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TERMES DE REFERENCE DE LA MISSION

Introduction
Dans le cadre de la coopération entre el gouvernement du MARC (MADRPM) et el PND, et ave l’appui du Fonds Mondial pour
l’Environnement (FEM), le projet de Conservation de la Biodiversité par la Transhumance dans le Versant Sud du Haut Atlas (CBTHA),
préparé à la suite d’un long processus de participation et de partenariat, a été mis en oeuvre à partir de Juillet 2001. Il vise la conservation de
la biodiversité par la relance de la transhumance et l’utilisation durable des terres. Ses principaux objectifs portent sur l’élaboration et la
réalisation de 4 plans intégrés de gestion durable ainsi que l’offre d’incitations économiques, sociales et institutionnelles qui vont permettre
l’instauration de mécanismes assurant un développement rural durable et la conservation de la biodiversité naturelle du milieu.

La zone du projet, correspondant au versant sud du Haut Atlas, s’étend sur une superficie totale d’environ 700.000 ha. Elle se décompose en
quatre grandes unités agro- écologiques étagées selon l’altitude dans la direction nord-sud qui sont : la haute montagne (plus de 3000 m
d’altitude), la moyenne montagne (2500 m) , le domaine des plaines et plateaux (1200 m) et la chaîne du Saghro (2000-2600 m).

Ce vaste domaine correspond également aux territoires respectifs de 13 Communes Rurales et 3 Communes Urbaines et trois groupes
ethniques : Les Ait Sedrate de Boulemane Dadès, les M’goun de Kelâa Mgouna et les Imeghrane de Toundoute. La population totale
estimée à 205.000 habitants est composée essentiellement d’agriculteurs sédentaires oasiens ; mais comporte une part non négligeable de
foyers transhumants et nomades (1000 à 1200 foyers) et d’agro-pasteurs.

Dans sa démarche, le projet, en étroite collaboration avec les institutions administratives impliquées, cible principalement les groupes
suivants:
1. les éleveurs transhumants, les bergers, les agro-pasteurs et leurs familles,
2. les femmes qui utilisent les ressources naturelles,
3. les chefs coutumiers et, secondairement, les tribus voisines qui ont des relations avec les groupes cités ci-dessus.
4. Le personnel de l’administration provinciale et des ministères impliqués, les institutions nationales de recherche/développement
(académiques ou ONG) et le secteur privé du tourisme bénéficieront également du projet.

Le personnel de l’administration provinciale et des ministères impliqués, les institutions nationales de recherche/développement
(académiques ou ONG) et le secteur privé du tourisme bénéficieront également du projet.

Stratégie et dispositions de mise en œuvre


La stratégie préconisée pour la conception, mise en œuvre et évaluation du projet est de nature participative et partenariale s’appuyant sur  1)
la planification participative et décentralisée, 2) la coordination et le partenariat pour une meilleure mobilisation des ressources financières et
humaines et 3) la durabilité des résultats et acquis du projet. Les institutions associées dans la planification et la mise en œuvre des activités
du projet sont :
 Les institutions locales : organisations pastorales et comité de gestion de la transhumance : les Institutions locales, représentées
par les organisations pastorales (OPs) existantes et éventuellement des institutions intermédiaires (Comités de Gestion de la
Transhumance) et d’autres organisations paysannes à créer lors de la mise en œuvre du projet. Elles regroupent aussi les
structures administratives et techniques locales et les membres de la société civile en relation avec le projet.
 l’unité du projet basée à Ouarzazate ;
 le comité provincial de coordination: présidé par le gouverneur, ce comité assure le suivi de l’avancement du projet et du budget
et veille à la coordination entre les différentes institutions. 
 l’unité nationale de coordination : représentée par la Direction de l’Elevage, sa mission consiste en le suivi de la mise en oeuvre
du projet et la coordination des actions entre les Ministères concernés. ;
 le comité national de coordination : le Comité National de Coordination présidé par le Secrétaire Général du MADRPM et dont le
secrétariat est assuré par la Direction de l’Elevage regroupe les principaux partenaires (Haut Commissariat aux Eaux et Forets,
Ministère de l’Intérieur, Département du tourisme, le PNUD, l’ORMVAO, la province de Ouarzazate, Département de
l’Environnement.
 Projets associés : Quatre projets associés sont retenus par le document du projet : 1) le projet forestier d’Ifrane CFD/FFEM,2) le
projet de développement pastoral et de l’élevage dans l’Oriental Figuig (FIDA) ,3) le projet de développement agricole de Dadès
Tafilalet-Ouarzazate (FIDA), 4) le projet de gestion des ressources naturelles FAO/Italie Taza.
 PNUD : Outre sa contribution au financement et à la mobilisation d’autres fonds, le bureau du PNUD de Rabat a apporté, tout le
long des quatre années de mis en œuvre, un appui régulier et soutenu au projet ayant porté sur le mobilisation de l’expertise
internationale, la formation, la gestion administrative, financière et comptable.

En terme de réalisations, et après la conception d’une approche participative appropriée au projet et la formation du personnel du projet, il a
été procédé à la réalisation d’une panoplie d’actions aussi importantes que diversifiées ayant touchée l’ensemble des thématiques du projet.
Ces actions portent sur:

1. La réalisation des études de base prévues par le document du projet;


2. L’élaboration du Plan intégré du M’goun et le démarrage de deux autres plans (Saghro et Ait Zakri);
3. Plusieurs activités se rapportant au renforcement des capacités des divers usagers des couloirs de transhumance  ; notamment,
l’organisation, la formation, le développement d’activités génératrices de revenus et la mise en place de fonds renouvelables
4. L’initiation d’un programme de formation et de recyclage du personnel du projet élaboré sur la base d’une évaluation préliminaire
des besoins en formation du personnel technique du projet;
5. Plusieurs activités socio-économiques d’incitation et d’appui aux groupes cibles et communautés du projet ayant intéressé
l’infrastructure pastorale, la conservation et la valorisation des ressources naturelles, la santé humaine, la scolarisation &
l’alphabétisation, le traitement du cheptel et plusieurs autres activités féminines.
6. Le démarrage d’une vaste campagne de sensibilisation multimédia pour les aspects de la conservation de la biodiversité et la
relance de la transhumance et la production et la diffusion de plusieurs supports scripto-audio-visuels.

Pour la réalisation de ces activités, le projet a adopté une approche participative et partenariale ayant permis l’implication  de tous les
partenaires potentiels et la mobilisation de fonds additionnels ayant contribué à la réalisation des activités précitées. Ainsi plusieurs contrats
one été conclu et diverses activités relatives à l’échange d’expérience et la programmation conjointe ont été réalisées.

En somme, le projet a réalisé un certain nombre d’actions et d’activités dont la faisabilité technique, la pertinence et surtout
l’agencement/articulation ainsi que les effets et impacts méritent d’être étudiés. La mise en œuvre de ces activités s’est heurtée à des
difficultés et contraintes d’ordre technique, opérationnel et de gestion. Parmi ces difficultés figurent principalement la programmation
ambitieuse consignée dans le document du projet qui se rapporte principalement aux études de base, l’organisation de la population et la
conception et la réalisation d’un vaste programme de sensibilisation. Ces activités qui s’étalent sur une période relativement longue
nécessitent une mobilisation de la population et des partenaires ; alors qu’il existe un besoin urgent d’intervention en faveur de la population
et des ressources naturelles dicté par l’effet néfaste des dernières années de sécheresse. Par ailleurs, il importe de mentionner les difficultés
très souvent insurmontables rencontrées lors la réalisation de certaines activités ; notamment celles liées à la délimitation des terrains
collectifs et l’amélioration des parcours et tout essai de re-végétalisation. De par leur caractère conflictuel, ces activités ne retiennent ni
l’intérêt ni l’attention des communautés et des institutions administratives.

Comme il apparaît ci-dessus, le projet a réalisé plusieurs actions et activités dont la faisabilité technique, la pertinence et surtout
l’agencement/articulation ainsi que les effets et impacts méritent d’être étudiés.

Les leçons tirées durant les quatre années de mise en œuvre du projet doivent constituer une base pour réorienter la mise en œuvre du projet.
C’est dans ce contexte et conformément du document et de la stratégie du projet que se place la présente mission d’évaluation à mi-parcours
qui, après un diagnostic des structures de mise en œuvre du projet, sa stratégie, de l’analyse de ses acquis, effets et impacts, formulera les
recommandations pratiques pour une meilleure et efficiente mise en œuvre des activités ainsi qu’une parfaite implication des différents
partenaires.

1. Objectifs de l’évaluation à mi-parcours


L’évaluation est initiée par l’équipe du projet CBTHA pour évaluer l’état d’avancement du projet à mi-parcours. Cette évaluation a pour
mandat :

 L’évaluation du progrès enregistré par le projet envers la réalisation des objectifs mentionnés dans le document du projet et
l’examen de l’efficacité des arrangements/management utilisés jusqu'à date.
 L’analyse des réalisations du projet et leurs impacts préliminaires par rapport à ses objectifs stratégiques et immédiats.
 L’appréciation du rôle du projet dans la mobilisation des autres partenaires et le degré de leur
implication dans la réalisation des activités du projet.
 L’évaluation des efforts et des initiatives menés pour le développement des activités d’appui aux communautés  ; notamment les
activités génératrices de revenus et les fonds additionnels mobilisés par le projet.
 L’évaluation de la gestion financière et du budget du projet en vue de déceler les goulots d’étranglement et proposer des mesures
qui s’imposent pour une meilleure adéquation entre la réalisation des activités du projet et les procédures financières nécessaires à
leur exécutions et pour une réallocation de fonds du projet permettant une meilleure implication des communautés.
 L’examen et l’analyse de l’organisation du projet et son montage institutionnel afin de juger de son efficacité et de son degré
d’adaptation aux spécificités du projet et à son environnement naturel et institutionnel.

Sur la base de cette évaluation, la mission formulera des propositions et recommandations à même de consolider les acquis du projet et
permettre aussi bien pour son fonctionnement que pour une meilleure implication des ses partenaires.

2. Résultats attendus de l’évaluation

Evaluation de l'efficacité et l’adéquation des structures de mise en œuvre du projet (montage institutionnel)
Examiner les structures et les mécanismes de mise en œuvre des activités du projet au niveau national, provincial et local.

 Evaluer le fonctionnement des structures mises en place pour la préparation et la mise en œuvre des activités du projet,
notamment, l’unité de gestion du projet, les différents comités de coordination du projet,
 Evaluer le degré d’implication des différents partenaires du projet,
 Evaluer les apports en matière de coordination, de suivi, d’appui technique et de supervision de l’unité nationale de coordination,
 Apprécier les contributions des autres partenaires du projet en matière de respect et paiements des contributions et d’appui
technique éventuellement.

Au niveau de l’exécution du projet

Structure d’exécution et de gestion du projet


 Dans quelle mesure la structure de l’unité de gestion du projet a été adéquate et compatible avec les ambitions du projet, ses
objectifs et sa stratégie participative et partenariale ?
 Dans quelle mesure les modalités d’exécution et de réalisation du projet étaient appropriées ?
 Quel est le niveau de gestion du budget du projet en terme de taux de paiements et engagement en comparaison avec les plans de
travail approuvés ?
 Quelle est l’importance du budget alloué aux activités d’appui aux communautés ? Quelles sont les mesures prises pour parer aux
insuffisances de ce budget ?
 Quelle importance tiennent les fonds additionnels mobilisés dans la stratégie du projet et quel est leur rôle (implication des
acteurs, appropriation du projet par les acteurs OG, ONGs, agriculteurs, reproduction du projet dans d’autres sites, durabilité du
projet, etc.) ?
 Dans quelle mesure les mécanismes de suivi et d’établissement des rapports ont ils été respectés et adéquats ?
 Dans quelle mesure le soutien et l’appui technique apporté par le bureau du PNUD, la direction nationale du projet et les
principaux partenaires du projet étaient-ils adéquats ?
 Indiquer dans quelle mesure les approches et outils (Approche GTV, PICB&GD, genre) développés par le projet sont appropriés
dans la définition et la mise en œuvre des activités du projet ?

Efficience
 Avec quel succès le projet a-t-il utilisé les ressources à sa disposition dans la production des résultats prévus ?
 Les intrants du projet étaient-ils adéquats sur le plan de la qualité et de la quantité, au vu des produits obtenus ?
 Dans quelle mesure a-t-on fait appel aux compétences locales et aux technologies et ressources nationales ? 
 Quel est le degré d’implication des éleveurs, des agro-pasteurs et des femmes dans les activités de gestion des parcours, leur
amélioration et la conservation de la biodiversité?
 Quels apports ont résulté des efforts de la coordination et de la programmation conjointe développée par le projet.

Efficacité
 Quel est le taux des réalisations du projet sur les plans quantitatif et qualitatif et dans quelle mesure le respect de la planification a
été assuré ? Quels facteurs ont empêché ou facilité la réalisation des produits ?
 Dans quelle mesure les résultats du projet ont contribué à la réalisation des objectifs immédiats du projet ? Comment le projet a-t-
il surmonter et/ou réduits les contraintes apparues ?
 Quel est le degré d’engagement des bénéficiaires et des partenaires dans la conception et la mise en œuvre des activités du
projet ?
 Evaluation des effets et impacts préliminaires du projet aux niveaux national et local.

Pertinence
 Quel est le degré de compatibilité des réalisations du projet avec les besoins des bénéficiaires directs ?

Suivi et évaluation
 Les indicateurs du suivi et de l’évaluation sont ils pertinents et adaptés aussi bien au contexte de mise en œuvre qu’aux exigences
du document du projet ? Dans quelle mesure la batterie de critères retenus répondent et expriment les effets et les impacts aussi
bien spécifiques que globaux du projet ?

Sur la base d’une consultation nationale ayant porté sur la conception d’u système de suivi- évaluation approprié au projet et des données
recueillies du terrain par différents spécialistes et en se conformant aux orientations du PNUD et FEM, le projet a organisé un atelier
national avec la participation des principaux partenaires du projet et thématiciens & spécialistes associés à la mise en œuvre du projet. Les
objectifs qui lui ont été assignés sont :

 La finalisation de la matrice logique du projet


 L’élaboration d’un système de suivi réaliste et faisable
 La définition de la situation T0 en terme de biodiversité

Considérant l’importance que revêt cette opération pour la durabilité du projet et la mesure de ces impacts, la mission est appelée à passer en
revue l’ensemble de la documentation produite et statuer sur le système de suivi & évaluation que le projet doit mettre en place pour le reste
de sa durée ainsi que les mesures nécessaires pour l’opérationnalisation d’une unité Suivi-Evaluation.

Evaluation du progrès dans l’exécution des activités du projet


 Evaluer les mesures et les engagements pris au niveau national pour la sensibilisation aux niveaux local et national quant aux
aspects de la biodiversité et gestion durable des ressources naturelles
 Evaluer les mesures et les engagements pris pour l’intégration de la biodiversité et la transhumance dans le débat politique au
niveau local.
 Evaluer la collaboration avec les autres projets.
 Evaluer le rôle du projet dans le renforcement des capacités des différents partenaires du projet.
 Evaluer le rôle du projet et l’impact des efforts du projet en matière de conception et mise en oeuvre de services mobiles au profit
es transhumants (Ecole mobile, brigade mobile de santé et encadrement sanitaire rapproché, campagne de santé animale…)
 Evaluer les activités féminines du projet ainsi que le rôle et l’impact de l’application de l’approche genre adoptée par le projet
 Evaluer l’importance, le rôle et les impacts préliminaires des activités relatives à la conservation de la biodiversité
 Evaluer l’importance, le rôle et les impacts préliminaires des activités relatives à la transhumance ;
 Dégager les effets et impacts préliminaires des interventions du projet en terme d’amélioration des conditions socio-économiques
et contribution à la lutte contre la pauvreté.

Enseignements tirés
 Quelles sont les principales leçons tirées du projet et qui peuvent faire l’objet de recommandations pour les projets similaires?
 Quelles sont les bonnes et mauvaises pratiques en matière de formulation, d’exécution, de suivi et d’évaluation d’un tel projet qui
brasse un large spectre d’activités et de domaines ?

Synergies
 Quelles sont les synergies établies ou à établir avec d’autres projets/programmes?
 Quels sont les partenariats développés ou à venir ?
MODALITES ET MISE EN OEUVRE DE L’EVALUATION

Durée proposée pour la mission


Une trentaine de jours à partir de Décembre 2005.

Expertise et spécialités demandées 


Pour la réalisation de cette évaluation 2 consultants seront recrutés :
1. Un expert international, chef d’équipe, spécialiste dans l’évaluation des projets pour une période de 37 jours
2. Un expert national spécialiste en aménagement participatif des ressources naturelles avec expérience en évaluation des projets
pour une période de 30 jours.

Fonctionnement de l’équipe d’évaluation et rôle du coordonnateur


L’expert international est chargé de l’encadrement et la coordination entre l’expert national et le coordonnateur du projet pour produire le
rapport de la mission selon une approche, une démarche et un plan convenus en commun accord avec le FEM, PNUD et la Direction
nationale du projet.

L’expert national travaillera en étroite collaboration avec le coordonnateur de l’étude et le coordonnateur national du projet.

L’expert national appliquera la méthodologie et utilisera les outils du diagnostic convenus avec le coordonnateur de l’étude,

L’expert national rédigera un rapport d’évaluation nationale selon le plan convenu avec le coordonnateur de l’étude.

L’expert national rencontrera l’expert international au Maroc et travaillera sous sa supervision durant le séjour de la mission au Maroc. Pour
les besoins de la mission, le contact doit être établi, par mails, avant et après la visite du terrain 
Rapports
Chaque rapport ne doit dépasser 20 à 30 pages. Il constituera une réponse complète aux termes de référence et doit contenir :
 La liste des abréviations et des acronymes
 Un résumé succinct et analytique en anglais et en français
 Une note introductive sur l’approche et la conception du projet
 L’état d’exécution du projet
 Les résultats du projet : L’évaluation du progrès atteint en terme de réalisation des objectifs de chaque composante du projet. Un
système d’évaluation basé sur le modèle du rapport PIR peut être utilisé pour quantifier le progrès accompli pour chaque
composante du projet.
 L’appréciation & l’évaluation du système de suivi & évaluation adopté par le projet.
 Une section «  Conclusions et recommandations » (Impacts, durabilité, renforcement des capacités, enseignements tirés,
synergies… qui doivent être réalistes, appropriées, réalisables et contribuer à une meilleure mise en œuvre du projet et à
l’aboutissement de ces résultats.

En annexe :
 Note succincte sur le projet et ses principales réalisations
 Termes de référence de la mission d’évaluation,
 Liste des personnes rencontrées
 Liste de la documentation et des références consultées
 Matrice logique du projet finalisée
 Méthodologie poursuivie pour l’évaluation.

Le rapport ne sera définitivement accepté qu’après validation de l’ensemble des recommandations par le PNUD et la direction de l’Elevage.

Types de rapports et calendrier


Un rapport de l’évaluation nationale en français remis à l’expert international à la fin de la mission.

Un rapport de synthèse en français en version provisoire qui sera élaboré par le consultant international au plus tard une semaine après la
mission du terrain

Un rapport final ; élaboré sur la base des remarques et observations des partenaires par le consultant international dans un délais ne
dépassant pas 45 jours après la mission de terrain et la remise du rapport de l’évaluation en version provisoire.

Méthodologie d’évaluation
La méthodologie proposée pour la réalisation de la mission d’évaluation du projet reposera principalement sur :

1) L’étude et l’analyse de l’ensemble de la documentation produite par le projet. Il s’agit principalement de:


 d’une prise de connaissance parfaite du document du projet ; ses objectifs, résultats et activités ainsi que sa stratégie de mise en
œuvre et son budget.
 l’appréciation de la programmation et l’état d’exécution physique et financière du projet
 Les compte rendus des principales réunions et ateliers
 l’évaluation des résultas des études réalisées dans le cadre du projet

2) La réalisation de contacts et d’entretiens par les principaux partenaires du projet aussi bien relevant des institutions officielles que les
membres de la société civile impliquées dans la mise en œuvre du projet. Il s’agit d’organiser des séances de travail avec les partenaires
clés du projet au niveau local et national :
 les membres des comités national et provincial : PNUD, Direction nationale du projet, département des forets, Ministère de
l’intérieur, éducation, Santé, ORMVAO…
 les partenaires de co-financement ; l’ADS, le programme PMF/FEM…
 les ONGs locales associées à la mise en œuvre du projet notamment les organisateurs des éleveurs, féminines et autres
organisations de développement : OHS, Oxygène, Nour, Ouzighimt, Assaghmou, Awrach R’bat….

3) La visite des principaux sites d’interventions du projet.

Un avant projet de programme est proposé en annexe

Durabilité du projet
Pour la durabilité de ses interventions, le projet propose quelques idées et mesures, en l’occurrence ; l’appropriation de l’approche du projet,
l’encouragement de la programmation conjointe, le renforcement du résautage, et le développement d’activités génératrices de revenus. La
mission est appelée à étudier dans quelle mesure ces dispositions peuvent assurer la durabilité du projet et de ses résultas et acquis et au
besoin en proposer d’autres.

Risques
Le document du projet fait référence à certains risques qui peuvent entraver la bonne marche du projet parmi lesquelles il y a lieu de citer:

 Le caractère difficile du travail avec les transhumants qui nécessitent plus d’investissement en temps, de sensibilisation et de
formation ce qui exige suffisamment de fonds et un budget conséquent. Il s’agit d’une réalité et d’un constat dont la charge et le
volume de travail occasionnés pour l’équipe du projet ne cessent d’augmenter d’autant plus le projet est appelé à créer des
institutions nouvelles et les former et aussi les encadrer dans la mise en œuvre des plans intégrés au nombre de quatre.
 L’occurrence et la fréquence des sécheresses qui sont perçues comme facteurs limitant par les transhumants. La mise en place des
fonds au niveau de certaines Organisations Pastorales a assister les transhumants moyens dans le transport du troupeau hors zone
du projet et dans l’achat de l’alimentation supplémentaire pendant la période de soudure.
 La réponse probable de la végétation locale aux différents essais et mesures prises par le projet et les communautés en matière de
conservation des écosystèmes et de la végétation. Il s’agit d’une question centrale pour le projet qui dépend à la fois des
conditions climatiques, de la durée de réponse des espèces et surtout de l’adhésion des différents usagers des couloirs de
transhumance. Au plan social, cet aspect est fortement contre versé et voire totalement rejeté par les éleveurs et agro-pasteurs de
certains tribus.
 Le caractère continu et durable de l’appui du gouvernement aux aspects de la transhumance et la biodiversité. Certaines mesures
sont en cours. Elles portent sur la revue des textes régissant la biodiversité et le foncier pastoral. De même la récente orientation
stratégique en matière de développement humain «l’INDH » constitue un outil et un atout majeur pour le développement
participatif, la lutte contre la marginalisation et l’intégration des considérations de l’environnement.
 La stabilité des conditions politiques et du personnel affecté au projet. La stabilité du personnel constitue l’un des entraves du
projet
 L’efficacité des institutions et chefs locaux dans la gestion des ressources et conflits. Malgré l’effort de sensibilisation et
d’encadrement déployé par le projet, l’on relève par localité des difficultés de fonctionnement du système coutumier dans la
gestion des ressources et surtout dans la résolution de certains conflits ;
 La viabilité des fonds auto-renouvelable et à l'apiculture

La mission d’évaluation est appelée à analyser dans le détail ces risques, d’évaluer leur degré d’objectivité et discuter avec les différents
partenaires les modalités et mesures à prendre pour amoindrir leurs effets sur l’aboutissement des objectifs du projet.