homme, en
s'apprêtant de partir, pourra reconnaître celui qui était à ses côtés (pendant la prière communautaire); et
récitait au cours de cette prière de soixante à cent versets du Coran".

Mérite de la prière en commun et insistance à ne pas la manquer

1034. D'après Abou Hourayra, le Prophète (s.a.w.) a dit: "La prière en commun est supérieure de vingt-
cinq degrés de celle qu'accomplie l'un de vous en solitaire".

1038. D'après Ibn 'Omar, L'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "La prière en commun surpasse de vingt-sept
degrés celle faite par l'homme en solitaire".

1040. D'après Abou Hourayra, l'Envoyé d'Allâh, ayant remarqué l'absence d'un nombre de fidèles au
cours de certaines prières communautaires, dit: Je fus sur le point de désigner un homme pour présider
la prière (à ma place) pour aller trouver à l'improviste ceux qui manquaient à la prière. J'aurais alors
donné l'ordre de les brûler en mettant le feu à leurs habitations à l'aide de bûches attisées. Si l'un de ces
gens-là savait qu'il y trouverait quelques os gras, il n'aurait jamais manqué à la prière de 'ichâ' (du soir).

Une prière supplémentaire peut être faite en commun. Prière sur une natte ou autre chose
pure

1053. D'après Anas Ibn Mâlik , sa grand-mère Mulayka invita un jour l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) à un repas
qu'elle avait confectionné. Il en mangea, puis dit: "Levez-vous pour que je vous préside dans la prière!".
- Aussitôt, ajoute Anas, j'allai chercher une natte que nous avions et qui était devenue toute noire à force
d'usage et je l'aspergeai d'eau. Le Prophète (s.a.w.) se leva; l'orphelin et moi, nous nous rangeâmes
derrière lui; quant à la vieille, elle se tint derrière nous. L'Envoyé d'Allâh (s.a.w.)pria avec nous deux
rak'a, puis s'en alla.

1054. Anas Ibn Mâlik a dit: "L'Envoyé d'Allâh (s.a.w.)était doué du meilleur caractère. Parfois, l'heure de
la prière arriva au moment où le Prophète (s.a.w.)était chez nous, il ordonnait de balayer et d'asperger
d'eau la natte sur laquelle il se mettait, puis se levait pour présider la prière et nous nous arrangeâmes
derrière lui. Leur natte était de raphia".

1055. D'après Anas, le Prophète (s.a.w.) vint chez nous alors qu'il n'y avait que ma mère, ma tante
maternelle Oum Harâm et moi. - "Allons que je vous préside dans une prière supplémentaire!", dit le
Prophète. Et il nous la faite. (Un homme demanda à Thâbit: "Et où Anas s'est-il tenu par rapport au
Prophète?". - "Le Prophète a placé Anas à sa droite", répondit-il). Anas poursuivit: Ensuite, le Prophète fit
des invocations en notre faveur, -nous, les gens de la maison- en nous souhaitant tout le bien de l'ici-bas
ainsi que celui de l'au-delà. Ma mère lui dit: "O Envoyé d'Allâh! Votre petit serviteur... invoque Allâh en
sa faveur". Alors, le Prophète me fit ses meilleurs voeux dont le dernier fut: "Seigneur! Fais accroître ses
biens et sa progéniture et bénissez-les-lui".

Mérite des pas faits pour se rendre aux mosquées

1064. D'après Abou Moûsa, le Prophète (s.a.w.) a dit: "Ceux qui auront la plus grande récompense de
leur prière, sont ceux, habitant loin de la mosquée, font une longue marche pour s'y rendre. De même,
celui qui reste en attente pour accomplir la prière avec l'imam, obtiendra plus de récompense que celui
qui se contente de la faire en solitaire puis se coucher".

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La marche vers la mosquée efface les péchés et augmente les bonnes oeuvres

1071. Abou Hourayra transmet qu'il a entendu l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.)dire: "Supposez qu'une rivière
coule devant la porte de l'un de vous et qu'il en puise pour se laver cinq fois par jour. Pensez-vous qu'il
lui restera la moindre crasse?". - "Non assurément", répondirent-ils. - "Eh bien! ajouta-t-il, il en est de
même des cinq prières, c'est grâce à elles qu'Allâh efface les péchés".

1073. D'après Abou Hourayra , le Prophète (s.a.w.) a dit: "Celui qui se rend à la mosquée au petit matin
ou au soir, Allâh lui réservera au Paradis un lieu de séjour en récompense de chaque visite diurne soit-
elle ou nocturne, qu'il avait faite".

Qui mérite le plus d'être l'imam

1080. Mâlik Ibn Al-Huwayrith a dit: Alors que nous formions un groupe de jeunes de même âge, nous
vînmes trouver le Prophète (s.a.w.) et nous séjournâmes auprès de lui pendant une vingtaine de jours.
Le Prophète (s.a.w.) était compatissant et aimable, estimant que nous avions le désir de retourner
auprès des nôtres, il nous demanda des informations sur nos parents que nous avions quittés. Quand
nous l'informâmes, il dit: "Retournez à vos parents, demeurez parmi eux, instruisez-les et ordonnez-leur
que lorsque viendra l'heure de la prière, que l'un parmi vous fasse l'appel à la prière et que le plus âgé
parmi vous la préside".

Dévotion dans la prière lorsqu'un malheur frappe les musulmans

1082. Abou Hourayra a dit: Lors de la prière de fajr (de l'aurore), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.)avait l'habitude
de dire, après la récitation du Coran et la prononciation du takbîr et en relevant sa tête de l'inclination:
"Allâh écoute celui qui Le loue. Seigneur! à Toi la louange". Puis, étant toujours debout, il disait:
"Seigneur! Délivre Al-Walîd Ibn Al-Walîd, Salama Ibn Hichâm, 'Ayyâch Ibn 'Abî Rabî'a et tous les faibles
d'entre les Croyants (ceux-ci étaient emprisonnés chez les polythéistes). Seigneur! Accable de Ta colère
la tribu de Mudar (hostile aux musulmans) et fais que ses années soient comme celles de Yûsuf (Joseph)
(années de détresse). Seigneur! Maudit Lihyân, Ri'l, Dhakwân et 'Usayya qui s'étaient montrés rebelles à
Allâh et à Son Messager". - Plus tard, ajoute le transmetteur, nous sûmes que le Prophète abandonna
cette habitude à la révélation de ce verset: Tu n'as (Muhammad) aucune part dans l'ordre (divin) - qu'Il
(Allâh) accepte leur repentir (en embrassant l'Islam) ou qu'Il les châtie, car ils sont bien des injustes.

1084. Tradition relevée par Abou Hourayra : Abou Salama Ibn 'Abdourrahmân transmet qu'il a entendu
Abou Hourayra dire: "Par Allâh! Je vais suivre de près la prière du Prophète (s.a.w.) en vous présidant
dans la prière". Abou Hourayra faisait des invocations pendant la prière avant ou après la prosternation
(qunût), pendant les prières de zhuhr (de midi), de 'ichâ' (du soir) et de subh (du matin). Il faisait des
invocations en faveur des Croyants et appelait la malédiction d'Allâh sur les infidèles.

1085. Anas Ibn Mâlik a dit: "Pendant trente matins, le Prophète (s.a.w.) fit des invocations contre ceux
qui avaient tué ses Compagnons à Bi'r Ma'ûna: les Ri'l, les Dhakwân, les Lihyân et les 'Usayya qui
s'étaient montrés rebelles à Allâh et à Son Envoyé".

On doit s'acquitter de la prière manquée et recommandation de la faire le plus tôt possible

1099. D'après Abou Qatâda : L'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) s'adressa à nous en disant: "Vous aurez à passer
l'après-midi et la nuit tout entière en marche. Demain, si Allâh le veut, vous arriverez à une source
d'eau". Les voyageurs allèrent chacun son chemin. Abou Qatâda dit: Pendant que le Prophète (s.a.w.) fit
sa marche et que je fus à côté de lui, il s'assoupit vers minuit. Comme il risqua de tomber de sa
chamelle, je vins lui servir d'appui sans pour autant le réveiller; jusqu'à ce qu'il se redressât. Il poursuivit
ensuite sa marche jusqu'à l'écoulement de la plupart de la nuit. Alors, il s'assoupit; et comme il risqua de
tomber de sa chamelle, je vins lui servir d'appui sans pour autant le réveiller et jusqu'à ce qu'il se
redressât. Il reprit encore la marche et vers le point du jour, il s'assoupit et s'inclina cette fois-ci plus que
les deux précédentes jusqu'à être sur le point de tomber, je vins de nouveau lui servir d'appui. Mais, le
Prophète se réveilla et dit en levant sa tête: "Qui est-ce?". - "C'est Abou Qatâda!", répondis-je. - "Et
depuis quand étais-tu en train de me servir d'appui de cette manière?". - "Durant toute cette nuit". -
"Qu'Allâh te garde comme tu as gardé Son Prophète!". Puis il ajouta: "Penses-tu que les gens ne peuvent
pas nous voir? Peux-tu voir quelqu'un?". - "Voici un voyageur!, dis-je,...... et voilà un autre!". Nous nous

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réunîmes enfin et nous fûmes au nombre de sept. Le Prophète (s.a.w.) fit alors halte et dit: "Reposez-
vous; mais faites attention à l'heure de notre prière!". Le Prophète (s.a.w.) fut le premier à se réveiller
sous l'effet du soleil qui tombait sur son dos. Et nous de se réveiller en sursaut. Le Prophète nous
enjoignit de monter en selle. Nous reprîmes notre marche, jusqu'à ce que le soleil fut élevé. A ce
moment, le Prophète descendit et demanda le récipient contenant un peu d'eau que j'emportais avec
moi, pour faire ses ablutions. Il les fit avec un peu d'eau et il en resta encore un peu. Il me (Abou
Qatâda) dit ensuite: "Garde ton récipient pour que nous en servions: il sera d'une grande utilité".
Ensuite, Bilâl appela à la prière et le Prophète (s.a.w.) fit une prière de deux rak'a, suivie de celle de subh
(du matin), telle qu'il la faisait chaque jour. Le Prophète (s.a.w.) monta à nouveau en selle et nous aussi;
mais nous mîmes à chuchoter en se demandant comment expier notre manquement à la prière (celle du
fajr qui doit être accomplie avant le lever du soleil). Le Prophète nous dit alors: "N'est-ce pas que vous
me prenez comme modèle à suivre? Lorsque le retard dans l'accomplissement de la prière est dû au
sommeil, il ne s'agit pas de manquement. Il est manquement lorsqu'on relègue intentionnellement
l'accomplissement d'une prière jusqu'à la venue de la prière suivante. Quiconque aura manqué
involontairement à la prière, qu'il la fera aussitôt dès qu'il s'en rend compte; s'il n'en souvient qu'au
lendemain, qu'il l'accomplit à sa pareille heure". Le Prophète (s.a.w.) pensant aux autres fidèles laissés à
l'endroit de la halte, il demanda: "Qu'est-ce que ces gens ont fait?". - "Lorsqu'ils s'étaient réveillés, ils ne
trouvèrent pas leur Prophète. Or, Abou Bakr et 'Omar les rassurèrent en leur apprenant que le Prophète
fut tout près et qu'il n'était pas à les laisser derrière lui. Certains gens dirent que le Prophète (s.a.w.) fut
devant eux et exhortèrent les autres à obéir à Abou Bakr et à 'Omar pour suivre la bonne direction".
Nous trouvâmes ces gens-là alors que la journée s'était avancée et que la chaleur était devenue torride.
Ils s'écrièrent alors: "O Envoyé d'Allâh! Nous allons périr de soif". Le Prophète les rassura en disant:
"Vous ne périrez pas! Apportez-moi mon petit bol!". Le Prophète (s.a.w.) fit apporter le récipient (déjà
mentionné) et se mit à verser de l'eau, alors que Abou Qatâda l'offrit aux assoiffés. Quand les gens virent
l'eau dans le récipient, ils s'y précipitèrent, le Prophète (s.a.w.)leur dit: "Observez la discipline en y
puisant et vous serez tous désaltérés!". Ils lui obéirent et le Prophète (s.a.w.) se mit ensuite à verser
l'eau, et moi (Abou Qatâda) à leur en offrir, jusqu'à ce qu'il ne restât que l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.)et moi.
Il me versa et me dit: "Bois". - "Je ne boirai qu'après toi, ô Envoyé d'Allâh!". - "Boira le dernier celui qui
offre la boisson aux gens". - "J'ai bu, dit Abou Qatâda, et après moi l'Envoyé d'Allâh. Plus tard, quand
nous atteignîmes la source d'eau, les voyageurs furent déjà désaltérés". 'Abdallâh Ibn Rabâh dit: "Alors
que je racontais cette tradition (aux fidèles) dans la grande mosquée, 'Imrân Ibn Husayn m'interrompit
en disant: "O jeune homme! Fais attention en racontant car je faisais partie des voyageurs à cette nuit-
là". - "Tu es donc beaucoup plus renseigné sur la chose". - "D'où viens-tu?". - "Je fais partie des 'Ansâr".
- "Raconte donc; vous êtes les meilleurs à savoir les hadiths", me répliqua-t-il. Et je poursuivis la relation
de ma tradition aux gens. Et 'Imrân de commenter: "J'ai assisté à cette nuit et je ne pense guère que
quelqu'un en retenait un souvenir aussi impeccable".

1100. 'Imrân Ibn Husayn a dit: J'étais en voyage avec le Prophète. Nous nous mîmes en marche dès le
début de la nuit et jusqu'au point du jour. A ce moment, nous fîmes halte pour se reposer. Mais, nous
fûmes gagnés par le sommeil jusqu'au lever du soleil. Abou Bakr fut le premier d'entre nous à se
réveiller. Nous avions l'habitude de ne jamais réveiller l'Envoyé d'Allâh, et de le laisser jusqu'à ce qu'il se
réveillât de lui-même. Quand 'Omar se réveilla, il s'approcha du Prophète (s.a.w.) et se mit à faire le
takbîr à haute voix de sorte qu'il réveilla le Prophète. Aussitôt qu'il fut éveillé et qu'il eut vu que le soleil
était déjà levé, le Prophète dit: "Mettez-vous en route!". Nous le suivîmes alors et lorsque le soleil luit
dans le ciel, le Prophète descendit et nous présida dans la prière de subh (du matin). Un des hommes ne
prit pas part à la prière et resta à l'écart des autres. A l'issue de la prière, le Prophète (s.a.w.) s'adressa
à lui en ces termes: "O untel, qu'est-ce qui t'a empêché de faire la prière avec nous?". - "O Envoyé
d'Allâh! C'est que, répondit-il, je suis atteint d'impureté à la suite du coït". Le Prophète (s.a.w.) lui
ordonna de faire les ablutions à sec (tayammum) à l'aide de la terre et de faire ensuite la prière. Le
transmetteur poursuivit: "Puis, l'Envoyé d'Allâh me demanda d'aller en toute hâte avec quelques-uns
ayant des chameaux et des chevaux, chercher de l'eau, comme tout le monde haleta de soif. Chemin
faisant, nous rencontrâmes une femme sur une monture, qui laissa ses jambes traîner entre deux outres
d'eau. - "Où se trouve l'eau?", lui demandâmes-nous. - "Hélas! Hélas! Il n'y a pas d'eau ici", répondit-
elle. - "A quelle distance l'eau se trouve-t-elle de chez toi? ", reprîmes-nous. - "A une journée et une nuit
de marche", reprit-elle. - "Va trouver l'Envoyé d'Allâh", répliquâmes-nous. - "Qu'est-ce que c'est que
l'Envoyé d'Allâh?", demanda-t-elle. Or, nous ne lui laissâmes pas le temps de décider et l'amenâmes avec
nous. Une fois introduite chez le Prophète, il lui posa la même question et elle lui fit la même réponse et
ajouta qu'elle était veuve et qu'elle élevait des orphelins. Le Prophète (s.a.w.) ordonna de faire
agenouiller son chameau qui portait l'eau, il mit sa bouche sur chacun des orifices des deux outres dans
lesquelles il cracha; et nous laissa ensuite la monture. Bien que nous fussions plus de quarante hommes
très assoiffés, nous fûmes désaltérés; nous remplissâmes toutes les outres et tous les gobelets que nous
avions et l'homme - qui était impur - fit ses ablutions majeures (ghusl). Cependant, nous n'abreuvâmes
pas nos chameaux, bien que les deux grandes outres fussent pleines au point d'être sur le point d'éclater.

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Ensuite le Prophète nous dit: "Donnez-moi ce que vous avez comme provisions!". Nous lui apportâmes
des morceaux du pain et des dattes qu'il mit dans un ballot. Il le donna à la femme en disant: "Va donner
cette nourriture à tes orphelins, et sache que nous n'avions pas diminué ton eau". Quand elle fut chez les
siens, elle leur dit: "Je viens de rencontrer le plus grand des magiciens, à moins qu'il ne soit un Prophète
comme il le prétend. Il m'est arrivé telle et telle chose avec lui". Grâce à cette femme, Allâh dirigea vers
la bonne voie les habitants de cette localité; et ils embrassèrent tous l'Islam.

1102. D'après Anas Ibn Mâlik, le Prophète (s.a.w.) a dit: "Quiconque a oublié de faire une prière doit
l'accomplir dès qu'il s'en souvient. Telle est l'unique manière de l'expier".

La Prière du voyageur
1105. D'après 'Aïcha, l'épouse du Prophète (raa), les prières furent d'abord fixées à deux rak'a chacune;
en cas de séjour aussi bien que pendant le voyage. La prière faite en voyage fut maintenue telle quelle;
alors que celle faite dans le premier cas, fut augmentée.

1112. Récit d' Ibn 'Omar (raa): Hafs Ibn 'Asim transmet qu' Ibn 'Omar (raa) lui a dit: O mon neveu! J'ai
accompagné le Prophète (s.a.w.) pendant le voyage; il ne priait jamais plus de deux rak'a, telle fut sa
tradition jusqu'au terme de sa vie. J'ai accompagné en voyage, de même, Abou Bakr, 'Omar et 'Uthmân;
chacun d'eux ne priait jamais plus de deux rak'a et ce fut jusqu'à leur mort. Or, Allâh a dit: En effet, Vous
avez dans le Messager d'Allâh un excellent modèle (à suivre),......

1114. Anas a dit: "Résidant à Médine, l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) fit la prière de zhuhr (de midi) en quatre
rak'a; mais (campant pendant le voyage) à dhûl-Hulayfa, il fit celle de 'asr (de l'après-midi) en deux
rak'a".

1118. Anas Ibn Mâli a dit: Nous partîmes en compagnie du Prophète (s.a.w.) pour aller de Médine à La
Mecque. Il (s.a.w.) fit toutes les prières en deux rak'a chacune (même celles de quatre rak'a) jusqu'à ce
que nous fîmes de retour. - "Combien de temps êtes-vous restés à La Mecque?", lui demanda-t-on. -
"Une dizaine de jours", répondit-il.

Abréviation de la prière à Mina

1119. Abdoullâh Ibn 'Omar (raa) a dit: "Le Prophète (s.a.w.) fit les prières en deux rak'a pendant ses
voyages à Mina ou autre".

1122. Tradition relevée par 'Abdoullâh Ibn Mas'oûd : 'Abdourrahmân Ibn Yazîd a dit: 'Uthmân nous
présida dans une prière à Mina et la fit en quatre rak'a. Quand on en eut mis 'Abdoullâh Ibn Mas'oûd au
courant, il dit: "Certes nous sommes à Allâh, et c'est à Lui que nous retournerons" (formule prononcée
lors d'affliction et de l'entente d'une mauvaise nouvelle) et ajouta: "J'ai fait la prière à Mina avec l'Envoyé
d'Allâh (s.a.w.); puis avec Abou Bakr As-Siddîq; puis avec 'Omar Ibn Al-Khattâb; et ils ne la firent qu'en
deux rak'a. Plût au ciel qu'Allâh accepte de ces quatre rak'a deux seulement".

1123. Hâritha Ibn Wahb a dit: "A Mina, je pris part à la prière présidée par l'Envoyé d'Allâh qui la fit en
deux rak'a. Jamais les fidèles n'avaient été aussi nombreux et ne se sentaient être à l'abri du danger,
(que ce jour-là)".

La prière à la maison en cas de pluie

1125. Ibn 'Omar (raa) dit: L'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) avait l'habitude, dans les nuits froides et pluvieuses,
d'ordonner au muezzin de dire en faisant l'appel à la prière: "Faites la prière chez vous!"

1128. D'après 'Abdallâh Ibn 'Abbâs (raa), Un jour pluvieux, Ibn 'Abbâs (en sa qualité d'imam) dit au
muezzin: En appelant à la prière, et après avoir dit: "J'atteste qu'il n'y a point de divinité à part Allâh.
J'atteste que Muhammad est l'Envoyé d'Allâh", dit: "Faites la prière dans vos demeures!" au lieu de:
"Venez à la prière!". A la réprobation des fidèles, Ibn 'Abbâs se justifia en disant: "Vous en êtes étonnés,
or, un autre, meilleur que moi, a déjà agit ainsi. Quoique la prière communautaire du vendredi est
obligatoire, j'ai trouvé mal de vous faire sortir de chez vous pour marcher dans la boue et la fange".

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Tolérance de faire la prière sur une monture quand on voyage, quelle que soit sa direction

1129. Ibn 'Omar (qu'Allâh soit satisfait lui) a dit: "Etant sur sa chamelle, l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) faisait
sa prière supplémentaire, partout où elle se dirigait".

1137. 'Amir Ibn Rabî'a transmet qu'il a vu le Prophète (s.a.w.), pendant les voyages, faire sa prière
supplémentaire dans la nuit, tout en restant sur sa chamelle; dans n'importe direction que celle-ci
prenait.

1138. Tradition relevée par Anas Ibn Mâlik: Anas Ibn Sîrîn a dit: "Nous allâmes accueillir Anas (ibn Mâlik)
lorsqu'il fut de retour de la Syrie. Nous le rencontrâmes à 'Ayn At-Tamr. Je le vis prier, monté sur un âne
et le visage tourné de ce côté-ci, c'est-à-dire à gauche de la Qibla". - "Je vois, lui dis-je, que tu accomplis
la prière sans faire face à la Qibla". - "Si, répondit-il, je n'avais pas vu l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) le faire, je
ne l'aurai jamais fait".

Tolérance de réunir deux prières en voyage

1139. Ibn 'Omar (raa), a dit: Lorsque le Prophète (s.a.w.) était pressé pendant le voyage, il pratiquait
ensemble les deux prières de maghrib (du coucher du soleil) et de 'ichâ' (du soir).

1143. Anas Ibn Mâlik a dit: Lorsqu'il se mettait en marche avant le déclin du soleil, le Prophète (s.a.w.)
retardait l'accomplissement de la prière de zhuhr (de midi) jusqu'à l'heure de la pratique de celle de 'asr
(de l'après-midi). A ce moment là, il faisait halte pour accomplir les deux prières ensemble. Quand le
soleil déclinait avant son départ, il priait le zhuhr; puis montait sur sa monture.

Réunir deux prières quand on est en ville

1146. Ibn 'Abbâs (raa) a dit: "Le Prophète (s.a.w.) réunit l'accomplissement des deux prières de zhuhr et
de 'asr en un même moment (l'une à la suite de l'autre); et fit de même pour celles de maghrib et de
'ichâ' sans qu'il n'y ait voyage ni danger".

Quitter l'endroit de la prière du côté droit ou du côté gauche

1156. 'Abdoullâh Ibn Mas'oûd a dit: "Qu'aucun de vous ne se laisse inspirer par Satan; en pensant qu'il
doit s'en aller du côté droit (à l'issue de la prière), car j'ai vu souvent le Prophète (s.a.w.) s'en aller du
côté gauche".

Il est blâmable de faire une prière supplémentaire après le deuxième appel à la prière

1162. D'après 'Abdallâh Ibn Malîk Ibn Buhayna, l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) passa près d'un homme qui
priait après que le deuxième appel ('iqâma) à la prière de subh (du matin) fut prononcé. Il lui adressa
des paroles dont nous ignorâmes le sujet. Une fois la prière terminée, nous entourâmes cet homme et lui
demandâmes: "Qu'est-ce que l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) t'a dit?". - "Il m'a dit, répondit l'homme, vous êtes
sur le point d'accomplir la prière de subh (du matin) en quatre rak'a (cette prière est de deux rak'a en
plus de deux autres supplémentaires)"

Recommandation de faire deux rak'a en entrant à la mosquée

1166. Selon Abou Qatâda, l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "Lorsque l'un d'entre vous pénètre dans la
mosquée, qu'il fasse une prière de deux rak'a avant de s'asseoir".

1168. Jâbir Ibn 'Abdillâh (raa) a dit: "Le Prophète (s.a.w.) me devait de l'argent; il s'acquitta alors de sa
dette et me donna même plus qu'il me devait. Or, lorsque j'allai le trouver à la mosquée, il me demanda
de faire deux rak'a (Il s'agit de la prière de la salutation de la mosquée)".

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Recommandation de faire deux rak'a supplémentaires dans la mosquées quand on rentre juste
d'un voyage

1171. D'après Ka'b Ibn Mâlik, le Prophète (s.a.w.) ne rentrait jamais du voyage qu'en plein jour dans la
matinée. Il se rendait d'abord à la mosquée où il priait deux rak'a; puis s'y installait.

Recommandation de faire la prière de duha (de la matinée), le nombre de ses rak'a varie entre
deux et huit

1174. 'Aïcha (raa) a dit: "Je n'ai jamais vu l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) faire la prière supplémentaire de
duha (de la matinée) et cependant, moi, je l'accomplissais. Il arrivait à l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.)
d'abandonner certaines pratiques qu'il aurait cependant voulu accomplir; dans la crainte que les fidèles,
voulant l'imiter, se voient imposer obligatoirement ces pratiques".

1182. Abou Hourayra a dit: "Mon meilleur ami -le Prophète (s.a.w.)- m'a recommandé trois choses:
jeûner trois jours chaque mois; faire les deux rak'a de la prière de duha (la matinée) et accomplir la
prière de witr (d'une seule rak'a) avant de me coucher".

Recommandation de faire deux rak'a avant la prière de fajr (de l'aurore), incitation à les
accomplir et à les abréger. Les sourates dont la récitation est recommandée au cours de ces
deux rak'a

1184. Récit de Hafsa (raa): D'après Ibn 'Omar, Hafsa, la mère des Croyants, lui a dit que lorsque le
muezzin achevait le premier appel à la prière de fajr (l'aurore) et, aussitôt que le matin paraissait, le
Prophète (s.a.w.) faisait deux courtes rak'a avant le second appel.

1187. 'Aïcha (raa) a dit: "Le Prophète (s.a.w.) priait deux courtes rak'a aussitôt qu'il écoutait le premier
appel à la prière de fajr (de l'aurore)".

Mérite et nombre des prières supplémentaires avant et après les prières prescrites

1200. Ibn 'Omar (raa) a dit: "J'ai fait avec l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) deux rak'a avant la prière de zhuhr
(de midi) et deux autres à son issue, deux après la prière du maghrib (coucher du soleil), deux autres
après la prière de 'ichâ (soir) et deux après la prière de vendredi. Quant aux deux rak'a
(supplémentaires) de la prière de maghrib, de 'ichâ' et de vendredi, je les ai faites en compagnie du
Prophète dans sa maison".

Permission d'accomplir les prières supplémentaires debout ou assis et d'accomplir une part de
la rak'a debout et l'autre part assis

1205. 'Aïcha, la mère des Croyants, (raa) a dit: "Je n'ai jamais vu l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) accomplir la
prière de la nuit en étant assis. Mais, quand il s'avança en âge, il récitait le Coran en restant assis, et
lorsqu'il ne lui restait que trente ou quarante versets environ de la sourate, il se levait, les récitait
debout; puis s'inclinait".

1209. Récit de 'Aïcha (raa): 'Abdallâh Ibn Chaqîq a dit: "J'ai demandé à 'Aïcha: Le Prophète (s.a.w.)
avait-il fait la prière en étant assis?" 'Aïcha répondit: "Oui, lorsqu'il fut d'un âge avancé".

Prière nocturne, nombre des rak'a que le Prophète (s.a.w.) accomplissait la nuit, la rak'a
impaire constitue une prière complète

1215. A'icha a dit: "La nuit, le Prophète (s.a.w.) faisait onze rak'a y compris une rak'a impaire. Dès qu'il
les terminait, il se couchait sur son côté droit; jusqu'à ce que le muezzin fît le (premier) appel à la prière.
Alors, il faisait deux courtes rak'a".

1219. Abû Salama Ibn 'Abdourrahmân transmet qu'il a interrogé 'Aïcha sur la prière (nocturne) que
faisait l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) pendant le ramadan. Elle répondit: "Ni en ramadan, ni au cours des
autres mois, l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) ne faisait plus de onze rak'a. Il faisait d'abord quatre autant bonnes

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que longues; puis quatre autres autant bonnes que longues; ensuite trois".- "Je lui dis alors, ajoute
'Aïcha, ô Envoyé d'Allâh, tu vas te coucher avant de faire la rak'a de la prière de witr?". - "O 'Aïcha,
répondit-il, mes yeux somnolent tandis que mon coeur est toujours en éveil".

1223. Récit de 'Aïcha: Abû 'Ishâq dit: "J'ai interrogé Al-'Aswad Ibn Yazîd sur le récit que lui avait fait
'Aïcha au sujet de la prière (nocturne) de l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.)". Il répondit: D'après elle, le Prophète
(s.a.w.) dormait au début de la nuit, se levait pour prier avant qu'elle ne touche à sa fin. S'il voulait
satisfaire un besoin auprès de sa femme, il le faisait puis s'endormait. Lorsque le muezzin faisait le
premier appel à la prière, il sursautait de son lit (non par Allâh, elle n'a pas dit cela; mais plutôt qu'il se
levait) et faisait couler de l'eau sur son corps (Par Allâh, elle n'a pas explicité en disant qu'il s'agissait du
Ghusl, mais moi je savais qu'elle y faisait allusion). Quand il n'était pas en état d'impureté majeure, il
faisait ses ablutions comme tout autre fidèle; puis accomplissait deux rak'a (supplémentaires avant la
prière de fajr).

1225: Masroûq dit: "J'ai demandé à 'Aïcha quel était l'acte (supplémentaire) préféré de l'Envoyé d'Allâh
(s.a.w.)". Elle répondit: "C'était celui que l'on peut accomplir durablement". Et, comme je lui ai demandé
à quelle heure se levait le Prophète pour la prière (nocturne), 'Aïcha répondit: "Au chant du coq, il se
levait et priait".

1226. 'Aïcha a dit: "Jamais le Prophète (s.a.w.) n'a passé le point du jour chez moi qu'étant endormi".

1227. 'Aïch a dit: "Lorsque l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) terminait les deux rak'a de la prière de fajr (l'aurore),
il causait avec moi si j'étais éveillée; sinon il se couchait".

1228. 'Aïcha a dit: Le Prophète (s.a.w.) faisait sa prière nocturne et quand il arrivait à la rak'a de la
prière de witr, il me disait: "Lève-toi 'Aïcha et fais la prière de witr".

1230. 'Aïcha a dit: "Chaque nuit l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) faisait une rak'a impaire qu'il terminait juste
avant le point du jour".

Ensemble des prières nocturnes et jugement porté sur celui qui ne les fait pas à cause du
sommeil ou d'une maladie

1233. D'après Zurâra, Sa'd Ibn Hichâm Ibn 'Amir voulut combattre dans le sentier d'Allâh. Arrivé à
Médine, il rencontra quelques médinois qui le lui défendirent et l'informèrent qu'un groupe de six
personnes eurent le même désir du vivant même du Prophète (s.a.w.). Le Prophète (s.a.w.) le leur
interdit, en disant: "Vous ne me prenez pas pour un exemple à suivre?". Quand ils l'avaient mis au
courant, il (Sa'd) renoua sa liaison avec sa femme qu'il avait répudiée, au su et au vu des témoins. Il vint
ensuite trouver Ibn 'Abbâs qu'il interrogea au sujet de la prière de witr que l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) avait
l'habitude d'accomplir. -"Savez-vous qui est la personne la plus informée sur la prière de witr du
Prophète (s.a.w.)?", lui dit Ibn 'Abbâs. -"Qui est-ce?". -"C'est 'Aïcha, va lui poser ta question, puis reviens
m'informer de sa réponse". -"Je suis allé donc la trouver, en route, j'ai passé par Hâkim Ibn 'Aflah à qui
j'ai demandé de m'accompagner chez elle". Il dit, alors: "Je ne l'approcherai plus, car je l'avais défendue
de rapporter quoi que ce soit au sujet du conflit séparant les deux clans, et pourtant elle a refusé et a
continué de rapporter". Ayant insisté auprès de lui, il consentit à m'accompagner chez 'Aïcha. Nous
rentrâmes chez elle sur son autorisation. Elle reconnut alors Hâkim et dit: "Est-ce toi?". - "Oui", répondit-
il. - "Qui t'accompagne?". - "Sa'd Ibn Hichâm". -"Qui est Hichâm?". - "Le fils de 'Amir". Elle demanda la
miséricorde auprès d'Allâh en sa faveur et dit du bien de lui. D'après Qatâda -qui fut blessé le jour de
'Uhud-, Sa'd dit: "O mère des Croyants, informe-moi du caractère du Prophète (s.a.w.)". - "Ne récites-tu
pas le Coran?". -"Si". - "Le caractère du Prophète (s.a.w.) était inspiré par le Coran". Quand je fus sur le
point de partir, -décidant de ne jamais poser de question à personne jusqu'à ma mort, j'ai eu l'idée de lui
dire: "Informe-moi de la prière nocturne que faisait le Prophète (s.a.w.). - "Ne récites-tu pas la sourate
commençant par 'O toi, l'enveloppé (dans tes vêtements)'!". - "Si". - "Allâh le Très-Haut prescrit la prière
nocturne dans les premiers versets de cette sourate. Le Prophète (s.a.w.) et ses Compagnons
l'effectuèrent pendant une année. Allâh n'a révélé la fin de cette sourate qu'après douze mois; quand
enfin, Il révéla dans ses derniers versets l'allégement. Ainsi la prière nocturne devint-elle une oeuvre
supplémentaire, après avoir été une oeuvre obligatoire". -"O mère des Croyants, informe-moi de la prière
de witr faite par l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.). -"Nous avions l'habitude de lui préparer son siwâk (frottoir à
dents) et de l'eau pour ses ablutions. Allâh, selon Sa volonté, l'éveilla à n'importe quel moment de la
nuit, il se frotta alors les dents, fit ses ablutions et pria neuf rak'a, au cours desquelles, il ne s'assit point
qu'à la huitième. Au cours de cette dernière, il évoqua Allâh, Le loua et L'invoqua. Puis, il se tint debout
sans faire le taslîm. Ensuite, il fit la neuvième rak'a, s'assit, glorifia Allâh, Le loua et L'invoqua, enfin il fit
le taslîm de sorte que nous l'entendîmes. Après avoir fait le taslîm, étant assis, il pria deux rak'a. Voici

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les onze rak'a, ô mon fils. Quand le Prophète (s.a.w.) prit de l'âge et de l'embonpoint, il pria sept rak'a en
procédant au cours des deux premières rak'a de la même façon qu'autrefois. Voici donc neuf rak'a, ô mon
fils. L'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) quand il faisait une prière, aimait à la pratiquer durablement. Ainsi, s'il était
vaincu par le sommeil ou par un mal quelconque l'empêchant de prier pendant la nuit, il faisait douze
rak'a pendant le jour. Or il n'est point parvenu à ma connaissance que le Prophète (s.a.w.) avait récité
tout le Coran en une seule nuit, ou prié durant toute une nuit jusqu'au matin, ou jeûner durant tout un
mois sauf au cours du ramadan". J'allai ensuite trouver Ibn 'Abbâs à qui j'ai transmis son récit. Il dit
alors: "Elle a dit vrai, si jamais je fus l'un de ses proches ou j'eus l'autorisation de pénétrer chez elle,
j'aurai dû la visiter pour qu'elle me répète ce récit de vive voix". -"Si jamais j'étais au courant que tu
n'étais pas autorisé à pénétrer chez elle, je ne t'aurais jamais transmis son récit", dit Sa'd.

Les rak'a de la prière nocturne se font deux par deux vers la fin de la nuit

1239. Ibn 'Omar (raa) a dit: Un homme interrogea le Prophète (s.a.w.) sur la prière nocturne. Le
Prophète (s.a.w.) répondit: "Les rak'a de cette prière se font deux par deux. Si l'un de vous craint d'être
surpris par l'heure de la prière de fajr (de l'aurore) qu'il fasse une seule rak'a qui rendra impair le nombre
des rak'a qu'il vient de prier".

1244. Ibn 'Omar (raa) a dit: "Que celui qui pratique la prière nocturne, la termine par une rak'a impaire,
car le Prophète (s.a.w.) l'a ordonné".

Incitation à invoquer Allâh à la fin de la nuit pour être exaucé

1261. D'après Abou Hourayra, l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: Allâh -qu'Il soit Béni et Exalté- descend
chaque nuit au ciel le plus proche (de la terre), vers le dernier tiers de la nuit et dit: "Qui M'invoque, pour
que Je l'exauce? Qui Me demande, pour que Je lui donne? Qui implore Mon pardon, pour que Je lui
pardonne?"

Recommandation d'accomplir la prière nocturne au mois du ramadan (prière des Tarâwîh)

1266. D'après Abou Hourayra, le Prophète (s.a.w.) a dit: "Quiconque accomplit la prière nocturne
pendant le ramadan, avec une foi sincère et en toute pureté d'intention, se verra pardonnées ses fautes
antérieures".

1270. D'après 'Aïcha, la mère des Croyants, une nuit, l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) fit la prière nocturne dans
la mosquée, quelques fidèles la firent alors avec lui. La nuit suivante, il fit de même, et les fidèles
devinrent encore plus nombreux. A la troisième ou à la quatrième nuit, ceux-ci se réunirent (à la
mosquée); mais l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) ne s'y rendit pas. Le lendemain, il dit: "J'ai vu ce que vous avez
fait. Ce qui m'a empêché de me rendre auprès de vous, c'est que j'ai craint que cette prière ne vous
devînt une obligation". Le narrateur ajoute que c'était durant le ramadan.

Invocation au cours de la prière nocturne

1274. Ibn 'Abbâs (raa) a dit: Je passai la nuit chez ma tante maternelle Maymûna. L'Envoyé d'Allâh
(s.a.w.) se leva en pleine nuit, satisfit son besoin naturel; puis, se lava le visage et les mains et se
rendormit. Dans la suite, il se leva, délia l'outre et paracheva ses ablutions sans consommer beaucoup
d'eau. Il se tint debout et se mit à prier. Quant à moi, je me levai en m'étirant pour qu'il ne croie pas que
je le guettais, fis mes ablutions. Quand il se leva (de la prosternation) pour commencer une nouvelle
rak'a, je me tins à sa gauche, mais il me prit par la main et me plaça à sa droite. L'Envoyé d'Allâh
(s.a.w.) pria treize rak'a nocturnes l'une à la suite de l'autre. Il alla ensuite se coucher et fut pris d'un si
profond sommeil qu'il ronfla, car il avait l'habitude de ronfler en dormant. Puis, Bilâl vint lui faire l'appel à
la prière. Il se leva donc et pria sans refaire ses ablutions. Dans son invocation, il disait: "Seigneur!
Illumine mon coeur, ma vue et mon ouïe; éclaire de la lumière ma droite, ma gauche, au-dessus de moi,
au-dessous de moi, devant moi et derrière moi; et inonde-moi de lumière".

1285. Jâbir Ibn 'Abdoullâh (raa) a dit: J'étais en voyage avec l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.), quand nous
parvînmes à un ruisseau. Le Prophète me dit alors: "O Jâbir, tu ne vas pas le traverser?" - "Si", répondis-
je. L'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) descendit et moi, je traversai le ruisseau. Ensuite, le Prophète alla satisfaire
son besoin naturel, alors que je lui préparai de l'eau pour ses ablutions. Il les fit, puis se leva pour faire la
prière, étant vêtu d'un seul vêtement qu'il fit croiser. Je me tins debout derrière lui (pour faire la prière),

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quand aussitôt il me tira par l'oreille et me plaça à sa droite".
1288. D'après Ibn 'Abbâs (raa), Lorsque le Prophète (s.a.w.) se levait la nuit pour prier, il disait: "A Toi la
louange; Tu es la Lumière des cieux et de la terre. A Toi la louange, Tu es Celui qui dirige les cieux et la
terre. A Toi la louange; Tu es le Souverain des cieux et de la terre et de tous ceux qu'ils renferment. Tu
es la Vérité; Ta promesse est vraie; Ta parole est vraie; Ta rencontre est vraie; le Paradis est vrai; l'Enfer
est vrai; l'Heure est vraie. Seigneur, c'est à Toi que je me soumets; c'est en Toi que je crois; c'est à Toi
que je me remets; c'est auprès de Toi que je me repens; c'est grâce à Toi que je lutte; c'est Toi que je
prends pour arbitre. Pardonne-moi mes péchés antérieurs, futurs et ceux commis en secret ou en public.
Car Tu es mon Seigneur, il n'y a pas de divinité autre que Toi".

Recommandation d'allonger la récitation du Coran au cours de la prière nocturne

1292. Le récit de 'Abdoullâh Ibn Mas'oûd transmis par Abou Wâ'il, 'Abdoullâh a dit: "Je fis la prière en
commun avec le Prophète (s.a.w.). Il resta si longtemps debout que je fus sur le point de commettre un
mauvais acte". - "Qu'est-ce que tu as songé faire?". - "J'ai songé à m'asseoir et à le laisser (debout)".

Celui qui dort toute la nuit jusqu'au matin

1293. 'Abdoullâh Ibn Mas'oûd a dit: On parla devant le Prophète (s.a.w.) d'un homme qui s'était endormi
une nuit entière jusqu'au matin. Le Prophète dit alors: "Cet homme-là, le diable lui a uriné dans les
oreilles -ou il a dit dans l'oreille".

1294. D'après 'Alî Ibn 'Abî Tâlib, l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) se rendit de nuit à l'improviste chez Fâtima et
lui, et leur demanda: "N'allez-vous pas faire la prière nocturne?". - "O Envoyé d'Allâh, nos âmes sont
entre les mains d'Allâh, répondis-je; s'Il veut nous réveiller, Il nous réveillera". Sur ce, le Prophète
(s.a.w.) s'en alla et je l'entendis dire en frappant sa cuisse: L'homme cependant, est de tous les êtres le
plus grand disputeur.

1295. Selon Abou Hourayra, l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: Lorsque l'un de vous dort, le diable lui lie sur
la nuque trois noeuds, en lui souhaitant un long et profond sommeil (pour l'empêcher d'accomplir la
prière nocturne). Si le fidèle se réveille et mentionne Allâh, un des noeuds se délira; s'il fait ses ablutions,
un autre noeud se détachera et s'il prie, tous les noeuds se dissiperont. Alors, il sera le matin dispos et
aura l'âme calme; sinon, il sera paresseux et aura l'esprit abattu.

Recommandation de faire les prières supplémentaires à domicile et permission de les faire à la


mosquée

1296. D'après Ibn 'Omar (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "Accomplissez aussi des prières dans vos
demeures pour que celles-ci ne se transforment pas en tombeaux".

1299. D'après Abou Moûsa, le Prophète (s.a.w.) a dit: "Une maison où l'on fait mention du Seigneur et
une autre où l'on ne le fait pas, sont respectivement comparables au vivant et au mort".

1301. Zayd Ibn Thâbit a dit: L'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) s'était servi de nattes ou de palmes pour construire
une chambrette. Il s'y rendait pour faire la prière (nocturne); quand quelques fidèles vinrent prier
derrière lui. Une nuit, ceux-ci vinrent avant le Prophète et se mirent dans son attente. Quand il s'attarda
à sortir de chez lui, ils l'appelèrent à haute voix et frappèrent à sa porte avec des cailloux. L'Envoyé
d'Allâh (s.a.w.) sortit aussitôt en colère et leur dit: "(J'ai observé) ce que vous n'aviez pas cessé de faire
(les nuits passées), en sorte que je crains que (cette prière supplémentaire) ne vous soit obligatoirement
prescrite! Faites la prière chez vous, car la meilleure prière pour le fidèle est celle qu'il fait chez lui
excepté la prière prescrite".

Celui qui s'assoupit au cours de sa prière nocturne doit se rendormir ou s'asseoir jusqu'à ce
qu'il soit en état d'éveil complet

1306. Anas Ibn Mâlik a dit: Pénétrant dans la mosquée, le Prophète (s.a.w.) aperçut un câble tendu entre
deux colonnes. - "Qu'est-ce que ce câble?", demanda-t-il, - "C'est le câble de Zaynab. Elle s'y accroche
quand -en priant-elle sent quelque paresse ou éprouve quelque fatigue". - "Détachez-le et que chacun
prie autant qu'il puisse; quand il se sent las ou fatigué, qu'il s'assoie!", reprit le Prophète".

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1309. D'après 'Aïcha, l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "Si l'un de vous s'assoupis, en priant, qu'il aille se
coucher jusqu'à ce qu'il n'ait plus sommeil. Il se peut que celui qui prie en somnolant, appelle la
malédiction sur lui, au lieu de demander le pardon de ses péchés".

Ordre de mettre en pratique les prescriptions du Coran et blâme de dire: "J'ai oublié tel ou tel
verset. Il est au contraire permis de dire: on me l'a fait oublier"

1311. 'Aïcha a dit: Le Prophète (s.a.w.) entendit quelqu'un réciter du Coran (dans la mosquée) pendant
la nuit. "Qu'Allâh lui fasse miséricorde! Il m'a rappelé tel et tel versets que j'avais oubliés dans telle et
telle sourates".

1313. 'Abdoullâh Ibn 'Omar (raa) rapporte que l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "L'homme qui mémorise le
Coran est semblable à l'homme qui possède des chameaux bridés. Tant qu'il tient à les observer et à les
maintenir, il les conserve, mais s'il les néglige, ils s'enfuient".

1314. D'après 'Abdoullâh Ibn Mas'oûd, le Prophète (s.a.w.) s'adressa à quelqu'un qui dit: "J'ai oublié tel
et tel verset", en disant: "Comme tu as mal dit! Dis plutôt: "On me l'a fait oublier". Etudiez le Coran, car
il s'échappe plus facilement de la mémoire des hommes qu'un chameau débridé.

1317. D'après Abou Moûsa, le Prophète (s.a.w.) a dit: "Lisez et relisez le Coran, car, j'en jure par Celui
qui tient l'âme de Muhammad en Son pouvoir, il s'échappe plus facilement que le chameau débridé".

Recommandation de psalmodier le Coran

1318. D'après Abou Hourayra, l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "Allâh ne prête autant d'attention à quelque
chose comme Il le fait à l'endroit d'un prophète psalmodiant le Coran".

1322. D'après Abou Moûsa, le Prophète lui dit: "O Abou Moûsa, si tu m'avais vu hier en écoutant ta
récitation! Certes, tu es doué d'une voix harmonieuse pareille à celles de la famille de Dâwwud (David)".

Récit de la récitation de la sourate Al-Fath par le Prophète au jour de la prise de La Mecque

1323. D'après 'Abdoullâh Ibn Mughaffal Al-Muzanî (raa) "Le jour de la prise de La Mecque, l'Envoyé
d'Allâh (s.a.w.), enfourchant sa chamelle, se mit à répéter la récitation de la sourate Al-Fath".

Descente de la sérénité lors de la récitation du Coran

1325. Al-Barâ' Ibn 'Azib a dit: Un homme récitait la sourate Al-Kahf alors qu'il avait attaché son cheval
par deux licols. Un nuage l'enveloppa et se mit à tourner et à se rapprocher de lui. Son cheval ne cessa
de s'en écarter. Le lendemain matin, l'homme vint trouver le Prophète (s.a.w.) et lui raconta ce qui
s'était passé. Celui-ci lui répondit: "C'est la sakîna (sérénité envoyée par Allâh sous forme de nuage) qui
est descendue grâce à la récitation du Coran".

Mérite de celui qui retient le Coran par coeur

1328. D'après Abou Moûsa Al-Ach'âri, le Prophète (s.a.w.) a dit: "Le Croyant, qui récite le Coran
ressemble au cédrat ayant une bonne odeur et une saveur agréable; tandis que le Croyant qui, ne le
récite pas, est pareil à la datte qui quoique n'a pas de parfum, est d'une saveur agréable. L'hypocrite qui
récite le Coran, est comme le myrte dont le parfum est agréable et le goût amer; tandis que l'hypocrite
qui ne le récite pas, est comme la coloquinte qui n'a pas de parfum, et dont la saveur est amère".

Mérite de celui qui récite le Coran aisément et de celui qui trouve une difficulté dans sa
récitation

1329. D'après 'Aïcha, le Prophète (s.a.w.) a dit: "Celui qui récite habilement le Coran sera avec les Anges
nobles et obéissants; tandis que celui qui le récite péniblement en bégayant, aura une double
récompense".

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Recommandation de réciter le Coran

1330. D'après Anas Ibn Mâlik, le Prophète (s.a.w.) dit à 'Ubayy: "Allâh m'a donné l'ordre de réciter le
Coran auprès de toi". - "Allâh m'a-t-Il désigné personnellement?", demanda 'Ubayy. - "Oui", répondit le
Prophète. 'Ubayy, ajoute Anas, fondit alors en larmes.

Mérite d'écouter le Coran, demande à ceux qui le retiennent de le réciter. Pleurs lors de sa
récitation et méditation sur ses sens

1332. D'après 'Abdoullâh Ibn Mas'oûd, l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) m'a dit: "Récite-moi du Coran". - "O
Prophète d'Allâh, comment te récite-je le Coran, alors que c'est à toi qu'il fut révélé?". - "Je désire
l'entendre d'un autre que moi", reprit le Prophète. Je me mis alors à réciter la sourate An-Nisâ'. Arrivé à
ce verset: Comment seront-ils quand Nous ferons venir de chaque communauté un témoin et que Nous
te (Muhammad) ferons venir comme témoin contre ces gens-ci? je levai ma tête - ou un homme assis à
mes côtés attira mon attention - et je vis les larmes du Prophète coulèrent.

1334. 'Abdoullâh Ibn Mas'oûd a dit: J'étais à Hams quand quelques gens me demandèrent de réciter du
Coran, alors j'ai récité la sourate Yûsuf (Joseph). Un homme d'entre eux dit: "Ce n'est pas ainsi qu'elle
fut révélée". - "Par Allâh, c'est ainsi que je l'ai récitée devant l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) qui m'a dit: C'est
bien récité", répliquai-je.

Mérite de la sourate Al-Fâtiha, des derniers versets de la sourate Al-Baqara et incitation à en


réciter les deux derniers versets

1340. D'après Abou Mas'ûd Al-Badrî, l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "Celui qui récite, la nuit, les deux
derniers versets de la sourate Al-Baqara sera préservé de tout mal".

Mérite de la récitation de la sourate Al-'Ikhlâs

1347. D'après 'Aïcha, le Prophète (s.a.w.) envoya un homme à la tête d'une troupe. Quand il présidait la
prière de ses compagnons, il la terminait toujours par la sourate Al-'Ikhlâs qui commence par ce verset:
"Dis: Il est Allâh, Unique". De retour, ils racontèrent la chose au Prophète (s.a.w.) qui dit: "Demandez-lui
pourquoi il agissait ainsi". Quand ils lui posèrent la question, il dit: "Cette sourate comporte les attributs
du Clément; c'est pourquoi j'aime à les réciter". Cette réponse parvenue au Prophète (s.a.w.), il leur dit:
"Annoncez-lui qu'Allâh l'aime".

Mérite de celui qui met en pratique les prescriptions du Coran et l'enseigne et de celui qui
apprend une sentence jurisprudentielle ou une maxime et l'applique

1350. D'après 'Abdoullâh Ibn 'Omar (raa), le Prophète (s.a.w.) a dit: "Il n'est envie que dans deux cas: à
l'endroit d'un homme qui savant le Coran par coeur par la grâce d'Allâh, le récite jour et nuit; et à
l'endroit d'un autre favorisé par la fortune par la grâce d'Allâh, la dépense (en aumône) jour et nuit".

1352. D'après 'Abdoullâh Ibn Mas'oûd, le Prophète (s.a.w.) a dit: "Il n'est envie que dans deux cas: à
l'endroit de l'homme qu'Allâh a favorisé par une fortune et qui ne pense qu'à la dépenser totalement dans
le bien; et à l'endroit d'un autre qu'Allâh a favorisé par la sagesse et qui s'en inspire dans ses décisions et
l'enseigne (à autrui)".

Le Coran est récité d'après sept lectures différentes

1354. 'Omar Ibn Al-Khattâb a dit: J'ai entendu Hichâm Ibn Hakîm Ibn Hizâm réciter la sourate Al-Furqân
autrement que je ne la récitais. Or l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) me l'avait fait réciter par lui-même. Je fus sur
le point de l'interrompre, mais je le laissai terminer et alors, l'enroulant dans son vêtement, je le traînai
jusqu'à l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) et dis à ce dernier: "Je viens d'entendre cet homme réciter la sourate
"Al-Furqân" autrement que tu ne me l'as fait réciter toi-même". - "Lâche-le", me dit le Prophète (s.a.w.).
Puis s'adressant à Hichâm, il l'ordonna de réciter. Quand celui-ci récita de la même manière que je vins
d'entendre, le Prophète (s.a.w.) dit: "C'est ainsi que cette sourate fut révélée". S'adressant alors à moi, il
m'ordonna de réciter. Quand je récitai, il dit: "C'est bien ainsi que cette sourate fut révélée; le Coran fut

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révélé avec sept prononciations différentes, récitez-le de la façon qui vous est la plus facile".
1355. D'après Ibn 'Abbâs (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "Gabriel me fit réciter le Coran avec une
certaine prononciation; mais je ne cessai de lui en demander encore davantage; jusqu'à ce qu'il me le fit
réciter avec sept prononciations différentes".

Psalmodie du Coran en évitant l'accélération et permission de réciter deux sourates ou plus


dans une même rak'a

1358. Récit de 'Abdoullâh Ibn Mas'oûd: Abou Wâ'il a dit: Un homme nommé Nahîk Ibn Sinân vint trouver
et lui dire: "O père de 'Abdourrahmân, comment prononces-tu le dernier mot de ce verset, est-ce avec
un 'alîf ou un yâ': (d'une eau jamais malodorante): min mâ'in ghayr 'Asin ou bien min mâ'in ghayr yâsin
à part cela, tu connais tout le Coran?", lui dit - "Je récite toutes les sourates dites mufassal dans une
seule rak'a", dit-il. - "Donc en te hâtant comme si tu récitais de la poésie, lui dit il est des gens qui lisent
le Coran rapidement de sorte qu'il ne dépasse pas leurs gorges. Mais s'il pénètre le coeur et s'y installe, il
sera bénéfique au fidèle. L'inclination et la prosternation sont les meilleurs actes de la prière et je connais
les sourates semblables (de longueur ou de sens presque communs) dont le Prophète (s.a.w.) récitait
deux dans chaque rak'a". s'en alla, tandis que qui entra tout de suite après lui, sortit et dit: "Il m'en a fait
part".

Ce qui a rapport aux différentes récitations

1362. Abû 'Ishâq dit: J'ai vu un homme interroger Al-'Aswad Ibn Yazîd alors qu'il était en train
d'enseigner le Coran à la mosquée: "Comment récites-tu le dernier mot de ce verset est-ce avec un dâl
ou un dhâl: Y a-t-il quelqu'un pour réfléchir? (-pour réfléchir-, en arabe: Muddakir ou Mudhdhakir)?" - "Je
le prononce avec un dâl, dit Al-'Aswad, car j'ai entendu 'Abdoullâh ibn Mas'ûd dire qu'il avait entendu le
Prophète (s.a.w.) le réciter avec un dâl (Muddakir)".

1364. Récit de Abou Ad-Dardâ': a dit: Quand nous arrivâmes en Syrie, Abou Ad-Dardâ' vint nous trouver
et dit: "Y a-t-il parmi vous quelqu'un qui récite (le Coran) de la façon de - "Oui, moi", répondis-je. -
Comment as-tu entendu réciter ce verset: Par la nuit quand elle enveloppe tout! - Je l'avais entendu
réciter: Par la nuit quand elle enveloppe tout!...... - Et par le mâle et la femelle!". - "Eh bien! reprit Abou
Ad-Dardâ', moi par Allâh, je l'ai entendu ainsi du Prophète (s.a.w.); mais les gens d'ici veulent que je le
récite ainsi "Et par ce qu'Il a créé, mâle et femelle!", mais moi je refuse de les suivre".

Moments où l'on ne doit pas faire la prière

1367. D'après 'Omar Ibn Al-Khattâb, l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a interdit d'accomplir de prière après celle
de fajr (l'aurore) et jusqu'au lever du soleil; et après la prière de 'asr (l'après-midi) jusqu'au coucher du
soleil.

1368. D'après Abou Sa'îd Al-Khoudri, le Prophète (s.a.w.) a dit: "Qu'on ne fasse pas de prière après celle
de 'asr (l'après-midi) jusqu'au coucher du soleil; et après celle de fajr (l'aurore) jusqu'au lever du soleil".

1369. D'après Ibn 'Omar (raa), le Prophète (s.a.w.) a dit: "Qu'aucun d'entre vous ne cherche à faire une
prière ni au moment où le soleil se lève ni au moment où il se couche".

1371. D'après Ibn 'Omar (raa) le Prophète (s.a.w.) a dit: "Lorsque le disque du soleil commence à
paraître, retardez la prière jusqu'à ce qu'il apparaisse complètement. Et lorsqu'il commence à disparaître,
retardez la prière jusqu'à ce qu'il disparaisse complètement".

Les deux rak'a que le Prophète (s.a.w.) faisait après la prière de 'asr

1377. D'après Kurayb, 'Abdoullâh Ibn 'Abbâs, 'Abdourrahmân Ibn 'Azhar et Al-Miswar Ibn Makhrama
l'envoyèrent auprès de 'Aïcha, la femme du Prophète, en lui disant: "Transmets-lui le salut de notre part
et interroge-la au sujet des deux rak'a accomplies après la prière de 'asr (l'après-midi). Ajoute que l'on
nous a raconté qu'elle les priait toutes deux alors que nous avons appris que le Prophète (s.a.w.) les
avait interdites".('Omar Ibn Al-Khattâb et moi, nous frappions ceux qui pratiquaient ces deux rak'a, dit
Ibn 'Abbâs (l'un des transmetteurs du hadith)). - "Quand, dit Kurayb, j'entrai chez 'Aïcha et que je lui fis
part du message dont on m'avait chargé, elle me répondit de m'adresser à Oum Salama. J'allai alors leur
transmettre cette réponse et ils m'envoyèrent ensuite auprès de Oum Salama remplir la même mission

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que celle que j'avais remplie auprès de 'Aïcha". Oum Salama me dit: "J'ai entendu le Prophète (s.a.w.)
interdire ces deux rak'a; or un jour, je le vis les accomplir après s'être acquitté de la prière de 'asr
(après-midi), il rentra chez moi alors que s'y trouvaient des femmes des Banû Harâm des 'Ansâr et fit ces
deux rak'a. J'envoyai aussitôt une servante en lui disant de se tenir à son côté et de lui dire: Oum
Salama t'adresse les paroles suivantes: O Envoyé d'Allâh, tu as déjà interdit de faire ces deux rak'a et
pourtant je vois que tu les fais. -S'il te fait un signe de la main, retire-toi". La servante ayant exécuté cet
ordre, le Prophète lui fit un signe de la main et elle se retira. Puis, la prière finie, le Prophète dit: "O fille
de Abou 'Umayya tu m'as interrogé au sujet de ces deux rak'a faites après la prière de 'asr (après-midi).
En voici leur raison: Des gens des 'Abd Al-Qays, porte-parole de leur tribu- sont venus me voir, désirant
professer l'Islam et cela m'a empêché de faire les deux rak'a qui suivent la prière de zhuhr (midi). Ce
sont ces deux-là que je viens de faire".

1378. Quand Abou Salama interrogea 'Aïcha sur les deux rak'a que l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) avait
l'habitude d'accomplir après la prière de 'asr (l'après-midi), elle répondit: "Il les faisait plutôt avant celle-
ci, mais s'il arrive qu'il oublie leur accomplissement ou s'en trouve préoccupé par autre chose, il les
faisait après cette prière; puis il continuait à les accomplir assidûment (avant la prière de 'asr), car quand
il faisait une prière, il tenait à la pratiquer avec assiduité".

Recommandation de faire deux rak'a avant la prière de maghrib (coucher du soleil)

1382. Anas Ibn Mâlik a dit: "Au temps du Prophète (s.a.w.), nous faisions deux rak'a (supplémentaires)
après le coucher du soleil avant de faire la prière du maghrib (du coucher du soleil)". - "Le Prophète
(s.a.w.) avait-il fait ces deux rak'a?", demanda Anas. - "Il nous a vus les prier sans nous enjoindre de les
pratiquer ni nous les interdire non plus".

1383. Anas Ibn Mâlik a dit: "Lorsqu'on était à Médine, et dès que le muezzin faisait le premier appel à la
prière du maghrib, on se précipita vers les colonnes de la mosquée pour y faire les deux rak'a, au point
que lorsqu'un étranger entrait à la mosquée, il croyait que la prière fut déjà commencée à cause du
grand nombre de fidèles faisant ces des deux rak'a".

Entre les deux appels, il y a une prière

1384. D'après 'Abdoullâh Ibn Mughaffal Al-Muzanî, le Prophète (s.a.w.) a dit: Entre chaque deux appels à
la prière il y a une prière supplémentaire". Il répéta ceci trois fois, mais à la dernière, il a ajouté: "pour
celui qui veut la faire".

Prière de la crainte

1385. Ibn 'Omar (raa) dit: "L'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) présida l'un des deux groupes (formant ses troupes
lors d'une expédition) dans la première rak'a de la prière de la crainte, alors que l'autre groupe fit face à
l'ennemi. Quand ceux du premier groupe terminèrent cette rak'a, ils se mirent à la place de ceux du
second groupe et firent face à l'ennemi. Ces derniers furent alors présidés par le Prophète (s.a.w.) dans
la seconde rak'a. Quand l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) fit la salutation finale (le taslîm), l'un et l'autre groupes
complétèrent la prière en s'acquittant, chacun à son tour, de l'autre rak'a".

1387. Jâbir Ibn Abd-Allâh (raa) a dit: "J'ai assisté à la prière de la crainte présidée par l'Envoyé d'Allâh
(s.a.w.). Il nous mit en deux rangées dont une se trouva juste derrière l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) alors que
l'ennemi s'interposa entre nous et la Qibla. Le Prophète (s.a.w.) prononça le takbîr et nous fîmes tous de
même, puis il s'inclina et nous fîmes aussi de même, puis il leva sa tête de l'inclination et ainsi le fîmes-
nous. Ensuite il se prosterna ainsi que ceux qui formaient la première rangée, quant à ceux de la seconde
rangée, ils restèrent debout en faisant face à l'ennemi. Quand le Prophète (s.a.w.) termina sa
prosternation et que les hommes de la première rangée se levèrent, ceux de la deuxième rangée
s'avancèrent, se prosternèrent et se levèrent. Ensuite les hommes de la deuxième rangée s'avancèrent et
ceux de la première se retirèrent. Puis, le Prophète (s.a.w.) s'inclina et nous fîmes tous de même. Il
releva la tête de l'inclination et nous le fîmes aussi. Il se prosterna ainsi que les hommes de la deuxième
rangée qui étaient en arrière pendant la première rak'a, tandis que les hommes de l'autre rangée firent
face à l'ennemi. Lorsque le Prophète (s.a.w.) acheva sa prosternation ainsi que la rangée qui se trouvait
juste derrière lui, ceux de l'autre rangée se prosternèrent. A la fin, le Prophète (s.a.w.) fit la salutation
finale (le taslîm) et nous fîmes de même". Jâbir a ajouté: "C'était à la façon dont vos gardiens-là
surveillent leurs souverains".

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1389. D'après Sahl Ibn Hathma, l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) fit, avec ses Compagnons, la prière de la crainte
en les mettant en deux rangées. Il fit une rak'a avec ceux du premier rangée, puis se leva et il resta ainsi
jusqu'à ce que ceux de la deuxième rangée firent une rak'a, puis ceux-ci s'avancèrent tandis que ceux de
la première rangée se reculèrent (pour leur céder place) et il fit une rak'a avec eux. Ensuite il resta assis
jusqu'à ce que ceux qui se sont reculés fassent une rak'a. A la fin, il fit la salutation.

1391. Jâbir a dit: Nous accompagnâmes le Prophète (s.a.w.) jusqu'à atteindre Dhât Ar-Riqâ'. Quand nous
trouvâmes un arbre qui faisait un agréable ombrage, nous le laissâmes au Prophète (s.a.w.). Un homme
des idolâtres vint, alors que le sabre du Prophète (s.a.w.) était suspendu à l'arbre. Il dégaina le sabre du
Prophète (s.a.w.) et lui dit: "Me crains-tu?". - "Non", répondit le Prophète. - "Et qui te protège contre
moi?". - "Allâh me protège contre toi". Quand les Compagnons du Prophète (s.a.w.) menacèrent
l'homme, celui-ci rengaina le sabre et le suspendit. On fit alors l'appel à la prière, le Prophète (s.a.w.) fit
deux rak'a avec l'un des groupes; et quand celui-ci se recula, il pria deux rak'a avec le second groupe, en
sorte que le Prophète (s.a.w.) fit quatre rak'a et que chacun des deux groupes fit deux seulement.

Le Vendredi
1393. 'Abdoullâh Ibn 'Omar (raa) a dit: J'ai entendu le Prophète (s.a.w.) dire: "Quiconque veut assister à
la prière du vendredi, doit faire ses ablutions majeures".

1395. D'après 'Omar Ibn Al-Khattâb (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) enjoignait de faire les ablutions
majeures.

1396. D'après 'Omar Ibn Al-Khattâb (raa), le Prophète (s.a.w.) a dit: "Que celui qui se rend à la prière du
vendredi, fasse les ablutions majeures".

Obligation pour chaque homme pubère de se laver avant la prière du vendredi et autres
obligations

1397. D'après Abou Sa'îd Al-Khoudri (raa), le Prophète (s.a.w.) a dit: "Les ablutions majeures au jour du
vendredi sont obligatoires pour toute personne pubère".

1398. 'Aisha (raa) a dit: Les gens venaient par légions à la prière du vendredi de chez eux d'Al-'Awâlî
(des bourgs qui entourent Médine), portant des pèlerines et pleins de poussière en sorte qu'une odeur
désagréable émanait d'eux. Un homme d'entre eux vint trouver l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) qui, à ce
moment, était chez moi. - "Si, lui dit le Prophète (s.a.w.), vous vous purifiez pour ce jour-ci".

Le parfum et le siwâk pour le vendredi

1401. Ibn 'Abbâs (raa) fit mention de ce que le Prophète (s.a.w.) avait dit au sujet des ablutions
majeures du vendredi.

1402. D'après Abou Hourayra (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "Il est du droit d'Allâh sur tout
musulman que celui-ci fait les ablutions majeures une fois par semaine, en se lavant la tête et le corps".

1403. D'après Abou Hourayra (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "Quiconque, le vendredi, aura fait les
ablutions majeures prescrites après l'oeuvre de chair, puis se rendra à la prière (dès la première heure)
sera comme celui qui a fait l'aumône d'une chamelle grasse. Celui qui s'y rendra à la seconde heure sera
comme celui qui a fait l'aumône d'une vache; celui qui s'y rendra à la troisième heure sera comme celui
qui a fait l'aumône d'un bélier cornu; celui qui s'y rendra à la quatrième heure sera pareil à celui qui a fait
l'aumône d'une poule; celui qui s'y rendra à la cinquième heure sera comme celui qui a fait l'aumône d'un
oeuf. Lorsque l'imam sort (pour monter en chaire), les anges viennent écouter l'évocation d'Allâh".

Ecouter le prône du vendredi

1404. D'après Abou Hourayra (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: Si, le vendredi, pendant que l'imam
prêche, vous dites à votre voisin: "Tais-toi", vous aurez ainsi dis une futilité.

A propos de l'heure qui se trouve au jour du vendredi

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1406. D'après Abou Hourayra (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.), parlant du vendredi, a dit: "Il est une heure
en ce jour, où sera exaucé tout adorateur musulman qui se trouve en train d'invoquer Allâh en priant".

Cette Communauté a été guidée au jour du vendredi

1412. D'après Abou Hourayra (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "Nous constituons la dernière
génération (succédant à celles des juifs et des chrétiens); toutefois, nous serons les premiers (à rendre
compte auprès d'Allâh) au Jour de la Résurrection. Bien que les autres communautés (juive et
chrétienne) aient reçu leur Livre avant nous et que nous n'ayons reçu le nôtre qu'après eux, ce jour
qu'Allâh nous a prescrits, et vers lequel Il nous a guidés, précède ceux prescrits aux juifs et aux
chrétiens. Ceux-là ont le lendemain (le samedi) et ceux-ci ont le surlendemain (le dimanche)".

La prière de vendredi se fait lorsque le soleil quitte le méridien

1422. Sahl (raa) a dit: "Le vendredi, nous ne faisions la sieste ni ne déjeunions qu'après la prière".

1423. Salama Ibn Al-'Akwa' (raa) a dit: "Quand le soleil quitta le méridien, nous nous acquittions de la
prière du vendredi présidée par le Prophète (s.a.w.). De retour, nous cherchions les endroits pleins
d'ombres (en marchant)".

Les deux prônes du vendredi et le fait de s'asseoir entre eux

1425. Ibn 'Omar (raa) a dit: "Le vendredi, le Prophète (s.a.w.) prononçait d'abord le sermon étant
debout, s'asseyait puis se levait, comme l'on fait actuellement".

Les paroles d'Allâh: "Quand ils entrevoient quelque commerce ou quelque divertissement, ils
s'y dispersent et te laisse debout"

Jabir Ibn 'Abdoullâh (raa) a dit: Le Prophète (s.a.w.) était debout en train de prononcer le sermon du
vendredi quand une caravane arriva en provenance de la Syrie. Les gens se précipitèrent aussitôt vers
elle en sorte qu'il n'en resta que douze hommes auprès du Prophète. Ce fut à cette occasion que ce
verset fut révélé: {Quand ils entrevoient quelque commerce ou quelque divertissement, ils s'y dispersent
et te laissent debout}.

Abrègement de la prière et du prône du vendredi

1439. Récit Ya'lâ Ibn 'Umayya (raa) transmis d'après son fils Safwân Ibn Ya'lâ: Celui-ci entendit le
Prophète (s.a.w.) réciter en chaire: {et ils crieront: O Mâlik}

La prière de salutation de la mosquée pendant que l'imam fait son prône

1444. Jâbir Ibn 'Abdoullâh (raa) a dit: Alors que le Prophète (s.a.w.) était en train de prononcer le
sermon du vendredi, un homme vint (en retard à la mosquée). Le Prophète (s.a.w.) lui dit: "As-tu prié
(les deux rak'a de la salutation de la mosquée), ô untel?". - "Non, pas encore". - "Lève-toi donc, répliqua
le Prophète et fais-les".

Ce qu'on récite le vendredi

1455. Abou Hourayra (raa) a dit: Le vendredi, à la prière de fajr (l'aurore), le Prophète (s.a.w.) récitait
d'abord la sourate (commençant par): "'Alif, lâm, mîm. La Révélation"..; puis celle (commençant par):
"S'est-il écoulé pour l'homme?"

Prières supplémentaires après le prône de vendredi

1460. 'Abdoullâh Ibn Mas'oûd (raa) transmit qu'en rentrant chez lui après la prière du vendredi, il faisait
deux rak'a supplémentaires. Il ajouta: "C'est ce que faisait l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.)".

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La Prière de la Pluie
Prière pour la sollicitation de la pluie

1486. 'Abdoullâh Ibn Zayd Al-Mazinî (raa) a dit: "Le Prophète (s.a.w.) se rendit à la mosquée pour faire
la prière de la sollicitation de la pluie (al-'astisqâ'). Quand il dirigea sa face à la Qibla, il mit son châle à
l'envers (signe du bon augure et présage du changement du temps)".

Lever les mains en invoquant pour obtenir la pluie

1490. Anas Ibn Mâlik (raa) a dit: "J'ai vu le Prophète (s.a.w.) élever ses mains en invoquant au point
qu'on pourrait apercevoir le blanc de ses aisselles".

Invocation pour solliciter la pluie

1493. D'après Anas Ibn Mâlik (raa), un vendredi, un homme pénétra dans la mosquée par la porte dite
Al-Qadâ', alors que l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) était debout en train de prononcer le sermon. L'homme se
dirigea vers l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) et lui dit: "O Envoyé d'Allâh, les biens se sont anéantis et nous
sommes à bout des ressources; invoque Allâh pour qu'Il nous envoie de la pluie". L'Envoyé d'Allâh
(s.a.w.) éleva alors ses deux mains et dit par trois fois: "Seigneur, fais tomber la pluie!". - Par Allâh! A ce
moment, ajouta Anas, nous ne voyions pas dans le ciel ni nuage ni brume à tel point que rien ne dérobait
à notre vue la montagne de Sal', fût-ce une maison ou une demeure. Aussitôt un nuage pareil à un
bouclier s'éleva de derrière cette montagne. Lorsque ce nuage atteigne le milieu du ciel, il s'étendit, puis
se transforma en pluie. Par Allâh! Nous ne vîmes pas le soleil pour une longue durée. Le vendredi
suivant, un homme pénétra (dans la mosquée) par la même porte, alors que l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.)
était debout en train de prononcer le sermon. L'homme se dirigea vers l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) et lui dit:
"O Envoyé d'Allâh, les biens se sont anéantis et nous sommes à bout des ressources; invoque Allâh pour
qu'Il fasse cesser la pluie". L'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) leva les mains et invoqua: "Seigneur (fais qu'il
pleuve) autour de nous, non sur nous; Seigneur (fais qu'il pleuve) sur les tertres, sur les collines, les
vallées et les plantations!". Aussitôt le nuage porteur de pluie se dissipa et nous sortîmes marcher au
soleil.

Demande de la protection d'Allâh lorsque le vent souffle ou quand des nuages apparaissent et
réjouissance en cas de pluie

1495. 'Aïcha, la femme du Prophète a dit: Lorsqu'il faisait du vent ou de la brume, on le reconnaissait à
l'expression du visage (assombri) du Prophète (s.a.w.) qui se mettait à aller et venir. Mais quand la pluie
tombait, il s'apaisait et son inquiétude s'évanouissait. Comme je lui en demandai la raison, il me
répondit: "O 'Aïcha, j'ai crains qu'il ne soit un châtiment infligé à ma Communauté". Et lorsqu'il voyait la
pluie, il disait: "C'est une miséricorde".

Les deux vents: "As-Sabâ" et "Ad-Dabûr"

1498. D'après Ibn 'Abbâs (raa), le Prophète (s.a.w.) a dit: Je fus secondé par le vent d'est "As-Sabâ",
tandis que fut anéantit par le vent d'ouest "Ad-Dabûr".

Les Eclipses
Prière lors des éclipses du soleil

1499. 'Aïcha (raa) a dit: Au temps de l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.), le soleil s'éclipsa. L'Envoyé d'Allâh
(s.a.w.) se leva pour prier et resta longuement debout. Il s'inclina ensuite longuement, leva sa tête et
resta longtemps debout, mais moins que la première fois. Il fit encore une inclination qu'il fit durer moins
longtemps que la première. Puis, il se prosterna, se leva et resta debout pour une durée moins longue
que la première fois, puis il s'inclina et resta ainsi longtemps mais moins que la première fois, puis il leva

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sa tête et resta debout pour une durée moins longue que la première fois, puis il fit une inclination moins
longue que celle de la première fois, enfin il se prosterna et fit la salutation finale alors que le soleil
s'était déjà dégagé. Il prononça un sermon aux fidèles, loua Allâh, proclama Ses mérites et dit: "Le soleil
et la lune sont des signes d'Allâh. Ils ne s'éclipsent pas à cause de la mort ou de la naissance de
quiconque. Quand vous voyez une éclipse, faites le takbîr, invoquez Allâh, priez et faites l'aumône. O
Communauté de Muhammad, personne n'éprouve de la jalousie plus qu'Allâh quand Son adorateur et Son
adoratrice forniquent. O Communauté de Muhammad, par Allâh! si vous saviez ce que je sais, vous auriez
pleuré souvent et ris rarement. Ai-je transmis".

1503. D'après Ibn 'Abbâs (raa), le Prophète (s.a.w.) fit durant deux rak'a quatre inclinations et quatre
prosternations.

Ce qui était révélé, au sujet du Paradis et de l'Enfer, au Prophète (s.a.w.) en pratiquant la


prière des éclipses

1509. D'après Fâtima, Asma (raa) a dit: Le soleil s'éclipsa au temps de l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.). J'allai
trouver 'Aïcha qui priait. - "Qu'ont donc les fidèles? Pourquoi font-ils la prière?", lui demandai-je. Elle fit
un signe de sa tête vers le ciel. - "Est-ce un signe?", dis-je. Elle hocha la tête en signe d'affirmation. Et
moi de prendre part à la prière. Or, le Prophète (s.a.w.) se tint debout longuement. Comme je fus sur le
point de s'évanouir, je me mis à puiser de l'eau dans une outre qui se trouvait à côté de moi et en versai
sur ma tête et mon visage. Quand, l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) acheva la prière, le soleil s'était déjà dégagé.
S'adressant aux fidèles, le Prophète (s.a.w.) dit, après avoir loué Allâh et proclamé Ses mérites: "De ma
place-là, je pus voir toute chose même ce que je n'ai jamais vu, même le Paradis et l'Enfer. Il me fut
révélé que vous seriez éprouvés dans vos tombeaux, de la même façon ou presque, -on ne sait pas de
laquelle de ces deux expressions Asma s'est-elle servi- que vous seriez éprouvés par l'Antéchrist. On
demanda à chacun de vous: "Que sais-tu de cet homme (Muhammad)?". Le Croyant ou le fidèle -on ne
sait pas de laquelle de ces deux termes Asma s'est-elle servi-, répondra: "C'est Muhammad qui est
l'Envoyé d'Allâh et qui a apporté les preuves (de sa mission) et la bonne direction. Nous avons cru en lui
et l'avons suivi". A cette question posée à trois reprises, le Croyant insistera sur sa réponse. - "Dors en
paix, car nous sommes assurés que tu crois au Prophète", lui dira-t-on alors. Quant à l'hypocrite ou à
l'hésitant -on ne sait pas de laquelle de ces deux termes Asma s'est-elle servi- il dira: "Je ne sais pas qui
c'est; j'ai seulement répété ce que j'ai entendu les gens dire".

Appel à la prière des éclipses: "La prière en commun"

1515. 'Abdoullâh Ibn 'Amr Ibn Al-'As (raa) a dit: "Lorsque au temps du Prophète (s.a.w.), il y eut une
éclipse de soleil, on fit une convocation à une prière communautaire. Le Prophète (s.a.w.) fit deux
inclinations au cours d'une rak'a; ensuite se leva, puis fit de nouveau deux inclinations au cours d'une
autre rak'a. Quand le soleil fut alors dégagé".

1516. D'après Abou Mas'ûd Al-Ansâri, le Prophète (s.a.w.) a dit: "Certes, le soleil et la lune sont deux
signes d'Allâh qui en avertisse Ses adorateurs. Ils ne s'éclipsent à l'occasion de la mort de qui que ce
soit. Lorsque vous voyez une éclipse, priez et invoquez Allâh jusqu'à ce qu'Il vous apaise".

1518. D'après Abou Moûsa au temps du Prophète (s.a.w.), il eut une éclipse de soleil. Celui-ci (s.a.w.) se
leva alors effrayé, craignant que ce ne fût l'Heure Suprême. Il se rendit à la mosquée et se mit à prier en
prolongeant ses stations, ses inclinations et ses prosternations plus que je ne l'avais jamais vu faire, puis
il dit: "Ces signes qu'Allâh envoie ne se produisent jamais à l'occasion de la mort ou de la naissance de
quiconque, mais Allâh les envoie plutôt afin d'avertir Ses adorateurs. Lorsque vous les voyez, hâtez-vous
à invoquer Allâh et à L'implorer et à Lui demander pardon".

1521. 'Abdoullâh Ibn 'Omar (raa) transmet ces paroles d'après le Prophète (s.a.w.): "Ni le soleil ni la lune
ne s'éclipsent à cause de la mort ou de la vie de quiconque. Ils sont plutôt des signes d'Allâh. Priez,
quand vous les voyez".

1522. Al-Mughîra Ibn Chu'ba a dit: Au temps de l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.), il y eut une éclipse de soleil le
jour où mourut son fils 'Ibrâhîm. L'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) dit alors: "Le soleil et la lune sont deux signes
d'entre les signes d'Allâh, ils ne s'éclipsent pas à cause de la mort ou de la vie de quiconque. Lorsque
vous voyez une éclipse, priez et invoquez Allâh jusqu'à ce qu'elle prenne fin".

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Les Funérailles
Les pleurs sur les morts

1531. Ousâma Ibn Zayd (raa) a dit: Nous étions chez le Prophète (s.a.w.) lorsqu'un messager vint de la
part d'une de ses filles le chercher et lui annoncer que le fils de celle-ci était à l'agonie. S'adressant au
messager, le Prophète lui dit: "Retourne vers ma fille et annonce-lui que tout ce qu'Allâh prend ou donne
Lui appartient, qu'Il a fixé un terme pour toute chose et exhorte-la à se résigner et à compter sur Allâh".
Le messager revint et lui dit: Elle t'adjure de venir la trouver. Aussitôt le Prophète (s.a.w.) se leva et se
rendit chez elle, accompagné de Sa'd Ibn 'Ubâda et de Mu'âdh Ibn Jabal, et de moi-même, reprend
'Usâma. Quand il arriva, on lui remit l'enfant qui râlait bruyamment. Quand le Prophète eut les larmes
aux yeux, Sa'd lui dit: "O Envoyé d'Allâh, qu'est-ce que c'est?". - "C'est, répondit-il, de la compassion
qu'Allâh a placée dans le coeur de Ses adorateurs. Allâh n'est Compatissant qu'envers les compatissants
d'entre Ses adorateurs".

1532. 'Abdoullâh Ibn 'Omar (raa) a dit: Sa'd Ibn 'Ubâda tomba malade, le Prophète (s.a.w.) vint lui
rendre visite accompagné de Abdourrahmân Ibn 'Awf, de Sa'd Ibn 'Abî Waqqâs et de 'Abdoullâh Ibn
Mas'oûd. Lorsqu'il entra, il trouva évanoui le malade qui fut entouré de sa famille. - "Est-ce qu'il a rendu
le dernier soupir?", demanda-t-il. - "Non, ô Envoyé d'Allâh", lui répondit-on. Alors le Prophète (s.a.w.) se
mit à pleurer, et les assistants, voyant le Prophète (s.a.w.) pleurer, fondirent tous en larmes. Ensuite il
reprit: "N'avez vous pas entendu qu'Allâh ne châtiera pas ni pour les larmes que versent les yeux, ni pour
la tristesse du coeur. Mais Il châtiera -ou fera miséricorde- suivant l'usage que l'on aura fait de ceci", et il
désigna sa langue.

Le fait d'endurer le malheur au premier choc

1534. D'après Anas Ibn Mâlik (raa), le Prophète (s.a.w.) a dit: "La (vraie) résignation consiste à
supporter le premier choc d'une affliction".

Tourment du mort quand les siens pleurent sur lui

1536. D'après (raa), le Prophète (s.a.w.) a dit: "Le mort (qui a recommandé à sa famille de se répandre
en lamentations à sa mort) sera châtié à cause des gémissements poussés par les siens".

1543. D'après Ibn 'Omar (raa), 'Abdoullâh Ibn 'Abî Mulayka a dit: 'Amr Ibn 'Uthmân et moi étions assis
chez Ibn 'Omar, dans l'attente de l'arrivée du convoi funèbre de 'Umm 'Abân bint 'Uthmân. Ibn 'Abbâs
arriva en la compagnie d'un guide qui lui désigna la place de Ibn 'Omar. Il vint donc s'installer de mon
côté de telle façon que je fus entre les deux hommes (Ibn 'Omar et Ibn 'Abbâs). Nous entendîmes alors
des cris émanant de la maison. Alors 'Abdoullâh Ibn 'Omar, proposant à 'Amr Ibn 'Uthmân de se lever
pour faire arrêter ces gémissements: "J'ai entendu l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) dire que le mort sera châtié à
cause des lamentations répandues par les siens". 'Abdoullâh émit ce jugement sans restrictions. Ibn
'Abbâs répliqua alors: Nous étions en compagnie de l'émir des Croyants 'Omar Ibn Al-Khattâb. Quand
nous atteignîmes un désert situé entre Médine et La Mecque, il s'aperçut d'un homme assis à l'ombre
d'un arbre. - "Va voir qui est cet homme", m'ordonna Je trouvai là Suhayb et retournai à 'Umar lui dire
que c'était Suhayb. - "Va et dis-lui de nous accompagner". - "Sa famille est avec lui". - "Même si sa
famille est avec lui, dis-lui de nous accompagner" (peut-être l'a-t-il dit selon 'Ayyûb). Plus tard, lorsque
fut mortellement frappé, Suhayb vint le trouver en pleurant et en criant: "Ah! Mon frère! Ah! Mon ami!".
lui dit alors: "Ne sais-tu pas -ou n'as-tu pas entendu, selon 'Ayyûb - l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) dire: Le
mort sera châtié à causes de certains gémissements poussés par les siens (sur sa recommandation)".
émit ainsi un jugement sans restrictions, tandis que ajouta qu'il s'agissait de certains cas seulement.
J'allai trouver 'Aïcha et lui raconta ce qu' Ibn 'Omar avait dit. - "Par Allâh! l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) n'a
jamais dit que le mort sera châtié à cause des larmes versées par quiconque. Mais il a dit plutôt qu' Allâh
accroîtra le châtiment du mécréant à cause des pleurs que versent les siens à sa mort". Il suffit de retenir
ces mots du Coran: et que c'est Lui qui a fait rire et qui a fait pleurer, Et nul ne portera le fardeau
d'autrui.

1549. Al-Mughîra Ibn Chu'ba (raa) a dit: J'ai entendu le Prophète (s.a.w.) dire: "Tout mort sera châtié le
Jour de la Résurrection par les gémissements poussés par les siens à sa mort".

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Gravité des gémissements

1551. 'Aïcha a dit: Quand le Prophète (s.a.w.) apprit la nouvelle de la mort d' Ibn Hâritha, de Ja'far ibn
'Abî Tâlib et de 'Abdoullâh Ibn Rawâha, il s'assit tout chagriné. Alors que je regardais par la fente de la
porte, un homme vint trouver le Prophète et lui dit: "O Envoyé d'Allâh! Les femmes de la maison de Ja'far
se lamentent. Le Prophète (s.a.w.) lui donna l'ordre d'aller les faire taire. L'homme partit, puis revint dire
qu'elles ne lui avaient pas obéi. Le Prophète (s.a.w.) lui donna de nouveau l'ordre d'aller les faire taire.
L'homme revint de nouveau en disant: "Par Allâh! O Envoyé d'Allâh, nous ne pouvons pas les faire taire".
Selon 'Aïcha, le Prophète (s.a.w.) lui dit alors: "Va les faire taire par tout moyen fût-ce de leur fourrer de
la terre dans la bouche". 'Aïcha ajoute: "Moi, je dis à l'homme: Qu'Allâh t'humilie! Par Allâh, tu n'as pas
fait ce que le Prophète (s.a.w.) t'avait ordonné de faire et tu n'as pas débarrassé l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.)
de son souci".

1552. 'Umm 'Atiyya a dit: "Lorsque nous prêtâmes serment au Prophète (s.a.w.), il nous fit jurer de ne
point pousser des gémissements. Seules cinq femmes, parmi nous, tinrent leur engagement: 'Umm
Sulaym, 'Umm Al-'Alâ', la fille de Abou Sabra, qui est la femme de Mu'âdh, -ou la fille de Abou Sabra et la
femme de Mu'âdh".

Interdiction aux femmes de suivre le convoi funèbre

1555. 'Umm 'Atiyya (raa) a dit: "Il nous était interdit de suivre les convois funèbres, sans toutefois que
cette interdiction soit de rigueur".

Lavage du mort

1557. 'Umm 'Atiyya (raa) a dit: L'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) entra alors que nous fumes en train de laver le
cadavre de sa fille. Il nous dit: "Lavez-la trois ou cinq fois, ou même davantage si vous le jugez utile,
avec de l'eau mêlée au jujubier. Lors du dernier lavage, mêlez à l'eau du camphre - ou un peu de
camphre. Puis quand vous aurez terminé, faites-le-moi savoir". Et nous de l'appeler lorsque nous eûmes
terminé. Il nous donna alors son pagne ('izâr) en disant: "Couvrez-en son corps".

Linceul du mort

1562. D'après Khabbâb Ibn Al-'Arat (raa), Nous émigrâmes avec le Prophète (s.a.w.) sans avoir d'autre
but en vue que de plaire à Allâh, et c'est à Lui qu'incombe le soin de nous en récompenser. Certains
d'entre nous moururent sans avoir rien goûté de cette récompense (dans ce bas monde), tel Mus'ab Ibn
'Umayr qui fut tué à la bataille de 'Uhud. Pour l'ensevelir, nous ne trouvâmes rien d'autre qu'une "burda"
(robe d'homme en étoffe rayée de laine) qui fut si courte au point que si l'on en couvrait sa tête, ses
pieds restaient découverts, et vice-versa. Alors le Prophète (s.a.w.) donna l'ordre de couvrir la tête du
défunt et de placer sur ses pieds de l'Idhkhir (sorte de plante aromatique). D'autres, cependant, virent
mûrir les fruits de leur récompense dans l'ici-bas et purent les cueillir.

1563. D'après 'Aïcha (raa), L'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) fut enseveli dans trois pièces d'étoffe blanche en
coton sans qu'il y ait ni chemise ni turban. Quant à la "hulla" (robe d'homme) que les gens crurent qu'elle
fut achetée spécialement pour en ensevelir le Prophète, elle fut laissée et le défunt fut enseveli dans les
trois étoffes blanches de coton. 'Abdoullâh Ibn 'Abî Bakr prit la "hulla" en disant: "Je la garderai pour
m'en servir de linceul". Puis il revint sur sa décision et dit: "Si Allâh, à Lui la puissance et la gloire, la
voulait pour Son Prophète, celui-ci en aurait été enseveli". Il la vendit alors et dépensa son prix en
aumône.

Recouvrir le mort

1566. D'après 'Aïcha, la mère des Croyants (raa), "Lors de sa morte, le Prophète (s.a.w.) fut enseveli
dans une robe ornée de lin ou de coton".

La marche à une allure rapide dans les convois funèbres

1568. D'après Abou Hourayra (raa), le Prophète (s.a.w.) a dit: "Prenez une allure rapide en emportant le

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cercueil. Si le défunt était un homme de bien, c'est un bien que vous lui ferez en l'enterrant si vite; s'il ne
l'était pas, vous déchargerez vos épaules d'un mal".

Mérite de faire la prière des funérailles et de suivre le convoi funèbre

1570. D'après Abou Hourayra (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "Quiconque suit un convoi funèbre
jusqu'à ce qu'il participe à la prière mortuaire, acquerra un qîrât (de récompense), et quiconque le suit
jusqu'à son enterrement, acquerra deux qîrât". Comme on demandait au Prophète quelle était la valeur
de ces deux qîrât, il répondit: "Ils équivalent à deux énormes montagnes".

1575. D'après l'affranchi du Prophète, Thawbân (raa), le Prophète (s.a.w.) a dit: "Quiconque participe à
une prière mortuaire acquerra un qîrât (de récompense), et s'il assiste aussi à son enterrement, il
acquerra deux qîrât. Le qîrât équivaut à la montagne de 'Uhud".

Les morts qui méritent les éloges et ceux qui méritent les reproches

1578. D'après Anas Ibn Mâlik (raa), Passant par un convoi funèbre et entendant les hommes faire l'éloge
du mort, le Prophète (s.a.w.) dit par trois fois: "Il lui est assuré". Passant par un autre convoi et
entendant les hommes dire du mal du défunt, le Prophète (s.a.w.) répéta à trois reprises: "Il lui est
assuré". lui dit: "Que je sacrifie pour toi père et mère! Pourquoi quand on a passé par un convoi funèbre
et que tu as entendu les gens faire l'éloge du défunt, tu as répété à trois reprises: "Il lui est assuré". Et
quand on a passé par un autre convoi où les gens disaient du mal du défunt, tu as dit par trois fois: "Il lui
est assuré". L'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) répondit: "A celui que vous avez loué, le Paradis est assuré; à cet
autre dont vous avez dit du mal, l'Enfer est assuré. Vous êtes les témoins d'Allâh sur terre. Vous êtes les
témoins d'Allâh sur terre. Vous êtes les témoins d'Allâh sur terre".

Le délivré et celui dont on est délivré

1579. D'après Abou Qatâda Ibn Rib'î (raa), un convoi funèbre passant près de l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.),
celui-ci dit: "Il y en a qui est délivré, et il y en a dont on est délivré". - "Qui est le délivré et qui est celui
dont on est délivré, ô Envoyé d'Allâh?", lui demanda-t-on. - "Le Serviteur Croyant, répondit-il, est délivré
des peines de ce monde; quant au Serviteur pervers, tout le monde en sera délivré: hommes, pays,
arbres et animaux".

Le "takbîr" dans la prière des funérailles

1580. D'après Abou Hourayra (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) annonça aux fidèles la mort du Négus le
jour même où elle eut lieu. Il les réunit ensuite à la mosquée où il prononça quatre fois le takbîr (dire
[Allâhou akbar]).

1582. D'après Jâbir Ibn 'Abdoullâh (raa), le Prophète (s.a.w.), faisant la prière funéraire sur 'Ashama le
Négus, prononça quatre fois le takbîr.

Prière faite auprès de la tombe

1586. 'Abdoullâh Ibn 'Abbâs (raa) a dit: "Le Prophète (s.a.w.) fit la prière mortuaire auprès de la tombe
d'un homme qui fut déjà enterré et commença par prononcer quatre fois le takbîr".

1588. D'après Abou Hourayra (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) remarqua l'absence d'une femme négresse
-ou d'un jeune homme - qui était chargé(e) de nettoyer la mosquée. Quand il s'enquit sur elle -ou lui-, et
on l'informa qu'elle -ou qu'il- est mort(e), il dit: "Pourquoi ne m'avez-vous pas mis au courant de sa
mort?". Abou Hourayra a ajouté: "Ils avaient l'air d'en faire peu d'importance". - "Indiquez-moi sa
tombe", leur dit-il. Ils la lui montrèrent, et l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) s'y rendit pour faire la prière
mortuaire, puis il dit: "Les ténèbres s'épiassent autour des habitants de ces tombes, Allâh - à Lui la
puissance et la gloire - les leur illuminera grâce à la prière que je viens de faire".

Se lever lorsqu'un convoi funèbre passe

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1590. D'après 'Amir Ibn Rabî'a (raa), le Prophète (s.a.w.) a dit: "Lorsque vous voyez passer un convoi
funèbre, levez-vous et restez ainsi jusqu'à ce qu'il vous ait dépassé ou que le cercueil soit déposé (par
terre ou dans la tombe)".

1591. D'après Abou Sa'îd (raa), le Prophète (s.a.w.) a dit: "Lorsque vous suivez un convoi funèbre, ne
vous vous asseyez jamais avant que le cercueil ne soit déposé (par terre ou dans la tombe)".

1596. Le récit de Qays Ibn Sa'd et de Sahl Ibn Hunayf (raa), d'après Ibn Abou Laylâ, Qays Ibn Sa'd et
Sahl Ibn Hunayf étaient un jour assis à Al-Qâdisiyya lorsqu'un convoi funèbre passa près d'eux. Comme
ils se levèrent, on leur dit: "C'est le convoi d'un homme du pays (c'est-à-dire, d'un tributaire). - Le
Prophète (s.a.w.), répondirent-ils, se leva devant un convoi funèbre qui passa devant lui, et comme on lui
fit remarquer que c'était celui d'un juif, il répliqua: "Ne s'agit-il pas d'une âme!"

Où se tient l'imam quand il fait la prière des funérailles

1602. D'après Samura Ibn Jundub (raa), J'ai fait derrière le Prophète (s.a.w.) la prière mortuaire sur
'Umm Ka'b qui était morte en couches. Pendant la prière, le Prophète (s.a.w.) se tint en face du milieu du
cadavre.

L'Aumône légale
1625. D'après Abou Sa'îd Al-Khoudri (raa), le Prophète (s.a.w.) a dit: "Point d'aumône légale à prélever
sur un montant inférieur à cinq "wasq" (mesure équivalent à 60 sâ' de dattes ou autre), ni à cinq "zawd"
(troupe de 3 à 10 chameaux), ni à cinq onces (quarante dirhams d'argent).

Le musulman ne doit pas payer l'aumône légale sur son esclave ou son cheval

1631. D'après Abou Hourayra (raa), le Prophète (s.a.w.) a dit: "Le musulman ne doit pas verser une
aumône légale, ni pour son cheval, ni pour son esclave".

Acquittement de l'aumône légale ou abstention de la payer

1634. D'après Abou Hourayra (raa), L'Envoyé d'Allâh chargea de collecter l'aumône légale. On dit: "Ibn
Jamîl, Khâlid Ibn Al-Walîd et Al-'Abbâs, l'oncle de l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) se sont abstenus de s'en
acquitter". L'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) dit alors: "Qu'a-t-il Ibn Jamîl à méconnaître la grâce providentielle
après qu'Allâh l'avait enrichi. Mais Khâlid! Vous ne faites qu'opprimer Khâlid! Il a fait de ses boucliers et
de ses équipements militaires un legs pour l'amour d'Allâh. Quant à Al-'Abbâs, je paye l'aumône à sa
place et une fois autant". Puis s'adressant à "O Ne t'es-tu pas aperçu que l'oncle de l'homme est comme
son père?".

Zakâ al-Fitr (l'aumône légale versée à la rupture du jeûne) en dattes et en orge

1635. D'après Ibn 'Omar (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) fixa l'aumône légale de la rupture du jeûne
(Zakâ al-fitr) à un sâ' (un quart de litre de grain) de dattes ou un sâ' d'orge imposable à chaque
personne libre ou esclave, homme ou femme.

1640. Abou Sa'îd Al-Khoudri (raa) a dit: Nous versions comme aumône légale de la rupture du jeûne
(Zakâ al-fitr), un sâ' (un quart de litre de grain) de froment, d'orge, de dattes, de fromage blanc ('aqit)
ou de raisins secs.

Obligation de s'acquitter de Zakâ al-Fitr avant la prière

1645. D'après Ibn 'Omar (raa), le Prophète (s.a.w.) ordonna de s'acquitter de l'aumône légale de la
rupture du jeûne (Zakâ al-fitr) avant que les fidèles ne se rendissent à la prière (de fête).

Le péché commis par celui qui ne s'acquitte pas de l'aumône légale (Az-Zakâ)

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1647. Selon Abou Hourayra (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "Nul homme qui thésaurise de l'or ou de
l'argent sans en payer l'aumône légale, au Jour de la Résurrection, des plaques métalliques portées à
incandescence dans le feu de la Géhenne lui seront appliquées sur le flanc, le front et le dos. Dès qu'elles
se refroidissent, elles seront à nouveau portées à incandescence, et lui seront appliquées durant un jour
de cinquante mille ans, jusqu'à ce que les comptes des hommes soient réglés. Il verra alors la destinée
qui lui a été réservé: le Paradis ou bien l'Enfer". On demanda: "O Envoyé d'Allâh! Si les biens étaient des
chameaux?" Il répondit: "La même chose pour le possesseur des chameaux qui n'en paye pas l'aumône
légale qui consiste à distribuer un peu de leurs laits le jour où il les mène à l'abreuvoir. Au Jour de la
Résurrection, il sera jeté à terre et on amènera tous ses chameaux sans même qu'un chamelon ne
manque. Ceux-ci le piétineront avec leurs sabots et le mordront. Ils le fouleront dans un va-et-vient
continuel et cela durera un jour de cinquante mille ans, jusqu'à ce que les comptes des Serviteurs soient
réglés. Il verra alors la destinée qui lui a été réservé: le Paradis ou bien l'Enfer". On demanda ensuite:
"Qu'en est donc du sort du possesseur des vaches et des moutons?" L'Envoyé d'Allâh répondit: "La même
chose pour le possesseur des vaches et des moutons qui n'en paye pas l'aumône légale. Au Jour de la
Résurrection, il sera jeté à terre et on amènera tout son bétail sans exception. Aucun d'eux n'aura ni des
cornes courbées, ni sera décornu, ni aura l'oreille fendue! Ces animaux l'attaqueront avec leurs cornes et
le fouleront aux pieds dans un va-et-vient continuel et cela durera un jour de cinquante mille ans, jusqu'à
ce que les comptes des Serviteurs soient réglés. Il verra alors la destinée qui lui a été réservé: le Paradis
ou bien l'Enfer". On demanda de nouveau: "Qu'en est-il du possesseur des chevaux, ô Envoyé d'Allâh?" Il
répondit: "Les chevaux sont de trois catégories: ils représentent un péché pour un homme, un rempart
pour un autre et une récompense pour un troisième. Le cheval est un péché pour son propriétaire, quand
celui-ci le destine par vanité et ostentation pour s'attaquer aux musulmans. Le cheval est un rempart à
son propriétaire, quand celui-ci le destine à servir dans le chemin d'Allâh, sans négliger d'en payer le dû
d'Allâh soit en donnant à un combattant (pour la cause d'Allâh) le droit de s'en servir, soit en versant
l'aumône légale. Le cheval est une récompense pour son propriétaire, lorsque celui-ci le consacre aux
musulmans pour s'en servir dans la cause d'Allâh en l'attachant au sein d'une prairie ou d'un jardin,
autant que le cheval mange de ce pâturage, autant que l'homme amasse de bonnes actions, le montant
de celles-ci augmentera même suivant la quantité des crottins et des urines de l'animal. Même si ces
chevaux se détacheront de leurs longs licous et courront à une longue allure une colline ou plus, Allâh
inscrira à leur propriétaire de bonnes actions équivalentes au nombre de leurs traces et de leurs crottins.
Et quand leur propriétaire passera par un fleuve, et que ces chevaux s'y abreuveront, même s'il n'avait
pas l'intention de les abreuver, Allâh lui inscrira de bonnes actions équivalant à la quantité de l'eau bue".
On demanda enfin: "O Envoyé d'Allâh! Qu'en est-il des ânes?" Il répondit: "Allâh ne m'a rien révélé à leur
sujet sauf ce verset exceptionnel et exhaustif: Quiconque fait un bien fût-ce du poids d'un atome, le
verra, et quiconque fait un mal fût-ce du poids d'un atome, le verra".

Dureté du châtiment de celui qui refuse la Zakâ

1653. Selon Abou Hourayra (raa) le Prophète (s.a.w.) a dit: "Je ne serai pas heureux si je possède de l'or
autant que la montagne de 'Uhud et qu'à la troisième nuit, j'en ai encore un dinar, sauf au cas où celui-ci
aurait été conservé pour que je m'acquitte d'une dette".

Ceux qui thésaurisent des fortunes et la dureté de leur châtiment

1656. D'après Abou Dharr (raa): Al-'Ahnaf Ibn Qays a dit: Je gagnai Médine et alors que j'étais assis
parmi un groupe de Qoraychites, arriva un homme grossier de traits, d'aspect et de vêtements. Il
s'adressa à eux en disant: "Annonce aux thésauriseurs (des biens et des fortunes qui ne s'acquittent pas
de l'aumône légale) qu'on fera rougir dans le feu de la Géhenne pour les punir des pierres qu'on
appliquera sur le mamelon de chacun d'eux, qu'on laissera là jusqu'à ce qu'elle pénètre la clavicule de
son épaule; et qu'on posera ensuite sur sa clavicule jusqu'à ce qu'elle pénètre son mamelon; ce qui le
fera trembler". Ceci dit, les gens inclinèrent leur tête sans souffler mot. Quant à l'homme, il s'en alla et
moi, de le suivre. Il s'installa auprès d'un pilier. Je lui dis: "Je crois que ces gens ont pris en horreur ce
que tu leur avais dit". - "Ceux-ci ne comprennent rien. Mon ami, Abou Al-Qâsim (s.a.w.) m'appela un jour
et me dit: "Vois-tu le mont 'Uhud ?". Alors, je regardai le soleil (pour savoir l'heure), car je pensai qu'il
(s.a.w.) voulait me charger de quelque mission, et je répondis: "Oui, je le vois". - "Ah! reprit-il, je ne
serais pas heureux de posséder une quantité d'or égale à la montagne de 'Uhud, sinon que pour la
dépenser toute en aumône et n'en conserver que trois dinars. Et voilà que ces gens-là, ajouta Abou
Dharr, s'acharnent à amasser les biens de l'ici-bas sans penser". Je lui dis alors: "Pourquoi ne demandes-
tu pas de l'argent à tes coreligionnaires Qoraychites?". - "Non, par Allâh! Je ne leur demanderai jamais
des biens temporels ni ne leur expliquerai leur religion jusqu'à ce que j'aille rejoindre Allâh et Son
Envoyé".

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Encouragement à dépenser l'argent et la compensation que recevra celui qui le fait

1658. Selon Abou Hourayra (raa), le Prophète (s.a.w.) a dit: "Allâh, l'Exalté et le Très-Haut, a dit: "O fils
d' Adam, dépense (en aumônes) et Je te compenserai". Puis il poursuivit: "La main d'Allâh est pleine de
dons et de bénédictions à déborder, - selon Ibn Numayr -, aucune dépense, durât-elle nuit et jour, ne
saurait l'épuiser".

Il faut commencer par dépenser l'argent pour subvenir à ses besoins, à ceux de sa famille et
de ses proches

1663. Selon Jâbir (raa): Un homme de la tribu 'Udhra a promis l'affranchissement à son esclave après sa
mort. Ceci parvint à la connaissance de l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) qui demanda à l'homme: "Possèdes-tu
d'autre bien?" - "Non", répondit l'homme - "Qui désire l'acheter?", dit le Prophète (s.a.w.) en s'adressant
aux fidèles. Na'îm Ibn 'Abdoullâh Al-'Adawî l'acheta à huit cent dirhams. Il apporta la somme à l'Envoyé
d'Allâh (s.a.w.) qui l'avait remise à l'homme en lui disant: "Commence par faire la charité à toi-même, s'il
en reste quelque chose, dépense-la au profit de ta famille, s'il en reste encore, dépense-la au profit de
tes proches, enfin s'il en reste encore, dépense-la par-ci et par-là". Il voulut dire: "Aux besogneux qui
t'entourent de droite et de gauche".

Mérite de dépenser l'argent et de verser l'aumône aux proches, à l'épouse, aux enfants et aux
parents même s'ils étaient des polythéistes

1664. Anas Ibn Mâlik (raa) a dit: "Abou Talha était le plus riche de tous les 'Ansâr de Médine. De tous ses
biens, celui auquel il tenait le plus était une palmeraie (Bayrahâ) qui se trouvait en face de la mosquée.
L'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) y pénétrait souvent pour boire de son eau douce. Anas, ajoute: A la révélation
du verset suivant: Vous n'atteindrez la (vraie) piété que si vous faites largesses de ce que vous chérissez.
Abou Talha alla trouver l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) et lui dit: "O Envoyé d'Allâh, Allâh a dit dans le Coran:
Vous n'atteindrez la (vraie) pitié que si vous faites largesses de ce que vous chérissez. Or, de tous mes
biens, celui auquel je tiens le plus c'est Bayrahâ; j'en fais aumône pour la face d'Allâh; espérant qu'elle
me sera comptée comme bonne oeuvre et ajoutée à mon compte auprès de Lui. O Envoyé d'Allâh,
dispose-toi de cette palmeraie comme bon te semble". - "Comme c'est merveilleux!, répondit l'Envoyé
d'Allâh (s.a.w.), c'est un bien fructueux! C'est un bien fructueux! J'ai bien entendu ce que tu avais dit,
mais je te suggère d'en faire aumône au profit de tes proches". Et Abou Talha de la partager entre ses
proches parents et ses cousins paternels.

1666. Maymûna bint Al-Hârith (raa) a transmis qu' elle avait affranchi une femme esclave au temps du
Prophète (s.a.w.). Comme elle lui raconta ce qu'elle avait fait, le Prophète (s.a.w.) lui dit: "Eh bien! Si tu
en avais fait don à tes oncles maternels, cela t'aurait valu une meilleure récompense".

1667. Selon Zaynab (raa): L'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit, en s'adressant aux femmes: "Femmes! Faites
l'aumône, même avec vos bijoux". Je retournai chez moi et je dis à -mon mari-: "Tu es un homme pauvre
et l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) vient de nous ordonner de faire l'aumône. Va lui demander s'il m'est possible
de te faire la charité; sinon je la donnerai à quelqu'un d'autre". Il me répondit: "Il vaut mieux que tu
ailles toi-même lui demander cela". Zaynab poursuivit: Je me rendis chez l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) et je
trouvai à sa porte une femme des 'Ansâr qui était venu pour la même raison. L'Envoyé d'Allâh (s.a.w.)
avait un aspect majestueux et impressionnant. Ce fut Bilâl qui nous reçut et nous lui dîmes: "Rends-toi
chez l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) et informe-le qu'il y a deux femmes à sa porte et qu'elles voudraient savoir
s'il leur était permis de donner l'aumône à leurs maris et aux orphelins qui sont à leurs charges, et ne lui
communique pas surtout notre identité". Bilâl entra chez l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) et lui fit part de notre
question. Il l'interrogea: "Qui sont-elles?" - "Une femme des 'Ansâr, lui répondit-il, et Zaynab". -
"Laquelle des Zaynab?", demanda-t-il. - "La femme de L'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) lui dit: "Elles auront ainsi
deux récompenses: celle d'entretenir le lien familial, et celle de faire l'aumône".

1668. Oum Salama (raa) a transmis qu' elle avait demandé à l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.): "O Envoyé
d'Allâh! Serai-je récompensée si je dépense pour les fils de Abou Salama qui sont mes enfants, bien que
ce n'ait pas de mon devoir de le faire?!". Il lui répondit: "Autant que tu dépenses pour eux, autant que tu
seras récompensée".

1669. Selon Abou Mas'ûd Al-Badrî (raa), le Prophète (s.a.w.) a dit: "Tout argent que le musulman
dépense pour l'entretien de sa famille, en ne visant rien d'autre que la rétribution d'Allâh, lui sera compté
pour aumône".

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1670. Selon Asma (raa): Je demandai à l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.): "O Envoyé d'Allâh! Ma mère (qui était
polythéiste) vint me trouver dans le désir de rétablir nos liens familiaux. Devrais-je lui afficher de la piété
filiale?". Il me répondit: "Certes oui".

Récompense du mort au nom duquel une aumône est faite

1672. D'après 'Aïcha (raa), un homme vint demander au Prophète (s.a.w.): "Ma mère fut victime d'une
mort subite et elle n'eut pas le temps de tester. Je crois que si elle avait eu le temps, elle aurait dû faire
l'aumône. Est-ce que si je fais l'aumône en son nom, sera-t-elle récompensée?" - "Oui", répondit le
Prophète.

Toute action de bienfaisance est considérée comme aumône

1676. D'après Abou Moûsa (raa), le Prophète (s.a.w.) a dit: "Tout musulman est tenu de faire l'aumône".
- "Mais, objecta-t-on, et s'il ne trouve pas (d'argent) pour la faire?". - "Qu'il travaille de ses mains,
répondit le Prophète, pour gagner sa vie et faire l'aumône". - "Mais s'il ne le peut pas?". - "Qu'il prête une
main secourable à un besogneux victime d'une affliction". - "Et s'il ne le peut pas non plus?". - "Alors qu'il
préconise le bien". - "Qu'en est-il s'il ne le fait pas?". - "Qu'il s'abstienne de faire le mal, ce qui lui sera
compté pour aumône".

1677. D'après Abou Hourayra (raa), le Prophète (s.a.w.) a dit: "Chaque jour, à chaque lever du soleil,
l'homme doit faire d'aumônes équivalant aux articulations de son corps. Juger équitablement entre deux
personnes est une aumône; aider un homme à enfourcher sa monture ou à la charger de ses bagages est
une aumône; la bonne parole est une aumône; tout pas fait pour aller à la prière est une aumône;
écarter quelque objet nuisible du chemin est une aumône".

Celui qui dépense et fait l'aumône et celui qui s'abstient de le faire

1678. Selon Abou Hourayra (raa), le Prophète (s.a.w.) a dit: Au matin de chaque jour, deux anges
descendent du ciel. L'un dit: "O Seigneur! Compense celui qui fait l'aumône". - "O Seigneur! Inflige une
perte à celui qui s'abstient de faire l'aumône", dit l'autre.

Encouragement à faire l'aumône avant qu'il ne vienne le jour où elle ne serait plus acceptée

1679. Selon Hâritha Ibn Wahb (raa), j'ai entendu le Prophète (s.a.w.) dire: Faites l'aumône (maintenant),
car un temps viendra où l'homme, voulant faire une charité, se verra repousser, par celui qui est sensée
en avoir besoin, en ces termes: "Si tu me l'avais offerte hier, je l'aurais acceptée, mais aujourd'hui je
n'en ai nullement besoin. Ainsi l'homme de charité ne trouvera-t-il personne de besogneux".

1680. D'après Abou Moûsa (raa), le Prophète (s.a.w.) a dit: "Il sera un temps où l'homme, voulant faire
une aumône en or, ne trouvera personne qui veuille l'accepter. On verra alors l'homme suivi de quarante
femmes qui se réfugieront auprès de lui; ce que les hommes seront très peu nombreux par rapport aux
femmes".

1681. Selon Abou Hourayra (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "l'Heure Suprême n'aura pas lieu avant
que l'argent ne soit abondant et débordant, que l'homme, voulant s'acquitter de l'aumône légale, ne
trouve personne pour l'accepter; et que le territoire des Arabes ne se transforme en vergers où coulent
les rivières".

L'aumône faite avec l'argent licite est acceptée et fructifiée par Allâh

1684. D'après Abou Hourayra (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "Toute aumône faite d'un argent licite
-et Allâh n'accepte que le licite-, tombera dans la main droite du Miséricordieux. Même si elle était une
datte, celle-ci augmenterait au creux de la main du Miséricordieux jusqu'à ce qu'elle devienne plus
grande encore qu'une montagne, tel qu'un poulain ou un chamelon ne grandissent".

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Encouragement à faire l'aumône fût-ce d'une demi-datte ou d'une bonne parole, l'aumône
passant pour un bouclier contre le feu de l'Enfer

1687. 'Adyy Ibn Hâtim (raa) a dit: J'ai entendu le Prophète (s.a.w.) prononcer ces mots: "Evitez l'Enfer
autant qu'il vous soit possible, fût-ce en faisant l'aumône avec une demi-datte".

Le porteur faisant l'aumône avec le revenu de son travail. Interdiction formelle de dénigrer
celui qui fait aumône d'une somme modeste

1692. Abou Mas'ûd (raa) a dit: Lorsque l'aumône nous fut prescris, nous faisions métier de portefaix
(pour gagner de quoi la faire). Alors Abou 'Aqîl fit aumône d'un demi sâ' (mesure des grains chez les
Médinois, équivalent à huit poignées), alors qu'une autre personne vint faire une aumône plus grande
que lui. - "Allâh, dirent les hypocrites, se passera certes de l'aumône du premier. Quant au second, il ne
l'a faite que par ostentation". Tel fut l'occasion de la révélation de ce verset: Ceux-là qui dirigent leurs
calomnies contre les Croyants qui font des aumônes volontaires et contre ceux qui ne trouvent que leurs
faibles moyens (à offrir)...

Mérite de la "Maniha"

1693. D'après Abou Hourayra (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "Sera largement récompensé,
quiconque prête à une famille une chamelle bonne laitière (Maniha) qui, chaque matin, donne une jatte
et, chaque soir, une autre".

1694. Selon Abou Hourayra (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "Quiconque prête une bonne laitière
"maniha", recevra une récompense équivalante au lait qu'elle donne aux matins comme aux soirs".

Parabole de celui qui dépense (en aumône) et de celui qui s'abstient

1695. Selon Abou Hourayra (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "L'avare et le charitable sont
comparables à deux hommes qui portent chacun une cotte de mailles qui leur serre la torse. Lorsque le
charitable veut faire l'aumône, sa cotte se dilate. Tandis que lorsque l'avare veut la faire, les mailles de
sa cotte se rétrécissent de sorte que ses mains se joignent l'une à l'autre, et que les traces de ses pas
s'effacent". Abou Hourayra ajouta: Et bien que ce dernier s'efforce d'élargir sa cotte, il ne le pourra plus".

L'aumône, même si elle est faite à celui qui ne la mérite pas sera récompensée par Allâh

1698. Selon Abou Hourayra (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: Une nuit, un homme décide de faire une
aumône. Il va alors et la remet à la main d'une prostituée. Le lendemain, on s'étonne de cette aumône
faite à une prostituée. L'homme dit alors: "O Seigneur! A Toi la louange pour cette aumône que Tu m'as
fait donner à une prostituée; je vais faire encore une aumône". Il va déposer son aumône à la main d'un
riche. Le lendemain, on s'est étonné de cette aumône faite à un homme fortuné. L'homme (charitable)
dit alors: "O Seigneur! A Toi la louange pour cette aumône que Tu m'as fait donner à un riche. Je vais
faire encore une aumône". Puis il va déposer son aumône à la main d'un voleur. Le lendemain on s'est
étonné de cette aumône faite à un voleur. L'homme dit alors: "O Seigneur! Louange à Toi qui m'as fait
donner l'aumône à une prostituée, à un riche et à un voleur". Cet homme vit en songe quelqu'un lui dire:
"Tes aumônes sont acceptées. Il se peut que l'aumône faite à la prostituée lui épargnera le péché
charnel; que celle faite au riche, lui servira de leçon et le poussera à suivre ton exemple et à dépenser
une partie des biens qu'Allâh lui a octroyés; et, que celle faite au voleur, lui épargnera le vol".

Récompense du serviteur et de l'épouse faisant l'aumône en se servant, sans prodigalité, des


biens de la maison avec l'autorisation explicite ou implicite du chef de la famille

1699. D'après Abou Moûsa (raa), le Prophète (s.a.w.) a dit: "L'honnête dépositaire musulman qui exécute
-ou qui donne la personne qu'on lui désigne-, ce qu'on lui ordonne d'une façon intégrale, complète et de
bon gré, est considéré comme l'un de ceux qui font l'aumône".

1700. D'après 'Aïcha (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "Quand la femme fait l'aumône des vivres de
sa maison sans gaspillage, elle aura une récompense. Son mari aura également sa part de la récompense

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puisque c'est lui qui a acquis ce bien. Le dépositaire en aura aussi sa part; sans toutefois que la
récompense de l'un amoindrira celle des deux autres".

1704. D'après Abou Hourayra (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "La femme ne doit pas entamer un
jeûne (supplémentaire) en la présence de son mari qu'avec sa permission. Elle ne doit pas non plus
accueillir quelqu'un chez elle qu'avec sa permission. Quant aux aumônes qu'elle fait avec son argent et
sans son autorisation, il aura la moitié de leurs récompenses".

Celui qui a recueilli l'aumône et les bonnes actions

1705. Selon Abou Hourayra (raa): L'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "Celui qui aura dépensé une paire de
quoi que ce soit dans la voie d'Allâh, sera ainsi appelé au Paradis: "O Adorateur d'Allâh, voilà une bonne
action!". Celui qui tenait assidûment à accomplir la prière, sera appelé par la porte de la prière. Celui qui
tenait à faire le djihad, sera appelé par la porte du djihad. Celui qui tenait à faire l'aumône, sera appelé
par la porte de l'aumône. Celui qui pratiquait assidûment le jeûne, sera appelé par la porte dite Ar-
Rayyân". Abou Bakr As-Siddîq ayant demandé: "Y aura-t-il un inconvénient à ne pas être appelé par
toutes ces portes, et y aura-t-il quelqu'un qui sera appelé par toutes ces portes à la fois, ô Envoyé
d'Allâh?". - "J'espère, répondit le Prophète (s.a.w.), que tu seras au nombre de ces derniers".

Incitation à faire l'aumône et interdiction de faire le compte de ses dépenses

1708. Selon Asma bint 'Abî Bakr (raa), le Prophète (s.a.w.) lui a dit: "Dépense en aumône, fais des dons
et sois charitable. Ne lésine pas pour qu'Allâh ne te rendes pas impécunieuse".

Encouragement à faire l'aumône même en versant de petites sommes d'argent

1711. D'après Abou Hourayra (raa), le Prophète (s.a.w.) a dit: "O femmes musulmanes! Qu'aucune de
vous ne dédaigne de faire don à sa voisine, fût-ce d'un sabot de mouton".

Mérite de l'aumône faite en secret

1712. D'après Abou Hourayra (raa), le Prophète (s.a.w.) a dit: "Sept personnes seront à l'ombre d'Allâh
le Jour où il n'y aura plus d'ombre que la Sienne: le souverain équitable; le jeune homme qui a éteint
l'ardeur de sa jeunesse dans l'adoration d'Allâh; l'homme dont le coeur est attaché aux mosquées (qui
tient à s'y rendre et à y attendre la prière); deux hommes qui, s'aimant en Allâh, se réunissent pour Allâh
et se séparent selon Son décret (par la mort); l'homme qui refuse l'invitation à la fornication offerte par
une belle femme de haute naissance, en disant: "Je crains Allâh"; l'homme qui fait l'aumône en secret au
point que sa main droite ignore ce que vient de dépenser sa main gauche; et l'homme, en retraite
spirituelle, qui invoque Allâh et a, par attendrissement, les larmes aux yeux".

La meilleure des aumônes est celle versée par l'homme sain et avare

1713. D'après Abou Hourayra (raa), un homme vint trouver le Prophète (s.a.w.) et lui dit: "O Envoyé
d'Allâh! Quelle est la meilleure aumône?". - "Celle, répondit-il, faite alors que tu es encore en parfaite
santé, parcimonieux, craignant la pauvreté et aspirant à la richesse. N'attends pas le moment de ton
agonie pour dire: Ceci est pour untel et cela est pour untel, car tout appartiendra désormais à tes
héritiers".

La main la plus haute vaut mieux que la main la plus basse. La plus haute c'est celle qui donne,
la plus basse c'est celle qui reçoit

1715. D'après 'Abdoullâh Ibn 'Omar (raa): Pendant qu'il était en chaire sermonnant au sujet de la charité
et de l'abstention d'acquérir des biens illicites ou de mendier, l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "La main de
dessus vaut mieux que la main de dessous. La première est celle qui donne et la seconde est celle qui
reçoit".

1716. D'après Hakîm Ibn Hizâm (raa), le Prophète (s.a.w.) a dit: "La meilleure aumône est celle faite
avec des biens superflus. La main de dessus vaut mieux que la main de dessous. Dépense d'abord pour

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ceux qui sont à ta charge".
Interdiction de mendier

1719. D'après Mu'âwiya (raa), j'ai entendu le Prophète (s.a.w.) dire: "Je ne suis que le gardien du Trésor
Public. Que ce que je donne de bon gré à quelqu'un, lui soit béni. Quant à celui qui convoite un bien et
me le demande, il est comme le glouton qui mange sans jamais être rassasié."

L'indigent qui n'arrive pas à subvenir à ses besoins et n'est reconnu par personne comme
ayant droit à l'aumône

1722. D'après Abou Hourayra (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "L'indigent n'est pas celui qui
demande la charité aux gens; se contentant d'une ou de deux bouchées de nourriture ou d'une ou deux
dattes". - "Qui est-ce donc l'indigent, ô Envoyé d'Allâh?", lui demanda-t-on. - "Il est, répondit le
Prophète, celui qui ne trouve pas de richesse pour s'épargner le besoin; dont on ne se rend pas compte
de son besoin pour lui faire l'aumône, et qui s'abstient de demander aux gens".

Il est répréhensible de mendier

1724. Selon 'Abdoullâh Ibn 'Omar (raa), le Prophète (s.a.w.) a dit: "Celui qui ne cesse de demander aux
gens rencontra Allâh, au Jour de la Résurrection, avec un visage décharné".

1727. Selon Abou Hourayra (raa): J'ai entendu l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) dire: "Il vaudrait mieux à l'un de
vous d'aller de bonne heure ramasser du bois et porter les bûches à dos en vue de faire l'aumône et de
rester à l'abri du besoin; plutôt que de demander la charité à quelqu'un qui peut la lui faire ou la lui
refuser. C'est pourquoi la main qui donne est de beaucoup meilleure que celle qui reçoit. Subviens
d'abord aux besoins de ceux qui sont à ta charge".

L'aumône peut être reçue par celui qui ne l'a ni demandée ni convoitée

1731. Selon 'Omar Ibn Al-Khattâb (raa): Quand l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) me faisait un don, je lui disais:
"Donne-le à quelqu'un qui en a plus besoin que moi". Un jour, il m'a donné de l'argent, et comme je lui
répétai: "Donne-le à quelqu'un de plus besogneux que moi", l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) me dit: "Prends-le,
et chaque fois qu'il te viendra quelque bien sans que tu l'aies demandé ou l'aies avidement désiré,
accepte-le. Sinon, ne cherche pas à en acquérir".

Mépris d'être avide de l'ici-bas

1734. Selon Abou Hourayra (raa): J'ai entendu l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) dire: "Le coeur de l'homme âgé
ne cesse de s'attacher fougueusement à deux choses: la longévité et l'amour de la richesse".

Si le fils d'Adam possédait deux vallées, il convoiterait une troisième

1737. Selon Anas (raa), le Prophète (s.a.w.) a dit: "Si le fils d' Adam possédait deux vallées pleines de
richesses, il aurait désiré acquérir une troisième. Rien que la mort ne mettra une fin à sa convoitise. Et
Allâh accepte le repentir du repentant".

1739. Selon Ibn 'Abbâs (raa), j'ai entendu l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) dire: "Même s'il possédait de l'argent
autant que le contenu d'une vallée, le fils d' Adam aurait désiré acquérir une autre. Rien si ce n'est que la
mort ne réduira sa convoitise. Et Allâh accepte le repentir du repentant".

La richesse ne consiste pas dans l'abondance des biens

1741. D'après Abou Hourayra (raa), le Prophète (s.a.w.) a dit: "La richesse ne consiste pas dans
l'abondance des biens; mais, elle est plutôt celle de l'âme".

Redoute des splendeurs du monde

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1742. D'après Abou Sa'îd Al-Khoudri (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.), prononçant un jour un sermon, dit:
"Certes, par Allâh! Je ne crains pour vous, ô gens, que les splendeurs qu'Allâh vous procure en ce bas
monde". Un homme demanda alors: "O Envoyé d'Allâh! Est-ce que le bien peut apporter le mal?". Le
Prophète (s.a.w.) garda le silence un moment; puis ayant demandé à l'homme de répéter sa question,
répondit: "Le bien n'apporte que le bien. Mais est-ce qu'il s'agit vraiment de bien (c'est plutôt une
tentation)? (A titre d'exemple), tout ce qui pousse au printemps risque de causer la mort par météorisme
(pour en avoir trop mangé) ou au moins de nuire à la santé. Seul, l'animal herbivore échappera à ce
danger. Quand celui-ci mange de l'herbe jusqu'au rassasiement, il se met au soleil et quand il fiente ou
urine, puis rumine l'herbe, il pourra recommencer de paître. Celui qui use équitablement des richesses
(de ce monde) gardera la bénédiction. Quant à celui qui en use injustement, il sera semblable à celui qui
mange sans jamais se rassasier".

Mérite de la chasteté et de la patience

1745. D'après Abou Sa'îd Al-Khoudri (raa), quelques gens des 'Ansâr vinrent demander l'aumône à
l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.). Celui-ci leur ayant donné, ils la lui demandèrent de nouveau. Et le Prophète de
continuer à leur donner jusqu'à l'épuisement de ses ressources. "Quels que soient les biens que je
possède, leur dit alors le Prophète, je ne les mettrai pas de côté pour vous en priver. Pourtant, quiconque
s'abstient d'acquérir des biens illicites ou de demander l'aumône aux gens, Allâh le protégera et
préservera son amour-propre, quiconque essaye de se mettre à l'abri du besoin, Allâh l'enrichira;
quiconque essaye de faire preuve de patience, Allâh fortifiera son endurance. Certes, personne n'a reçu
un don meilleur et plus avantageux que la patience".

Contentement et sobriété

1747. D'après Abou Hourayra (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "Grand Allâh! Donne à la famille de
Muhammad juste ce qu'il faut pour subsister".

Le fait de donner à celui qui demande avec grossièreté et impertinence

1749. Anas Ibn Mâlik (raa) a dit: Je marchais en compagnie du Prophète (s.a.w.) qui était vêtu d'une
robe najrânite, ayant un ourlet râpeux, quand un bédouin vint le rejoindre et le tira par sa robe si
violemment que je vis les traces de l'ourlet marquer le cou du Prophète (s.a.w.). - "O Muhammad!
Ordonne qu'on me donne des biens d'Allâh dont tu disposes", lui dit le bédouin. Le Prophète (s.a.w.) se
tourna vers lui en riant; puis ordonna qu'on lui donnât quelque chose".

1750. Selon Al-Miswar Ibn Makhrama (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) distribua des vêtements de dessus
sans rien donner à Makhrama. - "O mon fils, dit Makhrama, conduis-moi auprès de l'Envoyé d'Allâh
(s.a.w.)". Je l'y donc accompagnai. - "Entre, me dit-il, et appelle le Prophète". Dès que je l'eus appelé, le
Prophète sortit, mettant sur ses épaules l'un de ces vêtements, et dit: "Je l'ai mis de côté pour toi".
Makhrama alors examina le vêtement et fut satisfait.

Le fait de donner à ceux dont les coeurs sont à rallier à l'Islam et la constance de ceux dont la
foi est ferme

1753. D'après Anas Ibn Mâlik (raa), le jour de Hunayn, lorsqu'Allâh eut accordé à Son Prophète (s.a.w.)
le butin des Hawâzin, le Prophète (s.a.w.) donna prés de cent chameaux à certains Qoraychites.
Quelques uns des 'Ansâr dirent alors: "Qu'Allâh pardonne à Son Envoyé! Le voilà qui fait des dons aux
Qoraychites et nous laisse de côté. Nous dont les sabres dégouttent encore du sang (des ennemis)!".
Anas Ibn Mâlik ajoute: Ces paroles furent transmises à l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) qui convoqua les 'Ansâr à
une réunion sous une tente de cuir tanné. Quand ils furent assemblés, le Prophète (s.a.w.) vint les
trouver et s'adressa à eux en ces termes: "Que signifient ces paroles qu'on m'a rapporté d'après vous?".
Les plus sensés parmi les 'Ansâr lui répondirent: "Les gens raisonnables d'entre nous n'ont rien dit; mais
certains des nôtres tout jeunes encore ont proféré ces paroles: Qu'Allâh pardonne à son Envoyé! Le voilà
qui fait des dons aux Qoraychites et nous laisse de côté, nous dont les sabres dégouttent encore du sang
(des ennemis)!". L'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) se justifia alors en disant: "Je donne à des hommes qui
viennent récemment de quitter l'idolâtrie pour les encourager à rester fidèles à l'Islam. N'êtes-vous donc
pas satisfaits que ces gens-là emportent les biens, alors que vous ramenez dans vos demeures l'Envoyé
d'Allâh? Par Allâh! Ce que vous remportez vaut mieux que ce qu'ils remportent". Les 'Ansâr répondirent:
"Si, ô Envoyé d'Allâh, nous sommes satisfaits". L'Envoyé d'Allâh reprit: "Certes, vous allez souffrir de

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cette prédilection, répliqua le Prophète, mais soyez patients jusqu'au Jour où vous rencontrerez Allâh et
Son envoyé. Je serai alors au bord du Bassin". - "Nous ferons preuve de patience", répondirent les
'Ansâr.

1758. D'après 'Abdoullâh Ibn Zayd (raa), Quand le Prophète (s.a.w.) partagea le butin de Hunayn, il
donna à ceux dont les coeurs sont à rallier à l'Islam. Il parvint ensuite à sa connaissance que les 'Ansâr
auraient aimé avoir une part du butin comme ceux-ci. Le Prophète (s.a.w.) leur prononça alors un
discours. Après avoir célébré les louanges d'Allâh, il dit: "O les 'Ansâr! Ne vous ai-je pas trouvés égarés
(sous le joug de l'idolâtrie); et Allâh ne vous a-t-Il pas dirigés (à la Bonne Voie) grâce à moi? N'est-ce
pas vous étiez pauvres; et Allâh vous a enrichis grâce à moi? N'est-ce pas vous étiez divisés, et Allâh
vous a unis grâce à moi?". A chaque question posée par le Prophète, ils répliquaient: "Allâh et Son
Envoyé nous ont comblés de faveurs". - "Qu'est-ce que vous empêche de répondre?", demanda le
Prophète. Mais, eux, de se contenter de répéter: "Allâh et Son Envoyé, nous ont comblés de faveurs". -
"Si vous le vouliez, reprit-il, vous auriez dit: Tu nous es venu dans telle et telle condition"; et il se mit à
les énumérer prétend qu'il n'a pas pu retenir la suite des paroles du Prophète). - "N'êtes-vous donc pas
satisfaits que ces gens remportent les moutons et les chameaux, tandis que vous emmenez le Prophète
chez vous. Ce sont les 'Ansâr qui me sont les plus proches, comme le chi'âr (le sous-vêtement); tandis
que les autres peuples ne sont que comme le dithâr (la couverture). Si ce n'était que l'émigration,
j'aurais été un homme des 'Ansâr. Si les gens empruntent une vallée ou un défilé, j'aurais préféré de
s'engager dans la voie de la vallée et du défilé menant aux 'Ansâr. Vous souffrirez, après moi, du
favoritisme, soyez patients alors jusqu'au moment où vous me retrouverez près du Bassin".

1759. 'Abdoullâh Ibn Mas'oûd (raa) a dit: Au jour de Hunayn, le Prophète (s.a.w.) favorisa certains gens
dans le partage du butin. Il donna à Al-'Aqra' Ibn Hâbis cent chameaux, à de même; donna aussi la
prédilection à certains parmi les chérifs arabes et les combla des faveurs. Un homme dit alors: "Par Allâh!
C'est un partage injuste qui n'est pas fait pour l'amour d'Allâh". Je me dis alors: "Par Allâh! Je vais faire
part de ces propos au Prophète (s.a.w.)". J'allai donc le trouver et je le mis au courant de ce qu'avait dit
l'homme. Il rougit puis dit: "Qui donc sera juste si Allâh et Son envoyé ne le sont pas! Qu'Allâh fasse
miséricorde à Moïse qui a souffert beaucoup plus que cela et pourtant il a donné la parfaite preuve de la
patience!". A la suite de cet incident, ajouta 'Abdoullâh, je décidai de ne plus rien rapporter au Prophète".

Mention des "Kharijites" et de leurs caractéristiques

1761. Selon Jâbir Ibn 'Abdoullâh (raa), un homme vint trouver l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) à Al-Ji'râna après
la bataille de Hunayn. Il le trouva en train de puiser des billets d'argent dans les pans du vêtement de
Bilâl pour en distribuer aux gens. - "O Muhammad! Sois équitable!", dit l'homme. - "Malheur à toi!,
répliqua le Prophète, et qui donc serait équitable; si moi, je ne l'étais pas! Tu aurais certainement
beaucoup perdu si je n'étais pas équitable". 'Omar Ibn Al-Khattâb dit: "O Envoyé d'Allâh! Laisse-moi tuer
cet hypocrite!". Mais le Prophète dit: "A Allâh ne plaise qu'on dit de moi que j'assassine mes
Compagnons. Cet homme et les siens récitent le Coran sans que sa récitation ne dépasse leur gosier
(sans en avoir de récompense) et abandonneront précipitamment l'Islam comme une flèche qui perce un
gibier et sort de l'autre côté".

1762. D'après Abou Sa'îd Al-Khoudri (raa), 'Ali (raa), étant au Yémen, envoya de l'or brut à l'Envoyé
d'Allâh (s.a.w.) qui le partagea entre quatre hommes: Al-'Aqra' Ibn Hâbis Al-Hanzalî, 'Uyayna Ibn Badr
Al-Fazârî, 'Alqama Ibn 'Ulâtha Al-'Amirî. Puis, il en donna à l'un des Banû Kilâb, à Zayd Al-Khayr At-Tâ'î et
à l'un des Banû Nabhân. Les Qoraychites en furent très irrités et lui dirent: "Comment donnes-tu aux
chefs de Nedjd et tu nous prives?". Le Prophète (s.a.w.) répliqua: "Je ne fais cela que dans le but de
gagner leurs coeurs à l'Islam". Alors un homme ayant la barbe touffue, les pommettes saillantes, les
yeux creux, le front accusé et la tête rasée, vint lui dire: "O Muhammad! Crains Allâh!". L'Envoyé d'Allâh
(s.a.w.) lui répondit: "Qui donc obéirait à Allâh si moi je Lui désobéissais? Allâh m'a confié tous les gens
de la terre, et vous n'avez pas confiance en moi?". Quand l'homme s'en alla, l'un des fidèles (on raconte
qu'il s'agit de Khâlid Ibn Al-Walîd) demanda l'autorisation de le tuer. L'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) dit: "De la
descendance de cet homme, naîtront des gens qui réciteront le Coran sans qu'il ne dépasse leur gosier,
qui tueront les musulmans, qui laisseront en vie les idolâtres et qui abandonneront précipitamment
l'Islam comme une flèche qui perce un gibier et sort de l'autre côté. Si je vis encore à cette époque, je
les mettrai à mort comme les 'Ad.

Incitation à tuer les "Kharijites"

1771. Sawayd Ibn Ghafala (raa) a dit: J'ai entendu l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) dire: "A la fin des temps,
viendront de jeunes gens faibles d'esprit qui répéteront quelques-unes des meilleures paroles de

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l'humanité; mais qui pourtant réciteront le Coran sans que sa récitation ne dépasse leur gosier (sans en
avoir de récompense) et abandonneront précipitamment l'Islam comme une flèche perce un gibier et sort
de l'autre côté. Partout où vous les trouverez, tuez-les; car, leur meurtre vaudra, au Jour de la
Résurrection, une récompense à celui qui l'a commis".

Les "Kharijites" sont les pires des créatures

1776. Yusayr Ibn 'Amr a demandé à Sahl Ibn Hunayf s'il avait entendu le Prophète (s.a.w.) citer les
Kharijites. Sahl lui répondit: Je l'ai entendu dire, en dirigeant sa main vers l'Orient: "De là sortiront des
gens qui réciteront le Coran du bout de leurs langues, sans que sa récitation ne dépasse leur gosier; ils
abandonneront précipitamment l'Islam comme une flèche perce un gibier et sort de l'autre côté".

Prohibition à l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) de s'approprier les biens de l'aumône légale (Az-Zakâ),
ainsi qu'à sa famille: les Banû Hâchim et les Banû 'Abd Al-Muttalib

1778. D'après Abou Hourayra (raa), Al-Hasan Ibn 'Alî prit une des dattes destinées aux aumônes et la mit
dans sa bouche. - "Arrête! Arrête et jette-la, s'écria le Prophète (s.a.w.) en ajoutant: "Ne sais-tu pas que,
nous ne mangeons guère de ce qui est destiné à l'aumône?".

1779. D'après Abou Hourayra (raa), le Prophète (s.a.w.) a dit: "Quand je rentre chez moi, que je trouve
une datte tombée sur mon lit et que je la prends pour la manger; je crains qu'elle ne fasse partie de ce
qu'avait été destiné à l'aumône et je la rejette tout de suite".

1781. D'après Anas Ibn Mâlik (raa), le Prophète (s.a.w.), ayant trouvé une datte, dit: "Si je ne craignais
qu'elle ne fît partie de l'aumône, je l'aurais mangée".

Le cadeau est permis au Prophète (s.a.w.) ainsi qu' aux Banû Hâchim et aux Banû 'Abd Al-
Muttalib, même si celui qui l'offre l'a acquis de l'aumône légale. Une fois que l'aumône légale
est acquise par le pauvre, elle ne devient plus une aumône et alors elle est licite à toute
personne même ceux à qui elle était interdite

1786. Selon Anas (raa), Barîra offrit comme cadeau au Prophète (s.a.w.) de la viande qui lui avait été
donnée en aumône. - "Cette viande, dit le Prophète, est une aumône pour elle et un cadeau pour nous".

1787. 'Aïcha (raa) a dit: Le Prophète (s.a.w.) reçut comme cadeau de la viande de boeuf. - "C'est de
l'aumône faite à Barîra ", dit-on. - "C'est une aumône pour elle et un cadeau pour nous", répondit-il.

1789. 'Umm 'Atiyya (raa) a dit: Le Prophète (s.a.w.) m'a donné une brebis en aumône; alors, j'en ai
envoyé un morceau à 'Aïcha. Quand il entra chez 'Aïcha, le Prophète (s.a.w.) dit: "Avez-vous quelque
chose (à manger)?". Elle répondit: "Non, excepté ce morceau de la brebis provenant de l'aumône faite à
Nusayba que celle-ci nous a envoyés". - "Apporte-le, reprit le Prophète, il est arrivé à sa place".

Le Prophète (s.a.w.) a accepté le cadeau et a refusé l'aumône légale

1790. Abou Hourayra (raa) a dit: Quand on apportait de la nourriture à l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.), il
s'enquérait si c'était un cadeau - et en ce cas il en mangeait- ou une partie de l'aumône -et en ce cas il
refusait d'en manger-.

Invocation en faveur de celui qui fait l'aumône

1791. 'Abdoullâh Ibn 'Abî 'Awfâ (raa) a dit: Chaque fois que des gens apportaient l'aumône au Prophète
(s.a.w.), il disait: "O Seigneur! Répands sur eux Ta bénédiction". Lorsque mon père Abou 'Awfâ vint lui
apporter son aumône, il dit: "Seigneur! Répands Ta bénédiction sur la famille de Abou 'Awfâ!"

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Le Ramadan
Mérite du ramadan

1793. D'après Abou Hourayra (raa), le Prophète (s.a.w.) a dit: "Dès l'arrivée du ramadan, les portes du
Paradis s'ouvrent, celles de l'Enfer se ferment et les diables sont enchaînés".

Commencement et fin du ramadan à la vision du croissant; si celle-ci est cachée le mois est
compté trente jours

1795. D'après Ibn 'Omar (raa), évoquant le mois du ramadan, l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "N'entamez
pas le jeûne avant de voir le croissant (du mois du ramadan) et ne l'arrêtez pas non plus avant de voir
celui (de chawwâl). Si le ciel est nuageux, recourez-vous à la supputation".

1808. D'après Abou Hourayra (raa), le Prophète (s.a.w.) a dit: "Commencez le jeûne dès que vous voyez
le croissant (du ramadan) et arrêtez-le dès que vous voyez celui (de chawwâl). Si le temps est brumeux,
jeûnez un trentième jour".

Ne précédez pas le jeûne du ramadan d'un ou de deux jours (de jeûne)

1812. Selon Abou Hourayra (raa), le Prophète (s.a.w.) a dit: "Ne jeûnez pas un ou deux jours avant le
ramadan, exception faite à l'homme qui avait l'habitude de jeûner".

Le mois peut comporter vingt neuf jours

1816. D'après Oum Salama (raa), le Prophète (s.a.w.) fit serment de ne pénétrer chez quelques-unes de
ses femmes durant un mois. Au vingt-neuvième jour, il rentra le matin ou le soir chez elles. - "Tu as juré,
ô Envoyé d'Allâh, de ne pas te rendre chez nous un mois durant", lui fit-on remarquer. - "Eh bien!,
répondit-il, le mois peut être de vingt-neuf jours (seulement)".

A propos des paroles du Prophète (s.a.w.): "Il y a deux mois qui ne diminuent pas, ce sont les
mois de fête"

1822. D'après Abou Bakra (raa), le Prophète (s.a.w.) a dit: "La récompense des deux mois se terminant
par les fêtes (celle de la rupture du jeûne et celle du sacrifice), ramadan et dhû-l-hijja, n'est aucunement
amoindrie (même si la durée de chacun de ces deux mois est de 29 et non de 30 jours)."

Commencement du jeûne à l'aurore. Définition de l'aurore. Détermination du temps de la


prière de fajr et d'autres choses

1824. D'après 'Adî Ibn Hâtim (raa), Quand ce verset: Jusqu'à ce que se distingue, pour vous le fil blanc
de l'aube du fil noir de la nuit fut révélé, 'Adî Ibn Hâtim a dit: "O Envoyé d'Allâh! Je mets sous mon
traversin deux cordelettes, une noire et une blanche pour distinguer l'aube de la nuit". - "Ton traversin
est donc singulièrement large, répondit le Prophète (s.a.w.), le fil noir signifie la noirceur de la nuit et le
fil blanc, la blancheur de l'aube".

1825. Sahl Ibn Sa'd (raa) a dit: Quand ce verset: Mangez et buvez jusqu'à ce que se distingue, pour
vous, le fil blanc du fil noir fut révélé, l'homme (voulant jeûner) prenait une cordelette blanche et une
autre noire et continuait à manger (et à boire) tant qu'il pouvait distinguer l'une de l'autre. Ce fut alors
qu'Allâh abrogea le verset précédent par celui-ci: le fil blanc de l'aube du fil noir de la nuit et on comprit
alors qu'il s'agissait de la noirceur de la nuit et de la blancheur de l'aube.

1827. D'après 'Abdoullâh Ibn 'Omar (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "Bilâl appelle à la prière (de
fajr) alors qu'il fait encore nuit. Mangez et buvez jusqu'à ce que vous entendiez l'appel de la prière fait
par Ibn 'Umm Maktûm ".

1830. D'après Ibn Mas'oûd (raa), le Prophète (s.a.w.) a dit: "Que l'appel de Bilâl à la prière (de fajr)
n'empêche aucun de vous de prendre son suhûr (repas nocturne pris avant le lever du jour pendant le

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ramadan), car il appelle à cette prière alors qu'il fait encore nuit pour signaler l'imminence de l'aurore à
celui, parmi vous, qui veille la nuit pour faire des prières, et pour réveiller celui qui dort". Puis, il (s.a.w.)
fit des gestes avec sa main et ses doigts pour expliquer la différence entre l'aube et l'aurore.

Mérite du "suhûr" et recommandation de le prendre surtout en retard et de hâter la rupture du


jeûne

1835. D'après Anas (raa), le Prophète (s.a.w.) a dit: "Prenez le suhûr, car il y est une bénédiction".

1837. Zayd Ibn Thâbit (raa) a dit: Nous prîmes le suhûr avec le Prophète (s.a.w.); puis nous nous
levâmes pour aller à la prière. - "Combien de temps s'est-il écoulé entre le suhûr et l'appel à la prière (de
fajr)?", demanda-t-on. - "Le temps de réciter cinquante versets".

1838. D'après Sahl Ibn Sa'd (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "Les fidèles resteront sur la Bonne Voie
(celle de la religion) tant qu'ils se hâtent de rompre leur jeûne (à l'heure prescrite)".

Moment de la rupture du jeûne est le coucher du soleil

1841. D'après 'Omar Ibn Al-Khattâb (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "A la tombée de la nuit, quand
le jour commence à s'éteindre et que le soleil se couche, il est temps au fidèle de rompre son jeûne".

1842. 'Abdoullâh Ibn 'Abî 'Awfâ (raa) a dit: Nous accompagnions l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) dans un voyage
au cours du ramadan. Au coucher du soleil, il (s.a.w.) dit à un homme: "Descends (de ta monture) et
prépare-nous une bouillie". - "O Envoyé d'Allâh, reprit l'homme, il fait encore jour". Et l'Envoyé d'Allâh de
répéter son ordre. L'homme descendit alors de sa monture et prépara la bouillie. Puis, il la servit à
l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) qui la but, puis, dit en faisant des gestes avec sa main: "Quand le soleil se
couche par ici et que la nuit tombe par-là, il est temps au fidèle de rompre son jeûne".

Interdiction du jeûne continuel

1844. D'après Ibn 'Omar (raa), le Prophète (s.a.w.) interdit d'observer un jeûne continuel. - "Mais toi, tu
l'observes", dit-on. "Ma condition, répondit-il, diffère de la vôtre; je suis nourri et désaltéré".

1846. Abou Hourayra (raa) a dit: L'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) interdit d'observer un jeûne continuel. L'un
des musulmans lui dit: "Mais toi, tu l'observes, ô Envoyé d'Allâh?". Le Prophète (s.a.w.) lui répondit:
"Vous n'êtes pas comme moi, car dans la nuit, mon Seigneur me fournit nourriture et boisson". Comme
les fidèles renoncèrent à son ordre, il observa avec eux un jeûne continuel jour après jour, jusqu'à
l'apparition de la nouvelle lune. Il leur dit alors: "Si l'apparition du croissant avait pris du retard, j'aurais
poursuivi davantage ce jeûne". Comme s'il voulait leur affliger une punition, parce qu'ils lui avaient
désobéi en refusant d'arrêter le jeûne continuel.

1848. D'après Anas (raa): Au cours du ramadan, le Prophète (s.a.w.) était en train de pratiquer une
prière (supplémentaire), je vins alors la faire à côté de lui, et un autre fit de même et ainsi de suite
jusqu'à ce que nous formâmes un groupe de moins de dix hommes. Quand le Prophète s'aperçut que
nous le suivîmes dans la prière, il l'allégea. Une fois rentré chez lui, il continua la prière qu'il avait
abrégée avec nous. Le lendemain matin, nous lui dîmes: "As-tu remarqué notre présence la nuit
dernière?". Il répondit: "C'est ce qui m'a porté à alléger la prière". Vers la fin du mois, le Prophète
(s.a.w.) commença à observer un jeûne continuel et certains de ses Compagnons lui emboîtèrent le pas".
Le Prophète dit alors: "Pourquoi observez-vous un jeûne continuel? Vous n'êtes pas comme moi. Par
Allâh! Si le mois (du ramadan) pouvait se prolonger davantage, j'aurais observé un long jeûne continuel
capable de forcer les exagérateurs à abandonner leur exagération".

Pendant le jeûne, il est permis d'embrasser les épouses si ce baiser n'excite pas le désir
charnel

1851. 'Aïcha (raa) a dit: "Le Prophète (s.a.w.) baisait certaines de ses femmes alors qu'il jeûnait". Puis,
elle s'est mise à rire.

1863. D'après 'Umar Ibn 'Abî Salama (raa), j'ai demandé à l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) si le jeûneur pouvait
baiser sa femme?. Le Prophète (s.a.w.) lui répondit: "Pose ta question à Oum Salama ". Celle-ci lui

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informa que l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) faisait cela. 'Umar vint alors dire: "O Envoyé d'Allâh! Allâh t'a certes
pardonné tes fautes antérieures et postérieures". Le Prophète (s.a.w.) lui répliqua: "Par Allâh! Je crains
Allâh et Le redoute plus qu'aucun d'entre vous".

Validité du jeûne de celui qui devient rituellement impur le matin

1864. D'après 'Aïcha et Oum Salama (qu'Allâh soit satisfait d'elles), Il arrivait que l'Envoyé d'Allâh
(s.a.w.) se réveillait le matin souillé à la suite d'un rapport charnel, et malgré cela il poursuivait son
jeûne.

Interdiction catégorique au jeûneur de coïter pendant la journée; sinon il lui incombe


d'accomplir l'expiation majeure une fois qu'il en est capable

1870. Selon Abou Hourayra (raa), Un homme vint trouver le Prophète (s.a.w.) et lui dit: - "O Envoyé
d'Allâh! Je suis perdu". - "Qu'est-ce qu'a causé ta perte?", demanda le Prophète. - "J'ai eu des rapports
charnels avec ma femme un jour du ramadan". - "Possèdes-tu un esclave que tu puisses affranchir?". -
"Non". - "Es-tu capable de jeûner deux mois successifs?". - "Non". - "As-tu de quoi nourrir soixante
pauvres?". - "Non". L'homme resta auprès du Prophète (s.a.w.) jusqu'à ce qu'on apporta à celui-ci un
panier d'osier contenant des dattes. Il (s.a.w.) dit à l'homme: "Fais-en la charité". L'homme répliqua:
"Certes, il n'y a entre les deux territoires couverts de pierres noires de Médine, une famille qui est plus
pauvre ni qui en a plus besoin que la mienne". Le Prophète (s.a.w.) rit alors à gorge déployée, puis dit:
"Prends-le, et en nourris ta famille".

1873. Selon 'Aïcha : Un homme vint trouver le Prophète (s.a.w.) et lui dit: "O Envoyé d'Allâh! Je suis
damné". - "Qu'as-tu donc?", demanda le Prophète. - "J'ai eu des rapports charnels avec ma femme un
jour du ramadan". - "Fais l'aumône! Fais l'aumône". - "Je ne possède rien". Le Prophète lui ordonna de
s'asseoir. A ce moment, on lui apporta deux paniers d'osier contenant de la nourriture. Le Prophète lui
enjoignit d'en faire l'aumône.

En ramadan, le jeûne est optionnel en cas de voyage à bonne fin et à deux phases ou plus.
C'est préférable de jeûner pour celui qui le peut avec difficulté mais sans risquer de souffrir et
celui qui ne le peut pas a la licence de rompre le jeûne

1875. Selon Ibn 'Abbâs (raa): Au cours du ramadan de l'année de la conquête de La Mecque, l'Envoyé
d'Allâh (s.a.w.) entreprit un voyage. Il observa le jeûne jusqu'à son arrivée à Al-Kadîd (une source d'eau
courante à 42 miles de La Mecque). Là, il rompit son jeûne. Ibn 'Abbâs ajouta que les Compagnons de
l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) suivaient toujours de près ses divers comportements.

1879. Selon Jâbir Ibn 'Abdoullâh (raa): Lors d'un voyage, l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) vit une cohue de gens
entourant un homme et l'abritant du soleil. Il demanda: "Qu'y a-t-il?". On lui répondit: "C'est un
jeûneur". - "Jeûner en voyage n'est pas de la bienfaisance", fit remarquer le Prophète (s.a.w.).

1884. Anas (raa) fut interrogé sur le jeûne du ramadan pendant le voyage, il dit: "Nous avons voyagé
avec le Prophète (s.a.w.) au cours du ramadan. Ni le jeûneur a blâmé celui qui a rompu son jeûne, ni
celui-ci a blâmé celui-là".

Récompense de celui qui ne jeûne pas

1886. Anas (raa) a dit: Nous étions en voyage avec le Prophète (s.a.w.), certains parmi nous observaient
le jeûne tandis que d'autres ne l'observaient pas. Nous fîmes alors halte dans un jour très chaud.
Certains se servirent de leurs vêtements pour s'abriter du soleil, et d'autres, de leurs mains. Les jeûneurs
tombèrent par terre, et ceux qui n'observaient pas le jeûne dressèrent les tentes et abreuvèrent les
montures. L'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) dit alors: "Ce sont ce qui ne jeûnent pas aujourd'hui qui ont remporté
la récompense".

Pour le voyageur, le jeûne est optionnel

1889. D'après 'Aïcha (raa), Hamza Ibn 'Amr Al-'Aslamî interrogea le Prophète (s.a.w.) au sujet de
l'observation du jeûne en voyage. Il répondit: "Tu es complètement libre d'observer le jeûne ou de le

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rompre".

1892. Abou Ad-Dardâ' (raa) a dit: "Au cours du ramadan, nous partîmes avec le Prophète (s.a.w.) en
voyage, alors que la chaleur était torride au point que l'un de nous couvrait sa tête de sa main pour
s'abriter du soleil. Aucun de nous ne jeûnait excepté le Prophète et 'Abdoullâh Ibn Rawâha".

Recommandation au pèlerin de rompre le jeûne à 'Arafa le jour de 'Arafa

1894. 'Umm Al-Fadl bint Al-Hârith (raa) a dit: "Le jour de quelques gens doutèrent du jeûne du Prophète
(s.a.w.): certains dirent qu'il jeûne et d'autres assurèrent qu'il ne jeûne pas. Alors qu'il se tenait sur sa
monture à je lui envoyai un pot de lait qu'il but".

1895. 'Umm Al-Fadl (raa) a dit: "Quelques Compagnons du Prophète (s.a.w.) doutèrent du jeûne du jour
de où nous fûmes avec le Prophète (s.a.w.). Je lui envoyai alors un pot de lait qu'il but".

Jeûne du jour de 'Achûrâ

1897. 'Aïcha (raa) a dit: A L'époque antéislamique, les Qoraychites, ainsi que le Prophète (s.a.w.),
jeûnaient le jour de 'Achûrâ'. Même après l'hégire, il (s.a.w.) continua à le jeûner et recommanda son
jeûne. Après la prescription du jeûne du ramadan, il dit: "Vous êtes libre de jeûner ou de ne pas jeûner
en ce jour".

1901. 'Abdoullâh Ibn 'Omar (raa) a dit: A l'époque antéislamique, on jeûnait le jour de 'Achûrâ'. Puis,
avant la prescription du jeûne du ramadan, le Prophète (s.a.w.) et les musulmans le jeûnaient
également. Mais après la prescription du jeûne du ramadan, le Prophète (s.a.w.) dit: "'Achûrâ' est un des
jours d'Allâh. Vous êtes libre de jeûner ou de ne pas jeûner en ce jour".

1905. D'après 'Abdoullâh Ibn Mas'oûd (raa): 'Abdourrahmân Ibn Yazîd a transmis que Al-'Ach'ath Ibn
Qays pénétra chez 'Abdoullâh qui était en train de déjeuner. Celui-ci lui dit: "O Abou Muhammad! Viens
manger". - "N'est-ce pas c'est le jour de 'Achûrâ'?", demanda Al-'Ach'ath. - "Si, mais sais-tu ce qu'est le
jour de 'Achûrâ'?", dit-il. - "Non!", lui répondit Al-'Ach'ath. - "C'était un jour que le Prophète (s.a.w.)
jeûnait avant la prescription du jeûne du ramadan. Mais depuis cette prescription, on a cessé de jeûner
en ce jour", répondit-il.

1909. Selon Mu'âwiya Ibn Abî Soufyân (raa), Humayd Ibn 'Abdourrahmân a dit: J'ai entendu Mu'âwiya ibn
Abî Soufyân dire en chaire à Médine le jour de 'Achûrâ', l'année où il fit son Hajj: "O Médinois! Où sont
vos savants? J'ai entendu l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) dire: C'est aujourd'hui le jour de 'Achûrâ'; Allâh ne
vous a pas prescrit de le jeûner, mais moi, je jeûne; qu'ils jeûnent ceux qui veulent jeûner; et que ceux
qui ne le veulent pas, ne jeûnent pas".

1910. Ibn 'Abbâs (raa) a dit: Le Prophète vint à Médine et vit que les juifs jeûnaient le jour de 'Achûrâ'. Il
leur demanda: "Pourquoi vous jeûnez en ce jour?". - "C'est en ce jour, lui répondit-on, qu'Allâh a délivré
Moïse et les israélites de Pharaon, nous jeûnons donc pour célébrer ce jour". Le Prophète (s.a.w.)
répliqua alors: "Nous avons plus de droit à Moïse que vous". Et il donna l'ordre de le jeûner.

1912. Abou Moûsa (raa) a dit: Les juifs célébraient le jour de 'Achûrâ' et le considéraient comme un jour
de fête. Le Prophète (s.a.w.) dit: "Vous aussi, jeûnez en ce jour".

1914. Ibn 'Abbâs (raa) a dit: On m'interrogea au sujet du jeûne du jour de 'Achûrâ' et je répondis: "Je
n'ai jamais vu le Prophète (s.a.w.) manifester de préférence pour jeûner un jour comme en ce jour, ni un
mois, comme en ce mois, c'est-à-dire le mois du ramadan".

Qui mange le jour de 'Achûrâ' doit jeûner le reste du jour

1918. Salama Ibn Al-'Akwa' (raa) a dit: Au jour de 'Achûrâ', le Prophète (s.a.w.) chargea un homme des
'Aslam, de transmettre ce message aux fidèles: "Que celui qui n'a pas encore mangé, jeûne et que celui
qui a déjà mangé, jeûne le reste du jour".

1919. Ar-Rubayyi' bint Mu'awwidh Ibn 'Afrâ' (??? ???? ????) a dit: Au matin du jour de 'Achûrâ', le
Prophète (s.a.w.) expédia un héraut annoncer aux villages des 'Ansâr situés aux alentours de Médine:

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"Qu'il continue à jeûner, celui qui n'a pas encore manger dès son réveil; et qu'il jeûne le reste du jour,
celui qui a déjà mangé". Elle poursuivit: "Dès lors, nous jeûnions ce jour et nous fîmes jeûner aussi nos
enfants, par la grâce d'Allâh. Nous allions à la mosquée et nous leur fabriquions un jouet avec de la laine
et quand l'un d'eux pleurait de faim, nous le lui donnions pour le préoccuper jusqu'au moment de la
rupture du jeûne".

Interdiction de jeûner le premier jour des deux fêtes: Al-Fitr et Al-'Ad-ha

1920. 'Omar Ibn Al-Khattâb (raa) a dit: "Le Prophète (s.a.w.) a interdit de jeûner en ces deux jours: le
premier est celui où vous rompez le jeûne du ramadan, et le second où vous mangez de vos bêtes
sacrifiées".

1922. D'après Abou Sa'îd Al-Khoudri (raa), j'ai entendu le Prophète (s.a.w.) dire: "Il n'est pas de jeûne
pendant deux jours: le jour de la fête du sacrifice et le jour de la rupture du jeûne du ramadan".

1924. Ibn 'Omar (raa) a dit: Un homme vint trouver Ibn 'Omar (raa) et lui dit: "J'ai fait voeu de jeûner
un jour qui avait coïncidé avec le premier jour de la fête du sacrifice -ou de la fête de la rupture du
jeûne". Ibn 'Omar (raa) lui répondit: "Allâh a ordonné d'accomplir les voeux, mais le Prophète (s.a.w.) a
interdit de jeûner en ce jour".

Il est blâmable de jeûner le vendredi seul

1928. Muhammad Ibn 'Abbâd a dit: J'ai interrogé Jâbir Ibn 'Abdoullâh alors qu'il accomplissait les
tournées rituelles autour de la Ka'ba: "L'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a-t-il interdit de jeûner le vendredi?". -
"Oui, par le Seigneur de cette Maison", répondit-il.

1929. D'après Abou Hourayra (raa), le Prophète (s.a.w.) a dit: "Que personne de vous ne jeûne le
vendredi, à moins qu'il ne jeûne aussi le jour qui le précède (le jeudi) ou le jour qui le suit (le samedi)".

Abrogation de ce verset: "Mais pour ceux qui ne pourraient le supporter qu' (avec une grande
difficulté) ..." par: "... Donc, quiconque d'entre vous est présent en ce mois, qu'il jeûne ..."

1931. Salama (raa) a dit: "Quand ce verset Mais pour ceux qui ne pourraient le supporter qu' (avec
grande difficulté), il y a une compensation: nourrir un pauvre fut révélé, il était permis de rompre le
jeûne à condition de faire une expiation. Cela dura jusqu'à la révélation du verset suivant qui l'abrogea".

Acquittement du jeûne du ramadan au mois de cha'bân

1933. 'Aïcha (raa) a dit: "Il arrivait que je ne pouvais m'acquitter du jeûne de quelques jours du ramadan
qu'au mois de cha'bân. Comme je suis toujours préoccupée par mes devoirs envers le Prophète (s.a.w.)".

Acquittement du jeûne que devait le mort

1935. D'après 'Aïcha (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "Le successeur d'un mort qui aurait dû
s'acquitter d'un jeûne, devra le faire à sa place".

1936. Ibn 'Abbâs (raa) a dit: Une femme vint trouver le Prophète (s.a.w.) et lui dit: "O Envoyé d'Allâh!
Ma mère mourut alors qu'elle devait un mois de jeûne". Il dit: "Si elle avait une dette, la payerais-tu à sa
place?". - "Certes, oui!", répondit la femme. Il lui répondit: "Tu devras donc plutôt t'acquitter de sa dette
envers Allâh".

Le jeûneur ne doit pas prononcer des mots bas

1941. Abou Hourayra (raa) a dit: Que celui qui a l'intention de jeûner un jour, ne dis pas ni d'obscénités
ni de grossièretés. Si quelqu'un l'injurie ou l'attaque, qu'il répète: "Je suis en jeûne".

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Mérite du jeûne

1947. D'après Sahl Ibn Sa'd (raa), le Prophète (s.a.w.) a dit: Au Paradis, il y a une porte, dite "Ar-
Rayyân" par laquelle entreront les jeûneurs, au Jour de la Résurrection et nul à part eux n'entrera. On
dira: "Où sont les jeûneurs?". Et ceux-ci d'entrer. Dès le passage de leur dernier, cette porte se fermera
et nul autre n'entrera plus.

Mérite de jeûner pour l'amour d'Allâh, pour celui qui le supporte avec difficulté sans se faire
mal ni négliger un droit

1948. D'après Abou Sa'îd Al-Khoudri (raa): L'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "Tout Serviteur qui jeûne un
jour pour l'amour d'Allâh, Allâh, en récompense, écartera son visage de l'Enfer pour une durée de
soixante-dix années".

Celui qui mange, boit ou coïte en oubliant qu'il jeûne, son jeûne reste valable

1952. D'après Abou Hourayra (raa), le Prophète (s.a.w.) a dit: "Que quiconque mange ou boit, oubliant
qu'il est en jeûne, continue le reste du jour en jeûnant, car c'est Allâh qui lui a fournit nourriture et
boisson".

Jeûne du Prophète (s.a.w.) en d'autres jours hors du mois du ramadan, Recommandation de


jeûner quelques jours de chaque mois

1959. Ibn 'Abbâs (raa) a dit: "Jamais le Prophète (s.a.w.) n'a jeûné un mois en entier, sauf le ramadan. Il
jeûnait (supplémentairement) si souvent au point qu'on avait l'impression qu'il ne rompait jamais son
jeûne; et il le rompait si longtemps, au point qu'on pensait qu'il ne jeûnait jamais
(supplémentairement)".

1961. D'après Anas Ibn Mâlik (raa): "L'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) jeûnait (supplémentairement si souvent)
au point qu'on avait l'impression qu'il ne rompait jamais son jeûne; et il le rompait (si longtemps), au
point qu'on pensait qu'il ne jeûnait jamais (supplémentairement)".

Interdiction de jeûner perpétuellement pour celui qui peut en être endommagé ou qui pourrait
négliger un droit, ou cela implique le jeûne aux jours des fêtes et le jour de Tachriq.
Recommandation plutôt de jeûner un jour sur deux

1962. D'après 'Abdoullâh Ibn 'Amr Ibn Al-'As (raa), On a informé l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) que j'avais dit:
"Je jeûnerai le jour et passerai la nuit en priant tant que je suis en vie". L'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) me
demanda: "Est-ce toi qui a dit cela?". - "Oui, je l'ai bien dit, ô Envoyé d'Allâh". - "Tu ne pourras pas le
faire. Jeûne un jour et romps le jeûne un autre. Veille une partie de la nuit et dors pendant une autre.
Jeûne trois jours de chaque mois, car la récompense de la bonne action est décuplée, et ce jeûne
équivaudra au jeûne perpétuel", me dit-il. - "Je peux supporter encore davantage", répondis-je. - "Jeûne
donc un jour et romps le jeûne deux autres". - "Je peux faire mieux encore", lui dis-je. - "Jeûne donc un
jour sur deux, tel était le jeûne de David (que la paix soit sur lui) et c'est le jeûne le plus modéré". - "Je
peux faire mieux encore". L'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) me dit: "Il n'y a pas mieux que cela". 'Abdoullâh Ibn
'Amr (raa) ajouta: "Si j'avais accepté de jeûner trois jours chaque mois, ces jours-là m'auraient été plus
chers que ma famille et mes biens".

Le jeûne des derniers jours de cha'bân

1975. D'après 'Imrân Ibn Husayn (qu'Allâh soit satisfait d'eux), le Prophète (s.a.w.) lui demanda -ou
demanda en sa présence à un autre homme-: "As-tu jeûné pendant les derniers jours de cha'bân?". -
"Non", répondit-il. - "Si tu as rompu le jeûne, jeûne donc deux jours", répliqua le Prophète.

Mérite du jour de la nuit d'Al-Qadr (la nuit glorieuse), incitation à la rechercher et meilleur
moment de le faire

1985. D'après Ibn 'Omar (raa), certains Compagnons du Prophète (s.a.w.) virent en songe que la nuit

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d'Al-Qadr était l'une des sept dernières nuits (du ramadan). L'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) leur dit alors: "Je
remarque que vos visions concordent sur les sept dernières nuits. Quiconque l'attend, qu'il la guette donc
durant les sept dernières nuits (du ramadan)".

1993. Abou Sa'îd Al-Khoudri (raa) a dit: L'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) séjournait dans la mosquée pour rendre
culte à Allâh durant la deuxième décade du ramadan. Dès l'écoulement de la vingtième nuit et l'arrivée
de la vingt et unième, il regagnait sa demeure ainsi que tous les fidèles qui y séjournaient avec lui. Au
cours du ramadan d'une autre année, il continua à séjourner dans la mosquée durant la vingt et unième
nuit, et fit une allocution aux fidèles. Après maintes recommandations, il leur dit: "J'avais l'habitude de
séjourner dans la mosquée pour rendre culte à Allâh durant la deuxième décade (du ramadan), mais il
me semble devoir y séjourner plutôt durant la dernière décade du mois. Que ceux qui séjournaient avec
moi, continuent leur séjour dans la mosquée. J'ai vu en songe cette nuit (celle d'Al-Qadr), mais j'en ai
perdu le souvenir. Guettez-la au cours de la dernière décade parmi les nuits impaires. J'ai vu en songe
également que je prosternais dans de l'eau et de la boue". Abou Sa'îd Al-Khudrî a ajouté: "En effet, il
avait plu à la vingt et unième nuit du ramadan, et l'eau de la pluie s'était infiltrée à travers le plafond de
la mosquée, juste au-dessus de l'endroit où priait le Prophète. Je l'ai vu alors à l'issue de la prière du
matin (subh), ayant le visage couvert d'eau et de boue".

1998. D'après 'Aïcha (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "Guettez la nuit d'Al-Qadr durant la dernière
décade du ramadan".

Retraite spirituelle
Retraite durant la dernière décade du ramadan

2002. Ibn 'Omar (raa) a dit: "L'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) faisait une retraite spirituelle pendant la dernière
décade du ramadan".

Application aux pratiques religieuses au cours de la dernière décade du ramadan

2008. 'Aïcha (raa) a dit: "Dès l'arrivée de la dernière décade (du ramadan), le Prophète (s.a.w.) passait
les nuits en priant, éveillait ses femmes (pour rendre culte à Allâh, elles aussi), s'appliquait avec zèle aux
pratiques cultuelles et s'abstenait de tout rapport charnel (avec ses femmes)".

2009. 'Aïcha (raa) a dit: "Durant la dernière décade du ramadan, le Prophète (s.a.w.) s'appliquait aux
pratiques religieuses plus qu'il ne le faisait au cours de n'importe quel autre moment de l'année".

Le Pèlerinage
Ce qui est permis et ce qui est interdit au pèlerin en état d'ihrâm et qu'il lui est prohibé de se
parfumer

2012. D'après Ibn 'Omar (raa), un homme demanda à l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.): "Que doit porter un
homme en état d'ihrâm (sacralisation)?". "Ne portez pas, répondit l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.), ni les
chemises, ni les turbans, ni les pantalons, ni les burnous, ni les chaussons. Si vous ne trouvez pas de
sandales, vous pouvez porter les chaussons mais en les coupant de dessous les chevilles. Ne portez pas
les vêtements teintés avec du safran ou du mémécycle".

2015. Ibn 'Abbâs (raa) a dit: J'ai entendu le Prophète (s.a.w.) dire en chaire: "Le port des pantalons est
permis à celui qui ne trouve pas d'izâr et le port des chaussons est permis à celui qui ne trouve pas des
sandales. Il s'agissait de l'homme en état d'ihrâm".

2017. D'après Ya'lâ Ibn 'Umayya (raa) un homme, portant une tunique parfumée avec du khalûq (ou
suivant une variante: teint en jaune) vint trouver le Prophète (s.a.w.) qui se trouvait à Al-Ji'râna et lui
dit: "Que m'ordonnes-tu de faire pendant ma 'Umra?". A ce moment, le Prophète (s.a.w.) reçut la
Révélation et on le couvrit d'un vêtement. Ya'lâ dit: Comme j'ai tellement souhaité voir le Prophète
(s.a.w.) au moment où il recevait la Révélation. - "Voudrais-tu voir le Prophète (s.a.w.) au moment de la
Révélation?". écarta alors le pan du vêtement et je vis le Prophète respirer bruyamment comme un jeune
chameau. Une fois la Révélation terminée, il demanda: "Où est l'homme qui m'interroge au sujet de la
'Umra? Débarrasses-toi des traces de la teinture jaune ou du parfum, ôte ta tunique et accomplis durant
la 'Umra les mêmes rites que tu accomplis durant le Hajj".

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Dates fixes pour le Hajj et la 'Umra

2022. Selon Ibn 'Abbâs (raa), le Prophète (s.a.w.) fixa le point de rencontre des pèlerins de Médine à
Dhûl-Hulayfa; celui des pèlerins de la Syrie à Al-Juhfa; celui des pèlerins de Nedjd à Qarn Al-Manâzil; et
celui des pèlerins du Yémen à Yalamlam. Puis il dit: "Ce sont leurs points de rencontre et ceux des autres
pèlerins voulant pratiquer le Hajj ou la 'Umra, même s'ils ne sont pas des autochtones. Quant à ceux qui
habitent dans l'intervalle entre La Mecque et l'un des points de rencontre des pèlerins, qu'ils commencent
l'état de l'ihrâm de chez eux. Quant aux habitants de La Mecque, qu'ils commencent l'état de l'ihrâm de
chez eux".

2024. D'après Ibn 'Omar (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: le point de rencontre des pèlerins de
Médine est Dhûl-Hulayfa; celui des Syriens est Al-Juhfa; celui des gens de Nedjd est Qarn. ajoute: J'ai
appris que l'Envoyé d'Allâh avait dit également: "Le point de rencontre des pèlerins yéménites est
Yalamlam".

La "Talbiya", son caractère et son temps

2029. D'après 'Abdoullâh Ibn 'Omar (raa), la formule de la Talbiya que prononçait l'Envoyé d'Allâh
(s.a.w.) était: "Grand Allâh! Me voici répondre à Ton appel. Tu n'as pas d'associé, me voici répondre à
Ton appel. La louange et les bienfaits T'appartiennent, ainsi que la Royauté, Tu n'as pas d'associé".

Les Médinois doivent porter leurs habits d'ihrâm à partir de la mosquée de "Dhûl-Hulayfa"

2033. Ibn 'Omar (raa) a dit: "Contrairement à vos mensonges attribués à l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.), votre
Baydâ' là (nom d'un endroit situé auprès de Dhûl-Hulayfa), le Prophète ne l'a pas prise pour lieu de
rencontre des pèlerins et n'a commencé à prononcer la Talbiya qu'à partir de la mosquée de Dhûl-
Hulayfa".

Le parfum pour celui qui porte les habits d'ihrâm

2040. 'Aïcha (raa) a dit: "J'ai parfumé l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) avant sa sacralisation et après sa
désacralisation avant qu'il n'accomplisse les dernières tournées rituelles autour de la Maison Sacrée".

Interdiction de la chasse à celui qui est en état d'ihrâm

2059. D'après As-Sa'b Ibn Jaththâma Al-Laythî (raa), J'ai offert au Prophète (s.a.w.) (de la chair) d'un
âne sauvage, alors qu'il se trouvait à Al-'Abwâ' ou à Waddân, mais il (s.a.w.) l'a refusée. Remarquant
mon mécontentement, le Prophète (s.a.w.) m'a dit: "Je ne l'ai refusée que parce que je suis en état
d'ihrâm".

2060. D'après Ibn 'Abbâs (raa), As-Sa'b Ibn Jaththâma a offert (de la chair) d'un âne sauvage à l'Envoyé
d'Allâh (s.a.w.), qui était en état de sacralisation; mais celui-ci (s.a.w.) l'a refusée en lui disant: "Si je
n'étais pas en état de sacralisation, je l'aurais acceptée".

2062. Abou Qatâda (raa) a dit: Quand nous atteignîmes Al-Qâha avec le Prophète (s.a.w.), certains
d'entre nous étaient en état d'ihrâm et d'autres ne l'étaient pas. Je remarquai que mes compagnons se
montraient quelque chose l'un à l'autre. J'aperçus alors un âne sauvage. Je harnachai mon cheval et je
pris ma lance. Mon fouet étant tombé alors que je montai à cheval, je demandai à mes compagnons, qui
étaient en ihrâm, de me le ramasser. Mais, ils me répliquèrent: "Par Allâh! Nous ne t'aiderons
aucunement à le chasser". Sur ce, je descendis et ramassai mon fouet, puis pus attraper l'âne par
derrière alors qu'il était caché derrière un tertre, je le frappai de ma lance et lui coupai les jarrets.
Ensuite, je l'apportai à mes compagnons. Les uns dirent: "Mangez-en"; et des autres dirent: "N'en
mangez pas". J'allai donc joindre le Prophète (s.a.w.) qui nous avait devancé et lui posai la question:
"Mangez-en, répondit-il, c'est licite".

Animaux à tuer en état de sacralisation et de non-sacralisation

2068. 'Aïcha, la femme du Prophète (s.a.w.), a dit: J'ai entendu l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) dire: "Ces
quatre nuisibles sont à tuer absolument même durant la sacralisation: le milan, le corbeau, la souris et le

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chien enragé".

2073. Selon 'Abdoullâh Ibn 'Omar (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "Il n'y a aucun reproche à faire à
celui qui tue l'un de ces cinq même au sein du sanctuaire (de La Mecque) et durant la sacralisation: la
souris, le scorpion, le corbeau, le milan et le chien enragé".

Autorisation au pèlerin de se raser la tête s'il souffre d'une affection, et qu'il se rachète alors
et la mesure de ce rachat

2080. Ka'b Ibn 'Ujra (raa) a dit: Au temps d'Al-Hudaybiya, le Prophète (s.a.w.) s'arrêta devant moi
pendant que j'allumais le feu sous un pot - selon Al-Qawârîrî -, - ou une marmite selon Abou Ar-Rabî' -.
Comme j'étais pouilleux, il me dit: "Souffres-tu à cause de tes poux?". - "Oui", répondis-je. Il répliqua:
"Rase-toi donc la tête, (et en rachat) jeûne trois jours ou nourrie six pauvres ou immole un sacrifice".

Autorisation de faire une saignée en état d'ihrâm

2087. D'après Ibn 'Abbâs (raa), le Prophète (s.a.w.) fit une saignée, alors qu'il était en état de
sacralisation.

2088. D'après Abou Buhayna (raa), sur la route de La Mecque, l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) fit une saignée au
milieu de sa tête, alors qu'il était en état de sacralisation.

Autorisation à celui qui est en état d'ihrâm de se laver le corps et la tête

2091. D'après Abou Ayyoûb Al-Ansâri (raa), 'Abdoullâh Ibn Hunayn a dit: 'Abdoullâh Ibn 'Abbâs m'envoya
chez Abou Ayyoûb Al-Ansâri. Je le trouvai en train de se laver auprès d'un puits, en se voilant par un
vêtement. Je le saluai. - "Qui est-ce?", demanda-t-il. - "Je suis 'Abdoullâh Ibn Hunayn. C'est 'Abdoullâh
Ibn 'Abbâs qui m'a envoyé pour te demander comment l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) se lavait la tête lorsqu'il
était en état d'ihrâm", lui répondis-je. Abou Ayyoûb (qu'Allâh soit satisfait de lui) abaissa alors le
vêtement pour me montrer sa tête. Puis, il s'adressa à celui qui lui verse l'eau, en disant: "Verse". Il se
mit à frotter sa tête en passant ses mains dans un va-et-vient et me dit à la fin: "C'est ainsi que j'ai vu
l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) laver sa tête".

La façon dont on lave un homme mort en état d'ihrâm

2092. Ibn 'Abbâs (raa) a dit: Un homme (qui se trouvait en état d'ihrâm) tomba de son chameau, se
cassa le cou et trouva la mort sur-le-champ. Le Prophète (s.a.w.) dit alors: "Lavez-le avec de l'eau et du
lotus, ensevelissez-le dans ses deux pièces d'étoffes; mais ne lui couvrez surtout pas la tête; car, au Jour
du Jugement Dernier, Allâh le ressuscitera en train de prononcer la Talbiya".

Ce qui est permis à une personne en état d'ihrâm de stipuler à cause d'une maladie ou autre
chose

2101. 'Aïcha (raa) a dit: L'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) entra chez Dubâ'a bint Az-Zubayr et lui dit: "Tu as
voulu accomplir le Hajj!". Elle lui répondit: "Par Allâh! J'éprouve une certaine douleur". Il lui dit:
"Accomplis le Hajj en fixant une condition. Dis: Grand Allâh! Mon lieu de désacralisation sera là où Tu me
retiendras (d'atteindre la Maison Sacrée)". Dubâ'a était la femme d'Al-Miqdâd.

Différents lieux fixes d'ihrâm et possibilité de faire le Hajj uniquement, ou de jouir d'une vie
normale entre la 'Umra et le Hajj, ou de joindre le Hajj à la 'Umra et le moment de la
désacralisation du pèlerin de ses rites

2108. 'Aïcha (raa) a dit: Nous accompagnâmes le Prophète (s.a.w.) au cours de son Hajj d'adieu et nous
fîmes la Talbiya pour la 'Umra. L'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) dit: "Que celui qui a une offrande fasse à la fois
la Talbiya pour le Hajj et la 'Umra, et qu'il ne quitte pas l'état d'ihrâm que quand il eut accompli leurs
rites". 'Aïcha poursuivit: Quand je suis arrivée à La Mecque, j'avais mes menstrues. Je n'ai donc pas fais
les tournées rituelles autour de la Maison Sacrée ni le parcours entre As-Safâ et Al-Marwa. Comme je
plaignis de cela au Prophète (s.a.w.), il me dit: "Dénoue tes cheveux et peigne-les, fais la Talbiya pour le

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Hajj et laisse la 'Umra (pour le moment)". Je suivis ses conseils. Quand nous accomplissâmes le Hajj,
l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) m'envoya à At-Tan'îm en compagnie de (mon frère) 'Abdourrahmân Ibn 'Abî
Bakr et là, j'accomplis les rites de la 'Umra. Le Prophète me dit: "C'est de cet endroit que commence ta
'Umra". 'Aïcha ajouta: "Ceux qui avaient fait la Talbiya pour la 'Umra, firent les tournées rituelles autour
de la Maison Sacrée et le parcours entre As-Safâ et Al-Marwa, puis ils se désacralisèrent. Ensuite ils firent
une seconde fois les tournées rituelles à leur retour de Mina pour leur Hajj. Quant à ceux qui avaient joint
le Hajj à la 'Umra, ils n'accomplirent les tournées rituelles qu'une seule fois".

2126. Selon 'Abdourrahmân Ibn 'Abî Bakr (raa) le Prophète (s.a.w.) lui ordonna de prendre 'Aïcha en
croupe et de lui faire accomplir la 'Umra à partir d' At-Tan'îm.

2127. Selon Jâbir Ibn 'Abdoullâh (raa), Nous fîmes la Talbiya pour le Hajj seulement avec le Prophète
(s.a.w.) tandis que 'Aïcha eut l'intention d'accomplir la 'Umra. Arrivés à Sarif, elle eut ses menstrues.
Lorsque nous arrivâmes à La Mecque, nous fîmes les tournées rituelles autour de la Ka'ba et le parcours
entre As-Safâ et Al-Marwa. L'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) ordonna à celui qui n'avait pas une offrande à
sacrifier de se désacraliser. Comme nous lui demandâmes de quelle nature est cette désacralisation, il
répondit: "Une désacralisation complète". Nous eûmes des rapports charnels avec nos femmes, nous
nous parfumâmes et nous portâmes nos habits ordinaires alors que quatre nuits (de marche) seulement
nous séparâmes de Puis, le jour d'Al-Tarwiya (le huitième jour de dhûl-hijja), nous fîmes la Talbiya.
Pénétrant chez 'Aïcha (qu'Allâh soit satisfait d'elle), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) la trouva en train de pleurer.
- "Qu'as-tu?", lui demanda-t-il. - "J'ai eu mes menstrues, au moment où les gens quittaient l'ihrâm et je
n'ai pas pu le faire, ni accomplir les tournées rituelles autour de la Ka'ba, et voilà que les gens se dirigent
maintenant vers le Hajj", répondit-elle. Il me dit: "C'est une règle qu'Allâh a imposée aux filles d' Adam.
Fais donc le Ghusl, puis prononce la Talbiya pour le Hajj". 'Aïcha suivit ses ordres et fit tous les rites du
Hajj. Quand elle devint pure, elle fit les tournées rituelles autour de la Ka'ba et le parcours entre As-Safâ
et Al-Marwa. Le Prophète lui dit alors: "Te voilà acquittée des rites du Hajj et de la 'Umra ensemble". Elle
lui répondit: "O Envoyé d'Allâh! Je sens que je n'ai pas accompli mon Hajj qu'après avoir fait les tournées
rituelles autour de la Maison". Il rétorqua: "O Emmène-la et qu'elle accomplisse sa 'Umra à partir d' At-
Tan'îm". Ceci eut lieu dans la nuit d'Al-Hasba (la nuit où les pèlerins quittent La Mecque après les jours
de Tachrîq).

2131. 'Atâ' a dit: J'ai entendu Jâbir Ibn 'Abdoullâh (raa) dire: "Nous, les Compagnons de Muhammad
(s.a.w.), nous avons prononcé la Talbiya afin d'accomplir le Hajj uniquement". 'Atâ' ajouta: Jâbir a dit:
"Le matin du quatrième jour de dhûl-hijja, le Prophète (s.a.w.) vint nous ordonner de se désacraliser".
'Atâ' dit: Le Prophète ajouta: "Quittez la sacralisation et ayez des rapports charnels avec vos femmes".
'Atâ' dit: "Il (s.a.w.) n'y insista pas, mais il leur rendit ces choses licites". Les Compagnons dirent: Est-ce
que quand il ne nous sépare de la station à que quatre jours, il (s.a.w.) nous ordonne d'avoir des
rapports charnels avec nos femmes, ainsi en arrivant à nous aurons les verges dégouttant de sperme". Il
('Atâ') ajouta: Il me semble encore voir Jâbir remuer sa main en disant ses mots. Le Prophète (s.a.w.)
s'adressa alors à nous en ces termes: "Vous savez bien que je crains Allâh plus qu'aucun d'entre vous et
que je suis le plus véridique et le plus pieux parmi vous. Si ce n'était ma bête du sacrifice que j'ai
apportée avec moi, j'aurais procédé à la désacralisation, juste comme vous. Si je connaissais l'invisible,
je ne l'aurais pas emmenée. Quittez donc la sacralisation". Sur ce, nous obéissions. 'Atâ' ajouta: Jâbir dit
alors: Puis, arriva 'Alî qui était chargé de la collecte des impôts. Il (s.a.w.) lui demanda: "Comment as-tu
prononcé la Talbiya (est-ce qu'en ayant l'intention d'accomplir le Hajj et la 'Umra conjointement ou le
Hajj et la 'Umra chacun séparé)?". Il répondit: "Comme l'a fait le Prophète (s.a.w.) exactement (c'est-à-
dire en accomplissant le Hajj et la 'Umra ensemble)". Le Prophète (s.a.w.) lui dit alors: "Sacrifie la bête
et reste en état de sacralisation" et lui offrit une bête à sacrifier. Surâqa Ibn Mâlik Ibn Ju'chum demanda
alors: "O Envoyé d'Allâh! Est-ce c'est pour cette année-ci ou pour toujours?". Et le Prophète de répondre:
"C'est pour toujours".

Le verset: "Ensuite déferlez par où les gens déferlent..."

2140. 'Aïcha (raa) a dit: Les Qoraychites et tous ceux qui suivaient leur religion, faisaient halte à Al-
Muzdalifa et on les appelait "Al-Hums" (les forcenés, parce qu'ils s'attachaient enfièvrement à leur
religion), tandis que tous les autres Arabes faisaient station à A l'avènement de l'Islam, Allâh -à Lui la
puissance et la gloire- ordonna à Son Prophète (s.a.w.) de faire station à puis d'en déferler, et ce
conformément à cette parole divine: Ensuite, déferlez par où les gens déferlèrent

2142. Jubayr Ibn Mut'im (raa) a dit: L'un de mes chameaux s'égara; j'allai donc à sa recherche le jour de
Je vis alors le Prophète (s.a.w.) debout parmi les gens à 'Arafa. Je dis: "Par Allâh, c'est un des Hums.
Que fait-il donc là?". Les Qoraychites faisaient partie des "Hums".

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Abrogation de la désacralisation et ordre de compléter les rites

2143. Abou Moûsa (raa) a dit: Je vins trouver le Prophète (s.a.w.) à Al-Bathâ' où il faisait escale. Il me
demanda: "As-tu accompli le Hajj?". - "Oui", lui répondis-je. - "Avec quelle intention avez-vous entamé ta
sacralisation ('ifrâd, Qirân ou Tamattu')?", reprit-il. Je lui dis: "J'ai formulé l'intention de l'accomplir
exactement comme le Prophète l'avait accompli". - "C'est bien, répliqua-t-il, accomplis les tournées
rituelles autour de la Ka'ba, puis fais le parcours entre As-Safâ et Al-Marwa et quitte ensuite l'état de
sacralisation". Abou Moûsa ajouta: Je fis les tournées rituelles autour de la Ka'ba, puis je fis le parcours
entre As-Safâ et Al-Marwa enfin je me rendis chez une femme des Banû Qays pour m'épouiller la tête,
puis je fis la Talbiya pour le Hajj. J'ai conseillé cela aux gens jusqu'au califat de lorsqu'un homme me dit:
"O Abou Moûsa! - ou O 'Abdoullâh Ibn Qays - Arrêtes certains de tes conseils, car tu ne sais pas ce que
l'émir des Croyants a innové après toi au sujet de ces rites du Hajj et de la 'Umra". Abou Moûsa s'adressa
alors aux fidèles en disant: "O gens! Que celui à qui j'ai donné conseil, se patiente et ne le suit pas car
l'émir des Croyants vous viendra bientôt. Suivez donc sa sentence". Lorsque (raa) arriva, je lui racontai
le fait et il me répondit: "Quant au Livre d'Allâh (le Coran), il nous ordonne d'accomplir intégralement les
rites. Et si nous mettons la Sunna en pratique, l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) ne quitta pas l'état de
sacralisation avant que l'animal du sacrifice n'ait atteint son lieu d'immolation".

2145. D'après (raa), Abou Moûsa conseillait la pratique du Tamattu' (séparer l'accomplissement de la
'Umra de celui du Hajj par la désacralisation). Un homme lui dit: "Fais attention à ce que tu dis! Ne sais-
tu point que l'émir des Croyants a introduit certaines innovations sur les rites du Hajj et de la 'Umra".
Plus tard, Abou Moûsa rencontra 'Umar et l'interrogea sur ce sujet. - "Je sais, répondit-il, que le Prophète
(s.a.w.) et ses Compagnons l'ont pratiqué, mais je réprouve que les pèlerins aient des rapports charnels
avec leurs femmes à l'ombre des arbres, puis qu'ils continuent les rites du Hajj en ayant les têtes
dégouttant d'eau (à cause des ablutions majeures)".

Autorisation de faire le Hajj et la 'Umra ensemble Permission de quitter l'ihrâm dans le Hajj du
type Tamattu'

2146. D'après 'Abdoullâh Ibn Chaqîq, proscrivait le Tamattu' (séparer l'accomplissement de la 'Umra de
celui du Hajj par la désacralisation); alors que le recommandait. Après s'être entretenu avec dit: "Tu sais
que cela se pratiquait du vivant du Prophète (s.a.w.)?". lui répondit: "C'est vrai, mais nous avions peur".

2153. Mutarrif rapporte que 'Imrân Ibn Husayn lui a dit: "Je te rapporte aujourd'hui le hadith dont tu
profiterais plus tard. Sache que l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) eut autorisé à un nombre de ses proches
d'entreprendre une 'Umra au cours des dix premiers jours de dhûl-hijja (consacrés au Hajj). Ce qui ne fut
ni abrogée par un verset coranique, ni frappé par une interdiction de la part du Prophète, sa vie durant.
Pourtant, les gens eurent ensuite les opinions les plus diverses à ce sujet".

Obligation à sacrifier pour celui qui jouit d'une vie normale pendant le Hajj du type Tamattu' et
s'il ne trouve pas de quoi sacrifier, il doit jeûner trois jours durant le Hajj et sept autres quand
il rentre chez lui

2159. 'Abdoullâh Ibn 'Omar (raa) a dit: Lors du Hajj d'adieu, l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) pratiqua le
Tamattu' en séparant l'accomplissement de la 'Umra de celui du Hajj par la désacralisation au cours des
mois consacrés au Hajj, il emmena une offrande de Dhûl-Hulayfa. Il commença d'abord par prononcer la
Talbiya pour la 'Umra, ensuite pour le Hajj. Les gens accomplirent aussi avec lui la 'Umra séparée du
Hajj. Il y avait parmi eux, ceux qui avaient des bêtes à sacrifier qu'ils avaient amenées avec eux et
d'autres qui n'avaient pas d'offrandes. Lorsque l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) arriva à La Mecque, il dit: "Que
celui qui a une offrande, la sacrifie et qu'il ne quitte pas l'état d'ihrâm avant d'accomplir le Hajj. Quant à
celui qui n'a pas une bête à sacrifier, qu'il accomplisse les tournées rituelles autour de la Maison et le
parcours entre As-Safâ et Al-Marwa puis qu'il se raccourcisse les cheveux et quitte l'état d'ihrâm, ensuite
qu'il fasse la Talbiya pour le Hajj et immole sa bête du sacrifice et s'il ne trouve pas d'offrande, qu'il
jeûne trois jours durant le Hajj et sept autres quand il rentrera chez lui". Quand l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.)
arriva à La Mecque, il commença par toucher le coin de la Pierre noire, puis accéléra les pas au cours des
trois premières tournées autour de la Ka'ba et marcha durant les quatre autres, ensuite, il fit deux rak'a
auprès de la station d'Abraham ('Ibrâhîm), fit le taslîm et partit. Ensuite, il accomplit sept fois le parcours
entre As-Safâ et Al-Marwa et il ne quitta l'état d'ihrâm qu'après avoir accompli son Hajj, sacrifié son
offrande le jour de sacrifice et fait les tournées du déferlement. Dès qu'il eut terminé, ces dernières
tournées autour de la Maison, il se désacralisa. Ceux qui avaient des bêtes à sacrifier, firent comme
l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.).

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2160. Récit rapporté d'après 'Aïcha, la femme du Prophète, (s.a.w.): L'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) pratiqua le
Tamattu' en séparant l'accomplissement de la 'Umra de celui du Hajj par la désacralisation au cours des
mois consacrés au Hajj. Et les gens suivirent son exemple.

Celui qui joint sa 'Umra à son Hajj ne doit pas quitter l'état d'ihrâm avant celui qui fait le Hajj
uniquement

2161. Hafsa, la femme du Prophète, (s.a.w.) dit: "O Envoyé d'Allâh, pourquoi les fidèles ont-ils quitté
l'état d'ihrâm, alors que tu ne l'as pas encore quitté". - "Je me suis gominé les cheveux, répondit-il; et
j'ai mis une guirlande au cou de mon offrande, je ne quitterai donc l'ihrâm qu'après son immolation".

Permission de désacraliser par empêchement et d'unir le Hajj et la 'Umra

2164. D'après Nâfi', 'Abdoullâh Ibn 'Omar (raa), s'étant rendu à La Mecque pour accomplir la 'Umra au
moment des troubles, a dit: "Si on m'empêche d'arriver à la Maison, je ferai comme nous avons fait avec
l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.)". Il fit donc l'ihrâm pour la 'Umra. Et quand il fut près de Al-Baydâ', il se tourna
vers ses compagnons en disant: "Les deux (le Hajj et la 'Umra) découlent de la même commande. Je
vous prends donc pour témoins que j'ai l'intention d'accomplir le Hajj avec la 'Umra". Puis, il partit. Arrivé
à La Mecque, il fit sept tournées autour de la Maison et sept fois le parcours entre As-Safâ et Al-Marwa,
sans rien ajouter (il fit à une seule reprise les sept tournées autour de la Maison et les sept parcours
entre les deux monts pour s'acquitter des rites du Hajj et de la 'Umra à la fois, au lieu de les faire
double), et crut que cela est suffisant. Puis, il immola son offrande.

Le Hajj et la 'Umra peuvent être accomplis séparément ou réunis

2168. D'après Anas (raa), j'ai entendu l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) faire la Talbiya pour le Hajj et la 'Umra
réunis.

Tournées rituelles et parcours entre As-Safâ et Al-Marwa que doit accomplir le fidèle
prononçant la Talbiya pour le Hajj et gagnant La Mecque par la suite

2172. Ibn 'Omar (raa) a dit: "Arrivé à La Mecque, l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) fit sept fois les tournées
rituelles autour de la Maison, pria deux rak'a derrière la Station d'Abraham ('Ibrâhîm) et fit sept fois le
parcours entre As-Safâ et Al-Marwa. En effet, vous avez dans l'Envoyé d'Allâh un excellent modèle à
suivre".

Ce que doit faire l'homme en état d'ihrâm, comme tournées rituelles et parcours quand il
arrive à La Mecque

2173. 'Aïcha (raa) a dit: "La première chose que fit l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) en arrivant à La Mecque fut
de faire ses ablutions; puis de tourner autour de la Maison."

2175. Abd-Allâh, l'affranchi de Asma bint 'Abî Bakr, rapporte qu'il entendait Asma dire chaque fois qu'elle
passait par à Al-Hajuwn: "Que la paix et la bénédiction d'Allâh soient sur Son prophète! Nous avons fait
escale ici avec lui. Ce jour-là, nous avions peu de bagages, peu de montures et peu de provisions. Ma
soeur, Az-Zubayr, un tel, un tel et moi, nous avons fait la Talbiya pour la 'Umra. Ayant terminé les rites
de celle-ci, nous avons quitté l'ihrâm, puis le soir nous avons fait la Talbiya pour le Hajj".

Jouissance d'une vie normale entre la 'Umra et le Hajj du type Tamattu'

2177. Récit rapporté d'après Ibn 'Abbâs (raa): Le Prophète (s.a.w.) fit la Talbiya pour la 'Umra et ses
Compagnons la firent pour le Hajj. Ni le Prophète (s.a.w.), ni ceux qui avaient amené des animaux à
sacrifier parmi ses Compagnons ne quittèrent l'ihrâm. Tandis que les autres Compagnons le quittèrent.
Talha Ibn 'Oubaydillâh fut parmi ceux qui avaient amené des animaux à sacrifier, ainsi n'avait-il pas
quitté l'ihrâm.

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Permission d'accomplir la 'Umra durant les mois du Hajj

2178. Ibn 'Abbâs (raa) a dit: (Avant l'Islam), on estimait que l'accomplissement de la 'Umra pendant les
mois consacrés au Hajj était la plus grande ignominie sur terre; on appelait muharram (premier mois du
calendrier islamique) safar (second mois du même calendrier) et on disait: "Lorsque les plaies du dos du
chameau guérissent, qu'il n'en reste plus de traces et que safar se termine, alors l'accomplissement de la
'Umra devient licite à ceux qui le désirent". Le Prophète (s.a.w.) et ses Compagnons arrivèrent dans la
matinée du quatrième jour (de dhûl-hijja) en faisant la Talbiya pour le Hajj. Le Prophète leur ordonna de
transformer la Talbiya en la faisant pour la 'Umra, ce qui les contraria. Ils dirent alors: "O Envoyé d'Allâh!
Jusqu'à quel degré faut-il quitter l'ihrâm?". - "Il faut le quitter complètement", répondit-il.

Mettre une guirlande à la bête du sacrifice et lui faire un saignée lors de l'ihrâm

2184. D'après Ibn 'Abbâs (raa), L'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) fit la prière de zhuhr (de midi) à Dhûl-Hulayfa,
puis ordonna qu'on lui amène une chamelle. Il lui fit une saignée sur le côté droit de sa bosse, essuya le
sang et lui mit une guirlande autour du cou. Il enfourcha ensuite sa monture et partit. Lorsque celle-ci
l'amena près de Al-Baydâ', il fit la Talbiya pour le Hajj.

Raccourcissement des cheveux dans la 'Umra

2188. D'après Ibn 'Abbâs (raa): Mu'âwiya lui a dit: "Sais-tu que j'ai raccourci les cheveux de l'Envoyé
d'Allâh (s.a.w.), alors qu'il se trouvait à Al-Marwa, à l'aide d'une flèche munie d'une lame large". Je lui
dis: "Ceci n'est pas parvenu à ma connaissance, tu es le seul à me le rapporter".

La Talbiya du Prophète (s.a.w.) et sa bête du sacrifie

2193. Anas (raa) a dit: Quand arriva du Yémen, le Prophète (s.a.w.) lui dit: "Comment as-tu prononcé la
Talbiya (est-ce qu'en ayant l'intention d'accomplir le Hajj et la 'Umra conjointement ou le Hajj et la 'Umra
chacun séparé)?". Il répondit: "Comme l'a fait le Prophète (s.a.w.) exactement (c'est-à-dire en
accomplissant le Hajj et la 'Umra ensemble)". - "Si je n'avais pas une offrande, reprit le Prophète, j'aurais
déjà quitté l'ihrâm".

2194. Anas (raa) a dit: "J'ai entendu l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) faire la Talbiya pour le Hajj et la 'Umra les
deux ensemble".

Nombre et dates des 'Umra accomplies par le Prophète (s.a.w.)

2197. Selon Anas (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) fit quatre fois la 'Umra, toutes au cours du mois de
dhûl-qi'da, à l'exception de celle qu'il fit conjointement avec son Hajj. Elles sont comme suit: la 'Umra
d'Al-Hudaybiya ou accomplie à l'époque d'Al-Hudaybiya au mois de dhûl-qi'da; celle de l'année suivante
durant le mois de dhûl-qi'da; celle de Al-Ji'râna, lors du partage du butin, provenant de Hunayn; et celle
accomplie avec son seul Hajj.

2198. Abou 'Ishâq a dit: Je demandai à Zayd Ibn Arqam: "A combien d'expéditions as-tu participé avec
l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.)?". - "A dix-sept", répondit-il. Zayd Ibn Arqam m'a raconté que l'Envoyé d'Allâh
(s.a.w.) fit dix-neuf expéditions militaires et qu'après l'hégire il accomplit une seule fois le Hajj, celui
d'adieu.

2199. 'Urwa Ibn Az-Zubayr a dit: Ibn 'Omar et moi étions assis adossés à la chambre de 'Aïcha alors que
nous entendîmes le bruit qu'elle faisait, en se nettoyant les dents à l'aide du siwâk. Ayant interrogé Abou
'Abdourrahmân pour savoir si l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) avait accompli la 'Umra au cours du mois de rajab.
Il répondit: "Oui". Je dis à 'Aïcha: "O mère, n'entends-tu pas ce que Abou 'Abdourrahmân est en train de
dire?".- "Et qu'est-ce-qu'il dit?", demanda-t-elle. - "Il dit, repris-je, que l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) avait
accompli une 'Umra au mois de rajab". - "Qu'Allâh fasse miséricorde à Abou 'Abd Ar-Rahman, dit 'Aïcha;
je le jure! Le Prophète n'a jamais accompli de 'Umra pendant le mois de rajab et n'a jamais accompli une
'Umra sans qu'il (Abou 'Abdourrahmân) l'accompagne". Il ajouta: "Alors, Ibn 'Omar entendait sans
affirmer ni contester, mais en gardant le silence".

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Mérite de la 'Umra au mois du ramadan

2201. 'Atâ' rapporte d'après Ibn 'Abbâs que l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) dit à une femme des 'Ansâr -dont
Ibn 'Abbâs a mentionné le nom que j'avais oublié- "Qu'est ce qui t'a empêché d'accomplir le Hajj avec
nous?". - "Nous n'avions, répondit-elle, que deux chamelles pour transporter l'eau". Son mari et son fils
enfourchèrent une pour aller au Hajj et leur laissèrent l'autre pour transporter l'eau. - "Eh bien!, reprit le
Prophète, quand viendra le mois du ramadan, accomplis la 'Umra; car au cours du ramadan celle-ci
équivaut à un Hajj".

Recommandation d'emprunter le défilé le plus élevé pour entrer à La Mecque et le défilé le


plus bas pour en sortir

2203. D'après Ibn 'Omar (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) sortait (de Médine) par le chemin d'Ach-Chajara
et y rentrait par celui d' Al-Mu'arras; et il entrait à La Mecque par le défilé le plus élevé; et en sortait par
le défilé le plus bas.

2204. 'Aïcha (raa) a dit: "Quand l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) atteignit La Mecque, il y pénétra par le défilé le
plus élevé; et en sortit par le défilé le plus bas".

Recommandation de passer la nuit à Dhî Tawâ quand on veut entrer le jour à La Mecque

2206. D'après Ibn 'Omar (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) passa la nuit à Dhî Tawâ, et le matin il entra à La
Mecque.

2209. D'après 'Abdoullâh Ibn 'Omar (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) fit face aux deux buttes de la
montagne qui se trouvaient entre lui et la haute montagne vers la direction de la Ka'ba; en faisant en
sorte que le côté gauche de la mosquée qui a été construite à l'extrémité de la colline et l'oratoire de
l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) soient en contre bas de la butte noire. Quand il pria là, il s'écarta de la butte de
dix coudées approximativement et prit pour Qibla les deux buttes de la haute montagne qui se trouve
entre toi et la Ka'ba.

Recommandation de marcher à pas accélérés lors des tournées rituelles, de la 'Umra et lors
des premières tournées au Hajj

2210. D'après Ibn 'Omar (raa), quand l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) faisait les premières tournées rituelles
autour de la Maison, il trottait pendant les trois premières et marchait pendant les quatre autres. Il
courait également au coeur de la vallée quand il faisait le parcours entre As-Safâ et Al-Marwa.

2217. Ibn Tufayl a interrogé Ibn 'Abbâs, en disant: "Est-ce que la marche rapide pendant les trois
premières tournées rituelles autour de la Maison, et la marche normale pendant les quatre autres sont
une Sunna? Car, ta tribu prétend que c'est de la Sunna". Il répondit: "Ils ont dit vrai et ils ont menti". Je
répliquai: "Comment cela, ils sont véridiques et menteurs à la fois?". Ibn 'Abbâs dit: Quand l'Envoyé
d'Allâh (s.a.w.) vint à La Mecque (avec ses Compagnons), les polythéistes qui l'enviaient, dirent alors:
"Muhammad et ses Compagnons ne peuvent pas faire les tournées rituelles autour de la Maison, à cause
de leur faiblesse". Alors, l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) ordonna à ses Compagnons de marcher à pas rapides
pendant les trois premières tournées, puis de marcher à allure normale pendant les quatre autres". Je lui
demandai de m'informer si le parcours entre As-Safâ et Al-Marwa en monture était-il une Sunna; tant
que sa tribu prétendait qu'il l'était. Il répondit: "Ils ont dit vrai et ils ont menti". Je répliquai: "Comment
cela, ils sont véridiques et menteurs à la fois?". Il (Ibn 'Abbâs) dit alors: "L'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) (étant
venu à La Mecque), vit d'énormes foules l'entourèrent en disant: Voilà Muhammad! Voilà Muhammad!,
même les vierges sortirent de chez elles (pour jeter un coup d'oeil sur lui). Comme l'Envoyé d'Allâh
(s.a.w.) était doux avec les gens, ceux-ci ne s'écartaient pas pour lui faire chemin. N'arrivant plus à
marcher, il enfourcha sa monture. Mais, c'est préférable de marcher et de parcourir ce trajet".

Recommandation de toucher les deux coins yéménites lors des tournées rituelles

2222. 'Abdoullâh Ibn 'Omar (raa) a dit: "Je n'ai jamais vu l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) toucher autre chose
dans la Maison que les deux coins yéménites".

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Recommandation d'embrasser la Pierre noire lors des tournées rituelles

2228. 'Omar Ibn Al-Khattâb embrassa la Pierre noire, en disant: "Par Allâh! Je sais bien que tu n'es
qu'une pierre. Et si je n'avais pas vu l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) t'embrasser, je ne t'aurais jamais
embrassée".

Permission de faire les tournées, de monter sur un chameau et de toucher la Pierre avec une
canne

2233. Ibn 'Abbâs (raa) a dit: "Durant le Hajj d'adieu, l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) fit les tournées rituelles sur
son chameau et toucha la Pierre noire à l'aide d'un bâton présentant une extrémité recourbée".

2238. Oum Salama (raa) a dit: Je me plaignis à l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) d'une maladie, il me conseilla en
disant: "Fais les tournées rituelles sur une monture en te plaçant derrière tout le monde". C'est ce que je
fis, tandis que l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) était en train de prier à côté de la Maison en récitant la sourate
d'At-Tûr.

Parcours entre As-Safâ et Al-Marwa est une condition sine qua non du Hajj

2239. a rapporté qu'il avait dit à 'Aïcha: "Je crois qu'il n'y a pas de mal si un homme ne fait pas le
parcours entre As-Safâ et Al-Marwa". Elle répondit: "Comment donc?". Je répliquai: Car Allâh a dit dans
ce verset: As-Safâ et Al-Marwa sont vraiment parmi les lieux sacrés d'Allâh... elle m'a dit: "Allâh ne
compte pas comme accompli(e) le Hajj ou la 'Umra de quiconque, s'il ne fait pas le parcours entre As-
Safâ et Al-Marwa. Si c'était comme tu viens de dire, Allâh aurait dit: Il ne commet pas un péché s'il ne
fait pas le va-et-vient entre ces deux monts. Ce verset a été révélé parce que les 'Ansâr, à l'époque
antéislamique, faisaient la Talbiya en faveur des deux idoles qui se trouvaient au bord de la mer,
nommés 'Isâf et Nâ'ila; puis venaient faire le va-et-vient entre As-Safâ et Al-Marwa et enfin se taillaient
les cheveux. A l'avènement de l'Islam, ils répugnaient à faire ce parcours à cause de ce qu'ils faisaient au
temps de l'Ignorance. Allâh a révélé alors: As-Safâ et Al-Marwa sont vraiment parmi les lieux sacrés
d'Allâh... jusqu'à la fin du verset. Alors ils accomplissaient ce parcours".

2243. D'après Anas (raa), les 'Ansâr répugnaient à faire le va-et-vient entre As-Safâ et Al-Marwa jusqu'à
la révélation de ce verset: As-Safâ et Al-Marwa sont vraiment parmi les lieux sacrés d'Allâh. Donc,
quiconque fait le Hajj à la Maison ou fait la 'Umra ne commet pas de péché en faisant le va-et-vient entre
ces deux monts.

Recommandation au pèlerin de répéter sa Talbiya jusqu'à la lapidation à Al-Jamra d'Al-'Aqaba


le jour du sacrifice

2245. Ousâma Ibn Zayd (raa) a dit: Je montai en croupe derrière l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) quand il partit
de Arrivé au sentier de montagne situé à gauche en deçà d' Al-Muzdalifa, l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.)
baraqua sa chamelle. Après avoir satisfait ses besoins naturels, il vint et moi de lui verser de l'eau pour
ses ablutions. Quand il eut fait une ablution légère, je lui dis: "Tu vas faire la prière, ô Envoyé d'Allâh?". -
"La prière, me répondit-il, se fera là-bas devant toi". L'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) enfourcha alors sa
monture et, arrivé à Al-Muzdalifa, il y fit la prière. Ce fut ensuite Al-Fadl qui monta en croupe derrière
l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) au matin de la réunion des fidèles (à Al-Muzdalifa).

2246. D'après 'Abdoullâh Ibn 'Abbâs (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) ne cessa de répéter la Talbiya jusqu'à
ce qu'il jetât les cailloux à Al-Jamra (d'Al-'Aqaba).

Talbiya et takbîr quand on se rend de Mina à 'Arafa, le jour de 'Araf

2254. Muhammad Ibn 'Abî Bakr Ath-Thaqafî rapporte qu'il posa à Anas Ibn Mâlik, alors qu'ils allaient tous
deux de Mina à la question suivante: "Comment faisiez-vous en ce jour avec l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.)?". -
"Celui de nous, répondit-il, qui voulait faire la Talbiya la faisait sans qu'on y trouvât à redire; celui de
nous qui voulait faire le takbîr le faisait sans qu'on lui adressât de reproches".

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Déferlement de 'Arafa à Al-Muzdalifa et recommandation de faire à la fois les deux prières de
maghrib et de 'ichâ

2262. D'après Ibn 'Abbâs (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) dévala de alors que 'Usâma fut en croupe
derrière lui. Ensuite, poursuivit 'Usâma, il suivait la même marche jusqu'à son arrivée à Al-Muzdalifa.

2263. 'Urwa Ibn Az-Zubayr a dit: "J'étais présent lorsqu'on interrogea 'Usâma - ou J'ai interrogé Ousâma
Ibn Zayd - qui était en croupe derrière l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) quand il partit de 'Arafa-, sur la marche
de l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) quand il eut dévalé de 'Arafa". "Il allait, répondit-il, à une allure moyenne,
mais il accélérait sa marche quand il trouvait un étendu du terrain".

2264. Abou Ayyoûb (raa) rapporte que lors du Hajj d'adieu, il a fait les deux prières de maghrib et de
'ichâ' réunies avec l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) à Al-Muzdalifa.

Recommandation de faire la prière de fajr très tôt le jour du sacrifice à Al-Muzdalifa même
avant la clarté de l'aurore

2270. 'Abdoullâh Ibn Mas'oûd (raa) a dit: "Je n'ai jamais vu l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) s'acquitter des
prières qu'à leurs heures fixes, à l'exception de deux prières réunies à Al-Muzdalifa: celle de maghrib et
celle de 'ichâ' (le jour du sacrifice) et il a fait la prière de fajr en ce jour-là avant son heure fixe".

Recommandation d'envoyer les faibles femmes d'Al-Muzdalifa à Mina à la fin de la nuit pour
éviter la ruée et de laisser les autres à Al-Muzdalifa pour y faire la prière de fajr (de l'aurore)

2271. 'Aïcha (raa) a dit: La nuit d'Al-Muzdalifa, Sawda demanda à l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) l'autorisation
de le devancer et de commencer la marche (vers Mina) avant la cohue des foules, parce qu'elle était
grosse et lourde, -selon Al-Qâsim- (et qu'elle marchait péniblement). Et le Prophète de consentir. Elle
commença donc la marche, alors qu'il nous retint jusqu'au matin afin de dévaler avec lui. 'Aïcha ajouta:
"Si j'avais demandé cette autorisation de l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) comme Sawda l'avait fait et que je
commençais à marcher et à dévaler après que je l'aurais obtenue, cela m'aurait causé une joie
incomparable".

2274. D'après 'Abdoullâh, l'affranchi de Asma, Asma me demanda alors qu'elle était installée près d'Al-
Muzdalifa: "La lune a-t-elle décliné?". - "Pas encore", répondis-je. Elle se mit à prier pendant un instant,
elle demanda de nouveau: "Mon cher enfant, la lune a-t-elle décliné?" - "Oui", répliquai-je. "Alors, dit
Asma, partons!" Et nous partîmes (jusqu'à notre arrivée à Mina où) elle jeta les cailloux. De retour chez
elle, Asma fit la prière (de fajr). - "Ma chère tante!, lui dis-je, il me semble que (pour le jet des cailloux)
nous étions encore dans les ténèbres (c.-à- d. trop tôt)". - "Mon cher enfant, répondit-elle, c'est l'Envoyé
d'Allâh (s.a.w.) qui l'a permis aux femmes dans le voyage".

2277. Ibn 'Abbâs (raa) a dit: "L'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) m'a envoyé pendant la nuit du (séjour à Al-
Muzdalifa) à la tête des bagages -ou des faibles-".

2281. Sâlim Ibn 'Abdoullâh rapporte que 'Abdoullâh Ibn 'Omar envoyait en avant, dans la nuit, les faibles
de sa famille se tenir sur Al-Mach'ar Al-Harâm à Al-Muzdalifa, (station du Hajj située entre 'Arafa et Mina,
à La Mecque où l'on allumait le feu, pour guider les pèlerins pendant la nuit). Ils y firent mention d'Allâh
autant qu'ils voudraient; puis, commencèrent la marche avant que l'imam ne se tînt debout et qu'il ne
commençât le déferlement. Il y en a parmi eux ceux qui se rendaient à Mina pour accomplir la prière de
fajr (l'aurore), et ceux qui y arrivaient plus tard. Aussitôt arrivés, ils se mirent au jet des cailloux. Ibn
'Omar disait que l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) avait accordé cette autorisation à ces gens-là.

Lapidation à "Al-Jamra Al-Kubrâ" du fond de la vallée ayant La Mecque à gauche et prononçant


le takbîr au jet de chaque caillou

2282. 'Abdourrahmân Ibn Yazîd rapporte que jeta les cailloux du fond de la vallée. Comme il lui dit: "O
Abou 'Abdourrahmân! Il y a des gens qui les jettent du haut de la vallée"; 'Abdourrahmân Ibn Mas'oûd
répondit: "Par Allâh, l'Unique! C'est l'endroit (où s'est tenu) celui à qui Allâh a révélé la sourate Al-
Baqara".

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Il vaut mieux se raser que de raccourcir les cheveux, cela étant toutefois permis

2292. Récit rapporté d'après 'Abdoullâh Ibn 'Omar (raa): l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) se fit raser la tête;
ainsi fit un certain groupe de ses Compagnons. D'autres se raccourcirent les cheveux. rapporte que
l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit une ou deux fois: "Qu'Allâh fasse miséricorde à ceux qui se rasent la tête";
puis, a ajouté "Et à ceux qui se raccourcissent les cheveux".

2295. D'après Abou Hourayra (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) dit: "O mon Seigneur! Pardonne à ceux qui
se rasent la tête". - "O Envoyé 'Allâh! Et à ceux qui se raccourcissent les cheveux?", dirent les
Compagnons. - "O Seigneur! Pardonne à ceux qui se rasent la tête", répéta le Prophète. - "O Envoyé
d'Allâh! Et à ceux qui se raccourcissent les cheveux?", répétèrent les Compagnons. - "O mon Seigneur!
Pardonne à ceux qui se rasent la tête", répéta encore le Prophète. - "O Envoyé d'Allâh! Et à ceux qui se
raccourcissent les cheveux?", redirent les Compagnons. - "Et à ceux qui se raccourcissent les cheveux",
finit par dire le Prophète.

2297. Ibn 'Omar (raa) a dit: "L'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) se fit raser la tête lors du Hajj (d'adieu)".

L'ordre selon la Sunna est de lapider au jour du sacrifice, puis de sacrifier, puis de se raser en
commençant par le côté droit

2298. D'après Anas Ibn Mâlik (raa), Lorsque l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) arriva à Mina, il alla à Al-Jamra et
se mit au jet des cailloux. Puis, il se rendit à sa demeure à Mina et égorgea sa bête du sacrifice, ensuite il
dit au barbier: "Coupe", en lui indiquant (de commencer par) le côté droit puis le côté gauche et il se mit
à distribuer ses cheveux aux fidèles.

Celui qui se rase avant d'immoler ou immole avant de lapider

2301. D'après 'Abdoullâh Ibn 'Amr Ibn Al-'As (raa), Lors du Hajj d'adieu, l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) se tint
debout parmi les gens à Mina afin qu'on lui pose des questions. Un homme vint et dit: "O Envoyé d'Allâh!
Par mégarde, je me suis fait raser la tête avant d'égorger mon offrande". Il lui répondit: "Immole et il n'y
a aucun péché". Un autre vint lui dire: "O Envoyé d'Allâh! Par mégarde, j'ai égorgé mon offrande avant
de jeter les cailloux". Il lui répondit: "Va jeter et il n'y a aucun péché". A toute question posée au sujet
d'un acte anticipé ou retardé, l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) répondit: "Fais cela et il n'y a aucun péché"

2306. D'après Ibn 'Abbâs (raa), On a interrogé le Prophète (s.a.w.) au sujet de l'ordre à respecter en
accomplissant ces actes: l'égorgement du sacrifice, le rasage des cheveux et le jet des cailloux et il
répondit: "Il n'y a aucun péché".

Le jour du sacrifice, il est recommandé de faire les tournées rituelles après avoir déferlé

2308. 'Abd Al-'Azîz Ibn Rufay' a dit: J'interrogeai Anas Ibn Mâlik, le priant de m'informer de ce qu'il savait
sur l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.). - "Où, lui demandai-je, a-t-il accompli la prière de zhuhr le jour d'At-Tarwiya
(le huitième jour de dhûl-hijja)?" Il me répondit: "à Mina". - "Où a-t-il accompli celle de 'asr le jour d'An-
Nafr (le jour du départ de Mina après l'accomplissement des rites)?", repris-je. - "A Al-'Abtah", me
répondit-il, puis il ajouta: "Fais comme font tes émirs".

Recommandation de descendre à "Al-Muhassab" et de faire une prière, en quittant Mina pour


La Mecque

2309. Ibn 'Omar (raa) a dit: "L'Envoyé d'Allâh, Abou Bakr et faisaient halte à Al-'Abtah".

2311. 'Aïcha (raa) a dit: "La halte faite à Al-'Abtah n'est pas une tradition à suivre. L'Envoyé d'Allâh
(s.a.w.) l'a faite, car il lui était plus aisé de partir de là quand il le voulait".

2313. Ibn 'Abbâs (raa) a dit: "Faire halte à Al-Muhassab n'est rien (du point de vue de la chari'a). Il s'agit
seulement d'un endroit où l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a fait escale".

2315. D'après Abou Hourayra (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "Demain, si Allâh veut, nous
descendrons à Khayf Banû Kinâna où ils ont échangé des serments d'infidélité".

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Obligation de passer la nuit à Mina le jour d"'At-Tachrîq" et permission de la quitter à ceux qui
donnent aux pèlerins à boire

2318. D'après Ibn 'Omar (raa), "Al-'Abbâs' Ibn 'Abd Al-Muttalib demanda à l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) la
permission de passer la nuit à La Mecque pendant les nuits de Mina, à cause de ses fonctions de
fournisseur d'eau. L'autorisation lui fut accordée".

Faire l'aumône de la chair des animaux sacrifiés, de leurs peaux et de leurs caparaçons

2320. (raa) a dit: L'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) me donna charge de ses chameaux (destinés au sacrifice) et
m'ordonna de donner leurs chairs, leurs peaux et leurs caparaçons en charité; sans n'en rien donner au
boucher, en me disant: "Nous lui payerons".

Faire une offrande en commun et rétribution de ceux qui, au nombre de sept, immolent une
vache ou un chameau

2322. Jâbir Ibn 'Abdoullâh (raa) a dit: "L'an de Al-Hudaybiya, nous avons immolé en commun avec
l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) une chamelle au nom de sept (personnes) et une vache au nom de sept
(personnes)".

Egorger le chameau debout et ligoté

2330. Ziyâd Ibn Jubayr a dit: Ibn 'Omar passa par un homme qui était en train d'immoler son chameau
(offert en sacrifice) en le tenant braqué. Il lui dit: "Fais-le tenir sur quatre pieds, tout en le ligotant,
conformément à la Sunna de votre Prophète (s.a.w.)".

Quiconque ne peut pas aller lui-même égorger son offrande, il lui est autorisé de l'envoyer au
lieu où l'on fait le sacrifice et il est recommandé de marquer l'animal d'une guirlande

2331. D'après 'Aïcha (raa), "L'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) envoyait ses bêtes offertes en sacrifice de Médine.
C'est moi qui lui tressais les guirlandes de ces victimes (qu'il mettait autour de leurs cous pour les
marquer). Dans la suite, il ne s'abstenait de rien de ce dont on s'abstient au cours de l'ihrâm".

Permission à celui qui offre un animal de le monter

2342. Selon Abou Hourayra (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.), ayant vu un homme qui conduisait une
chamelle destinée au sacrifice par le licol, lui dit: "Monte-la". - "O Envoyé d'Allâh, c'est une offrande",
répondit l'homme. - "Monte-la, donc", répéta le Prophète en ajoutant à la seconde ou à la troisième fois:
"Malheur à toi!".

2344. D'après Anas (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.), ayant passé par un homme qui conduisait une bête à
sacrifier par le licol, lui dit: "Monte-la". - "C'est une bête à sacrifier", répondit l'homme. - "Monte-la", lui
répéta le Prophète à deux ou à trois reprises.

Obligation de faire les tournées d'Adieu et d'en dispenser la femme indisposées

2350. Ibn 'Abbâs (raa) a dit: (Au moment du départ), les gens avaient l'habitude de prendre diverses
directions, l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) leur ordonna alors de ne pas rentrer chez eux avant de faire les
dernières tournées autour de la Maison.

Recommandation au pèlerin et à d'autres d'entrer à la Ka'ba, d'y faire la prière et d'invoquer


Allâh dans tous les lieux

2358. D'après 'Abdoullâh Ibn 'Omar, l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) pénétra dans la Ka'ba en compagnie de
'Usâma, de Bilâl et de 'Uthmân Ibn Talha Al-Hajabî, ferma sa porte et y demeura. Ibn 'Omar ajouta: Je
demandai à Bilâl, quand il sortit: "Qu'est-ce que l'Envoyé d'Allâh y a fait?". Il répondit: "Il y fit une prière
en ayant deux colonnes à sa gauche: une à sa droite et trois derrière lui". La Maison était alors bâtie sur

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six colonnes.

2364. Ibn Jurayj nous a informés qu'il avait dit un jour à 'Atâ': N'as-tu pas entendu Ibn 'Abbâs dire: "On
vous a ordonné d'accomplir les tournées rituelles autour de la Ka'ba mais on ne vous a pas ordonné d'y
pénétrer?". - "Ibn 'Abbâs ne visait pas par-là d'interdire l'entrée de la Maison Sacrée, répliqua 'Atâ', car
je l'ai entendu rapporter d'après Ousâma Ibn Zayd, que le Prophète (s.a.w.), à son entrée à la Ka'ba,
avait invoqué Allâh dans tous ses coins sans y faire la prière. Mais, à sa sortie, il a fait deux rak'a en face
de la Maison et a dit: C'est la Qibla. Quand je l'interrogeai sur ses dimensions et s'il s'agit de ses coins; il
répondit: Il s'agit plutôt de tous les endroits de la Maison".

2365. D'après Ibn 'Abbâs (raa), le Prophète (s.a.w.) entra à la Ka'ba qui était érigée alors sur six
colonnes. Il se tint à côté d'une colonne et se mit à faire des invocations, sans faire de prière.

2366. Ismâ'îl Ibn 'Abî Khâlid a dit: "J'ai demandé à 'Abdoullâh Ibn 'Abî 'Awfâ, le Compagnon de l'Envoyé
d'Allâh (s.a.w.), si le Prophète avait pénétré dans la Ka'ba durant sa 'Umra, et il m'a répondu par la
négative".

Destruction et reconstruction de la Ka'ba

2367. 'Aïcha (raa) a dit: L'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) m'a dit: "Si ton peuple ne venait pas récemment de
quitter le polythéisme, j'aurais détruit la Ka'ba et aurais reconstruite sur les fondements (de celle bâtie)
par Abraham ('Ibrâhîm), car quand les Qoraychites avaient bâti la Maison, ils avaient réduit ses
dimensions, et j'aurais également fait une porte par derrière".

Celui qui n'accomplit pas le Hajj à cause d'une infirmité, d'une vieillesse ou de la mort

2375. D'après 'Abdoullâh Ibn 'Abbâs (raa), Al-Fadl Ibn 'Abbâs était en croupe derrière l'Envoyé d'Allâh
(s.a.w.). Une femme de Khath'am étant venue pour le consulter, Al-Fadl et elle se mirent à se regarder
l'un l'autre. Et l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) de se mettre à détourner le visage d' Al-Fadl vers le côté opposé.
La femme dit alors: "O Envoyé d'Allâh! L'obligation d'accomplir le Hajj prescrite par Allâh à Ses Serviteurs
s'applique à mon père; mais celui-ci est un vieillard âgé incapable de se tenir sur sa monture. Puis-je
accomplir le Hajj à son intention?". - "Oui", répondit le Prophète. Ceci eut lieu lors du Hajj d'adieu.

2376. D'après Al-Fadl (raa), Une femme de Khath'am dit: "O Envoyé d'Allâh! L'obligation d'accomplir le
Hajj prescrite par Allâh à Ses Serviteurs atteint mon père qui est un vieillard âgé incapable de se tenir
sur sa monture". Le Prophète (s.a.w.) lui répondit alors: "Accomplis le Hajj à son intention".

Le Hajj doit être accompli (au moins) une fois dans la vie

2380. Abou Hourayra (raa) a dit: L'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) nous prêcha en disant: "O gens! Allâh vous a
prescrit le Hajj, accomplissez-le donc". Un homme demanda: "Doit-on l'accomplir chaque année, ô
Envoyé d'Allâh?". L'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) garda le silence, et l'homme de répéter sa question. A la
troisième fois, l'Envoyé d'Allâh dit: "Si je dis oui, ce sera obligatoire et vous ne pourrez plus le faire". Puis
il ajouta: "Laissez-moi (ne me posez pas trop de questions) tant que je vous laisse (tant que je ne vous
fait pas des remarques), car ce qui causa la perte de ceux qui vous ont précédés, ce fut l'excès de
questions et leurs divergences sur leurs prophètes. Faites donc ce que je vous ordonne autant que vous
le pourrez et abstenez-vous de tout ce que je vous interdis".

Voyage de la femme pour accomplir le Hajj en compagnie d'un homme interdit en mariage

2381. Selon Ibn 'Omar (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "La femme ne doit pas entreprendre un
voyage de plus de trois jours à moins d'être accompagnée d'un parent qui lui est interdit en mariage
(mahram)".

2383. D'après Abou Sa'îd (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "Ne sanglez vos montures que pour aller à
trois mosquées: ma mosquée que voici, la Mosquée Sacrée (de La Mecque) et la mosquée Al-'Aqsa". Je
l'ai entendu dire également: "Que la femme n'entreprends point un voyage de plus de deux jours à moins
qu'elle ne soit accompagnée d'un parent qui lui est interdit en mariage ou de son mari".

2386. D'après Abou Hourayra (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "Il n'est pas licite à une femme

101
musulmane d'entreprendre un voyage (d'un jour et) d'une nuit de marche sans être accompagnée d'un
parent qui lui est interdit en mariage".

2390. Récit rapporté d'après Abou Sa'îd Al-Khoudri (raa): L'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) dit: "Il n'est pas licite
à une femme qui croit en Allâh et au Jour du Jugement Dernier d'entreprendre un voyage de plus de trois
jours sans être accompagnée de son père, de son fils, de son mari, de son frère ou d'un parent qui lui est
interdit en mariage".

2391. D'après Ibn 'Abbâs (raa), J'ai entendu le Prophète (s.a.w.) dire, lors d'un prêche: "Qu'aucun
homme n'entre chez une femme si elle est seule sans un parent qui lui est interdit en mariage. Et
qu'aucune femme n'entreprends un voyage sans être accompagnée d'un parent qui lui est interdit en
mariage". Un homme se leva alors et dit: "O Envoyé d'Allâh! Ma femme est allée en pèlerinage et je me
suis fait inscrire dans une telle et telle expédition". - "Vas-y pour accomplir le Hajj avec ta femme", lui
répondit le Prophète.

Ce que l'on dit en retournant du voyage du Hajj ou autres

2394. Ibn 'Omar (Qu'Allâh soit satisfait de lui) a dit: Chaque fois que l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) revenait
d'une bataille, d'une expédition, du Hajj ou de la 'Umra, et qu'il approchait de très près d'un col ou d'une
petite colline, il proclamait la grandeur d'Allâh (le takbîr) à trois reprises et disait: "Il n'y a d'Allâh à part
Allâh; l'Unique Qui n'a pas d'associé; à Lui appartient le pouvoir suprême et à Lui la louange. Il est
Omnipotent. Nous revenons à Allâh, nous nous repentons auprès de Lui, nous n'adorons que Lui, nous
nous ne prosternons que devant Lui et nous ne louons que Lui. Allâh a réalisé Sa promesse. Il a rendu
victorieux Son Serviteur et c'est Lui Seul qui a mis les Coalisés en déroute".

2395. Anas Ibn Mâlik (raa) a dit: Nous, Abou Talha et moi, rentrions en compagnie du Prophète (s.a.w.)
qui montait sa chamelle en ayant Safiyya en croupe derrière lui. Lorsque nous surplombions Médine, le
Prophète se mit à dire: "Nous revenons à Allâh, nous nous repentons auprès de Lui, nous n'adorons que
Lui et nous ne louons que Lui". Il ne cessa de répéter cela jusqu'à notre arrivée à Médine.

Demeure en "Dhûl-Hulayfa" s'il finit le Hajj ou la 'Umra

2396. D'après 'Abdoullâh Ibn 'Omar (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) fit agenouiller sa chamelle à Al-Bathâ'
(dépression de terrain) se trouvant à Dhûl-Hulayfa et y fit la prière.

2399. D'après Ibn 'Omar (raa), On (l'inspiration céleste) vint à l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) qui se trouva
alors à son campement du soir à Dhûl-Hulayfa et on lui dit: "Tu es dans un vallon béni".

Un polythéiste ne doit pas faire le Hajj, un homme nu ne doit pas faire les tournées autour de
la Ka'ba. Le jour du Hajj

2401. Abou Hourayra (raa) a dit: "Au cours du Hajj ayant lieu avant celui d'adieu et présidé par Abou
Bakr As-Siddîq, sur ordre du Prophète (s.a.w.). Celui-là m'a chargé d'être à la tête du groupe des hérauts
ordonnés de faire savoir aux gens, au jour de la fête du sacrifice, qu'à partir de cette année, il n'est pas
permis ni à un polythéiste de faire le Hajj, ni à un homme nu de faire les tournées rituelles autour de la
Maison."

Mérite du Hajj, de la 'Umra et du jour de 'Arafa

2403. D'après Abou Hourayra (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "La 'Umra efface les péchés commis
dans l'intervalle la séparant d'une autre; et le Hajj pieusement accompli n'aura d'autre récompense que
le Paradis".

2404. D'après Abou Hourayra (raa), L'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "Quiconque se rend à cette Maison
(avec l'intention d'accomplir le Hajj) et s'abstient de dire des obscénités ou de commettre d'actes
impudiques, reviendra (absous des péchés) tel qu'il était le jour où sa mère l'avais mis au monde".

102
Le pèlerin descendant à La Mecque et la succession de ses habitations

2405. D'après Ousâma Ibn Zayd Ibn Hâritha (raa), J'ai demandé à l'Envoyé d'Allâh: "Vas-tu séjourner
dans ta maison (que tu as quitté lors de l'hégire) à La Mecque?". - (un usurpateur) nous a-t-il laissé
d'habitations ou de maisons?!", répliqua le Prophète.

Autorisation au pèlerin de rester trois jours seulement à La Mecque après les rites du Hajj ou
de la 'Umra

2408. Al-'Alâ' Ibn Al-Hadramî (raa) a dit: J'ai entendu l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) dire: "Au Muhâjir
(l'émigré) de séjourner trois jours à La Mecque après l'achèvement des rites (du Hajj et de la 'Umra)".

La Mecque est un territoire sacré où on ne doit ni chasser, ni enlever l'herbe, ni couper les
arbres, ni s'emparer des choses trouvées pour l'éternité

2412. D'après Ibn 'Abbâs (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit au jour de la prise de La Mecque:
"Désormais, il n'y aura pas lieu à l'émigration, mais plutôt un combat et une intention. Et si l'on vous
invite au djihad, prenez-y part". Il ajouta encore au jour de la prise de La Mecque: "Ce pays, Allâh l'a
rendu sacré, le jour où Il a créé les cieux et la terre. Ce territoire restera sacré par l'ordre d'Allâh
jusqu'au Jour de la Résurrection. Il n'a été permis à personne avant moi d'y livrer combat et la durée de
cette autorisation ne dépasse pas un certain laps de temps. Ce territoire restera sacré par l'ordre d'Allâh
jusqu'au Jour de la Résurrection. On ne doit pas couper ses épines, ni effaroucher son gibier, ni ramasser
les objets trouvés à moins que ce ne soit pour les rendre à leurs propriétaires, ni arracher ses herbes
fraîches". Al-'Abbâs lui dit alors: "O Envoyé d'Allâh! Fais une exception pour l'Idhkhir (plante de la famille
des graminées à odeur aromatique) qu'on emploie dans certaines industries (telles: l'orfèvrerie et les
forges) et dans les maisons". - "Excepté l'Idhkhir", ajouta-t-il.

2413. Récit rapporté d'après Abou Churayh Al-'Adawî (raa): Il a dit à 'Amr Ibn Sa'îd qui envoyait les
troupes à La Mecque: "O Prince! Permets-moi de vous rapporter un hadith que l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.)
avait dit le lendemain du jour de la conquête (de La Mecque). Mes oreilles ont bien entendu ce hadith et
mon coeur l'a bien retenu; de même que mes yeux ont vu (le Prophète) en le disant". Après avoir loué et
exalté Allâh, le Prophète a dit: "C'est Allâh, et non les hommes, qui a rendu sacré le territoire de La
Mecque. Il est prohibé à tout homme qui croit en Allâh et au Jour du Jugement Dernier d'y faire couler du
sang ou de couper ses arbres. Si quelqu'un se permet de transgresser ces prescriptions, présumant que
l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) y a combattu, dites-lui qu'Allâh l'eut permis à Son Envoyé et qu'Il vous l'a
interdit. En effet, Il ne me l'a permis qu'au cours d'un certain laps de temps. La Mecque a désormais
recouvert son caractère sacré d'hier. Que celui qui est présent le transmette à l'absent".

2414. Abou Hourayra (raa) a dit: Quand Allâh le Tout-Puissant accorda à l'Envoyé d'Allâh la victoire lors
de la conquête de La Mecque, l'Envoyé d'Allâh se leva parmi la foule, loua Allâh, proclama Sa gloire et
dit: "Allâh a préservé La Mecque de l'Eléphant (Allusion à l'invasion d'Abraha); mais Il a rendu l'Envoyé
d'Allâh et les Croyants maîtres de cette ville. Elle a été rendue inviolable pour tous ceux qui m'ont
devancé; elle n'a cessé d'être sacrée pour moi que durant un certain laps de temps, et elle ne cessera
jamais de l'être après moi pour personne. Il est prohibé d'effaroucher son gibier, de couper ses épines,
de ramasser les objets qu'on y trouve sinon pour annoncer leur trouvaille à leurs propriétaires. Les siens
de celui qui y aura été victime d'un meurtre, auront le choix entre ces deux partis: ou bien l'acceptation
du prix du sang ou bien l'exercice du talion contre le meurtrier". - "O Envoyé d'Allâh! Fais une exception
pour l'Idhkhir, demanda Ibn 'Abbâs, car nous faisons usage de cette plante dans nos tombes et nos
maisons". - "Exception est faite pour l'Idhkhir", répliqua l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.). Alors un homme du
Yémen, Abou Châh se leva et dit: "O Envoyé d'Allâh! Qu'on me mette ceci par écrit". - "Mets ceci par écrit
pour Abou Châh!", ordonna l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.).

Autorisation d'entrer à La Mecque en dehors de l'état d'ihrâm

2417. D'après Anas Ibn Mâlik (raa), A l'année de la Conquête, l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) entra à La
Mecque, en portant un casque sur la tête. Alors qu'il l'enleva, un homme vint lui dire: "Ibn Khatal s'est
accroché à la housse de la Ka'ba". - "Tuez-le quand même", dit le Prophète. (N.B: Ibn Khatal qui a
composé des satires contre le Prophète, pensait être inviolable en s'accrochant ainsi).

103
Mérite de Médine, de l'invocation du Prophète (s.a.w.) afin qu'Allâh la rende une ville bénie et
de ce qui n'est pas permis d'y faire

2422. D'après 'Abdoullâh Ibn Zayd Ibn 'Asim (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "Abraham ('Ibrâhîm) a
déclaré La Mecque sacrée et a invoqué Allâh en faveur de ses habitants; et moi j'ai déclaré sacrée Médine
comme Abraham ('Ibrâhîm) avait déclaré sacrée La Mecque et j'ai prié pour que son sâ' (mesure
médinoise de grains équivalent à 4 mudd) et son mudd (mesure médinoise de grains équivalent au
contenu de 2 poignées ou à un quart de Sâ' à peu près) soient doublement bénis, comme avait prié
Abraham ('Ibrâhîm) pour les habitants de La Mecque".

2429. dit: "J'ai interrogé Anas Ibn Malîk si l'Envoyé d'Allâh avait rendu Médine sacrée?". Il répondit: "Oui,
de tel à tel endroit. Quiconque y commette un péché ou une turpitude -ajoutant que cela est grave, il
répéta- quiconque y commette un péché ou une turpitude, encourra la malédiction d'Allâh, des Anges et
de tous les hommes, et au jour de la Résurrection, Allâh n'acceptera de lui ni repentir ni rachat".

2432. D'après Anas Ibn Mâlik (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "Seigneur! Fais que la bénédiction que
Tu accordes à Médine soit le double de celle que Tu as déjà accordée à La Mecque ".

2433. Yazîd Ibn Charîk Ibn Târiq a dit: 'Alî Ibn 'Abî Tâlib nous fit un sermon, disant: "Celui qui prétend
que nous avons autre chose à lire que le Livre d'Allâh et ce qui se trouve consigné sur ce feuillet - attaché
au fourreau de son sabre - est menteur. Ce feuillet contient des prescriptions relatives à l'âge des
chameaux (pour les tarifs de l'impôt) et aux prix des blessures. Le Prophète (s.a.w.) y établit le caractère
sacré du territoire de Médine inclus entre et Thawr. Quiconque y commet quelque péché ou turpitude, ou
donne asile à quiconque a commis quelque péché ou turpitude, encourra la malédiction d'Allâh, des
Anges et de tous les hommes, et au jour de la Résurrection, Allâh n'acceptera de lui ni repentir ni rachat.
Tous les musulmans ont droit à la même protection, fût-ce les plus humbles parmi eux. Quiconque
s'apparente à un autre que son père, ou choisit d'autres patrons que les siens, encourra la malédiction
d'Allâh, des Anges et de tous les hommes, et au jour de la Résurrection, Allâh n'acceptera de lui ni
repentir ni rachat".

2434. D'après Abou Hourayra (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "Médine est un territoire sacré.
Quiconque y commet quelque péché ou turpitude, ou donne asile à quiconque a commis quelque péché
ou turpitude, encourra la malédiction d'Allâh, des Anges et de tous les hommes, et au jour de la
Résurrection, il ne sera accepté de lui ni repentir ni rachat".

Incitation à demeurer à Médine et constance lors d'une calamité quelconque

2444. 'Aïcha (raa) a dit: Nous arrivâmes à Médine alors qu'il était insalubre, et Abou Bakr et Bilâl de
tomber malades. Quand l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) remarqua la maladie de ses Compagnons, il invoqua
Allâh en ces termes: "Seigneur! Fais que nous ayons pour Médine la même affection que nous avons pour
La Mecque ou une affection plus vive encore, rends-le salubre, bénis pour nous son sâ' et son mudd
(deux mesures de grains) et détourne l'épidémie qui l'infecte vers Al-Juhfa".

Préservation de Médine contre la peste et contre l'entrée de l'Antéchrist

2449. D'après Abou Hourayra (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "A la tête des accès et des passages
de Médine, il y a des Anges, donc ni la peste ni l'Antéchrist ne peuvent le pénétrer".

Médine expulse les pervers

2451. D'après Abou Hourayra (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "Un temps viendra où l'homme
appellera son cousin et son proche en disant: Venez jouir de la prospérité! Venez jouir de la prospérité!
Médine leur serait meilleure, s'ils le savaient. Par Celui qui tient mon âme entre Ses mains, nul ne la
quitte sans qu'Allâh n'y fit installer à sa place un autre meilleur que lui. Or Médine est comparable au
soufflet du forgeron qui expulse les impuretés (allusion aux mécréants et aux hypocrites). L'Heure n'aura
pas lieu avant que Médine n'ait expulsé de son sein les gens malhonnêtes, de la même façon que le
soufflet élimine les scories de fer".

2453. D'après Jâbir Ibn 'Abdoullâh (raa), un bédouin prêta serment de fidélité à l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.),
puis fut atteint de la fièvre à Médine. Il se rendit auprès de l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) et lui dit: "O
Muhammad! Acquitte-moi de mon serment". L'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) ayant refusé, l'homme revint

104
encore une fois demander au Prophète de l'acquitter de son serment. Sur le refus du Prophète, il revint
de nouveau et demanda de s'être acquitté de son serment. Comme le Prophète insista sur son refus, le
bédouin s'en alla. "Médine, dit l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.), est comparable au soufflet de forge qui chasse
ses scories et fait apparaître son métal pur".

2454. D'après Zayd Ibn Thâbit (raa), le Prophète (s.a.w.) a dit: "Médine est saine. Elle expulse les
vilenies comme le feu élimine les scories de l'argent".

Celui qui veut nuire aux habitants de Médine, Allâh le fondra

2458. D'après Sa'd Ibn 'Abî Waqqâs (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "Quiconque cherche à nuire aux
habitants de Médine, Allâh le fondra comme le sel se fond dans l'eau".

Incitation au séjour à Médine lors de la conquête d'autres territoires

2459. Récit rapporté d'après Sufyân Ibn 'Abî Zuhayr (raa): L'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "Quand la
Syrie sera conquise, des gens quitteront Médine avec leurs familles pour s'y rendre et inciteront les
autres à les rejoindre; pourtant Médine vaudrait mieux pour eux, s'ils savaient. Puis quand le Yémen sera
conquis, des gens quitteront Médine avec leurs familles pour s'y rendre et inciteront les autres à les
rejoindre; pourtant Médine vaudrait mieux pour eux, s'ils savaient. Puis quand l'Irak sera conquis, des
gens quitteront Médine avec leurs familles pour s'y rendre et inciteront les autres à les rejoindre;
pourtant Médine vaudrait mieux pour eux, s'ils savaient".

Médine lorsqu'elle sera désertée

2461. D'après Abou Hourayra (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) dit: "Les habitants de Médine l'abonderont
malgré le bien qu'il renferme; et le laisseront déserté aux bêtes féroces et aux rapaces à la recherche de
leurs nourritures".

Entre la tombe et la chaire, un jardin du Paradis

2463. D'après 'Abdoullâh Ibn Zayd Al-Mâzinî (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "Dans l'espace compris
entre ma demeure et mon minbar, il y a un des jardins du Paradis".

2465. D'après Abou Hourayra (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "Il y a un des jardins du Paradis dans
l'espace compris entre ma demeure et mon minbar qui donne sur mon Bassin".

L'affection envers le mont 'Uhud

2466. D'après Abou Humayd (raa), Nous fîmes avec le Prophète (s.a.w.) l'expédition de Tabûk. Arrivés à
la vallée d'Al-Qurâ, l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) dit: "Je forcerai le pas, quiconque parmi vous le veut, qu'il se
hâte de m'accompagner; et qu'ils restent ceux qui veulent rester". Nous allâmes donc et quand nous
fûmes à deux doigts de Médine, le Prophète dit: "Voici Tâba; et voici 'Uhud, c'est une montagne qui nous
aime et que nous aimons".

2467. D'après Anas Ibn Mâlik (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "'Uhud est une montagne qui nous
aime et que nous aimons".

Mérite de la prière dans les deux mosquées de La Mecque et de Médine

2469. D'après Abou Hourayra (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "Une prière faite dans ma mosquée
que voici vaut mieux que mille autres faites dans toute autre mosquée, exception faite pour la Mosquée
Sacrée".

On ne sangle les selles que pour trois mosquées

2475. D'après Abou Hourayra (raa), le Prophète (s.a.w.) a dit: "Ne sanglez vos montures que pour aller à

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trois mosquées: ma mosquée que voici, la Mosquée Sacrée, et la mosquée Al-'Aqsa".

Mérite de la mosquée de Qubâ', sa visite et l'accomplissement de la prière dans laquelle

2478. Ibn 'Omar (raa) a dit: "L'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) se rendait à la mosquée de Qubâ', soit sur sa
monture, soit à pied".

Le Mariage
Recommandation qu'on se marie, quand on convoite le mariage et on assure le mariage sinon
on jeûne

2485. D'après 'Abdoullâh Ibn Mas'oûd (raa), a dit: Je marchais en compagnie de à Mina quand il
rencontra qui demanda de lui parler. Se mettant alors tous deux à l'écart, dit à "O Abou 'Abdourrahmân!
Ne veux-tu pas te marier avec une jeune fille qui te rappellera ta jeunesse d'autrefois?". lui répondit: "Le
Prophète (s.a.w.) nous a dits: O jeunes gens! Quiconque parmi vous possède la capacité physique et les
moyens financiers nécessaires au mariage, qu'il se met en ménage. Certes, le mariage contraint les
regards lascifs et préserve la chasteté. Quant à celui qui n'en possède pas les moyens, qu'il jeûne, car le
jeûne le protégera contre la tentation".

2487. D'après Anas Ibn Mâlik (raa), un groupe des Compagnons du Prophète (s.a.w.) demandèrent ses
femmes au sujet de ses pratiques intimes. L'un d'eux dit: "Je pratique la continence", un autre dit: "Et
moi, je ne mange plus de la viande", et un troisième: "Quant à moi, je ne couche jamais sur un lit".
L'Envoyé d'Allâh, les ayant entendu, commença par louer Allâh et L'exalter puis dit: "Qu'ont-ils ces gens-
là qui viennent de dire telle et telle chose? Quant à moi, je prie et je dors, je jeûne et je romps le jeûne,
et je n'observe pas la continence. Quiconque se détourne de ma Sunna n'est pas des miens".

2488. D'après Sa'd Ibn 'Abî Waqqâs (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) repoussa le désir exprimé par
'Uthmân Ibn Maz'ûn d'observer la continence. S'il la lui avait autorisée, nous aurions procédé à la
castration.

Mariage de la jouissance qui a été permis puis interdit et son interdiction persistera jusqu'au
Jour de la Résurrection

2493. 'Abdoullâh Ibn Mas'oûd (raa) a dit: Nous participions aux expéditions avec le Prophète (s.a.w.), et
comme nous n'étions pas accompagnés de nos femmes, nous lui demandâmes s'il ne fallait pas nous
châtrer. Mais, le Prophète nous interdit de le faire; puis, il nous toléra le mariage à terme en contrepartie
d'une pièce d'étoffe à titre de mahr (sorte de dot mais en Islam celle-ci est payée à la femme). Puis,
'Abdoullâh récita ce verset: O Croyants: ne déclarez pas illicites les bonnes choses qu'Allâh vous a
rendues licites. Et ne transgressez pas. Allâh (en vérité) n'aime pas les transgresseurs.

2494. Jâbir Ibn 'Abdoullâh (raa) a dit: Un héraut de la part du Messager d'Allâh (s.a.w.) vint nous
informer que le Prophète (s.a.w.) nous avait autorisés de contracter des mariages temporaires (Il s'agit
d'un mariage de période fixée en échange d'un salaire déterminé).

2510. D'après 'Alî Ibn 'Abî Tâlib (raa), lors de l'expédition de Khaybar, l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a interdit
le mariage temporaire ainsi que la consommation des ânes domestiques.

Interdiction d'avoir, à la fois comme épouses, une femme et sa tante paternelle ou maternelle

2514. D'après Abou Hourayra (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "Il est strictement interdit de se lier
en mariage avec une femme et sa tante paternelle ou maternelle en même temps".

Interdiction d'épouser un homme en état de sacralisation et répugnance de demander une fille


en mariage

2527. D'après Ibn 'Abbâs (raa), le Prophète (s.a.w.) épousa Maymûna pendant qu'il était en état de
sacralisation (ihrâm). Ibn Numayr (l'un des transmetteurs) ajouta: J'ai transmis ce hadith à Az-Zuharî qui
m'avait répondu en disant: "Yazîd Ibn Al-'Asam m'a informé qu'il (s.a.w.) l'avait épousé alors qu'il était

106
en état de désacralisation".
On ne doit demander en mariage une femme qui a été déjà fiancée à un autre à moins que ce
dernier ne la quitte

2530. D'après Ibn 'Omar (raa), le Prophète (s.a.w.) a dit: "Qu'aucun de vous ne cherche à acheter
quelque article alors qu'un autre est sur le point de contracter son achat; et qu'aucun de vous ne
demande en mariage une femme dont la main est déjà demandée par un autre".

2532. D'après Abou Hourayra (raa), L'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) défendit qu'un citadin vend au nom d'un
bédouin (de peur d'abuser de son ignorance des prix pratiqués dans les marchés de la ville), qu'on simule
l'offre d'un prix plus élevé (pour tromper l'acheteur), qu'un homme demande en mariage celle que son
frère a déjà demandée ou qu'il le supplante dans l'achat de quelque marchandise, et qu'une femme
demande la répudiation de sa co-épouse pour s'accaparer des biens dont dispose celle-ci.

Interdiction du mariage dit "Ach-Chighâr" considéré comme illicite

2537. D'après Ibn 'Omar (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) interdit le mariage dit "Ach-Chighâr". C'est
quand un homme donne sa fille en mariage à quelqu'un, à condition que ce dernier lui donne également
sa propre fille en mariage, sans que ni l'un ni l'autre paye de dot (aux mariées).

Se conformer aux conditions du mariage

2542. D'après 'Uqba Ibn 'Amir (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) dit: "La condition qui a le plus de droit à
être remplie est celle par laquelle vous vous êtes assuré la légitimité des relations conjugales".

La femme déjà mariée doit déclarer son consentement au mariage, et la vierge par son silence

2543. D'après Abou Hourayra (raa), le Prophète (s.a.w.) dit: "La femme qui a été déjà mariée (veuve
soit-elle ou divorcée) ne peut être donnée en mariage que sur son autorisation. Quant à la vierge, elle ne
peut être donnée en mariage que sur son consentement". - "O Envoyé d'Allâh! Et comment donnera-t-
elle son consentement?", lui demanda-t-on. - "En gardant le silence", répondit le Prophète.

2544. Dhakwân transmet: J'ai entendu 'Aïcha dire: J'ai demandé à l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) si les parents
de la vierge devaient ou non la consulter avant de contracter son mariage. - "Oui, elle doit donner son
consentement", répondit le . - "Mais, répliquai-je, elle est timide". - "Eh bien, reprit-il, son silence signifie
son consentement".

Le père peut donner en mariage la plus jeune de ses filles vierges

2547. 'Aïcha (raa) a dit: "J'avais six ans lorsque le Prophète (s.a.w.) m'épousa et neuf ans lorsqu'il eut
effectivement des relations conjugales avec moi. Quand nous nous rendîmes à Médine, j'avais eu de la
fièvre un mois durant et mes cheveux avaient poussé jusqu'à mes épaules. Ma mère, 'Umm Rûmân, vint
me trouver alors que j'étais sur une balançoire, entourée de mes camarades. Quand elle m'eut appelé, je
me rendis auprès d'elle sans savoir ce qu'elle voulait de moi. Elle me prit par la main, me fit rester à la
porte de la maison jusqu'à ce que j'eusse pris mon souffle. Elle me fit ensuite entrer dans une maison où
se trouvaient des femmes des 'Ansâr qui me dirent: "A toi le bien, la bénédiction et la meilleure
fortune!". Ma mère m'ayant livrée à ces femmes, celles-ci me lavèrent la tête; et se mirent à me parer.
Or, rien ne m'effraya et quand l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) vint dans la matinée; elles me remirent à lui".

La dot et sa nature

2554. D'après Sahl Ibn Sa'd (raa), Une femme vint dire à l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.): "O Envoyé d'Allâh! Je
viens me donner à toi". L'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) fixa ses regards un instant sur elle, puis baissa la tête.
Voyant qu'il ne décida rien à son égard, la femme s'assit. Alors un des Compagnons du Prophète se leva
et dit: "O Envoyé d'Allâh (s.a.w.)! Si tu ne veux pas accepter son don, donne-la-moi en mariage". -
"Possèdes-tu quelque bien (pour la doter)?", lui demanda le Prophète. - "Non, par Allâh! O Envoyé
d'Allâh!", répliqua l'homme. - "Rentre chez toi, répliqua le Prophète, et regarde si tu y trouves quelque
chose". L'homme partit et revint dire: "Par Allâh! Je n'y ai rien trouvé". - "Cherche bien, ajouta l'Envoyé
d'Allâh (s.a.w.), fût-ce une bague en fer". L'homme rentra chez lui, puis vint dire: "Par Allâh! O Envoyé

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d'Allâh, je n'y ai même pas trouvé une bague en fer, mais voilà mon 'izâr (pagne) - Sahl ajouta: "Il ne
possédait même pas un ridâ' (habit couvrant la partie supérieure du corps)- à elle sa moitié". - "Mais,
reprit l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.), qu'est-ce qu'elle fera de ton pagne? Si tu t'en vêts, elle ne s'en servira
pas et si c'est elle qui s'en vêt, tu ne t'en serviras pas". L'homme s'assit, puis, comme la séance se
prolongeait, il se leva. L'Envoyé d'Allâh, voyant qu'il fut sur le point de partir, donna ordre de le rappeler.
Quand l'homme retourna, il lui dit: "Que connais-tu du Coran?". - "Je connais, répondit-il, telle et telle
sourates", répondit-il puis il se mit à les énumérer. - "Est-ce que tu les connais par coeur?", demanda le
Prophète. - "Oui", répondit-il. - "Eh bien va, reprit le Prophète, je te la donne en mariage pour ce que tu
connais du Coran".

2556. D'après Anas Ibn Mâlik (raa), L'Envoyé d'Allâh (s.a.w.), ayant vu sur (les vêtements de)
Abdourrahmân Ibn 'Awf les traces du "sufra" (matière jaune parfumée), lui demanda: "Qu'est-ce que
c'est?". - "O Envoyé d'Allâh, répondit-il, je viens d'épouser une femme, et je l'ai dotée du poids d'un
noyau d'or (le poids de 5 dirhams environ)". - "Qu'Allâh bénisse votre union! Donne un repas de noce,
même s'il se compose seulement d'une brebis".

Mérite d'affranchir une esclave puis l'épouser

2565. Anas (raa) a dit: Je fus parmi les convives du repas de noce de Zaynab. Les fidèles mangèrent du
pain et de la viande jusqu'au rassasiement. Le Prophète m'avait chargé d'aller inviter les gens. Une fois le
repas terminé, le Prophète se leva pour sortir et je le suivis. Or, deux hommes, absorbés dans leur
causerie, ne quittèrent pas la maison du Prophète. Celui-ci alla voir ses femmes l'une à la suite de l'autre
en adressant ainsi le salut à chacune d'elles: "Que la paix soit sur vous. Comment allez-vous, ô gens de
la maison?". - "Nous allons bien, ô Envoyé d'Allâh! Comment as-tu trouvé ta (nouvelle) femme?". - "Elle
va bien," répondit le Prophète. Quand il eut terminé son tour, il rentra chez lui, étant toujours
accompagné de moi. Une fois arrivé à sa maison, il trouva encore les deux hommes, absorbés toujours
dans leur causerie. Il revint alors sur ses pas. Ayant remarqué son acte, ils se levèrent et s'en allèrent.
Par Allâh! Je ne me souviens plus si c'est moi qui ai avisé le Prophète de leur départ ou si c'est la
Révélation céleste qui l'en avait mis au courant. Il retourna alors, étant toujours accompagné de moi. Et
en mettant le pied au seuil de la porte, il fit tomber le rideau pour se séparer de moi. Ce fut à cette
occasion qu'Allâh - le Très-Haut - révéla ce verset: N'entrez pas dans les demeures du Prophète, à moins
qu'invitation ne vous soit faite...

Obligation à répondre au repas de noces

2574. D'après Ibn 'Omar (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "Quand on vous invite à un repas de noce,
prenez-y part".

2585. Abou Hourayra (raa) a dit: "Le pire repas est celui de noce auquel les riches sont invités et les
pauvres, exclus. Celui qui ne répond pas à l'invitation, a désobéi à Allâh et à Son Envoyé".

Interdiction à une femme divorcée par triple répudiations de se remarier avec son ex-mari
avant de prendre un époux et d'avoir des rapports charnels avec lui puis de divorcer après que
la période de viduité ne soit écoulée

2587. D'après 'Aïcha (raa), la femme de Rifâ'a vint dire au Prophète (s.a.w.): "J'étais mariée à Rifâ'a,
mais il m'a irrévocablement répudiée. J'ai alors épousé 'Abdourrahmân Ibn Az-Zubayr, mais sa verge est
pareille à une frange de vêtement (allusion à son impuissance sexuelle)". - "Veux-tu, lui demanda le
Prophète en souriant, te remarier avec Rifâ'a? Ce ne sera pas avant que tu n'aies goûté du miel de
'Abdourrahmân et qu'il n'ait goûté du tien, c'est-à-dire après la consommation de votre mariage". 'Aïcha
ajouta: A ce moment, Abou Bakr était assis auprès du Prophète et Khâlid attendait à la porte
l'autorisation d'être reçu. - "O Abou Bakr, s'écria Khâlid, n'as-tu pas entendu ce que celle-là vient de dire
ouvertement en présence du Prophète (s.a.w.)?".

Ce qu'on doit dire lors du coït

2591. D'après Ibn 'Abbâs (raa), Le Prophète (s.a.w.) a dit: Quand l'un de vous veut coucher avec sa
femme, qu'il dit: "Au nom d'Allâh! Seigneur! Protège-nous contre Satan et écarte-le de ce dont Tu nous
as gratifiés". Si jamais un enfant est né de cette union, Satan ne lui nuira jamais.

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On peut avoir des rapports charnels avec sa femme de tout côté sans toutefois se tenir
derrière elle

2592. Jâbir (raa) a dit: Les juifs prétendaient que quand l'homme entreprenait des rapports charnels
avec sa femme (à travers son vagin mais) en se tenant derrière elle, l'enfant, fruit de cette union, sera
louche. C'est pourquoi ce verset fut révélé: Vos épouses sont pour vous un champ de labour (lieu de
productivité comme le champ); allez à votre champ comme (et quand) vous le voulez...

Jugement porté sur la femme qui refuse de coucher avec son mari

2594. D'après Abou Hourayra (raa), L'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "Lorsqu'une femme renonce une nuit
à faire l'amour avec son mari, les Anges se mettent à la maudire jusqu'au matin".

Ejaculation en dehors (de l'utérus)

2599. Abou Sa'îd Al-Khoudri (raa) a dit: Nous partîmes en expédition avec l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.)
contre les Banû Al-Mustaliq et nous captivâmes un certain nombre de femmes vertueuses. Comme le
célibat nous pesait et qu'en même temps nous évitions d'avoir des relations charnelles avec nos captives
de peur de perdre le droit de recevoir une rançon contre leur émancipation (au cas où nous les aurions
mises enceintes), nous voulûmes donc contracter des mariages temporaires contre compensation, tout
en pratiquant le coït interrompu. Nous dîmes, alors: "Agissons-nous de la sorte sans consulter l'Envoyé
d'Allâh (s.a.w.) qui se trouve parmi nous?". Nous lui posâmes donc la question. Et lui (s.a.w.) de
répondre: "Il n'y a aucun mal à ce que vous agissiez ainsi, car, d'ici au Jour de la Résurrection, tout être
dont l'existence aura été prédestinée par Allâh, ne manquera pas d'exister".

2608. Jâbir (raa) a dit: "Nous pratiquions le coït interrompu, alors que le Coran se révélait". Ishaq a
ajouté: Sufyân a dit: "Si jamais cet acte était interdit, le Coran nous l'aurait catégoriquement défendu".

Allaitement
L'allaitement crée les mêmes interdictions de l'enfantement

2615. D'après 'Aïcha (raa): le (s.a.w.) était chez elle, quand elle entendit la voix d'un homme
demandant la permission d'entrer chez Hafsa. "O Envoyé d'Allâh, dit 'Aïcha, voilà un homme qui demande
la permission d'entrer chez toi". - "Je crois, répondit le Prophète (s.a.w.), que c'est untel, l'oncle paternel
de lait de Hafsa". - "O Envoyé d'Allâh, alors si untel, dit 'Aïcha parlant de son propre oncle paternel de
lait, était vivant, il pourrait donc entrer chez moi?" - "Certes oui, répondit l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.),
l'allaitement rend illicite ce que l'enfantement rend illicite".

Interdiction ne s'appliquant pas aux frères de lait

2617. D'après 'Aïcha (raa), 'Aflah, frère de Abou Al-Qu'ays, qui était son oncle paternel de lait, ayant
demandé la permission d'entrer chez elle après l'ordre de porter le voile, elle refusa de le recevoir. Quand
l'Envoyé d'Allâh rentra chez elle, elle lui fit part de sa façon d'agir et le Prophète (s.a.w.) de lui donner
l'ordre de lui accorder la permission de pénétrer chez elle.

Interdiction d'épouser la fille d'un frère de lait

2624. D'après Ibn 'Abbâs (raa), Quand on a proposé au Prophète (s.a.w.) de se marier avec la fille de
Hamza, il a dit: "Il m'est illicite de l'épouser; car, elle est la fille de mon frère de lait et la parenté par
allaitement crée les mêmes interdictions que la parenté héréditaire."

Interdiction d'épouser les filles des épouses et leurs soeurs

2626. D'après 'Umm Habîba bint Abou Soufyân (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) venant me voir, je lui
demanda: "Eprouves-tu quelque inclination envers ma soeur, la fille de Abou Soufyân?" - "Pour quoi

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faire?", répliqua le Prophète. - "Pour la prendre en mariage!", répondis-je. - "Désires-tu cela vraiment?",
demanda le Prophète. - "Oui, répondit-elle, car je ne suis pas ta seule femme et ma soeur est celle avec
qui je préfère le plus partager mon bonheur". - "Il m'est illicite de l'épouser", répondit le Prophète. -
"Mais, il est parvenu à ma connaissance que tu avais demandé la main de Durra bint 'Abî Salama". - "La
fille de Oum Salama!", s'écria le Prophète. - "Oui", repris-je. - "Même si elle n'était pas la fille de ma
femme, élevée dans mon giron, je n'aurais pas le droit de l'épouser, car elle est la fille de mon frère de
lait. Thuwayba m'a allaité comme elle a allaité Abû Salama (le père de Durra). Ne me proposez jamais le
mariage avec vos filles ni vos soeurs".

Allaitement de l'homme adulte

2636. D'après 'Aïcha (raa), Sahla bint Suhayl vint dire au Prophète (s.a.w.): "O Envoyé d'Allâh! Je
remarque les signes du mécontentement sur la figure de Abou Houdhayfa (mon époux) de la présence
fréquente de Sâlim, son allié, chez nous". Le Prophète (s.a.w.) lui dit: "Allaite-le (pour qu'il lui soit un fils
de lait, interdit en mariage)". - "Et comment allaiterai-je un adulte pareil?" Le Prophète (s.a.w.) sourit
(suivant la version rapportée par Ibn 'Abî 'Umar: Le Prophète rit) et dit: "Je sais bien que c'est un homme
adulte!" ajoute dans sa version: "et qu'il avait pris part à la bataille de Badr".

Allaitement pour apaiser la faim

2642. 'Aisha (raa) a dit: le Prophète (s.a.w.) vint me trouver alors que je recevais la visite d'un homme,
ce qui entraîna sa gêne. Comme je lis la colère sur son visage, je lui dis: "O Envoyé d'Allâh! C'est mon
frère de lait". - "Ne considérez personne comme votre frère de lait que s'il a partagé le même sein que
vous jusqu'à satiété.

L'enfant appartient au lit conjugal. Il faut éviter tout soupçon

2645. D'après 'Aïcha (raa): Une dispute s'était élevée entre Sa'd Ibn 'Abî Waqqâs et 'Abd Ibn Zam'a au
sujet d'un gamin. - "O Envoyé d'Allâh, dit Sa'd, c'est le fils de mon frère 'Utba Ibn 'Abî Waqqâs, il me l'a
recommandé (in extremis) en disant que c'était son fils. Vois, du reste, comment il lui ressemble". -
"C'est mon frère, ô Envoyé d'Allâh, objecta 'Abd Ibn Zam'a, il est né du lit de mon père et de son
esclave". Examinant alors l'enfant, le Prophète (s.a.w.) distingua une ressemblance frappante à
Cependant, il dit: "Il est bien à toi, ô l'enfant appartient au lit; et l'adultère mérite la lapidation. Voile-toi
devant cet enfant, ô Sawda bint Zam'a!"

2646. D'après Abou Hourayra (raa), le Prophète (s.a.w.) a dit: "L'enfant appartient au lit conjugal et le
fornicateur doit être lapidé".

Attribuer l'enfant à celui qui le reconnaît par des signes extérieurs

2647. 'Aïcha (raa) a dit: l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.), réjoui et ayant le visage radieux de joie, pénétra chez
moi un jour et dit: "N'as-tu pas vu que Mujazzaz, regardant les pieds de Zayd Ibn Hâritha et de Ousâma
Ibn Zayd, avait dit: "Voilà des pieds qui ressemblent les uns aux autres".

Séjour du mari chez ses deux épouses, après le mariage, l'une étant vierge et l'autre autrefois
mariée

2654. D'après Anas Ibn Mâlik (raa), Selon la Sunna, quand un homme marié prend une autre femme
vierge comme épouse, il doit rester auprès d'elle sept jours (avant de retourner chez sa première
femme), et quand un homme déjà marié avec une vierge, contracte un second mariage avec une femme
qui était autrefois mariée, il doit rester trois jours auprès d'elle (avant de retourner à son premier lit).

Tolérance à une femme de céder sa nuit à sa co-épouse

2657. 'Aïcha (raa) a dit: "Je n'ai jamais trouvé une femme qui m'aime plus que Sawda bint Zam'a que j'ai
désiré avoir le même caractère qu'elle. Elle était pleine d'ardeur et arrivait à se maîtriser". Devenue
âgée, elle céda le jour que l'Envoyé d'Allâh devait passer avec elle à 'Aïcha, en disant: "O Envoyé d'Allâh!
J'ai cédé le jour que tu me consacres à 'Aïcha". Le Prophète (s.a.w.) accordait alors à 'Aïcha son jour et

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celui de Sawda.

2658. 'Aïcha (raa) a dit: Je jalousais les femmes qui s'offrent elles-mêmes à l'Envoyé d'Allâh et disais:
"Comment une femme ose-t-elle faire don d'elle-même ainsi?" Quand Allâh révéla ce verset: ' Tu fais
attendre qui tu veux d'entre elles et tu héberges chez toi qui tu veux. Puis il ne t'est fait aucun grief si tu
invites chez toi l'une de celles que tu avais écartées... ', je dis: "Il me semble que ton Seigneur se hâte
de satisfaire tes désirs".

2660. d'après 'Atâ': Nous prîmes part avec Ibn 'Abbâs à des obsèques tenus à Sarif. "C'est l'une des
femmes, dit Ibn 'Abbâs, du Prophète (s.a.w.). Quand vous porterez son cercueil, ne l'agitez pas, ne le
secouez pas; mais, procédez avec douceur. Le Prophète (s.a.w.) avait neuf femmes; il consacrait une nuit
à chacune de ses huit femmes; exception faite de l'une d'elles à laquelle il ne consacrait aucune nuit (il
s'agit de Sawda qui devenue âgée, cédait aux autres épouses les nuits que le Prophète devait passer
avec elle)".

Recommandation d'épouser la femme pieuse

2661. D'après Abou Hourayra (raa), le Prophète (s.a.w.) a dit: "La femme est demandée en mariage pour
l'une des quatre qualités suivantes: sa richesse, sa noblesse, sa beauté et sa piété. Choisis la pieuse;
pour acquérir la félicité".

Bienveillance à l'égard des femmes

2669. D'après Abou Hourayra (raa), L'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "La femme est pareille à la côte. Si tu
essaies de la redresser, tu risques de la briser; et si tu la laisses comme elle est, tu en jouiras malgré sa
courbure qui persistera".

Ne fût-ce Eve, nulle femme n'aurait trahi son mari

2673. D'après Abou Hourayra (raa), le Prophète (s.a.w.) a dit: "Si ce n'était Eve, aucune femme n'aurait
trompé son mari".

Le Divorce
Interdiction du divorce d'une femme qui a ses menstrues, sinon le divorce est valable mais on
ordonne à l'homme de la reprendre

2675. Ibn 'Omar (raa) rapporte avoir répudié sa femme pendant qu'elle était indisposée, du temps de
l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.). Son père, 'Omar Ibn Al-Khattâb, ayant questionné le Prophète (s.a.w.) à ce
sujet, le Prophète (s.a.w.) répondit: "Ordonne-lui de révoquer ce divorce et de la garder jusqu'à ce
qu'elle termine ses menstrues, puis qu'elle les ait de nouveau, puis qu'elle les termine encore une fois. Et
alors, qu'il la garde s'il le veut, ou qu'il la répudie s'il le veut, mais que ce soit avant de la toucher. Tel est
le délai de viduité qu'Allâh, l'Exalté, a imposé pour que le mari puisse répudier sa femme".

Comment expier le fait d'avoir dit à sa femme: "Tu m'es défendue" sans toutefois l'avoir
répudiée

2692. D'après Ibn 'Abbâs (raa), Le fait de déclarer que sa femme lui est illicite, peut être expié. Puis, Ibn
'Abbâs récita ce verset: En effet, vous avez dans le Messager d'Allâh un excellent modèle (à suivre), ...

2694. D'après 'Aïcha (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) avait l'habitude de rester longtemps chez Zaynab
bint Jahch et de boire du miel. Hafsa et moi, dit 'Aïcha, nous nous entendîmes de dire au Prophète
(s.a.w.) quand il viendra chez l'une de nous deux: "je trouve que tu sens le Maghâfîr (Plante
mucilagineuse à saveur agréable, mais malodorante). Est-ce que tu as mangé du Maghâfîr?". Quand il
pénétra chez l'une d'elles, elle lui dit cela. Et lui de répondre: "Non, mais j'ai bu du miel chez Zaynab bint
Jahch et je ne le boirai plus". Les suivants versets furent alors révélés: de Pourquoi, en cherchant
l'agrément de tes femmes, t'interdis-tu ce qu'Allâh t'a rendu licite?... jusqu'à Si vous vous repentez à

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Allâh... au sujet de 'Aïcha et de Hafsa, et Lorsque le Prophète confia un secret à l'une de ses épouses...
au sujet de cette parole: "mais j'ai bu du miel".

Donner le choix à la femme de rester ou de partir n'est pas une répudiation

2696. D'après 'Aïcha (raa), Quand l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) reçut d'Allâh l'ordre d'offrir à ses femmes de
choisir (entre leur union avec lui ou bien les biens de ce monde au lieu de ceux de la vie future), il vint
me trouver la première et me dit: "Je vais t'entretenir d'une affaire, mais ne te hâte pas de me répondre
tant que tu n'auras pas consulté tes parents". Or il savait bien que ni mon père, ni ma mère ne
m'engageraient à me séparer de lui. Puis, il poursuivit: "Allâh, l'Exalté a dit: O Prophète! Dis à tes
épouses: Si c'est la vie présente que vous désirez et sa parure, alors venez! Je vous donnerez (les
moyens) d'en jouir et vous libérerez (par un divorce sans préjudice). Mais si c'est Allâh que vous voulez
et Son Messager ainsi que la demeure dernière, Allâh a préparé pour les bienfaisantes parmi vous une
énorme récompense". - "A quoi bon, lui répondis-je, consulter mon père et ma mère, puisque c'est Allâh,
Son Envoyé et la demeure dernière que je désire?" Les autres épouses du Prophète (s.a.w.) firent de
même.

2697. 'Aïcha (raa) a dit: L'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) demandait notre assentiment au jour fixé pour chacune
de nous, depuis la révélation de ce verset: Tu fais attendre qui tu veux d'entre elles et tu héberges chez
toi qui tu veux... - "Et toi, lui demanda Mu'âdha, que répondais-tu à l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) quand il te
demandait la permission d'aller passer la nuit chez l'une de ses autres femmes?" - "Je lui disais, répliqua-
t-elle, si cela dépend de moi, je ne donnerai la prédilection à aucune sur moi".

2698. 'Aïcha (raa) a dit: "L'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) nous proposa le choix (du divorce). Mais, nous n'avons
pas considéré cela comme une répudiation".

Serment fait de ne plus s'approcher des femmes et de leur donner le choix, et ces paroles
divines; "Mais si vous vous soutenez l'une l'autre contre le Prophète..."

2704. 'Omar Ibn Al-Khattâb (raa) a dit: Lorsque le Prophète (s.a.w.) eut décidé de se priver de ses
femmes pour quelque temps, j'entrai à la mosquée et trouvai les gens tout pensifs et inquiets (les yeux
fixés par terre en frappant le sol de coups de pierres). Ils disaient: "L'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a répudié
ses femmes!" Ceci se passait avant la révélation du verset imposant le port du voile. Je me dis alors: "Je
dois absolument savoir aujourd'hui la raison de cela". poursuivit: J'entrai chez 'Aïcha et lui dis: "O fille de
Abou Bakr! Oses-tu nuire à l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.)?" Elle répondit: "Pourquoi te mêles-tu de mes
affaires, ô Ibn Al-Khattâb? Occupe-toi plutôt de ta fille (Hafsa)! (également épouse du Prophète)" Je me
rendis chez Hafsa bint et lui dis: "O Hafsa! Comment oses-tu nuire à l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.)? Par Allâh,
je sais que le Prophète (s.a.w.) ne t'aime pas et sans moi, il t'aurait répudiée". Et Hafsa de se mettre à
pleurer. Je lui demandai: "Où est l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.)?" - "Il est dans son belvédère". Je me rendis
chez lui et trouvai Rabâh, le domestique de l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) assis sur le seuil du belvédère,
pendant ses pieds sur un tronc d'arbre creux dont l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) se sert pour accéder ou
descendre de son belvédère. Je l'appelai: "O Rabâh! Demande-moi l'autorisation d'entrer chez l'Envoyé
d'Allâh (s.a.w.)!" Le serviteur regarda tantôt à moi tantôt au belvédère sans dire un mot. Je réitérai ma
demande "O Rabâh! Demande-moi l'autorisation d'entrer chez l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.)!" et comme je ne
reçus aucune réponse, je m'écriai pour la troisième fois: "O Rabâh! Demande-moi l'autorisation d'entrer
chez l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.), je crois que le Prophète (s.a.w.) pense que je suis venu pour lui parler au
sujet de Hafsa. Par Allâh, s'il m'ordonne de couper le cou à Hafsa, je le ferais". Je haussai la voix, et alors
il me fit signe de monter. J'entrai chez l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) et le trouvai étendu sur une natte. Je
m'assis et lui de se couvrir de son izâr qu'il portait seulement. Je vis alors les traces de la natte
dessinées sur son flanc. Je regardai dans la chambre de l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) et ne trouvai qu'une
poignée d'orge et une autre d'acacia blond (servant au tannage), ainsi qu'une peau suspendue qui n'a
pas encore été tannée. A cette scène, je ne puis pas retenir mes larmes. "Pourquoi pleures-tu, ô Ibn Al-
Khattâb?", demanda le Prophète. Je répondis: "O Prophète d'Allâh! Et comment ne pas pleurer en voyant
les traces qu'a laissée la natte sur ton flanc et ce belvédère qui ne contient presque rien. Comment ne
pas pleurer en comparant ta situation - toi l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) et Son élite, dans ta petite chambre -
à celle de César ou Cosroès qui jouissent des fruits et des ruisseaux?" - "O Ibn Al-Khattâb, répliqua le
Prophète, ne consens-tu pas que nous aurons la vie future et qu'ils ont ce bas monde?" - "Si," dis-je.
Lorsque je pénétrai chez lui, poursuivit je pus remarquer les signes du mécontentement sur son visage et
je lui dis: "O Envoyé d'Allâh! Pourquoi éprouves-tu trop de peine au sujet des femmes? Si tu les avais
répudiées, Allâh est avec toi ainsi que Ses Anges, Gabriel, Mikâ'îl, ainsi que moi, Abou Bakr et tous les
Croyants". Jamais auparavant - Allâh merci - je n'ai eu, en parlant, un tel désir de recevoir une
confirmation divine pour mes propos. Plus tard, le verset du libre arbitrage fut révélé: S'il vous répudie, il

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se peut que son Seigneur lui donne en échange des épouses meilleures que vous... et: Mais si vous vous
soutenez l'une l'autre ('Aïcha et Hafsa) contre le Prophète, alors ses alliés seront Allâh, Gabriel et les
vertueux d'entre les Croyants et les Anges sont par surcroît (son) soutien. 'Aïcha bint Abou Bakr et Hafsa
soutenaient l'une l'autre contre les autres épouses du Prophète (s.a.w.). Je lui dis: "O Envoyé d'Allâh! Les
as-tu répudiées?" - "Non", me répondit-il. "O Envoyé d'Allâh, poursuivis-je, je suis entré dans la mosquée
et j'ai trouvé les musulmans anxieux, pensifs, disant: 'L'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a répudié ses femmes!'.
Puis-je descendre leur annoncer que tu ne les as pas répudiées?". Il me répondit: "Oui, si tu veux". Je ne
cessai de m'entretenir avec lui jusqu'à ce que j'ai vu disparaître les traces de la colère de son visage, il a
même souri et ri. L'Envoyé d'Allâh avait la plus belle bouche. Puis, le Prophète (s.a.w.) descendit et je
descendis à mon tour, en me collant au tronc, tandis que lui, il descendit si aisément sans le toucher
comme s'il marchait sur la terre. Je lui dis: "O Envoyé d'Allâh! Mais tu n'avais passé que vingt-neuf jours
dans ton belvédère!" (le Prophète avait décidé de se retirer pour un mois) Il répondit: "Le mois parfois
est de vingt-neuf jours!" Alors, je me tins sur la porte de la mosquée et je m'écriai à voix haute:
"L'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) n'a pas répudié ses femmes!" A cette occasion, Allâh révéla ce verset: Quand
leur parvint une nouvelle rassurante ou alarmante, ils la diffusent. S'ils la rapportaient au Messager et
aux détenteurs du commandement parmi eux, ceux d'entre eux qui cherchent à être éclairés, auraient
appris (la vérité de la bouche du Prophète et des détenteurs du commandement)... Dans cette affaire,
poursuivit j'étais celui qui eut appris la vérité (parmi ceux qui cherchent à être éclairés) et Allâh a révélé
le verset du libre arbitrage.

Achèvement de la période de viduité d'une veuve ou d'une divorcée après l'accouchement

2728. 'Umar Ibn 'Abdoullâh écrivit à 'Abdoullâh Ibn 'Utba, l'informant que Subay'a lui avait raconté
qu'elle était mariée à Sa'd ibn Khawla des Banû 'Amir Ibn Lu'ayy, un de ceux qui avaient assisté à la
journée de Badr. Sa'd mourut pendant le Hajj d'adieu, la laissant enceinte. Peu de temps après la mort
de son mari, Subay'a accoucha. Quand elle fut relevée de ses couches, elle se para dans l'intention de se
remarier. Mais, un homme des Banû 'Abd Ad-Dâr, Abou As-Sanâbil Ibn Ba'kak, vint alors la trouver et lui
dit: "Pourquoi cette parure? As-tu donc le désir de te marier? Par Allâh! Tu ne seras pas mariable avant
l'écoulement de quatre mois et dix jours". Ayant entendu ces propos, Subay'a poursuivit, le soir, je mis
mes vêtements de sortie et me rendis chez l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.), que j'interrogeai sur ce point (de
droit). Il m'informa que j'étais mariable du jour où j'avais accouché et me dit de me marier si je veux".

2729. D'après Oum Salama, Subay'a Al-'Aslamiyya accoucha quelques jours après la mort de son mari.
Ayant consulté l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) à ce sujet, il lui recommanda de se marier.

Obligation de rester en deuil de son mari pendant la période de viduité et interdiction de


porter le deuil plus de trois jours

2730. D'après 'Umm Habîba, la femme du Prophète (raa), Zaynab bint 'Abî Salama a rapporté ce qui suit:
Je me rendis chez 'Umm Habîba, la femme du Prophète, quand elle avait perdu son père, Abou Soufyân.
'Umm Habîba demanda qu'on lui apportât un parfum de couleur jaune, "Khalûq" ou autre, puis elle en
oignit une de ses suivantes. Ensuite, elle passa ses mains sur ses joues et dit: "Par Allâh! Je n'ai pas
besoin de me parfumer, mais j'ai entendu l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) dire sur le minbar qu' une femme qui
croit en Allâh et au Jour Dernier ne devait pas prendre le deuil plus de trois jours, à moins qu'il ne s'agît
de son mari, dans ce cas, le deuil est de quatre mois et de dix jours".

2731. D'après Zaynab bint Jahch (raa): Zaynab bint 'Abî Salama a dit: Je me rendis chez Zaynab bint
Jahch après la mort de son frère. Elle demanda un parfum, s'en oignit et dit: "Par Allâh! Je n'ai pas
besoin de me parfumer, mais j'ai entendu l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) déclarer en chaire qu' une femme qui
croit en Allâh et au Jour Dernier ne devait pas prendre le deuil plus de trois jours, à moins qu'il ne s'agît
de son mari et dans ce cas, le deuil est de quatre mois et de dix jours".

2732. D'après Oum Salama (raa), une femme vint dire à l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.): "O Envoyé d'Allâh, ma
fille vient de perdre son mari et elle souffre des yeux. Peut-elle les enduire de koheul?" - "Non", répondit
l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.), à deux ou trois reprises, pour insister sur son refus. Puis, il ajouta: "La durée du
deuil est de quatre mois et de dix jours. Avant l'Islam, vous femmes, vous lanciez du crottin à la fin de
l'année". (acte de l'époque antéislamique par lequel la femme annonçait la fin de son deuil)

2739. D'après 'Umm 'Atiyya (raa), Le Prophète (s.a.w.) a déclaré qu' il n'était pas permis à la femme de
porter le deuil plus de trois jours, sauf pour son mari; dans ce cas, le deuil est de quatre mois et de dix
jours. Il ne lui est pas permis non plus de se vêtir des vêtements teints, à moins qu'ils ne fussent en
étoffes dites 'asb; d'enduire ses yeux de koheul ou de se parfumer, sauf d'un petit peu de qust ou de

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'azfâr, après la cessation de ses menstrues.

L'Anathème
2741. D'après Sahl Ibn Sa'd As-Sâ'idî (raa), 'Uwaymir Al-'Ajlânî vint trouver 'Asim Ibn 'Adî Al-Ansâri et lui
dit: "O que penses-tu d'un mari qui trouve un homme avec sa femme? Doit-il tuer cet homme et
s'exposer par conséquent à la peine du talion, ou que doit-il faire? O pose-moi cette question à l'Envoyé
d'Allâh (s.a.w.)". soumit la question à l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) qui fut contrarié qu'on lui posât de telles
questions et les désapprouva, au point que fut très peiné d'entendre de tels propos de l'Envoyé d'Allâh
(s.a.w.). Quand rentra chez lui, vint l'y trouver et lui dit: "O qu'est-ce que t'a dit l'Envoyé d'Allâh
(s.a.w.)?" - "Rien de bon, répondit l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a été offusqué de la question que je lui avais
posée". - "Par Allâh!, s'écria je n'aurai de cesse tant que je ne l'aurai pas interrogé là-dessus". se rendit
donc auprès du Prophète (s.a.w.) qui était entouré de fidèles et lui dit: "O Envoyé d'Allâh, que penses-tu
d'un mari qui trouve un homme avec sa femme? Doit-il le tuer et s'exposer à la peine du talion ou que
doit-il faire?" - "Allâh, répondit l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.), a révélé des versets du Coran à ton sujet et au
sujet de ta compagne. Va donc la chercher et amène-la". Les deux époux, dit Sahl, prononcèrent la
formule de l'anathème en ma présence, car j'étais parmi les fidèles auprès de l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.).
Quand ils eurent achevé leurs serments, dit: "Je lui aurais menti, ô Envoyé d'Allâh, si je la gardais". Et il
la répudia, par trois fois, sans attendre que l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) lui en donna l'ordre.

2742. Sa'îd Ibn Jubayr a dit: Pendant le gouvernement de Mus'ab, on m'a interrogé au sujet des
conjoints qui doivent - l'épouse étant accusée d'adultère - se lancer les serments d'anathème;
prononcera-t-on la séparation entre eux? Comme je ne savais pas comment répondre, je me rendis chez
Ibn 'Omar à La Mecque. Là-bas, je dis au serviteur: "Demande-moi la permission d'entrer". - "Mais il fait
la sieste!", répondit-il. - "Ibn Jubayr, c'est toi?", s'enquit de l'intérieur mon hôte qui eut reconnu ma voix.
- "Oui", répondis-je. - "Entre donc! Par Allâh, à une telle heure, ce n'est qu'une question urgente qui t'a
amené ici". Quand je fus entré, je trouvai Ibn 'Omar étendu sur un bât et se servant d'un oreiller bourré
de fibres de palmiers. - "Abou 'Abdourrahmân!, demandai-je, les époux qui prononcent les serments
d'anathème (pour confirmer ou dénier l'acte d'adultère), doivent-ils se séparer?" - Gloire et pureté à
Allâh! Oui! Cette question a été posée la première fois au Prophète par untel Ibn untel; celui-ci s'était
exprimé comme suit: O Envoyé d'Allâh, que penses-tu du mari qui voit sa femme commettre le grand
péché (d'adultère)? Ce serait une affaire épineuse et pesante, aussi difficile à en parler qu'à la laisser
passer sous silence! - Le Prophète (s.a.w.) garda le silence et s'abstint de répondre. Plus tard, l'homme
vint trouver le Prophète et lui dit: Me voici éprouvé personnellement par la même question sur laquelle je
m'enquérais auparavant! - Des versets traitant cette cause furent révélés dans la sourate An-Nûr: Et
quant à ceux qui lancent des accusations contre leurs propres épouses,... Le Prophète récita ces versets à
l'homme et procéda à calmer sa révolte par les conseils et le rappel des prescriptions et des
recommandations divines. Il lui fit savoir que le châtiment de l'ici-bas est beaucoup moins pénible que
celui de l'au-delà -'Non, par Celui qui t'a envoyé avec la Vérité, je n'ai point menti sur son compte', dit
l'homme. Le Prophète fit ensuite venir la femme accusée d'adultère, l'exhorta de même, lui rappela les
prescriptions et les recommandations divines et l'avisa que le châtiment de l'ici-bas est beaucoup moins
pénible que celui de l'au-delà. 'Non, par Celui qui t'a envoyé avec la Vérité, il est menteur', s'exprima-t-
elle. Le Prophète commença, alors, par l'époux: celui-ci fit une quadruple attestation par Allâh qu'il est du
nombre des véridiques et la cinquième est que la malédiction d'Allâh tombe sur lui s'il est du nombre des
menteurs. A son tour, la femme atteste quatre fois par Allâh qu'il (son mari) est certainement du nombre
des menteurs et la cinquième (attestation) est que la colère d'Allâh soit sur elle, s'il était du nombre des
véridiques. Le Prophète prononça enfin la séparation des deux conjoints.

2750. Ibn 'Abbâs (raa) a dit: Comme on fit mention de l'anathème proférée réciproquement par les deux
époux quand la femme est accusée d'adultère, en présence du Prophète (s.a.w.), 'Asim Ibn 'Adî dit
quelque chose à ce sujet, puis partit. Un homme de sa tribu vint alors le trouver et se plaignit d'avoir
trouvé un homme avec sa femme. "Cette épreuve, lui dit ne m'arrive qu'à cause de ce que j'ai dit". Puis,
il l'emmena chez le Prophète (s.a.w.) à qui le mari raconta dans quelle situation il avait trouvé sa femme.
Or cet homme avait le teint très jaune, le corps maigre et les cheveux lisses tandis que celui qu'il
prétendait avoir trouvé chez sa femme était corpulent, brun et fort en chair. "Grand Allâh, s'écria le
Prophète (s.a.w.), fais éclater la vérité!" La femme accoucha d'un enfant qui ressemblait à l'homme que
le mari avait dit avoir trouvé chez sa femme. L'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) leur fit prononcer les serments
d'anathème. Un homme qui se trouvait à cette réunion dit à Ibn 'Abbâs: "La femme en question n'est-elle
pas celle à propos de laquelle le Prophète (s.a.w.) a dit: "Si jamais j'avais dû faire lapider quelqu'un sans
preuve, c'eût été cette femme-là". - "Non, répondit Ibn 'Abbâs, il s'agissait d'une femme qui scandalisait
l'Islam par sa conduite".

2755. D'après Al-Mughîra Ibn Chu'ba (raa), Sa'd Ibn 'Ubâda a dit: "Si je trouvais un homme avec ma

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femme, je le frapperais de mon sabre et pas avec le plat de la lame". L'Envoyé d'Allâh (s.a.w.), ayant eu
connaissance de ces propos, dit: "Vous êtes étonnés de la jalousie de Sa'd? Par Allâh, je suis plus jaloux
que lui et Allâh est encore plus Jaloux que moi. C'est à cause de Sa jalousie qu'Allâh a interdit les
turpitudes aussi manifestes que secrètes. Nul être n'est plus jaloux qu'Allâh. Personne n'aime autant
qu'Allâh l'excuse et c'est à cause de cela qu'Il a envoyé des prophètes pour promettre des récompenses
et menacer de châtiments. Personne n'aime plus que Lui la louange et c'est pour cela qu'Allâh a promis le
Paradis".

2756. D'après Abou Hourayra (raa), un homme des Banû Fazâra vint trouver le Prophète (s.a.w.) et lui
dit: "Ma femme a accouché d'un enfant noir". - "As-tu des chameaux?", demanda le Prophète (s.a.w.). -
"Oui", répondit l'homme. - "Et de quelle couleur sont-ils?", ajouta le Prophète. - "Roux", répliqua
l'homme. - "Y en a-t-il parmi eux de gris?", reprit le Prophète. - "Oui", dit l'homme. - "Et comment cela
se fait-il?", demanda le Prophète. - "Peut-être est-ce un phénomène d'atavisme", reprit l'homme. -
"Alors, répliqua le Prophète, peut-être en est-il de même pour ton fils".

L'Affranchissement
2758. D'après Ibn 'Omar (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "Celui qui affranchit un esclave pour la part
qu'il en possède et qui disposait de la somme nécessaire pour compléter l'affranchissement, doit faire
estimer à sa juste valeur cet esclave et donner à chacun de ses coassociés la somme qui leur revient
pour affranchir complètement cet esclave. Si ses ressources ne lui permettent pas d'agir ainsi l'esclave
restera affranchi partiellement".

Esclave qui peut gagner de son travail

2759. D'après Abou Hourayra (raa), le Prophète (s.a.w.) a formulé la règle suivante au sujet de l'esclave
appartenant à deux copropriétaires et que l'un d'eux a affranchi pour sa part: Cet esclave doit être
affranchi par lui complètement s'il dispose de l'argent nécessaire (pour rembourser la part du partenaire).

Le droit de patronage appartient à celui qui affranchit

2761. D'après Ibn 'Omar, 'Aïcha voulut acheter une esclave pour l'affranchir. Les maîtres de l'esclave lui
dirent: "Nous te la vendrons à la condition de garder le droit de patronage (recevoir l'héritage)". 'Aïcha
ayant mentionné cela au Prophète (s.a.w.), celui-ci lui dit: "On ne saurait te priver de ce droit, car le
droit de patronage appartient à celui qui affranchit".

Interdiction de vendre le droit de patronage ou de l'offrir

2770. Ibn 'Omar (raa) a dit: L'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a interdit l'aliénation du droit de patronage par
vente et par donation.

Mérite de l'affranchissement

2775. D'après Abou Hourayra (raa): le Prophète (s.a.w.) a dit: "Si quelqu'un affranchit un esclave
musulman; Allâh délivrera du feu de l'Enfer un de ses membres, contre chacun des membres de
l'esclave".

Ventes
Interdiction de la mulâmasa et de la munâbadha

2780. D'après Abou Hourayra (raa) le Prophète (s.a.w.) a prohibé la vente dite Al-Mulâmasa (conclure la
transaction dès que l'acheteur eut touché l'article sans pouvoir l'examiner de près) et celle dite Al-
Munâbadha (quand deux hommes se lancent les articles à vendre, la vente s'effectue ainsi sans examen
et sans acception réciproque).

2782. Abou Sa'îd Al-Khoudri (raa) a dit: L'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) nous a interdit deux sortes de ventes et
deux façons de se vêtir. Pour ce qui est des ventes, il a interdit Al-Mulâmasa (laisser l'acheteur toucher
l'article sans la lui laisser voir) et Al-Munâbadha (étaler un article à vendre sans laisser au client le temps

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de la palper ou de l'examiner).

Interdiction de la vente de la portée d'une chamelle avant que celle-ci ne mette bas

2784. D'après 'Abdoullâh Ibn 'Omar (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a interdit de vendre la portée d'une
chamelle avant que celle-ci ne mette bas.

Interdiction de la surenchère, de supplanter l'un l'autre et de la vente d'une femelle avant de


la traire

2788. D'après Abou Hourayra (raa) l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "Le musulman ne doit pas surenchérir,
en proposant un prix plus élevé que celui que son coreligionnaire a déjà proposé".

2792. D'après Ibn 'Omar (raa), Le Prophète (s.a.w.) a interdit le najch (le fait qu'un client surenchérit
pour tromper le reste de la clientèle sur la valeur d'une marchandise).

Interdiction d'aller au devant des caravanes

2793. D'après Ibn 'Omar (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a interdit d'aller au devant des marchandises et
a ordonné d'attendre qu'on les ait étalées sur les marchés. Ce hadith a été transmis en d'autres termes
employés par Ibn Namîr.

2794. D'après 'Abdoullâh Ibn Mas'oûd (raa) le Prophète (s.a.w.) a interdit d'aller au devant des
caravanes (avant que les marchandises ne soient exposées à la vente au marché).

Interdiction à un citadin de vendre à un bédouin

2798. D'après Ibn 'Abbâs (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a interdit d'aller au devant des caravanes et a
défendu au citadin de vendre à un bédouin (pour protéger les gens de passage et les naïfs de la
convoitise des courtiers qui ont pleine connaissance des cours pratiqués sur le marché).

2800. Anas Ibn Mâlik (raa) a dit: Il nous a été défendu qu'un citadin vende à un bédouin, même s'il était
son frère ou son père.

Cas de la femelle laissée quelques jours sans être traité et destinée à la vente

2802. D'après Abou Hourayra (raa) le Prophète (s.a.w.) a dit: "Celui qui achète une brebis dont on a
laissé le lait s'accumuler, qu'il l'emmène chez lui et qu'il la traie. Si cela lui plaît, il gardera la brebis, ou
bien, s'il le veut, il la rendra en donnant en échange de la traite un sâ' (mesure équivalente à 8 poignées
de moyenne grandeur) de dattes".

Interdiction de vendre ce qu'on a acheté avant d'en être le propriétaire

2807. D'après Ibn 'Abbâs (raa), le Prophète (s.a.w.) a dit: "Que celui qui a acheté des comestibles ne les
vende pas avant d'en avoir pris possession complète".

Droits des vendeurs et des acheteurs à l'option

2821. D'après Ibn 'Omar (raa), le Prophète (s.a.w.) a dit: "Le vendeur et l'acheteur ont droit à l'option
(conclure ou clore le marché) tant qu'ils ne se sont pas séparés, à moins que la vente ne soit à terme
(faite spécialement à option)".

Sincérité dans la vente

2825. D'après Hakîm Ibn Hizâm (raa) le Prophète (s.a.w.) a dit: "Les deux contractants d'une vente ont
le droit d'option jusqu'à ce qu'ils soient séparés. S'ils sont tous deux loyaux et francs, leur contrat sera

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béni; et s'ils dissimulent et mentent, la bénédiction sera ôtée de leur contrat".

Tromperie dans la vente

2826. D'après Ibn 'Omar (raa), un homme raconta au Prophète (s.a.w.) qu'il était victime de fraude dans
des ventes. Le Prophète (s.a.w.) répondit: "Quand tu conclus un contrat de vente, dis: Pas de tromperie".
Et l'homme de suivre cette recommandation: A la conclusion de chaque transaction, il dit: "Pas de
déception (Khiyâba)".

Interdiction de la vente des fruits avant qu'ils ne soient consommables

2827. D'après Ibn 'Omar (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a interdit la vente des fruits avant qu'ils ne
soient mûris et cette interdiction est adressée au vendeur ainsi qu'à l'acheteur.

2831. Jâbir (raa) a dit: Le Prophète (s.a.w.) nous a interdit de vendre les fruits avant leur mûrissement.

2833. Ibn 'Abbâs (raa) a dit: Le Prophète (s.a.w.) a interdit de vendre les dattes avant qu'ils ne fussent
mangeables et à moins qu'ils ne fussent pesés. J'ai dit alors: "Qu'est-ce que signifie "à moins qu'ils ne
fussent pesés"?". L'un des assistants dit alors: "A moins qu'ils ne fussent cueillis".

2834. D'après Abou Hourayra (raa) le Prophète (s.a.w.) a dit: "Ne vendez pas les fruits avant qu'ils ne
commencent à être mûrs".

Interdiction de vendre des dattes fraîches contre des dattes sèches, à l'exception de ceux
d'Al-'Arâyya

2838. D'après Zayd Ibn Thâbit (raa), L'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a toléré au propriétaire d'Al-'Arâyya (les
palmiers d'un jardin, dont a fait don aux pauvres) de vendre ses dattes encore sur le palmier contre une
quantité équivalente de dattes mûres (tamr) déjà cueillies.

2842. D'après Sahl Ibn 'Abî Hathma (raa) l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a interdit de vendre des fruits encore
sur l'arbre contre des dattes cueillies, en disant: "Telle est l'usure, telle est la Muzâbana (la vente des
dattes encore sur les palmiers contre des dattes mûres et cueillies et la vente des raisins non-cueillis
contre des raisins secs)!" Or, le Prophète en a fait exception pour Al-'Arâyya (les palmiers d'un jardin,
dont a fait don aux pauvres); les fruits d'un ou deux palmiers en ce cas peuvent être vendus alors qu'ils
sont encore sur l'arbre contre une quantité équivalente de dattes mûres de sorte que les bénéficiaires de
l'arbre mangeassent des fruits frais.

2845. D'après Abou Hourayra (raa) l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a toléré la vente des fruits d'Al-'Arâyya
quand il y en a cinq charges (quantité équivalente à 60 sâ') ou moins de cinq charges.

2846. D'après Ibn 'Omar (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a interdit la Muzâbana. La Muzâbana c'est la
vente de dattes encore sur l'arbre contre des dattes sèches mesurées, la vente de raisins secs mesurés
contre des raisins frais sur souche.

Celui qui vend des palmiers portant des dattes

2851. D'après Ibn 'Omar (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "Quand on vend des palmiers déjà
fécondés, les fruits appartiennent au vendeur, sauf stipulation contraire faite par l'acheteur".

Location de la terre

2861. D'après Jâbir Ibn 'Abdoullâh (raa), le Prophète (s.a.w.) a interdit la location des terres.

2879. Récit rapporté d'après Ibn 'Omar (raa): "Nous ne trouvions aucun inconvénient dans le métayage
(mode d'exploitation agricole, louage d'un domaine rural à un preneur qui s'engage à le cultiver sous
condition d'en partager les fruits et récoltes avec le propriétaire) jusqu'à l'an avant dernier quand Rafî' a
prétendu que l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) l'avait interdit".

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Don de la terre

2892. D'après Ibn 'Abbâs (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "Faire un acte de générosité à l'égard de
l'un de vos frères en lui octroyant la terre vaut mieux pour vous qu'exiger de lui une redevance
déterminée".

Irrigation
Contrat d'arrosage et plantation de la terre contre une partie du produit

2896. D'après Ibn 'Omar (raa), "L'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) exigea des gens de Khaybar la moitié des
produits du sol: fruits ou grains".

Mérite de la plantation et de la semence

2904. D'après Anas Ibn Mâlik (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "Chaque fois qu'un musulman plante
un arbre ou sème une semence, il aura à son actif comme aumône tout ce qui aura été mangé du produit
de cette plante par un oiseau, un homme ou un quadrupède".

Remise d'une redevance à la suite d'un fléau

2906. D'après Anas Ibn Mâlik (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a interdit la vente des dattes tant qu'ils ne
sont pas encore mûres. Et, comme on demanda à Anas: "Comment elles deviennent mûres?". Il répondit:
"Quand elles deviennent rouges ou jaunes". Puis, il ajouta: "Ne vois-tu pas que si Allâh empêche le fruit
(de mûrir), comment l'un de vous prendra-t-il injustement le bien d'autrui".

Recommandation de faire une remise d'une dette

2911. 'Aïcha (raa) a dit: L'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) entendit près de la porte le bruit d'une contestation
entre deux hommes qui élevaient la voix. L'un d'eux demanda qu'on réduisît sa dette ou qu'on lui
accordât des facilités de payement; alors que l'autre dit: "Non, par Allâh! Je n'en ferai rien". L'Envoyé
d'Allâh (s.a.w.) sortit et, se dirigeant vers eux, dit: "Où est celui qui jure par Allâh qu'il ne fera pas une
bonne action?". - "Moi, ô Envoyé d'Allâh", répondit l'un d'eux et il ajouta: "Je lui accorde celle des deux
options (réduction de la dette ou facilités de paiement) qu'il préfère".

2912. Ka'b Ibn Mâlik (raa) rapporte qu'il demandait le règlement d'une dette qu'il avait sur Ibn 'Abî
Hadrad. La scène se passait dans la mosquée du temps de l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.). Comme tous deux
élevèrent la voix, l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.), qui était dans sa chambre, les entendit; et vint les trouver.
Soulevant le rideau de sa chambre, il (s.a.w.) interpella Ka'b Ibn Mâlik. - "Hé! Ka'b", s'écria-t-il. - "Me
voici, ô Envoyé d'Allâh", répondit Ka'b. Le Prophète lui fit de la main signe de réduire la dette à sa moitié.
"C'est fait, ô Envoyé d'Allâh", dit Ka'b. - "Maintenant, dit l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) au débiteur, lève-toi et
paye-lui".

Le vendeur trouvant sa marchandise chez l'acheteur qui fait faillite, a le droit de la récupérer

2913. Abou Hourayra (raa) a dit: J'ai entendu l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) dire: "Celui qui trouve un bien
intact qui lui appartenait chez un homme en déconfiture, a plus de droit de le récupérer que tout autre".

Mérite de celui qui accorde un délai à un autre qui se trouvait en gêne

2917. D'après Houdhayfa (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: Ayant recueilli l'âme d'un homme qui
vivait avant vous, les Anges lui demandèrent: "As-tu fait un bien quelconque?" - Il leur répondit: "Non".
Ils répliquèrent: "Souviens-toi". - Il leur dit: "Je faisais des prêts aux gens et alors, je demandais à mes
commis d'accorder un délai à l'homme gêné et de faire remise à l'homme aisé". Allâh à Lui la puissance

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et la gloire dit aux Anges: "Faites-lui une remise (de ses péchés)".

2921. D'après Ibn Abou Mas'ûd (raa), L'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "On (c'est Allâh qu'il faut entendre
par ce pronom indéfini) demanda son compte à un homme qui vivait avant vous. On trouva qu'il n'avait
fait aucun bien, sauf qu'il faisait du commerce et qu'il était riche, alors il ordonnait à ses commis de faire
des réductions à ceux qui étaient dans la gêne". Allâh, à Lui la puissance et la gloire, dit: "C'est nous qui
avons plus de droit d'agir de la sorte, accordez à cet homme le pardon de ses fautes!"

2922. D'après Abou Hourayra (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "Il y avait un homme qui prêtait les
gens et qui disait à son commis: "Quand tu trouves un homme insolvable, fais-lui grâce (de sa dette),
afin qu'Allâh nous fasse grâce". Cet homme ayant rencontré Allâh, Celui-ci lui fait grâce.

Interdiction du retardement de s'acquitter d'une dette, la validité du mandat et son


acceptation

2924. D'après Abou Hourayra (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "L'homme solvable qui tarde à
s'acquitter commet une iniquité et si un homme riche parmi vous reçoit une délégation de créance sur un
homme insolvable, il doit l'accepter".

Interdiction de la vente et de la retenue d'un superflu d'eau dans un désert pour différents
buts et interdiction de vendre la saillie d'un étalon

2927. D'après Abou Hourayra (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "On ne doit pas refuser le superflu de
l'eau, pour ne pas empêcher le pâturage de pousser".

Interdiction de se servir du prix du chien, du salaire du devin et du gain de la prostituée.


Interdiction de vendre le chat

2930. D'après Abou Mas'ûd Al-Ansâri (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a interdit de prélever un prix pour
un chien, une rétribution pour la fornication et un salaire pour la divination.

Ordre de tuer les chiens puis son abrogation, interdiction d'élever des chiens à moins qu'ils ne
soient pour garder la plantation et les troupeaux ou pour la chasse

2934. D'après Ibn 'Omar (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) ordonna de tuer les chiens.

2940. D'après Ibn 'Omar (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "Quiconque se sert d'un chien, à moins que
ce ne soit un chien de berger ou un chien de chasse, diminue son contingent de bonnes oeuvres chaque
jour de deux qîrât".

2947. D'après Abou Hourayra (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "Quiconque détient un chien, à moins
qu'il ne soit un chien de chasse, de troupeau ou de champ, se verra retrancher chaque jour deux qîrât de
(la récompense de) ses oeuvres".

2951. D'après Sufyân Ibn 'Abî Zuhayr (raa), j'ai entendu l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) dire: "Quiconque
possède un chien dans un autre but que la garde de ses champs ou de ses troupeaux, verra la
récompense de ses oeuvres diminuée journellement d'un qîrât".

Gain licite de celui qui fait les saignées

2952. Anas Ibn Mâlik, interrogé au sujet du salaire des ventouses, répondit: "L'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) se
fit mettre des ventouses par Abou Tayba et lui donna (pour salaire) deux sâ' de nourriture, ordonna à ses
maîtres de diminuer la redevance qu'ils exigeaient de lui et dit: "Le remède le plus approprié, c'est
l'application des ventouses, ou c'est votre meilleur remède".

Interdiction de la vente du vin

2958. 'Aïcha (raa) a dit: Quand les derniers versets de la sourate Al-Baqara (la vache) furent révélés,

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l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) sortit (de son appartement) et les récita aux fidèles. Ensuite, il prohiba le
commerce du vin.

Interdiction de la vente du vin, de la bête morte, des porcs et des idoles

2960. Récit rapporté d'après Jâbir Ibn 'Abdoullâh (raa): Il a entendu l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) dire,
l'année de la conquête, alors qu'il était à La Mecque: "Allâh et Son Envoyé ont défendu la vente du vin,
des animaux crevés, du porc et des idoles". Et comme on lui disait: "O Envoyé d'Allâh que penses-tu des
graisses des animaux crevés, qui servent à enduire les vaisseaux, à graisser les peaux et à alimenter les
lampes du peuple?". - "Non, répondit-il, cela est interdit". Puis, l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) ajouta: "Qu'Allâh
maudisse les juifs! Quand Allâh, à Lui la puissance et la gloire, leur avait interdit l'usage des graisses des
animaux crevés; ils les ont fait fondre, les ont vendues et en ont employé le prix à leur subsistance".

2961. D'après (raa), Ibn 'Abbâs a dit: ayant appris que Samura avait vendu du vin, s'écria: "Qu'Allâh
maudisse Samura! Ne sait-il donc pas que l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: Qu'Allâh maudisse les juifs!
Bien qu'on leur ait interdit l'usage des graisses (des animaux crevés) et ils les ont fait fondre et les ont
vendues".

2962. D'après Abou Hourayra (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "Qu'Allâh maudisse les juifs! Bien
qu'Allâh leur ait interdit l'usage des graisses (des animaux crevés), ils les ont vendues et en ont mangé le
prix".

L'intérêt usuraire

2964. D'après Abou Sa'îd Al-Khoudri (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "Ne vendez l'or contre l'or
qu'égalité à égalité et que l'un de vous n'en donne pas plus que l'autre. Ne vendez l'argent contre l'argent
qu'égalité à égalité et que l'un de vous n'en donne pas plus que l'autre. Ne vendez aucun de ces (métaux
précieux) non présents contre un objet présent".

Change et vente de l'or contre l'argent

2968. D'après 'Omar Ibn Al-Khattâb (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "Echanger l'argent contre l'or,
comporte de l'usure à moins que l'échange ne soit fait simultanément. Echanger du froment contre du
froment, comporte de l'usure à moins que l'échange ne soit fait simultanément. Echanger de l'orge contre
l'orge, comporte de l'usure à moins que l'échange ne soit fait simultanément. Echanger des dattes contre
des dattes, comporte de l'usure à moins que l'échange ne soit fait simultanément".

Interdiction de la vente de l'argent contre l'or à terme

2975. D'après Al-Barâ' Ibn 'Azib (raa), Abou Al-Minhâl a dit: L'un de mes associés avait vendu des
dirhams en argent livrables à terme - ou au Hajj (temps de la livraison). Il vint me raconter cette affaire.
- "Une telle transaction est défendue", m'écriai-je. - "J'ai fait cette vente au marché et personne n'y a
trouvé à redire", répondit mon associé. Alors j'allai trouver Al-Barâ' Ibn 'Azib pour le questionner à ce
sujet. - "Quand le Prophète vint à Médine, répondit celui-ci, nous pratiquions ce mode de vente. Mais le
Prophète dit: Si le paiement est fait sur place, il n'y aura aucun inconvénient, mais si le paiement est
différé à terme, ce sera de l'usure. Va trouver Zayd Ibn Arqam et questionne-le là-dessus, car il est un
grand négociant". J'allai alors interroger Zayd Ibn Arqam qui me donna la même réponse.

2977. Abou Bakra (raa) a dit: l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a interdit la vente de l'argent contre l'argent et de
l'or contre l'or à moins qu'il ne soit égalité à égalité. Il nous a ordonnés d'acheter l'argent contre l'or
comme bon nous semble et d'acheter l'or contre l'argent comme bon nous semble. Un homme lui
demanda (au sujet du mode du paiement) - "De main en main", lui répondit-il. C'est ce que j'ai entendu
(de l'Envoyé d'Allâh)".

Vente de la nourriture égalité à égalité

2983. D'après Abou Hourayra (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) installa un agent des Banû 'Adî Al-Ansâri, à
Khaybar. Cet agent ayant venu avec des dattes d'une bonne espèce dite janîb, l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.)
lui demanda si toutes les dattes de Khaybar étaient de cette qualité. - "Non, par Allâh, ô Envoyé d'Allâh,

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répondit l'agent; en échange d'un sâ' de ces dattes, nous vendons deux sâ' d'une mauvaise qualité dite
jam'". - "Ne fais plus cela, répondit l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.), mais égalité à égalité, ou plutôt vends ces
dattes (de qualité médiocre) contre de l'argent, puis de cet argent achète de dattes (de bonne qualité).
C'est ainsi qu'on pèse".

2985. D'après Abou Sa'îd Al-Khoudri (raa): Bilâl ayant apporté au Prophète des dattes (de bonne qualité)
dites barnî, l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) lui demanda d'où provenaient ces dattes. - "J'avais, répondit Bilâl,
des dattes de mauvaise qualité et j'en ai vendu deux sâ' contre un sa' de barnî pour servir le Prophète
(s.a.w.)". L'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) s'écria alors: "Hélas! Mais c'est de l'usure pure! N'agis plus ainsi et, si
tu veux acheter des dattes (barnî), vends les dattes (de qualité médiocre) contre de l'argent et achète
ensuite des dattes (de qualité supérieure)".

2988. Abou Nadra a dit: J'ai interrogé Ibn 'Abbâs sur le troc de l'or contre l'or, de l'or contre l'argent ou
de l'argent contre l'or. Il m'a dit: "L'échange serait-il de main à main?". Quand j'ai répondu par
l'affirmative, il a dit: "Il n'y a pas de mal à le faire". J'ai informé alors Abou Sa'îd, en disant: "J'ai
interrogé Ibn 'Abbâs sur le troc de l'or contre l'or, de l'or contre l'argent ou de l'argent contre l'or. Il m'a
dit: "L'échange serait-il de main à main?". Quand j'ai répondu affirmativement, il a dit: "Il n'y a pas de
mal à le faire". Abou Sa'îd a dit: "Est-ce qu'il a dit cela vraiment?! Je lui écrirai à propos de cela: il ne doit
pas vous faire des fatwas. Par Allâh, un jour quelques jeunes gens ont apporté des dattes à l'Envoyé
d'Allâh (s.a.w.). L'ayant méconnu, le Prophète a dit: Il semble que ces dattes ne sont pas le produit de
notre terre. L'un d'eux a dit: 'La datte de notre terre, ou notre datte cette année était mauvaise, j'ai alors
pris cela (la datte de bonne qualité) contre une grande quantité de la nôtre'. Le Prophète s'écria donc:
'C'est de l'usure. N'agis jamais de la sorte. Au cas où tu aurais des doutes sur la qualité de tes dattes,
vends-les, puis achète les dattes bonnes que te semblent'.

2990. Abou Sa'îd Al-Khoudri (raa) a dit: "Dinar contre dinar et dirham contre dirham, égalité à égalité,
celui qui donne davantage ou demande davantage est, en effet, un usurier". Je lui fis observer qu'Ibn
'Abbâs ne s'était pas exprimé ainsi. "Alors, dit Abou Sa'îd, je rencontrai Ibn 'Abbâs et lui demandai s'il
avait entendu cette prescription de la bouche de l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) ou s'il l'avait trouvée dans le
livre d'Allâh, à Lui la puissance et la gloire". "Je n'ai pas entendu cela de la bouche de l'Envoyé d'Allâh et
je ne l'ai pas trouvé dans le livre d'Allâh, répondit-il, mais, c'est Ousâma Ibn Zayd qui m'a informé que le
Prophète (s.a.w.) avait dit: Il n'y a usure à moins qu'il n'y ait terme".

2991. D'après Ousâma Ibn Zayd (raa) le Prophète (s.a.w.) a dit: "Il n'y a usure à moins qu'il n'y ait
terme".

Le fait de prendre ce qui est licite et d'éviter les choses douteuses

2996. An-Nu'mân Ibn Bachîr (raa) a rapporté qu' il a entendu l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) dire (et An-
Nu'mân mit ses doigts sur ses oreilles): "Certes ce qui est licite est évident ainsi que ce qui est illicite.
Mais entre ces deux catégories, il y a des choses sur lesquelles on peut avoir des doutes et que peu de
gens les connaissent. Celui qui se garde des choses douteuses, préserve sa religion et son honneur. Celui
qui y tombe, commet ainsi un acte illicite, comme un pâtre qui mène son troupeau paître autour d'un
enclos risquant d'y pénétrer. N'est-ce pas chaque souverain a un domaine réservé! Or l'enclos d'Allâh
sont ses interdictions. En vérité, il y a dans le corps humain un organe, s'il est sain, le corps tout entier
sera sain, mais s'il est corrompu, tout le corps le sera entièrement. Eh bien il s'agit du coeur".

Emprunter quelque chose puis s'acquitter de sa dette de la meilleure façon. "Le meilleur de
vous est celui qui s'acquitte le mieux ses dettes"

3003. D'après Abou Hourayra (raa), Un homme étant venu réclamer rudement le règlement de sa
créance à l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.). Sur ce, les Compagnons du Prophète (s.a.w.) voulurent le châtier. Et
le Prophète (s.a.w.) de dire: "Le créancier a le droit de réclamer son dû. Qu'on lui achète un chameau
(d'un certain âge) et qu'on le lui donne". "Mais on n'en trouva qu'un meilleur chameau d'un âge plus
avancé". "Eh bien! qu'on le lui donne!, s'écria le Prophète, les meilleurs d'entre vous sont ceux qui
s'acquittent le mieux de leurs dettes".

Le gage et son autorisation étant en voyage ou dans la ville

3007. D'après 'Aïcha (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.), ayant acheté des grains d'un juif à terme, lui donna
sa cotte de mailles en fer comme gage.

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Le prêt

3010. Ibn 'Abbâs (raa) a dit: Quand le Prophète arriva à Médine, les gens prêtaient sur les fruits pour un
an ou deux ans. - "Que celui qui prête sur des dattes, dit alors le Prophète, le fasse après avoir
déterminer la mesure, le poids et le terme".

Interdiction de jurer dans la vente

3014. Abou Hourayra (raa) a dit: J'ai entendu l'Envoyé 'Allâh (s.a.w.) dire: "Le serment fait accroître le
débit de la marchandise, mais fait disparaître la bénédiction du bénéfice".

Retrait

3016. D'après Jâbir (raa), L'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "Celui qui a un associé à un terrain, une
demeure ou une palmeraie, n'a pas le droit de vendre avant de lui proposer l'achat. Si son associé veut
acheter, qu'ils concluent l'achat; et s'il refuse, le partenaire aura le droit de disposer du bien".

Plantation du bois dans le mur du voisin

3019. D'après Abou Hourayra (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "Que l'un de vous n'empêche pas son
voisin de planter une poutre dans son mur".

Interdiction de l'injustice et de la violation d'un terrain, ou d'autre chose

3020. D'après Sa'îd Ibn Zayd Ibn 'Amr Ibn Nufayl (raa), L'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "Celui qui
s'approprie injustement d'un empan d'un terrain, Allâh lui en fera un collier (de la pesanteur) de sept
terres".

3025. D'après 'Aïcha (raa), L'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "Celui qui s'approprie injustement d'un empan
de terre, on lui en fera un collier (de la pesanteur) de sept terres".

La largeur d'une route en cas de dispute

3026. D'après Abou Hourayra (raa), le Prophète (s.a.w.) a dit: "Lorsque vous vous disputez au sujet de la
largeur d'un chemin (séparant deux propriétés différentes), faites qu'elle soit de sept coudées".

Successions
Attribuez d'abord les réserves aux réservataires et ce qui restera sera pour le plus proche des
mâles

3027. D'après Ousâma Ibn Zayd (raa) le Prophète (s.a.w.) a dit: "Le musulman n'hérite pas de l'infidèle,
ni l'infidèle du musulman".

3028. D'après Ibn 'Abbâs (raa) le Prophète (s.a.w.) a dit: "Attribuez d'abord les réserves aux
réservataires et ce qui reste, sera pour le plus proche des mâles".

Succession du mort sans héritier direct

3031. Jâbir Ibn 'Abdoullâh (raa) a dit: Comme j'étais tombé malade l'Envoyé d'Allâh et Abou Bakr vinrent
à pied me rendre visite. Au moment où ils arrivaient, j'eus une syncope. L'Envoyé d'Allâh fit ses ablutions
et en répandit ensuite de l'eau sur moi. Je revins alors à moi et dis: "O Envoyé d'Allâh, que dois-je faire
au sujet de mes biens, comment en dois-je les distribuer aux héritiers?". Le Prophète ne me rien répondit

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jusqu'à la révélation du verset relatif aux successions: Ils te demandent ce qui a été décrété. Dis: Au
sujet du défunt qui n'a pas de père ni de mère ni d'enfant, Allâh vous donne Son décret:..

Le dernier verset révélé est celui de la succession du mort sans héritier direct

3036. D'après Al-Barâ' (raa), Le dernier verset révélé est: Ils te demandent ce qui a été décrété. Dis: Au
sujet du défunt qui n'a pas de père ni de mère ni d'enfant, Allâh vous donne Son décret:...

Les biens d'un mort doivent être attribués à ses successeurs

3040. D'après Abou Hourayra (raa), Quand on amenait un mort endetté à l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.), il
demandait: "A-t-il laissé quelque chose pour l'acquittement de ses dettes?" Si le mort avait laissé, il fit la
prière funéraire sur lui, sinon, il dit à ses Compagnons: "Faites vous-mêmes la prière funéraire pour votre
compagnon". Après qu'Allâh lui ait donné la victoire dans toutes ses conquêtes, l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.)
dit: "J'ai plus de droit sur les Croyants qu'ils n'en ont sur eux-mêmes. Celui qui meurt (indigent) en
laissant une dette, je me chargerai de son acquittement. Celui qui laisse des biens, ils iront à ses
successeurs".

Donations
Mépris d'acheter l'aumône que la personne a faite à une autre

3044. 'Omar Ibn Al-Khattâb (raa) a dit: Je fis don pour la guerre sainte d'un cheval racé qui
m'appartenait; mais, celui à qui il était échu, le laissait dépérir. Je voulus le récupérer pensant qu'il le
vendrait à bas prix et j'en parlai à l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) qui me dit: "Ne l'achète pas, ne reviens pas
sur ton aumône que tu as faite, car celui qui revient sur son aumône est comme le chien qui avale son
vomissement".

3046. D'après Ibn 'Omar (raa), 'Omar Ibn Al-Khattâb fit une aumône d'un cheval pour être monté dans
les combats dans le sentier d'Allâh; plus tard, le voyant vendu, il voulut le racheter et interrogea à ce
sujet l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.). "Ne le rachète pas, répondit celui-ci, et ne reviens pas sur ton aumône".

Interdiction de revenir sur sa donation ou sur son aumône, sauf si elles sont faites au fils

3048. D'après Ibn 'Abbâs (raa), le Prophète (s.a.w.) a dit: "Celui qui revient sur son aumône est
comparable au chien qui retourne à son vomissement pour le manger".

3050. D'après Ibn 'Abbâs (raa), le Prophète (s.a.w.) a dit: "Celui qui revient sur sa donation est
comparable à celui qui vomi; puis, mange son vomissement".

Il est blâmable de préférer un enfant aux autres dans la donation

3052. D'après An-Nu'mân Ibn Bachîr (raa), son père le conduisit auprès de l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) et
dit: "J'ai donné à mon fils que voici un esclave qui m'appartenait". - "As-tu également donné un à chacun
de tes enfants?", demanda l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.). - "Non", répondit Bachîr. "Eh bien! reprit l'Envoyé
d'Allâh (s.a.w.), reprends cet esclave".

Donation viagère ('umrâ)

3062. D'après Jabir bn 'Abdoullâh (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "Une donation mobilière viagère
appartient à celui qui la reçoit ainsi qu'à sa descendance et ne revient donc plus au donateur. C'est un
don auquel s'applique la règle de la succession.".

3073. D'après Abou Hourayra (raa), le Prophète (s.a.w.) a dit: "la donation mobilière viagère est
permise".

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Testaments
3074. D'après Ibn 'Omar (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "Un homme musulman qui possède un
bien dont il veut disposer par testament, n'a pas le droit de passer deux nuits sans que ses dispositions
ne soient mises par écrit par-devers lui".

Legs du tiers

3076. Sa'd Ibn 'Abî Waqqâs (raa)a dit: Pendant le Hajj d'adieu, l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) vint me rendre
visite au cours d'une maladie qui me mit à deux doigts de la mort. - "O Envoyé d'Allâh, lui dis-je, tu vois
à quel point je suis malade. Or j'ai une fortune et n'ai pour héritier qu'une fille unique; puis-je en faire
aumône des deux tiers?" - "Non", répondit le Prophète. - "De la moitié?", repris-je. - "Non, répliqua-t-il.
Donne le tiers et même le tiers est beaucoup. Il vaut mieux que tu laisses tes héritiers riches plutôt que
de les laisser dans la misère, obligés de tendre la main aux gens. Toute somme que tu dépenses en
ayant en vue la face d'Allâh, t'assurera une récompense, même la bouchée que tu mets dans la bouche
de ta femme". Je lui demandai: "O Envoyé d'Allâh, resterai-je (à La Mecque) après que mes compagnons
l'eurent quittée?". Il me répondit: "Si tu demeures dans cette ville pour faire des oeuvres pies en vue de
la face d'Allâh, cela te fera croître en degrés et en considération. Il se peut que tu demeures (en vie
longtemps) pour le profit de certains et le préjudice de certains autres. Grand Allâh! Parachève
l'Emigration de mes Compagnons et ne les fais pas revenir sur leurs pas. Le malheureux n'est autre que
Sa'd Ibn Khawla". (Plus tard) l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) fit son élégie, lorsqu'il mourut à La Mecque.

3080. Ibn 'Abbâs (raa) a dit: Si seulement les gens font le legs du quart au lieu du tiers, car l'Envoyé
d'Allâh (s.a.w.) a dit: "Le tiers et même le tiers est beaucoup".

Waqf (legs pieux)

3085. D'après Ibn 'Omar (raa), qui avait eu pour sa part une terre à Khaybar, vint trouver le Prophète
(s.a.w.) et lui demanda des instructions au sujet de laquelle. - "O Envoyé d'Allâh, lui dit-il, je possède
une terre à Khaybar et jamais je n'ai eu un bien qui me fût aussi précieux. Que m'ordonnes-tu d'en
faire?". - "Si tu veux, répondit le Prophète, immobilise le fonds et fait l'aumône de ses produits". fit
aumône de cette terre en stipulant qu'elle ne serait ni vendue, ni achetée, ni héritée, ni donnée. en fit
aumône pour les pauvres, les proches, l'affranchissement des esclaves, la voie d'Allâh, les voyageurs en
détresse et les hôtes. Il n'y a aucun mal à ce que celui qui administre le "waqf" mange de ses produits
selon le bon usage et qu'il en nourrisse un ami, pourvu qu'il ne thésaurise pas.

Celui qui ne possède pas de biens, qu'il ne fasse pas de legs

3086. D'après 'Abdoullâh Ibn 'Abî 'Awfâ (raa), Talha Ibn Musrif a dit: Je demandai à 'Abdoullâh Ibn 'Abî
'Awfâ (raa) si l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) avait fait un testament et il me répondit que non. - "Mais alors,
repris-je, pourquoi a-t-on prescrit aux musulmans de faire un testament? -et selon une variante: leur a-
t-on ordonné de faire un testament?". - "Le Prophète a fait son testament, répliqua-t-il, conformément au
Livre d'Allâh, qu'Il soit Loué et Exalté".

3087. D'après 'Aïcha (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) n'a légué ni un dinar, ni un dirham, ni une brebis, ni
un chameau, et donc il n'a pas fait de testament.

3089. D'après Sa'îd Ibn Jubayr, Ibn 'Abbâs dit: "Le jeudi, ah! ce qu'est le jeudi!". Et il se mit à pleurer si
fort, que ses larmes mouillèrent les cailloux du sol. Je lui dis: "O Ibn 'Abbâs et qu'en est-il du jeudi?". -
C'est le jour, reprit-il, où les souffrances de l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) devinrent plus vives; ce qui le
poussa à dire: "Qu'on m'apporte de quoi écrire, afin que je mette par écrit ce qui, dans l'avenir, vous
préservera de l'erreur". A ces mots, une discussion s'éleva; ce qui est inconvenant auprès d'un prophète.
On dit: "Est-ce qu'il a le délire? Demandez-lui des explications". Mais lui de dire: "Laissez-moi, ce qui
m'occupe maintenant vaut mieux que ce à quoi vous m'invitez. Je vous fais trois recommandations:
Expulsez de l'Arabie les polythéistes; accueillez dûment les députations qui viendront (vers vous), comme
moi-même je le faisais". Et il n'a pas mentionné la troisième recommandation, ou il l'a mentionnée, mais
je l'ai oubliée".

124
Voeux

Ordre de l'exécution des voeux

3092. Ibn 'Abbâs (raa) a dit: Sa'd Ibn 'Ubâda consulta l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) au sujet d'un voeu que sa
mère avait fait et qu'elle n'avait pu accomplir avant sa mort. L'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) lui dit: "Accomplis-
le en son nom".

Interdiction d'exécuter les voeux conditionnés

3093. D'après 'Abdoullâh Ibn 'Omar (raa), Un jour, l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) se mit à nous interdire les
voeux en disant: "Ils n'empêchent rien; et servent qu'à soutirer de l'argent à l'avare (Celui qui, par
avarice, ne fait pas l'aumône, se trouve amené à la faire par le voeu conditionné dans l'espoir d'obtenir
quelque avantage)".

3096. D'après Abou Hourayra (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "Ne faites pas des voeux. Le voeu n'a
aucun effet contre la prédestination. Toutefois, il soutire de l'argent à l'avare".

Voeu fait par celui qui compte se rendre à la Ka'ba à pieds

3100. D'après Anas (raa), le Prophète (s.a.w.) vit un vieillard qui marchait appuyé sur ses deux fils. -
"Qu'en est-il de cet homme?", demanda-t-il. - "Il a fait voeu d'aller à pied (à la Ka'ba)", lui répondit-on. -
"Allâh, reprit le Prophète, n'a nul besoin de la mortification que s'impose cet homme"; puis, il lui ordonna
d'enfourcher une monture.

3102. 'Uqba Ibn 'Amir (raa) a dit: Ma soeur avait fait voeu d'aller à pied nu jusqu'à la Maison sacrée, et
me demanda de consulter l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) à ce sujet. Quand je lui demandai son avis, le
Prophète répondit: "Qu'elle aille à pied et aussi sur une monture".

Serments
Interdiction de jurer par un autre qu'Allâh, l'Exalté

3104. D'après 'Omar Ibn Al-Khattâb (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "Allâh, à Lui la puissance et la
gloire, vous défend de jurer par vos pères".

Celui qui jure par Al-Lât et Al-'Uzzâ (deux idoles) doit témoigner à la suite l'unicité d'Allâh

3107. D'après Abou Hourayra (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: Celui qui jure et qui, en jurant, a dit:
"Par Al-Lât!", devra dire: "Il n'y a d'autre divinité qu'Allâh". Quant à celui qui dit à son camarade: "Viens,
que je parie avec toi", il devra faire une aumône (à titre d'expiation).

Celui qui fait un serment et trouve qu'il y a mieux à faire, qu'il fasse ce qu'il est mieux et expie
son serment

3109. Abou Moûsa Al-Ach'âri a dit: Je vins trouver le Prophète (s.a.w.) à la tête d'un groupe
d'Al-'Ach'ariyyûn pour lui demander de nous procurer des montures. "Par Allâh! dit-il, je ne vous
procurerai pas de montures, car, je n'ai pas de quoi vous en procurer". Nous restâmes chez lui le temps
qu'Allâh voulut, puis, un lot de chameaux capturés lui ayant été amené, il ordonna de nous donner trois
chameaux aux bosses blanches. Quand nous fûmes partis, nous dîmes: "Allâh ne nous bénira pas, car
nous sommes venus demander à l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) de nous procurer des montures, il a juré qu'il
n'en a pas et pourtant il nous les a procurés". Nous revînmes vers le Prophète et nous lui informâmes de
ce que nous avons dit, il nous répondit: "Ce n'est pas moi qui vous en ai procuré, c'est Allâh qui l'a fait.

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Par Allâh! Quant à moi, s'il plaît à Allâh! Je ne ferai pas un serment et trouvant ensuite qu'il y a mieux à
faire sans que je l'expie et fasse ce qu'il vaut mieux".

3120. 'Abdourrahmân Ibn Samura (raa)a dit: l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) m'a dit: "O 'Abd Ar-Rahman ibn
Samura, ne sollicite pas l'autorité, car si tu l'obtiens à la suite d'une sollicitation, tu en seras tenu pour
entièrement responsable, tandis que si tu l'obtiens sans faire de démarches, on t'y aidera. Lorsque tu as
juré de faire une chose et que tu juges qu'il y a mieux à faire, expie ton serment et fais ce qu'il y a de
mieux".

La formule: "S'il plaît à Allâh"

3123. Abou Hourayra (raa) rapporte du Prophète le propos suivant: Salomon avait soixante femmes. Un
jour, il a dit: "Cette nuit, je vais coucher avec elles toutes pour que chacune devienne enceinte d'un
cavalier qui combattra dans la voie d'Allâh". Aucune de ses femmes ne devint enceinte, sauf une qui mit
au monde un enfant à qui manque la moitié du corps. L'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "Si Salomon avait
ajouté (s'il plaît à Allâh), chacune de ces femmes aurait devenu enceinte d'un cavalier qui combattrait
dans la voie d'Allâh".

Interdiction d'insister sur un serment susceptible de nuire aux siens si ce serment ne porte
pas sur une chose interdite

3127. D'après Abou Hourayra (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "Par Allâh, celui de vous qui persiste à
tenir un serment nuisant à sa famille est plus coupable aux yeux d'Allâh que celui qui donne l'expiation
qu'Allâh lui a imposée".

Serment de l'impie et façon de l'expier quand il embrasse l'Islam

3128. D'après Ibn 'Omar (raa), 'Omar Ibn Al-Khattâb (raa) dit: "O Envoyé d'Allâh, au temps de
l'Ignorance (période antéislamique), j'ai fait le voeu de faire une retraite pieuse pendant une nuit dans la
Mosquée Sacrée". - "Accomplis ton voeu", répondit le Prophète.

Gravité du péché que commet un homme quand il accuse son esclave d'adultère

3138. D'après Abou Hourayra (raa), Abou Al-Qâsim (s.a.w.) a dit: "Celui qui accuse son esclave
d'adultère subira la peine prescrite au Jour de la Résurrection, à moins que l'accusation ne soit vraie".

On doit donner à manger au servant de ce qu'on mange, de l'habiller comme on s'habille et de


ne le pas charger de ce qu'il ne peut pas supporter

3139. Abou Dharr (raa) a dit: Un jour, un affront s'éleva entre un de mes frères (serviteurs) et moi.
Comme je l'injuriai par sa mère qui était étrangère, il alla trouver le Prophète (s.a.w.) pour se plaindre.
Quand je rencontrai le Prophète (s.a.w.), il me dit: "Abou Dharr, tu es un homme en qui reste encore un
brin d'antéislamisme". Je lui répondis: "O Envoyé d'Allâh, celui qui injurie les hommes, sera lui-même
injurié par sa mère et son père". Le Prophète a dit: "Abou Dharr, tu es donc un homme en qui reste
encore un brin d'antéislamisme: ce sont vos frères ces gens qu'Allâh a placés sous votre autorité.
Nourrissez-les de votre nourriture, habillez-les comme vous vous habillez et ne leur imposez pas des
tâches pesantes; mais, s'il vous arrive de le faire venez-leur en aide".

3142. D'après Abou Hourayra (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "Quand le domestique de l'un de vous
vient vous servir le repas qu'il a eu la peine de préparer, faites-le asseoir pour partager la nourriture avec
vous. Au cas où il n'y aurait pas assez de nourriture, donnez-lui au moins une ou deux bouchées".

Récompense du serviteur quand il se montre loyal envers son maître et adore Allâh
convenablement

3143. D'après Ibn 'Omar (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "L'esclave qui est sincère vis-à-vis de son
maître et qui se distingue par sa piété envers le Seigneur, aura une double récompense".

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3144. D'après Abou Hourayra (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "Lorsque le serviteur se montre loyal
envers son maître, il recevra une double récompense".

3146. D'après Abou Hourayra (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "Heureux est le serviteur qui meurt,
après avoir bien adoré Allâh et loyalement servi son maître. Qu'il est heureux!"

Serment collectif

3157. Récit rapporté d'après Rafî' Ibn Khadîj et Sahl Ibn 'Abî Hathma (raa): 'Abdoullâh Ibn Sahl Ibn Zayd
et Muhayyisa Ibn Mas'oûd Ibn Zayd sortirent. Arrivés à Khaybar, ils se séparèrent. Ensuite, Muhayyisa
trouva 'Abdoullâh Ibn Sahl assassiné et l'enterra. Il alla trouver ensuite l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.), en
compagnie de Huwayyisa Ibn Mas'oûd et de 'Abdourrahmân Ibn Sahl. Comme qui était le plus jeune de
ses deux compagnons voulut prendre la parole le premier, l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) lui dit: "Que le plus
âgé prenne la parole". Il se tut et ses deux compagnons et lui racontèrent le meurtre de 'Abdoullâh Ibn
Sahl à l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) qui leur dit: "Produisez-vous les serments de cinquante hommes d'entre
vous (pour affirmer que les juifs de Khaybar l'ont bien tué) et recevoir le prix du sang de votre
compagnon tué?". - "Comment jurerions-nous, répondirent-ils, alors que nous n'avons rien vu?". - "Alors
ce seront les juifs qui, par un serment de cinquante d'entre eux devront se libérer envers vous de votre
accusation". (Si cinquante des proches parents de l'accusé de meurtre jurent par serment qu'il est
innocent, il est acquitté. Cela s'appelle qasâma). - "Comment, répondirent-ils, pourrions-nous accepter le
serment des infidèles!" Alors, l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) acquitta à ses frais le prix du sang pour ce
meurtre.

Prix du sang
Belligérants et apostats

3162. D'après Anas Ibn Malîk (raa), des gens de vinrent à Médine trouver l'Envoyé d'Allâh et comme ils
eurent très mal au ventre, l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) leur dit: "Si cela vous convient, allez boire du lait et
de l'urine des chamelles de l'aumône". En suivant son conseil, ils se rétablirent, mais ils tuèrent les
bergers, revinrent sur leur foi, et s'emparèrent des chameaux de l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.). Aussitôt mis
au courant, le Prophète (s.a.w.) dépêcha sur leurs traces des hommes qui les rejoignirent et les
ramenèrent. Il ordonna alors de leur couper les mains et les pieds, de leur crever les yeux au fer rouge et
de les laisser à "Al-Harra" où ils périrent (Au titre de talion, car ces bandits avaient tué les bergers de
cette même façon cruelle).

Affirmation de tuer par la même arme et de tuer un homme qui tue une femme

3165. D'après Anas Ibn Mâlik (raa), Un juif tua une fille à l'aide d'une pierre pour s'emparer de son joyau
en argent. Elle fut portée, en agonisant, au Prophète (s.a.w.). "Est-ce untel qui t'a tué?, lui demanda-t-il.
Elle fit signe de la tête que non. - "Est-ce untel?". Elle fit, de nouveau, signe de la tête que non. - "Est-ce
untel?". Cette fois, elle fit signe de la tête que oui. Sur ce, l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) ordonna d'écraser la
tête de ce juif coupable entre deux pierres.

Celui qui attaque un autre, le tue ou lui arrache un membre

3168. D'après 'Imrân Ibn Husayn (raa), Ya'lâ Ibn Munya - ou Ibn 'Umayya - se battait avec un homme.
L'un d'eux ayant mordu la main de l'autre, ce dernier (Ibn Al-Muthannâ) en retirant sa main de la bouche
de l'autre lui arracha les deux dents de devant. Ils allèrent se plaindre auprès du Prophète (s.a.w.). -
"Est-ce que, dit celui-ci, l'un de vous mord un de ses frères comme le fait un étalon, il n'a pas droit alors
au prix du sang".

Application du talion aux dents

3174. D'après Anas (raa), 'Umm Hâritha, la soeur de Ar-Rubay' blessa un homme. Ils se mirent en cause
auprès du Prophète (s.a.w.). L'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) s'écria: "La loi du talion! La loi du talion!". 'Umm
Ar-Rubay' dit alors: "O Envoyé d'Allâh! Doit-on se venger d'une telle? Non, par Allâh! On ne se vengera
plus d'elle". Le Prophète (s.a.w.) lui répondit: "Gloire à Allâh! O 'Umm Ar-Rubay'! le talion est prescrit par

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le Livre d'Allâh". Elle objecta: "Non par Allâh! On ne se vengera plus d'elle". Anas a ajouté: "Elle ne cessa
de protester qu'à la fin les parents de l'homme acceptèrent le prix du sang. L'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) dit
alors: "Certes, parmi les adorateurs d'Allâh, il en est qu'Allâh dégage des serments qu'ils ont faits en son
nom".

Cas où il est permis de verser le sang d'un musulman

3175. D'après 'Abdoullâh Ibn Mas'oûd (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "Il n'est pas permis de verser
le sang d'un musulman qui témoigne qu'il n'y a d'autre divinité qu'Allâh et que je suis l'Envoyé d'Allâh,
sauf dans ces trois cas: l'époux adultère, le coupable d'un meurtre et l'apostat qui abandonne la
communauté musulmane".

Péché de celui qui décrète le meurtre

3177. D'après 'Abdoullâh Ibn Mas'oûd (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "Aucun être humain n'est tué
injustement sans qu'une part de la culpabilité n'en retombe sur le premier des fils d' Adam, car il était le
premier qui avait commis le meurtre sur la terre".

Châtiment que subira le meurtrier au Jour de la Résurrection, le premier jugement qui sera
rendu, sera celui de l'effusion du sang

3178. D'après 'Abdoullâh Ibn Mas'oûd (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "Le premier jugement qui
sera rendu entre les hommes au Jour de la Résurrection, sera celui qui a trait aux effusions du sang".

Gravité du péché commis à l'égard du sang, des honneurs et des biens

3179. D'après Abou Bakra (raa), le Prophète (s.a.w.) a dit: "Le temps a accompli un cycle complet
comme au jour où Allâh a créé les cieux et la terre. L'année comporte douze mois, quatre d'entre eux
sont sacrés: dont trois se succèdent et qui sont dhûl-qi'da, dhûl-hijja et muharram et rajab de Mudar qui
se situe entre jumâda et cha'bân". Puis il poursuivit: "Dans quel mois sommes-nous?". - "Allâh et Son
Envoyé le savent mieux que nous", répliquâmes-nous. Le Prophète garda le silence à tel point que nous
crûmes qu'il lui attribuera un autre nom. Il reprit: "Ne sommes-nous pas au mois de dhûl-hijja?". - "Si",
répondîmes-nous. - "Et dans quel pays sommes-nous?", reprit-il. - "Allâh et Son Envoyé le savent mieux
que nous", répondîmes-nous. Il observa un long silence au point où nous crûmes qu'il le désignera sous
un autre nom. Puis il reprit: "N'est-ce pas la Ville sacrée (La Mecque)?". - "Si", répondîmes-nous. Puis il
demanda: "Quel jour sommes-nous?". Nous lui dîmes: "Allâh et son Envoyé le savent mieux que nous".
Comme il gardait le silence nous crûmes qu'il le désignera sous un autre nom. Il reprit: "Ne s'agit-il pas
du jour du sacrifice?". "Si, déclarâmes-nous, ô Envoyé d'Allâh". - "Eh bien! s'écria-t-il, vos sangs, vos
biens (Muhammad dit: je crois qu'il a dit aussi: et vos honneurs) vous sont aussi sacrés que ce jour-ci
dans cette ville-ci et dans ce mois-ci. Certes vous rencontrerez votre Seigneur et Il vous demandera le
compte de vos oeuvres. Ne redevenez pas, après moi (ma mort), des incrédules et ne retombez pas dans
l'erreur en vous entre-tuant. Que celui qui est présent communique (mes paroles) à l'absent. Il se peut
que celui à qui on transmet une information soit plus avisé que celui qui l'a entendue de ma bouche". Le
Prophète ajouta: "Ai-je rempli ma mission?".

Prix du sang de l'enfant au sein de sa mère et prix du sang que doit verser celui qui tue par
mégarde

3183. D'après Abou Hourayra (raa), Deux femmes de Hudhayl s'étant disputées, l'une d'elles frappa
l'autre et lui fit faire une fausse couche. Le Prophète (s.a.w.) décida qu'il y avait à payer comme
compensation un esclave homme ou femme de bonne qualité.

3186. D'après Al-Mughîra Ibn Chu'ba (raa), Une femme frappa sa co-épouse avec le poteau d'une tente
alors que cette dernière était enceinte et la tua. L'une de ces deux femmes était de la tribu de "Lihyân".
L'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) décida que le prix du sang incomba aux parents de la femme coupable et un
esclave à affranchir contre le foetus. Un homme des parents de la coupable objecta: "Devons-nous payer
le prix du sang d'un être qui n'a ni mangé ni bu ni crié (après sa naissance)? On ne doit rien à l'égard de
ce foetus". L'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) répondit: "De la poésie comme celle des bédouins? (c-.à.d. on
s'oppose à une peine prescrite par des paroles qui ressemblent à une poésie)". Et il chargea les parents

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de la femme du prix du sang.

3188. D'après Al-Mughîra Ibn Chu'ba et Muhammad Ibn Maslama (raa), 'Omar Ibn Al-Khattâb ayant
consulté les gens sur l'avortement de la femme, Al-Mughîra Ibn Chu'ba répondit: "Le Prophète (s.a.w.) a
décidé qu'il y avait à payer, comme compensation, un esclave, homme ou femme de bonne qualité". dit
alors: "Rapporte-moi un autre témoin, affirmant tes dires". Muhammad Ibn Maslama vint alors déclarer
qu'il était présent quand le Prophète (s.a.w.) rendit cette sentence.

Peines légales

Peine appliquée au voleur et valeur du vol

3189. 'Aïcha (raa) a dit: "L'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) ordonnait de couper la main du voleur quand il s'agit
de la valeur d'un quart de dinar ou davantage".

3193. 'Aïcha (raa) a dit: "Du temps de l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.), on ne coupait pas la main du voleur pour
une valeur inférieure au prix d'un bouclier ou d'une cuirasse. Et chacun d'eux était de valeur".

3194. Ibn 'Omar (raa) a dit: "L'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) fit couper la main d'un voleur pour avoir volé un
bouclier au prix de trois dirhams".

3195. D'après Abou Hourayra (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "Qu'Allâh maudisse le voleur! On lui
coupera la main pour avoir volé un oeuf; et on lui coupera la main pour avoir volé un câble".

Application de la peine criminelle au puissant et à l'humble. L'intercession pour alléger cette


peine est blâmable

3196. D'après 'Aïcha (raa), les Qoraychites, attristés de la situation faite à la femme des Banû Makhzûm,
qui avait volé, se demandèrent qui irait intercéder en sa faveur auprès de l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.). -
"Personne, se dirent-ils, n'osera tenter cette démarche, sinon Ousâma Ibn Zayd, le chéri de l'Envoyé
d'Allâh (s.a.w.)". 'Usâma ayant entretenu l'Envoyé d'Allâh de cette affaire, reçut cette réponse: l'Envoyé
d'Allâh (s.a.w.) lui dit: "Comment oses-tu intercéder quand il s'agit d'une des pénalités criminelles
édictées par Allâh!". Puis, se levant, le Prophète prononça le discours suivant: "O gens! Ce qu'a causé la
perdition de ceux qui étaient avant vous, c'est quand un personnage éminent parmi eux volait, ils le
laissaient tranquille, et quand un faible parmi eux volait, ils lui appliquaient la pénalité édictée par Allâh.
J'en jure par Allâh, s'il advenait que Fâtima, la fille de l'Envoyé d'Allâh, commît un vol, je lui couperais la
main!".

Peine criminelle appliquée à l'adultère

3201. 'Omar Ibn Al-Khattâb (raa)a dit: Allâh envoya Muhammad (s.a.w.) avec la Vérité; Il lui révéla le
Livre et parmi les versets qui lui furent révélés, il y avait le verset relatif à la lapidation. Nous l'avons lu,
compris et retenu. C'est pour cela que l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) fait lapider et que nous avons, après lui,
fait aussi lapider. Je crains que dans la suite des temps quelqu'un ne vienne dire: "Par Allâh, nous ne
trouvons pas de verset relatif à la lapidation dans le Livre d'Allâh"; on tomberait alors dans l'erreur
d'abandonner une prescription révélée par Allâh. La lapidation, dans le Livre d'Allâh, est de droit contre
quiconque, homme ou femme, commet l'adultère alors qu'il est marié, quand la preuve est faite par le
témoignage, par la grossesse ou l'aveu.

Celui qui avoue avoir commis l'adultère

3202. Abou Hourayra (raa)a dit: Pendant que l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) était à la mosquée, un des fidèles
arriva et lui dit: "O Envoyé d'Allâh, j'ai forniqué". Le Prophète ayant détourné sa tête, l'homme alla se
placer du côté vers lequel le Prophète avait le visage tourné et lui répéta: "O Envoyé d'Allâh, j'ai
forniqué". Le Prophète détourna de nouveau la tête et l'homme alla se placer du côté vers lequel le
Prophète avait le visage tourné. Quand l'homme eut ainsi témoigné quatre fois contre lui-même, l'Envoyé
d'Allâh (s.a.w.) l'appela et lui dit: "Es-tu fou?". - "Non, ô Envoyé d'Allâh". - "Es-tu marié?". - "Oui, ô
Envoyé d'Allâh". - "Qu'on emmène cet homme et qu'on le lapide!", s'écria alors le Prophète (s.a.w.).

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3205. Ibn 'Abbâs (raa) a dit: Quand Mâ'iz Ibn Mâlik vint trouver le Prophète (s.a.w.), celui-ci lui dit: "Est-
il vrai ce qu'est parvenu à ma connaissance à ton sujet?". Mâ'iz répondit: "Et qu'est-ce que c'est?". Le
Prophète répliqua: "Il m'est parvenu que tu avais forniqué avec l'esclave des Banû untel". Mâ'iz répondit:
"Oui" et témoigna quatre fois contre lui-même. Alors, le Prophète ordonna de lui appliquer la peine de la
lapidation.

3210. D'après Abou Hourayra et Zayd Ibn Khâlid Al-Juhanî (raa), Un homme des Arabes vint trouver
l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) et lui dit: "O Envoyé d'Allâh, je te le demande au nom du Seigneur, ne décide
pour moi que d'après le Livre d'Allâh". - "Oui, dit son adversaire qui était plus instruit que lui, décide
entre nous d'après le Livre d'Allâh et donne-moi la parole". - "Parle", lui dit l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.). -
"Mon fils, dit l'homme, était employé chez cet homme et il a abusé de sa femme. Comme on m'avait
raconté que mon fils méritait d'être lapidé, je l'ai racheté de ce châtiment en donnant cent brebis et une
esclave. Des gens illuminés que j'ai consultés ensuite m'ont appris que mon fils ne méritait que cent
coups de fouet et un an d'exil et que c'était la femme qui devait être lapidée". - "Par Celui qui tient mon
âme entre Ses mains, s'écria l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.), je vais décider entre vous d'après le Livre d'Allâh:
on va te rendre tes cent brebis et ton esclave, et ton fils doit recevoir cent coups de fouet et être exilé
pendant un an. O 'Unays, va trouver la femme de cet homme et si elle avoue sa faute, lapide-la". 'Unays
se rendit auprès de la femme qui fit des aveux et l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) donna l'ordre de la lapider. Ce
qui fut fait.

Lapidation des juifs fornicateurs

3211. D'après 'Abdoullâh Ibn 'Omar (raa), on amena à l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) un juif et une juive qui
avaient forniqué. Alors, le Prophète (s.a.w.) partit pour rencontrer les (doctes) juifs et leur demanda:
"Que trouvez-vous dans le Pentateuque au sujet du châtiment de la fornication?". - "Nous noircissons les
visages des fornicateurs, les portons sur le dos d'un âne de sorte que leurs visages soient tournés en
sens contraire et nous les faisons circuler ainsi dans les rues". Le Prophète répliqua: "Apportez donc le
Pentateuque si vous êtes véridiques". On apporta alors le Pentateuque et on se mit à le lire; mais le
jeune homme qui lisait, mit sa main sur le passage de la lapidation et lit ce qui le précédait et ce qui le
suivait. 'Abdoullâh Ibn Salâm qui se trouvait en compagnie de l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) dit à ce dernier:
"Ordonne-lui d'ôter sa main". Comme le jeune juif ôta sa main, on trouva le passage relatif à la
lapidation. L'Envoyé d'Allâh, (en retournant), donna l'ordre de lapider les deux juifs (fornicateurs).
'Abdoullâh Ibn 'Omar, le transmetteur, ajouta: "J'étais parmi ceux qui les ont lapidés et j'ai vu l'homme
exposer soi-même aux pierres pour protéger la femme".

3214. D'après 'Abdoullâh Ibn 'Abî 'Awfâ (raa), Ach-Chaybânî a dit: Comme j'interrogeais 'Abdoullâh Ibn
'Abî 'Awfâ pour savoir si l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) avait fait exécuter la lapidation, il me répondit: "Oui". -
"Etait-ce, repris-je, avant la révélation de la sourate An-Nûr ou après?". - "Je ne sais pas", me répondit-
il.

3215. Abou Hourayra (raa) a dit: J'ai entendu le Prophète (s.a.w.) dire: "Lorsqu'une de vos femmes
esclaves fornique et que la preuve en a été faite, infligez-lui la fustigation prescrite, mais ne l'invectivez
pas. Si elle fornique de nouveau, infligez-lui la fustigation, mais ne l'invectivez pas. Si elle fornique pour
la troisième fois et que le fait ait été prouvé, vendez-la fût-ce au prix d'une corde de poils".

Peine criminelle appliquée au buveur du vin

3218. D'après Anas Ibn Mâlik (raa), comme on amena au Prophète (s.a.w.) un homme ayant bu du vin,
celui-là le fustigea, environ quarante fois, avec deux branches de palmier.

Nombre de fouets appliqués à un homme en vue de sa correction

3222. D'après Abou Burda Al-Ansâri (raa), le Prophète (s.a.w.) a dit: "N'infligez jamais à personne plus
de dix coups de fouet à moins qu'il ne s'agisse de l'application d'un des châtiments prescrits par Allâh".

Les peines criminelles sont une expiation des péchés commis par leur auteurs

3223. D'après 'Ubâda Ibn As-Sâmit (raa), Quand nous étions en compagnie du Prophète (s.a.w.), il nous
dit: "Prêtez-moi serment de fidélité en vous engageant à ne rien associer à Allâh, à ne commettre ni la

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fornication, ni le vol et à ne pas tuer l'âme qu'Allâh a rendue sacrée, sauf en vertu d'un droit!". "Celui
d'entre vous qui sera fidèle à cet engagement, reprit le Prophète, trouvera sa récompense auprès d'Allâh.
Celui qui (en ce monde) aura subi un châtiment pour une infraction à ces engagements, ce châtiment lui
servira d'expiation. Quant à celui qui aura commis une infraction qu'Allâh aura tenue secrète, c'est à Allâh
qu'il appartiendra de le châtier ou de lui pardonner s'Il le veut".

Accidents provenant d'un animal, d'un puits ou d'une mine

3226. D'après Abou Hourayra (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "Pas de prix du sang pour un accident
causé par un animal ou pour avoir tombé dans un puits ou dans une mine. Pour les trésors enfouis
l'aumône légale (Az-Zakâ) est du cinquième".

Sentences
Serment imposé au défendeur

3228. D'après Ibn 'Abbâs (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "Si on accordait aux gens tout ce qu'ils
réclamaient, ils auraient réclamé la vie des hommes et leurs biens, mais le serment n'est déféré qu'au
défendeur".

Jugement selon les apparences et éloquence de la plaidoirie

3231. D'après Oum Salama (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "Quand vous plaidez devant moi, il se
peut que l'un de vous soit, plus éloquent que son adversaire, qu'alors je croie qu'il a raison et que je
décide qu'il aura droit à quelque chose du bien de son frère, je ne lui donne ainsi en réalité qu'un
morceau de l'Enfer; qu'il ne le prenne donc pas".

Affaire de "Hind"

3233. D'après 'Aïcha (raa), Hind bint 'Utba, la femme de Abou Soufyân vint trouver le Prophète (s.a.w.)
et lui dit: "O Envoyé d'Allâh, Abou Soufyân est un homme parcimonieux, il ne me donne pas de quoi nous
suffire à moi et à mes enfants. Serait-ce pour moi un péché de prendre de son argent sans qu'il le
sache?". - "Non, lui répondit le Prophète (s.a.w.), prends de son argent de quoi suffire à toi et à tes
enfants mais sans en abuser".

Interdiction de l'excès de sollicitations et du refus de s'acquitter de son dû et de réclamer ce


qui n'est pas dû

3237. D'après Al-Mughîra Ibn Chu'ba (raa), le Prophète (s.a.w.) a dit: "Allâh, l'Exalté, vous a interdit trois
choses: la désobéissance aux mères, l'enterrement des petites filles vivantes et le refus de rendre aux
autres leurs droits ou la réclamation de ce à quoi on n'a pas droit. Allâh, en outre, réprouve pour vous
trois choses: les malins propos, la mendicité importune et le gaspillage des biens".

Récompense du juge quand il décide selon ses propres lumières et prononce une juste ou une
fausse sentence

3240. 'Amr Ibn Al-'As (raa) rapporte qu'il a entendu l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) dire: "Le juge qui décide
d'après ses propres lumières et donne une solution juste aura droit à une double récompense; s'il juge
d'après ses propres lumières et donne une solution fausse, il aura droit à une seule récompense".

Il est blâmable qu'un juge prononce une sentence quand il est irrité

3241. D'après Abou Bakra (raa), j'ai entendu le Prophète (s.a.w.) dire: "Qu'aucun magistrat ne prononce
de sentence entre deux personnes quand il est en colère".

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Cassation des faux jugements et repousse des innovations

3242. D'après 'Aïcha (raa), le Prophète (s.a.w.) a dit: "Celui qui innovera dans notre religion des choses
qui n'en font pas partie est un apostat".

Divergence entre les jugements de deux jurisconsultes

3245. D'après Abou Hourayra (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: Tandis que deux femmes étaient avec
leurs deux enfants, un loup survint et emporta l'un des enfants. La première dit à l'autre: "C'est ton
enfant que le loup avait emporté". Et l'autre de lui répondre: "Non c'était le tien". Elles portèrent plainte
devant David qui se prononça en faveur de la plus âgée. En sortant, elles rencontrèrent Salomon le fils de
David (que la paix soit sur eux) et lui exposèrent l'affaire. - "Qu'on m'apporte un couteau, dit Salomon,
pour partager l'enfant entre vous deux". - "Ne fais pas cela, qu'Allâh te fasse miséricorde, s'écria la plus
jeune, c'est son fils!". Salomon jugea alors en faveur de la plus jeune.

Recommandation aux juges de concilier les deux adversaires

3246. D'après Abou Hourayra (raa), le Prophète (s.a.w.) a dit: Un homme avait acheté un immeuble d'un
autre homme. L'acheteur de l'immeuble trouva dans son fonds une jarre pleine d'or. Il alla dire alors (au
vendeur): "Prends cet or, car je ne t'ai acheté que le sol et n'ai point acheté d'or de toi". - "Moi, répliqua
l'ancien propriétaire du sol, je t'ai vendu le sol et tout ce qu'il contenait". Ils allèrent trouver un homme
qu'ils prirent pour arbitre: "Avez-vous d'enfants?", demanda l'arbitre. - "Moi, dit l'un, j'ai un fils". - "Et
moi, dit l'autre, j'ai une fille". - "Eh bien!, reprit l'arbitre, mariez le jeune homme avec la jeune fille;
dépensez pour vous une partie de cet or et faites aumône d'une autre partie".

Objets trouvés

3247. D'après Zayd Ibn Khâlid Al-Juhanî (raa), Un homme vint trouver l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) et le
questionna au sujet des objets trouvés. "Remarque bien l'enveloppe de l'objet et le cordon qui le ferme,
puis annonce ta trouvaille pendant un an, si le propriétaire se montre (rends-la-lui); sinon fais-en ce que
tu voudras". - "Et si c'est un mouton égaré?", demanda l'homme. - "Il sera, répondit-il, à toi, à ton frère
ou au loup". - "Et si c'est un chameau égaré?" - "Tu n'as pas à t'en occuper; il a son outre (c-.à.d. son
réservoir d'eau dans ses bosses) et ses chaussures (c-.à.d. ses sabots), il saura manger des plantes et
s'abreuver jusqu'au moment où son propriétaire le retrouvera".

3251. 'Ubayy Ibn Ka'b (raa)a dit: Du temps du Prophète (s.a.w.), j'avais trouvé une bourse contenant
cent dinar. Je la portai au Prophète (s.a.w.) qui me dit: "Fais connaître ta trouvaille pendant un an". Je le
fis sans que quelqu'un vînt reconnaître la bourse et j'allai de nouveau au Prophète qui me répéta: "Fais
connaître ta trouvaille pendant un an". Je le refis sans plus de succès que la première fois. Je retournai
auprès du Prophète qui m'engagea une troisième fois à faire connaître ma trouvaille pendant une année.
Je le fis vainement et, quand je revins le trouver pour la quatrième fois, il me dit: "Retiens le nombre de
pièces de cette bourse, la nature de son enveloppe et son système de fermeture; si son propriétaire vient
(la réclamer, donne-la-lui); sinon dispose de cette bourse". (Le transmetteur ajoute: Plus tard je le
rencontrai à La Mecque et il me dit: "Je ne sais plus s'il s'agit de trois ans ou d'un seul").

Interdiction de traire une femelle sans l'autorisation de son propriétaire

3254. D'après 'Abdoullâh Ibn 'Omar (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "Que personne ne traie l'animal
d'un autre sans son autorisation. L'un de vous aimerait-il qu'on vînt dans son appartement, briser son
garde-manger et emporter ses vivres? Or les mamelles de vos animaux sont comme vos garde-manger
où vous conservez vos aliments. Que personne donc ne traie l'animal d'un autre sans son autorisation".

Hospitalité

3257. D'après 'Uqba Ibn 'Amir (raa), Nous dîmes à l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.): "O Envoyé d'Allâh! Tu nous
envoies en mission et il nous arrive de demeurer chez des gens qui ne nous offrent pas l'hospitalité, que
penses-tu de cela?". L'Envoyé d'Allâh répondit alors: "Lorsque vous descendez chez des gens qui
ordonnent de vous fournir ce qu'il convient d'offrir aux hôtes, acceptez leur hospitalité. S'ils ne le font
pas, prenez d'eux tout ce qui est dû à un hôte par des gens de leur condition (en le leur demandant -ou

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selon une variante- en les critiquant)".

Recommandation, en cas d'un manque de provisions, d'apporter tout ce qu'on possède

3259. D'après Salama Ibn Al-'Akwa' (raa), nous sortîmes dans une expédition en compagnie de l'Envoyé
d'Allâh (s.a.w.) et nous fûmes menacés de la famine au point que nous pensâmes à égorger quelques-
unes de nos montures. Le Prophète (s.a.w.) nous ordonna alors d'apporter tout ce que nous avions
comme provisions et de le mettre sur une natte en cuir. Les hommes se mirent alors autour de cette
natte. Je m'efforçai d'évaluer la quantité de nourriture apportée et j'estimai qu'il équivalait à la longueur
et la largeur de la place que pouvait prendre une chèvre assise. Nous étions mille quatre cents hommes
et chacun de nous mangea à la satiété et fit provisions en emplissant sa gibecière. Le Prophète (s.a.w.)
dit ensuite: "Avez-vous de l'eau pour les ablutions?". Un homme apporta un vase contenant à peine
quelques gouttes d'eau et versa le contenu dans un verre. Et alors que nous faisions nos ablutions, l'eau
(qu'on nous versait du verre) coulait à flots si bien qu'elle suffit à nous tous - à savoir que nous étions
mille quatre cents hommes. Le Transmetteur ajoute: Huit personnes vinrent ensuite et demandèrent s'il
y en a de l'eau pour les ablutions, l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) leur répondit: "Les ablutions sont déjà faites".

Le Djihad
Permission d'attaquer à l'improviste les polythéistes antérieurement appelés à l'Islam

3260. 'Abdoullâh Ibn 'Omar (raa) a dit: "D'après Nâfi`, le Prophète (s.a.w.) fit une expédition contre les
Banû Al-Mustaliq et les surprit au moment où ils abreuvaient leurs troupeaux; il tua un certain nombre de
combattants et emmena quelques captifs; ce fut ce jour-là que le Prophète captiva Juwayriya. C'est
'Abdoullâh Ibn 'Omar qui faisait partie de cette expédition, qui m'a transmis ce hadîth".

Ordre de faciliter les choses pour ne pas dégoûter les gens de la religion

3262. D'après Abou Moûsa (raa), le Prophète (s.a.w.) disait à ceux parmi ses compagnons qu'il envoyait
en mission: "Promettez aux gens (la bonne récompense) et ne les dégoûtez pas (de la religion), facilitez-
leur et ne leur créez pas de difficultés".

3264. D'après Anas (raa), le Prophète (s.a.w.) a dit: "Facilitez aux gens et ne leur créez pas de
difficultés; attachez-les (à l'Islam) et ne les en dégoûtez pas".

Interdiction de la trahison

3265. D'après Ibn 'Omar (raa), le Prophète (s.a.w.) a dit: "Au Jour de la Résurrection, quand Allâh
rassemblera les premiers et les derniers, on hissera un drapeau pour marquer chaque traître et on dira:
Ceci est la trahison d'untel, fils d'untel".

3268. D'après `Abd-Allâh Ibn Mas'oûd (raa), le Prophète (s.a.w.) a dit: "Au Jour de la Résurrection, on
hissera un drapeau pour marquer chaque traître et on dira: Voici la trahison d'untel".

3270. D'après Anas (raa), le Prophète (s.a.w.) a dit: "Au Jour la Résurrection, tout traître sera désigné
par un drapeau".

Le stratagème dans la guerre

3273. D'après Jâbir (raa), le Prophète (s.a.w.) a dit: "La guerre est un stratagème".

Répugnance de souhaiter l'affrontement de l'ennemi et ordre d'être endurant lors du combat

3276. D'après `Abd-Allâh Ibn 'Abî 'Awfâ (raa), Abou An-Nadr rapporte qu'un homme de la tribu de
'Aslam, `Abd-Allâh Ibn 'Abî 'Awfâ, écrivit à `Umar Ibn `Ubayd-Allâh au moment où ce dernier allait partir
contre Al-Harûriyya, (une des sectes des Kharidjites), lui disant: Lors l'une de ses batailles menées
contre l'ennemi, l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) se leva, lors du déclin du soleil, au milieu des musulmans et

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leur dit: "O gens, ne souhaitez pas la rencontre de l'ennemi et demandez plutôt à Allâh la paix; mais, si
vous le rencontrez, montrez de l'endurance et sachez que le Paradis est à l'ombre des sabres". Puis il
ajouta: "O mon Seigneur! Toi qui as révélé le Livre Saint, qui as fait courir les nuages au ciel, qui as mis
les Coalisés en déroute, mets l'ennemi en déroute et apporte-nous la victoire sur eux!"

Interdiction de tuer les femmes et les enfants pendant la guerre

3279. D'après 'Abdoullâh Ibn 'Omar (raa), on trouva une femme tuée dans l'une des batailles du
Prophète (s.a.w.). L'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) réprouva alors le meurtre des femmes et des enfants.

Tuer les femmes et les enfants la nuit, sans le faire exprès

3281. As-Sa`b Ibn Jaththâma (raa) a dit: Le Prophète (s.a.w.), interrogé au sujet des femmes et des
enfants des polythéistes qui sont tués (involontairement) dans une attaque nocturne (menée par les
musulmans), dit: "Ils font partie d'eux" (c.-à-d., vous n'avez pas de tort de les avoir tuer
involontairement).

Permission de couper les arbres des infidèles et de les brûler

3284. D'après 'Abdoullâh Ibn 'Omar (raa), le Prophète (s.a.w.) fit brûler et couper les palmiers d' Al-
Buwayra, une palmeraie appartenant à Banû An-Nadîr. Qutayba et Ibn Rumh ajoutent: "C'est à cette
occasion qu'Allâh, l'Exalté, révéla le verset suivant: Tout palmier que vous avez coupé ou que vous avez
laissé debout sur ses racines, c'est avec la permission d'Allâh et afin qu'Il couvre ainsi d'ignominie les
pervers".

Les butins sont licites à la communauté musulmane

3287. D'après Abou Hourayra (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: Un des prophètes partit en expédition
et dit à son peuple: "Que ne me suivent pas: celui qui a contracté mariage et ne l'a pas encore
consommé et qui désire le faire; celui qui a construit une maison dont il n'a pas encore élevé le toit et
celui ayant acheté des brebis ou des chamelles pleines, attend qu'elles mettent bas". Puis, il partit et,
étant arrivé près d'un village à l'heure de la prière de `asr, ou tout près de cette heure, il dit au soleil:
"Toi, soleil, tu es ordonné par Allâh ainsi que moi. O mon Seigneur! Retiens-le dans sa course, qu'il nous
éclaire". Le soleil fut alors arrêté, jusqu'à ce qu'Allâh eut donné la victoire à Son prophète. La bataille
terminée, les hommes rassemblèrent ce qu'ils avaient gagné comme butin et voulurent le sacrifier en le
mettant au feu, mais le feu ne le dévora pas, alors le prophète s'écria: "Il y a eu de la fraude parmi vous;
qu'un homme de chaque tribu vienne me prêter serment (en lui touchant la main)!". Or la main d'un
homme resta collée à la sienne et le prophète s'écria: "Il y a certains parmi vous qui ont fraudé le butin;
que chaque homme de cette tribu vienne me prêter serment (en lui touchant la main)!" Or les mains de
deux ou de trois hommes restèrent collées à la main du prophète. - "C'est bien vous qui avez fraudé le
butin!", s'écria-t-il. Alors ces hommes lui apportèrent une tête de boeuf en or et la déposèrent part-terre
avec le reste du butin et le feu dévora le tout. L'Envoyé d'Allâh ajouta: "Ainsi, la consommation des
butins n'a jamais été rendue licite à aucune nation avant nous; c'est qu'Allâh, que soient exaltées Sa
toute puissance et Sa grandeur, a vu notre faiblesse et notre impuissance nous les a rendus bons".

Butin

3290. D'après Ibn 'Omar (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) envoya dans la direction du Nedjd un
détachement dont je fis partie. Cette troupe ayant capturé de nombreux chameaux, la part de chaque
homme s'éleva à onze ou douze chameaux; et, (à titre de gratification) hors part, chacun reçut encore un
chameau.

Celui qui tue (un ennemi) a droit à ses dépouilles

3295. Abou Qatâda (raa) a dit: L'année de Hunayn, nous partîmes avec l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.). Au
moment de la rencontre avec l'ennemi, il y eut du désordre parmi les musulmans. Je vis alors un des
polythéistes qui allait tuer un musulman. Je me détournai vers lui et, m'approchant par derrière, lui
déchargeai un coup de sabre sur l'artère de l'épaule. Cet homme se retourna alors contre moi, me serra

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dans ses bras au point que je me crus perdu. Mais ce fut lui qui tomba mort et alors, il me lâcha. Comme
je rejoignis `Umar Ibn Al-Khattâb, il me dit: "Qu'ont donc les hommes?". - "C'est l'ordre d'Allâh", lui
répondis-je. Les musulmans revinrent et le Prophète (s.a.w.) s'assit et dit: "Que celui qui a tué un
ennemi et qui peut en fournir la preuve, s'empare de ses dépouilles". Je me demandai vainement qui
pourrait fournir une preuve en ce qui me concernait et m'assis. Le Prophète répéta ce qu'il avait déjà dit
une première, puis une seconde fois. A chaque fois, je me levai et je me demandai qui pourrait témoigner
en ma faveur et comme ce fut en vain, je m'assis. A la troisième fois, le Prophète (s.a.w.) me dit: "Qu'as-
tu donc, ô Abou Qatâda?". Je lui racontai mon aventure. - "Il dit vrai, déclara un homme, les dépouilles
du mort sont chez moi, donne-lui-en la valeur pour que je les garde". - "Non, par Allâh! Il n'en sera pas
ainsi, s'écria Abou Bakr, le Prophète n'ira pas délibérément faire tort à un des lions d'Allâh qui
combattent dans le sentier d'Allâh et Son prophète et te donner les dépouilles conquises par lui!". - "Tu
as raison", répondit le Prophète et, s'adressant à l'homme, il lui enjoignit de me remettre les dépouilles.
L'homme me les donna et, avec leur prix, j'achetai un jardin chez les Banû Salima. Ce fut le premier bien
que j'acquis depuis mon entrée en Islam.

3296. Abdourrahmân Ibn 'Awf (raa)a dit: Etant dans le rang le jour de Badr, et regardant à ma droite et
à ma gauche, je m'aperçus que j'avais à mes côtés deux 'Ansâr, encore tout jeunes. Je souhaitai me
trouver entre des voisins plus solides au combat; mais l'un d'eux, en me faisant signe de l'oeil, me dit:
"Mon oncle, est-ce que tu connais Abou Jahl?". - "Oui, fils de mon frère, lui répondis-je, et que lui veux-
tu?". - "On m'a dit, reprit-il, qu'il avait injurié l'Envoyé d'Allâh; par Celui qui tient mon âme entre Ses
mains, si je le vois, mon ombre ne quittera la sienne jusqu'à ce que je le tue ou que lui me tue". Je
m'étonnai fort de ce langage, lorsque mon autre voisin me fit signe de l'oeil et me tint les mêmes propos,
je ne tardai pas à apercevoir Abou Jahl qui tournoyait dans la mêlée. - "Eh bien!, dis-je aux jeunes
hommes, voilà votre homme, celui que vous cherchez". Ils volèrent vers lui et le sabrèrent à mort. Puis,
ils se rendirent auprès du Prophète et l'informèrent de leur exploit. - "Lequel de vous l'a tué?", leur
demanda-t-il. - "C'est moi!", répondirent-ils tous deux. - "Avez-vous essuyé vos sabres?", reprit-il. Ils
dirent que non. Alors il regarda leurs sabres et leur dit: "Vous l'avez tué, tous les deux; mais ses
dépouilles appartiennent à Mu`âdh Ibn `Amr Ibn Al-Jamûh". En effet, les deux hommes étaient Mu`âdh
Ibn `Amr Ibn Al-Jamûh et Mu`âdh Ibn `Afrâ'. (le sabre de Mu`âdh Ibn `Amr Ibn Al-Jamûh portait des
traces du contenu de l'abdomen, attestant que c'était lui qui avait achevé le meurtre tandis que l'autre
n'avait fait que blesser Abou Jahl).

3298. D'après Salama Ibn Al-'Akwa` (raa): C'était pendant notre expédition des territoires de Hawâzin
avec l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) que l'incident suivant se produisit: Un homme en selle d'un chameau roux
arriva alors que nous déjeunions avec le Prophète. Il fit baraquer la bête, tint l'une de ses brides et le fit
attacher quelque part pour aller manger avec les fidèles. Pendant le repas, il ne cessa de regarder ici et
là (pour sonder la force de notre armée). Or, nos points faibles furent dans le dos de l'armée; et
également dans le fait que certains d'entre nous étaient sans montures. L'homme s'en alla après un
instant en courant. Il relâcha son chameau, le fit accroupir pour monter dessus, puis le releva et partit.
Ainsi, l'un des fidèles monta-t-il une chamelle de couleur grisâtre et le suivit. - "Je courus à sa poursuite,
raconte Salama, et j'arrivai d'abord à la cuisse du chameau (de cet espion) puis aux brides dont je saisis
une corde. Je fis baraquer le chameau et, dès qu'il mit bas les genoux, je dégainai mon sabre et frappai
la tête de l'homme qui, sur-le-champ, tomba. Je ramenai à notre camp le chameau de l'espion ainsi que
les vivres et armes dessus. L'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) et les autres me reçurent. - "Qui a tué l'homme?",
demanda le Prophète. - "C'est Ibn Al-'Akwa` ", répondit-on. Et le Prophète de dire: "Toutes les dépouilles
lui appartiennent".

Le butin obtenu sans hostilités

3301. (raa)a dit: Allâh accorda à Son Envoyé les biens des Banû An-Nadîr en butin. Comme les
musulmans n'avaient eu à employer pour cette conquête ni chevaux ni chameaux, ces biens devinrent la
propriété particulière de l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.). Il prélevait donc sur ce butin ce qui était nécessaire à
l'entretien des siens pendant une année et ce qui restait, il le dépensait pour les armes et les montures
destinées pour combattre dans le sentier d'Allâh.

A propos des paroles du Prophète (s.a.w.): "Ce que nous laissons fait partie des biens publics"

3303. D'après 'Aïcha (raa), à la mort du Prophète (s.a.w.), ses femmes voulaient envoyer `Uthmân Ibn
`Affân réclamer à Abou Bakr leur part dans l'héritage laissé par le Prophète (s.a.w.). - "Le Prophète, leur
fit observer 'Aïcha, n'a-t-il donc pas dit: On n'hérite pas de nous; ce que nous laissons doit être dépensé
en aumône".

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3306. D'après Abou Hourayra (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "Que mes héritiers ne partagent
même pas un dinar de ma succession. Ce que je laisserai, après prélèvement de l'entretien de mes
femmes (car elles ne devraient pas se remarier jusqu'à leur mort) et de l'indemnité de mon domestique,
devra être dépensé en charité".

Manière de partager le butin entre ceux qui sont présents

3308. D'après 'Abdoullâh Ibn 'Omar (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) assigna au cavalier deux parts du
butin et au fantassin une seule part.

Ligotage des captifs et permission de leur faire grâce

3310. D'après Abou Hourayra (raa), le Prophète (s.a.w.) envoya une cavalerie du côté du Nedjd. Elle
ramena un homme des Banû Hanîfa, nommé Thumâma Ibn `Uthâl, chef d'Al-Yamâma. On l'attacha à l'un
des piliers de la mosquée. Le Prophète (s.a.w.) alla le trouver et lui dit: "Que penses-tu maintenant ô
Thumâma?". - "Tout ce qui est bien, ô Muhammad, répondit-il, si tu me tues, tu auras fait périr un
homme dont le sang sera vengé; si tu me fais grâce, tu auras fait grâce à un homme reconnaissant et si
tu veux de l'argent, tu obtiendras ce que tu voudras". Le Prophète (s.a.w.) le laissa et, le lendemain, il
revint lui dire: "Que penses-tu maintenant, ô Thumâma?". - "Ce que je t'ai déjà dit", répondit-il; et il lui
répéta ce qu'il lui a dit la veille. Le Prophète (s.a.w.) le laissa de nouveau et, le lendemain, il revint et lui
répéta: "Que penses-tu maintenant, ô Thumâma?". - "Ce que je t'ai déjà dit", répondit-il. - "Qu'on mette
Thumâma en liberté!", s'écria le Prophète (s.a.w.). Il (Thumâma) se rendit aussitôt à un enclos de
dattiers voisin de la mosquée, se lava et revint à la mosquée où il prononça ces mots: "J'atteste qu'il n'y
a d'autre divinité qu'Allâh et j'atteste que Muhammad est le serviteur d'Allâh et Son Envoyé. Par Allâh, ô
Muhammad, jusqu'ici aucun visage d'homme sur terre ne m'était plus odieux que le tien, mais
maintenant ton visage est celui de tous que j'aime le mieux. Par Allâh, aucune religion ne m'était plus
odieuse que ta religion et maintenant ta religion est celle que j'aime le plus. Par Allâh, aucune ville ne
m'était plus odieuse que ta ville et maintenant nulle ville ne me plaît autant que la tienne. Tes cavaliers
m'ont pris au moment où je voulais faire la `Umra, que penses-tu que je devrai faire?". Le Prophète
(s.a.w.) le félicita et lui enjoignit de faire la `Umra. Quand il arriva à La Mecque, quelqu'un lui dit: "Tu as
changé ta religion?". - "J'ai embrassé l'Islam avec l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.), répondit-il; et maintenant,
jamais, non jamais, par Allâh, vous ne recevrez un grain de froment d' Al-Yamâma, sans que le Prophète
(s.a.w.) en ait donné l'autorisation".

Expulsion des juifs du Hedjaz

3311. Abou Hourayra (raa) a dit: Un jour que nous étions à la mosquée, l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) sortit
de chez lui et dit: "Allons chez des juifs". Nous nous mîmes en route avec le Prophète et quand nous
arrivâmes chez les juifs, le Prophète (s.a.w.) les interpella en ces termes: "O troupe de juifs! Embrassez
l'Islam et vous trouverez le salut". - "O Abou Al-Qâsim, tu as rempli ta mission", répondirent-ils. - "C'est
là ce que je désire (qu'ils admettent que le Prophète a rempli sa mission), reprit l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.);
embrassez l'Islam et vous trouverez le salut". - "Tu as rempli ta mission, ô Abou Al-Qâsim ", répétèrent
les juifs. - "C'est là ce que je désire", dit de nouveau l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) et il répéta une troisième
fois ce qu'il avait dit et ajouta: "Sachez que la terre n'appartient qu'à Allâh et à Son envoyé et que je
veux vous expulser du territoire que vous occupez. Que celui de vous qui possède quelque bien le vende.
Sinon sachez bien que la terre n'appartient qu'à Allâh et à Son envoyé".

3312. Ibn 'Omar (raa) a dit: Les juifs des Banû An-Nadîr et des Banû Qurayza ayant attaqué le Prophète
(s.a.w.), celui-ci expulsa les Banû An-Nadîr, mais maintint les Banû Qurayza par mesure de faveur
jusqu'au jour où, ceux-ci l'ayant de nouveau attaqué, il mit alors à mort leurs hommes et partagea leurs
enfants, leurs femmes et leurs biens entre les musulmans. Toutefois quelques gens des Banû Qurayza se
rallièrent au Prophète (s.a.w.) qui leur accorda la sécurité et ils se convertirent à l'Islam. Le Prophète
expulsa de Médine tous les juifs: ceux de la tribu des Banû Qaynuqâ`, ceux de la tribu des Banû Hâritha
et tous les juifs de Médine.

Permission de tuer celui qui viole un pacte et de soumettre ceux qui descendent de leurs
forteresses à la sentence d'une personne équitable

3314. Abou Sa'îd Al-Khoudri (raa) a dit: Les Banû Qurayza mirent leur sort à la sentence de Sa`d Ibn
Mu`âdh. L'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) envoya chercher ce dernier. Sa`d arriva, porté sur un âne. Lorsqu'il

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approcha de la mosquée, l'Envoyé d'Allâh dit aux 'Ansâr: "Levez-vous devant votre maître (ou selon une
variante: le meilleur d'entre vous)!", puis il dit à Sa`d: "Ces gens se remirent à ta sentence". - "Eh bien!
Moi, je décide, répondit Sa`d, que les combattants d'entre eux soient mis à mort et que leurs femmes et
leurs enfants soient captivés". - "Tu as rendu à leur encontre, dit alors le Prophète (s.a.w.), la sentence
même d'Allâh (ou selon une variante: du Roi des cieux)". Peut-être Ibn Al-Muthannâ a-t-il dit: "Tu as
rendu à leur encontre la sentence même du Roi".

3315. D'après 'Aïcha (raa), Le jour du Fossé, un Qoraychite nommé Ibn Al-`Ariqa blessa Sa`d à la veine
médiane du bras. Le Prophète (s.a.w.) dressa pour Sa`d une tente dans la mosquée afin de n'avoir pas à
aller loin pour le visiter. Quand le Prophète (s.a.w.) revint de la bataille, il déposa son arme et commença
à se laver; et alors qu'il nettoyait sa tête de poussière, Gabriel lui apparut et lui dit: "Tu as déposé
l'arme, mais par Allâh, nous ne l'avons pas posée. Sors; combats-les (les ennemis de l'Islam)". - "Où
sont-ils?", demanda alors le Prophète. Gabriel lui indiqua alors les Banû Qurayza. L'Envoyé d'Allâh
(s.a.w.) les combattit jusqu'à ce qu'ils se remirent leur sort à la sentence de l'Envoyé d'Allâh; qui remit
leur sort à la sentence de Sa`d. Celui-ci dit alors: "Eh bien! Je décide que leurs combattants soient mis à
mort et que leurs femmes et enfants soient captivés".

Initiative d'attaquer et accomplissement de la plus importante des obligations

3317. D'après 'Abdoullâh Ibn 'Omar (raa), le jour où il a vaincu les Coalisés, l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.)
nous dit: "Qu'aucun de vous ne fasse la prière de zhuhr (de midi) avant qu'on ne soit chez les Banû
Qurayza". Comme les hommes craignirent de rater la prière, quelques-uns prièrent avant d'atteindre les
Banû Qurayza. Quant aux autres, ils dirent: "Nous ne ferons la prière que là où l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.)
nous a ordonné de la faire même si le moment serait passé". L'Envoyé d'Allâh ne fit cependant pas de
reproches ni aux uns ni aux autres.

Remboursement des dons des 'Ansâr par les Muhâjirûn après les conquêtes

3318. Anas Ibn Mâlik (raa)a dit: Quand les Muhâjirûn, venus de La Mecque, arrivèrent à Médine, ils ne
possédaient rien, tandis que les 'Ansâr avaient des terres et des palmerais. Chaque année, les 'Ansâr
partagèrent chaque année avec eux la moitié des fruits de leurs biens, comme salaire de leur travail. La
mère de Anas Ibn Mâlik, surnommée 'Umm Sulaym, était également la mère de `Abd-Allâh Ibn 'Abî
Talha, celui-ci et Anas étaient donc des frères utérins. La mère de Anas ayant donné les fruits d'un
palmier à l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.), celui-ci les donna à son tour à son affranchie, 'Umm 'Ayman, la mère
de 'Usâma Ibn Zayd. D'après Ibn Chihâb, Anas Ibn Mâlik m'a raconté que le Prophète (s.a.w.), après
avoir terminé le combat mené contre les gens de Khaybar, rentra à Médine. Alors les Muhâjirûn rendirent
aux Ansâr leur dons et le Prophète (s.a.w.) rendit à la mère de Anas les fruits de son palmier qu'elle lui
avait donnés. Enfin l'Envoyé d'Allâh donna à 'Umm 'Ayman, à la place (des fruits) de ces palmiers, des
fruits de son propre clos (de Médine).

Permission de manger de la nourriture du butin au cours de la bataille

3320. D'après `Abd-Allâh Ibn Mughaffal (raa), Le jour de Khaybar, je trouvai une outre pleine de graisse,
je me dis alors: "Aujourd'hui, je n'en donnerai à personne". A ce moment, je vis l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.)
près de moi souriant.

Lettre adressée du Prophète (s.a.w.) à Héraclius l'invitant à embrasser l'Islam

3322. Abou Sufyân (raa)a dit: Durant la période de trêve que j'ai (encore polythéiste) conclue avec
l'Envoyé d'Allâh, je partis en voyage. J'étais alors en Syrie, lorsqu'on apporta une lettre adressée de
l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) à Héraclius. Dihya Al-Kalbî avait été chargé de la remettre au gouverneur de
Bossra, qui à son tour devait la remettre à Héraclius. Héraclius demanda alors: "Y a-t-il quelqu'un qui soit
proche de cet homme présumant être un Prophète?". On lui répondit que oui. Sur ce, on me manda avec
quelques-uns des Qoraychites. Nous entrâmes chez Héraclius et il nous fit asseoir devant lui en disant:
"Lequel d'entre vous est le plus proche de cet homme qui prétend être un Prophète?". Abou Sufyân
répondit: "C'est moi". On me fit alors asseoir devant lui et mes compagnons derrière moi. Puis il manda
son interprète et lui dit: "Dis-leur que je vais interroger cet homme au sujet de celui qui prétend être un
Prophète, si cet homme ment, ses compagnons doivent relever ses mensonges". Abou Sufyân dit (tout
bas): "Par Allâh! Si je ne craignais pas d'être qualifié de menteur, j'aurais forgé des mensonges au sujet
du Prophète". Il (Héraclius) demanda à son interprète: "Interroge-le: Quel rang occupe sa famille (du

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Prophète) parmi vous?". Je répondis: "Elle jouit d'une grande considération". Puis il dit: "L'un de ses
ancêtres, était-il un roi?". - "Non", répondis-je. - "Le traitez-vous de menteur avant qu'il ait tenu de tels
propos?". - "Non". - "Ceux qui le suivent, sont-ils des honorables ou des humbles?". - "Ils sont plutôt des
humbles". - "Leur nombre s'accroît-il ou bien diminue?". - "Il s'accroît". - "Quelqu'un de ceux qui ont
embrassé sa religion, l'a-t-il ensuite abandonnée en la répugnant?". - "Non, aucun". - "L'avez-vous
combattu?". - "Oui". - "Quel a été le résultat de cette guerre entre vous et lui?". - "La guerre entre nous
a eu des alternatives: tantôt il l'emporta et tantôt nous l'emportions". - "Trahit-il ses engagements?". -
"Non, mais nous sommes en trêve avec lui et nous ignorons ce qu'il peut y faire". Le transmetteur
ajoute: Par Allâh, je n'ai pas pu insinuer un mot autre de ce que je viens de dire. Il (Héraclius)
poursuivit: "Y a-t-il quelqu'un autre que lui qui a déjà tenu de tels propos?". - "Non". - "Eh bien! Je t'ai
demandé au sujet du rang de sa famille et tu as répondu qu'elle jouit d'une grande considération, ainsi
sont les familles de tous les prophètes qui l'ont devancé. Je t'ai demandé si quelqu'un de ses ancêtres
était un roi et tu as présumé que non. Je me suis dit alors: si l'un de ses ancêtres avait régné, il aurait
cherché le trône de ses ancêtres. Je t'ai ensuite questionné au sujet de ceux qui le suivent, tu as répondu
qu'ils sont les humbles et en réalité, ils sont eux qui suivent toujours les prophètes. Je t'ai également
demandé si vous le traitiez de menteur avant qu'il ne tienne de tels discours, tu as prétendu que non et
j'ai constaté que celui qui s'abstient de mentir aux hommes, tient forcément à ne pas mentir sur Allâh. Et
lorsque je t'ai demandé si quelqu'un après avoir embrassé sa religion l'abandonna et la répugna, tu as
répondu que non, ainsi est la foi quand elle pénètre les coeurs. Je t'ai aussi demandé si le nombre de ses
adeptes augmente ou diminue, tu as répondu qu'il augmente, ainsi est la foi qui s'accroît jusqu'à ce
qu'elle devienne parfaite. Je t'ai également demandé si vous avez mené la guerre contre lui, tu as
répondu que vous l'avez combattu et que la guerre a eu des alternatives entre vous, tel est le cas de tous
les Envoyés qui sont mis à l'épreuve mais qui, à la fin triomphent. Je t'ai demandé s'il trahit ses
engagements et tu as répondu qu'il ne les trahit point, tel est le cas des Envoyés, ils tiennent à leurs
engagements. Enfin, je t'ai demandé si quelqu'un avant lui a tenu de tels discours, tu as répondu que non
et je me suis dit: si quelqu'un avant lui avait tenu les mêmes propos, donc il ne fait qu'imiter ses
prédécesseurs". Il (Héraclius) ajouta: "Que vous ordonne-t-il donc?". - "Il nous ordonne de faire la prière
(Salâ), de verser l'aumône légale (Az-Zakâ), de tenir les liens de parenté et d'être chastes". - "Si ce que
tu viens de dire est vrai, il doit être un prophète. De ma part, je savais qu'un prophète apparaîtrait, mais
je ne savais pas qu'il serait des vôtres. Et si je pouvais me rendre chez lui, j'aurais bien aimé sa
rencontre. Enfin, si j'étais auprès de lui, j'aurais lavé ses pieds (par révérence) et il aurait dominé même
la place où je mets mes pieds". Puis il ordonna qu'on lui apporte la lettre de l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) et il
la lut: "Au nom d'Allâh, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. De Muhammad, l'Envoyé d'Allâh à
Héraclius le chef des Romains. Salut à quiconque suit la bonne voie. Ensuite, je t'appelle à l'islam.
Convertis-toi à l'islam, tu trouveras le salut et Allâh te donnera une double récompense, mais si tu te
détournes (de l'islam), tu seras chargé des péchés de ceux qui, de ton peuple, te suivront: O gens du
Livre, venez à une parole commune entre nous et vous: que nous n'adorions qu'Allâh, sans rien Lui
associer et que nous ne prenions point les uns les autres pour seigneurs en dehors d'Allâh. Puis s'ils
détournent le dos, dites: 'Soyez témoins que nous, nous sommes soumis. Le transmetteur (lui-même
Abou Sufyân) ajoute: Lorsque Héraclius finit la lecture de la lettre, des voix s'élevèrent et un grand
tumulte se produit dans son entourage et on nous fit sortir. Je dis alors à mes compagnons quand nous
fûmes dehors: "L'affaire d'Ibn Abou Kabcha (désignant ironiquement le Prophète) a pris de l'importance
puisque le roi des Banû Al-'Asfar (les Romains) le redoute". Et je ne cessai d'être convaincu que l'affaire
de l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) aille l'emporter jusqu'à ce qu'Allâh me fit embrasser l'Islam.

Bataille de Hunayn

3325. D'après Al-Barâ' (raa), un homme vint lui demander: "Est-ce que vous avez pris la fuite, au jour de
Hunayn, ô Abou `Umâra?". - "Non, par Allâh, l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) n'a pas pris la fuite, mais il était
arrivé que les plus jeunes et les plus pressés d'entre ses Compagnons étaient sortis sans cuirasses et
sans armes; ou bien ils étaient équipés à la légère. Ils allèrent du côté des archers habiles, gens des
Hawâzin et des Banû Nasr, qui tiraient presque toujours juste. Ces gens leur envoyèrent une décharge de
flèches qui ne pouvaient guère manquer le but. Alors les musulmans se portèrent au Prophète (s.a.w.)
qui chevauchait sa mule blanche, alors que Abou Sufyân Ibn Al-Hârith Ibn `Abd Al-Muttalib en tenait la
bride. Le Prophète (s.a.w.) descendit de sa monture, invoqua l'aide divine, puis il dit: "C'est moi le
Prophète, sans mensonge; c'est moi le fils de `Abd Al-Muttalib "; puis il mit les musulmans en rangs.

Bataille d' At-Tâ'if

3329. D'après 'Abdoullâh Ibn 'Omar (raa), le Prophète (s.a.w.) avait mis le siège devant At-Tâ'if sans
obtenir le moindre résultat. Le Prophète (s.a.w.) dit alors: "Nous allons, si Allâh veut, retourner (à
Médine)". Les fidèles étaient peinés de cette résolution: "Comment, s'écrièrent-ils, nous partons sans

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prendre la ville!". Le Prophète (s.a.w.) ordonna alors: "Attaquons donc la ville demain matin". L'attaque
eut lieu et il y eut de nombreux blessés. - "Demain, si Allâh veut, dit le Prophète, nous retournerons (à
Médine)". Et comme les fidèles témoignèrent leur contentement, le Prophète (s.a.w.) se mit à rire.

Démolition des idoles autour de la Ka`ba

3333. `Abd-Allâh Ibn Mas'oûd (raa) a dit: Quand le Prophète entra à La Mecque, - Ibn Abou `Umar
ajouta: le jour de la Conquête -, il y avait autour de la Ka`ba trois cent soixante idoles. Du bout d'une
baguette qu'il tenait à la main, il piqua chaque idole en disant: La Vérité (l'islam) est venue et l'Erreur a
disparu. Car l'erreur est destinée à disparaître. La Vérité (l'islam) est venue. Et le Faux (la mécréance) ne
peut rien commencer ni renouveler.

Trêve d'Al-Hudaybiya

3335. D'après Al-Barâ' Ibn `Azib (raa), lorsque le Prophète (s.a.w.) conclut avec les polythéistes la trêve
d'Al-Hudaybiya, `Alî Ibn 'Abî Tâlib se mit à consigner par écrit les conditions de l'arrangement; et il
écrivit: "Voici à quoi souscrit Muhammad, l'Envoyé d'Allâh". - "Nous n'acceptons pas cette rédaction,
déclarent les infidèles, car si nous savions que tu es bien l'Envoyé d'Allâh, nous ne t'aurions pas
combattu". - "Efface-le", dit le Prophète à - "Par Allâh! répondit ce dernier, je ne l'effacerai jamais". Le
Prophète (s.a.w.) effaça alors de sa propre main les mots contestés. Une des conditions inscrites fut que
les musulmans entrent à La Mecque pourvu qu'ils la quittent après trois jours et qu'ils ne portent en
entrant aucune arme sauf les Julubbân. Comme je demandai à Abou 'Ishâq ce que signifie le mot
Julubbân, il me répondit: "Il s'agit du fourreau et de son contenu".

3338. D'après Sahl Ibn Hunayf (raa), Abou Wâ'il a rapporté: Le jour de Siffîn; Sahl Ibn Hunayf se leva et
dit: "O musulmans! Défiez-vous de vos opinions personnelles. Nous autres, nous étions auprès du
Prophète (s.a.w.) le jour de la trêve d'Al-Hudaybiya conclue entre le Prophète et les infidèles et, si nous
avions voulu les combattre, certes nous l'aurions fait!". En fait, `Umar Ibn Al-Khattâb vint vers le
Prophète (s.a.w.) lui dire: "O Envoyé d'Allâh! Ne sommes-nous donc pas dans la Vérité et eux dans
l'Erreur?". - "Si" - "Les morts parmi nos combattants, n'iront-ils pas au Paradis et les leurs en Enfer?". -
"Si". - "Pourquoi donc concéderions-nous l'humiliation dans notre religion? Reviendrons-nous sans
qu'encore Allâh ait tranché, entre eux et nous?". - "O Ibn Al-Khattâb, lui répondit le Prophète, je suis
l'Envoyé d'Allâh; et le Seigneur ne me mènera jamais à la perdition". Là-dessus, ne pouvant se contenir,
se rendit chez Abou Bakr et lui dit alors: "O Abou Bakr! Ne sommes-nous donc pas dans la Vérité et eux
dans l'Erreur?". - "Si" - "Les morts parmi nos combattants n'iront-ils pas au Paradis et les leurs en
Enfer?". - "Si" - "Pourquoi donc concéderions-nous l'humiliation dans notre religion? Reviendrons-nous
sans qu'encore Allâh ait tranché entre eux et nous?". - "O Ibn Al-Khattâb, c'est lui, l'Envoyé d'Allâh; et le
Seigneur ne le mènera jamais à la perdition". C'est alors que fut révélée la sourate Al-Fath (la victoire
éclatante); l'Envoyé d'Allâh envoya chercher et la lui récita entièrement. - "Est-ce donc la victoire O
Envoyé d'Allâh?", lui demanda-t-il; et l'Envoyé d'Allâh répondit: "Oui", s'en alla alors, réjoui.

3341. D'après Anas Ibn Mâlik (raa), comme les Compagnons du Prophète étaient extrêmement chagrinés
du retour d' Al-Hudaybiya et alors que le Prophète y avait fait immoler les bêtes du sacrifice, ces versets
furent révélés: En vérité Nous t'avons accordé une victoire éclatante... Jusqu'à ...un énorme succès. Le
Prophète dit alors à ses Compagnons: "Il m'a été révélé un verset qui m'est plus cher que ce monde et
tout ce qu'il comporte".

Bataille de 'Uhud

3345. D'après Sahl Ibn Sa`d (raa), comme on l'interrogea sur la blessure dont fut atteint le Prophète
(s.a.w.), à la bataille de 'Uhud, il répondit: "L'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) fut blessé au visage; il eut une dent
incisive brisée, et son casque fracassé sur sa tête. Fâtima, la fille de l'Envoyé d'Allâh lavait le sang de sa
blessure, tandis que `Alî Ibn 'Abî Tâlib lui versait l'eau se trouvant dans le creux de son bouclier. Lorsque
Fâtima vit que l'eau ne fait qu'augmenter le flot de sang, elle prit une natte, la brûla et, lorsque celle-ci
fut calcinée, elle l'appliqua sur la blessure et alors le sang s'arrêta de couler".

3347. `Abd-Allâh Ibn Mas'oûd (raa) a dit: Il me semble encore voir l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.), parlant de
l'un des prophètes ayant été frappé par son peuple et qui essuyait le sang coulant sur son visage en
disant: "Seigneur, pardonne à mon peuple, car ils ne savent pas".

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La vive colère d'Allâh contre ceux que l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a tués

3348. D'après Abou Hourayra (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "Vive est la colère d'Allâh contre des
gens qui ont ainsi traité Son Prophète". Et, ce disant, il montrait sa canine (brisée). Le Prophète (s.a.w.)
ajouta: "Vive est la colère d'Allâh contre un homme que l'Envoyé d'Allâh a tué dans la guerre sainte".

Les méfaits que le Prophète a supportés des polythéistes et des hypocrites

3349. D'après Ibn Mas'oûd (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) faisait la prière auprès de la Maison Sacrée,
alors que Abou Jahl et ses compagnons étaient assis non loin de lui. Comme on venait d'égorger un
chameau la veille, Abou Jahl dit: "Lequel d'entre vous pourra apporter le placenta de la chamelle des
Banû tel et le mettra sur le dos de Muhammad, quand il se prosternera?". Le plus malheureux d'entre eux
se leva et apporta le placenta, puis il attendit que le Prophète (s.a.w.) se prosternât et le mit sur son dos
entre ses épaules. Ils éclatèrent de rire en se penchant les uns vers les autres. Quant à moi, ajouta le
transmetteur, quoique j'aie assisté à cette scène, je n'ai pas pu agir; or si j'avais quelque force, j'aurai
ôté ce placenta loin des épaules du Prophète (s.a.w.). Le Prophète (s.a.w.) demeura alors prosterné,
alors qu'un homme alla prévenir Fâtima, encore très jeune, qui ne tarda pas à venir. Elle prit le placenta,
le jeta loin de son père et se tournant vers les Qoraychites, elle les invectiva. Ayant terminé sa prière, le
Prophète (s.a.w.) leva sa voix en appelant les malédictions sur les Qoraychites. Quand il maudissait les
impies, le Prophète avait l'habitude de le faire trois fois et quand il invoquait Allâh, il le faisait à trois
reprises aussi; et c'était ainsi qu'il le fit ce jour-là: "Grand Allâh! C'est à Toi de ruiner les Qoraychites".
Quand ils entendirent sa voix, les Qoraychites cessèrent de rire redoutant l'exaucement de son
invocation. Le Prophète, quant à lui, poursuivit: "Grand Allâh! Tire vengeance de Abou Jahl Ibn Hichâm,
de `Utba Ibn Rabî`a, de Chayba Ibn Rabî`a, d'Al-Walîd Ibn `Uqba, de 'Umayya Ibn Khalaf, et de `Uqba
Ibn 'Abî Mu`ayt". Le transmetteur ajoute qu'il a mentionné un septième mais qu'il n'a pas retenu son
nom et poursuit: "Par Celui qui, par la Vérité, a envoyé Muhammad (s.a.w.) j'ai vu tous ces gens-là morts
le jour de la bataille de Badr et on les traîna jusqu'au puits de Badr ".

3352. D'après 'Aïcha, femme du Prophète, (raa), elle lui demanda un jour: "Y eut-il jamais pour toi une
journée plus pénible que celle de la bataille de 'Uhud?". - "Certes, répondit-il, j'ai eu bien à souffrir de tes
compatriotes, mais ce qui me fut le plus pénible de leur part, ce fut l'affaire d' Al-`Aqaba, lorsque, à
l'exposé de mes demandes, Ibn `Abd Yâlîl Ibn `Abd Kulâl répondit par un refus total. Je me retournai,
affligé ne sachant trop où diriger mes pas et ne recouvrai mes esprits qu'arrivé à Qarn Ath-Tha`âlib; et
alors, levant la tête, voilà que je vis un nuage qui me couvrait de son ombre et, l'ayant considéré, voilà
que dedans j'aperçus Gabriel qui m'appela et me dit: "Allâh, l'Exalté, a bien entendu les propos de tes
compatriotes et les réponses qu'ils t'ont faites; et il t'a envoyé l'Ange des montagnes pour que tu lui
donnes, au sujet de ces infidèles, tel ordre qu'il te plaira". L'Ange des montagnes, m'ayant appelé, me
salua et me répéta ce qu'avait dit Gabriel: "O Muhammad! Allâh a bien entendu les propos de tes
compatriotes et les réponses qu'ils t'ont faites; et je suis l'Ange des montagnes et ton Seigneur m'a
envoyé vers toi pour me dicter ton ordre à leur sujet. Désires-tu que je fasse replier sur eux les deux
grandes montagnes qui dominent La Mecque?". - "Non, répondis-je, car du dos de ces impies, j'espère
qu'Allâh fera sortir des fidèles qui L'adoreront Seul sans Lui donner d'associés".

3353. D'après Jundub Ibn 'Abî Sufyân (raa), pendant une des batailles, le doigt du Prophète (s.a.w.) fut
blessé; le Prophète dit alors: "Tu n'es autre qu'un doigt en sang. Et ce qui t'a atteint, est dans le sentier
d'Allâh, le Grand".

3354. Jundab (raa)a dit: L'Ange Gabriel étant resté quelque jour sans se montrer au Prophète (s.a.w.),
les Qoraychites dirent: "Il (le Prophète) est abandonné". C'est alors que fut révélé: Par le Jour Montant!
Et par la nuit quand elle couvre tout! Ton Seigneur ne t'a ni abandonné, ni détesté.

Invocations du Prophète (s.a.w.) et sa patience contre les méfaits des hypocrites

3356. D'après 'Usâma Ibn Zayd (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) monta un jour sur un âne ayant pour selle
une grosse étoffe de Fadak et prit en croupe 'Usâma Ibn Zayd; en se rendant à la visite du malade Sa`d
Ibn `Ubâda qui habitait chez les Banû Al-Hârith Ibn Al-Khazraj et cela avant la bataille de Badr. Il passa
par une réunion d'hommes, composée de musulmans, d'idolâtres et de juifs, dont `Abd-Allâh Ibn Rawâha
et `Abd-Allâh Ibn 'Ubayy. La poussière que souleva l'âne du Prophète, venant s'abattre sur la réunion,
`Abd-Allâh Ibn 'Ubayy se drapa le nez dans son châle en criant: "Ne nous faites donc pas tant de
poussière!". L'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) salua le groupe, fit arrêter son âne et en descendit; il invita le
groupe à adorer Allâh et récita un passage du Coran. `Abd-Allâh Ibn 'Ubayy, dit alors: "O Homme, certes
il n'y a rien de plus beau que ce que tu avais dit; si c'était vrai, mais ne viens pas nous importuner avec

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cela dans nos réunions. Retourne chez toi et raconte tout cela à ceux qui se rendront chez toi". Tandis
que `Abd-Allâh Ibn Rawâha s'écria: "Viens prendre part à nos réunions, cela nous plaît beaucoup". A ces
mots, les musulmans, les idolâtres et les juifs s'injurièrent et furent sur le point de se battre les uns
contre les autres. Mais le Prophète (s.a.w.) ne cessa de chercher à les calmer jusqu'à ce qu'enfin il y
réussisse. Il remonta ensuite sur son âne et se rendit chez Sa`d Ibn `Ubâda et lui dit: "O Sa`d, n'as-tu
pas entendu ce qu'avait dit Abou Hubâb?, (il entendait par-là `Abd-Allâh ibn 'Ubayy), il a dit telle et telle
chose". - "O Envoyé d'Allâh, sois indulgent et pardonne-lui. Par Allâh! Allâh t'a révélé la Vérité juste au
moment où les gens de cette ville avaient décidé de le choisir comme roi et de le couronner. Comme
Allâh a empêché cela par la mission de Vérité qu'Il t'avait confiée, il (Ibn 'Ubayy) a éprouvé une vive
déception et c'est pour cela qu'il a agi comme tu l'avais vu". Alors, L'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) lui pardonna.

3357. D'après Anas Ibn Mâlik (raa), Un jour on dit au Prophète (s.a.w.): "Veux-tu te rendre chez `Abd-
Allâh Ibn 'Ubayy (pour le convaincre d'embrasser l'islam)?". Il enfourcha alors un âne pour s'y rendre et
se mit en route, accompagné des musulmans traversant une terre saline. Quand ils furent arrivés, il
(`Abd-Allâh Ibn 'Ubayy) dit au Prophète: "Eloigne-toi de moi, l'odeur de ton âne m'incommode". Un des
'Ansâr, dit alors: "Certes l'âne de l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) exhale une odeur plus agréable que la tienne".
Un des compagnons de `Abd-Allâh fut irrité de ces paroles et les deux hommes s'injurièrent; puis,
l'irritation ayant gagnée les compagnons de chacun de ces deux hommes, les deux groupes se mirent à
se battre avec les branches de palmier, les mains et les semelles. On nous assura que ce fut l'occasion de
la révélation suivante: Et si deux groupes de Croyants se combattent, faites la conciliation entre eux...

Meurtre de Abou Jahl

3358. D'après Anas Ibn Mâlik (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit (après la bataille de Badr): "Qui de
vous peut aller voir ce qui est arrivé à Abou Jahl?". Ibn Mas'oûd partit alors et le trouva frapper à mort
par les deux fils de `Afrâ'. Il le prit par sa barbe et lui dit: "C'est toi Abou Jahl?". Celui-ci répondit: "Y a-t-
il un homme plus noble que moi, que vous ayez tué?". - ou suivant une variante: que les siens aient tué?
- D'après le transmetteur, Abou Mijliz a ajouté: Abou Jahl a dit: "Si seulement un autre qu'un laboureur
m'a tué!"

Meurtre de Ka`b Ibn Al-'Achraf, le tyran des juifs

3359. D'après Jâbir Ibn 'Abdillâh (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "Qui me débarrassera de Ka`b Ibn
Al-'Achraf qui a mal agi envers Allâh et Son Envoyé?". Muhammad Ibn Maslama répondit: "O Envoyé
d'Allâh, veux-tu que je le tue?". - "Certes oui", répliqua le Prophète. - "Permets-moi alors de médire de
toi devant lui". - "Dis ce que tu voudras". Muhammad Ibn Maslama alla trouver Ka`b et lui dit: "Cet
homme (le Prophète) veut nous imposer de l'aumône légale qui dépasse nos moyens". - "Il vous
demande encore cela?", dit Ka`b, par Allâh, vous serez encore plus ennuyés de lui que vous l'êtes". -
"Nous venons de le suivre et nous ne voulons pas le quitter avant de voir jusqu'où il nous mènera. Ainsi,
je viens te demander de me prêter". - "Que me donneras-tu en gage?". - "Que veux-tu que je te
donne?". - "Vos femmes!". - "Comment pourrions-nous te donner nos femmes en gage à toi qui es le plus
bel homme des Arabes?". - "Eh bien! Vos fils". - "Comment pourrions-nous te donner, nos fils en gage?
On pourrait leur reprocher qu'ils avaient été donnés en gage pour deux charges de dattes et ce serait une
honte pour nous. Nous te donnerons plutôt nos armes en gage". Muhammad Ibn Mas'oûd prit alors
rendez-vous avec Ka`b et lui promit qu'Al-Hârith, Abou `Abs Ibn Jabr et `Ubad Ibn Bichr
l'accompagneraient. La nuit les quatre hommes allèrent trouver Ka`b. Sufyân dit: Un autre transmetteur
que `Amr rapporte que la femme de Ka`b lui a dit: "Il me semble entendre un bruit comme celui de la
voix d'un meurtrier". - "Ne t'en fais pas, lui répondit son mari, c'est Muhammad ibn Maslama, son frère
de lait et Abou Nâ'ila. L'homme généreux répond à l'appel au secours fait de nuit, même si c'était au prix
de sa vie". Muhammad dit à ses compagnons: "Quand il viendra, je m'approcherai de lui et lorsque je
tiendrai bien sa tête entre mes mains, frappez-le". Lorsque Ka`b descendit, en portant son arme, on lui
dit: "Nous sentons une très belle odeur!" - "Oui, répondit-il, ma femme est la plus parfumée des femmes
arabes". Muhammad lui dit ensuite: "Me permets-tu de sentir?". - "Oui", répliqua Ka`b. Après que
Muhammad ait senti l'odeur, il lui dit: "Me permets-tu de la sentir encore une fois?". Et comme il disait
cela, il tint la tête de Ka`b entre ses mains en s'écriant à ses compagnons: "Il est à vous!". Et, ils le
tuèrent.

Bataille de Khaybar

3363. Salama Ibn Al-Akwa` (raa)a dit: Nous partîmes avec l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) pour Khaybar et
nous voyageâmes de nuit. Un des nôtres, s'adressant à `Amir Ibn Al-Akwa`, lui dit: "Ne vas-tu pas nous

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faire entendre quelques-uns de tes vers?". qui était poète, se mit aussitôt à entonner les vers suivant
(pour divertir ses compagnons et pousser les chameaux à poursuivre leur démarche): Seigneur, sans Toi
nous n'aurions pas été dirigés dans la bonne voie. Nous n'aurions fait ni l'aumône ni la Salâ (prière).
Pardonne-nous nos péchés, nous sommes prêts à sacrifier nos vies dans Ton sentier. Affermis nos pas à
la rencontre de l'ennemi. Fais naître en nous la sérénité. Nous qui, quand on nous appelle dans Ta voie,
nous accourons, pour Te satisfaire ô Allâh. L'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) demanda alors quel était le nom de
l'improvisateur et comme on lui répondit que c'était il dit: "Qu'Allâh lui fasse miséricorde!". Un des nôtres
dit alors: "O Prophète, il sera donc martyr; si seulement vous ne deviez pas dire ces mots maintenant et
qu'il aurait destiné à une vie plus longue!". Le transmetteur ajoute: "Nous gagnâmes Khaybar que nous
assiégeâmes si longtemps que nous souffrîmes de la famine. Puis, Allâh nous rendit maîtres de l'endroit.
Le soir du jour où nous entrâmes dans la ville, nous avions allumé de nombreux feux. - "Pourquoi ces
feux et pourquoi les avez-vous allumés?", demanda le Prophète (s.a.w.). - "Pour faire rôtir de la viande",
répondit-on. - "Quelle viande?", demanda le Prophète. - "De la viande d'ânes domestiques". - "Renversez
les marmites et cassez-les", dit l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.). - "O Envoyé d'Allâh, dit un homme, si nous
renversions les marmites seulement et les rincions sans les casser?". - "Eh bien, soit", dit le Prophète.
Quand les troupes furent rangées en bataille, avait un sabre court; comme il s'en servait pour frapper un
juif, la pointe de la lame du sabre revint en arrière et atteignit le genou de qui mourut de cette blessure.
- "Comme nous revenions de Khaybar, dit Salama, l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.), me voyant silencieux et
chagriné, me demanda ce que j'avais". - "O toi, pour qui je suis prêt à sacrifier la vie de mon père et
celle de ma mère, est-il vrai, comme on le prétend, que perdra le fruit de son acte?". - "Et qui a dit
cela?", demanda le Prophète. - Je lui répondis: "Untel, untel et 'Usayd Ibn Hudayr Al-Ansâri". - "Ceux qui
ont dit cela, ont menti", répliqua l'Envoyé d'Allâh. - "Il aura, ajouta-t-il en réunissant deux de ses doigts,
une double récompense, car il a regroupé deux qualités: celle de quelqu'un qui a fait un grand effort pour
satisfaire Allâh et lui obéir et celle de celui qui combat dans la voie d'Allâh, peu d'Arabes en auraient fait
autant".

Bataille des Coalisés, nommée également (du Fossé)

3365. Al-Barâ' (raa)a dit: Le jour du Fossé, le Prophète (s.a.w.) transporta avec nous des déblais, au
point que la poussière couvrit son ventre, en récitant ces vers: par Allâh! n'était Toi, nous ne serions pas
dans la bonne voie, nous ne ferions ni l'aumône, ni la Salâ (prière). Fais descendre sur nous la sérénité,
Car, notre religion, ceux-là (les infidèles) l'ont refusée, Car les chefs des impies ont refusé notre religion,
quand ils cherchent la tentation (al-fitna), certes, nous dirons: Non! Et il appuyait sur le dernier mot, en
élevant sa voix

3366. Sahl Ibn Sa`d (raa)a dit: L'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) vint vers nous pendant que nous creusions le
Fossé et que nous en transportions la poussière sur nos épaules et s'écria: "Mon Seigneur, la seule vie,
c'est celle de l'au-delà! Pardonne aux 'Ansâr et aux Muhâjirûn!".

3367. D'après Anas Ibn Mâlik (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "Mon Seigneur, la seule vie, est celle
de l'au-delà! Pardonne aux 'Ansâr et aux Muhâjirûn".

Bataille de Dhû Qarad et autres

3371. Salama Ibn Al-'Akwa` (raa) a dit: Je partis avant qu'on appelât à la prière de fajr (l'aurore), les
chamelles laitières de l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) étaient au pâturage de "Dhû Qarad". Un serviteur de
Abdourrahmân Ibn 'Awf me rencontra et me dit: "On a pris les chamelles laitières de l'Envoyé d'Allâh,
(s.a.w.)!". - "Qui les a prises?", lui demandai-je - "Des gens de Ghatfân". Alors, à trois reprises, je me
mis à pousser ce cri: "Au secours!" au point que je fis entendre les habitants des deux côtés (couvertes
de pierres noires) de Médine, puis, je hâtai ma marche pour les rejoindre (les gens de Ghatfân) à Dhû
Qarad où ils abreuvaient les animaux. Etant archer, je pris mon arc et je leur décrochai des flèches en
m'écriant: "C'est moi le fils d'Al-'Akwa`. Et c'est le dernier jour de la canaille". Je réussis à leur reprendre
les chamelles, et en plus je leur pris trente manteaux! A ce moment, le Prophète (s.a.w.) arriva,
accompagné d'une foule de gens et je lui dis: "O Envoyé d'Allâh, je les ai empêchés de boire et ils sont
assoiffés. Envoie maintenant des hommes à leur poursuite". - "O Ibn Al-'Akwa`, répondit le Prophète, tu
t'es comporté en maître, montre-toi donc pitoyable!". Puis nous revînmes et l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) me
prit en croupe sur sa chamelle jusqu'à notre entrée à Médine.

Sortie des femmes en bataille avec les hommes

3375. D'après Anas Ibn Mâlik (raa), le Prophète (s.a.w.) amenait dans ses batailles, 'Umm Sulaym et

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d'autres femmes des 'Ansâr afin qu'elles donnent à boire aux hommes et qu'elles soignent les blessés.

Nombre des batailles du Prophète (s.a.w.)

3384. D'après Burayda (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) fit dix-neuf batailles et prit part au combat dans
huit d'entre elles.

3386. Salama (raa)a dit: "J'ai participé à sept batailles avec le Prophète (s.a.w.) et j'ai en plus fait partie
de neuf expéditions envoyées par lui et qui tantôt furent commandées par Abou Bakr tantôt par 'Usâma
Ibn Zayd".

Bataille de Dhât Ar-Riqâ`

3387. Abou Moûsa (raa) a dit: "Nous partîmes en expédition avec le Prophète (s.a.w.). Nous étions six et
nous n'avions qu'un chameau, que nous montions à tour de rôle. Nous avions les pieds déchirés et, pour
ma part, j'eus les pieds si abîmés que mes ongles tombèrent. Nous enveloppions nos pieds alors avec
des chiffons, c'est pourquoi cette expédition fut dénommée Dhât Ar-Riqâ` (riqâ` signifie chiffons)".

Le Commandement
Suprématie des Qoraychites sur les gens pour le rang de califat, ce rang ne sera accordé qu'à
eux

3389. D'après Abou Hourayra (raa), le Prophète (s.a.w.) a dit: "Pour ce rang (le pouvoir souverain ou
califat), les Qoraychites ont la suprématie sur tous les gens: leurs musulmans l'ont sur les musulmans et
leurs polythéistes sur les polythéistes".

3392. D'après 'Abdoullâh ibn'Umar (raa), le Prophète (s.a.w.) a dit: "Le califat demeurera aux mains des
Qoraychites, même s'il ne reste que deux hommes sur terre".

3393. Jâbir Ibn Samura (raa)a dit: Un jour que je suis entré avec mon père chez le Prophète (s.a.w.), je
l'ai entendu dire: "Le califat n'atteindra sa fin qu'après que douze d'entre eux y auront accédé" et il a
ajouté des paroles que je n'avais pas entendues. J'ai demandé alors à mon père: "Qu'est-ce qu'il a dit?".
- "Il a dit: Tous ceux qui accéderont à ce pouvoir seront des Qoraychites", me répondit-il.

Nomination du califat suivant et renoncement à la nomination

3399. D'après (raa), 'Abdoullâh Ibn 'Omar rapporte qu'on demanda à "Pourquoi ne désignes-tu pas ton
successeur?". répondit: "Si je désigne mon successeur, je le ferai car quelqu'un qui vaut mieux que moi,
Abou Bakr, a désigné son successeur. Si je ne désigne personne, je le ferai car quelqu'un qui vaut mieux
que moi, l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.), n'a pas désigné son successeur". ajoute: "Lorsqu'il mentionna le
Prophète (s.a.w.), je sus qu'il ne désignera pas de successeur".

Interdiction de réclamer le commandement et de le convoiter

3402. D'après Abou Moûsa (raa), un jour que j'étais chez le Prophète (s.a.w.) avec deux de mes cousins,
l'un d'eux dit: "O Envoyé d'Allâh! Accorde-nous le commandement de certaines des régions qu'Allâh,
l'Exalté, t'a confiées". L'autre fit aussi la même demande. L'Envoyé d'Allâh leur répondit alors: "Par Allâh,
nous ne confions jamais ce pouvoir ni à celui qui le réclame, ni à celui qui le convoite".

Mérites de l'imam équitable, punition de l'injuste, incitation à la clémence envers les sujets et
interdiction de leur imposer ce qui est excessif

3408. Ibn 'Omar (raa) a dit: l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "Chacun de vous est comme le berger qui est
responsable de son troupeau. L'émir est comme le berger et il lui sera demandé compte de ses sujets;
l'homme est comme le berger et il est responsable de sa famille; quant à la femme, elle a la garde de ses
enfants et de la demeure de son mari et elle en est responsable; le serviteur est également responsable

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de la fortune de son maître et on lui-en demandera compte. Chacun de vous est donc responsable et on
lui demandera compte de sa responsabilité".

Gravité du vol du butin

3412. Abou Hourayra (raa) a dit: Un jour, le Prophète (s.a.w.) évoqua la fraude au cours d'un de ses
sermons, il en fit un péché terrible et de conséquences terribles: - Que je ne rencontre aucun de vous,
ajouta-il, le Jour de la Résurrection, portant sur le cou un chameau blatérant et disant: "Envoyé d'Allâh!
Prête-moi secours" et moi de lui répondre: "Je ne puis rien pour toi; je t'ai déjà prévenu". Que je ne
rencontre aucun de vous, le Jour de la Résurrection, portant sur le cou un cheval hennissant et disant:
"Envoyé d'Allâh! Prête-moi secours" et moi de lui répondre: "Je ne puis rien pour toi; je t'ai déjà
prévenu". Que je ne rencontre, le Jour de la Résurrection, aucun de vous portant sur son cou une brebis
bêlante et disant: "Envoyé d'Allâh! Prête-moi secours", et moi de lui répondre: "Je ne puis rien pour toi;
je t'ai déjà prévenu". Que je ne rencontre, le Jour de la Résurrection, aucun de vous portant sur le cou un
être criant et disant: "Envoyé d'Allâh! Prête-moi secours", et moi de lui répondre: "Je ne puis rien pour
toi; je t'ai déjà prévenu". Que je ne rencontre, le Jour de la Résurrection, aucun de vous portant sur le
cou un vêtement ou un morceau d'étoffe flottant au vent et disant: "Envoyé d'Allâh! Prête-moi secours",
et moi de lui répondre: "Je ne puis rien pour toi; je t'ai déjà prévenu". Que je ne rencontre, le Jour de la
Résurrection aucun de vous portant sur le cou des métaux précieux (de l'or et de l'argent) et disant:
"Envoyé d'Allâh! Prête-moi secours", et moi de lui répondre: "Je ne puis rien pour toi, je t'ai déjà
prévenu".

Interdiction aux gouverneurs (ou similaires) d'accepter les cadeaux

3413. Abou Humayd As-Sâ'idî (raa)a dit: L'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) employa un homme de la tribu d'Al
Asd qu'on nomme Ibn Al-Lutbiyya. - et Ibn Abou 'Umar ont ajouté: "pour la collecte de l'aumône légale
(Zakâ)". Lorsque Ibn Al-Lutbiyya revint, le Prophète lui ordonna de rendre ses comptes. - "Voici,
répondit-il, votre argent; et ceci est un cadeau que j'ai reçu". Le Prophète se leva alors en chaire, loua
Allâh et Lui rendit grâce, puis il dit: "Lorsque j'emploie un homme d'entre vous pour collecter l'aumône
légale, qu'il ne vient pas me dire ceci est votre argent, et cela c'est un cadeau que j'ai reçu. Pourquoi
n'est-il pas resté dans la maison de son père ou de sa mère pour attendre son cadeau? Par Celui qui tient
l'âme de Muhammad entre Ses mains, celui parmi vous qui prenne une chose sans y avoir droit; la
portera sur le cou le Jour de la Résurrection, que ce soit un chameau blatérant, un boeuf beuglant ou un
mouton bêlant". Puis, levant ses deux mains si haut que l'on aperçut le blanc de ses aisselles, il s'écria
deux fois: "Grand Allâh, ai-je transmis Tes ordres?".

Obligation d'obéir aux émirs quand il s'agit des devoirs (religieux) et de désobéir en cas
contraire

3416. D'après Ibn 'Abbâs (raa), ce verset: O les Croyants! obéissez à Allâh et obéissez au Messager et à
ceux d'entre vous qui détiennent le commandement... fut révélé lorsque le Prophète (s.a.w.) envoya
'Abdoullâh Ibn Hudhâfa ibn Qays Ibn 'Adî As-Sahmî, à la tête d'un détachement.

3417. D'après Abou Hourayra (raa), le Prophète (s.a.w.) a dit: "Quiconque m'obéit, obéit à Allâh; et
quiconque me désobéit, désobéit à Allâh. Quiconque obéit à l'émir, obéit à moi; et quiconque lui
désobéit, désobéit à moi".

3423. D'après Ibn 'Omar (raa), le Prophète (s.a.w.) a dit: "Ecouter aux chefs et leur obéir bon gré mal
gré, est un devoir incombant au musulman; sauf s'il s'agit d'un péché. En ce cas, il n'a plus ni à les
écouter, ni à leur obéir".

3424. (raa)a dit: Le Prophète (s.a.w.) envoya une expédition à la tête de laquelle il plaça un homme. Ce
chef alluma un feu et dit à ses hommes: "Entrez, dans ce feu". Quelques-uns songèrent à lui obéir, alors
que d'autres dirent: "Nous avons fui du feu". Quand on raconta le fait au Prophète (s.a.w.), il dit à ceux
qui songèrent entrer dans le feu: "Si vous y étiez entrés, vous ne l'auriez pas quitté jusqu'au Jour de la
Résurrection". Il loua l'attitude des autres (qui refusèrent d'obéir au chef) et ajoute: "L'obéissance n'est
pas due si elle implique une désobéissance à Allâh, elle n'est due que lorsqu'elle est pour le bien".

L'imam est une protection pour ceux qui luttent derrière lui

3428. D'après Abou Hourayra (raa), le Prophète (s.a.w.) a dit: "Le commandant (des musulmans) n'est

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qu'un véritable abri (pour eux). Ils combattent derrière lui et sont ainsi préservés (contre les tyrans et les
agresseurs). S'il ordonne la crainte d'Allâh, l'Exalté et se montre juste, il en recevra la récompense; mais,
s'il ordonne autre chose (la désobéissance à Allâh), une part du péché lui incombera".

Obligation de prêter serment d'allégeance aux califes et à ceux qui viendront après eux

3429. D'après Abou Hourayra (raa), le Prophète (s.a.w.) a dit: "Les israélites étaient gouvernés par des
prophètes. Chaque fois qu'un prophète mourait, un autre lui succédait. Mais après moi, il n'y aura plus de
prophète, il n'y aura que des califes et ils seront nombreux". -"Et alors, lui demanda-t-on, que nous
ordonnes-tu de faire?". -"Chaque fois que vous devez choisir un calife, répondit-il, choisissez celui à qui le
serment sera prêté le premier et soyez loyaux envers lui. Donnez à chacun des califes ce à quoi il a droit,
car Allâh leur demandera compte de la garde qu'Il leur aura confiée".

3430. D'après 'Abdoullâh Ibn Mas'oûd (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "Après moi, vous verrez du
favoritisme et des choses que vous réprouverez". - "O Envoyé d'Allâh, si nous serions alors présents,
dirent les fidèles, que nous ordonnes-tu de faire?". - "Acquittez-vous de ce que vous devez et demandez
à Allâh ce à quoi vous avez droit".

Ordre d'être patient face aux injustices des gouverneurs et à leur accaparement du pouvoir

3432. D'après 'Usayd Ibn Hudayr (raa), un homme des 'Ansâr vint trouver le Prophète (s.a.w.) et lui dit:
"O Envoyé d'Allâh, pourquoi tu ne me confies pas un commandement comme tu l'as fait avec untel?". Le
Prophète répondit: "Après moi vous trouverez du favoritisme; soyez alors patients jusqu'à ce que vous
me rencontreriez auprès du Bassin".

Attachement à la communauté des musulmans lors de l'apparition des troubles et interdiction


de s'en séparer

3434. Houdhayfa Ibn Al-Yamân (raa) a dit: Tandis que tout le monde interrogeait l'Envoyé d'Allâh
(s.a.w.) sur le bien, moi, je l'interrogeais sur le mal par crainte d'en être atteint. - "O Envoyé d'Allâh, lui
dis-je, nous étions dans l'ignorance et dans le mal; quand Allâh nous a envoyés ce bien (c.-à-d. l'islam).
Est-ce que, après ce bien le mal viendra-t-il de nouveau?". - "Oui", répondit-il. - "Et, repris-je, après ce
mal, il y aura-t-il du bien?". - "Oui, mais il ne sera jamais pur". - "Qui le troublera?". - "Des gens qui
suivront une autre Sunna que la mienne et qui guideront vers une autre voie que ma bonne voie et dont
tantôt vous approuverez les actes, tantôt vous les désapprouverez". - "Et après ce bien, y aura-t-il
encore de mal?". - "Oui, il y aura des hérauts aux portes de l'Enfer, qui appelleront à eux les gens et qui
précipiteront dans l'Enfer ceux qui répondront à leur appel". - "O Envoyé d'Allâh, lui dis-je, décris-nous
ces hérauts". - "Ils seront de notre race et ils parleront notre langue". - "Que m'ordonnes-tu de faire si
j'assiste à cela?". - "Tu devras suivre la communauté des musulmans et leur leader". - "Mais si (alors) les
musulmans n'ont ni communauté, ni leader?". - "Ecarte-toi de toutes ces sectes, devrais-tu pour cela ne
manger que les racines d'un arbre et rester ainsi jusqu'à ce que la mort t'advienne".

3438. D'après Ibn 'Abbâs (raa), le Prophète (s.a.w.) a dit: "Que celui qui voit son émir faire quelque
chose de répréhensible prenne patience, car quiconque se séparera de la Communauté de la distance
d'un empan mourra de la mort des idolâtres antéislamiques".

Recommandation à l'armée de prêter serment d'allégeance à l'imam lors du combat. Serment


d'allégeance (Ar-Radwân) sous l'arbre

3449. Jâbir (raa) a dit: Le jour d'Al-Hudaybiya, nous étions mille quatre cents hommes et nous prêtons
serment (au Prophète). Sous l'arbre, un Samura, 'Umar tint la main du Prophète (pour lui prêter
serment). Le transmetteur ajoute: "Nous prêtâmes au Prophète le serment de ne pas fuir le combat et
non de combattre jusqu'à la mort".

3459. D'après Al-Musayyab Ibn Hazan (raa), Sa'îd Ibn Al-Musayyab a dit: "Mon père fut au nombre de
ceux qui avaient prêté serment au Prophète (s.a.w.) auprès de l'arbre. Toutefois, l'an suivant quand nous
sommes partis pour faire le Hajj; nous passâmes près du lieu où se trouvait l'arbre et nous ne le
reconnûmes plus. Mais si vous l'avez vu, vous savez mieux".

3462. D'après Salama (raa), Yazîd Ibn 'Abî 'Ubayd a dit: Comme je demandai à Salama quel serment ils

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avaient prêté à l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.), le jour d'Al-Hudaybiya, il me répondit: "De combattre jusqu'à la
mort".

3463. D'après 'Abâd Ibn Tamîm, quelqu'un vint trouver 'Abdoullâh Ibn Zayd qui dit:" Voilà que les gens
prêtent serment à Ibn Hanzala". - "Quel serment?" - "De combattre jusqu'à la mort". - "Je ne prêterai ce
serment à personne après le Prophète (s.a.w.)", lui répondis-je.

Interdiction à celui qui a fait l'hégire de retourner chez lui

3464. Yazîd Ibn 'Abî 'Ubayd rapporte que Salama Ibn Al-'Akwa' étant chez Al-Hajjâj, celui-ci lui dit: "O fils
d'Al-Akwa', tu es donc retourné sur tes pas pour vivre dans le désert?". - "Non, répondit-il; mais l'Envoyé
d'Allâh (s.a.w.) m'a autorisé à m'établir dans le désert".

Le serment d'allégeance après la conquête de La Mecque pour se conformer à l'Islam, au


djihad et au bien et interprétation de ces mots: "Plus d'hégire après la conquête"

3465. Mujâchi' Ibn Mas'oûd As-Sulamî (raa)a dit: Etant venu trouver le Prophète (s.a.w.), je lui dis:
"Reçois notre serment de prendre part à l'hégire". - "L'hégire est passée, répondit-il; elle est tout entière
à ceux qui la firent. Toutefois vous pouvez me prêter serment d'allégeance selon lequel vous vous
conformez à l'islam, au djihad et au bien".

3467. D'après Ibn 'Abbâs (raa), le jour de la prise de La Mecque, le Prophète (s.a.w.) a dit: "Vous n'êtes
point tenus d'émigrer, mais vous devez faire la guerre sainte avec une bonne intention. Si on vous invite
à faire le djihad, obéissez".

3468. D'après 'Aïcha (raa), on interrogea le Prophète (s.a.w.) au sujet de l'hégire. Et lui de répondre: "Il
n'y a plus d'hégire après la conquête de la Mecque. Mais il reste la guerre sainte avec une bonne
intention. Si on vous invite à faire le djihad, obéissez".

3469. D'après Abou Sa'îd Al-Khoudri (raa), un bédouin interrogea l'Envoyé d'Allâh au sujet de
l'émigration (il voulait quitter son désert et s'installer à Médine). - "Malheur à toi!, lui répondit le
Prophète, c'est une chose grave. As-tu des chameaux?". - "Oui!", répondit l'homme. - "Verses-tu
l'aumône de chameaux". - "Oui!", répliqua l'homme. - "Eh bien! reprit le Prophète, accomplis des oeuvres
pies (à travers les mers), certes Allâh ne laissera pas aucune de tes oeuvres sans récompense".

Le pacte de fidélité des femmes

3470. D'après 'Aïcha, la femme du Prophète (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) mettait à l'épreuve toutes les
Croyantes qui émigraient vers lui, au moyen de ce verset: O Prophète! Quand les Croyantes viennent te
prêter serment d'allégeance, (et en jurent) qu'elles n'associeront rien à Allâh, qu'elles ne voleront pas,
qu'elles ne se livreront pas à l'adultère... jusqu'à la fin du verset. 'Aïcha ajouta: Les croyantes qui
acceptent ces conditions, ont ainsi prêté légitimement serment d'allégeance. L'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) se
contentait de leur dire: "Vous pouvez s'en aller. J'accepte votre serment". 'Aïcha poursuivit: Mais, par
Allâh! Jamais sa main ne toucha la main d'aucune d'elles. Le pacte de fidélité s'échangeait plutôt
oralement.

Le serment d'allégeance d'obéir et d'entendre dans la mesure de la capacité

3472. 'Abdoullâh Ibn 'Omar (raa) a dit: Quand nous prêtions serment de fidélité à l'Envoyé d'Allâh
(s.a.w.) en déclarant que nous obéirons à ses ordres, il nous dit: "Dans la mesure où vous le pourrez".

L'âge de puberté

3473. D'après Ibn 'Omar (raa), Au jour de la bataille de 'Uhud, l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) me passa en
revue. Comme je n'avais alors que quatorze ans, le Prophète ne m'admit pas (parmi les combattants). A
une autre revue, le jour de la bataille du Fossé, comme j'avais quinze ans, il m'admit.

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L'interdiction d'emporter le Coran au pays des polythéistes si on craint de l'exposer à la
souillure

3474. D'après 'Abdoullâh Ibn 'Omar (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) interdit d'emporter le Coran au cours
d'un voyage en pays ennemi.

La course des chevaux et de leur entraînement

3477. Ibn 'Omar (raa) a dit: Le Prophète (s.a.w.) organisa une course de chevaux; les chevaux qui
avaient été entraînés avaient à parcourir la distance séparant Al-Hafyâ' du col d'Al-Wadâ', tandis que
ceux qui n'avaient pas été entraînés avaient à parcourir la distance séparant le col d'Al-Wadâ' de la
mosquée des Banû Zurayq.

Le bien est attaché aux toupets des chevaux jusqu'au Jour de la Résurrection

3478. 'Abdoullâh Ibn 'Omar (raa) a dit: L'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "Les chevaux auront le bien à
leurs toupets jusqu'au Jour de la Résurrection".

3480. D'après 'Urwa Al-Bâriqî (raa), le Prophète (s.a.w.) a dit: "Le bien est attaché aux toupets des
chevaux jusqu'au Jour de la Résurrection, par lesquels sont gagnés la récompense céleste et le butin".

3482. Anas Ibn Mâlik (raa)a dit: L'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "La bénédiction est aux toupets des
chevaux".

Le mérite du combat dans le sentier d'Allâh

3484. D'après Abou Hourayra (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "Allâh s'est engagé vis-à-vis de celui
qui combat dans Son sentier et qui n'a quitté sa demeure que dans ce but et par croyance en Lui et en
Ses messagers à le faire entrer au Paradis ou à le ramener à sa demeure avec la récompense ou le butin
qu'il aura acquis. Par Celui qui possède l'âme de Muhammad entre Ses mains, tout homme qui a reçu une
blessure pour la cause d'Allâh n'arrivera pas au Jour de la Résurrection autrement qu'avec sa plaie
répandant un liquide couleur de sang et ayant le parfum de musc. Par Celui qui détient l'âme de
Muhammad dans Ses mains, je crains que certains Croyants éprouveraient de la peine à me voir partir
sans eux et d'autre part, je ne peux pas leur fournir de montures. Sans cela, je ne saurais resté à Médine
en arrière d'aucun des détachements qui s'en vont combattre dans le sentier d'Allâh. Par Celui qui détient
l'âme de Muhammad entre Ses mains, j'aimerais combattre dans le sentier d'Allâh, à y être tué, puis
ressuscité, pour être de nouveau tué, de nouveau ressuscité et ainsi de suite".

Le mérite des martyrs

3488. D'après Anas Ibn Mâlik (raa), le Prophète (s.a.w.) a dit: "Il n'est point de mort, ayant obtenu
auprès d'Allâh une récompense, qui se réjouirait à l'idée de revenir sur cette terre, obtînt-il même tout ce
bas monde et ce qu'il contient; exception faite du martyr, celui-ci souhaiterait revenir sur terre pour être
de nouveau tué (dans la voie d'Allâh), en raison de la récompense prodiguée (dans l'au-delà) au martyr".

3490. Abou Hourayra (raa) a dit: On demanda à l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.): "Indique-moi une oeuvre qui
ait la valeur de la guerre sainte dans le sentier d'Allâh - que soient exaltées Sa toute-puissance et Sa
grandeur". Et le Prophète de répondre: "Il vous est insupportable". Sur l'insistance des Compagnons qui
lui répétèrent la question deux ou trois fois, le Prophète opposait le même refus. A la troisième fois, il
dit: "Le combattant dans le sentier d'Allâh est pareil au fidèle qui jeûne, passe la nuit à prier et se plie
aux ordres émis dans les versets d'Allâh sans aucune interruption jusqu'à ce que ce combattant soit de
retour".

Le mérite de partir matin et soir pour combattre dans le sentier d'Allâh

3492. D'après Anas Ibn Mâlik (raa), le Prophète (s.a.w.) a dit: "Une seule matinée ou une seule soirée de
marche dans la voie d'Allâh vaut mieux que ce bas monde et tout ce qu'il contient".

3493. D'après Sahl Ibn Sa'd 'As-Sâhilî (raa), le Prophète (s.a.w.) a dit: "Une seule matinée de marche

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effectuée par un Serviteur dans le sentier d'Allâh vaut mieux que ce bas monde et ce qu'il contient".

3495. D'après Abou Ayyoûb (raa), le Prophète (s.a.w.) a dit: "Une seule matinée ou une seule soirée de
marche dans le sentier d'Allâh, vaut mieux que tout ce sur quoi le soleil se lève et se couche".
Le mérite de la fermeté et le combat dans le sentier d'Allâh

3501. D'après Abou Sa'îd Al-Khoudri (raa), un homme vint trouver l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) et dit: "Quel
est l'homme le plus méritant?". Il répondit: "C'est le combattant dans le sentier d'Allâh qui y sacrifie sa
personne et ses biens". - "Et qui ensuite?", demanda l'homme. - "C'est le fidèle, répondit-il, qui, réfugié
dans un défilé de montagnes, se livre à l'adoration d'Allâh son Seigneur et s'abstient de nuire aux gens".

Interprétation de "Deux hommes qui l'un d'eux tue l'autre et les deux entreront au Paradis"

3504. D'après Abou Hourayra (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "Allâh accueillera en souriant deux
hommes dont l'un aura tué l'autre et les fera entrer au Paradis". Les Compagnons répliquèrent alors: -
"Comment donc?". - "Tel est le cas d'un combattant dans le sentier d'Allâh qui meurt en martyr; puis
Allâh, agréera le repentir de son meurtrier qui embrassera l'islam, combattra dans le sentier d'Allâh et
mourra également en martyr".

Le mérite de celui qui équipe un combattant dans le sentier d'Allâh et prend la charge de sa
famille pour le bien

3511. D'après Zayd Ibn Khâlid Al-Juhanî (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "Celui qui équipe
efficacement un guerrier dans le sentier d'Allâh est lui-même en expédition dans le sentier d'Allâh et celui
qui le remplace en subvenant aux besoins de sa famille est lui-même en expédition".

La dispense du combat dans le sentier d'Allâh accordée à ceux qui ont leurs excuses

3516. Al-Barâ' (raa)a dit: Quand fut révélé ce verset: Ne sont pas égaux ceux des Croyants et ceux qui
luttent ... dans le sentier d'Allâh, le Prophète ordonna d'appeler Zayd. Celui-ci vint pour mettre ce verset
par écrit. Alors, Ibn 'Umm Maktûm, se plaignit de son aveuglement. Alors ce verset fut révélé Ne sont
pas égaux ceux des Croyants qui restent chez eux - sauf ceux qui ont quelque infirmité.

L'affirmation de la rétribution du Paradis aux martyrs

3518. Jâbir (raa) a dit: Un homme dit au Prophète: "Où est-ce que je serai, si je suis tué (dans le combat
pour la cause d'Allâh)?". - "Au Paradis", répondit le Prophète. L'homme jeta aussitôt quelques dattes qu'il
avait dans la main, puis alla combattre jusqu'à ce qu'il fut tué. D'après Suwayd, "un homme dit au
Prophète (s.a.w.) le jour de 'Uhud.

3519. Al-Barâ' (raa)a dit: Un homme des Banû An-Nabît, - une tribu des 'Ansâr - vint dire au Prophète:
"Je témoigne qu'il n'y a d'autre divinité qu'Allâh et que tu es Son serviteur et Son envoyé", puis il
combattit et fut tué. L'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) dit alors: "Celui-ci a peu oeuvré, mais a été
considérablement récompensé".

3523. Anas (raa)a dit: Mon oncle dont je pris le nom n'avait pas pris part à la bataille de Badr avec
l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.). Il en fit désolé et dit: "Je n'ai pas pris part au premier combat livré par le
Prophète (s.a.w.) aux polythéistes. Mais, si Allâh me permet d'assister à un autre en compagnie du
Prophète (s.a.w.), Il verra comment je me comporterai". Et il craignit de dire autre chose. Ensuite, il
assista en compagnie du Prophète (s.a.w.) à la bataille de 'Uhud. Et comme Sa'd Ibn Mu'âdh se
présentait à lui, Anas lui dit: "O Abou 'Amr où (vas-tu)?". - "Je sens, lui répondit-il, le parfum du Paradis
s'exhalant de 'Uhud". Il ajoute: Nous trouvâmes tué et son corps percé de plus de quatre-vingts
blessures, coups de sabre, de lance, de flèches. Sa soeur, ma tante Ar-Rubayyi' bint An-Nadr a dit: "Je
n'ai reconnu mon frère que du bout d'un de ses doigts"; et ce verset fut révélé: Il est, parmi les
Croyants, des hommes qui ont été sincères dans leur engagement envers Allâh. Certains d'entre eux ont
atteint leur fin et d'autres attendent encore; et ils n'ont varié aucunement (dans leur engagement) il dit:
"On croyait qu'il avait été révélé au sujet de lui et de ses compagnons".

148
Sera martyr quiconque combat afin que la parole d'Allâh ait le dessus

3524. D'après Abou Moûsa Al-Ach'âri (raa), un bédouin vint trouver le Prophète (s.a.w.) et lui dit: "O
Envoyé d'Allâh! Un homme combat pour s'attribuer un butin, un autre combat pour être mémorisé et un
autre combat pour étaler sa bravoure. Qui donc parmi tous ceux-là est-il considéré comme un
combattant dans le sentier d'Allâh?". Et le Prophète (s.a.w.) de répondre: "Celui qui combat pour que la
parole d'Allâh ait le dessus".

Interprétation des paroles de l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.): "Les actes ne valent que par
l'intention" et que le combat et autres oeuvres y font part

3530. D'après 'Omar Ibn Al-Khattâb (raa), le Prophète (s.a.w.) a dit: "Les actes ne valent que par
l'intention. A chaque homme il ne sera tenu compte que de ses intentions. Pour celui qui aura émigré en
vue d'Allâh et de son Envoyé, son émigration lui sera comptée pour Allâh et Son Envoyé. Quant à celui
qui aura émigré en vue de biens terrestres, ou afin de trouver une femme à épouser, son émigration sera
comptée suivant le but qui aura dicté son voyage".

Mérite de l'expédition en pleine mer

3535. Anas Ibn Mâlik (raa) a dit: L'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) avait l'habitude d'aller chez 'Umm Harâm bint
Milhân (une vieille femme) qui lui servait à manger. Elle était la femme de 'Ubâda Ibn As-Sâmit. L'Envoyé
d'Allâh (s.a.w.) entra un jour chez elle. 'Umm Harâm lui servit à manger, puis se mit à lui épouiller la
tête. Le Prophète (s.a.w.) s'endormit, puis, quelque temps après, il se réveilla en riant: "Qu'est-ce qui te
fait rire, Envoyé d'Allâh?", lui demanda-t-elle. - "Ce sont des gens de ma Communauté, répondit-il, qui
viennent d'être offerts à ma vue. Ils font une expédition dans le sentier d'Allâh et naviguent en pleine
mer, tels des rois sur leurs trônes - ou comme des rois assis sur leurs trônes". - "Demande au Seigneur,
Envoyé d'Allâh, reprit-elle, que je sois parmi eux". Il invoqua alors Allâh en sa faveur, puis posa de
nouveau sa tête (et s'endormit). Ensuite, il se réveilla en riant: "Qu'est-ce qui te fait rire, Envoyé
d'Allâh?", demanda-t-elle. - "Ce sont, répondit-il, des gens de ma Communauté qui viennent d'être
offerts à ma vue. Ils sont en expédition dans le sentier d'Allâh..." Et il fit la même description que la
première fois. - "O Envoyé d'Allâh, dit-elle, prie Allâh pour que je sois parmi eux". - "Tu es déjà avec les
précédents", répondit-il. 'Umm Harâm bint Milhân s'embarqua effectivement du temps de Mu'âwiya Ibn
Abî Soufyân; et, au moment où elle venait de quitter le navire, sa monture s'étant abattue, elle mourut.

Les martyrs

3538. D'après Abou Hourayra (raa), le Prophète (s.a.w.) a dit: "Un homme qui, sur sa route, trouve une
branche d'épines et l'écarte de son chemin, Allâh lui en saura gré et lui pardonnera ses péchés". Puis il
ajouta: "Il est cinq types de martyr: Celui qui meurt empesté; celui qui succombe à des coliques (le mot
doit s'étendre à toutes les maladies des entrailles: dysenterie, choléra, etc.); celui qui meurt noyé; la
victime d'un effondrement et celui qui meurt en combattant dans le sentier d'Allâh, que soient exaltées
Sa toute-puissance et Sa grandeur".

3540. D'après Anas Ibn Mâlik (raa), le Prophète (s.a.w.) a dit: "La peste constitue un martyre pour tout
musulman".

Les paroles du Prophète (s.a.w.): "Un groupe de ma Communauté ne cessera de triompher par
la vérité, sans que ceux qui les contrarient ne puissent leur nuire"

3545. D'après Al-Mughîra (raa), j'ai entendu le Prophète (s.a.w.) dire: "Il y a des gens de ma
Communauté qui ne cesseront de triompher des hommes (par la vérité), jusqu'à ce que vienne à eux le
commandement d'Allâh et alors ils seront également vainqueurs".

Le voyage est une fraction de la torture. Recommandation au voyageur de hâter le pas vers sa
famille dès qu'il achève ses affaires

3554. D'après Abou Hourayra (raa), le Prophète (s.a.w.) a dit: "Le voyage est une expérience
douloureuse. Il vous prive du sommeil, de nourriture et de boisson. Dès que vous réalisez le but du

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voyage, retournez promptement à votre famille!"

Il est répugnant de rentrer la nuit d'un voyage (sans prévenir les siens)

3555. Anas (raa) a dit: "Le Prophète (s.a.w.) ne rentrait jamais chez lui de nuit; il ne rentrait que le
matin ou le soir".

Animaux et Chasse
La chasse avec des chiens dressés

3560. 'Adiyy Ibn Hâtim (raa)a dit: "O Envoyé d'Allâh, j'avais lancé mon chien dressé en prononçant le
nom d'Allâh". - "Si, me répondit-il, tu lances ton chien dressé en invoquant Allâh, mange le gibier". -
"Même s'ils (les chiens dressés) l'ont tué?". - "Même s'ils l'ont tué. Mais si tu trouves avec ton chien, un
chien étranger n'en mange pas". - "Et si je lance mon épieu?". - "Mange le gibier qui aura été percé par
l'épieu. Quant à celui qui aura été atteint par le travers de l'arme ne le mange pas".

3567. Récit de Abou Tha'laba Al-Khuchanî (raa): Je vins trouver l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) et lui dis: "O
Envoyé d'Allâh, nous habitons un pays appartenant aux gens du Livre et nous mangeons dans leurs
vases; la contrée que j'habite est giboyeuse; j'y chasse à l'arc et j'y chasse avec un chien dressé et avec
un autre qui ne l'est pas. Dis-moi ce qu'il nous est permis de faire en ces cas". - "Pour ce qui est, me
répondit-il, du fait d'être dans un pays appartenant aux gens du Livre et de manger dans leurs vases, si
vous trouvez d'autres vases que ceux dont ils se servent, ne mangez pas dans leurs vases; mais si vous
n'en trouvez pas, lavez ces vases, servez-vous-en pour manger. Quant à la question du pays giboyeux,
chasse-y avec ton arc en invoquant le nom d'Allâh et mange le gibier ainsi tué. Si tu chasses avec ton
chien dressé en invoquant le nom d'Allâh, mange également le gibier qu'il prendra. Si tu chasses avec ton
chien non dressé et que tu arrives à temps pour égorger la pièce de gibier selon les rites, mange-la".

Le gibier retrouvé après sa chasse

3568. D'après Abou Tha'laba (qu'Allâh soit satisfait lui), le Prophète (s.a.w.) a dit: "Si tu lances ta flèche
pour chasser un gibier et que tu perds sa trace pour le retrouver dans la suite, manges-le à moins qu'il
ne soit putréfié".

Interdiction de manger les animaux carnassiers et les oiseaux aux serres

3570. D'après Abou Tha'laba (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a défendu de manger la chair des animaux
carnassiers.

Permission de manger les animaux de mer

3576. Jâbir (raa)a dit: L'Envoyé d'Allâh nous envoya avec, en tête, Abou 'Ubayda, intercepter une
caravane des Qoraychites, et nous donna pour toute provision une besace de dattes. Abou 'Ubayda nous
distribuait ces dattes, une à une. Un homme demanda: "Comment les mangiez-vous?". Et Jâbir de
répondre: "Nous les sucions de la même manière qu'un nourrisson tête (le sein de sa mère), puis nous
buvions de l'eau ensuite et cela nous suffisait toute une journée. Nous cueillions aussi les feuilles d'arbres
que nous humections d'eau pour les manger. Nous partîmes vers la côte et il nous sembla voir sur le
rivage comme un petit monticule de sable. Nous nous approchâmes et nous trouvâmes un grand
mammifère marin connue sous le nom de cachalot". Abou 'Ubayda s'écria: "Un animal mort à manger?
Non; nous sommes les messagers de l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.). Nous faisons une expédition dans le
sentier d'Allâh. Mais puisque nous sommes contraints mangez-en". Nous restâmes un mois à consommer
la chair de ce cachalot, à savoir que nous étions trois cents hommes et nous finîmes par s'engraisser. Je
nous revois en train de puiser de la graisse de son oeil dans des jarres et de couper dans sa chaire des
morceaux de l'énormité d'un bouquetin. Abou 'Ubayda fit installer treize hommes dans le creux de son
oeil et prit l'une de ses côtes et la fit dresser (comme un arc); puis fit passer dessous le plus grand

150
chameau que nous avions, après l'avoir surchargé de bagages. Enfin, nous prîmes de sa viande après
l'avoir coupée en tranches et séchée. Lorsque nous retournâmes à Médine, nous mîmes l'Envoyé d'Allâh
(s.a.w.) au courant de l'événement et il nous répondit: "C'est une nourriture qu'Allâh vous a accordée.
Avez-vous encore de cette viande pour nous donner à manger?". Nous apportâmes à l'Envoyé d'Allâh
(s.a.w.) de cette viande et il en mangea.

Interdiction de manger la chair des ânes domestiques

3582. Abou Tha'laba (raa) a dit: "Le Prophète (s.a.w.) a interdit la consommation de la chair des ânes
domestiques".

3583. D'après Ibn 'Omar (raa) a dit: "L'Envoyé de Allâh (s.a.w.) défendit la consommation de la chair des
ânes domestiques".

3585. Ach-Chaybânî a dit: J'ai interrogé 'Abdoullâh Ibn 'Abî 'Awfâ sur la consommation de la chair des
ânes domestiques. Alors, il dit: Nous souffrîmes de la faim au jour de Khaybar, pendant que nous étions
en compagnie du Prophète (s.a.w.). Or, ayant capturé des ânes domestiques, nous les égorgeâmes. Alors
que nos marmites bouillaient, le héraut de l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) vint crier "Renversez les marmites! Et
ne mangez pas de la chair des ânes domestiques". Je dis: "L'interdiction était absolue! Qu'est-ce qu'il a
dit?". - "Nous avons discuté entre nous et certains ont dit: Le Prophète prononça une interdiction absolue
et d'autres ont vu qu'il les avait interdits jusqu'à ce que les fidèles rendent le quint au Trésor Public".

3591. Ibn 'Abbâs (raa) a dit: "Je ne sais si l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a interdit la consommation de la chair
des ânes domestiques, parce qu'ils servaient de monture aux fidèles et qu'il n'aimait pas voir disparaître
ces montures, ou si, le jour de Khaybar, il interdit (d'une façon absolue) la consommation de la chair des
ânes domestiques".

3592. Salama Ibn Al-'Akwa' (raa)a dit: Nous partîmes avec le Prophète (s.a.w.) pour Khaybar et Allâh
nous accorda la victoire. La nuit, les gens allumèrent un grand feu. Le Prophète (s.a.w.) demanda alors:
"Quel est ce feu? Pourquoi l'avez-vous allumé?". Et les Compagnons de répondre: "Pour faire cuir de la
viande". - "Mais quelle viande?", demanda-t-il. - "Celle des ânes domestiques". Le Prophète (s.a.w.)
s'écria alors: "Versez-le contenu des vases et cassez-les". Un homme demanda: "O Envoyé d'Allâh!
Pouvons-nous verser le contenu des vases et les laver (seulement)". Et le Prophète donna son
approbation.

3593. Récit de Anas (raa): Quand le Prophète conquit Khaybar, nous chassâmes des ânes sortant du
village. Sur ce, nous en avions cuisiné. Mais un héraut du Prophète (s.a.w.) se mit à crier: "Allâh et Son
Envoyé vous interdisent la consommation de la chair des ânes domestiques, parce qu'elle est
abomination, oeuvre du diable". Alors on renversa le contenu des marmites au moment où elles étaient
en pleine ébullition et remplies de viande.

La chair des chevaux

3595. Récit de Jâbir Ibn 'Abdoullâh (raa): Pendant l'expédition de Khaybar, l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.)
défendit la consommation de la chair des ânes et toléra celle de la viande des chevaux.

3597. Asma (raa) a dit: "Nous égorgeâmes un cheval du vivant du Prophète (s.a.w.) et nous le
mangeâmes".

La chair du lézard

3598. D'après Ibn 'Omar (raa): Interrogé au sujet du lézard, le Prophète (s.a.w.) répondit: "Ni je le
mange, ni n'interdis sa consommation".

3603. Récit de Khâlid Ibn Al-Walîd (raa), étant entré avec l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) chez Maymûna,
femme du Prophète (s.a.w.) et la tante maternelle de Khâlid Ibn Al-Walîd et d'Ibn 'Abbâs, il trouva chez
elle un lézard rôti, que sa soeur Hufayda bint Al-Hârith lui avait apporté du Nedjd. Elle en offrit à l'Envoyé
d'Allâh (s.a.w.), mais, comme il était rare qu'il tendit la main pour manger d'un mets avant qu'on ne lui
en eût parlé et dit le nom, aussitôt qu'il étendit la main, les femmes présentes l'avisèrent de la nature du
mets qu'on lui présenta en lui disant: "C'est du lézard, ô Envoyé d'Allâh". Immédiatement, l'Envoyé
d'Allâh (s.a.w.) écarta sa main. - "Le lézard est-il donc un mets illicite? ô Envoyé d'Allâh!", demanda
Khâlid Ibn Al-Walîd. - "Non, répondit le Prophète; mais comme il n'y en a pas dans mon pays natal,

151
j'éprouve de la répugnance à en manger". - "Alors, ajoute Khâlid, je découpai l'animal et en mangeai
devant l'Envoyé d'Allâh qui me regardait sans me le défendre".

3604. Ibn 'Abbâs (raa) a dit: 'Umm Hufayd, ma tante maternelle offrit au Prophète (s.a.w.) du beurre, du
fromage et des lézards. Il mangea du beurre et du fromage et ne goûta pas au lézard qu'il en répugna. Il
ajouta: "On mangea du lézard à la table de l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.). Si le lézard avait été interdit, on
n'en aurait pas mangé à la table de l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.)".

Les sauterelles

3610. 'Abdoullâh Ibn 'Abî 'Awfâ (raa)a dit: "Nous fîmes avec le Prophète (s.a.w.) sept expéditions au
cours desquelles nous mangeâmes des sauterelles".

Les lièvres

3611. Anas Ibn Mâlik (raa) a dit: "Nous partîmes à la chasse d'un lièvre à Marr Az-Zahrân. Les gens se
mirent à sa poursuite, mais se lassèrent et ce fut moi qui l'atteignis. Je le pris et l'apportai à Abou Talha
qui l'égorgea et expédia à l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) sa hanche et ses deux cuisses. Quand j'allai les offrir à
l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.), il les accepta".

Différentes manières de chasser et répugnance de lancer des cailloux

3612. D'après Abou Burayda, 'Abdoullâh Ibn Al-Mughaffal vit un homme de ses amis lancer des cailloux
avec ses doigts et lui dit: "Ne fais plus cela, car l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) interdisait de le faire, selon une
variante, cela lui déplaisait". "Cela, ajouta-t-il, ne sert ni à capturer un gibier, ni à nuire à l'ennemi, mais
il risque de casser une dent à quelqu'un ou de lui crever l'oeil". Par la suite, ayant vu de nouveau ce
même individu lancer des cailloux, 'Abdoullâh lui répéta ces mêmes propos: "Ne t'avais-je pas rapporté
que l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) avait interdit le jet des cailloux ou tout au moins déclaré que cela lui
déplaisait? Puisque tu recommences après cela je ne t'adresserai plus parole pendant telle et telle
période".

Interdiction de retenir les bêtes

3616. Anas Ibn Mâlik (raa) a dit: "Le Prophète (s.a.w.) défendit de détenir les bêtes et d'en faire la cible
des flèches ou autres".

3618. D'après Ibn 'Omar (raa), Ibn 'Omar passa par des gens qui attachaient une poule pour s'en servir
de cible. Quand ils le virent, ils séparèrent et s'éloignèrent de la poule. Alors Ibn 'Omar demanda: "Qui
est ce qui a fait ceci? Le Prophète (s.a.w.) a maudit quiconque fait autant".

Bêtes à sacrifier
Le moment du sacrifice

3621. D'après Jundab Ibn Sufyân (raa), J'étais présent aux côtés du Prophète (s.a.w.) le jour du sacrifice.
Le Prophète fit la prière et, au moment de s'en aller, il remarqua qu'on avait égorgé des bêtes de
sacrifice avant la fin de la prière et dit: "Que celui qui a immolé sa bête de sacrifice avant de faire la
prière ou pendant que nous faisions la prière, immole une autre bête de sacrifice. Quant à celui qui ne l'a
pas encore immolée, qu'il commence à l'égorger (en prononçant) le nom d'Allâh".

3624. D'après Al Barâ' Ibn 'Azib (raa): Mon oncle maternel Abou Burda a immolé sa bête de sacrifice
avant la prière. Le Prophète (s.a.w.) dit: "Cette brebis est immolée pour sa chair (et n'est pas considérée
comme sacrifice)!". L'homme dit alors: "O Envoyé d'Allâh, j'ai une chèvre âgée de moins d'un an". Et le
Prophète de répondre: "Sacrifie-la donc; elle te suffit, mais dorénavant une telle chose ne suffira plus à
personne". Et il ajouta: "Quiconque égorge sa bête de sacrifice avant la prière, il l'aura fait pour son
propre compte et quiconque l'égorge après la prière, il l'aura fait pour l'amour d'Allâh et aura suivi la
tradition des musulmans".

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3630. D'après Anas (raa), le jour du sacrifice, le Prophète (s.a.w.) dit: "Quiconque aura immolé sa
victime avant la prière, devra refaire le sacrifice". Un homme se leva alors et dit: "O Envoyé d'Allâh, ce
jour-ci est un jour où l'on aime à manger de la viande". Il fit allusion à ses voisins besogneux pour
lesquels il avait hâté l'immolation, et je crois que l'Envoyé d'Allâh l'a cru. L'homme poursuivit: "J'ai une
jeune chèvre âgée de moins d'un an que je préfère à deux chèvres de boucherie, dois-je l'immoler?". Le
Prophète le lui autorisa. "Je ne sais, dit Anas, si cette autorisation fut accordée à d'autres que lui ou non".
Le Prophète (s.a.w.) s'en alla ensuite vers deux béliers qu'il immola. Les fidèles se portèrent vers les
béliers et se les partagèrent - ou, suivant une variante - prirent chacun un morceau de viande.

L'âge des bêtes à sacrifier

3633. D'après 'Uqba Ibn 'Amir (raa), le Prophète (s.a.w.) lui ayant donné un troupeau de chèvres afin de
les distribuer à ses Compagnons pour qu'ils les sacrifient, il en resta après le partage un chevreau.
Comme il fit part de cela au Prophète (s.a.w.), celui-ci lui dit: "Sers-t'en pour ton sacrifice". Et Qutayba
l'a narré avec une différence minime.

L'immolation faite de sa propre main, le fait de prononcer le nom d'Allâh et le takbîr

3635. D'après Anas Ibn Mâlik (raa), le Prophète (s.a.w.) immola de ses mains deux béliers cornus, dont
la couleur tirait sur le blanc. Il commença par prononcer la basmala (dire au nom d'Allâh le Tout
Miséricordieux, le Très Miséricordieux), puis le takbîr (dire Allâh est grand) et finit par poser le pied sur le
cou de chaque bête et l'égorger.

Tolérance à sacrifier avec un outil qui laisse écouler le sang à l'exception des ongles, des dents
et des os

3638. D'après Râfi' Ibn Khadîj (raa), J'ai dit: "O Envoyé d'Allâh, nous allons rencontrer l'ennemi demain
et nous n'avons pas de couteaux". - "Hâte-toi, répondit le Prophète (s.a.w.) et fais couler le sang en
prononçant le nom d'Allâh. Mange de tout animal, exception faite de ses dents ou de ses ongles. Voici
pourquoi; la dent est un os et l'ongle est le couteau des Abyssins". Nous prîmes comme butin des
chameaux et des moutons. Un chameau ayant échappé, un homme lui décocha une flèche et le cloua sur
place. - "Ces chameaux, dit alors l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.), s'effarouchent comme les animaux sauvages.
Si l'un d'eux vous échappe, agissez comme on vint de le faire".

Ce qu'on interdisait comme "viande" des bêtes sacrifiées au début de l'ère islamique et son
abrogation

3639. Récit de 'Alî Ibn 'Abî Tâlib (raa), Abou 'Ubayd a dit: "J'assistai au premier jour de la fête du
sacrifice avec 'Alî Ibn 'Abî Tâlib. Celui-ci fit la prière avant de procéder au prône, puis s'adressa aux
fidèles en ces termes: "L'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) nous a interdit de manger la chair de vos victimes après
le troisième jour".

3641. D'après Ibn 'Omar (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "Ne mangez pas de la chair de vos bêtes
de sacrifice plus de trois jours".

3643. D'après 'Abdoullâh Ibn Wâqid, le Prophète (s.a.w.) interdit de manger la chair des bêtes de
sacrifice plus de trois jours. 'Abdoullâh Ibn 'Abî Bakr dit: Je rappelai ceci à 'Amra et elle y ajouta foi, en
disant: J'ai entendu 'Aïcha dire: A l'occasion de la fête du sacrifice, quelques pauvres bédouins se
rendirent (à la ville) du vivant du Prophète (s.a.w.). Celui-ci dit alors: "Gardez (de la viande) ce qui vous
suffira pour trois jours et faites aumône du reste". Quelque temps après, on dit au Prophète: "O Envoyé
d'Allâh, les gens veulent se servir des bêtes du sacrifice (plus de trois jours) pour faire des outres avec
leurs peaux et tirer de la graisse de leurs corps". - "Qu'est-ce qui vous empêche de le faire?", leur
répondit le Prophète. - "Mais, ô Envoyé d'Allâh, tu nous as interdits de manger de la viande des bêtes du
sacrifice plus de trois jours". - "C'était à cause des pauvres bédouins qui s'étaient rendus à la ville cette
année-là. Mangez de cette viande comme vous voulez, conservez-en une partie et faites-en aumône".

3644. Jâbir (raa) a dit: le Prophète (s.a.w.) défendit de manger de la chair des bêtes du sacrifice en
dehors de trois jours; puis, il dit: "Mangez-en, faites-en des provisions et gardez-la".

3648. D'après Salama Ibn Al-'Akwa' (raa), le Prophète (s.a.w.) a dit: "Que celui d'entre vous qui a fait le

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sacrifice ne garde plus dans son habitation rien de la chair des bêtes du sacrifice le matin du quatrième
jour". L'année suivante, on demanda à l'Envoyé d'Allâh si l'on devait faire comme cette année comme
dans l'année précédente. - "Non! L'année précédente a été dure pour le peuple et j'ai désiré que vous
veniez en aide aux pauvres en leur distribuant la viande de vos bêtes du sacrifice".

Al-Fara' et Al-'Atîra

3652. D'après Abou Hourayra (raa), le Prophète (s.a.w.) a dit: "Pas de fara' ni de 'atîra (une brebis
sacrifiée au mois de rajab)". Ibn Râfi' a ajouté: "Le far' consistait à sacrifier aux idoles le premier né des
chamelles".

Boissons
Interdiction du vin fait du raisin, de dattes et de toute boisson enivrante

3660. 'Alî Ibn 'Abî Tâlib (raa) a dit: J'ai obtenu comme butin une vieille chamelle au jour de Badr; où
j'accompagnais le Prophète (s.a.w.) qui m'a donné une autre vieille chamelle. Un jour, je les ai fait
s'agenouiller à la porte d'un homme des 'Ansâr. Je voulais porter sur elles de "l'idhkhîr" (plante
aromatique) pour le vendre. J'ai été accompagné par un bijoutier des Banû Qaynuqâ' qui devait m'aider
(en achetant l'idhkhîr) à subvenir aux frais de mon repas de noces. Hamza ibn 'Abd Al-Muttalib faisait
ripaille dans cette maison avec une fille esclave qui lui chantait: "O Hamza, allons égorger les vieilles
chamelles". Sur ce, Hamza bondit sur son sabre, trancha les bosses des deux chamelles, les éventra et
en prit les foies. J'ai demandé à Ibn Chihâb: "Est-ce qu'il a pris quelque chose des bosses?". Il m'a
répondu: "Il a tranché leurs bosses et les a prises". D'après Ibn Chihâb, poursuivit: J'ai vu alors cette
scène qui m'avait terrifiée; et je me suis rendu chez le Prophète (s.a.w.). Celui-ci recevait la visite de
Zayd Ibn Hâritha. Je lui ai raconté ce qui venait d'arriver; puis, je suis allé avec lui et Zayd pour retrouver
Hamza. Le Prophète s'est mis à adresser des reproches à Hamza pour ce qu'il avait fait. Le regardant en
face, Hamza s'est écrié: "Qu'êtes-vous donc, vous autres, sinon des esclaves de mon père?". L'Envoyé
d'Allâh est revenu sur ses pas à reculons et s'est éloigné d'eux.

3662. Anas Ibn Mâlik (raa)a dit: Le jour où l'interdiction de la consommation du vin fut révélée j'étais en
train de verser à boire aux gens dans la demeure de Abou Talha. La liqueur fermentée dont on faisait
usage à ce moment était le fadîkh (liqueur fermentée provenant des dattes). Quand on entendit le héraut
appeler, Abou Talha me dit: "Sors voir qu'est-ce qu'il dit". Comme je sortis, j'entendis le héraut s'écrier:
"Attention! La consommation des boissons fermentées est (désormais) interdite!". On répandit alors les
boissons fermentées qui s'écoulèrent dans les rues de Médine. Alors, ajoute Anas, Abou Talha me dit:
"Sors et répands cette liqueur". Je sortis et alors que je la répandis, j'entendis quelques gens dire: "Untel
et untel ont été tués alors qu'ils avaient de cette liqueur dans le ventre". Peut-être Anas a-t-il ajouté:
C'est à ce propos que fut révélé ce verset: Ce n'est pas un péché pour ceux qui ont la foi et font de
bonnes oeuvres en ce qu'ils ont consommé (du vin et des gains des jeux de hasard avant leur
prohibition) pourvu qu'ils soient pieux (en évitant les choses interdites après en avoir eu connaissance) et
qu'ils croient (en acceptant leur prohibition) et qu'ils fassent de bonnes oeuvres.

Répugnance à fermenter les dattes et les raisins ensemble

3674. Jâbir Ibn 'Abdoullâh Al-Ansâri (raa) a dit: "Le Prophète (s.a.w.) a interdit de mélanger les raisins
secs aux dattes et les dattes non mûres aux dattes mûres".

3681. Abou Qatâda (raa)a dit: Le Prophète (s.a.w.) a dit: "Ne faites pas du vin ni en mélangeant
ensemble les dattes non mûres et les dattes fraîches ni en mélangeant ensemble les raisins secs aux
dattes mûres; mais il est permis de macérer chacun d'eux séparément".

Interdiction de l'usage des jarres, des tonneaux de palmiers, des gourdes et des outres
enduits de poix pour la fermentation et son abrogation à moins que la liqueur produite ne
devienne enivrante

3693. D'après (raa), le Prophète (s.a.w.) défendit de préparer le vin en faisant usage des gourdes et des
vases goudronnés.

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3694. Al-'Aswad a dit: J'ai demandé à la mère des Croyants quels étaient les vases dans lesquelles le
Prophète (s.a.w.) avait défendu de préparer le vin, elle m'a dit: "Il nous a défendu, nous les membres de
sa famille, de préparer le vin en faisant usage des gourdes et des vases goudronnés".

3705. Sa'îd Ibn Jubayr a dit: "J'atteste que Ibn 'Omar et Ibn 'Abbâs étaient présents lorsque le Prophète
(s.a.w.) avait interdit de préparer le vin en faisant usage des gourdes, des jarres, des vases goudronnés
et des tonneaux de palmiers".

3726. 'Abdoullâh Ibn 'Omar (raa) a dit: "Quand le Prophète (s.a.w.) avait interdit de préparer le vin en
faisant usage de certains vases, on lui fit remarquer que les gens ne pouvaient pas tous se procurer des
outres; alors il toléra l'usage des jarres non goudronnées".

Toute liqueur enivrante est du vin et le vin est prohibé

3727. 'Aïcha (raa) a dit: Interrogé sur la bit' (boisson fermentée à base du miel), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.)
répondit: "Toute boisson enivrante est prohibée".

Punition appliquée à celui qui boit du vin et ne s'abstient pas, de ne plus le boire dans la vie
future

3733. D'après Ibn 'Omar (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "Tout ce qui enivre est du vin et tout ce
qui enivre est prohibé. Quiconque continue à boire des liqueurs enivrantes dans l'ici-bas jusqu'à sa mort
et ne revient pas à résipiscence, en sera privé dans l'au-delà".

Tolérance à prendre du "nabîdh" qui n'est pas fermenté et devenu enivrant

3746. D'après Sahl Ibn Sa'd (raa), Abou 'Usayd As-Sâ'idî invita l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) à sa noce. Ce fut
la femme qu'il épousait, la nouvelle mariée, qui les servait. - "O, dit Sahl, savez-vous ce qu'elle a servi à
boire à l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.)? Elle avait fait macérer des dattes, pendant la nuit, dans un grand
récipient et quand le Prophète eut mangé, elle lui a servi à boire cette boisson".

3747. Sahl Ibn Sa'd (raa)a dit: On avait parlé au Prophète (s.a.w.) d'une femme des Arabes. Il donna
ordre à Abou 'Usayd de la mander (le Prophète voulut l'épouser). Abou 'Usayd fit alors venir cette femme
qui vint et séjourna à la forteresse des Banû Sâ'ida. Le Prophète (s.a.w.) s'y rendit et lorsqu'il entra chez
elle, il vit une femme qui baissait la tête. Comme le Prophète (s.a.w.) lui adressa la parole, elle s'écria:
"Je me réfugie auprès d'Allâh contre toi". - "Eh bien, répondit-il, tu t'es assurée un refuge contre moi (je
ne vais pas t'épouser)". - "Sais-tu, demanda-t-on à cette femme, qui était cette personne?". - "Non",
répliqua-t-elle. - "C'était, lui dit-on, l'Envoyé de Allâh (s.a.w.) qui venait demander ta main". - "J'étais
trop indigne (pour l'avoir traité ainsi)", s'écria-t-elle. Sahl dit: Le Prophète (s.a.w.) se rendit ensuite à la
Saqîfa des Banû Sâ'ida; s'assit, lui et ses Compagnons, puis dit: "O Sahl, donne-nous à boire (du vin qui
n'a pas été encore fermenté)". Je leur donnai à boire dans le bol que voici.

3748. D'après Anas (raa), J'ai servi à boire au Prophète (s.a.w.) dans mon bol que voici de toutes les
boissons: "Le miel, le [nabîdh], l'eau et le lait".

Autorisation à boire du lait

3749. Abou Bakr (raa)a dit: "Quand nous nous mîmes en route de La Mecque vers Médine avec le
Prophète (s.a.w.) et alors que nous passions près d'un berger, le Prophète eut soif. J'allai donc lui traire
un peu de lait; puis, je le lui apportai. Il le but et je fus alors satisfait".

Le nabîdh à boire et la fermeture des vases

3752. Abou Humayd As-Sâ'idî (raa) a dit: J'apportai un bol du lait d'An-Naqî' au Prophète (s.a.w.), qui ne
fut pas couvert. L'Envoyé d'Allâh me dit alors: "Pourquoi ne l'as-tu pas couvert, ne fût-ce qu'avec un petit
bâton placé en travers sur le vase?". Abou Humayd a ajouté: "Il (le Prophète) nous a enjoint de faire
deux choses pendant la nuit: attacher les ouvertures des outres et fermer les portes".

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3753. Jâbir Ibn 'Abdoullâh (raa) a dit: Nous étions avec le Prophète (s.a.w.), lorsqu'il nous demanda de
lui donner à boire. Un homme lui dit alors: "O Envoyé d'Allâh! Peut-on te donner à boire du nabîdh
(boisson délicieuse à base de dattes)?". - "Oui", répondit-il. L'homme partit et revint avec un verre plein
de nabîdh. L'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) dit alors: "Pourquoi ne l'as-tu pas couvert ne fût-ce qu'avec un petit
bâton?" Puis il en but.

Fermeture des vases, des outres et des portes en invoquant le nom d'Allâh, éteinte du feu
avant de dormir et retenue des enfants le soir

3755. D'après Jâbir (raa), le Prophète (s.a.w.) a dit: "(Quand la nuit tombe), couvrez les vases, attachez
les ouvertures des outres, fermez les portes, éteignez les lampes, car le démon ne peut pas dénouer les
outres, ni ouvrir les portes, ni découvrir les vases. Si l'un de vous ne trouve pour couvrir son vase qu'un
petit bâton qu'il mit en travers (sur le vase) en invoquant le nom d'Allâh, qu'il le fasse; car, une souris
pourrait mettre le feu à une maison".

3759. D'après Ibn 'Omar (raa), le Prophète (s.a.w.) a dit: "Ne laissez pas le feu allumé dans vos
demeures quand vous dormez".

3760. Abou Moûsa (raa)a dit: Une maison de Médine fut brûlé avec ses habitants pendant la nuit. Quand
on vint entretenir le Prophète (s.a.w.) de cet événement, il dit: "Le feu est votre ennemi. Quand vous
allez dormir, éteignez-le".

Règles de bienséance et jugements relatifs aux aliments et aux boissons

3767. 'Umar Ibn 'Abî Salama (raa)a dit: (Pendant mon enfance), j'étais sous la tutelle de l'Envoyé d'Allâh
(s.a.w.). Comme (en mangeant) je mettais la main dans le plat de tous les côtés, il me dit: "Garçon,
commence par prononcer le nom d'Allâh - en disant: (Au nom d'Allâh le Tout Miséricordieux, le Très
Miséricordieux), sers-toi de ta main droite et mange (du côté) qui est devant toi".

3769. Abou Sa'îd (raa)a dit: L'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) interdit de ployer les outres (pour y boire).

On peut boire de l'eau de Zamzam debout

3776. Ibn 'Abbâs (raa) a dit: "Je donnai à boire de l'eau de Zamzam à l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.). Il la but
en restant debout".

Il est répugnant de respirer dans le vase, mais il est recommandé de respirer trois fois en
dehors du vase

3781. Anas (raa)a dit: "Le Prophète (s.a.w.) respirait trois fois en buvant (en dehors du vase dont il se
servait)".

Recommandation de donner à boire le lait et l'eau en commençant par la droite

3783. D'après Anas Ibn Mâlik (raa), on apporta à l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) du lait mélangé avec de l'eau
au moment où il avait à sa droite un bédouin et à sa gauche Abou Bakr. Il but, puis passa le reste au
bédouin en disant: "Commencez par celui qui est à droite, puis celui qui est à droite".

3786. Sahl Ibn Sa'd As-Sâ'idî (raa)a dit: On apporta au Prophète (s.a.w.) un bol et il y but. A sa droite,
se trouvait un jeune homme et à sa gauche se trouvaient des hommes âgés. - "Jeune homme, dit-il, me
permets-tu de passer le bol aux hommes âgés?". - "Par Allâh, répondit le jeune homme, je ne suis pas
disposé à céder, à qui que ce soit, ma part de ce qui reste de toi". Alors, le Prophète (s.a.w.) lui passa le
bol dans sa main.

Recommandation de lécher les doigts et le plat, de ramasser une bouchée qui tombe, de la
manger en l'essuyant et répugnance d'essuyer la main avant de la lécher

3787. D'après Ibn Abbâs (raa), le Prophète (s.a.w.) a dit: "Quand l'un de vous a mangé, qu'il ne s'essuie

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pas les mains avant de les avoir léchées ou fait lécher par quelqu'un d'autre".

Ce que doit faire un hôte accompagné d'une tierce personne non conviée et recommandation à
l'amphitryon de recevoir cette tierce personne

3797. Abou Mas'ûd Al-Ansâri (raa)a dit: Un homme des 'Ansâr, connu sous le nom de Abou Chu'ayb,
avait un servant qui travaillait comme boucher. Un jour, cet homme rencontra le Prophète (s.a.w.) et
s'aperçut de son visage qu'il avait faim. Il alla aussitôt trouver son serviteur et lui dit: "Prépare-nous un
repas pour cinq personnes, car je compte inviter le Prophète (s.a.w.) qui sera le cinquième des cinq". Il
invita l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) qui fut le cinquième convive. Un homme les ayant suivis, le Prophète
(s.a.w.) dit: "Cet homme nous a suivis bien qu'il ne fût pas invité. Si tu veux, permets-lui d'entrer avec
nous; sinon, qu'il nous quitte?". - "Qu'il entre, ô Envoyé d'Allâh", répondit Abou Chu'ayb.

Au cas du consentement indubitable de l'hôte, il est permis à un invité d'amener avec lui
quelqu'un au repas. Recommandation de prendre le repas en groupe

3800. Jâbir Ibn 'Abdoullâh (raa) a dit: Pendant qu'on creusait le Fossé, je remarquai que le Prophète
(s.a.w.) souffrait vivement de la faim. Je me rendis aussitôt auprès de ma femme et lui dis: "As-tu
quelque chose à manger? Je viens de remarquer que le Prophète (s.a.w.) souffrait vivement de la faim".
Elle me sortit un sac contenant un sâ' (8 poignées) d'orge; et, comme nous avions un petit mouton élevé
à la maison, je l'égorgeai, pendant qu'elle s'occupait à moudre l'orge. Elle acheva sa besogne en même
temps que la mienne, je découpai alors le mouton et le mis dans la marmite; puis comme j'allai retourner
vers l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.), ma femme me dit: "Surtout ne m'embarrasse pas devant l'Envoyé d'Allâh
(s.a.w.) et ceux qu'il amènera avec lui (c.-à-d. n'invite pas un grand nombre de gens avec lui pour que la
nourriture leur suffise)". Arrivé auprès de lui, je le pris à part et lui dis: "O Envoyé d'Allâh, nous avons
égorgé un petit mouton que nous avions et avons préparé de la farine avec un sâ' d'orge que nous
possédions, viens et amène quelques (de trois à dix) personnes avec toi". Le Prophète (s.a.w.) s'écria
alors: "Eh! Les gens du Fossé, Jâbir vous a préparé un banquet, venez et dépêchez-vous". Puis,
s'adressant à moi: "Ne retirez pas, me dit-il, votre marmite du feu et ne pétrissez pas votre pâte avant
que je sois arrivé". Je rentrai chez moi et l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) y arriva, précédant la foule. - "Qu'as-tu
fait?", s'écria ma femme en voyant cette foule. - "J'ai fait ce que tu m'avais dit de faire", lui répondis-je.
Puis, elle apporta la pâte au Prophète qui cracha dessus; il bénit ensuite la pâte et allant vers la marmite
il y cracha également; puis, l'ayant bénite, il dit à ma femme: "Appelle une boulangère pour qu'elle fasse
le pain avec toi et prends du bouillon de la marmite sans la retirer du feu". "Il y avait là mille convives et,
je jure par Allâh, ils mangèrent à satiété et partirent en laissant encore des vivres; alors que notre
marmite bouillait toujours, son contenu n'ayant point diminué et la pâte avec laquelle nous faisions le
pain - comme Ad-Dahhâk l'a dit - n'avait pas diminué de volume".

3801. D'après Anas Ibn Mâlik (raa), Abou Talha dit à 'Umm Sulaym: "Je viens d'entendre l'Envoyé d'Allâh
(s.a.w.) parler d'une voix affaiblie, je vois qu'il souffre de la faim. As-tu quelque chose (à manger) par-
devers toi?". - "Oui", répondit-elle. Et alors elle fit sortir quelques pains d'orge; les enveloppa dans l'un
de ses voiles, puis, plaça le tout sous ma tunique et le fixa à mon bras à l'aide du reste de sa voile. Elle
m'envoya ensuite vers l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.). Je partis avec ces pains et trouvai l'Envoyé d'Allâh
(s.a.w.) dans la mosquée, entouré des fidèles. Comme je restai debout devant l'assistance, l'Envoyé
d'Allâh (s.a.w.) me demanda si c'était bien Abou Talha qui m'envoyait. - "Oui", repris-je. - "Pour un
repas?" ajouta-t-il. - "Oui", repris-je. Alors, s'adressant à ceux qui étaient avec lui, l'Envoyé d'Allâh
(s.a.w.) dit: "Partons". Il se mit aussitôt en marche et je le précédai. Arrivé chez Abou Talha, je lui fis
part de ce qui arrivait. - "O 'Umm Sulaym, dit Abou Talha, voici l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) qui arrive avec
du monde et nous n'avons pas de quoi les nourrir". - "Allâh et Son Envoyé savent mieux que personne
(ce qui doit arriver)", me répondit-elle. Abou Talha se porta à la rencontre de l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.).
Puis l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.), accompagné de son amphitryon, arriva et dit: "Allons, 'Umm Sulaym,
apporte-nous ce que tu as". Elle servit ces mêmes pains (qu'elle lui avait déjà destiné) et l'Envoyé d'Allâh
(s.a.w.) donna ordre de les émietter. Puis 'Umm Sulaym pressa une outre de graisse et assaisonna les
miettes. Après avoir prononcé sur ce plat les paroles qu'Allâh voulut lui faire dire, l'Envoyé d'Allâh
(s.a.w.) ajouta: "Fais entrer dix de mes Compagnons". L'invitation fut faite; ces dix personnes mangèrent
de façon à être repues et sortirent ensuite. - "Fais-en entrer dix autres", reprit-il. L'invitation fut faite;
ces dix autres mangèrent, se rassasièrent et sortirent. - "Fais-en entrer encore dix", ajouta-t-il.
L'invitation fut faite; ils mangèrent, se rassasièrent et sortirent. Enfin, tout le monde mangea et se
rassasia. Il y avait soixante-dix personnes - ou suivant une variante - quatre-vingts.

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Il est permis de prendre la sauce, de manger les calebasses. L'altruisme entre les convives est
recommandé si l'amphitryon ne le trouve pas répugnant

3803. D'après Anas Ibn Mâlik (raa), un couturier invita le Prophète (s.a.w.) à manger d'un mets qu'il
avait préparé. J'allai avec le Prophète (s.a.w.), poursuivit Anas, et le tailleur présenta au Prophète du
pain d'orge et un potage dans lequel il y avait des courges et de la viande séchée. Je vis l'Envoyé d'Allâh
(s.a.w.) rechercher les morceaux de courge tout autour du plat.
Le fait de manger du concombre avec des dattes fraîches et mûres

3806. 'Abdoullâh Ibn Ja'far (raa)a dit: "J'ai vu l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) manger des dattes fraîches avec
du concombre".

Recommandation de garder une allure modeste en prenant un repas

3807. D'après Anas Ibn Mâlik (raa), J'ai vu le Prophète (s.a.w.) manger des dattes, en étant assis ayant
les jambes étendues.

Interdiction à celui qui mange en groupe de faire des bouchées de deux dattes (ou autres) à
moins que permission ne soit prise (soit des voisins de table, soit de l'hôte)

3809. D'après Ibn 'Omar (raa), Jabala Ibn Suhaym a dit: Ibn Az-Zubayr nous donnait des dattes durant
la famine que nous avions. Alors que nous mangions, Ibn 'Omar passa près de nous et dit: "Ne mangez
pas deux dattes à la fois, car le Prophète (s.a.w.) l'interdit, à moins que permission ne soit prise (soit des
voisins de table, soit de l'hôte)".

Mérite des dattes de Médine

3813. D'après Sa'd (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "Quiconque mange, chaque matin, sept dattes
de ses deux plaines (couvertes de pierres noires), ne sera pas atteint d'aucun poison jusqu'au soir".

La truffe est un remède pour les yeux

3816. D'après Sa'îd Ibn Zayd Ibn 'Amr Ibn Nufayl (raa): J'ai entendu le Prophète (s.a.w.) dire: "La kam'a
(un des noms de la truffe blanche) est une sorte de manne (nourriture miraculeuse envoyée aux enfants
d'Israël dans le désert, en ce sens que cela vient sans être cultivé); son suc est un remède pour les
yeux".

Supériorité de "l'arak" noir

3822. Jâbir Ibn 'Abdoullâh (raa) a dit: Nous étions avec le Prophète à Marr Az-Zahrân en train de cueillir
des Kabâths (les fruits d'arak mûrs). - "Choisissez les noirs, s'écria l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.), ce sont les
meilleurs". - "O Envoyé d'Allâh, alors, lui dit-on, il paraît que tu as gardé les moutons". - "Oui, nous
répondit-il, y a-t-il un prophète qui ne les ait pas gardés?".

Le fait de donner hospitalité à l'hôte

3829. D'après Abou Hourayra (raa), un homme vint trouver l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) et lui dit: "J'ai très
faim". Le Prophète envoya (demander) à l'une de ses femmes de quoi lui donner à manger, elle lui
répondit: "Par Celui qui t'a envoyé par la Vérité, nous n'avons absolument rien sinon de l'eau". Comme il
envoya (demander) à une autre, il reçut toujours la même réponse: "Je n'ai que l'eau". Il reçut cette
même réponse de toutes ses femmes. Puis, le Prophète s'adressa aux fidèles: "Celui qui accordera
l'hospitalité à cet homme cette nuit, Allâh lui fera miséricorde". Un homme des 'Ansâr se leva alors et dit:
"Moi, Envoyé d'Allâh". Puis il emmena l'homme dans sa demeure et dit à sa femme: "As-tu quelque chose
à manger?" Elle lui répondit: "Nous n'avons rien autre que le souper de nos enfants". Il lui dit alors:
"Occupe-les par un moyen quelconque, et quand notre hôte entrera, éteints la lumière et fais-le croire
que nous mangeons et lorsqu'il commencera à manger éteints la lampe". Cet homme des 'Ansâr s'assit
avec sa femme et l'hôte prit son repas. Le lendemain matin, quand l'homme des 'Ansâr alla trouver le
Prophète (s.a.w.), celui-ci lui dit: "Allâh a admiré la façon dont vous avez traité votre hôte cette nuit".

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3832. D'après 'Abdourrahmân Ibn 'Abî Bakr (raa), Nous étions cent trente personnes avec le Prophète
(s.a.w.), il nous dit: "Y a-t-il quelqu'un d'entre vous qui a de la nourriture?". Or il se trouva qu'un homme
en avait un sâ' (mesure de 8 poignées de grandeur moyenne) ou presque une quantité équivalente de
farine qu'on fit pétrir. A ce moment, arriva un polythéiste, de haute stature et aux cheveux ébouriffés; il
conduisait un troupeau de moutons. - "A vendre ou à faire cadeau - ou suivant une variante à faire
donation?", lui demanda le Prophète (s.a.w.). - "Non, à vendre", répliqua l'homme. Le Prophète acheta
de lui une brebis qu'on prépara; puis l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) ordonna d'en faire rôtir le foie. Le
rapporteur poursuivit: "J'en jure par Allâh, il n'y eut pas un seul de ces cent trente hommes à qui
l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) n'offrit un morceau de ce foie rôti. On servit un morceau à chacun de ceux qui
étaient présents et on mit en réserve la part des absents. On fit remplir deux grands plats, nous en
mangeâmes jusqu'à la satiété et il resta encore une part dans les deux plats, que je chargeai sur le
chameau. Tel était le récit (ou quelque chose d'approchant)".

3833. D'après 'Abdourrahmân Ibn 'Abî Bakr (qu'Allâh soit satisfait Des deux), (Ceux qu'on appelait) les
gens de la Suffa étaient des gens pauvres et l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) dit un jour: "Que celui qui a de la
nourriture pour deux personnes, emmène une troisième; et que celui qui a de la nourriture pour quatre
personnes, emmène une cinquième ou une sixième ou quelque chose d'approchant". Abou Bakr emmena
alors trois personnes tandis que l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) emmena dix convives. Les trois qu'emmena
Abou Bakr furent, dit 'Abdourrahmân, moi, mon père et ma mère, - Je ne sais pas, ajouta le rapporteur,
s'il n'a pas ajouté: "Ma femme et mon serviteur qui faisait le service de notre maison et de celle de Abou
Bakr" - Abou Bakr dîna avec l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) puis resta (dans un coin de la mosquée) jusqu'à ce
qu'il fît la prière de 'ichâ (du soir); puis il revint (à sa place de retraite dans la mosquée) jusqu'à ce que
l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) fût endormis. Ensuite il rentra chez lui après qu'il se fut écoulé de la nuit telle
partie qu'Allâh voulut. - "Qu'est-ce qui t'a retenu loin de tes hôtes? - ou suivant une variante - de ton
hôte", lui demanda sa femme. - "Ne leur as-tu donc pas servi le souper?", répondit Abou Bakr. - "Ils ont
refusé de manger avant que tu ne fusses de retour", reprit-elle. - "On leur a vainement servi les mets; ils
ont résisté". Comme j'allai me cacher, ajoute 'Abdourrahmân, Abou Bakr me dit: "Scélérat!" Et il me
menaça et m'injuria. Puis (s'adressant aux hôtes), il leur dit: "Mangez bien que le repas ne soit pas bon
(maintenant). Quant à moi je n'en mangerai jamais (pensant qu'il n'y avait pas assez pour les invités et
pour la famille, Abou Bakr injure son fils pour le manquement à l'hospitalité aux invités, et jure de ne pas
manger)". Alors, j'en jure par Allâh, nous n'avions pas pris une bouchée de mets, qu'il en sortait de
dessous une quantité plus grande et, quand tout le monde fut rassasié, le plat était mieux garni
qu'auparavant. Voyant qu'il en restait autant, sinon plus, Abou Bakr dit à sa femme: "O soeur des Banû
Firâs!, que se passe-t-il donc?". - "Je l'ignore, répondit-elle, je le jure par (Celui qui a crée) la fraîcheur
de mon oeil! Mais il y a maintenant trois fois autant de mets qu'il y en avait auparavant". Abou Bakr,
goûtant alors de ce mets, dit: "C'est le diable seul qui m'avait poussé à cela, c'est-à-dire à jurer (que je
n'en mangerai pas)". Après avoir avalé une bouchée, il porta le plat chez l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) où il
resta jusqu'au matin. A ce moment expirait une trêve que nous avions conclue avec une tribu. Nous
répartîmes (leur délégation) sous douze décurions de chez eux (pour représenter leurs contribuables),
chacun d'eux ayant avec lui un certain nombre d'individus dont Allâh sait mieux que personne le nombre.
Quoi qu'il en soit, le Prophète leur envoya de ce mets et ils en mangèrent tous, dit 'Abdourrahmân; ou
comme il l'a dit.

Egalité du partage des aliments. La nourriture de deux suffit à trois...

3835. D'après Abou Hourayra (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) dit: "Un repas pour deux personnes suffit à
trois personnes et un repas pour trois personnes suffit à quatre personnes".

Le Croyant mange dans un seul intestin et l'impie mange dans sept

3839. D'après Ibn 'Omar (raa), "Le Prophète (s.a.w.) a dit: "L'infidèle mange dans sept intestins tandis
que le Croyant mange dans un seul intestin".

3842. D'après Abou Moûsa (raa), le Prophète (s.a.w.) a dit: "Le Croyant mange dans un seul intestin et
l'infidèle mange dans sept intestins".

Interdiction de réfuter un mets

3844. Abou Hourayra (raa) a dit: "Jamais l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) ne dit de mal d'un mets; s'il l'aimait, il
en mangeait; s'il ne l'aimait pas, il le laissait".

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Vêtements et Parures
Interdiction de l'usage des ustensiles faits en or et en argent

3846. D'après Oum Salama, la femme du Prophète (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "Celui qui boit
dans un vase en argent ne fait qu'ingurgiter dans son ventre le feu de la Géhenne".

Interdiction d'employer les ustensiles en or et en argent (pour hommes et femmes), de porter


des bagues en or ou des vêtements en soie (pour hommes)

3848. Al-Barâ' Ibn 'Azib (raa)a dit: L'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) nous a enjoint de faire sept choses et nous a
interdits de faire sept autres. Il nous a enjoint de visiter les malades, de suivre les convois funèbres, de
dire: "Allâh vous fasse miséricorde!" à celui qui loue Allâh après avoir éternué, de déférer au serment des
gens, d'assister l'opprimé, d'accepter les invitations et d'adresser les salutations à tout le monde. Il nous
a interdits de porter des bagues en or, de boire dans des vases en argent, de se servir des selles en soie,
de se vêtir des étoffes dites "qassy" (une variété rayée de soie), de porter des vêtements de soie, de
brocart et de satin.

3849. D'après Houdhayfa (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) avait dit: "Ne buvez pas dans des vases en or
ou en argent. Ne portez point de vêtements de brocart, ni de soie. Ces choses-là sont pour les infidèles
dans l'ici-bas; tandis que vous, vous les aurez dans l'au-delà, au Jour de la Résurrection".

3851. D'après Ibn 'Omar (raa), 'Omar Ibn Al-Khattâb ayant vu un complet de soie près de la porte de la
mosquée, dit: "O Envoyé d'Allâh, tu pourrais acheter cette tunique pour la mettre le jour du vendredi et
aussi pour recevoir les députations qui viennent te trouver". - "Il n'y a que ceux qui n'ont pas de part
dans l'autre monde qui mettent des complets de ce genre", répondit l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.). Dans la
suite, l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) ayant reçu un certain nombre de tuniques semblables, en fit cadeau d'une
à - "Comment! ô Envoyé d'Allâh, dit tu me donnes ceci à vêtir après ce que tu m'as dit au sujet du
complet de - "Moi, je ne te la donne pas pour en vêtir", répliqua l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.). en fit donc
cadeau à un frère idolâtre qu'il avait à La Mecque.

3862. D'après (raa), On fit cadeau à L'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) d'une tunique en soie qu'il m'envoya.
Quand je m'en vêtit, je vis la colère se peindre sur son visage et il me dit: "Je ne te l'ai pas envoyée pour
que tu la vêtes, mais pour que tu la découpes en voiles et que tu les distribues aux femmes".

3865. D'après Anas Ibn Malîk (raa), L'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) envoya à un manteau en satin, lui dit: "Tu
m'as envoyé ce manteau et tu nous as mis en garde de porter un vêtement pareil?". Il lui répondit: "Je
ne te l'ai pas envoyé pour en vêtir, mais pour le vendre et t'en servir de son prix".

3866. D'après Anas (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "Celui qui a porté le soie dans l'ici-bas ne le
portera pas dans l'au-delà".

3868. D'après 'Uqba Ibn 'Amir (raa), on fit cadeau à l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) d'un "farrûj" en soie (sorte
de tunique fendue en arrière). Il le porta et fit la prière. La prière terminée, il l'ôta brusquement comme
s'il le répugnait en disant: "Ceci ne convient pas aux hommes qui craignent Allâh".

Permission accordée aux hommes de porter des vêtements en soie dans certains cas

3869. D'après Anas Ibn Mâlik (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) toléra à Abdourrahmân Ibn 'Awf et à Az-
Zubayr Ibn Al-'Awâm le port de chemise de soie en voyage, à cause d'un prurit qui les dévorait ou de
démangeaisons qu'ils éprouvaient.

Le mérite de porter la hibra (châle yéménite de couleur verte)

3877. D'après Qutâda, comme nous demandions à Anas quel était le vêtement le plus préféré de l'Envoyé
d'Allâh (s.a.w.), ou le plus admiré de l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.), il nous répondit: "C'est la hibara (des
vêtements ornés en lin ou en coton)".

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Modestie des vêtements, port des vêtements faits en tissu épais, en poils, et ceux renfermant
des dessins

3879. Abou Burda a dit: "J'ai visité 'Aïca qui nous a montrés un izâr en tissu épais (pagne), comme on en
fabrique au Yémen et un kesa' (manteau) de cette étoffe qu'on nomme "feutrée", en jurant par Allâh que
l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a rendu son âme à Allâh en portant ces deux vêtements".

3882. 'Aïcha (qu'Allâh soit satisfait d'elle) a dit: "Le coussin sur lequel s'appuyait l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.)
était fait en cuir bourré de fibres végétales."

Il est permis d'avoir des "'anmât" (tapis de haute laine)

3884. Jâbir (raa) a dit: Quand je me suis marié, l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) m'a dit: "Avez-vous des
"'anmât" (tapis de haute laine)?". - "Et d'où aurions-nous des tapis de haute laine?", répondis-je. - "Eh
bien! reprit-il, vous les aurez".

Interdiction de traîner la queue du vêtement par ostentation et précision de la limite de sa


longueur

3887. D'après Ibn 'Omar (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "Allâh ne regardera pas celui qui laisse
traîner ses vêtements par ostentation".

3893. D'après Abou Hourayra (raa): Il vit un homme qui laisse traîner son izâr et frappe la terre de ses
pieds en marchant (pour se faire remarquer). Cet homme était le prince de Bahreïn. Quelqu'un disait:
"Voilà le prince! Voilà le prince!" L'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "Allâh ne regardera pas celui qui laisse
traîner ses vêtements par ostentation".

Interdiction de se pavaner en portant de beaux habits

3894. D'après Abou Hourayra (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "Tandis qu'un homme marchait, se
pavanant par sa longue chevelure qu'il avait laissé tomber sur ses épaules et par son habit somptueux, il
fut englouti par la terre où il ne cessera de se débattre jusqu'au Jour de la Résurrection".

Interdiction à l'homme de porter une bague en or et abrogation de ce qui était permis au


début de l'ère islamique

3896. D'après Abou Hourayra (raa), le Prophète (s.a.w.) a interdit de porter les bagues en or.

3898. D'après 'Abdoullâh Ibn 'Omar (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) s'était fait faire une bague en or dont
il plaçait le chaton du côté de la paume de sa main chaque fois qu'il la mettait. Les fidèles ayant fait faire
également des bagues en or. Le Prophète monta en chaire, arracha sa bague et dit: "J'avais fait faire
cette bague dont je plaçais le chaton du côté de la paume de ma main". Il la jeta et dit: "Par Dieu! Je ne
la porterai plus". Les fidèles en firent autant des leurs.

La bague en argent que portait le Prophète (s.a.w.) où il est gravé: "Muhammad est l'Envoyé
d'Allah" et que les califes portaient après sa mort

3901. D'après Anas Ibn Mâlik (raa), le Prophète (s.a.w.) s'est fait faire une bague en argent (comme un
cachet) en y gravant ces mots: "Muhammad est l'Envoyé d'Allâh" et il dit aux gens: Je me suis fait une
bague en argent en y gravant ces mots: "Muhammad est l'Envoyé d'Allâh". Que personne ne fasse graver
cette même inscription.

Enlèvement des bagues

3905. Anas Ibn Mâlik (raa)rapporte qu'il a vu pendant un seul jour une bague en argent au doigt de
l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.). Les fidèles ont également fait fabriquer des bagues en argent et les ont
portées; puis, le Prophète (s.a.w.) ayant cessé de porter sa bague, les fidèles en ont fait autant.

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Il est recommandé de se chausser en commençant par le pied droit et de se déchausser en
commençant par le pied gauche et il est blâmable de marcher avec un seul soulier

3913. D'après Abou Hourayra (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "Lorsque l'un de vous se chausse,
qu'il commence par le pied droit, et lorsqu'il se déchausse, qu'il commence par le pied gauche et qu'il ait
les deux pieds nus ou les deux pieds chaussés".

Il est permis de s'étendre sur le dos en mettant un pied sur l'autre

3921. 'Abdoullâh Ibn Zayd (raa)rapporte qu'il a vu l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) allongé dans la mosquée en
mettant l'une de ses jambes sur l'autre.

Interdiction à l'homme de teindre ses cheveux en jaune

3922. D'après Anas Ibn Mâlik (raa), le Prophète (s.a.w.) a interdit (aux hommes) l'usage du safran
(plante aromate et colorante, considérée comme article de luxe propre aux femmes).

Différence avec les juifs en matière de teinture

3926. D'après Abou Hourayra (raa), le Prophète (s.a.w.) a dit: "Les juifs et les chrétiens ne se teignent
point (les cheveux); faites le contraire".

Interdiction de dessiner les animaux, de l'usage des articles renfermant des dessins outre que
les tapis: Les Anges n'entrent pas dans une maison où il y a une représentation figurée et un
chien

3929. D'après Ibn 'Abbâs (raa), le Prophète (s.a.w.) a dit: "Les Anges n'entrent pas dans une maison où
il y a un chien ou une représentation figurée".

3934. D'après 'Aïcha (qu'Allâh soit satisfait d'elle): Nous avions un rideau sur lequel étaient dessinés des
portraits d'oiseaux. Quand quelqu'un nous rend visite, il le trouve en face de lui. L'Envoyé d'Allâh (s.a.w.)
m'a dit: "Ecarte cela. Chaque fois que je rentre, je le vois en face de moi et je pense aux biens de ce bas-
monde". Elle ajouta: "Nous avions également une étoffe de velours sur laquelle il y avait des figures en
soie, que nous portions".

3942. D'après 'Abdoullâh Ibn 'Omar (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "Ceux qui font des
représentations seront châtiés au Jour de la Résurrection; on leur dira: Donnez la vie à vos créations".

3943. D'après 'Abdoullâh Ibn Mas'oûd (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a dit: "Au Jour de la Résurrection,
les gens qui éprouveront de la part d'Allâh les plus terribles châtiments seront les peintres (plutôt,
fabricants de figures: peintres, sculpteurs, dessinateurs et autres)".

3945. Ibn 'Abbâs (raa) a dit: J'ai entendu l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) dire: "Tout fabricant de
représentations figurées sera torturé en Enfer. L'âme sera soufflée à chacune des représentations qu'il
avait fabriquées pour qu'elle lui inflige un châtiment en Enfer".

3947. Abou Hourayra (raa)a dit: J'ai entendu l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) dire: Allâh qui soit Loué et Exalté a
dit: "Et qui donc est plus criminel que ceux qui ont dessein de créer des êtres pareils à ceux que J'ai
créés? Qu'ils essaient donc de créer un atome! Qu'ils essaient de créer un grain de blé! Qu'ils essaient de
créer un grain d'orge!"

Il est blâmable d'attacher un collier au cou du chameau

3951. Abou Bachîr Al-Ansâri (raa)a rapporté qu'il était en compagnie de l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) dans
une de ses expéditions, quand l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) envoya quelqu'un ('Abdoullâh Ibn 'Abî Bakr, un
rapporteur du Hadith dit: "Je crois qu'il a dit: Quand les gens se trouvaient dans leurs demeures") dire
aux hommes: "Qu'un collier fait en corde -ou un collier- ne reste attaché au cou d'un chameau sans qu'il
ne soit détaché".

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Il est permis de marquer un animal - autre que sur son visage - faisant partie de l'aumône ou
du tribut

3955. D'après Anas (raa), Quand 'Umm Sulaym eut accouché, elle m'a dit: "O Anas! Regarde cet enfant,
je ne lui donne rien à manger avant que tu ne l'apportes au Prophète (s.a.w.) afin de lui frotter la
gencive". Anas poursuivit: "Je pris l'enfant et je me rendis chez l'Envoyé d'Allâh alors qu'il se trouvait
dans le jardin, portant un manteau rayé en laine "huwaytia", en train de marquer les dos des montures
qu'on lui a apportées le jour de la conquête (de La Mecque) avec une pointe de fer".

Blâme d'Al-qaz'

3959. D'après Ibn 'Omar (raa), l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a interdit le Qaz' (consistant à raser la tête d'un
enfant en y laissant une touffe de cheveux).

Interdiction de s'asseoir sur une voie publique et observer les droits du chemin

3960. D'après Abou Sa'îd Al-Khoudri (raa), le Prophète (s.a.w.) a dit: "Gardez-vous de vous asseoir sur
les voies publiques". "Mais, lui répondit-on, nous ne pouvons faire autrement; nous n'avons pas d'autre
endroit pour nous réunir et causer". - "Si, reprit l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.), vous refusez de vous asseoir
(ailleurs), alors observez les exigences qu'impose la voie publique". - "Et quelles sont ces exigences?", lui
demanda-t-on. - "Elles consistent, répliqua-t-il, à baisser le regard, à s'abstenir de nuire, à rendre le
salut, à recommander le louable et à interdire le blâmable".

Interdiction de la mise des faux cheveux, du tatouage, de l'épilation du visage et du limage


des dents

3961. D'après Asma bint 'Abî Bakr (qu'Allâh soit satisfait d'elle), une femme vint trouver le Prophète
(s.a.w.) et lui dit: "O Envoyé d'Allâh, je viens de marier ma fille et, à la suite d'une rougeole, ses cheveux
sont tombés; puis-je mettre à ma fille des faux cheveux?". L'Envoyé d'Allâh répondit: "Allâh maudit les
femmes qui mettent aux autres des faux cheveux et celles qui s'en font mettre".

3963. D'après 'Aïcha (qu'Allâh soit satisfait d'elle), une fille des 'Ansâr s'est mariée. Elle tomba malade et
ses cheveux tombèrent et comme les siens voulurent lui mettre de faux cheveux, ils vinrent consulter
l'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) à ce sujet, qui maudit celle qui met des faux cheveux à une autre et celle qui
porte des faux cheveux.

3965. Ibn 'Omar (raa) a dit: L'Envoyé d'Allâh (s.a.w.) a maudit celle qui met des faux cheveux (aux
autres femmes) et celle qui s'en fait mettre, celle qui tatoue et celle qui se fait tatouer.

3966. 'Abdoullâh Ibn Mas'oûd (raa)a dit: "Allâh a maudit les femmes qui tatouent et celles qui se font
tatouer, les femmes qui épilent (aux autres femmes) le visage ou les sourcils et celles qui s'épilent le
visage ou les sourcils, celles qui se liment les dents pour se rendre plus belles en dénaturant l'oeuvre
d'Allâh". Une femme des Banû 'Asad, surnommée 'Umm Y'aqûb, qui récitait le Coran, ayant eu courant de
cela, vint trouver 'Ab