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Bulletin

Avril 2018

« Ainsi Mermoz avait défriché les sables, la


montagne, la nuit et la mer. »
Antoine de Saint-Exupéry
(Terre des hommes)

Jean Mermoz - Bernard 80 GR « Tango »


SOMMAIRE

SOMMAIRE...................................................................................................................... 2
MOT DU PRESIDENT ..................................................................................................... 3
30 MARS - 2 AVRIL 1932 : RECORD DU MONDE EN CIRCUIT FERME ............... 3
PROCHAINES ACTIVITES ............................................................................................ 4
La Piste des Géants - Toulouse-Montaudran - 13 avril .................................................................. 4
8e Carrefour de l’Air - Le Bourget - 13 au 15 avril ........................................................................ 4
Exposition « Jean Mermoz - Aviateur de légende » - Parmain (Val d’Oise) 14 au 21 avril ......... 4
« La mémoire de l’aviation civile » - DGAC - Issy-les-Moulineaux - 26 avril .............................. 4
Aubenton - Cérémonie hommage à Jean Mermoz - Dimanche 13 mai ......................................... 4
« Jean Mermoz de Bahia Blanca à Mazamet » - Mazamet – .......................................................... 4
PLESSIS BOUCHARD « JEAN MERMOZ, AVIATEUR DE LEGENDE » ................ 5
VENERQUE - « LES GRANDES HEURES DE LATECOERE A TRAVERS
L’AEROPOSTALE » ........................................................................................................ 5
90E ANNIVERSAIRE AEROPOSTALE - AVRIL 1928................................................. 6
Rio de Janeiro – Buenos Aires - 16 avril - Vol de Nuit ................................................................. 6
LES PREMIERS VOLS DE NUIT COMMERCIAUX ................................................... 7
GILBERTE MERMOZ, NEE CHAZOTTES (1910-1956) .............................................. 9
Wikipedia et l’histoire................................................................................................................... 12
Immeuble Molitor - 24 rue Nungesser et Coli - Paris XVIe ......................................................... 12
LE CORBUSIER ET L’AVIATION - 22 OCTOBRE 1929 .......................................... 13
MANIFESTATIONS AERONAUTIQUES A NE PAS MANQUER ........................... 14
Meetings aériens ........................................................................................................................... 14
RASSEMBLEMENT INTERNATIONAL D’HYDRAVIONS - BISCARROSSE - 8-
9 JUIN.............................................................................................................................. 14
TOULOUSE TERRE D’ENVOL ................................................................................... 15
Centenaire de la première liaison aéropostale Toulouse - Barcelone. .......................................... 15
TANGOPOSTALE - 10E EDITION - TOULOUSE - 29 JUIN AU 8 JUILLET .......... 15
A LIRE ............................................................................................................................ 15
« Creil - Du champ d’Aviation à la Base de Défense » ................................................................ 15
ASSOCIATION MEMOIRE DE MERMOZ ................................................................. 16
BULLETIN DE COTISATION 2018 ............................................................................. 16

Mémoire de Mermoz Page 2 Avril 2018


Bulletin
MOT DU PRESIDENT

Chers Amis,
Avec le retour des beaux jours, les activités aéronatiques redémarrent sur le terrain. Modestement
nous travaillons à apporter notre pierre à l'édifice en mettant en avant Jean Mermoz et ses Compagnons. Car,
sans ces Hommes d'exception, les Lignes Latécoère et Aéropostale aurait-elles réussi et laissé les mêmes
souvenirs ?
Nous serons présents, ce mois d’avril, au Carrefour de l'Air à Le Bourget; et animerons, en
collaboration avec la Municipalité, une Exposition Mermoz à Parmain, ville du Val d’Oise jouxtant Isle
Adam survolée, en 1783, par le fameux Ballon de Charles et Robert.
J'espère le vif plaisir de vous revoir en ces belles occasions sur l'un ou l'autre, voire les deux, de ces
sites. A bientôt donc.
Cordialement.
Christian Libes-Mermoz
Président

Merci de ne pas oublier pas de régler votre Cotisation


Voir conditions en fin de bulletin

30 MARS - 2 AVRIL 1932 : RECORD DU MONDE EN CIRCUIT FERME


Amené à Oran, le Bernard F-AKEX s'attaqua le 23 février 1931 au
record en circuit fermé, avec Antoine Paillard et Mailloux. A bout
d'essence, il atterrit le surlendemain après avoir volé cinquante heures
et parcouru 8 168 km. Le record, détenu par Lucien Bossoutrot et
Rossi du 1er mars avec le Blériot 110 était manqué de 120 km.
Le 30 mars il décollait à nouveau d'Oran avec Antoine Paillard et Jean
Mermoz. 11 tourna jusqu'au 2 avril, parcourant 8 960 km en
cinquante-neuf heures quinze minutes.
Il sera battu le 10 juin à Istres par Marcel Doret et Joseph Le Brix,
parcourant 10 372 km avec le Dewoitine 33.
Ce record éphémère va couter cher. Antoine Paillard malade pendant le vol et qui n’a
pas voulu que Jean abandonne décède le 15 juin d’une appendicite mal soignée.
Antoine Paillard est né le 23 août 1897 à Sainte-Gemmes-d’Andigné (Maine-et-
Loire). Engagé volontaire pour la durée de la guerre le 26 avril 1915 dans l’aviation,
il est breveté pilote militaire n° 2246 du 4 janvier 1916, Chevalier de la Légion
d’Honneur le 16 juin 1920, lieutenant de réserve le 23 mai 1924. Pilote d’essai de la
Antoine Paillard
société Bernard.
(1897-1931)

Mémoire de Mermoz Page 3 Avril 2018


Bulletin
PROCHAINES ACTIVITES
La Piste des Géants - Toulouse-Montaudran - 13 avril
Journée des associations, comité de pilotage, comité scientifique
et familles des pionniers
- présentation de l’avancement du chantier et d’échange concernant
les projets en cours et à venir,
- visite du chantier de l’Espace Mémoire Aéro.•

8e Carrefour de l’Air - Le Bourget - 13 au 15 avril


8e Carrefour de l’Air organisé par le Musée de l’air et de l’Espace.
Dans le cadre des expositions des associations aéronautiques
nous serons présents :
Samedi de 13 h 30 à 18 h - Dimanche de 10 h à 18h.
Dimanche 15 avril grand meeting aérien
« 120e anniversaire Aéro-Club de France »
Exposition « Jean Mermoz - Aviateur de légende » - Parmain (Val d’Oise) 14 au 21 avril
La ville de Parmain, dont la devise est « Plus Haut et Plus Oultre »,
accueillera , salle Louis Lemaire l’exposition
« Jean Mermoz - Aviateur de légende »
du 14 mars au 21 avril.
Inauguration en présence des élus le samedi 14 avril à 18 heures

« La mémoire de l’aviation civile » - DGAC - Issy-les-Moulineaux - 26 avril

Présentation par La Mission Mémoire de l’Aviation Civile, et les


organismes patrimoniaux de leurs réalisations 2017 et leurs projets en
cours, aux acteurs du domaine et aux personnels concernés de la Direction
Générale de l’Aviation Civile.
L’Association sera représenté par le Secrétaire Général.
Aubenton - Cérémonie hommage à Jean Mermoz - Dimanche 13 mai
La traditionnelle journée d’hommage à Jean Mermoz, enfant d’Aubenton
aura lieu le dimanche 13 mai :
- Messe église d’Aubenton
- Dépôts de gerbes aux Monuments aux Morts et devant la maison
natale de Jean Mermoz,
- Pot de l’amitié offert par la mairie.
Plus d’informations : c.libes@orange.fr
« Jean Mermoz de Bahia Blanca à Mazamet » - Mazamet –
Le changement de la gestion des médiathèques de Castres-Mazamet et de le nouvel objectif de l’exposition
nous a conduit a étudier l’opportunité de notre participation. Nous avons décidé de reporter l’organisation de
l’exposition et reporté, ainsi que le voyage prévu à Mazamet et dans la Montagne Noire..

Mémoire de Mermoz Page 4 Avril 2018


Bulletin
PLESSIS BOUCHARD « JEAN MERMOZ, AVIATEUR DE LEGENDE »
En présence de Mme Zivka Park, députée du Val
d’Oise, des élus, des représentants des autorités
locales, Mr Gérard Motte Lambert, maire de
Plessis Bouchard, chargé du tourisme du Val
d’Oise, accompagné de son adjointe Mme Sylvie
Cartier, chargée de la Culture, de l’Animation et
de la communication, a inauguré l’exposition le
lundi 19 mars.
Par un temps froid et neigeux, Alain Vonach,
Hubert Berger, Bertrand Loffreda, Alain
Bergeaud et le Président se relayèrent pour assurer
Mme Sylvie Cartier, Mr Gérard la permanence et accueillir pendant ces 2
Lambert-Motte, Mr Christian Libes semaines les visiteurs qui ont bravé les conditions
Mermoz©a.bergeaud
météorologiques.

Exposition Plessis-Bouchard©a.bergeaud

VENERQUE - « LES GRANDES HEURES DE LATECOERE A TRAVERS


L’AEROPOSTALE »
L'artiste carnettiste venerquois Laurent Chèze, personnel navigant d’Air France
en retraite, a présenté au mois de mars , à Venerque, une fresque de plus de de
21 mètres, qui retracent le parcours des pionniers de l’aviation, du site de
Toulouse Montaudran à Santiago du Chili. 800 heures de travail ont été
nécessaires pour retracer cette évolution historique par des desseins qui
représentent les hommes, les machines et les aéroplanes qui affrontèrent les
obstacles, et tracèrent la voie à tous ceux qui viendraient ensuite réduire distances
et temps entre continents, peuples et cultures. Elle est complétée par de rares plis
originaux, récupérés lors de ses voyages en Afrique et Amérique du sud, et des
correspondances issues des journaux d'époque collectionné par Monsieur Deleuil,
membre du Cercle Aérophilatélique Français.

Vue générale de la fresque de Laurent Chèze©a.bergeaud

Détails de la fresque©a.bergeaud

Mémoire de Mermoz Page 5 Avril 2018


Bulletin
90E ANNIVERSAIRE AEROPOSTALE - AVRIL 1928
Rio de Janeiro – Buenos Aires - 16 avril - Vol de Nuit
Le 16 avril Jean Mermoz décide de voler en partie de nuit pour raccourcir le temps entre Rio de Janeiro et
Buenos Aires.
« … dernièrement je viens de réussir Rio de Janeiro - Buenos Aires (2600
km) dans la journée, en 13 h 10 de vol, battant le record de Costes qui était
de 14 h 15. Parti à 3 heures du matin de Rio, j’étais à 6 heures le soir à
Buenos Aires après avoir laissé et pris le courrier dans cinq escales
différentes … J’ai inauguré, de ma propre initiative, le vol de nuit, ce qui
nous fait gagner un temps précieux. Malheureusement, les bateaux que
nous a fournis le gouvernement français ne valent rien … Toujours en
panne et peu rapide… Nous mettons deux jours d’avion d’ici à Natal , huit
à dix jours par bateau de Natal à Dakar et deux jours d’avion de Dakar à
Paris : quatorze jours environ, dont quatre pour l’avion seulement. On est
en train d’étudier un nouveau projet, et on met au point un gros hydravion
pour remédier à cet état de choses. Du jour où nous aurons réussi à
supprimer le bateau, nous serons sauvés. Mais l’effort à fournir reste
immense, pour le moment. ».(Lettre de Jean Mermoz à ses grands-parents
La Ligne 1928 de Buenos Aires le 24 avril 1928).
Le vol de nuit était prévu. Mermoz faisait des essais du Laté 26 avant son départ pour l’Amérique du sud
avec Elisée Negrin à Toulouse. Il précipita les choses. Il était pratiqué par les compagnies aériennes, depuis
1923 par la Compagnie Franco-Roumaine, mais compte tenu du relief accidenté de la côte brésilienne il
faudra attendre le mois d’octobre pour qu’Adrien Bedrignans démarre le vol nuit sur la liaison Rio de
Janeiro Natal.
Au début de l’été 1928, la situation se stabilise et le voyage par voie aérienne Europe Buenos Aires et
Buenos Aires dure en moyenne douze jours.

Voyages Buenos Aires –Europe Voyages Europe – Buenos Aires


Comparaison de la durée des voyages en août 1928
par voie aérienne et par vie maritime entre l’Europe et Buenos Aires

En août, on considère qu’un usager de France ou de Buenos Aires peut recevoir par avion, dans un délai de
22 à 25 jours, une réponse à sa correspondance, alors que cet échange exige 35 à 50 jours par bateau.

Après les installations sommaires, les aéroplaces vont être


équipées pour le vol de nuit :
L’avion éclaire par ses fusées de roues, la piste.
Des balises rouges encadrent le terrain et situent les
antennes de TSF.
Un projecteur tourne son pinceau de lumière dans le sens
de l’atterrissage.
Arrivée de nuit à Mendoza - Géo Ham©DR

Mémoire de Mermoz Page 6 Avril 2018


Bulletin
LES PREMIERS VOLS DE NUIT COMMERCIAUX
Article Claude Guibert : Pilote retraité - Président d’Honneur de l’APNA - Membre de
l’Association
Aux USA comme en France, les premières liaisons régulières à caractère commercial ont concerné le
transport du courrier. Les premiers « clients » intéressés étaient les banquiers car gagner un ou deux jours
sur le transfert physique des chèques, effets de commerce ou autres billets à ordre modifiait les « dates de
valeur » des transferts d’argent concernés par les documents ainsi acheminés plus rapidement et donc
permettaient aux plus audacieux des banquiers (risque de pertes des documents non négligeable!)
d’augmenter leurs gains par cette initiative.
A noter que ces banquiers étaient sans doute les seuls à gagner éventuellement de l’argent par ce moyen, car
– même surtaxé par rapport au transport par voie de surface - l’acheminement du courrier par la voie des airs
a été très longtemps une opération financièrement déficitaire et tributaire, aux Etats-Unis comme en Europe,
des subventions étatiques
Mais le développement du transport par air se heurta rapidement à l’obstacle d’une vitesse « commerciale »
réelle trop faible des avions de l’époque … En effet, d’une part la vitesse propre des avions était assez
faible et d’autre part, l’autonomie des appareils - vu leur emport possible en carburant - nécessitait de
nombreux atterrissages intermédiaires… Mais – plus encore - le gain de temps procuré dans la journée par le
transport par avion par rapport au transport du courrier par chemin de fer était vite perdu durant la nuit
puisque jusqu’alors les avions ne volaient pas de nuit.
Comme le vol aux instruments n’existait pas - et pour cause les dits « instruments » nécessaires pour ce faire
n’ayant pas été encore inventés ! -, la seule méthode possible était la navigation à vue, de nuit, à basse
altitude (100 m sol). On imagina donc de baliser les itinéraires par des phares aériens, suffisamment
rapprochés (20 M N ou 36 km) pour que les pilotes puissent être constamment en vue d’un de ces phares.
Aux Etats-Unis, dès 1916 pour le transport de jour, puis, suite à la démonstration de février 1921 (Jack
KNIGHT sur OMAHA/CHICAGO pour le tout premier vol de nuit commercial programmé) et aux essais
d’août 1922 pour les premiers vols de nuit sur des avions spécialement équipés et des itinéraires adaptés
(balisage lumineux des aérodromes, équipement de terrains de secours, phares aériens nécessaires) le
service spécialisé de la Poste américaine le fameux US AIR MAIL Service a opéré de manière régulière du
transport de courrier ((jour et nuit) à partir du 1er juillet 1924.
La première liaison équipée aux Etats-Unis fut l’axe NEW YORK – CLEVELAND mais assez rapidement ,
l’on s’attaqua à l’itinéraire mythique NEW YORK / CHICAGO (4200 km) dont les portions de trajet au-
dessus des montagnes et les conditions météo hivernales ne facilitèrent pas la tâche des pilotes concernés…
En France, c’est la compagnie Franco-roumaine qui va innover et mettre au point la navigation de nuit sur
les deux extrémités de sa ligne PARIS/BUCAREST, soit sur les deux tronçons : PARIS -STRASBOURG
(410 km) et BELGRADE – BUCAREST (600 km), cette dernière étant installée en priorité. C’est à partir de
février 1923 que l’on commencera à jalonner la section BELGRADE – BUCAREST de repères lumineux..
C’est dans la nuit du 27 au 28 juillet 1923 qu’est réalisée, sur PARIS - STRASBOURG, avec un
CAUDRON C 61 trimoteur, la première liaison commerciale nocturne (Pilotes NOGUES et
BEAUREGARD avec courrier et passagers). La première liaison commerciale nocturne sur les tronçons
BELGRADE – BUCAREST – BELGRADE sera effectuée dans la nuit du 20 au 21 septembre 1923.
Aux Etats-Unis comme en France, le balisage lumineux était installé suivant les deux sources techniquement
possibles et adaptées aux moyens de l’époque : l’énergie électrique ou les lampes à acétylène. Pour ce qui est
de l’énergie électrique, on privilégiait bien entendu les raccords au réseau de distribution existant quand cela
était possible ou, dès que nécessaire, on installait sur place, généralement au pied de la tour métallique
supportant le phare, un groupe électrogène. Cette tour métallique d’une quinzaine de mètres de hauteur,
portait à son sommet une lanterne équipée de lentilles de FRESNEL.
Pour équiper les phares dans des régions difficiles d’accès, il existait également des lanternes alimentées à
l’acétylène, gaz produit par un écoulement d’eau sur du carbure de calcium. On a très généralement perdu de
vue l’utilisation importante et généralisée des lampes à acétylène, pourtant fort répandue dans le premier
quart du siècle dernier. Non seulement, ce type d’éclairage était très généralement utilisé sur un plan
industriel dans les mines (sauf présence de grisou), les carrières, les champignonnières par exemple, mais
également en éclairage des rues, du champs de bataille pendant la guerre 14-18, en phares équipant les
premières automobiles et même les bicyclettes…

Mémoire de Mermoz Page 7 Avril 2018


Bulletin
Le tronçon BELGRADE / BUCAREST pour la Franco Roumaine et certaines parties du trajet NEW YORK /
CHICAGO pour l’US Air Mail furent ainsi essentiellement équipées en lampes à acétylène.
Il ne s'agit pas encore de pilotage sans visibilité mais seulement de navigation à vue, entre points lumineux
identifiables par des codes d'éclairs successifs, tout comme les phares marins jalonnant les côtes. En France,
le tout jeune Service de la Navigation Aérienne (SNAé) reprendra, à partir de 1926, la gestion des
installations correspondantes à un réseau lumineux jalonnant les axes aériens majeurs tels PARIS /
LONDRES, PARIS / BRUXELLES, PARIS / STRASBOURG, PARIS / LYON / MARSEILLE et
BORDEAUX / TOULOUSE / PERPIGNAN / ESPAGNE.
Il exista, au profit des Lignes LATECOERE, sur l'axe TOULOUSE / NARBONNE une chaîne de phares,
installés à BAZIEGE, MONTFERRAND, BARRIÉ, ALZONNE, BARBEIRA, LEZIGNAN, SALLÈLES
d’AUDE, destinés à baliser cet itinéraire essentiel utilisé par les pilotes de cette compagnie, installations dont
certains vestiges existent toujours (cf. photo jointe du phare de MONTFERRAND).

Phares aéronautiques de Toulouse à Perpignan

La mise en route et l’entretien de ces phares étaient confiés à des gens des villages concernés qui, par leur
fonction ou leur proximité du phare, avaient accepté cette charge (moyennant probablement une rétribution
du Service de la Navigation Aérienne). Ils assuraient également une maintenance sommaire, comme par
exemple le changement des tubes au néon hors d'usage.
Une ou deux fois par an, le responsable du district dont ils dépendaient
leur rendait visite (il s'agissait dans la région du commandant de
l'aérodrome de TOULOUSE ou de PERPIGNAN). A BAZIEGE, le
préposé était Mr Alexis VIDAL, meunier, dont le moulin à vent se
trouvait à proximité du phare. Le moulin et le phare trônent encore sur
la colline au sud-est du village. A MONTFERRAND, il s'agissait de
Mr PINEL, garde-champêtre, à BARRIÉ, Mr GUILHEM, jardinier du
domaine où se trouvait le phare, à BARBEIRA, Mr NICOL,
instituteur. Ainsi un certain nombre de villageois participèrent
activement à la régularité du trafic aérien de l'époque. Ils sont d'une
certaine façon les prédécesseurs des aiguilleurs du ciel actuels, même
si leur charge n'était qu'une occupation annexe. En effet, informés de
l’horaire de passage prévu, ils mettaient le phare en route seulement au
moment opportun et attendait de voir ou au moins d’entendre le
passage de l’avion. En cas d’incident ou d’accident, la localisation
Phare aéronautique de Montferrand approximative du lieu du crash était ainsi facilitée puisqu’a priori
©alain.lainé l’avion et son pilote devaient se trouver entre le dernier phare survolé
et l’emplacement du phare suivant non survolé.

Aux USA, dans la mesure du possible, on associait au voisinage immédiat de chaque phare alimenté
électriquement une piste d’atterrissage de secours, plus ou moins sommairement éclairée.

Mémoire de Mermoz Page 8 Avril 2018


Bulletin
GILBERTE MERMOZ, NEE CHAZOTTES (1910-1956)
Nous terminons cette biographie de Gilberte Chazottes,
par la période de son mariage avec René Couzinet, époque
peu étudiée de la vie de l’ingénieur constructeur.
Les informations présentées dans cet article sur René
Couzinet proviennent du livre de son frère Alexandre1, et
plus généralement de mes recherches2
Nous remercions ceux qui nous ont apportés des
informations, des documents. Nous n’avons, pour
l’instant, trouvé aucune photo du couple René et Gilberte
A gauche, Gilberte et sa mère Marguerite Chazottes, née Couzinet.
Baudrier. Photo prise à Istres par Jean Mermoz en
octobre 1932.3©DR

Après la disparition de Jean Mermoz Gilberte conserve le magasin de layettes pour enfants qu’ils avaient
acheté en commun au 2 rue Chaussée de la Muette dans le 16e arrondissement.
Le vendredi 13 octobre 1939, Albert Caquot, revenu à la Direction technique et
industrielle de l’air, convoque René Couzinet :
« Je voudrais vous voir demain à 10 heures,
- Impossible,
- Pourquoi ?
- Je me marie,
- Bien, je vous attends à 14 heures. »
Le samedi 14 octobre, à 10 h, à la mairie du 16e arrondissement de Paris, René,
Alexandre Artur Couzinet, épouse Gilberte, Henriette, Rose Chazottes, veuve de
Jean Mermoz, en présence de Noëlle Guillaumet et André Baudrier (oncle
Noëlle Guillaumet et Gilberte maternel de Gilberte).
Chazottes©icare
Lorsque René Couzinet épouse Gilberte sa situation après des années de lutte avec le ministère de l’air, en
particulier le Général Victor Denain, et les services de l’aéronautique s’est apaisée et il peut entreprendre
ses études et projets dans des conditions plus sereines.
Le 31 août 1939, une transaction avec le Ministre de l’Air, Guy La Chambre4, met un terme à tous les
litiges qui depuis des années obèrent la situation financière de Couzinet et barrent la route à une
exploitation normale. Tous les marchés d’Etat successivement et arbitrairement suspendus sont liquidés et
Couzinet reçoit une indemnité globale de cinq millions huit cent mille francs. Couzinet peut travailler.
Conseillé par Abel Verdurand, directeur de l’Aéropostale, pendant la période Dautry, qui l’avait soutenu
dans son projet d’Arc-en-Ciel, le 11 avril 1938, il a accepté un marché de révision de Potez 540 de 18
mois à compter du 1er juillet 1938, indispensable pour faire vivre une équipe et être en mesure de
supporter la fabrication de prototypes. Le 1er octobre dans le cadre de la décentralisation des usines de
guerre, le ministre de la Défense nationale donne son accord sur l’implantation au terrain d’aviation des
Ajoncs, à la Roche-sur-Yon, d’une partie des ateliers.
Le 8 septembre 1938, reçu par Guy La Chambre, ministre de l’Air, René Couzinet rencontre un
interlocuteur attentif. Il lui renouvelle sa proposition de bombardiers rapides quadrimoteurs.
Le 11 janvier 1939, Didier Daurat, vient à l’usine de la Jatte procéder à l’examen de l’aménagement du
Couzinet 10 prévu pour Air Bleu.
Le 19 janvier le Ministre a donné les ordres pour passer commande d’un avion bombardier Couzinet B4
réalisé selon ses conceptions. La lettre de commande est signée par le Ministre le 13 mars.

1
« Mermoz Couzinet, où le rêve fracassé de l’Aéropostale » - Alexandre Couzinet (Editions Jean Picollec - 1986).
2
« L’Aviation française à la conquête des Amériques » - Alain Bergeaud - A paraitre
3
Jean Mermoz était certainement meilleur pilote que photographe.
4
Guy La Chambre a succédé, au ministère de l’Air, à Pierre Cot le 18 janvier 1938
Mémoire de Mermoz Page 9 Avril 2018
Bulletin
Par décret en date du 7 octobre 19395, la société brésilienne « Construcoes Aeronauticas SA » est
déclarée adjudicataire pour la création de la Fabrique nationale d’avions à Lagoa Santa, dans l’Etat de
Minas Gereas.
Le 28 octobre Couzinet reçoit une commande d’un deuxième bombardier.
En ce mois d’octobre 1939, le lieutenant de réserve Couzinet est mobilisé depuis le 8 septembre : classé
en affectation spéciale pour 3 mois. Au courant de ses projets au Brésil, Guy La Chambre encourage
Couzinet à s’y rendre et à pousser activement la rédaction du contrat définitif avec le gouvernement
brésilien. Il lui demande aussi d’étudier la route Atlantique-Sud et le meilleur moyen de faire convoyer
les avions livrés par les Etats Unis à la France, via Natal et Dakar. Il se rend à Rio où il séjournera du 14
janvier au 15 février 1940.
Le 7 mai 1940, le Diaro Officiel publie le décret-loi attribuant à « Construcoes Aeronauticas SA » la
concession pour construire et mettre en route la Fabrique nationale d’avions et d’hydravions.
Le 10 mai c’est l’attaque allemande, l’invasion, l’armistice et l’occupation de la France. Une partie du
personnel et du matériel de Levallois est envoyé à La Roche-sur-Yon, puis lorsque la ligne de
démarcation s’installe, vers le Gers et les Pyrénées. René Couzinet est démobilisé le 3 juillet 1940. Si
aucune construction aéronautique n’est plus réalisable sur le sol français, apparemment tout est possible
au Brésil. Le 20 septembre 1940, René Couzinet et son chef de production, Perhirin, gagnent Port-Bou
et l’Espagne et s’embraquent pour l’Amérique du sud. Ils arrivent à Rio, le 13 octobre 1940 par le
paquebot italien Serpa Pinto.
Il appelle alors au Brésil ses techniciens, ses collaborateurs qui constitueront les cadres nécessaires à la
Fabrique nationale. Trente-cinq personnes vont le rejoindre de 1941 à 1942. Le 3 juillet 1941, Couzinet
est désigné pour occuper la chaire d’aéromécanique à l’Ecole technique de l’armée.
Ne pouvant importer de France, comme il été prévu, les équipements aéronautiques, qui n’existent pas au
Brésil, pour la fabrication d’avions, les Brésiliens obtiennent pour la Fabrique de Lagao Santa une
première commande de 25 avions North America 44 à construire sous licence des Américains.

En juillet 1942, alors qu’il s’apprête avec sa femme à gagner les Etats Unis,
le Gouvernement américain refuse leurs visas d’entrée, et le faisant
considérer comme collaborateur du Gouvernement de Vichy, le contraigne
à quitter son poste de Directeur technique, et à céder sa participation dans la
société, le 11 décembre. Il garde le soutien du Président Getùlio Vargas.
Sénat du Brésil

Ne voulant pas disperser son équipe de collaborateurs, il fonde la société « Oficinas de Construcoes e de
Estudos Aeronauticas e Naval Limitada » (Ocean Ltda), 27 septembre 1943. En attendant de fabriquer des
matériels aéronautiques, il peut fabriquer des matériels faisant défaut au Brésil ; gazogènes, … tout en
poursuivant ses études. En mai 1945, après la libération de la France, comptant sur les équipements
français, il s’estime en mesure de lancer la fabrication d’un hydroglisseur.
Un message du 18 septembre, dont l’auteur reste inconnu, le rappelle en France. En novembre 1945, après
5 ans d’absence, avec sa femme il est de retour à Paris. Son usine de Levallois est occupée par la société
Sipa installée par les Allemands.
En vertu d’un ordre de mission air du 16 novembre
1945, il se rend aux Etats-Unis. Accompagné de sa
femme il arrive le 21 février 1946 à Miami et
commence un tour des principaux constructeurs
américains ; Curtis Wright, Douglas, Glenn Martin,
Lockheed Aircraft ...
De retour au Brésil il accélère les travaux sur
l’hydroglisseur, présenté au Yacht-Club dans la baie
Journal les Ailes du 17 août 1946 de Rio le 27 septembre.

5
Les négociations pour l’installation d’une fabrique d’avions à Lagoa Santa ont commencés dès 1933 lors d’une
rencontre entre René Couzinet, Jean Mermoz et le Président de la république Getùlio Vargas, lors de la première
traversée de l’Arc-en-Ciel. Jean Mermoz devait rejoindre à Rio René Couzinet et Jean-Gérad Fleury où ils
poursuivaient les négociations à Rio lorsqu’il disparut en décembre 1936.
Mémoire de Mermoz Page 10 Avril 2018
Bulletin
La France ne peut lui fournir que des équipements et les
relations avec les services techniques se détériorent
rapidement. Le 4 octobre 1947 le ministre demande à
Couzinet d’amener l’appareil en France.
Le 5 avril 1948, le Tribunal de la Seine ordonne l’expulsion
de la Sipa de l’usine de Levallois, et la réintégration de
Couzinet dans ses locaux.
Le 29 avril, le Ministre de l’Air, André Maroselli, préside à
. la réception de l’hydroglisseur Arc-en-Ciel qui accoste au
Hydroglisseur baie de Rio de Janeiro Quai Branly, aux pieds de la tour Eiffel.

Il faut attendre le 28 octobre pour que la Sipa soit expulsée. Reinstallé à Levallois, Couzinet regroupe son
équipe En 1949, un programme de financement lui est attribué au titre des programmes des dommages de
guerre, lui permettant et de reprendre des études.
Le 11 décembre le Directeur technique écrit à René Couzinet « Les essais de votre hydroglisseur ne
présentant pas d’intérêt pour l’Aéronautique et n’ayant pas, pour ce qui me concerne, donné satisfaction
… ».
En fait, aucun essai n’a jamais eu lieu. En 1952, René Couzinet
accuse le directeur technique de fausse déclaration. Le 20 octobre
1954, plaidant en personne il obtient du tribunal la condamnation
du secrétariat d’Etat aux Forces Armées Air qui l’attaquait devant
cette juridiction. Face à ces mauvaises relations avec les services
techniques, les commandes sont arrêtées.
Hydroglisseur Arc-en-Ciel

Il ne cesse de reprendre le contact avec les ministres qui se succèdent, pour repartir comme en 1939, et le 3
septembre 1956 écrit au Ministre : « En quatre ans j’ai épuisé mes réserves au travail ... c’est pourquoi je
viens vous demander de bien vouloir me recevoir pour envisager une transaction mettant fin aux instances en
cours devant le tribunal administratif de Paris et la cour de Poitiers, et d’un marché d’études pour les
maquettes d’essais de mon aérodyne à ailes multiples… »

René Couzinet dans son atelier de Levallois - Aerodyne©DR

René Couzinet ne recevra pas de réponse à sa lettre. C’est la fin


tragique, le constructeur, déprimé, met un terme à sa vie entrainant
avec lui sa femme.

Marcel Dassault disait :


« Couzinet savait faire des avions,
mais il ne savait par le vendre.

Journal Détective décembre 1956

Mémoire de Mermoz Page 11 Avril 2018


Bulletin
Dans le caveau de la famille Couzinet du cimetière de Bagneux
reposent :
René Couzinet (1904-1956)
Gilberte Couzinet, née Chazottes (1910-1956)
Marguerite Chazottes, née Baudrier (1890-1970), mère de Gilberte,
Henriette Baudrier, née Perruchet (1866-1957), grand-mère de Gilberte,
André Baudrier (1885-1963), frère de Marguerite, et oncle de Gilberte,
Tombe famille Couzinet Alexandre Couzinet (1914-1988), frère de René,
cimetière de Bagneux©a.bergeaud Marie Josèphe Couzinet, née Jouanneaux (1920-200), femme d’Alexandre.

Wikipedia et l’histoire

La fin tragique de Gilberte Chazottes est apparue en début d’année sur la toile.
Dans le cadre des violences faites aux femmes, des féministes se sont indignées
du fait que historiens ont nuancés ces dernières années, l’histoire de la fin
tragique de René Couzinet et de sa femme, alors que les journaux de l’époque
évoquaient tous le meurtre de Gilberte par son mari.
Ces féministes ont souhaité rétablir l’histoire et mis à jour les biographies de
René Couzinet et Jean Mermoz sur wikipedia.
Journal Libération
18 décembre 1956©DR

Immeuble Molitor - 24 rue Nungesser et Coli - Paris XVIe


Lorsqu’ils rentrent à Paris après la guerre René et Gilberte s’installent au 3ème étage du 24 rue Nungesser de
Coli. A l’époque la vue est dégagée, et leur rappellent leur appartement du 268 Praia do Flamingo à Rio, face
à l’Océan atlantique. L’immeuble dans lequel s’était installé le couple Couzinet du retour du Brésil est un
monument historique.

Immeuble Molitor dit « 24 N.C » - 24 rue Nungesser et Coli Paris 16e.


Conçu entre 1931 et 1934 par Le Corbusier et Pierre Jeanneret son cousin,
et associé, l’immeuble dit « 24 N.C. », ce projet d’immeuble de la Société
Immobilière de Paris (SIP) constitue pour Le Corbusier l’occasion de tester
la validité de ses propositions en matière d’urbanisme. L’absence de vis-à-
vis permet aux architectes d’élever des façades entièrement vitrées, réalisant
ainsi le premier immeuble d’habitation de verre de l’histoire de
l’architecture. A l’époque la vue est dégagée sur le Bois de Boulogne. Son
orientation est-ouest et son environnement exceptionnel le placent « dans
les conditions de ville radieuse ».
Baigné de lumière, l’appartement traversant, de Le
Corbusier, qui abrite aussi son atelier de peinture,
occupe deux derniers étages Il occupera cet
appartement-terrasse de 1934 jusqu’à son décès en
1965.
L’appartement a été classé Monument Historique
en 1972 et les façades sur rues de l’immeuble, la
cour, les toitures ainsi que le hall d’entrée ont été
inscrits au titre des Monuments Historiques en
Immeuble dit « 24 N.C »
24 rue Nungesser et Coli 1990.
©alain.bergeaud « La Ville radieuse », édition originale 1935. Publicité SIP - 1934©DR

Lorsqu’il construit en 1931, cet immeuble le Corbusier est marqué par l’influence sud-américaine, et
l’aviation qu’il a découverte au cours de son premier voyage en Amérique du sud en 1929.

Mémoire de Mermoz Page 12 Avril 2018


Bulletin
LE CORBUSIER ET L’AVIATION - 22 OCTOBRE 1929
L’architecte Charles-Édouard Jeanneret-Gris (1887-1965), Le
Corbusier, est invité en 1929, par des associations Amis des Arts,
pour donner un cycle de conférences à Buenos.
Il s’embarque au départ de Bordeaux le 14 septembre à bord du
paquebot Massilia, et arrive à Buenos Aires le 28 septembre. Le
cycle de conférences débute le 3 octobre, se déroule pendant 2
semaines pour se terminer le 19 octobre. A Buenos Aires, il
retrouve Vitoria Ocampo, aristocrate fortunée, ouverte aux idées
modernes, écrivaine, fondatrice de la revue El Sur, qui lui avait
passé une commande pour la construction d’une villa, avant de
Le Corbusier et Joséphine Baker choisir un autre architecte.
Le Massilia 1929©DR

Amie de Vicente Almandos Almonacid, elle le présenta au Directeur de


l’Aeroposta Argentina qui l’invita dans son estancia de San Antonio de
Areco, et lui proposa de faire un voyage aérien jusqu’à Asunción, capitale
du Paraguay.
A cette époque, l’Aéropostale vient de recevoir en Amérique du sud, son
premier Laté 28, le F-AJIO (n° 603), et Marcel Bouilloux-Lafont, a retardé le
retour en France de Jean Mermoz pour qu’il effectue une campagne de
propagande dans les pays d’Amérique latine.
Victoria Ocampo (1890-1979)
Le 22 octobre, le Laté 28 F-AIJO quitte l’aéroplace de Pacheco à 4 h 15, Man Ray 1929©DR
Piloté par Jean Mermoz, secondé par Eloi Ville. Il a pour passagers :
Emmanuel de Sieyès, représentant en Argentine de Marcel
Bouiloux-Lafont,
Vicente Almandos Almonacid, Directeur d’Aeroposta
Argentina,
Antoine de Saint-Exupéry, chef de trafic d’Aeroposta
Argentina6,
Le Corbusier et trois autres passagers.
1er novembre 1929 - Bahia Blanca L’avion se pose sur l’aérodrome d’Asuncion à 12 heures.
Laté 28 F-AJIO piloté par Jean Mermoz
(Collection Claudio Meunier)

Ce voyage aérien qui permit à Le Corbusier d’avoir une vue globale, de découvrir, de
différentes altitudes, l’organisation de la ville de Buenos Aires, le Rio de la Plata …
marque un changement dans sa pensée. Il va développer une nouvelle vison
globaliste de l’urbanisme … qu’il applique en rédigeant des plans directeurs pour
villes de Buenos Aires et Rio de Janeiro. Il commence à élaborer ce qui deviendra le
Plan régulateur.
Après un arrêt à Montevideo, puis Sao Paulo et Rio de Janeiro, il regagne la France
en décembre. Sur le chemin du retour en France, il compile ses impressions dans un
ouvrage intitulé « Précisions, sur un état présent de l’architecture et de
l’urbanisme », ouvrage publié en 1930. Projet Buenos Aires
Le Corbusier 1929©DR
Le Corbusier ne réalisera pas la transformation de Buenos Aires, mais la ville
actuelle ressemble beaucoup à son projet.

En 1935, Le Corbusier publie un livre « Aircraft », qui


regroupe 124 photos d'avions et met en lumière la fascination
de l'architecte pour l’aéronautique qu’il a découvert en 1929
à l’occasion de son premier voyage en Amérique du sud.

6
Antoine de Saint-Exupéry est arrivé à Buenos Aires le 12 octobre, pour remplacer Paul Vachet désigné par Marcel
Bouilloux-Lafont pour développer les lignes d’aviation au Venezuela.
Mémoire de Mermoz Page 13 Avril 2018
Bulletin
MANIFESTATIONS AERONAUTIQUES A NE PAS MANQUER
Meetings aériens

120e anniv. AéCF 46e E. Le temps des hélices 32e Edition Airexpo Fly in 6e Aéro Classic
Le Bourget La Ferté-Alais Muret-Lherm Saint Yan Compiègne-Margny
14 avril 18-20 mai 2 juin 2-3 juin 9-10 juin

Meeting de l’Air - FOSA Meeting de l’Air - FOSA Air Legend Légend’Air en Limousin Colmar Air Legend
Base aérienne Evreux Base aérienne Nancy-Ochey Paris Villaroche Saint-Junien Colmar-Houssein
16-17 juin 30 juin-1 juillet 8-9 septembre 8-9 septembre 30 septembre

RASSEMBLEMENT INTERNATIONAL D’HYDRAVIONS - BISCARROSSE


- 8-9 JUIN

L’édition du rassemblement 2018 sera placé sous le signe du


Centenaire des Lignes Aériennes Latécoère.
Spectacles réunissant hydravions et avions de légende
proposeront une plongée dans l’histoire de l’aviation française et Occasion de visiter le Musée et
internationale (Breguet 14, PBY Catalina, DC3, Beaver…). Un l’exposition consacré à un hydravion
plateau international avec différents tableaux qui se succèderont américain de légende restauré dans les
dans le ciel pour retracer l’histoire de l’aviation. règles de l'art, par des stagiaires mais
aussi des spécialistes du domaine
Des appareils plus récents tels que le Rafale de la Force
industriel aéronautique dans les locaux
Aéronautique Navale représentée par la flottille 17F, le Canadair de
du Musée et ceux de l'Ecole Nationale
la Sécurité Civile, la présence de la Patrouille de France et l’Equipe
de l'Aviation Civile (ENAC) au cœur
de Voltige de l’Armée de l’Air viendront compléter le tableau.
même de l'aérodrome de Biscarrosse.
Un spectacle totalement gratuit pour toute la famille !

Mémoire de Mermoz Page 14 Avril 2018


Bulletin
TOULOUSE TERRE D’ENVOL
Centenaire de la première liaison aéropostale Toulouse - Barcelone.

36e Rallye aérien 3e Meeting Aérien Ouverture


Toulouse - Saint-Louis des Etoiles et des Ailes Musée Aéro -Toulouse Montaudran
15 septembre au 28 septembre Aéroport Toulouse-Francazal Décembre 2018
28 et 29 Septembre

TANGOPOSTALE - 10E EDITION - TOULOUSE - 29 JUIN AU 8 JUILLET


La 10ème édition du Festival Tangopostale se déroulera à
Toulouse du 29 juin au 8 juillet.

A LIRE
« Creil - Du champ d’Aviation à la Base de Défense »
Les premières installations du terrain de Creil, sont dues à l’occupation par la
Luftwaffe, puis à la Libération comme aérodrome logistique par les américains,
avant de laisser la place à l’IGN et à l’aéroclub, premiers occupants français.
La base aérienne est créée en1954 avec l’aménagement des installations et
l’arrivée de la 10ème Escadre de Chasse, qui avec l’Escadron de bombardement
stratégique 3/91, en seront les occupants jusqu’à la mise en sommeil en 1985.
Réactivée en 1990, elle sert de base support à de nombreuses unités interarmées
ainsi qu’à des escadrons de liaisons et de transport sur Airbus et CASA. La
fermeture de la piste en 2016 entraîne l’arrêt de l’activité aérienne et le départ des
unités aériennes militaire et civiles.
L’activité de la base se concentre désormais sur son double rôle de base de
défense, depuis 2009, et de soutien des divers états-majors et organismes axés
essentiellement sur la fonction renseignement.
Cet ouvrage présente les diverses unités de toutes origines, qui ont participé à l’histoire de ce terrain.
Format 17x24, 190 pages avec près de 200 photos historiques et actuelles.
Préface du Colonel Jean-Luc Le Doze, Commandant la Base aérienne 110
Prix de vente : 14 € + port 6 €
Commandes possibles : Par courrier postal (adresse ci-dessous), en ligne sur le site Internet, www.anciens-
aerodromes.com, par courriel à news@anciens-aerodromes.com
ASSOCIATION ANCIENS AÉRODROMES
Aérodrome de Merville Calonne - Rue de l'Épinette - 62136 LESTREM

Mémoire de Mermoz Page 15 Avril 2018


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ASSOCIATION MEMOIRE DE MERMOZ
Association Mémoire de Mermoz - Loi 1901 - Parution JO 2075 21/10/2006 - Siret 495.095.05.000.19
CCP 610 6574 W La Source – Adresse : 15 allée A. Marquet 95560 MONTSOULT
Tél. : 01.34.73.90.83 Mail : c.libes@orange.fr
Bureau :
Président d’Honneur Général Bertrand Poitevin de Lacroix de Vaubois
Président Christian Libes-Mermoz
Secrétaire général Alain Bergeaud
Trésorier Hubert Berger
Chargé communication Alain Bergeaud
Membres du Conseil d’Administration (10) : Janine Barthelemy, Alain Bergeaud, France Chatriot, Hubert
Berger, Martine Dussel, Bertrand Poitevin de Lacroix de Vaubois, Bertrand Loffreda, Christian Libes-
Mermoz, Catherine Loubet, Patrick Sebline.

Rue Jean Mermoz – Paris 8e arrondissement ©a.bergeaud

Montant de la cotisation 2018 : 20 €


Le montant de la cotisation est majoré de 10 € pour ceux qui n’ont pas de messagerie
électronique et reçoivent le bulletin par courrier.

Nouveaux adhérents (5) : Amicale de la Chapelle Mémorial de l'Aviation et du Camp Guynemer 64


Lescar), Chesnay Philippe (95 Neuilly), Lebrun Gabriel (08 Mainbressy), Lenoble Pierre Alain
(95 Enghien les Bains), Vandenbulcke Guy (95 Saint Witz).
Renouvellement (4) : Aubry Cyrille, Fuzelier André, Gaben Alain, Pranville Julien,
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BULLETIN DE COTISATION 2018
à retourner avec le règlement à
Mémoire de Mermoz, 15 allée A Marquet 95560 MONTSOULT

Nom : Prénom :
Adresse :
Code postal : Ville :
N° téléphone fixe : N° portable : Courriel :
adresse un règlement de (Chèque à l’ordre « Mémoire de Mermoz ») :
- 20 euros cotisation 2018 (Chèque à l’ordre « Mémoire de Mermoz »)
- 30 euros cotisation 2018, pour ceux qui n’ont pas de messagerie électronique.
Date d’envoi du bulletin de cotisation et du chèque :

Mémoire de Mermoz Page 16 Avril 2018


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