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Ministère de l’Enseignement ‫وزارة التعليـم العالي و البحث العلمي‬

Supérieur
et de la Recherche Scientifique
‫جامعـة قرطاج‬
Université de Carthage
‫المدرسـة الوطنية للمهندسين بقرطاج‬
Ecole Nationale d’Ingénieurs de Carthage
Culture et Communication 2
Examen de la session principale

Vous ferez une synthèse objective, concise et ordonnée des trois documents
suivants qui posent le problème des stigmatisations de l’apparence. Puis, dans une
conclusion personnelle et argumentée vous donnerez votre opinion sur le sujet proposé.

Document 1

Jeunes : les stigmatisations1 de l’apparence

Des personnes peuvent avoir le sentiment que, dans certaines circonstances de leurs
relations sociales, on a porté atteinte à leurs droits ou à leur dignité. Les jeunes se
distinguent nettement de leurs aînés à cet égard.

Leur sensibilité à différentes formes d'ostracisme 2 est plus aiguisée que celle des
adultes, mais s'applique surtout à des atteintes portées à l'image de soi : ils se plaignent plus
de vexations, moqueries ou insultes, que d'injustices ou du refus de droits. L'apparence
physique, poids, taille et look constitue pour les jeunes le motif principal des formes
d'ostracisme dont ils se plaignent. Ce sont surtout les filles corpulentes et les garçons fluets
qui en font état. Mais quelle que soit leur corpulence, les jeunes filles y sont plus sensibles
que les garçons : contrairement à ces derniers, un tel événement réduit leurs chances de
vivre en couple.

Le racisme est une autre manifestation d'une discrimination liée à l'apparence. Un


jeune sur quatre d'origine non européenne déclare avoir été victime de mauvais traitements
liés à ses attaches étrangères. L'intensité de ce sentiment de stigmatisation est très variable
selon les origines et le sexe. Les jeunes issus de courants migratoires récents (Afrique noire,
Asie) et les garçons d'origine maghrébine se sentent particulièrement stigmatisés. Des
facteurs culturels (maîtrise de la langue, pratique religieuse, sentiment d'identité nationale)
accroissent la probabilité de déclarer avoir été victime de tels actes, sans l'expliquer
totalement. Quels que soient leurs comportements culturels les jeunes victimes d'exclusion
professionnelle ou de ségrégation urbaine se sentent surexposés aux stigmatisations
racistes. Les jeunes filles originaires du Maghreb se sentent beaucoup moins stigmatisées
que les garçons de même origine, malgré le maintien plus affirmé d'une spécificité culturelle
en matière religieuse et d'une fidélité au pays d'origine. 

1
Olivier Galland, Economie et Statistique n°393-394, 2006

1- Stigmatisation : condamnation publique sévère de quelqu’un


2- Ostracisme : Mise à l’écart injuste et discrimination

Olivier Galland est chercheur au Groupe d’étude des méthodes de l’analyse sociologique (Gemas-Paris
CNRS) et chercheur associé au Laboratoire de sociologie quantitative (Crest-INSEE).

Document 2

2
Document 3

3
Corrigé de l’épreuve de synthèse

A- La lecture des documents du dossier de synthèse


1. Les idées principales du texte :

a/ Les jeunes, à plus fort degré, que les adultes se sentent souvent offensés.
(Paragraphe1)

b/ Etant susceptibles, les jeunes souffrent principalement de problèmes liés aux


imperfections physiques. (Paragraphe 2)

c/ La discrimination raciale accentue davantage les problèmes liés à l’apparence,


notamment chez les jeunes immigrés maghrébins, africains ou asiatiques. Ceux-ci
affirment être exclus de leur milieu urbain ou professionnel à cause de leur origine, de
leur religion et de leur culture. (pg 3 et 4)

2. Le graphique en courbe :

Ce graphique présente quatre courbes dont chacune spécifie le type de stigmatisation


par tranche d’âge et en pourcentage. Elles nous révèlent ainsi que le refus d’un droit
touche beaucoup les moins 9-12 ans que les 17-20 ans chez qui le pourcentage atteint
33%.

Quant aux moqueries et aux mises à l’écart, ce sont les adolescents de 13-16 ans qui en
souffrent le plus.

Reste le problème d’injustices qui paraît le moins intense puisqu’il ne dépasse pas 24%
chez les 17-20 ans.

4
3. Le graphique en colonnes :

Il représente les principales causes de stigmatisations en pourcentage chez les jeunes et


les adultes. Nous remarquons que le problème le plus flagrant est celui de la taille et du
poids touchant, ainsi, 16% des jeunes.

Quant à la cause la plus faible, elle concerne l’appartenance et touche plus les adultes
que les jeunes à environ 1%.

B- Proposition de plan

L’introduction :

Ce dossier comporte trois documents dont un textuel et deux graphiques consacrés à


une question d’actualité, en l’occurrence, le problème des stigmatisations de
l’apparence. Les trois documents ont fait parution entre 2003 et 2006.

Le texte est issu de la revue Economie et Statistique au numéro 393-394 et les


graphiques représentent les résultats d’une enquête réalisée par l’Insee, intitulée
Histoire de vie- Construction des identités.

La 1ère partie du développement :

Vous reprenez les idées principales que révèle chaque document et vous les présentez
de manière structurée.

La 2ème partie du développement :

Les trois documents entretiennent une relation de parfaite complémentarité dans la


mesure où les idées développées dans le texte sont illustrées de manière concrète par
les deux graphiques. En effet, le premier graphique explicite clairement l’idée des
stigmatisations dues à l’apparence physique dont pâtissent les jeunes.

Quant au second, il nous livre une panoplie exhaustive des causes qui se cachent derrière
ce phénomène et ce, non seulement chez les jeunes, mais aussi chez les adultes.

Nous déduisons, par conséquent, que les données chiffrées des graphiques contribuent à
confirmer celles du texte et même à les prolonger.

5
La conclusion :

Nous décelons à travers cette analyse, une concordance totale entre les documents du
dossier, qui nous présentent, en synergie, une image complète du sujet.

On aimerait bien voir une étude similaire sur une préoccupation majeure des jeunes
d’aujourd’hui, celle de l’addiction aux réseaux sociaux.