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Université d’Alger

Institut national d’enseignement supérieur en sciences médicales


Département de chirurgie dentaire
CHU Issad Hassani
Service de prothèse dentaire
PR. ABDMEZIEM

Réalisé par : Encadré par :


Dr. MELKI. N.I Pr . ABDELMEZIEM
Dr. MERROUCHE.A

Année universitaire
2017-2018

Table des matières


Introduction
I Définitions

III Les matériaux à empreinte et support en prothèse fixe

III.1 Les matériaux à empreinte

III.1.1Caractéristiques requises des matériaux à empreinte

III.1.2 Classification des matériaux à empreinte en prothèse


conjointe

III.1.2.1 Les matériaux non élastiques (rigides)

III.2.1.2 Les matériaux élastiques

III.2.1.2.1 Les hydrocolloïdes

III.2.1.2.2 Les élastomères

III.2 les supports

IV Les techniques d’empreinte en prothèse conjointe

IV.1 Les empreintes unitaires

IV.2 Les empreintes de situation

IV.3 Les empreintes globales

IV.3.1 Les empreintes avec guidage unitaire

IV.3.1.1 Le triple mélange

IV.3.1.2 Les coffrages métallo-résineux

IV.3.1.3 Technique des chapes porte-empreinte (DE LEPERS)

IV.3.2 Les empreintes sans guidage unitaire

IV.3.2.1 Accès aux limites cervicales :

IV3.2.2 Les différentes techniques d’empreinte

IV.3.2.2.1 La Wash technique

IV.3.2.2.2 Double mélange simultané

IV.3.2.2.3 Technique avec un matériau monophasé


IV.4 Les empreintes sectorielles

IV .5 Echecs des empreintes de préparations périphériques

IV.6 Les empreintes canalaires

IV.6.1 Méthode directe

IV.6.2 Méthode indirecte

IV.7 Les empreintes en occlusion

IV.8 Les empreintes optiques

Conclusion

Bibliographie

Introduction :
Les empreintes représentent une étape incontournable dans un traitement
prothétique car elles représentent
le moyen de transfert des données cliniques au laboratoire. 
elle doit donc être précise et assurer une reproductibilité et un
enregistrement parfait des détails

I- Définitions :
 Selon E. BATAREC :

Une empreinte est un moulage en négatif de toute ou une partie de


l’arcade et des tissus environnants permettant d’obtenir un modèle
positif, réplique fidèle des tissus enregistrés.

 Selon le centre français de normalisation:

C’est la reproduction en négatif aux dimensions exactes, de régions


déterminées de la cavité buccale ou des préparations intéressant les
organes dentaires.

On peut définir le but idéal et théorique de l'empreinte clinique comme


étant celui qui permet d'obtenir un maître modèle parfaitement conforme
à une réalité clinique destinée à recevoir une construction prothétique.

Face à une situation clinique comportant des préparations destinées à la


prothèse conjointe, le rôle de l'empreinte consiste à pouvoir enregistrer et
transposer au laboratoire de prothèse l’ensemble des données permettant
la réalisation effective de la construction envisagée.

II- Critères aux quels doit répondre une


empreinte :

 L'empreinte doit répondre aux critères suivants :

*elle doit être une réplique exacte de l'intégrité de la préparation


* reproduire les limites cervicales qui vont permettre au praticien et au
technicien une appréciation exacte de la situation et de la forme des lignes
de finition,

*les dents et tissus adjacents doivent être enregistrés pour faciliter la mise
en rapport du modèle avec son antagoniste.

 L'empreinte clinique doit témoigner de l'enregistrement :

- De la morphologie des préparations ;

- Des rapports des préparations et du parodonte marginal;

- Des rapports des régions édentées avec les préparations ;

- Des rapports des préparations entre elles;

- De l'anatomie des dents résiduelles ;

- Des rapports des préparations avec les dents résiduelles ;

- Des rapports des préparations et des dents résiduelles avec les


surfaces occlusales antagonistes.

III Les matériaux à empreinte et supports en


prothèse fixée :
III.1 Les matériaux à empreinte
III .1.1 Caractéristiques requises des matériaux à empreinte :
Les matériaux utilisés pour les prises d’empreinte en prothèse conjointe
doivent avoir les propriétés et caractéristiques suivantes :

 La viscosité : C’est la consistance du matériau avant sa prise, le


choix de la viscosité du produit dépendra essentiellement des
détails à enregistrer.
 L’élasticité : C’est l’aptitude d’un matériau à revenir à son état
initial après cessation des contraintes, et donc grâce à cette valeur
on peut connaitre les possibilités du matériau à s’accommoder au
moment du retrait de l’empreinte.
 La stabilité dimensionnelle : C’est la variation linéaire d’une
masse ; mesurée généralement 24 heures après. Son utilité réside
principalement sur le degré de conformité de l’empreinte.
 Le temps de prise : C’est le temps que met un matériau à atteindre
sa viscosité maximale. Il doit être à la fois confortable pour le
praticien en offrant un temps de travail suffisant et pour le patient
avec un temps buccal court.
 L’hydrophilie : Presque toutes les substances à empreinte sont
hydrophobes à l’exception des hydrocolloïdes et les polyéthers
qui sont hydrophiles.
Cette hydrophobie nécessitant un assèchement au préalable des
préparations.
 En plus des caractéristiques précédemment citées on note aussi
d’autres propriétés générales souhaitables :
 Odeur et gout agréables
 Non toxique, non irritant
 Utilisable avec un minimum d’équipement
 Une réaction de prise athermique
 Compatibilité avec tous les matériaux de réplique
 Un prix de revient compatible avec le résultat
 Résistance à la déchirure

III.1.2 Classification des matériaux à empreinte en prothèse


fixe :
Elle se fait selon l’état du matériau après sa prise :

Rigidité et élasticité : qui déterminent la possibilité d’enregistrer la zone


de contre dépouille.

Matériaux non élastiques (rigides):

• Le plâtre

• La pâte à oxyde de zinc eugénol

• Les pâtes thermoplastiques


Matériaux élastiques :

• Les hydrocolloïdes (réversibles, irréversibles)

• Les élastomères :

- Polysulfures

- Polyéthers

- Silicones de 1ère et 2ème génération.

III.1.2.1 Les matériaux non élastiques (rigides) :


 Le plâtre :
Avantages:

Les avantages du plâtre en tant que produit à empreinte sont les suivants :

- Très grande rigidité ;

- Stabilité dimensionnelle pratiquement absolue ;

- Absences de réactions tissulaires secondaires ;

- Prix de revient modique.

Inconvénients :

- Pas d'élasticité ;

- Très cassants ;

- Précision d'enregistrement des détails très faibles ;

- Modalités de traitements délicates.

En prothèse conjointe, le plâtre à empreinte trouve essentiellement ses


indications pour les empreintes de situations.
 Pâte à l'oxyde de zinc eugénol :
Indications

- Produits de rebasage pour les "mordus d'occlusion";

Inconvénients

- Se déchire (contre dépouille)

- L'état de surface est assez médiocre contre indiquant ce matériau pour


les prothèses nécessitant une adaptation précise.

 Des pâtes thermoplastiques :


Se présente sous 3 aspects:

• Pâte rouge : 55° et 56°

• Pâte grise : 53 et 54°

• Pâte verte : 50 et 51°

Indications

La pâte de Kerr trouve principalement son usage pour les empreintes


unitaires, à l'aide du tube de cuivre s'adressant essentiellement aux
préparations périphériques à caractère sous-gingival.

Il est à noter que les empreintes à l'aide de pâte thermoplastique


présentent des inconvénients sérieux :

• Elles s'accommodent mal des géométries à contours complexes

• Des régions en contre-dépouille situées au-delà des limites


cervicales

• Des cavités de caries curetées mais non comblées

• Elle peut influer sur la physiologie pulpaire des dents vivantes par
suite :

- D'une pression d'introduction relativement importante ;

- De leur température d'utilisation et du choc thermique effectif


- De leur grande inertie thermique qui impose un temps de
refroidissement assez long, avec une dissipation de chaleur lente.

Il paraît alors prudent, dans ces conditions, de limiter les indications des
pâtes thermoplastiques aux situations suivantes :

- Préparations sur dents dépulpées;

- Préparations coronaires de dépouille accentuée, sans limite cervicale


marquée, soigneusement polies et de faible hauteur ;

- Préparation corono-radiculaire.

 La cire :
Indication

Utilisées dans les inlays, onlays et prise d'empreinte canalaire.

 La résine :
Les résines à inlay calcinables: qui présentent une très faible élasticité qui
ne permet un retrait facile que si la préparation est bien de dépouille.

III.1.2.2 Les matériaux élastiques :


III.1.2.2.1 Les hydrocolloïdes :
Les colloïdes hydrophiles sont classés en deux familles : les
hydrocolloïdes réversibles et les hydrocolloïdes irréversibles qui se
distinguent par leurs réactions de gélification.

 Les hydrocolloïdes réversibles :


Ils se présentent sous forme de gel dans des tubes ou des carpules.

Les propriétés des hydrocolloïdes réversibles sont, pour certaines, bien


adaptées aux techniques d’empreintes :
• grande fluidité,
• hydrophilie remarquable permettant une reproduction de détails de
l’ordre de 10 microns, remarquablement compatible avec la situation
buccale,
• grande élasticité qui permet une déformation jusqu’à 80 % avec perte de
précision réduite à 0.05 ou 1% : les empreintes sont faciles à désinsérer,
• absence de compression, permettant de ne pas déplacer les dents ni les
tissus périphériques.
Il faut pourtant signaler que la proportion d’eau pose un problème de
conservation de l’empreinte, entre les risques de synérèse et d’imbibition.
L’idéal est de couler l’empreinte dans les 15 minutes qui suivent sa prise,
ou de la conserver dans des conditions très précises d’hygrométrie. Le
second inconvénient de ces matériaux, est leur faible résistance au
déchirement ce qui en contre-indique l’usage pour l’empreinte de détails
en contre-dépouille tels que des limites de préparation intra sulculaires.

 Les hydrocolloïdes irréversibles :


Ce sont des alginates alcalins solubles dans l’eau.
• On distingue les alginates de classe A, de plus faible viscosité ou de
capacités supérieures à l’étalement. Leur déformation permanente est
inférieure à 1.5 %. La précision d’enregistrement des détails est de l’ordre
de 25 microns.
Pour les alginates classiques (non classe A) la déformation permanente
peut atteindre 5 % et la précision d’enregistrement des détails chute à 50
microns. Ces alginates classiques ne sont donc utilisables que pour des
modèles d’études ou des empreintes d’antagonistes, et non pas pour la
prothèse fixée.
• Les propriétés mécaniques des alginates, dans leur ensemble, sont
faibles.
Ils se déchirent dans les zones de contre dépouille. De plus, leur richesse
en eau impose, là encore, une coulée de l’empreinte dans le quart d’heure
ou une conservation dans des conditions strictes.

III.1.2.2.2 Les élastomères :


Les élastomères constituent les matériaux d'empreinte polyvalents par
excellence :

- Ils peuvent s'adresser à toutes les situations cliniques.


- Ils peuvent être engagés dans toutes les techniques d'empreintes.

- Ils sont sans effets secondaires sur les tissus vivants.

- Ils peuvent être traités par tous les matériaux de réplique.

 Les polysulfures :
Appelés aussi thiokols, ils se présentent sous la forme d’une base et d’un
catalyseur (réactif),

 Mise en œuvre :

 Avantages :
• Temps d’utilisation long
• Stabilité dimensionnelle acceptable.
• Elasticité élevée.

 Inconvénients :
• Temps de prise très long.
• Manipulation désagréable : odeur, consistance.
• Faible résistance aux contraintes.
• Matériau hydrophobe.

 Indications :

Les polysulfures peuvent s'adresser à toutes les situations de la prothèse


conjointe, et peuvent être engagés dans tous les systèmes de porte-
empreintes.

 Les polyéthers :
Tout comme les thiokols les polyéthers sont présentés sous forme de base
et de catalyseur, sauf que le tube du réacteur est 8 fois moins volumineux
que celui de la base.

 Avantages :
• Dureté élevée.
• Faible déformation permanente.
• Hydrophiles.
• Stabilité dimensionnelle excellente.
 Inconvénients :
•Temps d’utilisation court.
• Peu de viscosités différentes.
• Sensible à l’imbibition.
• Dureté élevé, désinsertion du modèle difficile, risque de fracture du
plâtre.

 Indications :

- Préparation radiculaire destinée à un onlay de reconstitution : la très


grande rigidité du matériau autorise son injection dans les canaux, sans le
soutien d'aucun support ;

- Système de guidage unitaire autorisant un faible volume de matériau


ainsi qu'un effet compressif important (coffrage métallo-résineux, chape
porte-empreinte) ;

- Préparations cavitaires de profondeur peu accentuée ;

- Sur-empreinte pour des empreintes globales de grande étendue, et dans


lesquelles les matériaux des empreintes unitaires sont parfaitement isolés
(C.M.R., C.P.E.) ;

- Empreinte de positionnement pour des transferts.

 Contre indications :

Les préparations à caractère intra sulculaire ou pour celles présentant des


anfractuosités trop prononcées (certaines préparations cavitaires).

 Les élastomères siliconés :


En fonction de leur mode de polymérisation, deux types d’élastomères
siliconés peuvent être distingués :
Les silicones de première génération, réticulant par réaction de
condensation : base poly-diméthyl siloxane (silicones C)
Les silicones de deuxième génération, réticulant par réaction d’addition :
base polydivinyl siloxane. (silicones A).
 Les silicones réticulant par condensation ou silicone C
Présentation :
Existe en 04 viscosités, « putty », « putty soft », « regular », « light », en
pots ou en tubes selon viscosité avec catalyseur liquide ou pâte en tube ;
le plus souvent identique pour toutes les viscosités.

 Avantages :
• Nombreuses viscosités.
• Prise rapide
• Compatibles avec tous matériaux de moulage.
• Permettent toutes techniques d’empreintes.
 Inconvénients:
• Mauvaise stabilité dimensionnelle.
• Hydrophobes.
• Catalyseur instable dans le temps.
• Risque d’inclusion de bulles lors du mélange des faibles viscosités.

Les silicones réticulant par addition ou silicones A :


 Présentation:
05 viscosités : “putty”, “putty soft”, “regular”, “light”, “super light”,
présentés en pots, en tubes, en seringues et en doubles cartouches pour
pistolet mélangeur.
 Avantages :
-Nombreuses viscosités.
-Compatibles avec tous matériaux de moulage.
-Permettent toutes techniques d’empreintes.
-Grande stabilité dimensionnelle.
-Importante faculté d’étalement.
-Grande résistance à la déformation.
-Hydro compatible (pour la nouvelle génération).

III.2 Les supports :


III.2.1Porte empreintes:
• Métallique ou plastique
• Sectoriel ou global
• Perforés ou pleins
• Individuels ou de série
III.2.2 Seringues :
• Mélange manuel (pistolet)
• Pistolet auto mélangeur manuel
Auto mélangeur électriques (malaxeur automatique

IV.Les techniques d’empreintes en prothèse


conjointe :
IV.1 Les empreintes unitaires :
L'empreinte unitaire, c'est-à-dire d'une seule préparation, elle intéresse
l'enregistrement de préparations isolées, et pratiquement des seules
préparations coronaires et corono-radiculaires. Elle exige l'emploi d'un
tube porte-empreinte. C'est le tube de cuivre qui est le plus souvent
utilisé.
Il sera chargé, soit d'une pâte thermoplastique, soit d'élastomère.
Que cette empreinte unitaire soit considérée isolément ou dans le contexte
d'une empreinte globale, l'essentiel de son succès va reposer sur la mise
en condition préalable du tube de cuivre, face aux matériaux qu'il va
contenir.

IV.2 Les empreintes de situation :


La vocation du modèle positif unitaire (M.P.U.), obtenu par l'empreinte
unitaire est d'être intégré au reste de l'arcade, afin d'obtenir le maître
modèle sur lequel l'élaboration technique de la construction pourra être
envisagée. L'empreinte de situation va permettre cette intégration.
Procédé de l'empreinte de report  :
Après avoir effectué la ou les empreintes unitaires, l'empreinte de l'arcade
est prise, le plus souvent, dans la même séance clinique. Après
élaboration des modèles positifs unitaires, ceux-ci seront introduits dans
l'empreinte de l'arcade où figure l'emplacement des préparations
correspondantes. Après quoi, les M.P.U. seront fixés et le modèle coulé.
Pour que la mise en place du M.P.U. dans l'empreinte de report soit
satisfaisante, plusieurs conditions doivent être réunies :
- Le M.P.U. doit être fermement retenu dans son logement
correspondant, ce qui sous-entend, dans un premier temps, que le
matériau composant l'empreinte de report soit ferme
- La préparation clinique soit caractérisée par une hauteur coronaire
importante, une convergence des parois peu marquée, et une
morphologie tendant à être parallélépipédique.
- Le nombre de M.P.U. doit être limité

IV.3 Les empreintes globales :


Empreinte qui permet d’obtenir, à la fois et en même temps,
l’enregistrement des préparations et celles des dents ou des secteurs
adjacents; elle peut intéresser la totalité ou une partie seulement de
l’arcade. Le modèle positif est obtenu en un seul temps et sans aucune
manipulation secondaire.
La différenciation fondamentale entre les procédés s'observe par les
moyens permettant au matériau à empreinte de passer au-delà de la limite
cervicale des préparations.
Ceci nous conduit à concevoir deux démarches :
- Celle qui utilise le principe d'un guidage unitaire ;
- Celle qui dégage la limite cervicale par éviction, dégagement ou
refoulement de la gencive.

L’évolution des formes du profil des limites cervicales et de leur


situation a permis d’abandonner les techniques d’empreintes par
guidage unitaire au profit d’empreintes plus étendues faisant appel
exclusivement aux matériaux élastiques.

IV .3.1 LES EMPREINTES AVEC GUIDAGE UNITAIRE :


L'empreinte de chaque préparation est réalisée au moyen d'un système
unitaire destiné à véhiculer le matériau à empreinte vers les limites
cervicales.
L'ensemble des enregistrements unitaires sera alors secondairement
entraîné par une sur-empreinte, réalisant ainsi l'empreinte globale
proprement dite.

IV.3.1.1 Le triple mélange de LEIBOWITCH :


 PRINCIPE :
Une empreinte de chaque préparation unitaire est effectuée par le
truchement d'un tube de cuivre chargé d'un élastomère de très haute
viscosité (empreinte primaire). Elle sera désinsérée toujours plastique,
puis rebasée par un second élastomère de basse viscosité (empreinte
secondaire). Un troisième élastomère de haute viscosité recouvrira
l'ensemble des enregistrements unitaires (empreinte tertiaire) pour réaliser
l'empreinte globale proprement dite.
La réussite de cette intervention implique que l’opérateur puisse
manipuler trois produits de viscosités différentes durant leurs phases de
plasticité
 TECHNIQUE :
A/ Préparation du tube porte empreinte (vignon) :
- Choix de la bague de cuivre à une dimension très légèrement supérieure,
compte tenu de l’augmentation du périmètre consécutive à la découpe
cervicale.
- Recuit au rouge suivi d’une trempe à l’alcool.
- Découpe cervicale, de préférence avec des ciseaux droits.
- Coupe axiale de la bague dans la région cervicale sur 2 à 3 mm.
- Superposition des bords obtenus et insertion en bouche : les bords
s’écartent au périmètre exact de la dent.
- Soudage à la peinture d’étain.
Cette technique permet d’obtenir directement le retreint cervical, évitant
la fracture ou la déformation du matériau d’empreinte.
B/ Nettoyage de la préparation et séchage
C/ Le matériau de haute viscosité est introduit du coté cervical
D/ La bague est alors insérée sur la préparation et retirée avant la
polymérisation totale
E/ L’ensemble est ensuite chargé de matériau fluide, et réinséré sur la
préparation jusqu’à polymérisation totale de ce dernier
F/ Une sur-empreinte est enfin réalisée avec un porte empreinte perforé
et un élastomère de haute viscosité.
 INDICATION :
Empreintes globales de préparations coronaires ou corono-radiculaires
périphériques à caractère intra sulculaire.
IV.3.1.2 Les coffrages métallo-résineux :
 INDICATION :
- L'empreinte unitaire de préparation coronaire ;
- L'empreinte unitaire de préparation corono-radiculaire ;
- L'empreinte globale d'un nombre étendu et théoriquement illimité de
préparations à caractère intra sulculaire
- L'enregistrement d'une dimension verticale
- Empreinte des régions à accès difficile
 PRINCIPE :
La technique est basée sur une mise en condition particulière du tube de
cuivre qui va permettre d'effectuer les empreintes unitaires de
préparations coronaires ou corono-radiculaires à caractère intra sulculaire,
mais plus spécialement l'empreinte globale d'un très grand nombre de
celles-ci.

 TECHNIQUE :
C.M.R. Coronaire
- La bague de cuivre est ajustée.
- Elle est diminuée de hauteur jusqu'à permettre l'intercuspidie maximale
- Des rétentions sont pratiquées sur le bord occlusal et les faces vestibulo-
linguales
- Par le procédé de l'estampage, une feuille de cire est déposée dans la
lumière du tube
Cette cire va jouer plusieurs rôles :
 Protéger les préparations pulpées des réactions exothermiques
de prise de la résine, qui sera déposée secondairement, et de
l'absorption du monomère de cette dernière par les tubulis
dentinaires ;
 Ménager le volume du matériau à empreinte ;
- La bague ainsi chargée est replacée sur la préparation
- La cire est tassée sur la préparation
- De la résine auto à prise rapide, va être déposée à l'état pâteux à
l'intérieur de la lumière de la bague, foulée sous la pression du doigt
mouillé, jusqu'au début de la prise, et déposée en excès sur la surface
occlusale du tube qu'elle débordera
- Le patient peut être alors invité, éventuellement, à retrouver son
occlusion de convenance, contact qu'il gardera jusqu'à la fin de la prise.
Dans ce cas, l'occlusion va enregistrer l'anatomie cuspidienne antagoniste
et étaler la résine sur la face supérieure du tube
- La bague est retirée.
- Les excès de résine en rapport avec les faces proximales des
collatérales seront soigneusement éliminés. Par contre, les débords
vestibulo-linguaux seront conservés et régularisés de façon à réaliser des
surplombs qui joueront le rôle d'ailettes de préhension
- La cire interne sera retirée.
- Le coffrage est replacé pour vérifier sa position avec l'antagoniste

C.M.R. corono-radiculaire
Mêmes principes de préparations, à ceci près que le tuteur (ou le tenon)
sera préalablement solidarisé à la résine
Cette solidarisation présentant, en plus des intérêts précédents, les
avantages suivants :
- Limitation d'enfoncement formelle par le contact du tenon au fond du
canal ;
- Grande facilité de l'empreinte dans une situation habituellement
délicate : le tenon solidarisé guide le tube et sa progression vers les
limites cervicales.
Les sur-empreintes
Les empreintes des préparations prises avec des C.M.R. se comportent
d'une façon autonome : elles ne sont pas subordonnées au produit de sur-
empreinte.
Leur extraction globale s'effectuera par un matériau pouvant pénétrer à la
fois sous les débords de résine et dans les espaces proximaux pour
enregistrer les points de contact, et présentant, après prise, une grande
rigidité.
Pour ce faire :
- Sur-empreinte en double viscosité : un élastomère fluide est d'abord
injecté à la seringue, puis recouvert par un matériau de haute viscosité.
III.3.1.3 Les chapes portes empreintes (CHAPES DE LEPERS) :
Elle utilise comme porte-empreinte le principe du cylindre ajusté et
localisé sur la préparation.
De la même façon qu'un anneau, ou qu'une bague, la chape permet de
porter, de condenser et de maintenir le matériau à empreinte au niveau
cervical des préparations, quelles que soient la position et la forme de la
limite, supra gingivale ou intra sulculaire.
L’élément de base de la technique se présente sous la forme d’une chape
en résine cuite couvrant la préparation et réalisant un espacement à l’aide
d’un taquet occlusal

Ce principe permet alors:


- de limiter l'enfoncement du porte-empreinte;
- d'enregistrer la relation occlusale des dents antagonistes par apport
de résine autopolymérisable;
- de condenser le matériau à empreinte à la périphérie de la préparation,
vers le fond du sillon gingivo-dentaire
- de réduire les contraintes de compression ;
- de loger une épaisseur uniforme de matériau à empreinte ;
- enfin de stabiliser la pression durant la vulcanisation ou la
polymérisation du matériau à empreinte utilisé.
Protocole clinique au cabinet et technique au laboratoire :
1er TEMPS CLINIQUE :
Empreinte primaire : une empreinte partielle, objectivant nettement les
limites cervicales, est réalisée au moyen d'une technique compressive en
Wash Technique par exemple,
Protection temporaire de la préparation : mettre une couronne
provisoire
Temps de laboratoire
II est essentiel dans l'élaboration de la chape.
Parallélisme : Si le modèle reproduit plusieurs préparations devant servir
de piliers de bridge, celles-ci sont passés au paralléliseur de laboratoire et
les retouches, à exécuter en bouche dès la séance de l'empreinte de
précision, sont marquées au crayon, pour informer le praticien.
Espacement à la cire
Construction à la résine et polymérisation
Démoulage
Finition et forme
La chape terminée est essayée sur le modèle pour vérification d’ajustage
avant d’être adressée au cabinet

2e TEMPS CLINIQUE :
- Ajustage cervical et occlusal
- La chape est mise en sous-élévation occlusale.
- La chape est mise en occlusion
- L’empreinte des piliers solidarisés est prise avec un produit light La
faible épaisseur de light garantie une erreur minimale. Ensuite
l’empreinte peut être desinsérée, vérifiée puis délicatement remise en
place.
Il faut faire attention à remplir les espaces proximaux pour obtenir les
futurs points de contact.
Il est important que la résine ne doit pas perforer le light.
S’il y’a réinsertion il faut faire attention aux contre-dépouilles
proximales.
- Une sur-empreinte de positionnement est réalisée.
- Un alginate de classe A suffit pour terminer cette empreinte.
Compte tenu de l’alginate une coulée rapide s’impose.
IV .3.2 LES EMPREINTES SANS GUIDAGE UNITAIRE :
Le principe de ces empreintes est simple et rationnel : après éviction du
pourtour gingival, le matériau à empreinte peut atteindre et dépasser les
limites cervicales sans autre intermédiaire que le porte-empreinte pour le
soutenir.
IV.3.2.1 Accès aux limites cervicales :
 Définition et objectifs :
La limite cervicale d’une préparation est la frontière entre les parties
préparées d’une dent. Elle constitue ainsi la ligne de finition de la
préparation clinique d’une couronne et correspond à la zone de jonction
dento-prothétique.
Le profil de la limite de préparation doit répondre à plusieurs impératifs :
- Etre visualisable par le prothésiste de laboratoire
- Etre adapté au type de couronne envisagé
- Respecter les tissus parodontaux
De nombreux types de limites cervicales sont décrits dans la littérature,
mais le choix actuel va en faveur du congé périphérique (quart de rond ou
quart d’ovale).
Durant cette phase clinique le praticien est confronté à un double
objectif :
a. Enregistrer précisément la situation clinique :
L’objectif de cette séquence clinique est d’enregistrer avec une épaisseur
suffisante :
- L’intégralité de la limite
- La ligne de finition
- Une portion de la surface dentaire non préparée, pour obtenir une
réplique permettant la réalisation d’un joint dento-prothétique précis et
l’intégration de la construction prothétique dans la continuité du profil
cervicale d’émergence.
b. Réaliser cet enregistrement avec une agression minimale des tissus
parodontaux de la dent support :
L’essentiel de la démarche thérapeutique consiste à rendre l’acte
opératoire compatible avec un retour à la normale des tissus parodontaux
après la prise de l’empreinte. Cet objectif passe obligatoirement par :
- Une prise en compte de la nature du parodonte marginal : hauteur,
épaisseur, texture de la gencive attachée, profondeur du sulcus et dessin
du feston gingival.
- Une situation de la limite respectant l’espace biologique
- Une mise en condition tissulaire permettant de travailler sur un
parodonte sain ou assaini
- Une maitrise de l’acte opératoire
 Les moyens :
Plusieurs techniques d’accès aux limites cervicales, plus ou moins
agressives. On peut distinguer deux groupes :

- Les méthodes par écartement du bord gingival libre ou par déflexion


tissulaire
- Les méthodes par soustraction d’une partie du tissu épithélio-conjonctif
ou par éviction tissulaire
Cette classification permet de regrouper les différents protocoles divisés
dans la littérature en procédés mécaniques, mécano chimiques et
chirurgicaux, pouvant être utilisés isolément ou en association.
 Techniques d’accès aux limites cervicales :
Il n’existe pas de méthode universelle d’accès aux limites cervicales et
l’indication de tel ou tel protocole est fonction d’un certain nombre de
facteurs tels que :
- Le secteur dentaire concerné
- La profondeur du sillon gingivo-dentaire et son anatomie
- La texture et l’épaisseur de la gencive libre et des tissus marginaux
A/ TECHNIQUES D’ACCÈS PAR DÉFLEXION (mécaniques) :
La déflexion caractérise le mouvement progressif par lequel un corps
abandonne une ligne qu’il décrit pour en suivre une autre. Ainsi un
déplacement physique du tissu gingival s’observe par la mise en place
d’un matériau dans le sulcus.
Les techniques d’accès aux limites cervicales par déflexion peuvent se
diviser en deux sous groupes :
- la déflexion immédiate agissant dans les minutes qui suivent la mise en
place du matériau (un ou deux cordonnets, produits à base de kaolin et de
chlorure d’aluminium)
- la déflexion médiate observée quelques jours après la mise en place du
matériau (par couronne provisoire par exemple).
 Déflexion par cordonnets :
Cette méthode consiste à mettre en place, dans le sulcus, un ou deux
cordonnets qui vont écarter mécaniquement la gencive libre et ouvrir
l’espace sulculaire ; cette action mécanique peut être amplifiée par
l’imprégnation du cordonnet d’une solution chimique telle que le chlorure
d’aluminium.

 Technique du simple cordonnet :


Elle consiste en la mise en place dans le sillon d’un cordonnet en générale
imprégné de chlorure d’aluminium. L e choix se porte sur le plus gros
diamètre, compatible avec la profondeur du sulcus (sonde parodontale ou
spatule). Son insertion demande parfois une pression importante, surtout
lorsque la limite cervicale est en situation intra sulculaire.
La mise en place d’un seul cordonnet de gros diamètre présente un certain
nombre d’inconvénients tels que :
- Intégration difficile, dans le cas de sulcus peu profond ou de gencive
fine,
- Risque de lésion de l’attache épithéliale,
- Risque de saignement à la désinsertion.
Pour faire face à ces problèmes de nombreux auteurs préfèrent utiliser la
technique de déflexion par double cordonnet.
 Technique du double cordonnet :
Celle-ci consiste, dans un premier temps, à insérer, avant la préparation
clinique, un cordonnet non imprégné et de faible diamètre au fond du
sulcus dans le but de :
- protéger l’attache épithéliale vis à vis des instruments rotatifs.
- réaliser une barrière à la diffusion du fluide sulculaire.
-servir de guide pour le positionnement de la limite cervicale.
-provoquer par simple action mécanique un déplacement apical de la
gencive marginale.
Une fois la préparation de la dent support effectuée et avant la prise
d’empreinte, un second cordonnet imprégné de diamètre plus important
est inséré sous la ligne de finition de la limite cervicale pour assurer la
déflexion horizontale de la gencive marginale, cette insertion étant
facilitée par la présence du premier cordonnet.
Après action déflectrice, ce deuxième cordonnet est désinséré et laisse un
sulcus largement ouvert, facilement colonisable par le matériau à
empreinte.

Le premier cordonnet, quand à lui reste en place pendant la prise


d’empreinte, réalisant une barrière vis-à-vis des fluides sulculaires. Il est
retiré après le scellement de l’élément provisoire.
 Déflexion immédiate par l’Expasyl ®:
Le concept Expasyl®fait appel à l’utilisation d’une pâte, à base de kaolin
contenantdu chlorure d’aluminium.
L’utilisation de l’Expasyl®se traduit par l’injection intra-sulculaire du
kaolin par l’intermédiaire d’une seringue spécifique au système
L’introduction de la pâte dans le sulcus engendre une double action
 elle repousse de façon mécanique la gencive marginale,
 elle exerce une action astringente et hémostatique par la
présence de chlorure d’aluminium.
Points positifs
-Aucune agressivité vis à vis du parodonte
-Aucune anesthésie n’est nécessaire)
-Protocole opératoire Rapide
-Effet hémostatique
-Possibilité d’association avec d’autres techniques d’accès aux limites
-Indications annexes multiples (implantologie, dentisterie adhésive)
-Pas de CI absolue
Points négatifs:
-Risque d’injection dans un site ne permettent pas le rinçage (poche
parodontale par exemple)
-Matériel et matériaux spécifiques

Déflexion médiate par l’utilisation de prothèse fixée provisoire :


Cette technique nécessite une séance supplémentaire pour la prise
d’empreinte elle consiste a surdimensionné la zone cervicale des
prothèses provisoires pour provoquer une déflexion horizontale de la
gencive libre permettant un bon enregistrement
L’inconvénient majeur de cette méthode est le manque de contrôle de la
part du praticien sur la déflexion finale
Points négatifs:
• Manque de contrôle
• Résultats inconstants
• Séance clinique supplémentaire
Points positifs :
• Intérêt majeur dans le cas de profils anatomiques complexes dans la
zone cervicale
• Réalisation simultanée des objectifs de la prothèse provisoire et de
l’accès aux limites
B/ TECHNIQUES D’ACCÈS PAR EVICTION TISSULAIRE
(CHIRURGICALES) :
Elles consistent à éliminer les premières couches cellulaires épithéliales
sur le versant interne de la gencive libre ; cette élimination, lorsqu’elle est
bien conduite, ménage la place nécessaire et suffisante au matériau à
empreinte. Ces techniques sont au nombre de deux :
 l’électro -chirurgie
 le curetage rotatif
 L’électrochirurgie :
Fait appel à l’utilisation de courants à haute fréquence redressés et filtrés
L’élimination cellulaire intra-sulculaire sur le versant interne de la
gencive libre se fait par vaporisation sous l’effet d’une électrode fine.
L’angle d’attaque au sein du sulcus varie de 10° dans le cas de gencive
libre de faible épaisseur à 30° pour des tissus épais et bien kératinisés.
Après sondage du sulcus, l’électrode maintenue en permanence au
contact de la dent, parcourt d’un mouvement régulier l’ensemble du sillon
gingivo-dentaire sans marquer de temps d’arrêt pour éviter toute
calcination tissulaire.
L’anesthésie obligatoire provoque un double phénomène :
- Suppression de la sensibilité
- Hydratation des tissus nécessaire pour l’éléctrochirurgie
La seule contre indication formelle à l’éléctrochirurgie est son utilisation
sur les porteurs de stimulateur cardiaque, du fait des risques
d’interférence.
 Le curetage rotatif :
Le curetage rotatif réalise une double opération :
- l’éviction d’une faible épaisseur de l’épithélium interne de la gencive
libre,
- simultanément, il termine la préparation de la dent support en réalisant,
soit le chanfrein de la limite, soit en supprimant les prismes d’émail non-
soutenus après mise en place de la limite cervicale.
Le curetage rotatif peut être précédé par la mise en place d’un cordonnet
de faible diamètre pour protéger l’attache épithéliale et diminuer le risque
hémorragique.
L’éviction tissulaire est réalisée à l’aide d’un instrument diamanté à
sulcus de référence 889009. La granulométrie choisie est fonction du type
de préparation.
Pour jouer son rôle, l’instrument à sulcus fait le tour de la dent support
au niveau cervical en maintenant le contact avec les tissus calcifiés.
Comme pour l’éléctrochirurgie, l’angulation de l’instrument varie de 10 à
15 degré en fonction de l’épaisseur et de la texture de la gencive
marginale.
IV.3.2.2 Les différentes techniques d’empreinte :

IV.3.2.2.1 La wash technique :


La wash technique ou encore (reline technique) est une empreinte rebasée
qui utilise un même matériau sous deux viscosités différentes, en deux
temps bien distincts et elle peut être partielle ou complète.
 Principe :
Le principe de la Wash Technique est simple : une première empreinte est
effectuée à l'aide d'un élastomère de haute viscosité, chargé le plus
souvent dans un porte-empreinte de série ; après prise complète, cette
empreinte réaménagée ou pas sera rebasée par un second élastomère de
faible ou moyenne viscosité, puis réinsérée en bouche de façon à
enregistrer avec précision la totalité des surfaces intéressées.
 Protocole opératoire :
- Empreinte primaire
- Désinsertion après durcissement complet
- Nettoyage, séchage de l’empreinte
- Aménagement de l’empreinte primaire :
° Enlever les excès non soutenus
° Choix d’un repère de réinsertion
° Elimination du matériau risquant la déhirure
° Elimination des zones en forte contre-dépouille
° Création des rigoles d’échappement pour le matériau de basse
viscosité en excès
° Nettoyage, séchage
- Spatulation du matériau de basse viscosité
- Remplissage de la seringue
- Dépose des cordonnets rétracteurs et injection du matériau de basse
viscosité dans l’empreinte primaire
- Insertion de l’empreinte primaire et pression ferme jusqu’à la prise du
matériau
- Désinsertion sans traction sur le porte empreinte et contrôle de
l’empreinte.
 Problèmes posés :
Essentiellement, ils vont se traduire par les déformations ultérieures que
peut subir l'empreinte, par suite de :
° Facteurs physiques :
Éventuelle mauvaise coaptation de deux matériaux entre eux, par suite de
l'état complet de polymérisation du premier.
° Facteurs physico-chimiques :
L'élastomère en situation se contracte par suite :
• Du facteur thermique (retrait de la cavité buccale à 37 , vers
l'atmosphère ambiante) ;
• Du temps de polymérisation, qui se poursuit encore longtemps après la
prise;
• De l'état de prise des matériaux au moment de la phase d'injection sur
les préparations
° Facteurs mécaniques :
Elles sont pratiquement liées à la très compression que va subir
l'élastomère fluide et, dans une moindre mesure, le matériau de haute
viscosité
Ces déformations, qui traduisent le comportement élastique des matériaux
sous tension, vont se traduire immédiatement, dès le retrait, par un effet
de détente par relaxation des contraintes.
C'est ainsi que les problèmes spécifiques de la Wash Technique sont liés
étroitement et presque totalement aux comportements des matériaux
élastiques.
Plus les matériaux se développent plus la technique sera performante.
 Indications :
Le succès de cette technique réside dans le choix de situations cliniques
n'induisant que très faiblement de tirage au moment de la désinsertion.
Cela sous-entend de limiter les indications de cette technique aux seules
préparations coronaires.
On peut tenter de poser les indications suivantes selon les matériaux :
• 1 à 4 enregistrements unitaires distribués sur une même hémi-arcade
pour des élastomères silicones réticulant par condensation et les thiocols ;
• Plus de 4, et exceptionnellement jusqu'à l'arcade complète, pour des
élastomères silicones réticulant par addition.
 La Wash-technique avec double rebasage :
Empreinte primaire : silicone A haute viscosité.
Premier rebasage : silicone A moyenne viscosité.
Deuxième rebasage : silicone A très basse viscosité.
L’utilisation des viscosités rapprochées permet moins de compression
sur les tissus d’où un enregistrement plus fiable.

IV.3.2.2.2 Double mélange simultané (élastomères injectés) :


La technique du double mélange est une des techniques les plus utilisées
de nos jours de part sa simplicité mais aussi les résultats satisfaisants
obtenus, elle est très similaire à la Wash technique sauf bien sur que là, le
procédé s’effectue en un seul temps.

 Principe :
Le principe en est simple : l'empreinte s'effectue avec deux élastomères
de viscosités différentes (moyenne et basse) présentant le même état de
plasticité au moment de la prise d’empreinte polymérisant en même
temps. Un élastomère fluide injecté au contact des préparations est
immédiatement recouvert d'un porte-empreinte chargé d'un élastomère de
viscosité plus élevée.
L'intérêt majeur du procédé, en dehors de sa simplicité, réside surtout
dans ses intentions : éviter l'effet marqué de détente secondaire liée et
induite par la Wash Technique.
 Protocole opératoire (selon Yves petit jean):
- Le porte empreinte est enduit d’adhésif
- Un double cordonnet ou un matériau espaceur réalise l’écartement
gingival
- Le porte empreinte est garni de moyenne viscosité
- Le pistolet auto mélangeur ou la seringue est chargé en basse viscosité
- Le deuxième cordonnet déflecteur ou le matériau espaceur est déposé
- Les préparations sont recouvertes de matériau de basse viscosité
- L’excès de matériau de basse viscosité est réparti sur le porte empreinte
- Le porte empreinte est inséré et maintenu jusqu’à la prise du matériau
- Désinsertion et contrôle de l’enregistrement, vérifier l’absence de
bulles.
 Indications :
-Préparation coronaire simple à limite cervicale supra ou juxta
gingivale.
-Préparation corono-radiculaire.
Il présente cependant certains dangers du fait :
- d'une compression assez faible.
- la pénétration sous-gingivale limitée.
-le matériau du porte-empreinte peut chasser le matériau injecté.

IV.3.2.2.3 Technique avec un matériau monophase :


Les matériaux monophases possèdent une viscosité unique. L’avantage
de leur utilisation réside dans le gain de temps et le fait d’avoir qu’un seul
produit à malaxer ce qui ne nécessite pas d’aide opératoire, cette
technique est très limitée dans ces indications.
 Principe :
Le principe de cette technique est simple car on procède à la prise
d’empreinte avec un seul matériau dit monophase et en un seul temps.
 Matériaux :
Les silicones par addition ainsi que les polyéthers qui sont
commercialisés en forme monophasique sont présentés en deux pates
(base et catalyseur), ces matériaux possèdent une suffisante stabilité
dimensionnelle qui permet un traitement différé des empreintes.

IV.3.2.2.4Technique aux hydrocolloïdes réversibles :  


 Principe :
Le matériau de basse viscosité est injecté au contact des préparations.
Puis, dans le même mouvement, il est recouvert du porte empreinte
chargé du matériau de haute viscosité.
 Matériaux :
Commercialement les hydrocolloïdes réversibles sont présentés en trois
viscosités :
- En haute viscosité (Heavy Bodied) en tube destiné au porte-
empreinte;
- En moyenne viscosité (Regular Bodied) destiné soit au porte-
empreinte, soit à être injecté
- En basse viscosité (Light Bodied), en bâtonnets ou en carpules, destiné
à être introduit dans diverses seringues pour être injecté au contact des
préparations.
 Porte-empreintes :
Ceux-ci, métalliques, peuvent être soit perforés soit de préférence pleins
(Rim Lock de Caulk, Backer), afin d'obtenir une meilleure compression
du matériau.
La rétention du matériau est assurée par verrouillage dans les porte-
empreinte perforés, et par les bords en surplomb qui garnissent la
périphérie des porte-empreinte non perforés (système Rim-Lock). Enfin,
ces porte-empreinte sont munis d'un circuit de refroidissement, sous la
forme d'une tuyauterie qui les parcourt régulièrement et destinée à être
raccordée à un tube souple en caoutchouc, lui-même raccordé à une sortie
d'eau qui sera mise en action à la demande.
 Les conditionneurs :
Sont composés de trois compartiments avec thermostat.
Le premier compartiment est destiné à faire passer l’hydrocolloïde de
l’état de gel à l’état sol par ébullition à 100°.
Le second compartiment thermostaté à 68° est destiné au stockage du
matériau prêt à l’emploi.
Le troisième qui est thermostaté à 45° est destiné à tempérer le porte
empreinte chargé afin d’éviter de bruler les muqueuses buccales du
patient et aussi augmenter la viscosité du matériau et avoir une plus
grande compression.
 Protocole opératoire :
- Choix et essayage des portes empreintes
- Mise en place de la buté en cire
- Remplissage du porte empreinte avec le produit en tube tempéré à 45°
(haute viscosité)
- Ouverture sulculaire afin de permettre la mise en place d’un cordonnet
déflecteur
- Séchage de la salive et retrait du cordonnet
- Chargement de la seringue avec le matériau de basse viscosité qui était
tempéré dans le bac au thermostat 45°
- Injection du matériau de basse viscosité au niveau du sillon et des
préparations
- Insertion du porte empreinte chargé du matériau à haute viscosité
- Le temps de prise varie entre 5 et 6 minutes
- Désinsertion du porte empreinte.

IV.4 Les empreintes sectorielles :


L’empreinte sectorielle est une alternative sérieuse à l’empreinte globale
qui consiste à prendre une empreinte limitée à la portion de l’arcade
intéressée par la reconstitution prothétique. Cette alternative nécessite des
portes empreintes spéciaux mais utilise pratiquement les mêmes
techniques de prise d’empreinte précédemment citées.
 Indication :
- Reconstruction unitaire intéressant une prémolaire ou une molaire.
- Reconstruction d’une prémolaire et une molaire contigües.
- Bridge pour remplacement des premières molaires avec calage
postérieur (troisième molaire) et antérieur (prémolaire et canine).
- La reconstruction des incisives peut s’envisager sur des modèles de la
seule partie antérieure des arcades à condition d’obtenir un calage par au
moins une prémolaire de chaque coté.

 Choix entre empreintes sectorielles et empreintes globales :


Pour répondre à cette question il faut tenir compte des trois facteurs
indépendants suivants :
- La situation et la répartition des préparations sur l’arcade
- La nature et la forme de l’environnement occlusale à fournir au
laboratoire
- La prise en compte des données esthétiques

IV.5 .Les échecs des empreintes de préparations


périphériques :
L’investigation systématique des causes d’échecs est indispensable à
l’organisation d’un recueil méthodique ayant l’ambition de guider le
clinicien à la recherche des solutions ; voici quelques causes :

 Désinsertion prématurée de l’empreinte, matériaux


incomplètement réticulés:
Diagnostic: empreinte aspect cratérisé, limites incomplètes et
dentelées, bulles, imprécision de surface, matériaux collant aux
doigts
Coupe de l’empreinte: putty homogène, interpénétration et
cohésion normales du light avec le putty mais nombreux
manques, bulles, déformations, limites illisibles, imprécisions de
surface
Modèle en plâtre : inexploitable au vu des nombreux défauts :
déformations, limites illisibles, surfaces occlusales erronées
Etiologie: matériaux dimensionnellement instables avant la
prise.
Solution: respect du temps de reticulation.
 Matériau putty mal homogénéisé:
Diagnostic: putty inhomogène : stries blanches, zébrures
colorées, bandes luisantes par endroits
Modèle en plâtre : déformations (non visibles), modèle
dimensionnellement erroné
Étiologie : Défaut de malaxage du putty conduisant à une
réticulation partielle et à une instabilité dimensionnelle .
Solutions: Malaxer énergiquement jusqu’à l’obtention d’une
couleur homogène.
 Matériau putty inséré partiellement réticulé (double
mélange simultané):
Diagnostic :
Empreinte: absence de « profondeur » dans l’empreinte
moindre cohésion entre le light et le putty, manque au niveau
des limites, mauvais fluage du light
Modèle en plâtre: risques de déformation, mauvais
enregistrement des tissus parodontaux
Solutions : Insertion du porte-empreinte immédiatement après
injection du light sur les préparations.
Ne pas perdre de temps en disposant du light sur le putty dans le
porte-empreinte
Le travail à 4 mains est recommandé
 Matériau putty inséré sur le light déjà réticulé (double
mélange simultané):
Diagnostic • Empreinte: défaut de cohésion du lourd et du light,
imprécision des limites, manques, bulles, absence de light au-
delà des limites
Modèle en plâtre: excroissances, risques de déformations (non
visibles)
insertion tardive du porte empreinte, température du matériau
light trop élevée
Solutions: mêmes que la problématique précédente
 Tirages: déficits lacunaires des matériaux à empreinte
Empreinte: lacunes caractéristiques en forme de V ou de
cuvette, discontinuité des volumes enregistrés
Modèle en plâtre: plâtre en excès nécessitant de corriger le
modèle et Reproduction infidèle des structures dentaires ou
parodontales
axe d’insertion inadéquat, porte-empreinte inadapté,
déplacement ou repositionnement du porte-empreinte après
insertion et avant réticulation des matériaux, mauvais
endiguement des matériaux à empreinte par le porte-empreinte.
La thixotropie du putty ne suffit pas à combler le défaut
Solutions:
Insertion contrôlée du porte-empreinte (insertion unique
parallèle au grand axe des préparations)
 Matériau light injecté uniquement sur les préparations:
Diagnostic :
Empreinte: absence de light sur les surfaces dentaires non
préparées

Modèle en plâtre : imprécisions occlusales et gingivales sur les


surfaces non investies par le light. Le prothésiste ne dispose pas
de tous les éléments cliniques indispensables à la réalisation
d’une prothèse fixée parfaitement adaptée
 Mauvais enregistrement des limites et au-delà
Diagnostic
Empreinte : limites incomplètes et/ou absence de light au-delà
des limites de préparation.
Coupe de l’empreinte : limites incomplètes et/ou absence de
light au-delà des limites de préparation
Étiologie:
éversion gingivale insuffisante
injection du light à distance de la limite, injection sur la limite
en quantité insuffisante ou trop rapide ou discontinue
excès d’humidité dans le sulcus
matériau insuffisamment hydrophile
compression insuffisante des matériaux à empreinte
 Inhibition locale de la réticulation du matériau light au
contact des préparations:
Empreinte : contraste entre l’aspect brillant du light non réticulé
sur les surfaces dentaires préparées et l’aspect mat du light
réticulé sur les surfaces dentaires non préparées. Limites
irrégulières, floues. Collant aux doigts sans réticulation
ultérieure
Modèle en plâtre : inexploitable
Etiologie:
surfaces inhibées par l’oxygène, provenant des matériaux de
reconstruction corono-radiculaires (composites) ou des
matériaux de reconstruction provisoires (eugénol de certains
ciments de scellement temporaires
Concernant les polyéthers, les matériaux de déflection et les
agents hémostatiques (contenant des sels d’aluminium, des sels
ferriques
Solution : nettoyage des préparation avec un solvant (alcool)

 Inhibition de la réticulation du matériau putty:


Diagnostic
Empreinte : déformations et aspect déchiqueté de l’empreinte
Coupe de l’empreinte : aspect « mille feuilles »
Modèle en plâtre: modèle inexploitable
Etiologie:
le soufre dans les gants latex inhibe la réticulation des PVS
non-respect des proportions du fabriquant
 Wash technique: absence d’évents
Diagnostic:
Light insuffisamment chasse
Coupe de l’empreinte: épaisseur démesurée du light sur les
surfaces horizontales
Modèle en plâtre : sous dimensionnement du modèle en plâtre
Étiologie:
Le sous-dimensionnement du modèle est dû à l’excès de
compression du putty hard Les contraintes emprisonnées se
libèrent à la désinsertion de l’empreinte, affectant gravement la
fiabilité dimensionnelle
 Wash technique: défaut de cohésion entre les matériaux
putty hard et light :
Diagnostic :

Empreinte Défaut de cohésion entre le putty hard et le light


après rebasage
Coupe de l’empreinte: défaut de cohésion entre le putty hard et
le light.
Étiologie Empreinte initiale insuffisamment nettoyée, rincée et
séchée. Solutions, conduite à tenir Nettoyer, rincer, puis sécher
l’empreinte

IV.6 Les empreintes canalaires :


Il existe deux méthodes pour la prise d’empreintes canalaires qui
permettront la mise en place et la confection future d’inlay core ou bien
de Richmond.
IV.6.1 Méthode directe : faisant appel à des tenons calibrés usinés :
Réservée aux racines de section presque circulaires (Incisives et Canines)
pour lesquelles le tenon est quasiment homothétique au volume
radiculaire.
 Technique :
1- La préparation périphérique est réalisée, ainsi que le logement
canalaire
2- Les tenons calcinables et les préformes en plastiques sont adaptés
3- Légère humidification du canal pour éviter que la résine n’adhère aux
parois canalaires
4- Empreinte du logement canalaire :
- Apposition au pinceau de la résine calcinable (Duralay) sur le tenon en
plastique
- Insertion du tenon en plastique dans le canal
- Dés le début de la prise de la résine, petit mouvement de va-et-vient
pour s’assurer de la désinsertion aisée du tenon
5- Mise en forme de la partie coronaire avec une préforme adaptée dans
le sens occluso-cervical. Cette matrice remplie de résine calcinable à
l’aide d’un pinceau ou d’une spatule, par sa face occlusale.

6- Après prise complète de la résine calcinable, la préparation est réalisée


selon les principes classiques d’une préparation pour couronne céramo-
métallique ou céramo-céramique. Au niveau cervical, les excès de résine
sont supprimés jusqu’au contact avec la limite cervicale préalablement
établie.
7- La reconstitution corono-radiculaire ainsi obtenue en matériau
calcinable est prête à être coulée au laboratoire. Il est préférable de la
conserver en milieu humide jusque là, pour éviter toute variation
dimensionnelle.
Note : un rebasage peut être nécessaire (adjonction de résine poudre +
liquide au pinceau au niveau des défauts)
8- Au retour du laboratoire, la pièce coulée peut être collée ou scellée
avec des retouches minimales (éventuellement diminution d’une friction
trop importante lors de sa mise en place)
9- L’empreinte définitive pour la réalisation de la couronne peut être
effectuée.
Cette technique offre des intérêts certains dans le respect de la forme
canalaire et coronaire, dictée uniquement par le praticien. En revanche
elle est contre indiquée lorsque la limite cervicale est intra sulculaire, la
précision du joint étant alors incertaine (manque de visibilité et
d’accessibilité). Elle est peu conseillée dans le cas d’éléments multiples,
nécessitant des séances cliniques longues.

IV.6.2 Méthode indirecte par injection dans le logement radiculaire :


Pour la réalisation d'empreintes canalaires, le matériau à seringuer doit
être très « hydrocompatible » et suffisamment fin pour mouiller et
pénétrer le canal. D'un autre coté, il doit être suffisamment résistant pour
garder sa forme même sous le poids du plâtre lors de la coulée du modèle.
Avec la technique et le matériau adaptés, des résultats satisfaisants
peuvent être obtenus. Quand les préparations sont réalisées de façon à ce
que la restauration finale distribue les forces fonctionnelles sur toute la
surface dentaire.

 Indications :
- Particulièrement indiquée dans le cas des racines ovoïdes ou
oblongues (prémolaires maxillaires).
- Peut cependant être utilisée dans toutes les situations cliniques.
- Reconstitutions plurales (gain du temps et parallélisme des éléments)

 Technique :
1- Les préparations périphériques et du logement canalaire sont réalisées
selon les principes décrits précédemment

2- Le logement canalaire est séché aux pointes de papier et l’empreinte


est prise aux élastomères vinylpolysiloxanes en un seul temps et deux
viscosités. Le matériau de basse viscosité est injecté dans le canal, soit
avec un lentulo court de gros diamètre, soit avec une seringue à extrémité
très fine ; le porte empreinte est chargé du matériau de haute viscosité,
modelé en forme de gouttière sur laquelle on dépose du matériau de basse
viscosité ; il est ainsi inséré en bouche. Notons qu’un matériau
monophasé peut être utilisé selon la même technique.

3- La désinsertion du porte-empreinte doit se faire selon un axe unique


et d’un coup sec pour éviter toute déformation.

4- L’empreinte est coulée dans l’heure et le modèle est préparé.

5- La pièce coulée peut être collée ou scellée.


6- L’empreinte définitive pour la réalisation de la couronne peut être
effectuée.

IV.7 Les empreintes en occlusion :


Le principe de ces empreintes consiste à enregistrer l'empreinte globale
de la portion d'arcade comportant les préparations, conjointement à
l'enregistrement, en occlusion de convenance, de la région antagoniste.
Ceci est réalisable à l'aide de porte-empreintes spécialement conçus à cet
usage (bite trays, cuillère à occlusion etc.….)
On peut alors espérer obtenir d'un seul coup la matérialisation de
l'ensemble des éléments de la région clinique concernée, sans aucun
intermédiaire.
Elle n'est pas, cependant, sans dangers :
Les raisons de ces erreurs tiennent dans deux causes essentielles :
La proprioception et le comportement des matériaux.
Dans la mesure où les conditions occlusales du patient présentent des
caractères de normalité, il est possible d'établir rigoureusement ces
rapports à l'aide d'un procédé particulièrement simple : les mordus
rebasés.

VI.8. Les empreintes optiques :


C’est en 1973 que le Dr François DURET a inventé le concept du
système d’empreinte optique, surement en avance sur les possibilités
technologiques de l’époque. Il aura fallu une trentaine d’années pour que
la profession s’intéresse réellement à cette révolution technologique.

 La CFAO : (CAD/CAM en anglais) ou conception et fabrication


assistée par ordinateur, est un processus de réalisation prothétique
consistant en une empreinte optique prise en bouche, transmise à un
laboratoire via Internet qui adresse le produit fini au cabinet.

Le système CFAO se compose de trois unités parfaitement identifiables :


° Le système de mesure qui a pour fonction de numériser l’arcade
dentaire afin que ses coordonnées puissent être introduites et traitées par
un ordinateur. C’est la phase d’acquisition des données.

° Un système CAO, qui rend visible l’empreinte et permet de la


matérialiser, il permet aussi au praticien de construire sa prothèse. C’est
la phase de conception.

° Un système de réalisation matérielle, c’est l’unité de fabrication. Phase


de fabrication.

L’empreinte optique consiste en la projection d’un champ


électromagnétique (ex : la lumière), la déformation de cette projection
créée par le volume dentaire va être exploitée puis transformée en
données numériques à l’aide de capteurs type CCD ou Cmos, capteurs
utilisés dans nos appareils photos numériques.

 Technique : Nous prendrons comme exemple le système


actuellement le plus utilisé : système Cerec (Sirona).

L’empreinte par méthode directe :

L’enregistrement de la préparation se fait le plus souvent à l’aide d’une


caméra intrabuccale, C’est ce que l’on nomme « empreinte numérique
directe » ou « empreinte optique ».
Néanmoins un traitement préalable des surfaces dentaires et péri-
dentaires est nécessaire avant l’enregistrement. Pour cela on doit sécher
très légèrement la zone d’enregistrement et limiter toute production de
fluides gingivaux de type sanguin ou salivaire. Des hémostatiques sont
utilisés si besoin et des méthodes d’isolation salivaire comme un rouleau
de coton peuvent y être intégrées. Le poudrage avec du dioxyde de titane
en spray sur les zones à enregistrer (coating) peut ainsi être réalisé dans
de bonnes conditions. Aujourd’hui les nouvelles caméras ne prévoient pas
cette option qui est notamment proscrite pour l’empreinte numérique
couleur. La caméra intra-buccale est ainsi insérée puis centrée au niveau
de la préparation. Celle-ci est déclenchée le plus fréquemment par une
pédale située en bas de la console. Il y a alors émission de rayonnements
qui sont envoyés puis reflétés sur la préparation dentaire.
La caméra les reçoit et transforme les rayons reçus en image qui apparait
sur l’écran de l’ordinateur vue par vue ou par enregistrement linéaire
comme un film.
La caméra se tient comme un gros porteplume (entre pouce index et
majeur), l’auriculaire et l’annulaire pouvant servir à prendre appui,
l’empreinte est prise en centrant la caméra sur la préparation. La tête de
la caméra ne devant pas toucher la dent, le support de la caméra est soit
calé entre la dent préparée et sa dent adjacente, soit posé sur cette
dernière uniquement.
L’enregistrement des dents antagonistes et de l’occlusion doit être fait
avec la même rigueur et la même précision que précédemment.
Pour l’occlusion, Un silicone d’occlusion opto-lisible à prise rapide (type
Metal-bite) est déposé sur la préparation. le patient est en position de
fermeture buccale en occlusion de référence et la caméra est placée en
vestibulaire des dents concernées.
La CFAO directe, au fauteuil, en une seule séance, avec l’empreinte
optique, est indiquée surtout pour l’inlay, l’onlay, la facette ou une
couronne unitaire.
Il est possible d’enregistrer optiquement l’ensemble de l’arcade dentaire
et de transmettre électroniquement les images au technicien de
laboratoire.

L’enregistrement indirect :

En cas de réalisation prothétique plus importante, la CFAO indirecte


s’impose.
L’« enregistrement indirect » lui, concerne le fait que l’empreinte est
prise par méthode conventionnelle avec de la pâte à empreinte au cabinet
dentaire. Un modèle en plâtre est coulé. A ce stade, 2 options possibles
existent :
- C’est sur ce modèle de travail (MPU) que la caméra enregistre les
données nécessaires à la fabrication de la restauration prothétique.
- L’autre option concerne la réalisation d’une maquette en cire ou en
résine de la restauration, la numérisation de celle-ci, puis le fraisage
numérique de la restauration.
Cette méthode d’empreinte est surtout employée dans les cas complexes
où l’enregistrement direct est trop difficile à mettre en place. De même
que lorsque le matériau, que l’on souhaite utiliser pour la restauration,
n’est disponible que sur une machine utilisant le système d’empreinte
indirecte uniquement. Dans ces cas l’occlusion est prise grâce à un mordu
en silicone secondairement scanné.
L’empreinte prise, l’opérateur doit nettement distinguer en vue occlusale:
• toute la limite cervicale,
• la ligne déterminant la face occlusale s’inscrivant harmonieusement à
l’intérieur de la ligne décrite par la limite cervicale,
• les points de contacts des adjacentes sans ombre portée sur la papille
interdentaire.

 Avantages :
•La rapidité et simplicité d’exécution,
• l’image « high-tech » du cabinet.
• l’inaltérabilité de l’empreinte, sa facilité de « stockage » et sa précision
• la facilité de mise œuvre (hormis le poudrage),
• la suppression des porte-empreintes, des matériaux d’enregistrement, du
plâtre et des fractionnements de modèles.
• pas de variations dimensionnelles des produits d’empreintes ou de
coulée,
• une précision dans la détermination des limites,
• pas de risque de mobilité des M.P.U. (points de contact),
• la conservation des tissus mous pour un meilleur profil d’émergence.

Conclusion :
L’empreinte des préparations en prothèse fixée constitue la pierre
angulaire entre le travail de préparation réalisé en clinique et l’élaboration
de la prothèse d’usage au laboratoire.
C’est l’étape de communication la plus essentielle, puisqu’elle vise à
transférer au prothésiste l’enregistrement de l’exacte topographie de tous
les éléments nécessaires à la réalisation prothétique. De sa qualité dépend
la fidélité du modèle de travail sur lequel sont ajustés les éléments
prothétiques.
Bibliographie :

1/ Herbert. T. SCHILINGBURG ; Bases fondamentales en prothèse fixée,


CDP 1997.

2/ François UNGER, Philippe LEMAITRE, Alain HOORNAERT ;


Prothèse fixée et parodonte, CDP.

3/ R. OGOLNIK,  M. VIGNON, F. TAIEB ; Prothèse fixée: principes et


pratique, MASSON.

4/ R.BUGUGNANI, C.LANDEZ ; Les empreintes en prothèse conjointe.

5/ M. Fages et coll ; Empreinte optique intrabuccale, Stratégie prothétique


mars-avril 2011 • vol 11, n° 2.

6/ P. Lacroix et coll ; Choix et matériaux à empreinte, Stratégie


prothétique novembre 2004 • vol 4, n° 5.

7/ JC. Thepin et coll ; L’empreinte en double mélange, Stratégie


prothétique novembre 2004 • vol 4, n° 5.

8/ M. Laurent et coll ; Empreinte rebasée, Stratégie prothétique novembre


2004 • vol 4, n° 5.

9/ D. Serre et coll ; Les matériaux à empreinte, EMC 1998.