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LA SECURITE DANS LES

CHANTIERS DE BATIMENT
INTRODUCTION :

Le secteur bâtiment est un secteur à haut risque. Il se classe parmi les plus dangereux
par le nombre et la gravité des accidents. En effet, le risque d’accident est omniprésent dans
les chantiers. Il est lié aux travaux sur les chantiers quelque soient leur nature et leur
dimension. Cependant, Les risques les plus courants sont généralement liés aux travaux de
terrassement et de démolition, à l’installation des échafaudages et à la manutention des
appareils de levage, aux engins de chantiers, aux chutes de hauteur, aux chutes d’objets, aux
équipements, aux matières dangereuses et à la circulation dans le chantier.
Ces accidents engendrent des coûts socio-économiques très élevés et des
conséquences néfastes aussi bien pour l’individu que pour la collectivité en causant
d’importants dégâts matériels et de vies humaines.
Pour réduire au maximum le taux de risque dans les chantiers de construction  ; les
professionnels et les opérateurs du secteur bâtiment sont appelés à déployer des efforts
considérables en matière de prévention contre les risques d’une part, et à accorder un très
grand intérêt à la sécurité dans les chantiers de construction d’autre part.
De même, le rôle et la responsabilité qui incombent aux Administrations intervenants
dans le secteur est de veiller au respect des normes de sécurité d’une part, et de sensibiliser
les entreprises et autres opérateurs à mettre en place dans les lieux de travail toutes les
dispositions de sécurité nécessaires.

Engagement du Maroc vis-à-vis des conventions internationales :


Le Maroc a ratifié 51 conventions. Parmi les plus importantes, on note les conventions
C17 sur la réparation des accidents du travail, C18 sur les maladies professionnelles, Il faut
cependant souligner que les principales conventions, C148, C155, C161 et C187 spécifiques à
la santé et la sécurité en milieu de travail ne sont pas encore ratifiées par le Maroc.
Par ailleurs, le Maroc a adopté de nombreuses normes internationales en normes
marocaines de santé et sécurité au travail notamment plusieurs normes sur la sécurité incendie,
l’OHSAS 18001, l’ISO 22 000 et la SA 8 000. L’ISO 26 000 sur la responsabilité sociétale est en
cours d’adoption.

Quelques statistiques :
Selon les statistiques publiés par les assureurs, 65000 AT ont été déclarés en 2002, dont
20% est considéré comme grave ; Les secteurs les plus touchés sont ceux de l’industrie et du
BTP. En 2007, environ 60 000 AT ont été déclarés, chaque accident a généré entre 6 000 et 25
000 DH, selon sa gravité ; Le coût moyen annuel des AT et MP est d’environ 400 millions de
dirhams par an.
En matière d’organisation de la santé et la sécurité au travail, selon une enquête du
Ministère de l’Emploi en 2006, il existe au moins 3200 entreprises de plus de 50 salariés donc,
assujetties à la création d’un service médical du travail autonome. Parmi celles ci, seulement
750 ont un service autonome (25%) et 410 ont créé un Comité d’Hygiène et de Sécurité (14%).
Le secteur des BTP et les activités de manutention sont les plus touchés. Une étude
statistique similaire a montré qu’en 2008, le nombre de décès suite à un accident de travail pour
100000 travailleurs, est 48. Une autre étude réalisée par l’APC (Association Professionnelle des
Cimenteries) a montré que le nombre d’accidents de travail parmi le personnel de la sous-
traitance est plus important que celui des travailleurs des cimenteries.

Problématique
L’analyse préliminaire de l’environnement national du secteur de la construction en matière
de sécurité des chantiers montre que, malgré les efforts, ce secteur est fréquemment le théâtre
de nombreux accidents dont certaines sont accompagnés de pertes humaines. Les origines de
ce dysfonctionnement sont nombreuses dont on peut citer :
 Prépondérance du secteur de construction
Environ 80% du secteur de la construction est ¨non réglementé¨ Les règles de l’art
d’évaluation des risques de chantiers et de prévention d’accidents sont presque absents, en
effet :Une majeure partie de ce secteur est encore sous l’emprise des pratiques informelles qui
échappent à toute réglementation, à tout encadrement et à tout contrôle des pouvoirs publics ;
Ceci réduit largement la portée des efforts entrepris pour organiser le secteur et le mettre sur la
voie de développement., Ce secteur emploie de la main d’œuvre sans qualification significative
et où le taux d’analphabètes est élevé ; ce qui limite les effets de la formation et de la
sensibilisation.
 Environnement et contraintes organisationnelles
Chaque construction est un cas particulier. Les entreprises doivent adapter leurs systèmes
et leurs moyens de production pour répondre aux exigences des appels d’offre et gérer les
aléas liés à la programmation du maître d’ouvrage. En outre, on constate que le secteur a du
mal à se débarrasser des pratiques et techniques d’exécution traditionnelles.
 Multitude d’intervenants, complexité et diversité des taches
Les chantiers de construction sont souvent complexes par la diversité et la multitude de
travaux. Ils mobilisent un nombre important d’intervenants. La sécurité des chantiers est
souvent reléguée en dernier lieu et ne constitue pas une préoccupation principale. Les
responsabilités et les obligations de chaque intervenant sont souvent méconnues.
 Dysfonctionnement de l’arsenal juridique et technique
Malgré l’arsenal juridique existant réglementant la sécurité des chantiers des difficultés de
la mise en application des différentes dispositions réglementaires, techniques et normatives,
demeurent présentes sur le terrain.
ÉVALUATION DES RISQUES DE CHANTIER.

Définitions :

Danger : propriété ou capacité intrinsèque par laquelle une chose est susceptible de
causer un dommage ;

Dommage : lésion physique ou atteinte à la santé ou aux biens ;

Gravité (G) : portée de l’événement indésirable, ampleur éventuelle du dommage ;

Probabilité (P) : probabilité d’occurrence d’un événement indésirable ou niveau d’exposition.


Soit décrit par la fréquence soit par la notion d’exposition par rapport à une norme ;

Risque(R) : Exposition d’une personne à un danger ;

Mesure de prévention : moyen qui élimine ou réduit un risque ;

Le risque résulte de : Phénomène


dangereux
ou danger
Personne

SITUATION
DANGEREUS
Déclenchement
D’origine materiels ou E
humaine
EVENEMENT
DANGEREUX

Possibilité d’évitement ou
De limitation de dommage
D’origines matérielles ou humaines

D
O
M
M
A
G
E

L’existence d’un phénomène dangereux en présence de l’homme qui crée une situation
dangereuse qui provoque l’évènement déclencheur dont l’estimation relève de la fréquence
d’exposition au phénomène dangereux et de l’importance du danger lors de l’exposition au
phénomène dangereux et conduit au dommage.

Types de risques sur chantiers :


Les risques des chantiers sont bien codifiés dans des manuels techniques de prévention et de
sécurité. Il faut les connaitre, pour pouvoir les évaluer et les prévenir. On peut citer notamment :

 Les risques liés aux fouilles en tranchés et aux terrassements du sol.

 Les risques d’instabilité structurale et effondrement des ouvrages en cours de réalisation.

 Les risques liés aux modes de manutention et aux appareils de levage.

 Les risques liés à l’outillage et aux équipements.

 Les risques liés à la circulation dans les chantiers.

 Les risques liés aux chutes de hauteur et d’objets.

 Chute de plain pied.

 Les risques liés aux produits dangereux.

 Les risques liés à l’électrocution.

 Les risques liés aux bruits.

 Etc.

Méthode d’évaluation des risques :

L’évaluation des risques trouve sa raison d’être dans les actions de prévention qu’elle va
susciter. Sa finalité n’est donc nullement de justifier l’existence d’un risque, quel qu’il soit, mais,
bien au contraire, de mettre en œuvre des mesures effectives, visant à l’élimination des risques,
conformément aux principes généraux de prévention.

La démarche retenue est celle qui est basée sur des taches et des situations de travail des
opérateurs. Elle consiste à examiner chacune des taches de l’opérateur opération par opération
de manière aussi détaillée et concrète que possible.
Pour prendre en compte l’homme, il faut procéder dès la phase de conception, de faire :

a) La liste des taches nécessaires à la réalisation de la construction Cette phase de description


est fastidieuse, cependant elle permet par la suite :

 De ne pas oublier des situations dangereuses


 D’ouvrir l’imagination à des solutions de prévention autres que celles qui relèvent de la
première idée.
b) La liste des opérations de chaque tache.

c) Identifier les risques liés aux différentes opérations en vue de les analyser et classifier. Cette
étape se traduit par une grille d’évaluation. En affectant des poids aux données relevées, elle
reflète l’importance du risque et par conséquent la mesure de prévention pour éliminer ou
réduire le risque.

ASSEME
OPERATION COMPOSANTES DU RISQUE MESURES DE PREVENTION

Initial résiduel
Phénomène dangereux Evénement dangereux
N° Identification Situation dangereuse Sur quelle composante agir ? Moyens
ou danger dommage possible
P G P G

Phénomène Toute situation dans


-Évènement susceptible de
dangereuse : laquelle une personne Choisir d’agir sur la ou les composantes du
causer un dommage
Cause capable de est exposée à un ou à risque qui permettront de prendre les
-Lésion physique ou atteinte à la
provoquer un plusieurs phénomènes mesures parmi les plus efficaces
santé
dommage dangereuses

La démarche de prévention privilège par


- Lister les étapes ordre de priorité :
successives de la Décrire :
1-la surpression ou la réduction
réalisation de la -Les énergies en jeux -Décrite les expositions du phénomène dangereux
tâche avec les en les qualifiants lors des interventions -Penser à l’action de tiers (sécurité intrinsèque)
différentes (vitesse, masse, prévues en fonctionnement pouvant intervenir sur 2-la surpression de la situation dangereuse
interventions des tension, pression …) normal l’équipement (par Exe : par éloignement ou obstacle) -Décrire les moyens acceptés pour agir
opérateurs -Le danger (élément -Imaginer les -Penser à l’action 3-La suppression des sur le (ou les composantes du risque
(ou lister les phases immobile interventions pour ‘anormale’ de l’opérateur évènements dangereux choisis ci-contre
du cycle pour un coupant ou perforant, récupérer les -Indiquer le dommage 4-La surpression ou la limitation des
fonctionnement en présence sans dysfonctionnements possible dommages (par ex : utilisation de
automatique) en protection, de éventuels disjoncteur différentiel, d’équipement de
prenant aussi aux substance -Imaginer les modes protection individuelle, formation -
déchets dangereuse….) d’interventions choisies information, sinon : secours aux éventuelles
par l’opérateur et victimes
différents de ceux prévus

MESURES DE PREVENTION DES RISQUES :

Il faut rappeler que l’évaluation a priori des risques constitue un préalable à la définition des
actions de prévention, qui est fondée sur la connaissance en amont des risques auxquels sont
exposés les travailleurs. Elle vise à accroître la protection de la santé et de la sécurité des
salariés, ainsi qu’à améliorer les conditions de travail au sein de l’entreprise. De ce fait, la
démarche de prévention contribue aussi à l’amélioration de la performance générale de
l’entreprise, du double point de vue
Social et économique.

L’entrepreneur doit prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger
la santé des travailleurs de l’établissement. A cette fin, il doit agir selon trois modalités d’action :

 Des actions de prévention des risques de chantier ;


 Des actions d’information ;
 Des actions de formation.

Il peut aussi recourir aux compétences internes à l’entreprise, d’ordres technique et


organisationnel, lesquelles peuvent se trouver dans les services de sécurité, des méthodes, des
ressources humaines. Les travailleurs eux-mêmes apportent une contribution indispensable,
sachant qu’ils disposent des connaissances et de l’expérience de leur propre situation de travail
et des risques qu’elle engendre.

Bénéfices attendus :

 La réduction des accidents du travail et des maladies professionnelles (une fois le


système stabilisé),

 L’amélioration du climat social et de l’image de l’entreprise en interne comme en


externe,

 Un meilleur respect de la réglementation et une diminution du risque pénal,

 Une autonomie accrue de l’entreprise en matière de Sécurité et Santé au Travail,

 La diminution du coût direct du risque,

 Une meilleure connaissance des écarts existants entre le travail réel et le travail prescrit,

Principes généraux de prévention des risques de chantiers :

Le chef d'entreprise prend toutes les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger
la santé des travailleurs sur la base des principes généraux de prévention suivants :

 Eviter les risques,

 Evaluer les risques qui ne peuvent pas être évités,

 Combattre les risques à la source,

 Adapter le travail à l'homme,

 Tenir compte de l'évolution technique,


 Remplacer ce qui est dangereux par ce qui n'est pas ou moins dangereux,

 Planifier la prévention en y intégrant dans un ensemble cohérent la technique,


l'organisation du travail, les relations sociales et l'influence des facteurs ambiants,

 Prendre des mesures de protection collectives en priorité sur les mesures de protection
individuelle,

 Donner les instructions appropriées.

T
LES TRAVAUX DE
DEMOLITION

L OUVERT
Les travaux de démolition peuvent présentent des dangers aussi bien pour les travailleurs que
pour le public et les constructions avoisinantes.

Parmi les risques que les démolitions présentent on relève :

 Les chutes de personnes et de matériaux ;


 Les dangers relatifs aux engins et matériel de démolitions ;
Par conséquent, des précautions, méthodes et procédures appropriées doivent être étudiées et
mises en œuvre.

D’abord, avant de commencer les travaux de démolition, une étude préliminaire et un diagnostic
préalable précis et complet doivent être entrepris en vue d'identifier et de cerner tous les
problèmes éventuels.

Ensuite, procéder au choix de mode et méthodes de démolitions à envisager.

En enfin, réaliser un recensement exhaustif des risques éventuels qui peuvent surgir lors des
travaux de démolitions.

Phase Eléments à contrôler et précautions à prendre

Etude préliminaire et diagnostic :


 Recueil des informations relatives aux caractéristiques structurelles de l’ouvrage
(métal, bois, béton armé, etc.).
 Vérification de la stabilité et de la résistance de chacune des parties à démolir.
 Examen de l’état de vieillesse de chaque élément ou partie d’élément.
 Examen de l’état des mitoyennetés : Accès, moyens d’évacuation, etc

Choix des modes et méthodes de démolition  :


 Abattage élément par élément avec moyens manuels ou peu mécanisés en sens
inverse de la construction ou la méthode combinée.

Surveillance des travaux et qualification du personnel  :


 Lorsque le nombre d’ouvriers sur un chantier de démolition est élevé, l'emploi de
chefs d'équipes affectés exclusivement à la surveillance des travaux est
obligatoire.
 Il y aura au moins un chef d'équipe par 10 ouvriers sauf dans le cas où l'exécution
des travaux exige l'unité de commandement des ouvriers employés dans une
seule et même manœuvre.
 Le personnel chargé des travaux de démolition doit être qualifié et spécialisé pour
ce type de travaux.
 Aucun ouvrier ne doit être chargé d'un travail de démolition pour lequel il ne serait
pas qualifié et qui serait de nature à lui courir un risque anormal

Recensement des risques éventuels (à observer lors du diagnostic)  :


 Ecroulement dans les structures en général à cause d’une variation de stabilité
initiale ou par la corrosion d’éléments métalliques.
 Chute de hauteur des personnes (travaux en toiture, à travers les ouvertures
d’évacuation des gravats sur les ouvertures sans protection, travaux sur les pans
Phase Eléments à contrôler et précautions à prendre
verticaux.
 Chute de décombres.
 Effondrement non contrôlés des parties de bâtiments en démolition ou des
bâtiments mitoyens.
 Dangers inhérents au matériel de démolition dans chaque technique spécifique.

Mise en place des mesures préventives nécessaires  :


 Exigence des mesures de protection individuelle spécifique consistant en la
généralisation du port :
 Du casque de sécurité.
 Des chaussures de sécurité avec semelles renforcées.
 De la ceinture de sécurité arrimée à un point solide d’ancrage en cas de
manque de protection collective.
 Des gants de cuire en toile, en cas où l’on est appelé à travailler avec des
ciseaux pointus à retirer des matériaux de démolition, etc.
 De la combinaison de travail éventuellement bien ajustée qui parfois peut
être complétée par des guêtres en cuir.
 Exigence des mesures de protection individuelle collective
 Réception des étaiements et des échafaudages :
 Vérification et réception des étaiements nécessaires capables d’assurer
la sécurité des travailleurs et celle des bâtiments ou ouvrages mitoyens
ou à conserver 
 Vérification et réception des échafaudages.
 Evacuation des décombres :
 Vérification et Examen des mesures et moyens à utiliser pour
l’évacuation des décombres.
 Sélection des matériaux réutilisables.
 Démantèlement des équipements et installations existants.
LES TRAVAUX DE
TERRASSEMENT
L’exécution des travaux de terrassements que ce soit en tranchée, en excavation, en puits ou
en pleine masse peuvent être à l’origine d’accidents très graves.
L’éboulement est l’un des risques majeurs pouvant avoir lieu lors des fouilles en tranchée en
causant des accidents par écrasement ou par asphyxie. La poussée des terres ou la surcharge
excessive peuvent engendrer ce risque.
Les travaux de terrassement comportent d’autres dangers :

 La chute des terres ou blocs de pierres ;


 La chute dans la tranchée ou l'excavation ;
 Les accidents engendrés par l'emploi d'engins, etc.

Risques Eléments à contrôler et précautions à prendre

Eboulement des parois :


 Etude et analyse de la cohésion du terrain naturel pour prendre les précautions
nécessaires.
 Vérification de l’existence d’anciennes fouilles à proximité des travaux.
 Etude de l’hétérogénéité du sol du terrain de fondation.
 Soutènement rigide des parois des fouilles susceptibles de subir des poussées de
terrain provoquées par les constructions voisines.
 Vérification de l’adaptation de talutage ou de blindage pour une éventuelle
correction de choix.
 Déviation de la circulation et limitation du tonnage et de la vitesse pour diminuer
les risques des vibrations dues à la circulation de tous véhicules sur roues et sur
rails et engins.
 Examen de l’action des équipements mécaniques de l’entreprise ou étrangers
(battage de pieux, palplanches, etc.).
 Protection des bords des fouilles par plinthes et des talus par feuilles
imperméables pour éviter l’action des agents atmosphériques (pluies abondantes,
dessèchement, alternance gel-degel...).

Présence des eaux souterraines :


 Rabattement adéquat, pompage et/ou blindage étanche de la nappe phréatique et
artésienne.
 Localiser la province des fuites dans les canalisations.

Présence de canalisations diverses :


 Repérage et balisage des réseaux existants avant l’ouverture des fouilles.
 Soutènement des canalisations durant les travaux.
 Mise en place et respect des repères signalétiques.
Risques Eléments à contrôler et précautions à prendre

Chutes de matériaux dans les fouilles :


 Exigence de la présence d’une benne de largeur suffisante au niveau des bords
des tranchées.
 Protection des bords par des plinthes.
 Obligation de stockages adéquats et stables et exigence de leur éloignement du
bord des fouilles.
 Programmation graduel des approvisionnements.
 Organisation des circulations et des déplacements des personnes en prévoyant
les moyens de franchissement des fouilles.
 Prévision des accès en nombre suffisant et en bon état (échelles) pour éviter les
accidents en fond de tranchée.

Chute de matériels ou d’engins à prévoir en optant les moyens d’exécution adaptables


 Eviter l’exiguïté et/ou l’encombrement du lieu de travail à côté des fouilles.
 Etaiement, blindage et étrésillonnement des fouilles en tranchée de plus de
1,30 m de profondeur et d’une largeur égale ou inférieure au 2/3 de la profondeur.
 Maintien et fixation des arbres, blocs de pierres ainsi que matériels ou matériaux
et objet de toute nature se trouvant à proximité de l’emplacement ou de fouilles
sont entreprises lorsqu’il apparaît que leur équilibre risque d’être compromis lors
de l’exécution des travaux le cas échéant les enlever.
 Réparation des effets des infiltrations qui pourraient se produire (utilisation des
drains ou autres).
 Interdiction aux travailleurs l’accès de la zone dans laquelle l’éboulement est
appelé à se produire lors de l’exécution des travaux d’abattage en sous cave.
 Surveillance des mouvements du sol (par exemple les fissures à la surface du
sol).
 Surveillance et suivi des mouvements des constructions environnantes par des
repères témoins par exemple.

Surveillance des travaux et qualification du personnel  :


 Les travaux de terrassement dès qu'ils prennent de l'importance ne peuvent être
exécutés que sous la conduite d'un chef de chantier expérimenté.

Dispositions particulières
 Les fouilles en excavation ou en tranchée doivent présenter un talus suffisamment
incliné, eu égard à la nature des terres pour éviter les éboulements. Si cette
condition n'est pas remplie, un talutage ou un boisage convenable doit être
réalisé.
 L'élargissement des fouilles de terre par sapement ou havage des bords est
interdit.
 Si les terres provenant des déblais, des excavations ou des tranchées sans talus
ne peuvent être réparties assez loin, des mesures seront prises pour éviter tout
éboulement. En particulier, et sauf dans le cas d'impossibilité, un banquette de
50 cm de largeur au minimum sera toujours aménagée entre le bord de la fouille
et la base des terres de déblais
 Renforcement des ouvrages se trouvant à proximité : Les travaux de terrassement
Risques Eléments à contrôler et précautions à prendre
à exécuter sous ou dans le voisinage des constructions existantes, de voies
carrossables ou de voies ferrées ne peuvent être exécutés qu'après que les
étaiements nécessaires ont été posés
 Reprise des fondations en sous-œuvre ne doit être exécutée que par petites
portions et au fur et à mesure que les étaiements mis en place assurent une
sécurité suffisante
 Ecartement des personnes du périmètre du travail. Le conducteur se tiendra
suffisamment éloigné des zones qui manquent de stabilité, pour éviter le risque
d'éboulement ou de reversement de l'engin.
 Aménagement des passages, dans le cas de tranchées relativement larges, pour
le personnel qui est appelé à franchir l'intervalle, en établissant des planches
solides. Pour la descente, on utilisera des échelles en bon état, convenablement
inclinées et suffisamment longues.
 Signalisation du chantier pendant la nuit.
 Le casque est nécessaire pour le travail dans les fouilles en raison du risque de
chute de pierres.
ETAIEMENTS ET
ECHAFAUDAGES
Les étaiements et les échafaudages sont utilisés couramment pour la construction des
immeubles ou pour les travaux de ravalement, ils présentent l'un des principaux risques de
chute de grande hauteur dans les professions du bâtiment. Les différentes causes peuvent
provenir de plusieurs facteurs :

 Défectuosité des matériaux utilisés qui entraîne la rupture d'un élément ;


 Défaut de montage qui entraîne l'écoulement de l'échafaudage ;
 Défaut et absence de protection :
 d’absence de garde-corps empêchant la chute vers l'extérieur,
 garde-corps fixé à l'extérieur des poteaux, qui cède sous la pression,
 absence de plinthe ou de protection intermédiaire qui aurait empêché de glisser
sous le garde-corps,
 Mauvaises conditions d'utilisation :
 enlèvement d'un élément de l'échafaudage (garde-corps ou plinthe) pour la
nécessité du travail et que l'ouvrier néglige de le remettre en place.
 surcharge provoquant la rupture du plancher (accumulation de matériaux),
 effort anormal (ouvrier qui saute ou qui court sur l'échafaudage),
 Plancher encombré ou glissant.

Phase Eléments à contrôler et précautions à prendre


Conception des échafaudages :
 Lors de la conception d’un échafaudage il y a lieu de tenir compte des points ci-après :
 Charges à supporter.
 Adaptation de l’échafaudage à l’environnement (sols, parois, supports quelconques)
auxquels on peut éventuellement l’attacher.
 Accès aux plates-formes de travail.
 Espace nécessaire à une bonne exécution du travail.
 Vérification de la résistance aux charges verticales à travers les points suivants :
 Les supports verticaux doivent être nombreux et de section suffisante.
 Les planchers doivent résister à la flexion entre les différentes traverses qui reportent
les charges aux supports verticaux et ne pas présenter de porte-à-faux.
 Les jonctions entre supports et éléments de structure horizontaux doivent être solides
 Les semelles de répartition au sol doivent transmettre les charges en les répartissant
sur une surface suffisante.
 Contreventement de l’échafaudage dans les trois plans par des barres de
triangulation afin de mieux résister aux efforts horizontaux dus aux assemblages plus
ou moins rigides des angles, aux poussées latérales provoquées par les mouvements
des utilisateurs, etc.
 Ancrages de l’échafaudage dans les ouvrages en construction ou en réfection
présentent une résistance suffisante.
 Prévision des moyens d’accès sans perturber la stabilité globale telle que des
échelles ou des escaliers.
 Dans le cas d’utilisation d’échelle pour accéder à un plancher de travail ou de
circulation, les montants de l’échelle doivent toucher le niveau de desserte.
 L’espace nécessaire pour le travail, les déplacements et les accès doit tenir compte
des différentes manipulations des travailleurs et de son corps.

Montage des échafaudages :


 Choix et vérification des matériaux adéquats de montage : bois (perches, rondins,
planches) acier, (tubes et platelages, etc.)
 Choix et vérification de type de construction offrant le plus de sécurité : traditionnelle
ou préfabriqué.
Utilisation des échafaudages :
 Pour le montage procéder :
 A la reconnaissance des lieux :
 Sol d’appui (qualité et état)
 Hauteur disponible
 Présence des lignes électriques
 Exposition par rapport au sens du vent
 Passage des piétons et des véhicules sur le chantier ou à côté du chantier (Exemple : Sur le
trottoir en ville).
 Possibilité d’ancrage ou non
 Position des accès possibles
CHUTES DE
HAUTEUR
Elles représentent le risque principal dans les professions du bâtiment. C'est le point sur lequel
doit se porter en priorité la prévention. Les chutes peuvent être provoquée par :

 L'utilisation des échelles


 Utilisation des plates-formes
 Travaux sur les planchers supérieurs ou les toitures
 Ouvertures dans les planchers
 Ouvertures latérales.
Le but recherché est d’assurer la protection individuelle et collective contre les chutes de
hauteur d’une part, et les éviter ou d’en atténuer les conséquences d’autre part. Le recours
éventuel à une protection individuelle pourra être envisagé.

Codes Eléments à contrôler et précautions à prendre

Dispositifs de protection empêchant les chutes de hauteur  :


 Exigence de la mise en place de garde-corps en bois ou métallique avec lisses
intermédiaires et plinthes joignant le sol de 15 cm d’épaisseur. La lisse supérieure
sera placée à 1 mètre du plancher d’appui.
 Contrôle de la qualité du métal destiné aux gardes corps.
 Exigence d’une protection en tête de coffrage. Cette méthode de travail est utilisée
lorsque la distance entre les planchers des divers niveaux y compris le sol reste
chaque fois inférieure à 3 m. Cette protection doit suivre l’état d’avancement des
travaux et permettre au plancher inférieur de jouer le rôle d’une surface de recueil
en cas de chute.
 Exigence de la mise en place des barrières et écrans verticaux. Solution efficace
pour la protection en bordure des vides au niveau de l’aire de travail supérieure
pendant la construction.
 Exigence de la mise en place d’échafaudage plaqué pour les chutes de grande
hauteur. Il consiste à fixer la construction depuis les niveaux inférieurs les montants
d’échafaudage qui dépassent le dernier niveau. Ceci permet d’installer des
barrières à partir du dernier niveau protégé et avant même de commencer le travail
de coffrage de la dalle supérieure ou des poteaux.
 Vérification de l’échafaudage plaqué est muni d’un dispositif auto-serreur coulissant
qui peut se déplacer vers le haut et se bloquer lui-même dés qu’il lâche.
 Vérification de la possibilité de l’écartement de la barrière de la façade moyennant
des fixations appropriées pour éviter des gênes aux travaux de coffrage.
 Des écrans verticaux des montants en tubes métalliques doivent être prévus et
disposés à faible distance des murs afin d’assurer leur support et celui des gardes
corps à tout niveau désiré.
 Vérification de l’ancrage dans la maçonnerie de ces montants. L’ancrage doit se
faire au moyen d’étriers.
Dispositifs destinés à limiter les conséquences de la chute  :
 Les surfaces de recueil doivent être capables d’arrêter une personne avant qu’elle
ne soit tombée (surface de recueil ou ouverts, surface de recueil souple ou filets…)
 Vérification de la largeur de ces surfaces qui doit être déterminer en fonction de la
hauteur de chute et de la vitesse horizontale dont peut être animée la victime au
moment de la chute.
 Contrôle de la fixation des crochets soutenant l’écran au fur et à mesure de
l’avancement des travaux.
 Vérification de la tension des filets et procéder à leur entretien et nettoyage au fur et
à mesure de l’avancement des travaux.
 Vérification du serrage des vernies

 Les surfaces sur lesquelles pourront reposer le dessus des filets ne doivent pas être
dures.

Mesures de protection collective à l’intérieur du bâtiment  :


La protection des ouvertures dans les planchers doit être assurer au moyen de :
 Garde-corps et plinthes
 Plancher jointif
 Filet fixé à des crochets et scelles au moment de bétonnage en bordure du plancher
 Protection des baies et cages d’ascenseur au moyen :
 De panneaux pleins ou grillages
 Garde-corps et plinthes
 Protection des cages d’escaliers à l’aide de montants verticaux en bois sur lesquels
seront fixés des gardes corps et plinthes.
 Protection des passerelles.
 Délimitation et signalisation des parties dangereuses de la construction afin de les
rendre inaccessibles.

Protection individuelle :
 Prévision de harnais avec longe et amortisseur de chute pour le travail sur
échafaudage au-delà de 2 mètres ou que la hauteur de chute jusqu’au plancher de
recueil est de 3 mètres au plus. En outre pour limiter la chute, les dispositions
suivantes doivent être prises :
 0,60 m si la longe est une chaînette
 1,00 m si elle est en chanvre.
 1,50 m si elle est en fibre synthétique
 Prévision des ceintures de sécurité qui doivent être pour des raisons de sécurité
complétées par un baudrier avec bretelles et points hauts d’accrochage.
MANUTENTION
ET LEVAGE
L'utilisation des appareils de levage et de manutention est génératrice d'un grand nombre
d'accidents. Ceux-ci sont d'autant plus graves que les appareils sont plus puissants et qu'ils
déplacent de plus lourdes charges, et ce à une grande hauteur.

Le danger des appareils de levage et de manutention justifient des mesures particulières de


prévention qui font l'objet d'une réglementation spéciale. Les principaux risques d'accidents
sont imputables aux :

 Matériels inadaptés ou ayant une puissance trop faible pour les charges à soulever ou le
travail à accomplir ;
 Mauvaises conditions d'installation ;
 Equipement incomplet ou défectueux ;
 Accessoires : organes, câbles, chaînes, … en mauvais état et/ou mal entretenu
 Charges excessives, supérieures aux charges admissibles.
 Mauvaises conduites des appareils : conduite par à coups, balancement de la charge,
descente trop rapide de charge, etc.

Codes Points à contrôler

Appareils de levage mus mécaniquement :


 Contrôle de la résistance de la surface d’appui.
 Contrôle et vérification de la stabilité des appareils de levage même en dehors du
service. Cette stabilité devra être assurée constamment par des lests, haubans, vérins
scellements, amarres ou tout autre dispositif ou moyen approprié.
 Contrôle et vérification, à tout moment, de l’horizontalité des voies de roulement sur
lesquelles circulent les grues. Elles doivent être nivelées et calées.
 Indication des limites d’emploi de tout appareil de levage mus mécaniquement
compte tenu de l’importance du contrepoids de la flèche de la charge levée en fonction de la
portée et de la vitesse du vent compatible avec la stabilité.
 Prévision des dispositifs capables d’atténuer efficacement les chocs soit en fin de
course soit en cas de rencontre avec un autre appareil circulant sur la même voie.
 Le prolongement des voies au-delà des butoirs d’une longueur suffisante doit être
prévu pour assurer une répartition admissible du poids des appareils sur le sol quand ces
appareils viennent toucher les butoirs (L doit être supérieure à 1,00 m).
 Des chasses pierres pour les grues à trous doivent être prévu 
 Des moyens de calage d’amarrage ou de freinage pour l’immobilisation des
appareils de levage à l’arrêt doivent être prévu.
 Interdiction du déplacement des grues sous l’action du vent.
 Un espace libre d’au moins 60 cm entre les obstacles fixes et les parties les plus
saillantes des appareils doit être prévu.
 Interdiction au personnel de pénétrer dans les zones dangereuses à proximité des
appareils de levage.
 L’organe de commande de tout treuil ou palan doit être muni d’un dispositif de
verrouillage approprié.
 Les tambours des treuils utilisés pour l’enroulement des câbles ou des cordages
Codes Points à contrôler
ainsi que les gorges des poulies de mouflage ou de guidage doivent présenter des surfaces
lisses. Leurs diamètres doivent être égaux au moins à 20 fois le diamètre du câble.
 Les poulies de levage doivent être munies d’un dispositif empêchant le câble de
sortir de la gorge.
 Les bennes basculantes doivent être munies d’un dispositif de verrouillage
s’opposant efficacement au basculement accidentel.
 Le chariot de guidage d’un monte-charge doit être muni d’un dispositif parachute
capable d’arrêter en de rupture de câble de levage la chute du plateau.
 Eviter à ce que la charge transportée ne déborde pas du plateau. Les brouettes ou
wagonnets se trouvant sur le poteau doivent être soigneusement immobilisées.
 Pour les recettes éviter à ce que les ouvriers se penchent au-dessus de vide ou de
monter sur le plateau 
 Pour un dispositif approprié empêchant le plateau de tourner librement lors des
opérations de chargement ou de déchargement.

 Le chef de manœuvre doit être aidé, le cas échéant, par un ou plusieurs travailleurs
postés de manière à pouvoir suivre des yeux, les éléments mobiles pendant leur déplacement
qui doit diriger le conducteur de l’appareil et avertir les personnes qui peuvent survenir sur la
zone à l’aide de signaux conventionnels.
 Des mesures efficaces pour empêcher la chute ou l’accrochage des matériaux
soulevés doivent être prises.
 Les matériaux dépassant le bord de la benne doivent être attachés au câble.
 Les charges telles que planchers poutrelles et poutres sont à guider à distance
pendant leur déplacement. En outre ces matériaux doivent être solidement amarrés afin
d’éviter tout glissement.
 Un toit sûreté d’une résistance suffisante pour la protection des conducteurs et les
personnes préposées à la manœuvre des appareils de levage contre les chutes de menus
matériaux doit être prévu.
 Les personnes préposées à la manœuvre des appareils de levage doivent être
protégées contre les chutes de menus matériaux, outils ou de tous autres objets similaires par
un toit de sûreté. Ce toit d’une résistance suffisante ne doit gêner la surveillance des
manœuvres de la charge.
 La protection des personnes préposées à la manœuvre des poulies de levage peut
être assurée au moyen d’un casque lorsque l’établissement d’un toit de sûreté est impossible.
 Interdiction de suspendre des charges au crochet lorsque l’appareil est à l’arrêt 
 L’espace libre entre les éléments mobiles des appareils et le dernier plancher doit
être de deux mètres au minimum. Si la charge passe à moins de 2,00 mètres un préposé doit
être désigné pour signaler l’approche de la charge.
 Les personnes affectées doivent être expérimentées et aptes à la conduite et aux
manœuvres des appareils de levage.
 Pour le transport ou l’élévation du personnel il est interdit d’utiliser des appareils de
levage non conçus pour ce travail.
 Interdiction de transporter ou de monter plus de deux personnes à la fois.
 Contrôle et vérification de la charge maximale admise compte tenu du poids de la
nacelle, de la benne, etc. Celle-ci doit être réduite de 50 % pour les appareils fixes et de 60 %
pour les appareils mobiles.
 La portion de l’espace dans lequel se déplace la nacelle, la benne ou un dispositif
Codes Points à contrôler
similaire utilisé doit être exempte de tout obstacle.
 Interdiction des mouvements giratoires et des oscillations dangereux des parties
mobiles et amovibles.
 Interdiction de la descente des charges sous le seul contrôle des freins.
 Les appareils utilisés doivent comporter :
 Un frein agissant directement sur le tombeur d’enroulement du câble dés que cesse
l’intervention de machiniste ou l’alimentation en électricité.
 Un système d’inversion de marche sans point mort intermédiaire.
 Un limiteur de vitesse.
 Un limiteur de fin de course haute du crochet

Prendre les précautions suivantes :


 Le montage est à effectuer par des monteurs spécialisés.
 Les soudures et rivets seront vérifiés avec attention.
 Le lest de contre-flèche doit être constitué par un ou plusieurs éléments de béton
armé
 Respect avec exactitude des indications du constructeur (poids volume et position
du lest lors du montage et lors de l’utilisation de la grue).
 L’ancrage de l’appareil à un bâtiment et amarrage au sol doit être assuré afin de lui
permettre de mieux résister à un vent de tempête.
 Procéder au haubanage nécessaire pour mieux d’augmenter la hauteur.
 Prévoir une bonne installation électrique bien protégée.
 Contrôle et vérification de la mise à la terre des appareils.
 Contrôle et vérification des organes de sécurité suivants :
 Limiteur de course de levage.
 Limiteur du mouvement de translation.
 Limiteur de course du chariot
 Limiteur de charge maximale.
 Avertisseur de vitesse limite de vent (anémomètre)
 Galets de roulement munis de gardes roues et des chasses pierres.
 Crochet de levage du type sécurité.
 Contrôle et vérification obligatoires des appareils de levage qui consiste à les
examiner, les vérifier et les essayer par des organismes agrées.
 Une maintenance périodique selon les règlements et normes en vigueur doit être
assurée.

Appareil de levage mus à la main :


 Les moines suivants sont à vérifier :
 Résistance dans toutes leurs parties constituantes.
 Résistance des supports et ancrages aux contentes d’usage 
 Les treuils doivent être munis de dispositifs de sécurité permettant leur
immobilisation immédiate et s’opposant à un retour de manivelle ou au déplacement
intempestif de l’organe de commande.
 Même respect des règles relatives aux recettes qu’appareils mus mécaniquement 
Signalisation
de chantier

La signalisation des chantiers comprend :

 Le panneau d’identification du chantier avec emplacement convenable.


 Signalisation des accès avec la séparation entre les réservés pour le matériel et ceux
réservés au personnel du chantier.
 Signalisation des circulations ;
 Signalisation et marquage des produits nocifs.
 Exiger les différents signaux d’avertissement et d’interdiction dans le chantier.
 Panneaux signalétiques pour les différentes manœuvres du chantier et leurs
emplacements adéquats.
REGLES D’ HYGIENE

AMENAGEMENT DES LOCAUX ET EQUIPEMENTS DE TRAVAIL

Les lieux de travail doivent être régulièrement entretenus et aménagés pour assurer la sécurité
et la santé des travailleurs (aération, éclairage, signalisation, prévention des incendies …). Ils
doivent disposer de toilettes, vestiaires, (…) et douches le cas échéant.
Des instructions obligatoires sur l'interdiction de fumer, les moyens de secours, les
coordonnées utiles … doivent être affichées visiblement.

Vestiaire 

Vestiaire et lavabos installés dans un local spécial à proximité du passage des travailleurs
(articles R4228-2, R4228-3, R4228-4 et R4228-5 du code du travail):

 Éclairé
 Chauffé en saison froide
 Sol et parois facilement nettoyables
 Aéré conformément aux articles
 Maintenu en état constant de propreté
 Installations séparées si personnel mixte
 Si vestiaire et lavabos dans locaux séparés, communication entre eux sans passer par
l’extérieur ni par les lieux de travail et de stockage
 Sièges en nombre suffisant
 Armoires individuelles :
 ininflammables
 à double compartiment
 munies de serrure ou cadenas

Lavabos

Lavabos (article R4228-7 du code du travail) :

 1 lavabo pour 10 travailleurs


 Eau potable
 Température réglable
 Moyens de nettoyage
 Moyens de séchage ou d’essuyage, changés ou entretenus chaque fois que nécessaire
Douches
Obligatoires pour tous chantiers ou s’effectuent des travaux insalubres ou salissants listés à
l’annexe à l’arrêté du 23/07/1947 modifié (article R.4228-8 du code du travail).
Ex. : travaux au jet de sable, travaux exposant aux poussières d’amiante, au plomb, etc.
Eau pour la boisson

Mise à disposition de 3 litres par jour et par travailleur d’eau potable et fraîche pour la boisson
(Articles R4534-143 et R.4225-2 du code du travail)
Cabinets d’aisance,urinoirs
Obligations identiques pour les 2 types de chantiers
(Articles R4228-10 à R4228-15 et R4534-144 du code du travail) :

 1 cabinet et 1 urinoir pour 20 salariés


 Chasse d’eau
 Éclairage
 Chauffage en saison froide
 Sols et parois imperméables et facilement nettoyables
 Portes pleines munies d’un loquet intérieur décondamnable de l’extérieur
 Évacuation des effluents conformes aux règlements sanitaires
 1 cabinet au moins équipé d’un point d’eau
 Papier hygiénique
 Installations séparées en cas de personnel mixte

Réfectoire

Si moins de 25 travailleurs prennent leur repas sur le chantier, mise à disposition d’un
emplacement de restauration présentant de bonnes conditions d’hygiène et sécurité, soit
(articles R4228-22 à R4228-24 du code du travail et article R4534-142 du code du travail) :

 Tables + chaises
 Réchaud
 Garde-manger
 Réfrigérateur si possible
 Maintien en état constant de propreté

Si 25 travailleurs au moins prennent leur repas sur le chantier, mise à disposition d’un local de
restauration (articles R4228-22 à R4228-24 du code du travail):

 Tables + chaises en nombre suffisant


 Réchaud
 Réfrigérateur
 1 robinet d’eau potable, fraîche et chaude pour 10 usagers
 Nettoyage du local et des équipements après chaque repas

Premiers Secours

Boite de secours : Les lieux de travail sont équipés d'un matériel de premiers secours
adapté à la nature des risques et facilement accessible.
Ce matériel doit faire l'objet d'une signalisation par panneaux conformes aux dispositions
prévues par l'article R4224-24 du code du travail (articles R4224-14 et R4224-23 du 1ers
code du travail).

Secouriste : Dans chaque chantier occupant vingt personnes au moins pendant plus de
quinze jours où sont effectués des travaux dangereux, un membre du personnel doit avoir
reçu obligatoirement l'instruction nécessaire pour donner les premiers secours en cas
d'urgence (article R4224-15 du code du travail).
LA COORDINATION DE LA SECURITE
OBJET
Les opérations de BTP sont désormais soumises dès leur conception à la coordination en
matière de sécurité et de protection de la santé pour éviter ou limiter les risques professionnels
engendrés par la Co-activité des entreprises.

A QUOI SERT LA COORDINATION DE LA SECURITE ?


La coordination de la sécurité a pour objet d’intégrer la prévention des accidents du travail dès
la phase de conception de l’ouvrage. Elle contribue à éviter ou limiter les risques engendrés par
:
 la Co-activité de deux ou plusieurs entreprises intervenant dans une opération de
bâtiment ou de génie-civil (TP), de façon simultanée ou successive.
 au cours des opérations d’entretien ultérieur des ouvrages.

QUELS SONT LES TRAVAUX CONCERNES PAR LA COORDINATION ?


La coordination en matière de sécurité et de protection de la santé doit être mise en place pour
toute opération de bâtiment ou de génie-civil, faisant appel à deux ou plusieurs entreprises,
entreprises sous-traitantes et travailleurs indépendants inclus.

QUI CHOISIT ET DESIGNE LE COORDONNATEUR ?


Seul le maître d’ouvrage a le pouvoir et l’obligation de choisir et désigner le coordonnateur.

QUI PEUT ÊTRE COORDONNATEUR ?


Le coordonnateur est une personne physique, ou une personne morale dès lors que celle-ci
peut affecter une personne physique compétente à l’exercice de la mission de coordination Le
maître d’ouvrage, le maître d’œuvre, l’entreprise intervenant sur le chantier, ou toute personne
ou organisme extérieur peuvent être coordonnateur .

UNE ENTREPRISE DU BTP PEUT-ELLE SE VOIR CONFIER LA MISSION DE


COORDINATION ?
OUI, dès lors qu’elle peut désigner un collaborateur, personne physique compétente, pour
assurer cette mission. Le coordonnateur, aux sens contractuel et réglementaire, demeurant
l’entreprise signataire du contrat de coordination de la sécurité.

QUI REMUNERE LE COORDONNATEUR ?


Le maître d’ouvrage doit rémunérer le coordonnateur sur la base d’un contrat, qui doit être
indépendant du contrat principal
L’article R 4532-20 du décret est précis :
« La mission de coordination fait l’objet de contrats ou d’avenants spécifiques écrits. Elle est rémunérée
distinctement. La rémunération tient compte notamment, du temps passé sur le chantier par le
coordonnateur et le cas échéant, des frais de fonctionnement occasionnés par la mise en place du collège
interentreprises de sécurité, de santé, et des conditions de travail et en particulier des frais de secrétariat».

LE MAITRE D’OUVRAGE PEUT-IL PREVOIR DE FAIRE SUPPORTER LE COÛT DE LA


COORDINATION AU COMPTE PRORATA ?
NON, pour des raisons identiques à celles mentionnées ci-dessus.
QUEL EST LE ROLE DU COORDONNATEUR ?

Le coordonnateur évolue au sein d’une équipe d’intervenants en optimisant leurs possibilités en


matière de prévention des risques professionnels. Le coordonnateur ne se substitue pas à eux,
il « ne fait pas » mais il « fait faire ». Il est en fait le conseiller « expert en prévention » du maître
d’ouvrage.
Le coordonnateur doit savoir écouter. Sur la plupart des chantiers, sa présence ne sera pas
permanent; il ne peut pas et ne doit pas se substituer à l’entrepreneur dans l’exercice de son
autorité d’employeur.
Ni agent de sécurité, ni inspecteur du travail, il n’est pas un décideur, mais un conseiller, dont
l’autorité se fonde sur une compétence technique et des qualités relationnelles.

LE PGC
A partir des diverses méthodes d’exécution envisagées par le Maître d’œuvre, le coordonnateur
repère dans le projet, au fur et à mesure de son élaboration, les principaux risques potentiels de
co-activité correspondants, voire ceux dus à l’interférence avec d’autres opérations. Ceci le
conduit à répertorier les principales mesures de prévention que les intervenants devront
respecter. Ces éléments constituent, en accord avec le Maître d’Ouvrage, la base du PGC plan
general de coordination

LE COORDONNATEUR PEUT-IL OBLIGER LE PORT DU CASQUE OU D’AUTRES


EQUIPEMENTS DE PROTECTION INDIVIDUELLE ?
NON, car le port du casque comme tout équipement de protection individuelle relève de
l’autorité du chef d’entreprise et de son obligation d’évaluer les risques, à moins que cela ne
soit justifié et expressément précisé dans le PGC ou le PGC simplifié, s’il s’agit de prévenir
des risques importés inévitables et communs aux entreprises.

QUE DOIT FAIRE L’ENTREPRISE EN CAS DE DESACCORD AVEC LES OBSERVATIONS


CONSIGNEES PAR LE COORDONNATEUR SUR LE REGISTRE-JOURNAL ?
Elle doit signer le registre-journal avec réserve, et expliquer ses raisons soit sur le registre
journal, soit par courrier adressé au coordonnateur, et suivant le cas informer le maître
d’ouvrage ou lui demander son arbitrage.

QUELLES SONT LES RESPONSABILITES DU COORDONNATEUR ?


En termes de responsabilité civile, le coordonnateur a les mêmes responsabilités que les autres
intervenants sur chantier.
Pénalement, il peut être condamné comme toute personne pour atteinte à la vie de la personne,
à l’intégrité physique, ou à la mise en danger de la personne, s’il n’a pas accompli toutes les
diligences normales compte tenu de la nature de sa mission, de ses compétences et du pouvoir
et des moyens dont il disposait (Loi du 13 mai 1996).
Au titre du code du travail, il n’est pas pénalement responsable.
Cadrage juridique de la sécurité du travail :
La sécurité du travail est régie au Maroc par deux lois, à savoir :

 La loi n° 65-99 relative au Code du travail : Date d’Entrée en vigueur 8 juin 2004 qui
aborde plusieurs aspects :

o Responsabilité de l’employeur en matière de santé et de sécurité au travail,


o Age minimum du travail (15 ans),
o Protection du salarié du licenciement,
o Protection des handicapés,
o Réduction de la durée de travail,
o Règles générales d’hygiène et de sécurité,
o Organisation des services médicaux de travail,
o Missions du médecin de travail,
o Institution du conseil pour la médecine et la prévention des risques
professionnels,
o Création des comités d’hygiène et de sécurité,
o Rôle des médecins inspecteurs du travail.

 Et Le Dahir du 12 août 1913 (B.O. 12 septembre 1913), formant Code des


Obligations et des contrats (COC)

Normes de sécurité.
Les normes qui traitent les aspects de la sécurité ne sont pas nombreuses et surtout celles qui
se rapportent à la sécurité des chantiers de construction. Les domaines normalisés sont :

 l’incendie ;

 les engins de manutention : Grues et appareils de levage

 les équipements de protection individuelle.

Les risques majeurs des chantiers de construction sont nombreux et par conséquent il ya
nécessité de développer des normes relatives de sécurité pour permettre aux différents
opérateurs de les appliquer comme mesures principales de réduction ou d’élimination des
dangers et des accidents de chantiers.

Assurances.
Les assurances les plus souvent utilisée au Maroc dans le domaine de la construction sont au
nombre de 3 :

 L’assurance responsabilité civile professionnelle pour les dommages causés à des


tiers dans l’exercice de sa fonction ;

 L’assurance tous risques chantier pour les dommages à l’ouvrage avant réception ;

 L’assurance RC Décennale pour les dommages survenant dans les dix ans suivant la
réception.
PLAN D’HYGIENE ET DE SECURITE (P-H-S) :

En matière d’hygiène et de sécurité des travailleurs, un document sur les moyens et


les dispositions doit être remis lors de l’installation. Les éléments suivants doivent
être précisés :

 Eau potable,
 Sanitaires,
 Infirmerie,
 Conditions de baraquement.
 Cantine éventuellement.
 De même, les équipements de sécurité (casques, ceinture, bottes, lunettes, habillement,
gants, masques, etc.) doivent être assurés.

TYPE DE PLAN D’HYGIENE ET DE SECURITE

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