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sur la sécurité dans les tunnels
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||roiK de tëprpducdonj traducdpn, adàptadon, totales ou partielles sous quelques formes que ce soit, sont expressément réservé.
La mesure au service de la
Sol Data sécurité de vos chantiers
Déformation « Déplacement - Convergence - Contrainte - Vibration • Bruit
«5*

Principaux contrats d'instrumentation pour tunnels


Métro de Puerto Rico (USA) « Métro de Bangkok (Thaïlande) * Jubilee line (Londres) « Métro de Lille (France) « Métro d'Amsterdam (Hollande)
Métro de Copenhague (Danemark) • Tunnel de Toulon (France) » Station West Rail et Tunnels (Hong Kong) « Métro de Paris (France)
Métro de Barcelone (Espagne) » Métro de Toulouse (France) « Station Akihabara (Tokyo) • Loc Ma Chau (Hong Kong)
294, avenue Georges Clemenceau
Tel 01 41 44 85 00 - Fax 01 41 44 85 11
www.soldatagroup corn

Valeurs crêtes des vitesses


particulaires pondérées,
immédiatement après le tir,
sur son imprimante.
MPJ^HEIL RESTE SUR LE
/t'fl^^^ftlAlBtEN'ï'teRMANENCE.
Simple d'utilisation,
X aONT ENREGIS__ simple d'interprétation
fqSLOC AMOVIBLE.
Ces valeurs sont à comparer
Fonctii tiorj.éjectrqniqu à la limite de 10 mm/s
pondjj tnse d"u^
donnée dans l'arrêté du
Intel
22/9/94 (Carrières), sans se
préoccuper des fréquences.
Les,

AUTOMATIQUEMENT SUR PC
» ARCHIVAGE
Rel • RAPPORT DE TIR

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IDETEC - 15, Lot. Corn. Pesquier - 13120 GARDANNE - FRANCE - TEL. 04 42 51 57 13 - FAX 04 42 58 42 29
V e n t e L o c a t i o n » P r e s t a t i o n d e s e r v i c e
AFTES1 infos

• V

erniere minute
|~1OFIROUTE vient d'ob- et des escaliers de transfert mière section fin 2003 est travaux préliminaires. La
\_^tenir la validation des entre les deux niveaux. Cer- arrivé en pièces détachées mise en service de la premiè-
équipements de sécurité du tains de ces sas devront par convoi exceptionnel sur re phase entre Rueil-Mal-
tunnel de PA86. En effet, même être creusés grâce à le site de montage de la maison et l'échangeur de
l'ensemble du concept de une galerie parallèle qui sera deuxième attaque. Après son PA13 est prévue pour 2007,
sécurité a dû être adapté aux excavée avec un tunnelier montage et une inspection celle de la deuxième phase
exigences de la circulaire CSM BESSAC. D'autre générale, le tunnelier devrait pour 2009.
d'août 2000 avec notamment part, le tunnelier qui avait reprendre du service mi-
des sas tous les 200 mètres fini le creusement de la pre- 2005, après la réalisation de

onjoncture
di
es nouvelles orientations rapide de la proposition de la dans les mois prochains. Ces breux axes ferroviaires à
L pour le réseau transeuro-
péen de transport ont été
Commission par les deux co-
législateurs démontre une
nouvelles règles ont notam-
ment porté de 10 à 20 % (au
grande vitesse du sud-ouest
de l'Europe comme Madrid-
adoptées le 21 avril par le volonté sincère de réussir lieu de 30% dans la proposi- Barcelone-Figueras-Perpi-
Parlement Européen, une l'élargissement et augure un tion de la Commission) le gnan-Nimes, Madrid-Vito-
semaine seulement après accueil chaleureux pour les taux de cofinancement pour ria-Hendaye, • la ligne de la
leur adoption par le Conseil nouveaux États membres qui les tronçons des projets prio- Betuwe, * l'axe Lyon-Buda-
des Ministres et tout juste six vont rejoindre l'Union dans ritaires qui permettent le pest avec le tronçon Lyon-
mois après la présentation de quelques jours» a déclaré franchissement de frontières Turin, " les autoroutes
la proposition par la Com- Mme Loyola de Palacio, ou d'obstacles naturels. Un grecques Via Egnatia et
mission. Ces nouvelles Vice-Présidente de la Com- tel taux devrait être plus Pathe, » les liaisons ferro-
orientations comprennent mission chargée de l'énergie incitatif pour la mise en viaires multimodales entre le
une liste de 30 projets priori- et des transports. Le fait de œuvre de projets, notamment Portugal/Espagne et le reste
taires déclarés d'intérêt euro- déclarer certains projets pour la création de partena- de l'Europe, • les axes ferro-
péen. Le coût de ces projets prioritaires d'intérêt euro- riats public/privé. Ces nou- viaires et routiers du triangle
s'élève à environ 225 mil- péen facilite la concentration velles règles devraient égale- nordique, « l'axe ferroviaire
liards d'euros. L'extension sur ceux-ci des aides ment permettre le recours transpyrénéen à grande capa-
des grands axes européens allouées pour le développe- aux engagements plurian- cité, » l'axe ferroviaire du
vers les futurs États ment des réseaux transeuro- nuels, ce qui procure aux Fehmara Belt, * l'axe ferro-
membres devrait contribuer péens au titre du fonds de promoteurs de projets RTE- viaire Lyon-Bâle-Duisbourg-
iu succès de l'élargissement cohésion et des fonds struc- T une plus grande flexibilité Anvers comprenant le TGV
3t donner à l'Union Euro- turels. Les orientations sont dans les engagements finan- Rhin-Rhône et le «Rhin
péenne une nouvelle occa- complétées par les nouvelles ciers. Parmi les projets d'in- ferré», • P «Eurocaprail» -
sion de réduire la conges- règles concernant l'octroi térêt européen dont les tra- Bruxelles-Luxembourg-
tion, d'améliorer Paccessibi- d'aides dans le domaine des vaux devraient démarrer Strasbourg. Tous ces axes
lité et d'encourager l'inter- réseaux transeuropéens, qui avant 2010 figurent : » le devraient inclure des tunnels.
modalité. «Cette adoption doivent entrer en vigueur tunnel du Brenner, • de nom-

TUNNELS ET OUVRAGES SOUTERRAINS - N° 1 82 - MARS/AVRIL2OO4


rojets
.SL JS. M. M.
les
Le gouvernement espagnol a construction des tunnels de
autorisé le 13 février dernier Ganzelai (1359 m), de San- Le groupement Coyne et mètres situé sur la RD 17.
le lancement d'un appel Român (735 m), de Galda- Bellier (mandataire)/ Marti- Les études de faisabilité
d'offres pour la construction kao (1792 m) et de Zarâtamo nod / SETEF / SEGC Foncier concernant les tunnels de
des 8 premiers tronçons sur (2716 m), « de 2 sections sera chargé d'effectuer les Rubi d'une longueur de 500
entre Arrazua et études de faisabilité pour la à 600 mètres, de Bramafan
Escoriatza (15,2 km) construction de deux tunnels d'une longueur de 800 à 900
qui incluent les tun- dans les Alpes-Maritimes. Il mètres et du Lavandier (600
nels de Luko (961 s'agit du tunnel de Monti, m) devraient également
m) et d'Albertia d'une longueur comprise suivre. Les travaux de
(4900 m) et » de 3 entre 300 et 500 m situé à construction de l'ensemble
sections entre Her- Menton sur la RD 2566, et du de ces tunnels devraient
nialde et Hernani qui tunnel de Gilette, long de 500 démarrer en 2007.
comprennent les tun-
nels d'Anoeta (1260
m), d'Inura (2467
m),d'Andoain(1706
Le Président du Gouverne- presse aragonaise la ren-
m), d'Aduna(4540
ment d'Aragon, Marceline contre s'est bien passée et le
15 faisant partie de la ligne m) et d'Hernani ( 2635 m).
TGV "Y Basque" Vitoria- La longueur totale des 8 pre-
Iglesias, a rencontré le ministre français a annoncé
ministre des Transports la conclusion d'une étude de
Bilbao - San Sébastian. Il miers tronçons feront 46 km
Gilles de Robien le 20 avril à faisabilité sur le tunnel de
s'agit : - de 3 sections entre et coûteront 807,41 millions
Paris au sujet de la réalisa- base pour la fin 2004, com-
Amorebieta et Basauri (12,4 d'euros.
tion des infrastructures de me cela avait été annoncé à
km) qui comprend la
transport transfrontalières l'issue du sommet franco-
entre l'Aragon et la France espagnol de Carcassonne le 6
(cf TOS n° 175). Selon la novembre dernier.

Lors de la réunion de la Le dossier de construction du


Commission Mixte franco- tunnel, accompagné de l'en-
monégasque qui s'est tenue à semble des études, sera sou- Le gouvernement andorran a première phase du "Plan Sec-
Paris le 22 janvier, a été mis aux autorités françaises, adopté le 15 Janvier le bud- toriel des Nouvelles Infra-
signée la convention relative tandis que la maîtrise d'ou- get prévu pour l'année 2004. structures Routières de la
à la réalisation du "tunnel vrage et le financement des La construction du tunnel de Principauté d'Andorre". Les
descendant", équivalent au travaux relèveront de Mona- Les Dos Valires, qui unira La appels d'offres seront lancés
tunnel "montant" ouvert en co. Les études d'avant-projet Massana à Encamp, repré- au cours de l'année 2004.
1994. Cette opération consis- réalisées par Coyne et Bellier sente l'investissement le plus Les travaux, dont le coût est
te en la réalisation d'un prévoient un tunnel de 9 important cette année. Il estimé à plus de 50 millions
ouvrage routier unidirection- mètres de diamètre. Tunnel s'agit d'un tunnel bi-tube d'euros, commenceront au
nel de 1860 mètres, dont en voie descendante avec une unidirectionnel, long de 2870 début de l'année 2005. L'en-
1685 m en tunnel, qui per- pente à 6%, il nécessite des mètres et ayant une section trée en service aura lieu en
mettra de faciliter l'accès équipements de sécurité et utile de 64 m2 avec une lar- 2009.
direct à la Principauté pour une ventilation spécifiques. geur de 10 m. En ce qui
les véhicules provenant de Il devrait être construit dans concerne la
l'autoroute A8. Cet ouvrage des roches sédimentaires sécurité, la
présente une entrée et une avec passage de failles. construction de
sortie en territoire moné- galeries de com-
gasque, tandis que la grande munication entre
majorité du parcours s'effec- les tubes sera
tue en tunnel sous le territoi- prévue tous les
re français. Sa réalisation 240 m. Le tunnel
nécessite donc une DUP. La de Les Dos
convention signée règle les Valires fait par-
conditions dans lesquelles le tie des projets
projet sera réalisé. prévus dans la

TUNNELS ET OUVRAGES SOUTERRAINS - N° 1 82 - MARS/AVRIL 2OO4


ravaux
Mecro de ciis
Bachy Soletanche Singapour, (contrat Lorong Chuan). Les travaux de rénovation du accueillait deux voies de cir-
qui vient d'achever la Sur le plan de l'environne- tunnel Maurice Lemaire à culation sans espace de
construction de cinq stations ment, ces chantiers sont Ste Marie aux Mines vien- dégagement. La galerie de
pour la nouvelle ligne de exemplaires : nent de démarrer (cf TOS sécurité, reliée au tunnel tous
métro Circle Line à Singa- • protection du sous-sol et de n°180). La SAPRR, conces- les 400 mètres, permettra
pour, a obtenu le contrat de la nappe phréatique grâce à sionnaire de l'ouvrage, a l'évacuation des usagers, la
construction de deux stations l'utilisation de bétons et signé le 12 janvier le marché ventilation du tunnel ainsi
supplémentaires, les stations boues non polluants, avec le groupement qu'un éventuel désenfuma-
Serangoon et Lorong Chuan. • respect de normes très BOUYGUES / BIFFAGE. ge. Les travaux comprennent
Les cinq stations Nichol strictes sur les déblais, La construction de la galerie également des niches de
Highway, Esplanade, Old • utilisation de matériels très de sécurité sera effectuée sécurité et 9 galeries de
Airport Road, Tanjong peu bruyants et de faible grâce à un tonnelier roches retournement pour l'accès
Katong et Paya Lebar 2 ont encombrement, adaptés aux dures HERRENKNECHT de des véhicules de secours. Le
représenté 190 000 m de sites urbains (version «flèche 6 m de diamètre dans des tunnel devrait être rouvert à
parois moulées réalisés avec courte» de la KS hydraulique
des bennes à câble et des gneiss et des granités. Les la circulation à l'automne
pour les travaux de la station amorces du tunnel de 7 km 2007.
outillages KS hydrauliques. de Paya Lebar construite
En ce qui concerne les deux seront creusées
sous le viaduc ferroviaire en traditionnel
nouvelles stations, les tra- existant).
vaux, commencés début sur 350 et 150
2004 pour s'achever en sep- mètres. Ce tun-
tembre, comprennent : nel routier,
• 22 000m2 de parois et bar- ouvert à la cir-
rettes réalisés à l'aide de culation en 1976
quatre bennes KL (contrat après transfor-
Serangoon), mation du tun-
• 18 000 m2 de parois néces- nel ferroviaire
sitant l'emploi de deux percé en 1937,
bennes KS hydrauliques Pose du premier cintre (Photo A Duteuil)

écurité

Le parlement européen a se sauver en cas d'incendie. transeuropéen et qui par tions à la directive sont pos-
voté la position commune du D'autres part, les classes conséquent ne relèvent pas sibles pour permettre l'ins-
Conseil et de la Commission d'équipement définies à de la directive. En ce qui tallation d'équipements de
sur la directive concernant l'annexe I de la proposition concerne les tunnels déjà en sécurité innovants offrant un
les exigences de sécurité initiale ont été supprimés. La exploitation, l'autorité admi- niveau de protection équiva-
minimales applicables aux Commission suggère égale- nistrative devra évaluer la lent ou supérieur aux techno-
tunnels du réseau routier ment aux États membres de conformité de l'ouvrage logies actuelles.
transeuropéen. Par rapport mettre en œuvre des normes dans un délai de 30 mois sui-
au projet présenté en de sécurité comparables pour vant l'entrée en vigueur de la
décembre 2002 (cf TOS n° l'ensemble des tunnels rou- directive. La rénovation
175) plusieurs amendements tiers y compris ceux ne fai- des tunnels devra être
proposés par le Parlement sant pas partie du réseau effectuée selon un plan
ont été repris. Il s'agit s'étalant sur 10 ans
notamment des amende- maximum; 10% des
ments visant à donner une tunnels devant être mis
considération particulière aux normes dans les
aux personnes à mobilité trois ans et 50% dans
réduite afin qu'elles puissent les six ans. Des déroga-

TUNNELS ET OUVRAGES SOUTERRAINS - N° 1 82 - MARS/AVRIL 2OO4


istoire
de le de Le a 40
II y a quarante ans, le 19 renoncer à toute subvention
En attendant les études, et les interdit), tout en maintenant mars 1964, le tunnel du fédérale. Reste à obtenir l'au-
travaux, qui permettront au la circulation de la ligne de Grand-Saint-Bernard était torisation de prélever un
Tunnel de la Croix-Rousse bus, ouvert au trafic automobile. péage : c'est chose faite avec
de respecter les normes - renforcer la signalétique L'idée de ce tunnel remontait la signature de la convention
nationales de sécurité, plu- rappelant la limitation de au XlXème siècle. En 1852, italo-suisse du 23 mai 1958.
sieurs mesures sont entrées vitesse à 50km/h, le Sarde Gualini fore une Fiat va fournir l'équivalent
en vigueur. - mettre en œuvre, en lien galerie d'une centaine de de 35 millions de francs
Le tunnel de la Croix-Rousse avec les services de l'État, mètres. En 1936, deux suisses et l'ensemble des
est un ouvrage ancien (début des contrôles renforcés de bureaux d'ingénieurs étu- cantons romands, des com-
des années cinquante) pro- vitesse par des radars mobi- dient un tunnel sous le col munes, notamment Lausan-
priété de la communauté les ou fixes, dans le tunnel et Ferret. Mussolini y voit un ne, et des associations éco-
urbaine, dont la conception aux entrées et sorties. accès pour les visiteurs de nomiques entrent dans la
ne respecte pas les nouvelles Par ailleurs, le Grand Lyon l'Exposition Universelle qui société suisse du tunnel du
normes de sécurité édictées à finalise un programme de devait se tenir à Rome en Grand-Saint-Bernard qui est
la suite de la catastrophe du travaux d'urgence qui a pour 1942. Dès la fin de la guerre, dotée d'un capital de 12,2
tunnel du Mont Blanc. Ces objectif d'améliorer encore le projet ressort et une com- millions de francs suisses.
nouvelles normes s'appli- la protection des usagers mission d'études est consti- Le premier coup de pioche
quent aux ouvrages apparte- (comme le remplacement de tuée à Lausanne en 1946. est donné le 15 juin 1959 et
nant à l'État, elles seront la conduite incendie, la sécu- Elle se heurte à l'opposition la jonction a lieu le 5 avril
amenées à s'appliquer aussi risation des réseaux élec- de l'armée, de la France et 1962. Le tunnel de 5854
aux tunnels des collectivités triques ... ). Ces travaux de Genève qui misent sur le mètres est inauguré le 19
locales. importants, d'un montant Mont-Cenis. Cependant, cela mars 1964. L'ouvrage a
C'est pourquoi, le Grand d'environ 4 millions d'euros, ne décourage pas le Syndicat coûté 130 millions de francs
Lyon a décidé d'engager des seront réalisés dès le premier pour la réalisation du tunnel suisses, dont 48 à la charge
études lourdes de mise aux semestre 2005 et nécessite- routier du Grand-Saint-Ber- de la société suisse qui dis-
normes du tunnel de la ront des fermetures du tunnel nard créé en 1951 et son tribuera son premier dividen-
Croix-Rousse. principalement la nuit. homologue italien. Côté ita- de en 1984.
Sans attendre le résultat de Quant à la mise aux normes lien, le Président de
ces études, il a été décidé de complète du tunnel elle la Chambre de Com-
mettre en œuvre plusieurs nécessitera, après au moins merce de Turin s'est
mesures pour limiter les deux à trois ans d'études assuré un soutien
risques ; il s'agit de : opérationnelles, un program- secret mais de poids,
- interdire la circulation de me de travaux longs et la Fiat qui s'engage à
tous les poids lourds (actuel- coûteux de plus de 60 hauteur de 5 milliards
lement seul le transport des millions d'euros. de lires. Côté suisse,
matières dangereuses est le Syndicat décide de

Fondée en 1854 par François au service de l'in- Après 15 ans tiens techniques du marché
Condat, le groupe toujours dustrie et le leader d'expérience (fluides et mastics ininflam-
familial est aujourd'hui l'un français en préser- dans ce mables, mousses pour le trai-
des leaders mondiaux de la vation et décoration domaine, tement des terrains...). Afin
lubrification et de spécialités du bois. Condat pro- d'être au plus près de ses
L'activité de Condat pose à ses clients, Condat va ouvrir
dans les travaux clients dans cette année une usine à
souterrains a le monde Shanghai. En effet, le mar-
démarré en 1989 entier une ché asiatique, notamment le
avec le tunnel sous gamme com- marché chinois, se déve-
la Manche et la plète de pro- loppe à un rythme élevé et
fourniture d'un duits qui Condat espère participer
mastic d'étanchéité. répondent activement à ce développe-
aux évolu- ment.

TUNNELS ET OUVRAGES SOUTERRAINS - N° 1 82 - MARS/AVRIL 2OO4» * « »


ASCULEMENT DES EAUX DE LA REUNION
UN CHANTIER TITANESQUE

Thierry Borca
Tunnel Info Services

Nicolas Margoloff
Conseil Général de La Réunion,
Direction des Infrastructures Départementales
- Service de l'eau

Le projet d'irrigation du littoral ouest de La


Réunion consiste à transférer par 30 kilo-
mètres de galeries souterraines les eaux cap-
tées dans les rivières des cirques de Mafate
et de Salazie vers le littoral ouest et à y distri-
buer cette ressource aux agriculteurs et aux
communes de la côte ouest de l'île, large-
ment déficitaires en terme de ressources en
eau. 81 % sera destiné à l'irrigation et 19 % à
l'eau potable. Le projet devrait permettre
une augmentation de la production de canne
à sucre de 300 000 tonnes par an, soit 50 000
tonnes de sucre. La production actuelle, de Vue aérienne de la plateforme de S" Suzanne
l'ordre de 200 000 tonnes de sucre par an,
est en effet inférieure au quota sucrier de La Les deux galeries de la phase 2, dénommées
Réunion, fixé à 296 000 tonnes. Salazie aval et Salazie amont, auront une lon-
Le projet a pour objectif de desservir un péri- gueur cumulée de 17 920 m. Le cirque de
mètre de 7150 hectares et plus de 3000 Salazie est un des endroits au monde où la
exploitations agricoles dans cinq communes pluviométrie est la plus importante. Les tra-
de l'ouest de l'île : Le Port, La Possession, vaux réalisés s'intègrent dans un projet glo-
Saint-Paul, Trois-Bassins et Saint-Leu. Outre bal destiné à acheminer les eaux depuis le
l'irrigation des surfaces agricoles, il vise à ren- versant est vers le versant ouest de l'île.
forcer la desserte en eau de ces cinq com-
munes représentant 150 000 habitants, soit
25 % de la population réunionnaise, pour les PORTEURS DU PROJET
besoins domestiques et industriels, ainsi qu'à
réalimenter les nappes phréatiques notam- La maîtrise d'ouvrage du projet est assurée
ment celle de la Rivière des Galets. par le Conseil Général de La Réunion. La
conduite de l'opération a été confiée à la
L'aménagement, baptisé "basculement des Direction de l'Agriculture et de la Forêt de La
eaux d'est en ouest", comprend deux Réunion. La maîtrise d'oeuvre incombe à un
ensembles d'ouvrages : les ouvrages de groupement composé de la Compagnie
transfert de Mafate (phase 1), réalisés de Nationale d'Aménagement du Bas Rhône
1989 à 1995, et les ouvrages de transfert de Languedoc (BRL), de la Société du Canal de
Salazie (phase 2), qui comprennent deux Provence (SCP) et de SECMO.
galeries hydrauliques : l'une reliant le Bras de
Pour la galerie Salazie aval, les entreprises
Sainte-Suzanne dans le cirque de Mafate à la
constructrices se sont constituées en groupe-
Rivière des Pluies (galerie aval) et l'autre
ment, lequel comprend Spie Batignolles
reliant la Rivière des Pluies à la Rivière du
TPCI (mandataire), Sotrabas, Razel Frères,
Mât dans le cirque de Salazie (galerie
PICO O.l et Bilfinger Berger. La galerie
amont), (voir carte ci-contre).
amont est construite par un groupement
La première phase comporte deux galeries formé autour de Bouygues TP (mandataire)
de 8 et 2,2 kilomètres qui relient les prises de et comprenant DTP Terrassement, Spie
la Rivière des Galets et du Bras de Sainte- Batîgnolles TPCI, Sotrabas, Razel Frères,
Suzanne au réservoir de tête de Mon Repos. PICO O.l et Bilfinger Berger.

TUNNELS ET OUVRAGES SOUTERRAINS - N I 0 1 82 - MARS/AVRIL 2OCM.


1
«seulement
§ des eaux de La Réunion ; un chantier titonesque
I

Galerie de Salazie

Galerie de Salazie amont

Centrale à béton sur la plateforme

Dans sa configuration initiale, le coût total du


projet d'irrigation du littoral ouest était
estimé à l'origine à 526 millions d'euros.
Aujourd'hui, la note approche les 700 mil-
lions d'euros compte tenu des incidents ren-
contrés lors du creusement des galeries de • une galerie terminale de 140 m excavée à ment avec appui sur grippeurs latéraux. La
Salazie. Et plus le chantier dure, plus la fac- l'explosif cadence d'avancement attendue était de
ture s'allonge. L'Europe assure 60 % du 25 à 30 m/j.
• deux garages d'exploitation
financement du projet, l'Etat 10 % et le Ces deux tunneliers rassemblent les
Département 30%. caractéristiques techniques suivantes :
DIFFICULTES GEOLOGIQUES • diamètre de coupe : 3865 mm

CARACTERISTIQUES EXACERBEES • longueur du bouclier :


10,850 m (articulation rentrée)
TECHNIQUES DES Les études et reconnaissances géologiques
OUVRAGES préalables avaient prévu que les galeries de • motorisation :
Salazie seraient creusées dans des terrains 4 moteurs asynchrones 400 V-250 kW
composés de basaltes et de brèches mas-
La galerie de Salazie aval sives souvent zéolitisées, notamment dans le • couple nominal / maxi :
comporte : secteur amont de l'ouvrage (à partir de l'en- 1500 kNm/ 2700 kNm
• une fenêtre d'attaque de 235 m excavée à trée dans le cirque de Salazie). • outils de coupe :
l'explosif Des zones de discontinuité (diaclases, frac- 14 molettes simple + 6 doubles (017")
•un ouvrage de sécurité de 71 m de lon- tures), pouvant induire des difficultés de creu- • poussée principale :
sement et des arrivées d'eau, furent repérées
gueur 1200 tonnes sur 8 vérins
sur photographies aériennes. La phase des
• une galerie principale de 9570 m creusée travaux allait confirmer ces craintes. • corps grippeurs : 4 vérins de 675 tonnes
au tunnelier puis à l'explosif entre le bras de
La couverture du terrain maximale pour la • poussée secondaire sur voussoirs par 11
Sainte-Suzanne et la rivière des Pluies galerie de Salazie aval est de 1400 m. Elle est vérins (1100 tonnes)
• deux garages d'exploitation même supérieure (1500 m) pour sa jumelle
de Salazie amont. • érecteur annulaire à parallélogramme
La galerie de Salazie déformable
amont comporte : • évacuation du marinage par convoyeur à
METHODES DE CREUSEMENT bande jusqu'à l'arrière du back-up puis par
• une fenêtre d'attaque de 436 m excavée à
berlines sur rails
l'explosif Les acteurs en présence ont opté pour le
creusement mécanisé avec deux tunneliers • back-up de 260 m de longueur
• un ouvrage de sécurité de 71 m de longueur
Herrenknecht (un pour chaque galerie et
• une galerie principale de 8097 m creusée d'une valeur de 4,87 millions d'euros chacun) Les galeries sont revêtues d'anneaux à faces
au tunnelier pour la jonction entre les à double bouclier télescopique permettant la parallèles préfabriqués de 3,20 m de dia-
rivières des Pluies, du Mât et Fleurs jaunes pose des voussoirs simultanément au creuse-

TUNNELS ET OUVRAGES SOUTERRAINS - N° 1 82 - MARS/AVRIL 2OO4


I!

pscubent des eaux de La Réunion ; un chantier filonêsque


d'attaque au Bras de Sainte-Suzanne mais a Mais passer à l'explosif n'est pas une sinécure !
été définitivement arrêté le 16 décembre 2002 Lors de l'attaque amont à l'explosif, il a fallu
au PM 8725. Le tronçon terminal de 1114 franchir une paléo-vallée (ancien lit de rivière)
mètres a été excavé en traditionnel. Le revê- dans du terrain non portant, ainsi qu'une
tement y sera coffré et coulé en place. zone de venue d'eau (450 l/s) d'autant plus
L'achèvement de l'ouvrage est attendu pour problématique que ce tronçon de galerie est
la mi-2005. réalisé en attaque descendante.
Le creusement mécanisé a rencontré de mul- La jonction entre le tunnelier Marianne
tiples aléas. Ainsi, le tunnelier est resté venant de Mafate, arrêté au PM 8725, et
coincé à deux reprises à la rencontre de dis- l'équipe qui a foré les 1114 mètres de galerie
continuités géologiques ayant provoqué des en attaque amont depuis la Rivière des Pluies
Acheminement des voussoirs en galerie aval effondrements sur le corps de la machine a été opérée le 4 décembre 2003. Douze à
aux PM 3171 et 5175. Les travaux de déga- dix-huit mois sont prévus pour les travaux de
gement ont nécessité sept mois pour la pre- finition, confortement, étanchéification,
mière et deux mois pour la seconde. reprise des non-conformités (profil en long),
aménagement des garages et la réalisation
Par ailleurs, et de manière récurrente lors des
de l'ouvrage de sécurité de Sainte Suzanne
saisons cycloniques, la piste d'accès au chan- (génie civil).
tier (10 km de longueur) aménagée dans le lit
de la Rivière des Galets a été détruite, occa- Ouvrage amont
sionnant une immobilisation du chantier
durant la reconstruction de l'accès.
Par la suite, des venues d'eau à 400 l/s au PM
8725 au franchissement d'une zone fracturée
Pose des voussoirs ont noyé le chantier. Cet incident a conduit à
décider l'arrêt définitif et le démontage du
tunnelier. La poursuite du creusement a donc
Tiètre et de 20 cm d'épaisseur. La largeur été réalisée à l'explosif depuis une attaque
d'un anneau est de 1,25 m et il est composé amont à la Rivière des Pluies, sur le site de
de quatre voussoirs et d'une clé axiale pour creusement de la galerie amont. Cette
jn poids total de 8050 kg. deuxième attaque, démarrée en juin 2002,
_e volume de béton à mettre en œuvre est devait à l'origine permettre d'excaver 600 Préparation d'un tir à l'explosif dans le tronçon amont
de 18 000 m3. mètres de galerie pour s'affranchir des
risques géologiques et hydrogéologiques Les travaux ont été lancés le 4 janvier 1999.
dans le tronçon traversant la gorge de la Le démarrage du creusement au tunnelier a
AVANCEMENT DES Rivière des Pluies. Elle a donc été prolongée eu lieu le 3 août 2001.
sur 514 mètres pour aller jusqu'à la rencontre
CHANTIERS du tunnelier Marianne. On avait atteint à l'automne 2003 le point
métrique PM 1238 en attaque aval. Il restait à
'Que d'eau ! Que d'eau !" s'exclamait le pré-
creuser 7500 m soit 86 % de l'ouvrage.
sident de la République Mac Mahon en 1875
ors d'une crue de la Garonne. C'est ce qui Très vite là aussi, le chantier s'est transformé
/ient immédiatement à l'esprit pour qualifier en nid de guêpes. Des venues d'eau sont
es difficultés rencontrées sur les chantiers apparues au PM 440 dès l'excavation de la
des deux tunnels de Salazie. fenêtre d'attaque à l'explosif, ayant atteint un
débit de 600 l/s mais avec un tarissement
Ouvrage aval rapide au bout de quelques mois. D'autres
D zones de venues d'eau rencontrées sur les
our l'ouvrage aval, les travaux ont démarré le
100 mètres suivants ont conduit à différer
1 er avril 1998. Le tunnelier Marianne est entré
l'entrée du tunnelier et à poursuivre l'excava-
an action le 26 juillet 1999 depuis la fenêtre
Arrivée d'eau dans la galerie aval tion en traditionnel sur 300 mètres (jusqu'au
PM 773).
Le tunnelier, baptisé Jacqueline, a été mis en
service le 3 août 2001 et est aujourd'hui
immobilisé depuis le 9 octobre 2001 au PM
1238 (après avoir creusé 450 mètres) à la ren-
contre d'une zone de venues d'eau d'un
débit de 400 l/s sous une pression de 20 bars
et dont le tarissement s'est avéré particulière-
ment lent depuis plus de deux ans. La machine
est bloquée à 900 mètres de profondeur sous
la forêt du piton Fougères, dans les hauts de
Arrivée d'eau dans le front d'attaque de la galène aval Arrivée d'eau sur le tunnelier aval Sainte-Marie où la montagne est un vrai
depuis la rivière des pluies au point métrique 8725 gruyère gorgé d'eau. Le tunnelier n'est pas

«,! « Jl TUNNELS ET OUVRAGES SOUTERRAINS - N° 1 82 - MARS/AVRIL 2OO4


Qsculemeni des eoux de La Réunion ; un chantier titanesque
conçu pour de telles pressions : 20 bars, c'est
la pression à laquelle est soumis un plongeur
sous-marin à 190 mètres de profondeur...
De manière récurrente lors des saisons cyclo-
niques, la piste d'accès au chantier (10 km de
longueur) aménagée dans le lit de la rivière
des Pluies a été dévastée, occasionnant une
immobilisation du chantier durant la recons-
truction de l'accès. En 2002, la piste a été
détruite à 13 reprises, occasionnant 180 jours
d'immobilisation !
Afin de valider les options techniques à
mettre en œuvre pour la reprise du creuse-
ment de la galerie amont, le Conseil Général
de La Réunion a sollicité de la part du
Ministère de l'Équipement une mission
d'expertise qui a été confiée à Michel
Mermet et Marcel Rat, tous deux ingénieurs
des Ponts et Chaussées.
Les experts ont commencé leurs travaux en Approvisionnement du chantier par train
mars 2003 et ont confirmé la nécessité de
mettre en œuvre un dispositif d'exhaure com-
posé de caniveaux sur les 770 premiers depuis laquelle on pourra faire, à partir de Est également en cours d'étude la réalisation
mètres de galerie et d'une galerie de septembre 2004, des sondages horizontaux d'une deuxième attaque depuis l'amont
contournement du tronçon creusé au tunne- de grande longueur pour mieux connaître les (Salazie), à l'explosif sur 1 à 1,7 km.
lier (450 ml), l'ensemble permettant de difficultés que rencontreront les techniciens
Le tunnelier pourrait se remettre en route en
reprendre le creusement au-delà du PM 1238 lorsqu'ils reprendront le percement du tunnel.
2005 à condition que les sondages soient
avec une capacité d'évacuation gravitaire de
Les géologues, sur la base des sondages réa- favorables. Sinon, il faudra creuser avec des
1 à 2 mVs d'eau.
lisés en 2002 au point d'arrêt du tunnelier, ont moyens conventionnels (explosifs et engins
Les caniveaux ont été creusés entre juillet et conclu à un fort risque de venue d'eau dans mécaniques). Dans le meilleur des cas, c'est-
décembre 2003. Le creusement de la galerie les 2000 mètres à 'avant du front actuel. Pour à-dire si le tunnelier redémarre en 2005, il
de contournement, commencé en février la reprise du creusement au delà du PM 1238, faudra encore quatre ans d'efforts à
2004, devrait s'achever en juillet 2004. Au la méthode d'excavation est en cours d'étude Jacqueline pour atteindre Salazie. Soit un
bout de la galerie, les experts proposent de pour le franchissement de cette zone aquifère achèvement à l'horizon mi-2009.Jk
creuser une très grande chambre technique (longueur estimée entre 1500 à 2000 m).

Crédit photo : François-Louis Athenas

TUNNELS ET OUVRAGES SOUTERRAINS - N° 1 82 - MARS/AVRIL 2OO4


IES JOURNEES INTERNAMES DE l'AFÎES

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souterrain) aura lieu à Chambéry les 1 0 , 1 1 et 12 octobre 2005 au Parc de 9m 2 -2900 € HT
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Jne exposition y est également prévue, elle se tiendra au voisinage
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cette exposition ou par la réservation d'un stand doivent contacter
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DANS DES SABLES AQUIFERES
CAS DU PROJET MYRRHA A MOL(

Didier De Bruyn & Hamid Aït Abderrahim,


lentre d'Etude de l'énergie nucléaire (SCK'CEN),
*Aol, Belgique,

Marine Ramaeckers & Alain Van Cotthem,


Fractebel Development Engineering, Bruxelles,
Belgique
1 - INTRODUCTION Belgique. Nous présentons également une
approche des calculs de stabilité d'un tel
L'utilisation de l'espace souterrain ne se ouvrage.
limite pas aux tunnels et aux puits permet-
tant d'y accéder. L'avantage d'installer une
structure en souterrain a été examiné pour
de nombreux types d'ouvrages et les 2 - LE PROJET MYRRHA
exemples de réalisations sont nombreux: des Remarque préliminaire: dans le domaine
centrales électriques classiques, entre autres de l'énergie nucléaire, les acronymes en
hydrauliques (Jin et al, 1999, AITES/ITA, langue française, s'ils existent, sont toute-
2000), un musée au Japon (Sakurai et al, fois très peu employés ; nous avons dès
1998), un hôtel en Israël (Zimmels et al, lors jugé utile d'ajouter systématiquement
1998), et même des bâtiments d'université,
l'acronyme anglo-saxon universellement
des églises ou encore des salles de spec-
répandu ainsi que sa signification.
tacles (AITES/ITA, 2000). L'utilisation du
monde souterrain en vue de l'enfouissement Dans l'Union Européenne, une fraction
géologique de déchets hautement radioac- importante (trente-cinq pour-cent) de la pro-
tifs émetteurs de chaleur est également exa- duction d'énergie électrique provient de la
miné dans de nombreux pays (Ramaeckers et filière nucléaire. Les centrales de ce type, si
al, 2000). elles sont particulièrement "propres" au
niveau de la production d'électricité (en
Sur l'enfouissement total ou partiel de cen-
termes de CO2 rejeté dans l'atmosphère par
trales nucléaires, peu de choses ont été
publiées depuis le symposium international exemple), génèrent des déchets hautement
"Underground Construction of Nuclear radioactifs émetteurs de chaleur, dont la ges-
Power Plants" qui s'est tenu à Hanovre tion est une préoccupation majeure. Si, sur
(Allemagne) en mars 1981 et qui fait réfé- base annuelle, le volume de 2500 tonnes de
rence en la matière. Si des études ont été combustible usé peut paraître important,
menées dans différents pays (USA, c'est essentiellement les 25 tonnes de pluto-
Allemagne, Canada, Brésil ou encore l'an- nium, les 3.5 tonnes d'actinides mineurs (MA
cienne Union Soviétique), les réa//'sat/ons pour "Minor Actinides" dans la littérature
pratiques se sont limitées à la centrale de anglo-saxonne, il s'agit du neptunium, de
Agesta en Suède (Abadie-Maumert, 1965) et l'américium et du curium) et les 3 tonnes de
à la centrale franco-belge des Ardennes à produits de fission à longue demi-vie (LLFP
Chooz (Erkes & Grau, 1966). pour "Long-Lived Fission Products") qui
posent problème étant donné leur très
Le présent article présente de manière systé-
longue durée de vie et leur toxicité.
matique les techniques envisagées pour l'en-
fouissement potentiel d'un nouveau type de Bien qu'une solution technique existe déjà, à
réacteur nucléaire de recherche, plus préci- savoir l'enfouissement géologique des
sément un Système Piloté par Accélérateur déchets radioactifs à grande profondeur
(SPA), non pas dans un environnement dans des couches d'argile, dans du granité
rocheux comme les deux centrales précitées, ou dans des couches de sel, les études pour
mais dans des sables aquifères à Mol en réduire la quantité ou la durée de vie des

TUNNELS ET OUVRAGES SOUTERRAINS - N° 1 82 - MARS/AVRIL 2OCM


(ecliniques de construction d'une gronde structure enterrée dons des sables aptères, Cos du projet MïfflA à Mol, Belgique
déchets sont d'actualité. Des techniques Horowitz) qui est à l'étude actuellement au 3 - GEOMETRIE DE
récentes de séparation et de transmutation CEA.
(P&T pour "Partitioning & Transmutation")
REFERENCE DU BATIMENT
Dans MYRRHA, un faisceau de protons
couplées à un système piloté par un accéléra- (5 mA, 350 MeV) vient frapper une cible de Le concept développé par OTL est présenté
teur (ADS pour "Accelerator Driven System") spallation liquide en plomb-bismuth de schématiquement à la figure 1. Il s'agit d'un
pourraient amener une solution acceptable à manière à générer les neutrons nécessaires bâtiment de grandes dimensions et relative-
la gestion de tels déchets, non seulement au maintien de la réaction en chaîne de fis- ment "allongé": 100 m de longueur, 30 m de
d'un point de vue technique ou environne- sion. La cible de spallation est installée au largeur et 40 m de hauteur, dont 30 m en
mental, mais aussi d'un point de vue social. centre du coeur sous-critique qui développe, dessous du sol. Nous avons pris en effet
La transmutation a pour but de transformer dans l'état actuel du design, de l'ordre de comme hypothèse que le faisceau de pro-
les noyaux radioactifs de longue demi-vie en 50 MW thermiques. L'ensemble de la tons provenant de l'accélérateur arriverait au
d'autres produits, soit stables soit éventuelle- machine (le coeur, la boucle de spallation, niveau du sol et qu'il entrerait dans le bâti-
ment radioactifs, mais dont la durée de vie mais aussi les échangeurs de chaleur, les ment par une ouverture prévue spécialement
est alors diminuée d'un facteur dix, voire pompes primaires et les équipement de à cet effet dans le toit.
beaucoup plus, et surtout dont la radiotoxi- manutention des assemblages de combus- Ce bâtiment est constitué de deux parties
cité est beaucoup moindre. tibles) est contenu dans une cuve (réacteur distinctes, les "services" (partie gauche de la
Un ADS consiste en trois éléments principaux : de type "piscine") remplie de plomb-bismuth figure 1), avec notamment le hall de montage
un accélérateur de particules fournit un fais- liquide, cette cuve se trouvant dans un envi- des équipements et le "hall du réacteur" à
ceau de protons qui vient frapper une cible ronnement à atmosphère contrôlée (Benoit atmosphère contrôlée (partie droite de la
de spallation*, cette cible étant installée au et al, 2003). figure 1). Ces deux parties distinctes pour-
centre d'un cœur sous-critique** qui agit Plusieurs facteurs (Kupschus et al, 2003) nous raient être structurellement désolidarisées
comme multiplicateur de neutrons. De hauts ont amenés à concevoir dès le départ l'en- après vérification du comportement sismique
flux neutroniques peuvent ainsi être atteints, semble de l'installation MYRRHA avec un (en phase d'avant-projet).
tant en terme de flux rapides (nécessaires niveau élevé de robotique: la cible de spalla- Dans l'étude de faisabilité que nous détaille-
pour transmuter les MA) que de flux ther- tion étant en contact direct avec l'extérieur rons plus loin, nous considérons que la pro-
miques (nécessaires pour transmuter les via la ligne du faisceau de protons, le niveau fondeur maximale de l'excavation à réaliser
LLFP). L'intérêt d'un ADS ne se limite pas à d'activation est élevé au-dessus du couvercle (soit en fait la base inférieure de la dalle de
être un incinérateur de déchets, puisque des du réacteur; une contamination au polonium fondation) est de 30 mètres.
applications comme la recherche tant médi- (qui est un émetteur de rayonnement a) se
cale (production de radio-isotopes) que produit lors de l'extraction de composants du
nucléaire (matériaux pour réacteurs, combus- système; enfin, le plomb-bismuth étant un
tible) y sont envisageables. Un ADS possède liquide opaque, la visualisation des diverses 4 - LES DEUX CONCEPTS
des propriétés de sûreté intrinsèques plus manipulations est difficile. Le SCK'CEN a dès ALTERNATIFS
grandes que dans un réacteur critique: étant lors attribué fin 2001 une étude de faisabilité
sous-critique, la réaction de fission nucléaire Sur base de ce concept de référence, le
à OTL (Oxford, UK) bureau d'ingénierie spé-
en chaîne s'arrête dès l'arrêt du courant de SCKoCEN a développé deux concepts alter-
cialisé en robotique en milieu nucléaire, por-
protons délivré par l'accélérateur. natifs, d'une part, en y ajoutant une couver-
tant sur l'intégration de la robotique dans le
ture de terrain de 10 m d'épaisseur; d'autre
Dans le cadre des programmes de recherche bâtiment de confinement de l'installation
part, en faisant descendre l'ensemble du
menés au niveau international sur les ADS et MYRRHA (Rolfe et al, 2002).
bâtiment plus profondément dans le sol. Ces
aussi pour se préparer au remplacement de
son réacteur de recherche BR2 (mis en ser-
vice dans les années 60), le Centre d'Etude
de l'énergie Nucléaire (SCKoCEN) a ancé le
projet MYRRHA en 1998. MYRRHA (pour
Multipurpose hYbrid Research Reactor for
High-tech Applications) est conçu comme
une installation de recherche (et non comme
une machine de démonstration prototy-
pique) pour l'étude, entre autres, de ce type
de concepts d'installation. L'installation dis-
pose toutefois d'une puissance suffisante
pour pouvoir servir comme réacteur de
recherche sur les matériaux; disposant d'un
flux neutronique rapide important, elle est Approved\500_TVN_FiB_RH-v-cut01_1.0.0
aussi complémentaire à l'installation à
spectre thermique RJH (Réacteur Jules Figure I - Concept de référence du bâtiment MYRRHA — Coupe verticale

* Remarque : la spallation est une réaction nucléaire du même type que la fission, mais à de plus hauts niveaux d'énergie, ce qui permet d'obtenir
des neutrons encore plus rapides que dans les réacteurs "rapides". Une explication du procédé a été rédigée par le Commissariat à l'Energie
Atomique (CEA) sous l'adresse : http://www-dsm.cea.fr/Dossiers/Spallation/page.html.
** Un coeur est dit sous-critique quand la disparition des neutrons (par capture, absorption, fuites,...) est supérieure à la production de ces neu-
trons (par fission). La réaction en chaîne de fission ne peut pas s'entretenir d'elle-même sauf moyennant un apport extérieur.

TUNNELS ET OUVRAGES SOUTERRAINS - N° 1 82 - MARS/AVRIL 2OO4 » « « « 0


I
éthiques de construction d'une gronde structure enterrée dons des sables oquifères, Cos du projet MïfflA o Mol, Belgique
leux concepts alternatifs ont pour but de
nieux protéger le bâtiment, compte tenu
('éventuelles exigences de sécurité.
îecouvrir le bâtiment ne présente pas de
>roblème particulier au niveau du génie civil
it le volume de sable nécessaire est déjà dis-
jonible puisqu'une partie du bâtiment est
interrée. La différence en termes de coûts
era donc limitée. Le démantèlement d'un tel
)âtiment sera également tout à fait compa-
able au démantèlement de la solution de
éférence. Nous avons choisi une épaisseur
je 10 m (figure 2) sur base des références
ApprovedBOO_WN_Rg_RH-v-cut02_1.0.0
disponibles dans la littérature: les études
nenées dans les années 70 sur le sujet figure 2 - Concept alternatif bâtiment couvert" - Coupe verticale
Kroger et al, 1978) recommandaient une
épaisseur de l'ordre de 8 à 13 m. L'accès au
>âtiment, tant pour le personnel que pour le
natériel se fait via de petites galeries.
Jne autre idée est de placer l'ensemble du
jâtiment à plus grande profondeur pour évi-
er la création d'un remblai de plus de 20 m
Je haut. Localiser le toit du bâtiment à la pro-
ondeur de 10 m permet d'obtenir la même
jrotection, mais de manière bien plus dis-
:rète.
Des études récentes relatives à la partie
'accélérateur" de l'ADS ont montré que la
Approved\500_TVN_Fig_RH-v-cut03_1.0.0
aisceau de protons circulerait, non pas au
liveau du sol (ce qui est l'hypothèse de base
figure 3 - Concept alternatif "entièrement en souterrain" - Coupe verticale
actuelle du bâtiment), mais au sein d'une
:onduite en béton elle-même protégée par
jne épaisseur de terrain de l'ordre de six
nètres. L'idée d'enterrer complètement le Toutefois, l'impact visuel sera minimisé, méable, car la généralisation de la présence
sâtiment MYRRHA permettrait aussi d'enter- puisque seules des structures de dimensions de cette couche doit être analysée.
•er entièrement la conduite contenant le fais- réduites (les ascenseurs d'accès) resteront
Nous avons examiné de manière systéma-
:eau de protons et dès lors d'en faciliter la visibles en surface.
tique l'ensemble des techniques potentielles
Drotection. pour la réalisation d'une part des murs laté-
raux et d'autre part du radier de fondation
_e concept alternatif "entièrement en souter-
(Ramaeckers & Van Cotthem, 2003) tant pour
•ain" (figure 3) requiert une profondeur d'ex- 5 - LES TECHNIQUES le concept de référence que pour l'alterna-
:avation plus importante dans les sables ENVISAGEES tive "entièrement en souterrain". La stabilité
aquifères; il serait donc utile de réarranger les
structurelle a ainsi été examinée et il a été
différents composants du bâtiment, de La géologie présente sur le site de Mol
tenu compte de la présence de bâtiments à
nanière à obtenir une section horizontale consiste en une succession de sables aqui-
caractère nucléaire à proximité immédiate de
davantage inscriptible dans un cercle et une fères du Néogène jusqu'à une profondeur de
la nouvelle construction. Les tassements glo-
nauteur plus limitée; ce type d'investigations 165 m (Wauters & Vandenberghe, 1994, GIE baux et différentiels devront donc être limités
3st en cours. EURIDICE, 2001). L'imperméabilité des struc- au maximum. Nous avons enfin cherché des
D
ar rapport au concept de référence, la tures enterrées doit donc être garantie. La exemples de réalisations dans des dimen-
Dhase d'excavation sera similaire; toutefois, capacité portante de ces sables (sables de sions et profondeurs d'excavation similaires.
e niveau de la fondation étant situé plus bas Mol jusqu'à 25 m de profondeur, sables argi-
[nous avons pris 50 m de profondeur- au lieu leux de Kasterlee jusque 33 m et enfin sables 5.1 - Les murs latéraux
de 30 m - comme référence), certaines tech- de Diest jusque 140 m) est bien connue et de De manière générale, les techniques sui-
niques envisagées pour le cas de référence haute qualité; elle ne pose donc pas de pro- vantes peuvent être envisagées pour la réali-
oourraient atteindre leurs limites de faisabi- blème particulier pour la présente étude. Au sation des murs latéraux:
lité. L'évolution de la nappe aquifère de niveau du toit de la formation de Diest, la
présence d'une couche plus imperméable de - parois moulées;
même que des tassements encourus par les
bâtiments existants nécessitera une plus quelques mètres d'épaisseur a été mise en - puits hâves;
grande attention. La phase de construction évidence (perméabilité trois ordres de gran- - puits congelés;
sera probablement nettement plus longue, deur plus faible, de l'ordre de 10-8 m/s).
- pieux sécants
9t donc les coûts additionnels (l'étude est en Nous n'avons pas à ce stade-ci tenu compte
cours) seront loin d'être négligeables. de la présence de cette couche imper- - palplanches.

TUNNELS ET OUVRAGES SOUTERRAINS - N° 1 82 - MARS/AVRIL 2OO4


jecliniques de construction d'une grande structure enterrée dans des sables aquifères, Cas du projet MÏRRHA à Mol, Belgique
La technique des parois moulées semble La technique en caisson fermé est inutili- - radier coulé sous eau;
bien adaptée pour le bâtiment MYRRHA: les sable pour une profondeur de 50 m; elle est
- radier coulé à sec, incluant un rabattement
profondeurs envisagées sont réalisables (des techniquement réalisable pour une profon- complet;
exemples supérieurs à 50 m existent), l'étan- deur de 30 m. Citons l'exemple de réalisation
chéité de l'enceinte extérieure peut être à Rotterdam de la pile n°3 du Pont Erasmus - consolidation du fond de fouille par jet
garantie et la méthode est particulièrement par la technique du havage fermé d'un cais- grouting;
flexible. La figure 4 montre le chantier de son de grandes dimensions (L <= 51 m et I = 14 - consolidation par injection;
construction du "Centre culturel et d'exposi- m) comparables à celles du hall MYRRHA, si
- tubes poussés;
tion" à Monaco, la profondeur maximale ce n'est la hauteur sous eau qui était de 24 m
atteignant 34 m. Cet exemple est particuliè- (source CFE). Toutefois, à 30 m de profon- - pieux sécants et
rement intéressant car il s'agit d'une fouille deur, le niveau de surpression (3 à 3.5 bars) -congélation.
rectangulaire, où les parois extérieures pré- est tel que la durée de travail autorisée serait
sentent des renforts en forme de " T ". La limitée à 3 heures. Nous avons dès lors pré- La mise en oeuvre de béton immergé
figure 5 montre un exemple de réalisation en féré ne pas retenir cette technique. semble être la technique la plus prometteuse
forme circulaire de dimensions particulière- dans le cas présent, que ce soit en une phase
La technique en caisson ouvert ne pose pas (toute l'épaisseur de béton étant alors mise
ment importantes (diamètre 85 m, profon-
de problème particulier pour une profondeur en place) ou en deux phases (pré-radier sous
deur 75.5 m et épaisseur des parois 2.2 m)
de 30 m, quelques réserves doivent être eau, suivi d'une seconde épaisseur coulée à
pour la culée de rive du pont d'Akashi au
émises pour 50 m de profondeur (peu de sec). De bonnes qualités de béton sont en
Japon.
références disponibles). effet obtenues et la technique se combine
La figure 6 présente un exemple de l'utilisa- aisément avec celles envisagées pour les
tion de la technique en caisson ouvert à murs latéraux. Toutefois, la technique doit
Anvers pour Aquafin: la structure est un rec- être prise en compte dès le début du dimen-
tangle de 20 m sur 14 m descendant à la pro- sionnement et de la planification du chantier.
fondeur maximale de 21 m. La figure 7 illustre cette technique, utilisée
pour la construction du radier de fondation
du métro souterrain de Berlin, où des sur-
faces ont ainsi été réalisées jusque 13000 m2,
à une profondeur de 18 m et avec des épais-
seurs allant jusque 1.8 m.
figure 4 - Exemple de parois moulées, Centre culturel
et d'exposition, Monaco
(source photo: Solétanche-Bachy)

figure 6 - Exemple de havage en caisson ouvert pour


Aquafin, Anvers
(source photo: Jan De Nul)

figure 7 - Exemple de béton coulé sous eau,


La technique de la congélation, bien métro de Berlin (source photo: Pellegrims)
qu'éprouvée, n'a pas été retenue pour la réa-
lisation complète du bâtiment, vu les profon-
La technique du rabattement, si elle est cou-
deurs et dimensions de l'ouvrage à réaliser.
ramment utilisée, présente néanmoins plu-
La technique des pieux sécants est égale-
sieurs inconvénients dans le cas présent. Vu
ment éprouvée, mais nous l'avons écartée
la proximité d'autres bâtiments, il faudrait
puisque les déviations possibles ne permet-
préalablement réaliser une enceinte étanche
tent pas de garantir l'étanchéité. Toutefois, il
Figure 5 - Exemple de parois moulées, culée de rive du dont la fiche sera importante, la couche
pont d'Akashi, Japon ne faut pas écarter ces deux techniques pour
imperméable se trouvant à 165 m de profon-
(source photo: Solétanche-Bachy) un approfondissement local de la structure.
deur. Il serait de plus, pour des raisons envi-
La technique des palplanches a été exclue
ronnementales, nécessaire de réalimenter la
dès le départ compte tenu des efforts à
nappe aquifère en-dehors de l'excavation.
La technique du havage est utilisée fréquem- reprendre.
Enfin, le débit à évacuer serait particulière-
ment dans le cas de structures enterrées dans ment important. Nous n'avons dès lors par
des zones aquifères ne pouvant être rabat- 5.2 - Le radier de fondation
retenu cette technique.
tues. Deux options peuvent être envisagées: De la même manière, nous avons examiné
une structure en caisson fermé (nécessitant quelles techniques pourraient être d'applica- La superficie concernée nous amène à rejeter
une excavation à la base en chambre pressu- tion pour la réalisation du radier de fonda- la consolidation du fond de fouille par jet
risée) ou une structure ouverte en radier (l'ex- tion à une profondeur de respectivement 30 grouting pour l'ensemble du radier tout au
cavation étant alors classique). Cette tech- et 50 m. Les techniques suivantes peuvent moins, la technique étant toutefois utilisable
nique permet de garantir l'étanchéité de être envisagées a priori à divers degrés de de manière locale. La même remarque est
même qu'un béton de haute qualité. fiabilité : valable pour la consolidation par injection.

TUNNELS ET OUVRAGES SOUTERRAINS - N° 1 82 - MARS/AVRIL 2OO4 '


ethniques de construction d'une grande structure enterrée dans des sables aquifères, Cas du projet MM à Mol, Belgique
La limite supérieure de la surpression étant Comme on peut le constater, un nombre Sur base des exigences géométriques et
de l'ordre de 3 bars, la technique des tubes limité de techniques reste disponible, ce qui d'atmosphère contrôlée, l'étude a amené à
poussés est difficilement utilisable pour une confirme la complexité de tels travaux par un considérer une double paroi pour le hall.
profondeur de 50 m; le fait de devoir réaliser effet combiné de la géologie présente Cette double paroi permettra d'une part
des connexions entre les tubes pour amélio- (sables aquifères), de la forme du bâtiment d'accroître la rigidité de la structure rectangu-
rer la rigidité transversale rend la technique (rectangle allongé), de la profondeur d'exca- laire élancée qui est fortement sollicitée et
également difficile à 30 m de profondeur. vation (pression de terres et pression d'eau d'autre part d'intégrer les équipements et de
Nous ne la retenons donc, ni pour l'ensemble élevées) et de l'environnement nucléaire satisfaire aux exigences de sûreté nucléaire.
des travaux, ni même pour un approfondisse- (bâtiments dont l'exploitation journalière ne Au stade des études de faisabilité, les vérifi-
ment local. peut être compromise). cations suivantes sont effectuées :
Nous avons déjà présenté les pieux sécants • calcul structurel des parois et du radier;
et la congélation ci-dessus; si ces techniques
• stabilité du fond de fouille par rapport aux
ne sont pas applicables pour l'ensemble de 6 - VERIFICATION
la structure, leur utilisation locale n'est pas phénomènes de claquage et de renard;
PRELIMINAIRE DE
exclue. • flottaison;
LA STABILITE
5.3 - Application de ces • effet d'un rabattement.
techniques au projet 6.1 - Hypothèses
6.2 - Stabilité des parois
MYRRHA Avant de se prononcer sur la validité d'une
en phase définitive
En combinant les techniques sélectionnées des techniques précitées pour la réalisation
du radier et des parois du bâtiment, il y a lieu Plusieurs approches peuvent être envisagées
dans les sections 5.1 et 5.2, nous obtenons au stade d'études de faisabilité. Un calcul
les possibilités qui devront faire l'objet d'une de définir les dimensions minimales en phase
définitive et de vérifier la stabilité de la struc- analytique et une vérification suivant le pro-
étude ultérieure de faisabilité, tant au niveau
ture à ce stade. Dans le concept développé gramme Msheet (développé par Geodelft,
du planning que des coûts globaux. Les diffé-
par OTL, le hall MYRRHA a une longueur et Pays-Bas) ont été menés. Les moments flé-
rentes combinaisons possibles sont illustrées
une largeur de respectivement 52 m et 23 m, chissants induits dans les parois varient :
au tableau 1, les codes de couleur signifiant
pour une hauteur utile maximum de 30 m. • concept de référence: entre 8 350 kN.m et
respectivement :
Les diverses techniques envisagées ont leurs 24800kN.m
* Vert: la combinaison de ces techniques est
bien adaptée pour le "concept de réfé- contraintes propres, dont notamment l'intro- • alternative enterrée: entre 20 700 kN.m et
rence", des exemples de réalisations exis- duction de charges temporaires en phase 47 000 kN.m
tent; pour l'alternative "entièrement en sou- d'exécution. Celles-ci auront dès lors des
Ces efforts importants amènent à devoir
terrain" des réserves sont émises car peu de conséquences sur la profondeur et l'épais-
considérer des parois très épaisses fortement
références existent pour une telle profondeur seur des radiers et parois en fonction des exi-
armées. L'hypothèse de la double paroi est
gences issues des problèmes de flottaison. Il
d'excavation; dès lors un avantage car elle permet d'aug-
faudra aussi faire des choix sur les modes de
ç
Orange: ces techniques, si elles ne peuvent menter l'inertie en évidant la section de
butonnage temporaires. La vérification de la
être retenues pour l'ensemble des travaux, béton pour passer d'une section rectangu-
stabilité en phase d'exécution fera l'objet
pourraient néanmoins être d'application laire massive à une section en " H ". Nous
d'une étude ultérieure.
localement pour un agrandissement ou un pouvons dès lors qualifier cet avantage de
approfondissement; La structure du bâtiment MYRRHA est telle recommandation.
que d'un point de vue stabilité, le hall et les
• Rouge: ces techniques ne sont pas recom- Ceci nous amène à considérer une paroi
structures annexes peuvent être analysés
mandées, ni pour l'ensemble des travaux, ni (figure 8) constituée " d'éléments H ", plus
séparément au stade des études de faisabi-
même localement; économiques, dont les dimensions en pre-
lité. En outre le hall étant non contreventé, il
mière approche seraient de 5.5 m de " hau-
» Gris: ces techniques pourraient avoir un constitue le cas le plus critique et est analysé
teur " et 5.0 m de " largeur ".
impact sur l'environnement; elles ne sont dès comme une structure fermée, la liaison avec
lors pas retenues dans le cadre de la présente les structures annexes relevant des études
étude. d'avant-projet.

Murs extérieurs Parois moulées Havage fermé Havage ouvert


Radier
Radier coulé sous eau
Radier coulé en deux phases
Rabattement et radier coulé à sec
Jet grouting__________
Consolidation par injection
Tubes poussés______
Congélation________
Pieux sécants
Tableau I - Combinaison des techniques disponibles pour les murs et pour le radier de fondation du bâtiment MYRRHA

TUNNELS ET OUVRAGES SOUTERRAINS - N° 1 82 - MARS/AVRIL 2OO4


I

gechniques de construction d'une grande structure enterrée dans des sables aquifères, Cas du projet MYRRHA à Mol, Belgique

Figure 8
Double paroi
constituée
"d'éléments H"

mm
Efforts stabilisants > sous-pression
Figure 9 - Schéma de principe du dimensionnement du radier

Cette première approche amène à devoir 6.4 - Stabilité du fond de détail les coûts globaux du génie civil dans
considérer des quantités d'acier comprises fouille l'ensemble du projet. Dans ce cadre, la confi-
entre 50 et 300 kg / m3 de " parois " inté- guration de référence reste d'application,
rieure et extérieure. Ces quantités seront affi- La stabilité du fond de fouille se vérifie d'une même si une itération devra être réalisée
part, vis-à-vis du phénomène de renard et de avec le concept de l'accélérateur et du fais-
nées en phase d'avant-projet mais l'étude
boulance en cas de vidange complète de la ceau de protons qui lie les deux bâtiments.
confirme la faisabilité de la structure.
structure et d'autre part, vis-à-vis du phéno- En phase d'avant-projet une optimisation de
Notons enfin l'avantage que représenterait mène de claquage du fond de fouille. la géométrie de l'excavation sera étudiée
une structure circulaire (au lieu de rectangu- d'un point de vue génie civil.
La fiche requise pour vérifier les phénomènes
laire) pour la transmission des efforts. Pour
de renard et de boulance est de 17 m A l'heure actuelle, la taille du bâtiment est
une structure de 52 m de diamètre, les épais-
(concept de référence) et 27 m (alternative pour partie conditionnée par certaines
seurs requises se limiteraient à 0.9 m
enterrée). Ces valeurs sont compatibles avec options du projet comme la puissance ther-
(concept de référence) et 1.5 m (alternative
la technique des parois moulées. Par contre mique (50 MW) et l'approche robotique pour
enterrée), la double paroi n'étant alors plus
le rabattement complet à l'intérieur de la l'exploitation et la maintenance de l'installa-
nécessaire.
fouille non bétonnée induirait des débits trop tion. En fonction aussi de l'objectif final du
importants. Des rabattements partiels peu- niveau de démonstration visé pour l'ADS, il
6.3 - Stabilité du radier en
vent cependant être envisagés. est clair que la taille finale du bâtiment ne
phase définitive - flottaison peut donc être figée.
La vérification du claquage du fond de fouille
Le dimensionnement du radier répond à sera effectuée lors des études d'avant-projet, Il n'empêche que la présente étude de faisa-
deux exigences. D'une part le radier doit une fois la technique choisie pour le radier. bilité aura permis de comprendre, déjà dès la
reprendre la sous-pression d'eau à 30 ou 50 première phase qui a été synthétisée dans le
m de profondeur, d'autre part l'épaisseur doit présent article, quelles sont les difficultés
être telle que l'ensemble de la structure techniques que génèrent d'une part la taille
réponde au critère de flottaison (Figure 9). 7 - CONCLUSIONS mais aussi la forme d'un tel bâtiment, quand
Cette approche a permis d'opter pour un ET PERSPECTIVES la géologie se compose de sables aquifères,
radier poids de 4 m (concept de référence) et et que de plus le bâtiment doit être installé à
Plusieurs techniques peuvent être retenues
5 m (alternative enterrée) d'épaisseur. Un proximité immédiate d'installations
pour construire, à Mol dans des sables aqui-
radier épais est de plus compatible avec la nucléaires dont le fonctionnement doit rester
fères et à proximité immédiate d'installations
machine MYRRHA. garanti pendant la phase de travaux.
nucléaires existantes, le bâtiment devant
L'avantage de ce radier poids réside dans contenir l'installation de recherche MYRRHA.
l'utilisation du béton coulé sous eau qui per- Pour le concept de référence qui est partiel- Remerciements
met d'éviter de rabattre la fouille, par contre lement enterré (base du radier située à 30
mètres de profondeur) et l'alternative "bâti- Les études de design du projet
dans ce cas le ferraillage du radier est relati-
ment couvert", des exemples de réalisation MYRRHA, tant pour la partie ingénierie
vement complexe. Comme déjà décrit en 5.2
dans de telles conditions de site et dans de mécanique que pour la partie génie civil,
ci avant, une variante pourra être envisagée
telles dimensions existent. Ces mêmes tech- sont partiellement couvertes financière-
pour la réalisation du radier avec un pré-
niques sont toutefois utilisées à leur limite ment dans le cadre du projet PDS-XADS
radier éventuellement ancré et coulé sous (Preleminary Design Studies for an expé-
eau, permettant de couler et ferrailler le actuelle de faisabilité pour l'alternative
" entièrement enterrée ". rimental ADS) du cinquième
radier définitif à sec. Les avantages et incon- programme-cadre de la Commission
vénients des différentes solutions seront La seconde phase de l'étude est actuelle- Européenne.
approfondis en phase d'avant-projet. ment en cours; elle vise à examiner plus en

TUNNELS ET OUVRAGES SOUTERRAINS - N° 1 82 - MARS/AVRIL 2OO4 *


ethniques Je construction d'une grande structure enterrée dans des sables aquifères, Cas du projet IfflHA à Mol, Belgique

F.A. Abadie-Maumert (1965) "La Centrale thermo-électrique nucléaire suédoise d'Agesta". "Energie Nucléaire", n°7, pp. 321 -* 329
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P. Erkes & P. Grau (1965) "Aspects particuliers de la Centrale nucléaire des Ardennes". "Energie Nucléaire", n°7, pp. 189 - 203
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TUNNELS ET OUVRAGES SOUTERRAINS - N° 1 82 - MARS/AVRIL 2OO4


ME DE DONNEES DES ACCIDENTS ET
^f. fl^* *^f% WP ^t^ * "f1 " ^ ^P WP- ^P^ w^ ^B* T^ w «p ^dl. ^P" ™ T^^ "IW v ^ ^p ^^ WP *'

DES INCIDENTS SURVENUS DANS LE


OUTERRAINS
IDRIS Jamal, AL HEIB Marwan, VERDEL Thierry
LAEGO - INPL - INERIS

Mots clés : Base de données, instabilité, tunnel, ouvrage souterrain, accident


Key words: Database, risk, instability, tunnels, and underground infrastructures

1 - INTRODUCTION La base de données en cours de réalisation


couvre pratiquement tous les ouvrages
Les ouvrages de transport et de communica- souterrains : galeries d'infrastructures, sta-
tion jouent un rôle important dans le déve- tions souterraines, différents types de tun-
loppement des sociétés et des activités nel (routier, autoroutier, ferroviaire, galerie
humaines dans tous les domaines. Les infra- hydraulique,....}.
structures de communication physique ont
significativement amélioré les échanges
commerciaux entre les régions grâce aux dif-
férents réseaux (autoroutes, routes, chemins 2 - INSTABILITES DES
de fer, etc..). Parmi celle-ci, les infrastructures OUVRAGES SOUTERRAINS
souterraines ont, en particulier, contribué à
Les ouvrages souterrains sont caractérisés
résoudre les difficultés de franchissement
par un coût élevé et des conditions de réali-
liées à la topographie des sites ou à l'urbani-
sation relativement difficiles en raison de la
sation. Mais les ouvrages souterrains sont
complexité du milieu géologique dans
vulnérables et demandent une attention par-
lequel ils se trouvent. Leur stabilité dépend
ticulière. Ils sont soumis à de nombreuses
de nombreux facteurs d'ordre géotechnique,
contraintes et les conséquences de leur
hydrogéologique, géométrique et des
instabilité sur leur environnement physique
méthodes de construction.
et la sécurité des personnes et des biens
peuvent être très graves. En phase de creusement, l'ingénieur est
constamment préoccupé par la stabilité de
L'histoire des travaux en souterrain est par-
l'ouvrage qu'il réalise. Pendant les étapes
courue d'accidents tragiques avec des pertes
successives de la construction, il emploie
de vies humaines [1, 2], qui sont la consé-
tous les moyens pour éviter des accidents
quence directe ou indirecte d'accidents sur-
qui peuvent provoquer des dommages
venus pendant la phase de réalisation ou la
importants y compris en terme de pertes
phase d'exploitation des ouvrages. Ces acci-
humaines et avoir des répercussions
dents peuvent avoir par ailleurs des réper-
énormes sur l'économie du projet
cussions économiques et des impacts
sociaux qui ne doivent pas être négligés [3]. Par exemple (tableau 1), les accidents surve-
nus lors du creusement des tunnels routier et
L'amélioration de la gestion des risques liés
ferroviaire du Saint Gothard, ont causé des
aux ouvrages souterrains n'est possible
pertes humaines nombreuses[5].
qu'avec une bonne connaissance des causes
principales des accidents susceptibles de s'y Pendant leur exploitation, la stabilité des
produire. Ce travail contribue, par l'établisse- ouvrages est un élément essentiel à la sécu-
ment d'une base de données, à l'améliora- rité du transport. Pour assurer la sécurité des
tion de cette connaissance. usagers, il est nécessaire de maintenir l'ou-

Tunnel ferroviaire 1872 - 81 2500-4000 260 177


tunnel routier 1969-80 Jusqu'à 700 25 12
Tableau I : Statistique des accidents mortels survenus lors de la réalisation des tunnels du St Gothard

RRAINS - N° 1 82 - MARS/AVRIL 2OO-4


ase de données des accidents et des incidents survenus dans les ouvrages souterrains
vrage dans son état standard, c'est-à-dire au-
delà des conditions minimales d'exploitation
(CME) [6]. Or cet état ne tient pas compte de
la dégradation dans le temps des terrains
environnants et des structures de l'ouvrage.
La mise en service nécessite donc un pro-
gramme de maintenance et de suivi qui doit
être établi pour toute la durée de vie de tels
ouvrages, généralement longue comparée à
d'autres constructions.
En phase d'exploitation, les répercussions
peuvent être tout aussi dramatiques en met-
tant notamment en cause la sécurité des usa-
gers, et nuire irrémédiablement à la rentabi-
lité de l'ouvrage tout en portant atteinte à
l'économie locale voire régionale.
Figure / : Distribution mondiale des accidents répertoriés dans la base de données
Les phénomènes d'instabilité observés
durant la phase d'exploitation sont souvent
dus au vieillissement progressif des ouvrages
(dégradation des matériaux de construction,
3.1 - Données disponibles L'analyse de la base de données exige
qu'elle soit homogène. Nous avons procédé,
pollution, etc). Les conséquences de telles Pour chaque cas, nous avons rassemblé des
pour certaines variables (causes, phéno-
dégradations des ouvrages peuvent aussi informations quantitatives et qualitatives. Au
mènes d'instabilité), à une classification et à
être dramatiques comme l'illustre l'accident total, nous avons défini 21 variables récapitu-
un groupement en familles et sous-familles.
du tunnel ferroviaire de Vierzy (110 ans, lon- lées dans le tableau 3. Un certain nombre
Nous avons également séparé les cas en
gueur de 800m) qui s'est produit en France d'entre elles concerne l'ouvrage proprement
deux familles : instabilité pendant la phase de
en 1972. Une partie de la couronne est tom- dit, d'autres concernent l'accident et ses
construction et instabilité pendant la phase
bée sur les voies ferrées, entraînant le conséquences. Mais il nous a été impossible
de service ou d'exploitation. Les paragraphes
déraillement de deux trains. La collision a de renseigner toutes les variables pour l'en-
suivants donnent la définition de chacune
provoqué la mort des 108 personnes et 240 semble des cas.
des variables.
personnes ont été blessées, sans parler des
pertes économiques liées aux réparations de
l'ouvrage et à l'indemnisation des victimes et
à la perte d'exploitation temporaire [7].
Nom de l'ouvrage 12 Méthode de construction de l'ouvrage
Localisation 13 Terrain de recouvrement
3 - DESCRIPTION DE LA Age de l'ouvrage 14 Longueur de l'ouvrage
BASE DE DONNÉES Usage 15 Forme de la section
Notre base de données référence actuelle- Date de 'accident 16 Diamètre ou diamètre équivalent
ment 212 cas (tableau 2) d'ouvrages souter- Phénomène d'instabilité 17 Perte humaine
rains ayant subi des instabilités et répertoriés
dans la littérature scientifique et technique
Causes 18 Perte matérielle
internationale. Origine de la cause 19 Impacts socio-économiques
La figure 1 présente également la distribution Mode de soutènement 20 Référence bibliographique
à travers le monde des accidents recensés. 10 Nature des terrains environnants 21 Référence photographique
On note que le nombre d'accidents est appa-
remment corrélé au développement écono- 11 Topographie de la surface
mique des pays concernés.
Tableau 3 : Liste des variables figurant dans la base de données

3.2 Classification et défini-


tion des phénomènes d'in-
Tunnel routier 90 43 stabilité
Tunnel ferroviaire 73 34 Nous avons proposé une classification des
Ouvrage hydraulique 23 11 phénomènes d'instabilité pour les deux
phases (de construction et d'exploitation). Au
Indéterminé 26 12
total, nous avons ainsi identifié 5 phéno-
Total 212 100 mènes principaux : effondrement partiel et
Tableau 2 : Distribution des cas recensés actuellement en fonction du type d'ouvrage total de l'ouvrage ; désordres locaux concer-

TUNNELS ET OUVRAGES SOUTERRAINS - N° 1 82 - MARS/AVRIL 2OO4


ose de données des accidents et des incidents survenus dans les ouvrages souterrains
nant une partie de l'ouvrage (chute de blocs, Affaissement : l'affaissement est la dépres- 4.1 - Phénomènes
déformation du soutènement) ; inondation sion observée à la surface du sol, suite au d'instabilité durant la
due à une infiltration d'eau importante ; fer- creusement d'un ouvrage souterrain. Les
phase de construction
meture partielle ou totale de la section ; et conséquences sur le bâti des infrastructures
affaissement ou tassement différentiel de la de surface varient entre des dommages Le tableau 4 montre le nombre de cas pour
surface du sol. Nous donnons ci-après une légers jusqu'à la destruction complète. les différents phénomènes définis ci-avant.
définition de chacun de ces phénomènes. On note que les cas d'effondrement total ou
Tassement différentiel : Le tassement diffé-
partiel sont nettement plus fréquents que les
Effondrement : il concerne les ouvrages peu rentiel concerne principalement les tunnels
autres phénomènes d'instabilité.
profonds. Ce phénomène se développe par- immergés. Le tassement différentiel repré-
fois jusqu'en surface du sol où une cuvette sente la différence de la valeur de déplace-
4.1.1 - Effondrement partiel
d'effondrement ou un cratère (fontis) peuvent ment entre les éléments successifs immergés
ou total
se former. Les effondrements entraînent plu- du tunnel. Ces phénomènes ont lieu en rai-
sieurs conséquences. Tout d'abord, ce type son de l'existence de sols de qualité infé- 71 cas ont été répertoriés, ce qui correspond
d'accident peut avoir un impact socioécono- rieure sous les tunnels affectés. à 58 % des cas d'accidents en phase de
mique important puisqu'il met en cause la construction. L'effondrement s'observe sou-
sécurité des personnes et des biens tant en 3.3 - Classification vent après une forte déformation de la sec-
surface qu'en souterrain. Sur le seul plan éco- des terrains tion du tunnel. Nous avons constaté que les
nomique, le coût de pertes matérielles dues causes géotechniques viennent en première
II existe plusieurs méthodes de classification
aux effondrements est généralement très position. Les terrains de mauvaise qualité
géotechniques des sols et des roches.
élevé. L'effondrement de l'une des galeries géotechnique sont à l'origine de 32 % des
Chaque méthode de classification met en jeu
du métro d'Istanbul [8] et celui du tunnel de accidents. Les effondrements dus à des ter-
un paramètre tel que la déformabilité, la
l'aéroport de Heathrow (1994) [20] sont deux rains différents de ceux prévus dans le projet
résistance ou l'endommagement par
exemples de ce type de phénomène. Le pre- initial, ou d'une qualité inférieure à celle suppo-
exemple [9]. Dans une première étape et
mier est illustré par la figure 2. sée, représentent 16 % des causes d'accidents.
pour rendre la classification des terrains pos-
La présence de terrains gonflants correspond à
sible, nous avons proposé quatre classes :
Figures 2 : Effondrement 12 % des causes, et finalement 1 % seulement
roche dure, roche tendre, sol avec cohésion
dans une galerie du des causes d'effondrement concerne des exca-
métro Istanbul (Turquie) et sol sans cohésion. Celle-ci est conforme à
vations sous pente naturelle.
et conséquences en la classification officielle allemande DIN
surface avec un bilan de 18196. [21] Après les causes géotechniques viennent les
5 morts [8] causes hydrogéologiques. 18 % des cas d'ef-
3.4 - Classe de profondeur fondrement en phase de construction sont
des ouvrages dus aux conditions hydrologiques, essentiel-
lement la présence d'une pression élevée
Les ouvrages ont été classés selon trois d'eau souterraine. Il est très rare que de
classes de profondeur [10,11] : ouvrages peu fortes venues d'eau puissent induire directe-
profonds d'une profondeur inférieure à 100 m ment l'effondrement d'un tunnel.
; profondeur moyenne comprise entre 100 m
300 m ; et profonds lorsque la profondeur de Les erreurs humaines représentent 16 % des
l'ouvrage dépasse 300 m. causes des cas d'effondrement partiel pendant
la phase de construction, 11 % des causes sont
dues à une mauvaise réalisation ou exécution
et 5% des causes sont dus à des erreurs de
Désordres locaux : ils incluent plusieurs 4 - PREMIERES ANALYSES conception au stade du projet initial.
formes d'instabilité locale comme les chutes DE DONNEES
de blocs, la fissuration, l'infiltration d'eau. Les phénomènes naturels (tremblement de
Les dommages apparaissent aux parois et Nous avons réalisé une analyse préliminaire terre, écroulement de versant) sont respon-
au toit de l'ouvrage et peuvent avoir des des causes et des conséquences des phéno- sables d'environ 3 % de ces accidents.
conséquences économiques et matérielles mènes d'instabilité recensés. Cette analyse a D'autres causes rares comme l'explosion de
importantes. une importance particulière car elle permet gaz naturel, et la rencontre d'anciennes cavi-
d'identifier toutes les causes d'instabilité. Elle tés souterraines, non détectées préalable-
Fermeture et fortes déformations : la ment au creusement de l'ouvrage n'excèdent
a été effectuée pour les phases de construc-
déformation est due à plusieurs facteurs pas 2 % de l'ensemble des causes.
tion et d'exploitation des ouvrages.
(gonflement, fluage, déformation plastique,
contrainte tectonique). Les impacts de ces
instabilités sont moins graves que ceux des
phénomènes précédents, mais ils entraînent,
en phase de construction, l'arrêt des travaux Effondrement 71 58
de construction sur des périodes assez
Désordres (chutes de blocs, fissurations, chutes localisées de revêtement) B 27 22
longues et des surcoûts importants.
Fortes déformations et fermeture de la section C 19
Inondation : c'est une conséquence de l'en-
vahissement de l'ouvrage par de grandes Inondation
quantités d'eau souterraine. Les consé- Affaissement
quences peuvent également être drama-
Tableau 4 : Répartition des cas en fonction du phénomène d'instabilité
tiques.

TUNNELS ET OUVRAGES SOUTERRAINS - N° 1 82 - MARS/AVRIL 2OO4


|ase de données des accidents et des incidents survenus dans les ouvrages souterrains
4.1.2 - Désordres
27 cas ont été attribués aux désordres locali- Effondrement 13 14
sés. 81 % d'entre eux ont des causes géo-
Désordres (chute de blocs, soulèvement, fissurations,
techniques qui sont réparties de la façon sui- fi 68 75
chute de pièces de revêtement)
vante : mauvaise qualité du sol, 34 %, sols
fluants, 18 %, terrains gonflants, 15 %, ter- Inondation (infiltration d'eau) C 2 2
rains de nature différente de celle prévue ou Tassement, tassement différentiel D 8 9
terrains d'une qualité inférieure à celle pré-
Tableau 5 : Phénomènes d'instabilité pendant la phase d'exploitation
vue au stade de la conception de l'ouvrage,
7 %, et finalement les excavations sous pente
représentent 7 % des causes.
4.2.1 - Phénomène de désordres deuxième cause et représente 23 % de l'en-
Les causes hydrogéologiques (eau souter-
semble des causes d'effondrement 15 % des
raine sous forte pression) représentent 11 % Les désordres rencontrés durant la phase
causes d'effondrement ont une origine géo-
de l'ensemble des causes. d'exploitation sont tous des déformations qui
technique comme le gonflement à long
Les erreurs humaines (erreurs d'exécution) affectent le revêtement (fissuration, soulève-
terme qui a pour conséquence l'augmenta-
ment avec infiltration d'eau ou non). Les
n'excèdent pas 4 %. Les autres causes (4 %) tion des contraintes dans le revêtement. 15 %
conséquences sont des pertes matérielles et
sont des causes correspondant aux incendies des causes sont d'origine naturelle et corres-
économiques.
et feux en tunnel. Plusieurs exemples illus- pondent aux tremblements de terre et 8 %
trent parfaitement ce type de phénomène : On note par exemple les déformations du sont dus aux glissements de terrain ou à des
l'éboulement du tunnel ferroviaire de revêtement du tunnel routier de Felbertauerm éboulements. L'infiltration d'eau dans la
Santana (Brésil 1983) [22], la dégradation de (Autriche, 1989), dû au vieillissement [16] ou à construction correspond à 8 % des causes.
la galerie hydraulique à Tuzla [12]. l'infiltration d'eau dans le cas du tunnel routier
de Corchia (Italie, 1986) [17]. 4.2.3 - Phénomène d'affaissement
4.1.3 - Fermeture et fortes La première cause de désordre est le vieillis- L'affaissement ou le tassement différentiel
déformations sement des ouvrages (dégradation des maté- concerne principalement les tunnels immer-
19 cas ont été attribués aux fortes déforma- riaux de construction dans le temps). Cette gés. Le tassement différentiel représente la
tions pouvant provoquer la fermeture sur cause concerne 45 % des phénomènes de différence de la valeur de déplacement entre
toute la section de l'ouvrage. Les principales désordre. Nous avons également constaté les éléments successifs immergés du tunnel.
causes sont les suivantes : terrains de mau- que les incendies dans les tunnels sont la Ces phénomènes ont lieu en raison de l'exis-
vaise qualité (42 %) ; terrains gonflants (31 %), deuxième cause importante des problèmes tence de sols de qualité inférieure sous les
terrains de qualité inférieure à celle initiale- de désordres. Ils représentent 23 % des cas tunnels affectés. 8 cas ont été recensés par
ment prévue (27 %). La meilleure illustration recensés. L'effet du fluage (à long terme) exemple le cas de tunnel de T35 Limfjord
de cette dernière cause est donnée par la explique 20 % des phénomènes de (Denmark, 1986) [15].
convergence mesurée dans le tunnel routier désordres. Les défauts de conception sont
de Tymfristos en Grèce [12]. responsables de 7 % des cas analysés et 4.2.4 - Phénomène d'inondation
nous avons finalement trouvé peu de cas Notre base de données contient seulement
4.1.4 - Phénomène d'inondation d'infiltrations d'eau puisqu'elles ne représen- deux cas d'inondation d'un ouvrage souter-
tent pas plus de 3 % des causes totales. rain durant son exploitation. L'un d'eux est la
Ce type d'accident est rare. Notre base de Enfin, 2 % des cas de désordres ont une ori- station RER - Gare de Lyon (France) [7].
données ne contient que 4 cas qui en relè- gine naturelle (tremblements de terre, glisse- L'inondation est survenue' après une période
vent. Leurs conséquences sont essentielle- ment de terrains). exceptionnellement pluvieuse.
ment économiques et généralement impor-
tantes, comme ce fut le cas du tunnel 4.2.2 - Phénomène d'effondrement
immergé de Seikan qui a souffert de trois
inondations causant un retard de plusieurs
Pendant la phase d'exploitation, les phéno- 5 - EVALUATION SOCIALE ET
mènes d'effondrement représentent une rup- ECONOMIQUE DES PERTES
années dans la construction de l'ouvrage
ture structurale générale de la construction
(Japon, 1988) [7].
souterraine ou une défaillance du système de Tous les phénomènes d'instabilité induisent
soutènement. Ce phénomène est rare mais des pertes économiques ou humaines. Pour
4.1.5 - Phénomène d'affaissement évaluer le niveau de ces pertes nous propo-
son impact économique et social est très
Un cas seulement a été recensé, il s'agit d'un important particulièrement pour les infra- sons une échelle à quatre niveaux [13] :
tunnel ferroviaire à Paris où des dommages structures de transport. Nous pouvons don- • Niveau local où les conséquences princi-
limités sur les bâtiments ont été constatés [14]. ner l'exemple du tunnel ferroviaire de Vierzy pales de l'accident ne concernent que la
(France 1972) et du tunnel routier de Toyama construction elle-même. Aucune victime
4.2 - Phénomènes (Japon, 1996) dans lequel un éboulement humaine, peu de pertes matérielles. La
d'instabilité pendant la soudain a causé la mort de 22 personnes [18]. construction est légèrement endommagée.
phase d'exploitation 13 cas relèvent de cette catégorie. 31 % de • Niveau régional : conséquences sur la
Quatre types d'instabilité ont été identifiés ces cas ont pour origine une modification construction et l'environnement voisin.
pendant la phase d'exploitation. Ils sont pré- considérable de la charge sur l'ouvrage Aucune victime humaine, peu de pertes
sentés dans le tableau 5. Le phénomène prin- induite par la construction de nouveaux matérielles sauf sur le secteur où l'accident
cipal est le désordre avec 68 cas. ouvrages proches. Le vieillissement est la s'est produit.

TUNNELS ET OUVRAGES SOUTERRAINS - N= 1 82 - MARS/AVRIL 2OO4


1
ose de données des accidents et des incidents survenus dans les ouvrages souterrains
• Niveau national : l'accident a causé des cié aux ouvrages souterrains.
pertes humaines et des dégradations maté-
Une analyse préliminaire des causes de ces
rielles avec des répercussions socio-écono-
accidents a été effectuée. Les effondrements
miques importantes. Exemple : explosion du % -j Impacts locaux J74% -j Impacts locaux 1 liés aux caractéristiques géotechniques insuf-
tunnel de San Fernando due au gaz de

7% 23% fisantes de terrains sont les plus cités. Ce
méthane où 17 ouvriers sont morts dans le -1 Impacts nationaux 1 -j Impacts nationaux 1
résultat permet de confirmer l'importance
tunnel (Etats-Unis, 1971) [14] /o
J——————— ~—————1 3%
J~r————-————-————1 des études géotechniques pour garantir la
• Niveau international : pertes humaines et pérennité des ouvrages souterrains.
Figure 3 : Distribution des impacts d'accidents.
infrastructure sérieusement détruite qui
Nous avons globalement identifié la plupart
concernent deux pays ou plus. Exemple : 39
des phénomènes d'instabilité qui se sont
victimes lors de l'incendie dans le tunnel du 6 - CONCLUSION produits durant les phases de construction et
Mont-Blanc (France et Italie, 1999) [19] d'exploitation des ouvrages.
Nous avons présenté dans cet article une
La figure 3 montre la distribution dans la base base de données des accidents et des phé- Cette approche est à considérer comme la
de données des impacts des accidents dans nomènes d'instabilité associés aux ouvrages première étape d'un travail destiné à propo-
les ouvrages souterrains selon les critères d'infrastructure souterraine. Il s'agit d'une ser une méthodologie d'analyse des risques
proposés précédemment. contribution, toujours en cours de dévelop- d'accidents dans les ouvrages souterrains,
pement, permettant d'évaluer le risque asso- basée sur la rétro-analyse des cas réels.

*»»»«»»«
[1] Sandstrom, G E, The history of tunnelling. London: Barrie and Rockliff, 1963.
[2] Russian Tunnelling Association, Accidents and emergency situation during thé construction of transportation and subway tunnels, Moscow, 1997
[3] Anderson, J, Minimîsing underground construction risks requires maximum engineering efforts, Tunnelling and Underground Space
Technology-Volume 13, No 4, pp. 365-368,1998.
[4] Kerisel, J, Old structures in relation to soil conditions, Geotechniques 25.NO 3,pp 433-484,1975.
[5] Portail, J P., Herveling, W., Rénovation de tunnels ferroviaires par une combinaison de matériaux de drainage souples et de béton projeté,
Tunnels et ouvrages souterrains- N° 102, pp. 296,1990.
[6] Mernard P., Linares P-F., Lustrissy G., : La sécurité au cœur de la conception de l'exploitation du tunnel du Mont-Blanc. TOS- N°177, PP 189-
195,2003.
[7] Levy, M., La prise en compte du risque dans : matériaux et ouvrages cas des tunnels ; Risque et génie civil, actes du colloque, Paris,
UNESCO, pp.427-452,2000.
[8] Ayadin, N., Istanbul Métro collapse investigations; World Tunnelling - volume 14, N°10, pp. 490-492,2001.
[9] Giafferi, J-L. : APTES, Recommandations relatives à la caractérisation des massifs rocheux utile à l'étude et à la réalisation des ouvrages sou-
terrains. TOS- N°177, PP 139-186.2003.
[10] Panet, M, Le calcul des tunnels par la méthode convergence - confinement, Presses de l'école nationale des ponts et chaussées, 1998.
[11 ] Fillat, G., La pratique des soles et fondations, chapitre 18 (stabilité des cavités souterraines), Edtion de Moniteur, Paris, pp. 790-806,1981.
[12] Dalgiç, S., Tunnellîng in fault zones, Tuzla tunnel, Turkey, Tunnelling and Underground Space Technology-Volume'18, pp. 453-465,2003.
[13] Zihri, G.Risques liés aux ouvrages souterrains, construction d'une échelle dommages. Thèse, LAEGO - INERIS -INPL, Nancy, France, 2004.
[14] Proctor, R J., The San Fernando tunnel explosion, California, Engineering Geology-67 pp.1-3,2002.
[15] Prise en compte du risque : matériaux et ouvrages cas des tunnels, Michel Levy,(x-pc) -Directeur de SETEC TP1 .RISQUE ET GENIE CIVIL,
Actes du colloque Paris ,UNISCO, 8-9 NOVEMBERE.pages427-451,2000
[16] Immersed tunnel settlements: Part 2: case historiés, Tunnelling and Underground Space Technology, Volume 16, Issue 3,, Pages 203-210,
July2001

'
[17] Tymfristos Tunnel, www.adk.net
[18] Tunnel Réhabilitation, www.dr-sauer.com
[19] Rehabilitation of highway tunnels techniques and procédures, www.goider.com
[20] Toyama Tunnel www.tunnel.org
[21] Pire Accidents in thé World's Road Tunnels, http://home.no.net
[22] Heathrow tunnel collapse, www.cen.bris.ac.uk, www.dr-sauer.com
[23] Tunnel Boring Machine (TBM) applications in soft ground conditions, www.imia.com
[24] InfoNATM, www.comadrid.es

TUNNELS ET OUVRAGES SOUTERRAINS - N° 1 82 - MARS/AVRIL 2OO4


Annexe ; Une partie de la base de données des accidents et des incidents survenus aans les ouvrages sourerrams
Ph : Phénomène observé ; O. Cause : Origine des causes ;
Sout. : Type de soutènement ; Topo : Topographie ;
MC : Méthode de creusement H : Profondeur de l'ouvrage ;
L : Longueur de l'ouvrage ; D : Diamètre ou diamètre équivalent
Sert : Type de section DH : Dommages touchant des personnes ;
DM : Dommages touchant des biens et des matériels ; ES : Dommages socioéconomiques ;
EF : Dommages financiers ; N° : Référence ;

RD.RT

JH1
RT.S-C Montagne

1
Patras-bypassll avant 1999 RT,S-C Montagne

ï88Sl!ïi
South-Bierut RT.S-C

Plaine

Plaine

Plaine

Plaine NATM

Plaine NATM
SECURITE INCENDIE DANS LES TUNNELS ROUTIERS
(Détecter, combattre, modéliser :
trois priorités pour lo recherche CETU
(présentées lors de la journée du 18 mars 2004
Benoît PLAYOUST
Rédacteur technique - Grenoble

Le Cetu a fait le choix de confier cet article à Benoît Playoust, journaliste-consultant qui a assisté à la journée du 18 mars.
Il en décrit l'essentiel, sans prétendre à l'exhaustivité ou à l'extrême précision technique, mais avec le souci d'apporter un
regard extérieur et dépassionné sur ce sujet très médiatisé.
Les présentations sont disponibles sur le site internet du Cetu : www.equipement.gouv.fr/cetu

' omment détecter vite et précisément un incendie dans un tunnel ? La pulvérisation d'eau est-elle efficace pour combattre un sinistre ?
Comment les fumées se déplacent-elles dans le tube ? Trois thèmes majeurs auxquels s'ajoute le comportement au feu des matériaux et
des structures qui guident depuis 2001 les travaux du CETU sur la sauvegarde des personnes en cas d'incendie ; les résultats intermé-
diaires, présentés le 18 mars dernier, montrent que les phénomènes en jeu sont d'une grande complexité. Solutions toutes faites, s'abstenir !

" // suffit de mettre des sprinklers partout ". serons finalement cinq, notamment à travers
" Avec de bons capteurs, on saurait tout notre participation à deux projets européens Le dossier pilote Ventilation
de suite d'où vient l'incendie ". " Installez dotés de plus de dix millions d'euros ". est disponible
des matériaux résistant au feu pour éviter Complémentaire de l'instruction technique d'août
Pourquoi cette complexité ? D'abord,
les problèmes ". " Que n'a-t-on entendu, parce que les tunnels français se répartis- 2000 sur la sécurité des tunnels de plus de 300
en particulier depuis le drame du Mont- sent en quatre catégories au moins, selon mètres, le dossier pilote Ventilation a été édité cou-
Blanc, sur le caractère soi-disant évident qu'ils sont à circulation unidirectionnelle rant mars 2004 par le Cetu à l'issue d'un travail de
des solutions à mettre en place ! Le dis- ou bidirectionnelle, et ventilés en système réflexion et de mise en forme de presque trois ans. Le
cours ambiant tranche fortement avec le longitudinal ou transversal. Ajoutez-y les document expose les règles de conception d'un sys-
vécu des responsables d'exploitation et différents types de feux (du véhicule léger tème de ventilation ainsi que les raisons qui les moti-
des chercheurs du Cetu qui travaillent sur au camion de marchandises dangereuses), vent, du début des études jusqu'au stade du projet
le sujet. Pour ces derniers, engagés dans d'ouvrage d'art (POA). Il propose en annexe trois
de niveaux de trafic (de très fluide à blo-
d'ambitieux programmes, le constat est exemples de dimensionnement. En revanche, il
qué), de moyens d'exploitation et de
plutôt celui de la complexité et de la n'aborde pas la maintenance, ni les questions d'envi-
secours (degré de surveillance, pompiers
nécessité d'avancer pas à pas. . " Nous ronnement. L'une de ses grandes nouveautés est de
sur place ou non), de conditions météo
voulions consacrer trois ans à ces thèmes, redéfinir la terminologie des systèmes de ventilation
(effet du vent, de la pression baromé-
de 2001 à 2003 précise Didier Lacroix, direc- autour de la problématique incendie, priorité n°1.
trique, ...), etc. : vous parvenez sans diffi-
teur de la recherche du Cetu. Nous en pas- culté à une bonne centaine de scénarios

TUNNELS ET OUVRAGES SOUTERRAINS - N° 1 82 - MARS/AVRIL 2OO4


I

(écurité incendie dans les tunnels routiers : détecter, combattre, modéliser ; trois priorités pour la recherche CEÏU

J'incendie ! Pour l'évaluation des systèmes pour déverser des milliers de litres à la
ie pulvérisation d'eau, par exemple, les minute, tout au long de plusieurs kilomètres
iquipes du Cetu ont retenu seulement sept de tunnel. D'où l'intérêt de savoir localiser Le guide pour le comportement au
iCénarios principaux. précisément la zone incendiée... Or, les tra- feu va être publié
\utre obstacle à affronter, la lourdeur et le vaux sur la détection incendie menés par une
:oût des essais en grandeur réelle. Il est évi- autre équipe Cetu montrent là encore que le La journée du 18 mars a été aussi l'occasion
demment exclu de mobiliser un ouvrage en problème est complexe. . " Dans un tunnel de présenter le projet de guide d'application
iervice. Les sites propices à de tels essais surveillé en permanence, la priorité est de de la circulaire n°2QOO-63 pour le comporte-
;ont rares, le principal pour l'Europe étant localiser l'incendie, confirme Marc Tesson. ment au feu des tunnels. Ce guide à paraître
situé en Suisse. Et même quand des essais Mais si les pompiers sont à plusieurs kilo- prochainement concerne à la fois les maîtres
îont menés, l'interprétation des résultats mètres, il faut d'abord que le système de d'ouvrage et les bureaux d'études. Il est réa-
'este délicate : : " des critères comme le détection prévienne de l'existence d'un
lisé en collaboration entre la DREIF, la DDSC,
liveau de fuites dans les gaines ou la rugo- incendie, et ceci de façon très fiable, pour
le CSTB et le Cetu et en liaison avec le GT 37
sité des parois, spécifiques à chaque éviter à la fois les non-détections et les
de l'AFTES. " Ce document recommande
ouvrage, jouent un rôle notable dans la circu- fausses alertes à répétition ".
notamment, pour les calculs de vérification
at/'on des fumées ", précise Pierre Carlotti, Détecter de façon fiable, donc, mais à partir de structure, de distinguer le cas des tunnels
du Cetu. D'où un retraitement des données de quels phénomènes ? Un début d'incendie neufs et celui des tunnels anciens. " souligne
:rès complexe pour leur confrontation à des génère du monoxyde de carbone, certes,
Pascal Charles, de la DREIF
"ésultats de modélisation. mais à peine plus qu'un trafic dense. Un incen-
Enfin, la focalisation des travaux sur la sauve- die élève aussi la température intérieure; mais
garde des personnes induit une logique par- sauf scénario critique (inflammation du réser-
voir, de matières dangereuses), le thermo- " back layering " (la fumée repart en sens
ticulière : il ne s'agit ni de préserver l'ou-
mètre ne monte au départ que de quelques inverse du courant de ventilation), influence
/rage, ni de reprendre son exploitation au
degrés. Seule l'opacité très fortement crois- des véhicules présents dans le tunnel, etc. .
olus tôt, mais bien de sauver des vies. Et c'est
sante de l'atmosphère est vraiment caracté- " II s'agit à la fois d'acquérir une bonne com-
d'abord au regard de cet objectif qu'un dis-
ristique. Mais comment la détecter si le véhi- préhension de la physique des phénomènes
positif est jugé efficace ou non.
cule en feu poursuit sa route, dans l'espoir et de concevoir des logiciels qui la reprodui-
Ainsi, pendant les premières minutes d'un d'atteindre la sortie ? sent fidèlement " explique Antoine Mos.
incendie, un système de pulvérisation d'eau
" La solution réside sans doute dans un sys- Le Cetu travaille dans ce domaine en collabo-
" efficace " doit améliorer la visibilité dans le
tème de détection multi-capteurs reprend ration avec le laboratoire de mécanique des
tunnel, ou tout au moins ne pas la réduire,
Pierre Carlotti. . Mais la priorité des trois fluides et d'acoustique de Lyon (Ecole
pour permettre 'auto-évacuation et la sauve-
années écoulées était de mener une Centrale de Lyon, Université Claude Bernard
garde des usagers : c'est LA priorité. Dans un
approche systémique, pas de se précipiter Lyon 1 et INSA de Lyon) et consacre une
second temps, si le sinistre s'aggrave, il doit
sur des matériels. Nous avons mis en évi- thèse à ces travaux. Les modèles 3D, extrê-
réduire la quantité de fumée et la tempéra-
dence, pour chaque type de tunnel, les quali- mement complexes, doivent être considérés
ture pour permettre aux pompiers (équipés
tés prioritaires des technologies à installer. A comme des outils de recherche, et non
de masques) de secourir les personnes. Et
présent, nous savons sur quelles bases il faut comme des produits à l'usage des concep-
c'est seulement quand tout le monde est
évaluer les produits du marché. " teurs. " Ne serait-ce que parce que les puis-
évacué que son efficacité pour " limiter les
sances de calcul informatique actuelles ne
dégâts " (véhicules, ouvrage, équipements) Au-delà des équipements de sécurité, le
sont pas suffisantes pour reproduire vite et
devient primordiale. . " S'il ne s'agissait que Cetu cherche aussi à comprendre des phéno-
bien les mouvements de fumées ", com-
de tout éteindre au plus vite, on ouvrirait les mènes plus fondamentaux tels que les mou-
mente Bernard Gay, professeur à l'Université
vannes en grand sans se poser de questions, vements de fumées dans les tunnels. Car les
Claude Bernard Lyon 1.
//lustre Bruno Brousse, coordinateur de cette fumées aveuglent les usagers et les empê-
étude. Mais voilà : une pulvérisation d'eau chent de gagner les issues de secours les Les modèles 3 D ont aussi l'avantage de per-
peut rabattre vers le sol des fumées stabili- plus proches ; les fumées, toujours elles, mettre des simulations couplées (mouvement
sées en partie haute du tunnel ! Elle peut constituent une menace mortelle en raison des fumées - thermique dans les bétons),
aussi, vu la température, générer une vapeur de leur toxicité ; les fumées, enfin, sont l'un pour la réalisation des calculs de structures
d'eau brûlante, très dangereuse pour les per- des vecteurs importants d'échange thermique avec des champs de températures réalistes.
sonnes ". Raison pour laquelle le Cetu entre le foyer et les personnes, les équipe- Les temps de calcul pour le mouvement des
compte cette année évaluer les dispositifs de ments (accélérateurs, circuits électriques, fumées restent toutefois considérables (par-
pulvérisation du marché et leur impact, positif gaines...), et l'ouvrage proprement dit. fois 2 à 3 semaines). " C'est pourquoi je
ou négatif, sur la sécurité des personnes. pense que cette approche " ingénierie du
L'outil de travail principal est ici la modélisa-
Quant aux essais en grandeur réelle, ils sont feu " ne sera pas applicable dans un futur
tion. La rigueur scientifique voudrait qu'elle
prévus pour 2005. soit menée en 3 D, pour restituer la com- immédiat " précise Vincent Jolly qui a réalisé
un stage de 3 ème cycle au Cetu sur le sujet.
Il faut également noter encore que la pulvéri- plexité des phénomènes : écoulements d'air
sation " à tout va ", si elle était compatible et de fumées turbulents, représentation Aux concepteurs soucieux de bien dimen-
avec la sécurité des usagers, resterait impos- fidèle du panache de fumée, effet cheminée, sionner la ventilation de leurs ouvrages, le
sible pour des raisons techniques : il faudrait comportement de l'interface entre la fumée Cetu propose Camatt, un logiciel 1 D en ver-
une installation hydraulique invraisemblable et l'air frais, mécanismes de déstratification, sion commerciale développé avec la société

TUNNELS ET OUVRAGES SOUTERRAINS - N° 1 82 - MARS/AVRIL 2OO4


(écurité incendie dans les tunnels routiers ; détecter, combattre, modéliser ; trois priorités pour la recherche CEÏU

parisienne Setec-TPI. Il en existe d'autres, un tunnel de 1200 m en pente descendante, Camatt reste un outil simple, qui ne tient pai
mais Camatt, qui a bénéficié des travaux ventilé à 9m/sec en /'absence d'incendie, ailleurs pas compte des phénomènes de stra-
menés depuis plus trois ans au Cetu, va plus illustre Jean-François Burkhart, du Cetu. tification. Mais il a le mérite d'exister et d'être
loin : il prend en compte les phénomènes Avec une paroi isotherme, la température utilisable par tout concepteur d'ouvrage
d'échauffement des parois, décisifs pour la des fumées monte à 32Q°C et la vitesse de grâce à son interface simple d'emploi. Ce1
température de l'air. ventilation tombe à 5m/sec, compte tenu de exemple témoigne des graves écarts d'ap-
Le foyer d'incendie échauffe en effet ces la perte de rendement due à la chaleur. préciation qui peuvent découler d'hypo-
parois, par rayonnement principalement ; Camatt calcule pour sa part une température thèses de travail imprécises, voire inexactes
elles montent en température et à leur tour, de 625°C, qui finit par détruire une batterie la sécurité des personnes tient pour une
échauffent l'air ambiant, rendant la survie d'accélérateurs : la vitesse de ventilation grande part à la qualité des recherches
dans le tunnel encore plus aléatoire (on parle chute à 3m/sec, ce qui n'est pas conforme à menées et à la façon dont les problématiques
d'effet de four). Mais leur montée en tempé- la réglementation française pour un tunnel d'incendie de tunnels sont posées.
rature n'est pas homogène : si la surface est de ce type ".
très fortement chauffée, le cœur du matériau
l'est évidemment beaucoup moins.
Or, la plupart des logiciels 1 D du marché
considèrent par simplification que la paroi ne
s'échauffe pas (paroi isotherme). La tempéra-
ture en surface est ainsi maintenue artificielle-
ment basse, et l'échauffement de l'air
ambiant est donc sous-évalué, avec le risque
de sous-dimensionner le système de ventila-
tion de l'ouvrage.
Camatt, à l'inverse, tient compte de réchauffe-
ment plus intense de la surface, au contact de
l'air ambiant. L'incidence sur les températures
des fumées est considérable : " Nous avons
étudié un scénario d'incendie à 200 MWdans

Les mystères de l'écaillage


Dans certaines conditions, sous l'action de validée, démontre le mécanisme de protection passive. " Depuis trois ans, le
la chaleur, le béton des parois de tunnel l'écaillage. Tout béton contient une humidité Cetu a constitué un catalogue complet
gonfle, éclate et tombe au sol, mettant à résiduelle. En cas d'incendie, cette eau se détaillant pour chaque matériau les fournis-
l'air libre une surface intacte qui à son tour, vaporise sous l'effet de la chaleur ; mais si la seurs, les chantiers de référence, les tests
éclate et se détache : c'est le phénomène vapeur des pores proches de la surface réalisés, le mode de mise en œuvre, les
" d'écaillage ", très fréquent lors des incen- s'évacue dans l'atmosphère, celle des pores caractéristiques physiques et thermiques, le
dies les plus graves, qui peut dévorer une intérieurs ne trouve pas d'exutoire : elle suivi des applications sur chantier, etc.
bonne partie de l'épaisseur de voûte et monte en pression et fait éclater le matériau. Cette année, le catalogue s'enrichit de
menacer ainsi la solidité de l'ouvrage. En matériels complémentaires tels que sys-
Le mécanisme est très complexe : il fait
1996, lors de l'incendie du tunnel sous la tèmes de fixation de plaques, blocs-portes,
intervenir des transports de chaleur, des
Manche, la voûte a disparu sur 200 à 400 joints coupe-feu, caniveaux à câbles, etc. "
changements de phase, des modifications
mm d'épaisseur, alors qu'elle en faisait 450. d'état du béton, etc. Sa dynamique est éga- déclare André Schwenzfeier.
Mêmes dégâts au tunnel autrichien du
lement influencée par les caractéristiques Enfin, l'absence presque totale d'écaillage
Tauern, en 1999, avec 300 mm de béton
(taille, densité, connectivité) des pores. De constatée sous le tunnel du Mont-Blanc a
grignotés sur les 400 qui constituaient la plus, le milieu étudié se transforme chaque permis de travailler à un nouveau béton,
dalle du faux-plafond.
fois qu'une écaille se décroche ! Résultat : proche de celui du tunnel haut-savoyard et
" L'écaillage ne menace pas directement les malgré de nombreux essais, personne n'est tout aussi résistant à l'écaillage. Il se dis-
usagers, dans la mesure où il se produit à encore parvenu à créer une loi de compor- tingue par sa forte porosité et ses qualités
des températures très élevées : soit les per- tement fiable et à modéliser précisément d'isolation en cas d'incendie : " plus il
sonnes ont été évacuées, soit elles n'ont l'écaillage. monte en température, moins il transmet la
pas survécu. " explique Céline Féron. chaleur! " souligne René-Michel Faure. A
A ce jour, la prévention la plus efficace
La théorie dite " du bouchon ", aujourd'hui consiste à mettre en place des matériaux de

TUNNELS ET OUVRAGES SOUTERRAINS - N° 1 82 - MARS/AVRIL 2OO4.


E PONÇAGE TRIGER
SICvLL
IFfl F CI
If DF
Mt

'rançois MARTIN I lus personne ne connaît Jacques Triger, ingénieur civil, géologue et co-directeur des
kFTES - Association Sainte-Barbe-des-Mines anciennes mines de charbon d'Anjou (France). Pourtant son nom a longtemps figuré
Agrégé de Génie Civil, dans les cours d'exploitation des mines et les manuels des ingénieurs TP. Il fut le
cole Normale Supérieure de Cachan génial inventeur du fonçage au caisson à air comprimé dans les zones aquifères. Son pro-
cédé est encore utilisé de nos jours ; il aurait été injuste de ne pas lui rendre hommage. Les
récents travaux de recherche de l'association Sainte-Barbe-des-Mines* ont permis de faire
ressurgir les origines de cette technique, et compléter une page de l'histoire du patrimoine
industriel français.

L'EAU : LA SOURCE DES LE PROCEDE TRIGER


PROBLEMES Le premier à avoir eu l'idée d'utiliser l'air
comprimé pour creuser dans les terrains
Pendant bien longtemps, les ingénieurs qui
aquifères est Thomas Cochrane, un ingénieur
décidaient du tracé des galeries de mine ou
anglais qui déposa un brevet en 1830 sous le
des tunnels ont évité les zones contenant des titre : "Appareil pour faciliter l'excavation, le
nappes. C'était même leur crainte, bien justi-
fiée, lorsqu'ils s'aventuraient dans des zones
géologiques inconnues. On ne savait pas, en
effet, travailler dans ces terrains, les plus diffi-
ciles qui soient lorsqu'ils sont meubles.
Le pompage, même puissant, ne parvient
pas toujours à compenser les infiltrations.
Qui plus est, ce sont souvent des sables et
des matériaux sans cohésion, n'ayant aucune
tenue. La présence de l'eau, outre les pro-
blèmes d'inondation, est d'autant plus dan-
gereuse qu'elle peut provoquer des débour-
rages - ces coulées de terrain pouvant
engloutir une grande partie de l'excavation.
La cloche à plongeur était bien connue de
nos aïeux, qui s'en servaient pour fouiller les
lits de rivières et les fonds marins. Les
ouvriers travaillaient au sec, sous une cloche
remplie d'air qui était reliée, par câble, à un
bateau. Elle possédait néanmoins de gros
défauts : l'autonomie d'air était assez limitée,
les travaux étaient uniquement réservés aux
fonds aquatiques et il fallait systématique-
ment remonter la cloche pour sortir les
déblais. Figure I - Premier appareil Triger,
Vue supérieure en perspective, 1839

* L'association Sainte Barbe des Mines œuvre depuis plus de 20 ans pour la sauvegarde et la valori-
sation du patrimoine houiller d'Anjou (mines de charbon de la Basse-Loire). Les travaux de recherche
sur l'extraordinaire richesse technique de ces petites exploitations, entrepris il y a quatre ans, ont
abouti à la rédaction d'un livre paru en Février 2004, Site Internet : http://www.stebarbe.com

TUNNELS ET OUVRAGES SOUTERRAINS - N° 1 82 - MARS/AVRIL 2OO4


(e fonçage ÏRIGER • Plus d'un siècle et demi d'efficacité
Une fois le tube enfoncé, on vient fixer dans On peut être étonné de la lenteur du pro-
sa partie supérieure un sas à air, comme son cédé Les travaux hyperbares du puits n°i de
inventeur le nomme Ce caisson est fixé au l'exploitation - soit 25 m de fonçage - durè-
tube par une série de rivets et cornières Un rent effectivement 6 mois Ceux du puits n°2
joint puissant l'entoure et empêche toute mobilisèrent le sas pendant 4 mois effectifs
communication entre l'air atmosphérique et Une amélioration notoire permit de diminuer
le fond du puits Ce sas est équipé de deux raisonnablement la pression d'air en phase
trappes étanches - les trous d'homme - finale (à 19-20 mètres) Triger avait prévu, à
pour l'accès des ouvriers et l'évacuation l'origine et après bien des hésitations, de
des déblais Deux tubes le traversent de soumettre les mineurs à 3,5 bars au maxi-
part en part L'un sert à amener l'air com- mum C'est grâce à la maladresse d'un des
primé dans la chambre inférieure sous-sas fonceurs que cette pression put être abais-
L'autre permet l'évacuation de l'eau du fond sée En effet, alors que l'air assurait tant bien
du puits au jour que mal l'équilibre de la colonne d'eau, un
Pour comprimer l'air, Triger dut inventer une homme donna un coup de pioche malencon-
nouvelle pompe pouvant en fournir une grande treux dans le tube d'évacuation, et l'eau jaillit
quantité et ne produisant pas "d'à-coups" dan- avec violence au jour De l'air s'était engouf-
gereux pour les tubistes [fig 3] fré par l'ouverture du coup de pioche, et
avait formé avec l'eau une sorte d'émulsion
Le cycle de fonçage est très simple, et n'a pas
La densité du fluide s'en trouva alors très net-
beaucoup évolué depuis
Figure 2 - Premier appareil Jnger, tement amoindrie Pour équilibrer la même
Vue supérieure en coupe, en 1839 • Trois ouvriers sont nécessaires un au-des- hauteur d'eau, à peine 2 bars suffisaient '
sus du sas, un dedans et un autre au fond de
Fort de sa réussite, Triger creusa 5 puits en
fouille L'ouvrier d'en bas est toujours au sec,
Anjou Aujourd'hui, les tubes de fer puddlé
puisque l'air chasse immédiatement l'eau par
creusement et l'exploitation minière" (patent qui servaient de cuvelage étanche sont mon
le tuyau d'exhaure Ce tuyau facilite et accé-
n°6018) La description de l'appareil est assez dés mais toujours là , leur partie supérieure
lère l'évacuation mais n'est pas nécessaire,
sommaire, le système proposé possède de émerge très nettement des plaines ligé-
en théorie, car l'air équilibre la colonne d'eau
nombreux défauts et est difficilement réali- nennes de la Corniche Angevine
Une fois le seau rempli, il l'envoie a l'ouvrier
sable Cet engin purement théorique, le pre- du sas Le sas est donc, à ce moment là, en
mier au monde utilisant l'hyperbare, ne fut atmosphère comprimée
donc jamais construit et ne fut pas reconnu
• Ce dernier ferme la trappe inférieure et
par la suite
ouvre lentement le robinet avec 'extérieur II
II fallut attendre neuf années pour que l'idée n est bien sûr pas encore question, ici, de
ressurgisse chez un autre ingénieur, français paliers de décompression Une fois à la pres-
celui-là, et dans un cadre beaucoup plus sion atmosphérique, l'ouvrier situé à l'extérieur
expérimental II s'agit de Jacques Tnger, hn- prend le seau et le jette par-dessus le tube
génieur en charge du démarrage de l'exploi-
• L'homme du sas peut reprendre le seau, refer-
tation houillère de Chalonnes-sur-Loire
mer la trappe supérieure et ouvrir le robinet
(Maine-et-Loire)
inférieur de pression II se retrouve alors lente-
Les exploitations de Chalonnes étaient ment à la pression de la chambre de travail
situées sous le lit de la Loire, et il fallait, pour
• Un nouveau cycle peut démarrer
parvenir au substratum rocheux, percer 20
mètres d'alluvions imprégnées d'eau Le
charbon, qui était en dessous, méritait bien
qu'on se penche sur la question
Après une série d'échecs en creusement tra-
Figure 4
ditionnel, Triger mit au point, en 1839, une Vestige d'un des tubes
technique de percement complètement métalliques (Puits n°5
innovante et directement opérationnelle II de Désert), en 2000
ne connaissait pas le brevet de Cochrane
Analysons rapidement le fonctionnement
de sa machine originelle.
Tout d'abord, il est nécessaire d'enfoncer un
cuvelage sur toute la hauteur des alluvions II
s'agit d'un tube métallique (0 1,3 m) que l'on
fonce à coups de mouton Le frottement laté-
ral se faisant croissant avec la profondeur, Figure 3
c'est avec grand mal que l'on vient toucher le Appareil Tnger-Fages,
terrain dur et étanche à une vingtaine de fonçage du puits n°4
de Désert en 1858
mètres de profondeur

TUNNELS ET OUVRAGES SOUTERRAINS - N° 1 82 - MARS/AVRIL 2OO4 '


e fonçage THGEt • Plus d'un siècle et demi d'efficacité
1NE INVENTION mais son usage est marginal et tend à dispa-
raître. D'autres moyens, plus sûrs et surtout
JNIVERSELLE
plus économiques, l'ont avantageusement
ichille Pages, qui succéda à Triger à la tête remplacée.
e l'exploitation, apporta des perfectionne- De nos jours, le fonçage en terrains aquifères
lents notables (fixation et forme du sas, est toujours une des opérations les plus déli-
ombre d'ouvriers nécessaires, ergonomie...), cates lors de la construction des ouvrages
'annonce du succès de cette technique se souterrains. Même si les techniques sont
spandit très rapidement et ce procédé révo- maintenant bien maîtrisées, l'eau sous pres-
jtionnaire fit le tour du monde. Les adapta- sion reste imprévisible. La rentabilité et l'effi-
ons aux différentes configurations géolo- cacité toujours croissantes des différentes
jiques et minières ne tardèrent pas non plus. solutions disponibles sur le marché éloignent
Quant aux applications de notre appareil, de plus en plus l'option "air comprimé" lors
ous pensons que le génie maritime peut en des études. Il ne fait aucun doute que le fon-
frer un très grand parti pour le creusement çage à l'air comprimé - qu'il soit vertical ou
les ports ; que les ponts et chaussées, pour horizontal (type tunnelier) - hérité de l'inven-
3 construction des ponts, peuvent éga/e- tion de Triger, est voué à disparaître, ou tout
nent le mettre en usage...". C'est par ces au moins se cantonner à des réalisations de
lots que Triger décrivait l'avenir de son plus en plus exceptionnelles.
ivention. Son intuition fut amplement véri- Reconnaissons tout de même à Triger - qui
ée. En effet, on transforma rapidement le ne déposa jamais de brevet pour sa
impie cylindre en véritable caisson. Les ingé- machine - la paternité d'une invention qui
neurs civils purent dès lors utiliser la tech- permit de réaliser quelques uns des
lique pour construire les fondations de nom- ouvrages d'arts de la planète. A
ireux ouvrages d'art : Pont de Kehl, Pont du
irth of Forth, Tour Eiffel... Les ouvriers creu- figure 5 - Fonçage pour la réalisation des piles I et 4
aient le terrain dans une chambre inférieure, de la Tour Eiffel, 1887
ous pression, et le caisson métallique s'én-
onçait de quelques dizaines de centimètres
>ar jour. Il était progressivement lesté de
>éton et gravas, puis laissé en place. Il suffi- Depuis ses études sur les effets physiolo-
ait ensuite de construire des piles classiques giques de l'hyperbare, d'énormes progrès
>ar-dessus, lui-même offrant une très bonne ont été réalisés (réglementations, tables,
nise à la terre. Certains pouvaient directe- soins...).
nent faire office de piles ou quais. Le dernier gros chantier ayant eu recours au
'adaptation pour la construction du métro fonçage hyperbare est la construction des
>arisien sous la Seine était toute trouvée : on piles du Tokyo Harbour Gréât Bridge en
issembla des énormes caissons métalliques 1989. Toutes les opérations de creusement
|ui, mis bout à bout, constituaient le tunnel. sous air comprimé étaient automatisées :
Is étaient d'abord échoués à leur position, DES (Unmanned Excavation System). Il a fallu,
)resque définitive, et les mineurs pouvaient en particulier, démonter toutes les machines
ommencer à creuser sous ces boites, dans de creusement avant d'abandonner la struc-
me chambre hyperbare. L'élément disparais- ture au fond. Cette opération humaine, quant
ait petit à petit sous le lit du fleuve. N'hésite/ à elle, fut réalisée à la plus grande profon-
)as à vous arrêter un instant à la station deur (4,5 à 5 bars).
jt Michel ou Cité de la ligne 4 du Métro pari-
ien : vous observerez ces caissons gigan-
esques ! [fig. 5].
UNE TECHNIQUE
.es accidents, lors de ces chantiers, étaient Figure 6 - Adaptation moderne du procédé Triger
DEVENUE OBSOLETE (G-B), Photo Speaalist Plant
nalheureusement assez fréquents. Paul Bert,
i la fin du XIXe™ siècle en faisait le triste La technique des caissons pressurisés est,
:onstat (La Pression Barométrique, 1878). certes, toujours employée dans certains pays

TUNNELS ET OUVRAGES SOUTERRAINS - N° 1 82 - MARS/AVRIL 2OO4


CONFERENCES

'APTES participe régulièrement à l'organisation de conférences techniques ; au cours des quatre premiers
mois de cette année, deux manifestations importantes se sont déroulées l'une à Paris, le 10 mars, sur les
'tirs à l'explosif, l'autre à Ecully, le 22 avril, sur la liaison ferroviaire Lyon-Turin.

coût sera de l'ordre du double de celui d'Eurotunnel et qui nécessiter


l'apport de financements de sources diverses (fonds européens, euro
Le GT3 de l'AFTES et la S.I.M (Société de l'Industrie Minérale) ont vignette, apports du secteur privé, financements des 2 états, etc).
organisé conjointement le 10 mars 2004, au siège de la FNTP à Paris,
Bernard Soulage pose la question " comment la Région peut-elle
un colloque sur " Les tirs à l'explosif - Innovations technologiques et
aider à ce projet ? ". Il ne cache pas les incertitudes qui pèsent sur a
Évolutions réglementaires ".
dossier qui n'est pas encore approuvé à 100%. et insiste sur l'impor
Plusieurs personnalités ont honoré de leur présence cette manifesta- tance majeure du projet au plan européen et la nécessité que les déci
tion qui a rassemblé 135 personnes (autorités de tutelle, fournisseurs sions soient prises le plus rapidement possible.
et utilisateurs de l'explosif). Présentée par Robert Longelin, président
Jean-Marie Larose, directeur des Infrastructures nouvelles en Rhône
du Syndicat des entrepreneurs de travaux souterrains, la première
Alpes de Réseau ferré de France (RFF), présente ensuite les itinéraire1
séance technique fut ouverte par Jean Philippe et animée par
d'accès côté français et, en particulier, les tunnels de Belledonne et de
A.BIanchier, président du G.F.E.E de la S.I.M. La séance de l'après-
la Chartreuse, deux bi-tubes de 20 km de longueur chacun. Stéphane
midi, ouverte par M.Sindzingre, président de la S.I.M, fut dirigée par
Bouquier, chargé des études au sein de LTF, indique les choix tech
André Schwenfeier, animateur du GT3. Outre les exposés techniques
niques qui ont guidé l'élaboration de ce projet difficile, dans ur
sur la conduite des travaux à l'explosif, la fabrication des explosifs sur
contexte réglementaire et sécuritaire complexe.
site, la préparation des précharges, etc, un accent particulier fut porté
sur l'harmonisation de la réglementation européenne, la répartition Giuseppe Cassino (président et administrateur délégué de la société
des responsabilités et la coordination des actions liées à la sécurité. Autostrada Ferroviaria Alpina) décrit ensuite le système de ferroutage
Modalhor et les essais en vraie grandeur actuellement en cours, tandi;
Au total, 13 communications ont été présentées.
que Bernard Colombaud, directeur de la Délégation aux projets sud
La synthèse de la table ronde, animée par R.Puntous, qui a clôturé ce européens apporte le témoignage de la SNCF.
colloque sera prochainement publiée dans les revues TOS et RIM ainsi
que sur le site www.aftes.asso.fr. Les travaux en cours furent également évoqués, un peu rapidemen
par manque de temps, par Pierre Vignat de LTF pour la descenderie
de Modane et par Guy Cueille pour celle de Saint Martin La Porte. /
noter que le site www.ltf-sas.com fournit très régulièrement des infor
mations sur l'avancement des travaux.
La table ronde qui clôtura la séance mit principalement l'accent sur \i
complexité de la mission dévolue à l'ingénierie, et, en particulier, sui
Le Groupe professionnel lyonnais " Ingénierie & Conseil " des
les nombreuses contraintes et obstacles liés aux réglementations fran
Ingénieurs des Arts et Métiers et la délégation régionale sud-est de
çaises, italiennes et européennes qu'il faut faire cohabiter !
l'AFTES ont organisé le 22 avril à l'Ecole Centrale de Lyon-Ecully une
conférence-débat sur le projet de la liaison ferroviaire Lyon-Turin qui a M.G
réuni 250 participants et une dizaine d'intervenants parmi lesquels
Louis Besson, maire de Chambéry, ancien ministre et président de la
délégation française de la Commission Interdépartementale du Lyon-
Turin (CIG), et Bernard Soulage, vice-président du Conseil Régional
Rhône-Alpes. Les débats étaient animés par Pierre Delohen, respon-
sable de la rédaction Rhône-Alpes-Auvergne du Moniteur.
Après une brève présentation des activités des " Gadzarts ", Jean
Philippe, directeur Ingénierie Sud-Est de la SNCF et président de
l'AFTES, fait observer la difficulté d'organiser une telle réunion, tant
sont nombreux les thèmes (ingénierie, technologie, environnement,
finances etc.) qu'impliqué un projet de cette envergure.
Louis Besson souligne les 4 enjeux majeurs du projet LTF : régional,
avec les nombreux travaux associés aux liaisons intermédiaires ; euro-
péen, le tunnel Lyon-Turin représentant un maillon essentiel du corri-
dor V Lisbonne-Kiev ; et bien entendu, économique et environnemen-
tal. Il met également l'accent sur le défi financier de ce projet dont le

TUNNELS ET OUVRAGES SOUTERRAINS - N° 1 82 - MARS/AVRIL 2OO4


CONGRES INTERNATIONAL
^|Bi TH^H ^m ^MHPI^IBP^

CHAMBERY 2005

oui NON
GOMACO leader mondial des machines à coffrage glissant,
destinées principalement à la réalisation de chaussées,
d'aménagement routiers et pistes d'aéroport, depuis de
nombreuses années, se développe maintenant dans les
applications voies ferrées et tunnels en particulier au niveau des
radiers de formes variées, de quais, de pistes de tramways etc.
De nombreuses références en tunnel depuis TRANSMANCHE
(côté français) suivies depuis par d'autres applications au Japon,
en Australie, en Hollande (Botlekspoor tunnel à Rotterdam) etc.
La capacité de ces machines à "avaler" des ferraillages ou des
tuyauteries en place, à insérer des goujons en cours de travail, à
couler simultanément deux couches de bétons de caractéristiques
différentes permet de nouvelles applications dans le domaine des
tunnels.
Les dernières avancées dans les systèmes de guidage tridimensionnels, GPS ou stations totales, permettent d'obtenir
des précisions exceptionnelles de mise en place du béton .
Ces matériels sont distribués en France par METALLIANCE
concepteur et constructeur de la machine à coffrage glissant type
DELTA particulièrement bien adaptée aux tunnels de faible
section ; parmi les récentes applications de la DELTA, la réalisation
du radier du tunnel de JOUQUES est un remarquable exemple.
METALLIANCE est également constructeur de matériels destinés
aux travaux souterrains, en particulier les trains sur pneus TSF,
des machines d'abattage et des érecteurs de cintres.

La division tunnel de SCHAEFF groupe TEREX présentait les machines ITC et la gamme des fraises destinées
aux pelles hydrauliques.
Les machines d'abattage ITC, du type multi-fonctions peuvent être équipées indifféremment de godet, tête
ponctuelle, brise roche ainsi que d'un système de chargement par convoyeur métallique relevable. Ces machines
peuvent être équipées d'une motorisation Diesel ou Electrique d'une puissance de 55 à 125 kW.
De nombreuses machines sont en service avec succès dans le domaine des tunnels, mines et travaux souterrains
divers. Parmi les références récentes ITC il est possible de citer : les tunnels du train grande vitesse en Allemagne,
de nombreux tunnels dans les Alpes et en Chine, des centrales hydroélectriques en Turquie, Amérique du Sud,
Inde et des mines d'or en Afrique du Sud.
La gamme importante de fraises tête d'abattage destinées aux pelles hydrauliques, d'une gamme de puissance
de 18 à 170 kW, trouve son application dans de nombreux domaines du souterrain aux travaux de surface,
rabotage etc. ; ainsi que dans le domaine de l'environnement.
Ces matériels sont distribués en France par la société WITECK située à Chatillon (92).
WITECK a pour vocation la location et la vente de matériels de travaux publics
destinés en particulier aux travaux souterrains, ainsi que le développement d'une
gamme de machines d'abattage multi fonctions type WK100.
Ces machines avec motorisations thermiques ou électriques dont le rapport
poids-puissance est très performant, peuvent être équipées indifféremment de :
godet, fraises, brise roche, érecteur de cintre, glissière de foration, tête de
projection de béton. Elles trouvent leur application dans de nombreux secteurs
des travaux en souterrains, en particulier dans les travaux annexes aux tunnels.

TUNNELS ET OUVRAGES SOUTERRAINS - N° 1 82 - MARS/AVRIL 2OO4 «. © V- *< t


TEC est une filiale technologique du Groupe Solétanche Bachy, leader
mondial dans le domaine des travaux intégrés dans le sol.
TEC conçoit, construit et commercialise un ensemble de machines
utilisées non seulement par son actionnaire, mais aussi par l'ensemble
de la profession tant en France qu'à l'étranger.
Regroupé sur la Vienne, TEC dispose actuellement d'une large gamme
de produits récents touchant les métiers du forage pour fondations,
forages d'eau, tunnels, géotechnique et pour le traitement de terrain.
TEC, grâce à son bureau d'études, a récemment mis au point une
machine articulée appelée MEDIAN qui permet de garder l'azimut de
forage constant (breveté), 1er prix de l'innovation dans le Groupe.
De nombreuses applications ont été réalisées sur des tunneliers, en
particulier au niveau des dispositifs de reconnaissance à l'avancement
ou des systèmes de traitement du terrain.
Les systèmes TEC s'adaptent tout à fait aux tunneliers modernes, en particulier avec les
dispositifs appropriés aux différents types d'érecteurs permettant d'intégrer les fonctions
reconnaissance et traitement du terrain dans le fonctionnement du tunnelier.

CBE, le savoir-faire français reconnu


et à la 2004 !

Le Salon BAUMA 2004 s'est très bien


déroulé pour CBE. Nous avons établi de
nombreux contacts intéressants pour les
projets à venir et avons eu également le
plaisir d'accueillir nos clients passés,
présents et futurs - notamment délégations
Iraniennes, Espagnoles, Russes etc. Nous
remercions vivement toutes les personnes
qui ont eu la gentillesse de visiter notre stand.
Cette rencontre a permis à CBE de
montrer sa présence internationale sur le
marché des moules métalliques et
équipements d'usines pour la production
des voussoirs béton, présenter ses
m* ; réalisations au cours des derniers mois,
en «te s notamment les projets :
• GROENE HART (Hollande),
- EPB n" 183 DN 4000 propriété de EIFFAGE sur le chantier SIAAP
VL10 Lpt 1 réalisé par le groupement des Entreprises EIFFÀGE • SMART (Malaisie),
SADE. • METRO ESFAHAN et SHIRAZ (Iran),
• BARCELONE, ABDALAJIS (Espagne),
- EPB n° 208 DN 7000 propriété de EIFFAGË sur le chantier du
métro de Toulouse lot 2 réalisé par le groupement EIFFAGE- • KRASNOYARSK (Russie)
CAMPENON BERNARD. et KATZENBERGTUNNEL (Allemagne)
et ainsi confirmer son professionalisme et
- EPB/BENTQNITE rf 127 DN 10m propriété de SOCATOP sur le savoir-faire "made in France" pour les
chantier de bouclage A-86. Machine en cours de remontage pour projets de tunnels qui requièrent qualité et
la réalisation du deuxième tunnel. précision.
en en tte à
:
- EPB DN 4000 n° M-687M pour un chantier SIAAP de doublement
du siphon de Vatenton réalisé par un groupement URBAINE DE
TRAVAUX - SADE,
- TBM gripper roche dure n°271 0 6000 pour le chantier de la
galerie de sécurité du tunnel de Sainte Marie aux Mines réalisé
par un groupement d'entreprise
E1FFAGE-BOUYGUES.
- TBM roche dure télescopique
n° 286 0 10 m pour le chantier
LGV PERPIGNAN-FIGUERAS
réalisé par le groupement des
entreprises EIFFAGE- DRAGADOS.

8 TUNNELS ET OUVRAGES SOUTERRAINS - N° 1 82 - MARS/AVRIL 2OO4 fjf


Le Coin d'ESPACE SOUTERRAIN
Pierre DUFFAUT - Ingénieur-Conseil

'année 2004 a commencé par l'Assemblée générale, tenue le


21 janvier dans la salle Ferdinand de Lesseps de la Fédération
f nationale des Travaux publics, en présence de plusieurs membres
de l'AFTES, dont le président Jean Philippe En attendant l'ou-
verture, des vidéo-projections ont illustre le voyage en Chine de Monique
Labbé (séminaire APERAU a Pékin début novembre, avec notamment
M Marée) et la contribution de Pierre Duffaut au congrès de l'AMRAE
(risk managers et assureurs), le 15 janvier a Nice, avec notamment Jean-
Claude Amet

Le président Jean-Paul Hugot, très Reith et Jacques Brégeon ont pris


pris par ses obligations, a souhaité langue autour d'une formule emprun-
quitter la présidence II est remplacé tée à la Société de l'industrie miné
par Pierre Duffaut, et le siège de raie, la création d'une section Espace
vice président ainsi rendu vacant est souterrain
attribué à Monique Labbé (l'autre La réunion suivante a eu lieu le 28 avril,
vice président étant statutairement dans les locaux de la SNCF Saint-Lazare
le président de l'Association des L'ensemble des membres présents
maires de France) Le secrétaire s'est exprimé sur l'évolution du pro-
général, Jacques Brégeon et le tré- jet de fusion, qui préserve la liberté
sorier Philippe Longehn conservent de réflexion et de proposition de la
leurs fonctions L'Assemblée section sous contrôle du Bureau de
Générale approuve l'ouverture d'en- l'AFTES II ne reste guère qu'a rédi-
tretiens avec l'AFTES pour fixer les ger un règlement intérieur pour la
conditions d'une fusion, probable- section
ment en fin de l'année 2004
Le 12 février, Espace Souterrain a
invité l'AFTES a participer a une visite
du métro de Rennes Apres une pré-
sentation exhaustive par le directeur
général, M Malbrancke et un exposé
vibrant de Jean-Yves Chapuis sur
l'apport de ce métro a la vie urbaine,
la journée a bénéficie d'un beau
temps pnntanier et d'un déjeuner
gastronomique offert a l'Hôtel Lecoq-
Gatby par Jacques Brégeon Nous
avons parcouru les points remar-
quables de la ville, dont la Place
Jeanne d'Arc avec ses maisons
anciennes a colombages, et le
Parlement de Bretagne reconstruit
après l'incendie Bien entendu nous
avons parcouru la ligne sur presque
toute sa longueur, en visitant notam-
ment les stations périphériques en
élévation C'est à cette occasion que
les Secrétaires généraux Jean-Luc

)k TUNNELS ET OUVRAGES SOUTERRAINS - N° 1 82 - MARS/AVRIL 2OO4


de :

-
-
-

l OU
et de
Format: 120X80 cm
Impression : quadrichromie
Pelliculage brillant
Encapsulage de 0,5 à 2 microns de protection

au

* Une remise de 10 % est


accordée à tous les
adhérents de l'AFTES.

Ce prix est un prix


moyen HT qui dépend
des éléments techniques
fournis par le client.
A deviser pour chaque
demande.

Contactez
Editions LANCRY
RAPPEL :
jans plusieurs tunnels, des incendies importants ont provoqué la mort de nombreuses personnes : métro londonien en 1987, tunnel
'du Mont Blanc et tunnel de Tauern en 1999, tunnel du Gothard en 2001.

Constats des services de secours


Afin de former les SDIS, une Ligne Guide Fixe a été installée
Les SOIS (Services d'intervention et de secours) souhaitent trouver dans la chambre de feu du centre d'entraînement du SDIS 73
des solutions pour améliorer leur déplacement et progression dans situé à Modane en Savoie.
les ouvrages enfumés.
Les véhicules traditionnels ne peuvent pas se déplacer dans un
tunnel enfumé au risque de percuter les véhicules ou les personnes
en détresse.
Les équipements de progression habituels sont mal adaptés à la
configuration d'un tunnel.
On constate des difficultés de déplacement et d'orientation des
services de secours à 'intérieur d'un ouvrage enfumé.
On constate également une perte de lucidité et des capacités
mentales dans ces conditions environnementales.

Solutions envisagées
Pour les tunnels bénéficiant de véhicules de secours et d'évacuation
des personnes, la solution est d'aménager des véhicules spéciaux équi-
pés de caméras infrarouges afin de se rendre jusqu'à la zone du sinistre.
Pour tous tunnels, il s'agit de créer une " ligne guide " installée à
demeure le long du piédroit des ouvrages.
L'objectif de cette " ligne guide" est de jouer le rôle de "fil d'Ariane "
afin de faciliter la progression dans l'ouvrage lors des sinistres.
Cette présentation va traiter plus particulièrement de cette
solution.

Etat de la technique
Dans le tunnel du Mont Blanc (Haute Savoie), un rai de guidage a
été installé. A l'usage, ce dispositif s'est révélé contraignant :
• Pour circuler sur le rail, un chariot spécifique est nécessaire pour
chaque intervenant et doit faire partie de la dotation personnelle
des services de secours engagés sur le sinistre.
- Problème de dilatation thermique du rail qui rend difficile, voire
• Obligation d'enfiler le chariot sur le rail au niveau de pièces spéci- impossible, le cheminement du chariot. Le passage des éc issages
fiques dont le positionnement peut ne pas correspondre au lieu du est encore plus difficile avec les déformations de rail sous l'effet de
sinistre. l'augmentation de la température.
• Problèmes d'éclissage (raboutage) des rails qui rendent difficile, - Obligation d'échanger les chariots des intervenants lors de croise-
voire impossible, dans certaines configurations, le passage du chariot. ments ou de dépassements.

TUNNELS ET OUVRAGES SOUTERRAINS - N° 1 82 - MARS/AVRIL 2OO4


Association de compétences : NICHE DE SECURITE:
Lieu accessible au public où se situent les extincteurs, bornes
Différents organismes ont été associés à la définition d'un cahier des incendies, les téléphones de secours etc.
charges précis des besoins exprimés par les services de secours :
ABRI:
- SOIS : Services d'Intervention et de Secours qui seront les utilisa- Local sûr, isolé du feu et ventilé, dans lequel les usagers peuvent se
teurs de cette " ligne guide " réfugier en cas de sinistre.
-CETU: Centre d'Etudes des Tunnels, organisation étatique dépen- 3 - Principes de sécurité
dant directement du Ministère de l'Equipement, des Transports,
du Logement, du Tourisme et de la Mer Le dispositif de guidage doit permettre aux équipes d'intervention
et de secours de se repérer et de progresser à l'intérieur des
- GAMESYSTEM : Société d'ingénierie spécialisée dans la concep- ouvrages sinistrés.
tion et la pose de systèmes de sécurité pour le travail en hauteur.
L'utilisation du dispositif de guidage doit être aisée et ne doit pas
Pour la réalisation de ces travaux, la Direction Départementale de représenter un obstacle dans la progression des équipes d'inter-
l'Equipement a mis à disposition un tunnel désaffecté, le tunnel du vention et de secours, en particulier au passage des supports inter-
Mortier à Autrans dans l'Isère. médiaires.
Le résultat de ce travail a permis de rédiger le cahier des charges sui- Les supports d'extrémité et les supports d'angle permettent aux
vant. équipes d'intervention et de secours de se repérer par rapport aux
emplacements des aires de garage, des niches de sécurité et des
Cahier des charges abris.
Le dispositif de guidage ne devra pas représenter d'entrave, pour
1 - Domaine d'application
le public, pour accéder aux abris ou aux niches de sécurité en cas
Le dispositif de guidage est un dispositif permettant le déplace- d'incendie.
ment en sécurité des équipes d'intervention et de secours dans les
Celui-ci ne devra pas non plus représenter un danger pour les usa-
tunnels routiers, ferroviaires ou tout autre ouvrage similaire, en cas
gers en condition d'utilisation normale.
de sinistres avec des conditions de visibilité rendues difficiles par
'abondance de fumée. Le dispositif de guidage devra suivre parfaitement le profil de
'ouvrage.
2 - Définirions
4 - Prescriptions particulières
Pour les besoins du présent cahier des charges, les définitions sui-
vantes s'appliquent : Un dispositif de guidage est destiné à assurer la progression à l'inté-
rieur d'un tube. Dans les ouvrages constitués de plusieurs tubes, on
EQUIPE D'INTERVENTION ET DE SECOURS : disposera d'autant de systèmes de guidage que de tubes.
Personnel intervenante l'intérieur des tunnels en cas de sinistres.
Ce système de guidage :
DISPOSITIF DE GUIDAGE :
Dispositif horizontal fixé sur le piédroit du tunnel sur lequel viennent • sera constitué de matériaux capables de résister et de fonctionner
se connecter les équipes d'intervention et de secours en l'absence à de fortes températures (180°C). Ces matériaux ne seront pas sen-
de repères visuels. sibles aux agressions extérieures (pollution, humidité, ...) liées à
l'environnement des ouvrages dans lesquels ils sont installés. Le
LIAISON PERSONNELLE : dispositif de guidage devra pouvoir fonctionner malgré les pous-
Lien physique reliant chaque intervenant des équipes d'interven- sières ou dépôts de suie pouvant exister dans ces ouvrages.
tion et de secours au dispositif de guidage.
• sera constitué de matériaux classe MO.
PIEDROIT:
Paroi verticale du tunnel sur lequel est ancré le dispositif de guidage. • ne devra pas être sensible à la dilatation dans les conditions liées
aux ouvrages en service ou en situation de sinistre (plage de tempé-
SUPPORT D'EXTREMITE: rature-20°C/+180°C).
Support ancré au début et à la fin des tronçons du dispositif de gui-
dage pourmaintenircelui-ci. • devra être interrompu aux niveaux des niches de sécurité et des
abris pour ne pas entraver l'évacuation des personnes. Par contre
SUPPORT INTERMEDIAIRE : une continuité du dispositif de guidage devra être assurée pour le
Support assurant le maintien du dispositif de guidage sans pour passage des aires de garage (interruption supérieure à 4 mètres).
autant empêcher le déplacement continu lors de l'intervention des
services d'intervention et de secours. En revanche s'il comporte des supports intermédiaires, ces derniers ne
devront pas constituer une entrave à la progression des équipes d'in-
SUPPORT D'ANGLE: tervention et de secours. En aucun cas, les équipes de secours auront à
Support destiné à assurer la continuité du dispositif de guidage se détacher du dispositif de guidage pour franchir ces supports inter-
contre le piédroit du tunnel lors des passages d'angles (ex : aires de médiaires.
garage).Le support d'angle est un support intermédiaire parti-
Des repères seront positionnés sur le dispositif de guidage, suivant
culier.
une fréquence régulière afin de servir de " repère de progression "
AIRE DE GARAGE: pour les équipes d'intervention et de secours. Dans le cas d'un
Emplacement mis à la disposition des usagers en cas de panne pour dispositif de guidage utilisant des supports intermédiaires, ces der-
stationner leur véhicule. niers pourront jouer ce rôle.

g TUNNELS ET OUVRAGES SOUTERRAINS - N° 1 82 - MARS/AVRIL 2.OO4


La liaison entre le personnel d'intervention et de secours et le dis- Principe retenu :
positif de guidage sera réalisée à partir de la liaison personnelle. La
Un dispositif de guidage appelé LIGNE GUIDE FIXE composé de:
connexion et la déconnexion de la liaison personnelle sur le dispositif
de guidage devront être possibles, par une action volontaire, en - Câble de 5 mm de diamètre (inox 316L) positionné à 115 cm de
tous points du dispositif. hauteur et à 10 cm du piédroit. Le dispositif n'étant pas sollicité par
Pour les dispositifs de guidage à câble nécessitant l'utilisation de des efforts importants, un diamètre de 5 mm s'avère être suffisant
supports intermédiaires, le câble, en cas de rupture accidentelle, ne D'un poids propre plus faible, le câble de 5 mm autorise un espace-
devra pas pouvoir s'échapper des supports intermédiaires (incen- ment important des supports intermédiaires (jusqu'à 50 m).
die, accident, etc.). - Supports intermédiaires en inox traité anti-frottement installés
Pour faciliter la progression des équipes d'intervention et de sur le câble tous les 50 m,
secours, le dispositif de guidage sera situé à une hauteur comprise - Supports d'extrémités en inox intégrant un dispositif de réglage
entre 70 et 130 cm de la chaussée. de la tension du câble,
Pour ne pas entraver le déplacement des véhicules ou des piétons à
-Supports d'angles permettant d'assurer la continuité du dispositif
l'intérieur de l'ouvrage, le dispositif de guidage sera positionné au
lors des passages de garages ou abris,
maximum à 10 cm du piédroit. Le dispositif de guidage devra
conserver ce positionnement y compris au passage des courbes. Aucun chariot n'est nécessaire pour son utilisation.
La fixation du support de guidage sur l'ouvrage devra être réalisée
uniquement à partir d'ancrage ou d'assemblage mécanique.

5 - Croquis de principe

Niche de Aire de
Abn sécurité

Accès Accès

Supports d'extrémité Supports intermédiaires

Supports d'extrémités

Support d'angle

Support intermédiaire

Dispositif de guidage

Passage d'angles
Accès à laisser libre pour le public

Fabricant Ligne Guide Fixe (système breveté)


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TUNNELS ET OUVRAGES SOUTERRAINS - N° 1 82 - MARS/AVRIL 2OO4


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Conférence ' | Contact : KIVI Congress Office
Organisation :Tunneling & Underground Construction Society PO Box 30424 - 2500 GK The Hague - The Netherlands
Contact :lntex Shanghai Co., Ltd.-Lloyd Hai, Vincent Zhang-88 Lou Fax. +31 (0)70391 9840 - E-maïl: tc28@kmbur.nl
Shan Guan Road, Shanghai 200336, P.R.China Web: htfp://www.fc28-arnsterdam org/
Tel:+86 21 62191774,62755800*3025/3009
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Metropolitan Habitats and Infrastructure TAIPEI, TAIWAN, 7 AU 10 NOVEMBRE 2005
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Bridge Engineering, Tongji University, 1239 Si Ping Road, Shanghai Long Tunnels (Chinese Taipei Tunnelling Association)
200092, China. Contact :Symposium Secrétariat
Tel+86-21-6598 3451-Fax+86-21-6598 4882 7F , No.l , Lane 1, HopingEastRoad, Section 3,Tapei, 106, Taiwan
e-maih secretariat@iabse2004.org.cn Fax:+886-2-27017689
web: www.iabse2004.org.cn e-mail: Iongtunnef2005@ms taneeb.gov.tw
Web: http://longtunnel2005.taneeb.gov.tw

[TUNNELS ET OUVRAGES SOUTERRAINS - N° 182 - MARS/AVRIL 2004


LISTE DES PIJIUCÂTÏONS DE
NOUVEAU CiASSEMiNT DIS f f COMMANDIONS

LISTE PAR ET PAR DE

NB. Ne sont c/tés ici que les groupes de travail en activité. Leur affectation à un thème particulier est purement indica-
tive, chaque groupe pouvant travailler sur des sujets transversaux.

Thèmes généraux Groupes de travail actifs principalement Animateurs


rattachés à ce thème

Planification, droit, économie GT 25 : Marchés, risques et relations contractuelles M. Pérez


GT 33 : Problèmes urbains, solutions souterraines S. Barles
Géologie et interaction sol-structure GT 1 : Caractérisation des massifs rocheux J.L Giafferi
GT 19: Auscultation J. Piraud
GT 22 : Conception parasismique F. Wojtkowiak
GT24 : Reconnaissances par techniques pétrolières A. Robert
GT 32 : Mémoire de synthèse géotechnique G. Colombet
Tunneliers et voussoirs GT 4 : Creusement mécanisé P. Longchamp
GT 1 1 : Standardisation des diamètres Ch. Huart
Excavation (conventionnelle) GT 3 : Creusement à l'explosif A. Schwenzfeier
GT 28 : Puits et descenderies P. Guédon
GT 35 : Gestion des déblais J. Burdin
Soutènement et revêtement (conventionnels) GT 6 : Boulonnage (technologie) P. Briand
GT 30 : Boulonnage (calcul) A. Sa'ftta
GT 36 : Coffrage et bétonnage des revêtements A. Mercusot
Traitements de terrain et étanchéité GT 8 : Traitement du terrain par injections M. Chopin
GT 9 : Etanchéité J.L. Mahuet
GT 31 : Peinture des ouvrages souterrains J.L. Mahuet
GT 34 : Parements décalés de tunnels J.L Mahuet
Tâches transversales du chantier GT 12 : Salubrité et sécurité du chantier A. Guillaume
GT 21 : Qualité en travaux souterrains D. Brunet
GT 26 : Environnement du chantier P. Salvaudon
GT 27 : Ventilation du chantier J.P. Barrai
Exploitation et réhabilitation GT 14 : Entretien et réparations J. Chèze
GT 37 : Comportement au feu des structures A. Bochon

LISTE DES RECOMMANDATIONS DE CAFTES


• Cette liste privilégie les travaux récents de l'AFTES ; elle ne mentionne donc plus les textes anciens s'ils ont fait l'objet d'une mise
à jour. Par contre, les nouvelles recommandations en cours de rédaction sont signalées.
• Les recommandations à cheval sur plusieurs thèmes sont citées au titre de chaque thème.
• Le titre complet des recommandations a été volontairement simplifié.
Abréviations GT : Groupe de travail
Sp.99 : n° spécial de la revue " Tunnels et ouvrages souterrains " paru en 1 999
(*) : English translation ava/'/ab/e (see table 3)
(**) : Recommandation en cours de mise à jour

n°du Thème 1e™ parution 2Ème parution Reprise actualisée


GT Titre abrégé de la recommandation (année, n°) (n° spécial) (année, n°)
Planification, aspects socio-économiques et juridiques
25 Dévolution des marchés publics de travaux souterrains 1999, n° 151
17 Contrat de fourniture d'un tunnelier 1998, n° 150
15 Coût des infrastructures de transport ferroviaire urbain et suburbain 1994, n° 125
10 Utilisation du sous-sol urbain pour les transports publics 1977, n° 25
10 Utilisation du sous-sol urbain pour l'extension des villes 1977, n° 24
10 Utilisation du s/sol du domaine public pour la desserte des immeubles 1977, n° 23

TUNNELS ET OUVRAGES SOUTERRAINS - N° 1 82 - MARS/AVRIL 2OO4


Le terrain et l'interaction sol-structure
24 Apport des techniques pétrolières à la reconnaissance des tunnels à paraître
19 Techniques et méthodes d'auscultation des tunnels à paraître
22 Conception et protection parasismiques des ouvrages souterrains 2001, n° 167
19 Organisation de l'auscultation des tunnels 1998, n° 149
16 Tassements liés au creusement des ouvrages souterrains 1995, n° 132 Sp.99*
7 Choix des paramètres et essais géotechniques utiles aux projets 1994, n° 123 Sp.99*
7 Emploi de la méthode convergence-confinement (**) 1983, n° 59 Sp.93* 2002, n° 170
1 Description des massifs rocheux (**) 1978, n° 28 Sp.93* 2003, n° 177
Tonneliers et voussoirs
4 Additifs pour tunneliers à pression de terre à paraître
4 Boues de forage pour tunneliers à pression de boue 2002, n° 172 *

4 Choix des techniques d'excavation mécanisée 2000, n° 157 *

9 Contrôle de l'étanchéité des voussoirs à joints hydrogonflants 1999, n° 151


17 Contrat de fourniture d'un tunnelier 1998, n° 150
4 Analyse du temps et des coefficients d'utilisation des tunneliers 1998, n° 148
4 Glossaire français-anglais-allemand relatif aux tunneliers 1998, n° 148
*
18 Voussoirs en béton armé : conception, dimensionnement et exécution 1998, n° 147
9 Etanchéité des voussoirs préfabriqués en béton 1995, n° 132
9 Joints d'étanchéité entre voussoirs 1993, n° 116 Sp.99*
11 Standardisation des profils de tunnel circulaires 1988, n° 88
Techniques d'excavation conventionnelles
28 Conception et réalisation de puits profonds à paraître
28 Conception et réalisation de puits superficiels à paraître
3 Explosifs pour mines, TP et carrières commercialisés en France 2000, n° 161
3 Tir séquentiel : mise en oeuvre et sécurité 1999, n° 155
3 Médiode de préparation des pré-charges 1996, n° 134
3 Mesure de l'effet des vibrations sur les constructions 1993, n° 115
12 Sécurité dans l'utilisation des explosifs en travaux souterrains 1991, n° 105
? Réflexions sur le marinage en travaux souterrains 1980, n° 40
3 Etude des effets sismiques de l'explosif 1974, n° 2 Sp.93*
Soutènement et revêtement conventionnels
30 Conception et dimensionnement du boutonnage à paraître
7 La méthode convergence-confinement 2002, n° 170
29 Utilisation des règles et normes de conception pour les revêt, en béton 2001, n° 165
20 Conception et dimensionnement du béton projeté 2001, n° 164
23 Cintres réticulés : calcul, fabrication et mise en œuvre 1999, n° 156
7 Revêtements de tunnels en béton non armé 1998, n° 149 n° 158*
6 Béton projeté renforcé de fibres : technologie et mise en œuvre 1994, n° 126 Sp.99*
7 Emploi de la méthode convergence-confinement (**) 1983, n° 59 Sp.93* 2002, N° 170
12 Sécurité du soutènement dans les travaux souterrains 1981, n° 44 Sp.84*
6+7 Condition d'emploi du boulonnage 1979, n° 31 Sp.82
6 Soutènement immédiat par béton projeté et boulonnage 1979, n° 31 Sp.82*
7 Emploi des cintres en travaux souterrains 1978, n° 27 Sp.93*
7 Réflexions sur les méthodes usuelles de calcul des revêtements 1976, n° 14 Sp.93*
6+7 Technologie du boulonnage (**) 1974, n° 6
7 Choix du soutènement en galerie 1974, n° 1 Sp.93*
Traitements de terrain et étanchéité
31 Mise en peinture des ouvrages souterrains 2003, n° 178
9 Dimensionnement des protections des dispositifs d'étanchéité à paraître
9 Arrêts d'eau à paraître
9 Etanchéité des ouvrages sous plate-forme routière et ferroviaire 2001, n° 168
9 Etanchéité. Informations et recommandations complémentaires 2001, n° 168
9 Matériaux conformes au fascicule 67, titre III, du CCTG 2001, n° 165
9 Etanchéité et drainage des ouvrages souterrains 2000, n° 159
9 Contrôle de l'étanchéité des voussoirs à joints hydrogonflants (**) 1999, n° 151
9 Préparation des supports d'étanchéité par géomembranes 1998, n° 150
14 Injections pour la réhabilitation des souterrains visitables 1998, n° 146 Sp.99*
9 Rondelles PVC pour la fixation des membranes d'étanchéité 1996, n° 138 Sp.99*
9 Etanchéité des voussoirs préfabriqués en béton 1995, n° 132 Sp.99*
9 Compartimentage d'une étanchéité par géomembrane 1995, n° 130 Sp.99*
9 Joints d'étanchéité entre voussoirs 1993, n° 116 Sp.99*
9 Plans d'assurance-qualité pour les travaux d'étanchéité 1992, n° 113 Sp.88*
8 Travaux d'injection pour les ouvrages souterrains (**) 1987, n° 81

i TUNNELS ET OUVRAGES SOUTERRAINS - N° 1 82 - MARS/AVRIL 2OO4


iste des publications de l'AFTES

Tâches transversales (qualité, sécurité, logistique...)


27 Ventilation des tunnels en phase chantier 2003, n° 176
12 Salubrité et sécurité pendant les travaux à paraître
21 Guide pour l'élaboration d'une démarche qualité en travaux souterrains 2002, n° 174
12 Lutte contre les nuisances dans les travaux souterrains 1996, n° 134
9 Plans d'assurance-qualité pour les travaux d'étanchéité 1992, n° 113 Sp.99*
12 Sécurité dans l'utilisation des explosifs en travaux souterrains 1991, n° 105
? Installations électriques en chantiers souterrains 1984, n° 61 Sp.88
12 Lutte contre la pollution atmosphérique en travaux souterrains 1983, n° 55 Sp.84
12 Plan Hygiène et sécurité 1983, n° 55 Sp.84
12 Sécurité du soutènement dans les travaux souterrains 1981, n° 44 Sp.84
12 Sécurité dans la perforation et l'utilisation des explosifs 1980, n° 39 Sp.84
12 Sécurité des circulations dans les chantiers souterrains 1980, n° 39 Sp.84
Exploitation et réhabilitation
14 Catalogue des défauts apparents des tunnels à paraître
14 Contrôle et réception des travaux de réhabilitation par injections à paraître
14 Injections pour la réhabilitation des souterrains visitables 1998, n° 146
14 Méthodes de diagnostic pour les tunnels revêtus 1995, n° 131
14 Informatisation et archivage des données sur les tunnels en service 1993, n° 116
14 Venues et pertes d'eau dans les tunnels en exploitation 1988, n° 89
9 Réparations d'étanchéité en souterrain 1987, n° 82 Sp.88
14 Travaux d'entretien et réparation 1983, n° 58 Sp.84

APTES 1ECÛMMENPÂTIONS AVÂliâBLE IN ENGUSH


WG: APTES Working Group - Sp.99: Spécial issue of "Tunnels et Ouvrages souterrains" published in 1999
* Recommendation available on Une (www.aftes.asso.fr)
WG General Topic Ist issue in French: English translation:
n° Title of thé Recommendation year, issue n° issue n°
Ground Conditions and Soil-Structure Interaction
16 Settlements induced by tunnelling 1995, n° 132 Sp.99 *
7 Choice of geotechnical parameters and tests for tunnel design 1994, n° 123 Sp.99 *
1 Description of rock masses for stability évaluation 1978, n° 28 Sp.93 *
TBM, Shields, and Segments
4 Choosing a tunnelling machine 2000, n° 157 n° 157*
4 French-English-German glossary concerning TBM and shields 1998, n° 148 n° 148*
4 Slurry for use in slurry shield TBM 2002, n° 171
9 Waterproofing gaskets between segments 1993, n° 116 Sp.99*
4 Measurements and tests during TBM tunnelling 1974, n° 5 Sp.93*
18 Segments design, sizing and construction 1998, n° 147 n° 147*
Conventional Excavation
3 Study of thé seismic effects of blasting 1974, n° 2 Sp.93 *
Conventional Support and Lining
7 The use of plain concrète in tunnels 1998, n° 149 n° 158*
6 Fibre-reinforced sprayed concrète : technology and practice 1994, n° 126 n° 126 +Sp.99*
7 Use of convergence-confinement method 1983, n° 59 n° 73 + Sp.93*
6+7 Immédiate support using shotcrete and bolting (NATM) 1979, n° 31 n°75
7 Use of steel ribs in underground works 1978, n° 27 Sp.93*
7 Considérations on thé usual methods of tunnel lining design 1976, n° 14 n° 90 + Sp.93*
7 Choice of tunnel support 1974, n° 1 n° 94 + Sp.93*
6 Shotcrete technology and practice for underground works 1974, n° 1 n° 75 + Sp.93*
Grouting and Waterproofing
9 Use of PVC washers to fasten tunnel Waterproofing membranes 1996, n° 138 Sp.99*
9 Extruded seals to partition a geomembrane lining System (GLS) 1995, n° 130 Sp.99*
9 Waterproofing seals between segments 1993, n° 116 Sp.99*
9 Quality Assurance Plans for watertightness works 1992, n° 113 Sp.99*
8 Grouting in underground works 1987, n° 81 Sp.89
Safety, Quality, Logistics, and thé Environment
9 Quality Assurance Plans for watertightness works 1992, n° 113 Sp.99*
Maintenance and Rehabilitation
14 Diagnosis methods for lined tunnels 1995, n° 131 Sp.99*

TUNNELS ET OUVRAGES SOUTERRAINS - N° 1 82 - MARS/AVRIL 2OO4


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11.84 (travaux à l'explosif, entretien et réparation, étanchéité, sécurité, méthode
convergence-confinement), 170 pages . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . B 30
05.88 (sécurité électrique, tunnelier et bouclier mécanisé, injection, réparation
d'étanchéité, voussoirs préfabriqués), 110 pages . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . B 20
05.93 (description des massifs rocheux utile à l'étude de la stabilité, effet sismique,
mesures et essais pour un chantier de creusement mécanique, soutènement, méthodes
de calcul ; textes en français et en anglais), 224 pages . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . B 40
11.99 (choix des paramètres et essais géotechniques, technologie et mise en œuvre du béton
projeté renforcé de fibres, méthodes de diagnostic pour les tunnels revêtus, tassements liés
au creusement, étanchéité, textes en français et en anglais), 188 pages . . . . . . . . . . . . . . . B 40
100 fiches de chantiers mécanisés — les 100 fiches avec présentation générale . . . . . . . . . . B 20
Traduction anglaise des recommandations de l'A.F.T.E.S.
Traduction des recommandations sur l'injection parues dans la revue n° 81, mai-juin 1987 B 20
Compte rendus des journées de TA.F.T.E.S.
Chambéry-1996 : Les travaux souterrains : des techniques et des hommes, 546 pages A 45
Paris - 1999 : travaux en souterrain : ambitions et réalités . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . A 45
Toulouse - 2002 : les souterrains : des ouvrages qui vivent . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . A 45
Plaquette des travaux souterrains en France
Editée à l'occasion des journées de Chambéry (en français et en anglais), 194 pages , B (3)
Plaquette "Tunnels 2000"
Editée à l'occasion des journées de Paris (en français et en anglais), . . . . . . . . . . . . . A (3)
Plaquette "Tunnels 2002"
Editée à l'occasion des journées de Toulouse (en français et en anglais), . . . . . . . . . A (3)

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TUNNELS ET OUVRAGES SOUTERRAINS - N° 1 82 - MARS/AVRIL 2OO4


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SPECIFIQUE
115, cours Albert Thomas
F - 69003 LYON
Liaison CACHAN CHARENTON - Lot 2
IVRYSUR SEINE (Val de Marne)
108
Galerie $ 6,30m : 1998 - 2000
longueur forée =1982 ml - <(» foré 7,08 m

I - DEFINITION DES TRAVAUX Objet des travaux : Réalisation d'une galerie destinée au
transport et au stockage des eaux pluviales et usées. Le diamètre
Maître d'ouvrage : SIAAP - Syndicat Interdépartemental pour est de 6,30m pour 1982ml de longueur. Deux conduites de 1,20m
l'Assainissement de l'Agglomération Parisienne sont noyées dans le radier de l'ouvrage. Les travaux annexes
réalisés de mai 2000 à janvier 2001 comprennent : l'aménagement
Maître d'œuvrç : SGRA - Service des Grands Réseaux de la chambre à vannes, mise au gabarit de la galerie Provigny,
d'Assainissement de la Direction Générale des Services réalisation du branchement de Provigny, réalisation de la
Administratifs et Techniques chambre de raccordement à l'émissaire sud 2eme tranche,
réalisation du 2™e raccordement à l'émissaire sud par la galerie
Entrepreneurs : CAMPENON BERNARD SGE (Mandataire) dejonction.
BORIE SAE (Gérant) Délai contractuel : 50 mois
URBAINE DE TRA VA UX Nombre de postes et durée : 1 poste de 8h - 5 jours /semaine
Effectif du chantier : Encadrement : 7 personnes
Financement : 20% Région Ile de France - 40% SIAAP Equipe tunnel : 14 personnes
40% Agence de l'Eau Seine Normandie Equipe en surface : 7 personnes
Poste entretien décalé : 7 personnes
II - CARACTERISTIQUES DU BOUCLIER

Constructeur : LOVAT Course de forage : 1800 mm


Type: RM 278 SE Rayon minimal : 300 m possible
Confinement : front ouvert ou pression de terre Couple de coupe : 230 t.m à 5tr/mn
Roue de coupe : pleine face - étoile à 5 bras 642 t.m à 2tr/mn
Diamètre : roue de coupe : 7,08 m Vitesse instantanée 10 cm/mn
extrados revêtement : 6,90 m Vitesse de rotation Oà5 tr/min réversible
intrados revêtement : 6,30 m Puissance totale : 2500 kW
Epaisseur : virole centrale, jupe 25 mm Puissance sur tête : 1350 kW
trousse 75 mm Poussée totale : 4000 t-20 vérins
Longueur : bouclier avant : 7,47 m Guidage : utilisation du système ZED
virole centrale : 2,44 m Accès au front : par la chambre périphérique de marinage
jupe : 3,37 m Dispositif d'étanchéité : joint à brosses
total tunnelier + train: 72 m Equipements divers : érecteurde voussoirs et tapis pour marinage
Poids : bouclier +jupe : 350 t
Nombre d'outils : 1 nez de coupe - 36 cutters Réemploi : Liaison CACHAN CHARENTON - Lot Iffiche n°88)
62 scrappers — 45 rippers

III - ORGANISATION DU CHANTIER

Creusement : excavation au tunnelier en mode ouvert ou fermé en fonction du terrain


Marinage : par 6 berlines de 17m3, élévation des berlines par le portique de marinage puis vidange dans une fosse à déblais avant
évacuation par camions.
Soutènement - Revêtement :
Revêtement constitué de voussoirs béton de 0,30m d'épaisseur et de 1,40m de longueur. Chaque anneau est constitué 'de 3 voussoirs
standards, 2 contre-clés et 1 clé soit 6 voussoirs.
Incidents particuliers :
Passage à l'air comprimé par installation d'un sas béton en galerie, pour permettre le contrôle et les réparations des outils de coupe du
tunnelier (mars — mai 1999). Changement du système de lubrification du roulement du tunnelier : passage d'une lubrification par huile à une
lubrification par graisse (août 1999). Rupture des vis de tête (novembre 1999). Rupture des vis de tête etfontis nécessitant un traitement du
sol par injections (janvier 2000).

COUPE TYPE IV - RESULTATS DE CHANTIER fà 1 poste)

diamètre creusement 7,08m avancement (ml) moyen maxi


jour 5,62 19,60
semaine 51,80
injection de blocage mois 193,20

V-GEOLOGIE
Niveau de la nappe phréatique : hauteur maxi de la colonne
d'eau : 20m
Terrains rencontrés : argiles plastiques, fausses glaises, sable
d'Auteuil aquifère, marno-calcaire de Meudon et craie (voir coupe
géologique)
108
ŒTL/
COUPE DU TONNELIER

PROFIL EN LONG GEOLOGIQUE

6750

LOT 1 LOT 2A Longueur développée 1968,45 ml

gH] REMBLAIS CALCAIRE GROSSES ARGILE PLASTIQUE


i
ii EBOULIS DE PENTE FAUSSES GLAISES CALCAIRE ET MARNES DE MEUDON
ALLUMONS ANCIENNES SABLES D'AUTEUIL CRAIE CAMPANIENNE

GRAPHIQUE D'AVANCEMENT

1-998 rsas 2000


SEPT QCTQB NOV DEC JANV FEVR MARS AVRiL MAI JUIN JUILL >«)UT SEPT OGTOB NOV DEC JANV FEVR MABS AVRIL

DES CORMAJLLES
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-- - --- RANGEMENT DU SYSTEME
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Prolongement du collecteurèreEaux Pluviales
KELLERMANN - l tranche
109 EAUBONNE (Val d'Oise) - 1997-1998
longueur forée =492 ml - <j) foré 2,54 m

I - DEFINITION DES TRAVAUX


Objet des travaux : Prolongement du collecteur EP Kellermann
Maître d'ouvrage : Syndicat Intercommunal d'assainissement de 1"" tranche jusqu'au carrefour de laRN 309/CD 140 à
la Région d'Enghien les Bains (SIARE) EAUBONNE.
Creusement d'une galerie souterraine de 492m de longueur et
Maître d'œuvre : Syndicat Intercommunal d'assainissement de la 2,00m de diamètre intérieur et de 2 puits : PSl=5,20m x 2,80m x
Région d'Enghien les Bains (SIARE) 10,00m de profondeur et PT2 = diamètre 8,00m x 11,00 de
profondeur.
Entrepreneurs : CAMPENON BERNARD SGE Délai contractuel : 10 mois
J. FAYOLLE & FILS Nombre de postes et durée : 1 poste de 8h - 5 jours / semaine
Effectif du chantier : Encadrement : 4 personnes
Financement : 35% Conseil Général - 65% SIAAP Equipe tunnel : 9 personnes
Equipe en surface : 3 personnes
Personnel de maintenance : 2 personnes

II - CARACTERISTIQUES DU BOUCLIER

Constructeur : LOVAT Course de forage : 1670 mm


Type: 099 SE Rayon minimal : 118 m possible
Modèle : Couple de coupe : 500 kN.m à 3,4tr/mn
Confinement : front ouvert ou pression de terre Vitesse instantanée : 4,5 cm/mn moyen et 9,0cm/mn max
Roue de coupe : pleine face - étoile à 4 bras Vitesse de rotation : 0 à 3,4 tr/min réversible
Diamètre : roue de coupe : 2,54 Puissance totale : 275 kW
extrados revêtement : 2,36 Puissance sur tête : 188 KW
intrados revêtement : 2,00 m Poussée totale : 612 t - 8 vérins
Epaisseur : virole centrale, jupe 25 mm Guidage : rayon laser sur cible
trousse 38 mm Pression dans la chambre :
Longueur : bouclier avant : 2,78 m Accès au front : par la chambre périphérique de marinage
virole centrale : 2,32 m Dispositif d'étanchéité '.joint à brosses
jupe : 2,77 m Equipements divers : érecteur de voussoirs et tapis pour marinage
total tunnelier + train: 52 m
Poids : bouclier + jupe : 51 t Réemploi : Collecteur du RU des ESPERANCES (fiches n°83 et 85)
Nombre d'outils : 20 porte dents —10 rippers - 8 pics crayons

m - ORGANISATION DU CHANTIER

Creusement : Excavation au tunnelier type pression de terre

Marinage : par convoyeur jusqu 'au point de chargement, puis par 5 bennes à déblais de 2m3 sur châssis

Soutènement - Revêtement :
Revêtement constitué de voussoirs béton type « universel » de 0,18m d'épaisseur et 1,00ml de longueur.
Chaque anneau est constitué de 3 voussoirs standards, 2 contre-clés et 1 clé soit 6 voussoirs.

COUPE TYPE IV - RESULTATS DE CHANTIER (à 1 poste)

avancement (ml) moyen maxi


jour 5,00 10,00
Creusement ..... semaine 39,00
jggtjgn da blocage
mois 150,00
gmcnt youasofrs bSton ép 18cm V - GEOLOGIE
Niveau de la nappe phréatique : hauteur maxi de la colonne
d'eau : environ 8,00m
Terrains rencontrés : marno calcaire de Saint Ouen (voir coupe
géologique)
109
ŒTL/
COUPE DU TUNNELIER

PROFIL EN LONG GEOLOGIQUE

43 33 NGF_
PUITS PT2 PUITS PS1
NGF
41 63 NGF

Collecteur
I/ existant
Pente
'Y~f mm/m
31 96 NGF

31 76 NGF

[-C-I-q Remblais Alluvions anciennes Sables verts Marno calcaFre de Saint Ouen

Alluvions modernes Marnes Inftngjpseuses Base argileuse Calcaire grossier


des sables verts

GRAPHIQUE D'AVANCEMENT

1997 199S

TERRASSEMENT
PREVISIONNEL
150ml/mois
Prolongement du collecteur Eaux Pluviales
KELLERMANN - 2ème tranche
110
EAUBONNE (Val d'Oise) - 02/1998 -12/1998
longueur forée =496 ml - <j> foré 2,54 m AFTES
I - DEFINITION DES TRAVAUX
Objet des travaux : Prolongement du collecteur EP Kellermann
Maître d'ouvrage : Syndicat Intercommunal d'assainissement de 2ème tranche jusqu'au carrefour de la RN 309 / CD 140 à
la Région d'Enghien les Bains (SIARE) EAUBONNE.
Creusement d'une galerie souterraine de 496m de longueur, de
Maître d'oeuvre : Syndicat Intercommunal d'assainissement de la 2,00m de </> intérieur et d'un puits : PS3 de 6,00m de diamètre x
Région d'Enghien les Bains (SIARE) 12,00m de profondeur.
Délai contractuel : 6 mois
Entrepreneurs : CAMPENON BERNARD SGE Nombre de postes et durée : 1 poste de 8h — 5 jours /semaines
J. FAYOLLE & FILS Effectif du chantier : Encadrement : 4 personnes
Equipe tunnel : 9 personnes
Financement : 35% Conseil Général-65% SIAAP Equipe en surface : 3 personnes
Personnel de maintenance : 2 personnes

II - CARACTERISTIQUES DU BOUCLIER

Constructeur : LOVAT Course de forage : 1670 mm


Type : 099 SE Rayon minimal : 118 m possible
Confinement -.front ouvert ou pression de terre Couple de coupe : 500 kN.m à 3,4tr/mn
Roue de coupe : pleine face — étoile à 4 bras Vitesse instantanée : 4,5 cm/mn moyen et 9,0cm/mn max
Diamètre : roue de coupe : 2,54 m Vitesse de rotation : Oà3,4 tr/min
extrados revêtement : 2,36 m Puissance totale : 275 kW
intrados revêtement : 2,00 m Puissance sur tête : 188 kW
Epaisseur : virole centrale, jupe 25 mm Poussée totale : 612 t — 8 vérins
trousse 38 mm Guidage : rayon laser sur cible
Longueur : bouclier avant : 2,18 m Accès au front : par la chambre périphérique de marinage
virole centrale : 2,32 m Dispositif d'étanchéité '.joint à brosses
jupe : 2,77 m Equipements divers : érecteur de voussoirs et tapis pour marinage
total tunnelier + train: 52 m
Poids : bouclier +jupe : 51 t Réemploi : Prolongement EP KELLERMANN 1èr" tranche
Nombre d'outils : 20 porte dents -10 rippers - 8 pics crayons (fiche n°109)

m - ORGANISATION DU CHANTIER

Creusement : Excavation au tunnelier type pression de terre

Marinage : par convoyeur jusqu 'au point de chargement, puis par 5 bennes à déblais de 2m3 sur châssis

Soutènement - Revêtement :
Revêtement constitué de voussoirs béton type « universel » de 0,18m d'épaisseur et 1,00ml de longueur.
Chaque anneau est constitué de 3 voussoirs standards, 2 contre-clés et 1 clé soit 6 voussoirs.

COUPE TYPE TV - RESULTATS DE CHANTIER (à 1 poste)

avancement (ml) moyen maxi


jour 5,00 10,00
semaine 39,00
Creusement 2.5jm_
mois 150,00
ln
'~ fe^fen de fc'QCQg"
RavètemKit yousaotre b6ton 6p 18cm
V-GEOLOGIE
Niveau de la nappe phréatique : hauteur maxi de la colonne
d'eau : environ 8,00m
Terrains rencontrés : marno calcaire de Saint Ouen (voir coupe
géologique)
110
ŒTU
COUPE DU TONNELIER

LONGUEUR MACHINE 6.89m

PROFIL EN LONG GEOLOGIQUE

45.18 NGK
33.87 NGR 43.33 NCR
PUITS PT2

2ama tranche ( 496.39 m )

Remblais Alluvlon» anclannm Sablea verte Marna calcaire de Saint Ouen

Alluvfons modwnoa Marnes Infrag^pseuses Ban argileuse Calcaire groeeler


des sables verts

GRAPHIQUE D'AVANCEMENT
Prolongement du collecteur Eaux Pluviales
111
KELLERMANN - 3ème, eme
tranche
EAUBONNE (Val d'Oise) - 1999- 2000
longueur forée =812 ml - <j> foré 2,54 m

I - DEFINITION DES TRAVAUX


Creusement d'une galerie souterraine de 812m de long et 2m de $
Maître d'ouvrage ' Syndicat Intercommunal d'assainissement de intérieur, puits rectangulaire de 5,40 x 3,20m et 14m de prof.,
la Région d'Enghien les Bains (SIARE) aménagement des puits existants PT2 et PS3 respectivement de 8m
Maître d'oeuvre : Syndicat Intercommunal d'assainissement de la et 6m de diamètre.
Région d'Enghien les Bains (SIARE) Délai contractuel : 12 mois
Entrepreneurs : CAMPENON BERNARD SGE Nombre de postes et durée : / poste de 8h — 5 jours /semaine
Financement : 35% Conseil Général - 65% SIAAP Effectif du chantier : Encadrement : 4 personnes
Objet des travaux : Reprise partielle des eaux pluviales des Equipe tunnel : 9 personnes
communes de SAINT-PRIX et d'Eaubonne depuis la RN 309 Equipe en surface ; 3 personnes
jusqu 'au collecteur Kellermann. Personnel de maintenance : 2 personnes

H - CARACTERISTIQUES DU BOUCLIER

Constructeur : LOVAT Course de forage : 1670 mm


Type : 099 SE Rayon minimal : 118 m possible
Confinement -.front ouvert ou pression de terre Couple de coupe : 500 KN. m à 3,4tr/mn
Roue de coupe : pleine face - étoile à 4 bras Vitesse instantanée : 4,5 cm/mn moyen et 9, Ocm/mn max
Diamètre : roue de coupe : 2,54 m Vitesse de rotation : 0 à 3,4 tr/min réversible
extrados revêtement : 2,36 m Puissance totale : 275 kW
intrados revêtement : 2,00 m Puissance sur tête : 188 kW
Epaisseur : virole centrale, jupe 25 mm Poussée totale : 612 t- 8 vérins
trousse 38 mm Guidage : rayon laser sur cible
Longueur : bouclier avant : 2,18 m Accès au front : par la chambre périphérique de marinage
virole centrale : 2,32 m Dispositif d'étanchéité : joint à brosses
jupe : 2,77 m Equipements divers : érecteur de voussoirs et tapis pour marinage
total tunnelier + train: 52 m
Poids : bouclier +jupe : 51 t Réemploi : Prolongement EP KELLERMANN 2ème tranche
Nombre d'outils : 20 porte dents — 10 rippers — 8 pics crayons (fiche n°110)

m - ORGANISATION DU CHANTIER

Creusement : Excavation au tunnelier type pression de terre

Marinage : par convoyeur jusqu 'au point de chargement, puis par 5 bennes à déblais de 2m3 sur châssis

Soutènement - Revêtement :
Revêtement constitué de voussoirs béton type « universel » de 0,18m d'épaisseur et 1,00ml de longueur.
Chaque anneau est constitué de 3 voussoirs standards, 2 contre-clés et 1 clé soit 6 voussoirs.

Incidents particuliers : Creusement de la galerie dans les sables de Beauchamp difficile suite à la présence de blocs de grès (résistance > à
1600 bars) soit 102 jours de creusement pour 84 ml de galerie avec une douzaine d'interventions sur la tête du bouclier pour changer les
outils (09/1999 — 01/2000). Terrassement puits PS4 rendu difficile suite à la présence d'eau et de débourrages nécessitant des injections de
terrain et le rabattement de nappe par le creusement d'un puits adjacent, ainsi que des méthodes de creusement particulières : blindage par
enfilage, béton immergé etc. ...

COUPE TYPE TV - RESULTATS DE CHANTIER (à 1 poste)

avancement (ml) moyen maxi


jour 3,35
g CniuMfBanl--2S4m_ semaine 44,00
'- Injectton de blocoqa
mois 165,00
Ravatement vouasotfa béton te 18cm
V - GEOLOGIE
Niveau de la nappe phréatique : hauteur maxi de la colonne
d'eau : environ 7,00m
Terrains rencontrés : marno calcaire de Saint Ouen très ouvert et
sables de Beauchamp avec présence de rognons gréseux (1600
bars)
111
COUPE DU TUNNEL1ER ŒTL/

LONGUEUR MACHINE 6.89m

PROFIL EN LONG GEOLOGIQUE

PUITS P4
48.57 NGF
PUITS P3 REGARD
45.06 NGF R2

Remblais I Sablea verte Marna calcaTra de Saint Ouen

Alluvlona modarnea Sabiaa da Baaucharnpa


avac bloca de gréa

GRAPHIQUE D'AVANCEMENT

Début du terrassement 29/03/99


RU DE MARIVEL
SEVRES (Hauts de Seine)
112
1998 - 2000
longueur forée =1330 ml - <]> foré 5,18 m
AFTES
I - DEFINITION DES TRAVAUX Objet des travaux : Réalisation d'une galerie destinée à la
récupération et au stockage des effluents du centre de Sèvres ((f>
Maître d'ouvrage : S.I.A.V.R.M. - Syndicat Intercommunal 4,18m pour 1330ml de longueur). Ceci afin de diviser par 5 le
d'Assainissement de la Vallée du Ru de Marivel risque d'inondation du centre ville de Sèvres en cas d'orage. Cette
galerie débouche sur un bassin de stockage de 22000m3 avant
Maître d'œuvre : CABINET MERLIN - Agence de Versailles acheminement vers la station de traitement d'Achères.
Délai contractuel : 24 mois
Entrepreneurs : CAMPENON BERNARD TP (Mandataire & Nombre de postes et durée : 3 postes de 8h - 5 jours / semaine
Pilote technique) Effectif du chantier : Encadrement : 8 personnes
GTM CONSTRUCTION (Gérant) Equipe tunnel : 13 personnes x 3 postes soit 39 personnes
Equipe en surface : 8 personnes à la journée
Financement :

II - CARACTERISTIQUES DU BOUCLIER

Constructeur : HERRENKNECHT Nombre d'outils : I nez de coupe - 24 rippers


Type : S-154 II molettes
Confinement : pression de boue bentonitique Course de forage : 1700 mm
Roue de coupe : pleine face - étoile à 4 bras Rayon minimal : 112 m possible
Diamètre : roue de coupe : 5,18 m Couple de coupe : 170 t.m
extrados revêtement : 4,88 m Vitesse moyenne : 4 cm/mn
intrados revêtement : 4,18 m Vitesse de rotation : Oà2,5 tr/min réversible
Epaisseur : virole centrale 60 mm Puissance sur tête : 3x110 kW
jupe 40 mm Poussée totale : 1920 t- 12 vérins
Longueur : bouclier avant : 9,20 m Guidage : utilisation du système de navigation E.L.S.
virole centrale : 3,70 m Accès au front : par sas à double chambre
jupe : 2,70 m Dispositif d'étanchéité : joint à brosses + rangée d'écaillés
train suiveur: 55 m Equipements divers : érecteur de voussoirs et marinage hydraulique
Poids : bouclier + jupe : t

III - ORGANISATION DU CHANTIER

Creusement : Excavation au tunnelier en mode pression de boue bentonitique

Marinage : par marinage hydraulique avec centrale de séparation MS.

Soutènement - Revêtement :
Revêtement constitué de voussoirs béton de 0,35m d'épaisseur et de 0,80m ou 1,10m de longueur.
Chaque anneau est constitué de 3 voussoirs courants, 2 contre-clés et 1 clé soit 6 voussoirs.
Pression interne reprise par le revêtement : 4 bars

Incidents particuliers :
Présence d'un rideau de palplanches non répertorié au PM 27 nécessitant 16 jours d'arrêt (08/1999).
Suite à un changement de position du puits d'arrivée et au risque d'inondation de ce dernier, un arrêt de 13 jours du tunnelier a été
nécessaire avant sa sortie.
Inondation d'une cuvette dans la ville de Sèvres suite à un violent orage.

COUPE TYPE4) IV - RESULTATS DE CHANTIER (à 3 postes)

avancement (ml) moyen maxi


jour 13,20 7,70
semaine 20,90
mois 269,50

V-GEOLOGIE
Niveau de la nappe phréatique : hauteur maxi de la colonne
d'eau : 25m
Terrains rencontrés : craie plus ou moins altérée en présence d'eau
(voir coupe géologique)

Feutre bitumineux :
250x170x2,4mm
et 600x170x2,4mm
112
ŒTL/
COUPE DU TUNNEL1ER

Longueur machina 9 20m

PROFIL EN LONG GEOLOGIQUE

GRAPHIQUE D'AVANCEMENT

1
JE;

Début 08/1999
BEKAERT France SAS

L
eader mondial du
fil métallique, le
F
groupe BEKAERT, BEKAERT continue à innover et à progresser avec ses
c'est 71 usines dans 24 pays partenaires (maîtres d'ouvrages, entreprises, BPE,
et 17 000 collaborateurs centres de recherche, adjuvantiers,...). BEKAERT
répartis entre la produc- s'implique activement aux récentes évolutions des
tion, la recherche et la bétons (BAN, BHP, BUHP,...) avec de nouvelles fibres
vente de ses produits hautes performances DRAMIX®, pour des applications
dans un esprit d'innova- dans les travaux souterrains (voussoirs préfabriqués,
tion et de qualité totale. radiers, revêtements définitifs, mines, réparations de
buse métallique). La fibre polypropylène DUOMIX®,
améliore la résistance au feu des structures béton, seule
ou en combinaison avec DRAMIX®.

Depuis plus de 30 ans, BEKAERT développe une expertise


pluridisciplinaire dans le domaine des bétons de fibres.
Du laboratoire de recherche au chantier, BEKAERT met
sa capacité technique et industrielle au service de la
construction. Les fibres d'acier tréfilé DRAMIX®, à
crochets et encollées confèrent à BEKAERT une avance
qui le place au premier rang national, européen et
mondial. BEKAERT est actif sur tous les marchés
conquis par les fibres métalliques (dallages, béton
projeté, préfabrication, pieux...)

Le remplacement du treillis soudé par la fibre métallique


représente un progrès dans le monde des travaux sou-
terrains. La sécurité est accrue et la productivité
améliorée, notamment grâce à l'utilisation de doseurs
automatiques. Depuis de nombreuses années déjà,
BEKAERT et sa fibre métallique DRAMIX®, participent
au renforcement du béton projeté dans les tunnels aussi Les BRFM pour la fabrication des voussoirs préfabnqués
bien en voie mouillée (creusement) qu'en voie sèche datent d'une quinzaine d'années. Pendant cette période, en
(réparation). Grâce à son procédé exclusif de plaquettes complément de l'expérience acquise sur les chantiers, de
encollées, DRAMIX®, représente la fibre la plus perfor- nombreuses expérimentations et recherches ont permis
mante du marché, certifiée par de nombreux essais de de systématiser l'approche de dimensionnement et de
poinçonnement-flexion. formulation.

BEKAERT France SAS


Parc de Haute Technologie
3 chemin de la Croix Brisée
Tél. 01 40 96 26 35
Fax 01 40962639
E-mail : benoit.derivaz@bekaert.com
Schlehenweg 2 Espace Lumière - Bâtiment 3
77963 Schwcmau (Allemagne) 2, rue Emile Pathé
Tel : (+49) 78 24 302-0 78400 Chatou (France)
Fax : (+49) 78 24 3403 Tel : (+33) 1 30 09 60 30
e-mail : info@herrenknecht.de Fax : (+33) 1 30 06 60 36
Machines pour tunnels Site internet : www.herrenknecht.de e-mail : info@herrenknecht.fr