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COMPARTIMENTS LIQUIDIENS

Environ 60% du poids du corps sont constitués par de l’eau (Ù 40 % de


structures non hydriques). Et plus on vieillit, plus la quantité d’eau dans l’organisme
diminue, on se dessèche.

Dans l’eau totale, on distingue :

les liquides intracellulaires (40 % du poids du corps)


les liquides extracellulaires (20 % du poids du corps)
• Plasma
• Liquides interstitiels
9 Eau inter cellulaire
9 Lymphe canalisée (draine l’eau des organes, régule le volume des
organes)
• Liquides transcellulaires
9 Liquide céphalo rachidien (LCR)
9 Liquide intraoculaire
9 Les cavités séreuses (entre deux feuillets, articulations)
9 Sécrétions digestives

• Les mécanismes impliqués dans les échanges entre compartiments :

Quantité (masse) != concentration

- La diffusion passive de solutés :

Diffusion due à une différence de concentration


Diffusion du soluté à travers la membrane (perméable au soluté), depuis la
solution la plus concentrée vers la solution la moins concentrée jusqu’à équilibre
des concentrations
toujours un peu d’échanges dans le sens opposé !
Mécanisme passif ne nécessitant pas de dépense d’énergie

[A] = [B] Ù flux net nul

- La diffusion passive de solutés chargés :

Diffusion due à une différence de potentiel entre les deux compartiments


Diffusion passive :
• des cations vers la solution riche en anions
• des anions vers la solution riche en cations

jusqu’à disparition de la différence de potentiel électrique (càd neutralité


électrique).
- Le transfert actif de solutés :

Il se fait :
• Contre un gradient de concentration
• Contre un gradient électrique
Transfert de soluté à travers la membrane, depuis la solution la moins
concentrée vers la solution la plus concentrée, pour compenser la diffusion
passive et maintenir une différence de concentration (ou de potentiel)
Mécanisme actif nécessitant une dépense d’énergie (hydrolyse de l’ATP…)
et des transporteurs membranaires spécifiques.
Transfert électrogène (càd transfert qui produit de l’électricité – déplacement
de charges), maintient d’une ddp électrique (cellule chargée négativement).

- Le gradient de pression hydrostatique :

Calcul de la pression hydrostatique :


P=μgh
• μ = poids spécifique de la solution
• g = pesanteur
• h = dénivelé entre les 2 solutions
La pression hydrostatique est due à :
• Une différence de niveau (= dénivelé)
• Membrane perméable à la solution
Exemples dus à la pression hydrostatique :
• Le passage du sang de la pompe cardiaque vers les capillaires sanguins,
puis vers les tissus
• L’écoulement de l’eau dans les fleuves
Surpression : lorsque l’on pousse
(vers le bas) le liquide de l’un des
deux compartiments
Ö Le niveau du liquide dans l’autre
compartiment monte
Dépression : lorsque l’on tire (vers
le haut) le liquide de l’un des deux
compatiments
Ö Le niveau du liquide dans l’autre
compartiment diminue
- Osmose et pression osmotique :

Membrane perméable à l’eau seule :


Ö Diffusion de l’eau seule
9 Plus NaCl est concentrée, plus h augmente
• la pression hydrostatique s’oppose à l’osmose (empêche l’eau de trop
monter) : on parle de pression osmotique
Membrane perméable à l’eau et à NaCl (eau > NaCl)
Ö Diffusion de l’eau par osmose et du NaCl par différence de concentration
Ö Equilibre des concentrations et des niveaux

Le pouvoir osmotique d’une solution dépend de la concentration molaire des


substances dissoutes (et non de la concentration pondérale).
Concentration molaire (mol/L) = Concentration pondérale (g/L) / poids moléculaire
(g/mol)
Deux solutions de concentration pondérale différentes peuvent avoir le même pouvoir
osmotique.
Exemple :
A = solution de glucose à 180 g/L (1 mol/L)
B = solution d’urée à 60 g/L (1 mol/L)
Ö Transfert d’eau A->B = B->A car même concentration molaire
Ö Transfert d’eau net nul entre les 2 compartiments
Le pouvoir osmotique d’une solution dépend de la concentration molaire des substances
dissoutes.

En solution dans l’eau :

1 Mole de Glucose 1 Mole de glucose 1M


1 Mole de NaCl 1 Mole de Na+ 2M
1 Mole de Cl-
1 Mole de CaCl2 1 Mole de Ca ++ 3M (Ù solution 3 fois
1 mole de Cl- molaire)
1 Mole de Cl-
Chaque ion exerce une pression osmotique à lui

seul. Donc, à même concentration molaire, une


solution électrolytique a un pouvoir osmotique
supérieur à une solution non électrolytique.

L’osmolarité (pression osmotique) d’une solution


est égale à la somme de la concentration molaire
des différents solutés.
1 mMol -> 1 mOsm
Exemple : composition du plasma

- Pression osmotique et pression oncotique :

• La pression osmotique :

De l’eau pure de des protéines dans un des deux compartiments


La membrane est perméable à l’eau mais pas aux protéines
Ö Pression osmotique des protéines = 19 mmHg

• La pression oncotique :

Du NaCl dans les 2 compartiments et des protéines dans un seul des 2


compartiments
La membrane est perméable à la solution mais pas aux protéines
h (différence de niveau entre les 2 compartiments) est plus élevé
Ö Pression oncotique des protéines = 19 + 9 mmHg = 28 mmHg

A vérifier :
Les 9 mmHg = la pression due au défaut de charge des protéines qui sont chargées -.
Elles vont donc attirer les ions +, d’où Poncotique > Posmotique.

- Equilibre de Gibbs-Donan :

NaCl dans les 2 compartiments, et les protéines dans un seul des deux
Membrane perméable aux solutés, mais pas aux protéines
Deux nécessités :
• Le produit des concentrations des ions diffusibles doit être identique
dans chaque compartiment
9 à l’état final :
[Na+]a x [Cl-]a = [Na+]b x [Cl-]b
• La neutralité électrique de chaque compartiment doit être maintenue
- Pression hydrostatique et pression oncotique :

Du NaCl dans les 2 compartiments ;

Dans le cas de surpression (on


pousse le liquide de l’un des
compartiments – le A - vers le bas),
le niveau du liquide dans l’autre
compartiment – le B – monte.

Mais si on ajoute des protéines


dans le compartiment A, le niveau
de l’eau monte moins dans B.

Ö La pression oncotique s’oppose à la pression hydrostatique

• Application thérapeutique :

- L’hémodialyse :

- La dialyse péritonéale :

Elle est douce et continue (un tuyau qui passe par le nombril reste en
permanence)
Se fait par une poche (bain de dialyse) qui doit être renouvelée toutes les 4H.

• Applications physiologiques :

2 pathos :

On boit car on élimine : diabète insipide


On élimine car on boit : potomanie

• Les compartiments hydriques de l’organisme :

L’eau extracellulaire = plasma + eau interstitielle


L’eau intracellulaire
- Les échanges entre les compartiments :

les échanges sont permanents à travers les membranes


Echanges entre plasma et eau interstitielle à travers les membranes capillaires
Echanges entre l’eau interstitielle et l’eau intercellulaire à travers les
membranes cellulaires

• Les échanges entre compartiment extra et intra cellulaire :

Pour toutes les substances :


• Diffusion (transfert passif)
• Transfert facilité
• Transfert actif
• Endocytose – exocytose
Pour l’eau :
• Osmose

- La diffusion :

Ne concerne que les petites molécules


Elle est transmembranaire pour les molécules lipophiles. Pour les autres, se
fait à travers un canal protéique
Ne nécessite pas d’énergie (directement)
Se fait du compartiment le plus concentré vers le compartiment le moins
concentré
Dépend :
• De la différence de concentration de part et d’autre de la membrane
• De la perméabilité de la membrane à la substance
• De la surface de la membrane
• De son épaisseur

- La diffusion passive :

Les liquides extra cellulaires sont riches en Na+ et pauvres en K+


Ö Diffusion passive simple (par un canal membranaire ou canal protéique) :
o Du Na+ de l’extérieur vers l’intérieur de la cellule AND pôle apical
o Du K+ de l’intérieur vers l’extérieur de la cellule AND pôle basolatéral
Ö Le pôle apical augmente sa négativité
Ö Le pôle basolatéral devient plus positif
Ö Passage de charges + du pôle apical au pôle basolatéral
Ö Gradient électrique transépithélial

+ diffusion d’O2, CO2, lipides…


- La diffusion facilitée :

Concerne des molécules qui ne peuvent traverser spontanément la membrane


Ne nécessite pas d’énergie
Se fait du compartiment le plus concentré vers le compartiment le moins
concentré
Nécessite un canal protéique transmembranaire ou une protéine de
transport
Ces protéines sont spécifiques à la molécule considérée
C’est un processus saturable

Courbe exprimant le débit de substance


transférée en fonction de la différence de
concentration transmembranaire :

• La diffusion facilitée est


hyperbolique
• La diffusion simple est linéaire

- Le transfert actif :

Nécessite une protéine de transport membranaire et une dépense d’énergie


(hydrolyse de l’ATP)
Se fait du compartiment le moins concentré vers le compartiment le plus
concentré
Il peut concerner une seule molécule ou plusieurs
Lorsqu’il s’agit de plusieurs molécules :
• Cotransport (ou symport)
• Contre-transport (ou antiport)

• Le transport actif primaire :

Exemple :
Dans l’estomac : qui acidifie la lumière gastrique
Dans le rein : qui se débarrasse des déchets acides

Une pompe Na/K ATPase sur un pôle de la cellule


• Fait sortir 3 Na+
• Fait entrer 2 K+
Sur l’autre pôle de la cellule :
• Entrée active de Ca++ (Pompe
calcique qui hydrolyse l’ATP :
Ca++ ATPase)
• Sortie active de H+ (H+
ATPase)
La pompe Na/K est une pompe active, donc contre le gradient électrochimique.

Ö Na+ sort, K+ rentre.

La pompe Na/K utilise l’ATP. + déséquilibre électrique car sortent 3 charges positives
et entrent 2 charges positives

Ö DDP (potentiel de membrane)


Ö On parle de pompe électrogénique (électrogène donc génère un courant
électrique !!)

• Le transport actif secondaire :

Utilisent toujours l’énergie du gradient électrochimique produit par le transport


actif I
Transport actif primaire = pompe
Na/K ATPase.
Transports actifs secondaires : à
l’autre pôle de la cellule, entrée d’ions
Na+
• Co transport (le transport
d’ions Na+ entraîne une autre
substance)
• Contre transport (entrée des
ions Na+ expulse une autre
substance)
Le Transport actif II ne fonctionne que si il y a un transport actif I. Donc si on
bloque le transport actif I, on bloque aussi le transport actif II.

• Le transport actif tertiaire :

Le Transport actif III utilise le transport actif I


et le Transport actif II.
• TA I : une pompe Na/K
• TA II : contre transport
9 Na+ entre
9 X sort
• TA III : passage de X (qui entre dans la
cellule) accompagné d’une molécule Y
(co transport).
Le TA III fonctionne que si il y a un TA I. Donc si on bloque le TA I, on bloque
aussi TA III. Et le TA III utilisant le TA II, si on bloque TA II, on bloque aussi TA
III.
- L’endocytose / exocytose :

Ont lieu par exemple au cours de la phagocytose. La phagocytose se déroule en 5


étapes au sein de cellules, les phagocytes.

Les 3 premières correspondent à


l’endocytose qui aboutit à la formation de
vésicules, les phagosomes.
à la 4è étape, le contenu de ces
phagosomes est dégradé par les
lisosomes : on parle alors de
phagolysosomes.
à la 5è étape, ces phagolysosomes
fusionnent avec la membrane plasmique :
c’est l’exocytose.

- La diffusion de l’eau = l’osmose :

Un gradient osmotique
transepithélial induit une diffusion
transcellulaire d’eau (nécessite des
aquaporines)
Un gradient osmotique
paracellulaire induit une diffusion
paracellulaire d’eau (souvent due à
des pompes Na/K qui induisent une
sortie d’ions Sodium : l’eau suit le
Na+)

• Quel est le support osmotique des LEC et LIC ?

Na (mmol/L) K (mmol/L) Osmolarité


(mOsm/L)
LEC 140 4 290
LIC 10-30 130-150 290

Ö L’osmolarité extra cellulaire est essentiellement due aux sels de Sodium


LEC = LIC = 290 mOsm/L
Ö Le flux d’eau net est nul. Il y a autant d’eau qui entre et qui sort de la cellule.
La pompe Na/K ATPasique = mécanisme de maintient de la ≠ de concentration.

- Le bilan de l’eau :

Les entrées sont dues à (ordre décroissant):


• L’eau de boisson (soif) = 50% des entrées
• L’eau contenue dans les aliments = 1/3 des entrées
• Le reste = eau produite par le catabolisme (lorsque l’on brûle du glucose)
Î 6(H20) + 6(CO2)
Les sorties d’eau sont dues aux :
• Pertes urinaires (contrôlées par l’ADH = hormone anti diurétique,
hormone qui contre la sortie d’eau, responsable de la réabsorption de
l’eau pure des urines)
• Eau due aux pertes insensibles (ex : transpiration => évacuation de l’eau
par la peau)
Si entrées > sorties : hyperhydratation
Si entrées = sorties : capital hydrique équilibré
Si entrées < sorties : déshydratation

- Conséquences d’un excès ou d’un déficit en eau :

Excès d’eau dans l’organisme


Ö Dilution des LEC
Ö Donc diminution de la [NA] extra cellulaire
Ö Donc diminution de l’osmolarité plasmique
Déficit en eau dans l’organisme :
Ö Concentration des liquides extra cellulaires
Ö Donc augmentation de la [Na] extra cellulaire
Ö Donc augmentation de l’osmolarité plasmique

la [Na] = la Natrémie
• Osmolarité normale : entre 280 et 300 mOsm/L.
• Natrémie normale : entre 135 et 145 mmol/L.

L’osmolarité plasmatique augmente linéairement avec la natrémie (on obtient une


droite).

• Excès d’eau :

Ö Diminution du Na Extra Cellulaire


Ö Diminution de l’osmolarité Extra Cellulaire

Ex : si LEC = 250 mOsm/L, et LIC = 290 mOsm/L


Ex : si LEC = 320 mOsm/L, et LIC = 290 mOsm/L

Ö Le milieu est hypertonique :


o Forte osmolarité dans les LEC
o Faible concentration d’eau
Ö Diffusion de l’eau de l’intérieur vers l’extérieur jusqu’à équilibre de
l’osmolarité.
Ö Déshydratation cellulaire
Ö A l’équilibre osmotique, LEC = LIC = 305 mOsm/L

- La forme du globule rouge en milieu iso, hypo et hypertonique :

En milieu isotonique :
• LEC = 290 mOsm/L
• Autant d’eau qui entre et qui sort de la cellule
Ö Le globule rouge a une forme de disque biconcave
En milieu hypotonique :
• LEC < 290 mOsm/L
• Trop d’eau dans les LEC
• Plus d’eau qui entre dans la cellule
Ö Le globule rouge « gonfle »
En milieu hypertonique :
• LEC > 290 mOsm/L
• Pas assez d’eau dans les LEC
• Plus d’eau qui sort de la cellule
Ö Le globule rouge « rapetissit »

- Correction des excès ou des déficits de l’hydratation :

Pour éviter l’hyperhydratation cellulaire, il faut :


• Diminuer les entrées d’eau
• Augmenter les sorties d’eau
Pour éviter la déshydratation cellulaire, il faut :
• Augmenter les entrées d’eau
• Diminuer les sorties d’eau
Ö On verrouille d’abord les sorties (Augmentation de l’ADH)
Ö Ensuite on augmente les entrées (si nécessaire) : on a soif.

Dans l’hypothalamus (cerveau) il existe des


cellules spécialisées : les osmorécepteurs.
Augmentation de l’osmolarité
Ö Stimulation des osmorécepteurs
o Stimulation du centre de la soif (on a soif)
o Stimulation des neurones sécréteurs d’ADH dont le corps cellulaire se
trouve dans l’hypothalamus, et les terminaisons axonales dans
l’hypophyse : c’est donc dans l’hypophyse qu’a lieu la neurosécrétion
d’ADH (qui sert à la réabsorption de l’eau).
Diminution de l’osmolarité
Ö Inhibition des osmorécepteurs
o Inhibition du centre de la soif (on n’a plus soif)
o Inhibition des neurones sécréteurs d’ADH => on fait pipi
Seuil normal de l’osmolarité plasmatique : 290 mOsm/L. Au-delà, on manque d’eau.
Seuil de déclenchement de la sécrétion d’ADH (verrouillage des sorties) :
280 mOsm/L
Seuil de déclenchement de la soif : 290 mOsm/L
Ö Déclenchement de la soif (entrée) après la sécrétion d’ADH (sortie)
Ö Toujours un peu de sécrétion d’ADH par prévention
- Les variations de la soif entraînent des variations des entrées d’eau.
- Les variations de la sécrétion d’ADH entraînent des variations des sorties
(urinaires) d’eau.

L’urée provient du catabolisme des protéines


alimentaires. Catabolisme = transformation en énergie
des matériaux utilisés.

Un sujet ayant une alimentation normale élimine chaque


jour dans ses urines en moyenne Æ

En pratique, l’osmolarité urinaire (normalement de 800mOsm/L) peut varier entre


200 et 1200 mOsm/L.
Donc le rein peut éliminer une même quantité de solutés dans un volume d’eau
variable. Il peut :
Si le sujet boit beaucoup (l’apport d’eau est important)
Ö Diminution de l’ADH : le rein réduit sa réabsorption d’eau pure
Ö > 4 litres d’urines par jour
Ö Urines diluées : osmolarité urinaire minimum = 50 mOsm/L.
Ù Charge hydrique (cas où le sujet boit 1L d’eau progressivement) :
Î Inhibition de la sécrétion d’ADH
Î Augmentation du volume urinaire
Î Diminution de l’osmolarité urinaire.
Et une fois l’eau en trop éliminée, le volume urinaire et l’osmolarité urinaire
retournent à leur valeur initiale :
Î Diminution du volume urinaire
Î Augmentation de l’osmolarité urinaire.
Si le sujet boit peu
Ö Augmentation de l’ADH : le rein réabsorbe de l’eau pure
Ö 0,7 litres d’urines par jour
Ö Urines concentrées : osmolarité urinaire = 1200 mOsm/L.

Ù Restriction hydrique (le sujet ne boit pas) :


Î sécrétion d’ADH
Î Diminution du volume urinaire
Î Augmentation de l’osmolarité urinaire.

Schéma récapitulatif :

• Echanges entre compartiment interstitiel et compartiment vasculaire

- Les échanges capillaires :

Les capillaires sont organisés en lits


capillaires et le passage est contrôlé par
des sphincters pré capillaires.

- Les forces en présence AND capillaires sanguins :

AND pôle artériel, une filtration (passage du capillaire vers le liquide interstitiel)
est assurée par :
• La pression hydrostatique sanguine surtout (Phs)
• La pression hydrostatique interstitielle (Phi)
• La pression oncotique interstitielle (Poi)
AND pôle veineux des capillaires, une réabsorption assurée par :
• La pression oncotique sanguine (=plasmatique)
Ainsi, sur toute la longueur du
capillaire, la résultante :

Phs – Pos ≈ 1-2 mmHg. Ainsi, ds


les conditions physiologiques,
filtration > réabsorption… Il existe
donc un excès d’eau et de solutés
qui sortent du capillaire par rapport
à la quantité qui est réabsorbée…

Pourquoi n’y a-t-il pas


d’oedèmes ???

Rôle du système lymphatique Æ

- Mécanisme des oedèmes : Ils peuvent être dus à :

Une augmentation de la pression capillaire sanguine


Elle-même due à :
• Une augmentation de la pression veineuse, observée lors d’une
insuffisance cardiaque ou d’un obstacle au retour veineux
• Une diminution des résistances pré capillaires
Une diminution de la pression oncotique plasmatique
Elle-même due à :
• Une augmentation des pertes protéiques
9 Urinaires (syndrome néophrotique)
9 Intestinales (entéropathie exsudative)
• Une diminution de la synthèse protéique, observée lors :
9 D’une carence d’aport (ex : kwashiorkor)
9 D’une insuffisance hépatique (cirrhose)
Une augmentation de la perméabilité capillaire (inflammation)
Un blocage du retour lymphatique (ex : élephantiasis)

• Régulation du volume des liquides extra cellulaires :


Le volume des LEC augmente proportionnellement au capital sodé de l’organisme
(plus il y a de Na dans les LEC, plus la quantité d’eau est importante).

- Bilan du NaCl :

Les entrées sont dues :


• Au NaCl contenu dans les aliments et la boisson + le sel rajouté
Les sorties sont dues :
• Au NaCl éliminé dans l’urine (surtout)
• Aux autres pertes de NaCl (sueur, selles…)
Si Entrées > Sorties Ù inflation
Si Entrées = Sorties Ù Capital sodé équilibré
Si Entrées < Sorties Ù Déplétion
Les variations de l’apport (ou de l’élimination) en NaCl entraînent des
variations du pool de sel (capital sodé) dans l’organisme. Les variations du
capital sodé entraînent des variations du volume des LEC.

Pourquoi ?

Les variations du capital sodé entraînent la concentration extra cellulaire du Na


puisque le Na est maintenu hors de la cellule par la Na/K ATPase.
Les variations de la natrémie entraînent des variations de l’osmolarité
plasmatique puisque le Na est le principal support de cette osmolarité
Les variations de l’osmolarité plasmatique entraînent une stimulation ou une
inhibition des osmorécepteurs
La stimulation ou l’inhibition des osmorécepteurs entraîne une variation du bilan
hydrique.

Les variations du capital sodé entraînent des variations des LEC et donc du
volume circulant
Les variations du volume circulant entraînent des variations du débit cardiaque
DC = fréquence cardiaque x volume éjecté
Les variations du débit cardiaque entraînent des variations de la pression
artérielle
PA = Débit cardiaque x Résistances artérielles