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INTRODUCTION

Les contribuables ont l’obligation de payer l’impôt qui est un prélèvement


pécuniaire obligatoire sur les ressources des personnes physiques ou morales, à
titre définitif et sans contrepartie. Les impôts prélevés aux particuliers et aux
entreprises constituent les recettes de l’Etat. La fiscalité définit l’assiette des
impôts à payer à l’Etat. Tout dirigeant déploie leurs efforts pour sauvegarder la
santé de son entreprise face à des divers coûts et souhaite payer le moins d’impôt
possible sans pour autant enfreindre les obligations légales. Quels sont alors les
points à savoir sur les impôts ? Quels sont les types d’impôts qui existent ? Dans
notre devoir, nous allons pencher beaucoup plus sur les impôts différés à
Madagascar. [DIA ETO NO TENENINA NY PLAN]

Généralités
Le résultat comptable représente les chiffres d’affaires diminué des dépenses de l’entreprise. IL
s’obtient par le chiffre d’affaires encaissé pour une période donnée diminué de l’ensemble des
charges qui ont concouru à la création du chiffre d’affaires pour une période donnée appelée
exercice comptable.
Le résultat fiscal est d’une utilité plus limitée car il a pour utilité le calcul de l’impôt. Il est calculé
en application de la loi fiscale. La législation interdit la déduction de certaines charges ou ne pas
imposer certains produits. Certains retraitements sont par conséquent nécessaires pour calculer
le résultat fiscal.
A partir de ces deux résultats qu’on pourra avoir l’impôt exigible et l’impôt différé. Ce dernier
tient compte des opérations réalisées au cours d’un exercice et qui auront un impact sur l’impôt
exigible dû à titre d’exercices futurs. Il permet de constater un impôt correspondant au résultat
économique de l’exercice au titre des opérations d’entreprise qui sont amenés à générer dans le
futur un impôt ou une économie d’impôt non reconnu par la méthode de l’impôt exigible.
En un mot, ce tableau ci-dessous explique ce qu’est l’impôt différé :

Nature de la différence temporelle Nature de l’impôt différé


Base fiscale<Base comptable Impôt différé passif
Base fiscale>Base comptable Impôt différé actif

Ci-dessous un exemple chiffré pour illustrer la différence :


Année Bénéfice comptable Bénéfice fiscale Taux
N 50000 40000 24%
N+1 60000 62000 24%

Ci-dessous la comptabilisation de l’impôt différé de ce cas :


695 impôts sur le bénéfice 12000
444 Etats, impôt sur le résultat 9600
134 impôts différés passifs 2400

695 impôts sur le bénéfice 14880


133 Impôts différés actifs 480
444 Etats, impôt sur le résultat 15360

Types d’impôts différés


D’après le PCG 2005, on peut distinguer trois types d’impôts différés :
- L’écart temporelle  : l’impôt correspondant aux différences temporelles entre la valeur
comptable et la base fiscale des actifs et des passifs de l’entité qui sont prises en compte
dans le calcul de l’impôt exigible (les actifs donnant lieu à des différences temporelles)

Année Bénéfice comptable Bénéfice fiscale Taux


N 50000 40000 24%

Après le calcul du bénéfice, on arrive à cette différence temporelle de 10 000, ce qui va


entrainer un impôt différé passif de 2400
- Le report déficitaire : est l’impôt se rapportant au droit à report de la perte fiscale de
l’exercice. Ci-dessous l’exemple illustrant ce deuxième type d’impôt
Résultat 2010 = - 1 300 000 Ar : un déficit à reporter pour 5 ans
Résultat 2011 = 1 260 000 Ar ==>après imputation des déficits antérieurs : 1 260 000 Ar –
1 300 000 Ar= - 40 000 Ar
Résultat imposable au titre de 2011 = 0, le déficit à reporter après imputation est de – 40 000 Ar
Résultat 2012 = 1 750 000 Ar ==>après imputation des déficits antérieurs : 1 750 000 Ar – 40 000
Ar = 1 710 000 Ar
Résultat imposable au titre de 2012 = 1 710 000 Ar
- La réduction d’impôt  : est le report de droit à crédit d’impôt de l’exercice. Cette
réduction peut se présenter de 3 façons :
 Le montant du droit à réduction : impôt correspondant à 50% de
l’investissement réalisé au cours de l’exercice soit :

Droit à réduction = (Total des investissements éligibles *50%)*Taux IR

Néanmoins, le droit à réduction pouvant être utilisé au titre de l’année d’imposition ne


peut excéder 50% de l’impôt effectivement dû.

Droit à réduction autorisé au titre année N<=(IR dû au titre année N*50%)

Le reliquat est reportable dans la même limite sur les impôts des années suivantes pour
une durée n’excédant pas celle de l’amortissement fiscal

Reliquat reportable = Droit à réduction – Droit à réduction autorisé

Mais en aucun cas, l’application du droit à réduction d’impôt ne dispense l’entreprise du


paiement du minimum de perception.

Illustration
La société MANAMBINA travaillant dans le secteur de BTP.
Elle a acquis 2 machines au mois de mars N avec un montant total de 105 000 000 Ar
Droit à réduction au titre de cet exercice N :
Droit à réduction totale = (105 000 000 Ar*50%)*20% = 10 500 000 Ar
Cas 1 : supposons que :
- IR année N = 9 000 000 Ar
- Minimum de perception = 3 500 000 Ar
Droit de réduction autorisé au titre exercice N = (9 000 000 Ar)*50% = 4 500 000 Ar
Montant IR à payer = 9 000 000 Ar (IR)– 4 500 000 Ar (droit de réduction autorisé) =
4 500 000 Ar supérieur au minimum de perception
Reliquat reportable sur les exercices ultérieurs = 10 500 000 Ar (droit à réduction) –
4 500 000 Ar (droit à réduction autorisé) = 6 000 000 Ar
Cas 2 : supposons que :
- IR année N = 9 000 000 Ar
- Minimum de perception = 6 500 000 Ar
Droit de réduction autorisé = (9 000 000 Ar * 50% ) = 4 500 000 Ar
Montant de l’IR à payer après imputation du droit à réduction = 9 000 000 Ar – 4 500 000
Ar= 4 500 000 Ar < au minimum de perception
Montant IR à payer = 6 500 000 Ar (minimum de perception).
L’entreprise n’a pas pu bénéficier que d’un droit à réduction d’impôt de 2 500 000 Ar (c’est-à-
dire 9 000 000 Ar – 6 500 000 Ar) compte tenu du minimum de perception.
Droit à réduction admis = 2 500 000 Ar
Reliquat reportable sur les exercices ultérieurs = 10 500 000 Ar – 2 500 000 Ar =
8 000 000 Ar
Cas 3 : supposons que :
- IR année N = 3 000 000 Ar
- Minimum de perception = 3 500 000 Ar
L’IR à payer = minimum de perception de 3 500 000 Ar. Ici, aucune imputation du droit à
réduction d’impôt ne peut être effectuée
Le droit à réduction de 10 5000 000 Ar est reportable en totalité sur les exercices
ultérieurs