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UNIVERSITE ABDELMALEK ESSAADI

ECOLE NATIONALE DES SCIENCES APPLIQUEES


D’AL HOCEIMA

Département : Génie Civil, Énergétique et Environnement

Année académique : 2019-2020

Devoir Libre

Réalisé par :
Khalid Amarir
Yahya Frid
Ahmed El Youbi

Encadré par :
Mr. Mouad
Tables Des Matières

I- Introduction
II- Types des risques
III- Approche manageriel et gestion des risques
IV- Gestion du délai
V- Conclusion
Introduction

La complexité, l'incertitude et l'extrême concurrence de l'environnement


économique et industriel, dans lequel les entreprises évoluent aujourd'hui; de même
que les difficultés rencontrées dans le management de leurs projets, sont à l'origine
de nouveaux défis et de problèmes croissants. Il n'est pas rare de voir des projets
aboutir à des échecs graves et coûteux, à une dégradation ou à une remise en cause
de leurs principaux objectifs (coûts, délais et performances techniques), C'est
pourquoi, la gestion des risques dans les projets est devenue ces dernières années,
pour beaucoup d'entreprises une préoccupation majeure.

La gestion de risque permet d'identifier les problèmes potentiels avant qu'ils


ne surviennent de sorte que les activités de traitement des risques puissent être
planifiées et déclenchées au besoin durant la vie du produit ou du projet, afin
d'atténuer les impacts défavorables sur l'atteinte des objectifs. C'est un processus
continu et dynamique qui constitue une partie importante des processus de gestion
autant d'affaires que techniques.

Le présent rapport s’articule autour de ce sujet « Gestion du projet » en


clarifiant les types de risques, la gestion du délai du marché et approche
managériale et gestion de l’équipe.
Types des risques
Classification des risques par nature :
Les différents types de risque sont regroupés en 4 grandes familles :
Les risques naturels : avalanche, inondation, mouvement de terrain, cyclone,
tempête, séisme et éruption volcanique...
Les risques technologiques : d'origine anthropique, ils regroupent les risques
industriel, nucléaire, biologique, rupture de barrage et celles dues aux exploitations
minières et souterraines, transport de matières dangereuses... ; ils sont associés à la
prévention des pollutions et des risques sanitaires.
Les risques de transports collectifs (personnes, matières dangereuses) sont
un cas particulier des risques technologiques, car les enjeux varient en
fonction de l'endroit où se produit l'accident
Les risques liés aux conflits sur le chantier (p. ex. grève, cohabitation entre la
surveillance et l’exécutant des travaux): les interruptions de la main d’œuvre peuvent
entraîner des retards dans l’avancement des travaux.
Tous les risques peuvent être classés en fonction de leur fréquence d'apparition et de
leur gravité.
Le risque peut être latent (il n'est pas encore manifeste), apparent (il se manifeste) ou
disparu (il ne peut plus se manifester).

Classification des risques par phases de projet et les différents intervenants :

Tout projet de réalisation d'un système (ex : la réalisation d'un barrage) est soumis à
des aléas susceptibles de mettre gravement en cause la tenue de ses objectifs. Ce sont
les "risques projet".
Toute exploitation d'un système présente des dangers susceptibles d'avoir des
conséquences catastrophiques pour l'environnement.
Ce sont les "risques système".
Dans les deux cas les entreprises risquent d'être confrontées à des événements qui
peuvent se transformer en crise graves mettant en cause leur assise financière, leur
image, voire leur survie.
 Les risques projets concernent les objectifs du projet : risques sur l'obtention
des exigences, risques sur la tenue des coûts et des délais, etc. Le management
des risques projet consiste d'abord à identifier les événements redoutés
susceptibles de mettre en cause les objectifs du projet et à estimer la criticité des
risques correspondants en termes de probabilité d'occurrence et de gravité des
conséquences afin de décider, dans le cadre de l'économie globale du projet, des
éventuelles actions en diminution de risques (parades) soit préventives soit
curatives à mettre en œuvre.
 La prévention des risques système fait l'objet d'études de sûreté de
fonctionnement et de sécurité dans le contexte de l'ingénierie du système et de
ses processus de production, de vérification, validation et qualification,
d'exploitation et de maintenance. L'exploitation du système objet du projet est
soumise à des dangers internes ou externes susceptibles d'avoir des
conséquences graves pour le système, sa mission ainsi que son environnement
(risques humains, techniques, biologiques, économiques, sociaux, écologiques,
etc.).

Parmi les risques économiques ou risques de délai on site brièvement :


RISQUES ECONOMIQUES :
- Qualité d’estimation coût global
- Dérive des prix
- Choix des entreprises
- Faillite d’entreprises
- Travaux supplémentaires
- Couverture assurances
RISQUES DELAIS & RESSOURCES ASSOCIEES :
- Retard de mise au point du projet
- Qualité d’estimation des délais
- Contraintes extérieures
- Adéquation moyens /délais
Risques financiers :
 Annonce publique prématurée : il s’agit d’évaluer la probabilité que l’annonce
soit faite trop tôt alors que les coûts et les échéanciers ne sont pas encore
estimés de façon précise.
 Augmentation des prix des matières premières : des fluctuations dans le prix de
plusieurs produits et matières premières peuvent entraîner une augmentation des
coûts du projet par rapport à la planification initiale. On peut penser par
exemple au prix de l’acier, du cuivre et d’autres métaux.
 Critères de sélection mal adaptés : il s’agit d’évaluer la probabilité que les
critères de sélection pour l’appel d’offre de conception soient mal choisis,
compte tenu du type de projet, de la complexité, de la taille ou du degré
d’innovation du projet. Les demandes de qualification pourraient être faussées
en raison d’une définition inadéquate des compétences requises.
 Définition du projet incomplète : il s’agit d’évaluer la probabilité que la portée
du projet soit définie de manière erronée ou incomplète avant la phase de
conception.
 Déformation des informations par les médias : ce facteur de risque désigne les
cas où les informations rapportées par les médias sont incomplètes ou inexactes.
L’exposition médiatique et la grande visibilité peuvent déformer la perception
des citoyens vis-à-vis du projet d’infrastructure municipale.
 Difficulté d’acquisition des terrains et d’obtention des permis de construire (ou
autres) : en fonction de la localisation du site, il peut y avoir des problèmes
d’expropriations ou encore d’autorisations de construire.
 Disponibilité des ressources humaines internes : il s’agit d’évaluer la probabilité
que la municipalité ne dispose pas des ressources humaines internes nécessaires
à la réalisation du projet, compte tenu de sa complexité, de sa taille ou de son
degré d’innovation.
 Exigences réglementaires et législatives de plusieurs ministères (provinciaux et
fédéraux) : un projet d’infrastructure municipale peut être soumis à différentes
exigences ou normes (environnementales, de santé, sécurité, etc.) émanant de
plusieurs ministères (p. ex. de l’Environnement, du Transport, du BAPE…etc.).
Les temps de mise en conformité et les temps d’attente pour l’obtention des
permis ou autorisations peuvent entrainer des retards dans la réalisation du
projet ce qui impliquera des pénalités.
 Faible stabilité financière des parties prenantes : la stabilité financière des
parties prenantes (p. ex. la firme de génie conseil ou l’entrepreneur en
construction) représente leur capacité à assurer financièrement la continuité des
activités. Une faible stabilité financière peut entraîner une interruption des
travaux voire un abandon du projet en cours de réalisation.
 Formation inadéquate ou manque d’expérience de l’équipe interne par rapport
au projet : l’expérience, la formation et l’expertise (connaissances et
compétences) des membres de l’équipe interne peuvent ne pas être adaptés aux
exigences du projet (p. ex. expérience à l’interne en matière d’estimation des
coûts, d’évaluation des risques ou attribution des contrats…etc.).
 Manque d’expérience et d’expertise de l’entrepreneur et des sous-traitants :
l’expérience, la formation et l’expertise (connaissances et compétences) de
l’entrepreneur peuvent ne pas être adaptés aux besoins du projet. Une gestion
non optimale des ressources (matières premières, ressources financières ou
ressources humaines) sur le site peut entrainer des dépassements de coûts ou
d’échéanciers ou une mauvaise qualité du livrable.
 Manque d’expérience et d’expertise de la firme de génie conseil dans les
activités (omission ou erreur dans le concept/ constructibilité du concept) :
l’expérience, la formation et l’expertise (connaissances et compétences) de la
firme de génie conseil peuvent ne pas être adaptés aux besoins du projet. Des
erreurs ou omissions dans les plans et devis peuvent entrainer des dépassements
de coûts ou d’échéanciers ou une mauvaise qualité du livrable.
 Manque de formation des membres du comité de sélection : le comité de
sélection étudie les soumissions des firmes de génie-conseil ayant répondues à
l’appel d’offre. Les membres de ce comité doivent disposer de l’expérience et
de l’expertise adéquates afin d’identifier les meilleures solutions proposées et
ainsi coter les critères au plus juste pour sélectionner le meilleur candidat.
 Mauvaise élaboration du planning/détermination du moment de l’exécution des
travaux : une mauvaise planification du moment de l’exécution des travaux
pourrait limiter les options disponibles en matière de mise en œuvre (par ex, des
travaux planifiés pour l’automne sans prendre en compte la rigueur de l’hiver)
et ainsi entrainer des dépassements de coûts ou d’échéancier.
 Mauvaise estimation des coûts au début du projet : une mauvaise estimation des
coûts au début du projet pourrait limiter et contraindre les choix en matière de
conception et de construction, compte tenu que les répondants aux 191 appels
d’offres vont baser leur chiffrage du projet non pas en fonction des besoins
du client mais plutôt en fonction du budget.
 Mauvaise évaluation des sols : il est possible que le site d’implantation de
l’infrastructure pose des problèmes imprévus comme des sols hautement
variables ou peu stables, possibilité de contamination des sols.
 Mauvaise gestion de la circulation routière ou autres effets collatéraux du projet
: il s’agit d’évaluer la probabilité que les impacts des travaux de construction
sur le milieu avoisinant soient limités.
 Mauvaise identification des infrastructures souterraines : les infrastructures
souterraines englobent les réseaux enfouis d’électricité, de gaz, de
télécommunication et également les réseaux d’eau et d’aqueduc.
 Nombre restreint d’entrepreneurs en construction : lors de la sélection des
entrepreneurs en construction, un nombre trop restreint de participants au
processus d’appel d’offres peut limiter l’effet positif de la concurrence. Des
délais de soumission trop courts ou des appels d’offres simultanés peuvent
diminuer le nombre de soumissionnaire.
 Opposition ou contestation du projet par les citoyens ou groupe de citoyens :
certains projets peuvent avoir des impacts sur le milieu environnant (pollution
atmosphérique, pollution de l’eau, pollution sonore…) ou peuvent ne pas
correspondre aux besoins des citoyens. La contestation de la population peut se
manifester sous diverses formes, p. ex. signer une pétition, manifester contre ou
réagir dans les médias contre le projet, voter contre le maire en poste à la
prochaine élection.
 Plans incomplets/concept proposé incomplet avant l’appel d’offre : il s’agit
d’évaluer la probabilité que l’appel d’offre pour l’entrepreneur en construction
soit basé sur des plans et devis incomplets. Ces informations incomplètes
pourraient entrainer des soumissions menant à de nombreux avenants lors de la
phase de construction.
 Problème d’imputabilité entre le professionnel à la conception et le
professionnel à la surveillance : lorsqu’un problème survient sur le chantier, il
peut avoir un risque de rejet de responsabilité entre le concepteur des plans et le
surveillant du chantier.
 Projets dépendants des subventions gouvernementales : il s’agit d’évaluer la
probabilité d’un retard ou d’une non approbation d’une subvention pour le
projet d’infrastructure en question par les gouvernes.
Approche manageriel et gestion des
risques
Définition : Un risque (ISO 31000) est l’effet de l’incertitude sur l’atteinte des
objectifs, c'est-à-dire la possibilité qu’il y ait un écart positif (opportunité) ou négatif
(menace) par rapport à une attente. Constitue donc un risque projet tout « événement »
dont l’apparition n’est pas certaine et dont l’effet est susceptible d’affecter les objectifs
du projet, dans ses périodes d’étude, de construction, et éventuellement d’exploitation
ou de démantèlement.

La démarche opérationnelle :
La démarche opérationnelle retenue est celle de la norme ISO 31000. Il s’agit d’un
processus itératif qui doit être mis en œuvre à toutes les étapes de la vie d'un projet, qui
se nourrit et s'enrichit de l'expérience acquise. Le schéma suivant présente
sommairement les étapes du processus de management des risques :

La définition du contexte rappelle la définition des objectifs de la mise en place du


management des risques. Elle utilise également les éléments du cadre organisationnel
qui ont été traduits dans le Plan Général de Management des Risques. Elle évalue et
précise autant que de besoin :
Le contexte externe dans lequel se réalise le projet, pour comprendre les aspects qui
peuvent influencer sur l'organisation du management des risques:

• l'environnement social, culturel, politique, linguistique…


• l'environnement légal et réglementaire (le montage contractuel par exemple),
• l'environnement naturel,
• l'environnement concurrentiel,

• les relations avec les autres parties prenantes externes au projet (les lobbies, les
associations, les politiques, la profession...).
Le contexte interne qui nécessite d’être pris en compte dans le processus :
• les parties prenantes internes au projet, leurs valeurs, la perception de leur rôle dans
le projet, le poids des usages et des cultures,
• le mode de gouvernance des parties prenantes au projet, les rôles et responsabilités
des acteurs, leurs objectifs,
• les systèmes de management préexistants,
• les modes de communication des parties prenantes entre elles,
• les ressources et compétences des parties prenantes.
Le contexte du processus de management des risques:
• en spécifiant et en justifiant les ressources qui sont mises en œuvre,
• en définissant les rôles et responsabilités des acteurs du processus,
Fixation des règles de management des risques
Il s’agit ici de proposer et de déterminer :
• les méthodes utilisées pour l'appréciation du risque,
• le domaine d'application de la démarche de management des risques et
ses limites,
• les outils de mesure de son efficacité,
• Les critères qui permettent d'évaluer et de qualifier l'importance des risques, c’est à
dire les méthodes ou les échelles de mesure proposées pour déterminer la
vraisemblance, les conséquences ou les impacts des risques.
Attribution des responsabilités aux acteurs du management des risques
Chaque acteur du Projet identifie avec l’ensemble des partenaires du projet la façon
dont sont définies les responsabilités en matière de management des risques, et en
particulier :
• les responsabilités attachées à la mise en place, au maintien et à l’évaluation du cadre
organisationnel du management des risques,
• les règles d’allocation des risques entre les partenaires,
• les responsabilités attachées à l’application du processus du management des risques,
y compris les modalités de prise de décision liées aux traitements des risques.
Définition et allocation des ressources au management du risque
Chaque acteur du projet identifie pour lui-même et pour l’ensemble des
partenaires du projet les ressources qu’il alloue au management des risques.
Ces ressources peuvent être exprimées en termes de moyens, d’outils, de
compétences, d’accès aux sources d’information et de programme de formation.
Processus opérationnel :
Pour une excellente gestion des risques, la mise en œuvre d’une étude particulière
s’avère indispensable. Le respect de ces quelques étapes permet à l’entreprise
d’assurer la gestion des risques de sorte qu’ils ne puissent pas constituer de barrières
pour les projets de l’entreprise.
– Identification des risques
L’identification consiste à recenser toutes les parties exposées au risque. Dans cette
optique, l’entreprise doit établir une liste contenant tous les risques potentiels. Elle doit
distinguer les risques les plus importants d’un côté et les moins importants d’un autre
côté. Grâce à cette liste, elle peut analyser leur corrélation. 
– Évaluation des risques
Cette étape consiste à évaluer les risques en fonction de leur gravité, déterminer leur
impact potentiel et l’étendue des préjudices y afférents. À part cela, elle permet de
mesurer les coûts associés aux risques identifiés. Pour la réaliser, il faut procéder à une
collecte de données et à des analyses statistiques.
– Définition des solutions
L’entrepreneur dispose de plusieurs solutions envisageables pour trouver la plus
adaptée. Il peut définir la solution en fonction du risque lui-même en étudiant la
possibilité d’une élimination ou d’une limitation de ses effets. Il peut tenir compte des
caractéristiques du projet et y appliquer quelques modifications afin d’esquiver les
risques.
– Mise en œuvre des solutions
Après avoir déterminé la solution la plus adaptée, il faut procéder à sa mise en
application. Il s’avère important de définir le coût de mise en œuvre de la solution en
fonction des moyens dont dispose l’entreprise. Il faut réduire les coûts y afférents, à
défaut, ils pourraient générer des dépenses supplémentaires à l’entreprise.
– Le contrôle
La gestion des risques nécessite un suivi régulier. Ce suivi vise à garantir la fiabilité de
chaque étape. Cela permet de mettre en place des solutions à moyen et à long terme ;
Exemple de fiche de risque :

Managez les risques des projets de génie civil :


La prise en compte des risques et des opportunités est un facteur clé du respect des
objectifs de vos projets en termes de délais, de coûts et de performances, et un élément
de la qualité.

Pour atteindre ces objectifs vous devez mettre en œuvre un management efficace des
risques de vos projets, intégré dans le management de votre projet :

1. Utilisez ce guide et ayez ce schéma à l’esprit :

2. Désignez un responsable du management de vos risques dans le projet

3. Établissez votre plan de management des risques en précisant l’organisation


mise en place, le contexte externe et le contexte interne de votre
intervention, indiquez les méthodes et outils que vous allez utiliser et
précisez les conditions d’acceptabilité des risques

4. Identifiez les risques avant de décider d’intervenir sur un projet et


approfondissez votre analyse au début du projet
5. Mobilisez votre assureur dès l’amont du projet

6. Définissez clairement qui est responsable de chaque risque dans votre


organisme et au sein du projet.

7. Communiquez sur les risques et assurez-vous que le management des


risques est perçu par tous comme un élément important pour le succès du
projet.

8. Concentrez les efforts de communication sur les grands risques et assurez-


vous qu’aucune partie prenante ne sera surprise en cas de survenue d’un
risque.

9. N’oubliez pas de prendre en compte les opportunités : celles-ci peuvent être


très bénéfiques pour le projet et les parties prenantes. Une opportunité ne
nécessitant pas un gros investissement en temps ou en ressources peut
permettre de réaliser votre projet plus vite, mieux et de manière plus
rentable.

10. Évaluez les risques : avant d’essayer de déterminer la meilleure façon de


traiter les risques vous devez identifier les causes de chacun des risques
recensés et leurs conséquences, sur l’activité directement impactée et sur
l’ensemble du projet.

11. Hiérarchisez et priorisez les risques : cela vous permettra de passer le temps
nécessaire sur les risques qui peuvent causer les plus grandes pertes ou des
gains importants au lieu de vous disperser. Pour ce faire utilisez un
instrument d’évaluation pour classer et hiérarchiser les risques.
12. Préparez un plan de réponses aux risques : vous pourrez ainsi anticiper une
menace ou minimiser des effets négatifs.

13. Toutes les parties prenantes doivent tirer avantage des options retenues pour
le traitement des risques.

14. N’oubliez pas que les moyens de rationaliser l’incertitude existent (Analyse
de la décision en univers incertain)

15. Si un risque se concrétise il est important d’avoir un plan d’urgence prêt à


être mis en œuvre : cela vous évitera d’avoir à gérer une situation de crise.

16. Établissez et faites vivre un registre des risques : cela vous permettra de
visualiser les progrès accomplis et d’éviter qu’un risque ne soit oublié. C’est
aussi un outil de communication pour informer votre équipe, et les
différentes parties prenantes de ce qui se passe.

17. Assurez un suivi des risques au jour le jour afin d’identifier des situations,
détecter des signaux faibles et mettre en œuvre les réponses prévues.

18. Complétez votre évaluation des risques dès le début de l’exécution du projet
et en continu par des revues de risques tous les 2 à 3 mois, tout au long du
projet. Cela permettra d’accroître la probabilité de réussite de votre projet.

19. Capitalisez les connaissances acquises sur chaque projet afin d’en faire une
analyse et d’améliorer les performances des prochains projets. Cette
capitalisation peut être réalisée à l’aide d’un « observatoire des risques »
propre à chaque acteur, ou bien elle peut être mutualisée dans un
observatoire « public » afin que certains risques soient mieux connus et
managés.

20. Formez vos personnels : il est impératif que les personnels en charge de ces
questions aux différents niveaux de votre entité puissent accéder à des
formations continues.

21. Pour mettre en œuvre ces conseils et réussir votre projet : organ
Gestion De Délai
 Définition de gestion du délai
La gestion des délais d’un projet consiste à planifier l’ensemble des activités du
projet dans le temps et à les piloter de façon à respecter au mieux les engagements
initiaux. Pour cela, il faut planifier les activités quotidiennes et décomposer les grands
objectifs stratégiques en résultats tangibles et réalistes (livrables) de façon à organiser
son temps et suivre ses priorités au jour le jour. La gestion de temps est une des
composantes de la gestion de projet.

 Délai d'exécution
Le délai d’exécution : élément essentiel de l’engagement; -Il est exprimé en jours
ou en mois. Lorsque le délai est fixé en jours, il s’entend en jours de calendrier et il
expire à la fin du dernier jour de la durée prévue. -Lorsqu’il est fixé en mois, il est
compté de quantième à quantième. S’il n’existe pas de quantième correspondant dans
le mois où se termine ce délai, celui-ci expire à la fin du dernier jour du mois.
Lorsque le dernier jour d’un délai est un jour déclaré férié ou chômé, le délai est
prolongé jusqu’à la fin du premier jour ouvrable qui suit
 Les différents délais d’exécution dans les marchés de travaux

Les délais d’exécution dans le marché de travaux


Les délais de réception de l’ouvrage
Les délais de transmission des documents relatifs au prix et au règlement des comptes
Les délais en cas de contestation ou de résiliation dans le marché de travaux
Le délai de garantie

 Délai de construction et programme des travaux


Le délai de construction de l'ouvrage est déterminé en tenant compte du temps de
réalisation de chacune des opérations qui le composent, tout en sachant que certaines
opérations peuvent être menées parallèlement. La bonne exécution de ces travaux
suppose une bonne planification des différentes taches c'est-à-dire une recherche
constante de la meilleure façon d'utilisation à bonne science la main d'oeuvre et les
autres moyens mécaniques pour assurer l'efficacité de l'action entreprise moyennant le
respect de certaines exigences dont entre autres :
1. le déroulement du travail dans un ordre correct c'est-à-dire une bonne
succession des opérations ;
2. le respect des délais de réalisation pour chaque opération
3. faire le travail le plus économiquement possible.

Ainsi, cette rationalisation des travaux est tributaire de certaines conditions à savoir la
mécanisation maximale des travaux, disponibilité d'un matériel de construction de haut
rendement asservie par du personnel qualifié ; bon état du réseau routier servant à
l'exécution des opérations de transport; la combinaison dans le temps de différents
travaux sur plusieurs fronts sans en pénaliser leur bonne réalisation.

 Les facteurs qualitatifs qui affectent la durée du projet

1- Les conditions climatiques


Les conditions climatiques
Des perturbations partielles ou totales de l'entreprise en raison des précipitations ou de
l'effet de vent fort Etc. Qui empêche les travailleurs de faire leur travail.

2- L’impact des travailleurs

L'effet de la main travaillant sur le projet pour la réalisation des facteurs les plus
importants que l'entrepreneur doit être un Faire Des Études pour préparer Calendrier
du projet, parce que la ressource humaine est la base de savoir si l'absence des
travailleurs pendant le processus de mise
en œuvre Le projet, ou le manque de devises part qualifié.

3- Accidents machines de construction

Une partie du matériel utilisé dans le secteur de la construction perturber de manière


significative la durée nécessaire affecte Pour le projet en raison de l'utilisation continue
des machines dans les entreprises de construction et les perturbations dues au pied de
l'équipement, ne pas Effectuer l'entretien périodique de ces machines, en plus de
mauvais usage.

 Les contraintes de gestion de temps

Des retards de livraison ce qui a retardé la date d’échéance du chantier. Cela parce
que les sous-traitants du chantier n’arrivaient pas au bon moment. Ainsi, les ouvriers
ont souvent dû faire des heures supplémentaires ce qui les stressaient et les rendaient
désagréables avec les chefs.
On peut perdre beaucoup de temps en entreprises lorsqu’il y a des conflits entre les
chefs de chantier. En effet, chaque chef veut déléguer le travail à l’autre et s’occuper
seulement de ce qui l’arrange. Si les tâches de chacun avaient été clairement définies
au départ, cette perte de temps aurait pu être évitée. Ainsi, il arrivait que certaines
équipes de travail ne fassent des travaux qui ne répondaient pas à leurs fonctions
initiales.

 Les processus de management de délai


 Définir les activités
 Définir les activités
 Estimer les ressources nécessaires aux activités
 Estimer la durée des activités
 Élaborer l’échéancier
 Maîtriser l’échéancier
 La planification des délais
 Différents types de plannings
Conclusion

Les risques projets peuvent être de diverses natures, ils peuvent être des risques
techniques lié l’activité du projet, d’origine organisationnel ou lié au management
de projet.il peuvent avoir un impact sur le délai, le coût et la qualité du projet. Pour
faire face à ses risques il existe des méthodes d’analyse de risque qui sont
complémentaires. Par exemple, l’APR peut être complétée par une AMDEC ou une
étude HAZOP. Ensuite on peut procéder à des études encore plus fines des
évènements critiques par Arbre de défaillances ou d’Événement ou des deux à la
fois à travers un modèle en nœud papillon. Mais l’utilisation de ses méthodes ne
permet pas de représenter les impacts du risque sur un planning.
La modélisation de scénario en projet peut apporter une vision plus réaliste du
projet en intégrant les risques et leur impact sur le projet, aussi on retiendra que les
stratégies de traitement des risques ont un impact direct sur le planning du projet.
On a présenté dans le quatrième chapitre quelques approches pour la modélisation
des scénarios en projet certaine comme la méthode des scénarios permet
d’identifier les différents scénarios et d’autre comme la méthode Monte Carlo sont
plus utile pour ce qui est de la quantification.