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Les Besoins en Eau dans le Milieu


Urbain
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Sommaire
1-Introduction :
Définition du milieu urbain

2-Caractéristiques du milieu urbain


3-Les services des eaux urbaines
4-Utilisation du sol
-Plan directeur d’aqueduc et d’égout
-Importance du plan d’urbanisme et de zonage

5 -Eléments de démographie
-Extrapolation graphique
-Comparaison graphique
-Progression arithmétique
-Progression géométrique
- Accroissement à taux décroissant
- Méthode logistique

6-Evaluation de la consommation en eau


a) Consommation unitaire et globale
b) Consommation moyenne annuelle
c)Consommation moyenne journalière
d) Consommation par unité de service

7 -Types de consommation
a) Consommation domestique
b)Consommation des zones commerciales
c) Consommation dans les zones industrielles
d) Usages publics
f) Pertes

8- Facteurs affectant la consommation


9-Conclusion
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1- Introduction

Quelles priorités pour l’eau ? Selon le Conseil mondial de l’eau (2008), les domaines
prioritaires qui requièrent une action de la part des professionnels de l’eau sont les
suivants : (1) L’eau pour la santé, l’eau est un ingrédient essentiel pour la vie,
l’hygiène et la santé publique; (2) L’eau pour la nourriture : les ressources en eau ne
sont plus suffisamment abondantes pour répondre aux besoins alimentaires d’une
population mondiale en constante augmentation; et (3) L’eau pour l’énergie : l’eau
est une ressource énergétique renouvelable non négligeable (hydroélectricité)
compte tenu notamment des nouveaux besoins et de la hausse des prix
énergétiques. Or, l’énergie devient un facteur limitant pour l’approvisionnement en
eau domestique. La possibilité donnée à tous d’accéder à l’eau, ou l’accès équitable à
l’eau potable, est un problème croissant.

Définition du milieu urbain

Le milieu urbain se caractérise par une densité importante d'habitat et par un


nombre élevé de fonctions qui s'organisent en son sein.

C'est le centre des activités secondaires et tertiaires et le cadre d'activités sociales et


culturelles importantes.

On peut définir, en relation avec le milieu urbain, les concepts suivants :

 noyaux agglomérés : noyaux caractérisés par la continuité de l'habitat;


 agglomération : ensemble de communes contiguës dont les tissus agglomérés
s'interpénètrent (ex : l'agglomération de Mons est constituée des communes de
Mons, Boussu, Colfontaine, Frameries, Quaregnon et Saint Ghislain);
 largement sur le milieu rural environnant.
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2-Caractéristiques du milieu urbain

Une ville peut être considérée comme un système complexe dont le principal aspect
est la concentration, la centralisation d’activités, par conséquent l’infrastructure du
milieu urbain se caractérise par une concentration des services. Il en résulte que
l’intensité des échanges sera grande à tous les niveaux, en particulier dans le
domaine de l’eau ou les exigences sur le plan qualité et quantités sont importantes et
critiques. Les principaux intervenants dans ce système peuvent être les suivantes :

- Facteurs politique
Processus décisionnel, palier de gouvernement.
- Facteur économique
Activités, le travail, le gagne-pain.
- Facteur géographique
Emplacement, avantage naturel, cours d’eau, voie navigable, situation climatique.
- Facteur social
Le bien être de la population.
3-Les services des eaux urbaines:

Parmi les services qui sont offerts dans le milieu urbain, trois relèvent de
l’hydraulique urbaine, ils sont:
- La distribution de l’eau potable.
- La collecte des eaux usées.
- Le drainage urbain.
Ces services sont conçus en fonction de la variation des activités :
 courte terme : Variations cycliques, saisons, annuelles.
 Long terme : croissance et déclin.
Le service doit répondre à la demande de façon adéquate. Il y a donc des exigences
quant a la performance des différentes infrastructures :
 Distribution
Pression suffisante, bien répartie et sans surpression.
Réserve adéquates pour combler les variations de consommation et assurer la
protection contre les incendies.
 Egouts sanitaire
Efficace sur le plan hydraulique, doit fournir a la demande, garantir la protection de la
santé publique et respecter l’environnement.
 Egouts pluvial
Garantir les conditions de circulation sur les voies carrossables.
Réduire les dommages causés par les précipitations.
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Les ouvrages doivent être dimensionnés pour satisfaire, pour un temps


prédéterminé, les besoins d’une population généralement croissante. D’autre part la
durée de vie de ces ouvrages est limitée, il faut donc procéder a une estimation :
-De la population.
-De la consommation.
Pour une période de dimensionnement est définie comme la période de vie
économique de la structure. Généralement cette période est basée sur la période qui
sert à son financement mais elle peut être plus longue. Les facteurs àconsidérer dans
le choix d’une période de calcul sont :
 Le type de structure, son degré de permanence.
 Le cout : initial, taux d’intérêt, entretien.
 L’augmentation potentielle de la capacité
 La possibilité de désuétude, apparition de nouvelles techniques.
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3-Evaluation de la consommation en eau

a)Consommation unitaire et globale

Rapport de la production moyenne journalière et de la population desservie aussi


appelée consommation moyenne per capital.

Unités : L/hab/d ou
gal/hab/d

b) Consommation moyenne annuelle

Volume d'eau consommée pendant 1 an Unités : m3, gal.

c) Consommation moyenne journalière

Volume d'eau consommée pendant un an divisé par 365 jours. Unités : L/d ou gal/d.

d)Consommation par unité de service

Volume d'eau utilisé par raccordement (généralement pendant un an).

4-Types de consommation

Comme la consommation unitaire globale ne représente en fait que la production


annuelle d'eau ramenée sur une base individuelle, il est préférable de classer les
consommations d'eau en fonction des besoins spécifiques de chaque groupe de
consommateur. La subdivision en zone d'affectation du territoire urbain nous donnera
un indice de ces classes de consommation. Mais avant de procéder à cette
classification et dans le but d'examiner les ordres de grandeur, nous donnons ici
quelques valeurs de la C.U.G

Exemples de consommation unitaire globale par municipalité:


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Municipalité L/hab/d
St-Hyacinthe 675
Hull 840
Longueuil 710
Boucherville 300

En 1974, l'AQTE a évalué la consommati on unitaire globale à 554 L/hab/d


dans les municipalités équipées de compteurs d'eau domestiques et à 820 L/hab/d
dans le cas contraire.

a) Consommation domestique

Il s'agit de l'eau uti lisée pour les besoins personnels d'alimentati on et


d'hygiène et autres uti lisati ons moins essenti elles comme le lavage de biens
et l'arrosage. Cett e consommati on peut être considérée dans les zones
suivantes:

- Résidences.

- HTMtels.

- Insti tuti ons publiques.

Dans les pays en voie de développement, l'OMS (Organisati on Mondiale de


la Santé) prévoit un minimum vital de 40 L/hab. /d. En moyenne, on
observe les valeurs suivantes dans les pays développés :

- Consommation rurale 90-180 L/hab./d.

- Consommation urbaine 180-200 L/hab. /d.


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b) Consommation des zones commerciale

Consommation d'eau nécessaire au fonctionnement des commerces, elle est souvent


exprimée en L/m2-d ou encore en L/employé-d. En moyenne, on observe des valeurs
de 2 à 6 L/m3-d pour les centres d'achat ou encore de 35 à 60 L/employé/d. Ceci
comprend en outre les usages hygiéniques, d'entretien et de climatisation.

c) Consommation dans les zones industrielles

Elle est difficile à évaluer, car il existe une grande variation de consommation selon le
type d'entreprise. Les entreprises du secteur agroalimentaire, par exemple, sont
considérées comme de grosses consommatrices. Lorsque que la demande en eau de
certaines industries.

d) Usages publics

- Lutte contre les incendies - Lavage des rues.

-Piscines, parcs, fontaines.

f) Pertes

Essentiellement, ce sont des fuites :

- Fuites dans le système de distribution;

- Fuites chez le consommateur (robinets qui fuient);

-Collectif (usages public);

- Pertes.

La consommation totale s'évalue en considérant les consommations par habitants,


par surface et par production, en évaluant le volume journalier ou annuel et en
divisant par le nombre d'habitants.
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8-Facteurs affectant la consommation

 Pertes dans le réseau;


 Installation de compteurs d'eau;
 Types d'industries installées sur le territoire de la municipalité;
 Qualité;
 Cout;
 Pression;
 Importance de la ville.
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Ressources en Eaux
Disponibles
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Sommaire

I-Introduction

II-Ressources en eau disponibles

1) Ressources en eau souterraines

2) Ressources en eau superficiel

III-Répartition des ressources

IV-Problèmes de gestion des ressources en eau souterraines

1) Problèmes quantitatifs

2) Problèmes qualitatifs

V-Conclusion
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I.INTRODUCTION

«De toutes les ressources présentes sur notre planète, indispensables à la vie et au
développement de nos sociétés, l’eau est certainement la plus abondante et, si elle
vient à manquer ou à être dégradée, celle dont la pénurie est le plus cruellement
ressentie.» Ghislain de Marsilly

Au cours de ces 100 dernières années, la population mondiale a triplé alors que la
consommation d'eau destinée à l'utilisation humaine a été multipliée par 6. (WORLD
WATER VISION, Making water everybody’s business, Mars 2000).on assiste
également à un réchauffement de la Terre, dû à l’augmentation des gaz à effet de
serre qui modifie les climats et le cycle de l’eau en est affecté, sans compter la
dégradation de la qualité de cette précieuse ressource qui est désormais l’un des
conséquences apparentes de l’action anthropique sur l’équilibre environnementale.
Tous ces phénomènes interagissent mutuellement et annoncent à l’horizon la crise
de l’eau.

Le volume total de l'eau de l'hydrosphère est estimé à 1 400 millions de km3 (ou 1
400 millions de milliards de m3). 70 % de la surface du globe sont d'ailleurs
recouverts d'eau.

Toutefois, si la Terre est bien la planète de l'eau, c'est avant tout la planète de
l'eau... salée, cette dernière représentant 97,2 % du volume. Il ne reste donc plus que
2,8 % pour l'ensemble des eaux douces des terres émergées : glaces, eaux
souterraines, cours d'eau, lacs. 70 % de ces eaux douces sont concentrées dans les
glaces des pôles et la majeure partie du reste se trouve dans les sols, sous forme
d'humidité, ou dans des nappes souterraines très profondes, inexploitables pour
l'homme.
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Au final, l'homme ne peut utiliser que moins d'1 % du volume total d'eau douce
présent sur Terre, soit environ 0,028 % de l'hydrosphère. Ceci englobe les coursd'eau,
les réservoirs naturels ou artificiels (lacs, barrages...) et les nappes souterraines dont
la profondeur n'est pas trop importante pour qu'elles soient exploitables à des coûts
abordables.

Au Maroc, les investigations réalisées au niveau de près de 80 nappes identifiées,


permettent d’estimer le potentiel en eau souterraine à près de 4 milliards de m3
pouvant être mobilisables dans des conditions techniques et économiques
acceptables. Toutefois, vu leurs importances et pour restaurer l’équilibre entre les
entrées et les sorties d’une part, et entre la qualité et les risques de contamination
d’autre part, il est nécessaire de comprendre le fonctionnement des systèmes
aquifères.

II. Ressources en eau disponibles

Sur la planète terre l’or bleu est présent sous ces trois formes solides gazeuse ou
bien liquides vu la position idéale vis-à-vis le soleil ,cette avantage gâce auquel
l’existence humaine est possible.

1) Ressources en eau souterraines

Une nappe ?

C'est l'ensemble des eaux comprises dans la zone saturée d'un aquifère, dont toutes les  
parties sont en liaison hydraulique.
 
 
   
Un aquifère ?
   
C'est un "corps" (couche, massif) de roches perméables comportant une zone saturée (solide
+ eau) suffisamment conducteur d'eau souterraine pour permettre l'écoulement significatif d'une
nappe et le captage de quantités d'eau appréciables
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1.1.Types de nappes

Nappe alluviale : Volume d’eau souterraine contenu dans des terrains


alluviaux, en général libre et souvent en relation avec un cours d’eau.
Nappe captive : Volume d’eau souterraine généralement à une pression
supérieure à la pression atmosphérique car isolée de la surface du sol par une
formation géologique imperméable. Une nappe peut présenter une partie libre et
une partie captive.
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Nappe libre : Volume d’eau souterraine dont la surface est libre c’est-à-dire à
la pression atmosphérique.
Nappe perchée : Volume d’eau souterraine, dans une cuvette imperméable, et
en tout temps à une côte supérieure à celle de la surface d’un cours d’eau.
Nappe phréatique : Première nappe rencontrée lors du creusement d’un puits.
Nappe généralement libre, c’est-à-dire dont la surface est à la pression
atmosphérique. Elle peut également être en charge (sous pression) si les terrains de
couverture sont peu perméables. Elle circule, lorsqu’elle est libre, dans un aquifère
comportant une zone non saturée proche du niveau du sol.

1.2.Loi de Darcy

L'écoulement de l'eau, ou plus précisément la quantité d'eau (débit) qui s'écoule à


travers une colonne de sable est régie par un certain nombre de facteurs :

1. La perméabilité de la colonne, qui dépend de la nature du matériel qui rempli


la colonne,

2. La taille de la colonne - sa section et sa longueur,

3. La pression (charge) appliquée au sommet de la colonne.


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2) Ressources en eau superficiel

1.3.1 2.1.Les fleuves

Selon Bethemont (2002), toute rivière et tout fleuve: un écoulement liquide


soumis à des variations saisonnières ou interannuelles et il est fonction de P et E

P-E-Q=0

P: précipitation
E: évaporation
Q: débit du cours d’eau
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Tableau des grandes rivières à l’échelle planétaire.

2 .2.Lacs 

Il existe plusieurs types de lacs et leurs classification repose sur certains critères à
savoir le mode de formation et on distingue les lacs d’origine volcanique (cratères),
tectonique ou encore glaciaires ces environnement constitue un biotope favorable à
la vie de plusieurs organismes et constitue une grande part des ressources en eau
disponible à l’échelle de notre planète terre.

Lac Pays Continent Superficie Longueur Profondeu Volume

(km²) (km) r max. (m) (km³)

Victoria Kenya, Afrique 69485 322 84 2750

Ouganda,
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Tanzanie
Tanganyik Burundi, R. D. Afrique 32893 676 ! 1470 18900

a du Congo,

Tanzanie,

Zambie
Malawi Malawi, Afrique 30044 579 ! 706 8400

Mozambique

Tanzanie
Bangwelo Zambie Afrique 9840 75 10 5
Volta Ghana Afrique 8502 200 75 148
Turkana Kenya Afrique 6405 248 109 204
Kariba Zambie, Afrique 5400 220 ! 78 160

Zimbabwe

Tableau des grands lacs à l’échelle planétaire.

I- LES PROBLEMES LIES A LA QUANTITE D’EAU SOUTERRAINE :

II-1- Surexploitation des ressources en eau :

Le prélèvement excessif d’eau dans une source d’eau potable, comme un plan d’eau
de surface ou un aquifère, peut se traduire par un stress hydrique.

Exemple de la nappe de Chaouia côtière : Benfarji (2007)

Elle se situe entre les villes de Casablanca et Azemmour et s’étendant sur 1200 Km²
de surface. Elle abrite un système aquifère à nappe libre, constitué de trois
formations hydrogéologiques différentes : les schistes altérés du primaire, les marno-
calcaires du Cénomanien, et les formations grésocalcaires du plioquaternaire.
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Ses eaux souterraines peu profondes représentent la seul ressource en eau


disponible dans une région agricole très connue par les cultures maraîchères.

Le développement de ces cultures par l’irrigation non contrôlée a augmenté le taux


de pompage, ce qui a engendré la baisse du niveau d’eau de la nappe de 0,5 m/an,
son dénoyage par endroit et une intrusion marine s’étendant sur 2 Km le long de la
côte.

Comparaison de la piézométrie en 1960 et en 1995 dans la région de BirJdid

II-LES PROBLEMES LIES A LA QUALITE D’EAU SOUTERRAINE :

III-1- La pollution

Pollution diffuse :
C’est le cas d’une pollution d’origine agricole, due à l’utilisation excessive d’engrais
chimiques
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Exemple des nappes du bassin de Tadla : Sinan  (1996)

La plaine de Tadla de 3600 Km² de superficie contient plusieurs aquifères profonds et


superficiels. Parmi ces derniers on cite les nappes de Béni Amer et de Beni Moussa,
qui circulent dans les formations plio-quaternaires, constitués de marno-calcaires, de
calcaires lacustres et de conglomérats.

L’alimentation de ces nappes se fait essentiellement à partir de l’infiltration des eaux


d’irrigation et de la pluie.

Leur drainage naturel se fait par l’Oued Oum Er Rebia.

Ces deux aquifères renferment deux grands périmètres de plus de 100.000 hectares
de superficie irrigués à partir des eaux de l’Oued Oum Er Rebia et du barrage Bine El
Ouidane.

Les mesures physico-chimiques effectués montre qu’entre 1985 et 1990, les nitrates
des aquifères ont fortement augmenté. Une grande partie de la superficie du bassin a
une teneur comprise entre 40 et 50mg/l. Dans certains secteurs, les concentrations
dépassent même 50mg/l qui représentent la limite de potabilité des eaux.

L’accroissement des teneurs en nitrates dans les eaux souterraines est dû à


l’utilisation excessive des fertilisants, surtout depuis 1983.Cet accroissement est plus
aggravé dans les secteurs où la surface de la nappe est peu profonde. C’est le cas de
l’Oued Oum Er Rebia.
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Evolution de la teneur en nitrates dans la nappe de Tadla

Pollution ponctuelle :
C’est le cas d’une fuite au niveau d’un réservoir de carburant d’une station essence
d’une décharge, ou d’une fosse septique mal étanchéifiée

Exemple de la pollution de la nappe par la décharge de Casablanca  :Sinan


(1996).

Au nord de la commune de Médiouna, l’horizon aquifère est constitué par des


schistes et des quartzites primaires, surmontées par des calcarénites perméables.

La décharge brute des déchets ménagers a été installée en 1986 des carrières
creusées dans les calcarénites. Elle reçoit les déchets ménagers de Casablanca et des
déchets industriels de toxicité variable. Ceci est confirmé par les analyses du jus
prélevé au sein même de la décharge. Ces analyses ont montrés des teneures élevées
en métaux lourds, notamment en Nickel, Plomb, mercure et en chrome total. Le
niveau de l’eau dans ces carrières se situe entre 20 et 30 m/sol.

Dés 1989, une pollution des puits situés en aval de la décharge (300m) a été signalée.
Les puits les plus proches ont commencé à produire une eau polluée de couleur jaune
et de mauvaise odeur quelques mois seulement après la mise en exploitation de la
décharge.

La pollution est à la fois organique et bactériologique. Des teneurs en métaux lourds


dans les puits le plus proche de la décharge ont été également constatées.

La faible étendue de la pollution dans l’espace peut s’expliquer par la création d’une
barrière hydraulique grâce aux pompages effectués dans les puits d’agriculteurs
situés en aval hydraulique de la décharge.
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ADDUCTION DES EAUX


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Sommaire
Adduction des eaux

1-1- Définition

1-2-Différents types d’adductions

1-3- Adduction gravitaire

1-4-Adduction par pompage

3-4-1- Diamètre économique d’une adduction

a) Critère technique

Formules de base

Critère économique

1.3 Description des conduites

1.4 1.3.1 vitesses limites


1.4.1 Pression caractéristiques
1.4.1.1 Conduites en PVC

1.4.1.2 1.3.2.2 Conduites en PEHD


1.4.1.3 Conduites en Fonte

1.4.1.4 1.3.3.1 Cas d’un terrain plat


1.4.1.5 Cas d’un terrain accidenté
1.4.2 Pose de la canalisation
1.4.2.1 Terrassement
1.4.2.2 Traversée
1.4.2.3

1.4.2.4 Système de pompage

1.4.2.5 Les constituants d’une pompe:

1.4.2.6 Caractéristiques d’une pompe:

1.4.2.7 Criteres de choix d’une pompe


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ADDUCTION DES EAUX

1-1- Définition
On définit par adduction des eaux le moyen de transport des eaux brutes (Conduites),
à partir de la source de captage aux stations de reprise et de traitement, cette
définition n’est pas absolue car les systèmes d’adduction peuvent parfois transporter
de le l’eau traitée comme c’est le cas pour une adduction à partir d’une station de
traitement.

1-2-Différents types d’adductions


Il y a deux types d’adductions :
 Adduction gravitaire : le point de captage se situe à une altitude supérieure à celle
du réservoir de desserte de l’agglomération, l’eau arrive gravitairement à la zone de
distribution.
 Adduction par pompage (refoulement) : le point de captage se situe à une côte
inférieure à celle du réservoir de desserte, dans ce cas il faut une énergie hydraulique
qui va refouler l’eau au réservoir à l’aide des pompes.

1-3- Adduction gravitaire

-Caractéristiques
o Le débit : c’est le débit de pointe journalière à la production (l/s)
o Perte de charge unitaire : (m/ml) 

J = cote de l’eau de l’ouvrage de captage – cote du réservoir d’arrivée.

o Vitesse de l’eau : Vitesse comprise entre : 0,5 et 1,5 m/s 


o langueur de la canalisation (ml)
o Diamètre de la canalisation (m)

N.B : l’adduction gravitaire s’effectue par une conduite forcée à section pleine
(l’écoulement sous pression).
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1-4-Adduction par pompage

Pour une adduction de refoulement la recherche du diamètre économique est


importante pour optimiser le coût d’un projet d’AEP.

La notion du diamètre économique s’écoule du fait que tant qu’on augmente le


diamètre le coût d’investissement augmente, et tant qu’on le diminue les pertes de
charges augmentent et le coût d’énergie s’accroît.

Ainsi le diamètre économique est celui qui assure le compromis entre ces deux coûts
celui de la conduite et de l’énergie de pompage.

3-4-1- Diamètre économique d’une adduction  :

a) Critère technique
- Vitesse maximal de 1.5 m/s pour éviter le problème des coups de bélier.

- Vitesse minimal de 0.5 m/s pour éviter les dépôts et le colmatage surtout au niveau
des vidanges.

b) Formules de base
- La hauteur manométrique total de station de pompage est calculé par :

HMT= Hg + Pdc + Ps (m)


avec :

Pdc: perte de charge totale donnée par la formule de colebroockmajorée de 15%


pour tenir compte de perte de charge singulières au niveau des pièces spéciales de la
conduite (coudes ;joints ;tés ;cônes…). (m)

Ps : perte de charge singulière au niveau des équipements hydromécaniques de


station,on prend une valeur de 2 m.

Hg : hauteur géométrique donnée par la formule suivante :


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Hg = CTP – ND (m)

Ou :

Hg = CTP – CRB (m)

avec:

CTP : cote trop pleine du réservoir d’arrivée. (m)

ND : niveau dynamique de (forage ; puit…). (m)

CRB : cote trop pleine de la bâche. (m)

- La vitesse d’écoulement dans une conduite de refoulement est telle que :

V = 4.Q/(π.Dint2.) (m/s)

Avec :

Q : le débit refoulé. (m3/s)

Dint : le diamètre intérieur de la conduite. (m)

Dans le cas d’une conduite en PVC ou PEHD (qui sont utilisés dans le milieu
rural) le diamètre intérieur est obtenu à partir du diamètre nominal (DN), qui
correspond au diamètre extérieur, par la formule suivante :

Dint= DN – 2.e (mm)

Avec :

e : épaisseur de la conduite. (mm)

- Les pertes de charges linéaires sont données par la formule de Darcy suivante :
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Pcl =λ.L.V2 / ( Dint .2g) (m)

avec :

λ : coefficient de perte de charge (sans unité)

V : vitesse de l’écoulement (m/s)

g : accélération de la pesanteur (9,81m/s)

- Le coefficient de perte de charge est calculé par itération en utilisant la formule de


Colebroock suivante :

1/√λ = -2log[K/3.71/ Dint +2.51.µ/(V. Dint .√λ)]

avec :

λ  : coefficient de perte de charge. (sans unité)

µ : viscosité cinématique de l’eau fonction de la température. (1,01.10 -6m2/s)

V  : vitesse de l’écoulement. (m/s)

Dint : le diamètre intérieur de la conduite. (m)

K  : la rugosité de la conduite. (m)

K= 0.1 mm pour le PVC et PEHD.

- La puissance du groupe se déduit de la formule suivante :

P = Q . HMT/(102.n)

avec :
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P  : puissance. (KW)

Q  : débit refoulé. (m 3/s)

HMT : hauteur manométrique total. (m)

n  : rendement du groupe. (%

c) Critère économique

- Le coût d’investissement
Pour chaque diamètre ce coût comprend ce luit :

 De la conduite de refoulement.
 Des pièces spéciales.
 Des équipements de la station de pompage.
 Le coût de la conduite est calculé par :

C1 = P. L (DH)

Avec :

P : prix du mètre linier de conduite. (DH/ml)

L : longueur de conduite. (m)

 Le coût des pièces spéciales est estimé à 30% du coût de conduite soit :

C2 = 30% . C1 (DH)
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 Le coût des équipements est calculé par la formule empirique suivante :

C3 = 170 . P0, 507 .1000 (DH)

avec :

P  : puissance du groupe. (KW)

C3 : le coût. (DH)

Cette formule a été établie par l’ONEP à l’aide des corrélations statistique sur la base
des marchés ONEP antérieurement réalisés.

- Le coût d’exploitation
Pour chaque diamètre ce coût comprend :

 les frais d’entretien qui représente :


 0.5% du coût de conduite.
 1% du coût de pièces spéciales.
 3% du coût des équipements.
Le coût total d’entretient pour une année est donné par la formule :

CTE = C1. 0 ,5% + C2. 1% + C3. 3% (DH)

 les frais énergétiques :


En supposant un fonctionnement journalier des groupes de pompage de 10 heures,
les frais énergétiques sont évalués par la formule :

FE = P .PU .10 . 365(DH)

avec :

P : puissance nécessaire. (KW)

Pu : prix unitaire d’énergie. (1dh/KWh)


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L’Actualisation

 Coût d’investissement :

Le calcul du diamètre économique se fait pour une durée du projet qui est de
40 ans.

D’autre part, la durée du vie des différents composantes du projet est telle que :

o Conduite : 40 ans.
o Pièces spéciales : 20 ans.
o Equipement : 13 ans.

Pour cela, les formules d’actualisation des coûts correspondant, se présente comme
suit :

C1 (act) = C1 (DH)

C2 (act) = C2 + C2/(1+ζ)20 (DH)

C3 (act) = C3 + C3/(1+ζ)13 + C3/(1+ζ)26 (DH)

Avec:

Ci (act) : coût actualisé. (DH)

ζ : taux d’actualisation pris égale à 8%, 10%, 12%.

 Coût d’exploitation :
- Adduction des Eaux - -Master Hydroinformatique-

L’actualisation des frais d’exploitation pour la durée de vie du projet se fait par la
formule suivante :

FDE = FDE + FDE/(1+ζ) + FDE/(1+ζ)2 + ….+ FDE/(1+ζ)39 (DH)

Le coût total actualisé est obtenu en faisant la somme du coût d’investissement


actualisé et des frais d’exploitation actualisés.

1.4 Description des conduites

Dans un système d’alimentation en eau potable, différents types d’aqueducs


s’imposent, les conduites parmi d’autres constituent un élément important.

Il existe différents types de conduites à savoir :

 Les conduites métalliques :

 Les conduites en acier : elles sont légères, Ne sont pas fragiles mais elles ont une
résistance faible a la compression, corrosion

 Les conduites en fonte : caractérisées par une Résistance élevée à la compression,


corrosion et elles ont une durée de vie longue mais elles présentent l’inconvénient
concernant leurs Fragilité au choc et leurs Poids spécifique élevé.
 Les conduites à base de ciment
 En béton armé :elles sont réservées aux conduites de gros diamètre mais elles ont
une durée de vie longue
 En amiante ciment : elles la particularité de Résister fortement a la compression,
corrosion avec une Durée de vie longue et un Poids spécifique faible et aussi un
Coefficient de Pertes de charge faible
 Les conduites en matière plastique : PVC, PE.
- Adduction des Eaux - -Master Hydroinformatique-

1.4.1 Vitesses limites


Le dimensionnement des antennes d’alimentation est fait de manière à ce que les
vitesses d’écoulement soient dans la mesure du possible, comprises entre un
maximum de 2 m/s et un minimum de 0,2 m/s.

1.4.2 Pression caractéristiques

1.4.2.1 - Conduites en PVC


La température de l'eau pouvant dépasser la valeur de 25°C (sans atteindre 35°C), il
serait nécessaire d'appliquer à la pression nominale du PVC un coefficient correctif de
0,80 comme l'exige la norme NM 05.6.046.

Les pressions maximales de service (PMS) correspondant aux différentes pressions


nominales (PN) sont données par le tableau suivant :

PN (bars) PMS (bars)

10 8,0

16 12,8

1.4.2.2 - Conduites en PEHD


Les pressions maximales de service (PMS) correspondant aux différentes pressions
nominales (PN) sont données par le tableau suivant :

PN (bars) PMS (bars)

10 10

16 16
- Adduction des Eaux - -Master Hydroinformatique-

1.4.2.3 - Conduites en Fonte

Concernant les conduites en fonte, elles existent même pour des PMS > 25 bars.
Cependant, elles seront sollicitées au maximum à 25 bars correspondant à la PMS des
pièces spéciales et équipements commercialisés.

1.4.3 Tracé de la canalisation

Le tracé de la ligne de la canalisation peut être soit :

 En ligne +/- droite et c’est le cas d’un terrain plat horizontal ;


 En ligne courbe en suivant le profil du terrain quand il est accidenté.

1.4.3.1 Cas d’un terrain plat :

 Ventouse au point haut : Ce sont des appareils qui


 Font évacuer de l’air qui s’accumule dans les points hauts de la conduite quand
elle est en phase de remplissage
 Ou éventuellement faire entrer de l’air dans la conduite quand elle est en phase de
vidange.

 Vidange au point bas: regard ayant une vanne


 pour vider la conduite au cas de réparation.
- Adduction des Eaux - -Master Hydroinformatique-

1.4.3.2 Cas d’un terrain accidenté :

 Butées: massif de béton qui


 ancrent la conduite et ne la laisse pas s’emporter par l’effet de la pente ou le
changement de direction
 Des cheminées d’équilibre qui évitent les cavitations aux points hauts
 Brises charges: qui évitent les fortes pressions aux points bas

1.4.4 Pose de la canalisation

1.4.4.1 - Calage

 Respecter les hauteurs de couverture minimales;


 Quand le profil du terrain naturel est horizontal, il faut créer autant que nécessaire
des points hauts et bas artificiels afin d’obtenir une pente minimale de 3‰ dans les
parties montantes et 6‰ dans les parties descendantes permettant le dégazage.

1.4.4.2 - Terrassement

a) La tranchée : Elle devra être profonde pour éviter :


- Adduction des Eaux - -Master Hydroinformatique-

 Le risque du gel (en zone montagneuse)


 Les dommages qui pourront être causées par la charge roulante.
 Généralement on adoptera une profondeur de 1métre mais jamais moins de 60
centimètres.
Comme il faut prévoir 30cm de chaque coté de la
conduite.

Le fond de la tranchée devra être bien nivelé, avec


une pente ou contre pente assez douce, régulière
et exempt de pierres.

Si non, il faut placer plusieurs butées pour ancrer


au mieux la conduite.

b) La profondeur de la tranchée

La conduite est à poser doucement:

Premièrement sur un lit de pose d’au moins


10cm.

Ensuite, la conduite est enrobée dans un


remblai primaire constitué par des matériaux fin
damés à la main avec une épaisseur de 25 cm au dessus de la génératrice supérieur
de la conduite

Finalement il faut couvrir la conduiteavec le tout-venant sur une épaisseur

<80cm
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1.4.4.3 - Traversée

 Traversée des routes:


Dallette en béton dosé à 250 kg/m3 de ciment,
d’une épaisseur de 25 cm, réalisée en dessous du
revêtement et de la couche de base de la
chaussée.

La tranchée sera comblée par du sable de


concassage de carrière arrosée damé en couches
de 20 cm, sur une hauteur minimale de 1.50 m au
dessus de la génératrice supérieur extérieure de la
conduite.

 Traversée des Oueds et Chaabas


La conduite sera en fonte ductile à joints verrouillés et sera protégée contre
l’affouillement du terrain conformément aux recommandations élaborées par LPEE.

Système de pompage

C’est quoi une pompe et à quoi sert-elle ?

Appareil servant à fournir aux liquides de l’énergie nécessaire pour les faire
transporter d’un point bas à un autre haut désiré à travers un circuit hydraulique.

 POMPES CENTRIFUGES
 Avantages
 Simplicité;
 Prix peu élevé;
 Débit de liquide régulier.
 Inconvénients
- Adduction des Eaux - -Master Hydroinformatique-

 Le rendement est plus faible;


 Avant démarrage, il faut chasser l’air contenu dans la pompe.
 Inutilisables pour les liquides visqueux
 Pompes volumétriques
 Avantages
 Simplicité;
 Rendement est bon;
 utilisables pour les liquides visqueux
 Inconvénients
 Débit de liquide irrégulier;
 Phénomène des coups de bélier
 couramment utilisée dans le domaine de l'eau potable,

Les constituants d’une pompe

 la partie moteur, qui fournit la puissance nécessaire au pompage ;


 la transmission, qui transmet cette puissance à la partie hydraulique ;
 la partie hydraulique, qui transmet cette puissance à l'eau pour la déplacer
(l'aspirer et/ou la refouler).
- Adduction des Eaux - -Master Hydroinformatique-

Caractéristiques d’une pompe:

 Le débit;
 Pression totale ou la hauteur manométrique totale ;
 Puissance absorbé;
 Vitesse de rotation;
 Rendement effectif.
Remarque

Hauteur géométrique Hgéo=Ha+Hr


Hauteur manométrique totale : HMT

HMT = Hgéo + J

Critères de choix d’une pompe

 La pompe doit assurer les débits et les pressions aux points extrêmes.
 Le rendement doit rester assez élevé.
 La pompe doit travailler en dehors de la cavitation.
 La variante doit être avantageuse sur le plan économique.
- Adduction des Eaux - -Master Hydroinformatique-
-

Système de Distribution des Eaux


Potables
-

Sommaire

I - Introduction;

II - Méthode d’alimentation du réseau

Distribution gravitaire :

Pompage combiné :

Pompage direct dans le réseau:

III -1 Rôle des réservoirs :

III -Réservoir de stockage :

III-2 Différents types de réservoirs :

III -3 Capacité des réservoirs :

III -4 Emplacement des réservoirs :

III -5 Equipements des réservoirs 

IV - Réseau de distribution :

IV-1 Généralité :

IV-2 Classification des réseaux :

-Le réseau ramifie :

-Le réseau maillé :

V- Méthode de dimensionnement

V-1 Recherche de données de calcul

V-2 Dimensionnement du réseau ramifié

V-3 Méthode de la perte de charge unitaire fixe

V-3 Détermination de la perte de charge unitaire


-

VI- Dimensionnement du réseau maillé

VI-1 Principe de dimensionnement

VI-2 Méthode de Hardy cross

a- Application

b- Procédure à suivre

VII- Conduite en série et en parallèle

VII-1_les conduite en série

VII-2 les conduites en parallèle


-

I - Introduction

Les systèmes de distribution de l'eau potable comprennent différentes composantes


qui relient la station de production d'eau aux immeubles, notamment les réservoirs
d'eau traitée, les conduites principales (les conduites du système de distribution), les
branchements à chacun des immeubles, les dispositifs anti-refoulement, les
vannes/robinets, les bornes d'incendie et, au besoin, le matériel d'isolation de la
tuyauterie et les câbles chauffants.

II - Méthode d’alimentation du réseau

Le réseau d’aqueduc est un ensemble de conduites interconnectées. Donc il nous


faut un système d’alimentation qui permet de fournir un débit de consommation
variable à une pression relativement constante. Il existe plusieurs façon de réaliser
cette alimentation, dont voici les principales.

Distribution gravitaire

Réseau branché sur un réservoir suffisamment élevé méthode simple, et donne une
possibilité de pompage mobile pour les incendies.

Pompage combiné

Méthode économique si le pompage est fait à rendement maximale possibilité de


pompage mobile pour la lutte aux incendies.

Pompage direct dans le réseau

-méthode moins avantageuse en raison des possibilités de panne de puissance, d’une


variation et d’une distribution de la pression plus difficile.

- le coût d’énergie élevée sur tous en pointe.

III -Réservoir de stockage

III -1 Rôle des réservoirs

1) Se substituer à l’adduction et aux ouvrages de captage en cas de


pannes ou d’interruption au niveau de la production. [fonction de réserve].
2) Assurer la mise en pression du réseau de desserte des bornes
fontaines, ou du réseau de distribution (cas de branchements particuliers).
3) Assurer la régulation automatique du fonctionnement du groupe de
pompage équipant l’ouvrage de captage, cas d’une adduction par refoulement.
[fonction de régulation].
-

4) Permettre une sécurité en matière de protection contre l’incendie


(cas des centres et agglomération urbaines, équipés de bouche d’incendie).
III-2 Différents types de réservoirs

On distingue trois types de réservoirs :

 Les réservoirs enterrés (totalement enterrés dans le sol).


 Les réservoirs au sol (semi enterrés).
 Les réservoirs surélevés (château d’eau).

Types de réservoirs

Le réservoir enterré Le réservoir au sol Le réservoir surélevé

- Pour des raisons de coût de conservation de l’eau et d’intégration de l’architecture


de l’ouvrage dans le paysage du milieu rural, on adopte des ouvrages semi enterré,
chaque fois que la topographie du site le permet.
- Si la topographie du site est plate et ne permet pas d’implanter un réservoir semi
enterré à une cote suffisante permettant d’assurer la pression requise pour les deux
situations précédentes : dans ce cas on peut s’orienter vers un réservoir surélevé.
III -3 Capacité des réservoirs :

Pour assurer la fonction de réserve on admet que le réservoir doit avoir une capacité
égale à :

Une journée de consommation pour les petites agglomérations et douars ne


dépassant pas les 2000 habitants :

Capacité (m3) = besoin moyen à la distribution (l/s) x 24 x 3,6


-

 Une demi journée de consommation pour les agglomérations moyennes et petits


centres, augmentée de la réserve incendie de 60 m3.
Capacité (m3) = besoin moyen à la distribution (l/s) x 24 x 3,6/2

III -4 Emplacement des réservoirs :

Pour l’emplacement des réservoirs, la fonction (mise en service du réservoir)


conditionne l’emplacement du réservoir qui doit résulter d’un compromis de
condition de cote, cette cote doit être suffisante pour assurer des pressions correctes
au niveau des bornes fontaines (5 m de charge au minimum), ou chez les
consommateurs dans le cas de branchement particulières (17m pour l’habitat le plus
exigeant en milieu rural [RDC]).

III -5 Equipements des réservoirs 

Un réservoir de stockage doit être avoir des équipements permettant l’exploitation


adéquate de fonctionnement et de sécurité suivants :

 Conduite d’alimentation à partir de l’ouvrage de captage.


 Conduite de départ pour l’alimentation des bornes fontaines, ou réseau de
branchement, cette conduite sera équipée d’une crépine à l’intérieur de la cuve.
 Un trop plein permettant d’évacuer les excès d’eau en cas de panne de la conduite
de distribution ou système de la fermeture de conduite d’arrivée.
 Une conduite de vidange pour réparations éventuelles ou nettoyage périodique.
 Un système de fermeture (de préférence automatique) de la conduite d’arrivée
(type robinet à flotteur).
 des robinets vannes pour pouvoir sectionner les conduites de départ et de
vidange.
 Accessoirement des compteurs à l’arrivée et au départ pour le suivi des données et
établissement de ratios d’exploitation.
 Un tampon de visite (ou capot regard) permettant de visiter périodiquement
l’ouvrage.

IV - Réseau de distribution :

IV-1 Généralité :
-

Le réseau de distribution c’est un système de canalisations qui relie le réservoir de


stockage avec les bornes fontaines ou des points de branchements, de façon à
assurer le débit maximal avec une pression suffisante.

IV-2 Classification des réseaux :

Les réseaux de desserte se classe en deux types :

 Les réseaux ramifiés.


 Les réseaux maillés.
 Le réseau ramifie :
C’est un réseau dans lequel les canalisations ne comportent aucune alimentation en
retour, l’inconvenant de ce système c’est qu’il manque de sécurité et de souplesse en
cas de rupture par contre il est très économique.
-

 Le réseau maillé :
C’est un réseau qui permet l’alimentation en retour et une simple manœuvre de
robinet qui permet d’isoler les tronçons, il a aussi une bonne sécurité, par contre il
est plus coteaux.

N.B : En milieu rural le réseau le plus adapté c’est le réseau ramifié, qui est le plus

Economique, tandis que en milieu urbain c’est lé réseau maillé qui est utilisé.

V- Méthode de dimensionnement

Quant aux méthodes de dimensionnement, il y a principalement

• La méthode de perte de charge unitaire fixe


• La méthode d’optimisation
• La méthode de Hardy Cross
• Calcul par logiciel spécifique
V-1 Recherche de données de calcul

Pour dimensionner un réseau de distribution d’eau, il faut avoir des données telles
que :

• La longueur des tronçons à desservir


• La cote de départ de l’eau
• Les pressions étoilées en eau à travers la zone à alimenter
• La répartition de l’eau à travers la zone à alimenter, en générale, on calcule le
débit demandé par la population globalement
Répartition des débits

Exemple :

Soit un village nécessitant un débit de 47. 3 donner la répartition linéaire de ce débit


-

tronço
R-1 1-11 1-2 2-21 2-3 3-31 31-311 31-312 3-4 4-41 4-5
n

L (km) 0.9 0.4 0.5 0.5 0.4 0.4 0.4 0.3 0.6 0.2 0.7

 Pour le calcul de débit de dimensionnement il faudra commencer toujours par


l’aval et remonter le réseau pas à pas :
 En admettant que la répartition des débits est linéaire on a ∑L=4.5 km
 On définit le débit unitaire par qu=Q/∑L=47.5/4.5=10.51L/s/km.
Et le tableau modèle de la réparation sera le suivant :
-

Troncon L(km) Qre=L*qu Qd Qd avec 55%

5-4 0.70 7.358 7.358 4.047

41-4 0.2 2.102 2.102 1.156

4- 3 0.6 6.307 15.767 12.929

312-31 0.3 3.153 3.153 1.734

311-31 0.4 4.204 4.202 2.312

31-3 0.4 4.204 11.562 9.670

3-2 0.5 5.256 32.5 18.657

21-2 0.5 5.256 5.256 2.891

2-1 0.4 4.204 42.044 40.152

11-1 0.5 5.256 5.256 2.891

1-9 0.9 T-M 47.3 47.300

V-2 Dimensionnement du réseau ramifié

Pour tout dimensionnement il faut respecter

 Les contraintes technique : 0.5<v<1.5m/s et PdCT ≤ ∆H (perte de charge


disponible)
 La contrainte économique : parmi ces solutions trouvées, qui a la moins coûteux à
choisi
V-3 Méthode de la perte de charge unitaire fixe

Le principe de la méthode est d’avoir une même perte de charge unitaire partout
depuis le réservoir jusqu’au point qui est supposé défavorable .et par la suite on
complète le calcul des autres ramifications.

Soit à dimensionner le réseau l’exemple précèdent par la méthode de la perte de


charge unitaire fixe les conduite sont en plastique :

TRANCONS R-1 1-1 1-2 2-21 2-3 3-31 31311 31312 3-4 441 4-5
L km 0.9 0.4 0.4 0.5 0.5 0.4 0.4 0.3 0.6 0.2 0.7
-

DEBITS l/s 47 .3 5.26 42.04 5.26 32.5 11.56 4.2 3.15 15.7 2.1 7.3

noeud 1 2 3 4 5 11 21 31 311 312 41


CTN 75.8 74.8 74.6 73.9 72.7 76.2 74.5 73.5 74.5 73.5 74.5
PSmC
12 15 9 12 13 9 12 12 9 9 9
E

COTE RESERVOIR C=100Mngm

Recherche du point défavorable

noeud 1 2 3 4 5 11 21 31 311 312 41


CTN 75.8 74.8 74.6 73.9 72.7 76.2 74.5 73.5 74.5 73.5 74.5
PSmCE 12 15 9 12 13 9 12 12 9 9 9
CPmC
87.8 89.9 83.6 85.9 88 85.2 86.5 85.5 83.5 82.5 83.5
E
Le point supposé le plus défavorable est à l’apparence le point 5

V-3 Détermination de la perte de charge unitaire

∑L=3 .1 km

PdCT=CR-(CTN+Ps)=100-73-15=12mCE par suite la Pdcu= PdCT/∑L=3.87m /km

Soit on dimensionne les différents tronçons pour le débits en question et la


pdcu= 3 .87m/km et on respectant la vitesse autant que possible

Tableau de dimensionnement

Le tableau suivant regroupe les résultats de la ramification principale

On utilise les formules suivant pour le dimensionnement

D=(Qd/48 ,3/j0 ,56 )1/2,69
V=61,5 *D0 ,68 *j0 ,56

troncon Pam L Q DT D V PDC CPc 3CTNv Psc Ps


-

s
TM 100 0.9 47.3 225 250 0.96 2.1 97.9 75.8 22.1 12
1-2 97.9 0.4 42.04 215 200 1.34 2.2 95.7 74.8 20.9 12
2-3 95.7 0.5 32.58 196 200 1.04 1.8 93.9 74.6 82.5 83.5
15 .7
3-4 93.9 0.6 150 150 0.89 2.3 91.6 73.9 17.7 12
7
4-5 91.6 0.7 7.36 113 100 0.94 4.8 86.8 73 13.8 15
Ce calcul est refaire pour les autres tronçons

Remarque

Cette méthode très simple était très utilisée vu la manque de moyen de calcul
puissant

Son majeur inconvénient est qu’elle met sur le même pieds ’égalité le petit diamètre
aussi bien que le grand diamètre bien que le petit diamètre crée de grande perte de
charge.

VI- Dimensionnement du réseau maillé

Dans un réseau maillé ni le sens de l’écoulement ni les débits non plus ne sont définis
car ces deux paramètres sont fonction du diamètre du réseau

Sur ceci,il sera fixé :

Un sens d’écoulement et un débit par tronçon arbitrairement qui seront corrigés par
la suite afin d’aboutir au débit réellement écoulé et à son sens d’écoulement pour les
diamètres choisis en respectant les conditions techniques de l’écoulement

VI-1 Principe de dimensionnement

Le principe de méthode repose sur deux lois à savoir :

 loi des nœuds : débits entrant est égale au débit sortant dans chaque Nœud
 Equilibrage les pertes de charge dans chaque maille par des corrections
successives des débits supposés q= -∑J/2*∑(J/Q) et Q’=Q+q

VI-2 Méthode de Hardy cross

La méthode de Hardy Cross qui permet de résoudre le problème et sans poser


d’équation à résoudre consiste à

 Respecter la loi des nœuds


-

 Loi de maille

a- Application

Soit à dimensionner le réseau maillé suivant :

Pour simplifier le travail on admet cote eau au point 1=100Mngm CTN=75Mngm

La pression de service sont donnés et les conduites sont en AC .

b- Procédure à suivre

Préparer un tableau ayant le nombre de colonnes désigner.

 Remplir les données de base sans oublier les unités.


 Corriger le débit par son signe selon le sens de la maille choisi.
 Choisir des diamètres en respectant la vitesse.
 Calculer les pertes de charge, la cote aval de l eau et la pression avale pour le
premier tronçon.
-

 Corriger les pertes de charge par son signe selon le sens de la maille par :
= si (Q<0 ; K*L*Qa /Db ;-K*L*(-Q)a/Db)

On pourra faire la même chose pour la vitesse :

= si (Q>0 ; 4000*Q/ 3,14/ D2 ; -4000*Q/ 3,14/D2)

 Reproduire ce calcule pour les autres lignes.


 Calculer la somme des PdC et somme (J/Q) pour chaque maille.
 Calculer la correction q’ pour chaque maille.
 Recopier ce tableau en corrigeant les débits ; et ainsi de suite jusqu’à ce que la
correction deviendra négligeable.
 Le débit de la maille est Q+q’. Mais pour les tronçons commun avec la 2 éme maille,
la correction à apporter sera double :
 a:correction relative à la 1ère maille : Q’ = Q + q1’ (maille 1).
 b:correction relative à la 2ère maille : Q’ = Q + q1’-q2 (maille 2).
Ne pas oublier de corriger les diamètres au cas ou la vitesse correspondantes sort de
la fourchette et ceci dés la première correction

Au cas ou on arrive pas à

 des pressions trop faibles, augmenter les diamètres ayant les vitesses élevées.
 Des pressions trop grandes, diminuer les diamètres ayant des vitesses faibles.
Depuis la première maille
Ne pas oublier de corriger les tronçons appartenants à deux maille deux fois

Réajuster les résultats au cas de besoin

Tableau de calcul

 Faire le tableau de calcul et de correction


 Revérifier les diamètres

 PREMIERE CORRECTION

                     

maille tronçons CPAm débit long diam vit PdC J/Q q1 Debit1 PdC1 J1/Q1 q2

1 1--2 100 30 0,44 200 0,95 1,84 0,06   29,86 1,83 0,06  
-

  2--5 98,18 6 0,523 100 0,76 3,4 0,57   5,95 3,35 0,56  

  5--6 94,85 -5 0,233 80 -0,99 -3,18 0,64   -5,14 -3,34 0,65  

  6--1 98,26 -12 0,521 150 -0,68 -1,68 0,14   -12,14 -1,71 0,14  

              0,38 1,4 -0,14   0,13 1,42 -0,04

2 2--3 98,18 14 0,36 150 0,79 1,53 0,11   13,91 1,51 0,11  

  3--4 96,68 5 0,565 80 0,99 7,72 1,54   4,91 7,48 1,52  

  4--5 89,32 -7 0,623 100 -0,89 -5,34 0,76   -7,09 -5,45 0,77  

  5--2 94,84 -6 0,523 100 -0,76 -3,4 0,57   -5,95 -3,35 0,56  

              0,51 2,98 -0,09   0,19 2,96 -0,03

Deuxième correction  Troisième correction  䦋㌌㏒㧀좈໱琰茞 ᓀ 㵂 Ü

Debit1 Debit2 J 2/ Q2 q3 Debit3 Pdc3 J 3/ Q3   Debit4 PdC4 CPAv CTNav PresCa PresEg

29,82 1,82 0,06   29,82 1,82 0,06   29,8 1,82 98,18 75 23,18 20

5,94 3,34 0,56   5,93 3,33 0,56   5,93 3,33 94,85 75 19,85 16

-5,18 -3,39 0,65   -5,2 -3,41 0,66   -5,2 -3,42 98,26 75 23,26 18

-12,18 -1,72 0,14   -12,2 -1,73 0,14   -12,2 -1,73 99,99 75 24,99 18

  0,05 1,42 -0,02   0,02 1,42 -0,01       75    

13,88 1,51 0,11   13,87 1,5 0,11   13,87 1,5 96,68 75 21,68 15

4,88 7,39 1,51   4,87 7,36 1,51   4,87 7,35 89,32 75 14,32 14

-7,12 -5,5 0,77   -7,13 -5,51 0,77   -7,13 -5,52 94,84 75 19,84 16

-5,94 -3,34 0,56   -5,93 -3,33 0,56   -5,93 -3,33 98,17 75 23,17 20

  0,06 2,96 -0,01   0,02 2,96 0            

VII- Conduite en série et en parallèle

VII-1_les conduite en série


-

La perte de charge totale est égale à la somme des pertes de charge de chaque
conduite :

• Le débit et le même pour toutes les conduites :

• R : coefficient de la résistance de la conduite= R1+R2+R3+…….Rj


VII-2 les conduites en parallèle

Le débit total est égal à la somme des débit de chaque conduite :

La perte de charge est la même pour toutes les conduites :


-
-
- Principe de Fonctionnement d’EPANET -

Principe de Fonctionnement
d’EPANET
- Principe de Fonctionnement d’EPANET -

Sommaire
1. INTRODUCTION

CHAPITRE 2 - LA MODELISATION DU RESEAU

2.1 COMPOSANTS PHYSIQUES

2.1.1. Nœuds de demande

2.1.2. Bâches infinies

2.1.3. Réservoirs

2.1.4. Émetteurs

2.1.5. Tuyaux

2.1.6 Pertes de charge singulières

2.1.7 Pompes

2.1.8 Vannes

2.2 COMPOSANTS NON-PHYSIQUES

2.2.1 Courbes

2.2.2 Courbes de modulation

2.2.3 Commandes

2.3 MODELE DE SIMULATION HYDRAULIQUE.

3.4 MODELE DE SIMULATION DE LA QUALITE DE L'EAU

2.4.1. Modélisation du transport

2.4.2. Mélange dans les réservoirs

2.4.3. Réactions modifiant la qualité de l'eau

2.4.4. Temps de séjour et dépistage des sources


- Principe de Fonctionnement d’EPANET -

CHAPITRE3 - ENVIRONNEMENT DE TRAVAIL EPANET

3.1 VUE D'ENSEMBLE

3.2 BARRE DE MENU

3.2.1. Menu fichier

3.2.2. Menu édition

3.2.3. Menu affichage

3.2.4. Menu projet

3.2.5. Menu rapport

3.2.6. Menu fenêtre

3.2.7. Menu aide

3.3 LES BARRES D'OUTILS

3.3.1. La barre d'outils standard

3.3.2. La barre d'outils du schéma

3.4 LA BARRE D'ETAT

3.5 LE SCHEMA DU RESEAU

3.6 LE NAVIGATEUR DES DONNEES

3.7 LE NAVIGATEUR DU SCHEMA

3.8 L'EDITEUR DES PROPRIETES


- Principe de Fonctionnement d’EPANET -

1. INTRODUCTION

EPANET est un logiciel développé pour la simulation du comportement des systèmes


de distribution d'eau l’un point de vue hydraulique et également d’un point de vue
qualité de l’eau.

Ce logiciel est distribué gratuitement par l’E.P.A. depuis le mois de septembre 1993.
Depuis, il est largement utilisé dans le monde entier grâce à :

 Ses algorithmes de calcul les plus avancés

 Son interface graphique conviviale et intuitive

 Aux possibilités de relations avec d’autres logiciels d'application

 A l’existence d’une liste d’utilisateurs, lieu de communications et d’échanges.

L’utilisation d’EPANET est très diversifiée, et porte principalement sur

 La régulation des pressions dans le réseau,

 La détection des zones de fonctionnement déficitaire

 Le dimensionnement de travaux d’amélioration du réseau ou d’extension

 L’évolution de la qualité de l’eau et l’étude de retraitement en différents


points du réseau

 L’amélioration de la gestion des équipements (marnage des réservoirs..), des


coûts énergétiques (fonctionnement des stations de pompage…), du contrôle des
débits d’eau (sectorisation du réseau…), de la gestion de crise (suppression d’une
ressource, rupture d’une canalisation maitresse, introduction de contaminants dans
le réseau…)
- Principe de Fonctionnement d’EPANET -

CHAPITRE 2 - LA MODELISAT ION DU RESEAU

Ce chapitre expose les principes de base du travail du logiciel Epanet, au niveau des
objets physiques constituant le réseau et les méthodes de calcul utilisés.

Les paragraphes suivants présentent en détail chaque point.

2.1 Composants physiques

EPANET modélise un système de distribution d'eau comme un ensemble d'arcs reliés


à des nœuds. Les arcs représentent des tuyaux, des pompes, et des vannes de
contrôle. Les nœuds représentent des nœuds de demande, des réservoirs et des
bâches. La figure ci-dessous indique les liaisons entre les différents objets formant le
réseau.

Figure 2.1 Composants Physiques d'un Système de Distribution d'Eau

2.1.1. Nœuds de demande

Les Nœuds de Demande sont les points du réseau où les arcs se rejoignent. Ce sont
des points d’entrée ou de sortie d’eau et peuvent Également ne pas avoir de débit.
Les données d'entrée minimales exigées pour les nœuds de demande sont:
- Principe de Fonctionnement d’EPANET -

• l’altitude au-dessus d'un certain plan de référence (habituellement le niveau de la


mer).

• la demande en eau (débit prélevé sur le réseau).

• la qualité initiale de l'eau.

Les résultats calculés aux nœuds de demande, à chacun des intervalles de temps
d'une simulation sont:

• la charge hydraulique (ou hauteur piézométrique): Énergie interne par poids


spécifique de fluide ou bien somme de l'altitude avec la hauteur de pression.

Nota : Cette définition de la charge est différente de celle utilisée en hydraulique


urbaine qui prend en compte le facteur vitesse de l’eau sous forme d’énergie
cinétique (v²/2g).

• la pression.

• la qualité de l'eau.

Les nœuds de demande peuvent également:

• avoir une demande qui varie dans le temps;

• être affectés de demandes de différents types (domestique, industrielle,..);

• avoir des demandes négatives, ce qui indique que l'eau entre dans le réseau à ce
point;

• être le point d’injection d'une substance entrant dans le réseau;

• avoir des buses ayant un débit dépendant de la pression.

2.1.2. Bâches infinies

Les Bâches infinies sont des nœuds représentant soit une source externe de capacité
infinie. Elles sont utilisées pour modéliser des éléments tels que les lacs, les fleuves,
- Principe de Fonctionnement d’EPANET -

les couches aquiféres souterraines ou les arrivées de réseaux extérieurs. Les bâches
infinies peuvent également servir de point d’injection d'une substance entrant dans
le réseau.

Les données de base pour une bâche sont la charge totale (égale au niveau de la
surface de l'eau si la bâche infinie n'est pas sous pression) et la qualité initiale de
l'eau dans le cas où l’on exécuterait une analyse de qualité de l'eau.

Puisqu'une bâche est un élément de frontière d'un réseau, la qualité et la charge


hydraulique de l'eau ne peuvent pas être affectées par ce qui se produit dans le
réseau. Par conséquent, aucune propriété n’est calculée au cours de la simulation.
Cependant, on peut faire varier sa charge hydraulique dans le temps en lui assignant
une courbe de modulation (voir Courbes de Modulation ci- dessous).

2.1.3. Réservoirs

Les Réservoirs sont des nœuds avec une capacité de stockage, dont le volume d’eau
stocké peut varier au cours du temps. Les données de base pour des réservoirs sont
les suivantes:

• l'altitude du radier (où le niveau d'eau est zéro)

• le diamètre (ou sa forme s'il n'est pas cylindrique)

• les niveaux initial, minimal et maximal de l'eau

• la qualité initiale de l'eau.

Les principaux éléments calculés dans la simulation sont les suivants:

• la charge (altitude de l'eau)

• la pression (niveau de l’eau)

• la qualité de l'eau.
- Principe de Fonctionnement d’EPANET -

Le niveau dans les réservoirs doit rester entre les niveaux minimal et maximal.
EPANET arrête la sortie d’eau si un réservoir est à son niveau minimal et arrête
l'arrivée s'il est à son niveau maximal. Les réservoirs peuvent également servir de
source pour une substance entrant dans le réseau.

2.1.4. Émetteurs

Les émetteurs sont des dispositifs liés aux nœuds de demande. Ils sont utilisés pour
modéliser l'écoulement à travers les systèmes d'irrigation, pour simuler une fuite
dans un tuyau relié à un nœud (si on peut estimer un coefficient de décharge et un
exposant de pression pour la fuite) ou pour calculer le débit d'incendie au nœud
(l'écoulement disponible à une certaine pression résiduelle minimale), ou le débit
sortant d’un orifice quelconque.

EPANET traite les buses comme une propriété d'un nœud et non comme un
élément indépendant. Le débit de l’émetteur s’exprime en fonction de la pression
au nœud selon la formule :

dans laquelle q est le débit, p la pression, C le coefficient de décharge, et γ


l’exposant de pression. Pour les buses d’arrosage, γ est égal à 0,5. C'est
habituellement le constructeur qui fournit la valeur du coefficient de décharge,
exprimé dans les unités lps/m0,5 (ou en unités américaines gpm/psi 0,5 ). Il est égal
au débit dans le dispositif correspondant à une chute de pression de 1 m (1 psi).

Dans le cas des poteaux et bouches d’incendie, on utilise une valeur trés élevée
comme coefficient de décharge (par exemple, 100 fois l'écoulement maximal prévu)
et on modifie l'altitude du nœud en lui ajoutant la pression minimale nécessaire, en
m. Si on attribue tant un émetteur qu'une demande normale à un nœud, la demande
qui figure dans la présentation des résultats est la somme du débit de la demande
normal et celui de l'émetteur.
- Principe de Fonctionnement d’EPANET -

2.1.5. Tuyaux

Les tuyaux sont des arcs qui transportent l'eau d'un point du réseau à l'autre.
EPANET suppose que tous les tuyaux sont pleins à tout instant. L’eau s’écoule de
l'extrémité qui a la charge hydraulique la plus élevée (altitude + pression, ou

Énergie interne par poids d'eau) à celle qui a la charge hydraulique la plus faible.
Les données de base pour les tuyaux sont:

• les nœuds initial et final;

• le diamètre;

• la longueur;

• le coefficient de rugosité (pour déterminer la perte de charge);

• l’État (ouvert, fermé, ou avec un clapet anti-retour).

Le paramètre d’État permet à des tuyaux de contenir implicitement des vannes de


sectionnement et de contrôler les clapets anti-retour (qui permettent l'Écoulement
dans une direction unique).

Les données de qualité de l'eau pour les tuyaux sont :

• Coefficient de réaction dans la masse d'eau ;

• Coefficient de réaction aux parois.

Ces coefficients sont expliqués plus précisément dans la section 3.4 ci-dessous.

Les valeurs calculées pour les tuyaux incluent :

• le débit

• la vitesse d'Écoulement

• la perte de charge
- Principe de Fonctionnement d’EPANET -

• le facteur de friction de Darcy-Weisbach

• la vitesse moyenne de réaction (le long du tuyau)

• la qualité moyenne de l'eau (le long du tuyau)

La perte de charge ou charge hydraulique perdue à cause du frottement de l'eau avec


les parois du tuyau peut être calculée en utilisant une de ces trois formules :

• formule de Hazen-Williams

• formule de Darcy-Weisbach

• formule de Chezy-Manning

La formule de Hazen-Williams est la formule de perte de charge la plus utilisée aux


l’États-Unis. Elle ne peut pas être utilisée pour des liquides autres que l'eau et a été
initialement développée uniquement pour les Écoulements turbulents. La formule de
Darcy-Weisbach est théoriquement la plus correcte et est la plus largement utilisée
en Europe. Elle s'applique à tous les régimes d'Écoulement et à tous les liquides. La
formule de Chezy-Manning est généralement utilisée pour les Écoulements dans les
canaux dÉcouverts et pour les grands diamètres.

La formule de Darcy-Weisbach est sélectionnée par défaut. Chaque formule utilise


l'Équation suivante pour calculer la perte de charge entre les nœuds de début et de
fin du tuyau:

Dans laquelle hL est la perte de charge (en unités de longueur), q le débit


(Volume/Temps), A le coefficient de résistance, et B l’exposant du débit. Le tableau
2.1 donne une vue d'ensemble des expressions des coefficients de résistance et des
valeurs de l'exposant d'Écoulement pour chacune des formules. Chaque formule
utilise un coefficient de rugosité différent qui doit être déterminé empiriquement. Le
- Principe de Fonctionnement d’EPANET -

tableau 2.2 donne les intervalles généraux de ces coefficients pour différents types de
matériaux de tuyaux neufs. Il est important de noter que le coefficient de rugosité
d'un tuyau peut changer considérablement avec son âge.

Pour la formule de Darcy-Weisbach, EPANET utilise différentes méthodes pour


calculer le facteur de friction f selon le régime d'écoulement:

• La formule de Hagen-Poiseuille est utilisée pour un écoulement laminaire (Re<


2000).

• L'approximation de Swamee et Jain dans l'équation de Colebrook-White est utilisée


pour un écoulement entièrement turbulent (Re> 4000).

• L'interpolation cubique du diagramme de Moody est utilisée pour un écoulement


transitoire (2000 <Re< 4000).

Tableau 2.1 Formules de perte de charge totale pour toute la longueur de la canalisation en charge
(la perte de charge est exprimée en m.c.e. et le débit en m3/s)

Nota :
- Principe de Fonctionnement d’EPANET -

En unités américaines, la formule de Hazen Williams est : Le


coefficient de résistante change pour que des valeurs du coefficient C restent
universelles.

En unités américaines, la formule de Darcy-Weisbach est : dans


laquelle les valeurs de ε s’expriment en pieds.

En unités américaines, la formule de Chezy-Manning est : Le


coefficient de résistance est modifié de nouveau pour que des valeurs du coefficient
n restent universelles.

Tableau 2.2 Coefficients de Rugosité pour les tuyaux neufs

Tableau de correspondance entre les différents coefficients

Nota : vanne d’isolement

A l'aide de commandes spécifiques, les tuyaux peuvent s’ouvrir ou se fermer à des


moments préétablis de la simulation ou dans certaines conditions spécifiques ; par
exemple quand le niveau d'un réservoir passe au-dessus ou au-dessous d'un certain
- Principe de Fonctionnement d’EPANET -

niveau, ou quand la pression dans un nœud passe au-dessus ou au- dessous d'une
certaine valeur. Voir aussi le paragraphe 2.2, Commandes de Contrôle.

2.1.6 Pertes de charge singulières

Des pertes de charge singulières (également appelées ‘pertes locales ‘) sont


provoquéesnotamment par la croissance de la turbulence qui se produit au niveau
des coudes, des tés et des vannes. L'importance d'inclure ou non de telles pertes
dépend du genre de réseau et de l'exactitude exigée. Pour les prendre en compte, il
faut assigner au tuyau un coefficient de perte de charge singulière. La perte singulière
est le produit de ce coefficient avec la charge cinétique du tuyau, c’est-à-dire,

Où K est le coefficient de perte de charge singulière, v la vitesse d’écoulement


(distance/temps), et g l’accélération de la pesanteur (distance/temps2). Le tableau
3.3 affiche les coefficients de perte de charge singulière pour quelques types de
vannes et raccords. Ces coefficients doivent être considérés seulement indicatifs,
parce que K dépend aussi de la géométrie, du numéro de Reynolds et des
conditionsde flux.
- Principe de Fonctionnement d’EPANET -

Tableau 2.3 Coefficients de Pertes de Charge Singulières pour une Sélection de Vannes et Raccords.

2.1.7 Pompes

Les pompes sont des arcs qui ajoutent de l'énergie à un fluide et augmentent ainsi
sa charge hydraulique. Les principaux paramètres d'entrée pour une pompe sont ses
nœuds d’aspiration et de décharge et sa courbe caractéristique (la combinaison des
charges hydrauliques et des débits que la pompe peut fournir à sa vitesse nominale).
Au lieu d'une courbe caractéristique, la pompe peut être représentée comme un
élément qui fournit une puissance constante (en kiloWatts) au fluide pour toutes les
combinaisons de débit et de charge hydraulique.
- Principe de Fonctionnement d’EPANET -

Les principaux paramètres calculés sont le débit et le gain de charge hydraulique. Le


fluide traverse la pompe en sens unique et EPANET ne permet pas aux pompes de
fonctionner en dehors de leur courbe caractéristique.

Des pompes à vitesse variable peuvent également être définies; la variation de leur
vitesse est soumise aux mêmes conditions que dans le cas antérieur. Par définition, la
courbe caractéristique fournie d’une pompe a une consigne relative de vitesse 1. Si la
vitesse de la pompe est doublée, la consigne relative de vitesse est 2; si elle
fonctionne à la moitié de sa vitesse, la consigne relative de la vitesse sera 0,5 et ainsi
de suite. En changeant la vitesse de la pompe, on décale la position et la forme de la
courbe caractéristique de la pompe (voir la section sur des courbes de pompe ci-
dessous).

Tout comme les tuyaux, les pompes peuvent être mises en route et arrêtés à des
heures préétablies ou quand certaines conditions existent dans le réseau parmi des
commandes. Le fonctionnement d’une pompe peut également être décrit en lui
assignant une courbe de modulation de changement de vitesse dans le temps.

EPANET peut également calculer la consommation d'énergie et le coût d'une


pompe. A chaque pompe, il peut assigner une courbe de rendement et une courbe de
modulation qui reflète les fluctuations du prix de l'énergie. Si ceux-ci ne sont pas
fournies, un ensemble de valeurs globales assignées au projet sera utilisé.

EPANET ne permet pas aux pompes de fonctionner en dehors des intervalles de leur
courbe caractéristique. Si les conditions du système exigent une charge hydraulique
plus élevée que la pompe peut fournir, EPANET arrête la pompe. Si la demande du
réseau excède le débit maximum, EPANET extrapole la courbe caractéristique de la
pompe jusqu’au débit exigé, même si la charge hydraulique correspondante est
négative. Dans les deux cas un message d'avertissement apparaît dans l’écran.
- Principe de Fonctionnement d’EPANET -

2.1.8 Vannes

Les vannes sont des arcs qui limitent la pression ou le débit en un point précis du
réseau. Leurs principaux paramètres d'entrée sont:

• les nœuds d’entrée et de sortie

• le diamètre

• la consigne de fonctionnement

• l’état de la vanne.

Les éléments calculés en sortie de simulation pour une vanne sont le débit et la perte
de charge hydraulique.

Les différents types de vannes qu’offre EPANET sont:

• Vanne stabilisatrice aval (en anglais PRV)

• Vanne stabilisatrice amont (en anglais PSV)

• Vanne brise-charge ou réducteur de pression (en anglais PBV)

• Vanne régulatrice de débit ou limiteur de débit (en anglais FCV)

• Vanne diaphragme (en anglais TCV)

• Vanne d’usage général (en anglais GPV)

Les abréviations anglaises sont utilisées dans les fichiers d’entrée des données (voir
appendice C, Exécution d'EPANET en mode commande).

Une vanne stabilisatrice aval limite la pression au nœud en aval. EPANET calcule à
chaque instant de la simulation dans quel état se trouve la vanne stabilisatrice aval. Il
y a trois états possibles:
- Principe de Fonctionnement d’EPANET -

• Partiellement ouvert (c’est-à-dire, en régulation) pour maintenir une pression aval


correspondant à la consigne donnée, quand la pression en amont est plus élevée que
la pression de la consigne;

• Entièrement ouvert si la pression en amont est au-dessous de la consigne


souhaitée;

• Fermé, si la pression en aval dépasse celle du côté amont (autrement dit, la vanne
ne permet pas l'inversion d'écoulement).

Une vanne stabilisatrice amont maintient une pression prédéterminée au nœud en


amont. EPANET calcule à chaque instant de la simulation dans quel état la vanne
stabilisatrice amont se trouve. Il y a trois états possibles:

• Partiellement ouvert (c’est-à-dire, en régulation) pour maintenir une pression en


amont qui corresponde à la consigne voulue, quand la pression en aval est plus basse
que la pression de la consigne;

• Entièrement ouvert si la pression en aval est au-dessus de la consigne souhaitée;

• Fermé, si la pression en aval excède celle du côté amont (c’est-à-dire que la vanne
ne permet pas l'inversion d'écoulement)

Une vanne brise-charge (réducteur de pression) provoque une perte de pression


spécifique au passage de la vanne. L’écoulement à travers la vanne peut s’effectuer
dans les deux sens. Les vannes brise-charge ne sont pas de véritables dispositifs
physiques mais peuvent être utilisés pour modéliser des situations dans lesquelles on
sait qu’il se produit une chute de pression. Si les nœuds initial et final d’une vanne
brise-charge sont changés, celle-ci se comporte comme une pompe à charge fixe

Une vanne régulatrice de débit (limiteur de débit) limite le débit à une valeur
spécifiée. Un message d'avertissement apparaît sur l’écran si cet écoulement ne peut
pas être obtenu sans ajouter d’énergie supplémentaire (c’est-à-dire, l'écoulement
n’atteint pas la valeur de la consigne de fonctionnement, même avec la vanne
- Principe de Fonctionnement d’EPANET -

entièrement ouverte).Les Vannes Régulatrices de débit sont unidirectionnelles, et


doivent être orientées selon le sens du flux. Si le débit à travers de la vanne est
négatif, elle se comporte comme une pompe à débit fixe.

Une vanne diaphragme simule une vanne partiellement fermée en ajustant le


coefficient de perte de charge singulière de la vanne, et elle est bidirectionnelle. Le
rapport entre le degré de fermeture de la vanne et le coefficient de perte de charge
résultant est habituellement fourni par le constructeur de la vanne.

Les vannes d’usage général sont utilisées pour représenter des arcs où l'utilisateur
prévoit une relation spécifique entre le débit et la perte de charge, au lieu de suivre
une des formules hydrauliques standard. Elles peuvent être employées pour
modéliser des turbines, l'abaissement des eaux souterraines ou des vannes
stabilisatrices aval contrôlées par le débit.

Nota : Les vannes d'arrêt et les clapets anti-retour, qui ouvrent ou ferment
entièrement les tuyaux, ne sont pas considérés comme des arcs spécifiques; elles
sont incorporés dans les propriétés du tuyau dans lequel elles sont placés.

Chaque type de vanne a une consigne de fonctionnement différente décrivant son


point de fonctionnement (la pression pour les vannes stabilisatrices aval et
stabilisatrices amont; la chute de pression pour les réducteurs de pression; le débit
pour les vannes régulatrices de débit; le coefficient de perte de charge pour les
vannes diaphragme, et la courbe de perte de charge pour les vannes d’usage
général).

On peut inhiber la consigne de fonctionnement d'une vanne en spécifiant qu'elle est


entièrement ouverte ou fermée. La consigne d'une vanne peut être modifiée pendant
la simulation en utilisant des commandes de contrôle.

Par construction du modèle, les règles suivantes s'appliquent quand on ajoute des
vannes à un réseau:
- Principe de Fonctionnement d’EPANET -

• une vanne stabilisatrice aval, une vanne stabilisatrice amont ou une vanne
régulatrice de débit ne peut pas être directement reliée à une bâche ou un réservoir
(employez un tuyau de longueur limitée pour séparer les deux);

• une vanne stabilisatrice aval ne peut pas partager le même nœud en aval ou être
mise en série avec une autre vanne stabilisatrice aval;

• une vanne stabilisatrice amont ne peut pas partager le même nœud en amont ou
être mise en série avec une autre vanne stabilisatrice amont;

• une vanne stabilisatrice amont ne peut pas être reliée au nœud en aval d'une
vanne stabilisatrice aval.

2.2 Composants non-physiques

En plus des composants physiques, EPANET utilise trois types d'objets non-
physiques: des courbes, des courbes de modulation et des commandes de contrôle.
Ils décrivent le comportement et les aspects fonctionnels d'un système de
distribution.

2.2.1 Courbes

Les courbes en général sont des objets qui contiennent des couples de données ayant
une relation entre elles. Deux objets ou plus peuvent partager la même courbe. Dans
EPANET, on peut appliquer les types de courbes suivants:

• Courbe caractéristique

• Courbe de rendement

• Courbe de volume

• Courbe de perte de charge.

2.2.1.1. Courbe caractéristique (d'une pompe)

La courbe caractéristique d'une pompe représente le rapport entre la charge et le


débit qu'une pompe peut fournir à sa vitesse nominale. La charge est le gain de
- Principe de Fonctionnement d’EPANET -

charge que la pompe fournit à chaque unité d'eau, ce qui est approximativement la
différence entre la pression à l'entrée et à la sortie de la pompe. Elle est représentée
sur l'axe vertical (Y) de la courbe en mètres (pieds). Le débit est représenté sur l'axe
horizontal (X) dans les unités de débit correspondant. Pour Être valable, la charge de
la courbe caractéristique d'une pompe doit diminuer quand le débit augmente.

La forme d'une courbe caractéristique tracée par EPANET dépend du nombre de


points introduits (voir la figure 2.2):

Figure 2.2 Quelques exemples de courbes caractéristiques

Courbe à partir d’un unique Point - une courbe caractéristique construite à partir
d’un point est définie par la seule combinaison d'une charge hydraulique et d’un
débit, qui correspondent au point de fonctionnement de la pompe (les conditions
nominales). EPANET suppose que la charge à débit nul est égale à 133 % de la charge
nominale, et qu’à charge nulle, le débit est le double du débit nominal. Il traite alors
- Principe de Fonctionnement d’EPANET -

la courbe comme une courbe construite à partir de trois points. Courbe à partir de
trois points - cette courbe caractéristique est définie par trois points de
fonctionnement: un point de bas débit (quand le débit est limité ou nul), un point de
débit nominal (débit et charge aux conditions nominales), et un point de débit
maximal (débit et charge au débit maximal). EPANET cherche la meilleure courbe de
tendance qui passe par ces trois points et qui est décrite par la fonction:

Dans cette fonction, hG représenté le gain de charge, q le débit, et A, B, et C sont des


constantes.

Courbe multipoint - une courbe caractéristique multipoint se définit en fournissant


deux, quatre ou plus de quatre couples charge-débit. EPANET crée une courbe
complète en reliant les points par des segments.

Pour les pompes à vitesse variable, la courbe de pompe se décale quand la vitesse
change. Les rapports entre le débit Q et la charge H pour deux points de
fonctionnement homologues, aux vitesses N1 et N2 sont:

EPANET arrête la pompe si le réseau exige une charge supérieure à la charge


correspondant au premier point de la courbe (par ex. la charge au débit nul). Il faut
toujours définir une courbe caractéristique pour une pompe, sauf si elle fonctionne
à une puissance constante
- Principe de Fonctionnement d’EPANET -

2.2.1.2. Courbe de rendement (d'une pompe)

Une Courbe de rendement met le rendement de la pompe en pourcentage (axe Y) en


relation avec le débit de la pompe dans les unitÈs de débit choisies (axe X). La figure
3.3 affiche un exemple d'une courbe de rendement. Le rendement devrait
représenter l'efficacité de la configuration totale de la pompe, c’est-à-dire qu'il tient
compte de toutes les pertes hydrauliques dans le corps de pompe aussi bien que des
pertes électriques au niveau du moteur de la pompe. Cette courbe n’est utilisée que
pour les calculs d'énergie. Si elle n'est pas fournie pour une pompe spécifique, un
rendement fixe identique pour tous les points de fonctionnement sera utilisé.

Figure 2.3 Courbe de Rendement d'une Pompe

2.2.1.3 Courbe de volume (d’un réservoir)

Une courbe de volume décrit comment le volume d'eau dans un réservoir de


stockage (axe Y) en mètres (pieds) cube, évolue en fonction du niveau d'eau (axe X),
en mètres (pieds). Elle est utilisée quand il est nécessaire de décrire précisément les
réservoirs dont la section change avec le niveau. Les niveaux d'eau le plus bas et le
plus haut de la courbe doivent contenir les niveaux le plus bas et le plus haut entre
- Principe de Fonctionnement d’EPANET -

lesquels le réservoir fonctionne. Un exemple de courbe de volume de réservoir est


donné ci-dessous.

Figure 2.4 Courbe de volume d'un réservoir

2.2.1.4. Courbe de perte de charge (d'une vanne d'usage général)

Une courbe de perte de charge est utilisÈe pour décrire la perte de charge en mètres
ou pieds (axe Y) d'une vanne d'usage général en fonction du débit, dans les unités de
débit choisies (axe X). Des vannes d’usage général sont employées pour représenter
des arcs où l'utilisateur prévoit une relation spécifique entre le débit et la perte de
charge, plutôt que de suivre une des formules hydrauliques standard. Elles peuvent
être employées pour modéliser des turbines, l'abaissement des eaux souterraines ou
des vannes stabilisatrices aval contrôlées par le débit.

2.2.2 Courbes de modulation

Une courbe de modulation est un ensemble de multiplicateurs qui peuvent être


appliqués à une valeur de base pour lui permettre d’évoluer au cours du temps. On
peut assigner des courbes de modulation à la demande d'un nœud, au niveau d'une
bâche, à la vitesse de rotation d'une pompe, à la qualité de l'eau dans une source et
au prix de l’énergie. L'intervalle de temps utilisÈ pour chacune des courbes de
modulation a la même valeur fixe (toutes les périodes ont la même durée), qui est
spécifié dans les Options de Temps du projet durant cette période la valeur du
paramètre ne change pas; elle reste égale au produit de sa valeur nominale et du
multiplicateur de la courbe de modulation pour cette période de temps. Bien que
- Principe de Fonctionnement d’EPANET -

toutes les courbes de modulation doivent utiliser le même intervalle de temps,


chacune peut avoir un nombre diffèrent de périodes. Quand la durée de la simulation
excède la durée définie par le nombre de périodes d’une courbe de modulation, le
programme retourne au début de la première période pour poursuivre la simulation.

Exemple de courbe de modulation pour un nœud avec une demande moyenne de 10


l/s. Pour un intervalle de temps de 4 heures, les coefficients multiplicateurs de
demande sont les suivants :

Pendant la simulation, la demande réelle appliquée à ce nœud sera alors comme suit:

2.3 Le modèle de simulation hydraulique

Le modèle hydraulique de simulation d'EPANET calcule l’évolution des charges


hydrauliques dans les nœuds et l'écoulement dans les arcs, en fonction des niveaux
initiaux des réservoirs, des variations dans le temps des niveaux des bâches et des
demandes en eau aux nœuds de demande. D'un intervalle à l’autre, les niveaux des
bâches et les demandes dans les nœuds de demande sont mis à jour selon les
courbes de modulation entrées comme paramètres du calcul, tandis que les niveaux
des réservoirs sont mis à jour selon les débits qui entrent et qui sortent.

La détermination des charges et des débits à un instant donné implique de résoudre


simultanément les équilibres de masse dans les nœuds et les pertes de charges dans
chaque arc du réseau. Ce procédé, appelé équilibre hydraulique du réseau, utilise
une technique itérative pour résoudre les équations non linéaires en jeux. EPANET
utilise l' ’Algorithme du Gradient ‘ à cette fin.

L'intervalle de temps utilisÈ pour la simulation sur une longue durée peut être
introduit par l'utilisateur. Une valeur typique est de une heure. Néanmoins,
- Principe de Fonctionnement d’EPANET -

l'intervalle est automatiquement plus court quand un des Evènements suivants se


produit:

• la date d’édition d’un rapport

• fin d'un cycle pour une courbe de modulation

• un réservoir a été vidé ou rempli

• activation d’une commande simple ou élaborée

3.4 Le Modèle de simulation de la qualité de l'eau

Le simulateur de la qualité de l'eau d'EPANET utilise une approximation lagrangienne


pour suivre, à intervalles définis, ce qui se passe dans des portions d'eau discrètes,
lorsqu'elles circulent dans les tuyaux et se mélangent aux nœuds de demande. Ces
intervalles de calcul sont normalement beaucoup plus courts que les intervalles
utilisés pour calculer le comportement hydraulique (par exemple, plutôt des minutes
que des heures), parce que le temps de séjour de l'eau dans un tuyau peut être très
court. Néanmoins, les résultats sont affichés uniquement pour les instants
déterminés par l'utilisateur, tout comme dans le cas de l'analyse hydraulique.

2.4.1. Modélisation du transport

Cette méthode suit la concentration et les dimensions d'une série de volume


élémentaire d'eau qui circulent dans le réseau sans se mélanger. À mesure que l’eau
entre dans le tuyau en amont et sort en aval:

• la taille du volume élémentaire le plus en amont augmente;

• la taille du volume élémentaire le plus en aval diminue d’autant;

• la taille des autres volumes élémentaires de l’arc reste inchangée.

A tout moment du calcul de la qualité, le contenu de chaque élément de volume


d’eau est soumis à des réactions. La masse et le volume qui entrent dans le nœud
sont calculés, les caractéristiques et les positions des segments sont mises à jour à
chaque pas de temps de calcul. De nouvelles concentrations dans les nœuds sont
- Principe de Fonctionnement d’EPANET -

calculées, prenant en compte les contributions de toutes les sources extérieures. Les
concentrations dans les réservoirs de stockage sont mises à jour selon le type de
modèle de mélange qui est utilisé (voir ci-dessous). En conclusion, un nouveau
segment sera créé à l’extrémité amont de l'arc qui reçoit un apport d'un nœud, si la
différence entre la nouvelle qualité dans le nœud et celle du dernier volume est
supérieure à une tolérance définie par l'utilisateur.

Au début de la simulation, chaque tuyau du réseau contient un unique élément de


volume d’eau, dont la qualité est égale à la qualité attribuée au nœud en amont.
Dans le cas où il se produirait une inversion de l'écoulement, les volumes
élémentaires seront réordonnés dans le nouveau sens.

2.4.2. Mélange dans les réservoirs

EPANET peut utiliser quatre modèles différents pour caractériser le mélange dans
les réservoirs de stockage, comme le montre la Figure 2.5:

• Mélange Parfait

• Mélange en deux compartiments

• écoulement en piston type FIFO

• écoulement en piston type LIFO

Différents modèles peuvent être utilisés pour les différents réservoirs d'un réseau.
- Principe de Fonctionnement d’EPANET -

Figure 2.5 Modèles de mélange dans un réservoir

Le Modèle de Mélange Parfait (figure 3.5 A) suppose que toute l'eau qui entre dans
un réservoir est instantanément et complètement mélangée avec l'eau déjà dans le
réservoir. C'est le comportement de mélange le plus simple à supposer, il n'exige la
saisie d’aucun paramètre supplémentaire, et a priori , s'applique à un grand nombre
d'équipements.

Le Modèle de Mélange en Deux Compartiments (figure 3.5 B) divise le volume dans


un réservoir en deux compartiments, dont tous les deux sont supposés entièrement
mélangés. On suppose que les tuyaux d'entrée et de sortie du réservoir sont
connectés au premier compartiment.
- Principe de Fonctionnement d’EPANET -

L'eau qui entre dans le réservoir se mélange avec l'eau du premier compartiment. Si
ce compartiment est plein, il déborde dans le deuxième compartiment dans lequel
l'eau se mélange alors entièrement avec l'eau déjà présente.

Quand l'eau sort du réservoir, elle quitte le premier compartiment. Si le premier


compartiment était plein, il recevrait alors une quantité Equivalente d'eau du
deuxième compartiment pour compenser la différence.

Le premier compartiment peut représenter un court-circuit entre l'apport et la sortie


d'eau, tandis que le deuxième compartiment peut modéliser les zones mortes du
réservoir. L'utilisateur ne doit fournir qu’un seul paramètre, la Fraction de Mélange,
qui est la fraction du volume total du réservoir occupée par le premier compartiment.

Le Modèle d’écoulement en Piston Type FIFO (First Input is First Output) (Figure 3.5
C) suppose que l'eau ne se mélange pas dans le réservoir. Des tranches d'eau passent
par le réservoir séparément, et la première tranche qui entre est également la
première qui sort. Du point de vue physique, ce modèle est approprié pour simuler
l'écoulement dans les réservoirs équipé de cloisons dans lesquels l’écoulement est
continu. Il n'est pas nécessaire de définir de paramètres particuliers.

Le Modèle d'écoulement en Piston Type LIFO (Last Input is First Output) (Figure 3.5
D) suppose également qu'il n'y a pas de mélange entre les tranches d'eau qui entrent
dans le réservoir. Contrairement au type FIFO, les tranches d'eau s'accumulent et
l'eau entre et sort du réservoir au même niveau. Ce type d’écoulement peut
s’appliquer aux châteaux d'eau, hauts et étroits, avec un seul tuyau d'entrée et sortie
au radier, et avec peu de quantité de mouvement entrant.. Ici aussi il n’est pas
nécessaire de définir de paramètres supplémentaires.

2.4.3. Réactions modifiant la qualité de l'eau

EPANET peut suivre l’accroissement ou la décomposition d'une substance due à des


réactions dans le système de distribution. Afin de pouvoir calculer celle-ci, il faut
connaitre la vitesse à laquelle la substance réagit et comment cette vitesse peut
- Principe de Fonctionnement d’EPANET -

dépendre de la concentration de la substance. Les réactions peuvent se produire


dans la masse d'eau et aux parois des tuyaux.

Ceci est illustré dans la figure 2.6. Dans l'exemple, du chlore libre (HClO) réagit avec la
matière organique naturelle (NOM) de la masse d'eau. Une partie du chlore est
transporté également à travers la couche superficielle de la paroi pour oxyder le fer
(Fe) libère par la corrosion au niveau de la paroi du tuyau.

Des réactions dans la masse d'eau peuvent également se produire dans les réservoirs.
EPANET permet à l'utilisateur de traiter ces deux zones de réactions séparément.

Figure 2.6 Zones de réactions à l'intérieur d'un tuyau

2.4.3.1 Réactions dans la masse d'eau

EPANET modélise les réactions dans la masse d'eau avec une cinétique d’ordre n, ce
qui signifie que la vitesse instantanée de la réaction R (en unités de
masse/volume/temps) dépend de la concentration selon la formule:

Dans laquelle Kb est un coefficient de la vitesse de réaction, C la concentration du


réactant (masse/volume), et n l’ordre de la réaction. Kb s’exprime comme une
concentration élevée à la puissance (1-n) divisée par le temps. Kb est positif pour les
réactions d’accroissement et négatif pour les réactions de décomposition.
- Principe de Fonctionnement d’EPANET -

EPANET peut également calculer les réactions dans lesquelles une concentration
limite l’accroissement ou la décomposition d'une substance. Dans ce cas l'expression
est la suivante:

Dans laquelle CL est la concentration limitant. Trois paramètres (Kb, CL, et n) sont
donc utilisés pour caractériser la vitesse de réaction. Le tableau suivant contient
quelques exemples de réactions dont la cinétique est bien connue

Le coefficient Kb des réactions d'ordre un peut être évalué en plaçant un échantillon


dans une série de récipients en verre non réactif et en analysant le contenu de
chaque récipient après un temps de présence de l’échantillon dans chaque récipient.
Soient Ct la concentration au moment t et Co la concentration initiale. Si la réaction
est d’ordre un, la représentation graphique du log (Ct /Co) en fonction du temps est
une ligne droite. La pente de cette droite est Kb. Le plus souvent les coefficients de
vitesse de réactions dans la masse d'eau augmentent avec la température. Réaliser
l’essai décrit ci-dessus avec des températures différentes vous permet de valoriser
l'influence de la température sur ces coefficients.
- Principe de Fonctionnement d’EPANET -

2.4.3.2. Réactions aux parois

La vitesse d'une réaction qui se produit à la surface ou prés de la surface d'un tuyau
peut être considérée comme dépendante de la concentration dans la masse d'eau en
utilisant une expression de la forme:

Dans laquelle Kw est un coefficient de vitesse de réaction et (A/V) est le rapport de la


surface intérieure du tuyau avec le volume intérieur (égal à 4 divisé par le diamètre
du tuyau). Ce dernier terme modifie les unités de masse réagissant par unités de
surface en unités de masse par unités de volume. Pour les réactions aux parois,
EPANET autorise uniquement des réactions d’ordres 0 ou 1, par conséquent les
unités de Kw sont ou bien en masse/surface/temps (ordre 0) ou bien longueur par
unité de temps (ordre 1). Les Kb et Kw doivent être introduit par l'utilisateur. Les
valeurs de Kw pour les réactions d’ordre un peuvent varier de 0 à 1,5 mètres/jour. Il
faut ajuster Kw de manière à prendre en compte les limitations de transfert de masse
des réactants et des produits entre la masse d'eau et la paroi. Ceci est fait
automatiquement par EPANET, qui se base sur la diffusivité moléculaire de la
substance en question et sur le nombre de Reynolds. Voir Appendice D pour plus de
détails. (Si on met la diffusivité moléculaire à zéro, les effets du transfert de masse
sont ignorés.)

Le coefficient de réaction aux parois dépend de la température et peut également


être corrélé avec l'âge et le matériau du tuyau. On sait qu'au fur et à mesure qu'un
tuyau vieillit, sa rugosité augmente en raison de l'incrustation et de la tuberculisation
des produits de corrosion aux parois. Cette augmentation de la rugosité a pour
conséquence une diminution du facteur C de Hazen-Williams ou une augmentation
du coefficient de rugosité de Darcy-Weisbach ; on constate également une perte de
charge plus importante dans le tuyau.

Il semble que les processus qui augmentent la rugosité d'un tuyau rendent sa paroi
plus réactive à certains agents chimiques, plus particulièrement au chlore et à
- Principe de Fonctionnement d’EPANET -

d’autres désinfectants. Dans EPANET, le Kw de chaque tuyau peut dépendre du


coefficient utilisé pour décrire sa rugosité. La fonction qui exprime cette relation
dépend de la formule qu'on utilise pour calculer la perte de charge dans le tuyau:

Dans lesquelles C est le facteur C de Hazen-Williams, ε la rugosité de Darcy-


Weisbach, d le diamètre du tuyau, n le coefficient de rugosité de Manning, et F le
coefficient de corrélation rugosité-réaction de la paroi. Le coefficient F doit être
déterminé expérimentalement et sa signification physique dépend de la formule de
perte de charge qu'on a choisie. L'avantage de cette technique est l’utilisation d’un
seul paramètre, F, permettant aux coefficients de réaction aux parois de varier dans
le réseau de manière cohérente.

2.4.4. Temps de séjour et dépistage des sources

En plus du transport chimique, EPANET peut modéliser le temps de séjour de l'eau


dans un système de distribution. Le temps de séjour de l'eau, (ou âge de l'eau), est le
temps passé par une particule d'eau dans le réseau. L'eau qui entre dans le réseau
provenant de bâches ou de points dénitrée d’eau a un temps de séjour égal à zéro. Le
temps de séjour fournit une mesure simple et non spécifique de la qualité globale de
l'eau potable livrée. EPANET traite le temps de séjour comme un constituant réactif
dont l’accroissement suit la cinétique d'ordre zéro avec une constante de vitesse
égale à 1 (c’est-à-dire, qu’à chaque seconde l'eau devient une seconde plus "vieille").

EPANET peut également effectuer un dépistage des sources : pour cela EPANET
calcule pour l’instant ‘t’ le pourcentage d’eau arrivant à un nœud donné du réseau,
en fonction de différentes origines d’eau. Le nœud de source peut être tout nœud du
réseau, y compris les bâches et les réservoirs. EPANET considère ce nœud comme
- Principe de Fonctionnement d’EPANET -

une source constante d'un élément non-réactif entrant dans le réseau avec une
concentration de 100. Le dépistage de sources permet de suivre l’évolution des taux
de mélange dans l’espace et dans le temps, c’est un outil utile pour analyser les
systèmes de distribution alimentés par plusieurs origines d’eau.
- Principe de Fonctionnement d’EPANET -

CHAPITRE 3 - ENVIRONNEMENT DE TRAVAIL EPANET

Ce chapitre présente les principaux éléments de l'environnement de travail EPANET.


Il décrit la Barre principale de Menu, les Barres d'Outils, la Barre d'état, et les trois
fenêtres les plus utilisées: le Schéma du réseau, le Navigateur, et l'éditeur des
Propriétés. Il explique également l’utilisation des préférences du programme.

3.1 Vue d'ensemble

L'environnement de travail de base d'EPANET est affiché dans la figure ci- dessous.
Les éléments d'interface sont: une Barre de Menu, deux Barres d'Outils, une Barre
d'état, une fenêtre du Schéma du réseau, une fenêtre de Navigateur, et une fenêtre
d'éditeur des Propriétés. La description de chacun de ces éléments est réalisée dans
les sections suivantes
- Principe de Fonctionnement d’EPANET -

3.2 Barre de menu

La Barre de Menu est située dans la partie supérieure de l'environnement de travail


d'EPANET et contient un ensemble de menus utilisés pour contrôler le programme.
Elle propose :

• Menu Fichier

• Menu édition

• Menu Affichage

• Menu Projet

• Menu Rapport

• Menu Fenêtre

• Menu Aide

3.2.1. Menu fichier

Le Menu Fichier contient les commandes pour ouvrir et enregistrer les fichiers et
pour imprimer:
- Principe de Fonctionnement d’EPANET -

3.2.2. Menu édition

Le Menu édition contient les commandes pour éditer et copier:

3.2.3. Menu affichage

Les commandes du Menu Affichage contrôlent la manière dont le schéma du réseau


est visualisé.
- Principe de Fonctionnement d’EPANET -

3.2.4. Menu projet

Le Menu Projet inclut des commandes qui s'appliquent sur le projet en cours de
simulation:

3.2.5. Menu rapport

Le Menu Rapport contient les commandes pour visualiser les résultats de l’analyse
dans le format choisit
- Principe de Fonctionnement d’EPANET -

3.2.6. Menu fenêtre

Le Menu Fenêtre inclut les commandes suivantes:

3.2.7. Menu aide

Le Menu Aide contient l'aide qu’offre EPANET:

3.3 Les barres d'outils

Les Barres d'Outils fournissent un accès rapide aux commandes les plus utilisées. Il
y a deux barres d'outils:

• La barre d'outils standard

• La barre d'outils du schéma

Les barres d'outils peuvent se fixer sous la barre de menu principal ou bien peuvent
être déplacées dans l'environnement de travail d'EPANET. Quand elles ne sont pas
attachées ‡ la barre de menu, elles peuvent être redimensionnées. Les barres d'outils
- Principe de Fonctionnement d’EPANET -

peuvent être rendues invisibles en sélectionnant Barres d'Outils dans le menu


Affichage.

3.3.1. La barre d'outils standard

La Barre d'Outils Standard contient des boutons pour l'accès par raccourci aux
commandes les plus utilisées
- Principe de Fonctionnement d’EPANET -

3.3.2. La barre d'outils du schéma

La Barre d'Outils du Schéma contient des boutons pour manipuler et modifier le


schéma du réseau

3.4 La barre d'Etat

La Barre d'Etat se situe en bas de l'environnement de travail d'EPANET et est divisée


en cinq sections, qui offrent les informations suivantes:

• Long-Auto: indique si le calcul automatique de la longueur des tuyaux est activé ou


non

• Unités de débit: affiche les unités actuelles de débit

• Niveau du Zoom: affiche le niveau actuel du zoom (100% correspond ‡ la pleine


Echelle)

• état de la simulation: une icone représentant un robinet indique:


- Principe de Fonctionnement d’EPANET -

− S’il n'y a pas d'eau qui coule, il n'y a pas de résultats de calcul disponibles;

− S’il y a de l'eau qui coule, il y a des résultats de calcul disponibles et valables;

− Si le robinet apparait cassé, il y a des résultats de calcul disponibles mais les


données du réseau ont été modifiées, les résultats peuvent donc ne pas être valables.

• Position XY: Donne les coordonnées de la souris

3.5 Le schéma du réseau

Le Schéma du Réseau fournit un diagramme schématique en deux dimensions des


objets composant un réseau de distribution d'eau. La position des objets et les
distances entre eux ne correspondent pas nécessairement à leur échelle physique
réelle. Les propriétés sélectionnées de ces objets, telles que la qualité de l'eau aux
nœuds ou le débit dans les tuyaux, peuvent être affichées en utilisant différentes
couleurs. Les codes couleur sont décrits dans une légende, ils peuvent être modifiés.
De nouveaux objets peuvent être ajoutés directement au schéma et les objets
existants peuvent être modifiés, effacés ou repositionnés en cliquant dessus.

Un fond d’écran (tel qu'une carte ou un plan ou une photo extérieure) peut être
placé derrière le schéma du réseau comme référence.

Le zoom permet de changer l’échelle et de se déplacer dans le schéma. La taille des


nœuds et des tuyaux peut être modifiée, des flèches de sens d’écoulement peuvent
être créées, ainsi que des symboles représentant des objets, des étiquettes
d’identification et des valeurs numériques caractérisant l’objet.

Le schéma peut être imprimé, peut être copié dans le presse-papiers de Windows, et
peut être exporté comme fichier DXF ou méta-fichier de Windows.

3.6 Le navigateur des données

La rubrique Navigateur des Données permet l'accès aux différents objets des
réseaux classifiés par catégorie (nœuds de demande, tuyaux, etc.). Les boutons du
bas de la fenêtre sont utilisés pour ajouter, supprimer ou modifier ces objets
- Principe de Fonctionnement d’EPANET -

3.7 Le navigateur du schéma

La rubrique Navigateur de Schéma (ci-dessous) permet de sélectionner les


paramètres représentés et l'instant auquel ils sont calculés, visibles au moyen de
codes couleur dans le schéma du réseau. Il contient aussi les boutons de contrôle
pour afficher les résultats sur le schéma au moyen d'animation.

Les boutons dans le navigateur du schéma contrôlant l'animation sont :


- Principe de Fonctionnement d’EPANET -

3.8 L'Editeur des propriétés

Utilisation de l’éditeur

• L'éditeur est un tableau ‡ deux colonnes - une pour le nom de la propriété et


l'autre pour sa valeur.

• La largeur des colonnes peut être modifiée en élargissant ou en rétrécissant l'en-


tête de l'éditeur avec la souris.

• La fenêtre de l'éditeur peut être déplacée et redimensionnée comme toute fenêtre


de Windows.

• Un astérisque devant le nom d'une propriété signifie qu’il est obligatoire de donner
une valeur à cette propriété, et qu'elle ne peut pas être laissée vide.

• Selon la propriété, le champ de valeurs peut être un des suivants:

− Une zone de texte où vous tapez une valeur

− Une liste déroulant où vous choisissez une valeur

− Un bouton points de suspension sur lequel vous cliquez pour entrer dans un
éditeur spécialisé

− Un champ protège qui affiche des résultats calculés.

• La propriété active de l'éditeur ressort sur un fond blanc.


- Principe de Fonctionnement d’EPANET -

• On peut naviguer entre les propriétés en utilisant la souris ou les touches de


déplacement du curseur sur le clavier.

• Pour éditer une propriété dont le fond est blanc, commencez par taper une valeur
ou taper sur la touche entrée.

• Pour que EPANET accepte la valeur introduite, tapez sur la touche entrée ou
déplacez-vous sur une autre propriété. Pour annuler, tapez sur la touche échappe.

• Cliquez sur le bouton Fermer dans le coin supérieur droit de la barre de titre pour
fermer l'éditeur.

CHAPITRE 4 - EXEMPLE D’APPLICATION

Ce chapitre sera bien traiter par nos collègues par la suite.


- Principe de Fonctionnement d’EPANET -

Conclusion

La modélisation via EPANET vise à estimer les enveloppes financières

nécessaires pour mettre en place un nouveau réseau ou effectuer un ensemble

de travaux sur un réseau préexistant afin d’améliorer son fonctionnement, et

peut être utilisé pour différents types d’application dans l’analyse des systèmes

de distribution.
- Principe de Fonctionnement d’EPANET -

Bibligraphie
Manuel de l’utilisateur EPANT 2.0 .pdf
- Principe de Fonctionnement d’EPANET -
- Utilisation d’EPANET Dans la modélisation d’un SDEP - -Master Hydroinformatique-

Principe de Fonctionnement
d’EPANET
- Utilisation d’EPANET Dans la modélisation d’un SDEP - -Master Hydroinformatique-

I - BUT

1. Logiciel de simulation hydraulique

Le logiciel EPANET utilisé pour les simulations du réseau de distribution et aussi c’est
un programme qui permet la simulation du comportement hydraulique et de la
qualité de l'eau sur de longues durées dans les réseaux sous pression. Un réseau est
un ensemble de tuyaux, nœuds (jonctions de tuyau), pompes, vannes, bâches et
réservoirs. EPANET calcule le débit dans chaque tuyau, la pression à chaque nœud et
le niveau de l'eau dans les réservoirs ainsi d’autres paramètres, au cours d'une durée
de simulation subdivisée en plusieurs étapes.

Disponible sous Windows, EPANET fournit un environnement intégré pour l'édition


des données du réseau, pour l’exécution de simulations hydrauliques et de
simulations qualité, et pour l'affichage des résultats sous plusieurs formats (des
cartes avec des codes couleurs, des tableaux et des graphiques).

EPANET modélise un système de distribution d'eau comme un ensemble d'arcs reliés


à des nœuds.

Les arcs représentent des tuyaux, des pompes, et des vannes de contrôle. Les nœuds
représentent des nœuds de demande, des réservoirs et des bâches.

2. Topologie du réseau et besoins aux nœuds  :

Le réseau est composé d’un ensemble d’éléments constitués par :

- les nœuds qui sont des points qui délimitent les arcs ou tronçons du réseau et qui
peuvent être ou non des points de consommation.

Chaque nœud est libellé par son numéro, et caractérisé par sa cote.

- Les tronçons ou arcs qui définissent des éléments de canalisations et autres


appareils hydrauliques (pompes, réducteur de pression, etc.…).

- Les réservoirs, qui constituent un élément clé dans le modèle physique.


- Utilisation d’EPANET Dans la modélisation d’un SDEP - -Master Hydroinformatique-

Les tronçons sont définis par les nœuds qui les délimitent. Ils reçoivent comme
attributs, leur longueur, leur diamètre et la rugosité du matériau qui les constitue, et
ce lorsqu’il s’agit de tronçons de conduites. Lorsqu’il s’agit d’appareils hydrauliques,
ceux-ci sont définis par leurs caractéristiques (débit, hauteur d’eau pour les pompes
par exemple).

3. Les étapes de l’utilisation d’EPANET

Les étapes classiques de l’utilisation d’EPANET pour modéliser un système de


distribution d’eau sont les suivantes :

- Dessiner un réseau représentant le système de distribution ou importer une


description de base du réseau enregistrée dans un fichier au format texte

- Saisir les propriétés des éléments du réseau

- Décrire le fonctionnement système

- Sélectionner un ensemble d’options de simulation

- Lancer une simulation hydraulique

- Visualiser les résultats d’une simulation

Comme étant EPANET est un logiciel développé pour la simulation du comportement


des systèmes de distribution d'eau d’un point de vue hydraulique et également d’un
point de vue qualité de l’eau. Dans ce cadre situé le TP suivant afin de bien maitrisé
cette outil au niveau de vérification de la validité des ouvrages en questions et même
calculée des paramètres pour chaque composante de cet ouvrage qui
représentel’exemple d’une commune rurale.
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II- MODELS THEORIQUES UTILISES ET EQUATIONS-HYPOTHESES :

On trouve pour le calcul de :

1) Perte de charge

La perte de charge ou charge hydraulique perdue à cause du frottement de l'eau avec


les parois du tuyau peut être calculée en utilisant une de ces trois formules :

• formule de Hazen-Williams

• formule de Darcy-Weisbach

• formule de Chezy-Manning

La formule de Hazen-Williams est la formule de perte de charge la plus utilisée aux


l’Etats-Unis. Elle ne peut pas être utilisée pour des liquides autres que l'eau et a été
initialement développée uniquement pour les écoulements turbulents. La formule de
Darcy-Weisbach est théoriquement la plus correcte et est la plus largement utilisée
en Europe. Elle s'applique à tous les régimes d'écoulement et à tous les liquides. La
formule de Chezy-Manning est généralement utilisée pour les écoulements dans les
canaux découverts et pour les grands diamètres

Chaque formule utilise l'équation suivante pour calculer la perte de charge entre les
nœuds de début et de fin du tuyau:

Dans laquelle hL est la perte de charge (en unités de longueur), q le débit


(Volume/Temps), A le coefficient de résistance, et B l’exposant du débit. Le tableau
2.1 donne une vue d'ensemble des expressions des coefficients de résistance et des
valeurs de l'exposant d’écoulement pour chacune des formules. Chaque formule
utilise un coefficient de rugosité diffèrent qui doit être déterminé empiriquement.
- Utilisation d’EPANET Dans la modélisation d’un SDEP - -Master Hydroinformatique-

2) Pertes de charge singulières

Des pertes de charge singulières (également appelés ´ pertes locales ‘) sont


provoquées notamment par la croissance de la turbulence qui se produit au niveau
des coudes, des tés et des vannes. L'importance d'inclure ou non de telles pertes
dépend du genre de réseau et de l'exactitude exigée. Pour les prendre en compte, il
faut assigner au tuyau un coefficient de perte de charge singulière. La perte singulière
est le produit de ce coefficient avec la charge cinétique du tuyau, c’est-à-dire,
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Où K est le coefficient de perte de charge singulière, v la vitesse d’écoulement


(distance/temps), et g l’accélération de la pesanteur (distance/temps).

3) Le modèle de simulation hydraulique

- Ce modèle calcule l’évolution des charges hydrauliques dans les nœuds et


l’écoulement dans les arcs, en fonction des niveaux initiaux des réservoirs, des
variations dans le temps des niveaux des bâches et demande en eau aux nœuds de
demande.

La charge et le débit à un instant donné sont déterminés en impliquant la


résolution simultanée des équilibres de masse dans les nœuds et les pertes de charge
dans chaque arc du réseau.

- La technique itérative utilisé par ce procédé (=L’équilibre hydraulique du


réseau) est dite: l’algorithme du gradient.

- Relation charge/débit:

+ Pour un tuyau:

(1)

+ Pour une pompe:


hij =−ω ² ( h0 −r ( Q ij / ω ) n )

+ Conservation de la masse:

(2)

- Afin de trouver les valeurs des débits on utilise la méthode du gradient :


- Utilisation d’EPANET Dans la modélisation d’un SDEP - -Master Hydroinformatique-

Pour une série de charges piézométriques aux conditions aux limites, il faut
chercher une solution pour toutes les charges Hi et tous les débitsqui répondent aux
équations (1) et (2).

1) Estimation initiale des débits dans chaque tuyau.

2) Résolution de l’équation matricielle: AH=F

3) Calcul des nouveaux débits :

Q' ij=Q ij−( y ij− pij ( H i −H j ) )


|ΔQij|
¿¿
+ Si: ∑ Q ij Tolérance préétablie à les équations (1) et (2) sont recalculées.

4) Le modèle de simulation de la qualité de l’eau

- Le simulateur de la qualité de l’eau d’EPANET utilise une approximation


lagrangienne pour suivre, à intervalles définis, ce qui se passe dans des portions d’eau
discrètes, lorsqu’elles circulent dans les tuyaux et se mélangent aux nœuds de
demande.

- Pour cela, EPANET utilise les principes de conservation de la masse et de


cinétique des réactions.

- La modélisation de la qualité de l’eau passe par la modalisation de:

+ Transport convectif dans les tuyaux:


∂Ci ∂ Ci
=−ui + R (C i )
∂t ∂x

+ Mélange aux jonctions des tuyaux:


∑ j ∈I k
Q j C i|x=L +Qk , ext C k ,ext
j
Ci|x=0 =
∑ j ∈I k
Q j +Qk , ext

+ Mélange dans les réservoirs:


∂(V S C S )
=∑i∈ I Q i Ci|x=L −∑ j ∈ O Q j C S +R(C S )
∂t S i S
- Utilisation d’EPANET Dans la modélisation d’un SDEP - -Master Hydroinformatique-

+ Réaction dans la masse d’eau:


n
R=K b C

+ Réactions aux parois:


4 k W kf C
R=
d (k W +k f )
III-INPUT :

A partir de la carte topographique on a les propriétés suivantes :

ID Nœud Coordonné X Coordonné Y Altitude Demande de Base


2 5849,42 6679.54 150 0
3 3645.65 6254.83 130 0.65
4 5656.37 4749.09 136 0
5 2297.3 3861 113 0
6 1005 2818.53 142 0.6
7 1833.98 2432.43 146 1.51
8 1100.39 1158.3 121 0.43
9 5077.22 1119.69 135 0.65
10 8294.84 1847.83 163 1
11 8811.14 5652.17 223 1.09
Tableau: propriétés des nœuds de réseau

ID source Coordonné X Coordonné Y Charge total


Bâche 8186,14 8152,17 200
Tableau: propriétés de la source du réseau

Tuyaux Nœud initial--------------Nœud final


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1 1-----------------------2
2 2-----------------------3
3 2-----------------------4
4 4-----------------------9
5 4-----------------------5
6 5-----------------------7
7 7-----------------------8
8 5-----------------------6
9 9----------------------10

Pour les tuyaux : le diamètre initial est égal à 54mm et la rugosité est de l’ordre de
0.1.
L’input de la pompe :

Tableau des propriétés


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Editeur de la courbe caractéristique

IV. Simulation :

- Le calcul et la simulation du système d’AEP de chaque groupe de douar ont été


effectués à l’aide du logiciel ‘’EPANET 2’’. Il permette de calculer les paramètres
hydrauliques du réseau, à savoir la pression au niveau de chaque nœud, les pertes de
charge et la charge piézométrique dans chaque tronçon.

Les résultats de calcule sont présentés dans l’Annexe II : résultat d’EPANET.


On étude le cas de t1 pour montrée :
- Est-ce que les matériel utilisée capable pour alimenter l’eau jusqu t1 et vérifier
le dimensionnement proposé. Apres savoir les caractéristiques de réseau dans
EPANET, il donne la simulation suivante :
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La simulation présente la pression et le débit de réseau

La simulation présente la pression et le débit de réseau, nous avons voir la pression


est élevé dans quelques nœuds et très petit en d’autre, Ainsi que les vitesses.

+
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État des Nœuds du Réseau :

Demande
Altitude Base Demande Charge Pression
ID Nœud m LPS LPS m m
Nœud 2 150 0 0 154,91 4,91
Nœud 3 130 0,65 0,65 152,81 22,81
Nœud 4 130 0 0 -5,2 -135,2
Nœud 5 113 0 0 -16,07 -129,07
Nœud 6 140 0,6 0,6 -20,07 -160,07
Nœud 7 140 1,51 1,51 -32,35 -172,35
Nœud 8 120 0,43 0,43 -33,67 -153,67
Nœud 9 135 0,65 0,65 -19,07 -154,07
Nœud 10 163 1 1 -19,59 -182,59
Nœud 11 223 1 1 61,43 -161,57

État des Arcs du Réseau :

Longueu Pert.Charge Facteur


r Diamètre Rugosité Débit Vitesse Unit. Friction État
ID Arc m mm mm LPS m/s m/km
Tuyau 1 300 54 0,1 5,84 2,55 150,3 0,025 Ouvert
Tuyau 4 1040 54 0,1 1,65 0,72 13,33 0,027 Ouvert
Tuyau 5 360 54 0,1 2,54 1,11 30,19 0,026 Ouvert
Tuyau 8 1940 54 0,1 0,6 0,26 2,06 0,032 Ouvert
Tuyau 6 900 54 0,1 1,94 0,85 18,1 0,027 Ouvert
Tuyau 7 1160 54 0,1 0,43 0,19 1,13 0,034 Ouvert
Tuyau 2 880 54 0,1 0,65 0,28 2,38 0,031 Ouvert
Tuyau 3 1340 54 0,1 5,19 2,27 119,48 0,025 Ouvert
Tuyau 9 100 54 0,1 1 0,44 5,24 0,029 Ouvert

L’examen des résultats de la simulation concernant le réseau de distribution


révèle que les pressions sont n’est pas satisfaisantes dans l’ensemble du réseau.
Les pressions minimales et maximales obtenues sont respectivement -182,59m et
22,81m.
Les vitesses varient de 0,19m/s à 2,55m/s .
LesPerte de Charge Unitaire est comprise entre 1,13m/km et 150,3m/km .
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Remarque

Dans les normes nationaux il faut respecter les valeurs de :

+pression : 20m< P<160m

+ Perte de Charge Unitaire : H< 1m/km

Donc nous somme amené à faire les corrections suivantes :


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Correction

État des Nœuds du Réseau :

Demande
Altitude Base Demande Charge Pression
ID Noeud m LPS LPS m m
Noeud 2 150 0 0 199,74 49,74
Noeud 3 130 0,65 0,65 199,64 69,64
Noeud 4 130 0 0 199,51 69,51
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Noeud 5 113 0 0 199,5 86,5


Noeud 6 140 0,6 0,6 197,88 57,88
Noeud 7 140 1,51 1,51 198,74 58,74
Noeud 8 120 0,43 0,43 198,11 78,11
Noeud 9 135 0,65 0,65 198,86 63,86
Noeud 10 163 1 1 198,77 35,77
Noeud 11 223 1 1 266,14 43,14

État des Arcs du Réseau

Pert.Charg Facteur
Longueur Diamètre Rugosité Débit Vitesse e Unit. Friction État
ID Arc m mm mm LPS m/s m/km
Tuyau 1 300 150 0,1 5,84 0,33 0,86 0,023 Ouvert
Tuyau 4 1040 100 0,1 1,65 0,21 0,63 0,028 Ouvert
Tuyau 5 360 140 0,1 2,54 0,17 0,27 0,027 Ouvert
Tuyau 8 1940 65 0,1 0,6 0,18 0,83 0,033 Ouvert
Tuyau 6 900 100 0,1 1,94 0,25 0,84 0,027 Ouvert
Tuyau 7 1160 63 0,1 0,43 0,14 0,54 0,035 Ouvert
Tuyau 2 880 64 0,1 0,65 0,2 0,9 0,034 Ouvert
Tuyau 3 1340 200 0,1 5,19 0,17 0,17 0,024 Ouvert
Tuyau 9 100 77 0,1 1 0,21 0,91 0,03 Ouvert

Interprétation des résultats

L’examen des résultats de la simulation concernant le réseau de distribution révèle


que les pressions sont satisfaisantes dans l’ensemble du réseau.

Les pressions minimales et maximales obtenues sont respectivement 35,77m et


86,5m.
Les vitesses varient de 0,14m/s à 0,33m/s .
LesPerte de Charge Unitaire est comprise entre0,17m/km et 0,91m/km .
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Collecte et Evacuation des Eaux


Usées et Pluviales
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Sommaire

Introduction

1. Types d’assainissement

1.1. Assainissement collectif

1.2. Assainissement autonome

2. Types de réseaux de collecte des eaux

2.1. Réseau unitaire

2.2. Réseau séparatif

2.3. Réseau pseudo-séparatif

3. Nature des eaux à évacuer

3.1. Eaux pluviales

3.2. Eaux usées

3.2.1. Eaux usées d’origine domestique

3.2.1. Eaux usées d’origine industrielle

3.2.3. Eaux usées d’origine agricole


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4. Calcul des débits des eaux pluviales

4.1. Méthode rationnelle

 Limite de validité de la formule rationnelle

4.2. Méthode superficielle de Caquot

4.2.1. Evaluation de la pente

4.2.2. Evaluation du coefficient de ruissellement

4.2.3. Evaluation du coefficient correcteur


d’allongement BV

4.2.4. Evaluation des paramètres équivalents d’un


groupement de bassins

 Limite de validité de la Méthode superficielle de


Caquot

5. Calcul des débits des eaux usées

5.1. Données de base

5.2. Calcul des débits


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6. Dimensionnement de réseau

6.1. Calcul des conduites 

a. Généralités

b. Formules de calcul

 Réseaux «eaux usées » en système séparatif

 Réseaux «eaux pluviales » en système séparatif

 Réseaux «eaux usées et pluviales  » en système


unitaire

c. Diamètre des canalisations

6.2. Choix des conduites

a. Conduites préfabriquées

b. Paramètres de choix

7. Eléments constitutifs d’un réseau

7.1. Ouvrages principaux

7.2. Ouvrages annexes normaux

 Quelques aspects de l’inondation de la ville de Rabat et sa gare


ferroviaire (Septembre 2009)

Conclusion
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NTRODUCTION

Dés le début de l’urbanisation, un problème d’ordre sanitaire s’est posé et ce,


de façon dramatique. A cause de l’augmentation de la densité de la population,
il s’est produit une concentration de déchets de toutes sortes. Les déchets
d’origine humaine, les matières fécales et l’urine, sont ceux qui posent le plus
de problèmes, car, en plus d’être olfactivement très présents, ils sont les
sources d’une multitude d’infections et de maladies. Par suite des nombreuses
épidémies, les citadins ont dû s’organiser pour régler ce problème de façon
définitive. Une nouvelle science, l’hydrologie urbaine, s’est développée
permettant l’évacuation hydraulique des déchets humains. L’hydrologie
urbaine est la science du cycle de l’eau en milieu urbain.

L’assainissement constitue une partie fondamentale du cycle de l’eau puisqu’il


met en relation le milieu récepteur et le milieu urbain à travers l’évacuation des
eaux pluviales et des eaux usées.

L’objectif de l’assainissement est double : d’une part assurer l’hygiène publique


par la collecte et l’évacuation des eaux usées et pluviales, d’autre part protéger
l’environnement en épurant les eaux avant leur rejet dans le milieu naturel.

Mais réaliser dans des conditions satisfaisantes, ces deux objectifs ne sont pas
faciles, tant que les situations rencontrées sur le terrain sont diverses,
complexes et liées à des contraintes variant selon le type d’assainissement :

On distingue alors, Deux types d’assainissement :

 Un assainissement autonome ;

 Un assainissement collectif ;
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1.- Types d’assainissement


1.1.- Assainissement collectif :

Le principe de l’assainissement
collectifest d’organiser la collecte des
eaux usées et des eaux pluviales depuis
le logement jusqu’à une station
d’épuration pour les eaux usées et
jusqu’au bassin de stockage ou exutoire
naturel pour les eaux pluviales.

Ce type d’assainissement est installé


dans une zone urbaine ou d’habitations regroupées.

1.1.- Assainissement autonome :

Ce type d’assainissement est installé dans une zone péri-urbaine ou


d’habitation dispersée.Cette technique apporte une solution économique et
respectueuse de l’environnement, permet de traiter et de rejeter les eaux
usées d’un logement sur la
parcelle de terrain ou elle est
située.

L’assainissement autonome
comprend comme ouvrages :
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 Une fosse septique ; recueille à la fois les eaux ménagères et les eaux de
vannes et permet un traitement primaire des eaux.

 Un réseau d’épandage ; a pour rôle de répandre dans le sol les effluents


prétraités sortant de la fosse septique. La pollution des eaux est éliminée par
l’action des micro-organismes contenus naturellement dans le sol.

2 - Types de réseaux de collecte des eaux

Les réseauxde collecteou “égouts” ont pour fonction de recueillir les eaux
usées de toutes origines et de les acheminer vers les stations d’épuration. Il en
existe trois types :

2.1 - Réseau unitaire :

Dans ce réseau, les eaux usées et les eaux


pluviales sont collectées dans le même ouvrage,
pourvu de déversoirs permettant en cas d'orage
le rejet direct, par surverse, d'une partie des eaux
dans le milieu naturel.

2.2 - Réseau séparatif :

Ils sont constitués de deux systèmes de


collecte spécialisés : Un pour la collecte des
eaux usées, l’autre pour les eaux pluviales.
Ce type de réseau assure un meilleur
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fonctionnement des stations d’épurations en garantissant de faibles variations


de débits des eaux à traiter.

2.3.- Réseau pseudo-


séparatif :

Dans ce type de réseau, une


partie des eaux pluviales est
évacuée dans le collecteur
des eaux usées. Tandis que
les eaux de ruissellement sont évacuées directement dans la nature par des
caniveaux et des fossés.

 Avantages et inconvénients des réseaux de collecte des eaux :(Voir la diapositive 8)

3.- Nature des eaux à évacuer :

Les types d’eaux qui peuvent être transportées par les égouts (réseaux
d’assainissement) sont :

1. Les eaux de ruissellement ou eaux pluviales.

2. Les eaux usées qui comprennent :

Les eaux usées domestiques,

Les eaux usées industrielles,

Les eaux usées agricoles.

3.1.- Nature des eaux à évacuer :


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Les eaux pluviales sont polluées à différents niveaux : dans l'atmosphère ainsi
que lors de leur ruissellement sur le sol. Dans leur trajet vers le sol, les eaux de
pluie "nettoient" l'atmosphère, elles dissolvent ou entraînent mécaniquement
des particules gazeuses en suspension dans l'air.

Ces gaz peuvent être présents naturellement dans l'air (N 2, O2, CO2,…) ou avoir
été apportés par différentes pollutions (gaz provenant de la combustion: SO 2,
SO3, NOx,…, de la fermentation de matières organiques: CH4, H2S,…).

3.2.- Eaux usées :


3.2.1.- Eaux usées d’origine domestique :

Dans les eaux usées domestiques, on distingue les eaux ménagères et les eaux-
vannes.

• Les eaux ménagères :

Les eaux de la cuisine contiennent des matières insolubles (terre, débris divers),
des matières extraites des aliments (organiques ou minérales) ainsi que des
graisses provenant de la cuisson par exemple.

Les eaux de salle de bain ainsi que les eaux des machines à lessiver et des lave-
vaisselle renferment, quant à elles, des savons et des détergents.

Les eaux de lavages des locaux


sont riches en particules solides
(terre, sable,…) mais surtout en
détergents et désinfectants (eau
de javel, produits à base de chlore
ou d'ammoniaque,…).
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• Les eaux de vannes :

Ces eaux sont chargées en urine, matières fécales qui vont fermenter et
peuvent également contenir des germes pathogènes

3.2.2.- Eaux usées d’origine industrielle :

Il peut s'agir des eaux qui ont été utilisées

• dans les processus de fabrication industrielle comme matière


première,

• des eaux de refroidissement,

• des eaux de lavage,…

Elles peuvent contenir différents types de polluants:

• des gaz dissous: NOx, SOx, HCl, HF, H2S,….

• des matières minérales: dissoutes (acides, métaux lourds, sels:


nitrates, sulfates, chlorures,…) ou non (cendres, sable, terre, …).

• des matières organiques: dissoutes (Produits organiques contenant du


soufre, matières fermentescibles,…) ou non (huiles, graisses,…).

Ces eaux doivent subir des traitements d'épuration particuliers suivant des
normes avant d'être déversées dans la nature

3.2.3.- Eaux usées d’origine agricole :

Ces eaux sont particulièrement chargées en nitrates et phosphates qui


provoquent l'eutrophisation des cours d'eau.En effet, les nitrates et
phosphates entraînent la prolifération des algues qui, lors de leur putréfaction,
consomment l'oxygène dissous dans l'eau. Suite à l'appauvrissement en
oxygène, le milieu devient réducteur, des oxydes se remettent en solution ce
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qui conduit à un relargage du phosphore complexé et une accélération de


l'eutrophisation.

Les conséquences néfastes de ce processus sont nombreuses :

- Fortes concentrations en métaux remis en solution dans l'eau (fer,


manganèse).

- Fortes concentrations en NH3 dans l'eau (dégradation des algues).

- Elimination de certaines espèces aquatiques.

4.- Calcul des débits des eaux pluviales :

Les ouvrages d'assainissement doivent assurer un degré de protection suffisant


contre les inondations causées par la pluie.

Deux types de formules sont utilisés pour le calcul des débits:

- Par la méthode rationnelle.

- Par la méthode superficielle.

4.1.- Méthode rationnelle :

Cette méthode donne le débit de pointe décennal par la formule suivante :

Qp(T) = C.i
(tc,T).A
Avec :

C : Coefficient de ruissellement.

i (tc,T) : Intensité moyenne de la pluie pour un temps de concentration tc et


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une période de retour T=10 ans (en mm/heure).

A : Surface de bassin versant (en ha).

L’intensité de la pluie sera obtenue à partir de l’équation de Montana :

i = a.tcb
Avec :

Les coefficients a et b (dits de Montana) étant fournis par la météorologie


nationale ou bien par des études antérieures.

N.B.:Le débit centennal pourra être obtenu par la même formule en utilisant les

valeurs de a et b pour T = 100 ans.

 Limite de validité de la formule rationnelle :

- L’application FR simple mais Þ conduit à des surestimations des débits.

- Elle ne tient pas compte de la capacité du stockage du réseau.

- La principale difficulté de cette méthode réside dans l’estimation du tc.

- La formule est appliquée aux bassins versants urbanisés (où le rôle des
surfaces imperméabilisés sur les ruissellements est prépondérant) ; en
pratique, on l’utilise aussi fréquemment pour des bassins versants naturels, en
assainissement routier.

- La surface de bassin versant (A) est limitée à quelques 10-100 ha.

Rappel: Le temps de concentration tc du bassin versant considéré est le temps

min pour que tout le bassin contribue à l’écoulement vers l’exutoire.

4.2.- Méthode superficielle de Caquot :


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Pour le calcul des débits de ruissellement résultant d’une averse en un point


d’un bassin versant, on adopte la méthode superficielle « Modèle de
Caquot »*,

Cette méthode permet de calculer les coefficients a et b de la formule de


MONTANA.

I (t,F) = a (F) .t b(F)


Avec :

i(t,F) : Intensité maximale de la pluie de durée t, de fréquence F

i exprimée en (mm/min).

texprimé en (min)

La formule générale pour le calcul du débit est donnée par :

Qp(T) = K (T). Iu(T) . Cv(T) .


Aw(T) m(T)
Avec :

Qp : débit fréquence en (m3/s).

T :Période de retour (= 1/F : fréquence).

I : Pente moyenne du bassin versant (BV) (en m/m).

C :Coefficient de ruissellement.

A :Superficie du BV (en ha).

m : Coefficient correcteur d’allongement du BV.


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On calcule les termes constituants la formule générale pour le calcul du débit à


partir des équations suivantes :

1
a. μ b .c 1
K=
[
6 . ( β+δ ) ] 1−( f . b )
U=
1−( f .b )
V=
1−( f . b )

0 , 84 .b
L
W=
( b . d ) +1−ε
1− ( f .b )
m=
2A [ ] 1− ( b. f )

On remplaçant les valeurs des paramètres par les valeurs suivantes :

4.2.1.- Evaluation de la pente :

Pour un bassin urbanisé, l’expression de la pente moyenne est exprimée


comme

Suit : 2
L
I=
( )
LK
√I K

Avec :

I:Pente moyenne.

L:Le plus long cheminement hydraulique.

LK: Longueur d’un tronçon k.

IK : Pente de chaque tronçon k.


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4.2.2.- Evaluation du coefficient de ruissellement :

Le coefficient de ruissellement « C » sera pris égal au taux d’imperméabilisation


et s’écrit comme suit :
Α
C=
Α'

Avec :

A : La superficie de surface revêtue ou imperméable,

A’: La surface totale du bassin versant,

En zone urbanisée, la surface de la voirie et des aires de service représente


environ 20% de la superficie totale de cette zone. On prend donc un coefficient
de

ruissellement C ≥ 20 %.

Le coefficient de ruissellement est exprimé en fonction de la nature de la


surface ou plus souvent en fonction de l’occupation des sols.
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4.2.3.- Evaluation du coefficient correcteur d’allongement d’un Bassin versant

Ce paramètre est utilisé lorsqu'il apparaîtra utile de rechercher une grande


approximation dans l'évaluation des débits et est exprimé comme suit :

L
m
Avec :

m : Allongement

L : le plus long cheminement hydraulique

A: la surface équivalente à la superficie du bassin considéré.

Remarque: Le modèle de Caquot doit être corrigé si l’allongement moyen (m)

est très différent de 2.

4.2.4.- Evaluation des paramètres équivalents d’un groupement de bassins :


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 Validité de la Méthode superficielle :

Dans le domaine actuel de vérification de l'ajustement du modèle de Caquot,


les

formules d'expression du débit, quelle que soit la période de retour choisie,


sont

valables dans les conditions suivantes :

A ≤ 200 ha *

0,2 ≤ I ≤ 5 %.

0,2 ≤ C ≤ 1

*Au delà de cette limite, le recours à des modèles mathématiques plus


complets est nécessaire.

5.- Calcul des débits des eaux usées :


5.1.- Données de base :

Le calcul des débits d’eaux usées est nécessaire pour :


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- Vérification de la capacité du réseau existant,

- Dimensionnement relatif aux différents horizons considérés,

D’une manière générale, chaque collecteur est destiné à desservir une zone,
cette zone est constituée par différentes catégories d’occupation du sol, et
donc engendre des rejets différents en nature et en débits.

Les données de base nécessaires pour ce calcul sont:

- La dose unitaire journalière de rejet par catégorie à l’horizon du


projet.

- Le nombre d’unités de compte par catégorie à l’horizon du projet

(Nombre d’habitant, d’emplois, de logement ou le nombre d’hectares de

zones industrielles ou autres).


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5.2.- Calcul des débits :

Pour chaque catégorie d’occupation, on calcule le volume journalier moyen.

q =n × d
i i i

Avec :

di : La dose unitaire de compte.

ni : Le nombre de catégories d’occupation de la zone.

Le débit moyen journalier de la zone est donné par :

n
q moy=∑ qi
i=1
Avec :

qmoy: débit de la journée de plus forte consommation au cours de l’annéed’avenir exprimé


en l/s.
2,5
C p=1,5+
On calcule le coefficient de pointe Cp donné par : √ q moy
Cp ≤ 3

Puis, pour obtenir le débit maximal : Q max = C ×q


p moy

Et enfin, on multiplie ce débit Qmaxpar un coefficient de sécurité qui est

généralement pris égal à 2 pour prévoir les infiltrations d’eaux pluviales


éventuelles

dans le réseau.

La difficulté du calcul des débits d’eaux usées réside dans les prévisions sur

l’évolution des besoins en eau de la population.


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6.-Dimensionnement des réseaux


6.1.- Calcul des conduites
a. Généralités

Connaissant en chaque point les débits à évacuer et la pente des ouvrages, le


choix des sections se déduira de la formule d’écoulement de base :

Q= A×V
Avec :

Q : débit en m3/s

A : Aire de la section mouillée en m2

V : vitesse d’écoulement en m/s

D’une manière générale, la vitesse d’écoulement des ouvrages est calculée


avec la formule d’écoulement suivante : V =C . √ Rh . I
Avec :

V : Vitesse d’écoulement.

Rh: Rayon hydraulique moyen (= D/4 pour conduite circulaire).

I : Pente de l’ouvrage en mètre par mètre.

C : Coefficient pour lequel on peut adopter l’expression donnée par Bazin.

87
C=
γ
1+
√Rh
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  : est un coefficient d’écoulement qui varie suivant le matériau de la conduite


et

la nature des eaux transportées.Les valeurs de gde la formule de Bazin sont

réparties selon la nature des parois et sont illustrées dans le tableau ci-dessous.

Le coefficient C selon le type d’habitat tel qu’il a été défini dans le schéma
directeur d’assainissement liquide de Tétouan est donné dans le tableau ci-
dessous;
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b. Formules de calcul
 Formule de MANNIG-STRICKLER

La formule la plus utilisée pour le dimensionnement des canalisations en

écoulement à surface libre est la celle de MANNIG-STRICKLER :


1
Q=K s×S×I ×( Rh )a 2
Avec :

Q : Débit

Rh: Rayon hydraulique de la canalisation = S/P (P: Périmètre de la section mouillée).

KS : constante de Strickler (dépend de la nature de la canalisation)

S : Section de la canalisation (Surface mouillée à pleine section en m2)

I : Pente de la ligne de charge

 Constante de MANNIG-STRICKLER

Le tableau suivant présente les différents coefficients Ks pris en compte pour la

détermination de la capacité des réseaux.

 Réseaux «eaux usées » en système séparatif

Le diamètre minimum des canalisations sera de 0,20 m (Φ 200)

Le coefficient d'écoulement de Bazin g est pris égal à 0,25.


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Dans ce cas « C » sera approximé par l’expression :

Ce qui conduit aux formules suivantes :

Et

Avec

Rh: Rayon hydraulique moyen

I: Pente de l’ouvrage en m/m

A : Aire de la Section mouillé.

 Réseaux «eaux pluviales » en système séparatif

- Le diamètre minimum des canalisations sera de 0,30 m (Φ 300)

- Le coefficient d'écoulement de Bazin g est pris égal à 0,46.

Dans ce cas « C » sera approximé par l’expression :

Ce qui conduit aux formules suivantes :

et

C=
V = 60 Rh . I 3/4 -1/2
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Q = 60 Rh3/4.
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Avec : A
Rh: Rayon hydraulique moyen

I: Pente de l’ouvrage en mètre par mètre

A : Aire de la Section mouillé.

 Réseaux unitaire (eaux usées et eaux pluviales)

Le calcul sera conduit comme pour le réseau pluvialen système séparatif étant

donné l’importance du débit des eaux pluviales par rapport à celui des eaux
usées.

 Application

Après le calcul des débits de pointe totale on détermine les diamètres des
canalisations à partir de la formule suivante :

2
D 2D
Rh = A PS=π . R =π .
On prend: 4 et 4

On obtient les équations suivantes:

4/11
4 7/4 .Q PS
Pour les eaux pluviales: D= ( 60 . π . √ I )
3 /8
45/3 . QPS
Pour les eaux usées : D= ( 70 . π . √ I )
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6.2. Choix des conduites


a. Conduites préfabriquées
 Conduites en béton comprimé ou vibré (BC/BV)

Elles sont destinées, surtout, aux branchements:

• Des habitations pour des diamètres 200 mm.

• Des bouches d'égouts pour des diamètres 300 mm.

La gamme de diamètres fabriqués s'étend du 120 mm à 800 mm.

 Conduites en béton armé (BA)

Actuellement, trois types de conduites en béton armé sont fabriquées au


Maroc, à savoir :

• Conduites en béton vibré armé (BVA).

• Conduites en béton centrifugé armé ordinaire (CAO)

• Conduites en béton précontraint (n’est pas utilisé en


assainissement

au Maroc).

Ces conduites s'adaptent plus particulièrement aux écoulements sous pression.

 Conduites en amiante - Ciment (A-C)

Ce sont des conduites fabriquées à base des fibres d'amiante et de ciment.Les


tuyaux en amiante - ciment sont présentés dans une gamme de diamètres
allant de 100 mm à 1200 mm.

 Conduites en PVC
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Le PVC est une résine synthétique résultant de la polymérisation de vinyle


monomère.Les tuyaux en PVC sont présentés dans une gamme de diamètres
allant de 110 mm à 710 mm.

b. Paramètres de choix
 Paramètres du choix des matériaux

 Pente du terrain (vitesse et érosion).

 Nature des sous-sols (instabilité, corrosion, entrée d’eaux).

 Nature des effluents (corrosion, encrassement).

 Volume des effluents.

 Charge mécanique.

 Respect de l’environnement.

 Paramètres de choix d’un schéma de réseau

 Ecoulement gravitaire à faible coût

 Topographie du terrain

 Zone à assainir

 Implantation dans le domaine public

 Emplacement de la station
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7. Eléments constitutifs d’un réseau

7.1. Ouvrages principaux

C’est l’ensemble du réseau de canalisations allant du particulier à la station. On


distingue :

- Réseau primaire : diamètre > 800

- Réseau secondaire : diamètre : 300-800

- Réseau tertiaire : diamètre < 300

Remarque: pour les réseaux d'eaux usées, on se limite à un diamètre de 200 mm.

7.2. Ouvrages annexes normaux


 Branchement particulier

- Le regard de façade

- La canalisation de branchement

- Le dispositif de raccordement :

 Ouvrages de surface (Recueil : gargouilles, fossés, caniveaux,)

 Regards de visite (Ils sont installés, à intervalles réguliers et à chaque

changement de direction ou de pente. Ils permettent l’accès du personnel pour

inspection et entretien)

- Les regards visitables ;

- Les regards non visitables ;

 Bouches d’égout

- Les avaloirs
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- Les bouches à grilles

 Siphons de chasses automatiques

 Quelques aspects de l’inondation de la ville de Rabat et sa gare ferroviaire


(Septembre 2009) :
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Lors des épisodes pluvieux, l’eau s’infiltre dans le sol ou rejoint directement les
cours d’eau. Ce phénomène naturel permet le renouvellement de la
ressource.

Cependant, lorsque l’eau arrive en grande quantité sur des surfaces


imperméabilisées, les évacuations sont très vite saturées. L’eau déborde,
provoquant ainsi des inondations et des rejets d’eaux usées directement dans
le milieu naturel.

 Comment faire pour concilier les aménagements urbains avec la protection


des biens, des personnes et des milieux ?

 Comme on ne peut augmenter indéfiniment « la taille des tuyaux », des


techniques alternatives peuvent remédier à ce problème. Il s’agit de prendre
en compte la gestion et l’intégration dans le paysage urbain des eaux pluviales
dès l’origine.

 Les alternatives «au tout tuyau»(noues, fossés, chaussées réservoirs, puits


d’infiltration, bassins secs ou en eaux) sont des techniques ayant prouvé leur
efficacité.
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Conclusion

L’assainissement liquide est une mission noble et un outil précieux de lutte

contre la pollution et de sauvegarde de la salubrité du milieu.

Les eaux pluviales doivent être évacuées pour limiter la submersion des zones

urbanisées.

Les eaux usées doivent être évacuées sans stagnation loin des habitations car

les déchets qu'elles contiennent sont susceptibles de donner naissance à des

nuisances ou même engendrer des épidémies.

Les eaux rejetées doivent satisfaire aux objectifs fixés pour le maintien et

l'amélioration de la qualité des milieux naturels récepteurs.


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Bibliographie

[1] :« Les systèmes d’assainissement des eaux usées» disponible sur le site :

www.ademe.fr/partenaires/Boues/Pages/chap12.htm

[2] :«La collecte des eaux usées et des eaux pluviales» disponible sur le site :

www.coursdegeniecivil.com

[3] :«Guide d’assainissement », DAE/ONEP.

[4] : Cours« Assainissement, Collecte et traitement des eaux». Par Mr M.


STITOU – Responsble du Master Spé : Ingénierie et Gestion de l’Eau et de
l’Assainissement. Univ. Abdelmalek Essaâdi-Faculté des Sciences Tétuan.

[5] : PDF «Instruction technique relative aux réseaux d’assainissement des


agglomérations »

[6] : « La maîtrise des eaux pluviales par les techniques alternatives »
disponible sur le site : www.eau-artois-picardie.fr

[7] : « Réseaux d’assainissement » disponible sur le site de l’agence nationale


pour l’amélioration de l’habitat : www.anah.fr
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Le Lagunage Naturel
- Le Lagunage Naturel - -Master Hydroinformatique-

Sommaire

1. Les méthodes intensives et extensives


2. Définition de lagunage
- La végétation

3. Principe de fonctionnement
4. Bases de dimensionnement
3.1- Nombre de lagune

3.2- Espace nécessaire

3.3- Localisation

3.4- Topographie

5. Exploitation
6. Avantages/ Inconvénients
7. Types de lagunage
7.1- Le lagunage aéré

7.2 - Le lagunage naturel


7.3 - Le lagunage à macrophytes 
7.4 - Le lagunage à microphytes 
7.5 - Le lagunage mixte microphytes / macrophytes 

Conclusion
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1. Les méthodes intensives et extensives

1 .1 -Les techniques intensives

Les techniques les plus développées au niveau des stations d'épuration urbaines sont
des procédés biologiques intensifs.

Le principe de ces procédés est de localiser sur des surfaces réduites et d'intensifier
les phénomènes de transformation et de destruction des matières organiques que
l'on peut observer dans le milieu naturel.

Trois grands types de procédés sont utilisés :

 les lits bactériens et disques biologiques ;


 les boues activées ;
 les techniques de biofiltration ou filtration biologique accélérée.

1.2 - Les techniques extensives

Les techniques dites extensives se sont des méthodes qui réalisent l'épuration à l'aide
de cultures fixées sur support fin ou encore à l'aide de cultures libres mais utilisant
l'énergie solaire pour produire de l'oxygène par photosynthèse. Le fonctionnement
de ce type d'installation sans électricité est possible, excepté pour le lagunage aéré
pour lequel un apport d'énergie est nécessaire pour alimenter les aérateurs ou les
matériels d'insufflation d'air.

Ces techniques se distinguent aussi des techniques évoquées précédemment par le


fait que les charges surfaciques appliquées restent très faibles.

2. Définition

 Le lagunage est un procédé d'épuration naturelle qui a pour principe d'utiliser la


végétation aquatique comme agent épurateur des eaux polluées.
 Les plantes aquatiques sont ici utilisées comme support aux colonies
bactériennes, assurant l'épuration efficace de l'eau qui traverse lentement les
colonies végétales installées. 
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 Les éléments polluants comme le nitrate sont ainsi absorbés par les plantes pour
restituer, en sortie de lagunage, une eau de bonne qualité.

- La végétation

 Il est utile de savoir que dans un système de lagunage, l'action de la végétation


est triple :
- les plantes aquatiques éliminent les éléments organiques.

- les plantes aquatiques contribuent à la réduction des germes bactériens.

- les plantes aquatiques aident à la sédimentation des particules en suspension.

Il est évident que plus la végétation aquatique sera dense, plus le prélèvement des
matières indésirables sera important et meilleur sera le résultat final.

3. Principe de fonctionnement

Une station de lagunage, c'est d'abord une succession de bassins (de 3 à 5) de 0,40 m
à 1,20 de profondeur dans lesquelsl'eaus'écoule pargravité.

Le mécanisme de base sur lequel repose le lagunage naturel est la photosynthèse.

4. Bases de dimensionnement

Un lagunage naturel est composé, le plus souvent, de plusieurs bassins étanches ou


“lagunes à microphytes”, fonctionnant en série.

4.1 - Nombre de lagune

L'installation de trois lagunes est fréquente et permet d'assurer un bon niveau de


fiabilité de fonctionnement pour l'élimination de la matière organique.

Les performances les plus élevées, en ce qui concerne la désinfection, ne sont


atteintes qu'avec une compartimentation plus grande (jusqu'à six lagunes en série).
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Le rôle respectif des différents bassins est le suivant :

 le premier permet, avant tout, l'abattement de la charge polluante carbonée ;


 le second permet l'abattement de l'azote et du phosphore;
 le troisième affine le traitement et fiabilise le système, (en cas de
dysfonctionnement d'un bassin amont ou lors d'une opération d'entretien).

4.2 - Espace nécessaire

Le choix du terrain est conditionné par l'importance de l'emprise au sol du


système de lagunes. La surface du lagunage comprend les plans d'eau, ainsi que les
abords qui doivent être conçus pour permettre un entretien facile.

4.3 - Localisation

 L'ouvrage doit être situé en un point bas, à un emplacement où les vents


dominants contribuent à aérer la tranche d'eau superficielle.
 Il ne doit pas y avoir d'arbre à moins de 10 mètres, les racines pouvant
engendrer des cheminements préférentiels au niveau des digues.
 Le terrain doit être de type limono-argileux. (pas karstique ou fissuré).
 un sol plus imperméable est disponible dans une plus haute position, l’emploi
d’une pompe peut être envisagé.

4.4 - Topographie

 Le terrain doit être choisi de manière à ce qu'il puisse y avoir un écoulement


gravitaire jusqu'au milieu récepteur.
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5. Exploitation

Le tableau donne une description précise des tâches à réaliser.

 Curage partiel;
 Curage des bassins;
 Fauchage des digues.

 Le curage est l'opération destiné à extraire et exporter les sédiments qui se


sont accumulés par décantation sous l'eau.

6. Avantages /Inconvénients

6.1- Avantages

 Excellente élimination de la pollution microbiologique.


 Faibles coûts d'investissement et de fonctionnement.
- Le Lagunage Naturel - -Master Hydroinformatique-

 Très bonne intégration paysagère.


 système naturel et simple.
 système connu et maîtrisé (le principe du lagunage est très ancien).
 système fiable dans le temps et au niveau de la qualité de l'épuration.
 pas de contrat d'entretien.
 pas de consommation d'énergie.
 intégration esthétique dans le jardin.
 création d'un refuge aquatique dans votre jardin.

6.2 - Inconvénients

 Contraintes possibles s'il y a la nécessité d'imperméabiliser le sol.


 Variation saisonnière de la qualité de l'eau en sortie.
 N'apprécie pas les grandes pollutions ponctuelles et les pollutions chimiques.
 En cas de mauvais fonctionnement, risque de mauvaises odeurs.
 Besoin d'une superficie importante.

7. Types de lagunage

On distingue 2 types de lagunages :

 Le lagunage naturel ;
 Le lagunage aéré.

7.1 - Le lagunage aéré

 Principe de fonctionnement

L'oxygénation est, dans le cas du lagunage aéré, apportée mécaniquement par un


aérateur de surface ou une insufflation d'air. Ce principe ne se différencie des boues
activées que par l'absence de système de recyclage des boues ou d'extraction des
boues en continu. La consommation en énergie des deux filières est, à capacité
équivalente, comparable (1,8 à 2 kW/kg DBO5 éliminée).
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Figure n° 1: Schéma de principe d'un lagunage aéré (d'après Agences de l’Eau, CTGREF)

7.2 - Le lagunage naturel

LAGUNAGE NATUREL
- Le Lagunage Naturel - -Master Hydroinformatique-

 Pré-traitement primaire

En tête du premier bassin, une unité de pré-traitement permet une séparation


mécanique simple de certains déchets : il évite ainsi un comblement accéléré des
bassins.

On distingue trois actions pour le pré-traitement :

• Un dégrilleur : barreaux inclinés espacés de 4 cm pour retenir les gros objets ;


• Un dessaleur  : qui permet le dépôt des sables et des graviers au fond d'une fosse ;
•Une zone de déshuilage mécanique  : qui permet de retenir les graisses et les déchetsflottants.

 Bassin N°1 : La minéralisation par les bactéries

• Les eaux usées débarrassées des gros objets et des graisses passent alors dans
le premier bassin.

• Dans une station de lagunage, ce bassin est généralement le plus grand.

• Sa forme arrondie en U évite les angles morts et facilite l'écoulement des eaux.

Dans ce bassin, l’élimination des déchets passe par deux voies :

• La voie physico-chimique: naturellement des réactions chimiques ont lieu dans l’eau

entre les différents éléments minéraux déjà présents. Ces réactions tendent vers une
certaine neutralité entre les différents composés.

• La voie micro-biologique : C’est le moyen le plus efficace où les déchets organiques sont

progressivement dégradés par les bactéries.

Ce sont les bactéries qui jouent le rôle principal dans l’épuration des eaux.

En éliminant la matière organique par la minéralisation: Cela consiste à dégrader de


la matière organique complexe en composés minéraux simples grâce à l’activité d’un
enchainement de micro-organismes.
- Le Lagunage Naturel - -Master Hydroinformatique-

Cette minéralisation de la matière organique par les différentes bactéries permet la


production d'eau, de sels minéraux (NH4+, NO2-, NO3-, SO4 2-, PO43) et de gaz (CO2,
H2S,CH4, NH3 ...), qui vont progressivement se diriger vers le second bassin.

Le passage d'un bassin à l'autre se fait naturellement, sans électricité : l'écoulement


des eaux d'un bassin à l'autre est gravitaire ; les bassins sont successivement les uns
plus bas par rapport aux autres, et l'eau va pouvoir circuler, par trop plein, d'un
bassin à l'autre, sans risque de retour possible.

Les" déchets" des bactéries (eau, gaz et sels minéraux), sont ensuite évacués
naturellement vers le deuxième bassin et vont être utilisés par les plantes.

 Bassin N°2 : Le rôle des plantes

Après la première action menée par les bactéries pour dégrader la matière
organique, les plantes vont intervenir pour fixer les produits issus de la
minéralisation.

L'eau arrive donc dans ce deuxième bassin : Ce bassin est deux fois plus petit avec
une profondeur moins importante (1,10 m en moyenne). Cette faible profondeur est
importante pour permettre l'action du soleil : Rôle bactéricide des ultra-violets, mais
surtout, ici, pour permettre la photosynthèse et donc favoriser les phénomènes
aérobies.

Les nutriments présents et le CO2 vont être assimilés par les plantes pour permettre
leur croissance.

Ces organismes autotrophes vont transformer, directement grâce à l'énergie solaire,


les différents sels minéraux et le CO2 en tissu organique (sucres) pour la plante et en
oxygène évacué dans le milieu extérieur : c’est le phénomène de la photosynthèse.
- Le Lagunage Naturel - -Master Hydroinformatique-

Equation globale de la photosynthèse :

Sels minéraux + CO2 + H2O  Sucres (développement algal) + H2O + O2

Le choix des plantes utilisé pour l'épuration des eaux peut être très variable selon les
facteurs d’implantation de la station de lagunage ; que ce soit pour des raisons
économiques, esthétiques ou, selon les types de pollutions traitées, on distinguera
alors deux types de lagunages naturels classés selon les types de végétation :

 Le lagunage à macrophytes ;
 Le lagunage à microphytes;
 Le lagunage mixte microphytes / macrophytes.

7.3 - Le lagunage à macrophytes

Il est caractérisé par la présence de plantes visibles à l’œil nue.

Il est constitué de plantes immergées ou émergées, enracinées ou non telles que les
roseaux, les massettes, les joncs, les scirpes, les laîches, les lentilles d'eau ou les
jacinthes d'eau...

Les bassins sont alors généralement de plus faible surface et moins profond (0,6 à 0,8
m) où la charge polluante est plus faible.

Les intérêts du lagunage à macrophytes :

 Aspect esthétique et paysagé,


- Le Lagunage Naturel - -Master Hydroinformatique-

 Accroissement important des surfaces de fixation pour le périphyton


(augmentation de l'oxygénation) et pour certaines bactéries minéralisatrices
endogènes,
 Augmentation de la capacité de filtration par un important réseau racinaire,
 Bon rendement épuratoire en ce qui concerne l'élimination de la matière
organique, de la matière en suspension (MES), des sels nutritifs et des métaux lourds
(pour certaines espèces).

Les inconvénients du lagunage à macrophytes :

 Augmentation des coûts de fonctionnement du fait d'un entretien plus lourd


(faucardage, arrachage pour éviter l'envahissement des zones en pleine eau...) ;
 Augmentation du volume de matière organique occasionné par ces plantes
elles-mêmes (feuilles à l'automne, déchets du faucardage, mort des annuelles et
bisannuelles...) et donc une baisse du rendement épuratoire à certaines saisons.

7.4 Le lagunage à microphytes :

Les plantes sont uniquement représentées par le phytoplancton, algues


microscopiques de 1/100ème de mm en moyenne, mais jouant le même rôle que les
macrophytes dans la fixation des nutriments.
- Le Lagunage Naturel - -Master Hydroinformatique-

7.5Le lagunage mixte microphytes / macrophytes :

Peu profonds (0,3 – 0,5 m).

Cette dernière technique de lagunage est la plus simple et la plus efficace.

 Bassin N°3 : Le rôle du zooplancton

Le rôle du zooplancton est d’assurer la finition de l'épuration des eaux. Ils vont jouer
un rôle important comme consommateur de micro-algues, et donc comme régulateur
de ces populations phytoplanctoniques.
- Le Lagunage Naturel - -Master Hydroinformatique-

Conclusion

Toute habitation située dans une zone faiblement habitée (zone

d'assainissement autonome) doit être équipée d'une unité d'épuration individuelle

(UEI) répondant à des conditions d'émissions (qualité des eaux rejetées) et

d'exploitation.

La maison située en zone d'épuration individuelle devra donc choisir son système

d'épuration :

 soit une micro-station d'épuration électromécanique.

 soit une technique naturelle : le lagunage.


- Le Lagunage Naturel - -Master Hydroinformatique-

Bibliographie

 www.histoiredeau.com

 http://www.eau.public.lu

 http://www.noreade.fr

 http://fr.wikipedia.org/wiki/Lagunage

 Guide : Procédés extensifs d’épuration des eaux usées (Mise en œuvre de la directive du

Conseil n° 91/271 du 21 mai 1991 relative au traitement des eaux urbaines résiduaires)

 office International de l’Eau, 2001 (http://www.oieau.org)


- Traitement des Eaux Usées par Boues Activées -

Traitement des Eaux Usées par


Boues Activées
- Traitement des Eaux Usées par Boues Activées -

Sommaire

I. INTRODUCTION

II. GENERALITÉS

III. LES ETAPES ET PROCEDÉS DE TRAITEMENT DES EAUX


USÉES

i. LE PRÉTRAITEMENT
ii. LES TRAITEMENTS PRIMAIRES
iii. LES TRAITEMENTS SECONDAIRES
1. Le Traitement Anaérobique
2. Le Traitement Aérobique
a. Dispositifs des boues activées
b. Principales dispositions de bassins de
boues activées
c. Paramètres de fonctionnement d'un
réacteur biologique
d. Classification des stations boues activées
IV. CONCLUSION
- Traitement des Eaux Usées par Boues Activées -

I. Introduction
Tout d'abord une station d'épuration ne fabrique pas d'eau potable. Il est important
de rappeler cela car beaucoup de personnes pensent que c'est le cas. Une station
d'épuration sert uniquement à dépolluer les eaux usées avant leur rejet dans la
rivière.

L'épuration biologique des eaux usées est souvent réalisée par procédé de boues
activées. Et c’est les eaux usées domestiques qui se traitent essentiellement par ce
procédé.

Avec des industriels des conventions ont été signées et qui les obligent à traiter eux-
mêmes leurs pollutions avant rejet dans les collecteurs d'eaux usées. Ceci rend donc
la tâche de la station d'épuration moins ardue et garantie son bon fonctionnement.

II. Définition
Les boues activées sont utilisées comme épuration biologique dans le traitement des
eaux usées. La boue activée, composée essentiellement de micro-organismes
floculants, est mélangée avec de l'oxygène dissous et de l'eau usée. C'est ainsi que les
micro-organismes de la boue activée entrent constamment en contact avec les
polluants organiques des eaux résiduaires, ainsi qu'avec l'oxygène, et sont maintenus
en suspension.

III. Historique
L'origine des boues activées résulte des observations de ARDEN et LOCKETT qui, en
1914, constatèrent que des agglomérats bactériens se forment spontanément, lors
de l'aération prolongée d'une eau résiduaire urbaine. La matière organique est, d'une
part, convertie en matière vivante et, d'autre part, minéralisée.

Les agglomérats bactériens peuvent ensuite être séparés de l'eau traitée par simple
décantation, les phases d'aération et de décantation étant initialement réalisées dans
le même bassin.
- Traitement des Eaux Usées par Boues Activées -

IV. Généralités

1. Paramètres de la pollution

Les eaux usées sont des milieux extrêmement complexes, aussi se réfère-t-on à
quelques paramètres pour les caractériser. Ils sont généralement exprimés en mg/l.

Les matières en suspension (MES) : c’est la fraction non dissoute de la pollution. Les
matières en suspension, et particulièrement la fraction décantable de celles-ci,
peuvent constituer, à l’aval du rejet, des dépôts qui empêchent la vie d’une faune et
d’une flore benthiques normales et qui dégradent la qualité de l’eau sous-jacente par
le produit des fermentations. Les MES contribuent aussi à déséquilibrer le milieu
aquatique en accroissant la turbidité et peuvent avoir un effet néfaste direct sur
l’appareil respiratoire des poissons.

La demande biologique en oxygène (DBO)  : est un paramètre global qui exprime la


quantité d’oxygène qu’une biomasse épuratrice va consommer pour décomposer les
matières organiques contenues dans l’effluent. Elle est donc représentative de la
somme des matières organiques biodégradables. Elle est généralement mesurée en 5
jours (DBO5).

La demande chimique en oxygène (DCO)est représentative de la quantité de


matières organiques oxydables par voie chimique. Le rapport entre ces deux
paramètres peut donner une idée de la biodégradabilité de l’effluent. La circulaire
déjà citée rappelle : « La DBO et la DCO sont deux moyens d’apprécier la teneur en
matières organiques oxydables. La dégradation de celles-ci dans le milieu naturel
s’accompagne d’une consommation d’oxygène et peut entraîner un abaissement
excessif de la concentration d‘oxygène dissous.»

L’azote peut se trouver sous forme minérale (ammoniacal, nitrate) ou organique. La


présence d’azote organique ou ammoniacal se traduit par une consommation
d’oxygène dans le milieu naturel et par une entrave à la vie des poissons.
- Traitement des Eaux Usées par Boues Activées -

Le phosphorepeut également se trouver sous forme minérale (en provenance des


lessives ou des rejets industriels) ou organique. Élément indispensable à la vie des
algues, la présence de phosphore entraîne un risque d’eutrophisation du cours d’eau
ou du lac, c’est-à-dire que celui-ci peut se voir envahi par un développement excessif
de la population algale.

On mesure également la quantité degermes et devirus, les teneurs engraisses,


détergents et métaux lourds. Chacun de ces paramètres représente une nuisance
potentielle. Pour une meilleure adaptation du traitement, les paramètres globaux
s’avèrent insuffisants et l’utilisation de modèles mathématiques pour simuler les
processus d’épuration exige une meilleure connaissance des différentes fractions
constituant la pollution à traiter.

2. Mécanisme de l’élimination biologique

1. Mécanisme de l’élimination biologique de l’azote

Elle se réalise en deux étapes qui sont chronologiquement la nitrification et la


dénitrification :

- Lanitrification La réaction de nitrification de l’azote ammoniacal par les bactéries


autotrophes nitrifiantes en présence d’oxygène dissous peut être représentée par la
réaction suivante
O2
NH + Bactéries nitrifiantes + HCO3-Nouvelles bactéries nitrifiantes + H2O +NO3-
4
+

Ces bactéries sont dites autotrophes car elles utilisent du carbone minéral pour
constituer leurs cellules.

Le taux de croissance de ces bactéries est plus faible que celui des bactéries
dégradant la pollution carbonée (bactéries hétérotrophes).
- Traitement des Eaux Usées par Boues Activées -

Les cultures mixtes ne pourront se maintenir de façon stable que si le taux de


croissance des bactéries hétérotrophes est ramené, par diminution de la charge
carbonée, au même taux que celui des bactéries autotrophes.

L’effet de la température est très important. La cinétique de nitrification, dans une


plage de 10 à 20 °C, varie linéairement avec la température, la cinétique à 20 °C étant
2 fois plus élevée qu’à 10 °C. Audessous de 10 °C et au-dessus de 30 °C, l’activité
nitrifiante chute rapidement.

La présence de CO2 ou de carbonate est indispensable. La réaction ne peut se faire


qu’en milieu aérobie.

-La dénitrificationconsiste en la réduction des nitrates formés en azote gazeux par


des bactéries hétérotrophes placées dans un milieu pauvre en oxygène. L’oxygène
combiné des nitrates sert à dégrader le carbone organique nécessaire à la croissance
de ces bactéries.

La réaction d’assimilation de matière organique par les bactéries hétérotrophes en


l’absence d’oxygène dissous et de présence de nitrates peut être représentée par la
réaction suivante :

Matière organique + BactériesNO3Nouvelles bactéries + N2+ H2O + CO2

Les sources de matières organiques peuvent être diverses :

— le méthanol, le glucose, l’éthanol ;

— des effluents industriels, par exemple, les eaux de lavage de laiteries, les eaux
résiduaires de sucreries ;

— l’eau à traiter qui est la source économiquement intéressante.

Pour une bonne dénitrification, il faut un rapport pollution carbonée DBO5 / minimal
> 2.
- Traitement des Eaux Usées par Boues Activées -

2. Mécanisme de l’élimination biologique du phosphore

Le principe de la déphosphatation biologique consiste en une suraccumulation de


phosphore dans une biomasse. Si des teneurs de 2 à 3 % en phosphore dans les
boues sont obtenues sous des conditions normales de dégradation d’un substrat
organique, le mécanisme de suraccumulation nécessite de placer la biomasse
alternativement en phase anaérobie (sans oxygène même lié à un composé
chimique) et aérobie.

Pour les procédés assurant en plus une élimination de l’azote, la zone de


dénitrification, caractérisée par la présence de nitrate, est donc assimilée à une zone
aérobie. Mis dans ces conditions, les micro-organismes accumulent du phosphore,
jusqu’à 10 % de leur poids sec, sous forme de granulés de polyphosphate.

En globalité, une biomasse déphosphatante, dans laquelle bien entendu existent


d’autres bactéries, pourra stocker jusqu’à 6 % de son poids sec en phosphore.

Les réactions intervenant dans chaque zone peuvent être résumées ainsi dans la
figure ci-dessous:

Figure 1: Principales étapes de la déphosphatation biologique


- Traitement des Eaux Usées par Boues Activées -

 Zone anaérobie: synthèse de réserves de polyhydroxybutyrate (PHB) via les ions

acétate produits à partir du substrat organique de l’eau à traiter, relargage par les
micro-organismes déphosphatants du phosphore intracellulaire ;

 Zone aérobie: suraccumulation du phosphore sous forme de granulés de

polyphosphate, consommation des réserves de PHB.

Ces phénomènes, indispensables au processus de déphosphatation biologique, vont


conditionner la conception des filières de traitement.

Le schéma de base devra comporter au moins une zone anaérobie où se produira le


relargage du phosphore et au moins une zone aérée où les réactions de
surassimilation se réaliseront.

Pour obtenir une bonne déphosphatation biologique, l’élément essentiel est la


présence d’une quantité suffisante de matières organiques facilement assimilables
dans l’eau à traiter. À partir d’une eau usée urbaine classique, on obtient, en
moyenne, un rapport de 3,5 % de phosphore éliminé par DBO5 consommée. Cela
conduit à n’assurer par voie biologique qu’entre 50 et 65 % d’élimination du
phosphore.

V. étapes ET procédé de traitement des Eaux Usées avec la boue


activée
La dépollution des eaux usées nécessite une succession d’étapes faisant appel à des
traitements physiques, physico-chimiques et biologiques (cf. Figure 5 ci-dessous). En
dehors des plus gros déchets présents dans les eaux usées, l’épuration doit
permettre, au minimum d’éliminé la majeure partie de la pollution carbonée.
- Traitement des Eaux Usées par Boues Activées -

Figure 2 : Schéma de fonctionnement d’une station d’épuration à boues activées


Selon le degré d’élimination de la pollution et les procédés mis en œuvre, trois
principaux niveaux de traitements sont définis :

i. Le Prétraitement

Les prétraitements ont pour objectif d’éliminer les éléments les plus grossiers, qui
sont susceptibles de gêner les traitements ultérieurs et d’endommager les
équipements. Il s’agit desdéchets volumineux (dégrillage), des sables et graviers
(dessablage) et les graisses (dégraissage-déshuilage).
- Traitement des Eaux Usées par Boues Activées -

Photo 1 : Etapes de dégrillage, dessablage et dégraissage-déshuilage de la station d’épuration de


ii. Bouregreg

ii. Le Traitement Primaire

Le traitement primaire fait appel à des procédés physiques, avec décantation plus ou
moins aboutie, éventuellement assortie de procédés physico-chimiques, tels que la
coagulation et fluctuation.

Ces traitements éliminent jusqu’à 90% des matières en suspension dans des
décanteurs lamellaires, mais ne suffisent généralement plus pour satisfaire les
exigences épuratoires de la réglementation actuelle.

Photo 2 : Le procédé de décantation de la station de


Bouregreg
- Traitement des Eaux Usées par Boues Activées -

iii. Le Traitement Secondaire

Les traitements biologiques reproduisent, artificiellement ou non, les phénomènes


d’autoépurations existant des la nature. L’autoépuration regroupe l’ensemble des
processus pour lesquels un milieu aquatique parvient à retrouver sa qualité d’origine
après une pollution.

Les techniques d’épuration biologique utilisent l’activité des bactéries présentes dans
l’eau, qui dégradent les matières organiques. Ces techniques sont soit anaérobies,
c'est-à-dire se déroulant en absence d’oxygène, soit aérobies, c'est-à-dire nécessitant
un apport d’oxygène. Aujourd’hui le procédé des « boues activées » est le plus
répondu dans les stations d’épuration assurant un traitement secondaire.

L’épuration biologique a pour but d’éliminer la matière polluante


biodégradablecontenue dans l’eau domestique (décantée ou non)en la transformant
en matières en suspension : micro-organismeset leurs déchets, plus facilement
récupérables.La dégradation peut se réaliser par voie aérobie (en
présenced’oxygène) ou anaérobie (en l’absence d’oxygène).

1. Le Traitement Anaérobique

les réactions s’effectuent à l’abri de l’air, le carbone organique,après dégradation, se


retrouve sous forme de CO2, méthane etbiomasse. Ce type de traitement appelé «
digestion anaérobie »n’est utilisé que pour des effluents très concentrés en pollution
carbonée, de type industriel (brasserie, sucrerie, conserverie...).

2. Le Traitement Aérobique

Le traitement biologique classique des eaux domestiques s’effectuepar voie aérobie.


Le procédé des « boues activées » est le plus répondu dans les stations d’épuration
assurant un traitement secondaire.
- Traitement des Eaux Usées par Boues Activées -

Figure 3 : Synoptique d'une boue activée - aération prolongée


(D’après site internet de Cartel : http://www.carteleau.org - rubrique guide des services)

Le traitement consiste à dégrader les impuretés grâce à l’actiond’une biomasse


épuratrice, à laquelle doit être fourni l’oxygènenécessaire à son développement. En
simplifiant, on peut décrire ceprocessus par l’équation :

Eau résiduaire + Biomasse épuratrice + O2 Eau purifiée + accroissement de biomasse


+ gaz résiduaires (CO2...)

 Modélisation de la croissance bactérienne

Plusieurs modèles mathématiques ont été proposés pour rendre compte de la


croissance bactérienne. Le modèle de Monod est le plus ancien, et encore le plus
utilisé, il est du type :

𝝁 (h-1) : Taux de croissance à l’instant t

Avec :
k(mg/l) : Concentration seuil au-dessus
de laquelle le taux de croissance devient
très dépendant de la concentration en
substrat.
- Traitement des Eaux Usées par Boues Activées -

Figure 4 : Développement d’une culture bactérienne

a. Dispositifs des boues activées

 Aérateurs de surface

Les aérateurs de surface ont un moteur émergés, ces aérateurs se divisent en


deuxgroupes :

les aérateurs à écoulement ascendant;


les aérateurs à écoulement descendant.

 Figure 5 : système


Aérateurs de fondà écoulement Figure 6 : système à écoulement Descendant.
Ascendant.

Ces aérateurs disposés au fond des bassins d’un bloc moteur électro submersible.
- Traitement des Eaux Usées par Boues Activées -

Figure 7 : Exemple d’un Aérateur de fond

b. Principales dispositions de bassins de boues activées

Indépendamment des critères de charge (et d'âge de boues), l'organisation


hydraulique du réacteur biologique et des circuits entre réacteur et clarificateur
permet de distinguer différents systèmes de traitement par boues activées. On
distingue plusieurs dispositions de bassins de boues activées qui sont :

Bassin à flux piston Bassins à boucle fermée


- Traitement des Eaux Usées par Boues Activées -

Bassin à cascades Bassin à alimentation étagée

c. Paramètres de fonctionnement d'un réacteur biologique

En traitement d'eau, un réacteur biologique pourra se caractériser suivant trois


paramètres essentiels:

1) Charge massique

La charge massique Cm (ou facteur de charge) le rapport entre la masse de nourriture


(exprimée généralement en terme de DBO5) entrant journellement dans le réacteur
et la masse de boue contenue dans ce réacteur.

Avec:
Q : le débit journalier,
So : la concentration en substrat,
Xt : la concentration en matières ensuspension de la boue,
V : le volume du réacteur.

2) Charge Volumique

La charge volumique Cv, la masse de nourriture (exprimée habituellement enterme


de DBO5) entrant journellement par unité de volume de réacteur.

Avec:
Q : le débit journalier,
So : la concentration en substrat,
V : le volume du réacteur.

3) Âge des Boues


- Traitement des Eaux Usées par Boues Activées -

L'âge de boue A est le rapport entre la masse de boues présentes dans le réacteur et
la masse journalière de boues extraites de la station.

Avec :
a et b :Coefficients respiratoires

d. Classification des stations boues activées

Les stations d’épuration par boues activées sont souvent classées selon leurs charges
volumiques.

La station est dite :

àFaible charge, si cette élimination est de 0,7 à 1,2 kg/m3 de bassin


(correspond de 20 à 30 habitants/m3 de bassin.

à Moyenne charge, si cette élimination est de 1,2 à 1,8 kg/m3 de bassin


(correspond de 30 à 50 habitants/m3 de bassin.

àForte charge, si cette élimination est de 1,8 à 4 kg/m3 de bassin (correspond


de 50 à 100 habitants/m3 de bassin
- Traitement des Eaux Usées par Boues Activées -

Conclusion

Parmi les avantages du traitement à boue activée c’est qu’il permet

une bonne élimination de pollution mais son coûtd’investissement est

assez important.
- Traitement des Eaux Usées par Boues Activées -

Bibliographie

Degrémont (1989) Technique de l'Eau, Neuvième Edition, (ISBN 2-9503984-0-5)


GAÏD A. (1993) - Direction technique - Omnium de Traitement et de Valorisation
(OTV) – «Traitement des eaux usées urbaines».
Sardeing R., Poux M. et Xuereb C.(2008) - Procédé d’oxygénation et de brassage
pour le traitement biologique des eaux usées
Boues activées(Consulté le 25 mars 2009) - (http:/ / www. aquadoc. fr/ article. php3?
id_article=354).
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La Digestion Anaérobique des Eaux


Usées Industriels
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Sommaire

 Introduction et Généralité

I. Digestion anaérobie de base

II. Les organismes vivants responsables de la D.A

III. Les techniques de la digestion anaérobie

 Conclusion
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- Introduction et
Généralité

Pourquoi doit-on épurer les eaux usées?

Quels sont les types des eaux usées ?

Quel est le Protocole d’épuration des eaux usées?

Pourquoi la digestion anaérobie des EU industriels ?

Pourquoi doit-on épurer les eaux usées?

Selon l’Ordonnance sur la protection des eaux (OEaux) Art. 1:

« Le but est de protéger les eaux superficielles et eaux souterraines contre les
atteintes nuisibles et de permettre leur utilisation durable »

La digestion anaérobie est la décomposition de matière organique et inorganique en


absence d’oxygène, par action de micro-organismes anaérobies.

Dictionnaire envir. et développement durable

Anaérobie : le milieu est privé d’oxygène

Exp: transformation des nitrates en azote gazeux

4NO-3 + 4 H3O 2N2+6H2O+5O2

Avec Intervention des bactéries qui n’ont pas besoin d ‘O2


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Quels sont les types des eaux usées ?

Industriels

• Domestique

• Agricole

Pourquoi la digestion anaérobie des EU industriels ?

Les déchets et les eaux d’égouts qui sont idéals pour la digestion anaérobie se
trouvent principalement dans les industries de transformation des aliments et des
boissons, ainsi que les industries de sucre et de l’amidon. industries
pharmaceutiques, cosmétiques, biochimiques, et pâtes et papier.

I - la digestion anaérobie dans le processus d’épuration

Boue en excès Boues fraiches Boue flottante

Pré-épaississement

Digestion anaérobie Boues fraiches importés

Production du biogaz
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I. Digestion anaérobie
de base

Comment ?
Le processus fondamental de la digestion anaérobie s’agit de la conversion de la portion
biodégradable de la matière première en biogaz composé principalement de méthane et du
CO2. Toutefois, on arrive à conversion par l’action symbiotique de trois groupes de bactéries
distincts, qui décomposent les matières organiques en effet, pour nourrir leurs
métabolismes, méthane étant un sous-produit.
Conditions de la digestion anaérobie
Pour que les bactéries puissent se multiplier et digérer la matière organique:
- à 55°C, il ne faut que quelques jours (< 20) pour assurer une fermentation
suffisante,
- 35°C, un temps de séjour de 30 jours est suffisant,
- en dessous, les temps de séjour peuvent atteindre 60 à 100 jours.
La digestion anaérobie se déroule à différentes températures (de env. 10 à 55°C) avec
toutefois deux optimums :
- la fermentation mésophile à 35°C,
- la fermentation thermophile à 55°C.
Le temps de séjour sera fonction du substrat et de la température, mais aussi du procédé
mis en œuvre.
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Schéma explicatif du principe de la digestion anaérobique

Les matières organiques fermentent grâce à des ensembles de bactéries en trois étapes :

• Hydrolyse :conversion de grandes molécules organiques en molécules plus petites

• Acidogènes:conversion des plus petites molécules en acides gras volatils

• Méthanogènes: conversion en méthane


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II. Les organismes


vivants responsables de la digestion anaérobie
Les organismes responsables de la digestion anaérobiesont des espèces peuvent varier en
fonction des effluents traités, des conditions climatiques, de la charge organique, de la
profondeur d'eau. Les principaux groupes sont les bactéries, les algues

A- Les Bactéries

Ce sont des micro-organismes qui peuvent dégrader et assimiler une grande partie de la
matière organique contenue dans les eaux usées. Ces bactéries rejettent dans le milieu des
produits de dégradation qui sont les matières minérales solubles et les gaz dissous

B- Les Algues

Ce sont des plantes microscopiques planctoniques. Elles sont représentées dans les lagunes
principalement par les espèces suivantes :

- algues bleues (cyanophycées) proches des bactéries,

- algues vertes (chlorophycées),

- algues brunes (chrysophycées),


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III. Les techniques de la


digestion anaérobie

 Forme des digesteurs

 Digestion simple ou double étage

 A simple étage: un digesteur chauffé et agité

 Digesteur composé: chaîne de digestion composée de:

-Digesteur primaire chauffé et brassé.

-Digesteur secondaire non chauffé et brassé.


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 Digesteur a dome fixe

 Digesteur à dôme mobile


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 Digesteur à cloche gazométrique

 Les équipements de digesteur


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Conclusion

 Avec la digestion des eaux usées industriels et par conséquent (les boues) la

chaîne infernale de l’élimination des boues est un peu mieux contrôlé si vous avez été

convaincu

 Protection de l’environnement

 Recyclage, récupération d’énergie

 Taxe du pollueur payeur.


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Bibliographie
 Guide : Procédés extensifs d’épuration des eaux usées (Mise en œuvre de la directive du

Conseil n° 91/271 du 21 mai 1991 relative au traitement des eaux urbaines résiduaires)

 office International de l’Eau, 2001 (http://www.oieau.or


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Etude d’Impact sur


l’Environnement d’une Station
d’Epuration des Eaux Usées
Nom : OUAZI
H Nom : AAKKAZ
H

Prénom : Mina Prénom : Hadda


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Sommaire

Introduction générale

Présentation générale de l’étude d’impact sur l’environnement

1. Définition 
2. Les avantages de l’EIE :
-Le contenu 

-Procédure 

3. La méthodologie de l’évaluation d’une EIE

Calcul d’incidence

Classification des impacts selon la valeur d’incidence :

Étude de cas d’une station d’épuration (STEP) des Eaux usées

1. identification des impacts


2. mesure d’atténuation
Conclusion
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Introduction

Les stations d’épuration et leur réseau de collecte visent à améliorer


l’environnement, puisque leur finalité consiste à rejeter des eaux épurées dans le
milieu récepteur dans des conditions permettant le maintien ou l’amélioration de la
qualité de ce milieu. Mais ces ouvrages peuvent aussi avoir des effets négatifs, par le
bruit et les odeurs qu’ils génèrent, par le rejet d’effluents traités dans les eaux, ou
encore par leur impact sur le paysage.

L’EIE a été adopté par de nombreux pays comme instrument de protection de


l’environnement. Chaque pays l’adapte à ses besoins, à ses spécificités, à ses moyens.
Néanmoins, l’EIE présente partout les mêmes avantages et sa définition ne varie pas,
où qu’elle soit utilisée. En outre, elle se déroule selon un schéma globalement
identique dans tous les pays.

Présentation générale de l’étude de l’Impact sur l’Environnement (EIE)

L’EIE a été adopté par de nombreux pays comme instrument de protection de


l’environnement.

Chaque pays l’adapte à ses besoins, à ses spécificités, à ses moyens. Néanmoins, l’EIE
présente partout les mêmes avantages et sa définition ne varie pas, où qu’elle soit
utilisée. En outre, elle se déroule selon un schéma globalement identique dans tous
les pays.

1. Définition

Légalement, l’EIE est un document exigé en vue de l’obtention de l’autorisation


administrative d’un projet pouvant avoir des impacts négatifs sur l’environnement.
Cela signifie que pour obtenir l’autorisation administrative d’un tel projet, le
promoteur doit :

 Soumettre son projet au département ministériel qui l’autorise à obtenir


un avis favorable suite à l’examen du projet.
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 Soumettre l’EIE du projet aux autorités administratives chargées de son


examen dans le but d’obtenir un avis favorable suite à l’examen de l’EIE.
Techniquement, l’EIE est une étude approfondie qui permet de :

 Déterminer et mesurer les effets sur l’environnement naturel et humain


d’une activité industrielle, agricole ou de service) ou d’un aménagement (route,
barrage, port, etc.) qui est encore en stade de projet.
 Définir à l’avance les mesures éventuellement nécessaires pour
supprimer, atténuer ou compenser les effets négatifs du projet sur l’environnement.

2. Les avantages de l’EIE

L’EIE permet de préserver l’intérêt général en évitant la réalisation de projets


polluants et/ ou destructeurs des ressources naturelles, la procédure des EIE permet
à la collectivité :

 D’économiser le coût exorbitant de la réparation des dommages causés à


l’environnement (mobilisation d’importantes ressources financières pour réparer des
dégâts et non pour développer de l’activité économique et sociale).
 D’éviter les graves conséquences de dégâts irréversibles, constituant une
perte définitive (sols gravement contaminés, nappes phréatiques épuisés, espèces
détruites…)
 De préserver son cadre de vie et son état de santé.
Donc, l’EIE incite les promoteurs à concevoir des projets respectueux de
l’environnement et stimule les industriels à choisir des procédés de production
propres (peu de rejets et d’émissions dans le milieu naturel), qui présentent des
avantages au niveau de la concurrence internationale. En effet cela :

 Permettent de réaliser des économies au niveau des intrants (énergie,


eau, matières premières) et améliorent ainsi la compétitivité des produits.
 Aident à se conformer plus aisément aux exigences écologiques sur le
marché mondial.
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 Contenu et Procédure :
Selon les pays et les législations en vigueur, le contenu et la procédure de l’EIE d’un
tel projet, peut connaître des variations depuis sa réalisation jusqu’à la décision
finale. On peut cependant en définir les grandes lignes. Les choix effectués par les
autorités marocaines dans ce domaine seront présentés plus loin.
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Le contenu

D’une manière générale,l’EIE d‘un projet doit contenir les éléments suivants : 

La Procédure :

La procédure de l’EIE se déroule généralement de la manière suivante :

 Le promoteur vérifie si son projet est assujetti à la procédure de l’étude


d’impact pour obtenir l’autorisation administrative.
 Si son projet est assujetti à l’EIE, le promoteur réalise à ses frais l’EIE de
son projet, si nécessaire avec l’aide de personnes compétentes (consultants, bureaux
d’études,…)
 Il remet l’étude d’impact aux autorités compétentes.
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 Les autorités compétentes examinent l’étude d’impact et déterminent si


le projet est acceptable du point de vue environnemental, et s’il est compatible avec
les exigences de la protection de l’environnement.
Les autorités compétentes rendent un avis sur le projet :

 Le projet est acceptable tel qu’il est présenté dans l’étude d’impact.
 Le projet est acceptable seulement si le promoteur prend certaines
mesures supplémentaires pour limiter ou compenser des impacts négatifs de son
projet sur l’environnement.
 Le projet n’est pas acceptable du point de vue environnemental.
La décision d’autorisation du projet est prise par les autorités compétentes en tenant
compte de l’avis d’acceptabilité environnemental

5. La méthodologie de l’évaluation d’une EIE

Calcul d’incidence

Pour calculer l’incidence de chaque impact on utilise le tableau des attributs suivant :
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INCIDENCE : Description de la sévérité et le degré d’altération d’un impact, en lui


accordant une série d’attribut (Proposé par Domingo Gomez-Orea (2003) et Vicente
Conesa Fernandez Vitoria). Selon l’algorithme suivant :

L’application de l’algorithme conduit à une :

Valeur min : Imin = 16

Valeur max : Imax = 67

La standardisation des impacts s’effectue suivant la formule suivante:


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Classification des impacts selon la valeur d’incidence

Impacts négatifs
Impact Environnemental Compatible, INC <= 20
Impact Environnemental Modéré, 20 < INC <= 50
Impact Environnemental Sévère, 50 < INC <= 80
Impact Environnemental Critique, 80 < INC <= 100

Impacts positifs
Impact Environnemental positif de faible degré, INC<= 20
Impact Environnemental positif de degré moyen, 20 < INC <= 50
Impact Environnemental positif de degré élevé, 50 < INC <= 80
Impact Environnemental positif de degré très élevé, 80 < INC <= 100
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Étude de cas d’une station d’épuration (STEP) des Eaux usées

I. Éléments permettant la détermination de la valeur du milieu : CVE


Dans le cadre du présent projet, les éléments du milieu qui pourraient être affectés
d'une manière ou d'une autre par une quelconque action dérivée du projet, sont:

 Milieu physique : Climat, géologie, géomorphologie, hydrologie, qualité de


l'air, pédologie et ressources agronomiques de la zone.
 Milieu biotique : végétation, faune, habitats et écosystèmes.
 Éléments esthético-culturels : Paysage et patrimoine culturel.
 Éléments socio-économiques: Gestion du territoire et développement Socio-
économique.
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IDENTIFICATION ET EVALUATION DES IMPACTS POTENTIELS DE PROJET SUR


L'ENVIRONNEMENT :

• L'identification des impacts prévisibles, directs et indirects, du projet sur les


composantes de son environnement, tant pour l'aspect humain que naturel;
• L'évaluation de l'envergure ou de l'intensité de ces impacts, appréhendée tout
aussi bien des critères qualitatifs que quantitatifs.
Les domaines ou milieux affectés ont été scindés en trois groupes:

• Le milieu naturel.
• Le milieu humain et socio-économique qui regroupera tout aussi bien les
perceptions sécurité, de qualité de vie, que les questions socio-économiques.
• Le milieu physique : carrières à ouvrir, déblais et remblais, etc …
1. Identification des impacts

• L’identification des impacts consiste à appréhender les perturbations


possibles, sur le milieu récepteur, durant les différentes phases de la réalisation du
projet, ainsi que durant ses diverses activités.
3. Évaluation des impacts
Chaque impact est identifié à partir des critères définis ci-dessous :

• Nature de l’impact
• Etendu de l’impact
• Durée de l’impact
• Intensité de l’impact
• Importance de l’impact
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Impacts négatifs
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Impacts positifs
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Mesures d’atténuation

L’atténuation est la mise en œuvre de mesures destinées à réduire les effets


indésirables d’une activité proposée sur l’environnement

L’atténuation est une partie importante du processus d’évaluation des impacts sur
l’environnement (ÉIE). Il est primordial de réaliser une conception respectueuse de
l’environnement.

 Dans ce chapitre, nous tâcherons de définir de manière détaillée et


opérationnelle les mesures que l’initiateur du projet est tenu de prendre pour
prévenir, atténuer, réparer ou compenser les conséquences dommageables du projet
sur l’environnement humain et naturel.
Pour résoudre le problème de la perturbation de la circulation et du transport; il
faut:

 Dans la mesure du possible, éviter l’utilisation de la RN qui est très sollicitée.


On évitant au moins, les heures de pointe et on essayant d’éviter le passage par les
centres urbains Sidi Taibi, Bouknadel,….
 Pour prévenir aux impacts pouvant influencer l’élément sécurité et
interventions d'urgence, il faut :
 Pour la protection des ouvriers, il est nécessaire de les équiper de casques,
gants et chaussures de sécurité et de veiller à leur utilisation par toutes les personnes
travaillant dans l’emprise du chantier.
 Quant à la protection du public, c’est la clôture du chantier et l’interdiction d’y
accéder qu’il faut respecter.
La STEP, les bâtiments et les installations techniques portent atteinte aux valeurs
paysagères. Pour remédier à ce problème, il faut :

 Il est recommandé d’agrémenter la clôture par un écran d’arbres à hautes


tiges. ces arbres joueront aussi le rôle de brise-vent et aideront à atténuer les odeurs.
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Il est important aussi pour intégrer la STEP dans le paysage, d’aménager des espaces
verts et de planter des arbustes à l’intérieur et aux alentours de la station.
Concernant l’élément de la qualité des sols, il faut :

 Mettre en place un endroit pour collecter les matériaux du chantier pouvant


constituer une source de pollution pour les sols afin de les évacuer dans un endroit
adéquat.
 Procéder au traitement des boues directement après leur extraction des
lagunes d’épuration et les stabiliser avant mise en décharge ou réutilisation
conformément aux usages.
Pour améliorer la qualité de vie de la population, il faut :

 Respecter les horaires de travail et de repos des populations et réduire le


bruit par l’emploi d’engins silencieux (compresseurs, groupes électrogènes, marteaux
piqueurs, etc.).
Pour remédier aux impacts dégradant la qualité de l’air, il faut appliquer les actions
suivantes :

 Les camions seront systématiquement bâchés.


 Un arrosage des pistes pourra également être pratiqué en cas de besoin.
 Vérification régulière du bon fonctionnement de tous les engins du chantier en
vue d’éviter les émissions intolérables de gaz et également pour réduire le bruit.
Pour atténuer les impacts négatifs affectant les eaux souterraines, il faut :

 Le respect des règles de stockage des produits ainsi qu'à la bonne gestion du
chantier et de ses équipements n’induiront pas des accidents environnementaux
(Contamination de la nappe).
 Il faut veiller à un stockage des matériaux du chantier et des HC à l’abri des
intempéries (pluies et vents) et des eaux de ruissellement
 Il faut s'assurer que l'étanchéité des bassins est faite suivant les règles de l'art.
Pour minimiser l’impact de la détérioration de la végétation terrestre, il faut :
- Etude d’Impact sur l’Environnement d’une SEEU - -Master Hydroinformatique-

 Interdire le passage des engins de chantier et des ouvriers à l'extérieur de


l'emprise de la conduite.
Pour l’élément Population, il faut :

 Compenser les agriculteurs par des terres agricoles similaires ou


compensation financière;
- Etude d’Impact sur l’Environnement d’une SEEU - -Master Hydroinformatique-

Conclusion

Le projet de réalisation de la station d’épuration du centre de Sidi Taibi est Un projet

dépollution. Toutefois la réalisation, la présence et le fonctionnement des ouvrages

sont susceptibles d’occasionner des répercutions nuisibles pour l’environnement.

Mais, en appliquant les mesures d’atténuation suggérées , et le programme de suivi

proposé, l’apport positif du projet de la station d’épuration de Sidi Taibi qui fait parti

d’un programme de restructuration de ce centre visant l’amélioration des conditions

de vie de la population et la protection des ressources, compense largement les

nuisances sur l’environnement.


- Etude d’Impact sur l’Environnement d’une SEEU - -Master Hydroinformatique-

Bibliographie

• Hocine Chalal (juin 2008) : La problématique de l’évaluation


environnementale dans le secteur de l’assainissement et de l’épuration des EU.
• A. LAHLOU MIMI (juin 2008) : Pratiques des ÉIE au Maroc dans le domaine de
l’assainissement liquide.
• ONEP/DAE : « Etude d’alimentation en eau potable et d’assainissement de la
commune rurale de Sidi Taibi».
Impact des changements
climatiques sur les ressources en
eau
Sommaire

Introduction

Partie I: Changements Climatiques

 Mécanisme climatique naturel


 Influence anthropique

Partie II : Impact Des changements Climatiques sur les ressources


en eau

 Les changements hydrologiques suite au changement


climatique
 Vulnérabilité aux changements Climatique en Afrique
 Comment agir contre le changement Climatique?
Partie I : Changements Climatiques
1. INTRODUCTION

Le réchauffement climatique c’est quoi ?

 Ce que nous appelons le réchauffement climatique, ne correspond pas au cycle


naturel des évolutions mondiales de température.

 Le premier élément qui engendre le réchauffement est ce qu’on appelle la


destruction de la couche d’Ozone (O3).

 Le deuxième élément du réchauffement climatique est ce que l’on appelle "


l’effet de serre ".

Postulat de Milanković:

 C’est  selon lequel les variations climatiques à grande échelle sont


étroitement corrélées à l’évolution périodique des trois paramètres orbitaux de la
Terre, caractérisant la course de notre planète dans sa révolution autour du Soleil.

 Par conséquent, les climats n’ont cessé d’évoluer à travers les paléoclimats
successifs depuis la formation de la Terre (il y a environ 4,5 milliards d’années). La
planète a connu alternativement de longues périodes glaciaires (durée de 80 000 à
100 000 ans) ponctuées par de plus courtes périodes interglaciaires.

2. IMPACT DES CHANGEMENTS CLIMATIQUES SUR LES RESSOURCES EN EAU

 Mécanisme climatique naturel : L'effet de serre naturel

La Terre possède un système naturel de contrôle des températures. Certains gaz


atmosphériques, connus sous le nom de gaz à effet de serre, sont des éléments
cruciaux de ce système. En moyenne, près d'un tiers des rayonnements solaires
atteignant la terre est renvoyée dans l'espace. Le reste est partagé entre
l'atmosphère, qui en absorbe, et la terre et l'océan qui en absorbent la majeure
partie. La surface de la terre se réchauffe et émet un rayonnement infrarouge. Les
gaz à effet de serre bloquent le rayonnement infrarouge et réchauffent l'atmosphère.
Les gaz à effet de serre d'origine naturelle comprennent la vapeur d'eau, le dioxyde
de carbone, l'ozone, le méthane et l'oxyde nitreux, qui créent ensemble un effet de
serre naturel. Toutefois, les activités humaines font augmenter le taux de gaz à effet
de serre dans l'atmosphère. NB : les gaz à effet de serre sont mélangés dans toute
l'atmosphère. Par souci de simplicité, on les représente ici en une couche.
La figure ci-dessous résume l’explication scientifique du rayonnement solaire, de
sa réflexion et de l'accumulation d'énergie dans l'atmosphère.

La Terre chauffée par le Soleil, émet des infrarouges dont une partie va revenir au sol
grâce aux gaz à effet de serre qui les interceptent et les rabattent vers le sol :
particulièrement, le dioxyde de carbone et le méthane. Sans ces gaz la température
moyenne sur la Terre serait de -20ºC au lieu de +15ºC. Si l'on ajoute dans
l'atmosphère un gaz qui absorbe les rayons infrarouges émis, la température
augmente.
L'effet de serre est naturellement présent dans la nature et n'a rien de nocif en soi.
Par contre, l'utilisation massive de combustibles fossiles conduit à une augmentation
du gaz carbonique et donc à un réchauffement climatique.
Le diagramme en secteur ci-dessus illustre que l'un des effets les plus complexes à
évaluer est celui des nuages : hauts et légers, ils réfléchissent la lumière ; bas et épais,
ils la laissent passer et renforcent l'effet de serre.

 Influence anthropique : L’effet de serre renforcé

Les trois facteurs, soleil, albédo et chimie atmosphérique. Le seul facteur ayant
changé de manière significative au cours du siècle dernier est la chimie
atmosphérique.

Trois facteurs influencent directement l'équilibre énergétique de notre planète :

1. Le rayonnement solaire total, qui dépend de la distance du soleil et de l'activité


solaire.

2. L'albédo, ou le reflet des rayons du soleil renvoyés depuis la terre vers l'espace.

3. La composition chimique de l'atmosphère.

Le système terrestre change en permanence. Les températures de notre planète ont


déjà beaucoup et rapidement changé, de par le passé. Ces changements peuvent être
régionaux : une augmentation des températures dans l'hémisphère nord peut
correspondre à une baisse des températures dans la partie sud du monde. La
température mondiale peut varier en fonction de l'activité solaire : l'augmentation
des températures de la première partie du siècle dernier est à classer dans cette
catégorie. Mais l'élévation rapide de la température au cours des dernières décennies
ne peut pas s'expliquer par une augmentation de l'activité solaire. Parmi les trois
facteurs mentionnés ci-dessus, le seul pour lequel existent des preuves indéniables
d'un véritable changement est la composition chimique atmosphérique. Au cours des
deux derniers siècles, la quantité de CO2 dans l'atmosphère a augmenté de plus de
30% ; le méthane atmosphérique de plus de 150%, le N2O atmosphérique de 17% et
l'ozone troposphérique de 35%.(voir figure ci-dessus).
2 La dualité des forçages naturel et anthropique pour
l’augmentation de la température

Conclusion principale : le forçage naturel seul ne peut pas expliquer l'élévation


récente des températures mondiales.
Ces modèles indiquent qu'il faut combiner forçage naturel et forçage anthropique
pour obtenir un modèle correspondant à la réalité. Le forçage naturel seul ne peut
expliquer le réchauffement mondial des cinquante dernières années.
Partie II :Impact des changements climatiques sur les
ressources en Eaux

1- Les changements hydrologiques suite au changement climatique  :

Bien que ne représentant qu’une très faible partie de la quantité totale d’eau
présente sur la Planète, l’eau atmosphérique joue un rôle déterminant dans le cycle
énergétique de l’atmosphère, et à ce titre représente une des composantes majeures
à prendre en compte pour l’étude du climat et de son évolution.
Ce rôle s’exerce à travers deux propriétés principales de l’eau vapeur et de l’eau
liquide :
- d’une part les absorptions et libération de chaleur latente au moment de
l’évaporation et de la condensation, que ce soit aux interfaces avec l’océan et les
surfaces continentales ou au sein de l’atmosphère elle-même;
- d’autre part la réflexion, la diffusion, l’absorption et l’émission du rayonnement
atmosphérique, que ce soit dans le domaine des courtes longueurs d’onde, où les
nuages agissent principalement comme des réflecteurs du rayonnement solaire
incident, ou dans le domaine infrarouge correspondant à l’émission tellurique, où la
vapeur d’eau se comporte comme un gaz à effet de serre (GES) très efficace, dont les
effets sont renforcés par la présence de nuages élevés.

Nous allons résumer point par point les effets potentiels du changement climatique
sur le cycle hydrologique évoqués dans le rapport de l’IPCC.

 
a Les précipitations

 Les précipitations sont le principal facteur de variabilité dans le cycle de l’eau. A un


endroit donné, il y a des variations quotidiennes, saisonnières, annuelles et
décennales des précipitations.

Figure 1 : variation des Précipitations a l’échelle de la planète

Différentes tendances de variations des précipitations aux échelles saisonnière et


annuelle ont pu être mises en valeur. Il y aurait une augmentation des précipitations
annuelles dans les moyennes et hautes latitudes et une diminution dans les régions
subtropicales. D’autre part, pour les régions tempérées comme l’Europe, il y aurait
une augmentation des précipitations pendant l’hiver (surtout dans le nord de
l’Europe) et une diminution des précipitations pendant l’été (surtout dans le Sud de
l’Europe).

Il faut toutefois nuancer ces propos puisque ces variations dues au réchauffement
global seraient faibles devant les changements résultant de la variabilité multi-
décennale.

Une autre conséquence du réchauffement, beaucoup moins contestable celle-là, est


que les précipitations tomberont de moins en moins souvent sous forme de neige
dans les pays tempérés notamment.

 b L’évaporation
  Elle comprend l’évaporation qui vient du sol ou des surfaces recouvertes d’eau, et
l’évapotranspiration. Elle dépend de l’énergie reçue par le sol, du taux d’humidité de
l’air et de la turbulence de l’air au-dessus du sol.

Figure 2 : Zones arides en Afriques

Comme l’air peut contenir plus de vapeur d’eau quand sa température augmente, un
réchauffement de l’atmosphère pourrait entraîner une augmentation de
l’évaporation du sol.

Comme l’air peut contenir plus de vapeur d’eau quand sa température augmente, un
réchauffement de l’atmosphère pourrait entraîner une augmentation de
l’évaporation du sol. Mais dans les régions sèches, l’évaporation est essentiellement
dirigée par la quantité d’énergie reçue par le sol et son taux d’humidité, le
réchauffement ne changera donc rien à la situation actuelle.
Figure 3 : Variation de température a l’échelle du Croute terrestre.

 On pourrait s’attendre aussi à une augmentation de l’évapotranspiration avec la


diminution de l’humidité de l’air, mais plusieurs systèmes biologiques de régulation
pourraient contrer cet effet à court ou long terme. A court terme, c’est simplement la
capacité des plantes à diminuer leurs pertes en eau lorsqu’elle se fait rare. A long
terme, l’augmentation de la teneur en CO2 dans l’atmosphère pourrait jouer un rôle
car elle entraîne de la part des plantes une meilleure efficacité de l’utilisation de
l’eau.  Mais cette augmentation peut entraîner aussi une croissance accrue des
plantes qui annulerait l’augmentation de cette efficacité. L’effet global du CO2 sur les
plantes est encore mal connu, il est très difficile aujourd’hui de donner des tendances
d’évolution de l’évapotranspiration.
 c L’humidité du sol

  D’autre part, l’évaporation peut être limitée par la quantité d’eau contenue par le
sol, c’est-à-dire son humidité. En effet, il a été prouvé (Gregory et al, 1997) que dans
l’Hémisphère Nord, suite à l’augmentation de température, l’évaporation serait plus
forte qu’avant en hiver et au printemps et donc que l’humidité du sol serait de plus
en plus faible pendant l’été.

Il faut toutefois noter que ces tendances sont à moduler suivant la composition du
sol. En général, moins un sol peut contenir d’eau, plus il sera sujet aux variations dues
au changement climatique.

La fréquence et l’intensité du gel peuvent influer la capacité d’un sol à contenir de


l’eau. La baisse de la fréquence et de l’intensité du gel, c’est la tendance actuelle dans
les pays tempérés à cause du changement climatique, réduit la quantité d’eau que
peuvent contenir les sols et donc son humidité et pourrait augmenter la quantité
d’eau qui circule en surface.

L’évolution à la baisse de l’humidité du sol entraînerait un besoin accru en irrigation.

  d Les nappes d’eau souterraines

C’est la principale source d’eau utilisée par l’Homme dans le monde, mais il y a eu
très peu de travaux de recherche sur les effets potentiels du changement climatique.
Quelques hypothèses ont tout de même été avancées. Par exemple, dans les
moyennes latitudes, suite à l’augmentation des précipitations pendant l’hiver, les
nappes pourraient se remplir davantage. Mais nous avons vu aussi que l’évaporation
des sols pourrait augmenter en hiver et au printemps. Les chercheurs ne savent pas
encore quel effet pourrait l’emporter sur l’autre, cela dépend d’abord du type de
nappe.

Il existe en effet deux types de nappes phréatiques, les nappes non confinées et les
nappes confinées. Les nappes non confinées sont rechargées directement par les
précipitations locales, les rivières et lacs. La majorité des nappes sont de ce type et ce
sont celles qui sont les plus sujettes au changement climatique. Elles évoluent en
effet en étroite relation avec la quantité d’eau qui leur arrive des pluies ou des
rivières, et avec la demande du sol en évaporation, surtout quand elles sont peu
profondes. D’autre part certaines nappes d’eau douce peu profondes et proches de la
mer sont menacées par l’augmentation du niveau de la mer.
Une nappe confinée est située en dessous d’une couche de roches imperméables.
Son évolution ne dépend donc pas des précipitations locales. Elles sont rechargées
par des précipitations, des lacs ou des rivières à quelques kilomètres comme à
quelques milliers de kilomètres de la nappe et ne sont donc pas affectées en général
par la variabilité saisonnière ou annuelle des précipitations ou de la température.
Elles sont par contre très vulnérables à une exploitation trop intense par l’Homme.

 e Les rivières et fleuves

La majorité des études hydrologiques sur les impacts du changement climatique se


sont concentrées sur les évolutions des débits des fleuves et rivières. Les résultats de
ces études font l’objet de la partie suivante de notre étude.

f Les lacs

Ils sont particulièrement vulnérables aux changements des paramètres climatiques


et sont donc souvent un  très bon indicateur de l’évolution de ces paramètres. Les
lacs qui n’ont aucun déversoir sont les plus vulnérables à une diminution du débit des
rivières qui s’y jettent ou à une augmentation de l’évaporation. En effet, pour ces
lacs, la quantité d’eau évaporée est environ égale à l’eau qui arrive de l’amont et une
variation de ces deux facteurs peuvent faire changer rapidement la superficie du lac.
La mer d’Aral en est le meilleur exemple. Un lac de ce type peut disparaître presque
complètement en une décennie si le débit des rivières qui s’y jettent baisse fortement
et ne compense plus l’évaporation.

Le changement climatique pourrait avoir aussi des conséquences sur la qualité de


l’eau en entraînant une augmentation de la température de l’eau ou en diminuant la
durée de la période où le lac est recouvert de glace.

g La qualité de l’eau

Les conséquences du changement climatique sur la qualité de l’eau dans les rivières
sont assez variables : elle pourrait s’améliorer ou se détériorer suivant
l’augmentation ou la diminution du débit de la rivière.

Le réchauffement climatique peut toutefois entraîner une tendance générale sur la


qualité de l’eau. En effet, une augmentation de la température de l’eau entraîne une
diminution de la quantité d’oxygène dissous qu’elle peut contenir et pourrait donc
avoir le même effet qu’une augmentation de la pollution organique.

  h Les glaciers
 Dans les zones non polaires et particulièrement sous les tropiques, un retrait général
des glaciers a été observé depuis la fin du petit âge glaciaire, c’est-à-dire depuis le
18e ou le 19e siècle. On observe aujourd’hui que le retrait de ces glaciers s’accélère,
l’augmentation des précipitations pendant l’hiver ne compensant pas la hausse de
température et donc l’augmentation de la fonte du glacier pendant l’été. Les glaciers
tropicaux sont les plus menacés.

Oerlemans et al (1998) ont simulé les variations de masse de douze glaciers situés
dans le monde entier. Ils ont conclu qu’avec une augmentation de la température de
0,4°C par décade, si les précipitations n’évoluent pas, tous les glaciers étudiés auront
disparu en 2100.

Que se passe-t-il lorsque le niveau de la mer augmente ?

Le delta du Nil est l'une des plus vieilles régions d'agriculture intensive au monde. Il
est très peuplé : la densité de population peut atteindre 1 600 habitants par km2
dans certaines zones. Les plaines d'inondations basses et fertiles sont entourées de
déserts. Seuls 2,5 % de la totalité du territoire égyptien - le delta du Nil et la vallée du
Nil - sont propices à une agriculture intensive. Une bande de 50 kilomètres de terre,
située le long de la côte, est presque entièrement située à moins de 2 mètres au
dessus du niveau de la mer. Elle est protégée des inondations par une ceinture de
sable côtière large d'un à dix kilomètres, formée par les embouchures Rosetta et
Damietta du Nil. L'érosion de cette ceinture de sable protectrice représente un grave
problème - d'ailleurs aggravé depuis la construction du barrage d'Aswan.

L'élévation du niveau de la mer entraînerait la destruction des points faibles de la


ceinture de sable, pourtant essentielle pour la protection des lagons et des terres
basses défrichées. Les conséquences seraient très graves : un tiers du poisson
égyptien est pêché dans les lagons.

L'élévation du niveau de la mer modifierait la qualité de l'eau, affectant la plupart des


poissons d'eau douce. Des terrains agricoles de qualité seraient inondés. Des
installations vitales situées à basse altitude à Alexandrie et à Port Saïd seraient
également menacées.
Figure 4 : l’élévation de niveau de la mer

L'élévation du niveau de la mer modifierait la qualité de l'eau, affectant la plupart des


poissons d'eau douce. Des terrains agricoles de qualité seraient inondés. Des
installations vitales situées à basse altitude à Alexandrie et à Port Saïd seraient
également menacées. Les installations situées sur les plages de tourisme seraient en
danger et l'eau souterraine deviendrait saline. Si le niveau de la mer s'élevait de 50cm
ou moins, fossés et mesures protectrices pourraient sans doute prévenir les
inondations. Mais une grave salinisation de l'eau souterraine serait à prévoir, et
l'impact d'une activité plus forte des vagues serait également capital.

Le delta du Nil est l'une des plus vieilles régions d'agriculture intensive au monde. Il
est très peuplé : la densité de population peut atteindre 1 600 habitants par km2
dans certaines zones. Les plaines d'inondations basses et fertiles sont entourées de
déserts. Seuls 2,5 % de la totalité du territoire égyptien - le delta du Nil et la vallée du
Nil - sont propices à une agriculture intensive. Une bande de 50 kilomètres de terre,
située le long de la côte, est presque entièrement située à moins de 2 mètres au
dessus du niveau de la mer. Elle est protégée des inondations par une ceinture de
sable côtière large d'un à dix kilomètres, formée par les embouchures Rosetta et
Damietta du Nil. L'érosion de cette ceinture de sable protectrice représente un grave
problème - d'ailleurs aggravé depuis la construction du barrage d'Aswan.

L'élévation du niveau de la mer entraînerait la destruction des points faibles de la


ceinture de sable, pourtant essentielle pour la protection des lagons et des terres
basses défrichées. Les conséquences seraient très graves : un tiers du poisson
égyptien est pêché dans les lagons. L'élévation du niveau de la mer modifierait la
qualité de l'eau, affectant la plupart des poissons d'eau douce. Des terrains agricoles
de qualité seraient inondés. Des installations vitales situées à basse altitude à
Alexandrie et à Port Saïd seraient également menacées. Les installations situées sur
les plages de tourisme seraient en danger et l'eau souterraine deviendrait saline. Si le
niveau de la mer s'élevait de 50cm ou moins, fossés et mesures protectrices
pourraient sans doute prévenir les inondations. Mais une grave salinisation de l'eau
souterraine serait à prévoir, et l'impact d'une activité plus forte des vagues serait
également capital.

2-Vulnérabilité aux changements Climatique en Afrique

Certaines régions sont particulièrement vulnérables à la réduction des précipitations.

Une vaste partie du continent africain est sèche. Les tendances climatiques
présentent un allongement des périodes de sécheresse, et une diminution des
périodes de grandes précipitations.
Figure 5 : Vulnérabilité aux changements climatiques en Afrique

Les zones arides, semi-arides et subhumides sèches comprennent les terrains dont le
rapport précipitations/évapotranspiration potentielle (ETP) est situé entre 0,05 et
0,65. En Afrique, ce type de conditions couvre 13 millions de km 2, soit 43 % de la zone
terrestre du continent - qui abrite 270 millions de personnes, soit 40 % de la
population du continent (PNUD, 1997). Les zones particulièrement à risque incluent
le Sahel - bande de terres semi-arides de 3,5 millions de km 2 s'étendant le long de la
frontière sud du Sahara - et quelques nations composées entièrement de terres
sèches (par exemple, le Botswana et l'Erythrée).

La désertification en Afrique a réduit de 25 % le potentiel de productivité végétative


de plus de 7 millions de km2, soit un quart de la zone terrestre du continent (PNUE,
1997). On note par ailleurs que la désertification se caractérise plus par une
dégradation des capacités productives de lieux situés bien loin des déserts de sable
que par un empiètement inexorable du sable sur les terres vertes. Les terrains arides
sont capables de répondre rapidement aux fluctuations des saisons. L'analyse des
données NDVI (index normalisé d'évolution de la végétation) prises de 1980 à 1990 et
permettant de suivre la limite de la croissance végétative le long de la frontière
Sahara-Sahel, montrait la présence de vastes fluctuations : en 1990, la limite de
croissance végétative se situait à 130 kms au sud de sa position en 1980 (Tucker et
al., 1991).

Parmi les facteurs de désertification, les pratiques agricoles non durables, le


surpâturage et la déforestation sont anthropiques. Les pratiques agricoles non
durables sont caractérisées par des courtes rotations des récoltes à l'exportation,
l'utilisation non contrôlée des incendies et le retrait des résidus protecteurs
provenant des récoltes. Le surpâturage consiste en un élevage de bétail à densité
plus élevée, ou selon des rotations plus courtes que celles soutenues durablement
par un écosystème. Enfin, la déforestation représente l'élimination constante des
forêts à canopées fermées et la coupe d'arbres isolés à l'extérieur des forêts. De 1990
à 1995, Les régions forestières d'Afrique ont diminué d'environ 37 000 km2 par an
(FAO, 1999a). Le PNUE (1997) attribue deux tiers de la région aujourd'hui désertifiée
d'Afrique au surpâturage, les pratiques agricoles et forestières non durables étant
responsables du tiers restant.

Il est également possible que l'augmentation de la population entraîne une plus


ample désertification si elle signifie une intensification de l'exploitation
agrosylvopastorale, ou si la superficie des terres soumises à des pratiques agricoles
non durables, au surpâturage ou à la déforestation, est accrue. La population totale
du continent africain est passée de 220 millions de personnes en 1950 à 750 millions
en 1998 - un taux de 2,5 % par an (Onu, 1999). Les besoins accrus en produits
alimentaires, en bois et en fourrage dérivés de cette croissance sont un fardeau
excessivement lourd sur les ressources naturelles de la région.

Les problèmes rencontrés par l'Afrique signifient que la majeure partie du continent
africain est extrêmement vulnérable aux changements environnementaux.

Les changements climatiques amplifieront la vulnérabilité d'un continent déjà fragile.


Le graphique présente les diverses études publiées - qui révèlent que les
conséquences à niveau local seront encore plus tragiques et encore plus complexes.
Les connaissances sur la situation du continent ne cessent de s'approfondir au fur et à
mesure des études menées par chaque pays. Ainsi, les propositions de mesures
d'adaptation seront de plus en plus nombreuses.

La taille de la calotte blanche du Kilimandjaro varie au cours de l’année, et peut


grossir ou diminuer par intervalles, en fonction de l’ensoleillement, des précipitations
et d’autres facteurs. Toutefois, depuis 1912, on a observé une diminution
considérable et régulière des glaciers.

Figure 6 : fente des neiges du Kilimanjaro

Lors d’une rencontre organisée en février 2001 par l’Association américaine pour
l’avancement de la science (AAAS, American Association for the Advancement of
Science), les chercheurs ont rapporté l’existence de modifications considérables du
volume de la calotte glaciaire au sommet du Mont Kibo sur le Kilimandjaro. Ils
estiment ainsi que 82 % de la calotte glaciaire du Mont, telle qu’observée lors de la
première étude approfondie en 1912, a aujourd’hui disparu, et que la glace elle-
même s’est affinée – perdant jusqu’à un mètre dans une des zones affectées. Selon
certaines projections, la majorité des glaciers du Kilimandjaro pourrait disparaître au
cours des quinze prochaines années si la glace continue de fondre à la vitesse
actuelle.

C’est la ceinture forestière qui souffrirait le plus du réchauffement régional. Celui-ci a


en effet aggravé la vulnérabilité de la forêt face aux incendies. Le nombre d’incendie
a d’ailleurs augmenté au Kilimandjaro. En un siècle, le tracé de la forêt a diminué,
perdant jusqu’à 500 mètres dans certaines zones.

La disparition des glaciers du Mont Kilimandjaro représente l’un des quelques signes
incontestés du réchauffement de la planète en Afrique (GIEC RID 2001). D’autres
glaciers africains (Ruwenzori en Ouganda et le Mont Kenya) sont également menacés.
On s’attend à des conséquences significatives sur les cours des rivières et sur le
tourisme.

Les récifs coralliens jouent un rôle fondamental dans la production de poisson et pour
la protection des côtes des activités des vagues et de l’érosion (Ruddle et al., 1988 ;
Middleton, 1999). La productivité des récifs coralliens est une fonction inhérente à
leur structure, ainsi que leur recyclage biologique et leur forte rétention des
substances nutritives. Un réchauffement de l’eau de mer et la présence de ciels
dégagés – augmentant le rayonnement solaire – pourraient entraîner un grave
blanchissement des récifs.

Ces derniers temps, des phénomènes majeurs de blanchissement des coraux se sont
produits. Le dernier grave incident a eu lieu sur la côte est de l’Afrique en 1998. De
nombreux coraux dominés par l’espèce branchue ont été endommagés, ou ont
même disparu. Les dommages liés au climat sont, en outre, exacerbés par l’utilisation
humaine des terres le long des côtes et dans les principaux bassins de rivières : les
coraux souffrent de l’ajout de matériaux toxiques aux écosystèmes côtiers.

Le projet d’Anatolie du Sud-Est (GAP) en Turquie est un projet de développement


multisectoriel visant à augmenter les revenus dans cette région moins développée. Le
coût total du GAP est estimé à 32 milliards de dollars. Dix-sept milliards ont été
investis jusqu’ici. Les revenus par fermier ont triplé avec le développement de
l’irrigation. L’électrification dans les zones rurales a atteint 90%, les taux
d’alphabétisation ont augmenté, les taux de mortalité infantile ont baissé, le nombre
des entreprises a doublé et un système plus juste de propriété des sols s’applique
désormais aux zones irriguées. Les zones urbaines desservies par l’eau ont quadruplé.
De fait, la région a cessé d’être la moins développée du pays.

L’Australie a également amorcé un virage dans sa politique. Ce changement s’est


traduit par différentes mesures. Des restrictions ont été mises en place (arrosage des
jardins, lavage de voitures, remplissage des piscines…) dans toutes les grandes villes
australiennes. A Sydney, un double système de distribution a été mis en place en
2008 avec d’une part un circuit qui achemine l’eau potable, de l’autre un circuit
distribuant une eau impropre à la consommation mais disponible pour d’autres
usages.

Les réseaux de distribution urbains comme les dispositifs d’irrigation se révèlent


largement inefficaces si on les juge à l’aune des quantités d’eau gaspillées. Dans la
région méditerranéenne, on estime que 25% de l’eau acheminée dans les zones
urbaines et 20% de celle qui transite par les canaux d’irrigation se perd. Or, une partie
au moins de ces pertes est évitable. Des villes comme Rabat (Maroc) ou Tunis
(Tunisie) sont parvenues à réduire leurs pertes de 10%. Des programmes de détection
des fuites sont également expérimentés à Bangkok (Thaïlande) et Manille
(Philippines). Les procédés de traitement de l’eau peuvent également permettre
d’améliorer l’offre. Le recyclage des eaux usées à des fins agricoles est déjà pratiqué
par certains pays. Il reste cependant limité, sauf dans les pays disposant de
ressources en eau très réduites. Ainsi, 40% des besoins de Gaza (Territoires
palestiniens), 15% de ceux d’Israël et 16% de ceux de l’Egypte sont couverts par le
recyclage des eaux usées.

Pays Ressources per Ressources per


capita (m3/an) en capita (m3/an) en
1990 2025
Libye 230 65
Malte 200 152
Palestine 371 230
Tunisie 490 240
Algérie 545 265
Maroc 1460 545
Syrie 2963 625
Egypte 1078 640
Liban 1380 860
Chypre 1286 1000
Espagne 1909 1515
Turquie 5000 2210
Italie 3262 3200
Albanie 15385 3500
France 5827 5400
Grèce 5836 5430
Ex- 28700 24200
Yougoslavie

Figure 7 : Ressources en eau par habitant (d’après J.


Margat, Plan bleu).
La désalinisation de l’eau de mer est un autre procédé utilisé dans les régions
arides. Il est utilisé pour obtenir de l’eau potable (24%) et pour les besoins de
l’industrie (9%), dans des pays qui atteignent les limites de leurs ressources
renouvelables (Arabie saoudite, Israël, Chypre…).

La région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA) est celle qui souffre le plus
du manque d’eau au monde : au niveau mondial, la quantité moyenne d’eau
disponible est proche de 7 000 m3 par personne et par an ; dans cette région,
elle n’est que d’environ 1 200 m3 par personne et par an. La moitié de sa
population vit en situation de stress hydrique et, compte tenu de la croissance
démographique envisagée (de quelque 300 millions d’habitants aujourd’hui,
cette population est censée atteindre 500 millions environ en 2025), on
s’attend à ce que les quantités d’eau disponibles par habitant diminuent de
moitié d’ici à 2050.

En ne prenant en compte que les réserves renouvelables correspondant à


l’écoulement superficiel et aux nappes renouvelables, il apparaît que, dès 1990,
six pays affrontaient déjà des situations de pénurie : Malte, Palestine occupée,
Égypte, Libye, Tunisie et Algérie (tableau 1). Une projection sur l’année 2025,
prenant en compte les taux de croissance démographique moyens et les
variations de consommation résultantes, laisse augurer une dégradation
marquée de la situation dans ces mêmes pays mais aussi de fortes tensions sur
le reste de la rive sud, Chypre, Syrie, Liban et Maroc.
3-Comment agir contre le changement Climatique?
CONCLUSION

La communauté scientifique s’accorde à prévoir une intensification et une


accélération du cycle hydrologique à l’échelle de la planète liées au réchauffement de
la planète. Cette intensification pourrait se traduire par une augmentation des
niveaux d’évaporation et des précipitations. Si les effets de ces changements sur les
ressources en eau demeurent encore largement incertains, on s’attend à ce que le
manque d’eau ait des répercussions sur la qualité de l’eau et sur la fréquence de
phénomènes tels que les sécheresses ou les inondations.

En 2030, 47% de la population vivra dans des régions déjà soumises à un fort stress
hydrique. En Afrique, entre 75 et 250 millions de personnes seront confrontées en
2020 à des pénuries croissantes liées au changement climatique. La pénurie que
connaîtront certaines régions arides et semi-arides aura un impact décisif sur les
migrations. On estime de 24 à 700 millions de personnes qui pourraient être forcées
de migrer pour des raisons liées à l’eau.
Bibliographie

www.grida.no/.../vg/africa-fr/page/3150.aspx

www.grida.no/.../graphics/15-waterstress.jpg

http://www.actualites-news-environnement.com/17944-impact-changement-climatique-

ressources-eau.html

http://www.cnrm.meteo.fr/gmgec/news/Annales.Mines-Impacts.Eaux.Climat_2007.pdf

http://www.insu.cnrs.fr/f916pdf,changement-climatique-france.pdf

http://www.affaires-strategiques.info/spip.php?article2071

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