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Confiscation du pouvoir politique

* Un chef infaillible : Hitler « le führer », Staline « le Vodj », Mussolini « le Duce ».


Ils sont considérés comme des guides, des pères, des dieux. Autour d’eux se
développe un culte de la personnalité.
* Un État aux mains du parti : Un parti unique, toute autre formation politique est
interdite. Le parti national socialiste en Allemagne (NSDAP), le parti communiste de
l’Union soviétique en URSS (PCUS), le parti national fasciste en Italie avec une
idéologie propre à véhiculer.
* Une citoyenneté anéantie : il n’y a plus de droit de vote, de parlement. Les
manifestations, associations, syndicats, parti divergent… sont interdits ou bien
contrôlés par le parti unique.
Les spécificités de chaque régime
Allemagne URSS Italie
Le nazisme tient par le Le régime met en place le Il y a un roi au-dessus de
charisme d’Hitler et ne culte de la personnalité le Mussolini.
peut vivre sans. plus poussé. Toutefois le Le parti l’a déposé en 1943,
Le nazisme ne survit régime se poursuit à la mort puis les Italiens l’ont exécuté
pas à la mort d’Hitler. de Staline. Le parti peut vivre en avril 1945.
sans Staline

Des économies asservies


* Des économies dirigées : L’économie est sous le contrôle de l’Etat et le
protectionnisme est mis en place : plans quinquennaux, planification de l’économie
en URSS, campagne du blé et objectifs de l’autarcie en Italie, Hitler se lie aux grands
industriels et relance les usines d’armement. Politiques de grands travaux en Allemagne
et Italie comme la construction d’autoroute.
* L’économie pour diriger les masses : les syndicats sont supprimés ou gérés par le
parti. En URSS Stakhanov (14 fois la quantité normale de charbon extraite en 1935)
sert de propagande : le Stakhanovisme
Les spécificités de chaque régime
URSS Allemagne et Italie
Un des fondements de l’idéologie Moyen de plus pour la propagande

Nationalisation, industrialisation à outrance Économie dirigée vers la guerre


Des sociétés soumises
Le but est de former un homme nouveau : l’Etat prime sur l’homme, l’homme doit être
soumis au régime et ne doit plus penser par lui-même. Il faut former un « homme
nouveau ».
* Le culte de la personnalité : chaque chef est divinisé : Staline est le « petit père des
peuples », dans le salut hitlérien le mot Hitler est prononcé à chaque fois.
Les foules sont en liesse à leur vue. Ils parlent lors de discours (Place rouge en URSS,
Nuremberg en Allemagne), se font représenter sur des affiches, des portraits que les
familles possèdent chez elle. Il y a des fêtes, des chants en l’honneur et les personnes
doivent donner leur vie pour le chef.

* La propagande : C’est l’utilisation de tous les moyens de communications possibles


par un ou plusieurs états pour faire passer un message.
La propagande passe par des symboles et des gestes. En URSS le rouge, le marteau et
la faucille, le faisceau en Italie, la croix gammée et l’aigle en Allemagne. Le bras levé
en Italie rappel du salut romain et repris par le nazi, « camarade » en URSS.
La pensée est contrôlée. Les journaux, cinéma, livres sont censurés... L’art est contrôlé.
Les artistes sous Staline doivent peindre les thèmes privilégiés de Staline. La Pravda est
le journal officiel de l’URSS. Certains livres sont brûlés en Allemagne lors d’autodafés et
le Bauhaus fermé. Un ministre de la propagande est nommé en Allemagne, Joseph
Goebbels. Il invite les industriels à baisser le prix des postes de radios, pour que chaque
famille s’équipe et puisse écouter les discours du führer. C’est le conditionnement des
masses.

* L’embrigadement de la jeunesse : chaque régime met en place des organisations de


jeunesse pour embrigader les enfants en plus de l’école, qui elle-même est déjà
censurée et sous contrôle. En Italie ce sont les Balillas, les Jeunesses hitlériennes en
Allemagne, les Komsomols en URSS. Dans ces organisations, les jeunes sont
embrigadés, ils apprennent à penser tous pareil, à aimer le chef et les grandes idées de
l’idéologie. L’ordre et discipline sont les méthodes employées. Les organisations
allemandes et italiennes sont dans le développement de la violence et la préparation à
la guerre.
La violence et la terreur
* Des sociétés surveillées : existence d’une police politique qui traque ceux qui
n’adhèrent pas au régime : la NKVD en URSS, la SS en Allemagne, l’OVRA en Italie. Le
parti incite à la dénonciation entre habitants.

* Arrestation et enfermement : Les opposants sont arrêtés, torturés et emprisonnés


dans des prisons ou dans des camps voire tués sur le champ pour certains. En Italie
assassinat de l’opposant Matteotti, prison sur l’ile de Lipari. En URSS la grande terreur
1937-1938, la prison de la Loubianka lieu de torture voire d’exécutions, les goulags pour
exploiter les zones difficiles de la Russie. En Allemagne ouverture des camps de
concentration dès mars 1933 et mise en place d’une politique de persécution des Juifs.

✔ La Grande terreur en URSS 1937-1938 : toute personne (propriétaires, personnes


qui désobéissent, entourage politique et militaires…) est susceptible d’être arrêté,
Staline veut purger la société. Plus 1.5 million d’arrestations et la moitié
d’exécutions. Ce sont deux années de terreur, la population vit dans la peur d’une
dénonciation sans fondement.

✔ En Allemagne une politique de persécution des Juifs débute. Ils sont peu à peu
exclus de la société avec les lois de Nuremberg de 1935. Les brimades et
humiliations se multiplient. Lors de la nuit de Cristal, en 1938, les magasins juifs
et les synagogues sont mis à sac ou brûlés. 30 000 Juifs sont envoyés à Dachau.
Les spécificités de chaque régime
Allemagne URSS Italie
Les ennemis ultimes sont les Le nombre de morts est plus Terreur de moindre
ennemis de race. La politique important que les deux autres ampleur, on parle
d’extermination, par moyens régimes (environ 15 millions). « totalitarisme
industriels durant la seconde La terreur vise tout le monde, inachevé »
guerre mondiale est spécifique à sans réelle particularité, même
l’Allemagne. Jamais vues les hauts dignitaires du régime.
ailleurs dans le temps et Être un proche de Staline n’est
l’espace. pas une assurance de survie.