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BULLETIN OFFICIEL DES DOUANES ET DES IMPOTS N°2002/06/16

DIFFUSION GENERALE 0.1.0.0.1.2.


Documents Administratifs

(IMPOTS)

Texte n° DGI 2002/59

NOTE COMMUNE N° 37/2002

O B J E T: Commentaire des dispositions des articles de 81 à 88 du code des


droits et procédures fiscaux relatives aux sanctions fiscales
administratives.
ANNEXE : Exemples d’illustration

RESUME
Les sanctions fiscales administratives

Les dispositions des articles de 81 à 88 du code des droits et procédures


fiscaux ont prévu les sanctions fiscales administratives suivantes :

1. Pénalité de retard dans le paiement de tout ou partie de l’impôt :

Cette pénalité est due au taux de :

- 0,75% par mois ou fraction de mois de retard en cas de paiement


spontané de l’impôt et avant l’intervention des services du
contrôle fiscal;

- 1% par mois ou fraction de mois de retard en cas de constatation


du retard suite à l’intervention des services du contrôle fiscal et
de paiement de l’impôt exigible dans les 30 jours qui suivent la
date de la reconnaissance de dette à condition que ladite
reconnaissance ait lieu avant l’expiration de la phase de
conciliation judiciaire,

- 1,25% par mois ou fraction de mois de retard dans les autres


cas.

D.G.I 441
Le montant minimum de cette pénalité est fixé à 5 Dinars par
déclaration et par impôt.

2. Pénalité de retard due en cas de défaut de déclaration dans les délais


légaux des revenus ou bénéfices exonérés de l’impôt ou soumis à une retenue
libératoire, et ce, qu’il s’agisse d’une déclaration spontanée ou d’un retard de
déclaration constaté par les services de contrôle fiscal. Cette pénalité est due
au taux de 0,75% par mois ou fraction de mois.
Le montant minimum de cette pénalité est fixé à 5 dinars.

3. Pénalité pour défaut de retenue à la source ou pour retenue


insuffisante :

Cette pénalité est égale au montant de l’impôt non retenu à la source ou


au montant des retenues non opérées. Ladite pénalité est doublée en cas de
récidive dans un délai de deux ans.

4. Pénalité pour défaut d’acquittement du droit de timbre ou pour


son acquittement d’une manière insuffisante :

Cette pénalité est égale au montant du droit de timbre non acquitté


totalement ou partiellement.

5. Pénalité de retard dans le paiement des créances fiscales


constatées dans les écritures du receveur des finances :

Cette pénalité est liquidée au taux de 1% par mois ou fraction de mois


de retard.

D.G.I. 442
Les dispositions des articles de 81 à 88 du code des droits et procédures
fiscaux ont prévu la révision des sanctions fiscales administratives dues en
cas de :
- retard dans le paiement de l’impôt,
- défaut de déclaration dans les délais légaux des revenus ou bénéfices
exonérés de l’IR ou de l’IS ou soumis à une retenue libératoire,
- défaut de retenue à la source ou retenue insuffisante,
- défaut d’acquittement du droit de timbre ou son acquittement d’une
manière insuffisante ;
- retard dans le paiement des créances fiscales constatées.

La présente note a pour objet de commenter lesdites dispositions.

I. LA PENALITE DE RETARD DANS LE PAIEMENT DE


L’IMPOT

1. Champ d’application de la pénalité de retard dans le paiement de


l’impôt

Le champ d’application de la pénalité de retard dans le paiement de


l’impôt prévue par les articles 81 et 82 du code des droits et procédures
fiscaux couvre tous les impôts, droits et taxes soumis aux dispositions dudit
code, soit tous les impôts, droits, taxes, redevances et autres prélèvements
fiscaux au profit du budget de l’Etat ou au profit des fonds spéciaux du
trésor, à l’exception des droits de timbre et des taxes dues sur les véhicules
de transport routier.

Il s’ensuit que ladite pénalité s’applique notamment :

- à l’impôt sur le revenu et à l’impôt sur les sociétés ainsi qu’aux


retenues, avances et acomptes provisionnels, dus au titre de ces deux
impôts ;
- à la taxe sur la valeur ajoutée, au droit de consommation ainsi qu’aux
autres droits et taxes dus sur le chiffre d’affaires ;
- aux droits d’enregistrement ;
- à la taxe unique sur les assurances ;
- aux droits revenant au profit du fonds de développement de la
compétitivité dans le secteur de l’agriculture et de la pêche
(redevances sur les produits de la pêche, taxe sur les fruits et légumes,

D.G.I. 443
taxe sur les viandes, taxe sur les tomates destinées à la
transformation, …)
- à la taxe de formation professionnelle,
- à la contribution au FOPROLOS.

La pénalité de retard dans le paiement de l’impôt s’applique également,


en vertu des dispositions du code de la fiscalité locale, aux droits et taxes
suivants :

- la taxe hôtelière,
- la taxe sur les établissements à caractère industriel ou commercial ou
professionnel,
- le droit de licence sur les débits de boissons.

Par ailleurs, sont exclus du champ d’application de cette pénalité les droits de
douane et les autres droits et taxes dus à l’importation (taxe sur la valeur
ajoutée, droit de consommation, …) qui demeurent régis par les dispositions
du code des douanes.

2. Taux de la pénalité de retard et modalités de sa liquidation

2.1. La pénalité exigible en cas de paiement spontané de l’impôt


après l’expiration du délai légal

2.1.1. Taux de la pénalité

L’article 81 du code des droits et procédures fiscaux a prévu


l’application d’une pénalité de retard au taux de 0,75% du montant de l’impôt
exigible par mois ou fraction de mois de retard en cas de dépôt spontané des
déclarations, actes et écrits et de paiement de l’impôt y afférent après
l’expiration des délais légaux et avant l’intervention des services du contrôle
fiscal.

2.1.2. Calcul de la période de retard

* Principe

Conformément aux dispositions de l’article 87 du code des droits et


procédures fiscaux, la période de retard est calculée à partir du premier jour

D.G.I. 444
qui suit l’expiration du délai légal imparti pour le paiement de l’impôt et
jusqu’à la fin du mois au cours duquel le paiement est effectué. (Exemple 1)

* L’exception : droits d’enregistrement sur les jugements et arrêts


La période de retard est calculée, pour les droits d’enregistrement dus sur
les jugements et arrêts, à compter du premier jour du deuxième mois qui suit
celui au cours duquel a eu lieu la notification à la partie au procès du montant
des droits d’enregistrement dus sur le jugement ou arrêt par le receveur des
finances et jusqu’à l’expiration du mois au cours duquel le paiement desdits
droits a eu lieu (Exemple 2).

2.1.3. Minimum de pénalité

L’article 86 du code des droits et procédures fiscaux a fixé le minimum


de pénalité de retard à cinq dinars par déclaration déposé après l’expiration
du délai légal et par impôt, même s’il n’y a pas d’impôt exigible (Exemple 3)

2.2. La pénalité de retard due en cas de défaut de déclaration dans


les délais légaux des revenus et bénéfices exonérés de l’impôt ou
soumis à une retenue libératoire

2.2.1. Taux de la pénalité

En vertu des dispositions de l’article 85 du code des droits et procédures


fiscaux, le défaut de déclaration dans les délais légaux des revenus et
bénéfices exonérés de l’impôt sur le revenu ou de l’impôt sur les sociétés ou
soumis à une retenue libératoire entraîne l’application d’une pénalité de retard
au taux de 0,75% par mois ou fraction de mois comme si lesdits revenus ou
bénéfices étaient soumis à l’impôt.

La pénalité de retard au taux susvisé s’applique aussi bien en cas de


déclaration spontanée des revenus ou bénéfices concernés qu’en cas de
constatation du retard suite à l’intervention des services du contrôle
fiscal.

2.2.2. Modalités de calcul de la période de retard


La période de retard est calculée à partir du premier jour qui suit
l’expiration du délai légal de déclaration jusqu’à la fin du mois au cours
duquel a eu lieu :

D.G.I. 445
- la déclaration spontanée des revenus et bénéfices concernés,
- la reconnaissance de dette,
- la notification des résultats de la vérification,
- ou la notification de l’arrêté de taxation d’office établi en l’absence
de la notification des résultats de la vérification fiscale et ce, en cas
de défaut de déclaration et de non régularisation par le contribuable
de sa situation fiscale dans les trente jours qui suivent la date de sa
mise en demeure.

Toutefois, pour les entreprises bénéficiant du régime fiscal de


l’exportation totale, la période de retard est calculée à partir du premier jour
du quatrième mois qui suit le mois au cours duquel le délai légal de
déclaration desdits revenus et bénéfices est expiré (Exemple 4).

2.2.3. Liquidation de la pénalité de retard

La pénalité de retard est liquidée sur la base de l’impôt sur le revenu ou


de l’impôt sur les sociétés qui serait théoriquement dû sur les revenus ou
bénéfices exonérés ou soumis à une retenue libératoire si lesdits revenus ou
bénéfices étaient soumis à l’impôt.

Ladite pénalité est liquidée, si le contribuable réalise des revenus ou


bénéfices soumis à l’impôt et d’autres exonérés, sur la base d’un impôt
théorique égal à la différence entre l’impôt liquidé sur la base de tous les
revenus ou bénéfices et celui dû sur les revenus ou bénéfices soumis à
l’impôt (Exemple 5).

Notons enfin que le minimum de cette pénalité est fixé à 5 dinars par
déclaration.

2.3. La pénalité de retard due suite à l’intervention des services du


contrôle fiscal

En vertu des dispositions de l’article 82 du code des droits et procédures


fiscaux, la pénalité de retard dans le paiement de l’impôt est liquidée, en cas
de constatation du retard par les services de l’administration fiscale, au taux
de 1% ou de 1,25% selon le cas.

D.G.I. 446
La constatation du retard s’effectue dans le cadre de :
- la notification des résultats de la vérification fiscale préliminaire ou
approfondie,
- la reconnaissance de dette en cas de régularisation d’une situation
fiscale (défaut, minoration de valeur, erreur matérielle,…) ;
- ou la notification de l’arrêté de taxation d’office établi en l’absence
de la notification des résultats de la vérification fiscale, et ce, en cas
de défaut de déclaration et de non régularisation par le contribuable
de sa situation fiscale dans les trente jours qui suivent la date de sa
mise en demeure.

2.3.1. Les cas d’application du taux de 1%

Le taux de 1% par mois ou fraction de mois de retard est appliqué si les


trois conditions suivantes sont remplies :
- souscription d’une reconnaissance de dette,
- reconnaissance de dette avant l’expiration de la phase de conciliation
judiciaire,
- paiement de l’impôt exigible dans un délai de 30 jours à compter de
la date de la reconnaissance de dette (Exemple 6).

2.3.2. Les cas d’application du taux de 1,25%

Le taux de 1,25% s’applique dans l’un des cas suivants :


- imposition dressée par les services de l’administration fiscale et pour
laquelle il n y a pas eu une reconnaissance de dette,
- reconnaissance de dette après l’expiration de la phase de conciliation
judiciaire,
- paiement de l’impôt dû après l’expiration d’un délai de 30 jours à
partir de la date de la reconnaissance de dette.

Il est à noter par ailleurs que la liquidation de la pénalité de retard


dans le cadre des notifications des résultats de la vérification fiscale ou
dans le cadre des arrêtés de taxation d’office se fait, dans tous les cas, au
taux de 1,25% sauf pour la pénalité de retard exigible au titre des revenus
ou bénéfices exonérés ou soumis à une retenue libératoire qui est
liquidée au taux de 0,75%.

D.G.I. 447
La pénalité de retard est recalculée pour les revenus ou bénéfices
soumis à l’impôt, le cas échéant, au taux de 1%, lorsque les
conditions requises sont remplies.

2.3.3. Calcul de la période de retard

La période de retard est décomptée à partir du premier jour qui suit


l’expiration du délai légal de paiement de l’impôt jusqu’à la fin du mois au
cours duquel a eu lieu :
- la notification des résultats de la vérification fiscale,
- la reconnaissance de dette,
- la notification de l’arrêté de taxation d’office établi en l’absence de la
notification des résultats de la vérification fiscale, et ce, en cas de
défaut de déclaration et de non régularisation par le contribuable de
sa situation fiscale dans les 30 jours qui suivent la date de sa mise en
demeure.
(Exemple 6)

II. LA PENALITE POUR DEFAUT DE RETENUE A LA


SOURCE OU POUR RETENUE INSUFFISANTE

1. Montant de la pénalité

En vertu des dispositions de l’article 83 du code des droits et procédures


fiscaux, toute personne qui n’a pas opéré la retenue à la source conformément
à la législation fiscale ou qui l’a opérée d’une manière insuffisante est tenue
de payer une pénalité fiscale égale au montant non retenu.

Cette pénalité est doublée en cas de récidive dans une période de deux
ans.

2. Champ d’application de la pénalité

La pénalité prévue par l’article 83 du code des droits et procédures


fiscaux s’applique à toute personne physique ou morale tenue d’opérer la
retenue à la source conformément à la législation fiscale et qui ne l’a pas
opérée ou qui l’a opérée d’une manière insuffisante.

Il s’ensuit que ladite pénalité s’applique aux retenues dues notamment au


titre de :

D.G.I. 448
- l’impôt sur le revenu ou l’impôt sur les sociétés :

Ceci couvre les montants payés au titre:


• des traitements, salaires et pensions,
• des rémunérations d’un travail occasionnel,
• des revenus de capitaux mobiliers,
• des loyers, honoraires, commissions et courtages,
• des jetons de présence,
• des redevances perçues par les non résidents à l’exception de
celles payées par les entreprises totalement exportatrices,
• des intérêts des prêts payés aux banques non établies en Tunisie,
• des marchés,
• du prix de cession des immeubles ( pour les personnes physiques
soumises à l’IR au titre de la plus-value immobilière),

- la taxe sur la valeur ajoutée due sur les montants payés au


titre des marchés publics,

La pénalité prévue par l’article 83 du code des droits et


procédures fiscaux s’applique également aux taxes et redevances
suivantes du fait qu’elles sont soumises aux mêmes règles qu’en
matière de retenue à la source :
- la taxe sur les fruits et légumes,
- la taxe sur les tomates destinées à la transformation, et ce, à raison
de la taxe due par les producteurs de tomates (voir note commune
n°18/2001)
- les redevances sur les produits de la pêche,
- la taxe sur les viandes.
(Exemple 7)

III . LA PENALITE POUR DEFAUT D’ACQUITTEMENT OU


POUR ACQUITTEMENT D’UNE MANIERE INSUFFISANTE DES
DROITS DE TIMBRE

Le défaut d’acquittement ou l’acquittement d’une manière insuffisante


des droits de timbre entraîne l’application d’une pénalité égale au montant des
droits non acquittés en plus du paiement du principal des droits, et ce,

D.G.I. 449
nonobstant les modalités de son paiement qu’il soit par timbres mobiles, par
visa du receveur des finances, sur état ou sur déclaration.

Par ailleurs, il est à noter que le montant de la pénalité susvisée demeure


exigible nonobstant la période de retard dans le paiement des droits de timbre
et nonobstant le fait que la minoration ait été réparée spontanément ou suite à
l’intervention des services du contrôle fiscal (Exemple 8) .

IV . LA PENALITE DE RETARD DANS LE PAIEMENT DES


CREANCES FISCALES CONSTATEES

En vertu des dispositions de l’article 88 du code des droits et procédures


fiscaux, toute créance fiscale constatée dans les écritures du receveur des
finances donne lieu à l’application d’une pénalité de retard liquidée au taux
de 1% par mois ou fraction de mois de retard sur la base du principal de
l’impôt dû compte non tenu des pénalités de retard dans le paiement de
l’impôt.

La période de retard est décomptée :

- à partir du premier jour qui suit l’expiration de quatre vingt dix jours
de la date de :
• la reconnaissance de dette,
• la notification de l’arrêté de taxation d’office,
• ou la notification du jugement du tribunal de première instance
pour les majorations des résultats de la vérification en stade de
première instance approuvées par le tribunal de première instance, et
ce dans la limite de ces montants.

- et jusqu’à la fin du mois au cours duquel a eu lieu le paiement de


l’impôt.

Il est à noter par ailleurs que la suspension de l’exécution de l’arrêté de


taxation d’office par la présentation d’une caution bancaire de 20% du
montant du principal de l’impôt conformément aux dispositions de l’article 52
du code des droits et procédures fiscaux, n’empêche pas l’application de la
pénalité susvisée au montant de l’impôt qui a fait l’objet de la caution
bancaire, dans la mesure où ladite caution ne constitue pas un paiement du
montant de l’impôt (Exemple 9).

D.G.I. 450
V. DATE D’ENTREE EN VIGUEUR DES MESURES

En vertu des dispositions de l’article 7 de la loi 2000-82 du 9 août 2000


relative à la promulgation du code des droits et procédures fiscaux, les
dispositions des articles de 81 à 88 dudit code s’appliquent à partir du 1er
janvier 2002.

Toutefois, en vertu des dispositions des articles de 46 à 48 de la loi de


finances pour l’année 2001 relatives à l’application anticipée des taux de
pénalité de retard prévus par le code des droits et procédures fiscaux, d’une
part, et des dispositions de l’article 80 de la loi de finances pour l’année 2002
relatives à l’application de la pénalité de retard due suite à l’intervention des
services du contrôle fiscal et prévue par le même code d’autre part, les
pénalités de retard prévues par les articles de 81 à 87 du code susvisé
s’appliquent à tout retard dans le paiement de l’impôt régularisé d’une
manière spontanée ou constatée par les services du contrôle fiscal à partir du
1er janvier 2001.

La pénalité de retard prévue par l’article 88 du même code s’applique à


toute créance fiscale constatée auprès du receveur des finances à compter du
1er janvier 2001.

LE DIRECTEUR GENERAL DES ETUDES


ET DE LA LEGISLATION FISCALES

Signé : Mohamed Ali BEN MALEK

D.G.I. 451
ANNEXE A LA NOTE COMMUNE N° 37/2002

Exemples d’illustration
SOMMAIRE
N° Objet Page
d’exemple

n° 1 Liquidation de la pénalité de retard en cas de déclaration


spontanée de l’impôt (application du taux de 0,75%) … 13

n° 2 Calcul de la période de retard pour les droits d’enregistrement dus


sur les jugements et arrêts ……….. 13

n° 3 Minimum de pénalité de retard …………….…………. 14

n° 4 Liquidation de la pénalité de retard pour les entreprises totalement


exportatrices ………………………………. 14

n° 5 Liquidation de la pénalité de retard en cas de défaut de


déclaration de revenus exonérés …………………….… 15

n° 6 Liquidation de la pénalité de retard suite à l’intervention des


services de l’administration fiscale ……………. 17
n° 7 Pénalité exigible en cas de défaut de retenue ou de retenue
insuffisante de l’impôt à la source …………… 20
n° 8 Pénalité exigible en cas de défaut d’acquittement ou
d’acquittement d’une manière insuffisante des droits de
timbre…………………………..…………………….. 20
n° 9 Pénalité de retard due au titre des créances fiscales constatées 21
……………………………………………….

Exemple n° 1 : Liquidation de la pénalité de retard en cas de


déclaration spontanée de l’impôt (application du taux de 0,75%)

D.G.I. 452
Supposons qu’une personne physique exerçant une activité industrielle
ait déposé spontanément le 14 juin 2003 sa déclaration mensuelle de la taxe
sur la valeur ajoutée relative au mois de mars 2003 qui comporte un impôt dû
d’un montant de 83.200D.

Dans ce cas la pénalité de retard est liquidée comme suit :

Calcul de la période de retard

Date d’expiration du délai légal pour le dépôt de la déclaration


mensuelle au titre du mois de mars 2003 : 15 avril 2003.

La période de retard est décomptée comme suit :


du 16 au 30 avril 2003 : 15 jours
er
du 1 au 31 mai 2003 : 1 mois
er
du 1 au 30 juin 2003 : 1 mois
Total : 2 mois et 15 jours

La pénalité de retard est alors liquidée comme suit :


83.200D x 0,75% x 3 = 1.872D

Exemple n°2 : Calcul de la période de retard pour les droits


d’enregistrement dus sur les jugements et arrêts

Supposons que dans le cadre d’un contentieux civil, une personne


physique ait bénéficié d’une indemnité en vertu d’un jugement de première
instance prononcé le 12 février 2002; et supposons que le receveur des
finances compétent ait informé la partie au procès du montant des droits
d’enregistrement dus le 4 mars 2002.

Si l’on suppose que la personne concernée ait payé spontanément les


droits susvisés le 9 août 2002, la période de retard serait décomptée comme
suit :

- date de la notification du montant des droits exigibles : 4 mars 2002


- période de retard : du 1er mai 2002 jusqu’au 31 août 2002 soit 4 mois
Exemple n°3 : Minimum de pénalité de retard

D.G.I. 453
Supposons qu’une personne physique ait déposé ses déclarations
mensuelles au titre de la taxe sur la valeur ajoutée, la retenue à la source, la
taxe de formation professionnelle, la taxe sur les établissements à caractère
industriel, commercial ou professionnel et la contribution au FOPROLOS
après trois jours de l’expiration du délai légal.

Supposons également que le montant de la pénalité de retard liquidée au


taux de 0,75% par mois ou fraction de mois soit fixé à 250D pour la TVA, et
à des montants inférieurs à 5D pour les autres cas.

Dans ce cas, les pénalités de retard dues au titre des droits et taxes
susvisés sont liquidées comme suit :

- la taxe sur la valeur ajoutée : 250D


- la taxe de formation professionnelle : 5D
- la taxe sur les établissements à caractère
industriel, commercial ou professionnel : 5D
- la contribution au FOPROLOS 5D
- la retenue à la source 5D
TOTAL 270D

Exemple n°4 : Liquidation de la pénalité de retard pour les


entreprises totalement exportatrices

Supposons qu’une société à responsabilité limitée bénéficiant du régime


fiscal de l’exportation totale et constituée en 2000 ait réalisé au cours de
l’année 2004 un bénéfice imposable (théoriquement) de 500.000D.

Supposons aussi que la clôture de l’exercice de ladite société ait lieu le


31 décembre de chaque année et qu’elle ait déposé spontanément la
déclaration des bénéfices réalisés en 2004 le 15 décembre 2005.

Dans ce cas, la pénalité de retard est liquidée comme suit :

1) Période de retard

D.G.I. 454
- délai légal du dépôt de la déclaration : jusqu’au 25 mars
2005
- période de retard :
• du 1er juillet 2005
• au 31 décembre 2005

soit, 6 mois.

2) Pénalité de retard

- Impôt dû (théoriquement) :
500 000D x 35% = 175.000D
- Pénalité exigible :
175 000D x 0,75% x 6 mois = 7 875D

Exemple n° 5 : Liquidation de la pénalité de retard en cas de défaut


de déclaration de revenus exonérés

Supposons qu’une personne physique célibataire exerçant une activité


commerciale ait réalisé au titre de l’année 2002 les revenus suivants :
- bénéfices commerciaux 150 000D
- revenus fonciers nets 20 000D
- revenus de valeurs mobilières (dividendes) 5 000D

Supposons aussi que la personne susvisée ait déposé spontanément la


déclaration des revenus pour l’année 2002, le 11 novembre 2003.

Dans ce cas, l’impôt sur le revenu exigible et les pénalités y afférentes


sont liquidés comme suit :

1) Liquidation de l’impôt sur le revenu

- bénéfices commerciaux : 150 000D


- revenus fonciers : 20 000D
- dividendes (exonérés) -
Revenu net global imposable 170 000D

- l’impôt dû
50 000D x 26,05% = 13 025D

D.G.I. 455
120 000D x 35% = 42 000D
Total 55 025D

2) Liquidation de la pénalité de retard

- dernier délai de paiement : 25 mai 2003


- période de retard : du 26 mai au 30 novembre 2003
- du 26 au 31 mai : 6 jours
er
- du 1 juin au 30 novembre : 6 mois
Total : 6 mois et 6 jours

a) Pénalité de retard au titre des revenus soumis à


l’impôt :
55 025 D x 0,75% x 7 = 2.888,812D

b) Pénalité de retard au titre des revenus exonérés :

Revenu net global


170 000D + 5 000D = 175 000D

Impôt théorique dû sur le revenu net global


50 000D x 26,05% = 13.025D
125 000D x 35% = 430.750D
Total : 56.775D

Impôt théorique dû sur les revenus exonérés

56 775D - 55 025D = 1 750D

Pénalité de retard
1.750D x 0,75% x 7 = 91,875D

c) Pénalité de retard globale

2.888,812D + 91,875D = 2.980,687D

Exemple n° 6 : Liquidation de la pénalité de retard suite à


l’intervention des services de l’administration fiscale

D.G.I. 456
Reprenons les données de l’exemple 5 et supposons qu’à la suite d’une
vérification préliminaire de la déclaration déposée par la personne concernée,
les omissions suivantes aient été décelées :
- bénéfice commerciaux non déclarés : 120 000D
- dividendes non déclarés : 10 000D

Ainsi, la notification des résultats de la vérification notifiée à la personne


concernée le 10 janvier 2004 a comporté les montants suivants :

1) L’impôt supplémentaire dû
- revenu déclaré : 170 000D
- revenu non déclaré
* bénéfices commerciaux 120 000D
* dividendes (exonérés) -
- revenu net global imposable 290 000D

- impôt dû
(50 000D x 26,05% + 240 000D x 35% ) = 97.025D
- impôt payé - 55 025D
Impôt restant à payer : 42 000D

2) Pénalité de retard due


- Période de retard
Du 26 mai 2003 au 31 janvier 2004 : 8 mois et 6 jours

a) Pénalité de retard au titre des revenus soumis à l’impôt


42 000D x 1,25% x 9 = 4.725D

b) Pénalité de retard au titre des revenus exonérés

- revenu déclaré : 175 000D


- revenu non déclaré :
* bénéfices commerciaux 120 000D
* dividendes 10 000D
Revenu net global 305 000D
- Impôt théorique sur le revenu net global
(50 000D x 26,05% + 255 000D x 35%) = 102 275D

D.G.I. 457
- Impôt théorique dû sur les revenus déclarés - 56 775D
- Impôt théorique supplémentaire 45 500D

- Impôt théorique dû sur les


dividendes non déclarés :

45 500D - 42 000D = 3 500D

- pénalité de retard au titre des dividendes non déclarés :


3 500D x 0,75% x 9 = 236,250D

- pénalité de retard globale


4 725D + 236,250D = 4.961,250D

Supposons que le contribuable ait acquiescé et accepté tous les résultats


de la vérification prévus par la notification des résultats susvisée en signant
une reconnaissance de dette et une déclaration rectificative des montants de la
notification le 20 janvier 2004.

Première hypothèse :

Le contribuable a payé tous les montants dus le 26 janvier 2004.


Dans ce cas, la pénalité de retard liquidée au taux de 1,25% est
recalculée au taux de 1% comme suit :
pénalité de retard due au titre des revenus soumis à l’impôt :
42 000 x 1% x 9 = 3.780D (au lieu de 4.725D)

Deuxième hypothèse :
Le contribuable a payé l’impôt et les pénalités exigibles le 4 mars 2004.

Dans ce cas, et dès lors que les montants dus ont été payés après plus de
30 jours de la date de la reconnaissance de dette, la pénalité de retard liquidée
dans la notification des résultats de la vérification au taux de 1.25% demeure
exigible.

Troisième hypothèse :

D.G.I. 458
Le contribuable a payé l’impôt et les pénalités exigibles sur deux
tranches égales comme suit :
- paiement de la première tranche le 26 janvier 2004 ;
- paiement de la deuxième tranche le 12 mars 2004.

Dans ce cas, et dès lors que la première tranche du montant de l’impôt a été
payée dans un délai de 30 jours de la date de la reconnaissance de dette, il y a
lieu de recalculer le montant de la pénalité de retard due au titre de la tranche
susvisée et liquidée au taux de 1,25%, au taux de 1% comme suit :
(42.000D x 1/2 x 1% x 9) = 1.890D.

Ainsi, la première tranche comporte le paiement des montants suivants :

- principal de l’impôt : 21 000D


- pénalité de retard au titre des revenus
soumis à l’impôt 1.890D
- pénalité de retard au titre des revenus
exonérés (236,250D x 1/2) 118,125D
Total 23 008,125D

La deuxième tranche, quant à elle, comporte le paiement des montants


suivants :

- principal de l’impôt : 21.000D


- pénalité de retard au titre des revenus
soumis à l’impôt
( 21.000D x 1,25% x 9) 2.362,500D
- pénalité de retard au titre des revenus 118,125D
exonérés
Total 23.480,625D

Exemple n°7 : Pénalité exigible en cas de défaut de retenue ou de


retenue insuffisante de l’impôt à la source

D.G.I. 459
Supposons que la vérification préliminaire de la situation fiscale d’une
personne physique imposable à l’IR dans la catégorie des bénéfices
industriels et commerciaux selon le régime réel ait abouti à la découverte des
deux infractions suivantes en matière de retenue à la source :

- paiement de loyers d’un montant de 3.000D le 5 avril


2002 sans opérer la retenue à la source ;
- paiement de commissions d’un montant de 10.000D le
12 mai 2002. Une retenue à la source de 200D a été
effectuée.

Dans ce cas, la pénalité pour défaut de retenue à la source est liquidée


comme suit :

1) Retenue à la source due au titre des loyers payés le 5


avril 2002 :
3.000D x 5% = 150D
Montant de la pénalité = 150D

2) Retenue à la source due au titre des commissions payées


le 12 mai 2002 : 10.000D x 5% = 500D

Dès lors que l’intéressé a opéré une retenue d’un montant de 200D, le
montant non retenu est égal à : 500D – 200D = 300D

- Montant de la pénalité : 300D

- Montant global de la pénalité : 150D + 300D = 450D

Exemple n° 8: Pénalité exigible en cas de défaut d’acquittement ou


d’acquittement d’une manière insuffisante des droits de timbre

Supposons que le montant des droits de timbre dus sur les factures
émises par la société anonyme « A » au cours du mois de mars 2002 soit égal
à 250D et que ladite société ait payé 120D.
Dans ce cas, la société susvisée sera tenue de payer :
- droits de timbre restant à payer : 250D - 120D = 130D
- Pénalité de retard = 130D

D.G.I. 460
Total 260D

Exemple n°9 : Pénalité de retard due au titre des créances fiscales


constatées

I. Supposons que suite à la vérification de la situation fiscale de la


société anonyme « B » et la discussion de ses résultats avec ladite société,
les services de l’administration fiscale ont procédé à l’établissement d’un
arrêté de taxation d’office le 30 juin 2003 comportant les montants suivants :
- IS dû 1.700.000D
- pénalité de retard (liquidée au taux de 1,25%) 510.000D
- pénalité pour défaut de retenue de l’impôt à la
source ou pour retenue insuffisante 50.000D
- impôts retenus à la source et non reversés
• principal de l’impôt 30.000D
• pénalité de retard (liquidée au taux de 1,25%) 9.000D
Supposons que la société « B » ait formulé une opposition contre l’arrêté
de taxation susvisé le 11 août 2003 et ait présenté une caution bancaire d’un
montant de 340.000D (1.700.000D x 20%) le 22 août 2003.

Dans ce cas :

1-La société bénéficie de la suspension d’exécution de l’arrêté à


raison des montants suivants :
• Montant de l’IS restant à payer :
1.700.000D - 340.000D = 1.360.000D
• pénalité de retard 510.000D
Total 1.870.000D

2-L’administration demeure en droit de poursuivre le


recouvrement pour les montants suivants :
• pénalité au titre des impôts non retenus à la source 50.000D
• impôts retenus à la source et non reversés
et les pénalités y afférentes (30.000D + 9.000D) 39.000D
Total 89.000D
3. La pénalité de retard dans le paiement des créances fiscales constatées
s’applique au montant total du principal de l’impôt y compris le montant de la
caution bancaire dès lors que celle-ci ne constitue pas un moyen de paiement,
soit :

D.G.I. 461
1.700.000D + 30.000D = 1.730.000D.

La période de retard commence à courir après l’expiration de 90 jours de


la date de la notification de l’arrêté de taxation d’office, soit à compter du 29
septembre 2003.

II. Supposons que les services de l’administration fiscale concernés aient


présenté le 20 décembre 2003 une requête écrite au tribunal de première
instance devant lequel l’affaire est enrôlée par laquelle ils demandent le
rehaussement des résultats de la vérification fiscale objet de l’arrêté de
taxation d’office sus-mentionné, et ce, suite à la découverte de nouveaux
éléments dont ils n’ont pas eu connaissance précédemment. Ladite requête a
comporté les montants suivants :
- principal de l’impôt supplémentaire : 130.000D
- pénalités de retard : 42.000D

Supposons que le tribunal de première instance ait décidé le 30 janvier


2004 de ce qui suit :
1- Le redressement des montants prévus par l’arrêté de
taxation d’office, et ce, en baissant le montant du
principal de l’impôt exigible de 1.700.000D à
1.200.000D
2- l’approbation des autres demandes de
l’administration y compris sa demande de
rehaussement des résultats de la vérification fiscale.

Le jugement de première instance a été notifié au contribuable le 10


février 2004.
Supposons par ailleurs, que la société ait payé en totalité les montants
non concernés par la suspension de l’exécution de l’arrêté de taxation d’office
(89.000D), et ce, au cours de la première semaine du mois de septembre 2003.

Première hypothèse :
Le contribuable a payé le montant global jugé en première instance le 20
février 2004. Le paiement a eu lieu par chèque bancaire avec restitution de la
caution bancaire présentée pour suspendre l’exécution de l’arrêté de taxation
d’office.

Dans ce cas, la pénalité de retard dans le paiement des créances fiscales


constatées est liquidée comme suit :

D.G.I. 462
- En ce qui concerne le montant du principal de l’impôt, prévu par
l’arrêté de taxation d’office et confirmé par le jugement de première instance :
Principal de l’impôt : 1.200.000D

Période de retard : la période de retard est décomptée dès l’expiration de


90 jours de la date de la notification de l’arrêté, soit à compter du 29
septembre 2003 et jusqu’à la fin du mois au cours duquel a eu le paiement.
du 29 septembre au 30 septembre 2003: 2 jours
er
du 1 octobre 2003 à fin février 2004 : 5 mois
Total 5 mois et 2 jours
pénalité de retard :
1.200.000D x 1% x 6 = 72.000D

- En ce qui concerne le montant du principal de l’impôt objet


de la demande de rehaussement des résultats de la
vérification fiscale et arrêté par le jugement de première
instance :

La période de retard est décomptée, dans ce cas, dès l’expiration de 90


jours de la date de la notification du jugement, soit à compter du 11 mai 2004.

Dès lors que le paiement de l’impôt dû a eu lieu le 20 février 2004 (avant


l’expiration des 90 jours), la pénalité de retard dans le paiement des créances
fiscales constatées n’est pas applicable au montant supplémentaire de l’impôt
(130.000D)

Ainsi, la pénalité de retard globale sera : 72.000D

Deuxième hypothèse

La société a payé les montants prévus par le jugement de première


instance le 16 juin 2004.

Dans ce cas, la pénalité de retard dans le paiement des créances fiscales


constatées est liquidée comme suit :
- En ce qui concerne le montant du principal de l’impôt prévu
par l’arrêté de taxation d’office et confirmé par le jugement
de première instance :
principal de l’impôt : 1.200.000D

D.G.I. 463
période de retard : du 29 septembre 2003 au 30 juin 2004, soit 9 mois
et 2 jours.
pénalité de retard : 1.200.000D x 1% x 10 = 120.000D

- En ce qui concerne le montant du principal de l’impôt objet


de la demande de rehaussement des résultats de la
vérification fiscale et arrêté par le jugement de première
instance :
principal de l’impôt : 130.000D
période de retard : du 11 mai au 30 juin 2004, soit 1 mois et 20 jours
pénalité de retard : 130.000D x 1% x 2 = 2.600D
pénalité de retard globale : 120.000D + 2.600D = 122.600D

III. Supposons que l’administration fiscale ait interjeté appel contre le


jugement de première instance susvisé et que la cour d’appel ait émis un arrêt
le 6 septembre 2004 qui porte approbation de tous les montants prévus par
l’arrêté de taxation d’office et par la demande supplémentaire de
l’administration.
Ledit arrêt a été notifié au contribuable le 16 septembre 2004.

Si l’on reprend les données de la deuxième hypothèse et l’on suppose


que la société ait payé, le 4 décembre 2004, le montant de l’impôt
supplémentaire confirmé par l’arrêt de la cour d’appel. La pénalité de retard
dans le paiement des créances fiscales constatées est liquidée dans ce cas,
comme suit :

- En ce qui concerne le montant du principal de l’impôt prévu


par l’arrêté de taxation d’office et confirmé par le jugement
de première instance :
1.200.000D x 1% x 10 = 120.000D

- En ce qui concerne le montant du principal de l’impôt objet


de la demande de rehaussement des résultats de la
vérification et arrêté par le jugement de première instance:
130.000D x 1% x 2 = 2.600D

- En ce qui concerne le reliquat du montant du principal de


l’impôt prévu par l’arrêté de taxation d’office infirmé par le
tribunal de première instance et confirmé par la cour d’appel :

D.G.I. 464
Principal de l’impôt : 1.700.000D - 1.200.000D = 500.000D
période de retard : du 29 septembre 2003 au 31 décembre 2004, soit 15
mois et 2 jours
pénalité de retard : 500.000D x 1% x 16 = 80.000D
pénalité de retard globale : 120.000D + 2.600D + 80.000D = 202.600D

D.G.I. 465