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MINISTERE DE L'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR REPUBLIQUE DE COTE D’IVOIRE

ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE Union- Discipline- Travail

Institut Universitaire des Sciences


de la Santé de Côte d’Ivoire

COURS DE MICROBIOLOGIE
Destiné aux Etudiants en Sciences Infirmières
et Obstétricales - Licence 1

KOTCHI Kelly : Ingénieur en Biologie Médicale - Enseignant


Coordonnateur Clinique à IUSS-CI

Promotion 2016-2019

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CHAPITRE I : GÉNÉRALITÉS

Objectifs
- Sensibiliser l'élève infirmier ou sage-femme sur
l'existence réelle des microbes dans les
différents prélèvements et les précautions
dans le transport des échantillons au
laboratoire de Bactériologie.
- appréhender l’importance de l’hémoculture
dans un but diagnostique et thérapeutique.
I-1 INTRODUCTION
La microbiologie est l'étude des microbes. Le
microbe en général est un champignon, un
parasite, une bactérie ou un virus. Le mot
microbe ou germe a une signification peu
précise.
Ce sont des micro-organismes au sens large dont
les bactéries ne représentent qu'une catégorie
bien définie.
De façon résumée, une bactérie est une cellule
vivante de structure simplifiée.

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I-2 PRINCIPAUX CARACTÈRES DE
BACTÉRIES

I-2-1 La taille
Il s'agit d'organismes visibles qu'au microscope
ordinaire, donc invisibles à l'œil nu. Ils sont de
petites tailles, chiffrées en Mµ qui veut dire
micron c'est à dire 1/1000ème de millimètre.

I-2-2 Morphologie et groupement

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Lors des examens bactériologiques, les bactéries
sont décrites selon leur morphologie et selon leur
groupement.
On distingue :
Les cocci ou cocus (au singulier) : ce sont les
éléments arrondis, parfois isolés quelquefois
regroupés. Leur analyse morphologique comporte
l'étude de leur contour. Soit, ils sont parfaitement
ronds, soit ovoïdes, soit avec une face plane ou
concave d'une part, d'autre part, leur
regroupement permet de décrire les aspects
caractéristiques suivant :
- Diplocoques : en grain de café ou en paire de
rein : c'est la morphologie des Neisseria. Nous
avons deux germes de Neisseria (Neisseria
meningitidis et Neisseria gonococcus
(N. gonorrheae).
- Diplocoques lancéolés ou en flamme de
bougie : c'est la morphologie du pneumocoque
ou du Streptococcus pneumoniae.

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Il existe des Streptococcus pneumoniae à
capsule, ce sont les plus virulents et des
Streptococcus pneumoniae acapsulés
(sans capsule) moins virulents.
- Cocci ovoïdes en chaînettes : c'est la
morphologie des Streptocoques.
- Cocci en amas ou regroupés en grappe de
raisin, c'est la morphologie des Staphylocoques.
Les bacilles
Ce sont des bâtonnets c'est-à-dire des
éléments allongés aux extrémités le plus
souvent arrondies, quelquefois carrées, effilées
ou renflées. Leur longueur est variable et leur
forme également :
- Les bacilles droits : nous avons d'abord des
bacilles aux extrémités arrondies. C'est la
morphologie des entérobactéries.
- Les bacilles aux extrémités carrées : c'est
la morphologie des bacilles Antracis.
- Les bacilles en forme de fuseau : c'est la
morphologie de Fusobactérium.

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- Les bacilles en forme de massues : c'est la
morphologie des Corynébactérium diphtériae.
- Les bacilles incurvés :
- Les bacilles en forme de virgule : c'est la
morphologie du Vibrio cholerae (vibrion
cholérique) : c'est la morphologie de
Campylobacter.
- Les bacilles hélicoïdaux ou spiralés : on a
des bacilles à spires très serrées et extrémités
recourbées en crochets. C'est la morphologie des
Leptospires.
On a aussi des bacilles à spires lâches et
régulières : c'est la morphologie des Tréponèmes
et bacilles à spires lâches et régulières : c'est la
morphologie de Borrelia.
- Les bacilles ramifiés : c’est la morphologie
des Mycobactéries, et des Actinomycètes.

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Cocci Bacille Vibrion Spirille Diploco Diplo
que bacille

Tétracoque Diplo Staphy Strepto Strepto Sarcine


bacille locoque coque bacille
acapsulé

I-2-4 Structure

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Chaque bactérie comporte les éléments
essentiels de toute cellule vivante (noyau,
cytoplasme, membrane cytoplasmique) mais
avec certaines particularités qui indiquent une
structure simplifiée contrairement à la plus part
des cellules vivantes. Les bactéries possèdent
une paroi rigide qui entoure la membrane
cytoplasmique et donne une forme à chaque
bactérie.
Cette paroi existe aussi pour d’autres micro-
organismes mais sa constitution chimique est
particulière au monde bactérien. Il existe
toutefois des bactéries sans paroi comme les
mycoplasmes.
A ces éléments essentiels de structure, il faut
ajouter les formations particulières à certaines
bactéries comme la capsule qui est une sorte
d’enveloppe épaisse, les cils qui sont des
organites grêles plus ou moins longs qui
entourent le corps de la bactérie ou situés à un
ou deux pôles de celle-ci et le spore qui est le

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moyen de résistance ou de reproduction de la
bactérie situé soit à une extrémité de celle-ci lui
donnant l’aspect d’une épingle, soit au centre. La
plupart des spores résiste souvent à des
températures élevées, plusieurs minutes à
100°C).
I-2-5 Croissance et reproduction
Les bactéries possèdent un équipement
enzymatique et sont dotées de propriétés
métaboliques. Elles sont donc capables de
s’accroître et de se multiplier.
I-2-5.1 Reproduction
Il existe essentiellement deux (2) méthodes :
- d’une part, la sporulation réservée aux seuls
bacilles sporulés (bacille du Tétanos ; bacille du
Botulisme et bacille du charbon).
- d’autre part, la scissiparité : c’est la division par
scission binaire transversale.
I-2-5.2 La multiplication
Il existe deux (2) types :

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- une part, il existe des bactéries qui se
multiplient sur des milieux de culture simples ou
enrichis.
- D’autre part, des bactéries qui se produisent
uniquement à l’intérieur des cellules vivantes.
I-3 CONCLUSION
De cette étude succincte, il faut retenir deux
notions :
- Sur le plan pratique, les caractères descriptifs
(taille, morphologie groupement) permettent de
formuler le résultat des examens microscopiques
des bactéries dans les produits pathologiques et
dans les milieux de culture.
- Sur le plan biologique général, les caractères
structuraux et métaboliques contribuent à fixer
les limites du monde bactérien, à distinguer les
bactéries d’un côté et les autres microorganismes
à structure plus complexe, champignon,
protozoaires d’une part et de l’autre, des virus à
structure plus frustre comportant un seul type

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d’acide nucléique et incapables de se multiplier
par eux-mêmes.

CHAPITRE II : METHODES
BACTERIOLOGIQUES

II-1 INTRODUCTION
Il existe essentiellement trois (3) moyens d’étude
des bactéries.
L’examen microbiologique qui permet
d’analyser leur morphologie.
La culture sur milieux de culture qui sert
d’abord à les isoler puis à les repiquer en vue
de leur identification.
L’inoculation à l’animal électivement réceptif
constitue soit un procédé d’isolement, soit un
procédé d’identification, mais ce procédé est de
moins en moins utilisé car les techniques
d’identification sont de plus en plus développées
et très fiables. Ces moyens d’études doivent
permettre le diagnostic bactérien.

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II-2 EXAMEN MICROSCOPIQUE
II-2-1 Bactéries ordinaires
Cet examen se fait au microscope ordinaire et
comporte deux (2) modalités :
- L’examen à l’état frais entre lame et
lamelle étudie les bactéries à l’état vivant
c'est-à-dire leur vitalité ; permet aussi
d’apprécier leur abondance et le type de
modalité de certains bacilles (polaire, péritriche,
immobile).

Toutes les cultures bactériennes peuvent être


soumises à cet examen. Parmi les produits
pathologiques seuls ceux qui sont fluides (urine,
liquide de ponction etc.) peuvent être justiciables
de cet examen.
- L’examen après coloration sur étalement
séché et fixé porte sur les bactéries tuées. Il est

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applicable à toutes les cultures et à tous les
produits pathologiques.
La coloration simple et usuelle est le
« Gram » dont la qualité est à la base même de
toute bonne étude bactériologique.
En voici le principe : le premier colorant utilisé
est le violet de gentiane, son action est
accentuée par le lugol ou liquide de Gram du
nom de l’auteur qui a décrit cette technique.
Puis intervient l’agent de différenciation qui
est l’alcool ou l’alcool + acétone, celui-ci est
sans action sur certaines bactéries qui restent
donc colorées en violet et sont dites bactéries
Gram positif, alors qu’il décolore d’autres
bactéries dites bactéries Gram négatif. Ces
dernières sont imprégnées par un deuxième
colorant, la fuchsine phéniquée ou safranine.
Elle les colore en rouge.
Ces notions montrent pourquoi la technique de
Gram porte le nom de double coloration ou de
coloration différentielle.

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Après l’examen microscopique des préparations
ainsi colorées, on peut situer chaque bactérie
étudiée en l’un des quatre (4) groupes suivants :
- Cocci Gram positif
- Cocci Gram négatif
- Bacille Gram positif
- Bacille Gram négatif
En outre, dans certains cas, une orientation
diagnostique plus précise est apportée par
l’existence d’un groupement caractéristique.
Exemple : Cocci Gram positif regroupés en amas
ou en grappe de raisin qui ont une morphologie
de Staphylocoque.
Bacilles Gram positif regroupés par petits paquets
en palissades ou en lettre de l’alphabet qui ont
une morphologie de Corynébactérie (bactérie
particulière).
II-2-2 Bactéries particulières
Parmi elles, ce sont surtout les Mycobactéries
et les Spirochètes qui sont recherchés dans les
produits pathologiques.

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II-2-2-1 Mycobactéries
Leur examen microscopique a pour application la
recherche du bacille tuberculeux ou bacille de
Koch (BK). L’examen est fait uniquement après
coloration ; donc sur les bacilles tués. Les
Mycobactéries sont des germes difficiles à
colorer.
Les produits colorants doivent les imprégner
pendant un temps assez long. En revanche, ils
résistent à la coloration même intense par l’alcool
ou par les acides forts.
Cette alcoolo acido résistance est utilisée pour les
déceler facilement car elle leur est particulière.
Tous les autres éléments du produit pathologique
cellulaire bactérien n’ont pas cette propriété.
- Technique de Ziehl-Neelsen : dite
Coloration de Ziehl
C’est la technique classique de coloration qui est
la plus utilisée actuellement. Le colorant utilisé
est la fuchsine de ziehl pure qu’il faut faire agir
pendant 10 minutes à chaud. La préparation est

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ensuite soumise à l’action d’un acide minéral fort
(acide nitrique) et de l’alcool. Après cette action,
les mycobactéries restent colorées par la fuchsine
et apparaissent sous forme de bâtonnets rouges
sur fond incolore. Dans un dernier temps, la
préparation est colorée au bleu de méthylène. A
la fin de l’opération, les mycobactéries
apparaissent d’un beau rouge vif sur fond
bleu alors que les autres microorganismes se
colorent en bleu.
- Technique avec colorant fluorescent
Les bacilles tuberculeux peuvent être imprégnés
par des corps fluorescents : fluoro-chrome.
C’est le même principe que la technique de Ziehl
mais la fuchsine est remplacée par le fluoro-
chrome, la lecture se faisant au microscope à
fluorescence.
II-2-2-2 Les spirochètes (Tréponème et
Leptospire)
Leur examen microscopique peut être effectué :

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- Soit à l’état frais au microscope à fond noir ce
qui permet de les observer à l’état vivant et de
diagnostiquer leur morphologie.
- Soit après coloration dont la classique
imprégnation argentique de Fontana-Tribondo.
II-3 CULTURE
II-3-1 Bactéries ordinaires aérobies
Bactéries ordinaires aérobies se multiplient sur
milieux artificiels ou cliniques, il en existe de
nombreuses variétés ; les milieux les plus
fréquemment utilisés sont les milieux dits
empiriques du fait que leurs principaux
constituants ne sont pas chimiquement définis.
Ils sont fabriqués le plus souvent à partir de
produits de provenance animale auxquels on
ajoute la gélose pour les rendre durs, on les
appelle gélose nutritive.
Les produits d’animaux peuvent être des
macérations ou extraits de viande, de peptone
obtenus après action enzymatique de la pepsine,
de la pancréatine, de la trypsine sur la fibrine ou

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la caséine. Ce sont des produits de constitution
complexe auquel on ajoute le chlorure de
sodium. Beaucoup de bactéries croissent
facilement sur ces milieux nutritifs dits
ordinaires, car utilisés tels qu’ils sont. Certaines
bactéries ont besoin de facteur de croissance
surtout pour leur culture à partir de l’organisme.
Ceux-ci sont contenus dans divers produits
biologiques tels que : le sang, le sérum, l’extrait
globulaire, l’ascite. Le simple glucose peut suffire.
On obtient des milieux enrichis dont les
indications sont fonction des espèces
bactériennes à isoler. Exemple : gélose au sang
frais pour les Streptocoques.
II-3-2 Bactéries ordinaires anaérobies
L’isolement des bactéries anaérobies nécessite
des conditions spéciales de culture. D’abord une
composition particulière des milieux : le milieu
liquide le plus souvent utilisé est le Bouillon VF
(Viande –foie). Les bactéries anaérobies donnent
une culture dans la portion profonde de la gélose.

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Ces milieux sont mis dans des récipients spéciaux
(tubes) dont la forme a pour but de réduire le
contact avec l’air ambiant d’où le mot
« Anaérobiose ».
Une fois ensemencés, les milieux sont placés
dans une étuve dont la température est très
souvent réglée à 37° C, T° optimale de
développement de la plupart des bactéries.
II-3-3 Bactéries particulières
Parmi elles il faut distinguer deux (2) sortes :
celles cultivables sur milieux artificiels mais
spéciaux et celles non cultivables sur milieux
artificiels.
II-3-3-1. Bactéries cultivables sur milieux
artificiels spéciaux
Ces bactéries nécessitent des milieux à
constitution complexe et très riche. Ce sont les
Mycobactéries, les Mycoplasmes et les
Leptospires. Par exemple les Mycobactéries sont
cultivées sur milieu spécial Lowenstein Jensen
qui est un milieu spécial enrichi à l’œuf et les

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Leptospires sont cultivés sur divers milieux
enrichis au sérum de lapin.
II-3-3-2. Bactéries non cultivables sur
milieux artificiels
Parmi elles, se situent d’une part les bactéries
classiques dont la culture n’a pas pu être réalisée
malgré de nombreuses recherches. Ce sont : le
Tréponème, agent de la syphilis ; le bacille de
Hansen, responsable de la lèpre appartenant à
la famille des Mycobactéries.
Le diagnostic de ces deux (2) bacilles repose sur
les examens microscopiques. Certains micro-
organismes ne peuvent être isolés que par
inoculation à des cellules vivantes. C’est un
procédé de culture « In vivo ». ces bactéries
sont isolées par inoculation du produit
pathologique, soit dans un œuf de poule
embryonné incubé depuis quelques jours, soit à
un animal électivement sensible (Cobaye ou
souris) pour les Rickettsies, Souris pour le
MIYAGAWANELLE.

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II-4 INOCULATION A L’ANIMAL
Ce processus d’examen « In vivo » des bactéries
mérite une étude plus approfondie réservée aux
chercheurs. Cette technique est réservée aux
seules bactéries capables de provoquer une
lésion caractéristique chez un animal donné. Il
faut donc connaître pour ces bactéries l’animal
électif sensible et les conditions et les conditions
expérimentales permettant d’obtenir des lésions
dans les meilleurs délais ; les animaux surtout
utilisés sont les cobayes et les souris blanches.
II-5 IDENTIFICATION
L’intérêt des différents moyens d’étude des
bactéries réside dans le fait qu’ils doivent
permettre le diagnostic précis de chaque bactérie
et son identification. L’analyse morphologique
effectuée à l’examen microscopique constitue une
première étape d’orientation.
Quoi qu’il en soit les étapes de l’identification
bactérienne reste toujours les mêmes. Seules les

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difficultés pour chaque peuvent être plus ou
moins grandes. Le diagnostic bactérien comporte
trois (3) groupes de procédés biochimiques,
antigéniques et expérimentaux.
Sur l’animal, l’identification biochimique constitue
à repiquer la bactérie pure, une série de milieux
contenant chacun un ou plusieurs substances.
II-6 CONCLUSION
Plusieurs techniques : examen microscopique,
coloration de Gram ou Ziehl, culture sur
milieux enrichis, culture sur milieux
d’identification permettent l’identification
précise des bactéries. Ainsi le Biologiste pourra
effectuer un antibiogramme qui permettra au
médecin, à l’infirmier (ère) ou à la sage-femme
de traiter efficacement l’infection.

CHAPITRE III : LES ANTIBIOTIQUES


III-1 INTRODUCTION
Plusieurs milliers d’agents antibactériens ont été
étudiés dans les centres de recherches industriels

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depuis 1944; un certain nombre d’entre eux sont
commercialisés en thérapeutique, sous le nom
d’antibiotiques. Le mot « antibiotique »
initialement réservé à des produits du
métabolisme de quelques micro-organismes,
champignons (Pénicillium, Céphalosporium) ou
bactéries (Bacillus et surtout Streptomyces) est
largement étendu du produit de synthèse. Les
antibiotiques commercialisés ont un nom
scientifique ou DCI (Dénomination Commune
Internationale) et des noms commerciaux qui
désignent soit le produit pur ; soit des
préparations diverses : sels, association
d’antibiotiques, mélange avec d’autres produits
chimique ou biologiques.
Il est primordial de classer les produits en un
nombre limité de famille (10 – 12) en les
groupant d’après un certain nombre de critères :
site d’action, biochimique, formule
chimique, activité biologique.

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Nous nous limiterons aux noms et à la
dénomination commune qui figure sur toutes les
spécialités.
III-2 NOTION DE BASE POUR LE CHOIX DES
ANTIBIOTIQUES
Les antibiotiques sont actuellement très
nombreux et leur liste s’allonge sans cesse. En
effet si certaines bactéries sont sensibles à la
plupart d’entre eux conservent dans le temps leur
sensibilité (Méningocoque) d’autres au contraire
deviennent résistantes d’emblée à la plus part
des antibiotiques (bacille pyocyanique). Ces
faits incitent à chercher d’autres substances
susceptibles d’agir sur ces bactéries rebelles et
constituent un élément de simulation permanente
pour poursuivre des travaux de recherche sur les
antibiotiques. Ainsi de nouveaux produits
apparaissent. D’abord en expérimentation, puis
commercialisés.
Il devient donc nécessaire de faire un choix parmi
tous les antibiotiques proposés.

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Celui-ci repose sur quelques notions de base qui
interviennent dans l’utilisation d’un antibiotique
isolé ou en association.
- Classification en famille
- Spectre d’activité
- Type d’action (bactéricide ou bactériostatique).
- Modalité de diffusion dans l’organisme
(concentration dans le sérum sanguin et dans les
divers foyers infectieux, voie d’élimination)
- Toxicité
- Voie d’administration utilisable (parentérale,
orale ou uniquement locale).
Nous étudierons uniquement les deux premières
notions.
III-3 CLASSIFICATION ET SPECTRE
D’ACTIVITE
La classification des antibiotiques en famille,
repose sur différents critères.
- Structure chimique
- Modalité d’action
- Spectre d’activité

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- Résistance croisée
Certaines familles sont homogènes, d’autres sont
divisées en groupe, il est donc inutile de les
associer en clinique.
Il suffit d’étudier l’action d’un seul produit de la
famille ou du groupe. L’étude du spectre
d’activité permet de distinguer :
- Les antibiotiques à large spectre :
théoriquement actifs sur toutes les bactéries
Grain+ ou Gram-. Toutefois une espèce peut
être résistante. Ainsi, le bacille pyocyanique n’est
pas sensible à la plupart des antibiotiques à large
spectre.
- Les antibiotiques à spectre limité soit aux
bactéries Gram+ soit aux bactéries Gram-.
Il faut remarquer que la notion de spectre
d’activité est basée plus sur la distinction en
fonction du Gram des bactéries que sur leur
morphologie, cocci ou bacille.
Nous étudierons successivement les principales
familles actuellement individualisées.

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III-3.1 Les Bêtalactamines
Cette dénomination vient du fait que tous les
produits à cette famille renferment le cycle
bêtalactame susceptible d’être neutralisé pour
une enzyme : bêtalactamase, habituellement
appelée pénicillinase, ce qui rend le produit
inactif. Cette famille comporte deux (2) groupes :
- Les pénicillines ;
- Les céphalosporines.

III-3-1-1. Les Pénicillines


Elles sont divisées en trois (3) groupes :
- Groupe G
Il s’agit de produits à spectre relativement limité,
ils sont actifs sur les cocci Gram+ sauf les
staphylocoques producteurs de pénicillinases, les
cocci Gram-, les bacilles Gram- ; ils peuvent
également agir sur les spirochètes, (tréponèmes
de la Syphilis, les leptospires).
- Groupe M : Méthicilline et Oxacilline

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Les pénicillines sont réservées aux
staphylocoques producteurs de pénicillinase d’où
leur nom de pénicillines anti-staphylocoques.
- Groupe A : Ampicilline
C’est un produit à large spectre étendu aux
bacilles Gram-, toutefois le bacille pyocyanique
est résistant. Cet antibiotique est comme la
pénicille G inactivée par les staphylocoques
producteurs de pénicillinase.
III-3-1-2. Les Céphalosporines
Ils constituent un groupe unique, avec deux
produits, Céphalotine et céphaloridine à large
spectre couvrant les bactéries Gram+ y compris
les Staphylocoques et les bacilles Gram- sauf les
pyocyaniques.
III-3-2 Les Oligo saccharides ou Aminosides
Cette famille comporte les antibiotiques à large
spectre et divisés en trois (3) groupes :
-Les Streptomycines et ihydrostretomycines
actifs aussi sur les bacilles de KOCH.

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-Les Kanamycines également sur les bacilles de
KOCH auxquels il faut rapprocher la Néomycine
et la Framycétine qui sont les antibiotiques
uniquement utilisés dans les infections locales.
-La Gentamycine, antibiotique à large spectre
mais comportant trois (3) indications :
. Staphylocoques résistants aux autres
antibiotiques.
. Proteus (espèce résistance) ;
. Bacille pyocyanique.
III-3-3 Chloramphénicol ou Chloromycétine
Avec son dérivé Thiamphénicol (Thiophénicol)
Cet antibiotique est très peu utilisé donc à usage
très restreint. C’est un antibiotique à large
spectre mais inactif sur le pyocianique.
Il est particulièrement indiqué pour le traitement
des infections à salmonelle dont : la Fièvre
typhoïde. En outre, il est actif sur les Rickettsies
et le Miyagawanelles.

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III-3-4 Les Tétracycline
Cette famille comporte trois (3) antibiotiques :
-Auréomycine
-Terramycine
-Tétracycline comporte de nombreuses variétés.
Il y a une résistance croisé entre ces divers
produits, ce sont des antibiotiques à large
spectre, mais inactifs sur le pyocyanique comme
le Chloramphénicole, ils sont actifs sur les
Rickettsies et les Miyagawanelles.
III-3-5 Les Macrolides
Cette famille comporte deux (2) groupes :
- Erythromycine ;
- Spiramycine et Oléandomycine.
On leur rapproche Pristinamycine (nom
commercial : Pyostatine), Virginamycine
Staphylomycine).
Ce sont les antibiotiques à spectre limité
essentiellement aux germes Gram+ ; cocci
(indication surtout pour le staphylocoque) et

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bacille, Erythromycine peut être actif sur certains
bacilles Gram-, par exemple : les Moraxelles.
III-3-6 Les Polymyxines
Il existe :
- Les Polymyxines B
- Les Polymyxines E. on l’appelle aussi Colistine
qui a pour nom commercial : Colimycine.
Cet antibiotique à spectre limité aux bacilles
Gram- et actif sur le Pyocyanique mais les
Proteus sont résistants.
III-3-7 Les Antibiotiques non classés
Ils sont à spectre limité essentiellement aux
bactéries Gram+ surtout sur les staphylocoques,
il s’agit de la Lincomycine, Rifampicine, Fucidine,
Novabiocine, la Vancomycine, Ristocetine. Ces
deux (2) derniers produits sont toxique et
réservés aux Staphylococcies graves, résistants
aux autres antibiotiques.
Il faut encore citer deux (2) antibiotiques à action
uniquement locale :
- La Bacitracine ; - La Tyrothricine.

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III-3-8 Les Sulfamides
Ce sont les produits de synthèse chimique qu’on
peut classer en trois (3) groupes :
- Sulfamide à action générale : Adiazine,
Thiazomide, Amidazol, Justamyl et Sultirène.
Leur spectre d’activité est assez limité, parmi les
cocci Gram+, ils agissent sur les Pneumocoques
et Streptocoques de groupe A, parmi les cocci
Gram-, ils agissent uniquement sur les
Méningocoques.
Parmi les bacilles Gram+ ils agissent sur les
Litéria. En outre, certains sont actifs sur les
bacilles Gram- ; comme les colibacilles et les
shigelles.
- Sulfamide à action uniquement urinaire. Il
s’agit du Rufol pour les bacilles Gram- ;
- Sulfamide à action uniquement intestinale
Il s’agit de Ganidan indiqué uniquement pour les
bacilles Gram- isolés dans les selles, ce sont
surtout les Shigelles.

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Les sulfamides sont inactifs sur les
staphylocoques, les Proteus et le pyocyanique.
III-3-9 Autres produits
Ils sont obtenus par synthèse mais ce sont les
sulfamides, leur action est analogue à celle des
antibiotiques, ce sont :
- L’Acide nalidixique ou (Negram) actif sur les
bacilles Gram- et uniquement utilisé dans les
infections urinaires.
- Les Nitrofuranes produit à large spectre.
- La Furadoïne : active sur les bacilles Gram-,
staphylocoque et les entérocoques, est utilisée
dans les infections urinaires.
- Furoxane est actif sur les bacilles Gram- et les
staphylocoques, il est utilisé dans les infections
intestinales.
- Nibiol : c’est un antibiotique à large spectre
uniquement utilisé pour les germes isolés à partir
d’infections urinaires, actif sur les bacilles Gram-,
les staphylocoques et les entérocoques. Tous ces
produits sont inactifs sur le Bacille pyocyanique.

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III-3-10 Les médicaments antituberculeux
Ils sont habituellement classés en deux (2)
groupes :
- Les antituberculeux majeurs :
. Rifampicine** ;
. Streptomycine ;
. PAS (acide Para-Amido Salicylique) en cas
d’échec

. INH (Hydrazide-Isonicotinique ou Isonicothyl


Hydrazide)
- Les antituberculeux mineurs ou de relais
. Pyrazinamide ;
. Kanamycine ;
. Viomycine ;
. Cycloserine (2ème intention)
. Ethionamide (ou 1314 th) qui a pour nom
commerial Trécator ;
Prothionamide (1321th) qui à pour nom
commercial Trévintix.

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NB : le bacille de la lèpre qui est une
Mycobactérie est sensible d’une part au Sulfane
qui est également actif sur BK et d’autre part à
un sulfamide ; le sultirène.
L’étude de cette longue liste nous montre que le
choix d’un médicament antibactérien ne se fait
pas au hasard.
our tester in vivo (c’est-à-dire faire
antibiogramme) une bactérie isolée d’un produit
pathologique, il faut tenir compte de la nature de
cette dernière et du spectre d’activité théorique
des antibiotiques actifs sur elle.

CHAPITRE V : HEMOCULTURE

Examen spécifique au module infectieux.


Objectif général
Au terme du cours, l’étudiant de 1 ère année
infirmier(ère) ou S/F devra appréhender
l’importance de l’hémoculture dans un but
diagnostique et thérapeutique.

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Objectifs spécifiques
1- Définir l’hémoculture telle que reçue au
cours.
2- Citer au moins deux (02) indications de la
pratique de l’hémoculture en s’inspirant du
cours reçu.
3- Citer avec une brève explication les
différents milieux de culture.
4- Décrire les conditions et la technique de
prélèvement.
Introduction
Les examens paracliniques, notamment les
examens de laboratoire, sont d’une grande
importance pour confirmer un diagnostic et
suivre l’évolution d’un patient sous traitement.
Les prélèvements de sang ainsi que la
transmission des indications techniques se
rapportant aux prélèvements en vue d’analyse de
biologie médicale sont des actes de soins
infirmiers.

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Les risques de piqûre sont fréquents. Utiliser de
préférence des systèmes de prélèvement
rétractables (que l’on peut retirer) à usage
unique.
1- DEFINITION ET BUT
a/- Définition
L’hémoculture est un prélèvement sanguin stérile
dont la culture va permettre la mise en évidence
de la présence de germes aérobies et ou
anaérobies. Il permet donc de poser un
diagnostic pour savoir si l'état du patient est
septicémique ou bactériémie.
L’hémoculture est donc l’ensemencement d’une
certaine quantité de sang mise en culture sur un
ou plusieurs milieux appropriés afin d’y mettre en
évidence la présence de bactéries que l’on peut
alors identifier dans un but diagnostique et
thérapeutique.
 Germes aérobies : germes ayant besoin
d’oxygène pour se développer

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Le flacon aérobie doit contenir un peu d’air pour
permettre la culture des germes aérobies. Si le
prélèvement ne permet pas l’introduction d’air
dans le flacon, il faut injecter un peu d’air dans
celui-ci à la fin du recueil.
 Germes anaérobies :germes n’ayant
pasbesoin d’oxygène pour se développer.
Le flacon anaérobie ne doit pas contenir d’air
pendant et après le prélèvement.
 Cadre législatif : Soin infirmier sur
prescription médicale.
Identification d’un germe par mise en culture
d’un prélèvement de sang.

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b/-But : Lorsque le germe est identifié le
laboratoire procède à un antibiogramme, choix
antibiotique approprié.
2- INDICATIONS
L’hémoculture est demandée :
a/- A titre diagnostique :
- En cas de syndrome septicémique (septicémie :
infection de l’organisme par des bactéries
pyogènes : qui font suppurées).
- Au moment des clochers dermiques c’est à
diresi température est < 36,5 ou > 38,5
entrainant des frissons.
- dans les fièvres prolongées et inexpliquées
(endocardite d’Osler dont l’agent pathogène est
le streptocoque)
- patients porteurs de prothèses, cathéter
veineux pendant plusieurs jours.
- Hyperthermie – hypothermie
- Pic fébrile
- Bilan infectieux
- Toute fièvre non expliquée isolée.

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- En général quand les patients ont une
hypothermie révélatrice d’un bacille gram négatif.
b/- A titre thérapeutique :
- Recherche d’antibiogramme
- Recherche du pouvoir bactériostatique (qui
suspend la division bactérienne et entraine le
vieillissement de la bactérie et sa mort si la dose
est suffisante) ou bactéricide (qui tue la bactérie)
sur le germe isolé.
Remarque : Une hémoculture se fait toujours
avant un traitement antibiotique. En cas de fièvre
prolongée, si le patient est déjà sous
antibiotique, arrêter le traitement pendant 24
heures, fenêtre thérapeutique et signaler cet
arrêt sur le bulletinde laboratoire.
Si on n’arrête pas le traitement, marquer les
doses utilisées sur le bon de laboratoire.
d/-Répétition des prélèvements
- Au moment des clochers dermiques c’est à
diresi température est < 36,5 ou > 38,5
entrainant des frissons.

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Asepsie rigoureuse au niveau du prélèvement.
Répétition de l’hémoculture. Délais : ½ h à 1 h
d’intervalle.
- Dans tous les cas faire trois (03) hémocultures
au minimum.
- Faire ces examens surtout au moment des
frissons.
3-METHODE DE PRELEVEMENT
3-1 Installation du patient et Matériel
3-1-1 Installation du patient
- A jeun non nécessaire.
- Alèze de protection
- et en plus du matériel.
- Prévenir le patient.
3-1-2 Matériel d’asepsie
-Désinfectant : Bétadine
- Tambour de compresses stériles
- Gants stériles à usage unique.
Respecter les mêmes gammes de produit :
polyvidoxe iodée ou chlorexidine
- Savon antiseptique.

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- Sérum physiologique ou eau stérile.
- Antiseptique dermique.
3-1-3 Matériel spécifique
a/- Pour ensemencement sur place
Le matériel est dépendant du flacon
d’hémoculture disponible :Flacons d’hémocultures
pour différencier les germes : Flacon
d’hémoculture aérobie
et flacon d’hémoculture anaérobie ou flacon de
Castanedapermettant de réaliser ces deux
analyses sur le même type de flacons.
b/- Pour prélèvement
Un double système de protection doit être
utilisé :
- Une unité de prélèvement protégée (au niveau
de la veine du patient)
- et une clochede protection ou Corps de pompe
deprélèvement à usage unique (type vacutainer)
stérile si possible (au niveau du flacon
d’hémoculture) qui permet d’associer
l’hémoculture à d’autres sous vide.

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Ce double système est à usage unique et doit
être éliminé dans un collecteur adapté.
- Aiguille épicrânienne équipée d’une tubulure et
d’un adaptateur au corps de bombe ou aiguille de
prélèvement s’adaptant au corps de pompe.

3-1-4 Matériel courant


- Garrot
- Protection papier absorbante à usage unique

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- Sparadrap
- Chariot ou plateau
- Pince à servir stérile
- Haricot
- Bons d’analyses (étiquettes)pour le laboratoire
bien remplipour identification du patient(nom,
prénoms, service demandeur), date et heure du
prélèvement, température au moment du
prélèvement, n° de l’hémoculture et noter
éventuellement le traitement par antibiotique
avec pochette de transport :
- Sac à élimination des déchets
- Conteneur à déchets contaminés piquants et
tranchants
- Désinfectant de surface et chiffonnette
- Nécessaire à l’hygiène des mains
Si prélèvement + hémoculture : il faut
commencer par l'hémoculture pour éviter une
souillure des flacons à hémoculture.
4) REALISATION :
La manière de s’y de prendre

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4-1 Préparation du matériel
- Expliquer au patient le but de l’hémoculture et
pourquoi doit-on en faire trois à des heures
différentes.
Lui demander de faire appel à l’infirmier dès qu’il
a des frissons.
- Installation confortablement le patient et le
mettre à l’aise
- Installer le matériel après vérification des dates
de péremptions et de l’intégrité des emballages.
(Très important)!!
- Installation sur une surface propre et
désinfectée au préalable
-Installer le réniforme et conteneur à déchets
contaminés piquants loin du matériel propre.
Respecter le triangle d’hygiène, de sécurité et
d’ergonomie : Propre (matériel) – Patient – Sale
(poubelles).
4-2 TECHNIQUE
- Prévenir le patient
- Effectuer un lavage simple des mains.

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- Désinfecter le site de ponction
- Adapter le système au vacutainer.
- Désinfecter le bouchon du flacon d’hémoculture
avec une compresse
bétadinée (action au bout d'une minute).
- Enfiler des gantsstériles à usage unique
- Repérer la veine.
- Poserlegarrot.
- Désinfecter largement pendant la ponction.
- Piquer la veine, l’autre aiguille s’introduit dans
le flacon désinfecté.
- Prélever directement 5 à 10 ml de sang dans
les flacons d’hémoculture.
- Prélever en premier le sang dans le flacon
aérobie : puisque l’aiguille et la tubulure
contiennent de l’air, ce qui permettra aux germes
aérobies de se développer.
- En l’absence d’introduction d’air dans le flacon
lors du prélèvement, il faut injecter un peu d’air
dans celui-ci à la fin du recueil.

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- Prélever en second le sang dans le flacon
anaérobie.
- Tout en maintenant l’aiguille, desserrerle garrot
d’une main.
- Retirer l’aiguille et l’éliminer avec le corps de
prélèvement directement dans le conteneur à
élimination des objets souillés piquants et
tranchants.
- Retirer l’aiguille et comprimer le point de
ponction pour éviter un hématome.
- Retirer le garrot et placer une compresse
imbibée d’antiseptique sur le point de ponction.
- Ôter les gants et les éliminer dans le sac à
déchets.
- Agiter doucement les flacons
- Appliquer un pansement sec sur le pont de
ponction.
- Réinstaller le patient.
- Demander au patient de continuer à appuyer
avec la compresse.

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- Etiqueter les flacons au nom du patient en
vérifiant son identité.
- Acheminer les flacons le plus rapidementau
laboratoire dans un double sachet accompagnés
de la feuille de demande complétée par le nom et
prénoms, le sexe, La date de naissance du
patient, la date et l’heure du prélèvement, la
température du patient, les renseignements
cliniques complétés par le médecin
(antibiothérapie, contexte clinique).

Remarque :

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Les manipulations sont plus minutieuses et
demandent une parfaite dextérité pour éviter
toute faute d’asepsie. Cette technique ne peut
s’exécuter seule, il faut toujours une aide.
Maintenir les hémocultures à 37°C à les
acheminer rapidement au laboratoire.
5- RISQUES ET COMPLICATIONS
- Hématome au point de ponction : bien
comprimer le point de ponction après le
prélèvement.
- Défaut de reflux sanguin : non ponction de la
veine, transpercement de la veine, veine trop ou
pas assez comprimée.
- Douleur.
- Malaise vagal : stopper le prélèvement, mettre
le patient en déclive.
6- SURVEILANCE
- Surveiller le patient pour dépister des frissons
et la fièvre.
- Surveiller le point de ponction.
- Faire nécessairement 3 hémocultures.

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- Faire 2 hémocultures après un traitement
antibiotique
- Ajouter toujours sur le bon la mention
(antibiogramme éventuel).
7- CHOIX DE LA ZONE DE PRÉLÈVEMENT
Les zones de prélèvement :
7.1 Prélèvement sanguin par ponction
veineuse :
- Mettre le garrot et vérifier la présence d’un
pouls artériel en contrebas (pouls radial), sinon
risque de thrombose
- Choisir la veine à ponctionner
- Favoriser la vasodilatation de la veine, ce qui
rend le geste plus facile :
- Demander au patient de serrer le point
- Mettre le bras en déclive
- Tapoter la veine
- Mettre un linge chaud sur l’avant bras (si
nécessaire).

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7.2 Prélèvement sanguin par ponction
artérielle

- Prélèvement sanguin sur un cathéter central ou


chambre implantable
- Prélèvement sanguin sur un cathéter artériel : il
est déconseillé d’effectuer desprélèvements
sanguins pour une recherche de Microbiologie
(type hémoculture) sur un cathéter artériel
puisque le flux sanguin artériel est trop
important pour pouvoir capter efficacement les
germes dans le cathéter artificiel.
7.3 Choix de la veine du membre supérieur

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7.4 PREPARATION POUR LE PRELEVEMENT

- Mettre la protection sous la zone de ponction.


- Effectuer un lavage antiseptique des mains par
frictions avec une solution hydro-alcoolique :
hygiène des mains.
- Mettre les gants stériles.
- Pratiquer une antisepsie de la peau en 4
temps :
o Procéder en partant du bas (de la main) et en
allant vers le haut (vers le cœur) ce qui
permet de désinfecter sous les poils.
o Aller de l’extérieur vers l’intérieur = faire un
côté, l’autre côté et terminer par le milieu
(site de ponction).
o Ne jamais repasser à un même endroit.
o Utiliser une compresse par passage puis la
jeter dans le sac à déchets.
o Respecter le temps de contact de
l’antiseptique.

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- Nettoyer avec le savon antiseptique,
- Rincer avec le sérum physiologique ou l’eau
stérile.
- Sécher avec des compresses stériles sèches.
- Appliquer l’antiseptique dermique.

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