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République Algérienne Démocratique et Populaire

Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la


recherche scientifique

Université des Sciences et de la Technologie Houari


Boumediene.

Faculté des Sciences de la Terre, et de la


Géographie et Aménagement du Territoire

L3- Géographie et Aménagement du territoire


Section « c » / groupe 01

Thème : « L’agriculture saharienne»

Dirigé par :
Année universitaire :
2018 / 2019
Sommaire
Introduction

I. QUELQUES DEFINITIONS

II. LES CARACTERISTIQUES DE LA MONDIALISATION


a. mondialisation de l’information
b. L’internationalisation des économies
c. Les investissements directs à l’étranger
d. L’offshoring
e. La finance internationale

III. LES CONSEQUENCES DE LA MONDIALISATION


a. Au niveau des pays
b. Au niveau des entreprises
i. Les avantages
ii. Inconvénients

Conclusion
INTRODUCTION

Le Sahara Algérien est riche de ses ressources naturelles et humaines, de sa


position géostratégique, d’un entourage sahélien en engourdissement et
arabe en décrépitude. L'économie des régions sahariennes repose
essentiellement sur l'agriculture, qui constitue la principale source de
revenus.
L’environnement désertique est une zone géographique sèche, aride,
dépourvue de plantes et peu pluvieuse et recouvrant la plupart des
terres désertiques de sable, et de gravier et de roches. Il est également
dominé par des facteurs naturels sévères tels que la température élevée
et la sécheresse donc moins d’activité humaine
CHAPITRE 1
PRESENTATION GENERALE DE L’ESPACE SAHARIEN

1. Etendu et spécificités régionales


L’espace saharien qui regroupe 09 wilayat se situant au sud de
l’atlas saharien aux frontières méridionales s’étendrait sur une
superficie de plus de 2 millions de Km2.

Ce vaste territoire à relief relativement monotone reste marqué par


les grandes distances séparant les agglomérations et chefs-lieux de
wilaya. C’est en fait l’une des caractéristiques types de ces espaces.
Les wilayat formant ce vaste ensemble et disposant donc d’un
espace considérable qui correspond au 4/5ème du territoire
national et d’un cordon frontalier de plus de 5.000 Km, recèlent en
leur sein 14 régions naturelles agro écologiquement distinctes,
(PDGDRS 1999.)
Diverses formes d’organisation sociales et structurelles, ont vu le
jour à travers l’émergence de nombreuses localités, plus connues
aujourd’hui par le terme d’oasis, dont le nombre s’élève à 273.
L’activité phœnicicole prédomine dans ces localités et apparaît
comme étant le support de tout le système qui est en place malgré
les différences notables que l’on peut y relever d’une région
naturelle à une autre.
Par ailleurs, la dynamique démographique et les échanges
économiques qui se sont accrus ont engendré de fait une
remarquable expansion de ces localités avec parfois des
proportions inimaginables pour certaines d’entre elles à un point tel
que leur gestion est devenue problématique et un handicap de
taille.

2. Le zonage du Sahara algérien

Présente un découpage en régions de problématique homogène


regroupe 14 Régions Naturelles Sahariennes (RNS), se rattachant à
4 ensembles morphologiques.

Sur le plan administratif, l’espace saharien et présaharien


comprend 164 communes qui forment les 9 wilayat des régions
sahariennes et 10 communes du Sahara piémontais dont le détail
est repris dans le tableau ci-dessous :
 Climat :

 La faiblesse des précipitations qui varient entre 200 mm


en zones piémontaises et 25 mm aux abords du
Tanezrouft.
 Une luminosité intense.
 Une forte évaporation de l’ordre de 2000 mm par an,
variant de 1,5 mm/jour en hiver à près de 10 mm/jour en
été.
 De fortes amplitudes thermiques entre le jour et la nuit et
d’une saison à l’autre.
 Une faible humidité relative de l’air variant de 35-40% en
été à 65-70% en hiver.
CHAPITRE 2
APERÇU SUR LES RESSOURCES NATURELLES

 Ressources en sols :
L’agriculture saharienne dispose d’un potentiel en sol de loin
supérieur aux ressources en eau disponibles.
L’étude réalisée par le CDARS et relative au plan directeur
général du développement des régions sahariennes (PDGDRS)
a porté sur 3 529 628 ha et seuls 1 401 000 ha présentent des
aptitudes de mise en valeur dont le détail par régions
naturelles est repris dans le tableau ci-après :

D’après également l’inventaire des études des ressources en


sols établi par l’Agence Nationale des Ressources Hydriques
(l'ANRH) en décembre 2001 pour la période allant de 1963 à
2001, la superficie prospectée et cartographiée sur le plan
pédologique, sur l’ensemble du territoire du Sahara est de 2
328 730 ha. Dans ce cadre, quatre classes d’aptitude de sols
ont été identifiées :
- Sa1 : Surfaces pédologiques d’aspect hétérogène et grossier
- Sa2 : Surfaces pédologiques d’aspect homogène et fin
- Sa3 : Surfaces pédologiques d’apports éoliens et
d’accumulations gypseuses fines
- Sa4 : Dépôts alluviaux dans les oueds et épandages dans les
zones en dépression
Ressources en eau
Les ressources en eau représentent l’une des principales
richesses sur lesquelles repose toute action de développement
économique et social et les régions sahariennes en recèlent
d'importantes potentialités.
- Les ressources en eau de surface sont caractérisées par :
Un volume total écoulé entre 540 à 970 Mm3/an (15.9
m3/s) - 18 700 ha
Ouvrages traditionnels du M ’Zab : 2 m3/s
Épandage de crues du pied des Aurès : 8000 ha
Une série de collinaires de piémont d’une capacité totale de
15 Mm3
3 barrages offrant 140 Mm3/an de volume régularisé.

Des sites potentiels existent au niveau de Chott Melrhir : il


s’agit d’ouvrages de faible et moyenne capacité pouvant
mobiliser les eaux de surface destinées, notamment à
l’irrigation, prévus par l’Agence Nationale des Barrages
(ANB) et localisés surtout à Branis, Tolga, Mzira et Dermoun.
A ces futures infrastructures hydrauliques s’ajoutent les
ouvrages de Khanga Sidi Nadjiet celui d’ El Ouldja, dont les
études de faisabilité et de reconnaissance sont terminées.
Ces barrages à eux seuls, peuvent réguler les eaux de
l’Oued El Arab et laminer les grandes crues catastrophiques
observées dans cette région.
Certains micros - bassins à l’Est du Chef-lieu de la wilaya
de Biskra pourront également servir de retenues collinaires,
sachant que le coût des aménagements est réduit et les apports
pourront couvrir certaines demandes spécifiques locales.

CHAPITRE3
REPARTITOIN DES CULTURE

Les efforts multiformes ont permis certes d’augmenter


notablement la Surface Agricole Utile puisqu’elle tournerait
actuellement autour de 370.000 ha contre 320.000 ha en 2005
dont la répartition par culture, tel qu’illustré dans la figure ci-
dessous montre que (CDARS 2013).
 la phoeniciculteur occupe pas moins de 187.000 ha soit
près de 60 % du potentiel terre exploité.
 l’arboriculture avec plus de 58.000 ha soit 18 % environ,
occuperait également une place non négligeable
comparée à d’autres espèces bien que celles-ci sont d’un
intérêt stratégique pour le pays,  le maraîchage qui
comprend un large éventail de produits a connu
également une réelle ascension particulièrement dans
certaines zones puisque sa superficie a dépassé la barre
de 35.000 ha ce qui n’est pas insignifiant.  les céréales
bien qu’étant des cultures stratégiques et donc à
promouvoir avec les 29.000 ha qui leur sont consacrés en
moyenne annuellement sont loin d’offrir
malheureusement des volumes de production conséquents
en rapport avec les besoins de consommation

Systèmes de production en place


Système oasien :
Le système oasien qui se trouve sur l’ensemble de l’espace
saharien couvre une superficie totale de l’ordre de 110.262 ha
constitués principalement de palmeraies localisées dans les
Ziban, Oued Righ, le Souf, la cuvette de Ouargla, le M’Zab,
El Méniä, la Saoura, le Touat, Gourrara et le Tidikelt.
La superficie occupée par le palmier dattier au niveau de ces
oasis est de l’ordre 92 336ha soit environ 60% du patrimoine
phoeniciculteur.
Ce système, en plus de sa production dattier étant donné que la
phoeniciculteur prédomine, offre également, un milieu
favorable pour une polyculture vivrière menée en intercalaire
(sous–palmiers), dont la superficie est estimée à 29 610 ha, en
association avec un élevage caprin et ovin de type familial.
Oasis présahariennes :
Ce système existe au niveau de l’espace présaharien, marqué
souvent par une activité agro-sylvo-pastorale compte tenu de
sa situation géographique qui forme une zone intermédiaire
entre les plaines steppiques, les contrées montagneuses de
l’atlas saharien d’Ouest en Est et le Sahara septentrional.
Cet espace présaharien se distinguerait particulièrement par :
- les oasis traditionnelles qu’il recèlerait en son sein, qualifiées
actuellement - ironie du sort - du sobriquet de marginales bien
qu’elles ont joué un rôle à dimensions multiples au plan socio-
économique et nous citerons entre autres celles de renommées
telles que Moghrar (Naama), Bousemghoun, (El Bayadh),
Laghouat (véritables jardins idylliques), El-Kantara (Biskra),
Ghoufi (Batna), Négrine (Tébessa),…etc.
Il est vrai qu’aujourd’hui, ce patrimoine phœnicicole avec ses
4077 ha de superficie est probablement loin de pouvoir offrir
des revenus conséquents aux agriculteurs pour une vie se
voulant décente du fait de son état de dépérissement et de
dégradation avancée due à des contraintes techniques à
origines diverses, relativement difficiles à déchiffrer.
- les oasis nouvelles de création récente par le biais de
périmètres de mise en valeur réalisés dans le cadre de l’APFA
avec 13 189 ha, attribués à 3.214 bénéficiaires, où l’activité
phoeniciculteur n’est nullement le support principal.

L’initiation à la mise en valeur d’un type d’aménagement est


peut-être le rôle le plus facile à cerner. Elle peut s’effectuer de
deux façons :
- La requête explicite pour l’application de la mise en valeur
ou l’expression d’un désir pour créer un aménagement.
- Une initiation passive liée au seul consentement de
l’exploitant. Les acteurs politico/économiques ont conscience
des besoins de l’exploitant et entament un processus de choix
pour combler la demande. » (KALSSEN C., 2008).
CONTRAINTE AGRONOMIQUE
Les contraintes agronomiques seront présentées sous l’angle des productions
végétales puis animales en distinguant les contraintes spécifiques aux systèmes
de culture ou d’élevage. ¨
Par ailleurs, on considère comme contraintes agronomiques tous les facteurs
qui induisent une entrave à l’exploitation végétale et animale, empêchant de ce
fait d’atteindre les meilleures performances de production.
La palmeraie

Dans ce cadre, le patrimoine phœnicicole avec un niveau de


rendement tournant autour de 48 Kg seulement par palmier pour une
superficie avoisinant les 160.000 hectares dont le tiers constitue les
anciennes oasis démontre suffisamment l’ampleur des effets résultant
des différentes contraintes dans lesquelles évolue ce potentiel.
En effet, celles-ci, conjuguées à l’âge relativement avancé de ce
patrimoine où le vieillissement à défaut d’un rajeunissement graduel en
raison de bon nombre de considérations, tend à amplifier son niveau de
fragilité aux différents aléas d’ordre agronomiques dont l’apparition et
l’existence trouvent origine dans le fait que l’efficacité opérationnelle de
ses infrastructures de base accusent des déficiences considérables.
Par ailleurs, en plus de l’état de vétusté de ses infrastructures qui ne
permettent pas de les exploiter convenablement et d’avoir donc des
niveaux de rendement supérieurs, le délaissement est une autre
dimension du problème qui est un véritable handicap dont la levée est
une opération de taille qui interpelle toute une batterie de mesures liées
au statut foncier régissant ce patrimoine. (CDARD 2008)
La responsabilité des pouvoirs publics se voit ainsi obligatoirement
engagée en vue de trouver les solutions idoines plaidant la protection et
la préservation de ces écosystèmes à travers la prise en charge des
problèmes techniques et socio-économiques qui se résument comme
suit :
- Accentuation des phénomènes de salinisation.
- Remontées des eaux.
- Déficit hydrique avec en plus du rabattement des nappes.
- Défectuosité et vétusté des réseaux d’irrigation.
- Insuffisance d’entretien des Foggaras.
- Absence ou défectuosité des réseaux de drainage.
- Phénomène d’ensablement.
- Vieillissement des palmeraies qui concernerait près de 30 %
- Menaces de l’urbanisation.
- Enclavement de certaines Oasis.
- Forte dégradation des berges des palmeraies présahariennes
- Erosion génétique (déperditions de cultivars)
- Le Bayoudh (Fusarium Oxusporum) dont la carte
d’extension montre une contamination forte des oasis de
Ghardaia, Timimoune, Adrar, Béchar, In salah et Tebelbela ;
- Les ravageurs comme les lépidoptères (vers de la datte :
Myelois ceratoniae), les acariens (Boufaroua : Olygonychus
afrasiaticus), les homoptères (cochenille blanche : Parlatoria
blanchardi), les coléoptères (Apathe monachus) et les
vertébrés (oiseaux, rongeurs, sangliers).
- Les contraintes foncières dues à l’indivision ou au
morcellement excessif de la palmeraie.
- Les conditions d’insalubrité de la palmeraie, son
envahissement par les phragmites (roseaux).
La céréaliculture :
Cette filière de production avec une superficie annuelle ne
tournant en moyenne qu’autour de 30.000 ha est une activité
d’importance de loin secondaire comparée à d’autres du fait
des conditions de milieux difficiles et de l’insuffisance de
maîtrise de l’itinéraire technique adapté à ces espaces.
En effet, l’exploitation à grande échelle de ce produit bien
qu’étant stratégique et donc à encourager, présente
malheureusement des risques certains et serait aventureuse du
fait que les pertes sont considérables et l’échec observé dans
ce cadre le confirme.
A cet égard, il y’a lieu de souligner justement qu’aucune
culture envisagée et lancée dans les régions sahariennes n’a
autant divisé les acteurs s’intéressant de près au
développement de l’agriculture comme la céréaliculture
irriguée sous pivot.
Solennellement lancé dès 1987 dans la wilaya de Ouargla
dans 02 fermes pilotes soit près d’une vingtaine d’années déjà,
ce programme a connu effectivement un début encourageant et
la preuve en est que bon nombre de promoteurs y ont adhéré.
(CDARD 2008)
Toutefois, avec une maîtrise approximative des techniques de
production et peu imprégnées des contraintes propres à ce
système de production de surcroît dans ces régions, les
exploitations agricoles ont vu leurs niveaux de productivité
diminuer d’année en année.
Les nombreuses contraintes identifiées concernant ce système
de production se résumeraient en :
- les vents de sable
- la mécanisation insuffisante particulièrement au moment de
la récolte, - une mauvaise qualité des semences et de leur
inadaptation car étant de cycle long et donc posant des
problèmes de surcoût,
- la fréquence des coupures d’énergie électrique
- la qualité de l’eau et la salinité des sols

Production légumière
Au minimum pas moins de 20 espèces maraîchères sont
cultivées dans les régions sahariennes et cette activité a
engendré une dynamique économique nouvelle dans ces
régions grâce au maraîchage particulièrement pour certains
produits de primeurs qui ne sont plus l’exclusivité des régions
telliennes.
L’activité liée à la production de légumes connaît elle aussi
des contraintes agronomiques et la non-maîtrise des
techniques particulièrement celles qui sont liées à la
production de plants (pépinières), la protection phytosanitaire,
la fertilisation, l’irrigation…Etc. apparaît comme étant le
paramètre le plus limitant.
Par ailleurs, dans ce volet, il n’a pas été question d’aborder
les cultures légumières sous-jacentes, dont l’écoulement n’a
pas une dimension interrégionale, car s’adressant
essentiellement à l’approvisionnement des marchés locaux où
les techniques de production sont rudimentaires.
En résumé succinct de ce qui précède, la déduction qui
pourrait être faite c’est que les contraintes citées plus haut se
rejoignent presque toutes puisqu’elles sont étroitement liées
aux infrastructures de base à gestion collective dont dépend le
fonctionnement de tout l’écosystème présent dans ces espaces
à l’image :
- des palmeraies traditionnelles constituant les 273 oasis
centrales des 09 wilayas des régions sahariennes dont les
contraintes sont presque identiques pour l’ensemble des
régions naturelles sahariennes,
- de celles dites marginales situées dans les communes
présahariennes et qui forment une véritable bande
intermédiaire à paysage agricole typique entre le Sahara et les
plaines steppiques et les zones piémontaises dont les
difficultés sont similaires.
Quant aux autres productions, les contraintes sont surtout
d’ordre techniques les insuffisances pourraient graduellement
être levées par le biais d’un encadrement soutenu des
institutions compétentes en la matière.
Par ailleurs, d’autres problèmes non moins importants sont à
inscrire dans la liste des paramètres à l’origine des résultats
mitigés ; il s’agit particulièrement :
- difficultés dans l’approvisionnement des intrants,
- l’inefficacité des herbicides (infestation croissante des
parcelles en mauvaises herbes),
- les carences en fertilisation particulièrement en oligo-
éléments conjugués aux pratiques inadéquates de fertilisation.
- la protection des végétaux par la lutte antiacridienne surtout
près de la frontière avec la Lybie, les maladies fongiques
(Carie, charbon nu, Fusarioses, Septorioses) ainsi que les
attaques massives de pucerons intervenant entre février et
avril. (CDARS 2007)
CONCLUSION

Notre Grand Sahara est très riche par son héritage et son
patrimoine et sa culture mais cela ne suffit pas, nous
proposons de mieux développé le secteur agricoles et il est
important d'exploiter et d'investir au lieu de rendre la terre
attrayante et impropre à l'agriculture, et constituer un moyen
de lutter contre la désertification et la dérive.
Bibliographie :
https://www.cahiersagricultures.fr/articles/cagri/full_html/2
018/01/cagri170016/cagri170016.html
https://www.djelfa.info/vb/showthread.php?t=1505854
http://daisyfrance.com/date/Speakers%20Texts/Ziouche.
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