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Voilement de cisaillement des âmes de poutres

VOILEMET DE CISAILLEMET DES ÂMES DE POUTRES

1 ITRODUCTIO

Le voilement de cisaillement des âmes de poutres fléchies est un phénomène


d’instabilité. Les âmes cisaillées peuvent être considérées prémunies contre les risques de
voilement si leur élancement géométrique respecte la condition :

d 235
≤ 30 ⋅ε ⋅ kτ (ε = )
tw fy
avec :
5,34
kτ = 4 + si a/d < 1
(a d ) 2
et :
4
kτ = 5,34 + si a/d ≥ 1
(a d )2
où : d = hauteur de l’âme ;
tw = épaisseur de l’âme ;
a = espacement des raidisseurs transversaux.
En absence de raidisseurs transversaux, le rapport (a/d ) peut être considéré comme
infini et cette même condition s’écrit alors :
d
≤ 69ε
tw
Il est facile de vérifier, dans les catalogues donnant les caractéristiques géométriques
des profilés laminés normalisés, que pour tous les profils IPE, HEA, HEB,…, qui constituent
l’essentiel des profils utilisé en bâtiment, on a bien d t ≤ 69ε , ce qui signifie qu’une
w
vérification au voilement n’est pas nécessaire. En revanche, elle le sera pour tous les profilés
reconstitués soudés (PRS), dans lesquels « d » est la hauteur de l’âme entre semelles.
Dès lors que l’élancement géométrique de l’âme dépasse les limites fixées, une justification
de la stabilité au voilement doit être établie, et dans ce cas, des raidisseurs transversaux
doivent être obligatoirement disposés au droit des appuis.

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2 COTRAITE CRITIQUE DE VOILEMET PAR CISAILLEMET

σt σc
d tw
σc σt

On considère un panneau constitué d’une tôle plane d’épaisseur tw de hauteur d et de


longueur a , supposé articulé sur son contour et soumis à des contraintes de cisaillement sur ce
même contour.
La valeur critique de la contrainte de cisaillement pour laquelle apparaît l’instabilité par
voilement est :

2
 tw
π 2E 
τ cr = kτ 
2  d


12(1 − ν )  
avec :
5,34
kτ = 4 + si a/d < 1
(a d ) 2
et :
4
kτ = 5,34 + si a/d ≥ 1
(a d )2

3 VÉRIFICATIO DU VOILEMET PAR CISAILLEMET

On est conduit à définir un élancement réduit, propre à l’instabilité des panneaux


cisaillés :

fy d
3 tw
λw = =
τ cr 37,4 ⋅ ε ⋅ kτ

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Concrètement, il est défini une résistance au voilement de cisaillement du panneau par le biais
de la formule :

τ ba
Vba .Rd = d ⋅ t w ⋅
γ M1

où τ ba est la valeur ultime de la contrainte de cisaillement, dite résistance post - critique


simple au cisaillement, définie en fonction de l’élancement réduit par les dispositions
suivantes :

fy
• pour λ w ≤ 0,8 τ ba =
3

• pour 0,8 < λ w < 1,2 τ ba [ (


= 1 − 0,625 λ w − 0,8 ⋅ )] fy
3
0,9 f y
• pour λ w ≥ 1,2 τ ba = ⋅
λw 3
On vérifie alors que :

V Sd ≤ Vba . Rd

4 ITERACTIO ETRE EFFORT TRACHAT ET MOMET


FLÉCHISSAT

Les interactions entre sollicitations peuvent être négligées dans deux situations
opposées :
• lorsque l’effort tranchant sollicitant n’excède pas la moitié de la résistance ultime
au voilement de cisaillement Vba. Rd ;
• lorsque le moment fléchissant peut être équilibré par une section réduite aux seules
semelles de la poutre.
Dans les situations intermédiaires, une formule de raccordement fournit la limite que le
moment fléchissant appliqué doit respecter:

   2V  
2
M
≤ min  f . Rd
(
+ M pl .Rd − M f . Rd ) ⋅ 1 −  Sd
− 1   
M Sd   ba .Rd
V   
 
 M C . Rd 

M pl . Rd : moment de résistance plastique du profil complet ;


M f . Rd : moment de résistance plastique de la section transversale composée seulement des
deux semelles.

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5 CALCUL DES RAIDISSEURS

Les règles CCM97 assignent aux raidisseurs transversaux intermédiaires une rigidité
minimale dans la direction normale au plan de l’âme de façon à garantir leur efficacité vis-à-
vis du voilement de cisaillement. Les seuils d’inertie suivants sont fixés :

2
d a
• 1,5 ⋅ d ⋅ t w3 ⋅  si < 2
 a d
a
• 0,75 ⋅ d ⋅ t w ⋅ ≥ 2
3
si
d
La résistance au flambement de ces mêmes raidisseurs doit également être établie dans
les hypothèses suivantes :

tw

• on retient une section droite constituée


15.εε .tw
du raidisseur lui- même et de deux
largeurs d’âme participantes 15.εε .tw
disposées de part et d’autre du
raidisseur, sous réserve qu’une telle
largeur soit effectivement présente ; 15.εε .tw

• la longueur de flambement est prise


égale au moins à 0,75 d et il est fait
usage de la courbe c de flambement ; d ≥ 0,75 d

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• l’effort normal de compression dans le raidisseur est pris égal à l’effort tranchant régnant à
son aplomb diminué de la part équilibrée en cisaillement pur sur la hauteur de l’âme :

τ bb
 S = V Sd − t w ⋅ d ⋅ >0
γ M1

où τ bb est la résistance initiale au voilement de cisaillement, définie en fonction de


l’élancement réduit par les dispositions suivantes :

fy
• pour λ w ≤ 0,8 τ bb =
3

• pour 0,8 < λ w < 1,25 τ bb [ (


= 1 − 0,8 λ w − 0,8 ⋅ )] fy
3
1 fy
• pour λ w ≥ 1,25 τ bb = 2

λw 3

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