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7 LE CABINET DU PRÉSIDENT

DE LA RÉPUBLIQUE
Au cœur des services de la présidence se retrouvent trois structures : le
secrétariat général, le cabinet et l’état-major particulier, dont les domaines
d’action et l’organigramme fluctuent en fonction du temps et des présidents.
Depuis 2002, s’y ajoute un Conseil de la sécurité intérieure.

LE SECRÉTARIAT GÉNÉRAL

Le secrétariat général constitue un premier ensemble qui se compose avec le secrétaire


général et les secrétaires généraux adjoints, de conseillers techniques et de chargés de
mission par grands secteurs. C’est lui qui permet au président de la République de disposer
de toutes les informations politiques et administratives utiles.
À sa tête un secrétaire général dont le rôle est comparable à celui du directeur de cabi-
net des ministres. Il est secondé par un ou des secrétaire(s) général(ux) adjoint(s).
Le rôle principal du secrétaire général est d’informer le président de toutes les affaires
de l’État, de lui rendre compte de tous les contacts que lui-même ou ses collaborateurs ont
pu établir avec des personnalités. Il prépare les textes et décisions et d’une manière géné-
rale assume toutes les responsabilités d’un secrétariat général et en particulier des rela-
tions avec tous les services de l’État. Il
assure les liaisons avec le secrétaire géné- L ES SECRÉTAIRES GÉNÉRAUX
ral du gouvernement et avec le directeur DE LA PRÉSIDENCE DE LA
de cabinet du premier ministre. R ÉPUBLIQUE DEPUIS 1959
Les secrétaires généraux de la prési-
1959-1962 : Geoffroy de Courcel
dence sont des personnalités importantes
1962-1967 : Étienne Burin des Roziers
qui occupent toute leur place dans la vie
1967-1969 : Bernard Tricot
politique de la nation.
Le rôle de ce secrétariat général varie 1969-1973 : Michel Jobert

en fait selon qu’il y a ou non cohabitation. 1973-1974 : Édouard Balladur


En période de non-cohabitation, c’est lui 1974-1976 : Claude-Pierre Brossolette
qui est chargé de superviser l’activité des 1976-1978 : Jean François-Poncet
différents départements ministériels pour 1978-1981 : Jacques Wahl
bien vérifier qu’il y a cohérence entre les 1981-1982 : Pierre Bérégovoy
axes politiques définis par le président de 1982-1991 : Jean-Louis Bianco
la République et leurs traductions politico- 1991-1995 : Hubert Védrine
administratives dans les différents minis- 1995-2002 : Dominique de Villepin
tères. En période de cohabitation, il
2002-2005 : Philippe Bas
fonctionne en sens inverse puisqu’il est
2005 - : Frédéric Salat-Baroux
chargé de faire remonter auprès du prési-
dent de la République l’activité des diffé-
rents départements ministériels. Il exerce donc dans cette situation particulière une
véritable mission de veille. Certains n’hésitent pas, d’ailleurs à évoquer un shadow-cabinet,
par allusion à celui que constitue parfois l’opposition en Grande-Bretagne.

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LE CABINET
Le CSI (Conseil de sécurité
Le deuxième ensemble, actuellement
fondu avec le secrétariat général dans un
intérieure)
même organigramme sous l’autorité du
Le CSI, présidé par le chef de l’État, a
secrétaire général, est formé par le cabi- été créé par décret en Conseil des mi-
net avec à sa tête un directeur de cabinet nistres le 15 mai 2002. Il s’est réuni
entouré de chargés de mission qui s’occu- pour la première fois le 24 mai 2002, à
pent de l’organisation de l’emploi du l’Élysée.
temps du président, de ses déplacements Il comprend le Premier ministre, le mi-
officiels, de la sécurité, du courrier, des nistre de l’Intérieur, le garde des
Sceaux, le ministre de la Défense ainsi
audiences et des relations avec la presse. Il
que les ministres chargés de l’Économie
s’agit donc là d’un rôle assez proche de et des Finances, du Budget, des Af-
celui d’un chef de cabinet de ministre. faires étrangères et de l’Outre-mer.
Cependant, le directeur et le directeur- Le CSI a pour vocation d’impulser et de
adjoint du cabinet peuvent en outre se coordonner la politique de lutte contre
voir confier toute mission, même ne rele- la délinquance et le terrorisme. Philippe
vant pas de l’organisation intérieure. Massoni, ancien préfet de police de Pa-
ris et chargé de mission auprès du pré-
Le président de la République dispose sident de la République, a été nommé
également « hors hiérarchie » d’un certain secrétaire général du Conseil de sécuri-
nombre de conseillers qui lui sont person- té intérieure (décret paru le 19 mai
nellement rattachés. 2002 au Journal officiel).
Source : www.elysee.fr

L’ÉTAT MAJOR PARTICULIER


Le troisième ensemble est l’état-major particulier du président de la République. C’est
l’élément le plus stable. Il est dirigé par un général, il est chargé pour tout ce qui relève la
chose militaire d’assister et d’informer le président de la République. L’état-major particu-
lier du président est composé des représentants des trois armes et comprend également
un commandant militaire du palais de l’Élysée. En sus de l’étude des affaires relevant de sa
compétence, l’état-major particulier du président de la République assure la liaison avec les
états-majors, le secrétariat de la Défense nationale et le ministère de la Défense.

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