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La personnalité juridique

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Lecoanet benjamin
Le SDF est-il considéré comme
une personne juridique ?

La personnalité juridique est celle qui joue un rôle dans le droit. L’évolution des mœurs a
contraint le code Civil a considéré les personnes avant tout comme des êtres humains. A l’origine,
les personnes physique ou morale sont des sujets de droit.

Pour savoir à quoi appartient la personne, il faut s’intéresser aux conditions de son existence.

Une personne physique est l’être humain tel qu’il est pris en considération par le droit. A quelle
condition une personne est juridiquement reconnue comme telle ? Il s'agit là de la question de
l’acquisition de la personnalité juridique. On est une personne physique parce qu’on a la
personnalité juridique : on dit que la personne physique est titulaire de droits mais elle est aussi
soumise à des obligations.

De ce fait, elle a la personnalité juridique.

Les sans domiciles fixes appelés aussi SDF existent depuis toujours.

Ces hommes et femmes vivant ainsi dans les rues en ayant fait eux même ce choix là. Ils ne
supportent parfois plus leur quotidien et ce qui s'y rattache ( factures, travail, famille...) alors ils
prennent la décision de tout arrêter. On remarque qu'ils ne sont parfois pas seuls mais
accompagnés d'un ou d'une troupe de chiens.

Cette solitude, cette absence de règles et de devoirs les fait souvent sombrer dans l'alcool et la
drogue.

A leur yeux ils ne valent plus souvent grand chose....

Nous pouvons alors nous demander si le SDF est considéré comme une personne juridique ?

Tout d'abord nous allons définir ce qu'est une personne juridique ensuite nous étudierons les
différents principes et les conditions de fonds de l'acquisition de la personnalité juridique, enfin
nous déterminerons si le sans domicile fixe est reconnu par la loi personne juridique ou non.

I- Définition :

Dans le droit Français la personnalité juridique permet l'aptitude à être titulaire de droits et
assujettis à des obligations. La conséquence est que tous les sujets de droits que sont les personnes
physiques et morales ont cette personnalité car ils peuvent être titulaire de droits et parce qu’ils
sont soumis à des obligations et parce qu’ils possèdent finalement un patrimoine dans lequel on
retrouve certains droits et certaines obligations.

II- Premier principe :

seuls les êtres humains (les personnes morales) ont la personnalité juridique. Sont exclus les
choses inanimés (biens corporels/incorporels). Les animaux sont des êtres vivants, des êtres
sensibles (qui sentent la douleur), ils bénéficient d'ailleurs de règles juridiques protectrices (le

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code pénal protège aussi les animaux contre les actes de cruauté, etc). En 1978 : l'UNESCO
publie la Déclaration Universelle des Droits des Animaux. La jurisprudence prend en compte le
statut de l’animal en lui donnant plus d’importance qu’une simple chose : en cas de mort de
l’animal, son propriétaire obtient parfois réparation de son préjudice moral et affectif en raison du
décès de l’animal.

En 1962, on a traité l’affaire « du cheval de course » qui s’était électrocuté dans son box à la cour
de Cassation, le propriétaire a porté plainte contre le haras dans lequel il était : il a obtenu
réparation pour préjudice morale et affectif.

Souvent, les juges refusent de conférer à l’animal un statut complètement différent de celui d’un
bien, effectivement il est impossible de faire un testament au profit d’un animal, il faut faire un
testament au profit d’une personne morale ou physique.

Il est également impossible de demander à ce que son animal soit enterré dans le caveau
familial.

L’animal est donc un bien au sens juridique, article 524 du code Civil. Le droit actuel considère
qu’il n’est donc pas un sujet de droit mais qu’il bénéficie d’une protection. Cette protection ne lui
confère pas des droits, elle crée des obligations pour l’homme.

Deuxième principe :

Tous les êtres humains ont la personnalité juridique. Tous les êtres humains naissent libres et
égaux en droit (DDHC), ils ont donc la personnalité juridique sans distinction de sexe, de religion
ou de nationalité.

1948 : DUDH (déclaration universelle des droits de l’homme).

1789 : DDHC ( déclaration des droits de l'homme et du citoyen).

Dès lors que l’on naît vivant et viable, on a la personnalité juridique. Dans le monde antique, en
droit romain, de nombreuses personnes étaient privées de personnalité juridique : les personnes
sous la puissance paternelle (maritale), les esclaves (fin de l’esclavage : 1948) qui n’étaient pas
considérés comme des humains mais comme des biens, lors des ventes d’esclaves, ont les
examiner comme des objets. Les étrangers n’avaient pas non plus de personnalité juridique ainsi
que les personnes qui étaient condamnées à des peines perpétuelles, elles étaient frappées de mort
civile qui les privait de personnalité juridique (elles étaient en vie, mais juridiquement morte pour
l’état).

Leur succession était donc ouverte : leurs biens revenaient à l’état à moins que le gouvernement
ne décide que la « veuve » récupère ses biens. Ce procédé est utilisé jusqu’en 1854. Toutes les
personnes physiques aujourd’hui ont cette personnalité. Mais parfois, des personnes ont des droits
plus restreints ou alors ne peuvent pas exercer toutes seules ces droits (les personnes mineures, les
personnes atteintes de maladie ou les personnes âgées qui ne sont plus en mesure d’exercer leurs
droits seules). Il y a donc un problème du point de vue juridique qui va protéger ces personnes
mais ceci n’affecte en rien leur personnalité juridique car on l’acquiert lorsqu’on naît puis on l’a
perd quand on meurt.

A. Les conditions de fonds

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La personnalité juridique s’acquiert à la naissance. C’est à ce moment là que s’extériorise
l’aptitude à être sujet de droit. Article 318, 725, 906. De tous ces articles du Code Civil, on déduit
que la reconnaissance de la personnalité juridique à la naissance est subordonnée à 2 conditions
cumulatives :

1) Il faut naitre vivant, il faut que l’enfant, au moment de la naissance, doit avoir respiré. A défaut,
on dit que l’enfant est mort-né, il n’a pu respirer à aucun moment de l’air. L’enfant mort-né n’a
jamais vécu d’un point de vue juridique et n’est sensé n’avoir jamais eu la personnalité juridique
car il n’a jamais été reconnu en tant que personne.

2) Il faut naitre viable, problème de la viabilité de l’enfant : l’enfant doit posséder tous les organes
essentiels à la vie et doit être suffisamment constitué. Il y a une exigence de maturité, une durée
minimale de gestation, il ne faut pas que l’enfant soit trop prématuré. Un enfant est considéré
comme suffisamment mature entre 18 et 20 semaines de grossesse ou ayant atteint un poids de
500 grammes. Ce seuil médical est reconnu à l’échelle internationale. Il faut aussi que l’enfant
dispose des organes essentiels à la vie => pas de malformations incompatibles avec la vie. Les
enfants qui naissent atteints de graves malformations, qui seront lourdement handicapés toute leur
vie ou qui nécessite une assistance médicale constante, ou qui naissent avec une infirmité
intellectuelle grave ont tout de même la personnalité juridique. Mais il y aura quand même un
problème au niveau des capacités juridiques, il faudra donc mettre en place un régime de
protection.

Le SDF est-il considéré comme


une personne juridique ?

Conclusion:

Nous nous demandions précédemment si le sdf est aux yeux de la loi personnalité juridique ou
non mais c'est une question à laquelle il n'y' a pas qu'une seule réponse.

En effet La personnalité juridique est inhérente à la personne humaine. Une personne physique
l'acquiert dès sa naissance. Sur la question de la naissance, nous avons les problématiques liées à
l'enfant mort né, ou viable. Elle est inhérente à la personne humaine et ne cesse qu'à son décès.

La problématique du SDF tient en fait à la connaissance de sa survie ou non. Enfin comme je l'ai
expliqué précédemment, on ne perd jamais la personnalité juridique, seulement au décès de la
personne. De ce fait, si l'on prend un SDF dont personne n'a plus de nouvelles, il peut risquer de
voir son décès déclaré et ainsi perdre sa personnalité juridique. S'il s'agit au contraire d'un sdf dont
on entend encore parler et que l'on revoit de temps à autre son décès ne sera jamais déclaré et il ne
cessera d'avoir aux yeux de la loi Française une personnalité juridique.

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