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THEME : La Comptabilisation des Cotisations Sociales à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS)

INTRODUCTION GENERALE

Rapport de M. SOME S Stéphane DFC/CNSS-SIEGE


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THEME : La Comptabilisation des Cotisations Sociales à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS)

La tenue d’une Comptabilité dans toute entreprise légalement constituée est


régie par des normes et principes bien définis. Le système Comptable Ouest
Africain pour l’Organisation et l’Harmonisation du droit Comptable en Afrique
(SYSCOHADA), la Conférence Interafricaine de prévoyance Sociale(CIPRES)
sont des référentiels comptables chargés de veiller à sa bonne application.
La fiabilité des informations financières et comptables transmises aux
différents utilisateurs (Etat, fournisseurs, clients, l’entreprise elle-même)
doivent garantir la sincérité et la fidélité du patrimoine de toute institution
publique ou privée. En effet, la Caisse Nationale de Sécurité Sociale du
Burkina Faso est soumise à l’application d’un Plan Comptable de la
Conférence Interafricaine de Prévoyance Sociale communément appelée le
Plan Comptable CIPRES. Il a pour objectif de veiller à la bonne exécution de
sa mission principale qui est: la Prévoyance et la Protection Sociale.
Les cotisations sociales sont des ressources de la caisse destinées au
financement des différentes branches du régime de sécurité sociale. Un régime
de sécurité sociale est un système de protection sociale obligatoire institué par
l’Etat dans le but de protéger le travailleur et sa famille contre les risques
encourus pouvant provenir dans sa profession, d’une maladie ou d‘un
accident, de la vieillesse ou du décès. Le financement du régime de sécurité
sociale comprend trois (3) branches :
 La branche des prestations familiales chargée du service des prestations
familiales et des prestations de maternité
 La branche des risques professionnels, chargée des prestations en cas
d’accident du travail et /ou de maladie professionnelle
 La branche des pensions chargée du service des prestations de vieillesse,
d’invalidité et de décès.

Le financement des différentes branches fait l’objet d’une gestion financière


distincte de telle sorte que les ressources d’une branche ne peuvent être
affectées à la couverture des charges d’une autre branche. La CNSS pratique le
principe de la comptabilité séparée. Notre étude se penchera sur la
Comptabilisation des Cotisations Sociales à la CNSS. L’intérêt de cette étude
nous permet de montrer :

 Le processus d’encaissement de ses cotisations selon le plan comptable


CIPRES pour couvrir ses charges.

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 L’impact de nos connaissances théoriques dans la comptabilité


générale et dans le calcul de la comptabilisation des cotisations sociales
en particulier.

Notre travail comprend en substance deux(02) parties subdivisées en quatre


(04) chapitres:
 La première partie est consacrée à la présentation de la CNSS et son
fonctionnement.
 La deuxième partie porte sur son organisation comptable et la
comptabilisation des cotisations sociales
Un dernier point est réservé à l’analyse critique et suggestions et à la
conclusion générale.

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PREMIERE PARTIE

CHAPITRE 1 : PRESENTATION DE LA CAISSE


NATIONALE DE SECURITE SOCIALE DU
BURKINA FASO

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La configuration de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) fait d’elle


une structure essentielle pour le déploiement de la politique de protection
sociale des travailleurs relevant de la loi N°028-2008/AN du 13 mai 2008
portant code du travail au Burkina Faso. C’est un outil fondamental de justice
sociale et un levier important dans la politique des investissements sociaux.
Dans ce chapitre, il sera question de la notion de sécurité sociale, l’historique,
les missions, les différentes branches de prestations et les ressources et les
dépenses financières de cette structure.

SECTION 1 : L’historique et les missions de la CNSS.

§.1: Historique de la CNSS

La Caisse Nationale de Sécurité Sociale Burkinabé n’a pas toujours été ce


qu’elle est aujourd’hui. Bien qu’elle a toujours été une Société d’Etat, elle a
subit beaucoup de transformations, dans le but d’élargir son champ
d’application et d’améliorer d’avantage les conditions de vie des travailleurs.
La Caisse Nationale de Sécurité Sociale a été d’abord créée par arrêté
n°1029/ITLS/HV (Inspection du travail et des Lois Sociales/Haute Volta) du
06 décembre 1955 avec date d’effet le 01 janvier 1956. Elle avait pour
dénomination, Caisse de Compensation des Prestations Familiales (CCPF), car
elle ne gérait que la seule branche à l’époque : celle des prestations familiales
qui fut installée à Bobo-Dioulasso avec un effectif de 20 agents.
Ensuite, vient la création de la branche des accidents de travail et des
maladies professionnelles qui a été créée le 30 janvier 1959 et la CCPF. Suite
à cela, la CCPF devient la Caisse de Compensation des Prestations Familiales
et Accidents de Travail (CCPFAT).
Enfin, le 06 octobre 1960, ce fut le tour de la branche de l’assurance vieillesse
de voir le jour avec pour conséquence une fois de plus, le changement de la
dénomination. La Caisse de Compensation s’appellera désormais Caisse de
Prévoyance Sociale (CPS).Son siège, initialement installé à Bobo Dioulasso fut
transféré à Ouagadougou le 18 octobre 1963.C’est la loi 13-72 du 28 décembre
1972 qui créa enfin la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) et procéda
en même temps aux réaménagements des textes. La CNSS avec une vingtaine
d’agents à sa création est aujourd’hui, grâce aux efforts des uns et des autres,
une institution forte et dynamique avec une durée de vie de plus de cinquante
(50) ans et compte environ mille(1000) agents. La CNSS rangée dans la

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catégorie d’établissement publique de prévoyance sociale par la LOI


N°016-2006/ AN est régie par un conseil d’administration tripartite de 12
membres comprenant :
Quatre (04) représentants des employeurs ;
Quatre(04) représentants des travailleurs ;
Quatre (04) représentants de l’Etat.
Siège également en qualité d’observateur au Conseil d’Administration
(CA) deux (02) représentants de l’association des retraités Burkinabès
et un (01) représentant du ministère du commerce. L’Assemblé
Générale (AG) des Sociétés d’Etat présidé par le président du Faso ,
tient lieu d’AG des acteurs approuvant la gestion du Conseil
d’Administration.
Après avoir retracé l’historique de cet organisme de prévoyance sociale, nous
allons nous intéresser à ses missions.

§.2Les missions de la CNSS


La CNSS est un organisme de l’Etat ayant pour mission principale de gérer le
régime de sécurité sociale institué par l’Etat au Burkina Faso en faveur des
travailleurs du secteur privé régis par le code du travail. A ce titre, elle est
chargée de recouvrer les cotisations et de les redistribuer sous forme de
prestations techniques (pensions, allocations familiales, assurances vieillesses
etc.). Elle intervient aussi dans le développement à travers l’actionnariat dans
plusieurs entreprises de la place.

Les objectifs visés par la CNSS sont les suivantes :


 l’extension de la couverture sanitaire, quantitativement et
qualitativement, pour permettre à l’ensemble des assurés sociaux d’en
bénéficier ;
 la réduction du taux de mortalité maternelle, par une surveillance accrue
des grossesses à risques ;
 la réduction du taux de mortalité infantile, par l’intensification culinaire
et de la vaccination.
Pour élargir sa mission, la CNSS intervient aussi dans l’action sanitaire
et sociale prévue à l’article 2 de la loi 15-2006/AN.

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o Action sanitaire
Au plan sanitaire, le service médical est réalisé dans les centres SMI et
les dispensaires menant les activités suivantes :
 analyse médicale dans les laboratoires ;
 consultation générale en soins de santé au dispensaire et vente de
médicaments essentiels génériques ;
 consultation en planning familiale ;
 éducation sanitaire auprès des mères et des femmes enceintes ;
 séances de démonstration diététique à base de produits locaux ;
 consultation post-natale.

o Action sociale
L’aspect social de la CNSS peut se résumer ainsi qu’il suit :
 éduquer et sensibiliser les mères pour une surveillance de la santé de
leurs enfants ;
 participer à l’éradication de l’alphabétisation et la lutte contre le
chômage ;
 participer à la promotion socio-économique des femmes et des jeunes
filles (couture, tissage, teinture,)
 informer, renseigner et sensibiliser les assurés sociaux sur les activités de
la CNSS.
Après avoir parlé des missions, nous allons aborder le point concernant le
cadre juridique de la CNSS.

SECTION 2: Les différentes branches de prestations de la CNSS


En guise de rappel, la CNSS a été créée depuis 1955. Elle a pour
mission principale la protection sociale. Elle dispose de trois branches pour
mener à bien sa mission. Nous distinguons ainsi:
 la branche des prestations familiales,
 la branche des risques professionnels,
 la branche des pensions.
§.1 : La branche des prestations familiales

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Elle a été créée en 1955, et est chargée de servir les prestations


familiales. Cette branche comprend : les allocations familiales, les allocations
prénatales, les indemnités journalières.

1.1 : Les allocations familiales (VOIR ANNEXE 04) :


Elles sont normalement payables à la mère. Elles sont attribuées à
l’assuré pour chacun de ses enfants à sa charge.
Bénéficient des allocations familiales au titre des enfants à charge et dans la
limite de six (06) enfants :
 les travailleurs assujettis au régime de sécurité sociale et qui justifient
d’au moins trois mois de travail consécutifs chez un ou plusieurs
employeurs ;
 la veuve non remariée d’un allocataire ;
 la femme salariée dont le mari ne bénéficie pas d’un autre régime de
prestation ;
 la femme salariée célibataire.
Les enfants à charge sont les enfants de zéro (0) à quatorze (14) ans,
l’âge de quatorze (14) ans peut être porté à (18) ans lorsque l’enfant est placé
en apprentissage, vingt et un (21) ans s’il poursuit des études ou par suite d’une
infirmité ou d’une maladie incurable le rendant incapable d’exercer toute
activité rémunératrice. Le taux d’allocation familiale est de deux mille (2000)
francs par enfant et par mois. Les allocations familiales sont payables
trimestriellement et ont pour objet la compensation de la charge d’entretien des
enfants. Nous entendons par là :
 les enfants de l’assuré (e) ;
 les enfants du conjoint de l’assuré (e), ou ceux placés sous la
tutelle de l’un des conjoints, lorsqu’il y a eu décès régulièrement
déclaré ;
 les enfants ayant fait l’objet d’une adoption par l’assuré ou son
conjoint conformément à la loi ;
 les enfants d’un travailleur décédé placés sous tutelle ;
 les enfants d’un travailleur déclarés incapables et sous la tutelle.

1.2 : Les allocations prénatales

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Les allocations prénatales sont attribuées à toute femme salariée


allocataire ou épouse d’un allocataire en état de grossesse, justifiant de trois
(03) mois de travail. Elles sont payables à compter du jour de la déclaration de
la grossesse et ont pour objet d’encourager la future mère à effectuer des
examens médicaux préalables. Leurs montants sont de mille 1000francsCFA
par mois pour les neuf (09) mois précédant la naissance dont 9 000 francs CFA
au cours de la grossesse.

1.3: Les prestations de maternité


Les prestations de maternité sont servies par la branche des Prestations
Familiales. Elles consistent à des prestations en espèces et des prestations en
natures.
 Les prestations en espèces :
Ce sont les indemnités journalières. Ces indemnités journalières sont
destinées à compenser la perte de salaire pendant la période de congé de
maternité. Elles sont versées aux femmes salariées allocataires en maternité
pendant une période de quatorze (14) semaines dont au moins quatre (04)
semaines avant la date d’accouchement à condition que l’assurée cesse toute
activité salariée. Dans le cas d’un repos supplémentaire justifié par la maladie
résultant de la grossesse ou des couches, l’indemnité peut être payée jusqu’à
une période supplémentaire de trois (03) mois et sont calculées au prorata des
jours ouvrables ou non ouvrables pendant lesquels le travailleur a
effectivement suspendu le contrat.
 Les prestations en natures :
La femme salariée bénéficie des prestations en natures qui sont
constituées des frais d’accouchement dans une formation sanitaire agréée, de
toutes les consultations et soins médicaux pendant le congé de maternité et les
frais pharmaceutiques dans la mesure où les médicaments sont délivrés en
raison de la maladie résultant de la grossesse ou des couches.

§.2 : La branche des risques professionnels


Elle est composée de l’accident de travail et de la maladie
professionnelle.
2.1: Notion « accident de travail »

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Selon l’article 49 du code de sécurité sociale, est considéré comme


accident de travail qu’elle qu’en soit la cause, l’accident survenu à un
travailleur par le fait ou à l’occasion du travail, qu’il y ait faute ou non de sa
part. Entrent dans la catégorie des accidents du travail :
 l’accident survenu au lieu habituel ou occasionnel de travail,
 l’accident survenu à un travailleur pendant le trajet aller-retour entre sa
résidence et le lieu où il prend habituellement ses repas ou perçoit sa
rémunération et le lieu où il effectue son travail, et cela dans la mesure
où le trajet n’a pas été interrompu ou détourné pour le motif d’intérêt
personnel ou indépendant de l’emploi ;
 l’accident survenu lors d’un service commandé ou la mission sur le
territoire national ou à l’étranger pour le compte de l’employeur.

2.2 : Notion de maladie professionnelle


La maladie professionnelle est celle contractée par le fait et à l’occasion
de la manipulation et de l’emploi d’agents nocifs au cours de l’activité
salariale. La liste des maladies professionnelles est établie par décret pris en
conseil des ministres, sur proposition du ministre chargé de la sécurité sociale
et du ministre en charge de la santé après, avis du comité technique national
consultatif de santé et de sécurité au travail.
2.3: Les prestations fournies
Après avoir établi le droit à la réparation des victimes suite à
l’accomplissement des formalités administratives et médicales, la victime
bénéficie de prestations en nature et en espèces suivant les cas. Il s’agit :
 Les prestations en natures
Concernant les prestations en nature, on distingue les consultations
médicales, les assistantes médicales y compris les examens radiographiques,
les examens de laboratoire et analyses, les interventions chirurgicales, une prise
en charge des ordonnances pharmaceutiques, l’entretien dans l’hôpital ou dans
toute autre formation sanitaire officiellement reconnue. Ils ont droit aussi, en
cas d’accident entrainant une invalidité à la fourniture, l’entretien et le
renouvellement des appareils de prothèse et d’orthopédie suite à une demande
d’acquisition effectuée par l’accidenté à la CNSS. La victime a droit au
transport du lieu de l’accident à la formation sanitaire la plus proche ou à sa
résidence. En cas d’accident entrainant la mort de ce dernier, les frais

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funéraires et de transport de la dépouille mortelle seront pris en charge par la


CNSS.
Remarque : Le délai de prescription du droit aux indemnités journalières,
aux prestations familiales et aux allocations funéraires est porté d’un (1) à
deux (2) mois pour être conforme au délai qui prescrit l’action en paiement
du salaire (article 199 du Code du Travail).
 Les prestations en espèces
Hormis les remboursements des frais de transport pour le suivi du
traitement ou de se rendre aux convocations de la CNSS, on distingue aussi les
indemnités journalières et les rentes comme prestations en espèces.

 les indemnités journalières :


Elles sont attribuées aux travailleurs en cas d’accident de travail suivi
d’un arrêt de travail. La victime a droit à une indemnité journalière pour
chaque jour d’incapacité ouvrable ou non suivant celui de l’arrêt de travail
consécutif à l’accident. Le montant de cette indemnité journalière est égal aux
deux tiers (2/3) du salaire moyen de la victime, le tiers restant étant à la charge
de l’employeur.
Cette indemnité est due à partir du 1er jour qui suit l’arrêt du travail
médicalement constaté et se prolonge jusqu’à :
 la guérison complète sans séquelles, ou,
 la consolidation (guérison avec séquelles et invalidité).

 La rente
On distingue les rentes d’incapacités permanentes et les rentes d’ayants-
droit.

 la rente d’incapacité permanente


La rente d’incapacité permanente est une somme d’argent attribuée à la victime
d’accident atteinte d’une maladie ou d’une infirmité permanente. Cette
incapacité peut être totale ou partielle. Le degré de l’incapacité permanente est
déterminé d’après la nature de l’infirmité, l’état général, l’âge, les facultés
physiques et mentales de la victime, ainsi que d’après ses aptitudes et

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qualifications professionnelles, sur la base d’un barème indicatif d’invalidité


établi par arrêté du ministre en charge de la sécurité.
 Cas d’incapacité permanente totale (IPT)
La victime a droit à une rente d’incapacité permanente totale dont le
montant est égal à 85% de la rémunération moyenne. Ce montant sera majoré
de 50% lorsque l’incapacité oblige la victime à recourir à l’assistance d’une
tierce personne.
 Cas d’incapacité permanente partielle (IPP)
À ce niveau, il dépend de deux conditions. Si après examens par un
médecin désigné ou agréé par l’établissement de prévoyance sociale, il est
constaté que le taux d’incapacité est égal ou supérieur à 15%, la victime aura
droit à une rente (IPP).
Le montant de la rente d’IPP est proportionnel à celui de la rente à laquelle la
victime aurait eu droit en cas d’incapacité permanente totale.
Mais s’il est détecté que le taux d’IPP est inférieur à 15%, la victime aura droit
à une allocation d’incapacité versée en une seule fois le montant annuel de la
rente fictive correspondant au degré d’incapacité partielle de la victime.

 La rente d’ayants droit.


Elle est attribuée aux survivants en cas de décès de la victime. Nous
attendons par survivants, les conjoints, les enfants et les ascendants du
travailleur décédé de suite d’un accident de travail ou d’une maladie
professionnelle.
 Rente de conjoint
Le conjoint (veuve ou veuf) invalide non divorcé, non marié, ni en
abandon de domicile conjugal, à condition que le mariage soit antérieur à
l’accident entrainant son décès. Il bénéficie d’un montant de la rente égal à
cinquante pour cent (50%) pour le conjoint (e) ; en cas de pluralité de veuves,
le montant de la rente leur est répartie à part égale de manière définitive,
aucune nouvelle répartition ne sera effectuée, même en cas de décès ou de
remariage de l’une d’entre elle.
 Les rentes d’enfants à charges.

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Les enfants à charge tels qu’ils sont définies au titre du régime des
Prestations Familiales peuvent obtenir une rente cumulée de 40% selon les
barèmes ci-après :
10% du salaire de la victime pour chaque orphelin de père ou de mère
30% du salaire de la victime pour chaque orphelin de père et de mère.

 Les rentes des ascendants


Les ascendants directs à la charge de la victime au moment de l’accident
ont droit en effet à une rente d’ascendant. Elle est de 10% du salaire de la
victime versé à chaque ascendant direct.

§3:La branche des pensions


Créée en 1960, la branche des pensions est chargée du service des prestations
de vieillesse, d’invalidité et de décès.
3.1 : Les prestations de vieillesses (VOIR ANNEXE 05)

La branche des pensions du régime de sécurité sociale est chargée de la


gestion des risques de vieillesse. La loi de sécurité sociale oblige le travailleur
à s’assurer contre les risques de vieillesse.
L’assurance vieillesse est fondée sur un principe contributif et a pour objectif
d’octroyer une pension ou une allocation de vieillesse dont le montant est
proportionnel au nombre d’années d’assurances et au salaire des trois (03) ou
cinq (05) meilleures années de cotisation. La caisse verse des prestations sous
certaines conditions. Elle est payable trimestriellement aux mois suivants Mars,
Juin, Septembre, Décembre.

 La pension vieillesse normale :


Est accordée au travailleur ayant atteint l’âge requis de départ à la
retraite, ayant cotisé au moins quinze (15) ans à la CNSS et ayant cessé toute
activité salariale. La pension cours pour compter du lendemain de la mise à la
retraite.

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 La pension vieillesse anticipée (VOIR ANNEXE 06):


Exemple : l’assuré de 50 ans accomplit atteint d’une usure prématurée de
ses facultés physiques ou mentales le rendant inapte à exercer une activité
salariale et qui a accompli au moins 15 ans (180 mois) de cotisation peut
demander une pension de vieillesse anticipée.

 Allocation de vieillesse :
L’assuré ayant atteint l’âge de 55 ans et qui cesse toutes activités
salariales alors qu’il ne remplit pas les conditions requises a droit à une
allocation de vieillesse qui lui sera versée en une seule tranche et non à une
pension de vieillesse.

3.2: La pension d’invalidité (VOIR ANNEXE 07)


Est attribuée à l’assuré qui avant d’atteindre l’âge de départ à la retraite devient
invalide suite à une maladie ou un accident d’origine non professionnelle, a subi
une diminution permanente de ses capacités physiques ou mentales dûment
certifiée par un médecin désigné ou agréé par l’établissement public de
prévoyance sociale à condition :
 d’avoir été immatriculé depuis au moins cinq ans (05) auprès de
l’établissement public de prévoyance,
 de totaliser six mois(06) d’assurance (cotisation) au cours des douze (12)
derniers mois civils précédent le début de l’incapacité conduisant à
l’invalidité et présenter en outre, un certificat médical attestant qu’il est
atteint d’une incapacité permanente de travail, le rendant inapte à gagner
au moins d’un tiers de sa rémunération normale. Elle prend fin à l’âge de
la retraite pour être remplacée par une pension de vieillesse.
 La pension de survivant (VOIR ANNEXE 08)
La pension de survivant est assurée aux ayants droit en cas de décès d’un
titulaire d’une pension de vieillesse, d’invalidité ou d’une pension anticipée
qui, à la date de son décès, remplissait les conditions requises pour bénéficier
d’une pension de vieillesse ou d’invalidité et qui justifiait de cent quatre-vingt
(180) mois. Cette pension est due dès le premier jour du mois suivant le décès

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du salarié. La pension de survivant est calculé en pourcentage de la pension de


vieillesse ou d’invalidité ou de la pension anticipée à laquelle l’assuré avait ou
aurait eu droit à la date de son décès à raison de :
 50% pour la veuve ou le veuf. En cas de pluralité de veuves, le montant
de cinquante pour cent (50%) est réparti entre elles à parts égales ;
 50% pour chaque orphelin. En cas de pluralité d’orphelins, le montant de
50% est reparti entre eux à parts égales ;
 25% pour chaque ascendant en ligne directe de célibataire sans enfants ;
cette répartition est définitive.
Pour une bonne cohérence de toutes ces attributions, la caisse nationale de
sécurité sociale a instauré un système d’organisation et de fonctionnement
adéquat. Le montant de la pension du travailleur est fonction du nombre
d’années de cotisation et du salaire moyen.

 L’allocation de survivant :
Elle est attribuée aux ayants droit et versée en une seule fois, si l’assuré
social à la date de son décès, ne pouvait prétendre ni à une pension de
vieillesse, ni à une pension d’invalidité.
Pour 180 mois (15 ans) de cotisations, le montant mensuel de la pension de
vieillesse normal, d’invalidité ou de pension anticipée est égal à 20% du salaire
mensuel moyen. Au-delà de 15 ans de cotisation, le pourcentage de 20% est
majoré de 2% pour chaque année supplémentaire.
NB : Le délai de prescription du droit aux pensions, rentes, allocation
vieillesse passe de cinq (5) ans à dix (10) ans. Selon le décret N°2005-
024/PRES/PM/MTEJ/MFB du 31 janvier 2005 portant fixation de l’âge de
départ à la retraite des travailleurs salariés, on retient :
 56 ans pour les exécutants (ouvriers et assimilés) ;
 58 ans pour les cadres moyens (les employés et assimilés) ;
 60 ans pour les cadres supérieurs (les agents de maitrise) ;
 63 ans pour les médecins et les enseignants du supérieur.

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SECTION 3 : Les ressources et les dépenses financières de la CNSS

§1 : Les Ressources Financières

Les fonds de la CNSS proviennent essentiellement :

 des cotisations sociales (90% de recettes budgétaires de la CNSS) et des


majorations encourues pour cause de retard dans le paiement et les
déclarations des cotisations.
 des revenus des placements financiers ;
 des revenus des immeubles de rapport ;
 de recettes diverses ;
 les dons et legs ;
 toutes autres ressources attribuées à la caisse par la loi en vue d’assurer
son équilibre financier.

§2 : Les Dépenses financières


Les dépenses de l’organisme comprennent :
 les dépenses relatives au paiement des diverses prestations légales ;
 les dépenses de fonctionnement et d’investissement ;
 les dépenses effectuées pour l’exécution du Programme d’Action
Sanitaire , Sociale et Familiale et du Programme de Prévention des
Accidents du Travail et les maladies Professionnelles.
Après cette présentation, nous aborderons le chapitre 2 qui porte sur
l’Organisation Structurelle et le Fonctionnement de la CNSS.

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CHAPITRE 2 : L’ORGANISATION STRUCTURELLE ET LE


FONCTIONNEMENT DE LA CNSS-SIEGE DU BURKINA FASO

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SECTION 1 : Les Organes de Gestion (OG)

La Caisse Nationale de Sécurité Sociale du Burkina Faso, selon la


présentation de son organigramme (Voir ANNEXE1) est placée sous deux
tutelles : la tutelle financière et la tutelle technique. Sa gestion est assurée par
un Conseil d’Administration.
Elle est sous l’autorité d’une Direction Générale qui est assistée par un
Secrétariat Général. L’institution dispose de huit (08) directions centrales. Pour
jouer pleinement son rôle, elle s’est dotée de cinq directions régionales.

§.1: Les tutelles


La CNSS est une institution de grande taille qui exige une structure
organisationnelle adéquate. De ce fait, elle ne peut donc se soustraire à la
supervision des départements ministériels. Les tutelles de la CNSS sont régies
par la loi n° 016-2006/AN du 16 mai 2006.

1.1 : La tutelle financière


La CNSS gère des ressources financières importantes et à l’effet de
prévenir toute opération susceptible de porter préjudice à l’économie nationale,
elle est astreinte à se référer au Ministre de l’Economie et des Finances pour les
transactions financières importantes.
1.2: La tutelle technique
Le Ministre de tutelle technique est chargé essentiellement de veiller à ce
que l’activité de l’établissement public de prévoyance sociale s’insère dans le
cadre de la politique nationale de protection sociale et des objectifs fixés par le
Ministère de la Fonction Publique du Travail et de la Sécurité Sociale.

A présent, nous allons faire connaissance du Conseil d’Administration


(CA) de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale.

§.2. Le Conseil d’Administration (CA)

La CNSS est administrée par un Conseil d’Administration Composé de


quinze (15) membres permanents dont (05) représentants de l’Etat, cinq (05)

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représentants des employeurs et cinq (05) représentants des travailleurs, dont


un représentant du personnel de la CNSS et de deux (02) observateurs.
Les membres du Conseil d’Administration sont nommés par un décret pris en
conseil des ministres pour trois (03) ans renouvelables. Le conseil
d’administration est chargé :
 d’examiner et d’approuver le projet de budget ;
 d’autoriser la direction générale à contrôler des emprunts et à passer des
marchés ;
 d’approuver la structure administrative;
 de veiller à son bon fonctionnement.
La Caisse Nationale de Sécurité Sociale est gérée par une Direction Générale
(DG).

§.3. La Direction Générale (DG)


La CNSS est placée sous l’autorité d’une Direction Générale. Celle-ci est
chargée de la supervision des ressources et soumet chaque année au conseil
d’administration un rapport sur le fonctionnement administratif et les comptes
financiers de l’institution. La Direction Générale comprend :
 le secrétariat particulier (SP) ;
 le protocole ;
 les conseillers techniques (CT) ;
 la Direction de l’audit interne (DAI) ;
 la Direction des Etudes et de la Stratégie (DES) ;
 la Cellule Affaires Juridiques et du Contentieux (CAJC) ;
 la Direction de la communication et des archives (DCA).

SECTION 2 : Les Organes de Direction (OD)

§.1 : Le secrétariat général (SG)


Il assiste la Direction Générale dans la mise en œuvre de la politique de
la CNSS. Il a autorité sur l’ensemble des directions centrales et régionales sauf
les services directement rattachés à la Direction Générale.

Rapport de M. SOME S Stéphane DFC/CNSS-SIEGE


19
THEME : La Comptabilisation des Cotisations Sociales à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS)

Le Secrétariat Général comprend:


 le Secrétariat Particulier (SP) ;
 le Service Central du Courier(SCC) ;
 les chargés d’Etudes(CE) ;
 le Service des marchés (SM) ;

§.2: Les directions


Ce sont des structures spécialisées, placées sous la supervision directe du
Secrétaire Général, et chargées d’appuyer celui-ci et la Directrice Générale
dans l’exécution de la mission de la CNSS. On distingue les directions
centrales et les directions régionales.

2.1: Les directions centrales


Les Directions Générale et le Secrétariat Général de la caisse sont
assistés dans leurs tâches par huit (08) directions spécialisées.
 la Direction des Ressources Humaines (DRH) ;
 la Direction du Contrôle de Gestion (DCG) ;
 la Direction des Systèmes d’Information (DSI) ;
 la Direction Administrative et de l’Equipement (DAE) ;
 la Direction Centrale des Prestations (DCP) ;
 la Direction de la Prévention (DP) ;
 La Direction Financière et Comptable (DFC) ;
 la Direction Centrale du Recouvrement(DCR) ;
La collecte de la plus grande partie des fonds de la CNSS, est confiée à la
DCR en collaboration avec la DFC. Elle est chargée de l’immatriculation des
employeurs et des travailleurs, du recouvrement des cotisations sociales et la
gestion y afférente. Elle comprend : le Service de l’Inspection du
Recouvrement (SIR), le Service Central d’Immatriculation (SCI), le Service
des Cotisations, le Service Contrôle et le Service Contentieux.

Rapport de M. SOME S Stéphane DFC/CNSS-SIEGE


20
THEME : La Comptabilisation des Cotisations Sociales à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS)

2.2 : La Direction Financière et Comptable (DFC)


La pratique de notre stage s’est effectuée au sein de la DFC de la Caisse
Nationale de Sécurité Sociale du Burkina. Une bonne connaissance de cette
direction nous permet de mieux appréhender ses attributions et de savoir
comment elle s’organise pour les travaux de gestion des cotisations sociales.

2.3 : Attribution de la DFC


La Direction Financière et Comptable a pour mission, la mise en œuvre
des procédures comptables de l’institution et de la politique financière de la
CNSS. Elle comprend deux (02) services que sont: un service de comptabilité
général (SCG) et un service des opérations financières (SOF).

§.3. Les Directions Régionales (DR)


Dans le souci de rapprocher les structures des assurés et des partenaires
sociaux, et de leur éviter de longs déplacements pour la perception des droits
ou pour s’acquitter de leurs devoirs, cinq directions régionales ont été créées:
 la Direction Régionale de Ouagadougou (DRO-Centre) ;
 la Direction Régionale de Bobo Dioulasso (DRB-Ouest) ;
 la Direction Régionale de Dédougou (DRD-Sud) ;
 la Direction Régionale de Fada N’Gourma (DRF-Est);
 la Direction Régionale de Ouahigouya (DRO-Nord).

Ces directions comme antérieurement évoqué sont des structures chargées du


métier de la CNSS. Bien qu’elles n’aient pas toutes les mêmes dimensions et
importances au regard des masses de personnes et de biens qu’elles gèrent,
elles ont toutes la même organisation administrative.

Rapport de M. SOME S Stéphane DFC/CNSS-SIEGE


21
THEME : La Comptabilisation des Cotisations Sociales à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS)

DEUXIEME PARTIE

Chapitre 3 : L’ORGANISATION COMPTABLE


DE LA CNSS

Rapport de M. SOME S Stéphane DFC/CNSS-SIEGE


22
THEME : La Comptabilisation des Cotisations Sociales à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS)

Les Cotisations Sociales dues à la Caisse sont assises sur l’ensemble des
rémunérations perçues par les personnes assujetties y comprises les
indemnités, primes, gratifications ainsi que les avantages en nature mais à
l’exclusion des remboursements de frais et des prestations familiales
dans la limite d’un plafond fixé par arrêté du Ministre du Travail. Les
taux de cotisations afférents à chaque branche est fixé par décret de
manière que les recettes totales de chaque branche permettent de couvrir
l’ensemble des dépenses de prestation de la branche et de disposer du
montant nécessaire à la constitution des diverses réserves. Par définition
le Régime de Sécurité Sociale est un système de protection sociale
obligatoire institué par l’Etat dans le but de protéger le Travailleur et sa
Famille contre les risques pouvant provenir soit du travail, soit de la
maladie, du décès ou de la vieillesse. En rappel, le Régime de Sécurité
Sociale du BURKINA FASO comprend trois(3) grandes branches de
prestations :
 La branche des Prestations Familiales, chargée du service des
prestations familiales et des prestations de maternité ;
 La branche des Risques Professionnels, chargée du service des
prestations en cas d’accident du Travail et de Maladie
Professionnelle ;
 La branche des Pensions, chargée du service des prestations de
vieillesse, d’invalidité et de décès. Ces branches sont complétées par
une action sanitaire et sociale.
Ainsi les Cotisations Sociales sont encaissées pour couvrir les
trois(3) branches du Régime de Sécurité Sociale institué au
BURKINA FASO.

Section 1 : Les principes comptables appliqués.

Le cadre comptable et les états de synthèse de l’Organisme de Prévoyance


Sociale (OPS) sont établis par référence aux principes généraux ci-après, à
savoir :
- les principes comptables fondamentaux ;
- l'organisation de la comptabilité et les méthodes d'évaluation.
L’OPS doit établir à la fin de chaque exercice comptable les états de synthèse
aptes à donner une image fidèle de leur patrimoine, de leur situation financière
et de leurs excédents ou insuffisances.

Rapport de M. SOME S Stéphane DFC/CNSS-SIEGE


23
THEME : La Comptabilisation des Cotisations Sociales à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS)

La représentation d'une image fidèle repose nécessairement sur un certain


nombre de conventions de base constitutives d'un langage commun appelées
principes comptables fondamentaux.
Lorsque les opérations, événements et situations sont traduits en comptabilité
dans le respect des principes comptables fondamentaux et des prescriptions du
Plan Comptable des Organismes de Sécurité Sociale, les états de synthèse sont
présumés donner une image fidèle du patrimoine, de la situation financière et
des excédents ou insuffisances de la société mutualiste (CNSS).
Dans le cas où l'application de ces principes et de ces prescriptions ne suffit pas
à obtenir une image fidèle des états de synthèse, l’OPS doit obligatoirement
fournir toutes les informations et les indications permettant d'atteindre l'objectif
de l'image fidèle.

Les principes comptables fondamentaux sont au nombre de sept (7) :


• Le principe de continuité d'exploitation ;
• Le principe de permanence des méthodes ;
• Le principe du coût historique ;
• Le principe de spécialisation des exercices ;
• Le principe de prudence ;
• Le principe de clarté ;
• Le principe d'importance significative.

 Le principe de continuité d’exploitation


Ce principe postule que l’Organisme de Prévoyance Sociale (OPS)
continuera à fonctionner dans les conditions normale existant à la date
de clôture et à celle de l’arrêté des comptes et qu’elle n’a donc ni
l’intention, ni l’obligation de cesser ses activités dans un avenir prévisible.
Ce principe conditionne l'application des autres principes, méthodes et règles
comptables tels que ceux-ci doivent être respectés par les OPS, en particulier
ceux relatifs à la permanence des méthodes et aux règles d’évaluation et de
présentation des états de synthèse.

 Le principe de permanence des méthodes


La présentation des comptes annuels et les méthodes d'évaluation doivent rester
les mêmes d'un exercice à l'autre. La cohérence des informations comptables
au cours des périodes successives implique la permanence dans l'application
des règles et procédures. Ainsi, toute exception à ce principe de permanence

Rapport de M. SOME S Stéphane DFC/CNSS-SIEGE


24
THEME : La Comptabilisation des Cotisations Sociales à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS)

doit être justifiée par la recherche d'une meilleure information et en cas de


modification, les incidences comptables résultant de ce changement doivent
être communiquées avec précision. En vertu du principe de permanence des
méthodes, les OPS doivent produire les états financiers et leurs annexes en
appliquant les mêmes règles d'évaluation et de présentation d'un exercice à
l'autre. Les OPS ne peuvent introduire de changement dans ses méthodes et
règles d'évaluation et de présentation que dans des cas exceptionnels.
Dans ces circonstances, les modifications intervenues dans les méthodes et les
règles habituelles sont précisées et justifiées en annexe avec indication de leur
influence sur le patrimoine, la situation financière et le résultat positif ou
négatif.

 Le principe du coût historique


En vertu du principe du coût historique, la valeur d'entrée d'un élément inscrit
en comptabilité pour son montant exprimé en unités monétaires courantes à la
date d'entrée reste intangible quelle que soit l'évolution ultérieure du pouvoir
d'achat de la monnaie ou de la valeur actuelle de l'élément, sous réserve de
l'application du principe de prudence.

 Le principe de spécialisation des exercices


Les charges et les produits doivent être, en vertu du principe de la
spécialisation des exercices, rattachés à l'exercice qui les concerne
effectivement et à celui-là seulement.
Les produits y compris les cotisations sociales sont comptabilisés au fur et à
mesure qu'ils sont acquis et les charges y compris les prestations, au fur et à
mesure qu'elles sont engagées, sans tenir compte des dates de leur
encaissement ou de leur paiement.
Toutes charges ou tout produit rattachables à l'exercice mais connu
postérieurement à la date de clôture et avant celle d'établissement des états
financiers et annexes, doit être comptabilisé parmi les charges et les produits de
l'exercice considéré.
Toute charge ou tout produit connu au cours d'un exercice mais se rattachant à
un exercice antérieur doit être inscrit parmi les charges ou les produits de
l'exercice en cours dans les comptes dédiés.
Toute charge ou tout produit comptabilisé au cours de l'exercice et se rattachant
aux exercices ultérieurs doit être inscrit dans un compte de régularisation.

Rapport de M. SOME S Stéphane DFC/CNSS-SIEGE


25
THEME : La Comptabilisation des Cotisations Sociales à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS)

 Le principe de prudence

En application de ce principe, les produits ne sont pris en compte que s'ils sont
certains et définitivement acquis; en revanche, les charges sont à prendre en
compte dès lors qu'elles sont probables. La plus-value constatée entre la valeur
actuelle d'un élément d'actif et sa valeur d'entrée n'est pas comptabilisée. La
moins-value doit toujours être inscrite en charges même si elle apparaît comme
temporaire à la date d'établissement des états financiers et annexes.
Tous les risques et charges nés en cours de l'exercice ou au cours d'un exercice
antérieur doivent être inscrits dans les charges de l'exercice même s'ils ne sont
connus qu'entre la date de clôture de l'exercice et la date d'établissement des
états financiers et annexes.

 Le principe de clarté
Selon le principe de clarté:
- Les opérations et informations doivent être inscrites dans les comptes sous le
poste et la rubrique adéquats avec la bonne dénomination et sans compensation
entre elles;
- Les éléments d'actif et de passif doivent être évalués séparément ;
- Les éléments des états de synthèse doivent être inscrits dans les postes
adéquats sans aucune compensation entre ces postes. En application de ce
principe, l’OPS doit organiser sa comptabilité, enregistrer ses opérations,
préparer et présenter ses états de synthèse conformément aux prescriptions du
PCOPS.

 Le principe d’importance significative


Selon le principe d'importance significative, les états de synthèse doivent
révéler tous les éléments dont l'importance peut affecter les évaluations et les
décisions, par la création de postes faisant ressortir les différents types de
charges et de produits, de créances et de dettes, de provisions et placements…..
Est significative, toute information susceptible d'influencer l'opinion que les
lecteurs des états financiers et annexes peuvent avoir sur le patrimoine, la
situation financière et les résultats positifs ou négatifs. Ce principe trouve
essentiellement son application en matière d'évaluation et en matière de
présentation des états financiers et annexes.
Il ne va pas à l'encontre des règles concernant l'exhaustivité de la comptabilité,
la précision de l'enregistrement et des équilibres comptables exprimés en unités
monétaires courantes.

Rapport de M. SOME S Stéphane DFC/CNSS-SIEGE


26
THEME : La Comptabilisation des Cotisations Sociales à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS)

Dans les évaluations nécessitant des estimations, les méthodes par


approximation ne sont admises que si leurs incidences par rapport à des
méthodes plus élaborées n'atteignent pas des montants significatifs au regard
de l'objectif de l'image fidèle.

Section 2 : La présentation du Plan Comptable CIPRES

La conférence interafricaine de prévoyance sociale est une conférence


instituant un régime de sécurité sociale pour un ensemble de pays membres
dans le but d'uniformiser, de contrôler et de réguler les organisme de sécurité
sociale déjà existants dans ses pays membres. En plus de regrouper des pays
membres, elle a un statut juridique, une direction centrale, jouit d'un régime
fiscal privilégié, est administrée par un conseil d'administration et a une
autonomie financière dont la gestion financière obéit aux règles et principes du
plan comptable de référence (plan comptable SYSCOA).

§.1 : Le plan comptable CIPRES

Afin d'assurer à l'employé une protection sociale contre les risques


futurs, la comptabilité doit satisfaire aux respects des principes et
règles d'encaissement des opérations réalisées.
De ce fait, la comptabilité est tenue en partie double, les écritures
d'encaissements doivent être justifiées par des pièces datées qui
seront conservées et classées suivant les procédures de l'organisation
comptable. Ces pièces seront utilisées comme moyens de preuves et
porteront les références des enregistrements comptables. Le plan de
compte utilisé doit faire référence à celui du plan comptable général
(plan comptable SYSCOA).
Ce plan comptable a pour objectif la normalisation de tout ce qui
concerne la comptabilité : les méthodes de comptabilisation,
d'évaluation, de présentation des documents comptables.
Il comporte :

nomenclature des comptes ;

Rapport de M. SOME S Stéphane DFC/CNSS-SIEGE


27
THEME : La Comptabilisation des Cotisations Sociales à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS)

comptes avec leurs termes


explicatifs ;

et des documents de synthèses.

1.1 : Définition et Codification de gestion


L'ensemble des opérations financières intéressant une branche, un fonds ou une
œuvre constitue une gestion. Chaque gestion créée est identifiée par un indice.
Le plan comptable CIPRES, identifie et codifie neuf (09) gestions regroupées
en trois catégorie : gestion technique, budgétaire et autres gestions. Chaque
institution peut ouvrir dans sa comptabilité celles qui corresponde à ses
activités et ses besoins d'information. La codification des gestions se au choix
entre deux types de code :

1.2: La gestion technique.

Correspondant aux risques constituant le régime de sécurité sociale, le plan


préconise l'ouverture et la codification suivante pour les différentes branches de
prestations :
F;
s de travail, maladies
professionnelles et préventions des risques) : A ;
V;
M;
S;
G;
T;
I

Rapport de M. SOME S Stéphane DFC/CNSS-SIEGE


28
THEME : La Comptabilisation des Cotisations Sociales à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS)

§.2 : Le choix des classes de comptes

Il comprend la liste et le classement des comptes et les instructions


d'application.

2.1 : Le choix des classes de comptes

Les opérations sont réparties en neuf (09) classes ayant les codes 1 à 9. Les
classes de 1 à 7 sont réservées pour la tenue de la comptabilité générale. Les
cinq (5) classes concernant le bilan sont :
: les comptes de capitaux ;

Les opérations se rapportant au résultat sont enregistrées dans deux classes qui
sont :

Les classes 8 et 9 sont réservées à la comptabilité analytique et la comptabilité


d'engagement.

2.2 : La structure des comptes.

Le numéro de chacune des classes de comptes constitue le premier chiffre de


tous les comptes de la classe considérée. Les numéros se lisent à partir de la
gauche. Chaque compte peut lui-même se subdiviser en sous comptes. Le
numéro de chaque compte divisionnaire commence chaque fois par le numéro
de compte ou sous compte dont il constitue une subdivision.
La structure des comptes de la CNSS est constituée de trois (3) parties :

de chacune des classes des comptes et leurs subdivisions.

Rapport de M. SOME S Stéphane DFC/CNSS-SIEGE


29
THEME : La Comptabilisation des Cotisations Sociales à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS)

Ainsi la codification par direction est la suivante

✦ Agence provinciale du Boulkiemdé : 100


Gourma : 200 ;

-Dioulasso : 500

Rapport de M. SOME S Stéphane DFC/CNSS-SIEGE


30
THEME : La Comptabilisation des Cotisations Sociales à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS)

Chapitre 4 : LA COMPTABILISATION DES


COTISATIONS SOCIALES

Rapport de M. SOME S Stéphane DFC/CNSS-SIEGE


31
THEME : La Comptabilisation des Cotisations Sociales à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS)

La Comptabilité est définie selon le Droit Comptable du Système


Comptable OHADA et Ouest Africain la science qui a pour but
l’enregistrement en unités monétaire des mouvements de valeurs
économiques, en vue de faciliter la conduite des affaires financières,
industrielles et commerciales.
On entend par Comptabilisation l’action qui consiste à comptabiliser son
résultat ou d’inscrire dans la comptabilité un compte. Le compte est
l’unité retenue pour le classement et l’enregistrement des mouvements
comptables. Avant de parler à proprement dit de la comptabilisation des
Cotisations Sociales, nous nous intéressons d’abord au plan Comptable
CIPRES applicable par la CNSS ainsi que du Logiciel de Gestion
exploité.

Section 1 : GENERALITES
Les opérations comptables générées par les activités de recouvrement des
Cotisations Sociales comprennent :
 Les opérations d’Encaissements d’une part qui sont directement
reçues par les Services Comptable avant que les pièces ne soient
transmises aux Services en charges du Recouvrement :
-La déclaration des Cotisations suivies de paiement ;
-Les paiements sur arriérés (amiable et/ou contentieux) ;
-Les paiements anticipés (avances).
 Les opérations de débits établis par les Services de Recouvrement
(Contrôle, Majorations et Pénalités de Retards, frais de recouvrement
et d’impayés…) d’autre part et transmis au Service Comptable pour
enregistrement.

Les Encaissements de Recettes sont de quatre (4) ordres :


 Les paiements par Chèques ;
 Les paiements en Espèces ;
 Les paiements par Virement
 Les compensations de dettes vis-à-vis de certains
fournisseurs (employeurs débiteurs).

Rapport de M. SOME S Stéphane DFC/CNSS-SIEGE


32
THEME : La Comptabilisation des Cotisations Sociales à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS)

§.1 : Le Plan Comptable Applicable

Le Plan Comptable CIPRES (VOIR ANNEXE2) est utilisé par les


organismes de prévoyance sociale des pays d’Afrique de la zone francs.
Il a pour but la normalisation des méthodes comptables.
Il comporte :
 Le cadre comptable fixant les règles générales de classement et la
nomenclature des comptes ;
 Les modalités de fonctionnement des comptes avec leurs
terminologies explicatives ;
 Les normes régissant la présentation et l’établissement des comptes
et documents de synthèses.
Chaque organisme de sécurité sociale participe à la gestion d’un certain
nombre de fonds d’activités ou d’œuvres dont les résultats doivent être
dégagés séparément en Comptabilité Générale. L’ensemble des opérations
intéressant un fonds de sécurité sociale, une activité ou une œuvre
constitue une gestion.
L’identification des mouvements d’une gestion est assurée par l’affectation
d’un indice de gestion qui précède le numéro de compte de cette
gestion.

Ainsi, les indices affectés sont les suivants :

 F : gestion des Prestations Familiales ;


 A : gestion des Risques Professionnels ;
 V : gestion des pensions vieillesse, d’invalidité et de décès ;
 M : gestion de l’assurance maladie ;
 S : gestion de l’action sanitaire et sociale ;
 G : gestion administrative ;
 E : gestion des établissements ;
 I : gestion des immeubles de rapport ;
 T : gestion des immeubles financiers.

Rapport de M. SOME S Stéphane DFC/CNSS-SIEGE


33
THEME : La Comptabilisation des Cotisations Sociales à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS)

EXEMPLE : Compte de gestion : G500.5610500

G représente le code de gestion administrative ;


500 représente la direction régionale de Bobo-Dioulasso (DRB)
(VOIR ANNEXE3) ;
5610500 représente le compte financier : compte banque BOA BOBO.

§.2 : Le logiciel de gestion exploité


Les Services de la Comptabilité Générale et des Opérations Financières
de la CNSS du BURKINA FASO sont informatisés , facilitant ainsi le
traitement des pièces comptables.
Tous les ordinateurs du Service Comptabilité Générale et des Opérations
Financières sont en réseau et utilise le logiciel <<Oracle Application>>.
Celui-ci est paramétré par un code confidentiel fournit au Personnel
Permanent de la CNSS-BF et est composé du menu suivant :
 Pièces ;
 Budget ;
 Recherche ;
 Configuré ;
 Devise ;
 Consolidation ;
 Autre.

Section2 : L’ENREGISTREMENT COMPTABLE

§.1 : GENERALITES
Les écritures sont passées selon le système dit en partie double. Dans ce
système, tout mouvement ou variation enregistré dans la comptabilité est
représentée par une écriture qui établit une équivalence entre ce qui est porté au
débit et ce qui est porté au crédit des différents comptes affectés par cette
écriture.
Tout enregistrement comptable précise l’origine, le contenu et l’imputation de
chaque donnée, ainsi que les références de la pièce justificative qui
l’accompagne.

Rapport de M. SOME S Stéphane DFC/CNSS-SIEGE


34
THEME : La Comptabilisation des Cotisations Sociales à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS)

Chaque écriture s’appuie sur une pièce justificative datée, établie sur papier ou
sur un support assurant la fiabilité, la conservation et la restitution en clair de
son contenu pendant les délais requis.
Les opérations de même nature, réalisées en un même lieu et au cours d’une
même journée, peuvent être récapitulées sur une pièce justificative unique.
Les pièces justificatives sont classées dans un ordre défini dans la
documentation décrivant les procédures et l’organisation comptable de
l’organisme. L’Organisation Comptable repose sur le principe que tous les
titres de paiements doivent être reçus par les Services Comptables.
Les mouvements affectant le patrimoine de l’organisme sont enregistrés sur le
livre journal :
� Soit par jour, opération par opération ;
� Soit par récapitulation au moins mensuelle des totaux des opérations, à la
condition de conserver tous les documents permettant de vérifier ces
opérations jour par jour, opération par opération.
Le caractère définitif des enregistrements du livre journal et du livre
d’inventaire est assuré par une procédure de validation, arrêtée par le Directeur
Financier et Comptable, qui interdit toute modification ou suppression de
l’enregistrement.

§.2. LE TRAITEMENT COMPTABLE DES OPERATIONS


TECHNIQUES
Le plan comptable des organismes de sécurité sociale distingue deux catégories
de charges et de produits :

� Les charges et les produits de gestion courante correspondant à l’utilisation


des moyens qui permettent aux organismes d’assurer leurs missions de
sécurité sociale ;
� Les charges et les produits de gestion technique correspondant au versement
des prestations, aux recouvrements des cotisations et des contributions sociales,
aux transferts financiers internes, à la protection sociale et aux contributions
de l’Etat à certains organismes.
Le compte de résultat enregistre séparément les charges et les produits de
gestion courante et les charges et les produits de gestion technique. Les
gestions techniques des organismes sont soumises à des dispositions
particulières, rassemblées pour l’essentiel dans le code de la sécurité sociale de
chaque organisme.

Rapport de M. SOME S Stéphane DFC/CNSS-SIEGE


35
THEME : La Comptabilisation des Cotisations Sociales à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS)

§.3 : LE FAIT GENERATEUR

D’une manière générale, le fait générateur d’une opération technique résulte de


la réalisation d’évènements tels que :
 L’ouverture de droits (prestations familiales, vieillesse, invalidité,
rentes, rappels de prestations…) ;
 L’exécution d’une prestation ;
 La perception d’un revenu ou le versement d’un salaire (cotisations) ;
 La constatation d’une créance (recours contre tiers, indus…).

§.4 : LE RATTACHEMENT A L’EXERCICE


L’enregistrement comptable des opérations techniques s’effectue selon le
principe de la constatation des droits. Ce principe, dit des « droits constatés
», doit être défini par voie réglementaire pour chaque organisme de sécurité
sociale.
Les produits techniques se rattachent à l’exercice au cours duquel les droits des
organismes ont été acquis et les charges techniques qui ont fait l’objet d’une
ouverture de droit ou d’un service fait au cours d’un exercice sont
comptabilisées au titre de cet exercice.
Ainsi, le rattachement des opérations techniques à un exercice comptable est
déterminé par la date à laquelle les charges et les produits techniques sont
constitués en tant que droit. Ces droits et obligations sont comptabilisés
lorsqu’ils répondent aux dispositions législatives contenues dans le code de
sécurité sociale de chaque organisme.

Section3 : L’ENREGISTREMENT DES OPERATIONS TECHNIQUES:


LE PRINCIPE
Les comptes de l’exercice enregistrent toutes les opérations techniques nées au
cours de cet exercice.
Le résultat récapitule les produits (y compris ceux correspondant aux produits à
recevoir) et les charges (y compris celles correspondant aux charges à payer et
aux provisions pour risques et charges).
En pratique, le principe de rattachement est mis en œuvre lors des opérations
d’inventaire en fin d’exercice.
Au cours de l’exercice, les écritures courantes sont comptabilisées lorsque
l’organisme a une connaissance suffisamment fiable de ses droits et
obligations et de leurs montants ; cette connaissance est formalisée par une
pièce justificative qui est à l’origine de l’écriture comptable.

Rapport de M. SOME S Stéphane DFC/CNSS-SIEGE


36
THEME : La Comptabilisation des Cotisations Sociales à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS)

A l’arrêté des comptes, les écritures d’inventaire ont pour objet de compléter
les écritures courantes pour rattacher les charges et produits techniques à
l’exercice auxquels ils se rapportent. Pour des raisons de délai d’arrêté des
comptes, ce rattachement s’effectue alors indépendamment de la réception ou
de la connaissance des pièces justificatives ouvrant les droits des bénéficiaires
ou les obligations des débiteurs.
Lors des opérations d’inventaire, les droits et obligations, nés au cours de
l’exercice clos, mais pour lesquels l’organisme n’a pas reçu ou exploité la
pièce justificative, sont rattachés à cet exercice. Leur évaluation peut être
fondée sur l’observation des données statistiques des années précédentes.
Ce rattachement s’opère notamment au moyen des comptes de provisions
pour risques et charges, de charges à payer et de produits à recevoir.

 L’enregistrement comptable des opérations au cours de l’exercice

 L’enregistrement comptable des prestations sociales


Les charges liées aux prestations sociales en espèces sont comptabilisées après
réception, instruction et liquidation du dossier de l’assuré ou de l’ayant droit.
Ces charges sont enregistrées et comptabilisées à la survenance de chaque
échéance.
Les autres charges techniques
Les charges techniques autres que les prestations sociales : les admissions en
non-valeur, remises de dettes, subventions, etc., sont comptabilisées après
réception de la décision de l’instance compétente.

 L’enregistrement comptable des produits techniques : Les


cotisations sociales.
Les produits liés aux cotisations, dont le fait générateur est le paiement du
salaire, sont comptabilisés après réception et traitement du document établi par
l’employeur retraçant les montants dus au titre d’une période de travail donnée
(D.A.S., B.R.C., D.N.M., D.N.T, etc.).
Les produits rattachés aux cotisations, les recours contre les tiers, les indus,
les majorations de retard, les pénalités, etc. sont enregistrés dès que les
éléments constitutifs de la créance sont réunis par l’organisme, c’est-à-dire
selon les cas, au moment de l’émission d’un titre ou d’un ordre de recettes, à
celui de la mise en demeure du rappel de cotisation. S’agissant des recours

Rapport de M. SOME S Stéphane DFC/CNSS-SIEGE


37
THEME : La Comptabilisation des Cotisations Sociales à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS)

contre les tiers, les créances sont constatées dès que la responsabilité du tiers
est certaine.

 L’enregistrement comptable des opérations techniques à la clôture


de l’exercice
A la clôture de l’exercice, les organismes s’assurent, avant de passer les
écritures d’inventaire, que toutes les opérations pour lesquelles les créanciers
et les débiteurs sont identifiés et les montants connus, ont été inscrites en
charges et en produits.
Ils veillent également à ce que les opérations figurant dans les comptes
transitoires ou d’attente, qui ne doivent pas figurer au bilan sauf à être
justifiées par une information en annexe, soient correctement imputées dans les
comptes définitifs.

Section 3 : EXEMPLE D’APPICATION DES COTISATIONS


SOCIALES A PAYER

Monsieur SOME est le responsable du personnel dans une entreprise X,


spécialisée dans la fabrication de pots de lait. Elle emploie 22 salariés tous
affiliés à la CNSS. Il procède au versement des cotisations des salariés chaque
mois. Parmi ces derniers, douze(12) ont un salaire de soixante-sept mille francs
(67000f), six (06) un salaire de trois cent cinquante mille francs (350 000 f) et
enfin quatre (04) ayant un salaire supérieur à un million huit cent mille francs
(1 647 315f) comprenant Monsieur SOME et les cadres de l'entreprise.

a- Les salaires bruts soumis à cotisations

 Régime de retraite

- 12 * 67 000 = 804 000

- 6 * 350 000 = 2 100 000

- 4 * 1 647 315 = 6 589 260

 Régime des prestations familiales et accidents du travail

- 12 * 67 000 = 804 000

- 6 * 70 000 = 420 000

- 4 * 70 000 = 280 000

Rapport de M. SOME S Stéphane DFC/CNSS-SIEGE


38
THEME : La Comptabilisation des Cotisations Sociales à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS)

· Cumul des salaires bruts soumis à cotisations

Au titre du régime de retraite

804 000 + 2 100 000 + 6 589 260 = 9 493 260

Au titre des régimes de prestations familiales (PF) et des accidents du travail


(AT)

804 000 + 420 000 + 280 000 = 1 504 000

b- Calculs des Cotisations Sociales à Reverser

Rubriques Salaires soumis à cotisations Taux Montants

(francs CFA)
P. F. 1 504 000 7% 105 280
A. T. 1 504 000 3.5% 52 640
Retraite 9 493 260 5.5% 522 129,3

Total cotisations à payer 680 049,8

NB : Les cotisations sont calculées à partir des salaires plafonnés et des taux
applicables dans chaque régime. Les salaires plafonnés pris en compte dans le
calcul des cotisations sont les suivants :

· 70 000 francs par mois (ou 210 000 francs par trimestre) pour les
prestations familiales, les accidents de travails et les maladies professionnelles.

· 1 380 780 francs pour le calcul des cotisations pour la retraite, soit 45 fois le
SMIG (le SMIG étant de 30 684francs au Burkina Faso ; en Côte d’Ivoire,
le SMIG est de 36 684 francs.)

L'employeur est responsable du paiement à la CNPS de l'ensemble des


cotisations (part patronale et part salariale). Le salarié ne peut en aucun cas
s'opposer à la retenue de sa part de cotisation sur son salaire lors de chaque
paie.

Rapport de M. SOME S Stéphane DFC/CNSS-SIEGE


39
THEME : La Comptabilisation des Cotisations Sociales à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS)

La périodicité des paiements se fait :

 Tous les mois, si l'entreprise emploie plus de 20 salariés ;


 Tous les trimestres, si l'entreprise emploie moins de 20 salariés.

Les taux applicables pour le calcul des cotisations :

Rubriques
Taux Employé Taux Employeur Total des Taux
des branches
Branche de Prestations
- 7% 7%
Familiales (P. F)
Branche des Accidents de
- 3.5% 3.5%
Travail (A. T)
Branche des Pensions
5.5% 5.5% 11%
(Retraite)

· 7 % pour les prestations familiales dont pour l'assurance maternité, le


montant actuel des allocations prénatales est de 1000 francs par mois de
grossesse, soit 9000 francs pour les neuf(09) mois ;

· 3.5 % (selon le secteur d'activité) pour les accidents de travail et les maladies
professionnelles ;

· 5.5 % pour l'assurance vieillesse.

· D’où les cotisations pour les prestations familiales et les accidents du travail
sont à la charge exclusive de l'employeur. Les cotisations pour la retraite sont à
la charge conjointe de l'employeur et du salarié à raison de 5.5 % pour
l'employeur et 5.5 % pour le salarié.

Section 4 : LA COMPTABILISATION DES COTISATIONS


SOCIALES

§.1 : Le Contenu et le Fonctionnement des Comptes Cotisants :


Cas du compte 415 << Clients, Cotisants et Comptes Rattachés>>

1.1 : Le Contenu du Compte 415 <<Clients, Cotisants et Comptes


Rattachés>>

Rapport de M. SOME S Stéphane DFC/CNSS-SIEGE


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THEME : La Comptabilisation des Cotisations Sociales à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS)

Le compte 415 enregistre toutes les créances liées au recouvrement des


cotisations.

Les subdivisions comptables du compte sont les suivants :


4151 – Cotisants, créances exigibles
4152 – Cotisants, créances douteuse

1.2 : Le Fonctionnement des Comptes Rattachés

 4151 – Cotisants, créances exigibles


Le compte 4151 enregistre les créances liées au recouvrement des cotisations
sociales et assimilées ; qu’il s’agisse de produits propres à l’organisme ou de
recouvrement au bénéfice de tiers.
Le compte 4151 est débité lors de la mise en recouvrement ou du
recouvrement des cotisations (principal, majorations de retard, pénalités, etc.),
par le crédit des comptes de produits techniques (subdivisions du compte
70 « produits techniques » et des comptes de tiers concernés : le compte 4614
«Opérations sur mandats de sécurité sociale» ; le compte 4617 «Autres
créances et dettes liées au recouvrement des cotisations»
Le compte 4151est crédité par le débit :
- des comptes de trésorerie pour le montant des cotisations recouvrées ;
- du compte 4152 « Cotisants douteux ou litigieux » ;
- des comptes 6822 " Remises sur créances",6823 –"Annulation de créances ",
(ou 4614, ou 4617 dans le cadre des opérations pour le compte de tiers), en cas
de remises sur créances ou d’annulation de créances.

 4152 – Cotisants, créances douteuses


Le compte 4152 est utilisé pour isoler le montant des créances de cotisations
dont le recouvrement apparaît incertain.
Le transfert du compte 4151 au compte4152 intervient après examen de la
situation des débiteurs. Il concerne plus particulièrement les cotisants dont les
difficultés laissent à penser qu’un recouvrement rapide des cotisations restant
dues est incertain. Il peut s’agir notamment :
- des débiteurs dont la situation financière apparaît dégradée durablement ;
- les créances ayant fait l’objet de contrainte sans réaction de l’employeur après
le délai d’exigibilité ;
- les créances dont l’ancienneté est supérieure au temps nécessaire pour
dérouler totalement la procédure contentieuse ;

Rapport de M. SOME S Stéphane DFC/CNSS-SIEGE


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THEME : La Comptabilisation des Cotisations Sociales à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS)

- Les cotisations dues par les entreprises en liquidation et règlement judiciaire,


à l’exception des cotisations dues par l’Etat ou ses démembrements.
Les créances inscrites au compte 4152 «Cotisants, créances douteuses»
doivent ensuite faire l’objet de provisions pour dépréciation dès lors
qu’apparaît une perte probable.
Le compte 4152 Cotisants, créances douteuses est débité par le crédit du
compte 4151« Cotisants, créances exigibles ».
Le compte 4152« Cotisants, créances douteuses» est crédité par le débit d’un
compte de trésorerie en cas de règlement par le débit des comptes
6821" Admissions en non-valeur", ou
6822 –" Remises sur créances", ou
6823 –"Annulation de créances ", (ou 4614, ou 4617 dans le cadre des
opérations pour le compte de tiers), en cas d’admission en non-valeur, de
remises sur créances ou d’annulation de créances.

§.2 : La Comptabilisation des Cotisations Sociales (CS)

 Comptabilisation des Créances


C'est la constatation sur les comptes appropriés des montants déclarés par les
employeurs à la CNSS.
Les comptes utilisés sont fonction de l'exercice auxquels se rapportent les
cotisations déclarées.
a- Cotisations exercice en cours :
415105 Cotisations exercices en cours
701100 Cotisations PF exercices en cours
701200 Cotisations AT-MP exercices en cours
701300 Cotisations Retraite exercice en cours

Dans le cas où il y a des majorations de retard, le comptable procèdera à


l'écriture suivante :
415105 Cotisations exercice en cours

702100 Majorations et Pénalités au titre des PF sur exercice en


cours
702200 Majorations et Pénalités au titre des AT-MP sur exercice en
cours

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THEME : La Comptabilisation des Cotisations Sociales à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS)

702300 Majorations et Pénalités au titre de la retraite sur exercice


en cours
b- Cotisations exercice antérieur

415176 Cotisations exercice antérieur

701110 Cotisations PF exercice antérieur

701210 Cotisations AT exercice antérieur

701310 Cotisations Retraite exercice antérieur

Si majorations de retard

415176 Cotisations exercice antérieur

702110 Majorations et Pénalités au titre des PF sur exercice


antérieur
702210 Majorations et Pénalités au titre des AT-MP sur
exercice antérieur
702310 Majorations et Pénalités au titre de la Retraite sur
exercice antérieur
 Encaissement des cotisations sociales
Les comptes utilisés sont fonction du mode de paiement utilisé par
l'employeur.
En effet, l'employeur peut régler ses cotisations par chèque, espèce ou par
traite.

a- Encaissement par chèques

Ils sont directement remis au service du recouvrement qui procède à leur saisie
et les remet à la trésorerie pour vérification.
En fin de journée, celle-ci transmet le bordereau de remise chèques (annexe 3)
et les appels de cotisations à la comptabilité.

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THEME : La Comptabilisation des Cotisations Sociales à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS)

Les écritures suivantes sont alors passées :

552000 Chèque à encaisser


415105 Cotisations exercice en cours
ou
415176 Cotisations exercice antérieur

- suite à la remise en banque pour encaissement, le comptable passe les


écritures suivantes :

56 banque

552000 chèque à encaisser

b- Encaissement en espèces
Les espèces sont les cotisations en numéraire versées auprès des caissiers. Cela
donne lieu à l'émission d'un reçu de cotisations espèce.
Les assurés sont préalablement reçus par le service du recouvrement, qui saisit
le débit et remet les appels de cotisations à remplir.

570105 Caisse
415105 Cotisations exercice en cours
ou
415176 Cotisations exercice antérieur

c- Encaissement par effets :

Un effet est une déclaration produite par un employeur de verser à une date x
un montant de cotisation selon un échéancier établit en accord avec les services
du recouvrement.
Puis il est remis en fin de journée pour vérification à la trésorerie.
Celle-ci se charge de déposer l'effet à la banque pour encaissement une
semaine avant la date d'échéance.

Rapport de M. SOME S Stéphane DFC/CNSS-SIEGE


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THEME : La Comptabilisation des Cotisations Sociales à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS)

- Entrée en portefeuille :

540000 Effets à recevoir

415720 Cotisants effets reçus à recouvrer

- remise des effets en banque :

540100 Effets remis à l'encaissement

540000 Effets à recevoir

- Encaissement effectif des effets

56 Banque

540100 Effets remis à l'encaissement

- Régularisation

415720 Cotisants effets reçus à recouvrer


415105 Cotisations exercice en cours
ou
415176 Cotisations exercice antérieur

- Cas des chèques et effets impayés :

Il arrive souvent que des chèques et des effets reviennent impayés, ce qui
entraîne des frais pour la CNSS, qui seront supportés par l'employeur.

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THEME : La Comptabilisation des Cotisations Sociales à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS)

 Cas des chèques impayés

- Constatation des impayés


557000 Chèques impayés
557100 Frais sur chèques impayés
56 Banque

 Reconstitution du débit de l'employeur


415105 Cotisations exercice en cours
ou
415176 Cotisations exercice antérieur

557000 Chèques impayés


557100 Frais sur chèques impayés

 Régularisation des impayés : elle se fait en espèce


57 Compte Caisse
415105 Cotisations exercice en cours
ou
415176 Cotisation exercice antérieur

 Cas des effets impayés

- Constatation des impayés


547000 Effets impayés
547100 Frais sur effets impayés
56 Compte Banque

540100 Effets remis à l'encaissement

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THEME : La Comptabilisation des Cotisations Sociales à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS)

- Reconstitution du débit de l'employeur

415105 Cotisations exercice en cours


ou
415176 Cotisations exercice antérieur
ou
415720 Cotisants effets reçus à recevoir

547000 Effets impayés


547100 Frais sur effets impayés

- Régularisation : elle se fait en espèce

Compte Caisse
57
415105 Cotisations exercice en cours

415176 Cotisations exercice antérieur

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THEME : La Comptabilisation des Cotisations Sociales à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS)

Chapitre 5: L’ANALYSE CRITIQUE ET


SUGGESTIONS

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THEME : La Comptabilisation des Cotisations Sociales à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS)

Section 1 : L’Analyse Critique

Durant toute la période de stage effectuée au sein de la Direction


Comptable et Financière (DFC) de la CNSS-Siège BF, nous avons
observé des insuffisances dont il serait inopportun d’en garder sous
silence, car il y va du bien être des Assurés Sociaux en particuliers
pour la qualité des services offert par la CNSS. Ces observations portent
essentiellement sur :
-La monté et descende ou des aller et venus successifs du Service
Compte-Recette au Service Caisse pour la Réception, le Contrôle et
l’Endossement des Chèques envoyés par les employeurs au titre de leurs
paiements des Cotisations Sociales. Cela pose un véritable problème au
cas où les stagiaires sont appelé(e)s à exécuter le service du à l’arrivé
massif et en retard des chèque envoyés par les employeurs. Une
éventuelle marge d’erreur par la disparition d’un chèque est intolérable ;
-L’absence de la connexion WIFI pour les utilisateurs.

Section 2 : Suggestions

Afin de permettre un meilleur déroulement du stage et d’offrir aux


salariés des meilleures conditions de travail dans les années à venir,
nous suggérons que :
-Les Services envisagent avec l’appui de toutes les Directions des
séances de rencontre particulières avec les stagiaires pendant la période
du stage pour, non seulement s’intéresser des besoins adéquats des
stagiaires dans les différents lieux de stage, mais aussi pour s’imprégner
des difficultés que ces derniers rencontrent pendant la période de stage.
-La Direction Générale envisage l’établissement de la connexion
WIFI(Waves IFInity) pour l’accès à Internet aux différents utilisateurs.

Rapport de M. SOME S Stéphane DFC/CNSS-SIEGE


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THEME : La Comptabilisation des Cotisations Sociales à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS)

CONCLUSION GENERALE

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THEME : La Comptabilisation des Cotisations Sociales à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS)

A l’issue de la formation théorique reçue au CERPAMAD, nous avons


effectué notre stage pratique et d’initiation à la vie professionnelle à la
Direction Financière et Comptable (DFC) de la CNSS.
Notre étude thématique qui est :<<La Comptabilisation des Cotisations
Sociales à la CNSS >> a pour objectif de mettre en relief les missions
principales de la caisse qui est d’assurer la qualité des services offerts aux
Assurés Sociaux.

Le personnel de la DFC de la caisse a accordé beaucoup d’attention et de


suivi pour le bon déroulement du stage .En effet, l’accueil chaleureux et
les conseils pratiques constatées au service ( la DFC) ont démontré
l’harmonie et la cohésion sociale du travail entre le personnel d’une part et
des stagiaires d’autre part à la caisse.

Cependant nous avons pu relever quelques insuffisances sur le plan


Ressources Humaines de la CNSS. Le manque d’assistance
supplémentaire et complémentaire au sein du Service Comptes Recettes en
particuliers et de la DFC en général. Hormis ces faiblesses, nous avons
émis des suggestions en vue d’une bonne démarche managériale pour la
qualité et le bon déroulement du service. La vision formulée de la caisse
nationale à l’horizon 2020 est celle-ci :Une institution moderne et de
référence régionale, dotée d’une culture bien ancrée de management
orientée vers des résultats, libérée de l’emprise politique et administrative,
à l’image de marque valorisée, certifiée ISO et collaborant en harmonie
avec ses clients et partenaires sociaux.

En définitive, ce stage a été une expérience riche pour nous sur le plan
pratique. Cela nous permettra dans un proche avenir d’exercer avec
sérénité les professions de comptable et de financier .En plus de notre
formation théorique reçue au CERPAMAD, il nous a permis de renforcer
nos compétences pratique de calculs et de la comptabilisation des
cotisations sociales à la CNSS.

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THEME : La Comptabilisation des Cotisations Sociales à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS)

ANNEXES

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