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Université Mohammed V- Agdal ‫جامعة دمحم الخامس – اكدال‬

Faculté des Sciences Juridiques,


‫كلية العلوم القانونية واالقتصادية واالجتماعية‬
Economiques et Sociales
Rabat ‫الربـــــــاط‬

ECONOMIE MONETAIRE ET
FINANCIERE II
CHAPITRE 2: LE SYSTÈME BANCAIRE
SEMESTRE 4
GROUPES B

Abdellatif CHATRI
Qu’est ce qu’ un système bancaire ?: Plusieurs sous-systèmes

SYSTÈME
BANCAIRE

Acteurs
Organisations
:(Etablisseme Autorités de Organes de
professionnell
nts de crédit régulation consultation
es
et assimilés)

Gouverneme
Sociétés de Organismes Bank Al- CNCE, CEC GPBM, APSF
Banques nt (Ministère
financement assimilés Maghrib CDEC,
des finances)

Etablissements de
paiement, Banques Pour des opérations
offshore, associations de spécifiques (Office
microcrédit, CDG, CCG,
compagnies financières des changes, AMMC,
Autorité de régulation
du secteur
d’assurance….

Structure actuelle du système bancaire:


A fin 2015, le nombre d’établissements de crédit et organismes assimilés agréés au Maroc s’établit
à 84 établissements, dont :19 banques, 34 sociétés de financement,6 banques offshore,13
associations de microcrédit, 10 établissements de paiement (sociétés intermédiaires en transfert de
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fonds), la Caisse de Dépôt et de Gestion et la Caisse Centrale de Garantie
I. Aperçu sur les grandes réformes bancaires
II. Les organes de régulation
III. Les instances de consultation
IV. Les organisations professionnelles de coordination
V. Les banques
VI. Les autres établissements de crédit et les organismes assimilés
I-APERCU SUR LES GRANDES REFORMES BANCAIRES
La réforme du secteur bancaire s’inscrit dans le cadre des réformes entreprises par le Maroc
en vue de mettre en place un système financier moderne, en mesure d’assurer une
meilleure mobilisation de l’épargne et une allocation des ressources financières plus
efficiente.

S’agissant plus particulièrement du secteur bancaires, trois grandes réformes ont été mises
en place dont il n’est pas sans intérêt d’en présenter les principaux rapports:

La réforme de 1993;


La réforme de 2006;
Et la réforme de 2015.

1.La réforme de 1993:

La réforme de la loi bancaire de 1967 intervenue en 1993 s’articule autour des principaux
axes suivants:
Introduction de la notion de « banque universelle »:
Suppression des OFS et leur soumission à la loi bancaire (décloisonnement)
Exercice des opérations par nature (réception des fonds du public, distribution des crédits et mise à
disposition et gestion des moyens de paiement) et opérations par assimilation (opérations connexes,
opérations annexes et prise des participations)
Introduction du concept d’Établissement de crédit (banque et sociétés de financement);
 Mécanismes de protection des déposants (Notamment le fonds de garantie des dépôts);
Renforcement du pouvoir de la banque centrale.

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I-APERCU SUR LES GRANDES REFORMES BANCAIRES
Parallèlement à ce texte fondateur, il a été procédé:

- Au renforcement de la réglementation prudentielle :


Capital minimum, solvabilité, division des risques, liquidité, position des changes,
conditions de prise de participations.

Solvabilité = FP/risques pondérés doit être supérieur à 12% (8%)


Division des risques: FP/risques pondérés de chaque client doit être inférieur à 20%
Liquidité= Actifs inférieur à 1 an /passif inférieur à 1 an doit être supérieur à 100%
Position des changes: FP/position des changes 20% pour l’ensembles des devises 10%
pour chaque devise
Prise de participation: maximum 60% des FP pour l’ensemble du portefeuille de
participation, maximum 15% des FP pour chaque participation et maximum 30% des droits
de vote de la société émettrice

-A la Déréglementation de l’activité bancaire:


- Suppression des emplois Obligatoires;
-Libéralisation des taux d’intérêt.

-A la Modernisation des instruments de la Politique monétaire:


- Suppression de l’encadrement du crédit;
- Abolition des mécanismes de réescompte à taux fixe;
- Institution d’instruments indirects de régulation monétaire…etc.

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I-APERCU SUR LES GRANDES REFORMES BANCAIRES
2. La réforme de 2006:

Secteur bancaire:
Refonte des textes de base

Loi bancaire
Statuts de BAM
n° 34-03 du 14 février 2006
loi n° 76-03 du 23 novembre
modifiant
2005
et complétant la loi de 1993

Principaux apports de la loi bancaire de 2006:

 Renforcement de l’autonomie de Bank Al Maghrib et de ses pouvoirs en matière de


contrôle et de supervision.
 Refonte des attributions des différentes instances instituées par la loi bancaire en vue
d’améliorer le système de supervision du secteur.
 Elargissement du champs de contrôle de BAM à d’autres Organismes.
 Élargissement du rôle des commissaires aux comptes.
 Renforcement de la protection des déposants.
 Transparence et obligation de rendre compte en matière de supervision bancaire.

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I-APERCU SUR LES GRANDES REFORMES BANCAIRES
 Renforcement de l’autonomie de Bank Al Maghrib et de ses pouvoirs en matière de
contrôle et de supervision

Transfert des prérogatives relatives à l’exercice de l’activité des EC du Ministère des


finances au Gouverneur de BAM: Exemple

Ce n’est plus le Ministre des finances mais le Gouverneur de BAM qui donne l’agrément aux EC,
en cas de i) nouvelle création, changement de nationalité, changement de contrôle, fusions-
absorptions entre EC

Ce n’est plus le Ministre des finances mais le Gouverneur de BAM qui approuve les opérations
de détention ou cession d’une participation dans le capital d’un EC conférant au moins 10, 20,
ou 30% du capital social ou des droits de vote dans les assemblées générales

Ce n’est plus le Ministre des finances mais le Gouverneur de BAM qui établit la réglementation
applicable aux EC (Réglementation prudentielle, appel aux actionnaires….ect). Le Ministre des
finances est habilité uniquement à homologuer les circulaires de BAM

En contrepartie de ces pouvoirs renforcés, BAM a été interdite de détenir des participations dans
le capital des institutions soumises à son contrôle ou de siéger dans leurs instances de gestion ou
d’administration.
I-APERCU SUR LES GRANDES REFORMES BANCAIRES
 Refonte des attributions des différentes instances instituées par la loi bancaire en vue
d’améliorer le système de supervision du secteur
Modification des attributions du Conseil National du Crédit et de l’Epargne (CNCE) qui a
remplacé le Conseil National de la Monnaie et de l’Epargne (CNME).
Elargissement des attributions du Comité des Etablissements de Crédit à toutes les questions
intéressant l’activité des établissements de crédit.
Elargissement du champs de contrôle de BAM
Le contrôle de BAM n’est plus limité aux seules banques et sociètés de financement, mais il s’est
élargi aux établissements suivants: Banques Off-shore, Associations de micro crédit, Caisse de
Dépôt et de Gestion, Caisse Centrale de Garantie, Services financiers de Barid Al Maghrib (avant
leur transformation en banque à part entière).
De même les entreprises qui exercent, à titre de profession habituelle, le conseil et l’assistance en
matière de gestion de patrimoine ainsi que celles effectuant des opérations d’intermédiation en
matière de transfert de fonds, ont fait l’objet de dispositions visant à en assurer l’organisation et le
contrôle de leurs activités
L’élargissement du rôle des commissaires aux comptes
En plus de leurs prérogatives stipulées par la loi sur la SA, les responsabilités des commissaires
aux comptes désignées par les banques couvrent aussi ce qui suit: i) Le contrôle du respect par
les banques des dispositions prudentielles et de contrôle interne, ii) Obligation de rendre compte
de leur mission à BAM, iii) Rapporter à BAM tout fait ou décision en violation aux dispositions
législatives , ou pouvant affecter la situation financière de l’EC ou porter atteinte à la profession
Pour garantir l’indépendance de ces commissaires à l’égard des établissements contrôlés, les
mandats consécutifs qu’un commissaire aux comptes peut exercer auprès d’un même
établissement a été limité à deux et le renouvellement du mandat n’est possible qu’à l’expiration
d’un délai de 3 ans
I-APERCU SUR LES GRANDES REFORMES BANCAIRES
 Renforcement de la protection des déposants
En instituant notamment: i) Droit d’information deux mois avant la fermeture d’une agence par un
EC, ii) Droit à clôturer leurs comptes ou transférer leurs fonds sans frais en cas de fermeture
d’agence,
Parallèlement il a été procédé par voie réglementaire à l’instauration du service bancaire minimum
qui comprend 16 services bancaires gratuits (par circulaire de BAM)

Transparence et obligation de rendre compte en matière de supervision bancaire


Publication d’un rapport annuel sur le contrôle, l’activité et les résultats des EC
Bank Al-Maghrib est tenue de notifier, dans un délai de 120 jours maximum à compter de la date
de réception définitive de l’ensemble des documents et renseignements requis, ses décisions
relatives aux demandes d’agrément et de motiver toutes celles emportant refus
Ect

Mise en place de la commission de coordination entre les autorités de régulation du


secteur financier: « Comité de Coordination des Organes de Supervision du Secteur Financier »
I-APERCU SUR LES GRANDES REFORMES BANCAIRES
2. La réforme de 2015:
Principaux apports de la loi bancaire de 2015:

 L'instauration d'un cadre législatif régissant l'activité des banques participatives

 Soumission des associations de micro-crédit et les banques offshore à la loi


bancaire

 Introduction du statut des établissements de paiement:

 Définition des conglomérats financiers et introduction des dispositions spécifiques


les concernant

 Elargissement des attribution du Comité des Etablissements de crédit

 Introduction du concept d’administrateur indépendant pour améliorer la gouvernance


des banques

 Mise en place d'un cadre de surveillance macro-prudentielle et de gestion des crises


systémiques en créant un comité dénommé « Comité de Coordination et de
Surveillance des Risques Systémiques » qui remplace le « Comité de Coordination
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des Organes de Supervision du Secteur CHATRI
Financier Ecole Supérieure de Direction et de Gestion , Rabat
II-LES ORRGANES DE TUTELLE
1- Le Ministre des Finances (MF) :
Après le transfert de ses principales prérogatives à la banque centrale à partir de 2006, le
Minsitère des finances dispose désormais des pouvoirs limités. Il est notamment habilité de:
-fixer pour l’ensemble des établissements de crédit ou pour chaque catégorie ou sous-catégorie de
ces établissements, les conditions de collecte de fonds du public et de distribution de crédits, après
avis du Comité des établissements de crédit (CEC); en vue de:
Assurer le développement de l’économie;
Défendre de la monnaie nationale;
Protéger les déposants et les emprunteurs.

-Homologuer les circulaires de BAM


-Arrêter les opérations annexes pouvant être exercées par les établissements de crédit (voir ci-
après)
2- Bank Al Maghrib (BAM): Ses pouvoirs se sont progressivement élargis dont les plus importants
sont comme suit:
Délivrer l’agrément d’exercice de la profession d’établissement de crédit et à fixer le capital
minimum et ce, après avis du CEC ;
Prononcer le retrait de l’agrément à un établissement de crédit :
soit à la demande de l’établissement de crédit lui- même ;
 soit lorsque l’établissement de crédit :
- n’a pas fait usage de son agrément dans un délai de douze mois, à compter de la date
de notification de la décision portant agrément ;
- n’exerce plus son activité depuis au moins six mois ;
- ne remplit plus les conditions au vu desquelles il a été agréé ;
soit lorsque la situation de l’établissement de crédit est considérée comme irrémédiablement
compromise. L’avis de la Commission de discipline des établissements de crédit est requis dans ces
deux derniers cas. Abdellatif CHATRI Ecole Supérieure de Direction et de Gestion , Rabat
II-LES ORRGANES DE TUTELLE
2- Bank Al Maghrib (BAM):
 Déterminer les modalités d’application des dispositions de cette loi et les textes pris pour son
application (Réglementation comptable, prudentielle, contrôle interne….) ;
 Surveiller l’activité des établissements de crédits ;
 Assurer la gestion du Service de Centralisation des risques (il centralise l’ensemble des
crédits accordés par tous les établissements de crédits et leur fournit en retour des
renseignements sur l’ensemble des crédits accordés à chaque bénéficiaire, afin de les tenir
informés de la situation de leurs clients vis-à-vis de l’ensemble des organismes déclarés) et
le service de la centralisation des incidents de paiement (non paiement d’un chèque par
défaut « opposition, non-conformité de la signature » ou insuffisance de provision).
Remarque : la banque centrale a externalisé ces services (ExpérianMaroc: credit bureau)

 Par ailleurs, le pouvoir de sanction de la Banque centrale a été renforcé : elle peut, si elle
l’estime nécessaire, interdire ou limiter la distribution de dividendes par un établissement de
crédit et s’opposer à la nomination d’une personne donnée au sein de ses instances
d’administration ou de gestion. Elle est, par ailleurs, habilitée à imposer le respect de niveaux
de règles prudentielles plus contraignants pour les établissements qui présentent un profil de
risque élevé.

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III-LES ORRGANES DE CONSULTATION
1- Le Conseil National du Crédit et de l’Epargne (CNCE) :
Remplaçant l’ex CNME (Conseil Nationale de la monnaie et de l’épargne, le CNCE est composé
de représentants de l’administration, des organismes à caractère financier, des chambres
professionnelles, des associations professionnelles et de personnes désignées par le Premier
Ministre en raison de leur compétence dans le domaine économique et financier.
Il a pour missions de:
 Débattre de toutes les questions intéressant le développement de l’épargne et l’évolution de
l’activité des établissements de crédit.
 Mener toutes les études qu’il juge utiles ou qui peuvent lui être confiées par le Ministre chargé
des finances ou le gouverneur de la banque centrale.
Son avis n’est plus requis sur les questions afférentes à la politique monétaire et à la
réglementation prudentielle.
2- Le Comité des Etablissements de Crédit (CEC) :
Il est composé de représentants de BAM, du Ministère des finances et des associations
professionnelles bancaires, le CEC donne son avis sur toutes les questions intéressant l’activité
des établissements de crédit notamment :
l’octroi, le renouvellement ou le retrait de l’agrément ;
l’exercice d’une autre activité autre que celles prévues dans la loi bancaire ;
les conditions de prise de participation dans le capital des entreprises ;
les conditions de publication des comptes annuels et semestriels ;
la création de filiales, l’ouverture de succursales et d’agences à l’étranger ;
les modalités de fonctionnement du « Fonds collectif de garantie des dépôts ».
Conditions de collecte de dépôts et de distribution des crédits
Lorsque le Comité est saisi de questions intéressant les établissements de crédit à titre individuel,
sa composition est restreinte aux seuls représentants de BAM et à ceux du Ministère des
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finances.
III-LES ORRGANES DE CONSULTATION
3- La Commission de Discipline des Etablissements de Crédits (CDEC) :
Présidée par le vice gouverneur ou par le Directeur Général de BAM, la CDEC comprend un
représentant de Bank Al-Maghrib, deux représentants du Ministère chargé des finances, deux
magistrats, nommés par le Ministre chargé des finances, sur proposition du Ministre chargé de la
justice.
Elle est chargée d’instruire les dossiers disciplinaires et proposer les sanctions susceptibles d’être
prononcées à l’encontre des établissements de crédit par les autorités.
4- Le« Comité de Coordination et de Surveillance des Risques Systémiques »
Il a remplacé en 2015 le « Comité de Coordination des Organes de Supervision du Secteur
Financier », mis en place par la loi bancaire de 2006. Il est présidé par le wali de Bank Al-Maghrib
et comprend la Direction du Trésor et des Finances Extérieures, l'autorité chargée du contrôle des
entreprises d'assurances et de réassurance, et l'autorité chargée du contrôle du marché des
capitaux .
Il a notamment pour missions :
de coordonner les actions de ses membres en matière de supervision des établissements
soumis à leurs contrôles ;
de coordonner la surveillance complémentaire des entités constituant un conglomérat financier ;
de coordonner la réglementation commune applicable à ces établissements ;
d'analyser la situation du secteur financier et d'évaluer les risques systémiques ;
de veiller à la mise en oeuvre de toutes mesures pour prévenir les risques systémiques et en
atténuer les effets ;
et de coordonner la coopération et l'échange d'informations avec les instances chargées de
missions similaires à l'étranger.

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III-LES ORRGANISATIONS PROFESSIONNELLES DE COORDINATION
Il s’agit :
1- du Groupement Professionnel des Banques du Maroc (GPBM) ;
2- de l’Association Professionnelle des Sociétés de Financement (APSF).
Ces deux organes ont pour rôle :
 d’assurer la coordination entre la profession et les organes de décision ;
 d’étudier toute question intéressant l’amélioration de l’exercice de l’activité
bancaire (technique de banques, introduction des nouvelles technologies,
formation du personnel…) ;
 de veiller au respect de la réglementation en vigueur tout en avisant les
autorités monétaires de tout manquement relevé dans ce domaine ;
 de défendre les intérêts de la profession.

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V- LES BANQUES
Une banque se définit de manière fonctionnelle; en référence aux
fonctions qu’elle remplisse
1. Opérations par nature
2. Opérations par assimilation
Opérations par nature

Article premier de la loi bancaire « sont considérés comme établissements


de crédit les personnes morales qui exercent leur activité au Maroc, quels que
soient le lieu de leur siège social, la nationalité des apporteurs de leur capital
social ou de leur dotation ou celle de leurs dirigeants et qui effectuent, à titre de
profession habituelle, une ou plusieurs des activités suivantes :

a. La réception des fonds du public


b. Les opérations de Crédit
c. La mise à la disposition de la clientèle de tous moyens de paiement ou
leur gestion.
Les critères d’entrée à la profession sont alors alternatifs et non pas cumulatifs

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V- LES BANQUES
I: LES OPÉRATIONS EFFECTUÉES PAR LES BANQUES
1. Opérations par nature

c. mise à la disposition de
a. Réception des fonds du la clientèle de tous
Public b. opérations de Crédit moyens de paiement ou
leur gestion.

Trois conditions• Par nature: 2 grandes • •Moyens de paiement: tous les


- Remise des fonds (quelque soit • catégories : instruments qui permettent à
le support), • Crédits par décaissement; toute personne de transférer
- Libre disposition et • • Crédits par signature. des fonds, quel que soit le
- Obligation de restitution • • Par assimilation: support ou le procédé
technique utilisé, (chèque,
Principales formes:• • les opérations de crédit-bail et
virement.. ).
•Compte à vue de location avec option d'achat
• Dépôt avec un terme; et assimilées ;
• Dépôt avec stipulation d'une • les opérations d'affacturage ;
affectation spéciale • les opérations de vente à réméré
• -Les fonds dont la réception d'effets et de valeurs mobilières ;
donne lieu à la délivrance, par le et
dépositaire, d'un bon de caisse ou • les opérations de pension.
de tout billet portant intérêt ou
non.

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V- LES BANQUES
2. Opérations par assimilation
a. opérations connexes : Effectuées de plein droit dès obtention d’agrément: il s’agit
des opérations
de change, sur or, métaux précieux et pièces de monnaie
liées à l’assurance de personnes et l’assurance –crédit
Location, CB…
De services d’investissement (appellation nouvelle loi bancaire de 2015)
i) La gestion des instruments financiers
ii) La négociation pour compte propre ou pour compte de tiers d’ instruments
financiers
iii) La réception et la transmission d’ordres pour le compte de tiers
iv) Le conseil et assistance en matière de gestions de patrimoine,
v) L’ingénierie financière
vi) Le placement sous toutes ses formes
vii) Le service de notation de crédits
Opérations connexes aux services d’investissement
 Octroi de crédit à un investisseur/transaction sur des instruments financiers
 Conseil et services aux entreprises: structure de capital, de stratégies, fusions,
rachats…
b. prises de participation (Limites réglementaires)
c. opérations annexes (non spécifiées)

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V- LES BANQUES
2. Opérations par assimilation
b. prises de participation (Limites réglementaires)
Sous réserve du respect des limites réglementaires:
60% des FP de l’EDC en ce qui concerne le montant total du portefeuille
des titres de participation
-15% des FP de l’EDC , en ce qui concerne chaque participation,
- 30% du capital social ou des droits de vote de la société émettrice, pour
ce qui est de chaque participation.
Exemples: (prise de participation):

Soit une banque dont les FP s’élève à 1000.


Cette banque détient i) action A pour un montant de 200, ii) Action B: 300, iii) action C :100
1. La banque a-t-elle la possibilité d’acquérir l’action D pour un montant de 50
2. Dans l’exemple précédent, quelles sont les participations qui ne respectent pas les limites
réglementaires individuelles, sachant que le capital social de A est de 100000, de B est
de 200000 et C est de 100.

Pourquoi un tel encadrement?

Modèle allemand: Deutschland AG, hausebank


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V- LES BANQUES
2. Opérations par assimilation
b. Opérations annexes
Devant être fixées par arrêté du ministre des finances:
Conditions :
Effectuées habituellement par les EDC sur les places financières internationales ;
L'exercice de ces opérations n'est pas de nature à empêcher, restreindre ou fausser le
jeu de la concurrence au détriment des entreprises qui les effectuent à titre principal.
Elles doivent demeurer d'une importance limitée par rapport aux opérations par nature.

Jusqu’à présent, cette disposition n’a jamais été activée.

Remarque :Certaines banques, même si elles ont le caractère universel, interviennent dans des
créneaux spécifiques:
-Bank Al Amal : elle contribue au financement des projets d’investissement visant la réinsertion des
MRE ;
-Médiafinance : elle participe à l’animation du marché des capitaux, notamment du compartiment
monétaire et du compartiment secondaire de la dette négociable publique et privée à travers les
opérations de vente avec faculté de rachat et de placement d’effets publics ou privés ou de valeu
mobilières. Elle peut également exercer toute activité de conseil ou d’assistance en matière de
gestion et d’ingénierie financière.
-Casablanca finance Markets : elle est habilitée à réaliser toutes opérations de banque et jouera plus
particulièrement un rôle actif sur le marché des titres négociables de la dette.
-Le Fonds d’Equipement Communal : sa mission principale est de concourir au développement des
collectivités locales en leur accordant tous concours techniques ou financiers, en particuliers sous
forme de prêts ou avances pour leAbdellatif
financement des études et
CHATRI des
Ecole travaux
Supérieure de d’équipement.
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V- LES AUTRES ETABLISSEMENTS DE CREDIT ET ORGANISMES ASSIMILES
AUTRES ETABLISSEMENTS DE CREDIT
Sous le vocable Etablissement de crédit, on regroupe les banques et les sociétés de
financement. En quoi se distingue l’activité des banques de celle des SF?

Les banques : sont les seules qui peuvent :


exercer toutes les activités par nature et celles dites « connexes » ;
et recevoir des fonds à vue ou d'un terme égal ou inférieur à 2 ans.
Les sociétés de financement :
ne peuvent exercer parmi ces activités, que celles précisées dans les décisions
d'agrément qui les concernent ou, éventuellement, dans les dispositions
législatives ou réglementaires qui leur sont propres.
Elles ne peuvent recevoir du public des fonds d’un terme inférieur ou égal à deux
ans. Par dérogation, elles peuvent être agréées à recevoir du public des fonds d'un
terme supérieur à un an.

Les sociétés de financement ne peuvent effectuer que les opérations pour


lesquelles elles ont été agréées. C’est pourquoi l’on trouve des sociètés de
financement spécialisées dans: i) crédits à la consommation, ii) crédit-bail,
iii) crédit immobilier, vi)affacturage, v) warrantage, vi) cautionnement……..

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V- LES AUTRES ETABLISSEMENTS DE CREDIT ET ORGANISMES ASSIMILES

1-Les sociétés de crédits à la consommation : elles sont spécialisées dans le financement des
achats à crédits de biens de consommation durable ou de biens d’équipement (véhicules,
matériel électroménager…).

18 sociétés de crédit à la consommation :


2-les sociétés de crédit-bail : location des biens d’équipement, de matériel ou d’outillage, ou de
bien immobiliers à usage professionnel, avec possibilité pour le locataire d’acquérir à une date
fixée avec le propriétaire, tout ou partie des biens loués, moyennant un prix convenu.
3-Les sociétés de crédit immobilier : elles sont spécialisées dans le financement des activités
immobilières (terrains, logement, travaux de construction, viabilisation des lotissements).
4-Les sociétés d’affacturage : la loi bancaire définit l’affacturage comme étant une convention par
laquelle un établissement de crédit s’engage à effectuer le recouvrement et, éventuellement, la
mobilisation de créances commerciales que détiennent les clients, soit en acquérant les dites
créances, soit en se portant mandataire du créancier avec, dans ce dernier cas, une garantie
de bonne fin.
5-Les sociétés de cautionnement : "Le cautionnement est un contrat par lequel une personne,
physique ou morale, s’oblige envers le créancier à satisfaire à l’obligation du débiteur si celui-ci
n’y satisfait pas lui-même".
Au Maroc il existe deux sociétés de cautionnement :
-La Caisse Marocaine des Marchés : qui accorde des crédits par signature, sous forme d’aval et
d’acceptations, aux entreprises adjudicataires de marchés publics ou de marchés privés
présentant un intérêt public. Elle facilite le financement de leurs besoins de trésorerie par les
banques pour rendre aisée l’exécution de ces marchés.
-Dar Ad-damane : Elle a pour objet de garantir le remboursement des prêts consentis par les
banques, en particulier les prêts "subordonnés" accordés par Bank Al Amal.

6-Les sociétés de gestion des moyens de paiement : leur activité consiste exclusivement en la
gestion de cartes magnétiques émises par elles mêmes ou par des établissements de crédits
affiliés.
On distingue trois types de cartes :
 Les cartes de retrait servant à retirer des espèces auprès d’agences bancaires ou de guichets
automatiques.
 Les cartes de paiements utilisées pour régler des achats de biens ou des prestations de
services auprès de commerçants adhérents.
 Les cartes de crédit permettant au porteur bénéficiant d’une ligne de crédit auprès
d’établissement émetteur d’effectuer des achats auprès de magasins affiliés.
Certaines cartes peuvent remplir plus d’une de ces trois fonctions.
7- Les sociétés de financement sur nantissement de marchandises : Il existe une seule
société de ce genre au Maroc c’est la Société Marocaine des Magasins Généraux
(SMMG). Elle a pour activité la "gestion des entrepôts qui reçoivent en dépôts des matières
premières, des marchandises ou de denrées que lui confient des industriels, des
commerçants ou des agriculteurs. Elle est responsable de la garde et de la conservation
des matières déposées et perçoit en contrepartie des droits de garde. Elle fournit au
déposant deux documents :
 Le récépissé qui atteste de la propriété de la marchandise déposée ;
 Le warrant permettant au déposant de mettre en nantissement la marchandise déposée à
titre de garantie d’une avance (appelée avance sur warrant) que peut lui consentir un
préteur, notamment la SMMG ou un autre établissement de crédit.
ORGANISMES ASSIMILES (AUX ETABLISSEMENTS DE CREDIT)
 : Ce sont des sociétés qui ont pour
Les compagnies financières
principale activité de prendre et gérer des participations et
contrôlent plusieurs établissements de crédit dont au
moins un recevant des fonds du public.
 La caisse de dépôt et de gestion et la caisse centrale de
garantie ;
 Les associations de micro-crédit;
 Les banques off-shore.
Les établissements non assujettis à la loi bancaire :
Ne sont pas soumis aux dispositions de la présente loi :
 Bank Al-Maghrib;
 Trésorerie générale ;
 Les entreprises d’assurances et de réassurance;
 Les organismes à but non lucratif qui, dans le cadre de leur mission et
pour des raisons d’ordre social, accordent sur leurs ressources propres
des prêts à des conditions préférentielles aux personnes qui peuvent en
bénéficier en vertu des statuts de ces organismes ;
 Le Fonds Hassan II pour le développement économique et social;
 Les institutions financières internationales et les organismes publics de
coopération étrangers autorisés par une convention conclue avec le
gouvernement marocain à exercer une ou plusieurs opérations
d'intermédiation en matière de transfert de fonds consistant en la réception ou
l'envoi, par tous moyens, de fonds à l'intérieur du territoire marocain ou
l'étranger.

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