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Septembre 2008 - n° 159

Version française

DOSSIER DU MOIS :
L’AVOCAT

Non-accord de Doha
et contentieux banane
http://passionfruit.cirad.fr

Prévisions pommes
et poires européennes

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> Leader européen en avocats sélectionnés avec soin aux quatre coins du
monde : Israël, Mexique, Kenya, Chili, Pérou, République Dominicaine et
Afrique du Sud.

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Centre de coopération internationale
en recherche agronomique pour le
développement
Département Performances des
systèmes de production et de
transformation tropicaux
«L e terme démocratie s'oppose historique-
ment aux systèmes monarchiques ou oligarchiques où le pouvoir est
Editeur détenu et transmis au sein d'un petit groupe ». Telle est la définition de la
Cirad démocratie proposée par l’encyclopédie internet Wikipédia. Simple, di-
TA B-26/PS4 recte et sans grande difficulté sémantique, cette phrase semble avoir des
34398 Montpellier cedex 5
France difficultés à trouver sa traduction en Suisse, la langue du commerce inter-
Tél : 33 (0) 4 67 61 71 41 national ou, tout du moins, celle que partagent les membres de l’OMC
Fax : 33 (0) 4 67 61 59 28 lorsqu’ils sont à Genève. Quand je dis membres, je devrais préciser « les
Email : odm@cirad.fr
http://passionfruit.cirad.fr membres les plus influents » de cet aréopage.
Directeur de publication
Hubert de Bon Les négociations sur le cycle de Doha en juillet dernier, réunissant les
ministres des 153 membres de l’OMC, ont encore apporté la preuve du
Directeurs de la rédaction
Denis Loeillet et Eric Imbert déficit de démocratie qui règne au sein même des institutions internatio-
nales. En effet, les négociations se sont largement déroulées en petit
Rédactrice en chef
Catherine Sanchez comité, entre quelques pays, quelques ministres, tous appartenant au
groupe du G7. On peut, cependant, se rassurer en pensant que désor-
Infographie
Martine Duportal mais ce groupe des « happy few » intègre des pays émergents et encore
récemment en développement, comme le Brésil ou l’Inde. Certes, l’effica-
Iconographie
Régis Domergue cité prime sur tout le reste. Pourtant, il n’est pas certain que les autres
Site internet
États souverains et membres à part entière du système onusien se soient
Unité multimédia (Cirad) satisfaits de ce strapontin. Rien que pour cela, ceux qui sont restés dans
Chef de publicité
l’antichambre ont dû se réjouir de l’échec des discussions…
Eric Imbert
Denis Loeillet
Abonnements
Sylviane Morand
Traducteur
Simon Barnard
Imprimeur
Imp’Act Imprimerie
34980 St Gély du Fesc, France

S
Deux versions
française et anglaise
ISSN ommaire
Français : 1256-544X
Anglais : 1256-5458 Le point sur...
CPPAP p. 2 Non-accord de Doha et contentieux banane
Français : 0711 E 88281 Deus ex machina ?
Anglais : 0711 R 88282
Denis Loeillet
© Copyright Cirad
p. 4 Production européenne de pomme et poire
Tarif abonnement annuel Perspective 2008-09 : marché ouvert en poire, à surveiller en
190 euros HT pomme
11 numéros par an Cécilia Ceylerette
Dossier du mois proposé par Eric Imbert
p. 7 AVOCAT
EURO - 23 septembre 2008
x Marché européen de l’avocat : un bilan 2007-08 marqué par un
Monnaie 1 euro = fort déficit des origines de l’hémisphère Nord
Dollar US 1.4731 x Production chilienne d’avocat : la dynamique est toujours là
Yen japonais 155.42 x Panorama statistique : monde, UE, USA, Japon
Franc suisse 1.5926 x Fiches pays producteurs : Israël, Pérou, Espagne
Livre sterling 0.79505 x La culture de l’avocatier
Couronne suédoise 9.5924
x Les variétés d’avocat
Couronne danoise 7.4599
x Les maladies et ravageurs de l’avocat
Couronne norvégienne 8.215
x L’avocat après récolte
Dollar canadien 1.5233
Dollar australien 1.7511 Marché européen - Juin 2008
Dollar néo-zélandais 2.1393
p. 48 x Repères x Litchi
Real brésilien 2.67
x Avocat x Mangue
Couronne tchèque 24.143
Zloty polonais 3.3116 x Banane x Ananas
Yuan renminbi chinois 10.037 x Orange x Fret maritime
Couronne estonienne 15.6466 x Pomelo
Couronne slovaque 30.285 Eric Imbert, Pierre Gerbaud, Thierry Paqui, Richard Bright
Livre turque 1.8295
Prix de gros en Europe
Rand sud-africain 11.8953
Won sud-coréen 1 692.0 p. 59 Juin 2008
Source : Banque Centrale Européenne
Crédit photo couverture : Régis Domergue
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n°159 Septembre 2008 1
LE POINT SUR...

Non-accord de Doha et contentieux banane

Deus ex machina ?

L
es discussions à l’OMC,
tenues à Genève à partir
du 21 juillet dernier, se sont
présentée, à juste raison,
comme la négociation la plus
délicate à boucler.
de Pascal Lamy, donnant lieu à
la proposition d’un droit de
150 euros/tonne au 1er janvier
soldées par un échec le 29 2009, pour descendre à
juillet. La ténacité de Pascal 116 euros en 2016. En juillet,
Lamy, directeur de l’OMC, qui les pays latino-américains ré-
frôle parfois l’entêtement, n’au- Le doute plane unis au sein du Groupe des
ra pas eu raison de la méfiance produits tropicaux ont fait une
sur un accord partiel
de très nombreux pays à ouvrir contreproposition : 141 euros
encore un peu plus leur banane en 2009 et 109 euros en 2014.
économie. Car c’est Les ACP ont alors répondu en
bien sur cette crainte La question de la baisse pro- fixant le point de départ à
L’impossible accord que l’accord multilatéral grammée du droit de douane 150 euros en 2009 pour atterrir
a achoppé. Les techni- sur les importations européen- à 116 euros en 2019. Enfin, le
sur le cycle de né- nes de banane en provenance
ciens expliquent qu’il marchandage s’est conclu sur
gociations de Doha s’agit d’un blocage sur des pays tiers (hors ACP) se- un compromis entre les pays
en juillet 2008 blo- un thème secondaire, rait donc un dossier provisoire- latino-américains et l’UE, sur la
que la baisse pro- celui des MSS, ou mé- ment refermé. La satisfaction base d’un droit de 148 euros
canisme de sauvegarde affichée des pays ACP et des dès 2009, suivi d’une décrois-
grammée du droit
producteurs communautaires
de douane appliqué spéciale, permettant reste néanmoins mesurée car
sance pour atteindre 114 euros
aux pays en développe- en 2016.
aux bananes dollar ment de relever tempo- la défense du droit de 176 eu-
importées par l’UE. rairement les droits de ros/tonne reste pour eux d’ac- Les quelques États ACP inté-
Ce qui fait l’affaire douane pour faire face tualité. En effet, de véritables ressés au premier chef par cet
à une poussée des avancées sur ce dossier ont eu accord redoutent qu’au final ce
des producteurs lieu durant les neuf jours de
importations ou à la compromis serve de base à
ACP et communau- chute des prix. Le dis- discussion à l’OMC et les né- toutes les futures discussions
taires. Mais les dis- cours officiel est rassu- gociations pré-Genève. Ainsi, sur le dossier banane, indé-
cussions de Genève rant et minimise les dès le lendemain de la réunion pendamment de l’avenir réser-
difficultés qui restent à ministérielle, le 30 juillet, les vé à l’Accord de Doha. Les
ont permis de dé- pays latino-américains profi-
franchir pour enfin bou- États latino-américains ont
boucher sur un cler le cycle de Doha. taient du Comité des négocia- d’ailleurs joué une excellente
compromis entre tions commerciales de l’OMC partition. Ils ont savamment
Européens et Lati- On peut aussi voir dans pour certes déplorer l’échec divisé pour mieux régner, ré-
no-Américains. ce grain de sable un global mais surtout se féliciter duisant à peau de chagrin le
moyen pour une majori- de l’accord trouvé avec l’UE nombre d’États ACP se sentant
Reste à savoir si pour régler le désaccord sur le
té de membres de ra-
l’UE voudra mettre lentir le processus, dossier banane vieux de seize

© Régis Domergue
en place un accord voire même de le stop- ans. Mais, la Commission eu-
partiel pour enfin se per. Le soulagement ropéenne a freiné l’enthou-
des négociateurs était siasme des producteurs dollar
débarrasser du en déclarant que le contentieux
visible lorsque l’Inde et
dossier ou bien les États-Unis s’affron- banane faisait partie intégrante
attendre une hypo- taient enfin et portaient de l’Accord de Doha et qu’il ne
thétique reprise des le chapeau d’un échec pouvait en être détaché ni si-
que tous appelaient de gné de manière autonome. Car
négociations multi- pour l’UE le risque est de de-
latérales. leurs voeux mais que
personne ne souhaitait voir à nouveau baisser le droit
endosser. A tort ou à de douane à l’occasion d’un
raison, la globalisation possible dénouement du cycle
des économies apparaît de Doha ou de la conclusion
comme la victime expiatoire d’accords bilatéraux bloc à bloc
des difficultés des peuples à se (MCCA, CAN ou encore Mer-
développer et même, pour bon cosur).
nombre d’entre eux, à seule-
ment se nourrir. Ouf ! L’UE ni Le dossier ne laissait pourtant
la France, très remontée contre pas présager un compromis
le Commissaire européen Man- possible. Les discussions en
delson et Pascal Lamy, ne préparation à la réunion de
porteront le chapeau, non plus juillet à Genève avaient conduit
que la banane qui avait été à une mission de bons offices

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2 Septembre 2008 n°159


LE POINT SUR...

lors d’une rencontre de haut niveau avec le Minis-


tre français de l’Agriculture, Michel Barnier, le 30
avril 2008 à Paris. C’est fin août à Yaoundé
(Cameroun) qu’ils ont rejoint quelques Etats ACP
pour se déclarer une nouvelle fois solidaires sur la
défense du droit. Ils ont aussi encouragé la Com-
mission à ne pas baisser les bras et à faire appel
des conclusions des groupes spéciaux (panels)
constitués à la demande de l’Équateur et des
États-Unis. En effet, fin 2007, l’UE avait été
condamnée à mettre son organisation de marché
en conformité avec le droit international. La Com-
mission européenne avait jusqu’à fin août pour
déposer une demande d’appel auprès de l’Organe
de Règlement des Différends (ORD) de ces deux
condamnations.

… et l’appel de la Commission

Le suspense estival a pris fin le 28 août 2008 lors-


que la Commission a décidé de saisir l’ORD. La
Commission se bornera à contester les aspects
réglementaires et juridiques de la condamnation,
laissant de côté les arguments strictement écono-
miques comme par exemple l’augmentation des
concernés par le problème (Cameroun, importations européennes de banane et l’évolution
Côte d’Ivoire et Surinam), les autres mettant en favorable des parts de marché du groupe des
balance la discipline de groupe et l’érosion des origines NPF (MFN en anglais). Le processus est
préférences accordées sur le sucre, le rhum ou lancé et le calendrier serré. La Commission a dé-
encore le cacao. Les marges de négociation pour posé sa soumission écrite à l’ORD le 4 septembre,
les ACP concernés sont limitées. Il subsiste bien les autres parties ont jusqu’au 22 septembre pour
la possibilité d’utiliser l’arme absolue : ne pas rati- apporter la leur. L’audience à Genève est pro-
fier l’Accord de Partenariat Économique (APE) grammée les 16 et 17 octobre. La décision finale
signé avec l’UE (FruiTrop n°151, décembre 2007, devrait intervenir d’ici la fin novembre 2008, voire
pages 7 à 9). Mais cela semble assez peu proba- quelques semaines plus tard. En effet, l’agenda du
ble. L’option la plus vraisemblable est l’obtention secrétariat de l’ ORD sembl e particulière-
d’une aide financière, comme cela avait été décidé ment chargé.
lors de la mise en place de l’OCM banane en 1994
par l’adoption du système spécial d’assistance Comme toujours dans le dossier banane, il est
(SSA) doté de 78 millions d’euros, amplifié ensuite très difficile de prévoir l’avenir, même le plus pro-
en 1999 par le cadre spécial d’assistance doté de che. Entrée en vigueur d’un accord partiel pour
quelque 367 millions d’euros et qui prendra fin en plaire aux fournisseurs latino-américains, à la ma-
2009. jorité des Etats membres et à la Commission, tous
autant usés par ce dossier ? Refus catégorique de
cet accord partiel pour ne pas hypothéquer l’ave-
nir ? Reprise des négociations dans le cadre de
L’appel de Yaoundé… Doha ? Conclusions définitives sur les panels
américains et équatoriens ? Seize ans après la
Les producteurs européens ne voient pas non plus mise en place de l’OCM Banane, l’incertitude
d’un bon oeil une baisse du droit. Ils savent que plane encore et toujours sur l’avenir à court terme
son niveau conditionne en partie la bonne tenue de cette filière „
du marché européen et donc leur revenu. On se
souvient qu’ils avaient montré une convergence Denis Loeillet, Cirad
de vue avec les États ACP et leurs producteurs denis.loeillet@cirad.fr

Banane — Union européenne — Evaluation de l’approvisionnement — En tonnes


Type ou origine des bananes
Approvisionnement
Année Sous-total Exports
net
Communautaires ACP Autres ($)

2003 754 216 786 798 2 578 827 4 119 841 6 020 4 113 821
2004 750 910 782 598 3 073 764 4 607 272 11 029 4 596 243
2005 648 395 764 357 2 959 464 4 372 216 4 970 4 367 246
2006 641 559 905 692 3 290 022 4 837 273 8 392 4 828 881
2007 551 798 837 050 3 841 908 5 230 756 9 270 5 221 486
Source : Eurostat, Commission européenne / Traitement : Observatoire des marchés du Cirad

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n°159 Septembre 2008 3
LE POINT SUR...

Production européenne de pomme et poire

Perspectives 2008-09 : marché ouvert en poire, à surveiller en pomme

L
a production européenne
de pomme et poire a tout
d’abord subi les gelées du
décennie. En revanche, la pro-
duction des pays d’Europe de
l’Est revient sur un niveau pro-
faute de débouchés export.
Les exportations hors Union
européenne ont atteint en 2007
mois d’avril qui ont notamment che de la normale avec 3.3 le niveau record de 778 000
fortement réduit une floraison millions de tonnes, après le tonnes cumulées au mois d’a-
pourtant abondante. Certaines très gros déficit enregistré l’an- vril, soit une hausse de 44 %
espèces ont essuyé des pertes née dernière (+ 103 % par par rapport à 2006, dont
de plus de 80 %. Les poires rapport à 2007). La production 354 000 tonnes à destination
ont été particulièrement affec- totale de l’Europe des 27 de- de la Russie. Mais les prévi-
tées par ces brûlures. Toute- vrait donc atteindre 9.97 mil- sions sont, cette année, de
fois, les récoltes ont surtout été lions de tonnes (+ 13.6 % par 630 000 tonnes, au mieux. De
compromises par la persis- rapport à 2007), soit un niveau même, les flux intra-
tance d’un temps froid et hu- moyen et inférieur aux 10 à 11 communautaires pourraient
mide au printemps, qui millions de tonnes encore enre- être plus réduits car les mar-
s’est traduite par d’im- gistrées au début de la décen- chés d’Europe du Nord ris-
portantes chutes phy- nie. La récolte de poire 2008 quent d’être moins deman-
Les prévisions de la siologiques. Ces condi-
tions ont également eu
est la plus faible de ces derniè-
res années avec 2.16 millions
deurs. En effet, le marché alle-
mand apparaît aujourd’hui plus
récolte européenne des répercussions sur de tonnes, en baisse de 14 % dégagé que l’an dernier
de pomme et poire le calibre, plutôt pro- par rapport à l’année dernière. (945 000 tonnes, soit une
ont été dévoilées metteur voire légère- baisse de 12 % par rapport à
lors du congrès ment supérieur à la l’année dernière), mais la dimi-
moyenne aussi bien en nution des exportations de
Prognosfruit, qui pomme qu’en poire. La pomme allemande à destina-
Le grand retour des
s’est déroulé dans coloration devrait être tion des marchés d’Europe de
pommes d’Europe
le Kent (Angleterre) satisfaisante mais la l’Est risque d’alourdir le marché
tavelure est parfois de l’Est intérieur. De même, le marché
au mois d’août
dernier. Il en ressort importante. De nom-
breux lots ont égale- Après un premier semestre
britannique risque de faire dé-
faut aux exportateurs euro-
que la production ment été grêlés et se- 2008 assez euphorique, le péens, notamment français,
européenne a été ront destinés à la trans- marché de la pomme devrait car il pourrait s’ouvrir très tardi-
très affectée par les formation. progressivement se rapprocher vement, surtout pour les bicolo-
de sa configuration
conditions habituelle avec le Pomme
climatiques retour des produc- Prévision de récolte européenne
particulièrement Récolte tions d’Europe de Comparaison en %
défavorables du moyenne en l’Est sur les mar- moyenne des
chés. Certes, les 000 tonnes 2008-09
printemps 2008. pomme et 2007-08 4 dernières
paramètres de début années
Elles ont entraîné, déficitaire de campagne sont Total UE-27 9 978 + 13.6 + 1.4
pour la majorité des en poire p l u s f a v o r a b l e s dont UE-15 6 652 -7 - 4.3
bassins de qu’en 2007, avec Espagne 643 +7 +7
production Au final, avec 6.6 mil- des niveaux de prix Grèce 236 0 - 10
lions de tonnes la ré- supérieurs de 20 à
d’Europe de l’Ouest, 30 % inhérents au
Royaume-Uni 193 -2 +6
colte de pomme d’Eu-
des pertes assez rope de l’Ouest (UE-15) faible reliquat de
Pays-Bas 385 -3 +1
Portugal 245 -5 -6
marquées. recule de 7 % par pommes de l’hémis-
Italie 1 992 -7 -3
rapport à 2007, soit phère Sud (baisse
France 1 522 -9 - 10
un déficit comparable de 15 % par rapport
à celui de 2006 et la à 2006 des envois à Allemagne 945 - 12 -3

deuxième plus faible destination du mar- Belgique 311 - 13 - 10

récolte de la ché européen) et à Autriche 154 - 18 - 10


u n s t o c k q u a s i - Danemark 26 - 19 -5
inexistant d’ancien- dont NEM 3 326 + 103 + 15
nes récoltes. Néan- Slovaquie 44 + 340 + 63
moins, c ette ten- Hongrie 525 + 159 + 15
dance pourrait ne Pologne 236 + 115 + 17
© Régis Domergue

pas perdurer et le Lituanie 85 + 113 + 12


marché européen Rép. tchèque 144 + 27 0
risque de s’alourdir Slovénie 60 -2 +4
assez rapidement Bulgarie 56 -7 - 12
Source : Eurofel

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4 Septembre 2008 n°159


LE POINT SUR...

Pomme — Prévision de récolte res, en raison du risque de subir le contrecoup du marché des bico-
européenne par variété développement de la lores, en raison d’un stock très faible de l’ancienne
production locale récolte et d’un potentiel similaire à celui de l’an
Comparaison en %
(+ 16 % sur 2007 en dernier. De même, le marché de la Granny pour-
moyenne des
000 tonnes 2008-09
2007-08 4 dernières
Gala et + 11 % sur rait être assez porteur, car la production est identi-
années 2007 en Braeburn). que à celle de l’an dernier avec des débouchés
Jonathan 198 + 288 + 401 Les débouchés à export croissants, notamment à destination de la
Idared 640 + 127 +8
l’industrie seront éga- Russie mais également de l’Asie.
Shampion 294 + 71 + 18
lement nettement
Gloster 130 + 51 + 17
moins porteurs pour
les productions d’Eu-
Lobo 150 + 50 -9
rope de l’Ouest qui Marché très dégagé en poire,
Red Delicious 701 + 19 +7
ont bénéficié l’an
Jonagold 713 + 10 +5 notamment en deuxième partie
dernier du fort déficit
Granny Smith 303 +1 -2
des pays de l’Est, de campagne
Gala 1 016 0 +1
d’autant qu’une
Golden 2 389 -1 -3 En revanche, la situation est nettement plus déga-
grande partie de la
Fuji 185 -3 + 35 gée sur le marché de la poire en raison d’un déficit
récolte d’Europe de
Elstar 451 -7 -2 l’Est, notamment en majeur sur l’ensemble de la gamme, aussi bien en
Jonagored 207 - 12 +2 Hongrie et en Polo- poires d’été qu’en poires d’automne ou d’hiver.
Cripps Pink 125 - 13 + 52 gne a, cette année, La campagne européenne a redémarré dans
Braeburn 274 - 14 -7 été grêlée. de très bonnes conditions en l’absence
Source : Eurofel de reliquat de poires de l’an-
e cienne récolte ou de Pack-
gu

ham’s de l’hémisphère
er
om
D

Sud, conséquence du
s

Un marché chargé
gi

précédent déficit euro-


©

en bicolores péen. L’écoulement a


été très satisfaisant en
La situation risque d’être surtout poires d’été, légère-
difficile en bicolores et particuliè- ment déficitaires par
rement en Gala dont la production rapport à l’année dernière
dépasse maintenant le million de tonnes. La (Guyot - 3 %, Williams - 6 %), ce qui laisse augu-
récolte 2008 est du même niveau que celle des rer d’une bonne transition avec les poires d’au-
années antérieures, mais le développement des tomne puis celles d’hiver. Le marché devrait être
productions locales dans les pays d’Europe du
Nord (Allemagne ou Royaume-Uni) bouleverse les
Poire — Prévision de récolte
flux et réduit chaque année les exportations des
autres pays exportateurs de l’Union européenne. européenne par variété
En revanche, l’offre est plus réduite que l’an der- Comparaison en %
nier en Elstar (- 7 % par rapport à 2007) et en 000 tonnes 2008-09 moyenne des
2007-08 4 dernières
Braeburn (- 14 % par rapport à 2007), dont les années
récoltes avaient été importantes, mais est proche Rocha 173 + 27 + 14
des moyennes antérieures. Devraient également Coscia-Ercollini 109 -1 +4
être inférieures à celles de l’an dernier les récoltes Guyot 102 -3 -6
de Cripps Pink (- 13 %), Fuji (- 3 %) et Jonagored William BC 302 -6 -7
(- 12 %) . Mais elles seront toutefois nettement Abate Fetel 257 - 21 - 14
supérieures à la moyenne des trois dernières an- Conférence 641 - 22 - 20
nées compte tenu du développement de ces pro- Source : Eurofel
ductions (respectivement + 52 %, + 35 % et
+ 2 %), alors même très dégagé en deuxième partie de campagne du
Poire que la production fait du déficit marqué en Conférence d’Europe du
Prévision de récolte européenne d’autres variétés club Nord (- 22 % par rapport à 2007) et en Abate Fetel
Comparaison en % comme Kanzi, Juna- d’Italie (- 21 % par rapport à 2007), d’autant que
moyenne des mi, Rubens, Jazz, ces origines ont développé de forts courants ex-
000 tonnes 2008-09
2007-08 4 dernières Honey Crunch, port (Russie mais également Asie ou Amérique du
années Ariane, Cameo, Pino- Sud) pour écouler le très gros potentiel planté ces
Total UE-27 2 161 - 14 - 16 va ne cesse de croî- dernières années. Seule la récolte de Rocha du
dont UE-15 2 074 - 16 - 16 tre dans de nombreux Portugal sera conséquente mais ne pourra com-
Portugal 177 + 25 + 11 pays. Le marché des bler le déficit, alors que cette origine développe
Grèce 54 +6 +5 rouges devrait égale- aussi ses capacités d’exportation extra-
Espagne 508 +3 -6 ment être plus européennes (Amérique du Sud, Canada et Rus-
Royaume-Uni 25 - 14 - 15 concurrentiel cette sie). Les niveaux de prix sont également nette-
Italie 755 - 18 - 16 année en Europe ment supérieurs à ceux de l’an dernier. Ils de-
Allemagne 46 - 18 - 19 comme en Russie, du vraient rester fermes d’autant que les opérateurs,
France 157 - 29 - 34 fait du retour des au vu du déficit, ont déjà contractualisé une partie
Pays-Bas 170 - 33 - 26 p a ys d ’ E u r o p e d e de leur production. Le déficit est particulièrement
Belgique 177 - 38 - 30 l’Est. En revanche, le marqué en France et au Benelux „
dont NEM 87 + 67 + 13 marché devrait être
Pologne 40 + 29 - 33 assez bien orienté en Cécilia Celeyrette, Infofruit
Hongrie 40 + 233 + 31 Golden, même s’il c.celeyrette@infofruit.fr
Source : Eurofel

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n°159 Septembre 2008 5
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Un dossier proposé par Eric Imbert

L a croissance du commerce mondial de l’avocat, exemplaire ces dernières


campagnes notamment grâce au dynamisme du marché des Etats-Unis, a marqué une
pause forcée en 2007-2008. Les volumes échangés au niveau international seraient
passés, selon notre observatoire, d’environ 650 000 t à 630 000 t. Toutefois, ce recul
n’a rien d’inquiétant car c’est l’offre qui a fait défaut. En effet, les importantes pertes
de production dues au gel au Chili puis en Israël ont fortement restreint les volumes
disponibles durant la saison d’hiver. Cette situation originale a confirmé les choix
stratégiques faits par les exportateurs mexicains en faveur des Etats-Unis,
compensant plutôt le sous-approvisionnement de ce marché que celui de l’UE
malgré un euro fort. La campagne d’été européenne a elle aussi été riche
d’enseignements. Très approvisionnée à l’inverse de la saison d’hiver,
elle a permis de mettre en évidence la capacité du marché
communautaire à absorber des volumes importants tout en
préservant un bon équilibre économique, vraisemblablement
grâce à une anticipation correcte des volumes et aux
efforts de communication des professionnels
chiliens et péruviens. Ce constat est de bon
augure, car la surface du verger
mondial a continué de croître
rapidement.

Sommaire
p. 9 Marché européen de l’avocat : un bilan 2007-08 marqué par
un fort déficit des origines de l’hémisphère Nord

p. 19 Production chilienne d’avocat :


la dynamique est toujours là

p. 30 Panorama statistique : monde, UE, USA, Japon


p. 33 Fiche pays producteur : l’avocat en Israël
p. 37 Fiche pays producteur : l’avocat au Pérou
p. 41 Fiche pays producteur : l’avocat en Espagne
p. 43 La culture de l’avocatier
© Régis Domergue

p. 44 Les variétés d’avocat


p. 46 Les maladies et ravageurs de l’avocat
p. 47 L’avocat après récolte

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n°159 Septembre 2008 7
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Marché européen de l’avocat


Un bilan 2007-08 marqué par un fort
déficit des origines de l’hémisphère Nord

L e vent de dynamisme qui soufflait en 2006-07


sur le marché communautaire de l’avocat
serait-il tombé ? L’analyse des volumes commer-
Certes, ces initiatives sont loin
d’avoir l’ampleur des programmes
de communication en vigueur aux
cialisés durant la période septembre 2007-août Etats-Unis ou outre-Manche. L’impor-
2008 (campagnes d’hiver 2007-08 et d’été 2008) tant levier sur les ventes que consti-
pourrait le laisser penser. tue le segment des fruits mûrs à
point est encore sous-exploité sur
Après avoir atteint pour la première fois 235 000 t le continent, faute d’implication des
en 2006-07, la consommation aurait décliné pour distributeurs. Ces campagnes confir-
avoisiner les 215 000 t. La baisse a été particuliè- ment cependant la volonté de cer-
rement forte durant la saison d’hiver, les volumes taines origines d’investir pour tra-
écoulés ayant perdu pratiquement 50 000 t et vailler les marges de développe-
étant revenus juste sous la barre des 100 000 t. ment importantes qui existent tou-
Toutefois, l’analyse de ce repli a de quoi rassurer jours sur la plupart des marchés euro-
les opérateurs, car elle ne met pas en cause la péens. Rappelons une fois encore
demande. les résultats exemplaires obtenus
g r â c e à c e t yp e d ’ a c t i o n a u
Royaume-Uni. La décennie d’ani-
mation consacrée à l’avocat a per-
mis un doublement de la consom-
Mention « des efforts, mais
mation, faisant de ce marché le
peut mieux faire » pour le volet deuxième de l’UE en quantité. Ce
communication sur le continent travail de fond a été poursuivi cette
campagne car la pénétration du pro-
Les programmes de stimulation des ventes, mis duit dans les ménages, inférieure à
en place sur le continent en 2006-07 après une 30 %, en dit long sur le réservoir
longue période d’inertie totale, ont été poursuivis. de développement encore exis-
La SAAGA (South African Avocado Growers As- tant. La synergie Afrique du Sud-
sociation) a renouvelé sa campagne sur le marché Chili semble d’ailleurs accélérer la
français. De même, la campagne de communica- dynamique de croissance, les opé-
tion de l’AECA (association espagnole pour la rations menées depuis plus de dix
commercialisation du hass) a été reconduite. Lan-
cée par un regroupement d’opérateurs espagnols
et de firmes sud-américaines exportant vers l’Es-
pagne, cette initiative est particulièrement intéres-
sante car c’est le premier programme générique et
multi-origine sur le continent.

Avocat - Evolution des im portations des principaux


m archés
350
2003-04
300 2004-05
000 tonnes

2005-06
250 2006-07
2007-08
200
150
100
Photos © Régis Domergue

50
0
USA UE-25 Japon
Sources : douanes nationales, Cirad

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n°159 Septembre 2008 9
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port à la saison précédente.


Avocat - Approvisionnem ent du m arché européen Malgré une volonté affirmée de
par saison renforcer leur position dans
160 l’UE, les envois chiliens vers le
140 Saison d’hiver marché communautaire ont
120 accusé une baisse d’environ
000 tonnes

10 000 t par rapport à la campa-


100
gne précédente, pendant laquelle
80 les 40 000 t exportées leur avaient permis de
60 Saison d’été prendre la place de deuxième fournisseur durant
40 la saison d’hiver.
20
Les exportateurs espagnols n’ont pu profiter plei-
0 nement de ce contexte très favorable, faute pour
99/00 00/01 01/02 02/03 03/04 04/05 05/06 06/07 07/08 eux aussi d’un niveau de production suffisant. La
récolte, d’environ 45 000 à 50 000 t, aurait permis
Sources : Eurostat, FruiTrop d’exporter des volumes similaires à ceux de l’an
passé qui étaient d’environ 35 000 à 40 000 t.
Après une période de croissance, le verger s’est
ans par la SAAGA ayant été relayées pour la troi- stabilisé à près de 9 500 ha. D’une part, les surfa-
sième année consécutive par le Comité de la Pal- ces restant disponibles dans la zone très urbani-
ta, organisme de promotion chilien. sée de l’Axarquia, où se concentre la quasi-totalité
du verger, sont limitées et une bonne part des
agriculteurs privilégie le manguier, moins gour-
mand en eau, plus facile à travail-
Des acteurs ler et d’une bonne rentabilité
majeurs touchés ces dernières années.
par d’importantes D’autre part, l’acarien
connu localement comme
pertes de « acaro cristali-
production durant no » (Oligonychus per-
la campagne d’hiver seae) a continué de faire
des ravages, même si la lutte
C’est clairement l’offre qui a commence à produire ses
fait défaut durant la campagne effets. Apparu en 2004, le
d’hiver, deux des principaux parasite a colonisé la quasi-
pays fournisseurs ayant été totalité du verger d’Espagne
confrontés à une baisse drasti- continentale. Selon certains pro-
que de leur production. Tout d’a- fessionnels, il serait responsable
bord, les professionnels israéliens d’une baisse d’environ 30 % de la
ont été doublement touchés. Une production depuis son apparition et
vague de gel survenue fin janvier a d’une réduction sensible du poids
provoqué d’importantes pertes sur moyen des fruits, en affaiblissant l’ar-
une récolte déjà limitée par une alter- bre sans le tuer.
nance de production négative. Ainsi, les
volumes exportés ont été divisés par plus Les exportateurs mexicains n’ont pas profi-
de deux par rapport à la grosse campagne de té eux non plus de ce marché très ouvert, mal-
2006-07, passant de 57 000 à 27 000 t. Le recul a gré leur exceptionnel réservoir de production de
été particulièrement marqué en Hass, dont une plus d’un million de tonnes. Les envois vers l’UE
forte partie de la production restait encore à récol- n’ont été que de 12 500 t, en progression de seu-
ter avant le passage de la vague de froid. Seule- lement 2 000 t par rapport à la saison passée. Les
ment 1.2 million de colis de cette variété ont été exportateurs ont clairement privilégié le marché
exportés.

De même, c’est le froid qui a lui Avocat - Evolution de l'approvisionnem ent d'été par
aussi gravement affecté la récolte origine
chilienne. Le nord de la région V,
50
principale zone de production du Afrique du Sud
pays, a été frappé par trois va-
000 tonnes

40
gues de gel successives durant
l’été 2007. Ainsi, malgré l’accrois- 30
sement de la taille du verger (cf. Pérou
article sur le Chili), les exporta- 20
tions chiliennes
toutes destina- 10
Photos © Régis Domergue

Kenya
tions confondues
ont été de l’ordre 0
de 116 000 t, en 99/00 00/01 01/02 02/03 03/04 04/05 05/06 06/07 07/08
baisse d’environ
50 000 t par rap- Sources : Eurostat, FruiTrop

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12 Septembre 2008 n°159


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Avocat - Prix m oyen m ensuel sur le m arché français


Un dynamisme qui ne se dément
pas durant la campagne d’été
2.5

2.0 Si les volumes ont fortement marqué le pas durant


la campagne d’hiver, les statistiques de commer-
euro/kg

1.5 cialisation de la saison d’été 2008 devraient mon-


trer une nouvelle et sensible hausse. Les chiffres
1.0
ne sont pas encore définitifs, mais le cumul devrait
0.5 approcher les 100 000 t, soit et pour la première
fois un niveau équivalent aux quantités commer-
0.0 cialisées durant la saison d’hiver ! Cette perfor-
O N D J F M A M J J A S mance est à saluer, d’autant que la hausse a été
très rapide puisque les volumes ont doublé depuis
07/08 06/07 05/06 04/05 le début des années 2000.
Source : FruiTrop Cette progression est largement liée à l’explosion
des arrivages péruviens, qui ont décuplé en l’es-
pace de six campagnes pour vraisemblablement
des Etats-Unis, vers lequel les envois ont progres- dépasser les 45 000 t en 2008. La production de-
sé de 50 000 t par rapport à l’année dernière du- vrait poursuivre sa progression dans les prochai-
rant la même période. Ce constat illustre claire- nes années, puisque environ 6 000 ha de planta-
ment les choix stratégiques réalisés par la plupart tions de Hass étaient recensés en 2007 selon
des exportateurs mexicains, pour
lesquels l’UE n’est plus qu’un mar-
ché d’opportunité.

Une belle progression


des outsiders

Les origines pour lesquelles la pro-


gression des volumes est la plus
marquée sont les outsiders. Les
arrivages de République domini-
caine ont dépassé pour la première
fois les 3 000 t, en hausse d’environ
1 000 t par rapport à la saison pré-
cédente.

La percée du Maroc est encore plus


spectaculaire et paraît moins oppor-
tuniste. Cette origine, encore quasi
inconnue pour ce produit en 2006- © Régis Domergue
07, a exporté plus de 1 700 t vers
l’UE en 2007-08, principalement commercialisées Prohass, équivalant à une récolte à terme de
sur le marché français. Quelques opérateurs tra- 60 000 t, et les surfaces continuent de progres-
vaillent à construire une filière avocat export, dont ser ! On comprend donc que la filière péruvienne,
le débouché principal sera le marché communau- quasi captive du marché européen (le marché
taire (cf. encadré). chilien, ouvert en 2007, n’absorbant encore que
des volumes très modérés), attende avec impa-
tience l’ouverture des frontières des Etats-Unis.
Avocat - Prix
Avocat m oyen
- Prix en en
moyen France
Franceet (euro/kg)
volum es Les négociations pour reconnaître tout ou partie
et volumes commercialisés
com m ercialisés dans l’UE
dans l'UE des zones de production péruviennes indemnes
de mouches des fruits pourraient aboutir bientôt et
250
permettre peut-être de réaliser les premiers envois
1.94 1.85
1.82 dès la prochaine campagne. Quel accueil sera
200 1.60 1.59 réservé à l’avocat péruvien sur ce marché, quand
000 tonnes

on sait que la période d’exportation de cette ori-


150
gine, qui court d’avril à août, correspond au coeur
1.48 1.41 de la campagne californienne ? On peut être rai-
100 1.26 1.20 sonnablement optimiste, car la consommation
tend à se développer sensiblement durant cette
50 volumes commercialisés (UE)
prix moyen (France) partie de l’année, mais la concurrence avec le
Mexique, très présent à cette époque, risque d’ê-
0 tre rude. Néanmoins, si les exportateurs du Mi-
99/00 00/01 01/02 02/03 03/04 04/05 05/06 06/07 07/08 choacán ont des avantages clairs en termes de
Sources : Eurostat, FruiTrop proximité, la partie est loin d’être perdue pour
leurs homologues péruviens, dont les coûts de

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n°159 Septembre 2008 15
LES DOSSIERS DE

Le Maroc : un nouvel outsider ? ment fort, peut poser problème certaines années. Quelques
plantations situées dans le Souss ou dans la région d’Azem-
mour complètent le verger marocain.
Jusqu'à présent inconnu sur la scène internationale, le secteur
marocain de l’avocat semble sortir de l’ombre. Les exportations, La production, qui repose sur un nombre très limité de grandes
qui étaient marginales auparavant, ont atteint les 2 000 t durant structures et sur de nombreux petits producteurs, est principale-
la saison 2007-08. L’importance du secteur, qui reste modeste, ment écoulée localement et consommée souvent sous forme de
est difficile à estimer précisément faute de chiffres récents. Les milk-shake. Les variétés peu prisées à l’export comme Bacon
professionnels considè- ou Zutano, qui représen-
rent que l’extension totale tent encore une bonne
du verger serait de près part du verger, et les
de 1 000 ha pour une petits fruit issus de la
production d’environ 7 000 production locale ou
à 8 000 t. Ils s’accordent importés d’Espagne, s’y
aussi sur une expansion valorisent bien.
récente et sensible du
secteur.
Deux structures assurent
la quasi-totalité des ex-
La majeure partie des
portations, essentielle-
cultures se situe sur la
ment composées de
bande littorale nord-ouest
Hass. Les fruits sont
du pays, entre le sud de
principalement commer-
Rabat (Temara) et Tan-
cialisés sur le marché
ger. Toutefois, les surfa-
français, quelques lots
c es d éc l i n a nt d a n s l a
étant dirigés vers le
région de Rabat en raison
Royaume-Uni.
de la pression immobi-
lière, le coeur du verger
tend à se concentrer entre Le développement du
Larache et Kenitra. Le secteur, impulsé à l’heure
climat méditerranéen doux actuelle par quelques très
et très rarement gélif est bien adapté à la culture, tout comme rares spécialistes qui investissent significativement sur la
les sols, assez sablonneux sur la zone côtière. De plus, la dis- culture, devrait s’accélérer. D’une part, les bons résultats de la
ponibilité en eau est assez convenable. La pluviométrie dernière campagne vont vraisemblablement faire des émules.
moyenne, en baisse ces dernières années, n’est plus que de D’autre part, des producteurs espagnols semblent s’intéresser
l’ordre de 300 à 400 mm. Toutefois, la nappe phréatique, moins de plus en plus au Maroc pour faire croître un secteur devenu
exploitée que dans le sud du pays, est encore assez riche et difficile à développer dans la région de Malaga, en raison no-
l’eau y est de bonne qualité. Le Chergui, vent chaud et relative- tamment de la pression urbaine et du manque d’eau.

revient semblent très compétitifs malgré Des volumes modérés


le prix du transport (productivité impor- du Kenya
tante, main d’oeuvre bon marché, etc.).

Les exportations kenyanes ont été modé-


rées, notamment durant la période où le
Une campagne « normale » marché s’est montré très ouvert. Les pro-
pour l’Afrique du Sud fessionnels du secteur ont cumulé les
problèmes. De fortes chutes physiologi-
Avec environ 43 000 t, l’approvisionne- ques, puis une météo très humide, ont
ment en fruits sud-africains est resté com- limité la quantité de fruits exportables. De
pris dans sa fourchette habituelle de plus, les problèmes politiques ont paralysé
35 000 à 45 000 t. Si le verger n’évolue l’activité économique en début de campa-
plus en surface et semble stabilisé à gne. Enfin, si les temps de transit avec
12 000 ha depuis 2002-03, sa composi- l’Europe se sont améliorés par rapport à
tion continue de changer au profit du l’an passé, les délais de chargement au
Hass. La part de cette variété dans les port de Mombasa ont été souvent incom-
exportations globales est passée de 45 % patibles avec ceux que peuvent supporter
au début des années 2000 à environ des produits frais. Ironie du sort, cette
50 % ces dernières campagnes. De nou- aggravation est liée à la mise en place
veaux cultivars ont récemment fait leur d’un nouveau système de gestion por-
apparition, dont le Maluma Hass ®, plus tuaire informatisée des containers, qui
productif et plus précoce d’environ un devait pallier les faiblesses du passé.
mois que le Hass traditionnel. Les volu- Pourtant, de réels efforts ont été faits pour
mes destinés à l’export vers l’UE ne de- améliorer la qualité des fruits provenant de
vraient pas progresser à moyen terme. Le petits producteurs, notamment sous l’é-
marché local tend à se développer et des gide de l’USAID. La lutte contre l’anthrac-
démarches sont toujours en cours pour nose s’est renforcée et plusieurs petites
obtenir l’accès aux marchés chinois, japo- huileries ont été mises en place pour valo-
nais et à celui des Etats-Unis. riser les fruits de catégorie II.

© Régis Domergue

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16 Septembre 2008 n°159


LES DOSSIERS DE

Des marchés européens aux


dynamiques variables

Tous les pays de l’UE n’ont pas été touchés


dans les mêmes proportions par la baisse
de l’approvisionnement observée pendant la
campagne d’hiver. L’analyse de la consom-
mation apparente durant la période juin
2007-mai 2008 montre que deux pays accu-
sent un recul très sensible. Sans surprise, la
baisse affecte en premier lieu la France.
Certes, l’Hexagone est le premier marché
de consommation de l’UE, mais c’est aussi
un marché très concurrentiel où la distribu-
tion fonctionne encore largement en spot.
La baisse franche des volumes dirigés vers
le Royaume-Uni est plus étonnante. Ce
marché, très travaillé au niveau communica-
tion et où la distribution a compris
Photos © Régis Domergue
l’intérêt du segment de marché des
fruits « mûris », montrait ces dernières peu diffusé et où la dimension prix a une impor-
campagnes la meilleure dynamique tance capitale, a également vu ses arrivages dimi-
de croissance. Cependant, la nuer fortement. A l’inverse, la Scandinavie est peu
baisse sensible de la livre sterling touchée par la baisse. La Suède continue même
par rapport à l’euro depuis septem- sa progression et frôle la barre des 10 000 t de
bre 2007 a vraisemblablement eu consommation. Le Danemark et la Finlande de-
un impact sur les arbitrages entre meurent les deuxième et troisième marchés de la
marchés de certains exportateurs. zone, avec des volumes stables de respective-
L’Allemagne, où l’avocat est encore ment 6 500 t et 1 000 t. Ces pays restent des

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n°159 Septembre 2008 17
LES DOSSIERS DE

cibles de choix. Le Hass y est dépassant les 8 euros/colis au


Prévisions campagne connu, le revenu par habitant stade import en France à partir
d’hiver 2008-09 : est élevé et le potentiel de de fin décembre. Le niveau ex-
développement de la consom- ceptionnel de 12 euros (soit
un approvisionnement mation est important. D’ail- 3 euros/kilo) a même été atteint
toujours modéré leurs, le Chili démarrera en fin avril pour les derniers lots de
2008 une campagne de com- Hass espagnol. Malgré un début
L’approvisionnement de la campagne d’hi- munication en Suède et au de saison difficile, le bilan est
ver devrait être un peu plus large qu’en Danemark. La croissance est aussi globalement positif pour les
2007-08, mais restera modéré. Les récol- aussi restée de mise en Polo- variétés vertes, dont les prix ont
tes chilienne et israélienne porteront cette gne, les importations dépas- dépassé les 8 euros/colis au plus
saison encore les séquelles du gel survenu sant pour la première fois le fort de la période de déficit cou-
respectivement durant l’été 2007 et l’hiver seuil – modeste – de 2 000 t. rant avril.
2008. La production chilienne devrait
même afficher un niveau inférieur d’environ
5 à 10 % à celui, pourtant limité, de l’an
passé, la sécheresse qui a affecté les val-
lées de La Ligua, de Cabildo et de Petorca Des prix au stade Une bonne tenue des
se rajoutant aux effets du gel déjà cité. quai historiquement prix durant la saison
Ainsi, malgré des arbitrages qui devraient soutenus d’été à méditer
être favorables au marché communautaire
(euro toujours fort) où une nouvelle campa-
Le sous-approvisionnement La bonne tenue des prix durant la
gne de communication est programmée
majeur enregistré durant la saison d’été est aussi à saluer,
(Royaume-Uni, Espagne, Danemark et
Suède), les arrivages devraient être seule-
saison d’hiver, tant en variétés même si aucun plafond particu-
ment similaires à ceux de 2007-08, soit vertes qu’en Hass, a permis lier n’a été dépassé. Malgré un
environ 6 à 7 millions de colis. En Israël, la d’atteindre d’excellents ni- approvisionnement record déjà
production devrait rester légèrement infé- veaux de prix. Ainsi, le prix mentionné, le cours moyen de
rieure à la moyenne, malgré une remontée moyen de campagne toutes campagne devrait afficher un
sensible par rapport à l’année dernière. variétés confondues, calculé niveau satisfaisant, même si
Ainsi, les exportations seraient comprises par notre observatoire sur le deux passages assez difficiles
entre 8.0 et 8.5 millions de colis. Les volu- marché français, affiche un ont eu lieu en juin et fin août-
mes devraient revenir à un niveau moyen niveau très supérieur à celui début septembre. D’une part, une
en 2009-10. La montée en puissance de la de l’an passé et à la moyenne. meilleure gestion prévisionnelle
production risque d’être retardée de quel- Pourtant la saison n’avait pas des volumes a permis d’anticiper
ques années, une partie des nouveaux bien commencé. L’approvi- les périodes de fort approvision-
vergers ayant été détruite par le froid et la sionnement a été important nement et de mettre en place des
disponibilité en plants restant limitée. Le jusqu’à la mi-novembre, la promotions. D’autre part, les
vaste programme de développement, tou- campagne d’Ettinger d’Israël origines travaillant durant la sai-
jours d’actualité, prévoyait d’atteindre une
étant généreuse et les expor- son estivale sont aussi celles
production d’environ 130 000 t vers 2015.
Seule la récolte espagnole devrait revenir à
tateurs chiliens concentrant ayant le plus investi sur la promo-
un niveau légèrement supérieur à la leurs envois vers l’UE. Cepen- tion. Est-ce un hasard ou un
moyenne d’environ 55 000 t, en progres- dant, le sousapprovisionne- exemple à méditer ? „
sion d’environ 10 000 t par rapport à la ment allant croissant, la ten-
saison passée. dance s’est nettement inver-
sée par la suite, les cours du Eric Imbert, Cirad
Quel sera le complément de volume Hass en calibre 18 eric.imbert@cirad.fr
apporté par le Mexique ? La récolte Photos © Régis Domergue
espagnole pourrait être un peu plus
généreuse que l’an pas-
Avocat — Approvisionnement du marché européen
sé. Si la production issue
de la première fleur Principales origines
(« flor loca ») a été très en tonnes 1999-00 2000-01 2001-02 2002-03 2003-04 2004-05 2005-06 2006-07 2007-08
limitée, celle provenant
d e s fl e u rs s u i v a n t es Saison d'hiver 117 866 107 723 120 892 96 480 110 893 126 794 96 008 145 808 103 782
(« aventajada » et
« normal ») pourrait être Israël 44 548 38 841 44 333 26 529 25 299 50 481 26 538 55 931 25 811
un peu plus large. La Chili 9 35 528 2 190 4 046 11 532 17 801 40 379 25 671
crise économique aux
Etats-Unis, qui touche Mexique 14 479 13 002 10 139 21 925 18 705 16 516 20 769 10 289 12 500
particulièrement les
Hispaniques très Espagne* 58 000 55 500 65 300 45 000 62 000 47 000 30 000 37 000 35 000
consommateurs d’avo-
Rép. dominicaine 830 345 591 195 842 1 264 901 2 209 3 100
cat, préoccupe les ex-
portateurs mexicains. Si Maroc - 1 1 641 - - - - 1 700
ses effets sont sévères,
ils pourraient s’intéresser Saison d'été** 49 799 57 357 52 190 67 498 60 698 80 509 80 083 85 813 99 000
un peu plus au marché
européen en 2008-09. Afrique du Sud 38 205 38 908 36 266 36 404 29 872 46 955 35 934 38 067 43 000

Pérou 1 299 2 849 4 401 11 266 14 590 18 096 30 508 35 857 46 000

Kenya 10 294 15 600 11 523 19 828 16 236 15 458 13 641 11 889 10 000
* hors volumes commercialisés localement / ** Estimations pour 2007-08 / Sources : Eurostat, FruiTrop

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18 Septembre 2008 n°159


LES DOSSIERS DE

Production chilienne d’avocat

Photos © Régis Domergue


La dynamique est toujours là

L a récolte
en 2008-09
chilienne attendue
risque d’être tout aussi
limitée que la précédente. Cependant, il convient
de ne pas commettre d’erreur d’interprétation :
cette succession de deux saisons de production
limitée est purement conjoncturelle et liée aux trois
vagues de gel survenues durant l’été 2007. L’ana-
lyse du tout récent recensement agricole 2007
(http://www.censoagropecuario.cl/) montre que les
surfaces continuent de croître, et de manière
beaucoup plus forte que prévu. Selon cette étude,
l’extension totale du verger d’avocat dépasserait
légèrement les 39 000 ha. Dans la Région V, pre-
mière zone de production du pays (vallée de l’A-
concagua, de la Petorca et de la Ligua), les surfa-
ces seraient passées de 15 000 à 22 000 ha entre
2002 et 2007. De même, le verger s’est considéra-
blement développé dans les deux autres régions
principales du pays (+ 2 800 ha entre 2005 et
2007 dans la Région IV et + 1 300 ha entre 2004
et 2007 dans la Région métropolitaine).

Environ 9 000 ha ne seraient pas encore entrés en


production, parmi lesquels près de 4 000 ha ont
été plantés en 2007. Il semble que les surfaces se
soient stabilisées chez les producteurs moyens et
petits, mais que les principaux producteurs aient
continué à planter de manière assez massive.
Ainsi, et contrairement à ce que laissait imaginer
la forte baisse de la rentabilité ces dernières cam-
pagnes, la production ne semble donc pas encore
près de se stabiliser. Avec un rendement moyen
de 8 à 10 t/ha, la récolte devrait dépasser les
300 000 t durant la première partie de la prochaine
décennie. Le plafond était jusqu’alors de l’ordre de
220 000 t, chiffre de la campagne 2006-07. Trou-
ver un marché pour ces importantes quantités
additionnelles représente un véritable défi. Cepen-
dant, les professionnels semblent assez confiants,
car ils disposent d’atouts pour le relever : leur
organisation et la dynamique déjà en place.

Un modèle de développement qui


reste basé sur l’export

L’axe majeur de la stratégie que les profession-


nels ont adoptée passe évidemment par l’export.
Une marge de croissance existe vraisemblable-
ment sur le marché local, mais elle est assez limi-
tée. La consommation s’est fortement développée
ces dernières années grâce à la baisse du prix au
détail et aux actions de promotion menées par le
Comité de Palta. Cependant, avec près de
75 000 t par an (soit environ 4.4 kg/habitant), elle

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pliées par trois en trois campa-


Chili - Avocat - Production gnes, pour atteindre près de
220* 220 000 t en 2007-08. Les
chiffres des plantations
000 tonnes

160 155* montrent que les pro-


130 140140 140
ducteurs mexicains ne
99 98 110 comptent vraisembla-
82
58 50 60 55 blement pas s’arrêter
42
là. Les surfaces conti-
nuent de croître, avec
117 000 ha en 2007
92/93 94/95 96/97 98/99 00/01 02/03 04/05 06/07 selon l’USDA contre
100 000 ha cinq ans plus tôt. Certes, une partie de
Source :: ODEPA
OPEDA -- *estimation
*estimation ces volumes sera destinée à un marché local tou-
jours aussi porteur. Cependant, l’extension paral-
lèle des vergers déclarés indemnes des petites et
atteint déjà un niveau élevé, même pour un pays grande mineuses du noyau, seuls agréés par l’US-
producteur. Certes, la consommation approche DA, montre que ce n’est pas le seul objectif. Un
voire dépasse les 10 kg/habitant/an dans les peu plus de 38 000 ha étaient enregistrés en
grands pays producteurs d’Amérique centrale 2007-08, contre moins de 10 000 ha au début de
comme le Mexique ou la République dominicaine, la décennie. Une nouvelle augmentation devrait
mais le climat y est plus favorable à la consomma- intervenir en 2008-09, avec l’ajout récent de deux
tion d’avocat et l’ancrage du produit dans la ré- nouvelles provinces de l’état du Ja-
gime alimentaire y est aussi beaucoup plus pro- lisco à la liste des quatorze déjà
fond. autorisées du Michoacán.

Le marché des Les déserts de


Etats-Unis comme consommation
premier axe de de la côte Est
développement en ligne de mire
malgré la
concurrence mexicaine La dynamique du Mexique est in-
contestable. Pour autant, les profes-
L’optimisme relatif avec lequel les professionnels sionnels chiliens ont aussi des atouts en
chiliens anticipent l’avenir est essentiellement lié à main : leur compétitivité sur la côte Est. Ces mar-
leur analyse du potentiel du marché américain. chés sont des cibles de choix à double titre. D’une
Cette lecture peut surprendre car la montée en part, ce sont de grands déserts de consommation
puissance de la concurrence du Mexique, déjà pour l’avocat malgré leur importante population. A
largement évoquée dans FruiTrop, est loin de titre d’exemple, la région du Nord-Est compte près
s’être démentie. La conjoncture, très favorable aux de 18 % de la population mais n’absorbe que
opérateurs du Michoacán en 2006-07 et 2007-08 11 % des volumes. Selon une autre étude du
avec le gel en Californie puis au Chili, ne peut HAB, plus récente car menée au printemps 2008,
expliquer à elle seule une telle explosion des en- un peu moins de la moitié seulement des habi-
vois mexicains : les exportations ont été multi- tants de cette région avaient déjà acheté des avo-

Avocat Hass — Comparatif de compétitivité du Chili et du Mexique

Mexique Chili

Coût stade production (USD/ha)


irrigué 5 400-5 900 6 600
sans irrigation 4 600-4 900
Rendement moyen
10 t/ha 13 t/ha*
Prix moyen au kilo (cent USD/kg)
46-59 51
Fret pour New York
type camion bateau
coût (USD/lug 11.14 kg) 3.00-3.20 4.00-4.50
Douanes
quota libre d'environ 50 000 t
libre de droit
environ 10 cents/kg hors quota**
* environ 8 t/ha en moyenne dans le pays, mais 13 t/ha en moyenne pour les vergers bien technicisés
** chiffres 2008. Libéralisation totale en 2015, après une baisse progressive
Photos © Régis Domergue

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n°159 Septembre 2008 21
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Certes, d’autres paramètres non économiques


Chili - Avocat - Exportations par destination restent en faveur du Mexique. Sa saison est plus
longue, grâce à quatre floraisons. D’autre part, les
150
arrivages par camion permettent d’éviter les afflux
000 tonnes

Europe massifs qui se produisent lors du déchargement


100 USA d’un bateau complet. Néanmoins, le Chili fait da-
Autres
vantage jeu égal sur la côte Est avec le Mexique
que dans les autres régions du pays.
50
Les facteurs permettant d’atténuer plus encore le
0 différentiel sont au coeur du débat actuel au Chili.
92/93 94/95 96/97 98/99 00/01 02/03 04/05 06/07 En ligne de mire : l’augmentation du rendement
moyen, avec un objectif affiché de passer en
Source : ODEPA moyenne de 8 à 13t/ha. La substitution d’une ré-
colte en un passage par une cueillette plus sélec-
tive selon le calibre est un des axes qui permet-
cats pour les consommer dans leur foyer, contre traient de réaliser des gains substantiels, tout
près de 80 % sur la côte Ouest. D’autre part, ces comme la gestion de l’irrigation en fonction du
marchés peuvent potentiellement être plus rému- type de sol.
nérateurs que ceux de la côte Ouest, car les prix
pratiqués y sont sensiblement supérieurs (+ 2.40
USD par lug en 2006, + 4.00 USD en 2007 et 5.50
USD au premier semestre
2008). Enfin, la dimension Des atouts de
« origine » est vraisemblable- promotion en place
ment moins importante que
dans les états producteurs de Le potentiel est donc là et les
l’Ouest qui ont une forte popula- outils marketing sont en place.
tion d’origine mexicaine. Le Hass Avocado Board, créé
conjointement par les produc-
teurs californiens, mexicains,
chiliens, néozélandais et domini-
Un différentiel de cains en 2002, mène des ac-
coût de revient tions de développement de la
Chili/Mexique demande et de gestion coordon-
née du marché. A titre d’exem-
plus limité sur ple, ce formidable outil permet
la côte Est que d’estimer en temps réel l’appro-
sur la côte Ouest visionnement hebdomadaire du
© Régis Domergue

marché.
Les coûts de production sont
assez comparables au Chili et Cette démarche unitaire com-
au Mexique, si l’on considère porte de nombreux atouts.
les vergers bien technicisés. En D’une part, l’avocat est mis en
revanche, les exportateurs chi- avant toute l’année, sans inter-
liens doivent s’acquitter d’un droit de douane pour ruption. D’autre part, l’union faisant la force, le
une grande partie de leurs marchandises (le quota budget, issu d’une cotisation de 2.5 cents de dollar
de volume admis à droit nul est trop limité), dont sur chaque colis commercialisé, atteint un montant
sont exemptés leurs homologues mexicains. Ce considérable (25 millions de USD en 2005-06). Il
facteur n’est pas le plus déterminant, d’autant est largement employé pour promouvoir le produit
qu’une baisse progressive est en cours, qui abou- au travers de campagnes radio ou télévision et
tira à une libéralisation totale en 2015. C’est plutôt d’un marketing opérationnel générique ou spécifi-
le coût du transport qui fait que aux différentes origines participantes. Ainsi, le
irrésistiblement pencher la bras armé de la promotion des avocats du Chili
balance du côté des sur le marché américain, le Chilean Avocado Im-
exportateurs mexicains,
oui... mais dans une
moindre mesure sur la Avocat — Etats-Unis — Evolution
côte Est. Si les exporta- des volumes consommés de janvier à juillet
teurs mexicains voient le
Comparaison Part de Population Part de la
coût de leur fret routier aug- marché par en millions population
menter très fortement quand 2007-06 2008-07 région d’habitants par région
ils expédient des avocats
Nord-Est - 10 % + 15 % 11 % 54.6 18 %
vers la côte Est par rapport à
la Californie ou plus encore Californie - 15 % +5% 38 % 36.6 12 %
au Texas, la hausse n’est que
Mid-South - 16 % +8% 4% 36.1 12 %
très modérée pour leurs ho-
mologues chiliens qui expor- Total - 16 % +7% 100 % 303.0 100 %
tent par bateau. Sud-Est - 24 % -3% 5% 39.7 13 %
Sources : HAB - US census

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porters Association, devrait renforcer sa


communication sur la côte Est. De quoi Chili - Avocat - Exportations
soigner le déficit de connaissance dont 166
souffre l’avocat chilien aux Etats-Unis.

000 tonnes
138
Une récente étude montre que si les 118
108
avocats californiens et mexicains sont 86 90
connus par respectivement environ
48 55 59
60 % et 40 % de la population, ceux du
32
Chili ne le sont que par environ 25 %, 15
moins que l’avocat floridien dont la pro-
duction est pourtant seulement de l’or-
dre de 10 000 t. 97/98 99/00 01/02 03/04 05/06 07/08
Source : ODEPA

Un pari risqué ? demande en avocat d’importation. Une récente


étude commanditée par la California Avocado
Reste à savoir si la réceptivité de ce marché sera Commission montre que 58 % des acheteurs trou-
aussi forte que celle de la côte Ouest. La question vent important de privilégier un avocat cultivé aux
est justifiée car il existe une différence majeure Etats-Unis. Cette donnée a été immédiatement
entre ces deux parties du pays : l’ampleur de la intégrée dans la campagne de communication des
population d’origine hispanique, d’environ 30 % en professionnels californiens, qui mettent mainte-
Californie contre approximativement 10 % sur la nant en avant les fruits « hand grown in Califor-
côte Est. Or, c’est cette nia », présentés dans
minorité fortement sur- des spots télévisés par
consommatrice qui est des producteurs et leur
largement à l’origine de famille sous le bon et
l’explosion des achats généreux soleil de Cali-
d’avocat aux Etats-Unis. fornie . La promotion
Autre différence ma- générique, oui... mais
jeure : les hivers rigou- charité bien ordonnée.
reux, beaucoup moins
propices à la consom-
mation de produits de
type salade. Selon une Un potentiel de
récente étude, l’avocat développement
reste nettement un pro-
duit associé à un climat important
d’été. en Argentine

Néanmoins, les derniers Le marché argentin est


chiffres de consomma- aussi une des pièces de
tion du Hass Avocado cette stratégie. Le pays
Board sont plutôt rassu- est peu consommateur
rants quant à la dynami- et compte 40 millions
que du marché du nord d’habitants. De plus, la
de la côte Est. Le recul production locale est
des volumes commer- faible, de l’ordre de
cialisés lors du premier 3 000 t principalement
semestre 2007 par rap- dans la province de Tu-
port au premier semestre 2006 est moins marqué cuman dans le nord-est du pays, et est récoltée en
que dans les autres régions, en moyenne, et la contre-saison du Chili. Les exportations restent
hausse enregistrée au premier semestre 2008 modérées (environ 1 300 t en 2007), mais mon-
plus forte. La performance est même nettement trent une forte dynamique de croissance.
Chili - Avocat - Débouchés meilleure qu’en Californie.

Marché
local
L’Europe n’est évidemment
25% Une nouvelle menace pas oubliée
pour les avocats
d’importation ? Le développement du marché communautaire est
Exportations aussi une des priorités des professionnels chi-
en frais La vague du « consommer local », liens. En l’espace de trois campagnes, cette ori-
75% qui repose tout comme en Europe gine a fait plus que sortir de l’ombre pour entrer
sur une vision floue et souvent dans le trio des principaux pays alimentant le mar-
fausse du produit en termes de sécuri- ché communautaire d’hiver. Deuxième fournisseur
Source : Comité de la palta 2006 té alimentaire, de qualités organolepti- en 2006-07 à égalité avec l’Espagne, le Chili a
ques et d’impact sur l’environnement, pour- rétrogradé à la troisième place la saison dernière
rait aussi avoir des conséquences négatives sur la en raison du gel. Les exportateurs ne souhaitent

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n°159 Septembre 2008 25
LES DOSSIERS DE

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26 Septembre 2008 n°159


LES DOSSIERS DE

assurément pas s’arrêter là. et une bonne dynamique de croissance. D’ailleurs,


Photos © Régis Domergue

L’idée est d’investir en priorité les professionnels chiliens continueront en 2008-


sur les marchés alliant potentiel 09 les opérations de mise en avant entreprises au
de développement et sécurité Royaume-Uni depuis 2005 et en Espagne depuis
du débouché, via par exemple 2006, la Suède et le Danemark venant s’ajouter à
des contrats d’approvisionne- la liste.
ment entre grands distributeurs
et importateurs. Ce dernier La France, marché spot et très concurrentiel, est
point est capital quand les pour le moment écartée malgré sa place de pre-
temps de transport, supérieurs à trois semaines, mier pays en termes de quantités écoulées. Pour
exposent à des retournements de marché. autant, le niveau de consommation, encore sensi-
blement inférieur à celui des Etats-Unis même les
années de fort approvisionnement, et la propen-
sion de ce marché à absorber des volumes addi-
Sur quels marchés investir ? tionnels importants laissent penser qu’il existe
encore une marge très significative.
L’analyse de la consommation apparente
(importations + production – exportations), quoi-
que approximative en raison des faiblesses dans
l’identification des flux douaniers entre états de la Quelle place
Communauté, permet de donner quelques indica- pour les variétés
tions intéressantes sur les potentialités de vertes face à la
croissance des différents marchés eu-
ropéens. Si l’on utilise comme critè- déferlante de
res de ciblage la population, le PIB Hass ?
(l’avocat reste un produit au prix
moyen élevé), la marge de crois- La poursuite prévisible
sance de la consommation et le de la montée en puis-
degré de connaissance du Hass, le sance du Chili dans
Royaume-Uni ressort en première l’UE risque d’entraîner
position. La Scandinavie (Norvège des modifications as-
en particulier), l’Espagne et les Pays- sez profondes de la
Bas présentent aussi un potentiel important structure du marché, car

Avocat — Union européenne — Estimation de la consommation apparente

Estimation du volume Volume consommé


Population Variation sur 5 ans PIB - SPA***
consommé en 2007-08* par habitant
en millions d’habitants (2006-08/2001-03) (indice)
en tonnes (g)
UE-27 203 774 495 412 100
UE-15 199 200 391 509 + 24 %
France 71 952 63 1 135 +7% 113
Royaume-Uni 38 549 61 634 + 74 % 119
Scandinavie 20 655 25 843 + 70 % 134
Suède 9 652 9 1 061 + 69 % 120
Danemark 6 556 5 1 214 + 71 % 127
Norvège** 3 498 5 744 + 89 % 187
Finlande 949 5 179 + 24 % 116
Espagne 20 381 45 458 nd 102
Allemagne 14 392 82 175 + 19 % 114
Pays-Bas 12 781 16 779 + 78 % 132
Portugal 4 521 11 427 + 23 % 74
Italie 3 345 59 57 + 31 % 104
Belgique 2 316 11 218 - 14 % 123
Autriche 1 906 8 230 + 83 % 129
Irlande 1 819 4 423 + 120 % 143
Grèce 1 800 11 161 nd 97
NEM de l’UE 4 574 102 45 + 414 % 54
Pologne 2 157 38 57 - 53
Pays baltes 682 7 97 + 80 % 60
Rép. tchèque 664 10 64 + 202 % 79
Slovaquie 252 5 47 - 64
Hongrie 245 10 24 + 980 % 65
Slovénie 238 2 119 + 52 % 89
Roumanie 231 22 11 + 473 % 38
Bulgarie 105 8 14 + 327 % 37
Luxembourg 190 1 380 +7% 279
*Période juin 2007 à mai 2008 : import – export + production / **non UE / ***Standard de Pouvoir d’Achat / Sources : Eurostat, FAO, sources professionnelles

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n°159 Septembre 2008 27
LES DOSSIERS DE

ment du temps et de coûteux in-


Chili — Avocat — Calendrier de récolte
vestissements en communication.
J F M A M J J A S O N D

Chilenas

Negra de la Cruz
Un nécessaire travail
de promotion à mener
Fuerte collectivement
Hass
Ainsi, le travail de fond pour déve-
Esther lopper la croissance du marché ne
doit pas être mené par le Chili seul,
car il est présente un intérêt pour
le moteur de cette percée ne sera pas seulement tous les fournisseurs intervenant sur le marché
le développement de la consommation mais aussi européen. D’autres pays que le Chili montrent des
le gain de parts de marché du Hass face aux va- dynamiques de plantation fortes, comme le Pérou,
riétés vertes. L’exemple de la distribution anglaise, le Mexique ou Israël. Il est clair que les débouchés
qui a pratiquement entièrement basculé sur cette devront impérativement s’élargir pour conserver
variété, en est la parfaite illustration. De ma- des retours décents aux producteurs. Les recettes
nière plus générale, il convient de rappeler pour faire croître le marché sont archi-connues
que la part du Hass dans l’offre globale (communication, mûr à point) et leurs résul-
commercialisée sur le marché com- tats aux Etats-Unis ou plus près de nous au
munautaire a gagné 10 % en l’es- Royaume-Uni donnent de solides gages
pace de deux campagnes, pour quant à leur efficacité. Reste aux acteurs
approcher les 65 % en 2007-08. La de la filière à s’unir pour trouver
question est bien sûr capitale pour les financements (là aussi,
des origines comme l’Espa- la recette de la taxe sur
gne et Israël qui proposent chaque colis commerciali-
des variétés vertes du- sé a fait ses preuves), à
rant la période de com- mettre en place l’équiva-
mercialisation du Hass lent européen d’un
chilien. L’ancrage des Hass Avocado
variétés vertes est fort Board, bras armé
dans des pays comme de ces actions, et
la France, car des à travailler avec
segments de marché les distributeurs.
spécifiques ont été mis © Régis Domergue La filière espa-
en place. Néanmoins, la gnole a courageu-
croissance du marché de sement montré la voie,
ces variétés est plutôt à en collaborant avec le Pérou et le Chili
trouver en Allemagne ou en pour promouvoir le Hass en Espagne
Europe de l’Est, où les distribu- (campagne de l’association des entreprises
teurs recherchent un avocat au prix attractif pour commercialisatrices d’avocat). Un exemple
développer ou construire leur marché. Là aussi, à suivre „
les données de consommation apparentes mon-
trent que des marges de croissance énormes exis- Eric Imbert, Cirad
tent. Il est vrai qu’elles nécessitent incontestable- eric.imbert@cirad.fr

Chili — Avocat — Fret maritime


Principales lignes maritimes Temps de Droits de
Marchés Observations
Port de départ Port d’arrivée transport douane
USA Valparaiso Côte Ouest : 12 à 17 jours Constitue l’essentiel 45 000 t libres
Los Angeles, des importations de droits,
Long Beach, américaines environ
San Diego 350 euros/t
Floride : Miami 10 à 12 jours Quantités limitées dégressif
jusqu’à
Côte Est : 15 à 22 jours Quantités limitées libéralisation
New York, totale en 2015
Philadelphie
Japon Tokyo 25 jours
UE Valparaiso Dunkerque 21 jours Libre de droits
Rotterdam 20 jours depuis le
Algeciras 17 jours 01/01/2003
Felixstowe 22 jours

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28 Septembre 2008 n°159


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DOSSIER DU MOIS
LES DOSSIERS DE

Avocat — Importations des Etats-Unis — Période de juillet à juin

tonnes 1997-98 1998-99 1999-00 2000-01 2001-02 2002-03 2003-04 2004-05 2005-06 2006-07 2007-08
Total, dont 29 549 64 758 55 507 79 944 96 058 126 679 138 928 206 314 231 715 300 375 319 500

Mexique 7 879 10 579 13 067 11 941 24 450 29 612 42 947 73 943 132 040 166 001 217 000

Chili 15 136 48 168 28 903 53 986 57 890 83 877 78 680 120 890 85 200 117 928 85 000
Rép. dom. 5 717 5 399 10 162 9 550 11 193 10 965 17 067 11 254 14 334 16 434 15 000
Bahamas 457 193 180 200 263 236 118 109 0 0 0
Nelle Zélande 325 419 3 147 4 263 2 259 1 882 116 119 57 0 2 500
Autres 36 0 48 4 3 107 0 0 85 12 0
Source : douanes US, code 080440

Avocat — Importations du Japon

tonnes 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007

Total, dont 6 455 6 040 8 605 7 491 14 070 10 821 13 648 23 973 28 991 28 150 29 032 24 931

Mexique 3 846 4 416 8 167 7 373 14 035 10 577 13 456 23 405 28 294 26 630 26 553 23 585

Chili 0 0 0 0 0 14 5 176 386 410 1 476 544

Etats-Unis 2 609 1 624 437 118 36 180 9 78 3 227 800 24

Nelle Zélande 0 0 0 0 0 50 179 313 306 882 203 776

Autres 0 0 0 0 0 0 0 2 1 0 0 3
Source : douanes Japon, code 080440010

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30 Septembre 2008 n°159


DOSSIER DU MOIS
LES DOSSIERS DE

Avocat Avocat Avocat


Production mondiale Exportations mondiales Importations mondiales

2007-2008* 000 tonnes 2007-2008 000 tonnes 2007-2008 000 tonnes


Monde 3 180 Monde 630 Monde 630
Mexique 1 100 Mexique 270 Etats-Unis 319
Indonésie 250 Chili 116 UE-25, dont 200
Colombie 200 Israël 27 France 93
Brésil 165 Afrique du Sud 43 Pays-Bas 65
Etats-Unis 160 Pérou 46 Royaume-Uni 40
Chili 156 Espagne 30 Espagne 30
Pérou 121 Kenya 10 Japon 25
Rép. dominicaine 115 Rép. dominicaine 18 Canada 19
Chine 96 Nelle Zélande 15 Colombie 17
Afrique du Sud 90 Guatemala 5 Salvador 16
Kenya 70 Etats-Unis 4 Australie 11
R. D. Congo 62 Equateur 5 Honduras 9
Venezuela 59 Venezuela 2 Costa Rica 6
Ethiopie 55 Argentine 2 Guatemala 5
* estimation / Sources : FAO, douanes UE, USA, Japon, Cirad

Avocat - Calendrier d'approvisionnem ent en % des


im portations annuelles
16%
14%
12%
10%
8%
6%
4% Japon
USA
2% UE
0%
J F M A M J J A S O N D
Source : douanes USA, UE et Japon - moyenne 2005-06

Avocat — Importations et production de l’Union européenne à 25


tonnes 1999-00 2000-01 2001-02 2002-03 2003-04 2004-05 2005-06 2006-07 2007-08
Total global, dont 168 797 166 897 174 965 169 288 171 343 208 682 187 979 235 465 218 687

Importations européennes 110 797 111 397 109 665 124 288 109 343 161 682 157 979 198 465 173 687

Israël 44 548 38 841 44 333 26 529 25 299 50 481 26 538 55 931 25 811
Chili 9 35 528 2 190 4 046 11 532 19 248 40 379 25 671
Afrique du Sud 38 205 38 908 36 266 39 116 30 639 43 422 39 646 38 067 45 000
Pérou 1 299 2 849 4 401 11 010 12 147 19 792 30 818 35 857 46 000
Kenya 10 294 15 600 11 523 19 915 15 176 15 428 14 921 11 889 10 000
Mexique 14 479 13 002 10 139 21 925 18 705 16 516 20 769 10 289 12 500
Rép. dominicaine 830 345 591 195 842 1 264 901 2 209 3 100
Argentine 58 326 440 537 615 1 108 1 652 1 709 1 400
Brésil 156 569 661 715 979 931 1 442 1 782 1 850
Swaziland 104 112 235 380 317 350 395 178 100
Etats-Unis 304 354 70 61 3 62 1 064 53 300
Zimbabwe 137 285 207 739 404 599 260 22 150
Dominique 71 43 134 116 43 20 18 3 5
Maroc 0 1 1 641 0 - - - 1 700
Autres 302 129 135 219 128 176 308 97 100

Production européenne*

Espagne 58 000 55 500 65 300 45 000 62 000 47 000 30 000 37 000 45 000
*Non cités : Portugal (environ 2 000 t/an dans l’Algarve et 1 000 t/an à Madère), Grèce (environ 1 500 t/an en Crète), France (environ 100 t/an en Corse et aux Antilles)
Source : Eurostat, code 080440

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n°159 Septembre 2008 31
L’agriculture
au
naturel
signé R

A G R E X C O

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LES DOSSIERS DE

Fiche pays producteur Origine pionnière et prépondérante du Bassin méditerranéen, Israël


se classe parmi les 10 à 12 premiers pays producteurs, avec des
volumes en croissance d’environ 90 000 t. Tourné vers l’export, il
assure une part significative de l’approvisionnement du marché
L’avocat communautaire durant la campagne d’hiver où il a fortement
contribué à faire connaître le produit. Encore concentré malgré la
en Israël fin du monopole d’Etat, le secteur export, historiquement tourné
vers le marché français, diversifie ses débouchés (Royaume-Uni,
Europe de l’Est, etc.). Le marché local joue un rôle majeur.

Israël - Avocat - Production


90 92
Localisation 83

000 tonnes
78 79 77
Environ 70 % du verger est situé
sur une bande côtière de près de
64 63
15 km de large, allant du nord de
Tel Aviv à la frontière libanaise. Les
58
plantations du nord de la ville de 50 49 48 49 47
Saint Jean d’Acre, dans l’ouest de 46 45
la Galilée, figurent parmi les plus
réputées. La haute et basse Galilée
et la vallée du Jourdain 92/93 94/95 96/97 98/99 00/01 02/03 04/05 06/07
regroupent environ
20 % des surfaces, les Sources : USDA, Cirad
10 % restants se Production
trouvant au sud et à
l’est de Tel Aviv. Près La culture s’est rapidement développée à partir de la fin des années 1950, les
des trois quarts de la plantations culminant à 11 000 ha dans le courant des années 1980. Puis, les
production proviennent surfaces ont progressivement été divisées par deux, après une succession de
de kibboutz, organisa- campagnes difficiles et la mise en place d’une politique économique moins
tions agricoles de forme favorable au secteur primaire. Le verger, qui couvre environ 4 500 ha depuis la
coopérative. Une fin des années 1990, produit environ 80 000 à 90 000 t lors d’une saison
dizaine de stations de normale (le Hamsin, vent chaud qui souffle parfois entre avril et juin, peut
conditionnement sont entraîner de fortes baisses). Le gel survenu en janvier 2008 a provoqué une
implantées dans le baisse sensible mais ponctuelle de la récolte en 2007-08. Depuis le milieu des
pays et deux d’entre années 2000, les surfaces ont repris le chemin de la croissance (+ 100 ha/an
elles emballent à elles environ). Parallèlement, les rendements sont en hausse. Ainsi, la production
seules environ la moitié poursuivra son développement, mais le gel de 2008 ralentira la dynamique à
de la production. Les court terme. Néanmoins, la récolte devrait rapidement atteindre 100 000 t
problèmes sanitaires (objectif de 150 000 t en 2020). Le Volcani Center assure un appui important en
sont limités (pas de termes de recherche.
Phytophthora), notamment grâce au climat.
Ainsi, l’agriculture raisonnée est très
répandue et les rendements moyens sont
élevés. La disponibilité et la qualité des eaux d’irrigation
figurent parmi les principaux facteurs limitants et Israël - Avocat - Gam m e variétale
constituent une part importante du prix de revient.

P inkerto n
Fuerte A rdith
12%
12% 7%

Reed
Calendrier de production et variétés Hass 8%
28%
Nabal
La saison est relativement longue, grâce à une large palette variétale. La gamme a fortement évolué. 2%
Ettinger
L’Ettinger, création locale, et le Hass se sont fortement développés au détriment du Nabal et du Fuerte, A utres
27%
ce dernier cultivar restant cependant bien représenté. L’accent est actuellement mis sur le Hass, qui 4%
r e p r és e n te p l u s d e
Israël — Avocat — Calendrier de production 60 % des nouvelles plan- Source : USDA
O N D J F M A M J J A S tations (il devrait représenter
35 % des surfaces totales en 2010). Côté va-
Ettinger
riétés vertes, Pinkerton, ainsi que Ardith et
Fuerte
Arad dans une moindre mesure, devraient se
Hass
développer au détriment de l’Ettinger.
Pinkerton
Nabal
Ardith
Reed

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n°159 Septembre 2008 33
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LES DOSSIERS DE

Débouchés
La filière est tournée vers l’exportation. Toutefois, le marché
local joue un rôle clé car il se montre très rémunérateur, même
pour les marchandises ne disposant pas de standards qualitatifs
suffisants pour être exportées. Aujourd’hui, les quelque
Exportations globales
7 millions d’habitants d’Israël absorbent environ 35 à 40 % des
volumes. Ainsi, la consommation par habitant figure parmi les Les exportations, qui suivent la cyclicité prononcée de la
premières au monde et oscille entre 3 et 5 kg/an selon le niveau production, sont en nette progression ces dernières
de production et le années. Les volumes oscillent actuellement entre 45 000 et
prix. Les gros fruits 60 000 t lors d’une campagne aux conditions climatiques
Israël - Avocat - Débouchés (calibres 10 à 14) normales. La quasi-totalité des exportations est destinée à
sont les plus prisés, l’Union européenne, où Israël a fortement contribué à la
Transformation notamment en connaissance et au développement de la consommation de
Exportations
1% variété Ettinger. De l’avocat. La France reste le principal débouché, mais ses
en frais parts de marché ont décliné et sont actuellement d’environ
ce fait, les volumes
59 % disponibles pour la 40 %. Les exportateurs suivent depuis quelques campa-
transformation sont gnes une stratégie de diversification, basée sur des envois
très limités. ciblés en fonction des attentes respectives de chaque
L’huilerie a fermé et marché en calibre et variété. Ainsi, les expéditions de Hass
la fabrique de pulpe vers le Royaume-Uni ont fortement progressé. L’Allemagne
Marché et la Scandinavie restent deux marchés clés pour les
tourne au ralenti.
local variétés vertes. Les envois vers l’est de l’UE (Pologne en
40 % particulier) et l’ex-bloc soviétique (Russie, Ukraine), en net
développement lors des dernières campagnes, sont
maintenant significatifs. La société Agrexco, longtemps
Source : USDA, CIRAD unique acteur de la filière, reste le principal exportateur,
mais partage aujourd’hui le marché avec les sociétés
Mehadrin, Kedem-Hadarim et Bachan-Development.

Israël - Avocat - Exportations par destination


25

20
000 tonnes
© Régis Domergue

15

10

5
Israël - Avocat - Exportations 0
57
53 99/00 00/01 01/02 02/03 03/04 04/05 05/06 06/07 07/08
49
46 46 France Allemagne UK
44 Scandinavie Autres
000 tonnes

39 Sources : Cirad, Eurostat


36 35
31 29
27 26 28 27
26

92/93 94/95 96/97 98/99 00/01 02/03 04/05 06/07

Sources : USDA, Cirad

Logistique
Les marchandises sont acheminées par camion réfrigéré
jusqu’au port d’Ashdod (parfois Haïfa). L’essentiel du
transport maritime est réalisé
par deux navires modernes de
Israël — Avocat — Fret maritime la société Agrexco, spéciale-
ment conçus pour répondre
Principales lignes maritimes aux besoins logistiques
Marchés Temps de transport Observations
Port de départ Port d’arrivée spécifiques des produits frais.
Les mois chargés, il est parfois
Navires
UE Ashdod Marseille 3 jours fait appel aux lignes maritimes
spécifiques dédiés
généralistes desservant la
Méditerranée. La quasi-totalité
des marchandises est déchargée à Marseille, puis réexpé-
diée par route dans les différents pays de consommation.

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n°159 Septembre 2008 35
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LES DOSSIERS DE
L’avocat est une culture traditionnelle du Pérou qui figure, avec
environ 110 000 t, parmi les dix premiers pays producteurs mondiaux.
Fiche pays producteur Toutefois, cette origine n’a fait son apparition sur le marché mondial
qu’à partir de la fin des années 1990, notamment sous l’impulsion de
l’association des producteurs de Hass « ProHass ». En l’espace de
quelques années, le Pérou est devenu un des principaux fournisseurs
L’avocat du marché européen du Hass en été. Les conditions de culture sont
très originales, pratiquement hydroponiques, compte tenu du climat
au Pérou très particulier du pays. La production de Hass devrait continuer à se
développer fortement ces prochaines années. Des négociations sont
actuellement en cours pour lever les barrières phytosanitaires qui
interdisent l’entrée sur certains marchés (États-Unis, Japon).

Localisation
L’avocat est présent dans les trois grandes zones climatiques du pays.
La majeure partie de la production se concentre sur la bande littorale, au
climat désertique atypique pour une région équatoriale du fait de la
présence de la Cordillère des Andes et du courant froid de Humboldt. Le
Hass est intégralement cultivé dans cette zone (provinces de Ica, Lima,
La libertad et Piura), principalement dans des plantations industrielles
situées entre 300 et 1 000 m d’altitude. Les cultures sont conduites en
quasi-hydroponie dans ces zones arides, où la pression sanitaire est
extrêmement réduite. La pluviométrie est nulle, mais l’eau de qualité
abonde grâce aux rivières souterraines alimentées par la Cordillère. Le
reste de la production est issu d’exploitations plus modestes situées sur
la Sierra (zone
d’altitude de la Pérou - Avocat - Production
Cordillère) et
dans les provin- 121
ces tropicales de 108103113
l’ouest du pays. 100
93 94
000 tonnes

79 84
73 68
63
55 53 54

Production
L’avocat, introduit dès le XVe siècle, est une culture traditionnelle
93 94 95 96 97 98 99 0 01 02 03 04 05 06 07
importante. La production, actuellement de l’ordre de 110 000 t, était
uniquement écoulée sur le marché local jusqu’au milieu des années Source : MINAG
1990. Elle ne reposait alors que sur des variétés autochtones de
qualité médiocre et dans une moindre mesure sur le Fuerte. A partir
de cette date, des investisseurs ont développé des plantations industrielles de Hass destinées à l’export, en
s’inspirant de la réussite du modèle chilien. Les surfaces dédiées à cette variété ont connu une croissance excep-
tionnelle, passant de moins de 100 ha en 1994 à environ 6 000 ha en 2008, dont environ 1 500 ha non encore en
production. Les plantations continuent de se développer à un rythme annuel de l’ordre de 500 ha, notamment dans
l’expectative d’une ouverture prochaine du marché des Etats-Unis. Plus de 80 % des producteurs sont regroupés
au sein de l’association ProHass, qui apporte à la fois un appui technique et une aide à la commercialisation.

Calendrier de production et variétés


La palette variétale est très large. Topa Topa, dérivant de la race mexicaine, reste
très présent dans les zones d’altitude pour sa tolérance au froid. Les fruits, à l’épi-
derme noir, sont riches en huile et de qualité
Pérou — Avocat — Calendrier de production médiocre. Des hybrides des races guatémal-
tèque x antillaise (Choquette, Collinred, etc.)
J F M A M J J A S O N D sont cultivés dans les zones au climat tropi-
Hass
cal de l’est du pays. Le Hass domine large-
ment parmi les variétés exportées. Il repré-
sente environ 25 % des surfaces et sa part
tend à progresser. Le Fuerte demeure largement planté, principalement pour ali-
menter le marché local. Ettinger, Zutano, Nabal et Bacon complètent la gamme.

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n°159 Septembre 2008 37
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LES DOSSIERS DE

Débouchés

©R
égis
Do
Le débouché est très segmenté en fonction de la variété. Le marché

me
rgu
local, qui absorbe plus de 80 % des volumes, est principalement

e
alimenté en variétés autochtones, en
hybrides des races guatémaltèque x
antillaise et en Fuerte. La consomma- Pérou - Avocat - Débouchés
tion par habitant est de l’ordre de 3 kg/
an. La part de l’export est de l’ordre de Exportations
30 %, mais tend à croître avec le
développement de la production de en frais
Hass. La part de la production dédiée 30%
à la transformation reste limitée, même
si quelques huileries ont récemment
été mises en place.

Marché
local Exportations
70%
globales
Source : MINAG, PROMPERU
La filière export n’a vu le jour qu’à
la fin des années 1990, mais s’est
développée extrêmement rapidement. Les
volumes, de l’ordre de 1 000 t en 1999, ont
Pérou - Avocat - Exportations dépassé les 36 000 t en 2007. Le Hass constitue
47.0* l’essentiel de l’offre. Les variétés lisses comme
Ettinger, Fuerte et dans une moindre mesure
37.5 Nabal représentent environ 15 % des envois.
000 tonnes

31.7 L’Union européenne absorbe la quasi-totalité des


volumes, avec pour points d’entrée principaux
l’Espagne, la France et plus modestement le
18.7 Royaume-Uni qui est aussi un marché important.
11.5 14.6
Le Chili, ouvert à l’avocat péruvien depuis 2007,
4.8 le Canada et le Guatemala sont les autres
2.5 principales destinations, mais elles n’absorbent
que des volumes modérés (cumul hors UE de
l’ordre de 1 500 t en 2007). Les zones de culture
2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 n’étant pas reconnues
* estimation / Source : MINAG indemnes de mouches des
Pérou - Avocat - Exportations par fruits, l’avocat péruvien ne
destination peut pénétrer ni au Japon,
ni aux Etats-Unis, mais les
40
négociations en cours pour
000 tonnes

UE Autres pénétrer sur ce marché


30 pourraient aboutir prochai-
nement (2009). Le secteur
20 est représenté depuis 1998
par une association,
10 ProHass. Deux entreprises
assurent près de la moitié
0 des exportations.
2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007
Source : PROMPEX

Logistique
Pérou — Avocat — Fret maritime
Les fruits sont transportés
en container par voie Principales lignes maritimes
maritime (une partie en Marchés Temps de transport Observations
« door to door »). La durée Port de départ Port d’arrivée
du transport implique Rotterdam 21 à 24 jours
l’utilisation systématique UE Callao Libre de droits
Algeciras 18 jours
de l’atmosphère contrôlée. Rotterdam 19 jours
Le port de Callao traite la Paita
Algeciras 16 jours
majorité des volumes.

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n°159 Septembre 2008 39
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LES DOSSIERS DE

L’industrie de l’avocat, née au début des années 1970, s’est


Fiche pays producteur rapidement développée et compte maintenant parmi les quinze
premières au monde, avec une production d’environ 60 000 t.
L’Espagne est le seul pays de l’UE à produire des volumes
L’avocat significatifs sur le continent européen, grâce aux conditions
climatiques particulières du littoral andalou. Cette origine est un
des acteurs majeurs du marché communautaire, son principal
en Espagne débouché, d’autant que certains opérateurs ont ajouté à leur
activité le négoce d’avocat de l’hémisphère sud, dans une logique
de category management.

Localisation
Le verger se concentre à 90 % sur le littoral andalou, entre la mer et les premiers contreforts de la Sierra Nevada
(Costa Tropical). Cette bande côtière d’environ 80 km de long et d’une dizaine de kilomètres de large, située entre
l’ouest de Malaga et Motril, dispose d’un climat particulier. Les hivers y sont doux et la faiblesse des précipitations
est compensée par une disponibilité assez importante en eau de qualité, principalement fournie par les barrages
de la Sierra Nevada. Les problèmes sanitaires sont surtout constitués de maladies fongiques racinaires, un acarien
nouvellement apparu provoquant quelques dégâts localisés. Sous la
pression démographique et touristique, les zones situées à l’ouest
de Malaga tendent à se stabiliser ou à régresser. Le verger se
concentre de plus en plus dans les zones de piémont de l’Axarquia,
où les nouvelles plantations permettent de compenser la baisse des
autres zones. Ainsi, la surface du verger tend à se stabiliser à
9 500 ha, d’autant que certains producteurs privilégient le manguier,
moins gourmand en eau, plus facile à travailler et d’une bonne
rentabilité ces dernières années. Quelques vergers pionniers ont
été mis en place dans la région d’Alicante au début de la décennie
et plus récemment dans les zones chaudes du sud de la province
de Valence (Ribera). Le reste des plantations se trouve en grande
partie sur les îles Canaries, à Las Palmas et Tenerife.

Espagne - Avocat - Production


73
65
62
000 tonnes

Production 56
60 58 56
52
L’introduction de la culture est ancienne aux 45 47 45
Canaries (XVIe siècle), mais récente dans la 40 40
35 37
Péninsule. Les premières plantations industrielles
30
ont été mises en place au début des années 1970.
Les surfaces n’ont franchi la barre des 1 000 ha
qu’au début des années 1980, mais ont été
multipliées par sept au cours de la décennie
92/93 94/95 96/97 98/99 00/01 02/03 04/05 06/07
(infrastructure d’approvisionnement en eau en
développement et baisse de la rentabilité du Sources : ASAJA, EELM
maraîchage de plein vent concurrencé par l’émer-
gence de la zone d’Almeria). La production s’est
stabilisée entre 55 000 et 65 000 t. Elle peut décliner plus sensiblement lors de certaines campagnes où les conditions
climatiques sont particulièrement difficiles (sécheresse, vent, gel), comme ce fut le cas en 2005-06 et 2006-07. Un acarien,
introduit en 2004, a aussi causé d’importantes pertes de rendement ces dernières campagnes. Près de 80 % des exploita-
tions sont traditionnelles et font moins de 5 ha. Ces structures coexistent avec des plantations industrielles modernes.

Espagne — Avocat — Calendrier de récolte


Calendrier de production
S O N D J F M A M J J A et variétés
Bacon
La variété Hass constitue plus des trois quarts
Fuerte
de la production et tend à se développer. Les
Hass principales variétés lisses sont le Fuerte et le
Reed Bacon, cette dernière jouant aussi le rôle de
pollinisateur et de brise-vent. Quelques plan-
Pinkerton tations de Reed complètent la gamme.

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n°159 Septembre 2008 41
LES DOSSIERS DE

Espagne - Avocat - Débouchés

Débouchés
Priorité est donnée aux expéditions vers les autres pays de l’UE, compte tenu des
avantages logistiques dont dispose l’Espagne. Toutefois, le marché local, paradoxale- Marché
ment presque inexistant au début des années 1990, est en développement. La
local
consommation, reste parmi les plus faibles des pays producteurs, mais est en
progression depuis quelques années. Le développement devrait s’accélérer dans les 20 %
années à venir : vague d’immigration en provenance de pays gros consommateurs
d’Amérique latine, produit maintenant mieux connu des consommateurs espagnols,
etc. Une campagne générique de promotion pour le Hass, organisée par des Exportations
opérateurs espagnols et sud-américains, est en cours depuis en 2007-08. Quelques en frais
unités de transformation existent (huile, pulpe), dont une récente de taille appréciable. 80 %
Sources professionnelles

Exportations
globales
Espagne - Avocat - Exportations par destination
Les exportations ont dépassé les 35
10 000 t dans le courant des
30
000 tonnes

années 1980. Elles se sont


fortement développées entre le 25
début et la fin de la décennie 1990. 20
Les volumes, très alternants au
début des années 2000, sont plus 15
réguliers ces dernières campagnes 10
et oscillent entre 45 000 et
55 000 t. Certains producteurs 5
espagnols ont intégré à leur 0
activité le négoce d’avocat sud- 99/00 00/01 01/02 02/03 03/04 04/05 05/06 06/07 07/08
américain, dans une logique de
category management (20 000 à France Royaume-Uni Allemagne
25 0 0 0 t d’ av oca t i m po rté e s Pays-Bas Maroc Scandinavie
principalement du Pérou ou du Source : Eurostat
Chili ces dernières années). Les
exportateurs espagnols ciblent
principalement l’Union européenne. Le
transport routier est économique et rapide.
De plus, cette origine dispose des avanta-
ges du marché commun,
notamment en matière
Espagne - Avocat - Logistique
douanière, contrairement à
l’ensemble de ses Exportations/Réexportations
La lo gis tiq ue est
concurrents. La France 56
53 exclusivement
reste le principal marché 51
48 routière pour la
de l’avocat espagnol, mais 46 48*
000 tonnes

45 desserte des
les exportateurs diversi-
40 marchés de l’UE. La
fient leurs débouchés. Le
grande majorité des
Royaume-Uni et l’Allema-
30 volumes transite par
gne s ont dev enus des
les plates-formes
marchés importants depuis
d’éclatement du
le milieu des années 2000.
marché Saint-
La Scandinavie (Suède et
Charles de Perpi-
plus récemment Dane- 99/00 01/02 03/04 05/06 07/08 gnan, desservi en
mark) reçoit des volumes
environ 16 heures.
croissants tout comme, * estimation / Source : Eurostat
L’Angleterre et la
hors de l’UE, le Maroc
Scandinavie s ont
(fruits premier prix).
livrées en un
Quelques volumes sont aussi exportés vers
maximum de 72
des marchés lointains. La majeure partie
heures. Les envois
des volumes est commercialisée par une
vers les marchés
coopérative et un petit nombre de négo-
lointains se font
ciants, dont certains sont aussi producteurs.
par avion, à partir
Il n’existe pas d’interprofession.
de l’aéroport de
©R
é
Malaga.
gis
Dom
erg
ue

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42 Septembre 2008 n°159


LES DOSSIERS DE

La culture
de l’avocatier

Conditions climatiques
L’avocatier peut être cultivé sous des climats très
différents : de l'équateur jusqu'à 43° de latitude (celle
de la Corse dans l'hémisphère Nord) et du niveau de
la mer jusqu'à 2 500 mètres d'altitude au Mexique,
Guatemala et Rwanda. Toutefois, il faut tenir compte
de deux exigences climatiques : Les sols
x une période sèche marquée durant laquelle se produit l’induction
florale ;
x des températures minimales ne s'abaissant pas au-dessous de 7° L’état de drainage externe et interne du terrain est
C et des températures maximales atteignant au moins 19 et 20°C important. L’avocatier est extrêmement sensible à
à l'époque de la floraison (nécessaires au phénomène de l’hydromorphie du sol (sols retenant très fortement
dichogamie). l’eau), même lorsque celle-ci est faible et temporaire.
Cette sensibilité tient à la présence d’un champignon
Les variétés d'origines mexicaine et guatémaltèque, ainsi que du genre Phytophthora qui s’attaque aux racines et à
certains hybrides, ont une bonne résistance au froid. Au contraire, la base du tronc. Dans les régions tropicales, les sols
les variétés antillaises, d'origine colombienne, sont typiquement des à texture sableuse sont ceux qui conviennent le
variétés de climat tropical à saison sèche marquée. mieux à la culture de l'avocatier. D'autre part, ces
sols ont généralement une perméabilité élevée et se
Les besoins d'ensoleillement sont élevés : au moins 2 300 à 2 500 ressuyent rapidement après une pluie (bon drainage
heures par an. En général, les régions dont l'ensoleillement est naturel). La position topographique interfère avec
supérieur à 2 000 h/an lui sont favorables. D'une manière générale, l'humidité et le drainage du sol. En effet, les terrains
la croissance et le cycle de production sont d'autant plus courts que situés en haut ou en milieu de versant se ressuyent
la température est élevée. L'optimum est une moyenne de 25°C les plus rapidement. Ceux situés en bas de versant ou
mois chauds et de 15°C les mois froids. Parmi les variétés commer- dans les bas-fonds reçoivent de l'eau de l'amont
ciales, Bacon, Duke, Fuerte, Topa Topa, Zutano ont une bonne (drainage oblique, éventuellement eaux de ruisselle-
résistance au froid alors que Edranol, Hass, Nabal, Taylor y sont ment). La profondeur du sol doit être au minimum de
sensibles (dès - 2°C) et Anaheim, Booth 7 et 8, Choquette, Hickson, 1 mètre, mais préférablement de 1.5 m afin de
Lula, Peterson, Pollock et Waldin y sont très sensibles (dès - l°C). La permettre aux racines, en particulier les pivotantes,
température joue également un rôle sur le processus de maturation d'exploiter un volume de sol maximum.
des fruits sur l'arbre et sur leur qualité. A complet développement,
les fruits peuvent rester d'autant plus longtemps sur l'arbre que la L'avocatier préfère les
température est modérée. terres riches en
éléments fertilisants.
L'avocatier exige une quantité d'eau bien répartie, de Toutefois, dans la
l'ordre de 1 200 à 1 600 mm/an. Les besoins sont mesure où il est
faibles durant la période d'induction florale ou de repos possible de fertiliser,
végétatif et plus élevés de la nouaison à la récolte. donc de corriger les
L'avocatier exige également une humidité suffisamment déficiences du sol,
élevée au moment de la floraison (70 à 80 %), puis plus seuls certains
modérée pendant la phase de grossissement des fruits. éléments à des
Un degré hygrométrique trop élevé favorise le dévelop- quantités toxiques
pement de maladies et de ravageurs tant sur les feuilles pour la plante
que sur les fruits (en particulier cercosporiose, scab, constituent un
anthracnose, thrips et cochenilles). Un déficit hydrique de facteur limitant
courte durée (2 mois) est favorable à une initiation florale, pour cette culture.
notamment sous certains climats tropicaux où les abaisse- La toxicité aluminique ou
ments de température ne sont pas suffisants pour entraîner manganique peut être supprimée en
un arrêt de végétation complet. élevant le pH au-dessus de 4.5 à 5.0 par des apports
d'amendements calciques ou calco-magnésiens,
L'avocatier est sensible au vent. Par leur action mécanique, tous les ainsi que par des apports de phosphate tricalcique.
vents peuvent provoquer indirectement des blessures sur les fruits La toxicité due à des excès de sels divers, et surtout
par frottement ou par transport de grains de sable. Les vents secs, au chlorure de sodium, est beaucoup plus difficile à
tels le sirocco et l’harmattan, sont préjudiciables à la plante d'une maîtriser.
façon générale (forte augmentation de l'évapotranspiration), surtout
en période de floraison. Enfin, l'avocatier est sensible aux embruns
salés qui provoquent des nécroses marginales sur les feuilles.

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n°159 Septembre 2008 43
LES DOSSIERS DE

Dicotylédone, l’avocatier appartient au genre Persea de la


famille des Lauracées. On dénombre plus de 200 variétés
réparties en trois races. La race mexicaine présente peu
Les variétés d'intérêt du point de vue commercial car la majorité des fruits
sont de trop petit calibre. Par contre, elle est largement
utilisée comme porte-greffe ou comme géniteur pour ses
qualités agronomiques. Les fruits de race antillaise très
d’avocat fragiles sont destinés quasi uniquement aux marchés locaux.
Les variétés prédominantes au niveau du commerce
international sont de la race guatémaltèque ou des
croisements entre races guatémaltèque et mexicaine.
Photos variétés © University of California

caine. Le noyau, plutôt petit, est presque toujours adhérent. La


La race guatémaltèque pulpe a une teneur en huile moyenne (10 à 20 %). L'écart
Persea nubigena L. Wins var. guatemalensis floraison-récolte est de 8 à 10 mois. Il peut être plus important
dans les régions froides de Californie (12 à 14 mois). Cette
Cette race serait originaire non seulement des hautes terres du race est un bon géniteur pour la création d'hybrides (apport de
Guatemala, mais aussi du Chiapas au Mexique. Les feuilles gènes relatifs à la petite dimension du noyau). Près de 40 %
sont grandes, d'un vert foncé uniforme sur les deux faces. Par des variétés appartiennent à cette race, dont Anaheim, Coro-
ailleurs, sa tolérance au froid, bien qu'inférieure à celle de la na, Sharwil et les grandes variétés commerciales comme
race mexicaine, est intéressante pour les zones margina- Edranol, Gwen, Hass, Nabal et Reed.
les de culture. Les fruits, de forme plutôt arrondie, ont
une peau épaisse, très dure et verruqueuse. Leur vo- La rac
lume peut varier considérablement, mais est d'une ma- e anti
nière générale plus important que celui de la race mexi- (West I
ndia
llaise
america n)
Persea
na Mille
r var. a
Contra merican
ireme n a
probab t à son
lement nom, c
b ie n a o e
d a p té e riginaire de C tte race est
La race mexicaine approv o
isionne a u x r é g io n s lombie. Elle
Persea americana Miller var. drymifolia de gran les ma tr o p ic a es t
d rch le
Schlecht et Cham. généra es feuilles ve és locaux. L’a s h u m id e s , © Régis Domergue
le rte rbre se o ù e ll e
e s t ass ment gros, pe s. Les fruits,
ez min s ant en de form caractérise pa
c o u leur v c e (e n tr e tre 4 00 e t 9 e a llongée, r
Cette race, relativement rustique par son
La pulp ert tendre ou 0 .8 e 00 g. s ont
adaptation aux basses températures, est e es t a jaune v t 1 .5 m m), li Leur épiderm
souv e n q ueus e erdâtre s e
originaire des hautes terres du Mexique. t , p ou roug se , lu is an t, d
Toutes li bre , e st g ro auvre en hu eâtre à e
Elle se distingue des deux autres par c s ile m
présen es caractéristi , à su rfa ce p (< 10 %). Le aturité.
plusieurs caractères botaniques : te qu lu
(chilling nt souvent de es font que le s o u moins noyau,
x les feuilles sont en général petites et in
le stock jury) aux tem hénomènes
sp s fruits
s
c ôtelé e
.
dégagent une odeur caractéristique age et pérature de brun ont fragiles. Il
(+ 6°C, le tr s iss s
d'anis lorsqu'on les froisse ; + 8°C). ansport réfrig habituelleme ement interne
l'aridité Cette ra éré des nt utilis
x la floraison est plus précoce que chez , ée
floraiso mais elle est ce est la plu fruits des autr s pour
les autres races et l'écart floraison- n-récolt la plus s sensib es race
regroup e n’est toléran le au fr s
e q te à la o
récolte est de 7 à 9 mois ; Peterso environ 15 % ue de 5 à 7 salinité id et à
x les fruits sont petits et de forme n , P ollock e d e s m o is . . L 'é c
t Waldin variétés et le La race antill art
s plus
allongée, dépassant rarement . connue aise
250 g. Leur peau est très mince et lisse. s s on t
La pulpe, souvent fibreuse, a une teneur en huile élevée
(> 15 %). Le noyau est généralement gros et parfois libre. Cette race est
très sensible à la salinité. En revanche, elle tolère des températures élevées et des degrés
hygrométriques assez bas. De plus, elle est plus tolérante au Phytophthora cinnamomi que les autres
races. Ainsi, elle constitue un porte-greffe de qualité et son potentiel génétique est largement exploité à
travers des programmes d'hybridation. Enfin, sa forte teneur en matières grasses est une caractéristique
intéressante lorsque les fruits sont utilisés pour la production d'huile. Environ 20 % des variétés appartien-
nent à cette race. Parmi les plus connues, on peut citer Duke, Gottfried, Mexicolo, Topa Topa et Zutano.

à la salinité et au froid, productivité, etc.) et relatifs à la qualité


Les hybrides des fruits (calibre, pourcentage élevé de pulpe, flaveur,
absence de fibres, teneur en huile, etc.). Bacon, Ettinger,
Fuerte, Lula, notamment, sont des hybrides naturels des races
Une grande part des variétés présentant un intérêt pour le mexicaine x guatémaltèque. Les hybrides des races guatémal-
commerce international sont des hybrides, le plus souvent tèque x antillaise, principalement originaires de Floride,
naturels, ou plus rarement obtenus par sélection génétique en comptent parmi eux les variétés Ajax, Booth, Choquette,
exploitant l’interfertilité de ces trois races. Les principaux Collinson et Simpson. Les variétés hybrides des races
critères de sélection sont agronomiques (résistance aux mexicaine x antillaise, comme Indian River, sont très rares.
maladies et ravageurs, notamment au Phytophthora, tolérance D’autres variétés issues d’hybrides interraciaux sont possibles.

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44 Septembre 2008 n°159


LES DOSSIERS DE

Hass
Race
guatémaltèque Fuerte
Hybride des races
Type de fleur : A mexicaine x
Forme : piriforme guatémaltèque
Épiderme : vert
foncé, puis brun à Type de fleur : B
maturité, peu épais et Forme : obovale
verruqueux Épiderme : vert
Taux d’huile : 18 à mat, lisse et
20 % d’épaisseur
Poids moyen : 250 à 350 g moyenne. Flexible
Rapport NEP : 16 : 12 : 72 et coriace, il
(noyau de petite taille) s’enlève
facilement.
Commentaire Taux d’huile : 16 à 18 %
Cette variété s’est substituée au Reed Poids moyen : 250 à 400 g
Fuerte comme standard de la Race guatémaltèque Rapport NEP : 15 : 10 : 75
filière. Elle est actuellement la (noyau important)
plus plantée à travers le monde. Type de fleur : A
Elle a été sélectionnée par Forme : sphéroïde Commentaire Ettinger
Rudolph Hass au début des Épiderme : épaisseur moyenne, Cette variété, qui fut Hybride des races
années 1920 en Californie et légèrement rugueux et flexible longtemps la plus plantée à mexicaine x
enregistrée en 1935. L’arbre est Taux d’huile : 19 à 20 % travers le monde, est guatémaltèque
vigoureux et hautement productif. Poids moyen : 400 à 500 g originaire du Mexique
Les fruits ont une forme variable Rapport NEP : 17 : 11 : 72 (Atlixco). L’arbre est vigou- Type de fleur : B
dans certaines régions de reux. Il résiste assez bien au Forme : étroitement obovale
production, allant de piriforme à Commentaire : froid (jusqu’à 4°C), mais est Épiderme : vert brillant, fin,
ovoïde. Leur taille moyenne est Cette variété, d’origine califor- particulièrement sensible aux plus ou moins lisse
plutôt faible dans les régions au nienne, a été sélectionnée par températures durant la Taux d’huile : 18 à 22 %
climat chaud. Ils ont une bonne James Reed. Déposée en 1960, période de floraison. La Poids moyen : 250 à 350 g
aptitude à la conservation sur elle est libre de droits depuis productivité est généralement Rapport NEP : noyau assez
l’arbre. Leur épiderme présente la 1977. Elle a réussi à acquérir les bonne dans les zones important
particularité de passer du vert qualités de ses deux parents tempérées, mais alterne
foncé au brun violacé à maturité. Il Nabal et Anaheim, sans prendre fortement. Les fruits sont Commentaire
se détache facilement de la pulpe. leurs attributs négatifs. L’arbre est faciles à peler et présentent Variété issue du Fuerte et
Les qualités organoleptiques sont assez productif et peu alternant. des qualités organoleptiques sélectionnée en Israël à
excellentes. La flaveur est riche Sa résistance au froid est excellentes (pulpe fondante). Kefar Malal. Elle est principa-
(goût de noisette) et la pulpe est comparable à celle du Hass. Les lement cultivée dans ce pays.
onctueuse et non fibreuse. fruits sont de grande taille et ont L’arbre est très fertile,
une forme ronde singulière. Ils vigoureux et à port érigé. Les
présentent une bonne aptitude à fruits sont
la conservation sur similaires à ceux
l’arbre. Leurs du Fuerte.
qualités organolep- L’épiderme est
tiques sont sujet aux problè-
excellentes. La mes de taches de
pulpe fondante liège et tend à
révèle un léger goût coller à la pulpe.
de noisette et ne La pulpe est
noircit pas après la fondante et sans
coupe. L’épiderme fibres et présente
se décolle égale- de bonnes
ment très bien. qualités organo-
leptiques.

Pinkerton Commentaire
Hybride des races mexicaine x guatémaltèque Variété récente, sélectionnée en Californie par John
Pinkerton et déposée en 1975. Elle est vraisemblable-
Type de fleur : A ment issue d’un croisement de Hass et de Rincon.
Forme : piriforme L’arbre est très vigoureux et tolère des températures
Épiderme : vert foncé, rugueux, coriace et souple, allant de -1/-2°C à 30 °C. La production est d’un bon
épaisseur moyenne, facile à peler niveau et peu alternante. Les fruits peuvent présenter un
Taux d’huile : 18 à 25 % étranglement apical (cou), si l’arbre est en condition de
Poids moyen : 270 à 400 g stress. Cette variété a d’excellentes qualités organolepti-
Rapport NEP : 10 : 13 : 77 (noyau de petite ques (goût de noisette). La pulpe est onctueuse,
taille) fondante et sans fibres.

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n°159 Septembre 2008 45
LES DOSSIERS DE

Maladies Phytophthora Anthracnose Cercosporiose


de l’avocatier Phytophthora cinnamomi Colletotrichum gloeosporioides Cercospora purpurea
Feuilles de petite taille, pâles, jaunâtres. Taches nécrotiques rondes et brunes sur Taches jaune clair sur l’épiderme des
Elles flétrissent, tombent et ne sont pas les feuilles et chute précoce. Dessèche- fruits qui tourne au noir.
remplacées. La frondaison est clairse- ment des rameaux. Noircissement et
mée. Petites branches desséchées en chute des jeunes fruits. Le pathogène
Symptôme haut de l’arbre, mort de l’arbre. Dépéris- peut infester les jeunes fruits dès leur
sement des arbres, attaque des racines nouaison par des conidies provenant de
et de la base du tronc, affectant des nécroses foliaires ou de chancres sur tige,
arbres de toute taille et de tout âge. transportées par l’eau de pluie.
Système racinaire, mais symptômes Feuilles, branches, fruits. Fruits et feuilles.
Partie attaquée précoces sur feuillage.
Cause Sols lourds et mauvais drainage. Maladies des saisons humides. Maladies des saisons humides.
Pépinière ou sol mal travaillé. Spores véhiculés par la pluie. Les nécroses sur fruits provoquées par la
Transmission cercosporiose ouvrent la voie au
Colletotrichum.
Suivre de bonnes pratiques culturales. Eviter les zones trop humides et tailler les Pour les variétés sensibles, un pro-
arbres. En cas d’attaque, des traitements gramme de traitements fongicides est
Mesures à prendre phytosanitaires se révèleront indispensa- indispensable en période favorable au
bles. développement de la maladie.
Préférer des sols drainants. Bonne aération de la canopée par des Pluie, rosée, vents humides jouent un
tailles. rôle important dans la dissémination de
la maladie. Insectes (thrips) et acariens
Prévention peuvent transporter des spores prove-
nant des taches sur les parties saines
des feuilles et des fruits des spores
provenant des taches.
Le plus important problème dans les Problème le plus important en post- Rend les fruits non commercialisables.
Impact économique vergers. récolte, car il rend les fruits non
commercialisables.

© D. Vincenot, SUAD Réunion


Ravageurs Mouche blanche Thrips Araignée rouge
Aleurodicus dugesii Selenothrips rubrocinctus Giard Oligonychus spp.
de l’avocatier Scirtothrips perseae
Les mouches blanches sucent la sève Les attaques les plus importantes ont lieu Apparition de points nécrotiques circulai-
des feuilles. Le miellat secrété par les sur des feuilles matures dès que leurs res, jaunâtres, couverts par un réseau de
nymphes retient les poussières et de la tissus ont commencé à durcir. Les piqûres toile dense, souvent le long des nervu-
fumagine se développe, ce qui attire les provoquent l’apparition de points chloroti- res. Ces attaques peuvent provoquer des
fourmis qui peuvent réduire le contrôle ques décolorés, le brunissement et l’en- défoliations.
Symptôme biologique. roulement du bout des feuilles. Sur fruits,
les piqûres nutritionnelles débutent près
du calice pour s’étendre graduellement
sur tout le fruit qui développe une peau
tannée, brune.
Partie attaquée Feuilles. Feuilles et fruits. Feuilles.
Des ennemis naturels attaquent les En cas de nécessité, applications d’insec- Ces acariens sont souvent contrôlés par
mouches blanches au stade immature et ticides tels que abamectine, spinosad, des prédateurs naturels et des parasites.
Mesures à prendre luttent biologiquement s’ils ne sont pas thiamethoxam. Sur les jeunes arbres, le lavage des
dérangés par les araignées. feuilles avec de l’eau à forte pression
détruit les araignées.
Un climat légèrement humide est favora- La dispersion des acariens s’effectue par
Prévention ble au développement des thrips. le vent sur de longues distances, ou des
déplacements sur de courtes distances.
Réduction des échanges par les feuilles Les piqûres entraînent une scarification, Chute prématurée des feuilles. L’acarien
et moindre vigueur des arbres. une subérisation et une décoloration de brun de l’avocat serait plus dommagea-
Impact économique l’épiderme, dépréciant la valeur commer- ble à la variété Hass. Par contre, les
ciale du fruit. variétés mexicaines, telle Fuerte,
seraient moins affectées.

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46 Septembre 2008 n°159


LES DOSSIERS DE

La gestion du fruit après récolte est un


facteur primordial. Elle influe autant sur
L’avocat la qualité que sur le rendement puisque
les pertes peuvent varier de 5 à 50 %.

s
© Fred Meintje
après récolte

Particularités des fruits


climactériques
Les fruits climatériques présentent des caractéristiques
physiologiques particulières. Ils doivent être récoltés après
avoir atteint un niveau de développement et donc de
maturité suffisants. Ce n’est qu’après cette étape qu’ils mexicaine. Cependant,
auront acquis la capacité de synthétiser des quantités une conservation prolongée peut avoir des
d’éthylène suffisantes pour pouvoir amorcer leur mûrisse- conséquences négatives sur la production de la saison
ment (forte augmentation de l’activité respiratoire, suivante. Ces considérations physiologiques soulignent
baptisée par les physiologistes « crise climactérique », l'importance de la date de récolte. Ainsi, pour évaluer le
marquant le démarrage de profonds changements stade de maturité optimal, plusieurs paramètres variables
physiologiques). Seuls les fruits matures (« mature » en selon les variétés et les pays de production sont à
anglais) présenteront des qualités organoleptiques considérer. L’appréciation visuelle, le poids ou le diamètre
satisfaisantes une fois mûrs (« ripe »). L’avocat est un fruit des fruits et le nombre de jours après la floraison donnent
climactérique singulier : il ne peut enclencher son des informations utiles mais insuffisamment précises. La
processus de mûrissement qu’après avoir été récolté. détermination du taux de matière sèche, fortement
Ainsi, l’arbre constitue un des meilleurs moyens de corrélée à la teneur en huile, est la méthode la plus
conservation du fruit. Certaines variétés peuvent y rester couramment employée. L’évaluation du stade de maturité
plusieurs mois, en fonction de la saison. L’aptitude au peut être complétée par l’analyse de l’activité enzymati-
stockage sur l’arbre est en général très faible ou nulle que, de la conductivité électrique, des composants
pour les cultivars antillais, alors qu’elle est élevée pour les aromatiques ou précurseurs, ou encore par des tests de
hybrides, particulièrement des races guatémaltèque x dégustation après mûrissage du fruit.

Avocat — Etats-Unis — Colis de 11.34 kg


43 x 32.6 x 17.5 cm
Avocat — Europe — Colis de 4 kg Poids (g) Calibre
35 x 28.5 x 9 cm 422 28
Poids (g) Calibre 377 32
461-475 8 340 36
366-400 10 298 40
306-365 12 241 48
266-305 14 196 60
236-265 16 156 70
211-235 18 122 84
190-210 20 Conditionnement 102 96
176-189 22
156-170 24 Les avocats à indice de maturité souhaité sont triés,
146-155 26 lavés et calibrés avant d’être emballés. Chaque marché a
ses propres exigences en termes de conditionnement.

Avocat — Japon — Colis de 6 kg Avocat — Etats-Unis


43.9 x 33.1 x 11 cm Colis de 5.67 kg
Poids (g) Calibre Poids (g) Calibre
340 18 422 14
298 20 377 16
241 24 340 18
196 30 298 20
156 35 241 24
196 30
156 35

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n°159 Septembre 2008 47
MARCHE EUROPEEN

En parts des volumes et des dépenses

Les principaux produits


totales de fruits du mois en France

En % Volumes Dépenses

Pêche/nectarine 20 19

Repères Pomme 18 13
© Denis Loeillet

Abricot 10 12

Pages
La tendance des principaux produits du mois influence Avocat .............................................................................. 49
significativement la conjoncture globale du marché fruitier. Banane............................................................................. 51
Vous trouverez tous les mois dans la rubrique « Repères » Orange ............................................................................. 53
une brève analyse les concernant, avant les pages Pomelo............................................................................. 54
consacrées à une sélection d’exotiques et d’agrumes. Litchi................................................................................. 55
Mangue ............................................................................ 56
Ananas ............................................................................. 57
Fret maritime .................................................................... 58

JUIN 2008

Le marché a été sous-approvisionné. Pourtant, la pression de l’Espagne, qui


Juin 2008 / Juin 2007
disposait d’une récolte assez importante, a été sensible, sauf durant la deuxième
nectarine
Pêche/

semaine du mois, en raison d’une grève. Cependant, l’offre française a été limitée

Ò Ô
par un déficit de production de l’ordre de 20 %. Dans ce contexte, les ventes ont été

Pirx

Vol.
assez fluides et les prix soutenus.

L’approvisionnement s’est montré nettement déficitaire. D’une part, les volumes de la


Juin 2008 / Juin 2007
production française ont été limités et la campagne s’est terminée précocement cou-
Pomme

rant juin pour la plupart des opérateurs. D’autre part, l’offre de l’hémisphère Sud s’est

Ò Ô
elle aussi montrée légère. Les campagnes d’Argentine et du Chili se sont achevées
Prix

Vol.
assez tôt. L’offre a essentiellement reposé sur les derniers lots sud-africains et des
apports déficitaires de bicolores de Nouvelle-Zélande.

Les volumes disponibles ont été particulièrement limités. La production française a Juin 2008 / Juin 2007
affiché un déficit de près de 50 % en variétés précoces, qui représentent l’essentiel
Abricot

de l’approvisionnement en juin. Dans ce contexte, l’écoulement a été fluide malgré


ÒÒ ÔÔ
Prix

Vol.

des prix très soutenus.

Malgré une baisse tirant vers les normes de saison pendant le mois de juin, la Juin 2008 / Juin 2007
demande pour des navires de qualité a été suffisamment forte pour que les
maritime
Fret

armateurs et opérateurs laissent le niveau des contrats en time charter bien au-
reefers

reefers
grands

Ò Ò
petits

dessus des 100c/cbft. Bien que les prix conteneur/voyage aient également été
particulièrement élevés, les retours TCE des bateaux moins économes en carburant
n'ont été que moyens en raison du prix du gasoil deux fois plus élevé que l'année
dernière.

Remarques méthodologiques
Les statistiques figurant sur les pages suivantes sont des estimations de mises en marché en France. Elles ne sont calculées que pour les principaux pays
fournisseurs. Leur élaboration est réalisée à partir d’informations sur les arrivages hebdomadaires ou de déclarations de mises en marché d’opérateurs
représentatifs. Les chiffres figurant dans le tableau « les principaux produits » sont fournis par le CTIFL source SECODIP. Les données des pages conjoncture
ne sont proposées qu’à titre informatif et n’engagent en aucun cas la responsabilité du Cirad.

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48 Septembre 2008 n°159


MARCHE EUROPEEN

Comparatifs mensuel et annuel

Volumes Prix

juin 2008 / mai 2008

Ô–5% ÔÔ – 27 %

Avocat juin 2008 / juin 2007

Ô–9% =0%

JUIN 2008 Estimations des mises en marché en France

L ’approvisionnement s’est montré large, en particulier en


Hass. Les arrivages d’Afrique du Sud et du Pérou ont
continué de culminer durant tout le mois. Cependant, si les
Volumes

9
livraisons sud-africaines ont été conformes à la moyenne, cel-
les du Pérou ont été particulièrement importantes (+ 30 % par 8
rapport à la moyenne des deux saisons précédentes). Quel- 7
ques lots en provenance d’Espagne ont complété l’offre. Dans
ce contexte, la baisse rapide des cours initiée courant mai 000 tonnes 6
s’est poursuivie, en particulier pour les gros fruits très abon- 5
dants dans l’offre péruvienne. Le seuil des 6 euros/colis 4
(calibre 18) a été atteint en milieu de mois. Toutefois, ce mou-
3
vement s’est interrompu par la suite. Les apports sont restés
lourds, mais ont été bien anticipés par des importateurs qui 2
sont parvenus à relancer la demande grâce à de multiples 1
opérations promotionnelles. Ainsi, le cours moyen mensuel du
0
Hass affiche un niveau bas, mais relativement convenable au
vu de l’importance des volumes écoulés. O N D J F M A M J J A S
07/08 06/07 05/06
La situation difficile en Hass a déteint sur le marché du vert.
Pourtant l’approvisionnement s’est montré mesuré : les ap-
ports du Pérou ont été assez larges, mais ceux d’Afrique du Prix stade import
Sud et plus encore du Kenya sensiblement déficitaires. Toute-
fois, la demande s’est nettement ralentie au profit du Hass, en 2.8
particulier en France. Dans ce contexte, les cours ont sensible-
ment baissé en France, en particulier pour le Fuerte kenyan, 2.4
mais ont mieux résisté en Europe du Nord.
2.0
Euro/kg

1.6

1.2

0.8

0.4

0.0
O N D J F M A M J J A S

07/08 06/07 05/06

Estimations des mises en marché en France par origine


Juin Comparatif (en %) Cumul saison Comparatif saisons (en %)
En tonnes
2008 2008/2007 2008/2006 2007/2008 07-08/06-07 07-08/05-06
Pérou 2 898 +7 + 39 5 886 + 67 + 34
Espagne 439 - 62 - 54 14 153 - 14 -3
Kenya 218 - 62 - 77 2 324 - 26 - 40
Afrique du Sud 1 772 + 26 +4 4 367 + 329 + 126
Total 5 327 -9 -7 26 730 +4 +3

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n°159 Septembre 2008 49
ON RECONNAî T
LES FRUITS
DE QUALITÉ À
LEUR COURONNE

www.compagniefruitiere.com

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MARCHE EUROPEEN

Comparatifs mensuel et annuel

Volumes* Prix de référence UE**

juin 2008 / mai 2008

Ô – 14 % Ò+2%

Banane juin 2008 / juin 2007


© Denis Loeillet

Ô–4% =Ô – 1 %

* Arrivages Afrique/Antilles ** Prix Allemagne vert GlobalGap

JUIN 2008 Marché français de la banane — Indicateurs

L e marché européen est resté assez stable et relativement


satisfaisant. D’une part, l’offre globale s’est montrée d’un
niveau proche de la moyenne. Pourtant, quoique en baisse par
1.00
Prix stade im port*

0.90
rapport à mai, les arrivages de banane dollar ont été légère-
0.80
ment supérieurs à la moyenne. Les livraisons du Costa Rica ont
continué d’afficher un déficit sensible (cumul d’apports au pre- 0.70
0.60
mier semestre inférieur d’environ 7 % à celui de 2007 selon Euro/kg 0.50
notre observatoire). Cependant, les volumes colombiens sont
restés très lourds. De plus, les exportations équatoriennes, 0.40
similaires à celles de l’an passé toutes destinations confon- 0.30
dues, ont continué d’être largement dirigées vers l’UE. Toute- 0.20
fois, cet excédent a été contrebalancé par des arrivages des 0.10
Antilles redevenant déficitaires (nouveau cycle bas de produc- 0.00
tion en Martinique) et des volumes africains restant sensible- J F M A M J J A S O N D
ment inférieurs à la moyenne.
2008 2007 2006
Parallèlement, la baisse saisonnière de la demande a été légè-
rement moins marquée que les autres années. D’une part, les
températures seulement douces ont été favorables à la
consommation durant les deux premières décades. D’autre France - Prix détail
part, la concurrence des fruits de saison a été plutôt plus limitée
que la normale en raison d’un important déficit de production 1.66 1.64
1.40 1.53 1.461.49
des récoltes françaises et d’une grève ayant paralysé les expor-
tations espagnoles en début de mois.
Euro/kg

Dans ce contexte, les prix sont restés quasi stables durant tout
le mois, à un niveau très similaire à celui de 2006 et 2007.

J F M A M J J A S O N D
2008 2007 2006

Activité prom otionnelle Ratio prix détail / prix vert


30
% de magasins organisant

26
2.5
23 25 2.4
des promotions

2.1 2.0
20 21 1.9 1.8

J F M A M J J A S O N D J F M A M J J A S O N D
2008 2007 2006 2008 2007 2006

* Origine Afrique

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n°159 Septembre 2008 51
MARCHE EUROPEEN

Marché européen de la banane — Indicateurs

Comparatif (en %) Cumul saison Comparatif saisons (en %)


Juin
Principales origines en Europe

En tonnes
2008 2008/2007 2008/2006 2008 2008/2007 2008/2006

Martinique 17 941 -5 +4 68 814 - 34 - 27

Guadeloupe 3 886 +1 +2 18 158 - 23 - 13

Canaries 31 271 -3 + 18 199 407 +9 + 13

Côte d’Ivoire* 10 047 - 18 - 31 61 386 - 28 - 43

Cameroun 17 428 +1 - 26 130 622 + 13 +5

Ghana 3 934 + 32 + 109 22 658 + 53 + 305


* Hors flux conteneurs

Espagne - Evolution prix super extra Allem agne - Prix vert (GlobalGap)
0.95 0.92
0.85
1.00 0.71
Prix vert en Europe

0.94 0.73
0.90 0.93 0.65
0.62 Euro/kg
Euro/kg

0.7

J F M A M J J A S O N D J F M A M J J A S O N D
2008 2007 2006 2008 2007 2006

Allem agne Italie


1.91
1.39 1.43 1.73 1.72 1.89 1.84 1.79
1.16 1.29 1.27
1.16
Euro/kg

Euro/kg
Prix détail en Europe

J F M A M J J A S O N D J F M A M J J A S O N D
2008 2007 2006 2008 2007 2006

Royaum e-Uni Espagne


0.82 0.82
0.81 0.81 1.90 1.90
0.80
0.74 1.83 1.88 1.80 1.80
Euro/kg
£/kg

J F M A M J J A S O N D J F M A M J J A S O N D
2008 2007 2006 2008 2007 2006
Sources : Cirad, SNM, TW Marketing Consulting
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52 Septembre 2008 n°159


MARCHE EUROPEEN

Comparatifs mensuel et annuel

Volumes Prix

juin 2008 / mai 2008

ÔÔ – 30 % Ò+8%

Orange juin 2008 / juin 2007

Ô – 16 % ÒÒ + 27 %

JUIN 2008 Estimations des mises en marché en France

L ’approvisionnement, très déficitaire en mai, est remonté


sensiblement grâce au développement de la campagne de
l’hémisphère Sud, mais est resté notablement inférieur à la
Volumes

60
moyenne.
50
Les arrivages de Navel d’Afrique du Sud ont été sensiblement
supérieurs à la normale en raison d’une récolte plus généreuse 000 tonnes 40
que celle de l’année dernière et d’un arbitrage favorable au
marché communautaire au détriment notamment du marché
30
russe. Toutefois, ils sont restés relativement modérés, en parti-
culier en France, et ne se sont développés que durant la 20
deuxième partie du mois. Le complément d’offre de Navel d’Ar-
gentine a lui aussi été plus important que l’an passé, tout en 10
restant très modéré. Cependant, l’offre en provenance des ori-
gines de l’hémisphère Nord est restée très déficitaire. Les arri- 0
vages de Valencia d’Espagne ont été inférieurs d’environ 40 %
O N D J F M A M J J A S
à la moyenne. De plus, l’offre marocaine s’est elle aussi mon-
trée légère. Les volumes ont décliné rapidement dès le début 07/08 06/07 05/06
du mois, d’autant que des problèmes de tenue ont été notés sur
certaines marques.
Prix stade import
Dans ce contexte, et face à une demande de saison, les prix se
sont maintenus à un niveau très soutenu pour les marchandi- 1.0
ses de qualité.
0.9
0.8
0.7
0.6
Euro/kg

0.5
0.4
0.3
0.2
0.1
0.0
O N D J F M A M J J A S
07/08 06/07 05/06

Estimations des mises en marché en France par origine

Juin Comparatif (en %) Cumul saison Comparatif saisons (en %)


En tonnes
2008 2008/2007 2008/2006 2007/2008 07-08/06-07 07-08/05-06
Espagne 11 072 - 25 - 21 225 205 - 22 - 14
Maroc 1 047 - 42 +5 14 232 + 88 + 22
Afrique du Sud 3 614 + 5 926 + 1743 3 800 + 6 236 + 1 838
Total 15 733 - 16 -6 243 237 - 17 - 11

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n°159 Septembre 2008 53
MARCHE EUROPEEN

Comparatifs mensuel et annuel

Volumes Prix

juin 2008 / mai 2008

ÒÒÒ + 71 % Ò+6%

Pomelo juin 2008 / juin 2007


© Eric Imbert

Ò + 14 % Ò+5%

JUIN 2008 Estimations des mises en marché en France

L es volumes offerts sont revenus à un niveau moyen, après


un mois de mai très peu chargé. Les livraisons sud-
africaines se sont développées, mais sont restées inférieures à
Volumes

8
la normale, la récolte ayant été modérée et les arbitrages favo-
rables au marché russe. Toutefois, les apports argentins ont 7
été sensiblement supérieurs à la moyenne, notamment en 6
variétés à chair rose en France. Des stocks significatifs de
5
000 tonnes
Floride et quelques arrivages de Corse réservés au marché
français ont complété l’offre. 4
3
La demande s’est montrée moyenne, mais normale pour la
saison. La Floride a conservé une part significative du marché 2
en France durant une bonne partie du mois. Les ventes ont été
1
fluides et réalisées à prix fermes. Cette situation a légèrement
ralenti les sorties des autres origines. Toutefois, les opérateurs 0
sud-africains ont réussi à maintenir des prix fermes et soute- O N D J F M A M J J A S
nus compte tenu du déficit d’apport. En revanche, leurs homo-
07/08 06/07 05/06
logues argentins ont dû consentir quelques flexibilités, notam-
ment en fin de mois, en raison d’un approvisionnement plus
important et de quelques problèmes qualitatifs pour certaines
marques. Prix stade import

1.4

1.2

1.0
Euro/kg

0.8
0.6

0.4

0.2

0.0
O N D J F M A M J J A S
07/08 06/07 05/06

Estimations des mises en marché en France par origine


Juin Comparatif (en %) Cumul saison Comparatif saisons (en %)
En tonnes
2008 2008/2007 2008/2006 2007/2008 07-08/06-07 07-08/05-06
Floride 200 - - 37 295 + 20 + 147
Israël 20 - - 6 967 - 14 + 13
Turquie - - - 100 3 230 - 16 - 62
Argentine 2 635 + 51 + 28 3 408 +6 + 16
Afrique du Sud 3 839 -7 + 29 4 691 + 10 - 37
Total 6 694 + 14 + 24 55 591 + 29 + 86

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54 Septembre 2008 n°159


MARCHE EUROPEEN

Litchi — Prix sur le marché hollandais


au stade import — En euros/kg

Moyenne Moyenne
Semaines
23 24 25 26 juin juin
2008
2008 2007

Litchi 2.50 2.50


Par bateau

2.30 2.20 2.35 2.60


Thaïlande à à à à à à
3.25 3.25 2.50 2.50 2.85 3.00

JUIN 2008

E n juin, le marché européen du litchi a été relativement fluide avec des volumes peu importants. L’essentiel de l’offre était
assuré durant cette période par la Thaïlande avec des litchis égrenés soufrés acheminés par voie maritime. Quelques lots de
Chine et du Mexique complétaient ponctuellement l’offre thaïlandaise. La consommation de litchi reste marginale à cette époque
de l’année et semble même se restreindre par rapport aux années précédentes.
Comme pour 2007, l’essentiel de l’offre en au long du mois de juin. En troisième supermarchés asiatiques de la région
litchi émanait en juin de la Thaïlande. Les semaine du mois, la pression de quantités parisienne).
fruits de cette origine ont été principale- plus importantes, en regard d’une de-
En Belgique, la commercialisation du litchi
ment dirigés vers les Pays-Bas, dont les mande atone, entraînait un élargissement
de Thaïlande est restée marginale durant
opérateurs effectuaient ensuite une répar- des fourchettes de prix pratiquées. Si les
le mois de juin du fait d’une demande
tition sur les principaux marchés euro- fruits de qualité supérieure se vendaient
particulièrement réduite. Les litchis thaï-
péens. Sur le marché hollandais, les litchis toujours entre 3.50 et 4.00 euros/kg, ceux
landais se sont régulièrement vendus
de Thaïlande s’écoulaient de façon assez de qualité et de fraîcheur plus aléatoires
autour de 2.50 euros/kg, en légère pro-
fluide en première quinzaine de juin sur un s’échangeaient entre 2.80 et 3.00 euros/
gression en fin de mois à 2.75 euros/kg.
marché équilibré. L’offre peu importante kg. Comme les années antérieures, le
En toute fin de période, les premiers lots
correspondait aux nécessités d’une de- marché français recevait également des
de litchi d’Israël faisaient leur apparition
mande limitée, plutôt orientée vers les livraisons ponctuelles du Mexique et de
sur le marché belge. Ils s’écoulaient sur la
fruits de saison. Toutefois, les prix attrac- Chine. Les prix élevés demandés pour ces
base de 3.50 euros/kg.
tifs proposés ont plutôt facilité les ventes marchandises (respectivement 12 et
alors que le contexte commercial restait 6 euros/kg) limitaient considérablement En Allemagne, la vente des litchis de
peu favorable. En troisième semaine du les possibilités de vente. Au demeurant, Thaïlande est restée très limitée, à l’instar
mois, les volumes réceptionnés augmen- les premiers lots reçus en début de mois des autres pays européens. Les prix de
taient, occasionnant un tassement des n’étaient pas suivis de nouvelles livrai- vente étaient fixés autour de 3.00 euros/
cours. Ceux-ci restaient néanmoins relati- sons. Il semble toutefois que des envois kg. En seconde quinzaine du mois, il sem-
vement stables jusqu’en fin juin. de litchi de Chine se soient poursuivis, ble que la détection de doses résiduelles
mais par des circuits de commercialisation de produits de traitement, supérieures à
En France, la vente de litchi de Thaïlande
hors marché (importations directes par celles autorisées par la réglementation, ait
semble avoir été particulièrement limitée.
des commerçants approvisionnant les encore limité davantage les flux de mar-
Ces produits se sont vendus de façon
chandise de cette origine.
régulière entre 3.00 et 4.00 euros/kg tout

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n°159 Septembre 2008 55
MARCHE EUROPEEN

Mangue — Estimation des arrivages — En tonnes


semaines 2008 23 24 25 26
Par avion
Mali 60 50 50 40
Burkina Faso 15 10 5 5
Côte d’Ivoire 30 20 - -
Sénégal - - 15 30
Par bateau

Mangue Brésil 1 160 1 100 990 770


© Christian Didier

Mali 330 440 440 440


Côte d’Ivoire 1 100 660 330 330
Burkina Faso 220 220 130 110
Sénégal - - 110 440

JUIN 2008 Mangue - Brésil - Arrivages m ensuels en


Europe

E n juin, l’offre des pays ouest-africains a largement dominé 20

000 tonnes
l’approvisionnement du marché européen. L’arrêt progres-
sif des envois de Côte d’Ivoire et du Burkina Faso n’a pourtant 15
pas suffi à redynamiser le marché. Les cours restaient assez
10
stables, mais à un niveau comparable à celui de mai. Ce n’est
qu’en fin de période que les prix se redressaient légèrement, 5
alors que le Sénégal démarrait sa campagne d’exportation.
0
Juin s’est caractérisé par un livraisons de Côte d’Ivoire
approvisionnement important revalorisait les produits du Mali N D J F M A M J
alors que la demande fléchis- et du Burkina Faso sur le 07/08 06/07
sait progressivement. Les marché français. Jusque-là, ils
arrivages de Côte d’Ivoire et du trouvaient l’essentiel de leurs
Brésil se sont nettement ralen- débouchés sur les marchés Mangue - Côte d'Ivoire - Arrivages
tis, mais les fortes livraisons nord-européens, plus particuliè- m ensuels en Europe
accumulées depuis la seconde rement aux Pays-Bas. En fin de 10
quinzaine de mai ont favorisé la mois, quelques livraisons de
8
000 tonnes

formation de stocks consé- Keitt de République domini-


quents. Parallèlement, on caine complétaient l’approvi- 6
observait une diminution de la sionnement des marchés nord- 4
demande plutôt orientée vers européens. En milieu de mois
les produits de saison. Cette démarrait la campagne d’expor- 2
configuration de marché a tation de Porto Rico, avec des 0
provoqué le maintien de prix Keitt principalement dirigées A M J
moyens. La fragilité des fruits vers le marché britannique. Les
brésiliens et la dégradation de exportations de cette origine 2008 2007
la qualité de ceux de Côte vers l’Europe continentale
d’Ivoire soumis à un stockage restaient marginales.
plus ou moins long rendaient se sont écoulées très lente- a u g m en t e r. C ’ es t d a ns c e
difficile une amélioration des Le marché de la mangue avion ment. Leur stockage a entraîné contexte difficile que débutait la
cours, en dépit de la baisse des est resté difficile en juin avec une dégradation qualitative, les campagne d’exportation du
quantités réceptionnées. Le des cours relativement stables, fruits se fripant et présentant Sénégal. Ces produits, forte-
raffermissement des prix de mais d’un niveau peu élevé. une maturité excessive, ce qui ment concurrencés par ceux
vente s’est effectué à partir de Comme pour les mangues a contraint les opérateurs à des autres origines ouest-
la deuxième semaine du mois, bateau, les livraisons ont été effectuer des ventes de déga- africaines, trouvaient difficile-
mais seulement de façon conséquentes et nettement gement à bas prix pour tenter ment leur place sur un marché
diffuse et ponctuelle. Ce n’est supérieures à la demande. Les d’assainir le marché. Ce net- engorgé. Quelques lots ponc-
réellement qu’en fin de mois envois à un rythme soutenu de toyage du marché s’est réalisé tuels de Keitt de République
que l’amoindrissement des Côte d’Ivoire et du Mali se sont progressivement jusqu’en dominicaine et de Sindhri du
volumes disponibles se tradui- accumulés, entraînant la deuxième quinzaine du mois où Pakistan complétaient l’approvi-
sait par un raffermissement des formation de stocks. Ces les pri x se raffermiss aient sionnement en deuxième partie
cours. La nette diminution des importantes quantités de fruits légèrement sans pour autant du mois.

Mangue — Prix au stade import — En euros


Semaines 2008 23 24 25 26 Moyenne juin 2008 Moyenne juin 2007
Par avion (kg)
Mali Amélie 2.50 2.20-2.30 - 2.35-2.40 2.20-2.50
Mali Valencia 2.00-2.50 2.00-2.50 2.00-2.50 - 2.00-2.50 nc
Mali Kent 2.00-3.00 2.00-3.00 2.50-2.80 2.80-3.50 2.30-3.05 2.35-3.90
Burkina Faso Amélie 2.00-2.50 - - - 2.00-2.50 nc
Burkina Faso Kent 2.00-3.00 2.00-3.00 2.50-2.60 - 2.15-2.85 2.70-3.20
Côte d’Ivoire Kent 3.00-3.50 3.00-3.50 2.80-3.50 2.80-3.50 2.90-3.50 3.50-4.00
Sénégal - - 4.00 3.80-4.00 3.90-4.00 3.50-3.90
Par bateau (colis)
Côte d’Ivoire Kent 3.50-4.50 3.50-4.50 3.50-4.50 4.00-4.50 3.60-4.50 2.25-3.10
Mali Kent/Keitt 3.50-4.00 3.50-4.00 3.50-4.50 4.00-4.50 3.60-4.25 3.10-3.75
Burkina Faso Kent 3.00-3.50 3.50-4.00 3.50-4.50 4.00-4.50 3.50-4.10 2.80-3.50
Sénégal Kent - - - 5.00-5.50 5.00-5.50 nc

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56 Septembre 2008 n°159


MARCHE EUROPEEN

Ananas — Prix stade import

En euros Min Max

Par avion (kg)

Cayenne lisse 1.60 1.85


Victoria 2.50 3.50
Ananas
© Denis Loeillet

Par bateau (colis)

Cayenne lisse 5.00 8.00


Sweet 4.50 7.50

JUIN 2008

J uin a été particulièrement difficile pour les opérateurs de la filière ananas. L’arrivée sur le marché de volumes importants de
Sweet en provenance d’Amérique latine, alors que la demande était orientée vers les fruits de saison, a considérablement
perturbé les ventes tout au long du mois. La situation n’a pas été meilleure pour l’ananas avion car la trop grande hétérogénéité
de l’offre, alliée à une demande très faible, n’a pas permis l’écoulement de volumes dans l’ensemble assez réduits. Le retour des
fruits de saison a eu un effet encore plus dévastateur sur le marché du Victoria qui s’est traduit par un désintérêt pour les petits
exotiques en général et pour le Victoria en particulier.

L’augmentation tant annoncée des volu- Sur le marché du Cayenne, l’offre n’a réduite en volume a également connu des
mes en provenance d’Amérique latine cessé de décliner tout au long du mois. soucis de qualité. Une bonne partie des
s’est finalement produite dès le début du Les lots réceptionnés étaient tellement lots réceptionnés étaient soit surmatures
mois. Sans être excessifs, ils étaient réduits que le Cayenne se positionnait sur soit très ternes, ce qui ne facilitait pas leur
néanmoins importants pendant les deux un créneau de niche. L’offre en Sweet, qui écoulement.
premières semaines et connaissaient un affichait des cours aussi bas que ceux du
repli au cours deux dernières. Les volu- Cayenne, exerçait une pression supplé- La situation de l’ananas avion n’a pas été
mes de Sweet réceptionnés au cours de la mentaire. Certains opérateurs dont les meilleure. L’offre était non seulement très
première quinzaine ont considérablement ventes se faisaient exclusivement en réduite, mais aussi de qualité irrégulière.
pesé sur un marché où la demande était France annonçaient des cours supérieurs Les consommateurs préféraient les fruits
très orientée vers les fruits de saison. Le à ceux donnés ci-dessous. La confirma- de saison disponibles en quantité et à bas
déséquilibre de l’offre compliquait la situa- tion, dès la deuxième semaine, de la ré- prix. Même les lots de « pains de sucre »
tion. Il s’agissait pour l’essentiel de petits duction de l’offre latino-américaine n’a pas du Bénin, habituellement très réguliers en
calibres qui ne correspondaient pas à la eu l’effet positif escompté sur les cours, qualité, perdaient tout attrait et peinaient à
demande. Les opérateurs n’ont pas eu bien au contraire. En effet, la deuxième se vendre au-delà de 1.90 euro/kilo en fin
l’opportunité de se tourner vers les mar- quinzaine a été encore pire pour les opé- de mois.
chés extérieurs pour évacuer leurs fruits et rateurs et s’est résumée à la gestion des
se sont retrouvés saturés. Dès la première stocks. En l’absence de demande, le mar- Le Victoria a connu une situation encore
semaine, les marchés nord-européens ché a eu beaucoup de mal à s’en débar- plus désastreuse. Aux problèmes de quali-
affichaient des prix extrêmement bas. A rasser. Tout au long de cette quinzaine, té, il faut ajouter également un désintérêt
cela il faut ajouter une politique de prix les prix étaient très ouverts, certains complet pour ce petit exotique. Si les fruits
très agressive des grandes marques (Del même très bas (inférieurs souvent à 4.5 de la Réunion et de Maurice restaient les
Monte, Dole) qui, dès la deuxième se- euros/colis). A la fin du mois, le marché plus importants, avec parfois des lots à
maine, proposaient leurs fruits à des ni- restait engorgé et, malgré des volumes problèmes écoulés à des prix dérisoires
veaux bien inférieurs à leurs prix habi- attendus d’Amérique latine prévus à la (0.50 à 1.00 euro/colis), de nombreux
tuels. Alors que des stocks se consti- baisse, les cours ne semblaient pas re- opérateurs envisageaient de suspendre
tuaient, les cours ont commencé à chuter. monter pour autant. Au cours de cette leur approvisionnement de Victoria, sur-
quinzaine, l’offre en Cayenne déjà très tout en provenance de Maurice.

Ananas — Prix en euros stade importation en France — Principales origines


Semaines 2008 23 24 25 26
Par avion (kg)
Cayenne lisse Bénin 1.75-1.85 1.75-1.85 1.70-1.80 1.65-1.80
Cameroun 1.75-1.85 1.75-1.85 1.70-1.80 1.65-1.80
Côte d’Ivoire 1.75-1.85 1.75-1.85 1.75-1.80 1.70-1.80
Ghana 1.60-1.70 1.60-1.70 1.60-1.75 1.60-1.75
Victoria Côte d’Ivoire 3.00 3.00 3.00 2.50-3.00
Ghana 3.00 3.00 3.00 2.50-3.00
Réunion 3.00-3.40 3.00-3.40 3.00-3.40 3.00-3.50
Maurice 3.00-3.20 3.00-3.20 3.00-3.20 2.50-3.00
Afrique du Sud 3.00 3.00 3.00 2.50-3.00
Par bateau (colis)
Cayenne lisse Côte d’Ivoire 6.00-8.00 6.00-8.00 5.00-7.00 5.00-8.00
Sweet Côte d’Ivoire 6.50-7.50 5.50-7.50 5.00-7.00 4.50-6.00
Cameroun 6.50-7.50 5.50-7.50 5.00-7.00 4.50-6.00
Ghana 6.50-7.50 5.50-7.50 5.00-7.00 4.50-6.00
Costa Rica 5.50-7.00 5.00-7.00 5.0-6.000 4.50-6.00

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n°159 Septembre 2008 57
MARCHE EUROPEEN

Marchés spots — Moyennes mensuelles

US$cents/cubic foot
Grands reefers Petits reefers
x 30 jours

Fret Juin 2008 94 101

Juin 2007 59 71

maritime Juin 2006 27 43

JUIN 2008 Évolution du marché par semaine

M algré une baisse tirant vers les normes de saison pendant


le mois de juin, la demande pour des navires de qualité a
été suffisamment forte pour que les armateurs et opérateurs
Grands reefers (450 000 cuft)

laissent le niveau des contrats en time charter bien au-dessus 200 2008

days
perx 30 jours
2007
des 100c/cbft. Bien que les prix conteneur/voyage aient égale-
2006
ment été particulièrement élevés, les retours TCE des bateaux 150
moins économes en carburant n'ont été que moyens en raison du
prix du gasoil deux fois plus élevé que l'année dernière. / Cubft
100
/ Cubft
Bien que les volumes de banane jouissantes, il y a de très bonnes
d'Équateur aient été plus réduits, raisons de craindre que l'année
Cents

le Rio de la Plata et le Golfe du prochaine soit bien pire. Le prix 50


Cents

Mexique ont bénéficié d'une élevé du carburant, les marchés


demande satisfaisante de la qui ne veulent ou ne peuvent pas
USUS

Russie et de l'est de la Méditer- absorber les augmentations et le 0


ranée. Il serait juste de préciser prix élevé de l'acier sur le sous- 1 5 9 13 17 21 25 29 33 37 41 45 49
qu'il n'y a jamais eu plus de cinq continent indien ont déjà provo-
Weeks //Source:
Semaine Source :Reefer
ReeferTrends
Trends
navires disponibles en même qué la démolition de 8.5 millions
temps dans la zone du Canal. Le de cbft de capacité depuis le
H1 moyen pour 2008 pour les début de l'année. Et dans ce qui Petits reefers (330 000 cuft)
navires plus importants est pres- commence à ressembler à un
que exactement 100c/cbft, un scénario réaliste, la capacité en
2008
days

peu plus que la moyenne de reefers spécialisés pourrait dimi- 200


x 3030jours

2007. Deux questions se po- nuer dans les cinq ans à venir 2007
2006
sent : comment réagira le mar- jusqu'à 50 % ! Cette prévision
ché pendant le reste de l'année est basée sur l'âge actuel de la
150
Cubftper

et quel sera l'impact sur les taux flotte de reefers et sur l'hypo-
Cents/ /Cubft

TC ? La faible production de thèse assez réaliste d'une durée 100


banane en Équateur et le prix vie de 25 ans pour un navire.
élevé du carburant d'une part et Que se passe-t-il si la capacité
50
USCents

la perspective de marchés bana- est moindre ? Les conséquences


niers atones en Méditerranée et d'une limitation du commerce
en Mer Noire pendant l’été d'au- mondial des reefers ou de sa 0
US

tre part laissent penser qu'il est réduction en raison de la disponi-


fort probable que les navires plus bilité de reefers spécialisés et/ou 1 5 9 13 17 21 25 29 33 37 41 45 49
anciens seront rapidement dé- de porte-conteneurs seront res- Weeks / Source:
Semaine / Source Reefer
: ReeferTrends
Trends
sarmés ou vendus à la ferraille senties surtout par les pays en
plutôt que de prendre le risque voie de développement, soit
de continuer à les faire naviguer. parce qu'ils ne pourront pas pêche sont engagés dans la et sans précédent et il est difficile
A moins que la demande de expédier de produits, soit parce pêche au thon à la ligne traî- d'en prédire les conséquences.
l'industrie de la volaille aux États- qu'ils ne pourront pas payer le nante en haute mer. Les bateaux La raison en est que les change-
Unis ou du commerce des agru- prix ! Cette situation a déjà com- de pêche de ces trois pays et de ments majeurs en cours sont
mes en Argentine, secteurs qui mencé : fin juin, des opérateurs Taïwan forment pratiquement plutôt de l'ordre de variables
semblent mieux capables de de bateaux engagés dans la 90 % de cette flottille et jusqu'à macro que micro qui influencent
supporter une augmentation de pêche au thon au Japon, en 30 % de la flottille de bateaux l'offre et la demande de capacité
coûts, puissent compenser la Chine, en Corée du Sud et à pêchant à la ligne ont suspendu reefer. Reste à voir quels im-
différence. Pour les affrètements Taïwan se sont mis d'accord leurs opérations ! Sans vouloir pacts ces changements auront
à long terme, les opérateurs pour cesser leurs activités pen- exagérer, on a le sentiment gran- dans la gestion journalière du
pourraient bien commencer à dant plusieurs mois à cause de dissant que le commerce mon- transport reefer.
tirer la sonnette d'alarme. Si les l'augmentation des prix du carbu- dial des reefers est sur le point
nouvelles ne sont déjà pas ré- rant. Quelque 1 200 bateaux de de changer de façon significative

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58 Septembre 2008 n°159


PRIX DE GROS EN EUROPE — JUIN 2008

Prix de gros en Europe


Juin 2008
UNION EUROPEENNE — EN EUROS
Allemagne Belgique France Pays-Bas UK
ANANAS Avion CAYENNE LISSE CAMEROUN kg 1.90
GHANA kg 1.50 1.75
VICTORIA AFRIQUE DU SUD Carton 10.50 12.50 10.75
MAURICE Carton 13.00 10.00
REUNION kg 4.00
Bateau MD-2 COSTA RICA Carton 6.25 7.00 6.70 8.38
COTE D'IVOIRE Carton 6.75
PANAMA Carton 5.50

AVOCAT Avion TROPICAL BRESIL Carton 12.00


Bateau ETTINGER PEROU Carton 5.50
FUERTE AFRIQUE DU SUD Carton 6.25 5.25 5.50
KENYA Carton 4.25
PEROU Carton 5.25
HASS AFRIQUE DU SUD Carton 5.75
KENYA Carton 4.75
PEROU Carton 5.50 5.50 5.38 6.50
NON DETERMINE AFRIQUE DU SUD Carton 6.31
KENYA Carton 5.05
PEROU Carton 7.58
PINKERTON AFRIQUE DU SUD Carton 6.00

BANANE Avion PETITE COLOMBIE kg 6.50 6.00


EQUATEUR kg 4.26
ROUGE EQUATEUR kg 5.50
Bateau PETITE COLOMBIE kg 2.30
EQUATEUR kg 1.75

CARAMBOLE Avion MALAISIE kg 4.01 4.32 5.00 4.14 4.32


Bateau MALAISIE kg 3.14 2.57 2.70

DATTE Bateau MEDJOOL AFRIQUE DU SUD kg 7.10


ISRAEL kg 8.20 6.75 5.94
NON DETERMINE ISRAEL kg 3.40 2.38
TUNISIE kg 1.80 1.31

GINGEMBRE Bateau CHINE kg 0.91 0.95 1.18


THAILANDE kg 1.15 1.50 1.28 1.02

GOYAVE Avion BRESIL kg 4.00 4.67


THAILANDE kg 5.33

GRENADILLE Avion JAUNE COLOMBIE kg 6.13 7.30 6.20 6.50


VIOLETTE AFRIQUE DU SUD kg 5.50 5.25 6.50
KENYA kg 4.50 4.27
ZIMBABWE kg 5.25 5.41 4.69

IGNAME Bateau BRESIL kg 2.00


GHANA kg 1.20 1.13

KAKI Avion AFRIQUE DU SUD kg 2.47 1.90

KUMQUAT Avion AFRIQUE DU SUD kg 4.50 4.44


ISRAEL kg 5.05
ZIMBABWE kg 4.25

LIME Avion MEXIQUE kg 3.60


Bateau BRESIL kg 0.55 1.00 1.16 0.78 1.11
MEXIQUE kg 0.94 1.15 1.00 1.17

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n°159 Septembre 2008 59
PRIX DE GROS EN EUROPE — JUIN 2008

UNION EUROPEENNE — EN EUROS


Allemagne Belgique France Pays-Bas UK
LITCHI Avion THAILANDE kg 6.00
Bateau THAILANDE kg 2.88 2.38 2.84

LONGAN Avion THAILANDE kg 7.80

MANGOUSTAN Avion INDONESIE kg 6.40


THAILANDE kg 8.00

MANGUE Avion AMELIE MALI kg 2.25


KENT MALI kg 2.80 2.60
SENEGAL kg 3.00
NON DETERMINE COTE D'IVOIRE kg 2.29
NAM DOK MAI THAILANDE kg 5.27
NGOWE KENYA kg 3.25
Bateau AMELIE MALI kg 1.25
ATKINS BRESIL kg 1.13 1.07
KEITT GUINEE kg 1.18
PEROU kg 1.33
KENT COTE D'IVOIRE kg 1.25 1.13
SENEGAL kg 1.25
NON DETERMINE BRESIL kg 1.35
PALMER BRESIL kg 2.00

MANIOC Bateau COSTA RICA kg 1.45 1.28

NOIX DE COCO Bateau COTE D'IVOIRE Sac 13.75 7.50 6.88 11.68
REP. DOMINICAINE Sac 7.50 10.88 10.10
SRI LANKA Sac 8.75

PAPAYE Avion FORMOSA BRESIL kg 2.88


NON DETERMINE BRESIL kg 2.29 3.10 2.78 2.15
JAMAIQUE kg 2.53
Bateau BRESIL kg 1.85 1.75
COTE D'IVOIRE kg 1.71
MALAISIE kg 1.52

PATATE DOUCE Bateau AFRIQUE DU SUD kg 1.30


BRESIL kg 1.00
ETATS UNIS kg 1.17 1.42
ISRAEL kg 1.25

PHYSALIS Avion PRE-EMBALLE COLOMBIE kg 5.46 7.50 6.04 5.78


THAILANDE kg 6.31
Bateau COLOMBIE kg 3.74 4.79

PITAHAYA Avion JAUNE COLOMBIE kg 9.20 6.75


EQUATEUR kg 6.80
ROUGE THAILANDE kg 5.67
VIETNAM kg 6.60 5.83

PLANTAIN Bateau COLOMBIE kg 1.20


COSTA RICA kg 0.79
EQUATEUR kg 0.77 0.95

RAMBOUTAN Avion INDONESIE kg 6.25


VIETNAM kg 6.95

TAMARILLO Avion COLOMBIE kg 5.60 5.80 5.60

Note : selon calibre

Ces prix ont été calculés à partir d'informations mensuelles transmises par le Market News Service du Centre de Commerce International de l'ONU à Genève.
Market News Service (MNS), Centre du Commerce International, CNUCED/OMC (CCI), Palais des Nations, 1211 Genève 10, Suisse
T. 41 (22) 730 01 11 / F. 41 (22) 730 09 06

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60 Septembre 2008 n°159


AVIS DE MARCHE
Fournitures du matériel pour l’équipement de la station
d’emballage à la CDC – ATF 2002

La Cameroon Development Corporation (CDC) envisage d’attribuer un marché de fournitures pour l’équipement de la station d’emballage de
Pungo, sur un financement de l’Union Européenne – Ligne Budgétaire B7 – 8710, dans le cadre du programme d’Assistance Technique et
Financière au secteur bananier Convention N° B7-8710/856/31.
Le dossier d’appel d’offres peut être obtenu à l’adresse suivante :
Direction Générale
Cameroon Development Corporation
PMB Limbe
République du CAMEROUN
Tél : (00237) 33 33 22 51 / Fax : 33 43 17 46
Et également à l’adresse Internet suivante : tibap@yahoo.com
La date limite de remise des offres est fixée au 27 novembre 2008.

ANNULATION D’UN APPEL D’OFFRES DE FOURNITURES


Equipement d’une station d’emballage / ATF 2002

1. Référence de publication
FRuiTROP — Edition N°156
2. Date de publication
Mai 2008
3. Programme
Assistance Technique et Financière au secteur bananier Convention N° B7-8710/856/31.
4. Pouvoir adjudicateur / administration contractante
Cameroon Development Corporation (CDC) / Bota - Limbe
5. Autres renseignements
Une nouvelle procédure d’appel d’offres pour le présent projet est en cours de publication.

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