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1

O. INTRODUCTION GENERALE

O.1. PROBLEMATIQUE

L’étude de la gestion financière de l’entreprise résulte de la comparaison entre


l’origine des fonds (passif) et l’emploi qui en vue (actif) de déterminer les rapports existant
entre « le degré d’exigibilité » des capitaux en provenances divers et « le degré de liquidité »
de la nature de leur utilisation.

Il s’agit, en quelque sorte, de comparer des échéances de paiement du passif


(« degré d’exigibilité ») aux échéances de création des disponibilités à l’actif (« degré de
liquidité »).

L’interprétation des données comptables et financières est une technique d’analyse


dans la dynamique de la science et la technique de gestion économico - financière
L’interprétation des données comptables et financières est une technique d’analyse suivant
l’importance et la taille d’une firme. Les voies par lesquelles peuvent être menées l’entreprise
à la rentabilité visée proviendraient de l’analyse et diagnostic efficaces et cohérent à la
dimension de celle-ci dont le comportement se mire dans les états financiers.

La structure du bilan, l’étude et l’analyse de performance à l’évolution de


l’entreprise au regard d’énormes comptables dans une certaine démarche où les analyse visent
à dégager une opinion sur la santé financière de l’entreprise à la base de la structure
notamment, la rentabilité, la liquidité et la solvabilité sur équilibre à partir d’une gestion
adéquate.

Dans le contexte de notre pays, l’activité économique souffre de beaucoup de


maux connus : les pillages sous diverses formes, l’absence de financement par des
organisations internationales à la suite du manque de politique y relative et de support
institutionnel pouvant maîtriser les paramètres marché constamment avec la préoccupation
majeur de la balance économico - financière à laquelle il faut insinuer la mégestion. Le circuit
et l’appareil bancaires qui n’aspirent pas confiance qui n’en restent pas le moins aggravent
encore la situation économico - financière déjà détériorée. Les guerres de toutes natures ne
favorisant pas les investissements qui auraient un impact positif sur l’ensemble de
l’économie nationale. La relance de toute activité du secteur productif et génératrice de la
recette devenant de plus en plus impérative résulterait du risque à prendre pour organiser le
mécanisme nécessaire pour une présence active, visible et accepter à l’équilibre économique
et financier avec création d’emplois au niveau tant micro que macro économique.

L’étude de la structure financière de la FPI va nous permettre de répondre à la


question suivante :

- Les règles d’équilibres financiers minimum et de la sécurité financière ont-elles


été respectées ?
2

0.2. HYPOTHESE

Pour nous l’hypothèse est une série de réponses qui permettent de produire la
vérité scientifique, vraisemblable au regard des questions soulevées par la problématique et
dont la recherche vérifie le bien- fondé ou le mal fondé1.

La période d’analyse de la gestion financière au sein de la FPI connait un non


respect de l’équilibre minimum et de principe de sécurité financière.

0.3. INTERET ET JUSTIFICATION DU CHOIX DU SUJET

Le choix du sujet porte d’une part sur notre souci d’approfondir nos connaissances
dans ce domaine qui est le notre afin de mieux préparer notre avenir professionnel ; et d’autre
part , nos recherches peuvent servir de référence aux publics ou entreprises qui souhaiteraient
s’en servir en vue d’être éclairés au moment de la prise de décision qui est un moment très
délicat pour l’entreprise .Nous allons démontrer aussi l’importance du diaqnostic financier
dans une entreprise publique précisément la FPI afin d’amener les décideur de la firme à
s’ouvrir aux conseils des analystes financiers. Cela en vue de leur facilité la gestion pour
réaliser la croissance du chiffre d’affaires attendu.

0.4. DELIMITATION SPATIO -TEMPORELLE

Conformément aux recommandations de tout travail scientifique, il est nécessaire


que l’objet de nos recherches soit limité dans le temps et dans l’espace.

Dans ce cadre, notre travail se basera sur une période de quatre exercices
comptables suivants : 20002, 2003 et 2004.

Parlant de l’espace, nos recherches seront focalisées sur la FPI. .

0.5. METHODES ET TECHNIQUES

Pour atteindre les objectifs assignés dans le travail, nous allons recourir aux
méthodes et techniques ci-après :

a) Méthodes :

- La méthode analytique : pour analyser des données recueillies ;

- La méthode descriptive : permettant de décrire l’entreprise faisant l’objet du travail.

b) Techniques :

- La technique documentaire : consiste à récolter des renseignements sur base de documents


afin de réaliser ce travail ;

- La technique d’interview : nous a permis d’obtenir les opinions des responsables de la


direction financière sur la gestion de la FPI.
1
Shomba Kinyamba , Méthodes de la recherche scientifique, étapes, contraintes et
perspectives, éd. M.E.S, Kinshasa, 2003,P.41
3

0.6. CANEVAS DU TRAVAIL

Hormis l’introduction générale et la conclusion générale accompagnée des


suggestions, notre travail sera subdivisé en trois chapitres ; à savoir :

- Le premier chapitre sera consacré aux considérations générales ;

- Le deuxième chapitre présentera la FPI ;

- Le troisième chapitre analysera la gestion financière de l’entreprise publique FPI.


4

CHAPITRE I : CONSIDERATIONS GENERALES

Dans ce chapitre relatif aux considérations générales, nous allons nous articuler sur
les concepts fondamentaux de notre étude en l’occurrence, l’entreprise publique, la fonction
financière et le diagnostic financier.

I.1. NOTION

L’étude de la gestion financière de l’entreprise résulte sur les comparaisons entre


l’origine des fonds (passif) et l’emploi des capitaux en provenances divers et « le degré de
liquidité » de la nature de leur utilisation.

Il s’agit en quelque sorte de comparer les échéances de paiement du passif « degré


d’exigibilité » aux échéances de création de disponibilité à l’actif « degré de liquidité ».

I.2. L’ANALYSE

L’analyse consiste en un jugement fondé sur l’observation des caractéristiques .Un


tel jugement servira de base à une décision ultérieure.

Lors d’un diagnostic médical par exemple, le médecin observe divers symptômes
sur son patient et pose un diagnostic sur son état de santé : satisfaisant, sans gravité ou très
grave.
Si celui-ci relève des différences ou une maladie, le médecin prescrira les remèdes nécessaires
pour enrayer le mal. Son autopsie est fondée sur une observation et une décision.

En matière financière, l’expert prendra connaissances des états financiers d’une ou


de plusieurs entreprises afin d’analyser l’évolution de la structure financière et des conditions
d’exportation.

Cette observation et cette réflexion s’appuyant sur les éléments des synthèses
financiers d’entreprise permettent à l’expert de formuler un jugement de valeur sur l’état de
santé de l’entreprise et la qualité de la gestion.

I.3. ENTREPRISE PUBLIQUE

I.3.1 Définition

C’est l’établissement public à caractère industriel et commercial dans lequel le


capital appartient à l’état .Cette entreprise cherche le profit qui sera investi. Mais les résultats
de l’exportation servent d’intérêt général. Ils contribuent grandement au portefeuille de l’état.

I.3.2 Organisation d’une entreprise publique

L’état est un grand système, une grande organisation à l’intérieur de laquelle il y a


d’autres organisations jouissant d’une autonomie de gestion les unes par rapports aux autres,
sous la coordination d’un ministre.
Dans les entreprises publiques nationales ou étrangères, la structure prend toujours la forme
d’une pyramide hiérarchique .L’ unité de commandement reste le principe de direction. La
5

source de l’autorité est un seul point, en un seul homme détenteur de l’autorité finale qu’on
appelle « Patron ».

L’organisation d’une entreprise publique en République Démocratique du Congo


est régie par divers textes : les uns portent organisation politique et administrative du pays, les
donnent les dispositions générales applicables aux entreprises publiques.

I.4. FONCTION FINANCIERE

La fonction financière est le système sanguin des entreprises modernes en ce sens


qu’elle fournit aux fonctions de l’entreprise, les moyens nécessaires à leur bon
fonctionnement.

Dans son livre intitulé ; « Gestion financière de l’entreprise » Pierre CONSO


définit la fonction qui fournit au sein de l’entreprise, prépare et exécute les décisions
financières2.

A partir de ces deux définitions ci-dessus, nous définissons la fonction financière


comme étant celle qui permet la réalisation des fonctions principales (production,
approvisionnement et distribution).Elle est une aide ou l’assistance des fonctions principales
ci - haute cité.

I.5. GESTION FINANCIERE

L’analyse de la gestion financière est une partie de l’analyse financière qui a pour
but de porter un diagnostic sur3 :

● La capacité de l’entreprise à faire face à ses engagements, c’est-à-dire :

- Le risque de non remboursement des créanciers ;

- Le risque d’une majorité de financiers liés à une croissance excessive de l’endettement ;

- Le risque des retards dans les remboursements prévus.

● L’autonomie de décision de l’entreprise, c’est-à-dire son aptitude :

- Soit à se dégager d’une activité ;

- Soit à saisir une opportunité d’investissement.

2
CONSO, P., La Gestion financière de l’entreprise, éd. DUNOD, Paris, 1985, P.142
3
KOTANGELO, Analyse de la structure financière d’une entreprise de production, travail de
fin de cycle, UPN .Kinshasa, 2001
6

I.5.1. Les trois concepts sur lesquels repose la structure financière4

a. La solvabilité : définit comme la possibilité de remboursement l’ensemble des engagements


par la liquidation de l’ensemble des actifs de l’entreprise.

b . La liquidité financière : qui traduit la liaison existant entre la durée de vie des actifs
(liquidité) des engagements (exigibilité).

c . La liquidité d’exploitation : définie comme le « cash-flow » dégager par l’exploitation et


destinée à :

- En premier lieu à payer les frais financiers et les impôts puis à réduire les engagements de
l’entreprise (remboursement) ;

- Eviter à celle –ci un processus de fuite en avant, c’est-à-dire une condamnation à la


croissance sous peine de cessation de paiement ;

- Enfin à conserver à l’entreprise une certaine autonomie pour, exemple réorienter ses
activités.

I.5.2. Objectifs de l’analyse financière

L’analyse financière doit permettre de comprendre les politiques,les besoins de


financement, la situation et l’évaluation de l’entreprise , pour cela ,sa demande est fondée sur
un raisonnement globale très détaché de la logique comptable ou mathématique et elle est
fondamentalement extracomptable.

La précision n’est pas son objectif principal. Elle s’efforce d’analyser l’entreprise
comme une entité économique constituant un tout et dotée d’une logique propre et non
comme la simple juxtaposition des flux et des mouvement patrimoniaux cohérent.

Ainsi, l’analyse financière peut normalement être menée selon trois axes
fondamentaux 5:

a) La compréhension de l’entreprise ;

b) L’analyse de la structure financière ;

c) L’analyse de la rentabilité.

a) La compréhension de l’entreprise :

■ Analyse de l’activité et des besoins en capitaux ;

■ Définir des problèmes de l’entreprise (matière première, de vente de marchés, etc.) ;

■ Définition de l’évolution récente de l’entreprise (croissance, récession, crise, maturité, etc.).

4
Kotangelo, Op.Cit, P.8.
5
Kotangelo, Op.Cit, P.12
7

b) L’analyse de la structure financière :

Cette analyse a pour but de porter un diagnostic sur :

■ La capacité de l’entreprise à faire face à ses engagements ;

■ L’autonomie de la décision de l’entreprise, c’est - à -dire son aptitude soit à dégager d’une
activité soit à saisir une opportunité d’investissement.

b) L’analyse de la rentabilité de l’entreprise :

Cette analyse s’articule en trois temps :

■ Des marges que doit mettre en exergue la décomposition des produits de l’exploitation ;

■ L’analyse de rotation des capitaux investis qui met en relation un indicateur d’activité et les
capitaux investis dans l’exploitation ;

■ L’analyse de la répartition de l’excédent brut d’exploitation.

I.5.3. Règle de Gestion

En gestion financière, il existe deux règles fondamentales à savoir celle de


l’équilibre financier minimum et la sécurité financière, lesquelles sont complémentaires et
non contradictoires.

I.5.3.1. Règles de L’équilibre Financier Minimum

La synthèse du bilan permet de rapprocher succinctement par grands blocs


l’origine des capitaux de l’emploi qui en est fait, c’est-à-dire d’étudier la structure financière
de l’entreprise .Ses valeurs immobilisées ne peuvent pas être financées par des dettes à coût
terme sans caractère permanent . Il est en effet inutile d’insister sur le danger qu’il y aurait à
financer une immobilisation avec un crédit remboursable même à une machine avec une
somme empruntée pour quelque mois seulement.

Les valeurs d’immobilisations seront donc financées par des capitaux permanents
qui sont à durée suffisantes pour rentabilité, les dispositions nécessaires au remboursement
des emprunts à long ou terme qui les sont financées.

Ils ne faut pas oublier que, en effet, l’aptitude des immobilisations à se transformer
en argent disponible (c’est-à-dire leur « degré de liquidité ») n’est pas nulle mais lente : ces
immobilisations sécrètent lentement des disponibilités par leurs amortissements réguliers et
les bénéfices dont elles sont la cause pour l’entreprise.

- D’une part, les amortissements portés dans les charges d’exploitation réduisent
de ce fait les bénéfices susceptibles d’être distribués ;leur montant reste donc à la disposition
de l’entreprise et permet notamment de renouveler les immobilisations ou, la cas échéant, de
rembourser les capitaux permanents empruntés qui les ont financés.
8

- D’une part, une fraction bénéfique provenant de la rentabilité des


immobilisations, servira à rembourser les capitaux permanents empruntés qui les ont financés.

A l’inverse des valeurs immobilisées qui doivent être toujours financer par les
capitaux permanents , l’achat des matières premières transformées en produits finis vendus
dans un délai relativement court, pourrons être effectuées en utilisant un crédit à court terme.

Nous venons de mettre en lumière la règle dite de l’équilibre financier minimum


qui peut s’énoncer comme suit : « les capitaux utilisés par une entreprise pour financer
une immobilisation, un stock ou une autre valeur de l’actif doivent pouvoir rester à la
disposition de l’entreprise pendant un temps qui correspond au moins à celui de la durée
de l’immobilisation du stock ou de la valeur acquise avec ses capitaux » 6.

Mais le simple respect de la règle de l’équilibre est insuffisant, il faut aller plus
loin7.

I.5.3.2. Règle de la sécurité financière

Le cycle des capitaux circulants reconstitue en définitive les disponibilités par


lequel n’est possible de rembourser aux créanciers « les dettes à court terme » qui
deviennent avec l’obtention des disponibilités procurées par le cycle de capitaux circulants.

Apparemment, si le montant de capitaux circulants est égal à celui des « dettes à


court terme », celle-ci pourront être remboursées et la règle de l’équilibre respecté.

Mais il peut exister, parmi les capitaux circulants des postes dont la rotation
habituelle est trop lente pour qu’ils soient transformés en disponibilités aussi rapidement que
les dettes à court terme deviennent exigibles. Par ailleurs, le moindre aléa, le moindre retard
amenant un ralentissement de la vitesse de rotation normale des capitaux circulants (baisse de
chiffre d’affaires, grève, etc.) aurait pour conséquence de ne pas permettre à l’entreprise de
régler ses dettes aux échéances prévues. Il en serait de même en cas baisse de valeur des
éléments composants les capitaux circulants : dépréciation du stock créances irrécouvrables,
etc. Il faut donc dépasser les règles de l’équilibre et se réserver une marge de sécurité.

Pour avoir une marge de sécurité dans le sens indiqué ci-dessus il faut que les
capitaux circulants soient supérieurs aux dettes à court terme. Cette marge est appelée : fonds
de roulement net.

I.5.4. Les indicateurs de la structure financière

I.5.4.1. Fonds de roulement

I.5.4.1.1. Définition

Partant de la classification des différents postes du bilan, il en découle le constat


selon que les éléments d’actifs sont rangés suivant le degré de liquidité croissant, tandis que
ceux du passif sont rangés suivant l’ordre d’exigibilité croissante.

6
Georges DEPALLENS, Op.Cit, P.11
7
Idem, P.11
9

La définition du fonds de roulement est donc étroitement liée à une notion de


liquidité de l’actif et de l’exigibilité du passif. Il exprime la part des capitaux dont l’ordre
d’exigibilité est faible, qui sert à financer les éléments d’actif dont le degré de liquidité est
assez élevé8.

- Le fonds de roulement est la part des capitaux permanents qui n’était pas absorbée par le
financement des valeurs immobilisées et qui par la suite est disponible pour financer les
besoins en fonds de roulement ;

- Le fonds de roulement est la marge de sécurité constituée par l’excédent des actifs circulants
sur les dettes.9

De toutes les définitions citées ci- haut, nous définissons le fonds de roulement
comme étant la part des capitaux stables qui restent à la disposition de l’entreprise une fois
qu’elle a achetée ses immobilisations.

En d’autre terme, nous pouvons définir le fonds de roulement comme l’excédent


des capitaux permanent sur les capitaux fixes qui servent à financer une partie des capitaux
circulants.

I.5.4.1.2 Signification et Importance

Le fonds de roulement est une notion très importante tant du coté de l’entreprise
que dans le chef des banquiers, car il demeure un bon indicateur de l’équilibre financier, son
niveau traduit en choix d’une certaine politique financière.

L’importance de ce dernier se traduit dans ce sens qu’il constitue une garantie de


solvabilité.

I.5.4.1.3 Typologie

Il existe quatre types de fonds de roulement à savoir10 : net, propre, étranger et


brut.

a) Fonds de roulement net (FRN) : se calcule de deux manières différentes :

- Par le haut du bilan

FRN = Capitaux permanents (CP) – Capitaux fixes (VIN)

- Par le bas du bilan

FRN = Capitaux circulants (CC) – Dettes à court terme (DCT)

8
Pierre CONSO, Fonds de roulement et politique financière, 2è éd, DUNOD, Paris 1931, P.12
9
KINEIPE, Gestion de la trésorerie de l’entreprise, 2è éd. Entreprises, Bruxelles 1980, P .79
10
D’ABOVILLE J.G., Initiation aux mécanismes comptable à la gestion financière, éd.
Organisation, Paris7, 1973
10

b) Fonds de roulement propre (FRP) : c’est la différence entre les capitaux propres et les
capitaux fixes. En d’autres termes, c’est l’excédent des capitaux utilisés pour les
financements des actifs circulants. Il existe à cet effet deux méthodes de calcul, en
l’occurrence :

- Par le haut du bilan

FRP = Capitaux propres (CP) – Capitaux fixes (VIN)

- Par les bas du bilan

FRP = Capitaux circulants (CC) – Capitaux étrangers (DL& MT)

c) Fonds de roulement étranger (FRE) : c’est la partie des capitaux étrangers qui finance
les capitaux circulants. Il s’obtient par la formule ci-après :

FRE = Fonds de roulement net (FRN) - Fonds de roulement propre (FRP)

d) Fonds de roulement total, économique ou brut (FRT) : c’est la sommation des capitaux
circulants. Ses formules sont les suivantes :

1. Fonds de roulement net (FRN) + Dettes à court terme (DCT)


2. Valeur d’exploitation (VE) + Valeur de réalisation (VR) + Valeur disponible (VD)
3. Actif total (AT) – Valeurs immobilisées nettes (VIN)

I.5.4.1.4. Application

Apprécies le fonds de roulement net, c’est le fait de comparer celui-ci aux


exploitations dans le but de dégager les écarts qui feront l’objet de commentaires.

A cet effet, il existe cinq façons différentes d’apprécier le fonds de roulement net à savoir :

- Equilibre ;

- Insuffisant ;

- Négatif ;

- Nul et Pléthorique11.

a) Le fonds de roulement est équilibré, lorsqu’il correspond aux valeurs d’exploitations.


Donc, il finance entièrement la zone de risque .C’est la situation idéale.
11
NGEWYI P, Commentaires sur l’appréciation du fonds de roulement, in revue de CRPA n° 26 / 2003
11

ACTIF FRN PASSIF


VIN CP
VE FRN = VE
VRCT DCT
VD

b) Le fonds de roulement est dit insuffisant, lorsqu’une partie de valeurs d’exploitations.


Il est évident que la partie qui reste soit financée par les dettes à court terme.

ACTIF FRN PASSIF


VI
N CP
VE

VRCT DC
V T
D

c) Fonds de roulement négatif, nous entendons par là celui pour lequel les immobilisations
nettes sont supérieures aux capitaux permanents. En d’autres termes les dettes à court
terme sont supérieures à l’actif de roulement et qu’elle est même une partie des
immobilisations. Nettes ce qui est dangereux.

ACTIF RFN PASSIF


FRN FRN CP
D
CT
VC

d) Le fonds de roulement est dit nul, lorsque les capitaux permanents couvrent seulement
les immobilisations nettes ou lorsque les capitaux permanent équivalent aux capitaux fixes.

VIN CP
VE DT
VCR
VD

e) Le fonds de roulement pléthorique, lorsqu’il est supérieur aux valeurs d’exploitations. Dans
ce cas, l’excédent représente une part des capitaux mal utilisés et qui ne fructifie pas.
12

ACTIF FRN PASSIF


VIN
VE
VCRT
VD

I.5.4.2. Les besoins en fonds de roulement ( bfr12 )

I.5.4.2.1. Généralités

En présence d’un besoin du financement de l’actif circulant, l’entreprise se trouve


devant un choix. En assurer la couverture par des capitaux à long et moyen terme ou par des
dettes à court terme. Parmi les besoins de l’entreprise nous pouvons distinguer.

● Les besoins cycliques : ceux dont l’existence est directement liée au cycle d’exploitation et
qui se renouvelle aux rythme de celui – ci ;

● Les besoins acycliques (besoins d’investissements) : à l’opposé des premiers, les besoins
non liés directement au cycle d’exploitation. Ils sont constitués par des moyens de
production.

Conjointement aux besoins cités ci – haut, il existe aussi des ressources cycliques et des
ressources acycliques.

Les ressources cycliques sont liées au cycle d’exploitation et se renouvellent au


rythme de celui – ci ; y sont classés les sommes dues aux fournisseurs d’exploitation et une
catégorie de dettes telles que les dettes envers les organismes fiscaux et parafiscaux ; quant
aux ressources acycliques, leur existence n’est pas directement liée au cycle d’exploitation. Il
s’agit par exemple des fonds propres et les dettes à long et à moyen terme.

I.5.4.2.2. Définition

Les besoins en fonds de roulement sont difficiles à définir et à calculer les


difficultés proviennent de la nature des actifs et des dettes à court terme qui sont affectées par
des fluctuations saisonnières parfois importantes.

Toute fois, la définition, généralement admise est la suivante : les besoins en fonds de
roulement sont la part des besoins cycliques non absorbés par les ressources cycliques et
qui restent à la charge de l’entreprise13.

PHILIPPE KNEIPE définit les besoins en fonds de roulement comme étant la différence
entre l’actif d’exploitation et le passif d’exploitation.

A partir de ces deux définitions, nous pouvons dire que les besoins en fonds de
roulement expriment les besoins nets de financement provenant des opérations liées au cycle
d’exploitation.

I.5.4.2.3. Méthode de calcul


12
Kotangelo, Op. Cit., P.25
13
DEPALLENS G, Op.Cit., P.202
13

Les besoins en fonds de roulement peuvent être évalués à partir du bilan ou du


tableau de formation du résultat (TFR)14.

a) Méthode bilantaire

Cette méthode consiste à cerner :

- Des besoins cycliques dans les postes d’actif circulants (VE, VRCT et VD) ;

- Des ressources cycliques au passif parmi les postes du passif circulant (DCT). Cette façon
de faire ne concerne que les postes du bas du bilan.

La formule mathématique de cette méthode est la suivante :

BPR = Besoins cycliques – Ressources cycliques

b) Méthode des experts comptables

Elle est basée sur le tableau des résultats et consiste à déterminer les besoins en
fonds de roulement nécessaire pour un niveau d’activité donné en calculant le rapport entre
les emplois et les ressources.

BFR = (Stock moyen annuel : ventes nettes)

Nous allons calculer les besoins en fonds de roulement selon la méthode suivante :

1. Addition des postes suivants d’actif : stocks, clients avancés et acomptes actualités
au fournisseur, compte de régularisation actif ;

2. Addition des postes suivants du passif : fournisseurs, effet à payer, avances et acomptes
reçus des clients, créditeurs divers et comptes de régularisation passive ;

3. Faire la différence entre les deux : on notera que les comptes financiers du bilan n’entrent
pas dans le calcul.

La formule sera la suivante :

BFR = Actif d’exploitation (AE) – Passif d’exploitation (PE)

I.5.4.3. La trésorerie

14
KEINE P., Op.Cit., P 47-48
14

I.5.4.3.1. Généralités

La trésorerie est une notion très importante, car il est indispensable pour
l’entreprise de disposer d’un niveau des disponibilités suffisantes pour payer ses dettes à court
terme compte tenu de son cycle d’exploitation, de ses variations saisonnières et des dettes de
crédits accordés à la clientèle.

Le terme trésorerie admet plusieurs acceptations :

◘ Selon LASSAGUE, la trésorerie n’est autre chose que la différence ou l’écart que l’on peut
prévoir entre les valeurs disponibles et l’exigibles à court terme ;

◘ En d’autres termes, la trésorerie d’une entreprise (à une date déterminée) c’est la différence
à cette date entre les ressources mises en œuvre d’activité 15;

◘ Par ailleurs la trésorerie à une date donnée est la différence entre les valeurs réalisables et
disponibles d’une part et les dettes à court terme d’autre part ;

◘ Enfin, la trésorerie es le montant des disponibles à vue ou facilement mobilisables


possédées par une entreprise de manière à couvrir sans difficultés des échéances qui
viennent à terme.

Donc, au vu de toutes ces définitions, nous pouvons dire que la trésorerie d’une
entreprise peut - être aisée, relative ou selon que les valeurs réalisables à court terme et les
valeurs disponibles sont supérieures égales ou inférieures aux dettes à court terme.

I.5.4.3.2. Appréciation

La trésorerie d’une entreprise peut- être aisée, serrée ou négative16.

■ Elle est « aisée » lorsque est positive, par conséquent, elle permet à l’entreprise :

- D’acheter en temps opportun pour profiter des coûts et des cours avantageux ;

- D’améliorer ou de renouveler les moyens de production ;

- De payer au comptant pour bénéficier de l’escompte.

■ Elle est « serrée » ou « tendue » lorsqu’ elle est négative. De ce fait, elle oblige l’entre
prise à :
- Solliciter des créances, des délais de paiement plus long ou la prolongation des délais ;

- Presser ses débiteurs à payer avant échéance convenue ;

15
LASSENUE P, Gestion de l’entreprise et comptabilité, éd. DUNOD, Paris 1975, P.425
16
MENNIER H. et les autres, La trésorerie des entreprises, éd. DUNOD, Paris, 1975, P.192
15

- Solliciter des crédits auprès des banques ; ce qui entraîne des paiement d’intérêts,
commissions et frais bancaires divers.

I.5.4.3.2. Importance

Une entreprise doit pouvoir disposer en permanence d’une trésorerie suffisante


pour faire face aux dettes exigibles à vue et à court terme ; c’est la règle d’or.

Au regard de ce qui précède, les responsables d’entreprise devront donc tenir à


jour les échéances (fournisseurs, loyers,…) afin de prévoir tôt les parties qui devront avoir
lieu.

L’entreprise doit disposer d’une trésorerie suffisante mais pas d’une trésorerie
excédentaire, car cela serait le signe d’une mauvaise utilisation des ressources permanentes.
(Une entreprise qui ne respecte pas ses engagements est déclarée juridiquement insolvable).

C’est également par l’étude de la trésorerie que les prêteurs peuvent vérifier si leurs
engagements présents ou futurs peuvent être remboursés dans un laps de temps suffisamment
ou par les rentrées normales de l’entreprise.

I.5.4.3.4. Sortes

Il convient de faire remarquer que la notion de la trésorerie créée une certaine


ambiguïté. En effet, certains auteurs définissent la trésorerie en faisant allusion à la trésorerie
immédiate. Les autres encore la définissent en faisant allusion à la trésorerie totale.

a) La trésorerie immédiate (TI) ou à vue

La trésorerie immédiate ou à vue est le montant des disponibilités à vue ou


facilement mobilisables possédé par l’entreprise de manière à pouvoir couvrir sans difficultés
des dettes qui arrivent à l’échéance.

Ainsi définit, elle est donc composée essentiellement des valeurs disponibles.

TI = VD - DCT

b) La trésorerie totale (TT)

La trésorerie totale est composée des valeurs disponibles à des échéances


successives. Elle est aussi appelée « écart à court terme » ou liquidité réduite.

TI = VRCT + VD – AAF – (DCT– AAC)

Au – delà de cette distribution, on oppose la trésorerie active (TA) à la trésorerie passive (TP).

● La trésorerie active (TA)


16

C’est l’ensemble des disponibles courantes dégagées par le fonctionnement de


l’entreprise auxquelles sont ajoutées les bons de trésorerie et les autres placements
remboursables à vue ( valeurs mobilières de placements, VMP).

● La trésorerie passive (TP)

La trésorerie passive est composée de :

- Des encours bancaires courants ;

- Des soldes créditeurs des banques (découverts bancaires) ;

- Des effets escomptés.

Ainsi donc : TA – TP = SNT ou TN (Situation nette de la trésorerie ou trésorerie nette).

FRN – BFR = SNT ou TN

VRCT + VD – AAF – (DCT– AAC) = ECT (écart à court terme)

En conclusion nous pouvons schématiser ainsi :

Situation nette de la trésorerie (SNT) = TA - TP

* Si TA = TP, la trésorerie est nulle ;

* Si TA >TP, la trésorerie est positive ;

* Si TA < TP, la trésorerie est négative ;

Ceci équivaut à la vérification suivante :

* Si FRN = BFR, la trésorerie est nulle ;

* Si FRN > BFR, la trésorerie est positive ;

* Si FRN < BFR, la trésorerie est négative.

I.5.4.4. La liquidité

I.5.4.4.1. Notions

L’étude du fonds de roulement et des besoins en fonds de roulement nous conduit à


l’examen de la liquidité et de la trésorerie de l’entreprise face à ses dettes à court terme.
Ainsi, la liquidation est une notion générale qui fait intervenir tous les capitaux circulants
quelque soit leur degré de liquidité ; par contre la trésorerie a un aspect plus restrictif en ce
sens qu’elle ne fait appel qu’à la partie des capitaux circulants très prochainement en
disponibilité17.

17
BATSCH L., Le diagnostic financier, éd .Economies, Paris, 1995, P.59
17

I.5.4.4.2. Définition

On entend par liquidité, le degré de réalisation possible des divers éléments


constitutifs de l’actif d’échange. Cette liquidité est fonction de l’actif réalisable à court terme.
Cela s’appelle liquidité réduite ou immédiate.

I.5.4.4.3. Typologie ou classification

Il existe deux types de liquidité à savoir réduite et générale18.

a) La liquidité générale

Elle est exprimée par le rapport de deux termes dont la différence détermine le
fonds de roulement net.

Ratio de liquidité générale = Capitaux circulants / Dettes à court terme

C’est « le ratio d’endettement à court terme »ou « ratio de fonds de roulement ».

 Interprétation de ce ratio :

- Si ce ratio est inférieur à 1, c’est que le fonds de roulement , net est négatif , ce qui signifie
que l’entreprise a immobilisé des fonds provenant des dettes à court terme ou a accusé des
pertes au cours d’exercices précédents ;

- Si ce ratio est égal à 1, la règle de l’équilibre financier minimum est respectée ;

- Si ce ratio est supérieur à 1, c’est que les capitaux circulants dont dispose l’entreprise sont
plus importants que les dettes à court terme.

b) La liquidité réduite ou trésorerie totale ou écart du court terme

Elle est appelée « Acid test ».Pour mieux situer la partie la plus liquide de
l’entreprise, nous sommes obligés d’étudier la liquidité réduite qui élimine les stocks du
rapport des liquides généraux.

Ratio de liquidité réduite = VRCT + VD – AAF/ DCT- AAC

Ce ratio est aussi appelé rapport de trésorerie totale ou générale.

I.5.5. Quelques ratio de la structure financière

I.5.5.1. Généralités

18
Kotangelo, Op.Cit, P.26
18

Il est obligatoire à chaque analyse de procéder à l’appréciation de différentes


masses ou grandeurs financiers de l’entreprise par des techniques dites de ratio afin de mieux
mesurer et de contrôler la situation financière de l’entreprise durant une période donnée.

Les ratios sont certes nés des besoins dont dispose l’entreprise à partir des
informations, mais ils procèdent aussi d’une constatation élémentaire de deux données isolées
qui ont chacune une valeur en elles, acquièrent fréquemment un intérêt supérieur encore
lorsqu’il a procédé à leur rapprochement sous forme du rapport.

- Le ratio est un rapport caractéristique entre deux grandeurs établies dont la comparaison est
significative, représentées soit sous forme de quotient, soit sous forme de pourcentage ;

- En d’autres termes, le ratio est un rapport entre deux grandeurs économiques ou financiers
ayant des relations causales entre elles ;

- Par ailleurs, les ratios sont choisis de façon qu’il ait une signification rationnelle pour une
situation ou une évolution, ils permettent de déceler le moindre fléchissement.

La méthode de ratio est une technique nouvelle dans l’analyse financière pour
contrôler la gestion de l’entreprise.

I.5.5.2. Typologie

Il existe trois types de ratio à savoir 19:

- Les ratios de la situation ou de la structure financière ;

- Les ratios de rotation ou de gestion ;

- Les ratios de rentabilité ou de rendement.

Cependant, notre présent travail ne portera que sur la première catégorie c’est – à -
dire celle relative à la structure financière.

I.5.5.3. Types des ratios de la situation ou de la structure financière

Nous distinguons trois types de ratios de la situation à savoir ceux de 20:

- Financement ou d’équilibre ;

- La structure de l’actif et du passif ;

- Trésorerie.
I.5.5.4. Ratios de financement

19
GREMELLET A., Les ratios et leur utilisation, éd. Organisation, Paris, 1998, P.37
20
GREMELLET A., Op.Cit, P.39-40
19

Le ratio de financement vise à rapprocher la grande masse du passif et celle de


l’actif d’apprécier les conditions d’équilibre et d’exprimer le fonds de roulement de
l’entreprise. Il peut être subdivisé en :

- Ratio de financement des valeurs immobilisées ;

- Ratio de financement de l’actif circulant.

a) Ratio de financement des valeurs immobilisées

Ce ratio indique le taux de couverture des capitaux fixes par les différents postes du passif.

1. Ratio de financement des valeurs immobilisées nettes par les capitaux permanents

Ce ratio indique le taux de couverture des immobilisations nettes par les capitaux
permanents (ressources permanents).

Formule :
Ratio = capitaux permanents / valeurs immobilisées nettes

Remarques :

◙ Si ce ratio est supérieur à 1, cela indique les capitaux permanents ont couvert totalement les
valeurs immobilisées nettes et la partie restante constitue le fonds de roulement net ;

◙ S’il est égal à 1, cela indique les capitaux permanents dont dispose l’entreprise a couvert
exactement les valeurs immobilisées nettes ;

◙ S’il est inférieur à 1, cela indique que les capitaux permanents sont suffisants pour couvrir
la totalité des immobilisations nettes.

2. Ratio de financement des valeurs immobilisées nettes par les capitaux propres

Ce ratio indique le taux de couverture des immobilisations nettes par les capitaux propres.

Formule : Ratio = capitaux propres / valeurs immobilisées nettes

Remarques :

◙ Si ce ratio est supérieur à 1, cela indique que les valeurs immobilisées nettes sont couvertes
en totalité par les capitaux utilisés comme fonds de roulement propres ;

◙ S’il est égal à 1, cela indique les capitaux propres dont l’entreprise a disposé ont financé
exactement les valeurs immobilisées nettes ;

◙ S’il est inférieur à 1, ce ratio indique les capitaux sont inférieurs pour financer la totalité des
besoins en immobilisation.
20

3. Ratio de financement des valeurs immobilisées nettes par les capitaux étranger
(DT & Maître + DCT)

Celui-ci indique le taux de couverture des capitaux fixes (immobilisations nettes)


par les capitaux étrangers (empruntes).

Formule :
Ratio = capitaux étrangers / valeurs immobilisées

Remarques :

◙ Si ce ratio est supérieur à 1, cela indique que les valeurs immobilisées nettes couvertes en
totalité par des capitaux étrangers ;

◙ Si ce ratio est égal à 1, cela indique que les valeurs immobilisées nettes sont couvertes
exactement par des capitaux crédits dont l’entreprise a contracté ;

◙ S’il est inférieur à 1 , cela indique que les dettes (DL & Maître + DCT) sont inférieures pour
couvrir les équipements (valeurs immobilisées).

CHAPITRE II : PRESENTATION DE L’ENTREPRISE


21

II.1. STATUT JURIDIQUE

Le fonds de promotion de l’industrie « FPI » en sigle, est une entreprise publique


à caractère économique et financier dotée de la personnalité juridique. Il a été crée par
l’ordonnance n° 89-171 du 07 Août 1989.

Il jouit d’une autonomie financière de gestion et est régie, en ce qui concerne son
administration et sa gestion, par la loi n° 78 / 002 du 06 janvier 1978 portant dispositions
générales applicables aux entreprises publiques.

Sur le plan hiérarchique, le FPI est placé sous la tutelle administrative et financière
du ministère de porte feuille comme, du reste, toutes les entreprises publiques, et la tutelle
technique du ministère ayant en charge l’industrie.

II.2. HISTORIQUE

Les fonds de promotion de l’industrie a été crée sur les cendre du Fonds de
Relance Economique et du Fonds des Conventions de développement, à la suite des
défaillances constatées au niveau de la gestion respective de ces deux institutions.

En effet, le Fonds de Relance Economique et le Fonds des Conventions de


Développement étaient des services publics rattachés au cabinet du ministre de l’économie et
industrie ; ils n’étaient pas dotés d’une autonomie financière, et n’avaient pas de personnalité
juridique .Ces deux élément ont constitué la faiblesse la plus importante de ces deux
institutions qui ont connu de ce fait des interventions intempestives de la tutelle dans leur
gestion.

Il convient de relever également qu’à la fin des années 80, une vaste enquête
industrielle menée avec le concours de l’ONUDI sur l’ensemble du territoire national venait
de s’achever.
Cette enquête a débouché sur un programme de Gestion Stratégique du Développement et
Industriel (GSDI), principalement basé sur la promotion de neuf filières industrielles
prioritaires.

La mise en place du GSDI requérait la création d’un fonds spécial pour assurer le
financement national des projets dans les filières prioritaires. C’est la conjonction de ces deux
facteurs qui a conduit le gouvernement congolais à créer le Fonds de Promotion de
l’Industrie, en sigle FPI, en le dotant de la personnalité juridique et autonomie financière.

II.3. SITUATION GEOGRAPHIQUE

Le Fonds de Promotion de l’Industrie, en sigle FPI est une entreprise à caractère


économique et financier immatriculé sous le numéro d’identification nationale A33298T.

Il est situé à Kinshasa au n°16 de l’avenue Lukusa dans la commune de la Gombe,


B.P 11696 KIN I.

En République Démocratique du Congo, il est représenté par :


22

- Deux principales directions dont : celles de Kinshasa et Matadi ;


- Des agents à Lubumbashi, Mbuji-Mayi ;
- Des antennes : Goma, Kasumbalesa, Boma, Kananga, Mueneditu ;

II.4. MISSIONS ET OBJECTIFS

Le Fonds de Promotion de l’Industrie a pour mission principale de promouvoir


l’essor de l’industrie congolaise par :

- Le soutien aux industries existantes ;

- La promotion des industries nouvelles ;

- La promotion des petites et moyennes entreprises ;

- La promotion des activités de la recherche appliquée permettant le développement et


l’amélioration du secteur industriel.

Les objectifs à atteindre :

- Mettre en place un tissu industriel concourant à la valorisation des ressources locales et


permettrant de satisfaire les besoins locaux ;

- Réduire la dépendance de l’économie vis-à-vis de l’extérieur par la production des matières


premières destinées aux industries locales et des produits finis concurrents aux biens
importés ;

- Promouvoir l’exportation des produits industriels, particulièrement des produits


manufacturés.

II.5. RESSOURCES FINANCIERES

La taxe de promotion de l’industrie en sigle TPI, créée par ordonnance loi n° 89-
031 DU 07 Août 1989 est principale ressource du FPI. Outre la TPI, les emprunts locaux et
extérieurs constituent également les ressources du FPI.

II.6. STRUCTURE ET ORGANISATION

II.6.1. Structure organique

L’organisation et le fonctionnement des articles 6 à 24 et des articles 26 et 39 de la


loi n° 78-002 du 06 janvier 1978 telle que modifiée et complétée à ce jour .
Les organes du Fonds de Promotion de l’Industrie sont :

♣ Le Conseil d’Administration :
23

C’est l’organe de conception et de décision de l’entreprise constituée par 10


membres :

- Le Président du Conseil d’Administration (PCA) ;


- L’Administrateur Délégué Général (ADG) ;
- L’Administrateur Délégué Général Adjoint (ADGA) ;
- L’Administrateur Directeur Technique (ADT) ;
- L’Administrateur Directeur Financier (ADF) ;
- 3 Administrateurs ;
- La Tutelle Administrative et Financière (TAF) ;
- La Tutelle Technique.

♣ Le Comité de Gestion :

Il exécute les décisions du conseil d’administration et est composé de 4 membres :

- L’Administrateur Délégué Général (ADG) ;


- L’Administrateur Délégué Général Adjoint (ADGA) ;
- L’Administrateur Directeur Technique (ADT) ;
- L’Administrateur Directeur Financier (ADF).

II.6.2. Structure Fonctionnelle

► La Direction Générale

Elle supervise les activités des différentes directions, elle est composée de
2 membres dont :

- L’Administrateur Délégué Général (ADG) ;


- L’Administrateur Délégué Général Adjoint (ADGA) .

En son sein se trouve deux services autonomes :

- Le Service de l’Audit Informatique ;


- Le Service Juridique.

La Direction Générale compte sept directions, à savoir :

- Direction des Etudes et Développement ;


- Direction des Projets ;
- Direction de la Coordination Provinciale ;
- Direction Financière ;
- Direction de Mobilisation des Ressources ;
- Direction Administrative ;
- Direction de Vérification et Supervision.

L’administrateur directeur technique supervise les directions suivantes :


24

● Direction des Etudes : elle comprend deux services :

- Service Etudes ;
- Service Documentation et Analyse.

Elle est chargée de la collecte et de la diffusion de l’information tant interne


qu’externe et de la consolidation des rapports d’activité de toute l’entreprise.

● Direction des Projets : elle comprend trois services :

- Service d’Evaluation ;
- Service Crédit ;
- Service Promotion et Encadrement.

S’occupant de l’évaluation des projets avant son approbation en tenant compte des
facteurs de faisabilité et de factibilité.

● Direction de la Coordination Provinciale : elle a deux services et des directions régionales :

- Service Technique ;
- Service Administratif et Financier.

S’occupant de la coordination des activités dans les agences, antennes et


directions provinciales.

L’Administrateur Directeur Financier supervise les directions suivantes :

● Direction de Mobilisation des Ressources : elle a quatre services, à savoir :

- Service de Perception de la Taxe de Promotion Industrielle et Locale ;


- Service de Perception de la Taxe de Promotion Industrielle à l’Importation ;
- Service de Recouvrement des Prêts ;
- Service des Autres Ressources.

Cette direction s’occupe de la perception de la taxe sous ses deux aspects : à


l’importation comme localement auprès des redevables qui ne sont que des canaux par
lesquels le FPI entre en possession de l’agent dont l’état lui a donné le droit.

● Direction Vérification et Supervision : elle a deux services :

- Service de supervision ;
- Service de Contrôle de la Taxe de Promotion Industrielles à l’Importation.

Elle a pour rôle de superviser les projets après leur financement par le FPI.

● Direction Financière : elle regroupe quatre services, à savoir :


25

- Service de Trésorerie ;
- Service Comptabilité ;
- Service Budget ;
- Service Portefeuille.

Elle s’occupe notamment de :

- La planification des ressources financières par l’élaboration et le contrôle budgétaire ;


- La collecte des ressources financières, la gestion des encaisses et leur affectation judicieuse ;
- L’enregistrement comptable des opérations effectuées par l’entreprise ;
- Du portefeuille de prêt consentis aux tiers.

● Direction Administrative : elle a quatre services :

- Service Gestion du Personnel et Social ;


- Service Formation ;
- Services Généraux et Intendances ;
- Service Protocole et Relations Publiques.

Elle a pour attribution la gestion des ressources humaine.

II.7. ORGANIGRAMME DU FPI


26

CONSEIL
D’ADMINISTRATION

COMITE DE GESTION

DIRECTION GENERALE : ADG & ADGA

Secrétariat

Service Juridique (S.Jr) Service Audit et Information

Administrateur Directeur Technique Administrateur Directeur Financier

Direction Direction des Direction de la Direction de Direction Direction Direction


des Etudes Projets Coordination Mobilisation des Vérification et Financière Administrative
Provinciale Ressources (DMS) Supervision (DF) (DAD)
(DVS)

Sce Etudes Sce Evaluation Dir Régionale Sce TPI/L Sce Sce Sce Gestion
Supervision Trésorerie du Pers et
Social

Sce Sce Crédits Sce Technique Sce TPI/I Contrôle Sce Budget Sce
Documentaire TPI Formation
et Analyse

Sce Promotion et Sce Sce Recouvrement Sce Gestion Protocole et


Encadrement Administratif des Prêts du Portefeuille Relations
et Financier Pbques

Sce Autres
Ressources Sce Généraux
et
Intendance

Légende :

Dir : Direction ;
Sce : Service ;
Pers : Personnel ;
Pbques : Publiques ;
TPI / L : Service de Perception de la Taxe de Promotion Industrielle et Locale ;
TPI / I : Service de Perception de la Taxe de Promotion Industrielle à l’Importation.

CHAPITRE III : DIAGNOSTIC FINANCIER DU FONDS DE PROMOTION POUR


L’INDUSTRIE (FPI)
27

Le bilan comptable, par ses règles et normes, ne permet pas de faire une analyse
financière. L’analyste financier utilise à cet effet le bilan fonctionnel. Ce dernier dérive du
bilan comptable, après reclassement et retraitement de certains postes. Cela étant, les données
à notre possession ont fait déjà l’objet des opérations de reclassement et de retraitement au
sein de l’entreprise.

III.1. LES BILANS

III.1.1. Bilan condensé ou fonctionnel

EXERCICES 200
2 2003 2004
RUBRIQUES
ACTIF
I. VIN

Val. Immob.Incorp 13.718,69 16.844,63 20.541,92


Val. Immob.Corp 1.119.038,36 2.273.147,79 2.332.304,53
Autres Val. Immob 4.375.936,17 10.159.160,08 16.237.951,96

Sous total 5.538.643,22 12.449.152,5 18.590.798,41

Val d’exploitation 18.451,58 37.663,50 23.496,40


Val réalisable 14.253.084,87 20.446.626,11 22.692.050,93
Val disponible 2.601.989,35 2.417.203,47 1.930.359,93

Sous total 16.873.525,8 2.290.1493, 02 24.645.906,86


TO 22.462.219,0 35.350.645,5 43.236.705,2
TAL 2 2 7
PASSIF
III. Capitaux Permanents

Fonds propres 13.436.624,3 23.279.589,65 29.977.389 ,8


Emprunt & DLMT 7.324,6 38.288,60 914,46

Sous total 13.473.948,6 23.317.878,25 29.978.304,76

IV. DCT

DCT Non Bancaires 8.984.339,25 12.015.535,38 13.258.400,51


DCT Bancaires 3.930,87 17.231,89 0

Sous total 8.988.270,12 12.032.767,27 13.258.400,51


TOTA 2.462. 35.350.6 43.236.7
L 219,02 45,52 05,27

Etant donné que le FPI est une banque de développement à vocation financière, le
centre de son activité se retrouve au niveau de ses valeurs réalisables. Raison pour laquelle,
pendant la période sous examen, les valeurs réalisables ont une part significative et croissant
28

dans l’actif cyclique. Elles sont constituées en majeure partie des prêts accordés aux
promoteurs en vue de la réalisation de leurs projets. Les valeurs d’exploitation par contre ont
une part insignifiante dans l’actif circulant, suite au caractère juridique que revêt le FPI .Il
n’est pas une entreprise commerciale au moins une entreprise de protection.

Au passif, ces emprunts et dettes à long et moyen terme sont constituées en


majeure partie des provisions crées pour tenir compte de sinistre qu’à connu le FPI en 2002.
Les dettes à court terme bancaire représentent ses opérations de régulation du passif et les
dettes à court terme bancaire représentent les emprunts auprès des bailleurs des fonds
internationaux.

III.1.2. Bilan synthétique

EXERCICES 200
RUBRIQU 2 2003 2004
ES
ACTIF
I. VIN 5.588.683,22 12.449.152,5 18.590.798,41

II. Val Circulantes 16.873.525,8 22.901.493,02 24.645.906,80


T 22.462.21 35.350.645,5 43.236.705,2
OTAL 9,8 2 7
PASSIF
III. Capitaux Permanents 13.473.948,9 23.917.878,25 29.978.308,76

IV. DCT 8.988.270,12 12.032.767,27 13.258.400,51


T 22.462.219, 35.350.645,5 43.236.705,2
OTAL 8 2 7

A la lecture de ce bilan, nous constatons que les valeurs cycliques et capitaux


permanents constituent les masses les plus importantes de part leur montant. Cette situation
aura une influence positive sur le fonds de roulement.

III.2. TABLEAU DE CRISTALLISATION


29

La cristallisation permet de réduire les postes d’un bilan à quelques chapitres


essentiels en les regroupant en grandes familles ( rubriques ) dont les valeurs seront exprimées
respectivement en valeur absolue , en pourcentage du total du bilan.

EXERCICES
R 2002 % 2003 % 2004 %
UBRIQUES
ACTIF
I.VIN 55.886.963, 24,9 12.449.152,5 35,2 18.590.798,4 43
2

II.Val. Circulantes

Val d’exploitation 18.451,6 0 37.663,5 0 23.496,4 0


Val réalisable 1.425.3084, 63,5 20.446.626,1 57,8 22.692.050,5 52,5
9
Val disponible 2.601.989,4 11,6 2.417.200,4 6,8 1.930.359,9 4,5
224.622.2 10 35.350.645 10 43.236.70 10
TOTAL 19 0 ,5 0 5,3 0
PASSIF
III.Capitaux
Permanents
Fonds propres 13.436.624, 59,8 23.279.589,7 65,9 29.978.304,8 69,3
3
Emprunt & DLMT 37.324,6 0,2 38.288,6 0,1 914,5 0
IV. DCT 8.988.270,1 40 12.032.767,3 34 13.258.400,6 30,7
22.462.2 1 35.350.645 10 43.236.705, 10
TOTAL 19 00 ,5 0 3 0

A l’actif, les trois années qui constituent notre période d’étude montre un
pourcentage élevé des valeurs réalisables soit une moyenne de 57,93 % et le 42,07 % dans les
autres postes d’actif. Ceci justifie même le volume du porte feuille de prêt du FPI. Les
résultats négatifs des années antérieures ont contraint l’entreprise à revoir à la baisse le
volume des prêts accordés à ses clients par rapport aux ressources de chaque année. Suite à
l’acquisition de son nouveau bâtiment administratif situé sur l’avenue LUKUSA dans la
commune de la Gombe, ses valeurs immobilisées ont sensiblement augmenté.

Au passif, l’accroissement des fonds propres est du à l’augmentation des recettes


générées par la taxe pour la promotion de l’industrie, payée à l’importation et à l’exportation
qui constitué sont quasi fonds propre. Son fonds propre moyen est évalué à 65 % du total
passif et le reste des autres postes.

III.3. CALCUL DES INDICATEURS DE LA STRUCTURE FINANCIERE DU FPI


30

III.3.1. Calcul de fonds de roulement

* Par le haut du bilan

EXERCICES 200
RUBRIQU 2 2003 2004
ES
ACTIF
I.VIN 5.588.693,22 12.590.799,41 18.590.799,41
PASSIF
II. Capitaux Permanents 13.473.948,9 23.317.878,25 29.978.308,76
7.885.255, 10.868.725, 11.387.506
FRN 67 75 ,35

* Par le bas du bilan

EXERCICES 200
RUBRIQU 2 2003 2004
ES
ACTIF
I. Val. Circulantes 16.873.525,8 22.901.493,02 24.645.906,80
PASSIF
II. DCT 8.988.270,12 12.032.767,27 13.258.400,51
7.885.255,6 10.868.725,7 11.387.506,3
FRN 8 5 5

Nous remarquons que les capitaux permanents et les dettes à court terme pendant
ces trois années, étaient tellement importants qu’ils ont permis de financer les immobilisations
nettes .Il s’est dégagé un excédent capable d’absorber les besoins en fonds de roulement.

FRP = FP-VIN

EXERCICES 200
RUBRIQU 2 2003 2004
ES
ACTIF
I.VIN 5.588.693,22 12.449.152,5 18.590.796,41
PASSIF
III.1 Fonds Propres 13.436.624,3 23.279.589,65 29.977.389,8
7.847.931,0 10.830.437,1 11.386.593,3
FRP 8 5 9

Ce fonds de roulement propre est resté positif pour la période étudiée. Ses fonds propres ont
été à la hauteur de financer les immobilisations nettes.

FRB = VC
31

EXERCICES
2002 % 2003 % 2004 %
RUBRIQUES
I. VE 18.451,58 0,08 37.663,50 0,11 23.496,40 0,05
II.VR 142.30.084,87 63,46 20.446.626,12 57,8 22.692.050,53 52,4
4 8
III. VD 2.601.989,35 11,58 2.417.203,41 6,83 1.930.359,93 4,47
16.987.35 75,1 22.901.493,0 64,7 24.645.906,8
FRB 2,58 2 2 8 6 57

Pendant ces trois années, les fonds de roulement brut sont restés positifs et
croissant avec une moyenne de 65,63 % par rapport à l’ensemble des actifs de l’entreprise.
Cette croissance est due suite à l’augmentation importante des valeurs réalisables de
l’entreprise.

FRE = DLMT

EXERCICES 2
RU 2002 2003 004
BRIQUES
PASSIF
I.DLMT 37. 324, 60 38.288, 60 214, 46
38.2 214
FRE 37. 324, 60 88, 60 , 46

Pour la période sous examen, les fonds de roulement étranger ne sont pas
significatifs. Ceci veut dire, les capitaux étrangers dans l’entreprise existent mais avec une
part très faible dans l’exploitation du FPI. En 2004, le FRE est très faible suite à la reprise de
la majeure partie de la provision constituée en 2002 à l’occasion du sinistre que le FPI avait
subi.

III.3.2. Besoin en fonds de roulement

EXERCICES 2
RU 2002 2003 004
BRIQUES
I. V E 18.491,58 37663,50 37.663,50
II. V R 14.253.084,87 20.446.626,41 20.446.626,41
III. B C 14.271.536,46 20.484.289,61 22.717.546,93
IV. RC 8.984.339,25 12.032.767,27 13.258.400,51
5.28 845 9.457
V. BFR (III-IV) 7.197,20 1522,34 .146,42

Ces besoins en fonds de roulement sont restés positifs durant la période de notre
étude. Cette situation dévoile l’incapacité des ressources cycliques à faire face aux besoins
cycliques. Ceux-ci sont constitués en grande partie des valeurs réalisables qui ont un poids
très élevé dans les actifs cycliques.
32

III.3.3. Etude de la trésorerie nette

EXERCICES
RU 2002 % 2003 % 2004 %
BRIQUES
I.VD 2.417.203,41 6,83 2.601.989,35 11,58 1.930..359,93 4,47
II. DCT Bancaire 17.231,89 0,05 3.930,87 0,01 0 0
T 2.399.971,5 6,7 2.598.058,4 1.93 4,47
N (I-II) 2 8 8 11,57 0.359,93

Nous constatons que, le FPI a une trésorerie large qui se justifie par les excédents
des fonds de roulement après financement des besoins en fonds de roulement. Mais aussi, par
le volume des valeurs disponibles par rapport aux dettes à court terme bancaire. C’est une
situation saine.

III.4. ETUDE DE LA LIQUIDITE

III.4.1. Etude de la liquidité générale

EXERCICES
RU 2002 2003 2004
BRIQUES
VC 16.873.525,8 22.901.493,02 24.645.906,86
DCT 8.988.270,12 12.032.767,24 13.258.400,51
7.885. 10.868. 11.387
LG 255,68 725,78 .506,35

Durant ces trois années, les liquidités générales sont positives et croissant. Ces
situations montre que l’actif circulant du FPI est à la hauteur des dettes à court terme.

III.4.2. Liquidité réduite

EXERCICES 2
RUBRI 2002 2003 004
QUES
VR 14.253.084,87 20.446.626,11 22.692.050,53
VD 2.601.989,35 2.417.203,41 1.930.359,93
VC-VE 16.855.174,22 22.863.829,52 24.622.410,46
DCT 8.988.270,12 12.032.767,27 13.258.400,51
7.866. 10.831 11.364.
LR 804,1 .062,25 009,95

Ce tableau montre qu’avec des actifs circulants diminués des valeurs


d’exploitation, le FPI peut faire face à ses engagements.

III.4.3. Liquidité immédiate


33

EXERCICES 2
RUBRI 2002 2003 004
QUES
VD 2.601.989,35 2.417.203,41 1.930.359,93
DCT 8.988.270,12 12.032.767,27 13.258.400,51
(6.38 (9.615.5 (11.328.
LI 6.280,77) 23,86) 040,58)

Les liquidités immédiates sont restées négatives pour les trois années. Juste avec
ses valeurs disponibles, le FPI n’est pas à même de financer ses dettes à court terme. Ceci ne
traduit pas forcement une situation de mégestion mais plutôt une gestion financière rationnelle
qui évite l’immobilisation des espèces.

III.5. ETUDE DES PRINCIPAUX RATIOS

Dénominations Composantes du calcul 2002 2003 2004


Ratio de L G VC / DCT 1,877 1,903 1,859
Ratio de L R VC-VE / DCT 1,875 1,900 1,857
Ratio de L I VD / DCT 0,289 0,201 0,145
Ratio de Financement CP / VIN 2,4 1,866 1,612
Ratio de Solvabilité Valeurs Actives / Total 2,5 2,929 3,261
Dettes
Ratio de Capacité DLMT / CP 0,001 0,002 0,00003
d’Endettement
Ratio d’Autofinancement CP / Total Dettes 1,5 1,929 2,261
Ratio d’Indépendance Total Dettes / Total Bilan 0,4 0,341 0,307
Financière
Ratio de Financement Dettes Bancaires / VC 0,00023 0,0008 0
Bancaire

A la lecture de ce tableau, nous constatons que la solvabilité du FPI est assurée et


sa trésorerie est aisée. Il garde son indépendance financière et a une capacité d’endettement
très faible voire même nulle.
Pour diversifier ses ressources de financement, il a envisagé recourir aux ressources
d’emprunt à des conditions concessionnel les auprès des bailleurs de fonds internationaux.

CONCLUSION ET SUGGESTIONS
34

Notre étude a port é sur le diagnostic financier d’une entreprise privée. Pour mieux
mener notre étude, nous avons souhaité limiter notre sujet dans l’espace et dans le temps
.Dans l’espace, notre cadre de travail était le fonds pour la promotion de l’industrie FPI en
sigle et dans le temps, nous avons diagnostiqué la période allant de 2002 à 2004.

La question majeure de notre travail a été de savoir si les règles d’équilibres


financières minimum et de la sécurité financière sont respectées. A cette préoccupation, nous
avons émis l’hypothèse selon laquelle, pendant la période sous examen, ces règles n’étaient
pas respectées au sein de FPI. Pour répondre objectivement à notre problématique, nous nous
sommes servis des méthodes et techniques expliquées au niveau de l’introduction.

Sur ce, les bilans de ces différentes années nous ont permis de diagnostiquer le
FPI. Après le diagnostic, nous avons constaté que le FPI respectait bel et bien les règles de
l’équilibre financiers minimum et de la sécurité financière.
Nous recommandons au FPI d’augmenter ses ressources cycliques par le biais de financement
bancaire afin de faire face à ses besoins cycliques.

BIBLIOGRAPHIE
35

I. OUVRAGES :

1) BATSCH, L, Le diagnostic financier, éd .Economie, Paris, 1995.

2) CONSO, P, La gestion financière de l’entreprise, éd. Dunod, Paris, 1985.

3) CONSO, P, Fond de roulement et politique financière, 2è éd .Dunod, Paris, 1931.

4) D’ABOVILLE, J.G, Initiation aux mécanismes comptable à la gestion financière, éd.


Organisation, Paris, 1973.

5) DEPALLENS, G, Gestion financière de l’entreprise, éd. SIREY, Paris, 1976.

6) GREMELLET, A, Les ratios et leur utilisation, éd. Organisation, Paris, 1998.

7) KINEIPE, Gestion de la trésorerie de l’entreprise, 2è éd. Entreprise Bruxelles 1980.

8) LASSAGUE, P, Gestion de l’entreprise et comptabilité, éd. Dunod, Paris, 1975.

9) MENNIER, H. et les autres, La trésorerie des entreprises, éd .Dunod, Paris, 1975.

10) SHOMBA KINYAMBA, Méthode de recherche scientifique, éd.M.E.S Kinshasa, 2003.

II. NOTES DES COURS :

1) NGWEYI, P., Commentaires sur l’appréciation du fonds de roulement, in revue de CRPA


n° 26 / 2003.

III. AUTRES DOCUMENTS :

1) KOTANGELO, Analyse de la structure financière d’une entreprise de production, Travail


de fin de cycle, UPN, Kinshasa, 2001.

TABLE DES MATIERES


36

O. INTRODUCTION GENERALE………………………………………………………….

O.1. Problématique……………………………………………………………………………
O.2. Hypothèse……………………………………………………………………………….
O.3. Intérêt et Justification du Choix du Sujet………………………………………………..
O.4. Délimitation Spatio-temporelle………………………………………………………….
O.5. Méthodes et Techniques…………………………………………………………………
O.6. Canevas du Travail………………………………………………………………………

CHAPITRE I : CONSIDERATIONS GENERALES………………………………………...

I.1. Notion……………………………………………………………………………………
I.2. L’analyse…………………………………………………………………………………
I.3. Entreprise Publique………………………………………………………………………
I.4. Fonction Financière………………………………………………………………………
I.5. Gestion Financière……………………………………………………………………….

CHAPITRE II : PRESENTATION DE L’ENTREPRISE…………………………………..

II.1. Statut Juridique…………………………………………………………………………


II.2 Historique……………………………………………………………………………….
II.3. Situation Géographique…………………………………………………………………
II.4. Missions et Objectifs…………………………………………………………………...
II.5. Ressources Financières…………………………………………………………………
II.6. Structure et Organisation……………………………………………………………….
II.7. Organigramme du FPI………………………………………………………………….

CHAPITRE III : DIAGNOSTIC FINANCIER DU FONDS DE PROMOTION POUR


L’INDUSTIE (FPI)……………………………..

III.1. Les bilans………………………………………………………………………………


III.2. Tableau des Cristallisations……………………………………………………………
III.3. Calcul des Indicateurs de la Structure Financière du FPI……………………………..
III.4. Etude de la Liquidité…………………………………………………………………...
III.5. Etude des Principaux Ratios……………………………………………………………

CONCLUSION ET SUGGESTIONS……………………………………………………….

BIBLIOGRAPHIE…………………………………………………………………………..

TABLE DES MATIERE…………………………………………………………………….