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sommairesommaire ppageage 33

RESPECTONS L’ARTICLE L 542-1 DU CODE DU PATRIMOINE

Art. L 542-1 : Nul ne peut utiliser du matériel permettant la détection d’objets métalliques, à l’effet de recherches de monuments et d’objets pouvant intéresser la préhistoire, l’histoire, l’art ou l’archéologie, sans avoir au préalable obtenu une autorisation administrative délivrée en fonction de la qualification du demandeur, ainsi que de la nature et des modalités de recherches. Les contrevenants sont passibles d’amendes de la classe 5. Cette réglementation a pour but la protection des sites archéologiques. Les autorisations de recherches archéologiques effectuées à l’aide de détecteurs de métaux sont à demander au préfet de la région concernée.

AVERTISSEMENT Ce fichier PDF a été réalisé avec une pré-maquette du numéro 24, et n’est donc pas une copie conforme de ce numéro. La pagination est différente, il manque la couverture, pas mal de pages, les publicités, etc. D’autre part, la mise en page peut laisser à désirer (chasse, justification, habillage des images, etc.)

SOMMAIRE SOMMAIRE SOMMAIRE

ssoommmmaaiirree

2424

Magazine

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Un trésor de haches en bronze

 

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La découverte d’un trésor pose parfois quelques pro- blèmes de conscience Nos conseils pour déclarer dans de bonnes conditions.

Nos conseils pour déclarer dans de bonnes conditions. . En photos, les différentes haches qui caractéri-

. En photos, les différentes haches qui caractéri- sent les Ages du Bronze.

Les Haches en Bronze

.10

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les Ages du Bronze. Les Haches en Bronze . 10 . . . . . .
les Ages du Bronze. Les Haches en Bronze . 10 . . . . . .

Chasseur de Trésor

. Un petit trésor contenu dans une boîte de “Mort aux Rats”.

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Le Baron des Adrets

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. Les “sauteries de la mort” du Baron des Adrets, ou les horreurs des guerres de religion.

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Les plages

pour une élite ?

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. . . . . . . . . . Les plages pour une élite ?

Identifiez vos trou-

vailles

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6 pages d’objets à identi- fier.

Réponses aux identifications

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Louis XIII le Juste

Des milliers de doubles tournois sont retrouvés chaque année. Mais pourquoi une telle abondance ?

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pourquoi une telle abondance ? . . . . . . . . . . .

Astuces et techniques

Savoir bien creuser est aussi important que la détection elle-même

 

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La page du Spectrum

. Un programme TOP, des astuces techniques. La page réservée du Spectroman.

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Forum du Chercheur

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Concours

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Racontez votre détecteur

 

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Trouvailles :

Trou de serrure

 

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. . . . . . . 37 Racontez votre détecteur   40 Trouvailles : Trou
. . . . . . . 37 Racontez votre détecteur   40 Trouvailles : Trou
. . . . . . . 37 Racontez votre détecteur   40 Trouvailles : Trou

. Une curieuse monnaie de Postume

Une méga rouelle

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Des sceaux à pleins seaux

 

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Quelques belles trouvailles réalisées fortuitement par les lecteurs. Pas sot.

réalisées fortuitement par les lecteurs. Pas sot. . Pensées, un soir d’hiver, d’un prospecteur à 13.8°
réalisées fortuitement par les lecteurs. Pas sot. . Pensées, un soir d’hiver, d’un prospecteur à 13.8°

. Pensées, un soir d’hiver, d’un prospecteur à 13.8° de Tension Passion (et d’autres).

Courrier des lecteurs

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. Les associations : Un miroir aux alouettes ?

Associations

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Sommaire des anciens n°

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. Petites Annonces

Abonnement

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Notre couverture : Bronze de pendule imité de l’antique. Photo LB

LE MAGAZINE DU MAGAZINE

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Vous avez lu dans la pres- se, un article concernant la découverte d’un trésor, une
Vous
avez lu dans la pres-
se, un article concernant la
découverte d’un trésor, une dé-
couverte archéologique, la destruc-
tion d’un site, une “affaire”, un projet de
loi ou d’arrêté, une étude sur des objets
ou des monnaies, un roman historique
ou une vidéo intéressante? Merci d’en
faire
profiter
les
lecteurs
de
Détection Passion en nous fai-
sant parvenir ces infor-
mations.

mmagazineagazine

fai- sant parvenir ces infor- mations. m m agazine agazine m m a a g g

mmaaggaazziinnee

20 ans d’archéologie dans les Côtes-d’Armor.

Jusqu’en avril 2000, les découvertes de 20 ans d’archéologie en Côtes- d’Armor seront exposées au Château de La Roche-Jagu à Ploëzal. 300 000 ans d’histoires sont évo- quées au travers des outils de pierre, des épées gauloises, des bijoux en or de l’âge du fer, des céramiques ro- maines et des objets médiévaux.

400 000 pièces d’argent au large de la Bretagne.

“Ouest France” (du 1er juin) nous ap- prenait qu’un trésor constitué de 400.000 pièces d’argent, estimé à 7 MF, étaient sur le point d’être ré- cupérées à 160 mètres de profondeur au sud-ouest de la pointe de Penmarc’h (Finistère), à 140 km des côtes et donc dans les eaux interna-

tionales (l’Etat Français ne peut donc

et ne pas toucher. Pour

que regarder

une fois

c’est justice !).

Un groupement d’assureurs néerlan- dais avait récemment ouvert la “chas- se”. C’est un bateau allemand qui est arrivé le premier sur les lieux, de- vançant de peu un navire suédois. Le trésor doit être toujours présent

dans le coffre-fort d’un vapeur hol- landais qui a sombré ici en 1890 et qui a été localisé. Il s’en passent des choses en Bretagne ! Merci Guénolé.

Complètement fêlé !

D.R (68) nous fait parvenir un ar- ticle du journal “L’Alsace” du 20 mai 99. “Cet article concerne l’acte d’un fou qui s’amuse à déterrer des obus et des roquettes non loin de chez moi, sûrement à l’aide d’un détec- teur de métaux, et qui ensuite les abandonne dans des lieux publics !

Il a déjà agit plusieurs fois dans la ville de Saint Dié et ce personnage sévit encore.

Je

me demande comment on peut être

c

à ce point . Quand on pense à ce

qui aurait pu se passer si des enfants avaient joué avec les munitions. Je lance donc un appel à nos amis pros- pecteurs des Vosges, s’ils sont en me- sure de mettre un frein aux agisse- ments de ce cinglé”. Ce sont en effet six engins explosifs de la première guerre mondiale, dont un obus allemand de 170 mm, qui ont été abandonnés sur les espaces verts du lotissement des Genêts, en plein centre ville à Sainte-Marie-aux- Mines, mais rien ne prouve qu’un prospecteur-fou soit derrière tout ceci. Attention à ne pas faire trop fa- cilement l’amalgame.

Attention à ne pas faire trop fa- cilement l’amalgame. Les neveux de Donald ont tout compris

Les neveux de Donald ont tout compris !

Des cailloux en Languedoc-Roussillon.

R.R tente dans un article du “Midi- Libre”(25.05.99) de nous convaincre que les dolmens et les menhirs du Languedoc-Roussillon n’ont rien à envier aux monuments mégalithiques de Bretagne. On dirait vraiment que R.R a une dent envers les Bretons

tant il ose les comparaisons. Tout cela pour vendre le bouquin d’un archéo-

c’est vrai que les men-

logue. Bon

hirs et les dolmens abondent dans la région Languedoc-Roussillon, mais pas la peine de rapetisser Carnac pour arriver à ses fins. Et encore précise-t- il : “sans compter les pierres fraîche- ment plantées sur son aire d’autorou- te (de la Lozère)”. C’est une chance !

Un chromosome du prospecteur ?

André (13) a trouvé, sur deux journaux différents, deux articles concernant deux personnes résidant à des milliers de kilomètres l’une de l’autre, deux prospecteurs hors du commun, d’où sa théorie : “Il existerait chez les prospec- teurs un gène, un chromosome que ne posséderait pas le commun des mor- tels”. Mais prospecteur ne signifie pas force- ment détecteur. C’est à l’oeil que Philippe traque le “tout et n’importe quoi” depuis 20 ans sur la grève entre Le Havre et Dieppe S’il n’est pas fait mention de détecteur, ses techniques “secrètes” de prospection ressemble pourtant aux nôtres ; l’étude des cou- rants et des vents par exemple. Il a même ouvert un musée à Pourville, as- socié au Musée de la mer à Dieppe. Ses trésors : des monnaies, dont un louis d’or de Louis XVI, des montres en pagaille, les vestiges de la mini-ar- mada canadienne (2000 hommes) sa- crifiée en 1942 pour tester la défense allemande sur la côte normande, des chaussures, des bouteilles à la mer, enfin plein de choses diverses et hété- roclites. Notons que nulle part dans cet article il n’est fait mention des lois et des règlements. Ca fait du bien, pour une fois. Et la fin “la plage est à tout le monde” est assez éloquente pour vous redonner espoir, même si l’on sait que ça n’est pas vrai. Le deuxième personnage habi- te Fukuota, au bord de la mer du Japon, au nord de l’île Kyushu. Depuis 30 ans, Ishii ramasse tout sur les plages. Cela va de la prémolaire de mammouth à la baleine morte en passant par les inévi- tables bouteilles à la mer. Sa maison est son musée. Trop exiguë d’ailleurs. Alors, il prête aux musées les objets de grande taille ou de grande valeur. Lui- même, enseignant l’histoire, organise des expositions à Tokyo et dans les autres villes japonaises. Mais qu’est ce qui anime donc les prospecteurs du monde ?

LE MAGAZINE DU MAGAZINE

Des archéologues au J.O

Mais non. L’archéologie n’est pas en- core une discipline olympique. Nous parlons du Journal Officiel. André (13) nous fait simplement remarquer que de plus en plus d’associations ar- chéologiques demandent, et obtien- nent, l’attestation d’agrément qui leur confère l’exercice des droits recon- nues à la partie civile, dans les af- faires de détection notamment. Ces associations auront alors des pouvoirs étendus pour confondre les prospecteurs, indélicats ou non. N’as- t-on pas vu certains d’entre-eux sim- plement inquiétés car quelqu’un avait noté la présence de leur véhicule non loin d’un site archéologique ? N’as-t- on pas lu que certains d’entre-eux avait été jugés déprédateurs de sites archéologiques, simplement pour avoir possédé un détecteur de métaux dans le coffre de leur voiture et se trouver très près d’un site archéolo- gique, et que d’autres avaient écopés de fortes amendes pour avoir simple- ment exposé quelques piécettes ter- reuses sur les foires à la brocante du Dimanche et avoir été dénoncés ? Je crois qu’en matière de détection, la justice française n’est pas digne d’une démocratie. Le Journal Officiel du 14 mai 98 don- nait l’agrément au Centre Archéologique du Var et à l’Association Lyonnaise de Sauvetage des Sites Archéologiques Médiévaux. A noter que l’article 2F des statuts de l’Ecole de la Prospection dit ceci :

Avoir pour objectif, à terme, de sol- liciter l’agrément prévu à l’article 4 bis de la loi n° 80-532 du 15 juillet 1980”, ce même agrément qu’obtien- nent les associations archéologiques. Mais que ferait donc l’Ecole de la Prospection de cet agrément ? On peut se poser la question à la lecture du bulletin associatif n° 6, jugé très stalinien, n’ayons pas peur du mot.

Daniel de Metz (voir ci-contre) gratifiait le ré- dacteur du R.L. de citations de trois grands au- teurs français qui “avaient compris la France bien avant nous”:

“Les lois se maintiennent en crédit non parce qu’elles sont justes, mais parce qu’elles sont les lois” Montaigne .

“Il me semble que la bureaucratie ait en France pour unique fonction de ne rien faire et de tout empêcher. Si tel est son rôle, il faut convenir qu’elle le remplit d’une façon irréprochable”. Delphine Gay de Girardin.

“A force d’être juste, on est souvent cou- pable

Pierre Corneille

Le coup de gueule de Daniel en Lorraine.

“Fidèle lecteur, dès le premier jour, de Détection Passion, j’apporte ma contribution à la connerie journalis- tique nationale, qui ne se contente plus d’être latente, mais qui est maintenant devenue palpable. Nous sommes, nous simples prospec- teurs, toujours des parias et des “poli- tiquement incorrects”. Daniel s’était insurgé à la lecture de l’article intitulé “La chasse au trésor n’est pas légale”, paru dans le Républicain Lorrain du 6 mai 99, à propos du jugement de l’affaire du tré- sor de Bouc. Insurgé au point d’écrire à la rédaction du journal et de deman- der un droit de réponse. Il insistait dans son courrier sur les pro- pos simplistes rapportés par l’auteur de l’article, qui visent à discréditer l’en- semble des prospecteurs en faisant croire aux lecteurs que la détection est dans tous les cas un délit, notamment, comme le dit le procureur Launoy, que “se promener avec un détecteur n’est pas compatible avec le droit de pro-

priété. Et se promener avec un fusil chargé sur la propriété d’autrui ? C’est légal ?” poursuit en substance Daniel, qui aurait vivement souhaité que le procureur n’applique que la loi, et n’en donne pas une interprétation personnelle. Peine perdue, la rédacteur en chef du Républicain Lorrain ne jugera pas bon de laisser s’exprimer Daniel dans ses colonnes, se permettant même de se mélanger un peu plus les pin- ceaux dans sa lettre de réponse, où la naïveté l’emporte sur l’inexactitude :

[ ] Bien que nous respections votre point de vue,il n’est pas question que nous puissions le considérer comme un droit de réponse, dans la mesure où vous n’avez pas été mis en cause dans ledit article. Par ailleurs, si le tribunal a condamné le retraité de Nancy, c’est qu’il avait toutes les raisons de le faire car, si vous le dites, l’usage des détec- teurs de métaux est totalement libre, la loi exige cependant la demande d’une autorisation adressée au Préfet de ré- gion lorsqu’il s’agit de prospecter sur un terrain qui appartient à autrui ; ce qui était le cas et vous oubliez de le préciser dans votre lettre”.

Et nous ajouterons celle-ci :

“Aux yeux de la Loi, un gredin qui la tourne est moins à craindre en son action qu'un homme de bien qui la discute avec sagesse et clairvoyance.

Georges Courteline

A la recherche du métal perdu

C’est le titre officiel de cette exposi- tion qui se tiendra jusqu’au 2 janvier 2000 au musée archéologique du Val d’Oise à Guiry en Vexin.

Un

peu ambigu, mais ne vous y trom-

pez

pas ; ce n’est pas l’objet que l’on

traque, mais le métal sain sous d’é- paisses couches d’oxydes. A cette occasion, vous pourrez voir

ce

qui se passe derrière les vitrines

car

l’exposition est basée sur les trai-

tements que subissent les objets avant

d’y

être exposés.

Un

laboratoire a été reconstitué, qui

met en scène les nouvelles techniques de restauration archéologiques. Les 23 et 24 octobre seront com- mentées gratuitement l’exposition et

le laboratoire de restauration du

musée.

A l’occasion des “Journées eu-

ropéennes du Patrimoine”, le presti- gieux site gallo-romain de Genainville sera ouvert au public les 18 et 19 septembre. Prière de laisser vos détecteurs à la maison. Musée de Guiry en Vexin ouvert tous les jours sauf le Mardi.

de Guiry en Vexin ouvert tous les jours sauf le Mardi. Le “trésor d’Adrien” a été

Le “trésor d’Adrien” a été vendu.

Ce trésor découvert fortuitement en

novembre 97 dans une forêt de la ré- gion parisienne a été vendu sous forme de “vente sur offres” par la C.G.B à Paris. Tous les lots ont trouvé preneur, de 50 F à plus de 4000 F, mais la plus grande valeur de cette trouvaille fut cet “instantané”de la cir- culation monétaire au XVIIe siècle.

TROUVAILLESTROUVAILLES

Petites haches

&

gros soucis

TROUVAILLES TROUVAILLES Petites haches & gros soucis Ce courrier anonyme a été reçu à la rédaction

Ce courrier anonyme a été reçu à la rédaction début juin, mais le n°23 était déjà bouclé. A noter que Monsieur X avait prévenu de sa découverte le se- crétariat de Détection Passion début mars. Nous devions le rappeler pour lui prodiguer des conseils relatifs à la déclaration de sa trouvaille. Hélas, le numéro de téléphone qu’il nous a laissé s’est avéré erroné, et les quelques re- cherches que nous avons en- treprises n’ont pas eu de succès Nous attendions donc de ce prospecteur qu’il nous rappelle, ce qu’il ne fit pas. Cette lettre ne nous aide pas beaucoup plus étant donné qu’il n’y est pas fait mention de son nom et de ses coor- données. Monsieur X désirait que ses propos soient publiés. C’est chose faite. Nous invitons donc Monsieur X à nous recon- tacter s’il le désire.

MM on histoire commen- ce un Samedi après-

midi de février 1999 vers 14 h. Je passe un coup de fil à mes

Ah ! Pas

Le premier doit emmener

“Bobonne” (Elle appréciera) faire les courses, et le deuxième regarde le rugby à la télé.

Bon c’est vrai que le temps est incer-

franchement pas terrible. Un

Allez, de

toutes façons, je serais mieux dans les bois plutôt qu’à rester devant la télé, et puis, les trouvailles ne vont pas tomber du ciel. Il faut y aller. Comme on dit parfois “petite pluie du matin n’arrête pas le pèlerin. Et aussi “les absents ont toujours tort”, l’histoire me le confirmant un peu plus tard. Je décide donc de prendre ma poêle,

petit coup d’oeil au ciel

deux coéquipiers habituels

de chance

tain

et zou

rage, me voilà parti dans les bois à la recherche d’une montre en or que mon père a perdu il y a une vingtaine

j’en ai

d’années. Il me faut un but

un tout cuit, et à la grâce de Dieu.

dans un grand élan de cou-

cuit, et à la grâce de Dieu. dans un grand élan de cou- Ci-dessus, quelques haches

Ci-dessus, quelques haches à talon du dépôt. On note quelques différences de fabrication. L’exemplaire de gauche est sans anneau. Le départ de la hache proprement dite est orné de traits fusants, alors qu’un triangle ou une patte d’oie orne les exemplaires à anneaux. A gauche, l’ensemble du dépôt découvert par Monsieur X à seulement 15 centimètres de profondeur en plein bois. Les haches étaient correctement empilées, croisées en bon ordre sur cinq niveaux. Dépôt de fondeur ou dépôt votif ?

Je suis sur le “tas” et je peux m’é- quiper de toute ma panoplie du par- fait chercheur. Bottes, casquette, bar- bour, piochon , casque, et quelques

petits

Un petit essai sur ma montre. Ouin Ouin ! Tout est en ordre. C’est parti mon kiki !

Un petit quart d’heure lorsque tout à

un cul de

cartouche. J’ l’avais pas celui’là ! A part ses petits frères, pas grand chose ne vient émouvoir ma poêle ce jour

Bref,

il est plus de 17 h et la nuit ne vas pas

tarder à tomber. Je trace en direction de la voiture, en balayant ample et sans grande conviction.

quand, tout à coup, le

méga Ouin Ouin, style Big Bang d’un avion supersonique dans mes écou- teurs. Un nid de culs de cartouches (merci les chasseurs) ? Un bidon d’huile de chaîne (merci les bûcherons) ? Non, ça a l’air large comme une roue de vélo. Je n’ai plus le courage de me baisser. Je commence à gratter le sol avec mon pied, j’ôte les feuilles et un peu d’humus. Ca “pète” toujours ! Bon, on va voir ce que c’est tout de même. Combien de prospecteurs ont- ils abandonné des trésors sous pré- texte qu’ils étaient lassés de déterrer des cartouches ? Je gratouille les premiers centimètres et je tombe dans les cailloux. Normal, c’est plein de cailloux par chez nous. Toujours ce son énorme. A quinze centimètres de profondeur, je sens une légère résis- tance et la terre a pris une couleur verdâtre qui ne m’émeut pas particu- lièrement à cette heure.

bonbons pour la route.

coup

Ouin Ouin ! Super

là. Pas plus de montre que de

Trente mètres

TROUVAILLESTROUVAILLES

Je tire un peu avec les mains, et là

la méga claque ! C’est pas Dieu pos- sible ! Ca n’arrive donc pas que dans les magazines (les bons bien sûr) !

Mais non, je ne rêve pas

une hache en bronze dans les mains.

j’ai bien

J’en reviens pas. Machinalement, je

repasse un coup de poêle dans le trou. Oh ! Il y a encore du monde. Je remonterais une, deux , trois, dix,

quarante haches ! La

nuit est tombée depuis longtemps. J’ai l’impression d’être dans un autre monde, de vivre un rêve. Je viens de trouver un TRESOR et je suis à coup sûr en ce moment le plus heureux des prospecteurs !

vingt, trente

Trois mois plus tard

Trois mois se sont écoulés depuis ce

fameux jour et je ne vois plus la chose du même oeil. L’excitation du mo- ment est retombée. Que faire de toutes ces haches !? Pourquoi les lois sont-elles si tordues, et si “aména- geables” selon les humeurs des auto- rités ? Pourquoi sommes-nous obligés de taire nos découvertes tels des cambrioleurs après leur méfait ? Sommes-nous si méchants, si nui- sibles ? Nous n’avons pourtant pas agressé des vieilles dames ni brûlé des voitures dans la rue !

Non, nous ne sommes que des pas-

sionnés de nature et de vieilles choses.

Alors, Messieurs, vous qui faites la

pluie

et le beau temps, soyez un peu

plus

indulgents, quitte à modifier

quelques textes de loi. Je pense que tout le monde s’y retrouverait ! Nos découvertes seraient alors profi-

tables à tous : chercheurs, grand pu-

Serait-ce une uto-

pie de penser qu’un jour nous puis-

sions librement exercer notre passion

et que nous ne soyons plus confondus

avec des vrais pilleurs de sites ar-

chéologiques ? J’espère que ces quelques lignes pourront faire avan- cer les choses. On peut toujours rêver !

D’ailleurs, n’est-ce pas le rêve qui nous anime ? Et l’espoir aussi

post-scriptum

Chaque hache mesure environ 150

mm de longueur. Elles étaient

rangées, croisées en bon ordre, sur

cinq étages, juste au pied d’une

borne en pierre de 15 X 15 cm. Ces objets ne se trouvaient pas sur un site archéologique connu, mais en pleine

forêt, qui, de plus, est un bien privé et familial, à plusieurs dizaines de ki- lomètres du premier site archéolo-

blic, écoles, etc

gique de la région.

Alors se pose la question : “Qui est propriétaire du trésor ? Et à propos de la loi de 89, connais- sez-vous un détecteur qui soit ca- pable de ressentir des piécettes, des tirettes et des boutons de culottes, sans pour autant pouvoir déceler des choses archéologiques, bref, un dé- tecteur avec lequel je suis certain de ne sortir que des objets sans intérêt qui ne m’amèneront pas d’ennuis ? Merci de me faire un devis. Je sais maintenant que l’on peut dé- couvrir n’importe quoi n’importe où, et que cela peut arriver à tous, débu- tants ou chevronnés. Il faut croire que c’est le hasard et la chance qui m’ont

fait passer exactement là où il fallait.

ça n’arrive pas que

dans les revues ! Et après ? Merci d’avance pour la parution de cet article. Continuez ainsi le maga- zine ; tout y est parfait et j’ai autant de plaisir à le lire que de détecter c’est pour dire !”

Je vous assure

DétectionDétection

PassionPassion

Tentons d’analyser votre récit afin d’indiquer la bonne marche à suivre aux éventuels inventeurs qui se re- trouveraient dans votre cas. Vous nous dites que vous recherchiez une montre qu’avait perdu votre père en plein bois. Vous n’aviez donc pas besoin d’obtenir une autorisation ad- ministrative car vous ne recherchiez pas quelque chose pouvant intéresser

l’histoire, si ce n’est celle de votre fa- mille. Ce sont déjà de bonnes condi- tions. Le bois étant une propriété fa- miliale, nous imaginons que l’autori- sation d’y pratiquer la détection était tacite. Un point à remarquer cependant ; vous précisez que le premier site ar- chéologique est à plusieurs dizaines de kilomètres de là. C’est évidem- ment inexact, car il y a des sites par- tout, connus ou inconnus, la preuve en est que votre découverte, même si elle ne relève peut-être pas d’un contexte cultuel ou d’habitat, est considéré ipso facto comme pouvant faire partie d’un site archéologique potentiellement intéressant. Bref, ce bois ne paraissait toutefois pas être très “riche” car vous n’exhu-

miez que des culs de cartouche

pas

de quoi fouetter un chercheur ! Mais c’est tout à coup que se posa le plus gros problème de la détection, l’argu- ment repris par tous les détracteurs de notre loisir :

Tout en ne le recherchant pas, vous découvrez quelque chose intéres- sant l’histoire. Aïe !

Les anti-détection vous diront que vous étiez donc bien potentiellement préjudiciable pour l’archéologie car votre action de récupérer ces haches a peut-être privé les chercheurs d’in- formations capitales (Malgré tout, vous êtes sensible à ce problème car vous avez noté la disposition des ob- jets dans le sol, chose que n’aurait probablement pas remarqué la majo- rité des prospecteurs). Bon, admet- tons, mais sans vous, ces haches avaient, dans les 10.000 ans à venir,

une chance sur 10.000.000 d’être dé- couvertes (à vue de nez). Peut-être un

ou la

construction d’une piste d’envol d’engins inter-galactique. Allez sa-

On vous dira aussi “Ces objets

étaient bien là où ils étaient. A l’heu-

re actuelle, l’archéologie ne s’occupe plus que des sauvetages, faute de moyens. Ces haches constituaient une réserve archéologique pour les fu- tures générations”. Bien, mais à condition qu’elles soient découvertes

ça se discute ; pour-

quoi différer l’étude de notre passé ? Attendre d’hypothétiques moyens

d’investigation plus sophistiqués ? Le mieux est l’ennemi du bien !

Ce qu’il faut faire :

arbre déraciné un beau jour

voir

un jour, et puis

Bref

voici ce que vous auriez dû

faire :

Dès l’instant que vous aviez compris en la sortant qu’il s’agissait d’une hache en bronze (ce n’est pas tou- jours évident de le savoir sur le coup, mais il semble que vous aviez quelques bribes de connaissances en ce domaine), il convenait de stopper là vos investigations, malgré le beau signal toujours présent à l’aplomb de la fouille. Vous étiez seul, sans autre témoin oculaire (quoiqu’on ne sache jamais car, à la campagne, il y a des yeux partout ).

Il fallait bien repérer les lieux, rebou- cher proprement le trou (et le camou-

fler) et

serein. Je sais

c’est dur, il vous aurait fallu beau- coup d’abnégation, mais c’était là une condition nécessaire afin de mi- nimiser les problèmes par la suite.

vous en aller

TROUVAILLESTROUVAILLES

Car c’est à ce moment qu’aurait com- mencé votre parcours du combattant.

Nous étions samedi soir ; l’article 14 de la loi de 1941 prévoit qu’une trou-

fortuite (n’ayons pas peur du

mot) doit être déclarée dans les 48 heures qui suivent la découverte au maire de la commune qui préviendra le préfet (voir Détection Passion n°1 pour les lois). S’il s’agit d’une petite commune, la mairie n’est peut-être ouverte que quelques heures par se- maine. Il fallait donc vous mettre en quête du maire.

Attention, la loi vous impose de faire une déclaration, mais pas d’apporter les objets ni de les confier au maire (comme cela a été fait pour le trésor de Bouc).

Vous étiez responsable des objets déjà en votre possession, mais c’est le propriétaire du terrain qui devenait responsable du dépôt encore en place. Aussi fallait-il obligatoirement le prévenir lui-aussi ! Si vous n’aviez pas son autorisation, vous risquiez alors d’être accusé de mille maux, d’être poursuivi et d’abandonner toute prétention sur la propriété de votre découverte.

vaille

L’article 716 du code civil ? Moitié à l’inventeur, moitié au propriétaire du terrain ?

Hélas, la jurisprudence n’a toujours pas reconnu la qualité d’inventeur à un prospecteur (malgré ce qu’on peut lire ou entendre). La justice prétend que les trouvailles ne sont pas réalisées par le plus pur effet du hasard puisqu’elles sont décou- vertes au moyen d’un détecteur de métaux. C’est injuste, mais c’est ainsi à l’heure actuelle (La justice est souvent le masque du courroux. Jean de Rotrou, 1609-1650) ! Votre part du magot sera ce que le propriétaire du terrain voudra bien vous concéder, à défaut de contrat préalable entre vous et lui. Dans le cas des haches qui nous intéressent, si le bois est un bien familial, il n’y aurait pas vraiment de problèmes particuliers sur ce point, mais, tou- tefois, on peut se poser la question suivante : L’article 11 de la loi de 41 stipule que la propriété des dé- couvertes effectuées au cours de fouille est partagée entre l’Etat et le propriétaire du terrain.

Car une fouille aurait été menée sur le dépôt si vous ne l’aviez pas arraché vous-même à la terre. Etant donné que le dépôt n’était pas légalement considéré comme un trésor (car dé- couvert au détecteur), les objets ex- humés en fouille par les agents de l’Etat allaient-ils à 50 % seulement au propriétaire du fond ? Le proprié- taire aurait-il donc intérêt à ce que vous sortiez illégalement le magot pour en récupérer la totalité par la suite ? Ouh là ! C’est bien compliqué

tout cela

et pas très moral !

Alors que faire ?

Négocier ?

Il est évident que les légistes n’ont pas prévu ce cas de figure, aussi cer- taines personnes pensent qu’il faut agir d’une autre façon, quitte à mar- cher à côté (mais pas bien loin) de la loi. Tout d’abord pour une bonne raison. Admettons que vous ayez découvert fortuitement un dépôt (haches, mon- naies, etc.), en dehors évidemment de tout contexte archéologique connu, et que vous l’ayez laissé en place comme nous vous le conseillons. Si vous le déclarez comme le veut la loi de 41, le propriétaire du terrain et le maire en seront prévenus et connaîtront l’endroit exact. Sans dou- ter un seul instant de leur probité, il faut avouer que les nouvelles vont vite à la campagne. Etes-vous assuré qu’une personne mal intentionnée n’ira pas déterrer le magot en votre absence (plus besoin de détecteur

pour ce faire ; une bonne pelle suffit) ? Vous seriez alors soupçonné (voire même accusé) d’avoir dégradé le pa- trimoine et spolié le propriétaire ! (Il y a malheureusement des précédents) Comment se prémunir d’une telle éventualité ? Mieux vaut s’adresser au bon Dieu plutôt qu’à ses Saints, et vous mettre directement en contact avec le Service Régional d’Archéologie de votre région (voir l’annuaire). Expliquez votre cas en détail sans révéler l’endroit exact. Si vos interlocuteurs font la sourde oreille, menacez d’abandonner le dépôt aux aléas de l’avenir.

négociez ! Exigez des

En un mot

assurances (les paroles s’envolent, les écrits restent) et accompagnez direc- tement l’archéologue sur le terrain sans passer par la case départ, c’est à dire le maire. De toutes façons, vous avez deux jours pour voir M’sieur le maire.

Quant au propriétaire du terrain, si, par mégarde, vous n’aviez pas d’au- torisation, tentez d’obtenir un bon ar- rangement, qui, comme le dit très jus- tement le proverbe, vaut mieux qu’un mauvais procès. A noter que si vous abandonnez tous vos droits sur le trésor, l’affaire, chose curieuse, sera solutionnée en deux coups de cuillère à pot. Peut- être même une poignée de main de part et d’autre Il vous reste aussi une autre solution, celle de faire trouver fortuitement le trésor par votre chien, votre fils ou votre grand-mère. Il faut croire que le fait est possible, à condition de possé- der suffisamment de sang froid et de répartie. Mais attention, c’est risqué même si le résultat - la livraison des informations aux chercheurs - est le même. C’est là que le bât blesse ! Pourquoi vouloir inquiéter un prospecteur de bonne foi et encenser un inventeur (de bonne ou de mauvaise foi peu im- porte) ? Celui-ci n’aura-t-il pas pré- levé le trésor en détruisant également

les informations archéologiques ? Pourquoi donc le prospecteur de bonne foi ne récolterait-il pas le fruit

de

cette chance qui l’a poussé a révé-

ler

fortuitement un pan de notre passé ?

Certes, un aménagement de la loi à

ce sujet pourrait profiter aux petits

malins et aux “oiseaux de nuit”, c’est pourquoi il est important, dans ce genre d’affaire, de prouver votre

en osant publier, comme

Monsieur X, votre trouvaille.

bonne foi

Mais comment ça marchait ?

S’il était besoin de prouver que

Monsieur X ne s’est pas contenté de déterrer ces haches dans un but pure- ment mercantile, celui-ci nous a fait parvenir, outre les photos du dépôt,

les résultats de ses expériences sur la

façon dont pouvaient être utilisées les

haches. L’objet ainsi restauré dans sa fonction première est beaucoup plus parlant que s’il était simplement au chaud dans une vitrine. On remarquera la très bonne conser- vation du bronze. En effet, Monsieur

X n’aurait probablement pas osé

fendre du bois avec des haches revê- tues d’une épaisse patine friable. Cette bonne conservation doit être le résultat de la compacité du dépôt et d’une excellente qualité du métal.

TROUVAILLESTROUVAILLES

TROUVAILLES TROUVAILLES Il advient parfois que des objets de l’âge du bronze soient retrouvés sans patine
TROUVAILLES TROUVAILLES Il advient parfois que des objets de l’âge du bronze soient retrouvés sans patine

Il advient parfois que des objets de l’âge du bronze soient

retrouvés sans patine aucune, laissant apparaître une belle couleur tirant sur le vieil or. La photo ci-contre en haut nous montre comment était emmanchée une hache à talon. Elle était fixée à un manche coudé bifide et retenu par un lien de cuir (?). On imagine que l’assemblage était mal conçu lorsqu’il s’agissait de retirer une hache prise dans du bois, c’est pourquoi on munit les haches à talon d’un anneau par le- quel passait un lien de retenue (photo du bas).

Il est admis que cet anneau constituait un progrès tech-

nique majeur, même si cela peut prêter à sourire à l’ère de l’ordinateur. Mais on peut supposer également, le quart du dépôt étant constitué de haches à anneaux, qu’il y avait des inconditionnels de la hache sans anneau, à moins que notre dépôt se situe à la charnière des deux “technolo- gies”, ce qui constituerait un document important pour l’étude de cette période que l’on peut situer aux alentours de 1200 ans avant J.C.

Dépôt votif

ou dépôt de nécessité ??

Mais que représentait un tel dépôt ? Etait-il lié à un culte précis ? Les haches étaient-elles des offrandes à la terre ?

A part quelques représentations de déesses mères, on ne

connaît pratiquement rien des croyances religieuses de cette époque. Il est étonnant de constater, qu’en

Normandie, plusieurs trouvailles de haches à talon ont été réalisées à peu de profondeur, notamment au siècle der- nier, qui comprenaient toujours une quarantaine de haches. Le chiffre est-il important en lui-même ? On peut

le supposer !

Le soin quasi-religieux apporté à l’empilage pourrait éga-

lement nous conforter dans l’idée d’un culte. Il est invrai- semblable qu’un enfouissement hâtif, lié à un événement malheureux, ait nécessité de telles précautions. De même, les trésors de haches à douille sont parfois découverts dis- posés en étoile parfaitement ordonnée. Pour notre dépôt, on peut écarter l’hypothèse d’un dépôt de fondeur car ceux-ci sont généralement constitués d’ob- jets cassés de récupération, ou bien d’objets bruts de fon- derie. Les trésors de colporteurs étant constitués d’objets neufs, on peut raisonnablement penser qu’il en est pas un, étant donné que quelques haches du dépôt sont ébréchées.

Je pense que l’hypothèse du dépôt cultuel est la plus pro-

bante ; peut-être accompagnait-il une sépulture toute proche. On entrevoit alors tout l’intérêt qu’une fouille scientifi- quement menée sur le site pourrait éventuellement appor- ter.

Nous espérons que nos conseils seront profitables à tous et qu’ils vous auront éclairé.

Vous pourrez découvrir plus loin une typologie géné- rale des haches en bronze. Les grandes caractéris- tiques en sont maintenant assez bien connues. Les chercheurs s’emploient désormais à étudier plus fi- nement tel ou tel type local, à tenter de retrouver les lieux de fabrications et de cerner la dissémination des objets à travers toute l’Europe. Malgré tout, cette pé- riode demeure très obscure sur bien des plans.

TYPOLOGIE DES HACHES EN BRONZE

Typologie

des

hhaacchheess

en

bbrroonnzzee

Utilisé dès le VIIe millénaire au Proche Orient, le cuivre natif était simplement mar- telé afin de produire des objets frustres. La maîtrise du feu par les potiers néoli- thiques permit l’élévation des températures des foyers. Le cuivre put ainsi être fondu et coulé, mais les armes ainsi produites restaient très fragiles. La métallurgie du bronze apparut en Europe vers 2000 ans avant notre ère. En ajoutant 10% d’étain au cuivre, on obtint un alliage plus résistant et plus facile à couler.

On parle ordinairement de trois grandes phases dans l’âge du bronze en France :

- 1800 - 1500 Bronze ancien haches plates.

- 1500 - 1200 Bronze moyen

haches à rebords et à talon.

- 1200 - 800 Bronze final

haches à talon à anneaux (?)

haches à ailerons et à douille.

Les haches plates (n°1 ci-contre) :

et à douille. Les haches plates (n°1 ci-contre) : En cuivre ou en bronze, ces haches

En cuivre ou en bronze, ces haches imitaient plus ou moins simplement les haches en pierre polie. Ce sont les plus vieux témoignages de la métal- lurgie du bronze dans notre pays, entre 1800 et 1500 ans avant J.C.

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Les haches à talon (n°4 ci-dessus) :

Pour remédier aux problèmes de la hache à rebords, les anciens ont la bonne idée d’y adjoindre une butée sur laquelle sont amortis les chocs. Les haches à talon se répandent par- tout en Europe au bronze moyen. Un type est particulièrement bien connu, c’est le type Normand (dont font par- tie les haches de Monsieur X), qui sera encore utilisé au bronze final. Les dépôts sont nombreux dans la ré- gion car il s’agissait de la route de l’Etain par où transitait l’étain d’Angleterre. La Normandie était probablement un important centre de production. Au bronze final, on améliorera les haches à talon en leur adjoignant un anneau latéral de retenue (voir photos page précédente).

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Les haches à rebords

(n°2 & 3 ci-dessous) :

Succédant aux haches plates, les haches à rebords apparaissent vers 1500 ans av. J.C. Le système d’em- manchement est encore précaire. Si la hache est associée à un manche en bois coudé bifide, le contrecoups risque toujours d’agrandir la fente du bois.

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TYPOLOGIE DES HACHES EN BRONZE

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Les haches à ailerons

(photo n°5 ci-contre et n°6 ci-dessous )

Vers 1200 avant J.C. apparaissent les premières haches à ailerons prove- nant d’Allemagne. Les ailerons parti- cipent à la bonne tenue du manche, mais un anneau de retenue sera toute- fois nécessaire sur la plupart des modèles du bronze final. On peut dé- terminer l’évolution de ces haches grâce à la position des ailerons. Les haches à ailerons et à anneau cô- toieront les haches à douille au cours du bronze final et jusqu’aux premiers âges du fer.

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Les haches à douille

(photo n°7, 8 & 9)

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Photo 5 : Haches à ailerons et à anneaux (Est). Photo 7 & 8 : Trois haches à douille ronde (Est). Photo 9 : Haches à douille carrée (Sud Ouest (?).

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On peut se demander pourquoi les haches à douille, qui constituent pour certains un aboutissement technologique, n’ont pas été “inventées” plus tôt, étant donné qu’il exis- tait des pointes de lance à douille depuis le bronze ancien Et puis, 1000 ans pour passer de la hache plate à la hache

à ailerons ou à douille

ne trouvez-vous pas cela un peu

long ? D’autant plus que la hache à emmanchement trans- versal, ressemblant à la hache actuelle, avait déjà été in- ventée, même à l’âge de pierre, bien qu’elle soit fort rare. Il y a donc de quoi se poser quelques questions !

VIVEMENT L’AGE DU FER !

Ces haches font leur apparition au début du bronze final. Le manche de la hache épouse l’intérieur de la douille, résolvant le problème du manche bifide. Ces haches sont mal-

gré tout sujettes à l’éclatement, chose qui se vérifie dans les dépôts de fon- deurs. La douille peut-être ronde (les plus anciennes ?) (photos 7 & 8) ou carrée (photo 9). La hache comporte un anneau latéral. On se demande à quoi il pouvait bien servir si le bois

Elles se déve-

lopperont jusqu’à l’âge du fer, no- tamment en Bretagne, où elles sont fréquemment retrouvées en dépôt. La petitesse et la mauvaise qualité de l’alliage de certaines haches Armoricaines ont laissé supposer qu’elles pouvaient servir de prémon- naies mais le fait n’est pas prouvé.

était bien emmanché

9
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Chasseur de de trésorsChasseur trésors

Détection Passion

Détection

Actions !

é s o r s Détection Passion Détection Actions ! Jamais deux sans trois ! Alors

Jamais deux sans trois ! Alors Vincent, une troisième bougie pour bientôt ?

Bonjour, je vous fait part de cet ar- ticle agrémenté de photos sur lequel

je viens de plancher. Il m’est difficile d’être régulier dans mes envois car la richesse des cour- riers dépend de mes trouvailles. Alors, entre deux douilles de fusil et quelques pièces en cupro-nickel, je vous en envoie un qui tient la route

DD ans mon village, en Meurthe et Moselle, d’anciennes légendes sur les maisons

Lorraines sont ancrées

dans les mémoires.

Que de fameux “on dit

que”

l’ancien proprié-

taire

des Napoléons

une caisse pleine

C’est

pas Dieu possible ! Il y a toujours quelqu’un pour vous rappeler une histoire ancienne de tré-

sor, de magot planqué. Il

y a toujours quelqu’un

pour vous rappeler aussi

que les propriétaires étaient radins

Il

faut toujours prendre

au

sérieux une rumeur ou

une légende. Une partie du moins, et, c’est à ce moment là qu’intervient le prospec- teur avec sa machine du

diable, qui, peut-être va “tuer” la légende Eh oui ! Avez-vous déjà pensé à ça ?

Le prospecteur est un tueur de légen- de au même titre que l’archéologue! En découvrant le trésor et en faisant la lumière, plus d’histoires, plus de déformations historiques, rien que la vérité Dans la maison que j’ai récemment

acquis existait une de ces

rumeurs,

à défaut d’être une légende. Pendant les travaux de rénovation, de la cave au grenier, les circuits de mon

Un trésor contenu dans une boîte de Mort aux Rats

de mon Un trésor contenu dans une boîte de Mort aux Rats Si vous planquez un
de mon Un trésor contenu dans une boîte de Mort aux Rats Si vous planquez un

Si vous planquez un jour un magot, évi- tez le papier. Préférez du sonnant et tré- buchant ! Vous ferez peut-être des heu- reux.

fidèle compagnon, mon CS2MX, ont

chauffé bien des fois en croyant dé-

busquer ce fameux magot

Mais quel magot au fait ? Les anciens propriétaires m’appren-

nent alors qu’il doit s’agir d’actions planquées alors que l’on m’avait parlé de Louis d’or. De la “paperas-

se” contre mon Scope

gal ! Même pas une piécette ? Le calme plat dans mes écouteurs ? J’ai fouiné dans tous les coins de la mai-

son, détecté et localisé tout ce qu’il y a de métallique et on me dit qu’il

s’agit de paperasse

ment, ce n’est pas juste. Je pose là mon Scope et j’abandonne !

UU n beau jour, comme on en aimerait plus sou- vent, en remontant de la cave, mon regard est at- tiré par une petite ouver-

Non, décidé-

Combat iné-

en vain.

ture dans le coin du mur. Je ne l’avais jamais remarqué. Il faut dire que la lumière est rare à cet endroit.

petites

pierres bouchent une étroite cavité.

Je les retire. Une boîte cylindrique

apparaît alors, 5 cm de diamètre, 13

cm de longueur, rouillée et bien lour- de. Eurêka ! De la paperasse ? Bien lourdes les actions

Non sans mal, j’ouvre la boîte. Avec délicatesse car c’est une boîte de “Mort aux Rats” ! Surprise ! Bonne ou mauvaise, je ne

J’avais espéré les

saurais dire

Naps’, mais ce sont cinquante pièces

en argent de 5 francs des années 60

Je

m’approche

Quelques

Chasseur de de trésorsChasseur trésors

Chasseur de d e trésors Chasseur t r é s o r s qui revoient la

qui revoient la lumière ce jour là. Egalement une pièce de 10 F en ar- gent. Il y a aussi des papiers roulés. Les fa- meuses actions ! En fait, ce sont des ordres de souscription, datant de 1965, pour 11000 F de l’époque. Une petite fortune bloquée à 4,25 % d’intérêts. J’ai cru sur le moment être en posses- sion d’une sorte de “bons au porteur”, mais je suis vite revenu sur terre, car hélas, ces “actions” ne relèvent plus que du cours du papier de récupération et du sentiment. Me reste plus que les pièces et les yeux pour pleurer dessus. La pièce de 10 F date de l’année de ma naissance. Consolation ! Voilà, j’en suis là aujourd’hui, mais je me pose quelques questions. En 1965, le propriétaire était distilla- teur. Comment a-t-il pu placer une telle somme ? Econome le bonhomme sans doute. Ou bien a-t-il découvert le trésor de Louis d’or dont on me parle

toujours ? Il l’aura changé en actions La rumeur a-t-elle été amplifiée, trans- mutant la paperasse en Louis d’or ? Le trésor doit être certainement aussi grand qu’un rêve d’enfant ! Qu’importe, il me reste dix ares à re- tourner et le puits de 9 mètres à vider. Lentement mais sûrement. Je n’ai pas dit mon dernier mot ! Au fond de moi, je ne suis pas peu fier d’avoir “refroidi” une partie de la lé-

gende, mais

jamais deux sans trois

comme dit le proverbe ! Qu’est ce que

Plus ra-

je deviens bon en détection

pide que mon Scope. Toutefois, je ne lui en veux pas. La cache dans un angle de mur était difficilement déce- lable avec un disque standard. Il m’au- rait fallu un détecteur à détecter dans les coins !

BB ref, le

dé-

tec-

teur

n’est

pas tout. Ayez toujours l’oeil en alerte car la ré- ponse n’est pas toujours dans le casque, et, quelque soit l’ob- jet que vous trou- vez, analysez le, car il pourrait bien “faire des

petits”. Et n’oubliez pas que nous sommes égaux face au hasard et à la chance. Bonne “prospect” à tous !

Bravo pour cette décou- verte et merci pour votre récit, mais, sans

vouloir être “rabat-joie”, sachez tou- tefois que ce magot n’est pas un tré- sor juriquement parlant. En effet, un trésor est une chose dé- couverte par hasard, mais sur laquel- le personne ne peut justifier sa pro- priété. Les papiers que vous avez dé- couvert portant le nom du souscrip- teur, les héritiers de cette personne sont légalement propriétaires du

magot. Dur dur le métier !

DPDP

VVoouuss aavveezz ddeess ddééccoouuvveerrtteess ccoommmmee cceelllleess-ccii àà vvoottrree aaccttiiff ?? EEccrriivveezz-nnoouuss !!

e e s s -c c i i à à v v o o t t
HISTOIRE & PETITES HISTOIRES
HISTOIRE & PETITES HISTOIRES

LesLes “sauteries“sauteries dede lala mort”mort” dudu terribleterrible

BBaarroonn ddeess AAddrreettss

ouou lesles horreurshorreurs desdes guerresguerres dede religion.religion.

par Serge Ostapiak.

AA son retour de la guerre du Piémont, François de Beaumont, Baron des Adrets, seigneur de la Frette, “une très ancien-

ne maison du Dauphiné”, fut nommé chef des légionnaires du Dauphiné, Provence, Lyonnais et Auvergne. Il avait abjuré le catholicisme en 1562 et avait pris le parti des calvinistes, plus par rancoeur envers le pouvoir royal que par une réelle aspiration re- ligieuse. L’un des premiers actes du Baron des Adrets fut de s’emparer de Lyon où il y commis de grandes dévastations et des saccages méthodiques qui sont restés légendaires. La nouvelle du massacre d’un bon millier de huguenots à Orange par les troupes catholiques mit le Baron des Adrets dans une rage folle. Ces crimes devaient être punis “oeil pour oeil, dent pour dent”. Ne racontait-on pas que trois cents maisons avaient brûlées, que tous les hommes avaient été massacrés, les enfants tués à coups d’arquebuse, les femmes violées, pendues aux poutres et leur cadavre exposé nu à la brutalité des soldats ? Un terrible vent de vengeance se leva, qui descendait du Dauphiné.

A droite, la forteresse de Mornas se prêtait bien aux “sauteries de la mort” du Baron. Des malheureux étaient précipités du haut de la falaise abrupte de 150 mètres de hauteur.

Le Baron fonça comme un ouragan en direction du Sud. Chevauchée ful- gurante qui impressionna et dérouta l’adversaire. Ses avancées furent foudroyantes. Il arriva à Montélimar et passa la garnison au fil de l’épée, fonça sur Pierrelatte qui ne résista pas à l’assaut. Les habitants furent torturés et mu- tilés ; le nez et les oreilles coupés ; pendus aux crémaillères des che- minées, le ventre ouvert pour s’assu- rer qu’ils n’avaient pas avalé de l’or ! Pendant que l’on rédigeait les articles de la reddition de la garnison, qui avait demandé la capitulation, trois cents catholiques furent massacrés à

coups de pique et d’épée. La garnison fut elle-même précipitée du haut des murailles. Les fameuses “sauteries de la mort” (Du haut des falaises ! Ne pas confondre “sauteries” et “saute- ries”) sont restées tristement atta- chées au nom du Baron des Adrets. A Bollène, la garnison fut égorgée,

Frappé de stu-

Vaison fut ruinée

peur, Serbelloni fit sortir un régiment d’Avignon. Le Comte de Suze réunit mille hommes et se posta avec deux pièces de canon sur les bords de l’Ouvèze où il attendit le Baron des Adrets. Il lui offrit le combat dans les environs de Cousans.

sur les bords de l’Ouvèze où il attendit le Baron des Adrets. Il lui offrit le

HISTOIRE & PETITES HISTOIRES

Après deux heures d’engagement, sans avantage marqué de part et d’autre, le Baron, furieux de n’avoir pas pu exterminer ses ennemis, se di- rigea sur Avignon. Il apprit alors que les protestants les plus riches et les plus influents de Grenoble avaient été précipités dans l’Isère par les soldats de Maugiron. Il rebroussa chemin avec un corps de cavalerie et s’empara de Romans. A Saint Marcellin, il égorgea trois cents soldats de Maugiron. Celui-ci, pris de terreur, gagna les montagnes de Savoie en s’enfuyant par une porte dérobée de la ville après avoir “gon- flé” de vin les soldats. Le Baron se présenta devant le prieuré de Marnans, mais le prieuré résista. Il y mit finalement le feu et passa sa colère sur le prieur en le fai- sant trépasser sous les arquebusades.

Enfin Mornas est là. On est frappé par l’importance de cette forteresse, véritable verrou de la vallée du Rhône, occupé depuis le néolithique. Ses murailles gardent le souvenir du déferlement des Sambres et des Teutons qui venaient de battre à Orange une armée romaine forte de quatre-vint mille hommes. Mais pour revenir à cette période meurtrière du XVIe siècle, Mornas

fut le théâtre d’épouvantables cruautés. Mornas fut pris d’assaut. Cent soldats et officiers catholiques se retirèrent dans le château, suivis des habitants. Après quelques jours d’héroïque, mais inutile, résistance, ils capitulèrent. Les assiégés auraient la vie sauve s’il sortaient désarmés du château. A leur sortie, les huguenots se jetèrent sur eux l’épée à la main et les massacrèrent. Ceux qui ne furent pas découpés en morceaux furent jetés dans le vide par les fenêtres. Lorsque l’un d’entre eux s’agrippait aux grilles, on lui coupait les doigts Les femmes et les enfants ne furent pas épargnés. Ils s’étaient cachés dans des caveaux creusés sous la cha- pelle. Quand les huguenots, ivres de sang, firent irruption, ils en égorgè- rent plus de cent vingt. Les huguenots n’eurent de cesse de frapper lorsqu’il n’y eut plus rien de vivant et de ca- tholique. Ils déposèrent les cadavres dans des barques qu’ils abandonnè- rent aux courants du Rhône, avec ces inscriptions “Ô vous, gens d’Avignon, laissez passer ces mar- chands car ils ont payé les droits à Mornas”. L’épouvante régnait dans les cam- pagnes. Le Baron des Adrets pilla et incendia les églises. Il vint à Mondragon, et

passa la garnison provençale au fil de l’épée. Arrivé aux portes de Montbrizon avec quatre mille hommes et de l’ar- tillerie, le Baron des Adrets fit donner du canon. Montbrizon était défendu par Montcelard et six cents hommes. Montcelard était un vieil ami du Baron ; il lui avait même sauvé la vie en Piémont. Une brèche fut ouverte au-dessous de la porte de la poterne. Le 14 juillet à 7 heures du soir, les huguenots péné- trèrent dans Montbrizon. La nuit du 14 et toute la journée du 15 retenti- rent du cri des victimes catholiques. Huit cents personnes périrent en 24 heures. La ville était jonchée de ca- davres. Le sang coulait de toutes parts. Dix-huit personnes, dont Montcelard, rescapées du carnage, s’étaient réfugiées dans un fort. Le Baron s’en empara facilement, fit couper quelques têtes et s’en alla dîner serein. Il rejoignit ensuite les survivants et les rassembla au som- met de la tour du château. Il s’amusa fort de les voir sauter du sommet et s’écraser, les mains liées, au pied de la tour assise sur les rochers. Montcelard lui-même dût sauter. Le 15 au soir, Le Baron des Adrets quitta Montbrizon pleine de cadavre.

Verrouillant le Rhône, Mornas dévelop- pe ses fortifications sur près de deux kilomètres. HISTOIRE &
Verrouillant le Rhône, Mornas dévelop-
pe ses fortifications sur près de deux
kilomètres.
HISTOIRE & PETITES HISTOIRES

Le

16, il se présenta devant Montron

la garnison venait de quitter préci-

pitamment le fort. Ici encore, le baron réclama et obtint sa “sauterie”. Un capitaine fut précipité du haut du donjon ; le curé et le marguillier se- ront jetés du clocher ; le châtelain était mort depuis peu, mais qu’impor-

te

le traîna dans la rue.

A Valréas, les catholiques étaient

beaucoup plus nombreux. Le premier assaut ne donna rien. Le Baron re-

groupa alors tous les assaillants et at- taqua par un autre endroit. Le Comte

de Suze échappa de justesse à l’en-

cerclement, laissant sur place son ar- tillerie. La bataille fit périr plus de deux mille catholiques. Le Baron des Adrets prit le fort de Sorgues, qu’il brûla avec sa garnison, et fonça à nouveau sur Avignon. Serbelloni tenta de lui tendre un piège, mais le Baron était un homme rusé et Serbelloni ne dut son salut qu’à la vélocité de son cheval.

on l'extrait de son cercueil et on

Dans la hiérarchie des persécu- teurs, le Baron des Adrets doit être placé à un rang plus élevé encore que le Baron d’Oppède. Il est impossible de récapituler tous ces épisodes guerriers, tous ces bains de sang et ces massacres, ni de comptabiliser toutes les victimes.

Le nom du Baron des Adrets est resté

dans la mémoire populaire comme la personnification du meurtre et de la des- truction. Il fut fait prisonnier un peu plus tard,

mais il récusa le tribunal et redevint ra- pidement libre grâce à la “Paix d’Amboise” qui mit fin en 1563 à la première guerre de religion. Des chefs protestants, dont Condé et Coligny, outrés par son sadisme, blâmè- rent sa conduite. Vexé, le Baron retour-

na sa veste d’assassin et revint au parti royal.

Valette, général de l’armée du Roi, sut si bien flatter le vieux lutteur, qu’il remit l’épée au côté et s’enga- gea dans une ultime campagne, mais contre les protestants. “J’ai fait les huguenots, dit-il, je veux maintenant les défaire !”. Il rentra à Grenoble et à La Frette sur une dernière victoire et mourut dans son lit en 1587 en son château du Dauphiné. Entre 1960 et 1974, on pratiqua une série de sondages dans le château, dont l’unique but était de découvrir un soit-disant trésor, mais ceci est une autre histoire

Les guerres de religion ont été terribles en France. Des hameaux entiers ont été ruinés et parfois abandonnés. Dans les labours, les vignes et les bois aux abords des villages, on rencontre fréquem- ment des objets qui témoignent encore de la vie au XVIe siècle. Et combien d’enfouissements ont-ils eu lieu devant la fureur de la soldatesque ? Catholiques, protestants ou mercenaires, c’é-

Et c’est toujours

tait du pareil au même hélas d’actualité !

Sources :

“Histoire des guerres de religion en Provence 1530 - 1598” Tome pre- mier par D° Gustave Lambert. “Monuments méconnus de Provence” par Henri-Paul Eydoux. “L’étrange figure des Baron des Adrets” par Gilbert Dalet. “Cités mortes et lieux maudits de France” par Henri-Paul Eydoux. “Du Baron des Adrets : Souvenirs et vestiges en Grésivaudan” de Daniel Roussin.

de France” par Henri-Paul Eydoux. “Du Baron des Adrets : Souvenirs et vestiges en Grésivaudan” de
de France” par Henri-Paul Eydoux. “Du Baron des Adrets : Souvenirs et vestiges en Grésivaudan” de

RESPECTONS L’ARTICLE L 542-1 DU CODE DU PATRIMOINE

Art. L 542-1 : Nul ne peut utiliser du matériel permettant la détection d’objets métalliques, à l’effet de recherches de monuments et d’objets pouvant intéresser la préhistoire, l’histoire, l’art ou l’archéologie, sans avoir au préalable obtenu une autorisation administrative délivrée en fonction de la qualification du demandeur, ainsi que de la nature et des modalités de recherches. Les contrevenants sont passibles d’amendes de la classe 5. Cette réglementation a pour but la protection des sites archéologiques. Les autorisations de recherches archéologiques effectuées à l’aide de détecteurs de métaux sont à demander au préfet de la région concernée.

AVERTISSEMENT Ce fichier PDF a été réalisé avec une pré-maquette du numéro 24, et n’est donc pas une copie conforme de ce numéro. La pagination est différente, il manque la couverture, pas mal de pages, les publicités, etc. D’autre part, la mise en page peut laisser à désirer (chasse, justification, habillage des images, etc.)

“Je suis jeune, il est vrai ; mais aux âmes bien nées, la valeur n'attend
“Je suis jeune, il est vrai ; mais aux âmes bien
nées, la valeur n'attend point le nombre des
années. (Corneille. Le Cid, II, 2, Rodrigue).
Thomas, 13 ans, utilise un Scrapper.
TOUS A LA PLAGE !

Du matériel de pro’ :

Le coffret complet, la pierre de touche et ses cinq acides pour

490 F

seulement (+ 50 f de port).

ses cinq acides pour 490 F seulement (+ 50 f de port). Pour reconnaître l’alliage d’une

Pour reconnaître l’alliage d’une monnaie ou d’un bijou, le nécessaire à toucher vous permettra d’identifier l’or (à 18, 10-14 et 8-12 carats), ainsi que l’argent et le platine.

Disponible chez France Détection Services chemin des Estourans 84250 LE THOR Tel : 04.90.33.75.14

plageplage,

La

seulement pour les pros ?

Vous avez pu constater, qu’hormis quelques pages sur l’aptitude des BOUNTY HUNTER à bien fonctionner sur “sable mouillé” (n°22), où nous exposions nos excellentes conclusions, Détection Passion ne vous a pas ressorti cette année les sem- piternels conseils que nous retrouvons chaque été dans les magazines pour faire vendre du détecteur à cette période de l’année. Fi de la pelle tamis en plastique, fi des bon-plans- buvettes et du Club Mickey ! Tout le monde connaît. Non ? Si vous êtes débutant, lisez nos pages spéciales (14 à 21) dans le n°17 (juillet août 98) de Détection Passion. Malgré le fond un peu trop bleu, vous saurez tout, ou presque, sur les techniques de recherche, sur les outils de creusage (ou de creusement, c’est du pareil au même et c’est français), et plus succinctement sur les meilleurs détecteurs à plage et la façon de les uti- liser. Nous avions écrit cet article suivant les conseils avisés, mais néanmoins restrictifs, d’un “profes- sionnel” du beachcombing car nous ne sommes pas nous-mêmes spécialistes de ce genre de ce dé- tection. Comme les pros le savent, l’été n’est pas la meilleure saison pour traquer la chevalière vaga- bonde. Les petites tempêtes d’automne et d’hiver font de bien meilleures époques. Aussi nous pour- rions écrire des choses nouvelles sur le sujet tout au long de l’année, mais, pour ce faire, nous au- rions aimé correspondre avec des spécialistes qui accepteraient de nous livrer quelques secrets sur leur technique, mais souhaitent-ils réellement dé- voiler ces “p’tits trucs” qui permettraient à la concurrence nombreuse de venir piétiner leurs plates-bandes ? Car ne nous leurrons pas, il n’y a pas de comparaison possible entre le pro et l’aoû- tien qui débarque à Saint Malo avec sa poêle, même s’il a bien lu notre dossier de l’an passé. Plusieurs raisons à cela, hormis les secrets tech- niques. Nous l’avions dit, chaque plage est unique dans sa topographie et ses courants, et les résultats se mesurent au temps passé sur la grève, c’est d’ailleurs pourquoi la grande majorité des pros vi- vent sur le littoral, parfois même dans de drôles de “détectamobiles” (dixit Gaston B.). Et la Méditerranée ? Nous avions écrit qu’il était possible de la comparer un grand lac. Des lecteurs nous ont affirmé que les techniques étaient bien particulières, mais aucun d’entre-eux ne nous a proposé de les décrire. Alors, si vous désirez que Détection Passion soit de plus en plus attrayant, n’hésitez pas à apporter des pierres à l’édifice ; pourquoi pas une page ré- servée à la plage dans chaque numéro ?

I dentifiez vos trouvailles te, Vous êtes numisma- collectionneur, historien, ou vous avez tout simplement

I

dentifiez vos

trouvailles

te, Vous êtes numisma- collectionneur, historien, ou vous avez tout simplement déjà dé- couvert le
te,
Vous
êtes numisma-
collectionneur,
historien, ou vous avez
tout simplement déjà dé-
couvert le même type d’ob-
jet qu’un lecteur nous soumet
ici à identification? N’hésitez
plus et faites nous parvenir vos
réponses sans tarder. N’oubliez
pas de noter le n° de l’objet ou
de la pièce sur votre courrier.
C’est par l’entraide et la solida-
rité que nous pourrons faire
évoluer notre passion dans
le bon sens, celui de la
culture et du respect
de notre patrimoi-
ne commun.

DI n°2401 de Patrick (83).

Objet découvert

dans le Var, re- couvert d’une patine lisse de couleur marron clair. Hauteur 50 mm. La base et la queue du

coq

sont

creuses.

50 mm. La base et la queue du coq sont creuses. DI n°2402 de J.Pierre (30).

DI n°2402 de J.Pierre (30).

du coq sont creuses. DI n°2402 de J.Pierre (30). Objet en fer trouvé dans les vignes.

Objet en fer trouvé dans les vignes. Histoire, origine ? Poids 60g. Longueur 180 mm.

DI n°2403 de Guillaume (94).

Qui peux m’aider à identifier cette pièce de monnaie en bronze ? Diamètre 30 mm. (photos ci-contre). Avers : CHARLES DE VILLEMONTEE.SR DV FRESTOY . Un écusson au centre, avec un griffon sur 6 pics, surmonté d’un panache. Revers : FVNDAMENTA.EIVS IN MONTIBUVS SANCTIS, et au centre : ET IPSE FVUNDAVIT EANALTIS SIMVS. Histoire ?

DI n°2404 de Pascal (59).

Objet en cuivre avec agrafe à ressort au revers, longueur 35 mm. Peut-être un insigne militaire ?

au revers, longueur 35 mm. Peut-être un insigne militaire ? DI n°2405 de Laurent (78). Petit

DI

n°2405

de

Laurent

(78).

Petit personna- ge plat en bronze, hauteur 50 mm. Vestiges d’un clou (?) en fer au verso. Epoque ?

50 mm. Vestiges d’un clou (?) en fer au verso. Epoque ? DI 2303 DI n°2406
DI 2303
DI 2303

DI n°2406 de J.Luc (27)

1 : Quel est cet objet ? Bronze, lon-

gueur 60 mm. DP : Il s’agit bien évidemment d’une clef gallo-romaine, mais les lecteurs pourront peut-être nous en dire d’avantage, et nous faire parvenir des photos, ou des dessins, des clefs qu’eux-même possèdent.

2 : Epoque de cette pointe de flèche ?

Quelle est l’armée qui utilisait de telles flèches ? Longueur 60 mm. DP : Vous avez oublié de préciser la nature du métal, mais étant donné la précision du dessin, nous imagine- rons qu’il s’agit du bronze.

la nature du métal, mais étant donné la précision du dessin, nous imagine- rons qu’il s’agit
DI 2303
DI 2303

IDENTIFICATIONS

DI n°2407 de René (81).

Deux objets découverts sur des terres agricoles près d’Albi.

1 : Une amulette phallique qu’il n’est

pas besoin d’identifier, car on en connaît désormais l’histoire grâce à votre excellent article sur le sujet paru dans le D.P. n°16. Longueur 39 mm. Poids 10 g. Un an- neau de suspension au revers.

39 mm. Poids 10 g. Un an- neau de suspension au revers. 2 : Un pendentif

2 : Un pendentif en bronze (Longueur

35 mm. poids 16 g), sur lequel vous voudrez bien m’éclairer.

mm. poids 16 g), sur lequel vous voudrez bien m’éclairer. DI n°2408 de Truc (22). Quelques

DI n°2408 de Truc (22).

Quelques photos d’objets pour identi- fication. 1 : Trouvé sur une plage, cet objet (bague ?) ressemble à une rouelle à bosses. Il est en plomb (?) avec des cabochons en pâte de verre. Diam. ext. 25 mm.

2 : Bague en argent trouvée sur une plage.

3 : Agrafe en bronze, 37 mm.

4 : Bracelet en bronze argenté trouvé sur une plage, 62 mm.

5 : Boucle (?) trouvée sur une plage. Bronze, 28 x 35 mm).

6 : Objet bronze cassé, 37 mm.

DI n°2409 de Gwen (Bretagne).

Un érudit pourrait-

il me renseigner sur

ce pistolet en bronze (long. 82 mm), fonctionnant à poudre, découvert dans un champ de Corrèze. Lettres ?G et TM

poinçonnées sur le côté dans un car- touche ovale. TM = Manufacture de Tulle ?

A qui et à quoi ser-

vait cette petite arme, et à quelle époque ?

à quoi ser- vait cette petite arme, et à quelle époque ? DI n°2410 de Jérôme

DI n°2410 de Jérôme (38).

1 : Pièce en argent très fine trouvée dans un champ, 28 mm. Epoque ?

2 : Pièce découverte dans les bois,

couleur argent, 20 mm.

3 : Pièce trouvée dans les bois parmi

une quinzaine d’autres, dont le n°2, sur 100 M 2 . Il n’y a plus rien autour. Cette pièce possède une couleur verte. Je pense qu’elle en cuivre à l’intérieur et en bronze à l’extérieur (!).

cuivre à l’intérieur et en bronze à l’extérieur (!). 2 DP : Ces pièces constituent proba-
2
2

DP : Ces pièces constituent proba- blement les témoins d’une occupation

du lieu au Ier siècle de notre ère (ha-

dont il ne sub-

bitat, lieu de culte

),

3
3

siste plus rien de visible en surface. Il serait souhaitable que vous en fassiez part au Service Régional de l’Archéologie de votre région. Quant à la pièce n°3, il s’agit d’un “As de Nîmes” datant du tout début de l’ère chrétienne. Buste d’Auguste et d’Agrippa à l’avers. Au revers, un crocodile, symbolisant l’Egypte cap- tive, enchaîné à un palmier, et les ins- criptions COL NEM (colonie de Nîmes). Cette pièce est en bronze et il semble que la patine de l’avers se soit écaillé, mais il ne s’agit pas d’un autre métal. Nous laissons les lecteurs nous ins- truire sur vos autres pièces.

les lecteurs nous ins- truire sur vos autres pièces. DI n°2411 de Thierry (59). Statuette en

DI n°2411 de Thierry (59).

Statuette en bronze (hauteur 68 mm) dé- couverte dans un champ, sur un point haut, hors de tout contexte archéolo- gique. Une très ancienne ferme est située à 1 kilomètre de là. Elle représente un moine tenant un bâton (ou une épée) dans la main. Sur le côté pend un chapelet. Des traces de rouille à la base font pen- ser que cet objet était fixé à quelque chose. J’aimerais bien connaître l’origi- ne et l’usage que l’on faisait de cette satuette.

DP : Il doit s’agir d’un pèlerin avec son bâton plutôt que d’un moine. Il est fréquent de rencontrer des ex- trémités de manches de cuillère de la même facture, quoique plus petits et plats au verso. Ils sont datés du XVe ou du XVIe siècle. Votre objet doit être un manche d’ustensile en fer (clef, couteau ) de la même époque (?). Vérifiez si un itinéraire de pèleri- nage ne passe pas dans les envi- rons immédiats de la trouvaille.

(?). Vérifiez si un itinéraire de pèleri- nage ne passe pas dans les envi- rons immédiats
DI 2408
DI 2408
DI 2408
DI 2408

DI 2408

DI 2408

IDENTIFICATIONS

DI n°2412 de Ludovic (82).

1 : Peut-être un fragment d’enseigne

de pèlerinage, trouvé dans un cours

d’eau. Bronze ? 35 x 17 mm.

2 : Sorte d’insigne en cuivre destiné à être cousu ou collé, découverte près d’un vieux château. 10 mm de diamètre. Poids 2 g.

près d’un vieux château. 10 mm de diamètre. Poids 2 g. DI n°2413 de Alain (58).

DI n°2413 de Alain (58).

Rondelle en plomb percée de deux trous, trouvée dans

une vigne. Le chiffre

VI

sur l’avers et lisse

de

l’autre. Poids 20 g,

sur l’avers et lisse de l’autre. Poids 20 g, 25 mm de diamètre, la même taille

25 mm de diamètre,

la même taille que l’objet présenté en

DI 1721A.

DP : Ces rondelles en plomb sont fré- quemment découvertes dans tous les milieux. Sans en être certain, on a dit qu’il s’agissait de poids destinés à alourdir le bas des robes. Le n° doit correspondre au modèle. Un coutu- rier pourrait-il confirmer ?

DI n°2414 de Pierre (47).

Objet en bronze découvert près d’une voie ancienne où j’ai trouvé des pièces exclusivement du XVIe et

où j’ai trouvé des pièces exclusivement du XVIe et XVIIe siècle. La tige horizontale de section

XVIIe siècle.

La tige horizontale de section ovoïde

présente des méplats “limés” sur toute sa longueur. Les têtes de section triangulaire présentent des stries al- lant de la base au sommet ainsi qu’une strie bordant la base.

de la base au sommet ainsi qu’une strie bordant la base. DI n°2415 de Machin (Là).

DI n°2415 de Machin (Là).

1 : Monnaie gauloise en bronze dé-

couverte dans le Val d’Oise. Quelle attribution ? Diamètre 15 mm.

dans le Val d’Oise. Quelle attribution ? Diamètre 15 mm. 2 : Objet concave en bronze

2 : Objet concave en bronze à patine

vert émail. 70 x 75 mm. L’attache est ouverte. Pendant de harnais antique ?

75 mm. L’attache est ouverte. Pendant de harnais antique ? DI n°2416 de Armindo (93). Statuette

DI n°2416 de Armindo (93).

Statuette d’évêque (crosse) polychro- me, en plomb mas- sif , découverte en trois exemplaires identiques dans un même champ au nord de Roissy en France. Hauteur 80 mm.

DP : Personnages de crèche ou au- thentiques ex-votos d’une époque révo- lue ? Avis aux spé- cialistes.

d’une époque révo- lue ? Avis aux spé- cialistes. DI n°2417 de Sébastien (39). Objet en

DI n°2417 de Sébastien (39).

Objet en bronze fragmenté sur lequel je peux apercevoir comme une tête de bélier stylisé.

je peux apercevoir comme une tête de bélier stylisé. DI n°2418 de Manu (69). Pouvez-vous identifier

DI n°2418 de Manu (69).

Pouvez-vous identifier cet objet bi- zarre coulé en alliage plomb et argent (la couleur véritable tire sur le gris sombre). Diamètre extérieur de l’an- neau 23 mm. Le bout est percé. Un détail : L’objet a été trouvé près d’un ruisseau.

détail : L’objet a été trouvé près d’un ruisseau. DP : Il est tout à fait
détail : L’objet a été trouvé près d’un ruisseau. DP : Il est tout à fait

DP : Il est tout à fait normal que cet objet soit associé à l’eau car il s’agit d’une bague “poire à eau”. Cherchez bien et vous devriez trouver un trou sur le chaton de la bague. Il manque évidemment la poire en caoutchouc qui se tenait cachée dans le creux de la main du chenapan prêt à arroser le museau de la victime trop curieuse. Bravo à notre directeur de la publi- cation qui nous dit avoir joué avec une poire à eau dans sa prime jeu- nesse. C’est dire si c’est vieux ! (Mais non, allez, pas tant que ça

N hésitez plus ! Faites-nous parvenir vos demandes d’identifications, accompa-

gnées de bons frottis, de dessins ou de photos. (Au lieu de nous envoyer des sorties papier de vos photos numériques ou de vos “scannages”, préférez nous envoyer une disquette avec les photos*. Nous pourrons gagner en qualité). N’oubliez pas d’indi- quer, à part sur papier, la taille, le poids et le métal, ainsi que tous les petits détails curieux que vous pourriez relever. Merci.

*A propos de photos sur disquette, merci à Jean Claude des Alpes Maritimes pour sa disquette, mais, pour la sécurité, nous ne pouvons pas ouvrir des fichiers Word prove- nant d’anonymes. Les photos doivent être de format gif, tif, jpeg ou bmp et non pas inclues dans un document texte.

IDENTIFICATIONS

DI n°2419 de Sylvain (28).

Petite monnaie en argent découverte l’été dernier dans un labour, diamètre 12 mm. Epoque, histoire, diffusion, tirage (!), valeur ? Petit truc : Pour réaliser ce dessin, j’ai utilisé un photocopieur . J’ai ensuite calqué l’image obtenue, grisé les re- liefs pour redonner du volume à l’en- semble et rephotocopié le tout.

du volume à l’en- semble et rephotocopié le tout. DP : Nous imaginons que vous avez,

DP : Nous imaginons que vous avez, au départ, agrandi l’image de la pièce, mais il eut été utile de nous fournir également la photocopie ori- ginale, car, même si le dessin corres- pond bien aux reliefs, je doute que quelqu’un puisse identifier cette pièce. Cependant, on peut toujours espérer.

DI n°2420 de Michel (69).

1 : Pièce “vert de gris”. 21 mm. 2 : Objet bronze 55 mm, tête de cheval. Un passant en fer au verso.

1
1
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2

4

55 mm, tête de cheval. Un passant en fer au verso. 1 2 4 DI2420 3
DI2420 3
DI2420
3

3 : Objet bronze

70 mm, collier de cheval. Vestiges d’une

tige en fer au re- vers.

4 : Objet en

bronze 45 mm

avec un trou. Revers lisse.

5 : Quelques

5
5

modestes an- neaux en bronze. Quelle est la prove- nance de ces anneaux ?

DP : L’objet n°2 doit avoir un rap- port avec le harnachement des che- vaux (plaque de mors ?). L’objet n°3 peut avoir le même rapport, ou bien être une plaque-crochet de tablier d’un sellier par exemple. L’objet n° 4 ressemble fort à un collier de cheval (?).

Quant aux anneaux, ils étaient égale- ment utilisés, entre autres, dans le harnachement des chevaux.

DI n°2421 de Patrice (49).

1 : Une médaille en or d’époque indé- terminée, 30 mm.

DP : A première vue, sans vouloir vous vexer, on dirait plutôt du laiton décapé que de l’or (fond piqué).L’avez-vous trouvé en terre avec cette couleur, sans avoir à le nettoyer ?

en terre avec cette couleur, sans avoir à le nettoyer ? 2 : Deux couteaux en
en terre avec cette couleur, sans avoir à le nettoyer ? 2 : Deux couteaux en

2 : Deux couteaux en fer, longueur 14 et 18 cm.

nettoyer ? 2 : Deux couteaux en fer, longueur 14 et 18 cm. 3 : Deux

3 : Deux objets d’époque indéter-

minée (attache vestimentaires ?), 40 et 50 mm de hauteur.

minée (attache vestimentaires ?), 40 et 50 mm de hauteur. DI n°2422 de Florian (77). Objet
minée (attache vestimentaires ?), 40 et 50 mm de hauteur. DI n°2422 de Florian (77). Objet

DI n°2422 de Florian (77).

Objet en plomb creux, 20 mm. Cet objet ne servirait-il pas à sceller un sac par l’intermédiaire d’une ficelle ? DP : Il s’agit en effet d’un plomb scellé de sac. Peut-être un spécialiste pourra-t-il nous en dire plus long sur sa datation.

pourra-t-il nous en dire plus long sur sa datation. Certains des objets dont vous nous avez

Certains des objets dont vous nous avez fait parvenir les pho- tos ou les dessins (poids moné- taires, boucles et autres) ont été conservés pour des articles à venir. Merci de votre patience.

IDENTIFICATIONS

DI 2423
DI 2423

DI n°2423 de Didier (94).

Au cours d’une prospection dans

l’Eure et Loir, dans le fond d’un parc

et au pied d’un arbre centenaire, j’ai

découvert, tels que, ces deux objets en bronze doré à 15 cm de profon- deur. Hauteur 90 mm. La patte du griffon est percée. A quoi pouvait ser- vir ces objets ? Ils seront remis au propriétaire du château, lequel m’a aimablement autorisé à arpenter son parc, pour une future exposition.

DI n°2424 de Vincent (37).

1 : Denier en argent trouvé dans la ré- gion de Tours. 17 mm, poids 1,6 g.

A l’avers, chevalier galopant à droite,

la lance pointée. Au revers, deux aigles encadrent une épée.

2 : Buste masculin en bronze, découvert

dans un labour de la

de

Valenciennes (59). Hauteur 28 mm. 3 : Pendentif ou “bulle” romaine ? Diamètre 19 mm, épaisseur 9 mm. En tôle de bronze, représentant un coq à droite. Percé de quatre trous ronds au revers et de deux trous carrés sur le flanc. Découvert dans un labour de la région de Tours.

Ci-dessous, les légendes du denier :

région

de Tours. Ci-dessous, les légendes du denier : région DI n°2425 de Jacques (13). 1 :

DI n°2425 de Jacques (13).

légendes du denier : région DI n°2425 de Jacques (13). 1 : Avers d’une monnaie très
légendes du denier : région DI n°2425 de Jacques (13). 1 : Avers d’une monnaie très

1 : Avers d’une monnaie très usée qui semble

saucée, couleur jaune, 18 mm.

2 : Petit bronze, 7 mm.

Frottis irréalisable. Découvert à côté d’un de- nier en argent de Domitien. 3 : Pièce cuivre, 20 mm.

DI n°2426 de Ange (75).

Ci-dessous, pendentif (?) en argent découvert dans un bois de Paris. L’anneau est cassé. 33 x 30 mm.

dans un bois de Paris. L’anneau est cassé. 33 x 30 mm. DI n°2427 de ?

DI n°2427 de ? (Lorraine).

Broche plaquée or et garnie (hélas) de simples bouts de verre, 100 mm. Pour l’anecdote, j’ai découvert cette broche, avec mon Bothoa de 1978, dans une forêt à l’Est de Nancy, dans la trousse de toilette d’un soldat amé- ricain de la dernière guerre. S’agit-il d’un objet “récupéré” par le soldat croyant avoir déniché la fortune ?

par le soldat croyant avoir déniché la fortune ? DI n°2428 de ? (S.O ?). “Souvenirs

DI n°2428 de ? (S.O ?). “Souvenirs de Détection”

Joli fibule, probablement en bronze recouvert d’une bonne couche d’ar- gent, ornée de motifs en spirale niellés. Il semble qu’elle ait eu à souffrir d’un écrasement, mais quel était son type original et à quelle

époque ? Avis aux spécialistes.

type original et à quelle époque ? Avis aux spécialistes. DI n°2429 de Daniel (13). Petit

DI n°2429 de Daniel (13).

Petit objet en bronze à douille décou- vert dans une vigne. 32 mm. A quoi pouvait servir cet objet et à quelle époque ?

objet en bronze à douille décou- vert dans une vigne. 32 mm. A quoi pouvait servir

DI n°2430 de Jean Yves (62).

1 : Un poids (?) assez curieux en bronze, portant des chiffres sur les flancs.
1 : Un poids (?) assez curieux en
bronze, portant des chiffres sur les
flancs. Hauteur 20 mm. Poids 50 g.
Et quelques pièces ( n°2 à 7) pour
contenter les amateurs qui auront le
plaisir de bûcher sur elles. Merci.
IDENTIFICATIONS
le plaisir de bûcher sur elles. Merci. IDENTIFICATIONS 1 : poids en bronze 50 g, hauteur
le plaisir de bûcher sur elles. Merci. IDENTIFICATIONS 1 : poids en bronze 50 g, hauteur
le plaisir de bûcher sur elles. Merci. IDENTIFICATIONS 1 : poids en bronze 50 g, hauteur
le plaisir de bûcher sur elles. Merci. IDENTIFICATIONS 1 : poids en bronze 50 g, hauteur
le plaisir de bûcher sur elles. Merci. IDENTIFICATIONS 1 : poids en bronze 50 g, hauteur
le plaisir de bûcher sur elles. Merci. IDENTIFICATIONS 1 : poids en bronze 50 g, hauteur

1 : poids en bronze 50 g, hauteur 20 mm

2 : cuivre argenté 18 mm.

3: billon saucé 18 mm.

4 : plomb 22mm 25 g.

5 : bronze 34 mm.

6 : billon saucé 18 mm.

7 : bronze 23 mm.

DI n°2431 de Christian (62).

1 : Broche (?) diamètre 35 mm. Si l’arrière (ci-contre) est en bronze patiné vert, le dessus doit être en or. Des mo- tifs en relief l’agré- mentent ainsi que des pierres noires et rouges (pierres précieuses ?) ser- ties. Quelle est l’époque de cet objet et a-t-il de la valeur ?

Quelle est l’époque de cet objet et a-t-il de la valeur ? 2 : Ce gobelet
Quelle est l’époque de cet objet et a-t-il de la valeur ? 2 : Ce gobelet

2 : Ce gobelet en argent (diam. 53 mm, hauteur 60 mm) porte la date de 1701. Valeur ?

(diam. 53 mm, hauteur 60 mm) porte la date de 1701. Valeur ? DI n°2432 de

DI n°2432 de Franck (05).

1 : Trouvée dans

le massif de Sainte Baume (13), cette pièce en cuivre,

2
2
1
1

diamètre 22 mm ne serait-elle pas made in China” ?

2 : Pendentif en argent découvert sur une plage du

Sud-Est de la France (hauteur :35 mm). Moderne ou ancien ? S’agit-il d’un alphabet étranger ou antique ?

3 : Découvert dans un pré dans le Champsaur (05), l’objet, assez récent, porte une croix et JHS, qui signifie Jésus Sauveur des Hommes, mais que signifient les lettres AM DG ? Avé Maria Déo Gratia ?

4 : Trouvé dans

le

Sainte Baume, cet objet en plomb (diamètre 20 mm), porte 3 fleurs de lys.

3
3
4
4

massif

de

DI n°2433 de Bernard (54).

1 : Matrice de sceau en bronze.

DI n°2433 de Bernard (54). 1 : Matrice de sceau en bronze. DP : Même inversée,

DP : Même inversée, il est très déli- cat de lire la légende car les lettres sont trop rapprochées et le motif gravé en haut à gauche de l’écu est illisible. Il serait préférable que vous nous fassiez parvenir trois em- preintes à la cire, dûment protégées pour qu’elles arrivent entières. Merci.

2 : Pendentif en bronze (15 x 10 mm) en forme de cruche ou d’amphore. Epoque et utilité ?

arrivent entières. Merci. 2 : Pendentif en bronze (15 x 10 mm) en forme de cruche

IDENTIFICATIONS

Réponses aux

iiddeennttiiffiiccaations

Réponses aux i i d d e e n n t t i i f f

Les réponses proviennent de lecteurs érudits que nous remercions vivement, ou bien de la rédaction et elles sont alors numérotées comme suit: DPRI n°.

Vos demandes et vos réponses d’iden- tification par E-mail ? C’est possible, mais joignez des photos en format GIF ou JPEG, de taille maxi 100 ko. Si la taille est plus grande, prière de com- presser avec un logiciel adapté. Les fi- chiers WORD ne seront pas pris en considération. Texte E-mail uniquement.

detection.passion@wanadoo.fr

RI n°EM1 (E-mail 1)

Demande d’identification de Pascal, débutant la détection, reçue par Internet (detection.passion@wana- doo.fr). “La pièce en bronze fait 14mm de diamètre, et l'autre face est quasi lisse. Cela ressemble à un casque co- lonial, c'est pourquoi j'ai un doute sur la date !” Réponse de Régis auquel la pièce avait été soumise par E-mail également par nos bons soins :

“J'ai planché sur la monnaie. Cette pièce est une gauloise de "Némausus" ( région Nîmes ) IV-III. av JC. L’image du revers serait utile mais pas indispensable. Je joins une photo comparative entre la monnaie et une autre de la même famille, et tu ne manqueras pas de voir la corres- pondance des détails : Forme du casque- "pointe" triangulaire sous l'oeil - S (partiellement effacé sur ta monnaie) - boucle des lisérés du casque-etc ”

RI n°2204.6

Ayant fréquenté les scouts, Robert nous précise qu’il s’agit d’un DIZE-

NIER (dizenier ou dizainier ? D’après un dictionnaire du début du XIXe siècle, les deux orthographes sont valables, mais on n’y parle pas de cette sorte de chapelet. Serait-ce une invention du XXe siècle ?). “L’index est passé dans le trou et le pouce compte les crans en faisant tourner l’objet. Il y a en effet dix crans et une croix au sommet. Beaucoup de scouts possédaient cet objet dans les années

dessin Thierry (33)
dessin Thierry (33)

60.”

Thierry nous confirme, mais précise que cet objet n’était pas forcément scout, car sa

mère

possède un plus luxueux, en argent, où les crans sont remplacées par des boules, et l’inscription “Dieu est mon droit” est visible autour de l’anneau. Rappelons que les crans correspon- dent chacun à une prière à dire, un Ave Maria ou un Gloria Pater. Voilà un objet mystère élucidé.

en

RI n°EM1. La pièce à l’ex- trême gauche ressemble fort en effet à un petit

RI n°EM1. La pièce à l’ex- trême gauche ressemble fort en effet à un petit bronze de Nïmes (à droi- te). Merci à Régis.

RI n°2205.6

Jean

Marc

(73),

nous

dit

qu’il

s’agit d’une

pièce

de

2

dinars

de

s’agit d’une pièce de 2 dinars de Charles Emmanuel III, roi de Piémont Sardaigne de 1730

Charles Emmanuel III, roi de Piémont Sardaigne de 1730 à 1773, qui succé- da à Victor Amédé II (1675 - 1730). La pièce de 2 dinars se retrouve in- changée durant les deux règnes. Elle est estimée, selon l’état, de 4000 Lires en B, à 20 000 Lires en TTB. Ces pièces sont retrouvées en assez grand nombre en Savoie en raison de l’occupation Sarde.

RI n°FC2205

Jean Marc nous précise ceci à propos du revolver en photo dans le Forum du Chercheur n°2205 : “Il m’est im-

possible d’af- firmer, vu la taille de la

s’il

s’agit ou non d’un LEFAU- CHEUX, mais, si c’est le cas, il ne peut en aucun cas se trouver en ca- libre 45, ni être de fabrication Belge. Casimir LEFAUCHEUX fut l’inventeur de la cartouche à broche en 1828, et commercialisa ses revol- vers, suivi par son fils Eugène à par- tir de 1854, lequel perfectionna les armes de son père. Le “LEFAU- CHEUX” est sorti en 9 et 11 mm, et c’est ce modèle qui fut adopté par la Marine en 1856. Il semble donc im- probable que la maison LEFAU- CHEUX ait donné une licence de fa- brication à une entreprise Belge. Un dernier mot de l’artificier que je suis sur les quelques lignes que vous avez consacré aux explosifs et aux munitions. Vous souhaitez rece- voir des articles sur ce sujet. Mis à part les quelques règles de sécurité et le principe général de fonctionne- ment de ces matériels, il me semble impossible qu’une revue comme la vôtre se mette à décrire les différents engins existants, plusieurs revues spécialisées s’y consacrant depuis de nombreuses années sans être parve- nues à épuiser le sujet.” Telles n’étaient pas nos intentions. Nous voudrions juste faire un papier général sur la forme des engins (que tout le monde ne connaît pas), leur fonctionnement et une mise en garde. Merci si vous avez de la doc’.

(que tout le monde ne connaît pas), leur fonctionnement et une mise en garde. Merci si

photo,

IDENTIFICATIONS

RI n°2309 par G.R

Cette lyre a sans doute été surfrappée lors du long usage de ce monnayage. Vous pouvez vous reporter au n°17 de Détection Passion, pages 6 à 10, concernant les différents pays de l’Union Latine, en particulier au pas- sage sur le monnayage de Napoléon III. La pièce de 5 centimes, par exemple, fut retirée de la circulation en 1934. Cette surfrappe devait confirmer sa valeur dans le monnaya- ge en cours, peut-être même pour le monnayage spécifique d’une ville qui resterait à retrouver. Les villes pou- vaient en effet frapper des monnaies d’appoint par manque de petit numé- raire (il y eut même des monnaies de carton ou de cuir).

raire (il y eut même des monnaies de carton ou de cuir). RI n°2218 Yves (83)

RI n°2218

y eut même des monnaies de carton ou de cuir). RI n°2218 Yves (83) Mon expérien-

Yves (83)

Mon expérien- ce actuelle dans la Marine Nationale me fait penser à un compas de na- vigation dit “à pointes sèches” (mal- gré un aspect plutôt massif). Le revêtement initial en cuivre (pour la protection contre la corrosion de l’eau et du sel), et le lieu de découverte (près de la Loire) plaident en faveur de cette solution. Si le revêtement en cuivre n’avait pas existé, mon ancienne formation profes- sionnelle d’ajusteur m’aurait fait pen- ser à un compas à tracer sur métaux. Toutefois, vu les paramètres précédem- ment cités, il est probable que ce soit la première solution qu’il faille retenir.

Des mains qui auront fait couler beaucoup d’encre.

En effet, plus d’un an après la publication de la photo n°1, des lec- teurs sont toujours in- trigués par cette main en bronze. Les nom- breuses explications ne semblent pas avoir fait toute la lumière sur cet objet mysté- rieux. Joël (02) nous indique qu’il a déniché un article dans GEO (n°127 septembre 89), dans lequel on voit des moulages de main, qui, dit-on,

dessinaient les cornes du Diable ou des sym- boles de fécondité, et qui étaient placés dans les maisons au XVIIe siècle afin de conjurer les sorts.

les maisons au XVIIe siècle afin de conjurer les sorts. 1 Les réponses aux iden- tifications
1
1

Les réponses aux iden- tifications du n°23 dans le n°25 .

Vous connaissez peut-être la réponse à certaines demandes d’identification, mais vous vous dites qu’un

Pour vous encourager à nous écrire, une sélection de nos

meilleurs correspondants sera effectuée à la fin de l’année et de nombreux cadeaux récompenseront les plus émérites. Un beau cadeau sera également remis à l’inventeur de la plus belle trouvaille de l’année 99, ou la plus insolite, publiée dans Détection Passion, et élue par les lecteurs (une liste sera publiée dans le n°25 début novembre). Il vous reste jusqu’au 30 septembre pour nous envoyer les photos de vos objets.

autre prendra bien la peine d’y répondre

RESPECTONS L’ARTICLE L 542-1 DU CODE DU PATRIMOINE

Art. L 542-1 : Nul ne peut utiliser du matériel permettant la détection d’objets métalliques, à l’effet de recherches de monuments et d’objets pouvant intéresser la préhistoire, l’histoire, l’art ou l’archéologie, sans avoir au préalable obtenu une autorisation administrative délivrée en fonction de la qualification du demandeur, ainsi que de la nature et des modalités de recherches. Les contrevenants sont passibles d’amendes de la classe 5. Cette réglementation a pour but la protection des sites archéologiques. Les autorisations de recherches archéologiques effectuées à l’aide de détecteurs de métaux sont à demander au préfet de la région concernée.

AVERTISSEMENT Ce fichier PDF a été réalisé avec une pré-maquette du numéro 24, et n’est donc pas une copie conforme de ce numéro. La pagination est différente, il manque la couverture, pas mal de pages, les publicités, etc. D’autre part, la mise en page peut laisser à désirer (chasse, justification, habillage des images, etc.)

NUMIS’ HISTORIQUE

NUMIS’ HISTORIQUE (Corbie 1636), cette guerre permettra aux Français d’occuper l’Artois et le Roussillon. La guerre

(Corbie 1636), cette guerre permettra aux Français d’occuper l’Artois et le Roussillon. La guerre n’est pas ter- minée, mais la victoire est en vue, lorsque meure Richelieu en 1642. Mazarin le remplaça, mais Louis

XIII ne survécut que quelques mois à

son premier ministre. Le règne de Louis XIII est marqué par l’avènement d’un Etat fort, cen-

tralisé et tout-puissant, intervenant dans tous les domaines. A noter, la création de l’Académie Française en

1635.

Du point de vue monétaire, on assis- ta à la mise en place progressive d’un nouveau système en 1640, se juxta- posant à l’ancien système hérité de Henri III et des troubles de la Ligue. Les (vilains) écus d’or et les (affreux) quarts d’écus firent place aux louis d’or et aux écus blancs (ou louis d’argent), à l’effigie du roi. C’est à partir de 1637 que furent frappées d’énormes quantités de doubles tournois de cuivre, mais commençons par le début :

les doubles tournois

Les doubles denier tournois, de cuivre pur, firent leur apparition lors de la réforme monétaire entreprise sous Henri III en 1575. Renouant avec le concept antique qui était de véhiculer l’image du monarque, ces monnaies nouvelles représentaient le

portrait et, en français s’il vous plaît, le nom du roi en toutes lettres.

Ces pièces étaient destinées au petit

peuple afin de régler les menues dé- penses de la vie courante, les doubles tournois ne pouvant pas entrer dans les paiements pour plus de 20 sols (soit 120 doubles tournois). Par l’ordonnance de 1577, ces pièces devaient être frappées de façon mé- canique, ce qui fut fait immédiate-

ment à Paris où le matériel nécessai- re était en place depuis Henri II, mais pas dans les Hôtels des Monnaies de province où elles furent encore frappées au marteau. Il fallu attendre 1599, et la création des moulins pro- vinciaux, pour que toute la produc-

tion de doubles et deniers tournois

LLLLeeeessss mmmmoooonnnnnnnnaaaaiiiieeeessss rrrraaaaccccoooonnnntttteeeennnntttt llllhhhhiiiissssttttooooiiiirrrreeee eeeetttt lllleeeessss ppppeeeettttiiiitttteeeessss hhhhiiiissssttttooooiiiirrrreeeessss

i i s s s s t t t t o o o o i i

LLoouuiiss

XXIIIIII

llee

JJuussttee

((11660011 -- 11664433))

u s s t t e e ( ( 1 1 6 6 0 0 1

lloorrssqquuee lleess ddoouubblleess ttoouurrnnooiiss ddee ccuuiivvrree ffiinn mmeennaaccèèrreenntt llééccoonnoommiiee dduu RRooyyaauummee

A l’époque où régnaient les cardinaux

Louis XIII le Juste, fils aîné de Henri IV et de Marie de Médicis, succéda à son père en 1610 sur le trône de France. Il avait neuf ans et c’est sa mère qui assura la régence jusqu’en 1617, aidé en cela par son favori Concini. Les Grands du royaume, dont Condé, contestèrent la régence et se soulevèrent en 1614 -1616. En 1617, Louis XIII écarta sa mère du pouvoir, fit assassiner Concini, et laissa Luynes gouverner à sa place. Richelieu n’entra en scène qu’en 1624. Même si Louis XIII affirma son autorité dans les affaires du Royaume, c’est le Cardinal qui gouverna la France à partir de 1624. Cette collaboration de Richelieu ne prendra fin qu’à sa mort en 1642. Le Cardinal n’eut de cesse de ruiner le parti huguenot et d’abaisser la noblesse factieuse au profit de l’absolutisme mo- narchique. En effet, les huguenots jouissaient d’une situation politique privilégiée depuis l’Edit de Nantes. S’opposant à la restitu- tion des biens spoliés aux catholiques, une partie du Midi avait déjà pris les armes en 1621, mais, après le siège de Montauban, la “paix de Montpellier” (1622), avait ordonné la destruction des fortifications de quelques villes protes- tantes, dont Nîmes. En 1627, les huguenots reprirent les armes en Languedoc et se rallièrent les protestants de La Rochelle, eux-mêmes soutenus par les anglais du duc de Buckingham, qui venaient tout juste de débarquer à l’île de Ré et d’assiéger Saint Martin. Louis XIII et Richelieu assiégèrent La Rochelle qui céda en 1628. Grâce à la prise de cette ville qui recevait des aides de l’étranger, conforté par la “paix d’Alès en 1629 qui ordonnait la suppression des places fortes des protestants, Richelieu put mener la politique qu’il avait sou- haité. Il réprima alors toute infraction ou- verte aux édits du roi, comme le complot de Gaston d’Orléans, prince de Dombes, en 1642. Louis XIII déclara la guerre à l’Espagne en 1635. Débutée par des défaites

soit réalisée mécaniquement. Au tout début du XVIIe siècle, on voulut augmenter considérablement la frappe de ces pièces, mais la Cour des Monnaies émit de légitimes craintes quant à la fra- gilisation de l’économie qui en découle- rait. En effet, un gros apport de monnaies inflationnistes de cuivre pourrait faire fuir à l’étranger les bonnes espèces d’or et d’argent. Néanmoins, c’est durant le règne de Louis XIII que se feront ces frappes mas- sives. Elles permettraient, outre de remplir les caisses du Trésor, d’écouler les énormes quantités de cuivre acheté à la Suède pour des raisons politiques et straté- giques contre l’Espagne. Afin que le Trésor profitât plus rapide- ment de cette manne, la frappe des doubles et deniers tournois fut confiée, dès 1612, à des “privilégiés” de la no- blesse. On ne peut pas encore parler de “traitants”. Le fait de confier la frappe de monnaies royales à de grands seigneurs ne fut pas sans affaiblir politiquement l’autorité royale durant la minorité de Louis XIII. Notons tout de même que Henri du Plessis, le sieur de Richelieu, eut sa part du gâteau alors qu’il ne rem- plissait pas encore ses fonctions de pre- mier ministre auprès de Louis XIII. Le 17 février 1617, il obtenait le privilège de frapper pour 60.000 livres de pièces de cuivre sur une période de six ans, dans les villes de Lyon, Toulouse, Aix et Nantes. Rappelons que 60.000 livres (la livre monnaie et non la livre poids) cor- respondent au chiffre faramineux de 7,2 millions de doubles tournois. Vous comprenez maintenant pourquoi ces pièces sont très abondantes, et enco- re Richelieu n’était qu’un “petit” privilé-

gié. Dès 1637, la frappe est confiée à des traitants privés. Un des plus connus, Isaac Texier, obtint de fabriquer, sur trois ans, 216 millions de doubles tournois !!! Il en frappera d’ailleurs beaucoup plus très officiellement et, probablement aussi très officieusement, car les trafics furent nombreux : altération du titre, poids dé- fectueux, etc. Certes, la guerre avec l’Espagne, sans être une excuse absolu- toire, permit un temps les agissements des “trafiquants”. Mais le trafic était si grand, l’économie était tellement menacée par cette si gran- de abondance de cuivre, à laquelle s’ajoutaient de nombreuses imitations illégales (Orange, Trévoux, Sedan, Charleville), que les toutes premières dé- cisions prises sous le règne de Louis XIV ordonnèrent la démolition des presses, moulins, laminoirs et coins ayant servi à la fabrication des doubles tournois. Par le même arrêt, il fut décidé que les doubles tournois, imitations comprises, n’au- raient plus cours que pour un denier tour- nois. Cet arrêt provoqua de sérieux troubles dans le royaume, car beaucoup de petits paysans avaient amassé des kilos de doubles tournois, comme le prouvent des trésors comportant parfois

de dizaines de milliers de pièces. Olivier Charlet et Michel Hourlier citent, dans le Cahier n°105 de la S.E.N.A, un extrait d’une lettre de Mme de Sévigné qui écrivait :

Ce matin, il est entré un

paysan avec des sacs de

tous côtés ; il en avait sous ses bras, dans ses poches, dans ses

NUMIS’ HISTORIQUE
NUMIS’ HISTORIQUE

fil des découvertes, car toutes les va- riantes du double tournois ne sont pas connues, loin s’en faut. Hélas, ces pièces ayant circulé très long- temps comme monnaie d’appoint, elle sont souvent usées, ou en mauvais état car le cuivre se conserve moins bien que le bronze dans certains milieux. Pour conclure (provisoirement), vous aurez peut-être, après avoir lu ces lignes, une autre vision de ces doubles tournois si souvent négligés, parents pauvres de la numismatique royale. S’il vous arrive de faire des trouvailles d’im- portance, faites-en profiter les spécia- listes, et votre revue préférée bien enten- du. Si vous possédez de beaux doubles, nous sommes à la recherche de (bonnes) photos afin de présenter un autre dossier dans un futur numéro de Détection

Passion.

LB

Une trouvaille de monnaies du XVIIe siècle (?), complètement soudées par l’oxyde, probable- ment une petite bourse perdue. A ce point, est- il raisonnable de tenter de les détacher ? Je ne pense pas ! Photo Franck (05).

de les détacher ? Je ne pense pas ! Photo Franck (05). chausses Le bon abbé,

chausses

Le bon abbé,

qui va droit au fait, crut que nous étions riches à jamais. “Hélas ! mon ami, vous voilà bien chargé ; combien appor- tez-vous ? - Monsieur, dit-il, en respirant à peine, je crois qu’il y a bien ici trente francs”

(trois louis ~ ). C’étaient, ma bonne, tous les doubles de France qui se sont réfugiés dans cette

et qui abusent

province

ici de notre patience.” Sans plaindre Madame

de Sévigné, imaginez

qu’un louis d’or de Louis

XIII (tel celui de la photo

du titre - poids 6,75 g - diamètre réel 25 mm) équivalait théoriquement à 1200 doubles

tournois ! Ce qui est curieux, c’est que

l’on

peut parfois reporter cette proportion

dans

la réalité : un louis d’or trouvé pour

1000 doubles tournois trouvés isolément,

au même titre que les petits bronzes et les siliques (argent) du IVe siècle : une si- lique pour 1000 petits bronzes ; mais ce

ne sont que des chiffres

?

Et le denier tournois ? Cette monnaie, la monnaie de référence à l’origine, perdit

cette qualité au profit du double en 1575.

Le denier tournois devint alors une mon-

naie d’appoint du double, c’est à dire

pas grand chose. Mais les deniers ayant

été tirés en bien moins grandes quantités, il est plus rare d’en rencontrer. Les doubles tournois, s’ils fu-

rent presque complètement ignorés des

numismates du siècle dernier, qui les ju- geaient trop “vils”, attirèrent cependant l’attention des chercheurs disposant d’une masse considérable de matière à étudier. Notons Jean Duplessy “Les Monnaies Royales Françaises”, ainsi que Olivier Charlet et Michel Hourlier pour le travail considérable publié de 1990 à 1994 dans les Cahiers de la S.E.N.A

(n°105 à 121), et à partir desquels ont pu être rédigées ces quelques lignes. La multiplication des frappes et

des ateliers permit une foule de varia-

Vous en êtes où

tions dans le portrait du souverain, et la présence de multiples différents d’ate- liers, parfois détachés de la légende (?), comme nous le montre bien la photo de Franck (05) ci-dessus. Cette abondance de “type” constitue la promesse d’une collection passionnante qui s’enrichira au

TRUCS ET ASTUCES

Le coin du détectoriste

 

futé et affûté

Astuces, trucs et bons plans pour vous faciliter la vie. Suivez le guide.

Pelles,Pelles, pioches,pioches, bêches,bêches, louchetlouchets,s, houes,houes, grattoirgrattoir,, transplantoirtransplantoir ??

EtEt pourquoipourquoi ppasas uneune cuillèrecuillère ouou unun crochetcrochet àà ppatatatesates ?? PourquoiPourquoi sese cassercasser lala tête,tête, alorsalors queque l’outill’outil idéalidéal vousvous attendattend dansdans toutestoutes lesles bonnesbonnes

au casque

pondra en en stock :

en Chine,

américain

les pays

anglaises

mentaire,

MM ais quel outil utiliser pour creuser ? C’est la question que se posent tous les nou- veaux acquéreurs

d’un détecteur de métaux, après, bien

entendu, les questions clefs relatives

d’écoute et aux piles.

Dans certaines maisons, on vous ré-

fonction de ce que l’on a

Pelle américaine fabriquée souvent pliable bien invo-

lontairement, piochon

fabriqué dans de l’Est, trop

étroit et très lourd, pelles

en inox, façon

pelle à tarte, garantie ali-

pratiques pour

2

faire des signaux avec les

jardineries jardineries

LaLa bonnebonne vieillevieille serfouetteserfouette dudu jardinierjardinier ElleElle sertsert àà tout,tout, notnotammentamment àà semersemer AlorsAlors estest venuvenu lele temptempss dede récolterrécolter !!

reflets du

mouillé et

détecteur,

bottes et

soleil, et à des prix prohi-

bitifs, écopes trouées en plastique

mou (bonjour la galère dans le sable

les graviers), etc., etc.

Pourquoi les prospecteurs sont-ils si

mal équipés ? Une raison bien

simple. Lorsque vous achetez votre

vous voudriez tout trou-

ver sur place ; détecteur, piles,

casque, pelle et pioche, parfois des

des parkas. La panoplie

complète ! Mauvais choix. Vous avez acquis votre machine chez un spécialiste

3
3

cialiste en

de la détection ? Choisissez vos ou- tils complémentaires chez un spé-

outillage, en l’occurrence

une jardinerie ou un quincaillier. La serfouette représente, à mon avis, le meilleur compromis entre discrétion, relative légèreté, robus- tesse et fonctionnalité maximum. Choisissez une serfouette forgée de

bonne qualité (entre 50 et 100 F)(1).

Surtout, ne prenez pas pas une ser- fouette avec la panne soudée, si ce n’est pour jardiner, et encore. Les bonnes serfouettes se remarquent à

1
1

leurs renforts nervurés visibles par le dessous (2). Ces outils se déclinent en plusieurs tailles. Le prospecteur choisira un fer de 8 cm de largeur pour une longueur totale de 28 cm environ. Madame, ou les enfants, pourront préférer une taille en-dessous. Couper le manche à 60 cm de lon- gueur. Coupez également le surplus de manche qui dépasse du fer, tout en conservant néanmoins 2 ou 3 cm, car le manche va sécher et risque de passer au tra- vers de la douille. Clouez une pièce de 20 centimes en bout de manche (3). Cette pièce vous servira à tester le bon fonctionnement de votre appareil en cours de détection. Pas la peine de vous ex-

Après quelques heures de

pliquer

détection, vous ne pourrez plus vous en passer. Faites au marqueur des repères de profondeur sur le manche, de 5 en 5 cm. Il est déconseillé de pratiquer des encoches qui fragilisent le bois. Vous n’aurez alors plus d’excuses pour af- firmer que telle ou telle pièce était à 30 cm de profondeur, alors qu’en réa- lité, elle reposait à 20 cm seulement. Entourez généreusement les quatre ou cinq premières marques d’un adhésif d’électricien (4) en veillant à ce que le manche puisse toujours pas-

ou cinq premières marques d’un adhésif d’électricien (4) en veillant à ce que le manche puisse
4
4

TRUCS ET ASTUCES

5
5

ser dans la douille. Cet adhésif per- mettra une meilleur préhension, et d’isolant de secours en cas de panne, mais nous reviendrons un peu plus tard sur ce sujet et la trousse de dé- pannage du prospecteur affûté. Les discrets pourront éventuellement recouvrir le fer, souvent rouge, d’une peinture noire mate. Quant au manche, il se patine très vite. Ainsi préparée, votre serfouette sera très efficace. La langue servira à pio- cher dans les terrains caillouteux et la panne plate à creuser et à couper les racines. Affûtez la de temps en temps à la lime ou à la meule pour optimiser les recherches en milieu boisé. Veillez également, au départ, à légè- rement arrondir à la lime les coins de la panne. Cela évitera de rayer les pièces de monnaie que votre inexpé- rience passagère vous aura fait effleu- rer de trop près. Avec le temps et l’é- rosion, selon le terrain, le fer prendra tout seul la forme qui convient. C’est au fer que l’on reconnaît un bon pros- pecteur d’un prospecteur du di- manche. Ne forcez pas sur le manche. Pour soulever une pierre, engagez la langue (celle de la pioche, pas la vôtre), et poussez sur la panne plate avec le pied. Pitié pour le manche. Dissociez à chaque retour de détec- tion le fer du manche (5). Vous pour- rez ainsi ranger le tout, bien à plat dans votre sac, très discrètement, et le fer ne risquera pas de rester bloqué avec l’humidité ambiante qui fait gonfler le bois. Car, en cours de détection, vous pour- rez aussi utiliser le fer seul pour pou- voir gratter délicatement autour

6 Ménagez soigneusement une aire de réception avec le pied.
6
Ménagez soigneusement
une aire de réception
avec le pied.

d’une trouvaille dans le fond du trou. En effet, on n’extrait pas certaines trouvailles n’importe comment, avec rage et précipitation. Les archéo- logues pourraient vous le dire.

De la manière de bien creuser

7
7

On vous dira que vous risquez d’abî- mer les pièces avec une serfouette. C’est faux ! Il suffit de “prendre le coup”, c’est tout. Localisez précisé- ment la cible. Pas la peine de “pin- pointer” lorsque vous avez un peu d’expérience. Un simple aller-retour du disque et vous devriez avoir vir- tuellement repéré l’endroit exact à quelques centimètres près. Un bon prospecteur sera même ca-

pable d’aller discuter quelques mi- nutes avec son collègue pour ensuite revenir creuser au bon endroit sans reprendre son détecteur. C’est là un des très nombreux points positifs de cette passion. La détection doit normalement exa- cerber votre mémoire visuelle. Préparez alors votre “aire de récep- tion”(6). Là où va être déposé la terre extraite, et la cible en principe, raclez les feuilles avec le pied ou aplatissez les mottes dans un labour. Si vous ne prenez pas cette élémentaire précau- tion, vous risquez de passer un quart

d’heure à la recherche des petites

cibles qui ont toujours une certaine propension à se faufiler dans les re- coins pour vous échapper. Le gros avantage de la serfouette est de ne pas vous dessaisir de votre détecteur, contrairement à l’utilisation d’une pelle, et de pouvoir creuser, avec la main gauche, tout en restant debout, contrairement à un grattoir qui vous oblige à vous accroupir (7). Vous ga- gnez un temps fou. Vous aurez bien entendu évalué la taille et la profondeur de la cible, rien qu’au signal sonore si vous ne disposez pas d’équipements spéciaux, mais cela de- mande évidemment des heures de pra- tique. Mais d’ailleurs est-ce de l’expé-

rience

votre cerveau avec la cible, qui vous as-

sure que celle-ci est à 20 cm de profon- deur plutôt qu’à 10 cm ? On peut se de- mander si certains phénomènes phy- siques ne se déroulent pas à ce moment là. Existe-il en effet de si subtiles nuances dans un signal sonore, que l’on identifie et obtienne parfois la certitude de la nature d’une cible, et sa profon- deur, voire son époque, alors qu’elle est encore englobée dans sa gangue de terre ? Les prospecteurs expérimentés savent probablement de quoi je parle. Posez-vous la question si vous n’y avez jamais pensé. S’il s’agit d’une monnaie, ce dont vous devriez être quasi-certain, plantez la serfouette à 15 cm devant la cible en prenant soin de toujours dégager l’aire de réception de cette première fournée de terre. Si la cible est toujours présente, creusez en tournant autour et dégagez au der- nier moment la motte qui la contient. Accroupissez-vous, le détecteur sur la cuisse ou sur le sol, prenez les mottes une à une et passez les devant votre disque jusqu’à trouver la bonne qui sonne. C’est beau une motte qui sonne ! Ne trouvez-vous pas que c’est le moment le plus excitant ? Quelle surprise parfois ! Avant de proprement reboucher, repas- sez toujours votre poêle dans le trou et sur la terre que vous aviez déjà extrait ! C’est une chose élémentaire, mais qui n’est pas toujours respecté par les dé- butants. Les monnaies, anciennes ou modernes, ont souvent des petites soeurs, parfois dans le même trou, par- fois aux abords immédiats. Ainsi, dé-

ou bien une connexion de

tectez bien autour de la fouille, et dans le sens du labour dans les champs. Certes, les anciens vont rigoler en lisant ces quelques lignes, mais elles sont destinées aux prospecteurs débutants

et

moyens, puissent-elles générer de

belles et intéressantes découvertes. LB

RESPECTONS L’ARTICLE L 542-1 DU CODE DU PATRIMOINE

Art. L 542-1 : Nul ne peut utiliser du matériel permettant la détection d’objets métalliques, à l’effet de recherches de monuments et d’objets pouvant intéresser la préhistoire, l’histoire, l’art ou l’archéologie, sans avoir au préalable obtenu une autorisation administrative délivrée en fonction de la qualification du demandeur, ainsi que de la nature et des modalités de recherches. Les contrevenants sont passibles d’amendes de la classe 5. Cette réglementation a pour but la protection des sites archéologiques. Les autorisations de recherches archéologiques effectuées à l’aide de détecteurs de métaux sont à demander au préfet de la région concernée.

AVERTISSEMENT Ce fichier PDF a été réalisé avec une pré-maquette du numéro 24, et n’est donc pas une copie conforme de ce numéro. La pagination est différente, il manque la couverture, pas mal de pages, les publicités, etc. D’autre part, la mise en page peut laisser à désirer (chasse, justification, habillage des images, etc.)

LE COIN DU SPECTRUM

LE COIN DU SPECTRUM le S S P P E E C C T T R

le SSPPEECCTTRRUUMM XXLLTT dans tous ses états

Vous êtes nombreux à utiliser un Spectrum XLT. Astuces de programmation, questions techniques ou pratiques Cette page est la vôtre !

questions techniques ou pratiques Cette page est la vôtre ! C’est Gino, de l’Association des Puisatiers

C’est Gino, de l’Association des Puisatiers de France, qui inaugure cette rubrique et nous fait part de son programme “top” pour les terres. Dites-nous ce que vous en pensez.

Partir du programme RELIC. Les réglages non indiqués doi- vent être conservés avec leurs valeurs d’usine (voir à la fin du mode d’emploi en Anglais).

Basic Adjustement

. Audio Thresold

Volume

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