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CHAPITRE VI : Transmission de mouvement

CHAPITRE VI : Transmission de mouvement

VI.1 Généralités :
Une transmission est un ensemble d’organe qui permet de transmettre un mouvement. Ce mouvement
est modifié de manière à être :
 A transformé un mouvement de rotation et mouvement de translation.
 A augmenté ou a réduire la vitesse de rotation de sortie par rapport à la vitesse d’entré du
mouvement de rotation.
 A augmenter où réduire le couple de sortie par rapport au couple d’entrer du mouvement de
rotation.

Il existe différent type de transmission suivant les besoins et les charges ou condition de transmission :

 Transmission par engrenage.


 Transmission par chaîne.
 Transmission par engrenage conique.
 Transmission par vis sans fin.
 Transmission par courroie.
 Transmission par crémaillère.
 Transmission par cardan.
VI.2 Rapport de transmission.
Le rapport de transmission est comme il indique un rapport entre l’élément de sortie et l’élément
d’entrée. Le type de rapport dépend du type de transmission, c’est pour cela qu’à chaque type de
transmission j’indiquerais ces caractéristiques et le calcul du rapport de transmission.
a)- Le rapport de transmission entre deux roues dentées 1 et 2.

N 2  2 Z1 C1 D1
r    
N1 1 Z 2 C 2 D2

VI.2 Transmission par engrenage :


Fonction globale
La fonction globale d’un engrenage est de transmettre un mouvement de rotation par obstacles en
changeant ses caractéristiques.

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 Qu’est ce qu’un engrenage ?


L’engrenage est un mécanisme élémentaire constitué de deux roues dentées mobiles autour d’axes de
position relative invariable, et dont l’une entraîne l’autre par l’action de dents successivement en
contact.

Les deux roues sont conjuguées : la plus petite est le pignon, la plus grande la roue.
Remarque : Une roue à rayon infini est une crémaillère.
 Utilisation : On les utilise pour transmettre un mouvement et une puissance entre deux arbres
parallèles ou non, concourants ou non et perpendiculaire ou non. Pour un prix de revient modéré, ils ont
pour avantage un excellent rendement et un encombrement plutôt faible. Ils sont dans certains cas
irréversibles.
 Les engrenages peuvent avoir diverses utilités :
- Réduction et/ou variation de la fréquence de rotation entre deux arbres.
- Réduction / Augmentation du couple moteur.
- Transmission d’un mouvement de rotation.
- Transformation des caractéristiques d’un mouvement.
VI.3 Les différents types d’engrenages
Suivant la fonction qu’ils ont à réaliser, les engrenages peuvent avoir différentes formes et différentes
caractéristiques de denture. Il y a 3 catégories d’engrenages :

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a)- Engrenage droite à axe parallèle b)- Engrenage conique c)- Engrenage gauche
VI.3.1 Les Engrenages droites à denture droite
 Caractéristiques des dentures :
Les plus simples et les plus économiques, ils sont utilisés pour transmettre la puissance et le mouvement
entre deux arbres parallèles. Les dents des roues de l’engrenage sont parallèles à l’axe de rotation des arbres.
Il y a engrènement « couple de dents » par « couple de dents » ce qui entraîne des chocs d’engrènement.
Leur utilisation est généralement bruyante et génère des vibrations.

K : coff

de
Largeur
de dent

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 Le module (m) : le module d’une denture est la valeur qui permet de définir les caractéristiques d’une
roue dentée. C’est le rapport entre le diamètre primitif de la roue et le nombre de ses dents. Le module
est une grandeur normalisée.
Remarque :
L’épaisseur de la dent et sa résistance dépend du choix du module. Ce choix ne doit pas être improvisé
mais doit se faire après un calcul de RDM

 Modules normalisés (mm)

 Le diamétre primitif (dp) d p  m.Z

Les diamètres primitifs de deux roues dentées formant un engrenage sont des cercles fictifs tangents.
 Expression de l’entraxe (a) :

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Exemple 
Soit un engrenage constitué d’un pignon 1 et d’une roue 2. La roue 2 est
montée sur l’arbre récepteur dont la fréquence de rotation n2 doit être égale à
500 tr/min Le nombre de dents du pignon 1 est Z1 = 40, et le nombre de
dents de la roue 2 est Z2 = 120. Les deux pignons ont pour module m = 4.
- Déterminer les caractéristiques des dentures.

VI.3.2 Les Engrenages droites à denture hélicoïdale


Ils transmettent un mouvement et une puissance entre deux arbres parallèles. L’angle d’inclinaison de la
denture est le même pour les deux roues, mais de sens opposé. Leurs axes peuvent êtres orthogonaux (cas
des engrenages gauches).
 Caractéristiques des dentures : plus complexes, à taille égale, ils sont plus performants que les
précédents pour transmettre puissance et couple. Du fait d’une meilleure progressivité et continuité de
l’engrènement (2, 3, ou 4 dents toujours en prise), ils sont aussi plus souples et silencieux. L’inclinaison de
la denture engendre des efforts axiaux suivant l’axe de l’arbre qui doivent être supportés par les paliers.

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Les Engrenages droites à


denture hélicoïdale

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VI.3.3 Les engrenages coniques


C’est un groupe important utilisé pour transmettre un mouvement entre deux axes non parallèles dont les
axes sont concourants. Les axes à 90 ° sont les plus courants.
Les surfaces primitives ne sont plus des cylindres mais des cônes (cônes primitifs). Les cônes sont
tangents sur une ligne MM’ et leur sommet commun est le point S. c’est aussi le point d’intersection des
axes de rotation des deux roues.

On distingue :
 Les engrenages coniques à denture droite :

Les plus simples et les plus utilisés. Pour des fréquences de


rotation élevées, ils présentent les mêmes inconvénients que les
engrenages à denture droite.

 Les engrenages coniques à denture spirale :

Ils permettent de diminuer les bruits à très grande vitesse et


assurent une plus grande progressivité de transmission.

 Les engrenages hypoïdes

Les axes de roues sont orthogonaux mais non concourants. Ils


constituent une variante complexe des précédents avec les mêmes
qualités générales.

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VI.3.4 Les engrenages gauches (à vis sans fin)


La transmission du mouvement se fait entre deux arbres orthogonaux. Ces engrenages permettent de
grands rapports de réduction (jusqu’à 1/200) et offrent des possibilités d’irréversibilité. Ils constituent les
engrenages à l’engrènement le plus silencieux et sans chocs. En contrepartie le glissement et le frottement
important provoquent un rendement médiocre.
 Caractéristiques cinématiques et géométriques

Les caractéristiques de la roue sont celles d’une roue dentée à denture hélicoïdale. Le paramètre Zv
représente le nombre de filets de la vis (de 1 à 8 filets, parfois plus). Le pas axial Px mesure la distance

(suivant l’axe) entre deux filets consécutifs de la vis. Le pas de l’hélice PZ représente le pas du filet ou d’un
des filets de la vis. ( Pz  Z v .Px et tan  R  PZ / ndV ).

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VI.4 Trains d’engrenages


a)- Définitions :
Les trains d’engrenages sont utilisés dans une grande quantité de machines et mécanismes divers.
Une machine est souvent constituée d’un ensemble moteur et d’un ensemble récepteur. On appel chaîne
cinématique, la chaîne de transmission de mouvement partant du moteur et allant jusqu’au récepteur. Les

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trains d’engrenage font souvent partie intégrante de cette chaîne cinématique. Ils ont pour fonction d’adapter
la fréquence de rotation entre le moteur et le récepteur.

Les trains d’engrenages sont souvent constitués d’engrenages cylindriques.


Mais il faudra distinguer :
 Les engrenages à contact EXTERIEURS.
 Les engrenages à contact INTERIEURS.

Remarque : D’une manière générale dans chaque couple de roues, on appelle « roue menante » la roue
dentée motrice et « roue menée » la roue dentée réceptrice.
b)- Rapport de transmission d’un train d’engrenage :
Un train d’engrenages comporte une ENTREE, liée au MOTEUR et une (ou plusieurs) SORTIE liée au
RECEPTEUR.
On appel rapport de transmission noté « i » le rapport entre la fréquence de rotation à la sortie du train
par la fréquence de rotation à l’entrée.
 Sortie N Sortie
Rapport de transmission : i  
 Entrée N Entrée
 Raison du train d’engrenage : la raison (r) d’un train d’engrenage exprime le rapport entre le produit
du nombre de dents des roues menées et le produit du nombre de dents des roues menantes.

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 y exprime le nombre de contacts extérieurs.


 (-1)y permet de savoir s’il y a inversion du sens de rotation de l’arbre d’entrée.

Remarque : Dans un train simple, la raison du train (r) est égale au rapport de transmission (i) de ce même
train. r  i

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Exemple  :
Soit le train d’engrenage suivant :

On donne :
Fréquence de rotation du moteur N entrée = 1500 tr/min Z1 = 30 dts Z4 = 18 dts Z7 = 19 dts
Dans notre exemple, le train comporte : Z2 = 40 dts Z5 = 32 dts
- Une entrée MOTEUR. Z3 = 28 dts Z6 = 122 dts
- Une sortie 1 pour entraîner un récepteur 1.
- Une sortie 2 pour entraîner un récepteur 2.
Question : Etudier de la chaîne cinématique entre le moteur et la sortie 1 et entre le moteur et la sortie2

c)- Transmission de puissance à travers un train d’engrenage :


 Puissance d’entrée et de sortie d’une chaîne cinématique : Les trains d’engrenages transmettent la
puissance du moteur situé à l’entrée jusqu’au récepteur situé à la sortie.
La puissance fournie par le moteur à l’arbre d’entrée « Pmoteur » est donnée par la relation suivante :

Avec :

Pmoteur : Puissance fournie par le moteur à l’arbre d’entrée de la chaîne cinématique en Watt.
C moteur : Couple fourni par le moteur à l’arbre d’entrée de la chaîne cinématique en N.m.
ωmoteur : Fréquence de rotation du moteur (arbre d’entrée) en rad/s

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 De même, la puissance disponible pour le récepteur à la sortie de la chaîne cinématique « Précepteur »
est donnée par la même relation.

Avec :

Précepteur : Puissance utile (disponible) pour le récepteur en Watt. P


Crésistant : Couple résistant appliqué par le récepteur sur l’arbre de sortie de la chaîne cinématique en N.m.
ωsortie : Fréquence de rotation de l’arbre de sortie de la chaîne cinématique en rad/s
d)- Rendement d’un d’engrenage:

Un train d’engrenage est constitué d’un ou plusieurs engrenages. Le frottement au contact entre les dents
entraîne une perte de puissance. Cette énergie perdue est transformée en chaleur.
Les calories ainsi générés sont transportés par le lubrifiant (huile ou graisse) jusqu’à la paroi du carter afin
d’y être évacué par conduction dans l’atmosphère.
Un engrenage constitué d’un pignon « 1 » et d’une roue « 2 » aura un rendement noté η 12
Le rendement est proche de 100% pour les engrenages cylindriques à denture droite bien lubrifiés.
120.98 (98%)
 Relation entre la puissance d’entrée et la puissance de sortie d’une chaîne cinématique:
Définition :
 En admettant que le rendement global de la chaîne cinématique est de 100% alors :

 En admettant que le rendement global de la chaîne cinématique est inférieur à 100% alors :

 Relation entre le couple d’entrée et le couple de sortie d’une chaîne cinématique:


 A partir de la relation de puissance entrée sortie :

 Et des deux relations suivantes :

 Nous obtenons :

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D’où :

 Nous savons que le rapport de transmission est donné par la relation suivante :

 Alors on obtient la relation entre le couple moteur et le couple récepteur


:
VI.3 Transmissions par poulies et courroies :
1- Fonction : Transmettre par adhérence, à l’aide d’un lien flexible « courroie », un mouvement de
rotation continu entre deux arbres éloignés.
Silencieuses, elles sont surtout utilisées aux vitesses élevées avec de grands entraxes possibles entre poulies.
La tension initiale des courroies est indispensable pour garantir l'adhérence et assurer la transmission du
mouvement.
VI.3.1 PRINCIPAUX TYPES DE COURROIES :
Un système à entraxe réglable ou un dispositif annexe de tension (galet enrouleur, etc.) est souvent
nécessaire pour régler la tension initiale et compenser l'allongement des courroies au cours du temps.
À l'exception des courroies crantées, en fonctionnement normal, il existe un léger glissement de la courroie
sur les poulies amenant une imprécision du rapport de transmission ; celui-ci n'est pas exactement égal au
rapport des diamètres des deux poulies.

Principe d'une transmission Inverseurs.


par poulie courroie.

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Règle : Quand une courroie quitte une poulie elle doit se trouver dans le plan médian de la poulie réceptrice.

Cas d'arbres perpendiculaires.

Courroies rondes : Elles sont surtout utilisées dans les petits mécanismes.

Courroies rondes : exemple de configuration

1. Courroies plates
Très silencieuses, elles permettent de grands rapports de réduction et sont surtout utilisées aux grandes
vitesses (80 à 100 m/s) sous de faibles couples.
Elles absorbent bien les vibrations torsionnelles, ce qui autorise les grands entraxes et les grandes
longueurs. Elles ont un très bon rendement (≈ 98 %, comparable aux engrenages). Le bombé des poulies
permet un meilleur guidage et une meilleure stabilité de la courroie et compense dans une certaine mesure
un désalignement initial.

Courroie plate. Matériaux :


polyuréthane (< 25 m/s), polyester, aramide revêtu silicone (< 80 m/s)...
a)- Rapport de transmission :

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[tr/min] , [m/s].

Nd : vitesse de la petite poulie en tr/min


ND : vitesse de la grande poulie en tr/min
ωd et ωD : vitesses angulaire en rad/s
d : diamètre d'enroulement petite poulie
D : diamètre d'enroulement grande poulie
Cd : couple sur la petite poulie en N.m
CD : couple sur la grande poulie en N.m b)

Cinématique

b)- Étude dynamique


Cette étude peut être généralisée aux autres courroies.
Données :
T : tension du brin tendu (en N)
t : tension du brin mou « t <T » (en N)
T0 : tension initiale de la courroie (en N)
f: coefficient de frottement entre poulie et courroie
P : puissance transmissible (en W)
V : vitesse (linéaire) de la courroie (en m/s)
m : masse de 1 m de courroie (kg/m)
θ= θd: arc d'enroulement sur la petite poulie (en rad)
Hypothèse : les forces de frottement entre poulie et courroie sont supposées uniformes sur toute la longueur
de l'arc d'enroulement.
Rapport entre les tensions T et t
Cas 1 : effets de la force centrifuge sur la courroie négligés
Après une étude statique on obtient :

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Cas 2, en tenant compte de la force centrifuge (F) sur la courroie

Couples transmis

1- Sur la grande poulie : Efforts de tension.


2- Sur la petite poulie :

Tension t maximale admissible (Tmaxi) :


Si T0 est la tension initiale (appliquée au moment de l'installation) lorsque la courroie tourne à vide (T
≈ t ≈ T0), en fonctionnement sous charge on a :
T = T0 + ζf (pour le brin tendu)
t = T0- ζF (pour le brin mou)
Après addition des deux : T0 = ½(T + t).
T est maximale lorsque t est minimale (t = 0) : Tmaxi = 2T0

Tension initiale d'une courroie.

Puissances transmissibles
En fonctionnement normal:

Puissance maximale transmissible (cas ou Tmaxi = 2T0) : P = (Tmaxi-tmini).V= (2T0-0).V=2T0.V


En pratique on pose :

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Avec : P en watts, T0 en N, V en m/s.
Kp : coefficient correcteur fonction du diamètre de la poulie
Kv : coefficient correcteur fonction de la vitesse (V) de la courroie
Ks : coefficient correcteur fonction des conditions de service (tableau 1. ci-après)
On peut poser Pb = 2.Kp.Kv.T0.V = puissance de base de la courroie avec la condition [P.Ks ≤ Pb].
2. Courroies trapézoïdales :
Les courroies trapézoïdales sont les plus utilisées ; à tension égale elles transmettent une puissance plus
élevée que les courroies plates (conséquence de la forme en V augmentant la pression de contact et par là
l'effort transmissible).
Si une puissance élevée doit être transmise on peut utiliser plusieurs courroies en parallèles sur la même
poulie (avec 1, 2, 3..., 10 gorges).
Le montage nécessite un bon alignement des poulies et un réglage de l'entraxe pour le montage et le
démontage.

Principales familles de courroies trapézoïdales.

10. Efforts presseurs exercées par la gorge d'une poulie sur une courroie trapézoïdale.
Remarque:
- Pour obtenir de bons résultats et une bonne transmission, la courroie doit aller suffisamment vite
(environ 20 m/s).
Les problèmes apparaissent au-dessus de 25 m/s et en dessous de 5 m/s (schématiquement 4 000 tr/min
est une bonne vitesse ; des problèmes au-dessus de 5 000 tr/min et au-dessous de l000 tr/min).
- Contrairement aux courroies plates, les grands entraxes sont à éviter car les vibrations excessives du
brin mou diminue la durée de vie et la précision de la transmission [indications : α < 3(D+d)].

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Séries classiques et étroites. Montage sur une poulie


(β = 32°, 34°, 36°, 38°).

La série étroite (SPZ, SPA...) permet des transmissions plus compactes que la série classique (Z, A, B...)
; les courroies sont plus flexibles et les calculs identiques. Un crantage intérieur augmente la flexibilité et la
capacité à dissiper la chaleur aux hautes vitesses.
Les courroies striées ont une action coinçante moins marquée et leur fonctionnement se rapproche plus
de celui des courroies plates.
a) Étude générale
Elle est identique à celle des courroies plates sauf que d et D sont remplacés par dp et Dp , diamètres
primitifs des poulies, et que β intervient.
Indication : 3 ≤ T/t ≤ 5 et le plus souvent T≈5t

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b) Calcul des courroies trapézoïdales

Ligne primitive d'une courroie trapézoïdale.


Le principe est résumé par l'organigramme suivant :

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Le graphe ci-dessous représenté la gamme des puissances transmissibles par type de courroie.

Remarque :
Plus le diamètre des poulies est grand, plus la durée de vie est grande. Les puissances de base (P b)
indiquées tableau 4, en tiennent compte et sont déterminées pour un angle d'enroulement de 180°. Le
coefficient Kθ permet de faire les corrections pour des angles d'enroulement différents.

Plus la longueur de la courroie est grande, plus la durée de vie est élevée (chaque tronçon de courroie
travaillant moins) ; le coefficient KL permet de faire les corrections.

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Données :
Nd : vitesse de la petite poulie (tr/min)
ND : vitesse de la grande poulie (tr/min)
dp : diamètre primitif de la petite poulie
Dp : diamètre primitif de la grande poulie
L : longueur primitive de la courroie
lp : largeur primitive de la section de la courroie
V : vitesse linéaire de la courroie (m/s)
P : puissance réelle à transmettre (W)
Ps : puissance de service ou puissance corrigée
Pb : puissance de base de la courroie
Pa puissance admissible par la courroie
KL : coefficient correcteur fonction de la longueur primitive Lp
Ks : coefficient correcteur lié aux conditions de service de la transmission
Kθ coefficient correcteur fonction de l'angle d'enroulement θ
θ= θd: angle d'enroulement sur la petite poulie

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Exemple d’application  :
Déterminer les courroies transmettant une puissance de 10 kW entre un moteur électrique (1 500 tr/min)
et une machine de production (600 tr/min) travaillant de 6 à 15 h/jour. Si On adopte un Ks de 1,3 pour
l'installation.
3. Courroies crantées (ou synchrones)
On peut les considérer comme des courroies plates avec des dents. Elles fonctionnent par engrènement,
sans glissement, comme le ferait une chaîne mais avec plus de souplesse.
Contrairement aux autres courroies, elles supportent bien les basses vitesses et exigent une tension initiale
plus faible.

Exemple de transmission
par courroie crantée.
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La gamme des puissances transmissibles La gamme de puissance de base des 25


des courroies crantées. courroies crantées.
CHAPITRE VI : Transmission de mouvement

Calcul des courroies crantées


II est analogue à celui des autres courroies.
Rapport de transmission

Avec :
Zd : nombre de dents de la petite poulie
ZD : nombre de dents de la grande poulie
Puissance de service : Ps = P.Ks (Ks par tableau 1)
Détermination du pas, ou du type de la courroie par l'intermédiaire du graphe 4 (à partir de Ps et Nd la
vitesse de la petite poulie).
Vitesse linéaire V de la courroie : V = Nd.p.Zd/60
Remarque : π.d =p.Zd = circonférence primitive de la petite poulie.
Puissance de base (Pb) de la courroie choisie par l'intermédiaire du graphe 5 ; les Pb indiquées le sont pour
une largeur de référence de 5 mm.
Choix de la largeur de la courroie sachant que Pb.Kb ≥ Ps
Kb coefficient correcteur fonction de la largeur des courroies (tableau ci-dessous).

Remarque : si l'on a moins de 6 dents en prise (Zpr < 6) sur la petite poulie, il faut utiliser le coefficient
correcteur supplémentaire Kz (PbKb.Kz ≥ Ps).

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CHAPITRE VI : Transmission de mouvement

VI.4 - Transmissions par roues et chaînes


Les chaînes sont utilisées en transmission de puissance mais aussi en manutention et convoyage et dans
de nombreuses réalisations. Fabricant : Sedis...
VI.4.1- Principales caractéristiques
- Rapport de transmission constant (pas de glissement).
- Longues durées de vie.
- Aptitude à entraîner plusieurs arbres récepteurs en même temps à partir d'une même source.
- Sont essentiellement utilisées aux « basses » vitesses (moins de 13 m/s pour les chaînes à rouleaux, moins
de 20 m/s pour les chaînes silencieuses).
- Montage et entretien plus simples que celui des engrenages et prix de revient moins élevé.
Comparaison avec les courroies :
- Sont plus bruyantes.
- Présentent des durées de vie plus élevées.
- Supportent des forces de tension plus élevées.
- « Tournent » moins vite.
- Supportent des conditions de travail plus rudes (températures plus élevées...).
- Nécessitent une lubrification.

VI.4.2 Chaînes à rouleaux


Les chaînes à rouleaux sont les plus utilisées en transmission de puissance ; elles ont des vitesses limites
de 12 à 15 m/s ; leurs rapports limites de transmission vont de 6 à 9.
Configuration usuelle : chaîne et roues dans un même plan vertical (dans un plan horizontal la chaîne «
saute »). La série A (08A...) est d'origine USA, la B européenne.

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CHAPITRE VI : Transmission de mouvement

Chaîne à rouleaux.
Principaux constituants Principales dimensions

a)- Inconvénient, l'effet de corde :


Il se fait sentir aux vitesses élevées avec des roues ayant un faible nombre de dents. Suivant l'angle de
rotation, la distance entre la chaîne et le centre de la roue varie, ce qui provoque des irrégularités de
transmission et des vibrations

Dimensions des chaînes à rouleaux (NF ISO 606)

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Désignation : 16B-1 (simple) ; 16B-2 (chaîne double).

Engrènement entre chaîne et pignon.


Compromis : à partir et au-dessus de 17, 19 ou 21 dents les résultats (durée de vie, bruit...) sont convenables
(fig. ci-dessous) et utilisation d'un coefficient Kx pour les calculs.

Principe de l'effet de corde

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