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Génération entrepreneur

EXTRAIT DE PRESSE
- HEBDOMADAIRE -

CENTRE D´AFFAIRES REGIONAL ANOSY (CARA)


En face de BNI Bazaribe
Fort-Dauphin 614-MADAGASCAR
cara.anosy@gmail.com
+(261) 34 05 146 03
SOMMAIRE

I-ECONOMIE AGRICOLE ET ENVIRONNEMENT ............................................................................................ - 1 -


1-Rencontre : La culture malgache reformulée dans l’entreprise ...................... Erreur ! Signet non défini.
2-TOZZI GREEN : Pionnier de la révolution agricole dans le Sud ...................... Erreur ! Signet non défini.
3-Interdiction d’exportation de zébu : Panique du côté des opérateurs et des bailleurs de fonds .Erreur !
Signet non défini.
4-Agriculture biologique : Six entreprises malgaches au « Salon Biofach 2019 » à Nuremberg ....Erreur !
Signet non défini.
1-INSCAE Innovation Idea : Deux lauréats primés ............................................... Erreur ! Signet non défini.
2-Adduction d’Eau dans le district de Beloha : 25 000 personnes bénéficieront du projet « Ranovelo »
.................................................................................................................................. Erreur ! Signet non défini.
3-STAR : Bourses d’études et primes pour ses meilleurs bacheliers de 2018 . Erreur ! Signet non défini.
4-Commerce d’aliments : Rappel des règles d’hygiène et de qualité ................ Erreur ! Signet non défini.
5-Programme Pilote pour la Résilience Climatique de Madagascar : Renforcement de capacités du
Comité d’Appui à la mise en œuvre ...................................................................... Erreur ! Signet non défini.
6-Détérioration d’une pompe à Mandroseza : Coupure d’eau de plusieurs heures et ras-le-bol des
usagers .................................................................................................................... Erreur ! Signet non défini.
7-Centrale Hydraulique de Volobe : Une production énergétique de 750 Gwh par an dès 2022 .....Erreur !
Signet non défini.
8-Santé et bien-être : Un centre médical innovant créé par le Dr Ratsimivony Jean- Claude..........Erreur !
Signet non défini.
9-MEF : Les bailleurs de fonds pour le renforcement des relations avec Madagascar Erreur ! Signet non
défini.
10-Société Kraoma : La société civile dénonce la vente illégale du patrimoine national ! ..Erreur ! Signet
non défini.
11-Destination Analamanga : Une année de valorisation.................................... Erreur ! Signet non défini.
12-Exportations : Une compétitivité basée sur l’équilibre de la biodiversité .... Erreur ! Signet non défini.
13-Transport et logistique : Rendez-vous des acteurs les 8 et 9 février à l’AFT Erreur ! Signet non défini.
14-Eboulements d’Ampamarinana : Les constructions irrégulières pointées du doigt par la société
civile ......................................................................................................................... Erreur ! Signet non défini.
15-Paositra Malagasy : L’épargne Tsinjo Lavitra, à 15 ans, gagne du terrain sur le marché...........Erreur !
Signet non défini.
16-Groupe Basan : Contribution à la lutte contre la malnutrition dans le Sud.. Erreur ! Signet non défini.
18-Perspectives économiques : Rapport de la BAD présenté au 32e Sommet de l’Union Africaine
.................................................................................................................................. Erreur ! Signet non défini.
19-BFM : Contribution à la lutte contre la rougeole ............................................. Erreur ! Signet non défini.
20-ONTM : Des voyages de presse internationale organisés ............................. Erreur ! Signet non défini.
21-Groupe IGP : Le succès du Vita Malagasy, une chaine de valeurs de plus en plus grande .......Erreur !
Signet non défini.
22-Flash-Eco ............................................................................................................ Erreur ! Signet non défini.
24-Actions RSE de la STAR : 11.800 repas à distribuer cette année 2019 ......... Erreur ! Signet non défini.
25-Promotion de Madagascar : Succès du roadshow mené par l’ONTM en Europe .... Erreur ! Signet non
défini.
26-JIRAMA : Des groupes électrogènes ont pris feu à Morondava.................... Erreur ! Signet non défini.
27-Groupe Axian : Prise de participation dans le fonds Amethis II pour le développement des
entreprises ............................................................................................................... Erreur ! Signet non défini.

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28-JIRAMA : Des employés réclament le changement des dirigeants............... Erreur ! Signet non défini.
29-Développement : « Les résultats des recherches doivent être exploités », insiste le Pr Raoelina
Andriambololona..................................................................................................... Erreur ! Signet non défini.
30-Entreprenariat : 2e édition du conférence-débat d’ADC ce samedi .............. Erreur ! Signet non défini.

I-ECONOMIE AGRICOLE ET ENVIRONNEMENT


1-GSDM : Des conseillers agricoles pour accompagner les exploitants agricoles
Lors de la sortie de la première promotion à l’EFTA à Ambatobe.
La première promotion des Conseillers en Agriculture de conservation et Agro écologie vient de sortir à
l’EFTA Ambatobe.
Le Référentiel de certificat de spécialisation « Conseiller en Agriculture de conservation et Agro-écologie », validé
par l’Etat en 2017, est appliqué depuis l’année scolaire 2017-2018, dans deux Ecoles de Formation de
Technicien Agricole (EFTA). Il s’agit de l’EFTA d’Iboaka Fianarantsoa et de l’EFTA d’Analamalotra Toamasina, et
ce, suivant l’Approche par les Compétences. Cette action entre dans le cadre de la rénovation de la Formation
Agricole et Rurale (FAR), engagée par le ministère de l’Agriculture de l’Elevage et de la Pêche (MAEP) en
partenariat avec le GSDM, Professionnels de l’Agroécologie. Notons que ce Certificat de spécialisation
« Conseiller en Agriculture de conservation et Agroécologie », est obtenu après une année de formation. Une
première promotion de conseillers agricoles d’une trentaine d’étudiants vient de sortir à l’EFTA à Ambatobe.
Agriculture durable. L’objectif de cette formation est de disposer de techniciens agricoles capables
d’accompagner les exploitants agricoles pour répondre aux besoins en compétences en Agriculture de
Conservation et Agro écologie et dans le domaine du développement rural. En effet, vu les enjeux de
l’épuisement des ressources naturelles, les défis de l’agriculture actuelle, les impacts du changement climatique,
il a été reconnu par les différents acteurs impliqués dans le développement rural et la protection de
l’environnement, la nécessité de disposer de compétences en Agriculture de conservation et en Agroécologie. Ce
qui permettra de promouvoir une agriculture durable tout en assurant l’amélioration de la sécurité alimentaire à
Madagascar.
Visibilité. Par ailleurs, dans le cadre de la mise en œuvre du projet PAPAM ou Projet d’ Amélioration de la
Productivité Agricole à Madagascar, le GSDM appuie également deux nouvelles écoles de formation de
techniciens agricoles. Il s’agit de l’EFTA de Bezaha Toaliara et d’Ambatobe Antananarivo, pour cette année
scolaire 2018-2019 et un autre EFTA pour la prochaine année scolaire. L’organisation de cette cérémonie de
sortie de promotion marquera l’importance du métier de conseiller agricole dans le développement rural. Ce qui
contribuera en même temps à la promotion de la visibilité de cette rénovation qui consiste à l’adaptation des
formations proposées aux besoins en compétences exigés par le monde du travail.
Navalona R.
Midi Madagasikara
Mardi 23 avril 2019

2-Energies renouvelables : Un concours pour gagner 3 000 Euros

Dans le cadre du programme Eco-Ecoles portant sur le thème « Energie » et coordonné par « Madagascar
National Parks », 19 établissements scolaires et 2 centres de formations professionnelles pour les femmes
recevront une formation sur les énergies renouvelables. La formation est basée sur une approche participative
qui permettra d’impliquer à la fois les enseignants et les élèves du niveau secondaire en mettant à leur
disposition du matériel didactique portant sur les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique. Elle vise à
promouvoir l’énergie renouvelable dans le milieu scolaire.
Invités à Maurice. En outre, la formation va servir aux enseignants et à leurs élèves d’approfondir leurs
connaissances sur les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique mais surtout permettra d’engager des
actions concrètes au sein de leurs écoles. Et dans le dessein d’encourager les initiatives locales, chaque école
participante est invitée à constituer une équipe d’élèves qui aura pour défi de concevoir un projet d’installation
utile qui fonctionne avec une énergie renouvelable pour leur école et à l’ensemble de la communauté. Les
promoteurs des meilleurs projets, représentés par deux élèves et un enseignant, de chaque pays de l’Océan
Indien dont Madagascar seront invités à l’île Maurice au mois d’ août de cette année. Elles auront pour mission
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de présenter et de défendre leur projet devant un comité régional. En effet, le gagnant obtiendra un financement
de 3.000 Euros afin de réaliser son projet. En participant à ce concours, les enseignants et les élèves auront
appris non seulement les bases de l’énergie renouvelable mais aussi la conception, la rédaction, la soumission et
la défense d’un document de projet du début jusqu’à sa réalisation finale.
Plus de 1 000 élèves. En parallèle, les écoles participantes auront également l’opportunité de rayonner et de
défendre les couleurs de la Grande Ile au niveau régional. Notons que plus de 1.000 élèves bénéficieront de
cette formation en énergies renouvelables dans le cadre de la mise en œuvre de ce programme Eco-écoles
coordonné par « Madagascar National Parks ».
Navalona R.
Midi Madagasikara
Mardi 23 avril 2019
3-Produits d’exportation : Une séance de réseautage, ce jour à la CCIA Analakely
Les opportunités d’affaires dans la région Vatovavy Fitovinany seront présentées ce jour à la CCIA Analakely.
Une belle occasion pour les exportateurs. La Chambre de Commerce et d’Industrie de Fitovinagny organise ce
jour une projection de film documentaire, sur les opportunités d’affaires dans la région Vatovavy Fitovinany. Cette
projection sera suivie d’une séance de réseautage B to B, visant des partenariats commerciaux au niveau
national, d’après les organisateurs. En effet, des opérateurs économiques, des organisations de producteurs,
ainsi que des représentants des producteurs de litchis, de café, de girofle, de vanille et de baie rose … seront à
ce rendez-vous qui se tiendra dans les locaux de la CCIA (Chambre de Commerce et d’Industrie d’Antananarivo)
à Analakely. A noter que la région Vatovavy Fitovinany a été déjà connue pour ses produits d’exportation, dans
les années 60. Mais au fil des années, cette région a perdu sa place sur le marché. Plusieurs actions ont été déjà
menées par les producteurs avec les partenaires techniques et financiers, si l’on ne cite que l’amélioration des
structures, le renforcement de capacités techniques, les financements d’activités diverses, l’intermédiation
commerciale, etc. Selon les acteurs, ces actions sont toujours insuffisantes. C’est d’ailleurs pour cela que la CCI
Fitovinagny organise les rencontres de ce jour, car d’après elle, le fort de la région est toujours présent.
Antsa R.
Midi Madagasikara
Mercredi 24 avril 2019
4-Petits projets : 15 000 microcrédits pour les agriculteurs et petits entrepreneurs
Un acteur de plus s’engage dans le financement pour les petits entrepreneurs et les agriculteurs à
Madagascar. Cette fois, ce sont ceux de la Région Analamanga qui seront bénéficiaires. En effet, le fonds
d’investissement Miarakap – premier fonds d’investissement à impact dédié au financement et à
l’accompagnement des petites et moyennes entreprises malgaches – vient de réaliser un investissement dans
l’Institution de Microfinance APEM PAIQ. D’après une conférence de presse organisée hier, l’objectif est de
proposer 15 000 microcrédits en cinq ans à des petits entrepreneurs et agriculteurs de la région Analamanga. A
noter que les difficultés relatives à l’accès aux financements ont été toujours citées par les paysans, comme frein
au développement agricole. D’après leurs propos, les terres à cultiver, et les différentes ressources sont
favorables à la production, mais ce sont les financements et la gestion de trésorerie qui posent problème. En
bref, ce projet de Miarakap avec APEM PAIQ se présente comme une solution pour les petits entrepreneurs et
les agriculteurs.
Antsa R.
Midi Madagasikara
Mercredi 24 avril 2019

5-Dubaï : Des Baobabs de Madagascar exportés et plantés illicitement

Baobabs de Madagascar, vus à Dubaï.


Après les bois de rose, ce sont maintenant les espèces endémiques de Baobab de Madagascar qui sont
exportées, vues replantées à Al Seef, district du Patrimoine de Dubaï. Selon les médias locaux, personne
ne sait qui a transplanté ces arbres.
Chaque Baobab fait au moins un centenaire, selon les experts questionnés par le journal Gulf News, qui a mené
une investigation après avoir vu ces Baobabs de Madagascar, à Al Seef. D’après les informations, ces arbres
que les riverains et les touristes qualifient de « arbres étranges » ont été plantés dans cette ville à Dubaï durant

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la nuit. Personne ne sait donc, quelle entité a fait la transplantation. Un compatriote Malgache sur les lieux nous a
pourtant confirmé que des Baobabs gigantesques comme ceux à Madagascar, sont bel et bien plantés à Al Seef.
Questionnés par les journalistes locaux, un expert auprès de la municipalité de Dubaï a affirmé que cette espèce
transplantée sur un rond-point du quartier du District du Patrimoine, est la plus grande et la plus célèbre des six
espèces de Baobabs de Madagascar. Mais qui les a plantés là ? Les responsables auprès de la municipalité de
Dubaï, chargée de l’aménagement paysager dans les zones publiques de l’Emirat, ont avancé que les arbres en
question ont été plantés par Meraas, une compagnie de développeur, qui opère, entre autres, dans le tourisme et
l’hôtellerie à Dubaï. Approchés par les représentants de « Gulf News », cette compagnie a affirmé que « l’espace
dans lequel les arbres sont installés ne relève pas de la compétence de Meraas, car c’est un espace public ».
Richesse. Dans leur enquête, les journalistes de « Gulf News » ont été redirigés vers la RTA (Roads and
Transport Authority), qui a également nié avoir planté ces arbres. Même réponse chez « Dubaï Culture », qui fait
aussi partie des entités développant des zones patrimoniales. Finalement, toutes les entités susceptibles d’avoir
fait les transplantations de Baobabs de Madagascar s’en lavent les mains. Selon les responsables des magasins
situés près des Baobabs, ces arbres étaient depuis déjà quelques mois, et qu’ils ont été plantés pendant la nuit.
De leur côté , les touristes montrent qu’ils veulent en savoir un peu plus sur ces arbres étranges, mais que
personne ne peut fournir d’informations satisfaisantes. En bref, les baobabs deviennent de nouvelles attractions à
Al Seef. Même à Madagascar, l’intérêt des Malgaches pour ces espèces endémiques s’est soudainement ravivé,
lorsque des photos des baobabs à Dubaï ont circulé sur les réseaux sociaux. Certains essaient de faire croire
que les arbres viennent d’Australie, mais les experts sont fermes. Le Dr Rewq Khan, un expert de la faune à
Dubaï a indiqué que chacun de ces Baobabs de Madagascar aperçus à Al Seef est au moins âgé d’un
siècle. « Celui qui les a amenés ici a fait beaucoup d’efforts et a dépensé beaucoup d’argent. Il existe aussi une
autre espèce de baobab en forme de pot appelée adansonia digitita dans le Safari à Dubaï. Dans le Safari, nous
avons environ 20 petits arbres réels et cinq autres arbres beaucoup plus grands et artificiels », a indiqué
l’expert. Certes, Dubaï a importé des merveilles pour faire d’un désert, l’une des villes les plus attrayantes au
monde. Et parmi ces merveilles figurent aujourd’hui les Baobabs de Madagascar.
Antsa R.
Midi Madagasikara
Samedi, 27 avril 2019
6-Promotion de l’entrepreneuriat agricole : 870 340 000 Ar remis à 35 jeunes entrepreneurs
Ces jeunes participeront à la production de 300.000 tonnes de maïs prévues par le ministère de l’Agriculture
cette année.
Après avoir suivi une formation, ces jeunes ont pu élaborer 27 business plans à réaliser en partenariat
avec la BNI.
Dans le cadre de la mise en œuvre du programme PEJAA (Promotion de l’entreprenariat des jeunes dans
l’agriculture et l’agro-industrie), financé par la Banque Africaine de Développement, 35 jeunes entrepreneurs
issus des 22 régions, ont été sélectionnés pour effectuer une formation en entrepreneuriat agricole. Ils ont suivi
une période d’incubation pendant douze mois au FIFAMANOR à Antsirabe. Ces jeunes formés ont pu élaborer
27 business plans. Afin de réaliser leurs projets, cette promotion pilote baptisée « Fanasana », vient de bénéficier
un financement de l’ordre de 870.340.000 Ar sous forme de chèque.

Prêt à court terme. Plus précisément, ces 27 projets vont se faire allouer un chèque d’au maximum 10.000
dollars. Des projets viables et réalisables selon les critères d’éligibilité de la BNI Madagascar. Le financement des
projets de ces jeunes entrepreneurs se fait sous forme de prêt à court ou moyen terme à travers cette banque, et
ce, à un taux préférentiel. Par contre, le programme PEJAA constitue le garant des jeunes agripreneurs incubés
vis à vis de la BNI. Il faut savoir que 35 autres jeunes entament déjà leur processus d’incubation pour devenir
également des jeunes promoteurs de l’entrepreneuriat agricole. En fait, le programme PEJAA, qui est un
programme du gouvernement sous la tutelle du ministère de l’Agriculture de l’Elevage et de la Pêche, est un
programme d’incubation pour la promotion des entreprises agricoles et agro industrielles portées par les jeunes,
le long des chaînes de valeurs. D’une durée de trois ans, soit étalé sur une période de 2018 à 2021, il veut
promouvoir l’entrepreneuriat des jeunes dans l’agriculture et d’agro industrie et l’emploi décent pour tous. Les
sites d’implantation du projet sont ceux offrant un fort potentiel de développement des chaînes de valeur. Les
centres incubateurs de PEJAA se trouvent notamment dans trois régions, à savoir Vakinankaratra, Atsinanana et
Vatovavy Fitovinany.

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300 000 tonnes de maïs. En outre, les coûts engendrés par la formalisation des entreprises créées par les
jeunes Agripreneurs sont supportés par le Programme PEJAA. Les deux parties, à savoir le programme et la BNI
assurent le suivi et l’encadrement des jeunes Agripreneurs après leur installation en collaboration avec les
coachs et mentors. Par ailleurs, la BNI poursuit à travers ce partenariat avec le MAEP sa politique d’inclusion
financière, son engagement envers les jeunes entrepreneurs, et conforte sa place de banque de proximité. Les
jeunes agripreneurs auront aussi l’opportunité de bénéficier de conditions préférentielles de prêt et des meilleurs
services bancaires pour mener à bien leurs projets. Et à part cela, ils vont participer à la concrétisation du
contrat-programme du ministère en charge de l’Agriculture visant à atteindre l’autosuffisance alimentaire. En
effet, ce département ministériel prévoit de produire 300.000 tonnes de maïs destinées à l’agro-industrie et au
marché domestique cette année. Ils exploiteront ainsi plus de 200 hectares pour la production de maïs et 30
hectares pour la production fourragère destinée à l’élevage des vaches laitières. Dans le cadre de la
transformation agricole, une production de 3.5tonnes de provendes par mois, de 740 kg de farine infantile et de
1.000 tonnes de maïs collectées par an, sont estimées sans compter la transformation du lait.
Navalona R.
Midi Madagasikara
Lundi, 29 avril 2019

7-PLAE III : 8965 ha de reboisement villageois individuel réalisés


Le Programme de Lutte Antiérosive dans sa phase III (PLAE III) a mené cinq campagnes de reboisement durant
les périodes de 2014-2019 dans les 50 communes rurales des sept Districts issues de ses trois régions
d’intervention. Il s’agit notamment de Diana, de Boeny et de Betsiboka. Comme résultat, 8 965ha de reboisement
villageois individuel ont été réalisés. C’est ce qu’on a appris lors de la clôture officielle des campagnes de
reboisement de ce programme qui s’est tenue tout récemment dans la commune d’Ambondromamy, district
d’Ambato-Boeny.
Fins énergétiques. Ainsi, près de 1.917,86 ha de bassins versants ont pu être aménagés grâce aux
reboisements de protection et de l’agriculture de conservation. Notons que ce programme sous tutelle du
ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, vise à contribuer à la pérennisation de la gestion adéquate
des bassins versants et à la réalisation de reboisement villageoise à des fins énergétiques. Ses objectifs pour ces
cinq dernières années ont été ainsi atteints, selon ses dires. Et parlant de la situation foncière, 3.717 ha de
surfaces de reboisement villageois individuels, ont été sécurisés. Et sur les 1.775 certificats fonciers édités, 661
certificats ont été délivrés.
14 131 paysans. Par ailleurs, le programme PLAE III procure des emplois aux paysans à travers la formation de
pépiniéristes. De plus, l’approvisionnement des ménages en bois de chauffe ou de charbon induit à
l’augmentation des revenus des groupes cibles ainsi qu’à la réduction de la pression sur les forêts naturels et la
biodiversité. En outre, les reboisements renforcent la fertilité du sol et protègent les sites agricoles ,les périmètres
irrigués contre l’érosion et l’ensablement. Pendant sa phase III, 14.131 paysans ont bénéficié de l’appui du PLAE.
Et lors de cette cérémonie de clôture, des lots ont été remis aux meilleurs groupements de reboisements dans
les sept districts d’intervention du programme qui prendra fin le 30 juin prochain.
Navalona R.
Midi Madagasikara
Lundi, 29 avril 2019

8-Chocolat et cacao de Madagascar : Les produits stars au Château de Montigny Le Gannelon


Des séances de dégustation de chocolat ont eu lieu lors du salon.
Le salon du chocolat organisé tout récemment par l’Association pour la Promotion du Chocolat et de
l’Industrie Chocolatière Malgache (APC ICM), au Château de Montigny le Gannelon en France, a été un
franc succès. Plus de 1 500 visiteurs ont été enregistrés.
En effet, le chocolat et le cacao de Madagascar ont été les produits stars lors de cet événement. « L’objectif de
ce salon est de faire découvrir l’incroyable richesse de la Grande île ainsi que la plantation de cacao dans la
région d’Ambanja, sans oublier la traçabilité de la fabrication de chocolat dans le pays », a fait savoir Achille
Rajerison, le président de l’APC ICM. Tous les chocolats fabriqués par des artisans et des industries
chocolatières, y ont été exposés. On peut citer entre autres, les produits de Chocolaterie Robert et ceux de
Menakao qui exporte déjà aux Etats-Unis. « Ce n’est qu’un coup de pouce puisque nous affirmons une réelle
volonté d’aider les planteurs de cacao afin de relancer cette filière porteuse. Une formation des jeunes en matière

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de fabrication de chocolat sur place, n’est pas en reste avec l’appui des Maîtres chocolatiers français dans le but
de créer de la valeur ajoutée et des emplois. Redynamiser le cacao pour produire de chocolat de qualité
contribue également à promouvoir la destination Madagascar », a-t-il poursuivi.
Plus de 1 500 visiteurs. Et parlant du salon du chocolat qui s’est tenu au Château de Montigny Le Gannelon,
dix-huit stands ont été érigés pour mettre en valeur le criollo qui est une variété de cacao de Madagascar, très
prisée sur le marché international. Des séances de démonstration de fabrication de chocolats à partir de cette
variété de cacao de la Grande île suivies de dégustation, y ont été d’ailleurs organisées par des Maîtres
chocolatiers, sans oublier les ventes expositions des chocolats produits à Madagascar. Des conférences portant
sur les thèmes « la baisse de la production de cacao de Madagascar » et « la transformation de ce produit », y
ont eu lieu entre-temps. A cette occasion, le projet de l’autoroute de chocolat a été présenté au grand public. Il
s’agit notamment d’un concept économique et social innovant visant à promouvoir le tourisme sur un circuit bien
tracé. Notons que plus de 1 500 visiteurs malagasy et étrangers, ont visité le salon du chocolat, d’après les
explications des organisateurs. Des plats malgaches ainsi que des menus à base de chocolat fabriqué à partir du
cacao de Madagascar comme les crêpes, ont été également servis au restaurant, toujours dans le cadre du
salon. Les grands et les petits en ont bien savouré.
Talents. Par ailleurs, il y a eu diverses animations. A titre d’illustration, des jeunes malgaches ont pu démontrer
leurs talents en musique de jazz lors de cet événement, sans compter l’animation effectuée par des artistes de
renom. Il faut savoir que des membres du MEDEF et le Chargé d’Affaires de l’Ambassade de Madagascar à
Paris, ont assisté à ce salon du chocolat. Les organisateurs prévoient déjà de réaliser le même événement le 12
mai prochain, mais cette fois-ci, ce sera au Meudon, selon leurs dires.
Navalona R.
Midi Madagasikara
Mardi, 30 avril 2019

II-DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE ET SOCIALE


1-Adéquation formation-emploi : 10 ans de succès pour le Programme « GoTeach »

DHL et ses partenaires œuvrent pour l’employabilité des jeunes.


Education et employabilité des jeunes ! C’est ce que promeut le Programme « GoTeach » mis en œuvre dans le
cadre du partenariat entre DHL International Madagascar et SOS Villages d’Enfants Madagascar, avec le
Ministère de l’Education nationale, de l’Enseignement Technique et Professionnel. Ce programme célèbre son
10e anniversaire. « En 2009, DHL International Madagascar a décidé de soutenir SOS Villages d’Enfants
Madagascar et d’appuyer les jeunes dans leur insertion professionnelle en leur offrant des stages professionnels.
Les deux entités partagent les mêmes valeurs, les mêmes visions sur le développement économique et social en
aidant les jeunes à bâtir un meilleur avenir. A ce jour, plusieurs activités et programmes sont nés de ce
partenariat entre autres la plateforme d’entreprise YouthCan, et le plus récent la plateforme numérique
Youthlinks », ont indiqué les promoteurs du Programme.
Employabilité. Le faible niveau d’études, le manque de qualification requise pour un emploi, l’inadéquation
formation-emploi ou l’inégalité entre offre et demande sur le marché de travail et/ou encore l’injustice socio-
économique représente des freins dans la transition vers un emploi stable et satisfaisant pour un jeune, et la
difficulté de trouver des profils qualifiés spécifiques pour les entreprises, selon les initiateurs de « GoTeach ».
Leur partenariat est conçu pour aider les jeunes de « SOS Villages d’Enfants » de 15 à 25 ans à faire la transition
de l’éducation au monde du travail, les soutenir dans leur éducation et les préparer à l’emploi afin d’avoir une vie
indépendante et durable. « C’est dans ce sens que les employés de DHL interagissent avec les jeunes pour
partager leurs expériences et leurs expertises afin de favoriser l’employabilité des jeunes », ont affirmé les
représentants de la multinationale.
Collectes. A noter que cette année, « SOS Villages d’Enfants Madagascar » célèbre également son
30eanniversaire. Avec « GoTeach », une campagne de collecte de fonds est lancée sur six mois, jusqu’en
septembre. Pour DHL, une collecte est organisée au niveau de ses boutiques à Madagascar. « Pour chaque colis
envoyé le 10eet 30e du mois, DHL International Madagascar reversera un montant de 5.000 Ariary en faveur de
l’éducation des enfants et des jeunes bénéficiaires de SOS Villages d’Enfants Madagascar. Pour marquer ce
10eanniversaire, un concours d’Olympiade sera organisé à partir du mois de juillet jusqu’en octobre 2019 avec la
participation de plus de 2.000 jeunes de SOS Villages d’Enfants et des élèves issus des établissements scolaires

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(collèges et lycées) privés et publics à Antananarivo, Antsirabe, Toamasina, Mahajanga, Toliary. La finale de cet
Olympiade aura lieu les 04 et 05 octobre 2019, cœur de la célébration du 10e de « GoTeach » avec la présence
des dirigeants internationaux de Deutsche Post DHL Group et de SOS Villages d’Enfants International », ont
indiqué les responsables auprès de DHL.
Antsa R.
Midi Madagasikara
Mardi 23 avril 2019
2-Rado Ratobisaona : Appel à la mobilisation de l’épargne nationale, pour soutenir le PEM
Rado Ratobisaona, PCA du CREM.
Le peuple malgache s’attend à des transformations, avec la mise en œuvre du Plan Emergence de
Madagascar (PEM). Les économistes du CREM (Cercle de Réflexion des Economistes de Madagascar)
confirment encore que les objectifs de ce Plan sont bien réalisables. Le PCA Rado Ratobisaona nous
apporte plus d’éclaircissements. Interview.
Midi Madagasikara (MM). Les politiciens parlent beaucoup d’Emergence depuis l’année dernière. Que
signifie ce terme ?
PCA du CREM. Le terme « émergence » est un phénomène ancien. Du point de vue politique, l’émergence
désigne une crainte et un malaise de la part des pays dominant l’ordre mondial.
Au niveau économique, l’émergence se caractérise donc par une forte croissance économique d’un pays pauvre,
accompagné d’un désir de participer aux affaires du monde. L’initiative de la prise de risque pour la
transformation structurelle de l’économie peut faciliter l’accumulation de réserves de change par le biais de
l’exportation. L’émergence fait évoluer la division internationale du travail en absorbant les surplus de main
d’œuvre qualifiée et non qualifiée du pays et de celui du reste du monde.
Du point de vue financière, l’émergence fait référence à la capitalisation boursière dont un marché financier
soutient le crédit hypothécaire et le crédit-bail.
1. Les économistes se réfèrent souvent aux cas des BRICS et des 4 dragons d’Asie lorsqu’ils parlent de
pays émergents. Chacune de ces économies ont pourtant leurs propres modèles de développement.
Qu’en est-il de Madagascar ?
CREM. Pour le cas de Madagascar, comme son nom l’indique, un modèle doit refléter la réalité économique de
Madagascar, Le modèle d’émergence de Madagascar doit tenir compte des variables spécifiques du pays tels
que la prolifération du secteur informel, le degré des risques et incertitudes, la jeunesse de la population ainsi
que la pauvreté. En se référant aux modèles de BRICS et du dragon et tigre d’Asie, Madagascar peut s’inspirer
sur un modèle mixte : Nous pouvons profiter de la taille du marché régional au niveau de l’océan Indien et celui
de l’Afrique Subsaharienne en se focalisant sur une spécialisation où Madagascar est doté d’un avantage
comparatif en termes de production de masse et de compétitivité. Dans cette optique, il faut une alliance
stratégique avec les autres pays d’Afrique, dans un objectif d’émergence collective.
2. L’émergence est-elle une étape obligatoire pour le processus de développement ? Pourquoi avons-
nous attendu si longtemps, ou sinon, qu’est-ce qui indique que nous sommes enfin prêts pour
s’engager dans cette voie ?
Tous les pays qui se sont développés sont passés par la voie de l’émergence. Cette étape est un « mindset ».
L’absence de vision dans l’élaboration d’une politique de développement nous a mis à la traîne. Cette absence
de vision a expliqué le fait que jusqu’à maintenant, nous avons suivi toutes les instructions des bailleurs de fonds
traditionnels, malgré les enjeux des conditionnalités associés à leur politique standard de développement.
Madagascar se trouve maintenant dans la croisée du chemin pour réunir les conditions de décollage
économique, afin de rattraper notre retard par rapport aux autres pays africains et Asiatiques ayant le même
niveau de développement pendant les années 80.
3. L’industrialisation figure parmi les plus importants volets dans l’émergence d’une économie. En tant
que membre de la Plateforme pour l’industrialisation de Madagascar, que pensez-vous de l’évolution
actuelle de la situation ?
CREM. Pour l’heure, en faisant référence au dernier baromètre de l’industrialisation, les indicateurs retenus
demeurent alarmants que ce soit au niveau de la condition de travail ; au niveau de l’accès au financement à long
terme, au niveau du pouvoir d’achat domestique, et surtout au niveau de l’accès à l’énergie.
L’insécurité et la règle de la concurrence méritent une attention particulière dans le secteur industriel pour pouvoir
inciter l’économie d’échelle et favoriser ainsi la consommation de masse.
4. Quelques mots pour conclure ?

-7-
CREM. La potentialité des ressources pour le développement de Madagascar est devenue une croyance pour les
Malgaches, surtout pour la classe dirigeante. Toutefois, les actions pour y parvenir restent à démontrer. Le
régime actuel a montré sa détermination pour apporter sa part au processus de développement de la Grande Ile.
Rappelons que les conditions de réussite de ce plan de l’émergence de Madagascar s’articulent à la capacité des
Malgaches et leurs dirigeants à mobiliser les ressources surtout internes qu’externes dans la réalisation des
projets pour l’émergence. La mobilisation des ressources humaines et financières ne constitue pas une évidence.
On dit que « chaque époque a ses émergents ». Une croissance économique forte dans un pays pauvre comme
le nôtre nécessite un pilotage différent selon les expériences que nous avons vécues depuis l’indépendance.
L’aspect réaliste des objectifs dans le PEM exige des engagements effectifs des dirigeants et des citoyens pour
une vraie réforme interne importante en matière de gouvernance ainsi qu’une transformation structurelle de
l’économie. L’exigence des réformes fait appel à un élément mobilisateur essentiel pour leurs financements : la
valorisation des actifs pour un recyclage financier. Nous sommes convaincus que seule la capacité mobilisatrice
de l’épargne nationale pourrait financer ces réformes pour faire preuve d’intelligence économique. Rappelons
que le nationalisme économique soude un peuple derrière un pouvoir étatique fort. Nous réitérons nos
antérieures recommandations dans ce sens concernant la stabilité politique, l’interventionnisme d’Etat aux
affaires internes et externes par un comportement d’« Etat développementiste » comme un état d’esprit pour
l’émergence. Cela opère un rattrapage économique pour réunir tout d’abord les conditions de décollage
économique pour pouvoir ensuite promouvoir une stratégie offensive d’insertion sur l’économie mondiale par le
biais de l’exportation et la délocalisation horizontale.
Recueillis par Antsa R.
Midi Madagasikara
Mardi 23 avril 2019
3-Airtel Madagascar : Le nouveau D.G Eddy Kapuku mise sur le développement du pays

Après des années de bons et loyaux services, Maixent Bekangba quitte la direction générale d’Airtel
Madagascar et cède la place à Eddy Kapuku. La nouvelle figure de proue de l’entreprise de
télécommunications malgache ambitionne d’insuffler un nouveau souffle au processus de
développement du pays.
Lors d’une conférence de presse donnée mercredi dernier à l’hôtel Ibis à Ankorondrano, il a levé le voile sur ses
ambitions de développement ainsi que sa vision vis-à-vis du marché des télécommunications.
Fer de lance. Sa première démarche sera bien évidemment de mettre en œuvre toutes les actions pour offrir aux
usagers les meilleurs services et produits possibles. En tant que professionnel aguerri du monde des
télécommunications et visionnaire, Eddy Kapuku, envisage en effet de faire des produits et des services
développés par l’opérateur, un fer de lance pour la dynamisation de l’économie malgache. Une manière de faire
en sorte qu’Airtel Madagascar puisse jouer un partenaire du gouvernement dans sa démarche de
développement. A cet effet, l’opérateur ne ménage pas ses efforts dans ses différentes
interventions. « L’’inclusion financière, la réduction de la fracture numérique ainsi que le déploiement du réseau
sont au cœur de nos priorités. Airtel Madagascar impulse les initiatives personnelles en mettant son réseau à la
disposition de tous les Malgaches. Et nous offrons la possibilité de développer, de sécuriser et de faciliter les
activités génératrices de revenus aussi bien en milieu rural qu’en zone urbaine, grâce à une large couverture de
tout le pays ainsi qu’un service spécialement dédié au « mobile money : Airtel Money » a-t-il expliqué.
Le renforcement de la politique de Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) d’Airtel Madagascar s’inscrit
également dans la vision de cette nouvelle direction. Grâce à l’amplification des actions en faveur de
l’environnement ainsi que la continuité des actions dans le domaine de la santé et de l’éducation, l’opérateur
compte apporter une valeur ajoutée sociale et donne une dimension plus humaine à ses engagements auprès de
la population. « Fidèle à sa politique de proximité, Airtel Madagascar veut être plus proche de la communauté
qu’il sert de manière à ce que l’utile soit associé non seulement à l’agréable mais également au développement
durable » a-t-il ajouté. Le nouvel homme fort d’Airtel Madagascar n’oublie évidemment pas le grand public qui est
d’ailleurs le centre des préoccupations de l’opérateur. Ainsi, l’optimisation des tarifs en faveur du pouvoir d’achat
de la majorité de la population malgache fait partie intégrante de la vision du numéro Un d’Airtel Madagascar. En
effet, le coût de l’internet à Madagascar reste encore relativement élevé par rapport aux tarifs des pays similaires.
« Des initiatives sont prises par les autorités compétentes afin que les entités concernées par la question
puissent s’y pencher, le résultat de cette collaboration permettrait d’offrir des tarifs abordables aux abonnés et
faciliterait par la même occasion l’accès de la population aux NTIC » a-t-il rassuré.

-8-
Accès égalitaire. Bien évidemment, l’enjeu est de taille en raison des énormes besoins exprimés par une
population malgache de plus en plus nombreuse dont la taille reflète l’envergure de la mission d’Airtel
Madagascar. En tant que porte-étendard de la vision stratégique et managériale de la société, le nouveau
Directeur Général d’Airtel Madagascar ambitionne d’offrir un accès égalitaire aux Nouvelles Technologies de
l’Information et de la Communication (NTIC). Les investissements effectués en termes de couverture réseau et
de technologie 4G traduisent d’ailleurs cette volonté de développer le marché des télécommunications, encore en
pleine expansion. « Notre vision sera de pousser au maximum possible la pénétration d’utilisateurs internet dans
ce pays parce qu’aujourd’hui avec une population de presque 26 millions d’habitants, seulement 12 % ont accès
à l’internet fixe et mobile. Aujourd’hui, l’avantage d’Airtel Madagascar réside dans sa capacité d’offrir à toutes les
catégories de population un réseau haut-débit, performant et abordable. Ainsi, nous accompagnons
continuellement nos abonnés dans chacun de leur projet et encourageons toutes les démarches en faveur du
développement ».
Concurrence saine. L’objectif d’Airtel Madagascar étant de faciliter l’accès au service de télécommunications, le
Directeur Général a également tenu à exprimer son soutien à la concurrence saine dans la mission de
vulgarisation des produits et services qui permettent d’œuvrer en faveur de l’inclusion numérique. « La
compétition saine reste bénéfique pour la population que nous servons et c’est pourquoi nous la soutenons ;
nous considérons les compétiteurs comme des partenaires du développement. Toutefois, à travers cette
compétition, Airtel Madagascar s’assume d’insuffler son dynamisme au marché tout en restant respectueux et
solidaire vis-à-vis des populations que nous servons. » selon toujours le jeune D.G d’Airtel Madagascar qui a
une pensée particulière à la jeunesse malgache. C’est ainsi qu’il estime que la jeunesse malgache doit
participer au développement du pays à travers des projets entrepreneuriaux, culturels et sportifs. Raison
pour laquelle, d’ailleurs, Airtel Madagascar s’engage à apporter un soutien sans relâche aux initiatives qui iront
dans ce sens pour que les jeunes puissent s’épanouir en dehors de leurs études et demeurer un moteur pour
l’avenir du pays. « En tant que partisan convaincu du bien-fondé de la devise, un esprit sain dans un corps sain,
nous sommes prêts à soutenir les projets pertinents qui pourraient favoriser le développement durable des
communautés. Des actions ont déjà été menées dans ce sens et nous continuerons sur cette lancée en faveur
de la population que nous servons de manière à participer à l’épanouissement général du pays » a-t-il conclu.
R.Edmond
Midi Madagasikara
Mardi 23 avril 2019

4-Décollage économique : Dilemme des électeurs, évoqué par Zavamanitra


Andriamiharivolamena
Zavamanitra Andriamiharivolamena économiste candidat aux législatives.
Malgré les modèles de développement économique proposés par les plus brillants économistes de
l’histoire, les comportements des décideurs restent déterminants quant au succès ou à l’échec du
décollage économique du pays, selon l’économiste Zavamanitra Andriamiharivolamena.
A la veille de l’échéance électorale que constituent les législatives – dont les résultats impacteront
immanquablement sur l’avenir socioéconomiques du pays – l’économiste Zavamanitra Andriamiharivolamena, a
abordé également la question pour savoir quels sont les véritables facteurs susceptibles d’influer positivement
sur le développement économique autant national que local.
« Le fait est connu. La plupart des écoles économiques, notamment d’obédience libérale, subordonnent le
développement économique comme étant tributaire de la conjugaison d’éléments comme l’accumulation du
capital, la disponibilité d’une main- d’œuvre suffisante de qualité et le recours à des technologies performantes
de pointe. Autant de facteurs auxquels peuvent évidemment s’ajouter suivant le cas d’autres comme, par
exemple, la géographie ou la culture…
Sur la base de cette approche, les brillants économistes de la planète ont développé divers modèles de
développement ou de croissance économique censés être réellement performants pour servir de panacée aux
problèmes économiques des nations, notamment celles dont le décollage économique semble difficile. Sauf que
l’efficacité de ces théories a été souvent prise en défaut et mise à mal par un paramètre subjectif capable de
mettre un frein à toute initiative de développement, à savoir le comportement des « décideurs » ou, si l’on veut,
des hommes politiques ayant pris entre leurs mains la destinée d’un pays (ou d’une localité). Car c’est de la
conduite politique de ces serviteurs des institutions de l’État que va dépendre en grande partie le succès ou le
fiasco d’un programme économique à appliquer », explique l’économiste Zavamanitra.

-9-
Priorisation.Qu’on le veuille ou non, selon lui, les décisions que les hommes politiques doivent prendre,
constituent à chaque fois des équations à résoudre à trois inconnus, dont les intérêts personnels, les intérêts de
leurs entourages respectifs et les intérêts de la nation (ou de sa localité d’origine). Des facteurs dont le
classement par ordre de priorité va différer d’un politicien à l’autre en fonction des objectifs visés. Et en fonction
du moule socioculturel ayant façonné leurs caractères dans le passé, selon les explications de l’économiste. Au
regard de toutes ces considérations, force est de croire que le développement d’un pays (ou d’une composante
territoriale quelconque) va largement dépendre de la vertu de ses (ou leurs) hommes politiques. Une vertu devant
être obligatoirement pétrie et façonnée par l’amalgame à part égale des trois ingrédients que sont le patriotisme,
la connaissance et la compétence. « Du bon dosage de ces trois éléments va découler l’attitude du politicien et,
de fil en aiguille, la réussite de la marche vers le progrès socioéconomique », a indiqué Zavamanitra
Andriamiharivolamena.
Choix.À l’heure où les citoyens du pays se préparent à se rendre aux urnes pour élire leurs représentants à
l’Assemblée nationale, la question se pose donc de savoir si les candidats actuels à la députation, sous quelle
couleur ils se présentent, disposent réellement de ces qualités indispensables aux vrais décideurs soucieux du
vrai développement national. « Si l’électorat a réellement le choix devant la pléthore de prétendants qui, pour la
plupart, se présentent sous le profil d’un(e) manipulateur(trice). Des candidats qui, derrière leurs discours
fallacieux, n’ont pour préoccupation que de miser sur la crédulité de la masse pour tenter uniquement de se faire
(ou se refaire) un nom dans l’arène politique sans aucune considération de l’avenir socioéconomique du pays et
de la société », a conclu l’économiste.
Antsa R.
Midi Madagasikara
Mercredi 24 avril 2019

5-Vanille : Cri de détresse des exportateurs


La vanille malgache risque une autre crise qui pourrait lui être fatale
Avec le prélèvement de 5 pour 1000 imposé par le ministère du Commerce, la filière vanille risque, une
fois de plus de traverser une grave crise
Une taxation surprise. Voilà comment les exportateurs de vanille qualifient ce prélèvement sur la valeur FOB,
exigé semble-t-il pour la délivrance du Certificat de Contrôle, de Conditionnement et d’Origine (CCCO) pour toute
exportation de vanille.
Mauvaises conséquences
Une taxation surprise qui a provoqué le tollé général des exportateurs car elle risque assurément de tuer la
filière. En effet, les mauvaises conséquences sont déjà là puisqu’ actuellement, des contrats ont été annulés et
150 tonnes de vanille prêtes à l’export sont bloquées dans l’entrepôt des exportateurs. Et ce pour la bonne et
simple raison que les contrats qui ont été déjà signés en juillet 2018, ne prévoyaient pas cette taxation qui se
chiffre par milliard d’ariary et qui grève ainsi considérablement la trésorerie des exportateurs déjà meurtris par la
faible marge bénéficiaire qu’ils pratiquent. Pire, 300 tonnes de vanille sont encore aux mains des producteurs de
la SAVA et risquent de ne plus trouver preneurs du fait du manque de visibilité pour les acteurs. Ce d’autant plus
qu’en raison du cours de la vanille qui ne cesse d’augmenter, cet arôme trouve de moins en moins de preneurs
sur le marché international.
Intervention
Du coup, c’est la panique actuellement du côté des opérateurs. Une autre crise grave de la vanille se profile à
l’horizon car « ce reliquat de stock va être le précurseur de la baisse des prix dans les semaines qui
viennent ». Avec ce que cela suppose de conséquences sociales, économiques et politiques. Les opérateurs
de la filière vanille lancent actuellement un cri de détresse et espèrent une intervention du Président de la
République pour régler cette situation qui menace au plus haut point la vanille malgache dont l’importance
économique n’est plus à démontrer. En effet, outre les nombreuses familles de planteurs et les employés des
entreprises intervenant dans le secteur, la vanille est le deuxième pourvoyeur de devises du pays. Bref, on
assiste actuellement à un ras le bol des acteurs de la filière vanille qui ont aussi du mal à encaisser toutes les
mesures antiéconomiques et contraires au principe de la libéralisation de la filière. En tout cas, si des mesures
concertées ne sont pas prises pour suspendre par exemple, ce prélèvement de la discorde Madagascar risque
de perdre son statut de leader mondial de la vanille. « Halte aux mesures unilatérales » crient les opérateurs.
R.Edmond.
Midi Madagasikara
Mercredi 24 avril 2019
- 10 -
6-Tourisme local : Une randonnée de 11 km organisée par l’ORTANA ce samedi
La beauté du paysage de la région Analamanga, mise en valeur par l’ORTANA.
Ambohitrolomahitsy et Ambohibemasoandro sont les destinations promues par l’ORTANA (Office régional du
Tourisme d’Analamanga), cette semaine. Situées à une quarantaine de kilomètres au nord-est de la capitale,
cette destination doit son nom au roi Andrianampoinimerina qui a attribué ces noms après avoir constaté la
rigueur des villageois, qui travaillaient tard dans les champs. « Ce village fortifié était également le lieu de refuge
de Saint Jacques Berthieu et les fidèles chrétiens qui l’ont suivi lors des mouvements rebelles combattant les
envahisseurs et la religion apportée par les étrangers », ont mentionné les organisateurs de la randonnée. Cette
fois, le parcours totalisera 11 km et se fera sur une durée de trois heures et trente minutes. Selon l’ORTANA, des
traversées de rizières sont prévues pour ce circuit. « La mise en place pour cet événement commencera à 6h30
à Antaninarenina. Le départ pour Ambohitrolomahitsy est prévu à 7h, pour arriver ensuite à
Andrefanambohitrolona à 9h30. La pause est prévue après 8 km de randonnée. Le programme devrait prendre
fin vers 15h », ont indiqué les organisateurs. Selon leurs explications, des paysages, des vues panoramiques et
de l’histoire seront appréciés par les participants à cet événement placé sous le thème : « Village du soleil, lieu
de refuge ».
Antsa R.
Midi Madagasikara
Jeudi 25 avril 2019

7-Energies renouvelables : Une transition exemplaire à Telangana en Inde

Plusieurs instituts à Telangana ont déjà une autonomie énergétique, grâce aux énergies renouvelables.
Un approvisionnement suffisant en énergie est indispensable pour l’émergence d’une économie, selon
John Deere, directeur des Relations et conseiller général pour l’Afrique Sub-saharienne, auprès du
Gouvernement de l’Inde.
3636,48MW ! C’est la capacité en énergie solaire de Telangana, situé près d’Hyderabad, le centre de l’Inde. Lors
d’une visite des médias africains, en fin mars, les représentants de ce pays d’Asie ont mis en avant l’importance
des énergies renouvelables, pour le développement durable d’une économie. En effet, Telangana dispose
actuellement d’une capacité cumulative de 4059,72MW d’énergies renouvelables, basée surtout sur l’énergie
solaire et le biogaz. D’après Ajay Misra, chef spécial au Secrétariat du Gouvernement de Telangana, chargé du
département Energie, cet Etat a misé sur les énergies renouvelables pour réduire les déficits en production
d’électricité. D’après ses dires, l’Inde a su développer une technologie innovante qui offre des avantages au
niveau des coûts, par rapport au système photovoltaïque ordinaire. « L’Etat a un potentiel estimé à 20,41GW
d’énergie solaire et 4,2GW d’énergie éolienne. A cela s’ajoute 0,49GW de potentialité en énergie provenant de la
biomasse. Pour encourager la production d’énergies renouvelables, le Gouvernement a mis en œuvre la
Politique de l’énergie solaire depuis 2015 et les résultats au profit du développement socioéconomique sont
impressionnants », a-t-il indiqué.
Evolution. Malgré cette situation confortable, les dirigeants de Telangana poussent leurs objectifs plus loin. D’ici
à 2020, ils prévoient d’accroître la capacité de production d’énergie solaire à 5000MW. Jusqu’en 2024, le Plan de
développement des énergies renouvelables indique une prévision de production de 1500MW d’énergie éolienne.
L’économie bleue est également mise en valeur, avec une prévision de produire 200MW d’électricité à partir de la
biomasse, 200MW à partir de la cogénération de bagasse et 200MW à partir des déchets. En tout, l’Etat
envisage de produire 7350MW d’électricité, pour soutenir son développement économique et surtout industriel.
Pour ce pays, la transition énergétique avance à grands pas. Cette tendance lui permettra sûrement de gagner
des avantages comparatifs sur le marché international des produits industriels. D’ailleurs, les recherches, les
innovations et les nouvelles technologies gagnent également du terrain en Inde, si l’on se réfère aux
présentations des instituts visités par les journalistes africains, lors de la mission de mars dernier. Nous en
reparlerons.
Antsa R.
Midi Madagasikara
Jeudi 25 avril 2019

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8-Lamborghini Veneno Roadster » : La voiture la plus chère à 4,5 millions de dollars
« Lamborghini Veneno Roadster ».
Mieux que dans les films ! La « Lamborghini Veneno Roadster » dépasse même nos imaginations, selon
les médias étrangers. Il s’agit de la voiture la plus chère au monde, selon le rapport 2018 de
Forbes. « Homologuée pour la conduite sur route de justesse, la Veneno présente un aérodynamisme
angulaire avec une forme tout simplement magnifique. Son moteur V12 6.5 litres n’est pas doté de turbo
mais il présente tout de même une puissance de 740 chevaux. La marque n’a construit que 9 exemplaires
de cette petite merveille », note le rapport, qui indique un prix de 3,7 millions d’euros, soit 4,5 millions de
dollars US ou l’équivalent de plus de 16,07 milliards d’Ariary, pour ce cabriolet. Après la Lamborghini
vient l’Aston Martin Valkyrie, à 2,6 millions d’euros ou 3,2 millions USD. Selon les présentations, celle-ci
est composée d’une structure en fibre de carbone et d’un moteur V12 en position centrale arrière. « Les
occupants sont en position « allongée » ce qui rappelle la Formule 1. La production sera comprise entre 99 et
150 exemplaires de cette voiture de route, les premières livraisons devraient avoir lieu cette année 2019 ». A la
troisième place, une autre voiture impressionnante qui fait le 0 à 100 km/h en 2,4 secondes, grâce à son moteur
W16.4, une version améliorée du moteur W16 ou plus précisément les fameux deux moteurs V8 qui développent
jusqu’à 1500 chevaux. Certes, ces deux voitures dans le top-3 des plus chères, sont toutes impressionnantes les
unes que les autres. Mais il faut reconnaître qu’elles ne conviennent pas – « pour l’instant » – aux amateurs de
super-cars à Madagascar, si l’on se réfère aux prix et à la qualité de nos … routes.
Antsa R.
Midi Madagasikara
Jeudi 25 avril 2019

9-Routes d’Antananarivo : Grande réhabilitation de plus de 47Km

Réhabilitation des routes de la Capitale, en cours.


Prévues avoir une durée de vie d’environ 15 ans, les routes de la Capitale sont déjà à l’état de fatigue,
selon les techniciens des travaux publics. De grands chantiers sont déjà en cours, pour la réhabilitation
des sorties de Tanà, sur les routes nationales.
Fini les tip top ! L’Etat investit pour la réhabilitation des sorties sur les RN1, RN2, RN3, RN4 et RN7. « Il ne s’agit
plus de travaux sur les points tâtant. Nous sommes maintenant en train de faire une réhabilitation pour avoir des
routes neuves. C’est pour cela qu’on commence par les trottoirs, car il y a des renforcements à faire sur plusieurs
sections. La qualité des bordures des trottoirs et des jets d’eau sont importants pour assurer la durabilité des
infrastructures nouvelles. Sur certains segments, la chaussée doit être rehaussée avec des grave-bitumes », a
expliqué le DG de l’ARM (Autorité Routière de Madagascar), Jean Pascal Ramanamisata. En effet, rien que les
coûts des travaux se comptent en dizaines de millions d’Euros, financés par la BEI (Banque Européenne
d’Investissement) et l’Etat Malagasy. Selon les informations, la sortie pour la RN1 sera réhabilitée avec la bretelle
Ampasika – Avarabohitra Itaosy avec une longueur totale de 10Km. Pour la RN2, la réhabilitation se fait à partir
de la Gare Soarano jusqu’à Mahazo, au PK06, ce qui nécessite des travaux coûtant plus de 10,2 milliards
d’Ariary. En ce qui concerne la RN3, les travaux coûtent 10,52 milliards d’Ariary pour la réhabilitation de l’axe
Andravoahangy Ambony – Sabotsy Namehana, soit une route de 10Km. Pour la RN4, la réhabilitation commence
au PK00 jusqu’à Imerinafovoany au PK09+200, avec près de 11,6 milliards Ariary alloués aux travaux. Enfin pour
la RN7, les travaux s’élèvent à 18 milliards Ariary pour réhabiliter la route qui va du PK00 au PK11 à
Manandriana, près d’Iavoloha.
Dégradation rapide. Selon la Direction des Travaux Publics, les problèmes d’assainissements favorisent la
dégradation rapide des routes. Normalement, les travaux d’assainissement de ces routes en réhabilitation
devraient être assurés par la Commune Urbaine d’Antananarivo (CUA). « Dans ces projets en cours, outre la
réhabilitation de la chaussée, nous nous occupons également de l’assainissement, pour sécuriser la durabilité
des routes prévue cette fois jusqu’à 20 ans. L’évacuation d’eau doit être adéquate. La CUA a quand même des
projets d’assainissement, qui démarreront en novembre prochain, pour les segments PK00-Ankazomanga et
l’axe Besarety. Nous n’allons donc pas toucher ces segments pour l’heure. Mais pour le reste, les travaux sont
déjà en cours et nous sollicitons la compréhension des usagers face aux embouteillages engendrées par les
travaux. Nous savons que ces réhabilitations résoudront beaucoup de problèmes, une fois achevées. Les travaux
sur la RN1, avec l’axe Ampasika – Itaosy, ainsi que sur la RN7 se termineront en fin août 2019. Pour les autres,
les travaux seront achevés en fin novembre », a indiqué le Département des Travaux publics.

- 12 -
Antsa R.
Midi Madagasikara
Vendredi 26 avril 2019

10-Construction illicite : Un autre cas saisi par le MAHTP à Alarobia


Bâtiment en construction sur le terrain à Alarobia.
Cette fois, c’est un ancien député qui se dit « très proche du régime actuel », qui est impliqué dans une affaire
d’utilisation irrégulière de terrain et de construction illicite. « Il n’y a pas deux poids deux mesures. La loi
s’applique à tous, sans exception ! » C’est ce qu’ont indiqué les représentants du MAHTP (Ministère de
l’Aménagement, de l’Habitat et des Travaux Publics), lors d’une descente sur terrain à Alarobia. D’après les
informations, le terrain en question appartient au Département des Travaux Publics, où était implantée la SLM
(Société de Logistique et de Maintenance). « A l’époque, ce lieu abritait un atelier mécanique spécialisé dans les
pièces détachées. En 2017, une partie du terrain a été cédée au Groupe Accor, comme la SLM a été privatisée.
Sur cette parcelle cédée est construit l’hôtel Novotel. Pour le reste du terrain, il y avait également un acte de
vente qui indiquait que le terrain a été acheté par une société chinoise. Mais cet acte de vente a été annulé au
temps de la ministre Razanamahasoa. Légalement, ce terrain qui allait être acquis par les Chinois, appartient
donc à l’Etat », a expliqué la Police de l’Aménagement du Territoire.
Forcing. Et pourtant, un ancien député élu dans la ville d’Antananarivo, a lancé une construction de bâtiment sur
le terrain. Sans procédures d’acquisition, celui-ci ne dispose pas non plus d’une autorisation de
construire. « Lorsque le Ministère de tutelle a demandé des explications, cet ancien député a déclaré que
l’infrastructure en construction servira à faire des actions sociales et personne ne devrait gêner la mise en œuvre
de son projet », a indiqué la Police de l’Aménagement du Territoire. En d’autres termes, cet ancien député – qui
dépense beaucoup d’argent pour marteler via les médias, qu’il est proche du président de la République – est en
train de soutenir que le MAHTP doit fermer les yeux, face à cette construction irrégulière. Questionnés sur le
sujet, les représentants du Ministère ont souligné que la lutte contre les constructions illicites se poursuit, dans
toutes les régions de la Grande-île, et que personne ne peut être au-dessus de la loi.
Antsa R.
Midi Madagasikara
Vendredi 26 avril 2019

11-Instat : Paiement de trois mois d’arriérés de salaires


Passation de service entre la DAF sortante Razaiarimanana Espérée et l’entrante Anjarasoa Henri Nardie.
L’INSTAT est une Entreprise Publique à caractère Industriel et Commercial (EPIC), doté de la personnalité
morale et jouissant de l’autonomie administrative et financière. Il est placé sous la tutelle du ministère de
l’Economie et des Finances.
Les employés de l’Institut National de la Statistique (INSTAT) retrouvent de l’espoir. Après des années de
problème de paiement de leurs salaires, la situation a maintenant tendance à s’améliorer.
Subvention
La preuve, trois mois d’arriérés de salaires ont été payés. Et avec la bonne manière puisque le paiement a eu
lieu le vendredi avant pâques. Ce qui a permis à l’ensemble du personnel de l’INSTAT et leur famille à passer de
belles fêtes. Ce paiement a été rendu possible grâce aux réformes engagées ces derniers temps au niveau de
l’INSTAT qui a, rappelons-le, le statut d’établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC). En tant
que tel, l’INSTAT a fonctionné sous subvention de l’Etat, à raison de 500 millions d’ariary par an. Or, rien que la
masse salariale de l’établissement se chiffre à 1 milliard d’ariary. A part cela, l’INSTAT tire ses ressources des
frais de structures sur les enquêtes qu’il réalise. Mais ces ressources n’ont jamais suffi à assurer un
fonctionnement convenable. Les choses n’ont changé que depuis la fusion du ministère de l’Economie et de la
Planification avec celui des Finances et du Budget.
Réformes
En tout cas, grâce à ce retour à la normale du paiement des salaires, les employés de l’INSTAT sont maintenant
mieux disposés à faire face aux réformes exigées dans le cadre de la réalisation des objectifs de l’initiative pour
l’émergence de Madagascar. En effet, l’INSTAT aura notamment la délicate mission de fournir les données
statistiques pour l’élaboration du Plan Emergence Madagascar 2020 – 2023. « Notre mission est d’une
importance particulière car nous devons donner des indicateurs fiables de développement » a déclaré, l’actuel
D.G de l’INSTAT Zefania Isoara Romalahy, lors de la passation de service entre l’ancienne et la nouvelle

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Directrice Administrative et Financière de l’organisme. En l’occurrence la DAF sortante Razaiarimanana Espérée
et l’entrante Anjarasoa Henri Nardie. Cette dernière a notamment fait état, lors de sa prise de service de
la nécessité, d’entamer des réformes particulièrement au niveau financier et celui de l’exécution budgétaire.
L’amélioration de l’environnement de travail sera également au menu de la nouvelle instance dirigeante de
l’INSTAT.
Politique nationale.
On rappelle que l’INSTAT a pour mission de concevoir et de coordonner la mise en œuvre de la politique
nationale en matière de statistique et de ses champs d’application dans les domaines économiques,
démographiques et sociaux, ainsi que de l’appui scientifique et technique à la gestion de l’économie nationale.
L’INSTAT est également le dépositaire et le gestionnaire des nomenclatures des statistiques officielles de
Madagascar. À ce titre, il est chargé d’établir les indicateurs comme le produit intérieur et le produit national, le
taux de croissance économique, le taux d’inflation, le taux d’investissement dans le cadre des comptes de la
Nation. Il fournit également les indices de prix à la production et à la consommation, ainsi que les indices de
Développement Humain. Sans compter la situation démographique nationale et la gestion du répertoire national
des entreprises exerçant des activités économiques et/ou sociales à but et/ou non lucratif. Pour la réalisation des
activités permettant l’établissement de ces indicateurs, une dotation spéciale à l’INSTAT est inscrite au Budget
de l’État. Par ailleurs, l’INSTAT peut être appelé à exécuter des activités statistiques financées par des
organismes ou bailleurs de fonds sous forme de fonds de concours.
R.Edmond.
Midi Madagasikara
Vendredi 26 avril 2019

12-Pilotage de la filière vanille : Une plateforme régionale de concertation à Sambava


Atelier de concertation sur la filière vanille, dans la région SAVA.
La plateforme régionale de concertation pour le pilotage de la filière vanille (PRCP) s’est tenue à Sambava, dans
la Région Sava, hier dans l’après-midi. Lors de l’ouverture officielle, le Premier ministre, Ntsay Christian a insisté
sur l’importance de l’amélioration de la gestion de la filière vanille. « Cette filière est un pilier du développement
économique, dont dépendent également plusieurs Régions de Madagascar. La vanille est un produit de rente qui
contribue à l’approvisionnement de la caisse de l’Etat et est une source de revenus pour beaucoup de travailleurs
dans huit Régions, y comprise celle de la Sava », a-t-il indiqué. En ce qui concerne les vols de vanille, le Premier
ministre a instruit fermement les participants sur une nouvelle méthode de travail qui misera sur l’éradication de
ce trafic avec le traitement des cas en temps réel, tant au niveau de la Gendarmerie, de la Police nationale, qu’au
niveau ministère de la Justice. Ce qui implique que désormais, des autorisations de délégations de pouvoir entre
des agents de la Justice et des agents de la Police nationale, en cas d’absence de représentants de la Justice,
doivent se faire pour faciliter les arrestations, d’après les explications. Cette méthode revient à mettre en place
une réforme pour la sécurisation et le contrôle permanent de la filière vanille, incluant ainsi l’identification des
lieux de collecte et des noms des collecteurs, le renouvellement des cartes de planteurs, de préparateurs, et
d’exportateurs, aux fins de la traçabilité des produits.
Recueillis par Antsa R.
Midi Madagasikara
Samedi, 27 avril 2019

13-Asa Tagnamaro : La rue du Lycée technique Ampasapito réhabilitée par le MAHTP


Le ministre Hajo Andrianainarivelo avec la grande famille du MAHTP, durant la journée « Asa Tagnamaro ».
Plusieurs réalisations ont été constatées à la fin de la journée « Asa Tagnamaro » du samedi dernier. Pour le
MAHTP (Ministère de l’Aménagement, de l’Habitat et des Travaux Publics), après le grand ménage à l’intérieur et
le grand nettoyage aux alentours du ministère à Anosy, la grande famille de ce département, accompagnée par
les représentants des différents partenaires, a procédé à la réhabilitation de la rue qui mène vers le Lycée
Technique Ampasapito. Le ministre Hajo Andrianainarivelo, les membres du Cabinet ainsi que les employés de
toutes les Directions et de tous les Services du MAHTP, et ceux des organismes rattachés, ont participé
activement aux travaux. « Nous avons d’abord nettoyé les alentours de cette rue avant de traiter tous les nids de
poules et les imperfections. Ensuite, l’équipe s’est mise à peindre la clôture au niveau de la façade du lycée. En
tout, nous avons utilisé 22m cube de béton. Cela a été facilité par l’appui des partenaires. Nous avons donc pu

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réhabiliter ces 200m de rue qui mènent au lycée », ont indiqué les membres du Cabinet du MAHTP. A noter que
plusieurs ingénieurs qui travaillent actuellement au sein de ce ministère, ont déjà étudié au Lycée Technique
Ampasapito. « C’est pour cela que nous avons choisi de réhabiliter cette rue », a indiqué le ministre Hajo
Andrianainarivelo. Cette journée marque également selon lui, la ferme volonté de son département à œuvrer
pour le développement du pays. D’ailleurs, une réalisation de ce genre sera encore faite par le MAHTP dans un
mois. Ce sera dans un autre endroit pour marquer une fois de plus, l’amour de la patrie et la volonté de
développer le pays, a affirmé le ministre.
Antsa R.
Midi Madagasikara
Lundi 29 avril 2019

14-Douane Ivato : Saisie de cinq tortues d’espèce rare


Contrairement aux tortues, les douaniers n’ont pas été menés en… bateau par les trafiquants.
Face à la recrudescence des trafics de tout genre, la douane malgache redouble d’efforts en matière de
contrôle et obtient de bons résultats.
La douane malgache multiplie les coups de filet. Samedi dernier, les agents du bureau de la douane de Mamory
Ivato ont saisi cinq tortues d’espèce rare dénommées « Astrochelysradiata » lors du traitement d’un vol à
destination de Bangkok.

Méthode classique
Les faits : les trafiquants ont soigneusement dissimulé les cinq tortues prohibées à l’exportation dans un paquet
sensé être envoyé en groupage. Lors du passage au scanner, les douaniers qui ont fait passer le colis en circuit
rouge ont suspecté une fraude. Effectivement, les tortues étaient dissimulées dans une maquette de bateau en
bois. Une méthode devenue classique dans ce genre de trafic puisque les trafiquants ont pris cette habitude de
dissimuler les objets prohibés dans des produits artisanaux. En tout cas, rien n’a échappé à la vigilance des
douaniers surtout quand on sait que l’Asie est considérée comme une destination à risque pour ce genre de
trafic. Ce d’autant plus que les tentatives de trafic illicite sont beaucoup plus fréquentes en week-end et jours
fériés car les trafiquants pensent, à tort, que les correspondances se font plus facilement. Mais la Douane veille
et protège le territoire sans distinction de date ou de moment. Le contrôle reste le même : haute vigilance.

Réseaux mafieux
Venu constater de visu la saisie, le Directeur général des douanes, Lainkana Zafivanona Ernest, a remercié ses
agents pour cette prise. Il n’a pas manqué de féliciter les douaniers qui ont, une fois de plus réalisé du bon
travail. Il les a par ailleurs encouragés à redoubler d’efforts pour éradiquer les trafics illicites. « Au fur et à mesure
que les contrôles sont renforcés, proportionnellement, les trafics se font de plus en plus ingénieux et les
trafiquants ne manquent pas d’imagination », a-t-il déclaré. Les fréquentes saisies de ces derniers temps
prouvent en tout cas que, les réseaux mafieux persistent en matière de trafic de drogues, d’espèces protégées,
et de produits illicites et prohibés ? Heureusement que la douane redouble d’effort et de vigilance afin de lutter
contre ces trafics. Optimisation de l’analyse de risques, anticipation et proactivité sont les maîtres-mots de
l’administration douanière.
R.Edmond.
Midi Madagasikara
Lundi, 29 avril 2019

15-Guillaume Gomez : Le Chef cuisinier de l’Elysée inaugure la première école de formation aux Arts
Culinaires du Nord de Madagascar
Guillaume Gomez avec des élèves méritants de la Fondation Ecole de Félix.
Oso Farming, Les Gambas de l’Ankarana (LGA) est une entreprise qui fait honneur à Madagascar avec
son statut de pionnière dans le secteur des crevettes bio.
On connaît surtout Oso pour ses crevettes bio très appréciées en France et dans le monde, et qui fait la
renommée de Madagascar dans le domaine de l’aquaculture biologique. Mais cette entreprise dont le nom
complet est OSO Farming, Les Gambas de l’Ankarana excelle aussi dans le domaine social.

Réalisations sociales

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La Fondation Ecole de Félix et Intégration Sociale figure justement parmi les réalisations sociales d’OSO. La
Fondation qui vient de vivre un moment de bonheur avec la visite que vient d’effectuer Guillaume Gomez, le
chef des cuisines du Palais de l’Elysée. Un chef qui porte haut les valeurs de la France et notamment celles des
chefs cuisiniers français dans le monde. En effet, le chef Guillaume Gomez visite chaque année
beaucoup pour des collaborations solidaires avec des associations de promotion des jeunes. Grâce à un
partenariat avec Oso, Guillaume Gomez a ainsi lancé la première école de formation des arts culinaires dans le
Nord de Madagascar. Une initiative qui fera, en tout cas de cuisiniers très compétents parmi les jeunes issus de
la classe défavorisée des localités proches des unités de production d’Oso Farming, Les Gambas de l’Ankarana.
Prenant le plaisir de cuisiner un produit exceptionnel dans son environnement.
Pionnière
Outre la visite de la Fondation l’Ecole de Félix, Guillaume Gomez a remis des livres « Cuisine en pas à pas » aux
cinq premiers de chaque classe de la Fondation. Il a également visité le dispensaire fruit des actions sociales
d’OSO et de la Fondation permettant aux employés et leur famille, ainsi qu’à la population des villages
environnants d’accéder à des soins, médicaments, consultations et hospitalisations gratuites pour tous. Sans
compter les cinq bornes fontaines qui ont été installées dans le village pour que tous les villageois accèdent à
l’eau potable. Le Chef Guillaume Gomez a par ailleurs, visité l’écloserie d’Oso, où il a pu constater de visu le
système exceptionnel des gambas qui sont pêchées au coucher de soleil pour ne pas les stresser, et garder une
qualité de chaire optimale. Cette visite était en tout cas pour ce chef français de renommée mondiale, une
occasion de découvrir que LGA est une pionnière au monde .Une entreprise qui fait honneur au pays quand on
sait qu’elle est leader sur les marchés en Europe avec des produits, que l’on retrouve sur la carte des plus
grands chefs européens.
R.Edmomd.
Midi Madagasikara
Mardi, 30 avril 2019

16-Ecoles doctorales : Des subventions allouées par l’Etat


« Toutes les Ecoles Doctorales vont bénéficier de différents matériels techniques. On peut citer entre autres, des
vidéos projecteurs, des imprimantes et des matériels informatiques. Et pour la première fois, elles vont recevoir
des subventions venant du ministère ». Le ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique,
le Pr Rejo-Fienena Félicitée, l’a déclarée lors d’une visite inopinée à l’Université d’Antananarivo la semaine
dernière. Et en matière de recrutement des enseignants au niveau des universités publiques, elle a rajouté que le
traitement des dossiers des demandeurs est en cours. Par contre, « nous allons prioriser les titulaires d’une HDR
(Habilitation à Diriger des Recherches) et des doctorats », a-t-elle évoqué.
Capacité d’accueil. Toujours dans le cadre de cette visite inopinée, l’insuffisance de la capacité d’accueil des
universités publiques pour recevoir de nouveaux bacheliers, a été constatée. Comme solution, l’ouverture d’une
formation en ligne pour deux filières, a été proposée à la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines,
mentions. Un partenariat avec une ONG en Allemagne, est en vue pour la construction d’un grand bâtiment pour
le nouveau parcours en Master à l’Ecole supérieure de l’Agronomie. D’autre projet de construction sera aussi
lancé pour améliorer la capacité d’accueil de l’Ecole Supérieure de la Polytechnique d’Antananarivo, sans oublier
la dotation en matériels des six départements. Et pour la Faculté des Sciences, un nouvel amphi d’une capacité
de 1 000 étudiants avec une grande salle équipée en vidéo projecteur et sonorisation, est prévu avec ses propres
moyens.
Navalona R.
Midi Madagasikara
Mardi, 30 avril 2019

17-PMU Madagascar : Médiation entre la direction et les employés grévistes, ce jour


Les hôtesses de PMU Madagascar en grève, hier à Ambanidia.
Elles sont plus de 120 à Antananarivo, soutenues par celles dans les autres régions. Ces hôtesses de PMU
Madagascar sont prêtes à aller jusqu’au bout pour réclamer leurs droits, d’après leur porte-parole, Anna
Flavienne Razafindranoro. « Il y a neuf points de revendications que nous avons réclamés depuis 2016. Suite à
des négociations déjà faites avec l’employeur, certains de ces points sont satisfaits. Il s’agit par exemple de
l’engagement de l’employeur à respecter le contrat de travail, l’application du réglement intérieur et à améliorer

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les conditions sanitaires dans le cadre du travail. Mais les problèmes les plus importants ne sont pas encore
réglés. Cela concerne les rémunérations, la considération de l’ancienneté, les avantages, les primes… Ce n’est
pas juste, car tous les jours, nous apportons des recettes pour la société et nous savons que PMU Madagascar
est en bonne santé financière. Mais lorsqu’il est question d’argent, les dirigeants de la société veulent décaisser
le moins possible, à tel point qu’ils oublient nos droits », a indiqué la représentante des grévistes. D’après leurs
propos, une médiation est prévue ce jour, à l’inspection du travail.
Antsa R.
Midi Madagasikara
Mardi 30 avril 2019
18-Ministère de l’Economie et des Finances : Germain, nouveau Directeur Général des Impôts
La passation entre le nouveau DGI (2e à partir de la droite) et son prédécesseur (5e à partir de la gauche) a eu
lieu hier.
La passation entre le nouveau Directeur Général des Impôts (DGI) nommé lors du conseil des ministres
du 24 avril dernier et son prédécesseur, Garisse Razafindrakoto a eu lieu hier, en présence entre autres,
du SG du Ministère de l’Economie et des Finances, Bien Aimé Raoelijaona et du Directeur de cabinet,
Tsialiva Rajaobelina. Sans oublier la grande famille du fisc représentée notamment par le
« Fikambanan’ny Mpiasan’ny Hetra ».
« Lutte contre la corruption et transparence ». Ce sont les maîtres-mots du nouveau Directeur Général des
Impôts qui s’appelle Germain. Un nom plutôt court, contrairement à sa longue carrière dans l’Administration
fiscale qu’il avait intégré en mai 2002, après être sorti major des Inspecteurs des Impôts – Promotion Philibert
Tsiranana – de l’Ecole Nationale d’Administration Malgache (ENAM) en 2001. Et ce, sept ans après avoir obtenu
une maîtrise en sciences de gestion, option Finance – Comptabilité en 1994, à l’Université de Barikadimy à
Toamasina. Ce natif de Toliara devait ensuite décrocher le DEA en 1996 à Ankatso. C’est dire que l’homme qui
a soufflé ses 53 bougies le 19 janvier dernier, connaît bien le pays. Qui plus est, avant de rejoindre le fisc, il était
spécialiste en Privatisation et consultant permanent de la Banque Mondiale auprès du Secrétariat Technique à la
Privatisation.
International. Il a également des expériences à l’international pour avoir suivi des formations sur la fiscalité en
France. A savoir, « TVA et ses mécanismes » en 2004 ; puis « Contrôle fiscal et lutte contre la fraude fiscale
internationale » en 2010 à l’Ecole Nationale des Impôts à Noisy Le Grand à Paris. Il a aussi étudié aux
Universités de Paris Dauphine et de Sorbonne où il avait obtenu le Master en Economie et Administration fiscale
en 2004. Il a évidemment participé à plusieurs conférences internationales axées sur différents thèmes :
« Civisme fiscal » à Kinshasa en RDC en 2008 au titre du Centre de Réflexion pour le Développement des
Administrations Fiscales Francophones (CREDAF); « Erosion de la base imposable et transfert illicite des
bénéfices » en 2014 avec l’ATAF ; « Les rôles du conseil d’administration, de la direction, de la gestion du risque
et de l’audit interne » en 2018 avec le FMI.
Chef. Le nouveau DGI a le profil d’un chef, à en juger par son parcours : chef de la Cellule nationale de
recouvrement auprès de la DGI en 2002 ; chef vérificateur à la DGE en 2005 ; chef du service central de la lutte
contre les fraudes en 2007 ; chef du service de Recherches et de la Programmation des Vérifications fiscales en
2014 ; Inspecteur vérificateur de service à la Brigade d’Inspection en 2015 ; et Inspecteur formateur à la Direction
de la Formation Professionnelle depuis 2017 jusqu’à sa présente nomination. Il est l’initiateur de la fiscalisation
des travailleurs indépendants et des professions libérales (consultants, artistes, médecins privés…) et de la lutte
contre les ventes sans facture. Enseignant à l’ENAM et à l’ENMG, il est aussi expert du programme Executive
Master’s in Taxation (EMT) de l’African Tax Administration Forum (ATAF). Au titre des activités sociales, il est
membre du Lions Club Antananarivo Salanitra.
Recueillis par R. O
Midi Madagasikara
Mardi 30 avril 2019

III-FINANCEMENT ET COOPERATION
1-Infrastructures et développement humain : Participation des entreprises sollicitée par la BAD
Un séminaire sur les opportunités d’affaires pour les entreprises a été organisé par le Groupe de la Banque
Africaine de Développement (BAD) pour soutenir efficacement les investissements dans les projets

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d’infrastructures et de développement humain. La recherche d’alliances stratégiques et d’opportunités
commerciales potentielles était l’objet de ces rencontres, à Abidjan. Des représentants du secteur privé, des
entrepreneurs en travaux de génie civil, des fournisseurs, des petites et moyennes entreprises et des
représentants des gouvernements ont pris part à des présentations et à des sessions interactives sur la vision de
l’institution, pour développement économique de l’Afrique, les priorités opérationnelles, les processus
opérationnels et les directives en matière d’approvisionnement. Lors du séminaire de deux jours, des séances de
dialogue sur les projets en cours ainsi que sur les opportunités commerciales et les programmes de produits
financiers proposés aux entreprises publiques, privées et sociales, étaient également au programme.
Croissance. Lors de la première présentation du séminaire sur les stratégies de la BAD en matière de
partenariats et de financement de projets, Hassanatu Mansaray, spécialiste des politiques de haut niveau, a
déclaré que dans chaque investissement réalisé, les équipes de l’institution examinent la viabilité économique et
l’impact sur le développement du projet ou du programme. Valérie Dabady, responsable de la mobilisation des
ressources et des partenariats à la Banque, a, de son coté, noté que la capacité de l’institution de faire le lien
entre les besoins du secteur public et les compétences, technologies et ressources du secteur privé était unique
sur le continent. « Le Groupe de la Banque africaine de développement a financé 4 391 projets depuis sa
création. Cela comprend 1 166 projets en Afrique de l’Ouest avec des engagements de 23,5 milliards de dollars
au total. En 2018, le total des approbations et des décaissements de la Banque s’élevait à 8,90 milliards de
dollars et 6,02 milliards de dollars, respectivement », a-t-il indiqué. Les investissements non souverains de la
BAD continuent également de croître, selon les explications, car les investissements dans les transactions du
secteur privé passant de 250 millions de dollars en 2005 à 2,29 milliards de dollars en 2018.
Antsa R.
Midi Madagasikara
Mardi 23 avril 2019

2-Industrie de la parfumerie : L’usine Natema atteint la vitesse de croisière


Le ministre de l’Economie et des Finances Richard Randriamandrato, discutant avec Ralph Fraise, un des
dirigeants de la société « Henri Fraise Fils et Cie ».
NATEMA ou « Natural Extract Madagascar » est l’association de la société malgache « Henri Fraise Fils et
Cie » avec « Givaudan », le leader mondial de l’industrie de la parfumerie et des arômes.
A un peu moins de trois ans de sa création, Natema, l’unité de production d’eugénol et de ses dérivés
implantés à Antoby (Toamasina 2) atteint déjà la vitesse de croisière. Elle affiche actuellement une
production annuelle de 400 à 500 tonnes, avec un pic de 680 tonnes représentant en valeur près de 47
milliards d’ariary.
Concept bio. Un énorme potentiel en somme et qui peut placer Madagascar dans le rang des leaders du secteur
de l’huile essentielle de girofle et de ses dérivés. Et ce, avec le label naturel. Effectivement Natema met un point
d’honneur sur ce concept bio qui attire plus que jamais la clientèle internationale. Un concept qui intéresse au
plus haut point les hauts responsables malgaches. A l’instar du ministre de l’Economie et des Finances, Richard
Randriamandrato qui, lors de son passage, avant-hier à Toamasina, a fait un petit détour à l’usine Natema. « Ce
genre d’investissements qui tablent sur les produits naturels, sont très utiles pour le développement du pays et
grâce au partenariat public- privé, on peut travailler ensemble pour développer d’autres secteurs comme le
tourisme et l’agrobusiness » a déclaré le ministre lors d’une rencontre avec les hauts dirigeants de Natema. En
tout cas, Natema est le genre d’investissement inclusif et durable dont a besoin le pays. Et cela peut contribuer
au renforcement de la renommée de Madagascar en tant que pays de destination des investissements directs
étrangers.
Chaîne de valeurs. Fruit d’un partenariat entre l’entreprise malgache « Henri Fraise Fils et Cie » et
« Givaudan », le groupe suisse leader sur le marché de la parfumerie et des arômes. Natema implique toute une
chaîne de valeur en partant du simple paysan producteur et distillateur artisanal, en passant par le collecteur,
jusqu’à cette usine moderne de transformation qui exporte la production d’eugénol, huile essentielle de girofle. Il
s’agit aussi d’un investissement durable, puisque la production se fait en respectant les normes
environnementales en vigueur en la matière. Sur le plan financier, la construction de l’usine Natema a engendré
un investissement de 45 milliards Ar, soit environ 15 millions USD. En tout cas, Givaudan qui est le leader
mondial de la filière parfumerie et arômes naturels avec 25% de part de marché réalise avec « Henri Fraise Fils
et Cie », un investissement qui est en train de booster l’économie des régions Atsinanana et Analanjirofo, mais
également l’ensemble de l’économie nationale. Evidemment, les paysans locaux figurent parmi les premiers
bénéficiaires directs des investissements. En effet, Natema priorise l’embauche des personnes du village si les

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compétences requises répondent à ses besoins. Sur le site qui emploie une quarantaine de personnes, cinq sont
issus du village. Par ailleurs, Natema met à la disposition des villageois un médecin pour des consultations
gratuites trois fois par semaine, sans compter la dotation d’infrastructures d’accès à l’eau potable pour le village.
R.Edmond.
Midi Madagasikara
Jeudi 25 avril 2019

3-Banque mondiale : David Malpass en visite à Madagascar


Un tournant décisif dans les relations entre la Banque mondiale et Madagascar. David Malpass, le
Président du Groupe de la Banque mondiale sera de passage à Madagascar du 29 avril au 3 mai
prochain.
Outre Madagascar, David Malpass se rendra également en Ethiopie et au Mozambique. Il s’agit, en effet de son
premier voyage à l’étranger en tant que chef de cette institution internationale de développement et de son
premier voyage en Afrique depuis sa prise de fonction le 9 avril 2019.

Stabilité économique
La visite de David Malpass portera essentiellement sur le travail du Groupe de la Banque mondiale avec les pays
africains visant à promouvoir la stabilité économique et à renforcer la résilience , sur l’appui de l’institution aux
pays les plus pauvres du monde par l’intermédiaire de l’Association internationale de développement ; ainsi que
sur le potentiel des partenariats avec le secteur privé pour attirer et constituer les ressources nécessaires pour
aider les populations à atteindre leurs objectifs de développement. Durant sa visite, M. Malpass rencontrera des
dirigeants et d’autres acteurs du développement à Madagascar, en Éthiopie et au Mozambique. Il visitera
également plusieurs projets financés par le Groupe de la Banque mondiale dans chacun de ces pays. Au
Mozambique, il visitera la ville de Beira, fortement touchée par le cyclone Idai en mars 2019. « La mission du
Groupe de la Banque mondiale est plus urgente que jamais : d’ici à 2030, près de neuf personnes sur dix vivant
dans l’extrême pauvreté vivront en Afrique subsaharienne. J’ai choisi le continent africain pour ma première visite
officielle en tant que président du groupe de la Banque mondiale, en reconnaissant les nombreux et difficiles
défis que doivent relever les dirigeants pour promouvoir la croissance économique, la sécurité et la bonne
gouvernance », a-t-il déclaré. « Nous devons accroître la dynamique de développement de l’Afrique pour
favoriser une croissance reposant sur une large base, augmenter les revenus médians, créer des emplois,
renforcer la résilience climatique et intégrer les femmes et les jeunes dans les économies. Je suis impatient
d’échanger avec les dirigeants, les représentants du secteur privé – et directement avec les populations
d’Ethiopie, de Madagascar et du Mozambique – sur la manière dont le Groupe de la Banque peut aider
davantage à relever ces défis. »
Rappelons que cette visite du Président de la Banque mondiale a été déjà évoquée, lors de la participation du
ministre de l’Economie et des Finances, Richard Randriamandrato, aux dernières Réunions de Printemps de la
Banque mondiale et du FMI à Washington.

Recueillis par R.Edmond.


Midi Madagasikara
Samedi, 27 avril 2019

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