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Génération entrepreneur

EXTRAIT DE PRESSE
- HEBDOMADAIRE -

CENTRE D´AFFAIRES REGIONAL ANOSY (CARA)


En face de BNI Bazaribe
Fort-Dauphin 614-MADAGASCAR
cara.anosy@gmail.com
+(261) 34 05 146 03
SOMMAIRE
I-ECONOMIE AGRICOLE ET ENVIRONNEMENT ............................................................................................. - 1 -
1 - Réchaud « Atiala » : Un projet innovant pour lutter contre la déforestation .......................................... - 1 -
2 - Biodiversité : Une opportunité économique selon la ministre de l’Environnement .............................. - 2 -
II-DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE ET SOCIALE ......................................................................................... - 3 -
1 - PNUD – Lutte contre le coronavirus : Des intrants de prévention pour les établissements pénitentiaires
............................................................................................................................................................................ - 3 -
2 - Commune de Tanjombato : AGS Madagascar en aide à 500 ménages .................................................. - 3 -
3 - Ambositra : 5 413 masques de la Fondation BOA .................................................................................... - 4 -
4 - Direction régionale de la santé publique Atsinanana : Un hôpital mobile mise à disposition par la
Croix-Rouge Malagasy ...................................................................................................................................... - 4 -
5 - SIRAMA : Un projet de culture de produits d’exportation ........................................................................ - 5 -
6 - SOCOLAIT : Appui au fokontany d’Ambohimena Sud.............................................................................. - 5 -
7 - Jeudi des Femmes Entrepreneures : Plus de 1 000 familles appuyées par les Projets Antsika et Harona
Taratasy .............................................................................................................................................................. - 6 -
8 - Ambassade de Chine : Don d’une valeur de 10 millions Ar à Toamasina............................................... - 6 -
9 - Enseignement supérieur : Report probable de la rentrée universitaire 2019-2020 ................................ - 7 -
10 - Distribution d’électricité de la Jirama : 100 millions d’ariary par semaine pour renouveler les
infrastructures ................................................................................................................................................... - 7 -
11 - “Agir pour Diégo” : Quatre régions de Madagascar ont bénéficié d’une aide sociale ........................ - 8 -
12 - Commune urbaine d’Antananarivo : 5 000 masques et 500 litres de gel hydro-alcoolique pour les
taxis-ville ............................................................................................................................................................ - 8 -
13 - Toliara Lutte contre le coronavirus : Les jeunes apportent aussi leurs contributions........................ - 9 -
14 - PPN : 16. 000 tonnes de riz importés par SPM ........................................................................................ - 9 -
15 - Pavillon Sainte-Fleur : Une aide sociale pour quatre dispensaires partenaires du pavillon............. - 10 -
III-FINANCEMENT ET COOPERATION ........................................................................................................... - 10 -
1 - Maurice : 188 millions d’euros de la BAD contre le Covid-19 ................................................................ - 10 -
2 - Centrale hydroélectrique : 4,02 millions d’euros accordés par le FAD pour le Projet Sahofika ......... - 10 -
3 - Factures de la Jirama : Multiplication des solutions de paiement électronique .................................. - 11 -
4 - FMI – Afrique : 13 milliards de dollars de financements supplémentaires face au Coronavirus ........ - 12 -
5 - Coopération Inde-Madagascar : Le lot de fournitures médicales contre le Covid-19, arrivé cette
semaine ............................................................................................................................................................ - 13 -

I-ECONOMIE AGRICOLE ET ENVIRONNEMENT

1 - Réchaud « Atiala » : Un projet innovant pour lutter contre la déforestation

Une séance de démonstration pour prouver l’avantage du réchaud « Atiala » par rapport au foyer de charbon.
La plateforme HFKF (Hetsika Fampiraisana ny Kristiana ho an’ny Firenena) ou Mouvement pour le rassemblement
des chrétiens en faveur de la nation, promeut le réchaud à balles de riz dénommé « Atiala » à travers le référentiel
Horeb (Hygiène, Organisation et Restauration de l’Environnement et de la Biodiversité).

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En fait, « ce projet innovant contribue à la lutte contre la déforestation puisqu’au lieu de couper des arbres pour
produire du charbon, nous avançons une source d’énergie alternative pour la cuisson », a déclaré Tiana
Randrianasoloarimina, le coordonnateur national de la plateforme HFKF, lors de la présentation officielle de ce
réchaud à balles de riz, tout récemment à Ambatobe. Notons que l’initiateur de ce référentiel Horeb, à savoir Faly
Rasamimanana, le directeur général de la société Faly Export, est le maître d’œuvre de ce projet de fabrication de
réchaud qui s’alimente avec des balles de riz à Madagascar. Il se charge d’ailleurs du volet développement au sein
de HFKF. « L’objectif de ce projet est de réduire l’exploitation de nos ressources forestières. En effet, un ménage
qui utilise le réchaud « Atiala », contribue à la protection de 5ha de forêt en un an, d’après une étude d’un expert
en environnement. Ce qui permettra en même temps de réduire l’émission de gaz à effet de serre », a-t-il expliqué.
Mais ce n’est pas tout ! « Nous allons vulgariser ce projet innovant pour faire face à cette crise sanitaire qui prévaut
dans le pays. En effet, ce projet contribue à une réduction des dépenses des ménages. A titre d’illustration, un
foyer ne dépense plus que quatre sacs de balles de riz à raison de 1 000 ariary l’unité, soit 4 000 ariary par mois
comme source d’énergie domestique contre un sac de charbon de 30 000 ariary par mois. C’est très avantageux
en cette période de crise », a-t-il fait savoir.
Soutien au « Vita Malagasy ». Et parlant du temps de cuisson, une séance de démonstration devant toute
l’assistance a été effectuée lors du lancement officiel de ce projet innovant, en comparant l’utilisation du réchaud
à balles de riz avec le foyer à charbon. Ainsi, en l’espace de 7 minutes, ce premier arrive à porter à ébullition l’eau
dans la marmite alors que le second tarde à chauffer, sans compter le dégagement de fumées nocives à la santé
des ménages. En plus, « ce projet innovant contribue également à l’amélioration de la santé de la population. Ce
qui permettra de réduire les dépenses en matière de frais de soin », a tenu à préciser Faly Rasamimanana. Le
Secrétaire général du ministère de l’Environnement et du Développement Durable, Rakotoarisoa Miadantsata
Indriamanga a, pour sa part, exprimé son soutien à ce projet face à l’efficacité et l’efficience de ce réchaud qui
valorise le concept « Vita Malagasy ». Des réchauds à balles de riz ont été remis gratuitement aux exploitants
agricoles en provenance des communes d’Ambohimanambola et d’Alasora, dans le cadre de cet événement. « En
effet, ces collectivités territoriales décentralisées sont réputées pour la production des légumes dont elles
approvisionnent le marché de la capitale. Un projet de partenariat est en vue avec la plateforme HFKF en vue de
réduire toujours les dépenses des ménages face à cette pandémie de Covid-19 », a enchaîné Faly Rasamimanana.
Il faut noter que la HFKF vulgarise en ce moment 700 réchauds « Atiala » dans les communes environnantes
comme Ilafy et Mahitsy.
Navalona R.
Midi Madagasikara
Jeudi 28 mai 2020

2 - Biodiversité : Une opportunité économique selon la ministre de l’Environnement

« Les ressources naturelles garantissent notre vie, et doivent être protégées, conservées et gérées correctement«.
C’est ce qu’a notamment déclaré la ministre de l’Environnement et du développement durable, Vahinala
Baomiavotse Raharinirina, dans son allocution marquant la Journée internationale de la biodiversité, le 22 mai
dernier. Une occasion également pour la ministre de rappeler que la Grande île figure parmi les 10 “Hotspots” de
la biodiversité mondiale, avec ses énormes richesses caractérisées par l’existence de nombreuses espèces
endémiques. En effet, en matière de biodiversité, Madagascar fait partie des plus importants et des plus
intéressants, notamment du fait de son fort taux d’endémisme aussi bien sur les espèces animales que végétales.
L’île-continent possède environ 15 000 espèces de plantes dont 83% sont endémiques. De plus, 61% des oiseaux,
92% des reptiles, 99% des amphibiens et 100% des lémuriens ne se retrouvent nulle part dans le monde qu’à
Madagascar.
La ministre de l’Environnement et du développement durable a également indiqué que « malgré les progrès
technologiques, la vie humaine dépend beaucoup de la nature ». Une manière d’expliquer que l’heure est
maintenant à la réflexion pour rechercher des solutions afin de transformer ces richesses naturelles en opportunités
économiques. Madagascar a cet avantage de disposer d’une multitude d’espèces uniques dans les différents
écosystèmes, lesquelles peuvent être utilisées pour le développement économique, notamment dans le secteur du
tourisme. Les opportunités médicales ne sont pas non plus négligeables. On peut notamment citer l’utilisation de

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la plante « Artemisia » dans la prévention et le traitement de la maladie Covid-19, ou encore les plantes comme le
“Mandravasarotra”, le “Vahona”, le “Talapetraka”, le “Beroberoka” comme composantes des médicaments, des
parfums et des produits de beauté.
R.Edmond.
Midi Madagasikara
Vendredi 29 mai 2020

II-DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE ET SOCIALE

1 - PNUD – Lutte contre le coronavirus : Des intrants de prévention pour les établissements pénitentiaires

Une partie des intrants médicaux et sanitaires remis par le PNUD au ministère de la Justice le 22 mai 2020.
10 000 masques, 200 litres de produits désinfectant pour sol, 500 litres de liquide détergent, 2.000 unités de gels
désinfectant pour mains, 3.000 unités de gants en latex, 56 pulvérisateurs, une centaine de distributeurs d’eau et
une centaine de seaux. Tels sont en détail, les intrants de prévention et des équipements remis la semaine dernière
par le PNUD au ministère de la Justice de Madagascar dans le cadre de la lutte contre la propagation du
coronavirus dans les établissements pénitentiaires. Vendredi dernier 22 mai, Marie Dimond, représentant résident
du PNUD à Madagascar a remis officiellement ces dons au ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Johnny
Richard Andriamahefarivo. Cette dotation « entre dans le cadre de l’appui apporté par le PNUD aux efforts menés
par le ministère de la Justice et les juridictions à tous les niveaux en matière de consolidation de l’Etat de droit,
d’amélioration du fonctionnement de la chaîne pénale à Madagascar », précise le PNUD. Dans le cadre de ce
partenariat, le PNUD, à travers la mise en œuvre du projet de renforcement de l’Etat de Droit, a déjà soutenu
diverses séries d’actions de renforcement de capacités au niveau des acteurs de la chaîne pénale. « Face à la
pandémie à laquelle tout le pays fait face actuellement, les réalisations et les acquis antérieurs risquent de
disparaître si la propagation du Covid-19 n’est pas maîtrisée dans les juridictions et les établissements
pénitentiaires. Les matériels et produits bénéficieront aux personnels de ces juridictions et établissements
pénitentiaires, ainsi que des détenus dans les prisons, contribuant ainsi au maintien d’un fonctionnement normal
de la justice et au renforcement de l’Etat de droit dans un contexte particulier, et difficile dominé par un ennemi
invisible qu’est le coronavirus », souligne Marie Dimond.
Outre son appui au profit des établissements pénitentiaires, le PNUD fait également partie des partenaires qui
accompagnent la mise en œuvre du plan d’urgence sociale « Tosika Fameno » en soutenant 13.000 familles
vulnérables. S’y ajoutent, d’une part, la dotation en matériels informatiques et de visioconférence au profit du Centre
de Commandement Opérationnel (CCO) Covid-19, et d’autre part le soutien aux cinq hubs régionaux à Toamasina,
Fianarantsoa, Toliara, Mahajanga et Antsiranana, ainsi que la connectivité pour les institutions clés.
Recueillis par Hanitra R.
Midi Madagasikara
Lundi 25 mai 2020

2 - Commune de Tanjombato : AGS Madagascar en aide à 500 ménages

(Crédit photo : Princy)


La crise sanitaire que rencontre le pays actuellement est particulièrement éprouvante pour les familles vulnérables.
C’est dans l’optique d’aider ces dernières que la société AGS Madagascar, spécialisée dans les solutions de
déménagement et les services de relocation, a décidé d’offrir des produits de première nécessité à 500 ménages
des cinq fokontany composant la Commune de Tanjombato. La distribution des 5 kg de riz, 1 kg de sucre et 3
savons par foyer s’est tenue pendant deux jours, le vendredi 22 mai et le samedi 23 mai 2020, la semaine dernière
en présence du maire de la Commune de Tanjombato, Tovohery Andriamihaja Rakotojohary et des cinq chefs
Fokontany. De son côté, le directeur de l’agence AGS Madagascar, Fabris GRUJIC, était particulièrement ravi du
bon déroulement de cette action sociale qui, selon lui, n’aurait pas vu le jour sans la contribution de ses

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collaborateurs. Il n’a pas manqué de remercier tous les participants à cet événement tels les employés de la société,
mais aussi toute l’équipe de la Commune de Tanjombato.
Anja RANDRIAMAHEFA
Midi Madagasikara
Lundi 25 mai 2020

3 - Ambositra : 5 413 masques de la Fondation BOA

La Banque BOA Madagascar, en tant qu’entreprise citoyenne, multiplie ses actions à travers l’île pour la lutte contre
l’épidémie de coronavirus. Ce fût au tour des EPP de la circonscription scolaire d’Ambositra de recevoir un lot de
5.413 masques au profit de tous les élèves des classes d’examen. La distribution officielle a eu lieu à l’EPP
Raramonja à Andrefantsena, en présence des représentants de la direction régionale de l’Education nationale, de
l’enseignement technique et professionnel MENETEP. La fondation BOA Madagascar a été représentée par son
directeur d’agence locale. Comme l’ont souligné les responsables qui ont pris la parole, cette action entre dans le
cadre d’un partenariat entre le MENETP et la BOA.
Anastase
Midi Madagasikara
Mercredi 27 mai 2020

4 - Direction régionale de la santé publique Atsinanana : Un hôpital mobile mise à disposition par la
Croix-Rouge Malagasy

Des volontaires de la CRM à pieds d’œuvre pour installer les tentes.


Le renforcement de la capacité de prise en charge des malades affectés par le Covid-19 est plus que nécessaire
face à la recrudescence de la maladie.
La recrudescence des cas de Covid-19 dans la région Atsinanana suit son cours. Et avec elle, des pressions
considérables sur le système de santé de la région, plus particulièrement sur le corps médical chargé de prendre
en charge les malades du Covid-19. Des appels au secours ont été lancés par le corps en question pour que les
responsables nationaux prennent des décisions afin de protéger le mieux les agents de santé du pays, notamment,
par la fourniture d’équipements de protection individuelle ou EPI ou encore par le renforcement des formations. La
mise à disposition d’un hôpital mobile pour le service de santé de la région Atsinanana arrive à point nommé. Fruit
de la coopération de la Croix-Rouge Malagasy (CRM) avec l’appui de la Fédération internationale des Sociétés de
la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR), cette initiative entend « renforcer la capacité de prise en charge des
malades affectés par cette maladie ». Comme l’a également fait savoir Youcef Ait Chelloche, chef Cluster Océan
Indien de la FICR : « la Croix-Rouge déploie ces équipements dans le monde pour répondre à des situations
d’urgence. Face à la situation qui prévaut à Toamasina, nous voulons avant tout soutenir la capacité de prise en
charge des malades affectés par le Covid-19 et renforcer la sécurité du personnel soignant ». La clinique mobile
se compose ainsi de deux tentes d’une capacité de 10 à 15 personnes chacune, de 15 lits pliables ainsi que d’une
ambulance.
Auxiliaire. « Cette contribution à la prise en charge des personnes atteintes par le Covid-19 renforce le rôle
d’auxiliaire du gouvernement de la CRM ». Propos d’Andoniaina Ratsimamanga, Secrétaire général de la Croix-
Rouge Malagasy qui témoigne de l’omniprésence de son organisme dans la situation qui prévaut actuellement
dans le pays. La mise à disposition de la clinique mobile étant la deuxième action de soutien au système de santé
publique malgache initiée par la CRM depuis le début de la crise liée au Covid-19. Et pour une continuité des
actions de prise en charge, des volontaires de la branche Atsinanana de l’organisme seront affectés pour l’entretien
des matériels nouvellement mis à disposition tels que les tentes ou encore l’ambulance. Par ailleurs, 2.000
masques FFP3, 480 blouses, 100 flacons de gel hydro-alcoolique de 500 ml ont également été envoyés au service
de santé de la région Atsinanana pour une meilleure prise en charge des malades du Covid-19.
Recueillis par José Belalahy
Midi Madagasikara
Mercredi 27 mai 2020

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5 - SIRAMA : Un projet de culture de produits d’exportation

Le général de Brigade, Mamy Emile Ramananarivo, le Directeur général de la SIRAMA a présenté des projets
visant à redresser l’entreprise.
Nommé depuis trois mois à la tête de la société d’Etat, SIRAMA, le général de Brigade Mamy Emile Ramananarivo,
dresse son bilan, après avoir présenté son rapport au niveau du Conseil d’Administration.
« Notre mission est d’assurer l’assainissement de la gestion financière de la SIRAMA tout en améliorant la gestion
de son patrimoine. Nous avons, en même temps, présenté des projets permettant de redresser l’entreprise. Il s’agit,
notamment, de la culture des produits d’exportation dont entre autres, la vanille, le cacao et le girofle sur des
parcelles de terrain qui ne sont plus propices à la plantation de canne à sucre. Nous demandons ainsi une
collaboration avec le ministère en charge de l’Agriculture sur l’encadrement technique des agents de la SIRAMA
ainsi que sur la recherche de débouchés à l’extérieur ». Le nouveau Directeur général de la SIRAMA, le général
de Brigade, Mamy Emile Ramananarivo, l’a évoqué lors d’une conférence de presse hier à Anosy.
22 millions Ar d’impôts fonciers. Dans la foulée, « nous avons pu régulariser la moitié des arriérés de paiement des
cotisations au niveau de la CNaPS, depuis le premier trimestre de 2011 jusqu’au 3e trimestre de 2019. L’autre
moitié sera réglée d’ici le mois de novembre de cette année. Ce qui permettra aux employés de la SIRAMA de
toucher leurs pensions une fois qu’ils partiront à la retraite. A part cela, nous nous formalisons vis-à-vis du fisc en
payant mensuellement les IRSA (Impôts sur le Revenu salarial et assimilés) et en régularisant le paiement des
impôts fonciers de 2015 à 2017. Ces impôts fonciers s’élèvent à 22 millions d’ariary. Nous avons pu faire tout cela
grâce aux recettes issues de la location-gérance des usines à Namakia et à Ambilobe par la société chinoise
Complant ainsi que de la vente des terrains appartenant à la SIRAMA », a-t-il enchaîné.
Constituer une base de données. Et parlant de la gestion du patrimoine de la SIRAMA, l’audit foncier à Nosy-Be
est encore en cours. En fait, « sur les 6.000 ha identifiés, nous n’avons pu récupérer qu’environ 2.000 ha seulement.
Nous envisageons de constituer une base de données foncière numérique et de mettre à jour la valeur d’un mètre
carré de parcelle de terrain suivant les sites. Et pour relancer le secteur sucrière, nous prévoyons de redémarrer
l’usine à Nosy-Be », d’après toujours les explications du Directeur général de cette société d’Etat. En dépit de tout
cela, il reconnaît qu’il y a un flou sur la situation financière et foncière de la SIRAMA.
Navalona R.
Midi Madagasikara
Mercredi 27 mai 2020

6 - SOCOLAIT : Appui au fokontany d’Ambohimena Sud

Le personnel de SOCOLAIT a participé bénévolement à la réalisation de cette opération.


Socolait applique sa responsabilité sociétale d’entreprise. Cette entreprise du groupe Basan soutient le fokontany
d’Ambohimena Sud, où elle est implantée. Le 15 mai dernier, Socolait a, en effet remis à ce fokontany des dons
dans le cadre de la lutte contre le Covid-19.
250 foyers comptant environ 1.000 personnes ont été recensés pour bénéficier de cette aide, Il s’agit des foyers
les plus démunis, des personnes âgées et des familles avec enfants en bas âge dont l’identification est le fruit
d’une collaboration avec le chef fokontany et ses 25 comités de quartier. Les bénéficiaires ont reçu de la farine, du
sucre, de l’huile de table, du Farilac et des biscuits JB. Les dons préparés en lots individuels par les responsables
de SOCOLAIT ont été remis au chef fokontany et au Comité Loharano. La distribution supervisée par la
gendarmerie locale s’est déroulée dans le respect des mesures sanitaires requises. Des flyers de sensibilisation
« Torolalana » ont été remis au fokontany pour renforcer les messages sanitaires de lutte contre le covid-19 en
complément des supports de communication existants. Le personnel de SOCOLAIT a participé à la logistique de
cette opération pour cultiver au quotidien les valeurs du Groupe Basan, groupe industriel responsable et engagé
pour le développement de Madagascar. SOCOLAIT compte 422 salariés et travaille en partenariat avec 3.000
familles d’éleveurs. Près de 15.000 personnes de la Région du Vakinankaratra et d’Amoron’i Mania vivent des
activités de cette entreprise.
R.Edmond.

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Midi Madagasikara
Mercredi 27 mai 2020

7 - Jeudi des Femmes Entrepreneures : Plus de 1 000 familles appuyées par les Projets Antsika et Harona
Taratasy

Le projet de fabrication de sacs en papier kraft a présenté des impacts considérables au niveau des bénéficiaires.
L’espoir d’un avenir meilleur pousse les ruraux à quitter leurs villages pour rejoindre la capitale. Mais la suite de
l’histoire se déroule rarement comme prévu, selon l’association Jeudi des Femmes Entrepreneures.
Faire renaître le “bien vivre ensemble” dans les campagnes. C’est l’un des objectifs de l’association Jeudi des
Entrepreneures, qui intervient en faveur des familles vulnérables des zones rurales de la région Analamanga.
Soutenue par le Ministère de la Population, de la Protection Sociale et de la Promotion de la Femme, cette
association met en œuvre les actions de renforcements de la connaissance chez les femmes, notamment de leurs
droits et des enjeux des changements climatiques. « Ce sont les femmes qui pourront orienter l’avenir de leurs
foyers et de leurs enfants, au sein d’un ménage pacifié et responsabilisé. Le projet préparera les jeunes filles à
faire face à leur avenir. Le projet va promouvoir les droits des femmes et à aider les parents à maintenir leurs
enfants dans le système scolaire. Enfin, il renforce des filières économiques écologiques, notamment à réduire
l’utilisation de sacs en plastique au quotidien. La gent féminine bénéficiera de plusieurs accompagnements pour
réaliser ses actions à son niveau », a expliqué Lizah Ndrialisoa de l’association Jeudi des Femmes Entrepreneures.
Rencontres. Selon l’association, l’exode rural favorise la saturation des villes, et la misère s’amoncelle; rendant
tout développement communautaire harmonieux impossible, même à long terme, entre des groupes de population
à problématiques différentes. « Le manque d’éducation à la base, de ressource et de service de base efficace, est
un facteur qui pousse les ruraux à quitter leurs villages. Cependant, l’association veut faire renaître le “bien vivre
ensemble” dans les campagnes. Dans ce contexte de crise sanitaire, notre projet social subit des modifications
dans son opérationnalisation, mais son fond demeure indispensable maintenant plus qu’à une autre période », a
indiqué Lizah Ndrialisoa. Avec ses partenaires et ses bénéficiaires, l’association a abordé des sujets sur la manière
de faire des économies dans les ménages pour faire face à la baisse des revenus, et pour préparer les futures
rentrées scolaires. Le coût et la qualité de l’alimentation, l’utilisation et le choix de l’énergie domestique… sont
passés au crible pendant des rencontres organisées en petit groupe de discussions, raisons sanitaires obligent.
D’autres thèmes comme l’hygiène menstruelle des filles représentent également des occasions de passer des
consignes de propreté, selon l’association. D’ailleurs, celle-ci participe à la Journée mondiale de l’hygiène
menstruelle qui est célébrée ce jour.
Solidaire. A noter que l’association Jeudi des Entrepreneures, créée en 2013, appuie plus de 1 000 familles dans
le district Avaradrano de la région Analamanga. Elle agit pour réduire les violences basées sur le genre, plus
précisément, les violences domestiques dans le but de remettre les familles harmonieuses à la base et au centre
de tout rêve de développement durable de la société. « C’est pour cela que le concept d’économie solidaire est au
cœur des activités de l’association », ont affirmé ses membres. Outre les subventions, cette association fait tourner
ses activités sociales grâce à un atelier de fabrication de sacs en papier kraft. L’équipe a gagné le deuxième Prix
d’un concours de projet d’autonomisation économique des femmes, initié en 2017.
Antsa R.
Midi Madagasikara
Jeudi 28 mai 2020

8 - Ambassade de Chine : Don d’une valeur de 10 millions Ar à Toamasina

Soutien de la Chine à la lutte contre le Covid-19 à Toamasina


L’Ambassade de Chine à Madagascar a fait, hier, don d’un lot de matériels au Centre régional de Commandement
opérationnel Atsinanana. Composé de sacs de riz et de matelas d’une valeur de 10 millions d’Ariary, ce don sera
utilisé pour soutenir la lutte contre le Coronavirus dans cette région. L’Ambassadeur chinois SEM Yang Xiaorong
et le Gouverneur Richard Théodore Rafidison, le Préfet Jean Jugus Razafiarison et le Maire Rakotonirina
Nantenaina Herilala ont assisté à la cérémonie de remise de ce don par visioconférence.

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Période difficile. SEM Yang Xiaorong a déclaré que Toamasina est en train de traverser une période difficile dans
la lutte contre le Covid-19. « La Chine et Madagascar sont de bons amis et de bons frères. Confrontée elle-même
à la tâche encore ardue de la lutte contre le Covid-19, la partie chinoise est disposée à apporter, au mieux de ses
capacités, du soutien et des aides à la partie malagasy. Cela dans le but de vaincre le Covid-19 le plus tôt possible
avec des efforts conjugués ». Les Associations chinoises de Toamasina ont aussi apporté des aides en matériels
médicaux et en produits de première nécessité en temps opportun.
Ennemi commun. L’Ambassadeur de la République Populaire de Chine de faire remarquer que « le virus est
l’ennemi commun de l’humanité. En cette période pénible, nous devons travailler ensemble pour surmonter les
difficultés. Seules la solidarité et la coopération sont les armes les plus puissantes pour vaincre cette pandémie ».
Antsa R.
Midi Madagasikara
Jeudi 28 mai 2020

9 - Enseignement supérieur : Report probable de la rentrée universitaire 2019-2020

La rentrée universitaire 2019-2020 est compromise par le Covid-19.


L’évolution de l’épidémie de Covid-19 suit son cours et la courbe ne semble pas être près de fléchir.
La rentrée universitaire 2019-2020 pourrait encore connaître un énième report. Une initiative qui ne serait toutefois
pas une surprise compte tenu de la situation qui prévaut actuellement dans la Grande Île. L’éventuel report a
d’ailleurs été avancé par Assoumacou Elia Béatrice, ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche
scientifique, lors de la Visio Copries ou Conférence des Présidents et Recteurs des Instituts de l’enseignement
supérieur en date du 4 mai 2020 dernier. « Une autre décision de report pourrait être prise par les responsables
auprès des universités et ceux du ministère de tutelle, en fonction de l’évolution de la situation de la crise du Covid-
19 dans le pays », a fait savoir la ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique ce jour-là.
La propagation de la maladie qui sévit actuellement dans le pays laisse penser que cette anticipation pourrait être
concrétisée dans les jours, semaines ou mois à venir. Une décision qui appartient en premier à l’instance de
décision du monde universitaire qu’est la Coprie, en étroite collaboration avec le gouvernement via le ministère en
charge de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique. Ce qui ne saurait tarder étant donné l’évolution
de la situation actuellement.
Suspension. « Les chamboulements occasionnés par la situation de crise sanitaire et sociale liée au Covid-19
contraint le ministère de continuer la suspension de toutes les activités auprès des universités jusqu’à nouvel ordre
». Propos du Professeur Gil Dany Randriamasitiana, secrétaire général auprès du ministère de l’enseignement
supérieur et de la recherche scientifique. Une décision prise pour « limiter la propagation de la maladie d’un côté,
protéger les étudiants, les enseignants ainsi que le personnel administratif et technique, mais surtout, en respect
aux mesures sanitaires prises par le gouvernement, de l’autre » a ajouté le responsable. Avant de préciser que «
la suspension des activités concerne uniquement les universités qui n’ont pas encore terminé l’année universitaire
2018-2019 ». La crise du Covid-19 affecte particulièrement l’enseignement supérieur et la recherche scientifique
malagasy. Avec l’évolution de l’épidémie, l’on attend beaucoup du ministère de tutelle pour une meilleure reprise
des activités dans les universités.
José Belalahy
Midi Madagasikara
Jeudi 28 mai 2020

10 - Distribution d’électricité de la Jirama : 100 millions d’ariary par semaine pour renouveler les
infrastructures

Vonjy Andriamanga, DG de la Jirama.


Deux factures reçues durant le mois de mai. Bien que la Jirama ait distribué une note d’explications, dès le mois
d’avril, la question s’est encore posée du côté des usagers. Cette semaine, le DG de la Jirama, Vonjy Andriamanga,
est intervenu pour apporter plus d’explications. « Il s’agit d’un changement apporté pour améliorer les services de
la Jirama. Afin de réduire les files d’attente au niveau des agences, nous avons mis en place la facturation par lots.

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Les factures sont remises aux usagers, suivant une organisation précise, pour que les consommateurs ne se
présentent pas aux caisses des agences au même moment. Cette organisation a entraîné un décalage de la date
d’arrivée de factures pour certains quartiers. Les factures en question ne concernent bien évidemment que les
consommations exactes des usagers », a expliqué le DG de la Jirama. En effet, la société d’État a profité de la
situation actuelle pour lancer cette facturation en lots. Bien que deux factures soient arrivées pour le même mois,
pour certains cas, le DG Vonjy Andriamanga a rappelé que les paiements des factures durant la période de
confinement peuvent être reportés et étalés sur 5 à 10 mois, suivant les instructions du président Andry Rajoelina.
Coupures. Interrogé sur les coupures d’électricité dans la capitale, Vonjy Andriamanga a noté que la Jirama a déjà
augmenté la production d’électricité, qui est désormais suffisante pour satisfaire la demande. Cependant, les
infrastructures du réseau de distribution sont encore vétustes, saturées et doivent être renouvelées. « Il n’est pas
rare que les transformateurs sautent en heure de pointe, à cause de la hausse de la consommation. Heureusement,
le renouvellement et le renforcement des infrastructures de distribution sont au programme. La Jirama décaisse
100 millions d’ariary par semaine pour le renouvellement des transformateurs et des infrastructures de distribution
dans 45 quartiers d’Antananarivo, qui sont les plus touchés par le problème. Ce fonds est issu des fruits des
mesures de redressement financier, mises en œuvre par la Jirama », a-t-il déclaré. D’ailleurs, afin de lutter contre
les fraudes et les vols, la Jirama a créé une nouvelle direction qui assurera cette mission. Une fois que les
imperfections sur la production et la distribution seront corrigées, la Jirama pourra appliquer la baisse des tarifs
d’électricité, comme le président Andry Rajoelina l’a déjà annoncé, d’après le DG Vonjy Andriamanga. Tout cela,
grâce aux mesures de redressement. A noter que 70% de la production de la Jirama dépendent encore aujourd’hui
de l’énergie fossile. La société d’État se tourne davantage vers les énergies renouvelables pour réduire ses coûts.
Plusieurs projets sont déjà en cours de mise en œuvre.
Antsa R.
Midi Madagasikara
Vendredi 29 mai 2020

11 - “Agir pour Diégo” : Quatre régions de Madagascar ont bénéficié d’une aide sociale

Les personnes du troisième âge ont bénéficié des aides sociales à Sambava.
L’association “Agir pour Diégo” a pris de la hauteur et de l’envergure à l’échelle nationale. Désormais, elle n’agit
plus seulement dans la région septentrionale de la Grande île, mais elle déploie aussi ses actions dans diverses
régions. Pour mener à bien son action, le 2 mai dernier, l’association “Agir pour Mada” a conclu un accord de
partenariat à long terme dans divers projets sociaux et socio-éducatifs à Madagascar avec la société de transfert
d’argent Ria. Pour marquer cet accord qui s’inscrit dans le cadre de leur projet, ces deux entités ont lancé une
opération « semaine Ria », une semaine de distribution de paniers garnis et autres surprises.
« Soutenir, partager et aider font partie des plus grandes récompenses de la vie », a expliqué le président de
l’association. Ainsi, la semaine du 20 mai, la région Sava, Sofia, Ambovombe Androy ont bénéficié des paniers
garnis. Plus de 50 familles, les plus démunies dans ces villes, ont pu bénéficier de 50 paniers garnis comprenant
chacun 20 kapoaka de riz (environ 6kg), 1kg de farine, 1kg de sucre, un demi-litre d’huile, 2 kapoaka de haricots
secs et 2 kapoaka de Kojy, 1 savon, un tee-shirt et une casquette.
En partenariat avec les autorités locales, la distribution a été assurée par les membres de l’association présents
sur place et leurs partenaires associatifs. Les membres chargés de la distribution ont été équipés de masques et
de gants pour se protéger lors de leurs déplacements.
D’après le président, les autres régions bénéficieront aussi de ces aides.
Iss Heridiny
Midi Madagasikara
Vendredi 29 mai 2020

12 - Commune urbaine d’Antananarivo : 5 000 masques et 500 litres de gel hydro-alcoolique pour les
taxis-ville

(Crédit photo : Princy)

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Le vendredi 29 mai 2020, la société Vivo Energy menée par son Directeur général, Mondher Bouchouche a remis
à la Commune Urbaine d’Antananarivo, 5.000 masques et 500 litres de gel hydro-alcoolique destinés aux taxis en
exercice à Antananarivo. Cette aide entre toujours dans le cadre de la lutte contre la pandémie de Covid-19 selon
les explications du DG de la société. Pour cette remise de dons, c’est le maire de la ville, Naina Andriantsitohaina
qui a réceptionné les masques et les gels. Il n’a pas manqué de remercier la société d’énergie non seulement au
nom des chauffeurs de taxis, mais aussi au nom de la Commune Urbaine d’Antananarivo. Ce secteur du transport
public étant grandement affecté par cette pandémie, cette aide contribue beaucoup à protéger les chauffeurs ainsi
que les passagers durant cette crise sanitaire.
C’était également le moment pour Mondher Bouchouche de s’entretenir avec le maire d’Antananarivo sur les
projets à venir entre les deux parties. Ainsi, divers projets touchant la sécurité routière, l’environnement et le
transport urbain pourront bien voir le jour dans un futur proche.
Anja RANDRIAMAHEFA
Midi Madagasikara
Samedi 30 mai 2020

13 - Toliara Lutte contre le coronavirus : Les jeunes apportent aussi leurs contributions

Lors de la réception des dons au CHU Betanimena Mitsinjo, Toliara


Un lot de riz, des cartons de savon, des bidons d’huile, des désinfectants et masques sont les dons de Faneva,
l’ex-capitaine des Barea (Footballeur), Mamy Gotso (artiste) Guy et Luc Chang (jeunes entrepreneurs), objet d’une
cérémonie conviviale le samedi 23 mai au CHU Betanimena Mitsinjo (Hôpital Manara-penitra). Mamy qui
représentait la famille du footballeur national a souligné : « le personnel soignant est souvent oublié, alors qu’il est
au front et a le plus besoin d’attentions », délicate attention que le Dr Valikara, représentant l’ordre des médecins
à Toliara, a accepté de tout cœur. Rappelons que c’est ’ici, à Mitsinjo, qu’on soigne les cas positifs du Coronavirus.
Selon le médecin de garde, il leur manque surtout, un appareil respiratoire car souvent pour les cas graves, les
patients suffoquent et ont besoin d’un tel appareil.
Charles RAZA
Midi Madagasikara
Samedi 30 mai 2020

14 - PPN : 16. 000 tonnes de riz importés par SPM

Aucune pénurie de riz n’est à craindre, selon le MICA.


Les économistes estiment qu’il pourrait y avoir une crise alimentaire mondiale à la suite de cette pandémie de
Covid-19 qui affecte le monde entier.
Bon nombre de pays ont ainsi fermé leurs frontières tout en effectuant une restriction sur l’exportation des produits
alimentaires. Mais certains d’entre eux commencent actuellement à faire un déconfinement progressif. Et deux
pays ayant un excédent de riz ouvrent en ce moment leurs marchés. En dépit de tout cela, le ministre de l’Industrie,
du Commerce et de l’Artisanat, Lantosoa Rakotomalala, rassure les consommateurs, lors d’une conférence de
presse tenue hier, qu’il n’y aurait pas de pénurie de Produits de Première Nécessité (PPN) à Madagascar. « Parlant
du riz, la principale denrée alimentaire de la population, la State Procurement of Madagascar (SPM), une société
mise en place par l’Etat, a déjà importé 16.000 tonnes de riz. Cette société est maintenant structurée puisque son
Directeur général est nommé et les membres du Conseil d’administration sont constitués », a-t-elle déclaré.
Stock stratégique. Elle a précisé que cette entreprise, nouvellement créée par l’Etat, se charge de l’importation des
produits de première nécessité ainsi que des produits pétroliers dans le but de réguler le marché local. Dans la
même foulée, « nous sommes actuellement en pleine période de récolte. Treize régions de l’île produisent du riz.
Notre département se charge ainsi de la régulation de l’approvisionnement en riz des autres régions déficitaires
tout en facilitant la distribution de ce produit », a-t-elle enchaîné. Et ce n’est pas tout ! Les ministères en charge
du Commerce et de l’Agriculture prévoient de constituer un stock stratégique en cette période de récolte de grande
saison de riz au niveau des zones productrices. « L’objectif consiste à bien réguler la filière tout en identifiant les

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acteurs qui y opèrent afin d’éviter la spéculation sur les prix de ce produit de première nécessité ou d’une éventuelle
rupture de stock fictive », d’après toujours les explications du ministre Lantosoa Rakotomalala.
Contrôles continus. Par ailleurs, elle a soulevé que les brigades mixtes composées des éléments de la force de
l’ordre et des agents du ministère du Commerce effectuent des suivis et contrôles continus sur l’évolution des prix
des PPN et la situation de stocks sur le marché local. « Jusqu’à maintenant, aucune hausse des prix de ces produits
n’a été enregistrée, et ce, malgré cette crise sanitaire. En revanche, nous sollicitons toujours les commerçants à
afficher les prix de ces denrées alimentaires », a-t-elle conclu.
Navalona R.
Midi Madagasikara
Samedi 30 mai 2020

15 - Pavillon Sainte-Fleur : Une aide sociale pour quatre dispensaires partenaires du pavillon

L’association Mioty Soa du pavillon Sainte-Fleur est venue en aide aux habitants des quartiers défavorisés qui
doivent faire face à la crise sanitaire due à la pandémie de Covid-19. C’est ainsi que quatre dispensaires partenaires
du pavillon dans le projet stratégie avancée ont pu jouir de produits de première nécessité de la part de
l’association. La distribution de ces denrées s’est déroulée hier 29 mai 2020 à l’ONG Mobile Hilfe Madagascar, au
CDA Ambodirano, au Centre Mahereza Tsaramasay, et au dispensaire Saint-Vincent de Paul Tanjombato. En tout,
l’équipe du pavillon Sainte-Fleur a pu remettre aux personnes nécessiteuses 06 tonnes de riz, 500 kg de sucre,
300 bouteilles d’huile, 250 barres de savon, 110 boîtes de lait, et 40 litres de solution hydro-alcoolique. Et en plus
des PPN, un chèque de deux millions d’Ariary a été réparti pour les quatre centres.
Par ailleurs, les responsables ont affirmé que les travaux d’extension du service de néonatalogie du pavillon Sainte-
Fleur débuteront au mois de juin. Un chantier prévu durer huit mois qui coûterait 1,2 milliard d’Ariary pour les
travaux proprement dits, et 250 millions d’Ariary pour l’achat des équipements. L’établissement remercie d’ores et
déjà tous les partenaires qui se sont joints à ce projet, et restent ouverts à de nouveaux partenaires qui souhaitent
aussi aider dans la réalisation de ces travaux.
Anja RANDRIAMAHEFA
Midi Madagasikara
Samedi 30 mai 2020

III-FINANCEMENT ET COOPERATION

1 - Maurice : 188 millions d’euros de la BAD contre le Covid-19

Maurice a soutenu son Programme national d’appui budgétaire, pour répondre à la crise de la pandémie de Covid-
19. Vendredi dernier, le Conseil d’Administration de la BAD (Banque africaine de développement) a annoncé
l’approbation d’un prêt de 188 millions d’euros, pour financer ce programme. Le gouvernement Mauricien a mis en
avant ce mécanisme de réponse rapide (CRF), pour soutenir la riposte nationale, et atténuer les effets
économiques et sociaux de la pandémie. Le mécanisme de réponse rapide (CRF) Covid-19, créé par le
gouvernement mauricien, a pour principal objectif de soutenir la riposte nationale contre l’épidémie en cours, et
d’atténuer les effets économiques et sociaux négatifs de la maladie. La riposte mauricienne repose sur trois piliers
: consolider les systèmes de santé ; protéger les moyens de subsistance, la sécurité des revenus et l’accès aux
biens et services essentiels ; et de bâtir un secteur privé résilient en prélude à la reprise de l’économie.
Antsa R.
Midi Madagasikara
Lundi 25 mai 2020

2 - Centrale hydroélectrique : 4,02 millions d’euros accordés par le FAD pour le Projet Sahofika

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Le Projet Sahofika permettra à la Jirama d’économiser 100 millions d’euros par an en coûts de carburant, soit plus
de 416,86 milliards Ariary.
Plus de huit millions de personnes bénéficieront du projet hydroélectrique Sahofika. Ce projet permettra de
résoudre le gap de production d’électricité, et également de réduire les coûts de la Jirama de 100 millions USD par
an, selon le Groupe de la BAD.
205 MW d’hydroélectricité. C’est la puissance, qui s’ajoutera au Réseau Interconnecté d’Antananarivo (RIA), grâce
au projet d’aménagement hydroélectrique de Sahofika. Pour les initiateurs du projet, cette solution amorcera l’essor
économique et le développement industriel dans la Capitale. La semaine dernière, le Fonds Africain de
Développement (FAD) au sein du Groupe de la BAD (Banque Africaine de Développement) a annoncé
l’approbation d’un prêt de 4,02 millions d’euros, avec une composante de subvention, pour financer la prise de
participation de l’Etat Malagasy, d’un total de 30 millions d’euros, dans ce projet hydroélectrique. Le reste des
financements devrait provenir de l’Union européenne et de la Banque arabe pour le développement économique
en Afrique. Selon les études réalisées, le projet génèrera un budget propre, et permettra de réduire les coûts de
l’énergie au profit de plus de huit millions de personnes. A noter que le projet Sahofika est situé sur la rivière Onive,
à 100 km au sud-Est d’Antananarivo. Il comprend la construction d’une centrale hydroélectrique de 205 MW et
prévoit la construction et la réhabilitation de 110 km de routes d’accès, ainsi que la construction d’une ligne de
transmission de 75 km, pour 220 kV. « Une fois mis en service, le projet Sahofika devrait contribuer à éviter 900.
000 tonnes d’équivalent CO2 par an », a indiqué le FAD.
Impacts énormes. Selon les déclarations faites, le Gouvernement malagasy s’est engagé à reverser les bénéfices
du projet pour la réduction des tarifs d’électricité au bénéfice de la population de Madagascar. « Le soutien au
projet Sahofika illustre l’engagement de la Banque à fournir un accès à l’énergie abordable, et de qualité à travers
le continent pour une croissance durable et inclusive, tout en aidant les pays membres à exploiter de manière
responsable, leurs vastes ressources énergétiques renouvelables, mais sous-développées. En tant que plus grand
projet hydroélectrique en cours de développement dans le pays, le projet Sahofika va libérer le potentiel
hydroélectrique de Madagascar, et diversifier son mix énergétique en faveur des énergies renouvelables à 90% »,
a déclaré le Dr Kevin Kariuki, vice-président de la BAD chargé de l’énergie, du Changement climatique et de la
Croissance verte.
Grand partenaire. En décembre 2019, agissant en tant qu’arrangeur principal mandaté, la BAD a déjà approuvé
une garantie partielle de 100 millions de dollars US, pour le projet Sahofika, afin d’atténuer le risque de liquidité.
La BAD soutient également le projet de renforcement et d’interconnexion du réseau de transport d’électricité, visant
à renforcer et à étendre le réseau de transport à Madagascar, afin d’étendre la distribution de l’énergie
supplémentaire générée par ce grand projet hydroélectrique. « Le projet Sahofika est la pierre angulaire du fort
soutien de la BAD au secteur de l’électricité à Madagascar. La mise en service de Sahofika permettrait à la JIRAMA
d’économiser environ 100 millions d’euros par an en coûts de carburant, tout en éliminant progressivement le
besoin de subventions de l’État », a déclaré Mohamed Cherif, directeur national de la Banque pour Madagascar.
Par ailleurs, le projet Sahofika, conforme à la politique énergétique de Madagascar, s’aligne au nouveau pacte de
la BAD sur l’énergie pour l’Afrique, et le plan d’action de cette institution sur les changements climatiques, dont les
objectifs collectifs comprennent le développement des infrastructures énergétiques vertes pour une croissance
durable et inclusive.
Antsa R.
Midi Madagasikara
Mardi 26 mai 2020

3 - Factures de la Jirama : Multiplication des solutions de paiement électronique

Cérémonie de signature de Conventions, en présence du PCA et du DG de la Jirama, ainsi que du DG de la


Paositra Malagasy.
La Jirama mise sur le développement numérique, pour améliorer ses services. Lundi dernier, cette société d’Etat
a signé une convention de partenariat avec la Paositra Malagasy, pour que les usagers puissent payer les factures
de la Jirama via Paositra Money, service de transfert d’argent et de paiement électronique développé récemment.
« La Jirama diversifie davantage les modes de paiement des factures pour ses clients. Nous avons déjà lancé les

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possibilités de payer les factures par Mobile Money, en partenariat avec les opérateurs téléphoniques. Il y a même
la possibilité de régler les factures via Messenger, grâce à un partenariat avec Accès Banque Madagascar.
Aujourd’hui, nous annonçons que Paositra Money s’ajoute également à ces solutions », a affirmé Solo
Andriamanampisoa PCA de la Jirama, lors de la cérémonie de signature de convention. Selon le DG Vonjy
Andriamanga, le nouveau service est déjà opérationnel. « Tous les clients de la Jirama sont invités à se rendre
auprès des agences de la Paositra Malagasy le plus proches. Les solutions se multiplient car en perspective, le
paiement à distance par application mobile est en vue », a-t-il déclaré.
Trois conventions. Egalement présent à la cérémonie, le DG de la Paositra Malagasy, Richard Ranarison a soutenu
que la Paositra Money offre plusieurs avantages. Il a cité le paiement facile et sécurisé, économique et synchronisé
en temps réel, avec une possibilité de vérification. Par ailleurs, deux autres conventions ont été signées lors de la
cérémonie entre la Jirama et la Paositra Malagasy. L’une concerne la collecte, le transport et la livraison des
courriers ordinaires et l’autre la Paositra Rapida avec laquelle la Jirama pourra accélérer l’envoi des pièces et
matériaux de rechange en cas de panne dans les centrales thermiques éloignées. Ces conventions s’inscrivent
toutes dans le cadre de l’amélioration des services pour les usagers, selon les dirigeants de la société d’Etat.
Antsa R.
Midi Madagasikara
Mercredi 27 mai 2020

4 - FMI – Afrique : 13 milliards de dollars de financements supplémentaires face au Coronavirus

D’après un article paru dans l’Agence Ecofin, le Fonds Monétaire International est l’un des plus gros contributeurs
en Afrique pour la lutte contre la pandémie du Coronavirus. Avec les 165,99 millions de dollars accordés dans le
cadre de la Facilité de Crédit Rapide (FCR), Madagascar figure parmi les bénéficiaires (Source Agence Ecofin).
Pour aider plusieurs pays dans le monde à faire face aux conséquences du coronavirus, le Fonds monétaire
international (FMI) a apporté en urgence une assistance financière de 21 milliards de dollars à un total de 56 pays
dans le monde, dont 13,4 milliards de dollars pour 30 pays basés en Afrique, selon des données collectées par
l’Agence Ecofin. L’appui de près de 3 milliards de dollars accordé au Maroc ne compte pas ici, car il résulte d’une
facilité débloquée par le royaume chérifien depuis plusieurs années.
Prêts. Si on reconnaît que les approbations de ces différentes interventions ont été obtenues dans un temps
relativement court (moins de trois mois), il est à noter que cet élan de solidarité est en réalité constitué de prêts
plus ou moins souples. Il y a d’une part, la facilité de crédit rapide (FCR) qui a été la plus largement accordée avec
un total de 22 pays bénéficiaires pour un montant global de seulement 4,76 milliards de dollars. Bien qu’ayant
bénéficié à un nombre plus réduit de pays (9 d’entre eux seulement), l’instrument de financement rapide est celui
qui a généré la plus grosse intervention (8,4 milliards de dollars), tandis que l’augmentation de facilité élargie de
crédit (FEC) existante a été seulement de 200 millions de dollars. Il apparaît donc que le FMI a, dans ce moment
de détresse, privilégié la mise en place des ressources rentables et à court terme. En effet, la FCR du FMI permet
aux pays qui en bénéficient de résorber rapidement les défis immédiats de balance de paiement. C’est un prêt qui
est remboursable au taux d’intérêt de zéro avec une période de grâce de cinq ans et demi. Cependant, le défi c’est
que, cet argent est libellé en dollars. Au regard des projections actualisées de l’économie mondiale, il y a un risque
d’une forte demande du dollar ; ce qui pourrait augmenter sa valeur et déprécier de nombreuses monnaies
africaines. Au bout de cinq ans de délai de grâce, il faudra plus de ressources internes à ces pays pour rembourser
leurs dettes. L’instrument de financement rapide lui est donné à des taux d’intérêt au-dessus de zéro, mais pour
un délai de remboursement qui va entrer 3,5 ans et 5 ans. Les pays qui en ont bénéficié devront donc trouver la
ressource pour le faire durant cette période ; ce qui fragilisera la position extérieure de l’Afrique si les choses ne
sont pas revenues à la normale sur le commerce international.
Faible. En plus d’alourdir la dette des pays africains, l’aide du FMI reste assez faible, déjà au regard de l’ensemble
des engagements budgétaires pris dans le monde (9.000 milliards de dollars). Selon certaines analyses, les pays
y compris ceux qui sont développés, utilisent les mêmes solutions qui ont creusé les inégalités, sans relancer la
croissance et le plein emploi pour résoudre cette ultime crise qui est encore plus grave. Selon des données de
l’Institute of International Finance auxquelles l’Agence Ecofin a eu accès, la dette mondiale a augmenté de 14. 500
milliards de dollars, rien qu’au cours du premier trimestre 2020. C’est bien plus que les 10 .000 milliards de dollars

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de toute l’année 2019. Or, pour rembourser cette dette, le monde a besoin d’un vrai relais de croissance qui même,
avant la crise se trouvait déjà en Afrique et en Asie du Sud-Est. Le plaidoyer de l’Agence Ecofin qui n’est pas loin
de diverses autres propositions faites par des leaders d’opinion à l’international, serait de placer le FMI au cœur
d’une réponse mondiale et égalitaire, et qui permettrait de réduire significativement la dette mondiale tout en
libérant tout le potentiel de croissance des pays destinés à soutenir la prochaine étape de développement dans le
monde.
Madagascar. Notons que pour Madagascar, le Conseil d’administration du Fonds monétaire international a
approuvé en début d’avril, un décaissement au titre de la facilité de crédit rapide (FCR) équivalent à 122,2 millions
de DTS (environ 165,99 millions de dollars au taux de change actuel, soit 50% du quota). Il s’agit d’un fonds destiné
à aider le pays à répondre à ses besoins urgents de balance des paiements résultant du déclenchement de la
pandémie de COVID-19. La pandémie de Covid-19 a de graves répercussions sur l’économie de Madagascar.
En raison d’une réduction spectaculaire du tourisme et de perturbations pour les exportations des industries
manufacturières et extractives, ainsi que dans les transports, les communications et les services, la croissance du
PIB réel devrait fortement décliner. La situation budgétaire se détériore aussi rapidement avec des dépenses de
santé et sociales supplémentaires, et un manque à gagner important en termes de recettes fiscales. La FCR aidera
les autorités à répondre aux besoins urgents de financement budgétaire et extérieur pour atténuer l’impact de la
pandémie.
Recueillis par R.Edmond.
Midi Madagasikara
Jeudi 28 mai 2020

5 - Coopération Inde-Madagascar : Le lot de fournitures médicales contre le Covid-19, arrivé cette


semaine

Des médicaments contre le Covid-19 fournis par l’Inde ont été débarqués à Antsiranana le 27 mai dernier.
A la demande du Gouvernement malgache, en mars dernier, l’Inde a fait don de deux médicaments essentiels pour
la lutte contre le Covid-19. « Le lot de fournitures médicales en provenance de l’Inde est arrivé ce 27 mai 2020 à
Antsiranana à bord de l’INS Kesari. Celui-ci sera remis officiellement au ministre des Affaires étrangères,
Tehindrazanarivelo Liva Djacoba, à Antananarivo par l’Ambassadeur de l’Inde, Abhay Kumar », a communiqué
l’Ambassade de l’Inde à Madagascar. En effet, cette expédition met en évidence les liens spéciaux et uniques entre
les deux pays, pour faire face à cette crise sanitaire de manière efficace. D’après l’Ambassade de l’Inde, l’expédition
de médicaments essentiels reflète l’engagement de l’Inde à travailler avec ses voisins et partenaires maritimes
dans la région de l’océan Indien, y compris Madagascar. Par ailleurs, la mission SAGAR (Sécurité et croissance
pour tous dans la région) comprend également des fournitures pour les Maldives, Maurice, les Comores et les
Seychelles, toujours afin de relever ensemble nos défis communs en ces temps difficiles. Questionnée sur les dons
de PPN dont les autres îles ont bénéficié, l’Ambassade de l’Inde a précisé que la demande du Gouvernement
malgache s’est limitée aux médicaments essentiels. Cependant, l’Inde serait heureuse d’examiner toute autre
demande de Madagascar, pour soutenir la lutte contre le Covid-19, selon l’ambassadeur Abhay Kumar.
Antsa R.
Midi Madagasikara
Vendredi 29 mai 2020

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