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Elément iso paramétrique

2- Définition d'un élément fini :

En calcul de structures, un élément fini est caractérisé par deux matrices :

 La matrice de masse(m)
 La matrice de raideur (k)

Milieu continu. Milieu discrétisé.

3- Les éléments iso paramétriques :

Il arrive alors un dilemme : soit on construit (k) pour un


certain nombre d'éléments de forme et de géométrie figée, et il est alors nécessaire, pour mailler une
structure complexe, d'utiliser un grand nombre d'éléments, soit on utilise des éléments géométries
variables, et il faut reconstruire (k) à chaque fois.

Une solution courante est alors d'utiliser des fonctions d'interpolation pour décrire non seulement le
champ de déplacement de l'élément mais également sa géométrie, tout en travaillant en coordonnées
locales.

* Un élément est dit iso paramétrique si on prend les mêmes fonctions d'interpolation pour le
déplacement et la géométrie.
N(x) =N(x)

A chaque ́élément réel, on associe un ́élément de référence

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Elément iso paramétrique

4- Introduction générale de maillage :

Un maillage est une partition de l'espace ou d'un domaine en cellules appelées éléments Le
manilleur prend en entrée la géométrie, 'est-à-dire le fichier produit par le modeleur géométrique, et
fournit en sortie un maillage .Ceci comprend une information géométrique sur les sous-volumes et
une information topologique sur la connectivité entre les éléments .Les maillages non structurés
sont sous la forme d'une liste d'éléments interconnectés. Les formes sont souvent des triangles ou
des quadrilatères en deux dimensions, et des tétraèdres ,des cubes ou des hexaèdres en trois
dimensions. La connectivité d'un élément est la liste de ses voisins. Un élément possède un voisin
par arête ou par face, selon que le maillage est bi-ou tridimensionnel. Dans le cas des maillages
structurés, la connectivité est par définition implicite, et donc le maillage se résume à une simple
liste de nœuds.

5- La transformation géométrique :

La transformation géométrique qui fait passer de l’élément de référence `a l’élément réel posse de
les propriétés suivantes :

6- Familles élémentaires :

6.1- Éléments 2D normalisés de la famille de Lagrange

6.1.1- Élément biquadratique :

Pour cet élément, les fonctions de forme sont obtenues par le produit de fonctions de formes
quadratiques 1D.

Avec cette opération, on voit que l’on doit rajouter un nœud au milieu de chaque côté de
l’élément ainsi qu’au centre de ce dernier

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Ce nœud n’a aucune influence sur les éléments voisins car Ni(xj) = δij

lustration des fonctions de forme pour un élément normalisé 2D bilinéaire (Lagrange)

Illustration des fonctions de forme pour des éléments de Lagrange biquadratiques

6.1.2- Éléments 2D normalisés de la famille de Serendip :

 Tout comme pour la famille de Lagrange, les fonctions de forme sont obtenues par le
produit de fonctions de forme 1D
 La différence est que pour les éléments de Serendip, on s’arrange pour qu’il n’y ait pas de
noeud à l’intérieur de l’élément
 Ceci permet de réduire le nombre de DL à traiter lors du calcul final de la solution.

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Elément iso paramétrique

 Pour les éléments bilinéaires, comme il n’y a pas de nœud au milieu de l’élément, les
éléments de Lagrange et Serendip sont identiques
 Pour les éléments quadratiques, il faut être un peu astucieux...

6.1.3 Éléments quadratiques :


 Pour les nœuds au centre des côtés, on va utiliser une fonction quadratique pour la
coordonnée (i.e. ξ ou η) sur laquelle se trouve les nœuds voisins et une fonction linéaire
pour la coordonnée selon laquelle se trouve le nœud sur le côté opposé

Illustration des fonctions de forme pour des éléments de Serendip quadratiques

6.1.4- Éléments quadratiques :


 Pour les nœuds aux coins des éléments, c’est un peu plus complexe
 On doit avoir ∑Ni(ξ, η) = 1Ɐ (ξ, η) 2 [−1, 1] (on le verra plus tard)
 On choisit en premier une interpolation linéaire selon les deux côtés
 Pour avoir Ni(xj) = δij , on doit soustraire de N1 (par exemple) une certaine fonction qui
vaut 1/2 aux noeuds 8 et 5 et qui vaut 0 ailleurs.
 Pour ce faire, on utilisera les fonctions de forme développées précédemment pour les nœuds
8 et 5

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Illustration des fonctions de forme pour des éléments de Serendip quadratiques

7 - L’intégration numérique de l’équation des résidus pondérés :

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Le coût de cette définition systématique est que l’on ne peut plus intégrer l’équation 18
analytiquement car sa forme peut varier d’un élément à l’autre
 Il est plus pratique de développer des algorithmes d’intégration numérique qui seront
toujours les mêmes d’un problème à l’autre.
 Par exemple, en 1D, on connaît la règle du trapèze:

Illustration de la règle du trapèze pour l’intégration numérique

 Au final, A =∑wif(xi) où les wi sont déterminés à priori en fonction de l’algorithme


d’intégration utilisé.
 Certains algorithmes sont plus performants que d’autres, c’est le cas notamment des
quadratures de Gauss.
 En 1D les wi déterminés par la méthode des quadratures de Gauss permettent d’intégrer
exactement un polynôme de degré 2n − 1 avec seulement n points d’intégration
 Les wi sont calculés à partir de la théorie des polynômes et sont répertoriés dans des tables
 Le flux de la fonction d’essai (i.e. les contraintes dans un problème de mécanique du solide)
est le plus précis aux points d’intégration

8- Calcul des termes élémentaires :

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Les termes élémentaires à calculer sont de la forme :

Trois types d'opérations sont à effectuer : la transformation des dérivées par rapport à x en dérivées
par rapport à є , le passage d'une intégration sur l'élément réel à une intégration sur l'élément de
Référence, et la réalisation numérique de cette intégration qui est généralement faite par une
formule de quadrature.
8.5.1 Transformation des dérivées :
La transformation des dérivées s'effectue grâce à la matrice jacobéenne J , d'après la règle de
Dérivation en chaîne :

Ou est le vecteur des valeurs nodales de la composante ᾳ du déplacement.


Les dérivées d'ordre supérieur s'obtiennent également en utilisant cette règle, même si cela donne
Lieu à des expressions plus complexes que nous n'expliciterons pas ici.
8.5.2 Changement de domaine d'intégration :

Le passage à l'intégration sur l'élément de référence s'effectue en multipliant l'intégrante par le


Déterminant de la matrice jacobéenne, appelé jacobine

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8.5.3 Intégration numérique : points de GAUSS :

Dans certains cas particuliers, on peut calculer analytiquement les intégrales. Par exemple, pour un
Triangle en 2D, le Jacobine est constant sur le triangle, et les intégrantes se ramènent à des
Monômes que l'on sait intégrer exactement :

Cependant, ces cas particuliers sont rares, et on préfère évaluer numériquement les intégrales en
Faisant appel à des formules de quadrature. Celles-ci donnent une approximation de l'intégrale sous
Forme d'une somme pondérée des valeurs de l'intégrante en un certain nombre de points de
l'élément Appelés points d'intégration :

Les scalaires Wg sont appelés les poids d'intégration, et les coordonnées Eg sont les coordonnées
Des r points d'intégration dans l'élément de référence.
Dans les méthodes d'intégration de GAUSS, les points et poids d'intégration sont déterminés de
Manière à intégrer exactement des polynômes d'ordre donné. C'est ce type de méthode que l'on
Utilise dans le Code Aster, les points d'intégration s'appellent alors des points de GAUSS.
Remarque :
Le nombre de points de GAUSS choisi permet d'intégrer exactement dans l'élément de
Référence. En fait, à cause de la non-linéarité éventuelle de la transformation géométrique ou
de la dépendance spatiale des coefficients, l'intégration n'est pas exacte dans l'élément réel.
Cependant, il est démontré que l'erreur commise est d'un ordre inférieur à l'erreur de
Discrétisation induite par la méthode des éléments finis.

Pour illustrer l'utilisation des points de GAUSS, prenons comme exemple le cas 3D, où l'on suppose

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Que l'on utilise r 1 points dans la direction E1 r 2 dans la direction E2 et r 3 dans la direction E3,
Soit un total de r=r 1r 2 r3 points de GAUSS. On montre alors que l'expression :

Permet d'intégrer exactement des monômes du type, avec

avec

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