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Génération entrepreneur

EXTRAIT DE PRESSE
- HEBDOMADAIRE -

CENTRE D´AFFAIRES REGIONAL ANOSY (CARA)


En face de BNI Bazaribe
Fort-Dauphin 614-MADAGASCAR
cara.anosy@gmail.com
+(261) 34 05 146 03
SOMMAIRE
I-ECONOMIE AGRICOLE ET ENVIRONNEMENT ............................................................................................. - 2 -
1 - Dégradation de l’environnement : Environ 200 ha de forêt de mangrove transformés en charbon .... - 2 -
2 - Nature : Environ 125 milliards USD par an de services fournis ............................................................... - 2 -
II-DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE ET SOCIALE ......................................................................................... - 3 -
1 - Tosika Fameno : 39 802 ménages bénéficiaires à Antananarivo ............................................................. - 3 -
2 - Gestion de Crise par le Gouvernement : Un cadre d’évaluation des actions, proposé par les
économistes....................................................................................................................................................... - 4 -
3 - Commune Ampitatafika : La fondation HV offre des PPN aux habitants ................................................ - 5 -
4 - MEAH : Des infrastructures sanitaires pour le CEG Antehiroka.............................................................. - 5 -
5 - Secteur industriel : Dix nouvelles PMI seront créées cette année ......................................................... - 5 -
6 - Enseignement supérieur : 4 300 étudiants bénéficiaires de Vatsy à Toamasina ................................... - 6 -
7 - Corée du Sud : 4 tonnes d’équipements médicaux pour Madagascar .................................................... - 6 -
8 - Aide face au coronavirus : Les Emirats arabes unis rallongent la liste des bienfaiteurs venant en aide à
Madagascar ........................................................................................................................................................ - 7 -
9 - Ministère de la Jeunesse et des Sports : 3 gymnases et 2 piscines olympiques à construire cette
année .................................................................................................................................................................. - 8 -
10 - ESTI : Un programme de bourses pour les jeunes défavorisés ............................................................ - 8 -
III-FINANCEMENT ET COOPERATION ............................................................................................................. - 9 -
1 - Projet jeunes et sports : 70 millions d’ariary à la clé ! .............................................................................. - 9 -
2 - Ravinala Airports : Aide à l’Orphelinat Felana Maitso ........................................................................... - 10 -
3 - Madagascar – AFD : Un financement de 20 millions d’euros pour l’amélioration des conditions
carcérales ......................................................................................................................................................... - 10 -
4 - CUA : Partenariat avec le BIANCO............................................................................................................ - 11 -
5 - PIAA et Projet Lalankely : Des matériels roulants de l’AFD pour appuyer les projets d’assainissement -
11 -

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I-ECONOMIE AGRICOLE ET ENVIRONNEMENT

1 - Dégradation de l’environnement : Environ 200 ha de forêt de mangrove transformés en charbon

La forêt de mangrove est complètement détruite.


Douze charbonniers en provenance de la partie Sud de l’île sont arrêtés à Ampaipaika dans la commune rurale
d’Agnorotsanga, dans le district d’Ambanja.
Une situation alarmante face à une dégradation de l’environnement. C’est ce qui se passe à Ampaipaika,
“Fokontany” Andranomody, dans la commune rurale d’Agnorotsanga, district d’Ambanja, dans la région de DIANA.
En effet, environ 200 ha de forêt de mangrove ont été détruits par des migrants en provenance du Sud de
Madagascar dans cette commune rurale en vue d’une transformation en charbon. C’est le constat de la société
civile CRADES accompagnée par l’équipe de la direction régionale de l’Environnement et du Développement
Durable de DIANA et des éléments de la force de l’ordre, qui ont effectué une descente sur terrain depuis ces
derniers jours.
2000 sacs de charbon. En outre, plus de 200 sacs de charbon de bois de mangrove y ont été découverts, sans
compter les troncs d’arbre coupés qui sont empilés pour alimenter les foyers. « Si l’on évalue ces stocks, cela
permettrait de fabriquer à peu près 2 000 sacs de charbon », selon les explications du représentant de la société
civile CRADES. Toutes les parties prenantes se sont ainsi mobilisées pour mettre un terme à cette hémorragie de
nos ressources naturelles. Douze charbonniers clandestins ont été ainsi arrêtés à Ampaipaika suite à cette
descente sur terrain. Ils font maintenant l’objet d’enquête. Rappelons qu’une centaine de personnes qui migrent
dans cette commune rurale d’Agnorotsanga ont menacé la population locale et l’association qui gère l’aire protégée
marine et côtière dans cette localité. Certaines d’entre elles sont parmi les douze charbonniers capturées par les
éléments de la force de l’ordre, d’après toujours les sources locales.
Réseau. Par ailleurs, la direction régionale de l’Environnement et du Développement Durable de DIANA a ordonné
le démantèlement du réseau du commerce illicite de charbon de bois de mangrove. En fait, les charbonniers
vendent à 6000 ar le sac de charbon de bois de mangrove aux collecteurs. Le coût de transport au départ de ce
site jusqu’à Nosy-Be, la principale destination de ce produit, s’élève à 2 500 ar. En revanche, le prix d’un sac de
charbon auprès des consommateurs peut atteindre entre 11 000 ar à 12 000 ar, voire même jusqu’à 20 000 ar
dans l’île aux Parfums, a-t-on appris.
Navalona R.
Midi Madagasikara
Jeudi 4 juin 2020

2 - Nature : Environ 125 milliards USD par an de services fournis

Madagascar figure parmi les champions du monde de la biodiversité.


Madagascar célébrera ce jour la Journée Mondiale de l’Environnement. Le thème de la biodiversité sera au cœur
des discussions, sous le slogan du « temps de la nature ».
Depuis le 18 mai jusqu’au 30 juin 2020, différentes ONG se sont mobilisées pour lancer une campagne de
communication sur la nature, et ce, sous la direction du ministère de l’Environnement et du Développement Durable
dans le but de renouveler les engagements pour l’environnement. On peut citer, entre autres, la Conservation
Internationale (CI), la Fondation pour les Aires Protégées et la Biodiversité de Madagascar (FAPBM), la Fondation
Tany Meva, Madagascar National Parks (MNP), Wildlife Conservation Society (WCS) et World Wide Fund (WWF).
Ce mois-ci est baptisé le « mois de la Nature », pendant lequel, des héros de la Nature qui se battent pour sauver
la planète, seront présentés. Un décor de photo de profil Facebook spécial « mois de la Nature » est également
disponible à compter de ce jour. Force est de remarquer que la nature fournit des services d’une valeur d’environ
125 milliards de dollars par an, à l’échelle mondiale, d’après le rapport de Planète Vivante 2018.
Dans la même foulée, elle contribue à garantir un apport d’air frais, d’eau propre et de nourriture, sans oublier la
production d’énergie et la fabrication de médicaments, et bien d’autres produits et matières, au profit des économies
du monde. Cependant à Madagascar, la biodiversité est à haut risque avec sa disparition à un rythme alarmant.
Les pressions dues aux activités humaines telles que la déforestation, la pollution, la surpêche, le changement

-2-
climatique et le braconnage, en sont les principales raisons. Ces temps-ci, ces pressions notamment sur les Aires
Protégées prennent de l’ampleur à cause des mesures de confinement pour éviter la propagation du COVID-19
dans le pays. Le taux de criminalité environnementale n’a ainsi cessé d’augmenter. Il y a entre autres, la
recrudescence des feux de brousse, du braconnage, de la corruption pour les exploitations illégales des ressources
naturelles, qui ont été dénoncées par l’Alliance Voahary Gasy.
Face à cette situation, de nombreux pays dans le monde, y compris Madagascar, effectueront une mobilisation en
ligne pour la Nature afin de marquer la célébration de la JME, et ce, malgré la crise sanitaire liée au covid-19. En
outre, les internautes sont invités à partager sur les réseaux sociaux des vidéos amateurs tout au long du mois
pour montrer que, chacun peut s’engager à protéger l’environnement avec les moyens dont il dispose, via le
hashtag #HoT Voahary et #Connect2Earth. Ces vidéos seront collectées par l’équipe du ministère de
l’Environnement et du Développement Durable à travers les réseaux sociaux. Et une compilation sera montée et
diffusée sur les réseaux sociaux ainsi que sur la chaîne de télévision nationale. « C’est l’année où, plus que jamais,
le monde peut signaler une forte volonté pour un cadre mondial qui “fléchira la courbe” sur la perte de la biodiversité,
au profit des humains et de toute forme de vie sur Terre. Nous sollicitons ainsi la solidarité et la coopération à tous
les niveaux. Unissons nos forces car c’est la seule garantie d’un avenir commun, pour vivre en harmonie avec la
nature », a déclaré le ministre de tutelle, Baomivotse Vahinala Raharinirina.
Navalona R.
Midi Madagasikara
Vendredi 5 juin 2020

II-DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE ET SOCIALE

1 - Tosika Fameno : 39 802 ménages bénéficiaires à Antananarivo

Distribution du Tosika Fameno à Ambatolampy Tsimahafotsy.


Le paiement du Tosika Fameno est achevé pour la Commune urbaine d’Antananarivo (CUA). 9.876 plaintes ont
été déposées, dont 7.478 ont été vérifiées et traitées tandis que les 2.398 restantes sont en cours de traitement.
40 000 ménages du IIe, IIIe et Ve arrondissements de la commune urbaine d’Antananarivo ont été prévus pour
être bénéficiaires de la récente vague du Tosika Fameno. Un plan d’urgence sociale – qui n’est autre qu’une
restructuration du programme existant – mis en place par l’Etat malgache avec des appuis techniques et financiers
de ses partenaires pour aider les familles vulnérables à mieux faire face à la situation de crise sanitaire et sociale
que traverse actuellement le pays. Ainsi, sur 40.000 bénéficiaires prévus, 39.802 ménages de la capitale malgache
ont reçu le paiement de leurs Tosika Fameno d’après un document émanant du Fonds d’Intervention pour le
Développement ou FID. Une initiative mise en œuvre par le FID, le Programme Alimentaire Mondial (PAM), le
PNUD ou Programme des Nations Unis pour le Développement et d’autres partenaires. Par ailleurs, « les
paiements sont en cours pour Toamasina, Fianarantsoa et les communes environnantes d’Antananarivo ».
Nécessité. L’importance de la protection sociale a été démontrée par la situation de crise actuelle. Des milliers de
familles se sont retrouvées sans ressource du jour au lendemain. Avec la déclaration du confinement total du
dimanche dernier par exemple, la région Atsinanana se retrouve actuellement dans une situation inconfortable.
Des familles entières vont devoir faire face à des situations difficiles voire critiques. Si l’on s’en tient toujours au
document fourni par le Fonds d’Intervention pour le Développement, 42.000 ménages répartis dans deux
communes et 150 fokontany sont prévus bénéficier du Tosika Fameno à Toamasina I et II. Le même document
faisant également savoir que 47.377 ménages sont actuellement pré-enregistrés. Soit 5.377 ménages de plus que
prévus. Par ailleurs, Fianarantsoa devrait compter 22.836 bénéficiaires si l’on s’en tient toujours aux informations
partagées par le FID. Madagascar semble n’être pas tiré d’affaire. Avec la hausse continuelle du nombre des
nouveaux cas, la fin de la crise est encore loin pour les Malgaches. Une fin qui risque d’être le début d’une autre
crise.
José Belalahy
Midi Madagasikara
Mardi 2 juin 2020

-3-
2 - Gestion de Crise par le Gouvernement : Un cadre d’évaluation des actions, proposé par les
économistes

Le régime, coincé entre la crise sanitaire et la crise économique, doit optimiser ses ressources pour faire face à
une double crise de légitimité économique et sociale, selon les économistes Mamisoa Fredy Andriamalala et Rado
Ratobisaona. Interview croisée.
Midi-Madagascar (MM). D’où est née cette idée de proposer une méthodologie pour évaluer la performance du
Gouvernement dans la lutte contre le Covid-19 et le redressement économique et social ?
Mamisoa Fredy Andriamalala (MFA). Il s’agit d’une initiative menée en tant qu’acte citoyen fondé sur le contrôle
participatif des gouvernants, exercé par les gouvernés. Le cadre d’évaluation a été concocté par ma personne –
Fredy Andriamalala, Consultant, Professeur des Universités et Chercheur spécialisé dans les Sciences Politiques,
l’Économie et la Politique de développement – en collaboration avec l’économiste le Dr Rado Ratobisaona, ancien
PCA du CREM (Cercle de Réflexion des Économistes de Madagascar).
Au vu du contexte actuel, l’amélioration du fonctionnement de l’Etat dans la gestion de la crise de Covid-19, c’est-
à-dire l’accroissement de l’efficacité du Gouvernement dans la lutte contre ce fléau est le moyen pertinent pour
rétablir la légitimité de l’Etat vis-à-vis de la population et des acteurs économiques. Pour ce faire, le président de
la République, qui ne cesse de multiplier ses efforts, devrait évaluer les actions gouvernementales. Cette évaluation
est un outil de Management public. La méthodologie que nous proposons vise à aider le Président et le
Gouvernement à se rapprocher des citoyens qui exercent une pression de plus en plus accrue, dans le dessein
d’améliorer la gestion des affaires publiques.
MM. A quoi serviront les résultats de l’évaluation ?
MFA. L’évaluation de la performance du gouvernement semble sujette à controverse pour le Régime, l’opposition
et les partenaires internationaux.
Pour les partenaires internationaux, l’aide et le financement accordés sont conditionnés par la performance
quantifiable du Gouvernement des pays récipiendaires de leurs aides. En cas de performance négative, ils
prennent des sanctions unilatérales qui se traduisent par une diminution de l’aide et le report des dates de
déblocage des fonds.
Quant à la population, l’évaluation de la performance du gouvernement est souvent fondée sur les critères
Réalisations et Résultats palpables à court terme. Si l’évaluation est négative, elle s’efforce à tout prix, avec l’aide
de la société civile, de discréditer le Gouvernement en demandant un remaniement ou un changement du
Gouvernement.
Pour le président de la République, son jugement sur l’efficacité des actions du Gouvernement est à la fois
conditionné par l’aspect relationnel avec les membres du gouvernement, d’une part et la performance positive de
chaque département ministériel, d’autre part. En cette période de crise, la décision du président de la République
devrait se baser sur la légitimité et la crédibilité des critères de performance du Gouvernement.
MM. Quel type de collaborateurs scientifiques permettrait d’accroître la performance du Gouvernement ?
Rado Ratobisaona (RR). La présence des techniciens bardés de diplômes de haut niveau ne n’est pas
nécessairement synonyme de Manager Public performant car connaissance ne rime pas toujours avec compétence
« capacité à tenir un poste ». Il incombe au président de la République d’identifier les collaborateurs de bonne
volonté intègres et performants car il en existe plusieurs types. On peut citer le « Collaborateur dans sa tour d’ivoire
» qui cherche à appliquer la « science pure » et s’intéresse avant tout à l’aspect esthétique de ses conseils, théories
et discours sans tenir compte la réalité exacte ; le « Collaborateur-Astronome » qui se considère comme un
observateur objectif et neutre, à l’extérieur de la réalité ou problème à résoudre. Comme l’astronome qui n’est pas
responsable du mouvement des étoiles et qui n’assume pas aucune responsabilité quant aux conséquences de
ses conseils et prévisions ; le « Collaborateur-technocrate pure » qui possède des conseils et modèles globaux
d’action et cherche à imposer et adopter ses idées sans modification ; et le « Collaborateur et Manager-Public
pragmatiques » qui sont capables d’entretenir des dialogues et relations mutuelles dialectiques dans différents
domaines d’intervention. Ce sont des Légitimateurs et Propagandistes Scientifiques de la politique
gouvernementale. Ils sont capables de prévoir les conséquences positives et les retombées négatives des
décisions que le président de la République a pris ou va prendre pour accélérer le développement. Bref,

-4-
Madagascar a besoin de nouvelles formes de Management des Politiques publiques en identifiant des vrais
technocrates pragmatiques-Managers publics performants ayant une vision semblable à celle du président de la
République pour accroître la performance de son gouvernement et rendre par la suite Madagascar un nouveau
pays émergent.
Recueillis par Antsa R.
Midi Madagasikara
Mardi 2 juin 2020

3 - Commune Ampitatafika : La fondation HV offre des PPN aux habitants

(Photo : Princy)
Samedi 30 mai, la délégation de la fondation HV est venue remettre des produits de première nécessité aux
habitants de la commune d’Ampitatafika qui compte treize quartiers. Selon le responsable de la fondation, Caroline
Ratsimba, il s’agit d’une aide qui entre dans le cadre de la lutte contre la Covid-19. Notons que cette fondation et
le groupe UCODIS apportent depuis toujours leur contribution à la commune d’Ampitatafika, lieu qui abrite d’ailleurs
une grande partie de leurs investissements à Madagascar. Cette fois-ci, ils ont décidé d’offrir du lait, des détergents,
des yaourts, des boîtes de sardines et des biscuits aux habitants.
Quant à la situation sur le coronavirus dans la commune, le maire a expliqué que 95% de la population respectent
les mesures barrières et qu’aucun cas positif n’a été recensé jusqu’à présent à Ampitatafika. « Toutefois, les
communes avoisinantes présentent déjà des cas confirmés » s’est-il inquiété. Puis, en ce qui concerne le comité
Loharano, le quartier d’Ambohimangidy serait le seul parmi les treize quartiers de la commune à avoir connu un
problème en matière de gestion a-t-il affirmé, avant de noter que dans cette partie de la ville, il est préférable de
confier la distribution des « vatsy tsinjo » aux chefs Fokontany afin de garantir une meilleure gestion.
Anja RANDRIAMAHEFA
Midi Madagasikara
Mardi 2 juin 2020

4 - MEAH : Des infrastructures sanitaires pour le CEG Antehiroka

Des kits d’hygiène menstruelle pour le CEG Antehiroka.


Le ministère de l’Eau, de l’Assainissement et de l’Hygiène a célébré dernièrement la Journée mondiale de l’hygiène
menstruelle au CEG Antehiroka. L’objectif consiste à sensibiliser les femmes et les jeunes filles sur la nécessité et
l’importance d’une bonne gestion de l’hygiène menstruelle. En effet, les adolescentes scolarisées se retrouvent
confrontées à une perte de dignité personnelle et courent un véritable risque pour leur sécurité en raison du manque
d’accès à des installations sanitaires appropriées. Bon nombre d’entre elles ont dû interrompre leurs études pour
cette raison. Le thème de cette célébration est axé sur : « Il est temps d’agir » afin de rompre le sujet tabou sur la
menstruation et de changer les normes sociales négatives. A cette occasion, le ministre de tutelle, Voahary
Rakotovelomanantsoa accompagnée par les représentants des partenaires techniques et financiers, ont remis des
kits d’hygiène menstruelle, des Dispositifs de Lavage des Mains (DLM) et du savon au CEG Antehiroka. Des
infrastructures sanitaires appropriées pour les 213 jeunes filles et garçons et les personnes handicapées y ont été
également installées. Ce qui permettra aux jeunes filles de bénéficier d’un espace sûr et privé, équipé d’installations
adéquates pour leurs toilettes intimes durant leur période de menstruation.
Navalona R.
Midi Madagasikara
Mardi 2 juin 2020

5 - Secteur industriel : Dix nouvelles PMI seront créées cette année

« One district, one factory ». Tel est le leitmotiv du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat. Ainsi, dix
nouvelles PMI (petites et moyennes industries) seront créées cette année, a-t-on annoncé. Pour ce faire, ce
département ministériel mettra en place deux zones d’investissement industriel. La première, qui se situe déjà à

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Moramanga, est prévue pour le développement des industries textiles, tandis que la deuxième zone
d’investissement industriel sera localisée dans la région Itasy. L’objectif consiste à promouvoir la transformation
des produits locaux, notamment les fruits et légumes. En effet, de nombreux fruits et légumes sont jetés à chaque
période de récolte en raison de la difficulté de leur écoulement sur le marché, entre autres.
Transformation agro-alimentaire. Pour ces dix nouvelles PMI à créer, elles se concentrent notamment dans le
domaine de la transformation agro-alimentaire. On peut citer, entre autres, la transformation des fruits, le
développement de la miellerie industrielle et la torréfaction de café. Ces unités industrielles seront implantées dans
plusieurs régions dont, Vakinankaratra, Itasy, Boeny, Anosy, Atsimo-Andrefana, Diana, Analanjirofo et bien
d’autres, a-t-on soulevé. A part cela, la promotion des industries d’extraction de la vanille n’est pas en reste. Ce
qui permettra non seulement de créer de la valeur ajoutée mais aussi des emplois locaux. La population est, à ce
sujet, sollicitée à consommer les produits manufacturés « Vita malagasy » afin de relancer l’économie nationale
après cette crise sanitaire qui sévit encore dans le pays.
Autorisations industrielles. Par ailleurs, le ministère en charge de l’Industrie a délivré plusieurs autorisations
industrielles en cette période de pandémie de Covid-19 à Madagascar. Il s’agit principalement des autorisations de
production de gels et solutions hydro-alcooliques servant à se protéger contre le Coronavirus. A part les entreprises
franches qui se convertissent dans la production de masques de protection en tissu afin de maintenir les emplois,
des petites unités de confection se lancent également dans la fabrication de masques en tissu. Ce sont des
opportunités qui s’offrent en cette période de crise sanitaire.
Navalona R.
Midi Madagasikara
Mercredi 3 juin 2020

6 - Enseignement supérieur : 4 300 étudiants bénéficiaires de Vatsy à Toamasina

Distribution des Vatsy pour les étudiants de Barikadimy le week-end dernier.


La distribution des Vatsy pour les étudiants du pays continue.
La protection sociale continue dans les universités de la Grande île. 1 300 étudiants du campus de Barikadimy
Toamasina ont bénéficié de Vatsy de la part du ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche
scientifique le week-end dernier. Une initiative qui a débuté auprès de l’université d’Ankatso vers le début de la
semaine du 25 mai dernier, et qui s’est étendue dans toute la Grande île, celle-ci vise à alléger les difficultés
endurées par les étudiants ainsi que leurs parents durant cette crise sanitaire et sociale que le pays traverse
actuellement. Outre les étudiants de Barikadimy, 3 000 autres habitants en dehors du campus en question ont
également eu droit à leur Vatsy. Il conviendrait de noter que les étudiants malgaches qui sont restés dans les
campus universitaires du pays font partie des personnes vulnérables. Ce, dans la mesure où ils dépendent de leurs
parents pour vivre. Un ravitaillement difficilement faisable compte tenu de la situation actuelle.
En attente. La distribution des Vatsy pour les étudiants a également coïncidé avec la descente d’Assoumacou
Béatrice, ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique à Toamasina, le week-end dernier.
Le retour des activités pédagogiques dans les universités, plus précisément la rentrée universitaire pour l’année
2019-2020 dépendrait de l’évolution de la situation actuelle. Avec la hausse perpétuelle du nombre des nouveaux
cas de Covid-19, il serait prudent pour le gouvernement, via le ministère concerné, de prendre toutes les
précautions nécessaires afin de permettre un retour sécurisé des activités dans les universités du pays. Une
initiative qui devrait être prise en prenant en compte tous les facteurs et les réalités de toutes les régions. Nombre
d’étudiants sont, en effet, retournés dans leurs régions d’origine depuis le début de la crise liée au Covid-19. Une
des réalités à ne pas mésestimer dans les efforts de reprise des activités pédagogiques auprès des universités.
José Belalahy
Midi Madagasikara
Mercredi 3 juin 2020

7 - Corée du Sud : 4 tonnes d’équipements médicaux pour Madagascar

La Corée du Sud ne cesse d’apporter sa contribution dans la lutte contre le Covid-19 à Madagascar.

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Le 2 juin dernier, 4 tonnes d’équipements médicaux sont arrivés à l’aéroport d’Ivato. Cette aide émanant de la
République de Corée totalise environ une valeur de 630 000 US dollars. Ils sont composés notamment de 15 600
kits de dépistage rapide (RT-PCR), 10 000 kits d’extraction d’acide nucléique (réactifs et accessoires y compris),
2 machines à pression négative, un appareil de comptage de cellules sanguines, 10 000 masques de protection,
2 000 combinaisons médicales, 269 boîtes de produits pharmaceutiques, 100 thermomètres ultraviolet à distance,
et un ensemble d’équipements médicaux pour un laboratoire de biologie moléculaire et de bactériologie.
Convergence des actions. Ces aides ont pu être obtenues grâce à la convergence des actions des Coréens de
tous les secteurs. L’Ambassade de la République de Corée, en collaboration avec l’Association de la Communauté
coréenne à Madagascar, a lancé un appel d’urgence auprès des institutions et organisations coréennes, ainsi
qu’auprès du gouvernement coréen et d’entités privées. La Korean International Coopération Agency (KOICA) a
répondu avec une contribution de 10 000 kits de dépistage. Il en est de même pour la SML Genetree, une
compagnie coréenne de diagnostic moléculaire, qui a fait don de 5 000 kits de dépistage. La compagnie
pharmaceutique, Ahn-gook Pharamaceuticals, a, quant à elle, fait don de plusieurs médicaments. Deux ONGs
coréennes, Africa Future Foundation et Good People ont offert des équipements médicaux ainsi que des
équipements de protection. Ambatovy, dont la Corée est le second actionnaire majoritaire, a généreusement mis
un vol à disposition pour le transport de tous ces dons, de la Corée vers Madagascar.
Satisfaction. L’ambassadeur de la République de Corée à Madagascar LIM Sang-woo a tenu à affirmer sa
satisfaction en disant: « je suis heureux de voir que beaucoup d’entités coréennes ont répondu favorablement à
notre appel d’urgence et y ont participé en faisant donation de tous ces équipements médicaux. Cela montre notre
unité dans ce combat contre le coronavirus. La Corée continuera à appuyer Madagascar dans sa lutte contre cette
pandémie et ensemble, nous la vaincrons ».
Recueillis par Dominique R.
Midi Madagasikara
Jeudi 4 juin 2020

8 - Aide face au coronavirus : Les Emirats arabes unis rallongent la liste des bienfaiteurs venant en aide à
Madagascar

(Photo : Ministère de la Santé publique)


Depuis le début de cette pandémie de Covid-19, les aides ne cessent d’affluer de toute part pour Madagascar.
Après la Chine, l’organisation mondiale de la santé, le Japon et d’autres pays qui ont déjà apporté leur soutien à la
Grande Île, voilà les Emirats arabes unis qui s’y mettent également.
Les aides venant des Emirats arabes unis ont été réceptionnées à l’aéroport international d’Ivato par le secrétaire
général du ministère de la Santé publique, le Pr. Gaëtan Duval Rasolofomalala. Dans ce gros colis livré par un
avion de l’Etihad se trouvaient 30 000 blouses de protection individuelle, 300 000 paires de gants, 50 000 masques,
32 000 sur-chaussures et 25 000 tests de diagnostic rapide (TDR). Des équipements médicaux qui vont permettre
aux agents de santé malgaches de mener à bien leurs missions dans les régions fortement frappées par la
pandémie de Covid-19. Toutefois, selon les explications des responsables au niveau du ministère de la Santé
publique, les régions les moins affectées aussi pourront en bénéficier afin de renforcer leur capacité à se protéger
de cette maladie.
Rappelons que durant ces trois derniers mois où le pays est entré dans un état d’urgence sanitaire, Madagascar a
bénéficié de plusieurs aides internationales de ses partenaires. La majorité de ces dons sont destinés avant tout
au personnel médical car ce sont les premiers sur le front dans cette lutte contre la Covid-19. Des contributions
non-négligeables puisqu’en dehors des experts scientifiques qui travaillent sur l’élaboration d’un remède contre
cette maladie, le pays ne dispose pas encore d’entités capables de produire des tests de dépistage et
d’équipements médicaux suivant les normes internationales et en quantité suffisante. Ainsi, respirateurs, TDR,
combinaisons et équipements médicaux utilisés en ce moment proviennent majoritairement de l’étranger. Avec les
nombreux projets en vue pour remettre Madagascar sur les rails et le relancer économiquement, l’opinion publique
se demande si le pays pourra dans un futur proche être en mesure de produire une quantité suffisante
d’équipements médicaux.

-7-
Anja RANDRIAMAHEFA
Midi Madagasikara
Jeudi 4 juin 2020

9 - Ministère de la Jeunesse et des Sports : 3 gymnases et 2 piscines olympiques à construire cette


année

Le locataire de la place Goulette, Tinoka Roberto a présenté son rapport d’activité devant les députés au Centre
de Conférences Internationales Ivato. Les échanges ont duré presque sept tours d’horloge. Des demandes de
constructions d’infrastructures au niveau des districts ont été effectuées par les députés. 30 terrains sont en cours
de construction dans les six provinces du pays dont 4 à Antsiranana (Diego I, Sambava, Ambilobe, Nosy-Be), 4 à
Mahajanga (Boriziny, Antsohihy, Befandriana, Mandritsara), 5 à Toamasina (Fenerive-Est, Mahanoro, Brickaville,
Moramanga, Ambatondrazaka), 6 à Fianarantsoa (Ambositra, Manakara, Mananjary, Vohipeno, Ambalavao,
Ihosy), 4 à Toliara ( Morondava, Ambovombe, Taolagnaro, Toliara) et 07 Antananarivo ( Ankazobe, Mahitsy,
Ambohidratrimo, Ambatolampy, Antsirabe, Betafo, Tsiroanomandidy). En plus de ces stades, quatre grands
terrains respectant les normes internationales ont été construits en 2019 à savoir à Antsiranana, à Morondava, à
Toamasina et le Stade des Barea à Mahamasina. D’autres réalisations ont été effectuées comme la maison des
jeunes et espaces jeunes à Morondava, un boulodrome à Mahajanga et à Toamasina, construction d’un plateau
sportif et d’une clôture pour le terrain de football de Betioky-Atsimo, travaux de rénovation et modernisation de
l’Académie Nationale des Sports à Ampefiloha, construction d’une tribune et de clôture du terrain d’Ampanihy. Au
programme du département ministériel pour 2020, le projet de construction de 30 autres terrains, 6 maisons de
jeunes, 7 plateaux sportifs, 6 circuits de santé et 6 autres grandes infrastructures. « Avec cette situation
exceptionnelle que le pays traverse avec la limitation du budget, nous devons nous limiter à la construction de 5
grandes infrastructures pour cette année 2020 dont 3 gymnases olympiques à Mahajanga, Toamasina et Toliara,
deux piscines olympiques à Mahajanga et Toliara et les travaux de finition du Stade d’Antsiranana. Les
constructions de deux gymnases et une piscine ont déjà reçu l’autorisation d’engagement au sein de la primature
et les travaux débuteront une fois la loi de finances rectificative adoptée », a souligné Tinoka Roberto.
T.H
Midi Madagasikara
Vendredi 5 juin 2020

10 - ESTI : Un programme de bourses pour les jeunes défavorisés

Lors de la signature de l’accord de financement à l’ESTI. (Photo : Princy)


Le secteur des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (NTIC) est une activité structurante
en pleine expansion à Madagascar. En effet, il constitue un débouché important en termes de croissance et
d’emploi pour les jeunes. Force est pourtant de reconnaître que les opportunités qui s’offrent au développement
de ce secteur dans le pays sont freinées par un manque de compétences et une insuffisance de techniciens
qualifiés répondant aux besoins de ce nouveau marché. Face à cette situation, le gouvernement français, à travers
l’Agence Française de Développement (AFD), continue d’apporter son appui à l’ESTI (Ecole Supérieure de
Technologies de l’Information) en lui octroyant un financement de l’ordre de 1 million d’euros, soit l’équivalent de 4
milliards en monnaie nationale.
Double-diplômation. Ce financement qui vise à mettre en œuvre la 2e phase du projet, étalé sur une période de
quatre ans, consiste à consolider les appuis déjà apportés à l’établissement tout en permettant de former 1 200
jeunes en formation initiale et 1 120 personnes en formation continue. Il est à noter que l’accord de financement a
été signé avant-hier par les représentants de l’AFD et ceux de l’ESTI, en présence de l’Ambassadeur de la France
à Madagascar, SEM Christophe Bouchard. L’objectif est, notamment, de rendre cette formation spécialisée
accessible aux jeunes issus des couches vulnérables et minoritaires. Ainsi, l’Ecole Supérieure de Technologies de
l’Information va promouvoir des études informatiques auprès des jeunes filles en prévoyant de former 30%
d’effectifs féminins à l’horizon 2024. En outre, l’accès du public défavorisé à l’éducation sera privilégié grâce au
développement d’un programme de bourses au profit des 5% des effectifs inscrits en première et deuxième année

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de licence. Par ailleurs, cette nouvelle phase du projet prévoit également de poursuivre le partenariat entre l’ESTI
et la Chambre de Commerce et d’Industrie de la région Paris-île –de France et son école d’informatique ITESCIA.
Ce qui permettra de mobiliser une équipe pédagogique de ce dernier pour appuyer techniquement l’ESTI. Une
double diplômation est également prévue à l’issue du Master afin de renforcer l’attractivité des formations
dispensées par cet établissement.
Former 10 700 personnes. « L’AFD est heureuse de porter plus loin son engagement envers l’enseignement
technique et la formation professionnelle aux NTIC, un secteur particulièrement dynamique et prometteur pour
l’employabilité des jeunes à Madagascar », affirme Jérôme Bertrand-Hardy, le directeur de l’agence à
Antananarivo. Il faut savoir que ce projet s’inscrit dans le cadre d’un appui plus global de l’AFD à la formation
professionnelle et à l’enseignement technique au pays; et qui couvre en même temps deux autres secteurs
économiques prioritaires, à savoir le Bâtiment et Travaux Publics (BTP) et le Tourisme, Hotellerie et Restauration
pour un financement total de 15 millions d’euros. Ce programme appuiera en tout vingt établissements répartis
dans toute l’île, et formera 10 700 personnes, a-t-on fait savoir.
Navalona R.
Midi Madagasikara
Samedi 6 juin 2020

III-FINANCEMENT ET COOPERATION

1 - Projet jeunes et sports : 70 millions d’ariary à la clé !

Vingt projets seront primés à hauteur de 2 millions à 4 millions d’ariary chacun. Les jeunes auront jusqu’au 30 juin
pour envoyer leur projet axé dans le domaine du sport.
Et de deux. Après le succès de la première édition du projet jeunes et sports organisé par le Service de Coopération
et d’Action Culturelle (SCAC) de l’ambassade de France à Madagascar et la Maison de sport, ils ont décidé de
relancer le pari. « Les jeunes sportifs malgaches ont du talent et des idées et ils ont besoin d’un appui. On a vu
l’émergence de projet innovant lors de la première édition et dont la réalisation a été couronnée de succès. Et voilà,
nous sommes à la deuxième édition » a annoncé l’organisateur. L’objectif de l’organisation du projet vise à
encourager l’entrepreneuriat dans le cadre du milieu sportif, le développement d’activités économiques via le sport
et le développement d’initiatives des jeunes sportifs. La priorité est mise sur les domaines qui touchent les sports
et les activités de pleine nature ainsi que les métiers du sport. « Le soutien de l’ambassade de France à
Madagascar et la Maison du Sport m’a permis de réaliser mon projet et d’aider les jeunes amoureux du beach-
soccer à Mahajanga. Nous avons pu aussi inculquer aux jeunes des valeurs citoyennes et de sportifs responsables
soucieux de l’environnement » a déclaré, Gary Andriamanana, vainqueur du projet jeunes et sports en 2019.
“Madagirl Spikers”, un autre vainqueur du projet en 2019 a axé ses actions dans l’éducation du volley-ball aux
jeunes filles âgées de 8 à 12 ans et aussi en éduquant ces dernières à l’hygiène menstruelle.
20 projets. Le concours est ouvert à tout jeune ou toute association, sportive ou travaillante avec les sportifs, de
15 à 25 ans présentant tout type de projet de création ou de développement visant le milieu sportif et qui se
démarquera par son originalité et son innovation. Une prime de 17.000 euros soit 70 millions d’ariary sera à partager
aux 20 gagnants allant de 500 euros (2 millions ariary) à 1.000 (4 millions ariary) euros de prix. Les projets seront
sélectionnés selon l’originalité et l’audace du projet ; l’engagement, les compétences et la motivation du candidat
ou de l’équipe ; la faisabilité (technique, économique, commerciale) et les chances d’aboutir ; l’impact sur le
territoire ou l’entourage direct du sportif. Les projets qui associeront sport et un autre domaine (environnement,
santé, éducation, entraide sociale…) seront privilégiés. Le jury sera composé de personnes que l’ambassade de
France et la Maison de sport auront choisies avec soin. Le concours a été lancé le dimanche 31 mai 2020 et sera
clôturé le mardi 30 juin 2020. Les résultats seront proclamés le mercredi 12 août 2020. Les projets devront être
réalisés de septembre 2020 à avril 2021. Le dossier de candidature comprendra une lettre de motivation, la fiche
de candidature remplie et la photocopie de la carte d’identité nationale ou carte d’identité scolaire ou certificat de
conformité de l’association, sera envoyé à l’adresse e-mail lamaisondusport@gmail.com.

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T.H
Midi Madagasikara
Mardi 2 juin 2020

2 - Ravinala Airports : Aide à l’Orphelinat Felana Maitso

Ravinala Airports concrétise sa politique de responsabilité sociétale d’entreprise. Cette entité en charge de la
gestion des aéroports d’Ivato et de Nosy-Be a remis un chèque de 1.000 livres sterling soit 4.689.430 d’ariary à
l’orphelinat Felana Maitso Ambohibao, vendredi dernier. Ce fonds a été collecté grâce à un financement participatif
« crowdfunding » dont Ravinala Airports, Novotel et AviaDev Run sont les participants.
Malgré le report du grand évènement AviaDev Africa prévu en mai dernier, à la “Convention Center” de l’Hôtel
Novotel, Ravinala Airports, sur la proposition de Jon Howell, Directeur général d’AviaDev, a accepté de venir en
aide à cette association dans ce contexte de crise sanitaire traversé par le pays. Grâce à AviaDev Run, une course
de charité organisée par Aviadev au profit des associations, 530 livres sterling (2.485.397,9 d’ariary) ont été
récoltés sur la plateforme et les réseaux sociaux via les selfies #AviaDevRun. Novotel a offert un montant de 100
livres sterling (468.943 d’ariary) et Ravinala Airports a octroyé les 370 livres sterling (1.735.089,1 d’ariary) restants
afin d’arriver au montant de 1000 livres sterling (4.689.430 d’ariary), qui était l’objectif à atteindre que se sont fixées
les 3 entités. Le chèque a été remis à Madame Olga Lilia Ramaromandray, la fondatrice de l’orphelinat qui existe
depuis plus de 22 ans, en présence de la Direction générale de l’Hôtel Novotel et de plusieurs représentants de
Ravinala Airports. Outre ce chèque, Ravinala Airports a également offert 17 sacs de 50 kg de riz à l’orphelinat
Felana Maitso en vue d’aider les enfants défavorisés durant cette période de confinement.
R.Edmond.
Midi Madagasikara
Mardi 2 juin 2020

3 - Madagascar – AFD : Un financement de 20 millions d’euros pour l’amélioration des conditions


carcérales

Le Grand Argentier et l’ambassadeur de France ont signé le premier accord de financement de la période d’urgence
sanitaire.
La France figure parmi les partenaires les plus actifs de Madagascar dans le domaine de la protection des droits
de l’Homme en général, et de l’amélioration des conditions des détenus en particulier.
L’Hexagone vient encore de le démontrer en signant avec Madagascar un projet d’appui au secteur pénitentiaire.
En effet, la France par le biais de l’Agence Française de Développement, a octroyé au gouvernement malagasy,
à travers le ministère de la Justice, un financement de 5 millions d’euros (20 milliards d’ariary).
Deux composantes. Entrant dans le cadre du projet d’appui au secteur pénitentiaire, la convention a été signée,
entre le ministre de l’Economie et des Finances, Richard Randriamandranto et l’ambassadeur de France à
Madagascar Christophe Bouchard. D’une durée de cinq ans, ce projet comporte deux composantes, dont la
première, d’un montant de 4,5 millions d’euros, est destinée au financement des projets mis en œuvre par des
organisations de la société civile (OSC) après un appel à projet à lancer par le ministère de la Justice à l’endroit
de ces OSC pour les besoins essentiels de l’administration pénitentiaire. Quant à la deuxième composante,
financée à hauteur de 500.000 euros, elle est dédiée au ministère de la Justice pour le pilotage, la coordination et
le suivi-évaluation des activités du programme. Cette composante financera notamment l’audit du programme
ainsi que le plan de communication et de visibilité du projet.
A point nommé. Ce nouveau projet permettra à court terme d’atténuer les risques de propagation du coronavirus
en milieu carcéral et à plus long terme d’y améliorer les conditions de vie, de réinsertion et de travail, en mobilisant
des OSC internationales auprès de l’administration pénitentiaire. On peut citer parmi les objectifs du projet : la
réduction de la promiscuité, le soutien à l’alimentation, l’amélioration des conditions d’hygiène et de santé, la
préservation des liens familiaux, la réinsertion socio-économique par l’éducation et l’apprentissage, le renforcement
de l’accès au droit… Dans le discours qu’il a prononcé lors de la signature de cette convention de financement, le
ministre de l’Economie et des Finances Richard Randriamandranto a déclaré que ce genre de financement arrive

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à point nommé en ce moment où l’Etat malagasy multiplie les efforts pour améliorer les conditions carcérales, tout
en prenant les dispositions pour limiter la propagation du Covid-19. « Ce financement coïncide parfaitement au
contexte actuel de crise sanitaire puisque la pandémie de Covid -9 touche même le milieu carcéral », a déclaré le
ministre en ajoutant que « l’amélioration des conditions carcérales est une des priorités du Président de la
République de Madagascar »
Continuité. Pour sa part, l’ambassadeur de France a rappelé que ce genre de financement constitue la poursuite
de la collaboration de la France avec le ministère de la Justice depuis 20 ans. Notons que le Directeur général de
l’AFD Jérôme Bertrand-Hardy et le Secrétaire général du ministère de la Justice Imbiki Herilaza ont assisté à cette
cérémonie. « L’AFD est heureuse de porter plus loin le partenariat entre la France et Madagascar dans les champs
de la justice et des droits humains. Ce nouveau projet, en s’appuyant sur une mobilisation inédite de l’administration
pénitentiaire et des OSC, permettra au ministère d’instituer des pratiques solides pendant la crise et au-delà », a
affirmé le Directeur général de l’AFD. La France poursuit ainsi une collaboration de plus de 20 ans avec le ministère
de la Justice. Dans la continuité des actions financées par l’ambassade de France, l’AFD soutient en effet depuis
2019 le Projet d’Appui à la Justice à Madagascar (PAJMA), qui accompagne notamment le ministère dans le
pilotage de sa politique sectorielle, participe au renforcement des capacités de l’Ecole Nationale de l’Administration
Pénitentiaire(ENAP) et de l’Ecole Nationale de la Magistrature et des Greffes (ENMG), et finance des travaux
d’amélioration à l’ENAP, au Tribunal de première instance d’Anosy, et dans des établissements pénitentiaires des
régions Analamanga et Atsinanana.
R.Edmond.
Midi Madagasikara
Vendredi 5 juin 2020

4 - CUA : Partenariat avec le BIANCO

Une cellule bonne gouvernance et lutte contre la corruption a été mise en place au sein de la Commune Urbaine
d’Antananarivo. Conscient de l’importance de cette lutte commune et pour atteindre ses objectifs, la CUA a décidé
de s’associer avec le Bureau Indépendant Anti-Corruption (BIANCO). Ainsi, une convention de partenariat de trois
ans entre les deux parties a été signée hier, pour officialiser cette collaboration. Elle définit les rôles et obligations
respectifs des parties, ainsi que les résultats palpables attendus. SsCette convention a été établie dans l’objectif
de renforcer la lutte contre la corruption et la bonne gouvernance au sein de la CUA à travers entre autres, la
réalisation des activités d’éducation envers le public, les responsables et le personnel de la CUA. Cette
collaboration ambitionne de promouvoir une attitude sévère face à la corruption et à toutes autres formes de
malversation, la prévention par la mise en place et l’opérationnalisation des dispositifs anti-corruption et des
mesures de redressement (dont amélioration des procédures et des stratégies) pour éliminer les risques de
corruption et sécuriser le recrutement du personnel. Il est également question d’échanges de renseignements sur
les allégations de corruption pour faire régner la justice dans la gestion et le fonctionnement de la CUA. Un plan
d’action découlant des séances de travail entre les techniciens du BIANCO et ceux de la CUA a été établi pour
concrétiser cette convention.
Recueillis par Dominique R.
Midi Madagasikara
Vendredi 5 juin 2020

5 - PIAA et Projet Lalankely : Des matériels roulants de l’AFD pour appuyer les projets d’assainissement

La coopération bilatérale entre Madagascar et l’AFD (Agence Française de Développement) se poursuit, malgré le
contexte difficile. Hier, quatre véhicules ont été remis au MATP à Anosy pour les projets Lalankely III et PIAA
Accroître la capacité du système d’assainissement à Antananarivo et améliorer les conditions de vie de la
population. Tels sont les principaux objectifs du Programme Intégré d’Assainissement de l’Agglomération
d’Antananarivo (PIAA) et du Projet Lalankely, selon l’AFD et le MATP (Ministère de l’Aménagement et des Travaux
Publics). Ces deux entités ont tenu une réunion, hier, dans les locaux du ministère à Anosy, pour la remise de
matériels roulants et pour discuter de la suite de ces projets. « Plusieurs réalisations ont déjà été enregistrées,

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avec des impacts positifs auprès de la population, car le PIAA est à sa deuxième phase. On peut citer, comme
exemples, la construction de la digue de protection, la mise en place des stations de pompage pour éviter
l’inondation de la ville d’Antananarivo et le curage du canal Andriantany. En ce qui concerne le Projet Lalankely, la
troisième phase est déjà en cours pour la ville d’Antananarivo et les Communes environnantes. Les travaux
avancent bien malgré l’état d’urgence sanitaire. Depuis cette semaine, les entreprises chargées de réaliser les
travaux peuvent travailler jusqu’à 15h. Des efforts sont fournis pour que le calendrier d’exécution des travaux soit
respecté », a déclaré le ministre de l’Aménagement et des Travaux Publics, Hajo Andrianainarivelo, lors de la
remise des matériels roulants.
Financements. Pour le PIAA, le volet renforcement de capacité comprend l’appui institutionnel financé à hauteur
de 250 000 Euros, l’achat d’équipements divers avec 500 000 Euros et l’appui au SAMVA et à l’APIPA avec 560
000 Euros. D’après l’AFD, ces entités œuvrant dans le secteur de l’assainissement de la ville d’Antananarivo vont
bénéficier d’équipements estimés à 625 000 Euros, afin qu’elles puissent exécuter efficacement leurs attributions.
Ces équipements comprennent des matériels roulants, des matériels techniques, des matériels informatiques, des
engins et de petits équipements de chantier. En ce qui concerne le Projet Lalankely III, le volet renforcement de
capacité et d’appui institutionnel – composante 3 du projet financé à hauteur de 350 000 Euros – est principalement
caractérisé par la formation des Communes bénéficiaires en matière d’entretien et de maîtrise d’ouvrage des
infrastructures.
Mettre fin à l’inondation. Pour sa part, le MATP a également bénéficié de deux véhicules SUV, à titre d’appui à sa
mission de pilotage du projet. L’APIPA a également reçu deux véhicules du même type. « L’objectif final est
d’améliorer les conditions de vie de la population de Madagascar, en particulier à Antananarivo. Nous savons que
l’inondation a frappé la partie basse de la ville, lors des saisons de pluie. Il en est ainsi pour Isotry, 67ha,
Andavamamba, etc. Le Projet a recalibré le canal Andriantany et les stations de pompage pour améliorer la
capacité du système d’assainissement dans les bas-quartiers, afin d’éviter les inondations. Par ailleurs, le PIAA a
également pour vocation également d’appuyer l’APIPA, le MATP, la CUA et le SAMVA pour mieux gérer
l’assainissement d’Antananarivo. De même avec la gestion des eaux usées pour qu’il y ait moins de pollution », a
indiqué Jérôme Bertrand-Hardy, directeur de l’AFD à Madagascar. Bref, les deux projets, qui sont actuellement en
cours ont déjà donné d’importants résultats sur les conditions de vie de la population des bas-quartiers de la
Capitale, des changements qui doivent être pérennisés.
Antsa R.
Midi Madagasikara
Samedi 6 juin 2020

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