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1- Introduction

2-Définition
3-Ancrage et forces différentielles
4-Ancrage intra buccale
*ancrage passif (naturel)
*ancrage dans l’os cortical
*ancrage actif (renforcé)
* ancrage préparé
*ancrage sur implant
5-Ancrage extra buccal
6-Notion de perte d’ancrage
7-Conclusion

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1-Introduction :
L’ancrage est un impératif au déplacement dentaire orthodontique. Quel que soit
l’appareillage fixe utilisé, il constitue une préoccupation essentielle ; pour cela
Tweed,Ricketts , Merryfield ont consacrer une bonne part de leurs études au
ancrages et au moyens de les renforcés.
2-Définition :
Larousse :dispositif de fixation d’un corps mort ou libre.
En biomécanique orthodontique : c’est la résistance d’un corps au
déplacement .
L’action engendre la réaction, lorsqu’un corps se déplace les forces motrices
l’emportent sur les forces de résistances.
3-Ancrage et forces différentielles :
En orthodontie les forces de résistance sont de 2 ordres :
• La résistance stabile c’est-à-dire le point d’ancrage de la force.
• La résistance mobile : point d’application et résistance de la dent à dépla-
cer.
Mais la résistance stabile peut être constituée par une ou plusieurs dents pour
permettre le mouvement dentaire d’une canine par exemple ou d’une arcade lors
de tractions élastiques intermaxillaires. C’est là qu’intervient la notion d’ancrage
réciproque ou de forces différentielles.
Trois cas sont possibles:

1) La résistance stabile est égale à la résistance mobile


• si FM < RS + RM pas de déplacement
• si FM > RS + RM déplacement égal et symétrique.

2) La résistance stabile est plus grande que la résistance mobile


• si FM > RS > RM déplacement double et inégal. La résistance mobile se
déplace davantage que la résistance stabile.
• si RM < FM < RS déplacement correct désiré.

3) La résistance stabile est plus petite que la résistance mobile


• si FM < RM > RS aucun déplacement
• si FM > RS < RM la résistance stabile (la dent d’ancrage) se déplace.

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L’ancrage intrabuccal :
-Ancrage passif ou naturel :
Il est constitué par la dent elle-même .celle-ci est ancrée dans son on alvéolaire
par l’intermédiaire du ligament périodontal et sa résistance au déplacement est
définie par la longueur, le nombre ou le volume des racines.
Ainsi des dent larges, longues, aux racines coudées, offriront un meilleur
ancrage que des dents petites et courtes .la position ou inclinaison peut etre un
facteur favorable ou non : une molaire inférieur mésio-versée sera un mauvais
ancrage pour une traction inter ou intra maxillaire .enfin la densité osseuse
autorise des mouvements plus ou moins rapides et constitue un facteur de
résistance au déplacement.

Surfaces radiculaires en mm² (Freeman)

Valeurs guides d’ancrages.

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-L’ancrage dans l’os cortical : Il s’agit d’une notion originale développée par
Ricketts. Selon cet auteur : « les dents se déplacent plus lentement à travers l’os
cortical ». A ce niveau, l’os cortical est moins vascularisé que l’os alvéolaire et
moins facilement résorbable ; ce qui paraît d’ailleurs contestable. Ce principe
est appliqué pour renforcer l’ancrage molaire, en particulier à l’arcade
mandibulaire. Un effet de version radiculo-vestibulaire ainsi que de l’expansion
sont incorporés dans les arcs pour déplacer les racines en direction de l’os
cortical (torque corono-lingual). A l’arcade maxillaire, l’expansion nécessaire
est obtenue par le réglage des branches internes de l’arc facial de la force extra-
buccale (Ricketts et coll) (5 à 10 mm avant insertion). Actuellement, Gugino
pense qu’on développe ainsi une pression s r l’os cortical et que cela produit un
effet d’ancrage, plutôt qu’on ne déplace réellement les racines des molaires dans
l’os cortical. De plus l’utilisation de la corticale sinusale, au niveau radiculaire,
donnent les mêmes effets.
-Ancrages actifs ou renforcés :
• Dans le cas où l’aalyse fait pparaîte la nécessité de coservation de
l’ancrage naturel il est indispensable de renforcer cet ancrage.
C’est l’ancrage mécanique produit par nos dispositifs orthodontiques pour
éviter le déplacement des dents d’appuis.
Parmi ces moyens on distingue:
Les courbures anti version, anti rotation des arcs.
Les butées ou stop sur les arcs.
Les ligatures de plusieurs dents pour additionner les valeurs d’ancrage.
Les élastiques utilisés de façon différentielle pour éviter le déplacement
des dent d’ancrages.
Les arcs palatin et linguaux.
Les forces extra buccales.

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-Ancrages préparés :
Tout solide qui sert d’ancrage à une force destinée à déplacer un corps libre
subit également une force égale et de sens opposé, qui a tendance à entraîner ce
solide en direction de la traction. Si l’ancrage est suffisant, ce solide reste
stable ; seul le corps libre se déplace en direction de l’ancrage.
A partir d’un certain seuil, l’ancrage est insuffisant. Le solide constituant
l’ancrage, est entraîné en direction du corps libre à déplacer.
La préparation d’ancrage est une méthode inventée par Charles Tweed et qui
permet d’augmenter la résistance au déplacement des dents d’ancrages. Cette
méthode est très utile surtout dans les cas d’ancrage maximum, et où est prévu
d’utiliser intensivement les tractions élastiques intermaxillaires. Elle consiste à
verser distalement les dents destinées à servir d’ancrage à ces tractions :les dents
de l’arcade mandibulaire par exemple dans le cas de classe 2.
A l’origine cette préparation d’ancrage se faisait de la manière suivante (pour un
cas de classe 3). Après nivellement des deux arcades l’arcade maxillaire était
équipée d’un arc neutre pleine taille et d’une force extra-orale . L’arcade
mandibulaire était équipée d’arcs successifs de taille réduite et portant des
déformations du deuxième ordre en série (« tip back bends »). Sur cet arc entre
canines et latérales étaient soudés des crochets pour élastiques, la partie
antérieure de cet arc portant un torque continu radiculo-véstibulaire. Des
anneaux élastiques de classe 3 étaient tendus entre les molaires supérieures et les
et les crochets de l’arc mandibulaire.
La force extra-orale évitait le déplacement mésial des molaires supérieures et les
élastiques de classe 3 supprimaient la réaction vestibulante et ingressante sur les
incisives. Seules les dents des secteurs latéraux obéissent alors à l’action des
« tip back bends » et l’on voit progressivement se créer une inocclusion
postérieure.L’importance de ces « tip back » et leur inclinaison correspondent à
des degrés dans cette préparation d’ancrage, en fonction de la sévérité du cas.
Dans le cas d’ancrage maximal la deuxième molaire mandibulaire voit la partie
distale de sa face recouverte par la gencive

Préparation de l’ancrage à l’aide de tip back bend

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Les successeurs de Tweed avec Merryfield ont supprimé ces inconvénients par
l’utilisation des forces directionnelles. L’arcade mandibulaire n’est plus
préparée en prenant appui sur l’arcade maxillaire mais la force extra-orale
s’accroche directement sur les crochets antérieurs de l’arcade mandibulaire. Une
autre amélioration apportée est que toutes les dents de l’arcade mandibulaire ne
sont pas préparées en même temps. Les deuxièmes molaires sont disto-versées
en premier, le reste de l’arcade servant d’ancrage naturel composé, puis c’est au
tour des premières molaires et ainsi de suite. Pour chaque mouvement ainsi
réalisé 10 dents servent d’ancrage au déplacement de 2, ce qui a donné son nom
à la méthode : le « Ten-Two System ». Pendant cette préparation d’ancrage les
dents destinées à servir d’ancrage devant se déplacer, les arcs utilisés pour la
préparation seront de taille inférieure à la lumière des attachements mais aussitôt
qu’un groupe de dents ou une arcade est prêt à servir d’ancrage, l’arc utilisé sera
au calibre de la lumière.

Principe du Ten-Two system

-les implants comme ancrages :


-1-Indications :
• Lorsque les dents doivent résister aux forces appliquées (les mouvements
orthodontiques provoquent des mouvements réciproques des dents servant
d’ancrage), avantage d’avoir un appui inamovible ;
• Ancrage supplémentaire pour fermer un espace (ex. après exo) ;
• Absence de dents (manque d’ancrage) ;
• Pour contrer l’utilisation de forces extra-orales ;
• Mésialisation ou distalisation des molaires ;
• Ancrage pour rétraction d’un segment dentaire ;
• Contention après le mouvement orthodontique ;
• Remplacement d’une dent absente après le traitement ; d’orthodontie

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• Alignement pré-prothétique ;
• Déplacement d’une dent ankylosée ;
-2-Avantages :
• Résultat prédictible
• Remplace l’utilisation d’ancrages orthodontiques extra-oraux ;
• Esthétique ;
• Facilite la coopération du patient ;
• Remplacement ultérieur d’une dent ;
• Évite les mouvements réciproques des dents.
-3-Inconvénients :
• Nécessite un temps de guérison ;
• Nécessite une hygiène rigoureuse ;
• Risque de défaut osseux.

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L’ancrage extrabuccal
1-L’ancrage musculaire : les muscles masticateurs, et en particulier masséter et
temporal, s’opposent aux déplacements dentaires horizontaux et surtout
verticaux qui tendent à provoquer une ouverture de l’occlusion et une rotation
mandibulaire postérieure. Cette valeur d’ancrage dépend de leur puissance qui
varie selon le type facial du sujet.

2- ancrage péricrânien :
Lors de l’utilisation des force extra buccales :
*Têtière à traction haute :

*Têtière à traction haute avec arcs faciaux

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*Têtière à traction haute avec fronde mentionnière

*Bandes de traction cervicales

*Masque selon"Delaire"

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Notion de perte d’ancrage :
Elle constitue un moyen technique pour corriger les malocclusions. Tantôt ce
sont les dents antérieures qui servent d'
ancrage, tantôt ce sont les postérieures.
on distingue :
a) La perte d'ancrage totale postérieure aux deux maxillaires :
Elle est indiquée dans tous les cas où les rapports antérieurs sont esthétiquement
bons dans le plan sagittal mais où l'on désire diminuer la hauteur verticale ou
réduire l'encombrement postérieur.
b) La perte d'ancrage totale antérieure aux deux maxillaires :
Elle est indiquée dans les cas de bi protrusion.
c) La perte d'ancrage antéro supérieure :
Elle permet de réduire la proalvéolie supérieure lorsque l'
arcade inférieure est
bien organisée, même si les molaires supérieures sont en Classe II.
d) La perte d'ancrage antéro supérieure et postéro inférieure :
Elle représente la façon classique de traiter les cas de Classe II div. 1 avec
extraction.
e) La perte d'ancrage antéro-inférieure :
Elle s'adresse habituellement aux cas de Classe III.
Il existe bien sûr des combinaisons possibles des différentes pertes d'
ancrage ci-
dessus suivant les exigences squelettiques et dentaires.
Conclusion :
L’importance de l’ancrage en thérapeutique orthodontique et la grande nécessité
de le conserver impose aux praticien une bonne estimation , une bonne étude ,
ainsi qu’une bonne préparation de celui-ci ; pour éviter tout type de déplacement
dentaire pouvant compliquer ou aggraver l’anomalie en présence.

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*Thérapeutique orthodontique
*EMC technique edgewise ; biomécanique orthodontique
*Cour technique edgewise (Dr Fouatih)
*Implants comme ancrages orthodontique (Par Audrey Dubois, Geneviève
Gaudreault, Consultants : Dr André Fournier, Dr Dany Morais : université
de LAVAL)
* Composants intra et extra-oraux (catalogue de produits)
*orthodontic perstectives (The MBT™ System and the Twin Block
Appliance: The Perfect Combination?) By Dr. John Scholey, Dr. Colin
Melrose and Dr. Stephen Chadwick. Countess of Chester Hospital,
England
*www.stomatonante.free.fr

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