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DROIT FISCAL

clef : CGI

Avant-propos :

On va traiter de quelques impôts. On va traiter les grands impôts, en France il y a une multitude de
taxes à faible rendement que le législateur s’engager à supprimer. Il y a un rapport en 2014 de l’IGF
qui recense 192 taxe à faible rendement. Par soucis de rationalité, le législateur supprime quelques
10aines de taxes. Ex : pour la loi de finance 2019, le législateur en a supprimé 17.
Tradition française , il faut une source de rendement , on crée une taxe.
En Italie, on décomptait seulement 3 taxes à faible rendement et en Allemagne 17.

On va se concentrer sur les grands impôts :


-Impôt sur le revenu IR
-L’impôt sur les sociétés IS
-TVA
-Impôt locaux ( partiellement)

On verra aussi les sources du droit fiscal : code général des impôts, la constitution, les conventions
bilatérales ( entre les pays) , la doctrine fiscale.
On s’intéressera aux règles de procédure : le contrôle fiscal et le contentieux fiscale.

QPC impôt sur la fortune immobilière ( IFI qui remplace l’ISF) , concernant l’article 979 du CGI
article pas clair qui prévoit une règle de plafonnement, pour un même contribuable, lorsqu’on
additionne l’IR et l’IFI cela ne doit pas dépasser 75 % des revenus du contribuable.

Le législateur fiscal a une fâcheuse tendance à opérer par renvoie, donc lorsqu’on lit la règle
fiscale, on ne la comprend pas, il faut nécessairement se référer à un autre texte.
Ex : 244 A bis du CGI sur ceux qui font des profits en France mais domicilié fiscal à l’étranger.
Ex : 1380 du CGI sur la propriété foncière : l’article dit pas grand-chose, qu’est ce qu’une propriété
bâtie ?( lorsqu’il y a les fenêtres ? Les 4 murs ?…) Aucune définition, aucun faisceau d’indice, on a
du se fier à la jurisprudence.

Pour toutes ces raisons, ce n’est pas un droit dans lesquels il est difficile d’entrer.

Mais même si il y a des règles assez arides, il y a encore des grands principes. Ex : les charges
déductibles sur le revenu.
On a des impôts qui sont assez stable : IR , IS, TVA. Alors que la petite fiscalité est supprimé
réintégré ect… Ex : taxe sur les farines.
Cela ne veut pas pour autant dire qu’il n’y a pas de changement sur les grands impôts. Ex : ISF
remplacé par l’IFI. La taxe professionnelle n’existe plus, remplacé par la CET contribution
économique territoriale.
A l’intérieur même des impôts, il y a des modifications qui ne sont pas négligeable. Ex : à l’intérieur
du IR, concernant la plus-value.
Bibliographie :
-Martin Collet , droit fiscal , PUF
-Lamarc et Hayrau

-Lexis Nexis
-Francis Lefevre
-Précis de fiscalité DGFI
-Le bulletin officiel des finances publiques BOFIP

INTRO :

PARA 1 : L’impôt

A) Définition

L’impôt est une prestation ou une contribution pécuniaire exigée par voie d’autorité de la part
des contribuable à titre définitif et sans contrepartie déterminée immédiate.

→ C’est une prestation pécuniaire, c-a-d que l’impôt se paye en argent. Cela n’a pas toujours était
le cas. Ex : moyen âge une partie de la récolte versé au seigneur.
Il y a tout de même une petite exception, c’est la dation en paiement qui permet de payer certain
impôt ( généralement droit de succession) en nature, généralement avec des objets d’art ou de
collection. Cette exception obéit à une procédure particulière, c’est l’administration qui détermine
la valeur du bien, mais cela est quand même très marginal.

→ L’impôt est exigé par voie d’autorité, c-a-d que c’est une décision unilatérale de
l’administration ; l’impôt ne se négocie pas, il ne fait pas objet d’un contrat fiscal.
Il ne faut cependant pas omettre les hypothèses où on peut demander à l’administration une
remise gracieuse ( mesure de clémence), cela concerne souvent les pénalités, les retards de
paiement. Dans ce cas, il est possible de négocier avec l’administration, mais cela intervient après,
on négocie pas l’impôt que l’on paye. L’administration pourra aussi vous accorder un calendrier de
paiement.

Dans d’autre système fiscaux, on a des mécanismes différents. A titre d’exemple, le Luxembourg
attire de nombreuse entreprises, et leur domicile fiscal car il est possible de négocier son impôt.

→ L’impôt est requit par les contribuables, les contribuables sont les personnes physiques, les
personnes morales, les personnes de droit privé et de droit public bien qu’il y ai souvent des
exonérations pour ces dernières.

→ L’impôt est payé à titre définitif , en effet, l’impôt n’est pas une avance ni un prêt que l’on fait à
l’état. C’est un transfert d’argent définitif.

→ L’impôt est sans contrepartie déterminée immédiate , c-a-d que l’impôt n’ouvre pas en lui
même droit à une prestation donnée. C’est plutôt le cas de la redevance pour service rendu, on
paye une redevance pour bénéficier d’un service. C’est le cas également du prix pour acheter un
bien ou un service.
On doit payer l’impôt, quelques soit les services rendues, l’impôt va servir à financer ces services,
mais il n’ouvre pas droit nécessairement et immédiatement à ces services. Ex : piscine publique.
L’impôt est versé dans les budgets des services public et va servir à financer les dépenses
publiques ; le contribuable pourra bénéficier indirectement des produits de son impôt.
Il n’y a pas de lien entre le paiement de l’impôt et le bénéfice des services que l’impôt à financé.
Cela le distingue du droit d’entré ou de la redevance.
Attention, cela s’appelle parfois impôts, parfois taxes, mais aussi parfois par des termes plus
trompeur : contribution, prélèvement, droit ( derrière lesquels on trouve de véritable impôt ou
une redevance).
Ex : redevance télé = c’est un impôt.
Différence aussi entre contributions sociales et les cotisations sociales ( charges finançant les
branches de la sécurité sociale= droit de la sécurité sociale). Ex : la CSG contribution sociales
généralisés , CRDS contribution au remboursement de la dette social = véritable impôt.
Ces impôts sont en grande partie affecté au financement de la sécurité sociale, car elle ne sait se
financer que avec les cotisations sociales.

L’essentiel de l’impôt sert à financer les charges publiques et l’objectif premier de l’impôt est donc
de financer les dépenses publiques. Ainsi, la logique première de l’impôt est un objet de
rendement.
Mais depuis un certains nombres d’années, la fiscalité sert à autre chose, elle a une finalité
incitative. C-a-d que au-delà de faire rentrer de l’argent dans les caisses, elle devient un
instrument de politique publique, elle cherche à influencer les comportements. Dès lors, cette
fiscalités peut être défavorable, afin d’inciter à ne pas adopter ce comportement. Ex : plafond
limitant les salaires excessive qui permet au entreprise de ne plus avoir d’intérêt fiscal à sur-
rémunérer leur patron.
A l’inverse, des dispositifs accordent un avantage fiscal pour inciter à adopter un comportement
‘vertueux’ ou ayant un effet bénéfique pour la vie social ( environnement…).
La fiscalité a dépassé le but premier, elle est désormais utilisé comme un instrument de politique
publique. Ex : politique de natalité.
Donc dans les impôts, il y a cette double facette, le rendement ou l’incitatif, le comportemental.

L’impôt couvre un peu près tout les champs de l’activité humaine et sociale. Au début du 20ème
siècle, on avait une fiscalité relativement resserré sur certains domaine tel que le commerce et les
transaction. Aujourd’hui la fiscalité couvre a peu près tout les champs de la vie humaine et sociale.
Ex : impôt sur les gains ( IR) , fiscalité sur ce qu’on détient, notre patrimoine ( taxe foncière, ..) et
l’impôt sur tout ce que l’on dépense ( TVA), sur l’activité industriel , libérale.. Il y a très peu de
domaine qui échappe à l’impôt.

B) Distinction

→ Il y a une grande distinction entre impôt direct et impôt indirect.

L’idée derrière cette distinction est qu’il peut y avoir une différence entre le redevable de l’impôt
( celui qui va payer l’impôt ) et le contributeur à l’impôt ( celui qui supporte économiquement la
charge de l’impôt).
L’impôt direct est celui qui est réclamé directement au contribuable et que ce dernier paye lui
même ( impôt sur le revenu, taxe foncière..).
L’impôt indirect est différent, le redevable n’est pas le contributeur économique de l’impôt ,c’est
lui qui paye mais l’impôt est compris dans le prix. C’est typiquement le mécanisme de la TVA.
Ex : achat d’un produit à 100 e, TVA de 20, le vendeur va garder 80 e , le contributeur économique
est le consommateur, le redevable est le vendeur = on paye indirectement.
L’impôt est intégré dans le prix et l’interception que l’on a du prix.
Cette distinction est tout de même limité car lorsqu’on regarde la définition de l’impôt indirect,
cela peut être valable dans l’impôt direct car intégré dans le prix. Ex : intégration de la taxe
foncière dans le loyer.
Dans cette distinction, il y a une autre considération, l’impôt direct est établis par voie de rôle,
c’est une décision administrative collective ( liste des contribuables avec les impôts qu’ils doivent
authentifié du préfet) . Le contribuable reçoit un extrait du rôle, c’est l’avis d’imposition.
Les impôts sont « enrôlés ».
C’est plutôt vrai pour les impôts directs. Pour les impôts indirects, il n’y a pas de rôle, la TVA est
auto-liquidé par le vendeur, c-a-d qu’il le calcule lui même, il le déclare lui même et le déclare lui
même aux impôts, l’administration fiscale ne prend pas de décision.
Il y a quelques exceptions, l’impôt sur les sociétés par ex, ce sont les sociétés qui les calculent et
les payent par fraction successive par la société, et à la fin on fait la régularisation.

Autre intérêt de la distinction, c’est la compétence du juge fiscal. Normalement , l’impôt direct,
comme il y a un rôle ( décision administrative) c’est la compétence du juge administrative qui traité
le contentieux. Tant dis que l’impôt indirect relève plutôt du JJ. L’énorme exception réside dans la
TVA où le juge administratif est tout de même compétent.

→ Autre distinction entre impôt réel et impôt personnel

Globalement , l’idée est de dire que l’impôt personnel est établis en fonction des facultés
contributives du contribuable. En gros, l’impôt est personnalisé. On prend en compte par exemple
votre situation familiale , votre situation patrimoniale…
L’impôt personnel est personnalisé par catégorie de contribuable et s’adapte à chaque situation .

Tant dis que l’impôt réel frappe un bien de manière objective sans faire l’objet d’une adaptation à
la situation du contribuable. Ex : la TVA toujours 20 % que l’on soit riche ou pauvre.
Donc il y a des impôts que le législateur a décidé de personnalisé ( IR ) et d’autre non ( TVA).

Il n’est pas impossible de mixer les deux, par exemple, les taxes locales d’habitation foncière sont
établies sur la base de la valeur locative du bien imposable. Donc ça en fait des impôts réels car on
détermine une valeur à partir de laquelle on calcule la taxe d’habitation ou foncière. Mais il n’est
pas impossible de moduler l’impôt en fonction des revenus de celui qui occupe le bien. C’est une
manière de personnaliser, d’adapter un impôt qui est initialement calculer de manière réel.

→ Autre distinction entre impôt proportionnel et impôt progressif

L’impôt proportionnel est un taux fixe, proportionnel applicable à la valeur fiscal , à la matière
imposable.
Ex : TVA 20 % IS : 33 % des bénéfices.
Concernant les taux progressifs , c’est le taux qui augmente en fonction de la valeur imposable, le
taux progresse en fonction de la progression, du montant de la valeur imposable.

Ex : on gagne 10 000e = le taux d’imposition est 10 %, si on gagne 100 000 taux à 30 %. L’impôt sur
le revenu français est un impôt progressif.

L’impôt progressif est celui qui a vocation à s’adapter aux facultés contributives, tant dis que pour
le taux proportionnel , pas de personnalisation.
On peut imaginer que le taux progressif se stoppe à un moment donné et arrête d’augmenter =
choix politique.
C) Chiffres

Le RI en 2017 = 77 millard d’euros correspondant à 37 millions de loyers fiscaux.


L’IS = 64 milliards d’euros correspondant ) 2 millions de sociétés imposés en France.
La TVA = 200 milliard d’euros donc 6 millions d’entreprises assujettis à la TVA. = impôt principal.
Tout ces impôts sont majoritairement affectés au budget de l’état.

L’ISF en 2017 = 5 milliards d’euros correspondant à 359 000 déclaration d’ISF.


Les impôts locaux : taxes foncières = 41 milliards d’euros + taxes d’habitation = 21 milliards
d’euros.
La SCG = 90 milliards d’euros.

Il faut ajouter tout ce que l’administration fiscal a redressé et contrôlé, tout impôt confondu elle a
redressé en 2017 13 milliard et demi. Encore faut il encaisser cela, en 2017, elle a réellement
encaissé 9 milliards( pas seulement sur les 13 milliards). C’est à peu près constant, chaque année
elle encaisse 10 milliard à peu près.

Le nombre de réclamation portée devant l’administration fiscale, c-a-d les réclamations


contentieuse c’est lorsque le contribuable conteste ce qu’il doit payer comme impôt, s’élève à
2millions et quelques.
Il y a aussi les demandes gracieuses, lorsqu’on demande une remise ou un calendrier de paiement
pour ne pas devoir payer des intérêts, on ne contester pas la légalité de l’impôt dans ce cas, celles
ci s’élèvent à 1 millions.
Et donc il y a quasiment 4 millions de demande adressé à l’administration.

Concernant les recours contentieux, il y a eu un peu près 20 000 requête devant la justice
administrative, ce qui fait assez peu face aux 4 millions de demande gracieuse et de réclamation. Il
y a eu 1300 requête nouvelle devant le juge judiciaire.

→ Chiffre pas à apprendre par <3

PARA 2 : L’administration fiscale

A) Les services nationaux

Il y a 2 types d’administration à évoquer :

→ L’administration général des finances publiques ADG FIP.

En 2008 il y a eu fusion de la direction général des impôts ( DGI) et la direction général des
comptes publics (DGCP) donnant l’AD FIP.
Au sein de cette direction à Bercy il y a plusieurs services :

-La direction de la législation fiscale DLF : c’est elle qui élabore les textes fiscaux, les projets de loi
de finance, les décrets et également la doctrine fiscale.
Donc la fiscalité en France c’est la DLF , et les commissions de finance de l’assemblé nationale et du
sénat.
-Le service de la gestion fiscale GF : c’est tout les services qui s’occupe de piloter les relations
entres administrations fiscales et contribuables.
-Le service du contrôle fiscal CF : Comme son nom l’indique, c’est du côté de ce service qu’est
piloté tout le contrôle fiscal (c’est pas eux qui contrôle directement).
-Le service juridique de la fiscalité SJ : Il s’occupe essentiellement du contentieux fiscal.
→ Il y a toute une série de services spécialisés.

Ce sont des services qui ont des fonctions très spécifiques, service autonome, détaché de Bercy.
-Il y a la DNVSF direction nationale des vérifications de situation fiscale : c’est une direction
spécialisée dans le contrôle, elle s’occupe des cas les plus complexe et les plus sensibles des
personnes physiques. Il s’occupe de millionnaire et de personne qui ont des montages ( de
sociétés…) assez complexe. Il y a de tel enjeux qu’on ne laisse pas une direction départemental
s’occuper de cela.
-La DVNI direction des vérifications nationales et internationales : elles s’occupe des dossiers les
plus complexe en matière de société. En gros, elle contrôle le CAC40, plus d’autre société.
-La DNEF direction nationale des enquêtes fiscales : c’est le service qui chasse la fraude fiscale,
l’évasion fiscale ( pour les affaires assez importante). Il s’agit d’une enquête, on est pas au stade
contentieux.

Donc beaucoup de service spécialisé pour faire face aux avocats, experts, conseillé fiscaux très
professionnels.

B) Les services locaux

→ Direction régionale des finances publiques DR FIP


Ce n’est pas l’organisation la plus importante, bien que certains services ont été régionalisé. Il y a
des directions de contrôle fiscale les DIRCOFI, ça couvre plusieurs région donc contrôle inter-
régionale, il y en a 8 actuellement. C’est un service spécialisé en matière de contrôle qui contrôle
les grosses entreprises.

→ Direction départementale des finances publiques DD FIP


Ce sont les interlocuteurs principales des contribuables. Elle sont regroupé au sein de chaque ville.
Souvent il y a une organisation similaire : si c’est une entreprise, l’interlocuteur est le SIE ( service
des impôts des entreprises). Concernant les impôts fonciers on a le SIF ( service des impôts
fonciers).

Les service spécialisés de contrôle sont la plupart à Pantin ? Seine Saint Denis, donc tribunal de
Montreuil souvent, tribunal spécialisé fiscalement.

PARA 3 : Quelques caractéristique du droit fiscal

A) Le droit fiscal et les autres branches du droit

Fondamentalement, le droit fiscal est du droit public. On a affaire à une administration :


administration fiscale. Et lorsqu’on regarde les actes, on est en plein dans la prérogative de
puissance publique. On est sur le régalien. L’acte, c’est le rôle, c’est une décision unilatérale de
l’administration qui vous demande ni plus ni moins que vous lui transférais une partie de votre
patrimoine, c’est de l’unilatérale, de l’exécutoire pure et dure.
En terme de technique, l’administration fiscale a le pouvoir de contrôler , elle peut éplucher les
comptes, tout contrôler, ce qui est donc un pouvoir particulièrement fort de l’administration.

Pourtant, en pratique, c’est une matière à laquelle s’intéresse plutôt surtout les privatistes, en
particulier les civilistes ou ceux qui font du droit des affaires. Notamment, au vue de la doctrine,
les auteurs sont plutôt spécialisés en droit civil , droit des sociétés, droit commercial. Et en
pratique les avocats fiscalistes s’intéresse le plus au droit fiscal, le fiscal étant une des palettes à
maîtriser à côté du droit commercial.
Les grands noms du droit administratif classique ne s’intéresse absolument pas au droit fiscal.

Donc pure matière de droit public à laquelle s’intéresse surtout les privatistes.

Cela peut s’expliquer par le fait que c’est un droit superposé à toutes les autres matières, pour la
simple raison qu’il y a du droit fiscal partout, pour les personnes privées, ou publique, encore que
ces dernières soit souvent exonérées d’impôt et que les impôts soit plus une recette pour elles.
C’est la raison pour laquelle qu’il peut y avoir des privatistes s’intéressant au droit fiscale.
Donc dans toutes les matières : droit civil, droit des affaires ,droit social , comptabilité…

B) L’autonomie ou le réalisme du droit fiscal voir amoralisme

Article Maurice Cozian.

L’idée pour certains est de dire que les qualifications en matière fiscale sont indépendantes ou
autonomes des autres branches du droit. La qualification c’est faire entré un fait dans une
catégorie juridique.
En matière fiscale, la notion de cession serait autonome, de la même façon la notion d’apport le
serait aussi.
D’autre à l’inverse conteste absolument que le droit fiscal soit autonome.

Et la vérité est un peu entre les deux. L’idée est que en réalité, le droit fiscal se réfère aux notions
de droit commun sauf si la loi fiscale a prévu différemment.
A défaut de loi fiscale, on regarde dans le droit commun. Il ne va pas réinventer des notions
préexistante ( ex : fonds de commerce). Mais il peut arriver que la loi fiscale dérogé à ce qui est
prévu dans le CC ou dans le CDC. Il est tout à fait possible que la loi fiscale retienne une définition
qui lui soit propre.
Cela ne veut pas dire qu’il s’agit d’une matière autonome, cela veut seulement dire qu’elle a de
temps en temps quelque spécificité. Ex : en comptabilité, certaines recettes ne sont pas des
recettes fiscales, pareil pour les dépenses.

Quand au réalisme du droit fiscal ou sont amoralisme, c’est beaucoup plus vrai. A savoir que le
droit fiscal se contente d’imposer , elle se préoccupe très peu de savoir si l’activité en cause est
licite ou illicite, morale ou immorale. Ex : le dealer génère du bénéfice, le proxénète aussi = ils
seront imposés.
L’inverse est vrai , une entreprise a obtenu des bénéfices par des ‘pot de vins’, elle a pour ça généré
des frais, donc c’est une charge qui est déductible = c’est illégal et pénalement sanctionné, mais
fiscalement peu importe.
Le droit fiscal ne s’en tient pas forcément aux apparences, en matière fiscal, on peut procédé à des
requalification. Ex : une vente dissimule une libéralité. Le droit fiscal viendra requalifié cela en
vente.
C’est le côté réaliste du droit fiscal.

PARTIE 1 : LES SOURCES DU DROIT FISCAL

Les sources sont relativement diverses.

CHAPITRE 1 : LA LOI ET LE RÈGLEMENT

En matière fiscale, il y a prépondérance de la loi, et corrélativement , une place limité du


règlement. Cela s’explique par l’article 34 de la constitution, et ce qui ce constate lorsqu’on regarde
le CGI et le livre des procédures fiscales.

PARA 1 : L’article 34 de la constitution

L’article 34 dispose que la loi fixe des règles concernant «  l’assiette, le taux et les modalités de
recouvrement des impositions de toutes natures ».
Ce qui est une manière s’exprimer un principe acquis avec la révolution française, celui de
consentement à l’impôt. La loi est voté par le parlement. Et dans les composantes du
consentement à l’impôt il y a la détermination de cet impôt. C’est ce que nous dit l’article 14 de la
DDHC de 1789 qui exprime bien ces 2 aspects «  tout les citoyens ont le droit de constater
librement la ... » l’article se termine par «  déterminé l’assiette, le taux et la durée ».

Ces termes couvrent l’essentiel de ce que constitue un impôt.


L’assiette pose aussi bien la question du redevable, c-a-d celui qui paye l’impôt, que la question de
la base imposable.
Le taux c’est le chiffre qui permet de déterminer le montant de l’impôt.
Les modalités de recouvrement, elles donnent un cadre juridique au choix du taux applicable.
Ex : la taxe d’habitation plus cher dans telle ou telle commune s’explique parce que les collectivités
choisissent le taux mais toujours dans les modalités fixés par la loi, bien que la loi peut mettre des
taux chiffrés. C’est aussi derrière ce terme les modalités d’établissement de l’impôt, c-a-d
concrètement le passage de la matière imposable à l’impôt du ( déclaration, liquidation par
l’administration, le paiement…) . Ex : le prélèvement à la source prévu par la loi.

C’est également le contrôle de l’impôt par l’administration, notamment les procédures applicables
en matière de contrôle. Relève également de la loi les sanctions ( sanctions fiscales), et les
principales questions en matière contentieuse ( compétence du juge…).
On touche à peu près tout ce qui touche à l’impôt.

Il faut ajouter à cela le fait que l’article 34 pose une exigence de précision de la loi, le législateur
doit épuiser sa compétence. A défaut , le législateur commet une incompétence négative.

Donc très large champs de la loi en matière fiscal au regard de l’article 34 de la constit.

Il faut ajouter à cela la LOLF loi organique de la loi de finance. La LOLF prévoit le principe de
l’annualité. C’est la loi de finance qui autorise non seulement le prélèvement des impôts (Art 34).
Mais l’article 1 de la loi LOFL dispose aussi que la loi détermine aussi pour l’année le montant et les
affectations des recettes fiscales.
Chaque année la loi de finance modifie les impôts ( réforme les fiscalités, réajuste les taux…).

Il faut aussi ajouter les lois de finance rectificatives, celles ci on pour objet de modifier le CGI.

Donc il y a un champs très large de compétence de la loi, la loi intervient au moins toutes les
années au minimum. Ce qui fait qu’on a un droit en constante évolution.
La technique fiscale évolue au grès des lois de finance.
Il y a également des décrets.
Donc champs large de la loi et les lois de finance régulière.

PARA 2 : Le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ( LPF)

L’essentiel du droit fiscal se trouve dans le CGI, mais pas entièrement, il s’appelle code général mais
il ne contient pas la globalité des règles fiscales.
Il y a la fiscalité de l’urbanisme se trouve plutôt dans le code de l’urbanisme.

Le CGI a été codifié le 6 avril 1950, c’est un « vieux » code, vieux dans sa structure et son
inspiration car il ne doit pas y avoir encore beaucoup de disposition de 1950. Il est venu remplacé
d’autres codes fiscaux, il y avait un code spécialisé pour chaque grand impôt.

On a pas d’article en R et L. Il y a bien partie législative et une partie réglementaire. Les R sont dans
des annexes , il y en a 4 :
-Annexes 1 : règlement d’administration public : ce n’est que des décrets, mais des décrets pris
après avis du CE en formation d’assemblé général ( ça n’existe plus 1980).
-Annexe 2 : Décret après avis du CE : ça existe toujours.
-Annexe 3 : décret sans avis du CE.
-Annexe 4 : Arrêté ministériels

Il y a le livre des procédures fiscales qui n’est pas un code.

Grand projet, le CGI n’est pas très vieux mais réforme en 1961. Au bout de 20 ans sort le livre des
procédures fiscales.
Le projet étant abandonné, le gouvernement a publié un morceau de code : le LPF en 1981.

Alors que le législateur passe son temps à modifier le code.


Il faut ajouter des aliénas, il numérote les alinéas.
Il y a des renvoies : Article 209 du CGI traitant de l’impôt sur les sociétés , il dit qu’on fait pareil que
pour les bénéfices industriels et commerciaux puis renvoie…

CHAPITRE 2 : LA CONSTITUTION

Il y a dans la constitution des dispositions qui traite plus particulièrement de la matière fiscales.
On va s’intéresser à 4 articles de la DDHC.
Ce sont les articles 6 , 13, 8, 16 de la DDHC.
Il faut bien avoir en tête l’important du droit constitutionnel en matière fiscale car c’est une
matière essentiellement législative et qu’il existe voies de droit qui permettent un contrôle effectif
de la loi fiscale de la constitutionnalité de la loi fiscale.
Donc il y a les décisions DC, et les décisions QPC quasiment 200 décisions QPC sont des décisions
fiscales.

PARA 1 : les principes constitutionnels d’égalité en matière fiscale

Article 6 et 13 de la DDHC

Il y en a 2.
→ L’article 6 de la DDHC consacre l’égalité devant la loi fiscale .
→ L’article 13 de la DDHC consacre l’égalité devant les charges publiques.

Ce sont des principes d’égalité qui se complète, et ne sont absolument pas antinomique. Les
requérants soulèvent généralement les 2 articles en même temps.
Le principe d’égalité devant les charges publiques est très spécifique au droit français, on ne
trouve pas d’équivalent, même dans la CEDH, ni même en matière de droit de l’UE. Il y a
évidemment un principe de non discrimination dans le droit de l’union, mais ne recouvre pas
entièrement le principe d’égalité.
Donc c’est uniquement la constitution qui règle le principe de l’égalité en matière fiscale, ce n’est
pas toujours le cas.

→ L’article 6 de la DDHC dispose que la loi, expression de volonté générale, doit être la même pour
tous, soit qu’elle protège, soit qu’elle punisse, tout les citoyens étant égaux à ses yeux.
C’est l’idée selon laquelle le législateur ne peut pas traité de manière différente des situations
identiques. C’est assez simple à énoncer , mais en pratique, on se demande qu’est ce qui permet
de caractérisé si des situations sont identiques ou non ?
La comparaison des situations n’est pas un absolu. La comparaison s’opère toujours en fonction de
l’objectif poursuivi par le législateur.
A charge pour le législateur de définir des catégories en fonction de l’objectif qu’il poursuit. Si il
veut établir une fiscalité favorable pour les NRJ renouvelable par ex, il devra distinguer entre
activité « propre » et activité polluante.

→ L’article 13 de la DDHC indique que pour l’entretien de la force public et pour les dépenses de
l’administration, une contribution commune est indispensable : elle doit être également répartie
entre les citoyens en raison de leur facultés. C’est l’idée que le législateur doit tenir compte des
facultés contributives des contribuables. Du point de vu de juge constitutionnel, il ne doit pas
résulter de la loi fiscale de rupture caractérisé de l’égalité devant les charges publiques.
Là aussi le législateur doit déterminer un montant d’impôt sur des critères objectifs et rationnels .
Cela ne veut pas dire que toute différence fiscale poserait une atteinte au principe d’égalité des
charges, justement, le principe d’égalité devant les charges publiques impliquent un traitement
différencié entre les contribuables.
L’application de ce principe va également beaucoup dépendre du type d’impôt. Mais typiquement,
l’IR va permettre de manier l’impôt, ainsi, une personne qui gagne 100e ne paye pas la même
chose que celle qui gagne 10 000E sinon rupture d’égalité devant les charges publiques.
L’idée est d’ajuster à en fonction des facultés contributives. Le principe de l’impôt progressif ne
nuit pas non plus à ce principe.

Exemple de censure : En 2009 sur la taxe carbone du conseil constit instauré par la loi de finance
de 2010 n° 599DC l’idée était de créer une taxe qui s’applique aux activités polluantes. Il s’agissait
d’imposer les activités qui génère du dioxyde de carbone. Le législateur avait fixé un tarif : 17 e la
tonne de carbone.
Mais il y a pollueur et pollueur. En effet, les bus génèrent du dioxyde de carbone, mais c’est mieux
pour l’environnement, donc le législateur avait exonéré les transports en commun de la taxe
carbone. Puis s’est multiplié les remises, les exonérations, voir même les exonérations totales pour
certaines activités ( grâce aux Lobbys). Le constat du CE était que 93 % des émissions de carbone
étaient exonérés ( cidérurgie, verre…) . Uniquement 48 % des pollueurs la payait. Censure du
conseil constit car rupture du principe de l’égalité des charges publiques.

Exemple de validation :

Décision 121-QPC du 29 avril 2011 en matière de TVA concernant l’article 278 bis du CGI ( 278-0 bis
nouveau). En matière de TVA, il y a un taux de droit commun ( 19,6 % à l’époque, et 20 %
aujourd’hui) et des taux réduits. Parmi ces taux réduit, il y avait un taux de 5,5 %. L’article 278 bis
indiquait que bénéficiait du taux réduit ( 5,5%) les produits destinés à l’alimentation humaine , sauf
les produits de confiseries, le caviar, les chocolats et tous les produits composé de cacao et les
margarine et graisse végétale. Le beurre d’origine animal était soumis au taux de 5,5 % et la
margarine était soumise au taux de 19,6 %.

Argument de la société : même système de fabrication, elle soutenait aussi que le beurre et la
margarine sont des produits semblables voir substituables, et en plus du point de vue de la santé
publique, il y aurait plutôt lieu d’avantager la margarine que le beurre. Donc selon la société, cette
différence n’est pas justifiée.
Le conseil constitutionnel valide la différence de taux datant de 1960. En effet, à l’origine le
législateur a instauré la TVA sur ces produits pour des raisons budgétaires, de rentrée fiscale ( on
était au début de la création de la TVA) , mais le législateur a parfaitement assumé de protéger la
filière laitière car celle ci a des coûts de production plus élevé, donc le législateur a estimé que les
produits issu de la filière laitière devait être moins taxé pour plus de rentabilité. Pour le législateur
c’est un objectif d’intérêt général qui justifie cette différence.

c) Le caractère confiscatoire de l’impôt.

C’est jugé par le conseil constitutionnelle, il y aurait méconnaissance de l’article 13 de la DDHC si


l’impôt avait un caractère confiscatoire, autrement dis, si le montant de l’impôt viendrait modifier
les facultés contributives, jusqu’à prendre tout le revenu.
Il y a un seuil à ne pas dépassé sous réserve d’avoir un impôt confiscatoire.

On raisonne impôt par impôt pour apprécier le caractère confiscatoire, plus précisément, au sein
d’un impôt, c’est matière imposable par matière imposable, ou régime d’imposition par régime
d’imposition.

On a une censure du conseil constit décision 662DC en 2012, un article de la loi de finance
rétablis le taux marginal de revenu à 45 % ( la dernière tranche est imposé à 45%). Le conseil
constit vient dire que 45 % ce n’est pas conservatoire, ça ne pose pas de problème sur les capacités
contributives.
Mais il se trouve qu’il y a certains revenus qui subissent des prélèvements additionnels, c’était le
cas des «  retraites chapeaux » ( système privé de retraite), système avantageux, de tel sorte que le
législateur taxe cela. Après calcule, le résultat était de 75 % de leur revenu sur les retraites
chapeaux. Le conseil constitutionnel dit non , ce taux est trop élevé, donc confiscatoire. Le conseil
constit a censuré une des contributions pour revenir à un taux plus faible , donc le taux = 68 %.
Suite à cela, le gouvernement a saisi le CE pour avis, le CE a rendu son avis n° 387402. Selon le
conseil d’état, on commence a rentrer dans la zone de turbulence sur les taux d’imposition qui
atteignent ou dépassent 66 %, donc à partir des 2/3 du revenu, la question pourra se poser.

Ainsi, un même contribuable ne peut payer 90 % d’impôt sur ses revenus.

PARA 2 : L’exigence constitutionnelle applicables aux sanctions fiscales


Article 8 de la DDHC

L’article 8 de la DDHC a été pensé pour la sanction pénale, mais aujourd’hui, il s’applique à toutes
les sanctions, donc notamment aux sanctions fiscales.

Qu’est ce que les sanctions fiscales ?


Si un individu ne paye pas ses impôt ou les paye avec retard, l’individu a des pénalités infligé par
l’administration fiscale après contrôle. Dans les pénalités, il y a les intérêts de retard, c’est l’article
1727 du CGI. L’intérêt de retard n’est pas une sanction fiscale (donc pas soumis à l’article 8),c’est
uniquement la compensation des sommes dont l’état n’a pas disposé parce que l’individu n’a pas
payer l’impôt ou l’a payé avec retard. C’est un peu comme ci l’état vous avez fait crédit.

Il y a d’autre pénalités qui sont de véritable sanctions fiscales article 1728 et suivant du CGI, la
sanction fiscale a un caractère punitif, c’est une répréhension.
L’article 1728 , c’est lorsque l’individu n’a pas déclaré , ou déclaré avec retard, la sanction consiste
en 10 % 40 ou 80 % des sommes non payé.
L’article 1729 traite de la situation ou la personne a déclaré mais a dissimilé des revenus, les taux
sont 40 % ou 80 % selon le cas.

Les juridictions font application de l’article 8 de la DDHC , tout les principes applicables aux peines
sont applicables en droit fiscal :
-Notamment avec le principe de la légalité des peines ( place de la loi).
- Il y a le principe d’individualité de la peine, il n’y a pas de sanction automatique, l’administration
doit motivé et justifié.
-Il y a également le principe de proportionnalité.
-La règle NON BIS IN IDEM , c-a-d la question du cumul des peines.

→ Le principe NON BIS IN IDEM c’est le fait de ne pas être sanctionné 2 fois pour les mêmes faits.
Il n’y a pas de cumul des sanctions.
La question est de savoir si on peut cumuler une sanction fiscale et une sanction pénal pour les
mêmes faits ?
Il y a eu un débat entre le droit national français et le droit européen. Le conseil constit dit oui ,
pour les mêmes faits, on pourra subir une sanction fiscal et une sanction pénale. La CEDH a finis
par admettre cela mais sous condition.

Ex : si pas déclaré : sanction pour ne pas avoir déclaré , et fraude fiscal article 7041 qui prévoit 5 an
d’emprisonnements et 500 000e d’amendes.
Toutes les infractions pénales ne sont pas poursuivis, certains coupable de fraude n’ont pas
forcément des poursuites pénales.
Des contribuables qui ont été poursuivi au pénal ont considéré qu’il subissaient une double peine.
Ils ont soulevait des QCP qui soutenait que l’application simultanée des peines pénales et fiscales
était contraire à l’article 8 de la DDHC.
Le même jour, le conseil constit a répondu au QCP 545 et 546 le 24 juin 2016 Ahleck Vildenshtein
Jérôme Cahuzac. Le conseil constit a validé le cumul des sanctions en matière pénale et fiscale, il a
considéré qu’il n’y avait pas atteinte à l’article 8 de la DDHC.
Quel est le raisonnement du conseil constit ?
Le CC dit qu’il n’y a pas 2 procédures distinctes mais 2 procédures complémentaire qui se
combine. Donc pour CC, les deux procédures et donc les 2 sanctions ne sont pas un cumul mais les
deux facettes d’une même répression, ça a la même finalité, ça a un but répressif et dissuasif. Dans
les deux cas, l’objectif est la lutte contre la fraude fiscale et donc les deux sanctions permettent
d’assurer ensemble la protection des intérêts financiers de l’état.
Il y a donc une seule répression de l’état, mais celle ci prend différentes formes.
Donc le CC valide cela mais il le fait sous conditions. Une des conditions est que la répression
pénale ne vise que les fraudes les plus graves. Pour les petits délits, la double sanction pourra être
disproportionné.
Qu’est ce qu’un délit grave ?
Le premier indice est le montant de la fraude fiscale. Le 2ème indice donné par le CC est la nature
des agissements ( ce sont par exemple les comptes à l’étranger, les montages sophistiqués…)

Il faut que le cumul des 2 sanctions ne dépassent pas le montant le plus élevé de l’une des deux.
La 3ème condition précisée par le CC est que , si le contribuable gagne son procès fiscal pour un
motif de fonds, alors, il ne peut pas y avoir sanction pénale. Cela sous entend que le juge fiscal se
prononce en premier, ce n’est pas toujours le cas, mais très souvent quand même.

Il y a un article au niveau européenne de la règle non bis in idem , c’est l’article 4 du protocole 7 à
la CEDH qui dispose que nul ne peut être poursuivi ou puni pénalement 2 fois. La France lors de la
ratification en 86 a émis une réserve d’interprétation. La réserve consiste à dire que cet article ne
valait que en matière pénale. La même réserve est partagé par l’Italie, le Portugal et l’Autriche.
Sous entendu , dans le droit national français, c’est tout à fait possible de poursuivre et condamné
pénalement et administrativement.

Cependant, il y a eu une affaire jugé en 2014 Grande Stevens contre Italie, c’est une affaire
boursière Italienne , un individu avait eu une sanction pénal et une sanction par la commission en
matière de bourse. Il est allé devant la CEDH, laquelle lui a donné droit et a condamné l’Italie pour
l’atteinte au principe du Non bis in idem. Pourtant, l’Italie avait fait la même réserve que la France.
La CEDH a dit que la réserve en question n’était pas valide et l’a écarté.
Cette décision a fait coulé beaucoup d’encre car cette solution bouleverse tout le système judiciaire
français , les doubles sanctions dans différentes matières sont fréquente (CNIL , CSA…) .
Dès lors, on avait peur que tout les fraudeurs utilisent le principe non bis in idem. ( Jerome
Cahuzac peut être ? ) .

Après cet arrêt, la CEDH a rassuré un peu tout le monde et en grande chambre, le 15 novembre
2016 A et B contre Norvège, ça concerne une affaire fiscales avec redressement, sanction fiscale et
pénales. La CEDH ne condamne pas la Norvège et valide l’existence de ces deux sanctions pénales
et fiscales. Elle le fait avec un peu près le même raisonnement que le CC dans l’affaire Cahuzac, elle
dit qu’on a affaire à une procédure mixte intégrée. La CEDH nous dit que les procédures ne se
cumul pas, elles sont combinées et intégrées, elles forment un tout intégrant.
Ce lien est également temporal , c-a-d que les 2 procédures sont diligentées un peu en même
temps.
Donc pour la CEDH, ces deux procédures sont possibles. La CEDH dit aussi qu’il doit y avoir
compensation entre les deux sanctions, et qu’elles soit proportionnée, c’est le système des
plafonds.
Dans l’affaire A et B contre Norvège, il y a une petit incise qui dit que certes, la réserve Italienne a
été écarter, mais la réserve française n’est pas rédigé de la même façon , sous entendu , elle
pourrait ne pas subir le même sort.
Donc la CEDH a permis le cumul des sanctions pénales et fiscales sous condition.

Donc l’article 8 s’applique pleinement à la matière fiscale mais il ne fait pas obstacle à ce qu’il y ai
cumul des sanctions pénales et fiscales.

PARA 3 : La garantie des droits en matière fiscale

Article 16 de la DDHC

Article 16 de la DDHC «  toutes sociétés dans laquelle la garantie des droits n’est pas assuré…. » qui
protège notamment la garantie des droits.
Le CC va a partir de cet article établir tout une jurisprudence concernant la garantie des droits, le
droit au recours, le contrôle des lois rétroactives et le contrôle des lois de validation.

A) Les lois rétroactives

Le principe est posé par l’article 1er du CC, les lois entrent en vigueur le lendemain de leur
publication au JO. L’article 2 du CC «  la loi ne dispose que pour l’avenir, elle n’a point d’effet
rétroactif ».
Mais ces articles n’ont que valeur législative et le CC a jugé qu’il n’y avait pas de principe
constitutionnel de non rétroactivité sauf en matière pénale ( conf. Art. 8) et sous réserve de la
rétroactivité de la loi pénal plus douce.
Cela implique que la loi peut être rétroactive, y compris la loi fiscale.

Mais, via l’article 16 de la DDHC, le CC a fixé des limites à la rétroactivité.

1) La «  petite rétroactivité  » fiscale

La « petite rétroactivité » est l’expression consacré. Le CC nous dit que ce n’est pas de la vrai
rétroactivité. La petite rétroactivité, c’est la possibilité pour le législateur de rendre applicable des
dispositions fiscales adoptées l’année N à des événements de l’année N.

Ce qui est généralement concerné par la petite rétroactivité, c’est la loi de finance. En pratique
celle ci est adopté en fin d’année et est publié au JO au fin d’année. Pour de nombreux impôts, par
exemple, l’impôt sur le revenu, le fait générateur c-a-d l’événement qui détermine le régime fiscal,
c’est le 31 décembre de l’année.
En matière d’impôt sur le revenu, on regarde le 31 décembre 2018 quels sont vos revenus sur
l’année 2018.

La loi de finance est généralement publié le 28 , 29 et entre en vigueur le lendemain de sa


publication, c-a-d avant le fait générateur ( 31 décembre).
Ex : la loi de finance du 29 décembre 2018 va comporter des dispositions sur les revenus de l’année
2018, mais ce n’est pas rétroactif car c’est publié avec le fait générateur de l’impôt, le 31
décembre. Sauf que la loi de finance adopté en 2018 va prendre en compte tout les événements de
l’année 2018, c’est en ce sens qu’il y a une sorte de rétroactivité.
Ainsi, le contribuable va prendre des décisions sur son revenus, sa consommation ect, sans
connaître la loi qui va s’appliquer à ces mêmes revenus.
C’est souvent la même chose pour l’IS.

Pour le CC, la petite rétroactivité n’est pas de la rétroactivité, le CC considère que c’est inhérent au
système fiscal qui fixe au 31 décembre le fait générateur de certains impôts. On pourrait dire
plutôt qu’il y a rétrospectivité.

2) La vraie rétroactivité

Là en revanche, le CC va contrôler, sur le principe, il admet qu’une loi soit rétroactive dès lors qu’on
est pas en matière répressive. Le législateur a donc la faculté d’adopté des dispositions rétroactives
sous réserves de 2 choses.
A savoir, d’une part d’un motif d’intérêt général suffisant, et d’autre part de ne pas remettre en
cause des situations légalement acquises.
Si ces 2 conditions sont respectés, la loi fiscal peut être rétroactive.

Exemple de censure :
→ Décision 662 DC de décembre 2012 concernant la loi de finance pour 2013, la taxation des
dividendes ( bénéfice que les sociétés distribues à leur actionnaire) ; le régime fiscale était un
prélèvement libératoire, en gros, la société verse le dividende mais verse un pourcentage à l’état ,
et « libératoire » car ça a pour effet de libérer le contribuable de l’impôt.
Donc l’actionnaire n’aura pas a payé de l’impôt là dessus.
Le législateur a voulu modifier ce système de taxation en 2013 (quinquennat Hollande) pour
mettre les dividendes dans la tranche des revenus soumis aux tranches, ainsi plus de prélèvement
libératoire mais prise en compte des dividendes pour le calcule du RI. La loi prévoyait de prendre
en compte tout les dividendes de l’année 2012, ainsi, le législateur revient sur le prélèvement
libératoire, donc sur une situation légalement acquise ( libératoire ).
On est dans la vraie rétroactivité car après coup, après paiement, le législateur a modifié la loi. Le
CC refuse de considérer le rendement budgétaire comme un motif d’intérêt général.
( changement de régime maintenant).

3) Les lois interprétatives

Une loi interprétative est une loi qui explicite le sens d’une disposition en vigueur, voir c’est une loi
qui réécris la loi en vigueur pour la rendre plus claire.
Ces lois sont assez fréquente en matière fiscale car les lois fiscales sont souvent peu claires.
Concernant la porté, cette loi est sensé s’incorporer à la loi qu’elle interprète parce qu’elle en
donne le sens que la loi interprétée.

Donc forcément, la loi interprétative est rétroactive par essence.


Mais en réalité il y a 2 hypothèses :

→ La loi est effectivement interprétative : elle se borne juste à clarifier l’état du droit. Cette loi ne
pose pas de problème, la loi est plus claire mais rien a changé.

→ Sous couvert d’interprétation, le législateur en réalité modifie le sens de la loi. Dans ce cas on a
affaire à une loi rétroactive qui pourrait porter atteinte à des situations acquises.
Donc le conseil constit est alors amené à contrôler la loi et ensuite à se poser la question si il y a
modifie, il faut donc d’abord se demander quel était le véritable sens de la loi interprétée.

Exemples : Concernant la loi de finance qui a modifié le régime d’une société déficitaire en fin
d’exercice. La loi de finance a prévu que le déficit est rapportable sur d’autres exercices. Ils sont
reportables soit en avant ou en arrière ( crédit d’impôt).
La loi de finance rétroactive 2017 pose des conditions beaucoup plus restrictive, texte peu claire.
Donc la loi interprétative. Le CC censure de la loi interprétative, c’était plus une loi corrective.

4) Les lois de validation

Ce sont les lois qui viennent valider les actes et les procédures des lois antérieures, cette loi vient
dire «  tout ce qui s’est passé avant est valide ».
Elle n’établis pas la règle de droit applicable dans le passée.
Est en jeux le droit de recours au juge, très souvent ; il y a loi de validation quand il y a de forts
risques qu’une annulation d’un acte administrative.

Ces lois de validation sont contrôlées et sont soumises à de nombreux critères :


-Un intérêt général suffisant ( l’intérêt financier n’en étant pas un) : ex : assurer la continuité du SP,
lutter contre la fraude fiscale.
-Ne pas remettre en cause l’autorité de la chose jugée.
-La définition de la validation précise
-L’objet de la validation ne soit pas contraire à la constitution.

Décision CC QPC où il a estimé que la loi de validation était valable, 166 QPC, 23/09/11. VASTE
ESFP. Il y a des domiciliés en France et les étrangers qui ne paye de l’impôt que sur le revenu qu’ils
percoivent de la France.
Il est possible de faire des vastes sur les non résidents à certaines conditions, le CC valide tout ce
que l’administration a contrôlé.
C’est une validation de portée limité, elle vise que les VASFE contre les non résidents fiscaux , donc
porté limitée à des procédures précises, aucun droit constitutionnel n’est remis en cause. Et le CC
dit que contrôler les non résident fiscaux c’est lutter contre l’évasion fiscale donc motif d’intérêt
général suffisant.
Donc la loi de validation de 1996 ne méconnaît pas l’article 16 de la DDHC donc le contribuable ne
peut pas soutenir que son contrôle fiscal était illégal, en l’occurrence, il s’agissait de Yannick Noa .

CHAPITRE 3 : LES TRAITES

Le droit fiscal est une matière partiellement européenne : la TVA et les droits d’assises. A côté de
cela il y a quelques opérations en fiscalité des entreprises.
Il y a de grand principe des traités de l’UE qui s’applique au droit fiscal.

PARA 1 : Les grandes libertés économiques.

Il arrive que le droit fiscal se retrouve censuré au nom de droit des aides d’états. → Pas étudié ici.
Les libertés de circulation, des travailleurs, des capitaux, des services sont applicables en matière
fiscale. On va plutôt être sur la fiscalité des entreprises (droit des affaires) , ça ne jouera pas pour la
fiscalité des ménages.
Cela a été jugé par la cour de justice qui les rend applicable.
Il faut retenir que ces libertés ne s’appliquent qu’aux situations transfrontalière ( 2 état de l’UE
concerné).
Nb : La libre circulation des capitaux ( flux financier) , l’article 63 du TFUE prévoit que toutes les
restriction en mouvement de capitaux entre les états membres et les états tiers sont interdites.
Cela peut donc avoir une incidence sur les règles fiscales entre un pays membres et un pays tiers.

Donc droit de l’UE = situation transfrontalière, exception = circulation des capitaux.

Quelles est la portée de ces libertés ?


On trouve des discriminations entre les situations comparables. Donc on trouve l’idée d’égalité,
mais cette fois, c’est.. ( devant les charges publiques) entre les résidents d’un état et d’un état
tiers à l’UE.
Il y a des situations discriminatoire, ou une différence de traitement pour un même contribuable
mais selon que son activité soit exercé dans son état de résidence ou dans un état de l’UE.

Le contrôle est assez classique : si différence de traitement , y a t-il une différence objective de
situation ou un motif d’intérêt général qui justifie cette discrimination ? Si la réponse est négative,
il y aura violation.

2 exemples :
→ Concernant la libre circulation des travailleurs , arrêt CJUE SCHUMACKER ( les gens dans la
même situation sont appelés comme cela) 14 février 1995 , la CJUE dit que les états peuvent a
priori traité différemment ses résidents des autres résidents ( ne pas appliquer la même fiscalité).
Mais précisément, pour les travailleurs, elle juge que l’état doit traiter à l’identique les travailleurs
résidents et les travailleurs non résident. Lorsque les travailleurs non résident tirent la totalité ou la
quasi-totalité de leur revenu dans l’état des résidents. ( car le non résident et dans ce cas dans la
même situation que les autres).
Donc ça vise essentiellement des transfrontaliers.

→ Sur la libre circulation des services , 18 décembre 2007 affaire JUNDT, la CJUE juge qu’est
contraire au principe de la libre prestation de services une réglementation nationale qui accorde
une exonération ( ou un avantage fiscal plus largement) à un contribuable pour ses activités au sein
d’une université nationale. Mais cette réglementation fiscale lui refusait le même avantage pour
les rémunérations versées par un autre état membre.

Il peut y avoir des motifs d’intérêt général qui justifient un traitement différent, c’est d’ailleurs
prévu par les articles qui proclame les grandes libertés ( TFUE), parmi lesquels on trouve l’ordre
public, la protection de la santé, protection de l’environnement..
Ca n’empêche pas la CJUE d’avoir admis d’autre motif d’intérêt général pour valider des différences
de traitement, en pratique ce n’est pas pour valider les différences sur les règles de fonds, mais
plutôt sur les règles de procédure, de forme.
Elle a dit par ex que l’efficacité des contrôles fiscaux justifie qu’il y ai des règles différentes pour les
non résidents , pareil pour la lutte contre l’évasion fiscale.
Les non résident vont avoir des justifications a apporté plus contraignante que les résidents.

PARA 2 : L’harmonisation fiscale européenne

C’est essentiellement des directives et elles concernent essentiellement la fiscalité indirecte.

A) La fiscalité indirecte
En matière de fiscalité indirecte, il y a une base dans les traités pour justifier un rapprochement
des législations en matière de législation indirecte, c’est l’article 113 TFUE.
C’est l’article 113 qui fait que l’on ai un système commun de TVA au niveau européen. Les
premières directives européennes en matière de TVA datent de 1967, la TVA européenne est
largement inspiré de la TVA française (créée en 1954).
Au tout début de l’UE, la France avait assez d’influence pour que son modèle soit reproduit.

La 6ème directives TVA date de 1977 et actuellement, elle a été remplacé par une directive de
2006, le 28 novembre. C’est cette directive qui règle toutes questions relatives les opérations
taxables, exonérées, aux taux réduits ( super réduit…). C’est un texte assez substantiel, il n’y a pas
énormément de marge de manœuvre pour les états en matière de TVA.
Il y a tout de même une marge de manœuvre assez importante, c’est le taux applicable, la directive
n’impose pas le chiffre sur le taux de TVA.
Ainsi, les états membres ont le choix de leur taux de TVA.
Donc la TVA est harmonisé au niveau européen, mais pas les taux applicables, cela dit , on
remarque des taux assez homogène ( souvent entre 18 et 20 % , et environ 5 % pour le taux
réduit).

Concernant les droits accises ce sont les taxes que l’on paye sur certains produits ou services. On
en a par exemple en matière d’alcool, de tabac , d’essence, d’électricité. Pour chacun de ces
produits ou services il y a une directive européenne.

B) La fiscalité directe
IR, IS.

L’harmonisation européenne est beaucoup plus modeste en matière de fiscalité directe. Il n’y a pas
de base dans les traités qui dit que l’IR ou l’IS doit être harmonisé. Ce n’est une matière
européenne.
Ex : pb posé sur les entreprises GAFA ayant une fiscalité avantageuse bien qu’une activité
importante dans les autres états.

La seule base existante est le marché commun. Pour la réalisation du marché commun les états
membres de l’UE ce sont mis d’accord au début des années 90 pour faciliter le rapprochement,
regroupement entre société, et donc pour supprimer les obstacles fiscaux à de tel rapprochement.
On parle bien ici des relations entres les sociétés établis dans différents états de l’UE.
L’idée est de permettre la constitution de groupe de société dans l’UE ( investissement d’une
société dans une autre..) , ce cela il y a des directives.
2 directives ont été adopté le même jour, le 23 juillet 1990, et concerne 2 sujets :

-La directive fusion ( ou toutes autres opérations équivalentes) : l’idée est d’assurer la neutralité
fiscale de ces opérations pour que le droit fiscal ne soit pas un obstacle à ces opérations.

Ex : société A française détient des actions et veut fusionner avec une société B allemande : la
société A va apporter ses actions à la société B et en échange, elle va recevoir des actions de la
sociétés B, et la société A fusionne avec la société B, il n’y a plus que la société B. Cette opération
intéresse l’administration fiscale puisqu’il peut y avoir de la matière imposable.
Si c’est 10e l’action, et 100actions, donc valeur de 1000e ; lorsque A apporte ces 100 actions, elle
reçoit des actions à la valeur beaucoup plus importante. Donc plus-value de la société A, c’est
appelé la plus-value d’apport.
Mais en réalité, ce gain est très théorique , car c’est un échange d’action , il n’y a pas eu de rentré
de liquidité.
Si l’administration fiscale existe 30 000, ce serait pas possible car la société A n’avait pas reçu
réellement de liquidité.
Le principe de neutralité veut qu’on ne taxe pas au moment de l’opération mais que l’on taxe plus
tard. Il y a plusieurs manières de taxer plus tard, mais l’idée est que l’opération de l’échange
d’action est neutre. On attends que la liquidité soit générée. En substance, on veut faire en sorte
de ne pas empêcher la création de grand groupe de société en reportant l’impôt ultérieurement.
Cette directive fusion a été remplacé par la directive de 2009.

-La directive mère-fille ou régime des sociétés mères : C’est un peu toujours la même idée, le
régime mère-fille existe en droit français et dans d’autre pays membre de l’UE. C’est un système
qui tend à éviter une double imposition de bénéfice.

Ex : une société A possède des titres ou actions dans une société B , la société B fait des bénéfices
sur lesquels elle est taxée ( IS) ( bénéf de 100, il lui reste 66) , elle distribue des dividendes aux
actionnaires ( si A détient 10 % des actions, elle perçoit 6,6) ; ces 6,6 perçue par la société A sont
inclus dans son bénéfice à elle, donc re-taxation. Donc on voit ici une double taxation sur la même
somme.
Le régime des sociétés mères est fait pour éviter cette double taxation, ainsi, le bénéfice de la
société A ( 6,6) va être exonéré. Pour être société mère, il faut détenir 5 % des parts de la société A
( donc activation du régime mère fille).
L’idée est d’encourager les sociétés à investir dans d’autre société. Attention , ça ne vaut pas pour
les particuliers.
Cette directive a été réécrite en 2011.
Cela vaut entre société française et entre société européenne.

On est donc encore assez loin d’une européanisation du droit fiscal.

PARA 3 : Les discriminations à rebours/ par ricochet

Il y a eu quelques cas où les avocats ont joué cette carte.


La discrimination par ricochet, c’est la situation dans laquelle la situation nationale bénéficie d’un
régime moins favorable que la situation transnationales ( au sens de l’UE).
La situation fiscale est moins bien très d’un point de vu national.
C’est une situation qui peut arriver après application du droit de l’UE.
La situation est la suivante : la loi nationale traite toutes les situations de la même manière, que ce
soit des opérations nationales ou des opérations transnationales.
A ce stade, le principe d’égalité est parfaitement respecté. Mais il se trouve que la loi française
méconnaît la directive européenne ( ex : société mère) , donc la loi française est contraire au droit
de l’UE mais seulement en tant qu’elle s’applique aux situations transnationales.
Donc solution : écarter la loi nationale contraire à la directive.
Ainsi, après application de la directive, on voit la discrimination : la situation purement nationale
sont soumise au droit nationale, en revanche la même opération mais transnationale cette fois va
bénéficier de la directive européenne et certaines des conditions d’applications de la loi nationale
vont être écartées.
Donc on se retrouve dans la situation où la loi française ne s’applique pas de la même manière
selon qu’elle s’applique à une situation purement nationale ou une situation transnationale. C’est
finalement le droit de l’UE qui crée la discrimination car à l’origine le droit français traitait tout le
monde de la même manière.
C’est finalement la situation nationale qui est moins bien traité que la société transnationales, et la
directive européenne n’est d’aucun secours car ce n’est pas son champs d’application.

Comment faire ?
Elles ne peuvent pas dire « la loi française est inconstitutionnelle », non ! Car initialement elle
traité de la même manière.
Il fait qu’elles procèdent de manière successives.
-1ère étapes : faire constater que la loi française est contraire à la directive, autrement dis, on
révèle la discrimination à rebours. Question préjudicielle à la CJUE
-2ème étapes : on invoque l’inconstitutionnalité, plus particulièrement le principe d’égalité devant
la loi française car la loi ne traite pas de la même manière les opérations nationales et
transnationales.
Il faut que les sociétés françaises passent par ces deux étapes.

Décision du CE du 6 avril 2016 Métro-holding : contentieux sur la taxe à 3 % il y a eu tout un jeux
de recours qui ont permis de faire tomber cette taxe.

SECTION 2 : LE CEDH et les libertés fondamentales

Il n’y a pas de dispositions spécifiques à la matière fiscale. Il y a juste une disposition dans l’article 1
du 1er protocole ( droit sur le respect de bien et de propriété).

PARA 1 : L’article 1 protocole 1

Le 1 P 1 peut être invoqué seul, on retrouve une problématique proche en matière de rétroactivité.
Mais avec l’article 1P1 on est plutôt dans l’espérance légitime.
Le 1P1 c’est le droit au respect des biens, dans lequel on retrouve le droit au respect des créances
certaines. Mais nous dit aussi la JP, l’espérance légitime d’obtenir une somme d’argent.
Dans l’espérance légitime d’une somme d’argent on trouve l’espérance légitime de concerver un
avantage fiscal. L’avantage est un bien au sens de l’article auquel on peut porter atteinte en raison
d’un motif d’intérêt général.
Il résulte de tout cela que le législateur peut modifier la législation fiscale. Le cas échéant, de
manière rétroactive mais si il veut remettre en cause une espérance légitime en matière fiscale, il
ne peut le faire qu’en cas de motif impériaux d’intérêt général, faute de quoi il y aura
méconnaissance de 1P1.

Ex : exonération fiscale sur le bénéfice prévu par la loi pendant 4 ans pour les entreprises qui
recrutent . Au bout de la 2ème année, le législateur dit qu’il va mettre fin à ce système. C’est là que
peut jouer le 1P1 ; est ce que les entreprises avaient l’espérance légitime de bénéficier de cela
pendant 4 ans ou non ?
La réponse va toujours dépendre des circonstances, et si il y a un motif d’intérêt général.

Quelles conséquences en cas d’espérance légitime ?


Il n’y a pas de droit au maintient de la loi fiscale, mais la conséquence sera surtout indemnitaire.

L’article 1P1 peut fonctionner seul mais aussi combiné à l’article 14 de la CEDH ( non discrimination
dans l’exercice des droits de la CEDH). En combinant ces articles, on en revient à la question de
l’égalité devant l’impôt, on en est pas encore dans l’égalité devant les charges publiques ( où on
prendrait en compte les facultés contributives).
Article 4 du protocole 7
L’article 8 de la CEDH concernant le respect de la vie privée et familiale pour les perquisitions.

PARA 2 : l’article 6 de la CEDH

L’article 6 de la CEDH concerne le droit au procès équitable. Le PARA 1 fait référence à tout le droit
sur le procès équitable , que ce soit du volet pénal ou civil.
→ Ce qui est original en droit fiscal est que le volet civil est inapplicable en droit fiscal.
Le CE l’a jugé en premier dans un arrêt, et la CEDH l’a jugé aussi notamment en grande chambre :
la matière fiscale ne relève pas du volet civil de l’article 6 , toutes les règles fiscales et tout le
contentieux fiscales.
La CEDH est très prudente sur la matière fiscal puisqu’elle fait partie du noyaux de la souverainneté
des états. Ainsi, très souvent, elle juge que l’article 6 ne s’applique pas.

La cour de cassation ( ch. COM.) a jugé l’inverse en considérant que le volet civil de l’article 6 est
applicable à la matière fiscale, mais depuis 2004, elle a suivit la CEDH, et donc considère qu’on est
hors volet civil.
→ En revanche, le volet pénal est applicable à la matière fiscale. Toutes les juridictions considèrent
que l’article 6 dans son volet pénal s’applique aux sanctions fiscales. Donc seulement une petite
partie de l’article 6 s’applique en fiscal.

→ La question de la modulation de la sanction fiscale par le juge. L’article 6 implique que le juge ai
un pouvoir de pleine juridiction . Avoir la plénitude de juridiction veut dire qu’il se prononce en
droit et en fait.
La CEDH lorsqu’elle emploie ces concepts de plénitude de juridiction, elle y associe le pouvoir de
réformation de juridiction. La question s’est donc posé car les avocats ont soulevé ces moyens :
Pour respecter l’article 6, est-ce que le juge fiscal doit pouvoir réduire la sanction fiscale ?
La cour de cassation module, le juge fiscale judiciaire prenant appuie sur l’article 6 module la
sanction fiscal.
Le juge administratif lui a dit non, il ne module pas avec un argument selon lequel les sanctions
fiscales sont déjà elles mêmes proportionnées, les dispositions ont elle même prévu une
proportion dans la sanction fiscale selon la gravité des faits. Il y a déjà une modulation de la
sanction fiscale selon les faits en vertu de la loi, le juge administratif ne veut pas moduler lui
même.
Le CE dit qu’il contrôle les faits, l’applicabilité de la loi c’est tout.
SEGAME contre France 7 Juin 2012 Le CE l’a même fait en appliquant un article où il n’y avait pas
une gradation des sanctions , la seule sanction de la loi était 25 % ( taxe sur les métaux précieux).
La CEDH a également confirmé ( encore une fois très prudente).

SECTION 2: Les conventions bilatérales

On s’intéresse aux conventions concluent entre la France et d’autres états.


Ces conventions portent par exemple sur les successions. Les conventions bilatérales tendant à
éviter les doubles impositions, elles s’appliquent surtout sur l’IR, IS et ISF.

La convention France Monaco du 18 mai 1968 est particulière, l’article 7 qui dispose que les
personnes physiques de nationalité française qui transporteront leur domicile fiscal à Monaco
seront assujettis en France à l’impôt sur le revenu comme s’il avait leur domicile en France.
PARA 1 : Le contenu des conventions bilatérales

Il existe un modèle de convention bilatérale édictée par l’OCDE, c’est lui qui sert de base à la
négociation des états. On a donc des conventions bilatérales très semblables au moins sur la
forme.
Classiquement, il y a 4 parties avec une 30aines articles.

→ Première partie : Les conventions fiscales commencent toujours par une définition : à qui et à
quoi s’appliquent la conventions bilatérales ? Généralement les article 1 et 2 définissent à quelles
personnes s’applique la convention et à quels impôts il s’appliquent. S’agissant des personnes, elles
peuvent être physique ou morale, dans de telle convention, on appelle les personnes les
« résidents ».
Pour les sociétés, on a une 2ème notion utilisé, la notion « d’établissement stable ».

Ex convention Franco-Belge art 1 : Pour les résidents, des critères sont donnés pour savoir si on est
résident de tel ou tel état on parle de « foyer d’habitation », puis on a des cas particuliers. Pour les
société, il est dit qu’il faut prendre en compte son lieu où elle a son siège et son établissement
stable.
S’agissant des impôts, les parties décident de ce qu’elles mettent dans la convention. Dès lors , on
ne trouvera pas la taxe d’habitation car ne concernent pas simultanément les 2 états. Il est
possible préciser par une clause « future » qui vont dire que les impôts similaires sont être
concerné.

→ La 2ème partie traite de la répartition du droit d’imposer. Il y a plusieurs formules :


-Considérer qu’il y a compétence exclusive dans l’état de résidence du bénéficiaire revenu.
-Compétence de l’état de la source du revenu. ( établissement stable)
Ex : article 3 à l’article 18 de la convention franco-belge qui répartissent cela.

→ La 3ème partie détermine comment on peut éviter la double imposition. On a donc une
répartition entre la France ou la Belgique, éventuellement il peut y avoir une double imposition, c-
a-d qu’une personne, pour un même revenu va être imposé par les 2 états.
Il y a 2 techniques :
-Tout les revenus ( ex Belge) sont exonérés en France, on les sort de l’impôt sur le revenu :
l’exonération.
-On considère que l’impôt payé à l’étranger est déductible de l’impôt français : l’imputation.

→ La 4ème partie : les dispositions finales tel que le règlement éventuel des différents, les
conventions de coopération administratives, d’échange d’informations , de coordination entre les
états.

PARA 2 : La portée des conventions bilatérales

C’est l’article 55 de la constitution qui s’applique supériorité du traité sur la loi. Mais en matière
fiscale, il y a une petite spécificité : les conventions fiscales bilatérales sont dites subsidiaires par
rapport à la loi fiscale. Autrement dis, il y a en matière fiscale priorité du droit interne par rapport
au droit conventionnel. Attention, cette priorité du droit interne n’est pas une question de
hiérarchie mais une question de chronologie.
En réalité, ça s’explique très bien.
D’abord parce que les conventions bilatérales ne constitue pas des fondements à l’impôt.
L’administration ne peut imposé que sur le fondement d’une loi nationale.
Ce n’est qu’ensuite, que subsidiairement, une fois que l’impôt est établis sur la base française qu’il
y a lieu de rechercher si la convention bilatérale fait obstacle à cette imposition.
Si le contribuable ne paye pas l’impôt en France, aucun intérêt de faire application de la
convention bilatérale.

En réalité, ça veut dire que les conventions bilatérales ne remettent pas en cause la loi française.
On est pas dans une logique de contrôle de conventionnalité , il n’y a pas d’examen abstrait de la
loi française sur la convention bilatérale ( il faudrait une 100aines d’alinéa qui reprend les
stipulations de la convention bilatérale).
La convention bilatérale fait obstacle à l’imposition d’une situation particulière, le cas échéant elle
éliminera l’acte d’imposition en France, pas la loi.

Donc la mécanique :
-Établir l’impôt en vertu de la loi française ( le juge vérifie que la loi est conforme au CGI)
-Vérifier si une convention s’applique et voir à quel résultat elle aboutis. Pour cela il faut dérouler
la mécanique de la convention. Ex : M X est imposé en France, mais on va regarder au vu de la
convention si il est résident fiscale française ou d’un autre état au sens de la convention. Ensuite
on regarde les règles prévus par la convention ( état de résident, ou état de la source qui impose).
Si en vertu de la convention, le droit d’imposer ne revient pas à la France mais à un autre état, c’est
à la France d’éliminer la double imposition.

Point très important : les conventions bilatérales ont pour objectif d’éliminer les doubles
impositions. Mais ce n’est pas garantie , ce n’est pas un droit absolu.
En effet, les 2 états ( administration fiscale et juge des deux états) peuvent ne pas être d’accord
pour appliquer la convention bilatérale que ce soit dans son interprétation ou dans la répartition
de l’impôt.

Les conventions bilatérales d’élimination des doubles impositions sont d’ordre public c-a-d qu’il
faut en faire application d’office, c-a-d que même si le contribuable ne le revendique pas le juge
doit quand même vérifier le bien fondé de l’imposition en France au regard de la convention
bilatérale.
On considère que cela relève du champs d’application de la loi, on vérifie d’office que l’imposition
pouvait légalement être fondé sur la loi nationale sans être éliminer par une convention.

Deux exemples jurisprudentiels :

-16BX00273 CAA de Bordeaux de juin 2018 : concernant les conventions France Italie, la France
considère qu’un individu est domicilier en France car il perçoit ses revenus en France et donc est
imposé en France. Mais il se trouve qu’il est aussi imposé en Espagne car l’Espagne considère qu’il
est domicilié en Espagne. En effet, il a une résidence avec sa compagne, son fils et une pension de
retraite.
La cour regarde ce que dit la convention Franco-Espagnol et elle en déduit que c’est un résident
fiscal espagnol.
Ainsi, la CAA dit que la France pouvait imposé les revenus français d’origine professionnels
( imposition maintenu) ( donc état de la source) mais tout le reste ( pension de retraite, revenu
foncier) est imposé en Espagne.
Donc il est déchargé de tout ses revenus en France, sauf les revenus de source française.

-31 janvier 2019 CAA Nantes 17NT01617 ; un pilote d’avion EasyJet fiscalement domicilier en
France. Il tente de dire à l’administration que tout les revenus qu’il perçoit pour les vols hors de
France( trafic international) qu’il devait être imposé en Grande Bretagne, état de la source.
Au regard de la convention Franco-Britannique, la CAA considère qu’il est possible que la GB ont
compétente pour imposé, mais elle dit que le monsieur ne prouve pas qu’il a était imposé en GB.
Donc la cour maintient l’imposition en France parce qu’il n’y a pas de problème de double
imposition.
Donc rejet de la requête.

CHAPITRE 4 : LA DOCTRINE ADMINISTRATION

Lorsqu’on parle de doctrine, c’est un synonyme pour dire ‘interprétation’. C-a-d qu’on explicite la
loi fiscale. Et administrative car c’est l’interprétation de la loi donné par l’administration fiscale
française ( DGFIP , ministre des finances…).
La doctrine est conséquente, quantitativement et qualitativement. Elle entre dans les sources car
elle est opposable à l’administration fiscale.

PARA 1 : Les formes de la doctrine administrative

Elle sont assez multiples. Le seul point commun est qu’elle est émane de l’administration, mais
pour ce qui est des formes c’est assez divers.

A) La base documentaire BOFIP-impôt ( bull. officiel des Fp) .

C’est une base récente puisqu’elle a était mis en ligne le 12 septembre 2012. C’est la base qui va
regrouper la totalité des commentaires de la loi fiscal en provenance du ministère et à destinations
des services fiscales.
Ce sont des instructions, des circulaires qui sont réunis dans cette base et explique à tout les
agents comment interpréter la loi fiscale.

Cela ne veut pas dire que avant 2012 il n’y avait rien , avant c’était la DAB (document
administrative de base). Dès lors, tout ce qui n’est pas repris dans le BOFIP n’est plus d’actualité.
C’est 90 % de la doctrine administrative.

B) Les autres sources

→ Les réponses ministérielles aux parlementaires :


Les parlementaires ont le droit de poser des questions écrites à un ministre. Le ministre ou plutôt
ses services ( DGFIP) répondent, dans ses réponses, le ministre peut prendre position et
interpréter la loi fiscale. C’est de la doctrine administrative.
Les contribuables pourront s’en prévaloir.

→ Communiqué de presse du ministre des finances. Voir même un discours ( plus rare).
Typiquement on a un arrêt de la CJUE qui condamne la France en matière fiscales. Suite à cela le
ministre fait un communiqué pour dire qu’une telle disposition n’est plus applicable à tel situation
pour être en conformité avec la CJUE.

Il a était jugé que certains documents administratifs ne sont pas de la doctrine administratif, de
l’interprétation de la loi fiscale :
-Le précis de fiscalité édité par Bercy ( ministère des finances) , c’est un ouvrage conçu comme un
ouvrage de vulgarisation pour les contribuables, on est plus proche de l’ouvrage académique.
-Les notices lorsqu’on reçoit l’avis d’imposition ou la déclaration de revenu.
-De plus en 2005 avait été édité la charte du contribuable.

PARA 2 : L’opposabilité de la doctrine

L’article L80A dans le livre des procédures fiscales. Situé dans la section « les conséquences et
limites des procédures de rectification ».
Il pose le principe selon lequel le contribuable peut se prévaloir et opposer à l’administration
fiscale les interprétations - c-a-d la doctrine fiscale – et notamment et uniquement la doctrine
illégale.
En effet, la doctrine fiscal n’a en pratique d’intérêt que quand la doctrine fiscale a pris une position
qui n’est pas conforme à la loi. C’est logique car si les commentaires administratifs n’apporte rien à
la loi, elle n’a pas d’intérêt.
En revanche, si la doctrine a pris une position qui n’est pas conforme à la loi fiscale, ça peut
présenter un intérêt. L’article 80 A prévoit que ne vous soit pas appliquer la loi mais la doctrine
fiscale plus favorable.
Il y a donc un fondement légal qui va autoriser l’administration à déroger à la loi, la tempéré ou
faire quelques écarts.
Ce qui pose la question de la hiérarchie des normes. En effet, l’administration change un peu les
règles les aménages.

En réalité, ce qu’on trouve dans le BOFIP, c’est des mesures de tempérament à la loi. On trouve
généralement «  il est toutefois admis » , ou «  par mesure de tempérance, de bienveillance ... ».

Exemple :
Une loi fiscale avait prévu une réduction d’impôt ( pour soutenir le tourisme à la campagne) pour
l’achat dans une zone de revitalisation fiscale. Dans le BOFIP , on trouve des tempéraments.
L’art L80 A rend opposable ces tempéraments.

Il y a 3 alinéas depuis le 1er janvier 2019.

A) Article L80A Alinéa 1

« Il ne sera procédé à aucune rehaussement antérieur si le rehaussement ... » ce texte date de
1959.
Ce premier alinéa vise le rehaussement d’imposition antérieur, plus simplement , il vise la
correction de l’imposition primitive ( imposition supplémentaire tel que les redressements…).
L’idée dit que l’impôt est établis et l’administration ne peut pas remettre en cause cet impôt pour
méconnaissance de la loi fiscale alors que sa propre doctrine valide cette impôt primitive.
Mais en vertu de l’alinéa 1, la réciproque n’est pas vraie. C-a-d que le contribuable ne peut pas
demander à ce que son imposition primitive soit rectifiée conformément à la doctrine fiscale. ( on
parle que des impositions supplémentaires, pas l’imposition primitive).

Ensuite, il vise bien les impositions et uniquement les règles d’impositions ( ça exclus les règles de
procédure, les pénalités , ou le recouvrement de l’impôt) ça vise que l’assiette, les taux applicables,
les modalités…

Enfin , lorsque le texte a été écrit en 59, il y avait un parfum de confiance légitime, l’idée du
législateur était que cet alinéa devait s’appliquer aux questions du contribuable et aux réponses de
l’administration fiscales. C’était du cas par cas, une relation de confiance entre l’administration et
le contribuable. Seulement les réponses de l’administration étaient opposable. Le CE s’est éloigné
de ce point de vue et a considéré que toute la doctrine fiscale peut être opposé à l’administration
fiscale.

B) L’alinéa 2 du L80A

Il est récent et s’applique à compté du 1er janvier 2019 issu de la loi Essoc pour un état au service
d’une société de confiance du 10 août 2018.
Il dispose «  il en est de même lorsque dans le cadre d’un contrôle et ds lors qu’elle a pu se
prononcé en toute connaissance de cause lorsque l’administration… ».

L’idée à la base de cet article est de dire que lorsque vous avez était contrôlée et qu’il n’y a pas eu
de rectification supplémentaire, elle ne peut plus y revenir, on peut opposer cet article à
l’administration.
De plus, les hypothèses dans lesquelles l’administration pourrait revérifier sont limités. Le fait de
ne pas avoir rectifié devient de la doctrine de l’administration, elle a pris position, donc le
contribuable peut s’en prévaloir.
L’absence de rehaussement devient lui même de la doctrine fiscale pour un éventuelle futur
rehaussement.

C) Le 3ème alinéa de l’article 80 A

Il date de 1970 (l’ancien 2ème).


Il ressemble beaucoup à l’alinéa 1er à quelques différences près :

-La garantie de l’alinéa 3 ne vaut que pour les instructions et circulaires publiées. L’alinéa 1 valait
pour tout. L’al. 3 est plus restrictif notamment avec une exigence de publication. En gros, c’est le
BOFIP, soit 90 % de la doctrine fiscale.

-La garantie de l’alinéa 3 ne vaut que pour l’imposition primitive et les impositions
supplémentaires. L’alinéa 1 ne valait que pour les rectifications. Il permet d’opposer à
l’administration fiscale aussi bien l’impôt primitif que pour les rectifications. On peut ainsi
revendiquer une imposition primitif conforme à la doctrine fiscale.

-Il s’applique aussi aux règles de recouvrement et les pénalités.

Il faut essayer de retenir L80A à l’envers ( 3 et 2 et 1) . En vertu de l’article L80A du livre, le


contribuable et protégé dès le stade de l’imposition primitif par la doctrine fiscale publiée et au
stade du redressement seulement par toute la doctrine administrative ( sous entendu pas
seulement celle publiée.). Laquelle peut résulter d’une absence de rectification à l’issu d’un
contrôle( nouveauté al. 2) . L’aL. 1 et 3 se recouvre très largement et l’aL. 2 est venu complété le
champs de l’al. 1.

PARTIE 2 : LE SYSTÈME FISCAL FRANÇAIS

CHAPITRE INTRODUCTIF : LES TECHNIQUES D’IMPOSITION EN FRANCE

PARA 1 : Les personnes imposables

Ce sont les personnes assujetties à l’impôt, c-a-d les personnes qui entre dans le champs de
l’impôt. Pour chaque impôt il faut le redevable à l’impôt.
Il faut plusieurs conditions. Ex : la taxe d’imposition s’applique à la personne qui a la jouissance ou
la disposition des locaux imposables.

PARA 2 : La matière imposable

La seconde question à se poser est la base imposable. On impose mais sur quelle assiette ?
Ex : en matière de taxe foncière sur les immeubles bâties, la matière est les immeubles baties.

La question principale est donc le champs d’application de l’impôt, personnel ou matériel.


Une fois qu’on a l’assiette, il faut lui donner un valeur.

PARA 3 : La valeur imposable

Le but est de donner une valeur chiffrée à la matière imposable.


Si c’est un revenu ou une source de profit, c’est d’or et déjà chiffré. Il faut affiné le chiffre à chaque
fois ( brut, net, frais engagés…).
C’est un peu plus compliqué lorsqu’on a des biens, de type immeuble ou meuble corporel. Par ex,
la taxe foncière sur les immeubles bâtis, il faut donné une valeur à l’immeuble.

Plusieurs techniques pour cela :


-La méthode forfaitaire : tant de mètre carré est égale à telle valeur déterminé par une
commission. C’est la méthode la plus simple mais pas forcément la plus juste.
-La méthode de la valeur locative : c’est le fruit que vous pourriez recevoir de la location du bien.
-Le coût de revient : c-a-d le coût de fabrication ou d’acquisition du bien.
-La méthode comptable : référence à la valeur du bien en comptabilité. ( amortissement..)

PARA 4 : Le fait générateur de l’imposition


C’est l’événement qui crée l’obligation fiscale pour la personne imposable, il génère la dette fiscale
du contribuable. Outre le fait qi crée la dette, c’est à la date du fait générateur qu’on se place pour
déterminer la loi fiscale applicable.
Attention : Il ne faut pas confondre le fait générateur ( qui crée l’obligation fiscale) l’exigibilité est
la date à partir de laquelle vous devez payer votre dette fiscale .
Ex : pour la taxe d’habitation, le fait générateur c’est le 1er janvier, et l’exigibilité c’est en octobre
qui déclenche le délai d’un mois ou 2.

PARA 5 : Le calcul de l’impôt

C’est l’opération de liquidation, on dit « rendre liquide l’impôt », c’est là aussi lui donner un valeur
chiffrée payable. En règle générale, c’est plutôt assez simple, votre impôt c’est la base net multiplié
par le taux de l’impôt.
Il y a ensuite toute une série de chose qui viennent rendre complexe la situation. Par exemple, les
taux progressifs évoluant en même tant que la valeur imposable.
Plusieurs taux : Taux fixe/ taux progressif / Taux proportionnel ( qui peut à un moment être fixe).

Impôt = base net * taux.


Mais il peut y avoir des aménagements, on peut considéré que c’est un résultat brut. On peut
appliquer des correctifs à ce résultat ( réduction d’impôt, crédit d’impôt…).

C’est quelque chose qu’il faut avoir à l’esprit : le passage brut au net. C-ad qu’on aura les chiffres
de notre calcul en net, mais on aura un résultat net ( car encore des calcules à faire).

PARA 6 : L’établissement de l’impôt.

En France, nous sommes dans un système essentiellement déclaratif. On a donc des millions de
contribuables qui payent spontanément l’impôt. C’est déclaré par le contribuable lui même ou par
un tiers ( le payeur par ex.).

Il y a 2 mécanismes ensuite :
-L’administration calcule l’impôt en fonction de ce qu’on a déclaré. Ex: IR
-Le contribuable déclare la base, calcul l’impôt et déclare l’impôt qu’il paye. Ex : TVA.

Donc on est dans un système qui repose essentiellement sur le contribuable.

PARA 7 : Le paiement de l’impôt


( on parle du paiement en numéraire, pas de la dation).

Il y a 2 techniques :
-Le prélèvement à la source. Au moment du paiement ; la partie fiscale est prélevé et donné à
l’impôt. Ex : IR
-Le paiement différé selon des modalités variables ( régularisation en fin d’année, paiement
mensuel, trimestriel…). Ex : IS

CHAPITRE 1 : L’IMPÔT SUR LE REVENU ( des personnes physiques) IRPP

Le premier article du CGI, l’article 1A «  il est établis un impôt annuel unique ... ».
L’impôt sur le revenus est un impôt sur le revenu global mais qui est en réalité composé de
différente catégorie d’impôt sur le revenu. On a une série d’impôt catégoriel qui forme un tout =
l’impôt sur le revenu global.
Ne sont visé par cette impôt que les personnes physiques, pas les personnes morales qui ont un
régime d’imposition différent.

PARA 1 : Les personnes imposables

Il frappe les revenus de personnes physiques avec 2 caractéristiques essentielles :

-Les personnes physique domicilier fiscalement en France :c’est l’art 4A du CGI «  les personnes
qui ont en France leur domicile fiscal sont passibles de... » . Dès lors qu’on a son domicile en
France, on est imposable sur tout ses revenus.
Il poursuit «  celles qui ont leur domicile fiscale hors de France sont passibles de cet impôt en
raison de leur seul revenu de source française ».

Qu’est ce que la notion de domicile fiscal ?

- La notion de foyer fiscal : l’IRPP frappe les personnes physiques, mais c’est pas un impôt
individuel. Pour savoir qui est assujetti à l’IR, il faudra délimité le foyer fiscal.

A) La définition du domicile fiscal

Le CGI a une conception relativement large du domicile fiscal. Il y a plusieurs critères qui
déterminent qui est domicilier fiscal en France. C’est l’article 4B qui définit ces critères, il y a 3
types de critères alternatifs.
Sous réserve d’une convention fiscale bilatérale (mais subsidiaire).
Au titre de l’article 4B du CGI, la France s’entend comme la France continental ,la Corse, les
départements d’outre mer . ( donc hors Polynésie, Saint Bart, Nouvelle Calédonie qui ont des
règles fiscales à part)

-Les personnes qui ont en France leur foyer ou leur lieu de séjour principal ( art 4B 1) :On est sur
des critères d’ordre personnel et familiale.
- Les personnes qui exercent en France une activité professionnelle, salarié ou non, sauf si elle est
accessoire : Donc critère d’activité professionnelle à titre principale.
-Les personnes qui ont en France le centre de leur intérêt économique :Critère d’ordre
économique.

1) Les critères d’ordres personnelles  : le foyer ou le lieu de séjour principale.

Ont leur domicile fiscal en France les personnes qui ont en France leur foyer ou leur lieu de séjour
principal. Les 2 critères sont alternatifs : c’est l’un ou l’autre. Il y a un priorité dans l’ordre : on
vérifie d’abord s’il y a un foyer. A défaut, on s’intéressera au lieu de séjour principal.

Le foyer c’est le lieu où le contribuable habite normalement , c’est le lieu où il a ses intérêts
personnels et familiaux. C’est le lieu de sa résident habituelle. Peu importe qu’il puisse séjourner
temporairement à l’étranger.
Il y a toujours des cas particuliers :
-Un contribuable qui exerce une activité de pilote d’avion en Arabie Saoudite, ça ne l’empêche pas
d’être fiscalement contribuable en France, sa femme et ses enfants résidant en France.
-Un ingénieur affecté pour une mission de longue durée en Irak a son foyer en France.
-A son foyer en France un avocat étranger ayant loué un appartement pour 20 ans notamment
parce qu’y vivaient sa femme et ses enfants.
- Cela fonctionne aussi pour les célibataires : le contrat de travail , les comptes sont en France bien
qu’exerçant à l’étranger.
Exemple inverse :
-N’a pas son foyer en France un contribuable célibataire sans charge de famille un footballeur
exerçant dans un club italien. Foyer fiscal en Italie, le seul fait qu’il est une maison en France ne
suffit pas. Mars 2010 affaire Laurent Blanc.

Subsidiairement, on peut prendre en compte le lieu de séjour principal. Le code général des
impôts considère qu’on est fiscalement domicilié en France si on séjourne principalement en
France. Notamment on considère que c’est plus de 6 mois. Peu important les conditions du séjour (
hôtel…) . Ex : contribuable qui résidé 302 jour dans un hôtel en France est considéré comme
domicilié en France.
Remarque : la règle des 6 mois c’est pas absolu, ni fixe.

Il y a avoir des cas ou une personne réside 4 ou 5 mois en France et fait des séjours à l’étranger de
1 mois. Le lieu de séjour principal est considéré par l’administration fiscale comme étant la France.

2) Critère d’ordre professionnel

il et prévu qu’à son domicile en France le contribuable qui exerce à titre principale une activité
professionnelle en France. Remarque : cela ne concerne pas que les salariés mais toutes les
activités professionnelle.
A titre principal, on regarde le temps effectifs. A défaut de pouvoir déterminer cela, on dira que
l’activité est exercé à titre principale si cette activité lui procure la plus grande part de ses revenus.

Illustration JP :
-Peu importe qu’un dirigeant de société ai voyagé beaucoup, son activité principale est en France.

3) Les critères d’ordre économique

Le code nous dit que la personne qui a en France le centre de ses intérêts économiques est
fiscalement domiciliée en France.
Ex : il possède l’essentiel de son patrimoine, l’ensemble de ses biens.
Ex : musicien propriétaire d’un appartement à Paris, qu’il occupe de façon régulière, même si
activité à l’étranger, il a le centre de ses intérêts éco.
Ex : le contribuable qui exerce une activité viticole en Algérie doit être considéré comme ayant le
centre de ses intérêts économique là bas même si pas de domicile.

Attention : tout cela sous réserve des conventions bilatérales qui prévoit des critères spécifiques.

B) Le foyer fiscal

Le CGI prévoit que sont soumis à l’IR les revenus du foyer fiscal , ce n’est pas au niveau individuel
de chaque contribuable que l’impôt se trouve mais il y a une imposition de l’ensemble des
membres du foyer fiscal.
Cela peut concerné une personne seul, célibataire, veuve, séparée, ou divorcée et sans charge de
famille. Dans ce cas, c’est la seul personne qui constitue le foyer fiscal.
Le foyer fiscal peut évidemment comporté plusieurs personnes à savoir les époux ou les
partenaires, encore les charges de famille ( essentiellement les enfants mineurs mais aussi
personne invalides, jeune majeur...)

L’intérêt du foyer fiscal est au moment du calcul de l’impôt.


→ Diviser le revenu total du foyer par le nombre de part = 100 000/ 3 = 33 0000
→ A ce résultat, on applique un taux : 33 000 * X
→ Puis multiplié par le nombre de personne.

•Le thème du mariage et du pacs

→ Pour les mariages


Que fait-on des mariages à l’étranger ?

La loi fiscale considère que les personnes mariées à l’étranger sont des contribuables mariés et
constituent un foyer fiscale pour la loi. Même si le mariage n’a pas été publié en France, cela n’a
pas d’incidence fiscale.

Le mariage homosexuel est possible depuis la loi du 17 mai 2013 ( entrée en vigueur le 19), dès
lors ces personnes mariées en France constituent un foyer fiscale.
Par ailleurs, la loi l’a prévu pour les couples français de même sexe mariés à l’étranger ( avant la loi
mariage pour tous) , ils deviennent à compté du 19 mai 2013 un foyer fiscal.
Ces mariages antérieurs , une fois transcrit sur le registre d’état civil français depuis cette même loi
sont opposables à l’administration fiscale.

Concernant les personnes étrangères mariés avant la loi française à l’étranger, étaient quand
même un foyer fiscal ( car légal à l’étranger) .

→ Pour le PACS

Depuis que le PACS existent en France, les Pacs étrangers sont assimilés et permettent de
constituer en France un foyer fiscal. C’est la loi du 12 mai 2009 entrée en vigueur le 14 mai 2009.

Ils sont valables en France à une réserve près : que ces partenariat ne soit pas contraire aux règles
d’ordres publiques de la loi française et en particulier en France, il n’est pas possible de conclure
un PACS entre ascendant, descendant, collatéraux, ou si on est déjà engagé par les liens du
mariage.
Le PACS belges ( contrat de cohabitation légale) constitue un foyer fiscal en France sauf si ce
contrat est conclu entre frère et sœur ( ce qui est permis en droit belge).

Enfin , concernant la Polygamie, le droit français et assez neutre voir ferme les yeux, on autorise un
foyer fiscal entre le mari et la première épouse. Ca ne pourra pas être un foyer fiscal avec les
autres femmes, elles sont imposées à part. Le droit fiscal fait comme ci la polygamie n’existait pas.

PARA 2: Les revenus imposables

Assez étonnement, il n’y a pas dans le CGI de définition du revenu. On y trouve quand même les
caractéristiques du revenu ainsi que des catégories de revenu imposable.
Il est généralement considéré que les revenus sont des produits qui se renouvelle, qui sont
susceptible de se renouveler. Ex : les produits, les fruits ..
Ce sont en fait des produits qui se renouvellent ou tout accroissement de valeur d’un bien
indépendamment de sa périodicité. ( tout ce qui prend de la valeur, approche économique).

Exemple JP : Les gains de jeux de hasard, le CE juge que c’est en dehors du champs d’application de
l’impôt sur le revenu. Ce n’est pas un revenu au sens de l’IRPP. En effet, dans les jeux de purs
hasard, le joueur n’a aucune prise sur l’aléa qui détermine son gain ou ses perspectives de gain.

En revanche, si ça devient régulier, on bascule dans le revenu.


On a de la JP sur les joueurs de Poker, dès lors qu’il y a une pratique régulière de jeux où il y a des
possibilités de gain d’argent et où le joueur peut avoir une influence sur le résultat, il s’agit d’un
revenu. La solution confirmé par le CE Vikash Dhorasso .

Les cadeaux réguliers ne sont pas des revenus, sauf si c’est en contrepartie, pour rémunéré une
activité. Il y a une frontière pour passer outre la libéralité.
Ex : vêtement donné pour porté et passer avec dans les magasines.

Même si il n’y a pas de définition dans le CGI de ce qu’est ….

A) Les caractéristiques générales du revenu au sens de l’IRPP

Il y a au moins 4 caractéristiques à examiner.

1) Un revenu disponible

Article 156 du CGI : l’impôt sur le revenu est établis d’après le montant total du revenu net annuel
dont dispose chaque foyer fiscal.
C’est un revenu disponible. Dans la plupart des cas c’est assez simple, le revenu est disponible
lorsque sa perception ne dépend que de la seule volonté du bénéficiaire.
Donc le contribuable n’a pas forcément perçu de revenu mais il peut être à sa disposition, ça sera
donc un revenu imposable.

Il y a des cas ou le revenu est versé à une personne mais n’est pas disponible, lorsque les banques
sont dans l’impossibilité de payer ( compte bloqué , avoir gelé..). Dans ce cas, on considère que
l’argent n’est pas disponible.

Disponibilité n’est pas synonyme de perception. Et elle ne se confond pas à l’usage du revenu,
d’ailleurs, son utilisation montre bien qu’il était disponible.
Typiquement : dirigeant d’une société rémunéré sur son compte courant d’associé. Le dirigeant
refuse ou s’abstient de prélevé son revenu sur son compte courant, mais le revenu était bien
disponible pour lui, il a fait le choix de le laisser à la société. Mais il a bien eu un revenu disponible.
Autre situation : saisi d’attribution sur salaire, c’est un usage de votre revenu. Il y a bien eu revenu
disponible puisqu’il a été saisi.

2) Le revenu est annuel


L’article 156 et l’article 1 du CGI.
L’article 1, il est établis un impôt annuel sur les personnes physiques. L’article 156 « … revenu net
annuel dont dispose chaque foyer fiscal ».
On regarde chaque année le montant total du revenu net, le fait générateur est le 31 décembre, c-
a-d l’année civile.
Il y a certaines catégories de revenu qui vont formé le revenu global. Le bénéfice (BIC) par
exemple, peut être clôt à une autre date que le 31 décembre, si ils sont annuels, ils sont pas
forcément ce de l’année civil.
Le BIC va participer au calcul de l’IR global, on prendre les bénéfices et résultats de l’exercice clôt.
Ex : Exercice d’une entreprise clôt le 30 juin 2017, pour le calcul de l’IR 2017 qui lui va être établis
au titre de l’année civil il va être établie le 31 décembre en prenant compte les bénéfices clôt le 30
juin.

3) Un revenu global

C’est l’article 1 du CGI « cet impôt frappe le revenu net global ». L’article 13 parle aussi d’un revenu
global. L’article 7ou 16 « montant total ».

Il est totale et global car on prend tout les membres du foyer fiscale. Ce sont tout les revenus
catégoriels qui sont pris en compte.
Il est global puisque l’IRPP est établis sur le revenu mondial des contribuables c-a-d les revenus de
source française et étrangère ( sous réserve des conventions fiscales bilatérales).

Revenu global encore, c-a-d quelque soit la forme du revenu (dividende, espèce, avantage en
nature…).

4) Un revenu net

C’est ce que nous dit l’article 1 «  cet impôt frappe le revenu net global ». L’article 156 «  l’impôt sur
R est impôt…. Revenu total net ».
L’article 13 donne la définition d’un revenu net «  le bénéfice ou revenu imposable est constitué par
l’excédant du produit brut (…) sur les dépenses effectués en vue de l’acquisition et de la
conservation du revenu ». C’est le revenu brut moins les charges déductibles.

Pour tout revenu imposable, il y a des frais occasionnés qui viennent en déduction du produit brut.
Tout les frais occasionnés pour acquisition ou la conservation (productif de revenu) du revenu sont
déductibles.

Le législateur a ajouté une quantité de mesure généralement dans un but incitatif permettant de
déduire d’autres frais de ces revenus, voir directement de sa cotisation d’impôt (réduction non plus
sur le revenu mais sur le résultat).
Il existe 3 niveaux de déduction, de charge de frais divers ou de dépense qui peuvent être déduit
de l’IR :
- Les revenus catégoriels : dans chacune des catégories composant le revenus ( BIC, …) il y aura des
déductions. Il y a le revenu catégoriel brut qui faut transformer en net.
Une fois qu’on a les revenus catégoriels nets, on les additionnent ( car revenu global imposable)
notamment avec ceux des autres membres du foyer, cela donne un revenu global brut.
Ce revenu global brut va aussi devoir être transformer en net.
-Les dépenses directement déductibles du revenu global brut : cela va permettre de calculer la
cotisation d’impôt.
-Les dépenses déductible de la cotisation d’impôt : cela va donner la cotisation d’impôt net ( la
somme exigible, celle qui va nous être demandée).

Le revenu imposable est un revenu net.


Toutes ces possibilités de déduire, d’imputer des déficits, de réaliser les abattements, de diminuer
ses revenus imposable, sa cotisation d’impôt sont appelées : les dépenses fiscales, les niches
fiscales.
Certaines niches paraissent à peu près pérenne, et d’autre sont débattue ( sont-elles efficaces, a
qui servent-elle?). Souvent suppression puis ajout.
Toutes ces niches ont un impact sur la cotisation d’impôt, ou même avant sur le revenu, ainsi elles
font que l’impôt réellement payé sera très variable entre les contribuables qui ont pourtant des
revenus équivalent.
Le principal reproche fait aux niches fiscales est que pour en profiter pleinement, il avoir plutôt des
hauts revenus. Cela remet en cause la progressivité de l’impôt sur le revenu.
Plus on monte dans les tranches d’imposition, mais grâce aux dépenses fiscales, la cotisation sera
réduite, donc si on recalcule le taux , il est moins élevé.
Il y a beaucoup de niche fiscal en matière immobilière, pour cela il faut investir dans l’immobilier
ce qui n’est pas à la portée de tout les revenus.

Donc débat : les niches fiscales sont-elle justes ? Équitable fiscalement parlant ?
Toujours est-il qu’ils en existent de nombreuse.

B) Les revenus catégoriels

L’article 1A du CGI il est établi « un impôt annuel unique (…) ce revenu net global est constitué par
les catégories suivantes.. » Puis on a la liste des revenus catégoriels ( qui seront des revenus nets à
chaque fois).

→ On a les revenus fonciers


→ Les bénéfices industriels et commerciaux ( BIC) article 1A.
→ La rémunération des gérants relevant de l’article 62 du CGI.
→ Bénéfice de l’exploitation agricole ( BA)
→ Les traitements et salaires (TS) (pension émolument et rente viagère)
→ Bénéfice des professions non commerciales et les revenus assimilés (BNC)
→ Revenu de capitaux mobiliers ( RCM) (revenu provenant de l’épargne ou de l’investissement
financier).
→ Plus-value de cession à titre onéreux ( PV)

C’est le résultat de tout ces revenus spécifiques qui va constituer le revenu global.

1) Les traitements et salaires(indemnité, pension et rente viagère)


Ce sont toutes les sommes perçues dans le cadre de leur activité professionnelle par des
personnes placées dans un état de subordination à l’égard de leur employeur.
Cela concerne tout les salariés du droit privé. En particulier, tout ceux qui ont un contrat de travail.
C’est l’ensemble de la rémunération, des sommes perçues ( salaire, prime…).

C’est aussi les fonctionnaires qui reçoivent un traitement. Mais aussi tout les agents de droit public
contractuels.
Toutes les rémunérations qui prennent la forme d’indemnité versé aux élus nationaux ou locaux ou
titulaire de fonction exécutive. Ex : ministre

Sont également inclues dans cette catégorie diverses indemnité, tel que les indemnités de
chômage. Ou encore d’autre indemnité : les indemnités de congé formation.

Puis le CGI a prévu des assimilations aux traitements et salariés qui rentre dans cette catégorie :
les intérimaire, les salariés travaillant à la PIG ( coup par coup, indépendant payé à la tâche), les
droits d’auteur..

Réciproquement, certains articles du CGI exonèrent certains revenus. L’article 80-1 « sont
affranchis de l’impôt : [énumération jusqu’à 38èmement] ».
L’essentiel des allocations et prestations sociales sont affranchies de l’impôt : allocation familiale,
allocation pour rentré scolaire, pour parent isolé, allocation liée au handicap…
Jugé récemment au CE : l’utilisation de cette allocation va constitué pour la personne qui en
bénéficie un revenu imposable, il s’agissait de la PCH ( prestation compensation du handicap), la
rémunération du aidant (qui était de la même famille) devient un revenu imposable.
Sont exonérés d’impôt : rémunération apprenties ou stagiaire , le RSA, les indemnités de
licenciement, les vacations versées aux sapeurs pompiers volontaire.

L’article 80-1 n’a pas qu’une logique sociale.


Dans certains cas particulier, il y a des intérêts d’emprunts qui sont déductible. L’essentiel de la
déduction sont les frais professionnelles, c’est une déduction forfaire.

Il y a 2 régimes de déduction :
-Le régime forfaitaire : par défaut c’est lui qui s’applique : 10 % des revenus bruts correspond à
des frais engagés. Certains ont des déductions supplémentaires (ex : les journalistes). La déduction
forfaitaire est plafonné ( on est autour des 12 000 e). Il a aussi fixé un plancher forfaitaire (de 430e
de déduction).
-Les frais réels : On peut renoncer au bénéfice du régime forfaitaire et déduire les frais réellement
engagés. Ce sont des frais qui doivent être nécessité par l’exercice de la profession, et il faut
pouvoir justifier cela à l’administration si elle le demande.
Cela a d’intérêt que si l’on a des dépenses qui dépassent 10 % de vos revenus.

2) Les rémunérations de certains gérants de société.

Dans la plupart des cas, cela va tombé dans la catégorie des traitements et salaires.
En réalité, c’est dans la société qui ne sont pas soumises à l’IS qu’il faut vérifier de quelles
catégories d’impôt relève l’activité de la société et la rémunération du dirigeant relèvera de la
même catégorie. ( si BIC, imposé comme les BIC). Ce n’est donc pas une catégorie à elle seul mais
une catégorie qui selon la situation renvoie à d’autre.

3) Les revenus fonciers


L’article 14 et suivants. Les revenus fonciers sont les revenus provenant de la location d’immeuble.
L’article 14 est un peu plus détaillé :
-revenu des propriétés bâtis : d’immeuble ou d’usine , des bateaux si revenu par des amars pour
usage d’habitation.
-revenu des propriétés non bâties : terrain, mine, marré salant, tourbière...

Certains revenus locatifs relèvent d’autres catégories d’imposition, en particulier par exemple, les
loyers perçus par une propriété d’habitation meublé relève des BIC ( parce que c’est meublé).
Ou encore les revenus locatifs d’immeubles industriels mais équipés d’outillage sont également
imposable dans la catégorie des BIC.
A contrario, ne relève des revenus fonciers les revenus provenant d’habitation nus sans meuble ou
d’immeuble industriel sans équipement.

Revenu foncier : produit de la location mais avec quelques régimes particuliers ( si meublé, il n’y a
pas que les fruits de l’immeuble mais d’autre fruit donc régime commercial).

On a aussi des revenus fonciers exonérés : le revenu des logements dont le propriétaire se réserve
la jouissance ne sont pas soumis à cette catégorie ( on ne se verse pas à nous même un loyer donc
pas imposable).
Le propriétaire occupant n’est pas imposable à hauteur du loyer qu’il pourrait obtenir.
Il y a une contrepartie à cette exemption, c-a-d que si il n’est pas imposé, il n’a pas de charge
déductible ( travaux…). Tous les frais que le propriétaire réalise dans son bien loué sont déductible,
mais là où il habite non. Sauf si le législateur en a prévu différemment.
Ex : monument historique : frais déductible du revenu global. Il y a aussi des mesures incitatives
en matière d’environnement qui permette de déduire des frais engagés ( panneaux solaires..).

Pour l’obtention du revenu net, il y a un régime de base qui prend 2 formes et d’autre régime
spécifiques ( pas étudié).
Régime de base : il y a des frais déductibles du revenu foncier :
→ Le régime du micro-foncier : C’est en dessous de 15 000 e de revenu foncier brut. C’est une
déduction de 30 % ( on considère que 30 % correspond à tout les frais engagés).
→ Le régime réel : Au delà de 15 000, ou si on opte pour le régime réel (pendant 3 ans
irrévocable) on déduit les frais réellement engagés.
Il faut faire le calcul pour savoir si on y a intérêt.
On peut déduire : charge de copropriété, assurance, travaux, entretient, réparation, taxe locale,
taxe foncière, frais de gestion, les intérêts d’emprunt…

A côté de cela, on a des régimes particuliers portant le nom des ministres. Dispositif durant 3 à 6
ans permettant l’incitation à l’investissement, cela permet de faire des amortissements, de déduire
encore plus. Perisol, borlo, Pinnel

Nb : Le dispositif Pinel permet de déduire non pas du revenu foncier de votre cotisation d’impôt
( assez intéressant).

4) Les bénéfices

Il y a plusieurs types de bénéfice : BIC(bénéfice industriel et commerciaux), BNC (bénéfice non


commerciaux), BA ( bénéfice agricole) .
→ Les bénéfices agricoles ( BA) , c’est l’article 63 du CGI qui dit que sont considéré comme des BA
les revenus procurés par l’exploitation de bien ruraux. L’article ajoute que ces bénéfices sont
procurés soit « aux fermiers ou aux métayer soit aux propriétaires exploitants eux même ».
Donc ils reviennent aux propriétaires de terres agricoles qui exploite ses terres, ou au locataire des
terres qu’il exploite.

Il y a différents types de contrats de location : le fermage ou le métayage. La différence entre les


deux contrats, c’est la manière dont le propriétaire est rémunéré par le locataire.

Dans le fermage, le locataire qui est le fermier paye en prix un loyer au propriétaire ( bailleur), le
fermier génère des bénéfices agricoles, le propriétaire qui loue ses terres sont des revenus fonciers
voir le cas échéance des BIC si il loue des terres équipés avec le matériel d’exploitation.

Dans le métayage, le propriétaire est rémunéré par une fraction des produits de l’exploitation
agricole, par ailleurs , il participe aussi à l’exploitation agricole ( en achetant des machines..). Les
deux sont imposable en bénéfice agricole.

L’article 63 dresse une liste de cas particuliers qui sont des bénéfices agricoles : La production
forestière, les produits d’exploitation de champignonnière en galerie souterraine, l’exploitation
apicole, avicole, piscicole, ostréicole, mytilicole, la vente de biomasse sèche (bois), ou la biomasse
humide (fumier)…
Les revenus des équités domestiques hors spectacle, course en attelage avec des chiens…

Lorsqu’on parle de bénéfice agricole, c’est au sens fiscal. La définition fiscale ne recouvre par
exactement la définition juridique de l’activité agricole figurant dans le code rural (L311-1 du code
rural).
Ex : le code rural considère comme agricole les gîtes ruraux à la ferme, pas le CGI.

Concernant le régime du calcule de l’imposition de revenu net en matière de bénéfice agricole. Le


CGI prévoit :
-un régime micro-BA : en dessous d’un certain seuil de revenu, il y aura une déduction forfaitaire
des charges ( calculer sur la moyenne des 3 dernières années). Le seuil est de 82 800e . Dès lors
qu’on est en dessous, on a un abattement de 87 %.
-Un régime réel : Au dessus de ce seuil, on déduit les charges effectivement engagées. Revenu –
charges = revenu net.

→ Les bénéfices industriels et commerciaux

C’est à partir de cette catégorie qu’est déterminé le résultat des bénéfices des sociétés. Le calcul
du bénéfice imposable du BIC sert aussi pour calculer l’impôt sur les sociétés.

Les BIC sont définis aux articles 34 et 35 du CGI. L’article 34 donne la définition générale et l’article
35 donne un liste d’activités particulières.
Article 34 : sont considérés comme des BIC pour l’application de l’IR, les bénéfices réalisés par des
personnes physiques et provenant de l’exercice d’une profession commerciale, industrielle ou
artisanale.
La jurisprudence et la doctrine fiscale ( BOFIP) se réfère au code du commerce pour avoir la
définition d’une activité commerciale : l’accomplissement à titre professionnel d’acte réputé de
commerce par l’article L110-1 du CDC.
Cela recouvre tous les actes de commerce classiques : l’achat de bien pour revente, pour la
location, l’exploitation d’établissement type hôtel, restaurant, spectacle, loisir ainsi que les activités
de banque assurance ( si réalisé par des personnes physiques).

Les activités industriels sont les activités de production de biens ( fabrication, transformation,
transformation..).

On parle bien d’activités exercées à titre professionnelles c-a-d de manière habituelle pour son
propre compte et dans un but lucratif. ( si vente sur le bon coin, ebay peu fréquemment on est pas
commerçant pour autant).

L’article 35 ajoute quelques activités relevant des BIC en vertu de la loi fiscale ( car sinon
purement civil).
On a beaucoup d’exemple en matière immobilière qui relève des BIC alors même qu’elles ne sont
pas commerciale au sens du CDC.

L’article 35 bis et 35 ter prévoie quelques bénéfices qui sont exonérés. Les exonérations sont peu
nombreuse.
Si vous sous-loué en meubler une ou plusieurs pièce du votre habitation principale, vous bénéficiez
d’une exonération de 760e par an.
Pour les personnes physique qui produisent et revendent de l’électricité avec des panneaux solaire
inférieur à 3kilo watt est exonéré de BIC.

Concernant le régime d’imposition, on retrouve le même système :

-Micro BIC : En cas de vente de marchandise, de denrée , objet, fourniture c’est 170 000e hors taxe
pour bénéficier de ce régime. La déduction pour charge et de 71 %.
Pour les autres activités ( services, industriels, location de meublé) le seuil est de 70 000, et
l’abattement est de 50 %.
-Régime réel : ne sont déductible que les charges effectivement, réellement engagés pour générer
des bénéfices.

nb : Il faut mettre à part le régime du micro-entrepreneur ayant un régime fiscal et social simplifié.

→ Les bénéfices non commerciaux BNC article 92

L’article 92 donne une définition et des précisions.


Selon cet article, sont considérés comme des BNC : les bénéfices des professions libérales, les
charges et offices, et toutes occupations, exploitations lucratives et sources de profits ne se
rattachant pas à une autre catégorie de bénéfice ou de revenu.

Les professions libérales : médecin , avocat, architecte ect si ils exercent en libéral.
Les charges et offices : les notaires, les huissiers, les avocats au CE et à la cour de cassation.
Et l’article 92 englobe toutes les autres activités inclassables, pour autant qu’on estime que ce soit
des revenus. Cette catégorie « balais » sert surtout pour les activités illicites, illégales , tel que les
détournement de fonds ; cela est sanctionné pénalement, mais c’est aussi imposé.
Il sert aussi a ranger toutes une série de revenu qui relève d’une profession moins habituelle ne
relevant pas des actes de commerce, tel que les astrologues par ex, les guérisseurs.
Le législateur a aussi considéré que le relevé des BNC les juges et arbitres.
Quant au régime d’imposition :
-Micro BNC : le seuil est de 70 000e et la déduction forfaitaire est de 34 %.
-Le régime réel : Au delà de 70 000e , on déduit les charges réellement engagées.

Les notaires ou huissier n’ont pas le droit au régime du micro, ils n’ont le droit qu’au régime réel.

5) Les revenus des capitaux mobiliers RCM

Les capitaux mobiliers sont des placements financiers qui sont constitutif de droit pour
l’investisseur ou l’épargnant. Ces droits sont des meubles , et sont incorporels.

Il y a une distinction dans les RCM entre :


- les produits de placement à revenu fixe : c’est l’épargne, placement d’argent productif d’intérêt.
-Les produits de placement à revenu variable : c-a-d qu’ils ne sont pas pré-déterminés. Il s’agit
plutôt des investissements financiers dans des sociétés ( titres, actions, parts sociales…) en
contrepartie de dividende (pas automatique).

C’est une catégorie qui a connue quelques fluctuations quant au régime fiscales applicable. Avant
2012 ( avant Hollande) , il y avait un prélèvement à la source ( pourcentage sur le RCM).
De 2012 à 2017, les RCM ont basculé dans le régime du barème de l’impôt sur le revenu. Portée
politique forte consistant à aligné les revenus du capital sur le même régime que les revenus du
travail.
Cela n’a pas survécu.
Dorénavant, et depuis le 1er janvier 2018, c’est le PFU (prélèvement forfaite unique) ou encore
appelé la FLAT TAX ( pour taxe fixe).

Il y a beaucoup d’exonérations. Ca peut être des exonérations totales ou partielles. Il peut y avoir
l’exonération de prélèvement sociaux ( si les deux, exonération totales).
L’article 57 du CGI sont exonérés d’impôt et de prélèvement sociaux les intérêts des livrets A , les
PEA ( plan d’épargne d’action), la rémunération de toute une sérieux de livret, le compte
d’épargne-logement…
Certains RCM ont des options par rapport à des assurances vies.

Concernant le régime, pour les actionnaire lambda percevant des dividendes va s’appliquer le
PFU : s’applique au RCM et à une partie de la plu valu
L’idée est qu’il y a une prélèvement à taux fixe qui s’opère au moment du versement du revenu. Le
payeur doit prélever et transférer au trésor une partie du RCM. C’est un taux fixe, fixé à 12,8 %.
Les prélèvement sociaux s’élèvent à 17, 2 %
Ce PFU est cumulé avec des prélèvements sociaux qui, une fois tout cumulés arrivent à 30 %
d’imposition.
En pratique, le prélèvement se fait en année N au moment du versement. En N+1, on rempli la
déclaration de revenu, on y inscrit le dividende auquel l’administration fiscale va appliquer le PFU,
mais comme il a déjà était payé, il est annulé par un crédit d’impôt correspondant à l’année N
( c’est juste technique, ça marche en 2 temps).
On est alors sorti de la logique du barème établi jusqu’en 2017 , pour arriver à un taux fixe de
30 %.

6) Les plus-values
réalisées par les particuliers qui s’opposent aux plus-values dites « professionnelles ».
Une plus-value c’est la différence entre le prix d’acquisition et le prix de cession. Il y a plus-value
lorsque cette différence est positive ( si c’est négative, il s’agit d’une moins-value).

Il y a toute une série de calcul à opérer ( pour avoir le prix net, on déduit les charges ect…) .
Le terme cession ne veut pas dire forcément vente , c’est évidemment la vente à titre onéreux , ça
peut être aussi un échange ( échange d’action..) , une annulation ( réduction du capital =
annulation des titres, il y a suppression des titres).

Le CGI impose les plus-values réalisés, par opposition aux plus-values latente. La plus-values
réalisé, c’est celle qui se concrétise en valeur financière imposable.
La plus-value latente est celle qui s’est pas réalisé, elle est potentielle donc non imposable. Ex :
achat d’une maison en 2000 à 100 000, en 2010 , elle vaut 150 000, le fisc ne peut pas imposer le
50 000, il y aura imposition en cas de vente.

→ Concernant la plus-value immobilière ce sont celles qui sont imposées au cessions d’immeubles
bâtis ou non (nu ) mais relvent aussi des plus-values immobilières la cession de droit réel
immobilier ( usufruit nu propriété SUR un bien immobilier). De plus les plus-values concernant
aussi les parts dans une société. La aussi , la plus valu est imposée au taux fixe de 19 % ( c’est la
plus valu nette qui est imposé) , pour les prélèvements sociaux c’est 17,2 %.
La plus-value immobilière ont la particularité d’avoir des abattement pour durée de détention. Sur
la plusèvllui en fonction de l’année à laquelle on cède le bien un attabtement s’applique en sachant
que sur les deux premières annès , et au début de 3 ans, il y a un abbattement de 6 % sur la
plusvalue et la 22ème année , l’abattement est de 4%).
Ainsi au bout de 22 ans de détention, il y a une exonération totale de la plus-value.
Pour les prélèvements sociaux sont plus longtemps ( au bout de 30 ans).

Il existe des exonérations légales sur les plus-values. Par exemple, certaines cession d’immeuble
sont exonérés. L’exonération la plus connue est celles sur la plus-value de la résidence principale.
Les ventes de moins de 15 000 euros ( terrains nus, part dans des sociétés immobilières…) ne sont
pas imposées.

→ Concernant les plus-values mobilières. Dans les biens meubles, il y a des meubles corporels et
incorporels.
C’est rare de faire de la plus-value sur les biens meubles corporels. Quand bien même, le CGI
exonère très largement les plus-values réalisées sur les cessions de biens meubles corporels.
Il exonère sur la vente de meuble meublant ; les automobiles, les appareils ménagers.
Or, il n’y a pas d’exonération lorsqu’on a affaire à des objets d’art ou de collection. Toutes les ventes
inférieures à 5000 e sont exonérées.

Il y a un régime fiscal pour les métaux précieux, les objets d’art, de collection.
Il s’agit d’une taxation forfaitaire ( sur le prix de la plus-value toujours, pas la vente!).
Il y a certaines exonérations notamment pour les cessions aux musées.
Le taux est de 19 %, plus des prélèvements sociaux, avec un système d’abattement par année de
détention.
Ex : Les bateaux de plaisance et les chevaux de courses relève de ce système d’imposition sur les
biens meubles corporels .

S’agissant des biens meubles incorporels. Ce sont les titres sociaux , les actions et parts sociales,
applicable dès lors qu’il y a plus-value lors de la vente.
Le régime est celui de la FLAT TAX (PFU) dont taux à 12,8 au titre de l’IR et 17,2 au titre des
prélèvements sociaux. Le prélèvement n’est pas fait à la source mais au moment de l’IR.
Le PFU est le mode d’imposition actuelle des revenus du capital, que ce soit pour les revenus
produits par ce capital ou les revenus liés à la cession de celui ci.

Précision : les articles 150-0B et suivant. Le terme de cession recouvre la vente mais également
l’échange.
Opération de fusion : vous apportez vos titres A à la société B, en échange, elle vous donne des
titres B, mais les titres B valent 50 000 alors que les titres A valaient 5 000. Sur votre compte, rien
n’a changé, mais vous avez une plus-value 45 000.
Donc le législateur a prévu un système permettant de ne pas taxer directement la plus-value pour
ne pas décourager l’investissement et la restructuration d’entreprise.

Il y a 2 mécanismes qui prévoit l’imposition seulement au moment de la cession des titres de la


société B contre des liquidités. Tant que vous n’avez pas perçu le prix de la cession, on imposera
pas.
-Le sursit d’imposition.
-Le report d’imposition.
Pas étudié en détail.

Régime juridique des actifs numériques (bitcoins) : ça sert de valeur d’échange , il y a tout un
système technique qui s’auto-entretien. Ca repose sur un système de Bloc- chain. On a affaire a
un système relativement nouveau, la monnaie numérique, ou actif numérique.
Vous pouvez avoir un bitcoin qui a une certaines valeurs ; elle peut augmenter , puis baisser, vous
pouvez la vendre…
En 2011, une unité de bitcoin valait moins d’1$ et en 2018 ça valait 6500$.
Le BOFIP et l’administration fiscal interprète la loi fiscal qui ne disait rien. Selon le BOFIP c’est une
unité de compte stoker sur un support électronique. L’administration a dit que lorsqu’un particulier
réalise des ventes d’unité de bitcoin à titre occasionnel, cela relève des BNC. Toutefois, si le
particulier exerce à titre habituel l’achat et la revente d’unité de bitcoin, cela relèvera des BIC.

Des particuliers ont contesté cette doctrine administrative et on saisi le CE, ils font valoir que ça
revient des plus-values de cession de bien meubles incorporels ( à l’époque le PFU n’existait pas).
Le CE a en partie donné raison au requérent le 28 avril 2018. Le CE a dit que vendre un bitcoin,
c’est céder un bien meuble incorporel, le cas échéant, il peut y avoir taxation de la plus-value.
Puis le CE ajoute que en revanche, si un particulier perçoit du bitcoin en rémunération de son
activité de minage ( participer au système permettant de sécurité les transactions) il s’agit du BNC.
Si vous le faites à titre professionnel et habituel, il s’agit du BIC.

Ces cases sont différentes en fonction de la qualification donnée à l’activité.


Au final , l’achat-revente de bitcoin a basculait sur le taux de 19 % du prélèvement.
Le législateur a vite intervenu, un nouveau régime juridique s’applique à la revente de bitcoin à
l’article 150 VH bis du CGI depuis le 1er janvier 2019.
« sous réserve des dispositions propres aux bénéfices professionnels », donc sous réserve qu’on ne
soit pas dans le cadre du BIC ou BNC, il y a imposition d’une plus-value uniquement dans le cas où
le bitcoin rdt revendu contre des euros (monnaie légal) . En revanche, lorsqu’il est échangé contre
d’autre revenu numérique ou qu’il sert à payer des services, il n’y a pas d’imposition.
Le législateur a posé le taux d’imposition à 12,8 % ( donc plus intéressant que la décision du CE)
auxquelles il faudra ajouter des prélèvements sociaux.
Ce sont les « actifs numériques ».
PARA 3 : Le calcul de l’imposition

Pour calculer l’imposition, il faut opérer une succession d’étape, de calculs pour passer de ces
différents impôts catégoriels à la catégorie d’impôt sur le revenus.
Ces étapes sont aux nombres de 3 :
-Déterminer le revenu global net
-Liquider l’imposition ( c-a-d calculer le montant de l’imposition)
-Transformer cette cotisation d’impôt en cotisation exigible net.

A) Le revenu global net

→ La première étape est d’additionner les revenus catégoriels nets ( traitement, salaire, revenus
foncier, BIC, BNC, BA).

Le premier sujet pouvant se poser, c’est que fait-on si dans une catégorie, on a un déficit, un
résultat négatif ? C-a-d qu’on a plus de charge déductible que de revenu , donc résultat négatif.
En principe, lorsqu’on additionne les revenus catégoriels, on compense les excédants avec les
déficits ( compensation des déficits).
Il se peut même que au final, on en arrive à un moins, votre revenu global est négatif.
Ce déficit global va pouvoir être reporter sur les 6 années suivantes.

Il y a 2 types de règles qui s’applique en cas de déficit :


-Certains déficits catégoriels ne sont pas imputable sur le revenu global. Typiquement la cession
de droit sociaux. Ex : action cher, revente à perte, la moins-value ne pourra pas venir en réduction
de votre revenu global.
-Accepter l’imputation de déficit catégoriel sous un certain plafond. Typiquement, c’est le cas des
revenus fonciers. Certes vous avez du déficit foncier, celui ci est imputable au revenu global à
hauteur de 10 700E.
Il y a des exceptions à l’exception , ex : bâtiment historique…

Après cette étape, on obtient un revenu global brut. Ce dernier doit être transformé en revenu
global net. La différence entre le brut et le net est toutes dépenses imputable au revenu global.
Le législateur admet dans un but incitative car ce sont des charges au sens de dépense nécessaire ,
mais des charges de dépense réel ou revenu. Ces sommes sont diverses ex : prestation
compensatoire en cas de divorce, pension alimentaire…

B) La liquidation de l’impôt

C’est transformer la base imposable à la cotisation d’impôt.


2 éléments : le quotient familiale et le barème progressif de l’impôt sur le revenu.

1) Le quotient familial

Article 193 et suivant du CGI.

Technique qui divise le revenu imposable par un nombre de part qui varie en fonction de la
composition du foyer fiscal. C’est ce que dit l’article 193. (donc un célibataire moins avantagé).
Le calcul de l’impôt va se faire en fonction du revenu par part. C’est à ce revenu ramené à une part
que l’on va appliquer le taux progressif de l’impôt sur le revenu.

Le résultat que l’on obtient pour une part, on la re-multiplie par le nombre de part.

Le quotient familiale est calculé par rapport au foyer. L’article 194 du CGI prévoit un tableau.
→ Une personne majeure célibataire, divorcé ou veuf = 1 part.
→ Si vous être en couple , marié , pacsé = 2 parts.
→ Prendre en compte les enfants à charges = les 2 premiers enfants à charges c’est 1/2 part ( donc
2 enfants = 1 part), au-delà de 2 enfants, 1 enfants = 1 part entière.

Il existe des correctifs :


→ Lorsque les parents sont séparés et on chacun l’enfant à charge ? Le CGI ne s’embête pas : on
divise par 2.
→ L’article 1995 apporte un correctif visant à apporter des demis parts au foyer fiscal. Ex : la
personne invalide vaut 1 part + 1/2 part. Personne titulaire d’une carte de combattant âgé d’un
certain âge vaut 1 part + 1/2 part.

L’idée du barem fiscal est de prendre en compte les capacités contributives du foyer fiscal. L’idée,
c’est qu’il y ai des équivalences selon les revenus et la composition du foyer.
20 000 pour une part = 40 000 e pour 2 parts = 60 000e pour 3 parts.
Mais si foyer 60 000 et 3 parts, on applique le même taux d’imposition qu’au celibataire à 20 000.

C’est un système avantageux, surtout lorsqu’on a plusieurs parts et qu’on commence à avoir des
revenus élevé. Mais ce système est discuté par les économistes, il ne fait pas l’unanimité.
En réalité, avec le quotient familial , ce ne sont pas les capacités contributives qui sont taxées mais
c’est le niveau de vie.
C’est de la capacité contributive restante, résiduelle ( après défense).

L’INSEE a des indicateurs de niveau de vie d’entité économique , pour cela ils utilises des UC (unité
de consommation) et non des parts fiscales. Ils n’ont pas du tout la même grille en terme de coût
et dépense.
Ex : 1er membre de la famille = 1 UC , Enfant de + 14 ans = 0,5 . Couple avec 2 jeunes enfants
fiscalement c’est 3 parts, par l’INSEE c’est 2,5 UC.
L’INSEE fait des calculs avec une vision économique, il n’utilise pas le même barème, le système
fiscal est assez généreux. Il a était pensé dans une logique assez nataliste ( si vous faites un 3ème
enfants, vous êtes gagnants).

La seconde critique est que le quotient familiale est un système qui incide à l’inégalité au sein du
couple, cela incite les couples inégaux à le rester.
Ex : couple où chacun gagne 50 000E = revenu global = 100 000.
Ex : couple où l’un gagne 80 000 , l’autre 20 000e = il y a un double effet avec le quotient familiale,
celui qui gagne 80 000 est bénéficiaire, mais il est gagnant que il est imposé à un taux de 50 000E.
Réciproquement, 20 000 est un peu perdant dans cette affaire, car à cause de 80 000, il va être
imposé à 50 000.
Si 20 000 gagne un peu plus, on remonte dans les taux : 50 000 va empirer son avantage et 20 000
va être imposé à un taux plus élevé aussi = perdant.

De manière générale, c’est plutôt l’homme qui gagne plus que la femme, or ça n’incite pas à ce que
celui qui gagne moins gagne plus, et donc a forfiori ça n’incite pas à ce que les femmes gagnent
plus.
Le quotient familial est avantageux car il permet d’atténuer le taux progressif, mais a aussi des
inconvénient.

L’impôt sur le revenu en France est « familialisé ». Dans d’autres systèmes fiscaux à l’étranger,
l’impôt est « conjugalisé », seul le couple est pris en compte, les enfants sont justes des charges.
Enfin, d’autre système prévoit un impôt individuel , chacun paye qu’il soit en couple, célibataire..

La question d’une réforme de ce système s’est posé au moment du prélèvement à la source.

2 ) Le barème

Il figure à l’article 197 du CGI. L’impôt est calculer à la fraction de chaque part de revenu , les taux
sont les suivants :
- 0 % jusqu’à 9964 e
-14 % = entre 9964 et 27519 par part
-30 % = entre 27519 et 73779
-41 % = entre 73 779 et 150244 e
-45 % = au-delà de 150244

= pas retenir les chiffres seulement la logique.

Ex : un couple gagne à deux 170 000 e = 85 000. Sur leur revenu les premiers 9964 e , on applique
0 %, pour la partie compris en 9964 et 27519 on applique 14 % et puis 30 % sur une partie de leur
revenu et jusqu’à 41 % sur le reste.
On applique pas un taux unique sur tout, on décompose les 85 000 e pour appliquer les taux
correspondants.
Ainsi, on dit qu’ils ont « un taux marginal » de 41 %.

Une fois qu’on a appliqué le barème, on obtient la moyenne de taux d’imposition ( ex : 31 % ).
On obtient la cotisation d’impôt puis on multiplie par le quotient familiale, le résultat est la
cotisation d’impôt brut.
On est sur du brut, ce n’est pas encore ce qui est exigible.

→ NB : attention, il y a un système de plafonnement du quotient familial. C-a-d que la différence


avec le système de part, ou sans le système de part, le bénéfice que vous pourrez tirer du quotient
familiale est limité.
Le chiffre en vigueur est de 1551 e par 1/2. La différence entre les deux ( avec quotient et sans
quotient) est limité à cette somme.
Donc l’effet du quotient familial est plafonné.

C) La cotisation net ( impôt exigible).

L’article 193 dispose que « l’impôt du par le contribuable est calculé à partir de l’impôt brut
diminué de ( ce qu’on va étudier) ».

Il y a 2 séries d’imposition qui permettent d’obtenir la cotisation nette d’impôt à partir de la


cotisation brut.

→ Les système de réduction ou crédit d’impôt : le législateur fiscal vous autorise à déduire de
votre cotisation brut d’impôt certaines dépenses.
C’est une politique incitative. La plupart de ces déductions sont elles même plafonné et le totale
des déductions sont elles même plafonné ( plafond global de 10 000E).

Ex : toutes les dépenses pour les emploies salariés à domicile tel que femme de ménage, avoir un
jardinier, faire garder ses enfants à domicile ect… Les frais de garde d’enfant sont également
déductible sans non à domicile ( crèche).
Il existe des déduction en matière immobilière, tel que le PINEL. Vous achetez un appartement à
150 000e , vous pouvez déduire en fraction sur un certain nombre d’année, en contrepartie , on le
loue à certains secteurs.
Tout les dispositifs visant la transition écologique sont également déductible. Ex : panneaux
solaire..
Les dépenses pour les personnes handicapés et ou dépendante , sont déductibles.
Il y a également une déduction des dons à certains associations, œuvre caritative… Système de
circuit, au lieu de donner à l’état, on donne à l’association.

→ Les autres mécanismes permettent d’atténuer la charge fiscale des revenus les plus faibles ou
les plus bas.
-Le premier de ces mécanismes est que en dessous de 9964e , il n’y a pas d’impôt.
-Il y a ensuite un système dit de la décote. Quand la cotisation d’impôt est un peu près de 1000 e
ou 2 000 e pour les couples , il y a une décote de 1/4 de la somme.
Pour certains contribuables, il y a un rajout de déduction de 20 % qui peut s’appliquer.
-pas de recouvrement de l’impôt si la cotisation nette de l’impôt n’est pas supérieur à 61E. Art
1657-1 bis du CGI.

PARA 4 : Le paiement de l’impôt

Le système fonctionne plutôt bien. Jusqu’au 1er janvier 2019, l’impôt était déclaré et payé en année
N+1. Tous les revenus de 2015 déclaré et payé en 2016.
Depuis le 1er janvier 2019, on passe au prélèvement à la source. Ca était un peu modifié, en année
N+1, on va continuer à déclarer les revenus globaux de l’année N et on …

La différence est que certains revenus font l’objet d’un prélèvement à la source. L’impôt est alors
payé au moment du prélèvement du revenu ( en année N).
Les revenus soumis au prélèvement à la source sont les traitements et salaire , en pensions et
certaines rentes. C’est le payeur ( l’employeur) qui opère le prélèvement à la source.

Les autres revenus soumis au prélèvement à la source sont les bénéfices : BNC, BIC, BNA. Sauf que
là, c’est pas le client qui va opérer le prélèvement, mais c’est vous même qui payer l’impôt par
acompte au FISC toujours en année N.

Il y a des revenus qui échappent au prélèvement à la source. Ceux qui sont soumis au PFU ( la FLAT
TAX) , également sur les plus-values immobilières.
En année n+ 1 vous déclarez tout, à la fin de l’année on regarde ce que vous avez payé, et ce qu’il
vous reste , voir ce que l’état vous doit.

CHAPITRE 2 : LES PRÉLÈVEMENTS SOCIAUX

Ils rapportent plus que l’IR.


Ce sont des impôts, pas des cotisations sociales. Ces prélèvements sont sociaux, car à l’origine ( ça
l’est un peu moins) le produits de ces prélèvements étaient affecté au financement de la sécurité
sociale.
Normalement la SECU est financer par les cotisations sociales, mais le trou de la SECU (déficit) a
impulser l’idée de créer un impôt de financement de la SECU dans les années 1991 on crée la CSG (
contribution socales généralisé).
Quelques années plus tard, le législateur crée un autre impôt CRDS contribution au
remboursement de la dette sociale.
Le législateur a ajouté un autre prélèvement en 1998, appelé « prélèvement social ». Puis en 2004,
il ajoute un supplément à ce prélèvement : la contribution additionnelle au prélèvement social.
En 2013, encore un nouveau prélèvement social, appelé le prélèvement de solidarité.

Avec la loi de financement de la sécurité social, depuis 2019, ces 3 derniers on était fusionné en un
impôt unique : le prélèvement social.

L’objectif était de financer la sécurité sociale et sa dette ; la mécanique est assez simple et efficace.
→ Les prélèvements sociaux s’appliquent à une assiette très large. Il y a très peu d’exemption,
d’exonération. Ca s’applique à tout, y compris aux revenus qui seraient exonéré de prélèvement
sociaux.
→ Ce sont des taux relativement faible, lorsque la CSG a été créé, le taux était à 1,1 % maintenant
9,2 % , la CRDS est à 0,5.
Donc assiette très large mais taux d’imposition faible.

Il y a eu plusieurs évolutions :
→ Le produit des prélèvements sociaux n’est plus en totalité affecté au financement de la sécurité
sociale.
Ex : il finance la CNSA ( caisse nationale de solidarité de l’autonomie).
De même, le budget de l’état doit être reversé aux collectivités territoriales. Ainsi, lorsque l’état
réduit quelques sources de financement des collectivités, il compense par l’affectation des
prélèvements sociaux.

→ Les taux étaient initialement très faible, or d’année en année, l’état a besoin de rentrée fiscal
notamment suite au divers crédit d’impôt et abattement. Aujourd’hui c’est 9,2 % pour la CSG ( on
est loin des 1,1%) , la CRDS est resté à 0,5 %, et le nouveau prélèvement social issu de la fusion a
un taux de 7,5 %. Donc la totalité des prélèvements = 17,2 %.

Les textes applicables en matière de prélèvement sociaux se retrouvent souvent dans le code de la
sécurité social. .Le législateur a répartis les revenus dans différentes catégories . Il a mis d’un côté
les revenus d’activité ( traitement, salaire ect… ) et de remplacement ( allocation chômage ect…) et
de l’autre côté les revenus du capital eux même divisés (selon que ce soit des revenus du
patrimoine, des placements financiers…).

La mécanique est la suivante :


Tout les prélèvements sociaux ne s’applique pas de manière indifférenciée à tout ces revenus. C’est
pour cela qu’il y a des catégories de revenus pour différencier les prélèvements sociaux :

-Revenu d’activité et de remplacement = CSG et CRDS. (9,2 % + 0,5 = 9,7 % de notre salaire est
partie en impôt).
-Les revenus du capital : ils cumulent tout les prélèvements sociaux ( CSG, CRDS , prélèvement
social = 17,2%).
Pour la loi fiscale française, les prélèvements sociaux sont des impôts. Au niveau de l’UE, la CJUE
n’a pas exactement la même conception de nos prélèvement sociaux. Cela a pu posé problème
pour certains contribuables ( travailleur européen) notamment à cause d’un règlement. Il y a un
principe de base, l’unicité de législation, autrement dis, un travail européen ne doit relevé que d’un
seul système de sécurité sociale.
Ex : personne qui travail en Belgique, réside en Belgique, mais on quelques reveus de sources
françaises, donc les revenus français sont taxés par notamment les prélèvements sociaux.
Le belge ne relève que de la sécu belge, donc pas à payer.
La CJUE nous dit que les prélèvements sociaux, dès lors qu’il finance la sécurité sociale n’est pas
pour elle un impôt. Ainsi, aucune personne ne devant financer 2 systèmes de sécurité social , le
contribuable a gagné, affaire DE RUYTER. Tout les contribuables n’étant pas affecté la sécurité
sociale française sont les « de ruyter ».

Le système fiscal français a ‘pris un petit coup’ et n’est plus totalement compatible avec la
législation européenne, mais il suffit de régler la question des de Ryuter.
Il y a des prélèvements un peu partout. Ex : pour les gains de loterie, la CRDS s’applique ( bien que
normalement pas d’impôt là dessus).

CHAPITRE 3 : LA CONTRIBUTION EXCEPTIONNELLE SUR LES HAUTS REVENUS

La CEHR existe depuis 2011. Le législateur a créé cet impôt « jusqu’au retour à l’équilibre des
finances publiques », donc ce terme conditionnel n’est pas près d’arriver.

L’article 223sexies du CGI prévoit cela. C’est une sorte de 2ème contribution d’impôt sur le revenu
pour les plus riches.

Le calcul est relativement simple, il est fondé sur « le revenu fiscal de référence » (RFR).
Ce n’est pas le revenu net global. Pour faire simple, c’est la totalité de vos revenus, c’est donc
plutôt les revenus brut global, mais aussi tout les revenus exonérés.
La CEHR s’applique lorsque vous avez un revenu au moins égal à 250 000 pour une personne seul,
ou 500 000 pour un couple ( 2 parts).
Le taux est de 3 % ou 4 %. C’est 3 % pour une personne seule jusque 500 000e et au-delà 4 %. Et
3 %ou 4 % pour les couples entre 500 000 et 1 million ( 3%) et plus de 1million (4%).

Beaucoup de QPC sur cela = toujours refusé.

CHAPITRE 4 : LES IMPÔTS SUR LE BENEFICE DES ENTREPRISES

L’entreprise n’est pas une forme juridique, c’est une catégorie qui recouvre plusieurs réalités
juridiques ( ex : société).
Les particuliers peuvent créer des société dédier à l’exercice de leur activité professionnelle.
Il existe beaucoup de forme de société, notamment les sociétés de personne et les sociétés de
capitaux, il peut y avoir des situations fiscales très différentes.

En matière d’imposition des entreprises, 2 grands impôts s’appliquent :


-L’IRPP ( impôt sur le revenu) c-a-d que les bénéfices de l’entreprise sont taxés au niveau de la
personne physique, de l’entrepreneur , ils sont taxés « entre ses mains ».
-L’IS ( impôt sur les sociétés) : cette fois c’est la société elle même qui est passible de l’impôt.

PARA 1 : Les régimes d’imposition des entreprises

Il y a une distinction fondamentale a opérer entre les bénéfices qui relève de l’IR et les bénéfices
qui relèvent de l’IS.
Les bénéfices vont soit tombé dans les revenus catégoriels (BA BIC BNC ) soit dans un impôt
distinct à l’IS.
Mais attention, la distinction entre les bénéfices relevant de l’IS ou de l’IR ne recouvre pas la
distinction entre les entreprises individuelles et les sociétés.
Autrement dis, ce ne sont pas toutes les sociétés qui payent de l’IS. De nombreuse sociétés
génèrent des bénéfices qui vont être taxé entre les mains de la personne physique.

A) Les bénéfices qui relèvent de l’IR

On a 2 catégories de réalité juridique qui produisent des bénéfices soumis à l’IR : individu ,
l’entreprise individelle, l’exploitant individuelle, le particulier qui n’a pas créé de société pour
exercer et agit en son nom propre. C’est l’exploitant qui a la personnalité fiscales c’est lui qui va
payer l’impôt sur les bénéfices de son activité.
Normalement, il est tenu à une comptabilité pour son activité. De cette comptabilité résultera son
bénéfice fiscal (qui relèvera soit des BA, BIC ou BNC°

-L’EIRL créé en 2010 . L’entrepreneur peut isoler un patrimoine individuel. Mais fiscalement, cela
n’a pas d’énorme cons »quences sur son régime d’imposition : il relève toujours de l’IRPP. Sauf qu’il
a le droit , si il considère que cela est opportun, d’opter pour l’IS.

-Les sociétés de personne : considéré comme des sociétés à responsabilité illimité contrairement
au société en capitaux.
Ce sont des sociétés avec une personnalité juridique a été créée, mais ce n’est pas la société qui
paye l’impôt mais les détenteurs des parts.
On dit que ce sont fiscalement des sociétés transparentes. C-a-d que fiscalement , le FISC va
atteinte le particulier et pas la société elle même. Par opposition les sociétés de capitaux sont dites
opaques.
Les sociétés de personne article 8 du CGI prévoit qu’en matidère de soci »té de personne l’impôt
est établis au niveau du détenteur des parts ou des droits.

Ex de société de personne : les sociétés immobilières, professionnel, les SNC, les sociétés en
commandite simple ( SCS : un investisseur et un gestionnaire/entrepreneur = on est en IR que pour
la part des bénéfices revenant au commandité).

D’autre dispositions prévoient que les sociétés ou groupement crée ne sont pas les redevables de
l’impôt. Ex : les GALEC ( groupement agricole), les GIE ( groupement d’intérêt économique) , les
GIP ( groupement d’intérêt public).

B) Les bénéfices relevant de l’IS

Quelques soit l’activité, peu importe qu’elle soit agricole, commerciale, non commerciale, les
sociétés de capitaux sont soumises à l’IS.
Ex : les SA, SAS, les SCA ( société en commandite par action) , la SARL, les SEL ( société d’exercice
libéral).
Toutes ces sociétés vont générer des bénéfices taxables à l’IS. C’est régit par l’article 206 et suivant
du CGI .
Sont taxables à l’IS des entités juridiques qui ne sont pas des sociétés mais qui en réalité exercent
les mêmes activités que certaines sociétés ( pour des raisons de concurrence).

Ex : certaines associations. Loi de 1901, une association est dite à but non lucratif , certaines
réalisent quelques bénéfices sans pour autant être lucratif ; d’autre exerce la même activité que
certaines sociétés, le FISC les soumet à l’impôt pour l’égalité fiscal au regard de l’activité
économique.

Arrêt de section de 1999 n° 170 289 « association jeune France » qui exploitait une patinoire. Est
ce que ses bénéfices étaient passibles de l’IS ou pas ? Oui alors même que c’est une association.
Cette JP a donné la grille d’analyse pour savoir une une association devait être soumise à l’IS.

Plusieurs questions à se poser . Critère alternatifs :


→ L’association a t elle en réalité une activité lucrative ? Gagné de l’argent ?
→ Y a t-il concurrence avec d’autre entreprise ?
→ La règle des 4 P :
- Produit ( quel est le produit proposé par l’association, objet commercial ?)
- Public visé ( client ? Autre catégorie de personne ?)
- Prix pratiqué ( sont-ils comparables aux prix pratiqué par les autres entreprises ? )
- Publicité ( manœuvre pour attirer le client).

C) Quelques cas particulier

On a tout une série de mécanisme d’option. Il y a des sociétés soumises à l’IR au nom de leur
détenteur de part pouvant opter pour l’IS.

Les SARL de famille composé uniquement des membres de la même famille peuvent choisir de
passer de l’IS à l’IRPP.

Les SCS (société par commandite simple) : le commandité relève de l’IRPP et le commanditaire
relève de l’IS.

Les sociétés de personne composé de parts sociales, elles sont transparentes, donc soumise à
l’IRPP ; mais uniquement si les détenteurs de parts sont des personnes physiques. Or dans la
situation où une société de capitaux détient des parts dans une société de personne ( société civile
par ex) , ça ne veut pas dire que la SARL va être soumise à l’IR. L’IS s’appliquera à la société de
capitaux. ..

PARA 2 : Le bénéfice imposable

2 remarques principales :
→ La détermination du bénéfice imposable est largement commune au BIC ( art. 38) et à l’IS (IR?)
pour ce qui est du régime réel.
L’article 209 du CGI dispose que « sous réserve des dispositions de la présente section, les
bénéfices passibles de l’IS sont déterminés d’après les règles fixées par les articles 34 à 45 ».
Il y a cependant une particularité propre à l’IS, l’article 209 poursuit et précise « en tenant compte
uniquement des bénéfices réalisés dans les entreprises exploitées en France ». C’est la différence
avec le BIC car c’est un revenu mondial global, pour l’IS c’est uniquement les bénéfices de source
française.

→ Le résultat imposable est déterminé sur la base du résultat comptable. Il existe un principe de
connexion fiscalo-comptable. La loi fiscale utilise la règle comptable pour déterminer le résultat
imposable au titre des bénéfices. C’est ce qu’on comprend à la lecture de 2 dispositions
importantes :
-L’article 38 du CGI donne la définition du bénéfice imposable, c’est une définition basée sur la
comptabilité. «  sous réserve des dispositions des articles.. le bénéfice imposable est le bénéfice
net déterminer d’après les résultats d’ensemble de toute nature effectué par les entreprises …
l’actif ... » . Retenir que : le bénéfice imposable doit être calculé sur la base de l’actif net, l’actif net
étant la différence entre l’actif et le passif.

L’article 38 donne 2 manières d’envisager le bénéfice .


L’al 1 mentionne « le résultat d’ensemble des opérations de toutes natures effectués par les
entreprises », c’est une manière de renvoyer au compte de résultat ( doc retraçant en fin d’exercice
la totalité des exercices). Autrement dis, on regarde tout les gains, les dépenses, les cessions ect au
cour de l’exercice, le résultat va nous donner le bénéfice imposable.
La 2ème manière mentionné est la «  variation de l’actif net », c’est la différence entre l’actif et le
passif. C’est ici une référence au bilan comptable (c’est la photo de fin d’exercice, l’image à l’instant
T de l’état de la société).
On prend le bilan de fin d’un exercice, on regarde ce que ça donne à la clôture de l’exercice suivant,
si enrichissement = bénéfice imposable. Si négatif = pas de taxation ( appauvrissement de
l’entreprise).

Ce principe est assorti d’exception. Il y a des cas où la loi fiscale n’est pas aligné sur la règle
comptable, parce que les 2 règles n’ont pas la même logique, le même objectif.
L’objectif de la règle comptable est de donner une image fidèle et sincère des comptes de
l’entreprise. Un des principes en matière de comptabilité est celui de prudence ( L123-20 du CDC :
les comptes annuels doivent respecter le principe de prudence).
Le principe de prudence consiste notamment a inscrire en comptabilité des dettes ou des
dépenses futures que la loi fiscale va elle considéré comme n’étant pas déductible.
Il y a avoir des éléments dans la comptabilité d’entreprise qui ne seront pas pris en compte par la
loi fiscale. De plus, en matière comptable, tous les produits inscrit dans la comptabilité sont
exonéré par la loi fiscale.
Donc nécessité d’apporter des corrections pour le rendre conforme à la loi fiscale. On parle de
correction extra-comptable selon l’article 38 quater annexe 3.

A) Les produits imposables (+)

Le CGI articles 38 voit très large, il vise « les opérations de toutes natures » permettant de
déterminer le bénéfice. Il y a les produit d’exploitation, les produits financiers, et enfin, les autres
produits.

Concerne les produits d’exploitations, ce sont les gains réalisés par l’entreprise à raison de son
exploitation. Ex : magasin = les produits de la vente, entreprise de service = résultat des prestations
de service.
Pour déterminer le produit d’exploitation, il faut comparais les ventes par rapports aux achats. Les
achats ne sont pas des charges mais de déterminer le produit d’exploitation, donc tout les achats
revendus. Donc vente – achat.
1)Les produits d’exploitation

Ce sont les gains réalisés par l’entreprise à raison de son exploitation.


Ex : une entreprise faisant du commerce, il s’agit des produits de la vente, de la livraison des biens
(ex : boulangerie = vente du pain). Pour une entreprise de service, il s’agit des produits résultant de
la prestation de service.
Pour déterminer le produit d’exploitation, il faut comparer les ventes par rapport aux achats.
Produit d’exploitation = produit – achat (pas des charges).
Ex  : pour le boulanger : baguettes vendues – l’achat de la farine, etc. … (le coût de fabrication).

Précision importante : en matière de IS et de BIC, la règle comptable est celle d’une comptabilité


d’engagement, par opposition à une comptabilité d’encaissement. Ainsi, va entrer dans le résultat
comptable (et donc dans le résultat imposable) toutes les créances certaines, alors même que le
produit n’a pas encore été encaissé par l’entreprise.
Une créance est certaine lorsqu’elle est suffisamment déterminée dans son montant et dans son
principe.

Ex  : un client passe commande et l’entreprise fait un devis. Le client accepte. L’entreprise réalise
des travaux. A la fin des travaux, l’entreprise adresse la facture à payer. Avec la comptabilité
d’engagement, la créance est devenue certaine, non pas au moment du devis, mais lorsque la
prestation est réalisée (travaux finis) ou lorsque le bien est livré. Alors qu’avec la comptabilité
d’encaissement, on attend le paiement pour l’inscrire.

Un petit correctif est à apporter : tous les achats ne sont pas forcément revendus. Ils peuvent en effet
être stocké.
Produit d’exploitation = vente – achat + correction de la variation des stocks.
Ex  : achat de 10 000 mais vente que de 1 000 mais stock de 9 000 (revente plus tard peut-être).
Remarque : à propos des stocks, c’est une des raisons pour lesquelles on est obligé de procéder à un
inventaire des stocks.

Le produit d’exploitation est la capacité d’enrichissement.

2)Les produits financiers

C’est des bénéfices que peut réaliser l’entreprise et qui vont être pris en compte pour le bénéfice
imposable.
Les produits financiers sont les produits résultant de placements financiers (= intérêt), ou résultant
d’investissement dans d’autres sociétés (= dividendes).
Ce sera imposable au titre des produits financiers concourant avec les BIC
Ex  : une entreprise a beaucoup d’argent qu’elle place ou achète des parts d’autres sociétés (dont elle
perçoive des dividendes).

3)Les autres produits imposables

Loyers
Ex  : une entreprise dispose d’une patrimoine immobilier, affecté à un patrimoine d’affectation. Un
de ses immeubles va être loué à une autre entreprise et obtenir des loyers. Cela rentre dans la
détermination du bénéfice imposable.
Ce n’est pas l’activité même de l’entreprise, il s’agit d’une activité annexe.

Subventions et aides
= Aides primes, avantages divers notamment les aides publiques (subventions) + aide ou subvention
octroyée par les entreprises entre elles (notamment parce qu’elles font partie d’un même groupe)
Ce sont des bénéfices imposables (sauf si la loi en dispose autrement).
Ex  : abandon de créance = aide interentreprises = bénéfice pour l’entreprise bénéficiaire de
l’abandon de créance.

Indemnités
Ex  : dommages et intérêts, des indemnités d’expropriation,
Cela concoure à l’augmentation de l’actif net, donc cela est imposable.

Ex : prix de vente d’une baguette – prix de la farine

DEMANDER AUX

2) Les produits financiers

3) Les autres produits imposable.

Ex : un entreprise dispose d’un patrimoine immobilier, affecté à un patrimoine d’affectation. Un de


ses immeubles va être loué, à une autre entreprise et obtenir des loyers. Cela rentre dans la
détermination du bénéfice imposable. C’est une activité annexe de l’entreprise.

Toutes les sortes d’aides et subventions versées aux entreprises sont des bénéfices imposables.
Bien qui est possible de prévoir des exonérations. Il s’agit aussi des aides et subventions que les
entreprises peuvent se verser entre elles. Ex : d’aide inter-entreprise : abandon de créance, c’est un
bénéfice.

Il peut encore s’agir de toutes une série d’indemnité que peuvent percevoir une entreprise. Ex :
D&I, indemnité d’expropriation. Cela concourt à l’augmentation de l’actif net donc c’est imposable.

B) Les charges déductibles (-)

Les produits imposables sont brut ; il faut déduire des charges pour avoir un résultat net ( le
bénéfice imposable).
L’article 209 et suiv. De l’CGI expose 4 charges.

1) Les frais généraux

la définition «  toutes dépenses qui entraînent une diminution de l’actif net » c-a-d toute dépense
qui n’a pas de contrepartie à l’actif de la société.
EX : une société paye un loyer = un frai général car pas de contre-partie qu’elle pourrait inscrire à
son actif, donc dépense correspondant aux frais généraux.
Si une entreprise opère une dépense mais qui trouve un contrepartie à son actif. Ex : achat d’une
machine mais compensé par plus d’actif.

Ce sont les dépenses courantes .


Il y a une liste relativement longue : les loyers, tout les frais de personnel ( salaire, prime,
indemnité..),…
Certains impôts sont eux même déductible de l’IS : les intérêts d’emprunt ( déductible) , toutes les
dépenses de recherche , de développement, les frais d’entretien, de travaux ( distinction : ils
servent à maintenir en état l’immeuble donc pas de prise de valeur = charge déductible , or si
travaux en vu de faire prendre de la valeur, la dépense est compensé donc pas déductible).
Une immobilisation est bien durablement affecté à l’exploitation de l’entreprise donc n’entre pas
dans la catégorie des frais généraux.  «  durablement » renvoie généralement à 1 an, un exercice.
Normalement, une entreprise doit inscrire à son bilan tout les biens affectés à son exploitation de
manière durable. Il faudra dès lors immobilisé toute une série de bien dont la durée de vie est
supérieur à 1 ans si on suit la logique jusqu’au bout. Ex : une gomme.

Exemple typique d’une tolérance administrative : dans le BOFIP, l’administration fiscal estime que
tout le petit outillage, matériel ( ex : pince jardinier, gomme, logiciel , équipement..) en dessous de
500e est déductible au titre des frais généraux.

DONC 2 catégories de dépenses.

Il y a des limites à la déductibilité des dépenses. Ex : cadeau , parrainages régate à la voile..
Précision : l’administration fiscale n’a pas à s’immiscer dans la gestion des entreprises,
l’administration fiscale ne peut pas exiger d’une entreprise quelle fasse un maximum de bénéfice.
En revanche, l’administration fiscale peut vérifier que l’entreprise a toujours agis dans son intérêt,
dans l’intérêt de l’exploitation.
Parce que à défaut d’une contrepartie suffisante pour l’entreprise, la dépense sera considérée
comme anormale, on dira que la dépense est un acte anormal de gestion donc l’administration
fiscal pourra refuser que la dépense soit déductible.

EX : voyage tout compris pour le dirigeant, on se pose la question si il y a une contrepartie pour
l’entreprise ( voyage d’affaire), ou si c’est une dépense imposable.
C’est parfois ce qu’on appelle l’abus de biens sociaux.

2) Les amortissements

Les amortissement c’est une charge qui sera déductible du bénéfice brut. Il s’agit surtout d’une
notion comptable.
C’est la prise en compte de la perte de valeur d’une immobilisation en raison de son utilisation.
Un amortissement sert a répartir la valeur de l’immobilisation pendant toute la durée probable
de son immobilisation.
A la différence des frais généraux ; on parle d’immobilisation ( donc de contrepartie).
C’est répartir son coût sur toutes la durée de son utilisation. Pendant toute la durée d’utilisation de
chaque bien, à chaque clôture d’exercice, l’entreprise peut procéder à une dotation aux
amortissements, c-a-d qu’elle va inscrire une fraction de la valeur de ce bien et ce sera une charge
déductible. L’intérêt est que l’entreprise se crée, année après année, une trésorerie qui lui
permettra de remplacer le bien en question.

Ex : une entreprise achète une machine 120 000e , elle a une durée d’utilisation de 10 ans. Sur 10
ans, amortir un bien c’est pouvoir déduire 10 % de la valeur de ce bien pendant 10 ans. Ce n’est
pas une dépense immédiatement déductif ( 120 000e directement) , mais l’entreprise va pouvoir
déduire 12 000 e la première année. Elle va inscrire ces 12 000e en dans un compte
d’amortissement aux investissement, elle fait ça pendant 10 ans, et on arrive à 120 000.
L’entreprise peut déduire cette valeur en vu de son remplacement.

D’où le seuil de 500 e évoqué précédemment.

Pour toutes les immobilisations, on ne peut pas déduire la dépense en amortie. Il y a des
conditions :
-Avoir une immobilisation : ce que soit inscrit à l’actif immobilisé ( à côté de l’actif circulant :
stock).
-Il faut que ce soit amortissable : c-a-d que ça perde de la valeur avec son utilisation, cela implique
que sa durée d’utilisation soit une durée limitée, notamment pas obsolescence, ou dégradation de
bien.
Ex : machine, entrepôt, véhicules…

Réciproquement, cela implique qu’il y ai des immobilisations non amortissable, c-a-d qu’elle
change de valeur dans le temps, mais elles ne perdent pas de valeur. Ce sont généralement les
biens incorporels. Ex : une marque, un fonds de commerce, des actions ou titres de participation.
La valeur peut changer, mais en sois, elle ne diminue pas année après année.

Attention, brevet par exemple, valable un temps, donc c’est amortissable.

Pour amortir , 3 questions :


•Quelle est la valeur de départ ? souvent prix d’achat.
•Quelle est la durée d’amortissement ? C’est l’entreprise qui fixe la durée d’amortissement, l’article
34 p9 u CGI dit qu’elle doit se faire selon les usages habituelles de la profession, donc durée
variable. Donc fixé par l’entreprise mais en fonction des usages. L’entreprise détermine la
répartition en fonction de sa charge fiscale.
•Quelles sont les techniques d’amortissement ?
L’amortissement dit « linéaire » où la fraction amortie est identique à chaque exercice. Ex : 10 ans
= 10 % par année.
L’amortissement dit « dégressif » avec un amortissement beaucoup plus fort les premières années
et plus faibles les dernières années. C’est réglementé par le CGI, seulement certains biens peuvent
faire l’objet de cet amortissement dégressif.

Quelques précisions :
Le législateur fiscal a ses limites, et il refuse certains amortissements autorisés en comptabilité.
Notamment, il refuse que soit amortis tous les biens dit somptuaires ( de luxe) , des résidences
luxueuse, des Yachts,…
Il y a d’autres biens où le législateur a fixé des limites. C’est amortissable mais que dans une
certains limites. Ex : les véhicules de tourisme ( limo , voiture du patron) des sociétés par
opposition aux véhicules utilitaires ( camionnette) . C’est amortissable dans la limite de 18 300e .

3) Les dépréciations

Les dépréciations sont le complément des amortissements. C’est une perte de valeur d’un actif,
mais cette perte de valeur n’est pas irréversible alors que dans l’amortissement on a vraiment une
perte en raison de l’utilisation.
Une dépréciation c’est lorsqu’en comptabilité, l’entreprise constate qu’un de ses actifs a perdu de
la valeur, donc elle va réduit le montant de cet actif. Ce qui est logique puisque la comptabilité a
pour fonction de rendre fidèle le compte de l’entreprie.
Ce qui permet à l’entreprise de réduire son bénéfice imposable puisqu’elle fait varié son actif net à
la baisse.
Il se peut que le bien reprenne de la valeur, dans ce cas, il faudra procédé à une reprise de la
dépréciation et donc ré-augmenter la valeur de l’actif.
Certaines entreprises font croire qu’elles sont riche ( surévaluation) et lorsque la bulle perse, tout
le monde se retrouve en bas de la valeur.
Ex : marque, fonds de commerce, titre de participation non coté en bourse..
4) Les provisions

C’est l’expression du principe de prudence en matière comptable. Le droit comptable et par


conséquent le droit fiscal exige des entreprises qu’elles fassent comme un particulier avisé c-a-d
lorsqu’elle sait qu’elle va devoir faire des dépenses, elle va mettre de l’argent de côté. C-a-d que
lorsqu’une entreprise a une dette à venir qui est suffisamment certaines, elle peut provisionner et
c’est déductible.
Ce n’est pas encore une dette dans le sens où la date d’exigibilité n’est pas fixé, mais il y a
possibilité de dette donc l’entreprise peut provisionner.

Ex : vente d’une machine par une entreprise, l’acquéruer estime qu’elle ne fonctionne pas,
l’entreprise risque de dévoir réparer donc provisionne. Ou en cas de litige par ex, elle provisionne
car elle devra payer.

Elle pourra mettre en place un compte provision, ( avec résultat comptable..) et elle aura une
trésorerie pour régler la dette.
C’est à l’entreprise d’apprécier l’échéance sur laquelle le risque peut se réaliser, donc c’est elle qui
détermine le nombre d’exercice et le montant provisionné sur chaque exercice.

Fiscalement, cela présente un intérêt car ça permet davoir une charge déductible , mais aussi
d’avoir de la trésorerie. L’intérêt de la provision est qu’elle va être reprise, il y aura reprise de
provision.
-1ère hypothèses : le risque pour lequel il a était provisionné se réalise = l’entreprise a une
dépense et paye la dépense. En contrepartie, il y a reprise de la provision c-a-d que toutes les
sommes provisionnés sont réintégré et participe au résultat du bénéfice imposable.
Ex : une entreprise anticipait un risque de 50 000 , pendant 3 ans elle approvisionne 15 000, la
dépense arrive, donc 50 000 à déduire, mais on réintègre les provisions soit 45 000. Elle déduit pas
la totalité, mais la totalité moins la reprise. On anticipe comptablement et fiscalement une
dépense à venir.
L’année de sa dépense, elle déduit sa dépense mais en même temps elle réintroduit sa provision.

-2ème hypothèses : lorsque la dette ne se réalise pas, il faudra reprendre la provision.

Ce sont des provisions comptables mais non fiscalement déductible.

C) Le sors des plus-values ou moins-value

Lorsqu’une entreprise vend une machine, elle peut réaliser une plus-value, ou une moins-value.
Il faut en faire quelque chose.
C’est une cession d’un élément de l’actif, donc d’un élément du patrimoine professionnel. C’est vrai
si une entreprise cède des actions par exemple.

L’idée du législateur fiscal est de distinguer ce qu’il considère comme étant à long terme ou et à
court terme.
La distinction de base est de 2 ans : < 2 ans = actif à court terme. > 2 ans = actif à long terme.
Le régime fiscal diffère en fonction de cela. Le long terme bénéficie d’un taux d’imposition séparé,
généralement avantageux ( environ 14%) . Alors que les plus-values à court terme, sont ajouté au
bénéfice imposable.
La question c’est est ce que la société a spéculé = court terme. Ou est-ce qu’elle s’est séparé d’un
bien lui appartenant depuis plus longtemps = long terme.
D) Les particularités de l’imposition des bénéfices à l’IS

L’IS est un impôt distinct, séparé. C’est assez simple, c’est un taux fixe. C’est le bénéfice net x le
taux. Il y a plusieurs taux ( taux de droit commun et taux particulier).
Le taux de l’IS était pendant longtemps à 33 % , ça revenait pour l’état à prendre 1/3 du bénéfice
net des entreprises.
Dans les années 70  on était à 50 %, puis on a baissé, jusqu’à 93 où on est arrivé à 33 %.
Avec la loi de finance de 2018 macron, le législateur a engagé la trajectoire de réduiction du taux
de l’IS objectif étant d’abaissant le taux de l’IS à l’horizon 2022.
A partir du 1er janvier 2018, le taux est passé à 28 % mais on a un plafond de 500 000e ( au délà
on reste à 33%). En 2019 : 31 % or projet d’amendement pour ne pas abaisser le taux directement.
Le 1er janvier 2021 = 26,5 %
L’objectif en 2022 est de 25 %.

Pour Les PME aux CA inférieur à 7 millions et au bénéfice imposable inférieur à … bénéficie d’un
taux réduit à 15 %.
En matière d’IS, il existe quelques régimes particulier de réduction d’impôt. Ex : zone franche,
abattement complémentaire…

De plus il existe une surtaxe à l’impôt sur les sociétés : la contribution sociale additionnelle à l’IS
(art 235 ter ZC) qui est 3,3 % de l’IS payé.

PARA 3 : Le sort des déficits

L’impôt, que ce soit les BIC ou l’IS, ne s’applique que si on a un résultat fiscal bénéficiaire. Il faut
que la comparaison entre produit et charge positif. En revanche, si le résultat fiscal est négatif, on
est en déficit, donc il n’y a pas d’imposition.
Les entreprises peuvent faire quelque chose de ce déficit (imputation sur le déficit global).

En matière de BIC, le déficit n’est pas imputable sur le revenu global.


Le contribuable va pouvoir utiliser ce déficit pour compensé des bénéfices futurs, les bénéfices
sont reportable pendant 6 ans. On dit que le déficit est une charge du bénéfice suivant.

En IS on a un même système de report, d’utilisation du déficit. Cela a était réformé en 2011. IL y a


2 reports possibles :

-Le report en arrière : appelé le Carryback , utiliser le déficitg de l’exercice 2019 pour corriger le
résultat de l’année 2018. Les reports en arrière sont limités depuis la loi de 2011. Depuis 2011, on
peut reporté que sur du N-1 ( avant c’était sur 3 ans). La réforme a également placée des plafonds,
pour le report en arrière, c’est 1 million d’euro.
-Le report en avant : sur un bénéfice futur : réformé par la loi de 2011, il n’y a pas de limitation de
durée ( peut être reporté sur tout les exercices futurs) , il y a un plafond placé également à 1
million d’euro. EX : 3 000 000 de déficit : report de 1 000 000 en 2017 , 1 million en 2018 et 1
million en 2019.

C’est complètement artificiel. Économiquement l’activité d’une entreprise n’est pas calculé sur une
année. ( temps de lancement, creux économique..) donc le découpage en année est purement
fiscal. Cette technique permet de gérer sur un plus long terme que le découpage fiscal .
En 2011, le législateur a plafonné pour s’assurer un minimum de rentré fiscal ( éviter le résultat
négatif des entreprises pendant plusieurs années).

PARA 4 : Régimes particuliers

En matière d’imposition des entreprises, il y a 2 petits régimes à connaître.

1 ) Le régime dit «  mère -fille  »

Article 256-16 ?? CGI , c’est un régime d’exonération d’une partie des bénéfices de la société mère
pour éviter une double imposition.
Le schéma est le suivant : Une société A détient des actions dans une société B ( ex : 30%). B réalise
un bénéfice et est imposé à l’IS sur ce bénéfice. Après impôt, il lui reste un bénéfice net d’impôt.
Les organes dirigeants vont devoir décidé ce qu’il en font : mise en réserve ( auto-financement) ou
distribution du bénéfice ( dividende à ses actionnaires). Elle va en distribué à A qui est une autre
société, donc soumise à l’IS.
Ce bénéfice distribué participe au régime d’imposition de A, sans régime mère-fille, ce bénéfice
serait doublement imposé. L’intérêt de ce régime est d’exonérer d’impôt cette partie.
L’idée est de favoriser l’investissement des entreprises, la prise de participation renforçant la
solidité financière d’une entreprise. Pour favoriser cela, les dividendes seront exonérés.

Il y a des conditions à ce régime :


-Il faut que les sociétés soit soumises à l’IS : société de capitaux.
-Il faut détenir 5 % du capital de la société fille : en dessous de cela, on considère quil n’y a pas
d’investissement financier.
Il ne s’agit pas d’une exonération totale pour la société mère. En contrepartie, l’administration
pratiquera la réintégration d’une quote-part pour frais et charges ( QPFC). Cette QPFC est de 5 %.
Ex : si 100 de dividence QPFC = 5 % de charge
L’explication à cela est qu’il y a charge si il y a produit. Le législateur considère qu’il y a 5 % du
dividende qui n’est justifié donc doit revenir dans le bénéfice imposable ( frai de gestion de
portefeuille des actions….) . Par conséquent, l’exonération n’est pas totale mais de 95 % du
dividende.

Il y a une directive européenne sur le régime mère fille, c’est un système européen, bien que cela
existait avant en France.

2) L’intégration fiscale

L’article 223 A du CGI qui traite de cela. C’est un régime exclusivement IS. On ne parle plus de BIC.
L’idée de base est qu’un ensemble de société qui font parties d’un même groupe vont payer
ensemble 1 seul impôt sur les sociétés.
Il y a une seule société du groupe qui payer l’IS de toutes les sociétés du groupe.
JP papillon, donc on appelle cela les groupes papillon.
Une société est considéré comme étant redevable de l’IS de toutes les sociétés.
Chaque société du grope calcule son résultat fiscal et donc son bénéfice imposable à l’IS, on
additionne les résultats fiscaux de toutes les sociétés, c’est sur ce résultat d’ensemble que la
société tête de groupe payera l’impôt. Cela va permettre d’atténuer la charge fiscal des sociétés qui
sont très bénéficiaire, l’intérêt est d’avoir des sociétés déficitaires.

Il y a des corrections à apporter.


Il y a un mécanisme de neutralisation. Du passage de l’un à l’autre il y a des calculs correctifs à
effectué.

La condition est plus forte, en effet, il faut qu’il y a des chaînes de détention à hauteur de 95 % . On
admet quelques actionnaires minoritaire mais qui n’ont pas de pouvoir. Ex : entre A et C, entre C et
B : le total doit faire au moins 95 %.
Ce régime est une option qui est valable 5 ans et qui peut se renouvelé sans problème.
En cas de restructuration (rachat d’une société, scission, ….).
L’avantage est de compenser des bénéfices avec des déficits du groupe.

CHAPITRE 5 : LA LUTTE CONTRE L’ÉVASION FISCALE

Indication terminologique :
-La fraude : C’est une violation délibéré de la réglementation fiscale. Le contribuable se place
volontairement en dehors du cadre légal pour échapper en tout ou partie à l’impôt.
Ex : absence de déclaration , dissimulation de revenu (déclaration incomplète) , transmission de
faux document à l’administration. Le délit général de fraude fiscal, 500 000 e et 5 ans
d’emprisonnement. Mais la fraude est aussi punit pénalement.

-L’optimisation fiscale ( les anglosaxons parlent de planification fiscal) : le contribuable va atténué,


réduire sa charge fiscale en utilisant les moyens prévus par la loi. C-a-d que dans la conduit de ses
affaires, si il a des choix à opérer, le contribuablement choisit l’option la plus intéressante. Légal.

-L’évasion fiscal aussi appelé «évitement fiscal », il y a un aspect immoral. Le but est de réduire la
charge fiscale en utilisant des dispositifs conforment à la loi, mais le but étant de contourner les
règles fiscales.
Le contribuable cherche à éviter la loi fiscale. La frontière entre évasion et optimisation fiscale n’est
pas stricte. L’évasion , le contribuable cherche les disparités entre les différents systèmes fiscaux
( chercher à l’étranger).
Alors que dans l’optimisation fiscale, on peut rester purement nationale.

On va s’interrésser aux mécanismes prévus par le législateur lorsqu’il considère qu’un bénéfice ne
doivent pas échapper au système fiscal français.

PARA 1 : Les régimes propres aux particuliers

A) L’exit taxe

C’est pour les exilés fiscaux.


Elle est prévu à l’article 167 bis du CGI modifié par la loi de finance de juillet 2011.
L’idée de l’exit-taxe est de taxer les contribuables qui transfère leur domicile fiscal hors de France
( transfert leur domicile fiscal hors de France, pas investissement..) .
Il y a un impôt visant les plus-value latante.
L’idée d’imposer les contribuables qui parte à l’étranger, l’exit taxe va taxer au moment du départ
les plus-valus latentes sur les actions , titresn parts sociales détenus dans les sociétés.
Des particuliers peuvent détenir des actions dans les sociétés, le droit fiscal ne taxe que les plus-
values réalisés, constaté. On ne taxe qu’au moment de la sortie du patrimoine.
L’exit-taxe vient taxé les plus-valus même si ils l’on pas touché, en effet, on imagine qu’ils partent à
l’étranger pour vendre selon un régime plus intéressant.

Condition :
Action correspondant à 50 % des bénéfices d’une société
800 000 e de porte feuille d’action.

Sont également imposées les plus values en report d’imposition. Lorsqu’il y a plus valie réalisées, il
n’y a pas forcément taxation immédiate. Il y a avoir des reports ( échange d’action) ; l’exit taxe
considère que la sortie du territoire met fin au report.
Donc taxation sur les plus-values latentes et sur les plus-valus en report d’imposition.
Le fait générateur de l’impôt est le dernier jour où l’on est domicilier fiscalement en France.

C’est un régime critiquable sous l’angle des libertés de circulation. Mais en réalité sous l’angle de
l’UE c’est un régime souple, et ça a été réformé il y a pas longtemps vers un assouplissement. Il a
même était question de la supprimé.
Il y a des conditions favorables pour ne pas la payé.
L’imposition à l’exit-taxe c’est le PFU ( 12,8 + 17,2 = 30 % d’imposition). Au sein de l’UE il y a un
système de sursit de paiement à l’exit-taxe ( et non un sursit d’imposition). C’est à dire qu’on peut
payer plus tard.
Le paiement est exigé que si on cède effectivement les actions à l’étranger. Donc l’exit-taxe ne se
paye pas au fisc le jour du départ.
En dehors de l’UE, il y a un sursit également, mais celui ci n’est pas automatique, il faut faire une
demande de sursit, la condition est qu’il faut constituer une garantie de paiement au profit du
trésors. Ex : compte bloqué, caution bancaire, objet de valeur, nantissement d’un fonds de
commerce.
Il y a dégrèvement de l’exit-taxe si après 2 ans à l’étranger, vous n’avez toujours pas vendue ( c-a-d
plus d’impôt). Pour les gros contribuable, il faudra attendre 5 ans pour échapper à l’exit-taxe ( 2,57
millions d’euros de titres et action).
Si dans les 2 ans, on rentre, l’exit-taxe est annulé.

Quelques chiffres :
→ 2015 : 70 millions d’exit-taxe
→ Les déclarants d’exit taxe : 300 à 400 par an.
→ En 1999 et 2004 l’exit taxe existait sauf qu’à l’époque la CJCE ( communauté européenne) l’avait
jugé contraire à la liberté d’établissement. Arrêt du 11 mars 2004.
L’UE admet que l’exit-taxe ne pose pas de problème, le CC aussi. La raison : la mise en place d’un
sursit automatique. L’autre raison est que d’autre états ont adopté cette exit-taxe.
La directive de 12 juillet 2016 qui porte sur l’évasion fiscale, l’article 5 de cette directive autorise
l’exit-taxe.

B) rémunération de prestation de service versés à l’étranger

C’est l’article 155A du CGI. L’administration fiscale et le législateur sont parti du constat que dans
certaines situations, des rémunérations de prestation de service ( souvent professionnel du sport,
du spectacle…) ne sont pas directement versées à la personne qui a réalisé la prestation de service
mais à des sociétés établies à l’étranger.
Généralement, officiellement, ces sociétés ont pour objet social de fournir des services, mettre en
relation des promoteurs ect..
L’exemple type : on a une personne fiscalement domiciliés en France réalisant une prestation en
France, mais il n’est pas directement rémunéré , la rémunération est perçue par une société établie
à l’étranger où la fiscalité est plus intéressante. Le prestataire ne reçoit qu’un salaire, ou des
dividendes. N’est imposable en France que ce petit morceau de salaire, pas le reste.
Il existe des prélèvements à la source qui parte de la France vers l’étranger. Mais si il y a une
convention bilatérale, ce qui est souvent le cas, elle fera échec à la retenu à la source.
Si la société a sont siège à l’étranger et n’a pas d’activité en France, la convention bilatérale
donnera le droit d’imposition à l’état étranger et interdit la retenue à la source.

Ce montage est assez artificielle car les sociétés ne servent à rien à part encaisser. Donc le
législateur fiscale le 20 décembre 1972n prévoit cela avec l’article 155A. L’article 155 A prévoit de
neutraliser ce montage : les sommes perçu par une personne morale domiciliée hors de France en
rémunération des services rendus par un personne fiscalement domiciliée en France sont
imposées en France au nom du prestataire de service.
La France fait comme ci la rémunération était reversé directement au prestataire.
Il y a des conditions. Notamment il faut que le prestataire de service contrôle directement ou
indirectement cette société étrangère.
Autre condition : lorsque la société est établie dans un pays à fiscalité privilégiée, l’administration
considère que les sommes sont imposable en France au nom du prestataire de service.
En fait, l’article 155 A prévoit 2 configuration :
-Le prestataire de service est domicilié fiscalement en France ( 1) , peu importe le lieu de la
prestation dès lors qu’il a fait transité la rémunération par une société établie à l’étranger.
-Le prestataire de service n’est pas fiscalement domicilier en France ( 2) , mais il fait une prestation
de service en France et le prometteur du concert rémunère une société étrangère. L’administration
fiscale va imposé au nom du prestataire.

Il y a eu une QPC , décision du 26 novembre 2010 ( 2010 70 QPC) , activité de consultant


d’entreprise, l’administration a constaté qu’il avait réalisé des prestations de services en France
( pour le groupe AOM) , rémunération de 2 millions, mais pas à lui mais à une société de droit
Luxembourgeoise. La société lui reverse des salaires qui sont imposable. L’administration consdière
que les 2 millions sont imposable. Le conseil constit suite à cette QPC valide l’article 155A , il juge
que c’est conforme à l’objectif constitutionnelle de lutte contre l’évasion fiscal et que la loi repose
sur des critères objectifs et rationnel. Le CC émet une réserve d’interprétation : attention à la
double imposition, il ne faut pas taxer 2 fois la même somme, le contribuable ayant déjà était taxer
pour les salaires perçus, donc il faut les déduire.

Par ailleurs, le CE a était saisi car les contribuables revandiquait les libertés de circulation. Le CE
considère qu’il n’y a pas d’atteinte à la liberté de circulation, car la personne était en France et
realisé des bénéfices en France ; Affaire 2013.
Cela s’applique surtout aux sportifs constituant des sociétés pour plusieurs revenus, notamment
les droits à l’image… Le Fisc dit non, c’est à la personne de payer l’impôt directement.

Affaire 28 mars 2008 n° 271366., Charles Aznavour , à l’époque des faits il était fiscalement
domicilié en Suisse, il a fait un concert en France en avril 1989 à l’aquaboulevard. Le prometteur
verse une rémunération de 400 000 francs à une société britannique (sa seule activité était la
conclusion de contrat pour les concerts). L’administration fiscale contrôle Aznavour et considère
que cette somme était imposé en France en vertu de 155 A.
Comme il était fiscalement domicilier en Suisse, il oppose la convention bilatéral franco-suisse. Or,
ça ne marche pas car article selon lequel le rémunération perçue par les artistes sont imposés dans
l’état où il y a le concert.
Le Fisc français considère que c’est une sorte de fiction.
PARA 2 : Les régimes propres aux entreprises

Il y a 3 séries de dispositions à mentionner.


-Le BI à régime fiscal privilégié : on est sur l’idée de concurrence fiscal car des Etats ont des
régimes fiscaux plus bien plus intéressant
-Le ETNC : Etat ou territoire non coopératif
-Les transferts de bénéfice à l’étranger

A) Les pays à régime fiscal privilégié

Ils sont définit à l’article 238 A du CGI. C’est un pays où il n’y a pas d’impôt sur les bénéfices, ou un
impôt dont le montant est 50 % inférieur à celui qui aurait été payé en France.
Il faut comparer situation par situation.
Ex : Panama, Liechtenstein, Tunisie sur tout ce qui est importation, Hong-Kong

Il y a des conséquences juridiques, notamment à l’article 238 A qui restreint la réductibilité de


certaines charges lorsque ce sont des dépenses payés à des personnes établies dans un pays à
régime fiscale privilégiés. Le FISC demande de justifier ces dépenses pour pouvoir les déduire. On
veut défavoriser les affaires à l’étranger.

L’article 900 B concernant l’IS, prévoit que lorsqu’on a une entreprise française soumise à l’IS et
exploite des entreprises installées dans des pays à fiscalité privilégié, on a une dérogation, ces
bénéfices sont imposables à l’IS au nom de la société française.

B) Les opérations réalisées avec les ETNC Les états ou territoires non coopératifs

Cette catégorie existe depuis 2010 ( loi de finance rectificatif). Les dispositions figurents aux articlrs
238-0A du CGI.
Ce sont des états qui refusent les standards internationaux en matière d’échange d’information
fiscales ( OCDE) : pratiquent le secret fiscal au niveau de leur territoire.
Un arrêté ministériel prévoit une liste annuelle des ETNC.

La conséquence d’être listé ETNC sont des conséquences fiscales négatives, le droit commun n’est
pas appliqué, on applique des règles fiscales plus restrictive.

En 2010 ou 2018, la liste regroupe il y avait 18 ETNC. Aujourd’hui on en compte 8 : Panama,
Guatemala , Brenei, Botswana, Nauru, Niue, Ile Marchal.
A l’origine il y avait le Liberia, le Costarica, Saint Lucie, Philippines.

Le CGI va avoir des articles complémentaires pour chaque règle qui prévoit un régime moins
favorable pour les ETNC.
Cela pénalise tout autant les sociétés, les particuliers fiscalement domicilier en France qui font
affaire avec des ETNC que des résidents d’ETNC qui font des affaires en France.

La liste des dispositifs défavorables voir punitif :


-Exclusion du régime des sociétés mères ( double imposition)
-Pas de charge déductible
-Pour les dividendes versés par une société française, la retenu à la source sera majoré
-Un résident de ETNC ( particulier, société) qui réalise des plus-valus en France, l’imposition de sa
plus-value sera augmentée.

Il y a une liste européenne des ETNC mais qui n’est pas exactement fondé sur les mêmes critères
(moodle).
A côté de cela, il y a toute une série de pays qui sont en surveillance.
Ex : île Turque et Caricos, Palaos..

C) Le transfert de bénéfice à l’étranger

C’est l’article 57 du CGI qui prévoit un mécanisme permettant d’imposer en France ( donc
soumettre à l’IS ou BIC) des bénéfices que des entreprises ont délocalisé à l’étranger.
Ce sont des sommes qui sont en réalité des bénéfices qui les entreprises d’un point de vue
financier et comptable que les entreprises ont transféré hors de France.
Ce n’est pas un transfert de compte à compte.

Exemple de transfert de bénéfice à l’étranger :


-Une entreprise français achète des marchandises à une entreprise étrangère pour les revendre en
France. L’entreprise française pourrait acheter par exemple des meubles à 90e pièce. Et elle les
revend 100e , elle est donc imposé sur 10, et encore, 10 c’est son résultat brut, donc si on ajoute
les charges les charges , ce sera moins.
En réalité, il se peut que ce meuble aurait été dans un marché ordinairen concurrentiel sans lien
entre les société, acheté 50 et vendu 100.
Le prix a été surévalué volontairement, donc faible bénéfice en France et fort bénéfice à l’étranger.
Ainsi, le bénéfice est majoritairement imposé à l’étranger.

Ca marche dans l’autre sens, si c’est la société française qui vend à une société située à l’étranger,
on inverse la logique. La société française va vendre 10 et l’autre société va la revendre 100. La
société étrangère réalise le plus de bénéfice, donc le bénéfice taxé à l’étranger.
C’est un schéma un peu grossier ; toute l’habilité des entreprises va être de dissimuler leur prix.

-Les biens sont vendus en fonction des prix du marché. Achat 50, revente à 100. Mais à côté de
cela, les deux entreprises sont liés ( soit parce qu’elles font partie du même groupe ou dirigé par la
même personne) passent entre elles d’autres contrats.
Ex : La société va facturer des services de management, de formation de cadre, mission
d’assistance…
L’entreprise étrangère va faire payer au prix fort l’entreprise française. Mais à côté de cela, elle
dépense beaucoup, donc ce sont des charges déductibles de l’imposition, a contrario, l’entreprise
étrangère va augmenter son bénéfice donc évacuation bénéfice vers l’étranger.
(management fes?)

Cela marche dans l’autre sens, si la vente se fait à prix ordinaire, l’entreprise française réalise
beaucoup de prestation mais ne se rémunère pas pour cette prestation. Donc elle a des coûts, des
charges mais pas de bénéfice.
L’idée est de faire peu de CA en France, peu de revenu et beaucoup de dépense et faire en sorte
que les bénéfices restent à l’étranger où il n’y aura pas de dépense.

Il y a des sociétés qui se sont fait redressé sur la base de l’article 57 qui ont soulevé une QPC. Le CE
n’a pas transféré au conseil constit car il n’y avait rien d’anormal à prévoir un mécanisme de
taxation pour ce genre de transfert.

L’article 57 du CGI permet à l’administration de considérer que la partie des bénéfices transférer à
l’étranger fait partie d’intégrer dans le calcul du bénéfice imposable en France.
C’est la version internationale de l’acte anormal de gestion. La différence est que la dépense a été
fait dans l’intérêt fiscal de l’autre entreprise.

Mais le succès de ce mécanisme n’est pas garantie, il y a certains conditions à respecter :


-Il faut que l’administration établisse un lien de dépendance entre l’entreprise française et
l’entreprise étrangère.
- il faut prouver qu’il y a eu un transfert de bénéfice, c-a-d prouver qu’il y a bien eu une opération
anormal ( preuve que le prix payé est anormal dans le sens où il n’est pas le prix du marché).

→ Le lien de dépendance
Il marche dans les 2 sens : soit c’est l’entreprise française qui est dépendante de la société
étrangère, soit c’est la société française qui ont sous leur dépendance une société étrangère ( ex :
servie aux filiales étrangères sans rémunération).

Le lien de dépendance peut être un peu plus élaboré , on peut avoir une entreprise française et
une entreprise étrangère sont sous la commune dépendance d’une 3ème entreprise (= lien de
dépendance indirect).

Lorsqu’on dit dépendance, il s’agit soit une d’une dépendance juridique, soit une dépendance de
fait. La dépendance juridique : l’une des 2 sociétés dispose la majorité du capital ou du moins une
part suffisante de l’autre société, ou elle dispose de la majorité des votes dans l’assemblé de l’autre
société ( pacte d’actionnaire).
La dépendance de fait : liens financiers, interdépendance économique ( ex : convention financière
dans laquelle le prêteur aura un droit de regard sur les choix commerciaux) .
On n’a plus forcément des liens capitalistiques, mais économique. Une société peut être
indépendante juridiquement mais véritablement dépendante économiquement.

Exception à cette condition : lorsqu pays à fiscalité privilgé ou ETNC. L’administration n’a pas à
apporter la preuve du lien de dépendance, cette condition disparaît.

→ L’administration doit prouver qu’il y a eu un transfert de bénéfice, et donc prouver qu’il y a bien
eu un acte anormal, c-a-d des prix exagérés ou diminués.
C’est là où l’administration fait le travail le plus difficile à opérer. L’administration a des prérogatives
juridiques lui permettant de prouver cela.
Pour déterminer si le prix est anormal, il faut le comparer avec un prix normal. Il faut pour ça
déterminer ce qu’est un prix.
Si il y a une différence de prix entre ce qui est vendu aux sociétés indépendantes et aux sociétés
dépendantes, il y a présomption de transfert de bénéfice.

Démontrer qu’il y a bien eu transfert de bénéfice. Pour ce faire, elle doit établis des comparables :
elle compare les prix pratiqués par les autres entreprises en concurrence.
Il faut comparer avec un marché de pleine concurrence. Il y a des secteurs où il y n’y qu’une
entreprise ou quelques une.
Ex : haute technologie.
Le problème est qu’il y a pas d’entreprise vendant des biens similaires.
Ex : général electric médical system 6 juin 2018.
Base Erosion and profits : érosion de la base imposable et transfère de bénéfice.
COUR

Dans la directive 2016 164 , directive ATAD autorisant les états à se doter de mécanisme comme
l’exit-tax ect…

CHAPITRE DE CONCLUSION : ACTUALITE 6 mars 2019 ( projet de loi)

La GAFA : google amazon facebook et apple


Le projet du 6 mars 2019 portant création d’une taxe sur les services numériques.

L’article 1 intéresse. L’idée de ce projet de loi est de trouver un moyen de taxer les grandes
entreprises du numérique. La fiscalité française et la fiscalité internationales ont été construite sur
un modèle économique traditionnel : l’industrie et le commerce.
Avec le numérique, on peut faire commerce sur plusieurs marchés nationaux mais sans présence
effective sur ces territoires.
En Europe, Google est situé en Irlande. Le droit fiscal internationale ( OCDE) prévoit qu’une
entreprise est taxée au lieu de son siège social ou au lieu de son établissement stable.

Mais l’établissement stable requiert du personnel, des biens, du matériel.. Or, pour ces entreprises,
les bénéfices sont réalisés à partir de l’étranger ( en ce qui concerne la France). Ils sont situés en
France également ( locaux, entrepôt amazon) mais ce n’est pas eux qui vendent.

Les grands groupes, notamment les GAFA ont un schéma assez semblable : les groupes américains
ont une société filiale européenne situé en Irlande ( l’une qui vend, l’autre qui gèe l’exploitation
incorporel ,la marque). Une autre société non opérationnel au Pays Bas. Et une 3ème dans un
paradis fiscale.
Donc bénéfice réalisé en Irlande transféré au Pays bas puis paradis fiscaux ; la combinaise entre la
convention Néoirlandaise + la fiscalité pays bas sur les transfert fait que les grands groupes ne
payent quasiment pas de bénéfice.
En tout cas, la France ne taxe pas ces activités.

L’administration française a essayé, elle a redressé Google de 366 millions pour 2 années.
C’est de la retenu à la source : bénéfice réalisé en France par une société étrangère.
Google a fait un recours TA de Paris, Google a gagné car le TA de Paris a jugé que au sens de la
convention fiscale France/Irlande, il n’y avait pas d’établissement fiscale en France ni d’agent
dépendant.
L’administration fiscal a cherché à taxé les entreprises qui payent google pour être mieux référencé
sur Google.
Il y a 2 contrats de pub. Pour l’un des 2 contrats de pub , il y a un dans lequel une entreprise
française intervient.
Mais en réalité, lorsqu’une société française passe un contrat de référencement avec Google, le
contrat est passé avec Google Irlande, la société française n’est qu’un intermédiaire.
C’était le 12 juillet 2017, la CAA devrait jugé ça bientôt.

En l’état actuel du droit, l’administration française n’arrivent pas à taxer certains profits réalisés.
La 1ère démarche serait de modifier le droit fiscal internationale n trouve de nouvelles règles à
l’échelle internationale qui permettrait d’imposer le bénéfice d’Amazon, Google et autre entre les
différent Etats de l’UE.
Or, quelques pays européens sont défavorable à cela, notamment l’Irlande et les Pays-Bas.
Donc, ça coince au niveau européen.
La commission européenne a établis 2 projets de directive.
-La 1ère directive, c’est plus le but à atteindre : revoir la répartition des bénéfices à l’échelle
européenne, une refonte de la fiscalité au niveau européen. Dans l’idéal, chacun imposerait une
partie du bénéfice.
La notion que serait utiliser serait celle de la présence numérique. La présence numérique serait la
possibilité de démontrer un rattachement territorial enclenchant l’imposition. D’autre pays ont
déjà utiliser cette notion ; tel que l’Inde et Israël.
-La 2ème directive serait une étape, un compromis intermédiaire : Ce serait de prévoir une taxe
sur certains services numériques (cette disposition n’a pas été adopté).
Elle vise 2 catégories de service : la vente de publicité ciblés ET les services d’intermédiation ( c-a-d
que le site va servir d’intermédiaire, on peut acheter un produit Amazon sur un autre site, donc il y
a vente d’une plate-forme numérique).
La directive propose que l’état de l’UE soit habilité à taxer ces entreprises dans chaque pays. On
vise que les grandes entreprises ( plancher de CA). La taxe proposé par la directive c’est 3 % du
produit imposable.

La France a la volonté de faire une loi des services numériques. Le projet de loi français a été très
largement était inspiré par la directive européenne.
Le projet dispose que « les services taxables sont .. » puis on retrouve les 2 directives : un service
d’intermédiation ET la publicité ciblée ( basé sur les données personnelles).

Il y a un chiffre d’affaire minimum, au niveau mondial à savoir Il faut que l’entreprise réalise 750
millions de publicité ciblée, et en France il faut 25 millions.
La France ne taxe que les 25 millions .

De plus, il déterminé comment le service est réalisé en France. Le projet dit que les services
taxables sont fournis en France :
-Lorsque l’utilisateur est localisé en France
-Un de ses utilisateurs disposent au cours de l’année d’un compte ayant été ouvert depuis la
France et lui permettant d’accéder en service.

Le projet a prévu 3 tranches d’imposition :


- Moins de 200 millions  (toujours sup. À 25 millions ) : Le taux d’imposition est de 1% de la somme
- Moins de 400 millions : le taux est de 3 %
- Plus de 400 millions : le taux est de 5 %

C’est eux qui génère 65 % des revenus du numérique.

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