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Sommaire de la séquence 8

Nous avons découvert dans la séquence 7 que les micro-organismes sont présents partout dans

notre environnement et qu’à la faveur d’une lésion, ils sont capables de franchir nos barrières

naturelles (la peau et les muqueuses), de se multiplier dans notre organisme et de déclencher,

pour certains, des maladies. Nous savons également que le plus souvent l’organisme réagit avec

succès face aux maladies qui l’entourent ce qui signifie qu’il possède un système de protection

efficace.

Aussi, on peut se poser le problème suivant :

Comment l’organisme réagit-il contre les micro-organismes pathogènes ?

Tu dois toujours avoir en tête ce problème scientifique car c’est lui que nous résoudrons au fur et à mesure du

travail dans les séances 1 et 2 de cette séquence 8. Alors si tu ne sais plus pourquoi tu fais un exercice, reviens

lire ces quelques lignes.

t Séance 1

La réaction de l’organisme face à une infection

t Séance 2

La réaction lente et la mémoire immunitaire

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©Cned-2009
séance 1 — Séquence 8

Séance 1
La réaction de l’organisme face à une infection

Nous avons tous été malades plusieurs fois au cours de notre vie. Nous savons, avec
l’expérience, dire que nous sommes infectés par une maladie, parce que nous repérons des
effets sur notre organisme. Ces effets ne nous inquiètent pas s’ils ne persistent pas car ils
signifient que le système de défense de notre organisme réagit.

j e m’interroge
Comment le système de défense réagit-il à une infection ?

Exercice 1 : [I - Rechercher, extraire et organiser de l’information]

Une façon de savoir comment le système de défense réagit lors d’une infection est de tenter de
repérer les manifestations qu’elle entraîne sur l’organisme.

Des élèves de troisième ont discuté en classe de ce qu’ils savent des manifestations d’une
infection. Ils cherchaient à se souvenir de ce qui se passe lorsqu’ils sont malades. Leur
discussion est reproduite ci-dessous.

Amandine : « Manifestation, ça veut dire comment on remarque une infection ? »


Jérémy : « Oui, c’est ce qu’on voit. »
Axel : « Ma petite sœur a une grippe, elle a de la température, des frissons, des
courbatures. »
Amandine : « Elle éternue aussi, non ? »
Axel : « Elle a usé des paquets de mouchoirs, c’est sûr ! »
Jérémy : « C’est pour la grippe mais je sais que pour les angines que j’ai eues, j’avais mal
à la gorge et mes ganglions1 étaient gonflés. »
Amandine : « Les quoi ? »
Jérémy : « Les ganglions, ce sont les trucs qui deviennent gros dans le cou. »
Le professeur : « Ce que tu nommes les trucs sont en fait des organes de notre système
de défense. Vous n’avez pas pensé encore aux blessures. Je vous rappelle qu’elles sont
aussi des portes d’entrée des micro-organismes. »
Amandine : Moi, un jour, une des égratignures de mon petit frère contenait du pus, c’est
dégoutant ! »
Axel : « Le pus, c’est peut-être une infection qui commence ? »
Jérémy : « Pour ça, il faudrait regarder dedans au microscope, ça serait intéressant ! »

À l’issue de ce travail en classe, Amandine a fait des recherches personnelles sur Internet. Le
résultat de ses recherches est reproduit dans les pages qui suivent.
1. Ganglions lymphatiques : structures plus ou moins sphériques situées dans l’organisme et qui sont le lieu majeur de l’activation
des lymphocytes B et T.

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Séquence 8 — séance 1

Inflammation d’une plaie


La moindre égratignure représente dans la peau une immense porte d’entrée pour
les micro-organismes. Si la plaie n’est pas désinfectée, elle devient rouge, gonflée et
douloureuse et un peu de pus se forme (voir photographie). On parle d’inflammation2.
C’est une réaction immédiate. Dans le pus, on retrouve des micro-organismes, des
leucocytes3 particuliers qui contiennent parfois des micro-organismes.

Inflammation d’une plaie (© photographie T. Tougeron)


La température :
Lorsque l’organisme est infecté, on
remarque une augmentation de notre
température qui peut être plus ou moins
élevée selon le type de micro-organisme
présent dans notre organisme (voir schéma).
En ce qui concerne les angines d’origine
bactérienne, la fièvre est parfois élevée et
peut atteindre 39 ou 40 °C). Cette élévation
de température intervient après plusieurs
jours.
Le gonflement des ganglions :
Lorsque nous sommes malades, le médecin pratique souvent la palpation des ganglions
pour savoir si nous réagissons à une infection. Nous savons bien qu’en cas d’angine
bactérienne, les ganglions du cou deviennent enflés et nous gênent lors de la déglutition.
Les ganglions appartiennent au réseau lymphatique, ils abritent des lymphocytes qui sont
des leucocytes particuliers. La réaction intervient après plusieurs jours.
Pour voir des lymphocytes dans un ganglion, tu peux te rendre à l’adresse suivante et lire le
texte qui accompagne la photographie :
http://www.linternaute.com/sante/magazine/dossier/les-cellules-defenseuses-de-notre-
organisme/ganglions-et-amygdales-les-reserves-de-globules-blancs.shtml

2. Inflammation : ensemble des réactions qui se produisent sur le lieu irrité ou perturbé par un agent pathogène qui a pu nous
contaminer. Elle se caractérise par la chaleur, la douleur, la rougeur et la tuméfaction.
3. leucocyte : également appelé globule blanc.

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séance 1 — Séquence 8

Les organes du système immunitaire de l’Homme

Ganglions du cou

Thymus (n'existe plus


chez l'adulte)
Ganglions des aisselles

Rate (stockage des


leucocytes)

Ganglions abdominaux

Moelle rouge des os


(formation des cellules
immunitaires)
Ganglions de l'aine

Les cellules sanguines : Leucocytes Globule


Le sang comme toutes les parties de rouge
notre organisme, est constitué de cellules
(voir schéma). On peut remarquer des
modifications dans ces cellules lors d’une
infection, modifications qui apparaissent
au bout de plusieurs jours. Dans certains
cas, le médecin demande des analyses
sanguines pour détecter une infection dont
le diagnostique est difficile ou délicat. Les
résultats sont fournis dans le tableau ci-
7,5 µm
dessous pour une angine bactérienne.
Frottis sanguin (sang étalé), (MO4)
Pour voir du sang au microscope, tu peux te rendre à l’adresse suivante :
http://www.jeulin.fr/fr/a-a1024721-edc1000003/article/57540684-Preparation-
microscopique-Sang-humain.html
puis agrandir l’image.

4. MO : microscope optique

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Séquence 8 — séance 1

Résultats d’une analyse de sang chez un sujet en bonne santé et chez un sujet malade :

Sujet malade
Cellules du sang (109/L) Sujet sain
(Angine bactérienne)
Erythrocytes (appelés aussi
4 500 à 5 500 4 700
globules rouges)
Leucocytes dont : 4 à 10 17
- phagocytes 2 à 7,5 9,5
- lymphocytes 2 à 5,5 7

À partir des documents ci-dessus et éventuellement d’une recherche complémentaire, réalise


dans un tableau, une liste des signes attestant que l’organisme réagit à une infection. Tu
indiqueras également le lieu de la réaction, ce qui réagit et si la réaction est rapide ou lente.
[Réaliser un tableau]
Si tu éprouves des difficultés pour répondre à la question, reporte-toi à l’annexe « besoin
d’aide ? » en fin de séquence.
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Exercice 2 : [I - Observation]
Nous avons vu qu’il existait deux réactions aux risques d’infections. La première est rapide et
fait intervenir les phagocytes (leucocytes intervenant dans la réaction rapide de l’organisme face à une
infection. On les appelle aussi cellules immunitaires). Comment se produit la réaction rapide ?
Pour répondre à ce problème, l’observation d’une goutte de pus semble indispensable. Si tu n’as
pas accès à Internet va voir le corrigé de la question 1.
Pour observer des préparations microscopiques de goutte de pus, tu peux te rendre à
l’adresse suivante : http://www.microbes-edu.org/etudiant/diag1.html et descendre dans la
page jusqu’au paragraphe 3-2 Examen après coloration pour voir des bactéries et des globules
blancs puis jusqu’au paragraphe 3-3 Examen après coloration spéciale pour voir la photographie
A (le grossissement utilisé est proche de 1000). Tu peux grossir l’image à l’écran en cliquant
dans le menu « Affichage » et en choisissant l’onglet « Zoom » puis « Zoom avant ».

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séance 1 — Séquence 8

1- Réalise un dessin d’observation de la goutte de pus de la photographie A du site.


[Communiquer par un dessin]

2- Dans le pus, on retrouve des micro-organismes, des leucocytes particuliers (les


phagocytes) qui contiennent parfois des micro-organismes.

Pour comprendre ce qui se produit dans le pus, des élèves ont réalisé des croquis
pour comprendre comment les micro-organismes se retrouvent dans les phagocytes.
Malheureusement, ils ont été mélangés.

Le professeur aide les élèves à reconstituer l’ordre logique. Pour cela, il leur donne un
texte qui résume les étapes de cette réaction.

Texte :
Lorsqu’un élément étranger (comme une bactérie) pénètre dans l’organisme, il est
rapidement détecté et sa présence entraîne la réponse suivante :
- des cellules du sang viennent près du lieu d’entrée de l’élément étranger, ce sont des
phagocytes,
- les phagocytes se rapprochent de l’élément étranger,
- les phagocytes entourent l’élément étranger,
- les phagocytes intègrent cet élément et commencent à le digérer,
- dans la majorité des cas, cette réaction est une réussite et se termine par la
destruction complète et définitive de l’élément étranger : l’infection est stoppée.

D’après le texte et les croquis, tente de retrouver l’ordre logique et donne un titre à
chaque étape [Organiser de l’information].

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Séquence 8 — séance 1

Si tu éprouves des difficultés pour répondre à la question, reporte-toi à l’annexe « besoin


d’aide ? » en fin de séquence.
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Exercice 3 : [I - Observation]
Lors d’une discussion de classe, après rappel de ce qui se produit dans la réaction rapide,
certains élèves se demandent alors pourquoi les ganglions gonflent. Ils estiment que la
réaction rapide doit être suffisante puisqu’elle entraîne la destruction des micro-organismes.
Que se passe-t-il donc dans les ganglions ?

Pour répondre à cette question, une observation du contenu des ganglions est logique.

Les élèves se souviennent donc que les ganglions gonflent au bout de quelques jours
(relire dans l’exercice 1 : Le gonflement des ganglions) et qu’ils contiennent en temps normal
plusieurs millions de lymphocytes (leucocytes particuliers intervenant dans une réaction lente
de l’organisme face à une infection). L’inflammation douloureuse et localisée de certains
ganglions quand nous sommes malades doit trouver une explication. Des élèves
émettent l’idée que les lymphocytes doivent se multiplier dans les ganglions comme le
montrent les analyses de sang (revoir dans l’exercice 1 le tableau des résultats d’une analyse
de sang chez un sujet en bonne santé et chez un sujet malade) et que cette multiplication doit
être à l’origine du gonflement. Pour le vérifier, ils proposent d’observer l’intérieur d’un
ganglion.
Ganglions lymphatiques

Ganglion gonflé suite à une infection


Ganglion sain (MO, ×220)
(MO, ×220)

1- Réalise un schéma à partir de l’observation d’un ganglion sain et d’un ganglion infecté.
[Observer au microscope]

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séance 1 — Séquence 8

Pour comprendre pourquoi les lymphocytes se multiplient dans les ganglions, les élèves
préconisent, lors d’une discussion en classe d’observer de près les lymphocytes dans des
ganglions infectés pour voir s’ils n’agissent pas comme les phagocytes. Le professeur
fournit alors une image obtenue à l’aide d’un microscope très puissant et explique
qu’il n’y a pas de destruction des micro-organismes par des lymphocytes B5 dans les
ganglions.
Pour voir une image identique à ce qui se passe pour les lymphocytes dans les
ganglions, tu peux te rendre à l’adresse suivante :
http://www.biologyimagelibrary.com/fullImage?imageID=50819&advancedSearch=true
et voir la photographie qui montre un globule blanc particulier en présence de bactéries
Shigella (les bactéries sont représentées en jaune et le leucocyte en marron clair).

2- Réalise un schéma à partir de l’observation de ce leucocyte au microscope électronique.


[Observer au microscope] Si tu n’as pas accès à Internet va voir le corrigé.

Si tu éprouves des difficultés pour répondre à la question, reporte-toi à l’annexe « besoin


d’aide ? » en fin de séquence.

5. Lymphocyte B : nom donné à ces cellules immunitaires particulières.

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Séquence 8 — séance 1

Exercice 4 : [C - Exploiter des résultats]

La rencontre d’un lymphocyte B avec des micro-organismes ne se traduit pas par une

phagocytose mais par un accolement entre les lymphocytes B et les bactéries. Quel est

l’intérêt de la rencontre du micro-organisme et du lymphocyte B ?

Lors d’une discussion en classe, certains élèves émettent l’idée que cet accolement doit
permettre la reconnaissance du micro-organisme.
Afin de les aider dans leurs recherches, le professeur fournit des résultats d’expériences.
Expériences d’injection de bactéries à des souris
et prélèvements des lymphocytes dans les ganglions

Lymphocytes
Traitement Étape intermédiaire
produits
Injection de la
bactérie X (foncé)
Prélèvement de
Lot de souris 1 lymphocytes dans
les ganglions

Injection de la
bactérie Y (clair)
Prélèvement de
Lot de souris 2 lymphocytes dans
les ganglions

Injection des
bactéries X et Y
Prélèvement de
Lot de souris 3 lymphocytes dans
les ganglions

28 — © Cned, Sciences de la vie et de la Terre 3e


séance 1 — Séquence 8

Le professeur décrit alors le fonctionnement de la reconnaissance des micro-organismes


par les lymphocytes B.
Un lymphocyte reconnaît un micro-organisme par la présence à sa surface de parties
spécifiques nommées antigènes6. La rencontre provoque la multiplication des lymphocytes,
ce qui permettra l’élimination de l’élément étranger.
Reconnaissance des micro-organismes par les lymphocytes B

Antigène
Bactérie

Lymphocyte B

1- D’après les résultats fournis dans le tableau, explique pourquoi on peut dire qu’il existe
une reconnaissance précise des micro-organismes par des lymphocytes B précis. [Exploiter
des résultats]

2- À l’aide des éléments fournis par le professeur, explique comment se fait la


reconnaissance des micro-organismes. Quels sont les lymphocytes qui se multiplient dans
les ganglions ? [Exploiter des résultats]

Si tu éprouves des difficultés pour répondre à la question, reporte-toi à l’annexe « besoin


d’aide ? » en fin de séquence.

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6. Antigène : Elément étranger à l’organisme capable de provoquer une réponse spécifique du système immunitaire, c’est-à-dire la

production d’anticorps spécifiques de l’antigène.

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Séquence 8 — séance 1

j e retiens
Le système de protection de l’organisme, le système immunitaire7, réagit à une infection
par un micro-organisme pathogène. Il est formé d’organes comme les ganglions qui
« gonflent » lors d’une infection et de cellules (les leucocytes ou globules blancs) qui sont
présentes dans le sang en plus grande quantité. On peut distinguer
deux types de réactions en fonction de leur vitesse de mise en œuvre. La première
est rapide et fait intervenir les phagocytes. La seconde, plus lente, fait intervenir les
lymphocytes B (exercice 1).
La réaction rapide se manifeste suite à une réaction inflammatoire (rougeur, douleur,
gonflement…). Attirés sur le lieu d’entrée des micro-organismes, des leucocytes sortent
des vaisseaux sanguins dans la lymphe8 et, au contact de ces éléments étrangers, se
transforment en phagocytes qui absorbent et digèrent « les ennemis ». Cette réaction
immunitaire rapide est appelée la phagocytose. Elle est souvent suffisante (exercice 2).
La seconde réaction de l’organisme, plus lente, se produit au bout de plusieurs
jours et débute dans les ganglions lymphatiques. Des lymphocytes B spécifiques de
l’antigène à combattre sont sélectionnés et se multiplient rapidement, ce qui permettra
l’élimination des micro-organismes responsables (exercices 3, 4 et 5).

7. Système immunitaire : Ensemble de cellules et d’organes qui permet aux Vertébrés de produire une réponse adaptée à l’invasion
des micro-organismes, les protégeant contre les effets de l’infection et, dans certains cas, leur conférant une protection plus ou
moins longue contre une nouvelle infection.

8. Lymphe : liquide baignant l’ensemble des espaces qui existent entre les cellules de l’organisme. La lymphe entre en contact avec le
sang au niveau des ganglions.

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séance 2 — Séquence 8

Séance 2
La réaction lente et la mémoire immunitaire
Nous savons que la réaction lente est parfois nécessaire pour permettre de combattre
l’infection persistante. Pour la phagocytose, le rôle des phagocytes est non spécifique, ils
avalent tout ce qui est étranger à l’organisme. Pour les lymphocytes B, la multiplication
d’une catégorie spécifique d’un antigène précis doit aboutir à la destruction des intrus mais
pour l’instant, nous ne l’avons pas encore repérée.

j e m’interroge Comment les lymphocytes B interviennent-ils dans


l’élimination d’éléments étrangers ?

Exercice 5 : [I - Rechercher et extraire et de l’information]


Pour répondre à ce problème, tu vas devoir faire appel à tes connaissances récemment acquises.
Les expériences historiques de Von Behring sont représentées ci-dessous.

Traitement Étape intermédiaire Résultats


Injection de toxine
diphtérique (produit
libéré par les
bactéries)
Attente de 3 à 4
Expérience 1 Mort
jours

Injection de toxine
diphtérique et de
Survie, bonne santé
sérum d’un animal
guéri de la diphtérie
Attente de 3 à 4
Expérience 2
jours

Injection de toxine
tétanique (produit
libéré par les
bactéries) et de
sérum d’un animal
guéri de la diphtérie Attente de 3 à 4
Expérience 3 Mort
jours

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Séquence 8 — séance 2

À partir des expériences historiques, décris ce que montrent les résultats obtenus par Von
Behring. [Exploiter des résultats]

Si tu éprouves des difficultés pour répondre à la question, reporte-toi à l’annexe « besoin


d’aide ? » en fin de séquence.
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Exercice 6 : [C - Exploiter des résultats]


Dans le cas des expériences de Von Behring, la toxine bactérienne est un antigène et les
éléments présents dans le sérum des animaux qui ont survécu sont des anticorps9. Les
progrès des techniques ont permis de voir des anticorps à l’aide de microscopes très
puissants. Ils ont une forme de Y (voir schéma ci-dessous) et ils ont la particularité de ne se
fixer que sur un antigène spécifique. La liaison neutralise l’élément étranger qui peut alors
être éliminé (par phagocytose).

Dans les ganglions, les lymphocytes B qui se sont multipliés suite à la rencontre avec le
micro-organisme, vont se modifier et ils vont produire et sécréter des anticorps spécifiques
des antigènes présents sur la bactérie ou le virus.

Anticorps (la forme est


caractéristique en Y)

Un anticorps observé au MET10


(× 1 300 000)

Lorsque nous sommes malades, nous produisons des anticorps contre cette maladie. Dans
le cas de la grippe, la protection est de courte durée car le virus se modifie chaque année. En
revanche, pour la varicelle, qui ne se modifie pas, la protection dure toute la vie. Comment
expliquer cela ?

Pour répondre à ce problème, tu vas devoir étudier des résultats d’expériences.

9. Anticorps : molécule sécrétée dans le sang par les lymphocytes B devenus producteurs suite à la rencontre avec un antigène.
10. MET : microscope électronique à transmission

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séance 2 — Séquence 8

Le tableau ci-dessous présente des résultats d’expériences de mesures des quantités


d’anticorps produits lors de contacts répétés avec le même antigène.
Mesures de la quantité d’anticorps produits lors de contacts
successifs avec le même antigène

Injection 1 de Injection 2 de
l’antigène l’antigène
Nombre de jours entre
6 1
l’injection et la mesure
Quantité d’anticorps dans le
sang (unités arbitraires/mL 30 1 020
de sang)

À l’aide des résultats d’expériences, tente d’expliquer pourquoi la protection contre la


varicelle dure toute la vie alors que celle contre la grippe ne dure pas. [Utiliser des informations
issues d’un tableau]

Si tu éprouves des difficultés pour répondre à la question, reporte-toi à l’annexe « besoin


d’aide ? » en fin de séquence.
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Exercice 7 : [C - Exploiter des résultats]


Nous savons qu’un individu qui contracte la varicelle dans son enfance est immunisé à vie
contre cette maladie parce qu’il est séropositif, c’est-à-dire qu’il possède dans son sang
des anticorps spécifiques de la varicelle. Nous savons aussi que les lymphocytes B sont le
support d’une mémoire immunitaire11. Comment cette immunité peut-elle être entretenue
dans le temps ?

Pour répondre à ce problème, tu dois étudier des graphiques et les relier à tes connaissances.

Les documents qui suivent vont te permettre de répondre à la question posée. Mais avant, tu vas
devoir étudier les deux graphiques et le tableau pour expliquer le maintien de l’immunité sur le
long terme.

11. Mémoire immunitaire : capacité que possède le système immunitaire à réagir plus rapidement lors d’un second contact avec un
même antigène grâce à la présence des lymphocytes mémoires.

© Cned, Sciences de la vie et de la Terre 3e — 33


Séquence 8 — séance 2

Le graphique 1 ci-dessous fournit des renseignements sur ce qui se produit au cours d’un
seul contact avec un antigène. La protection est de courte durée.

Légende :
Contact avec l’antigène :
Personne séronégative :
Personne séropositive :
Le graphique 2 ci-dessous présente les résultats pour des contacts répétés avec le même
antigène. La protection est prolongée de manière très importante.

Légende :
Contacts avec l’antigène :

34 — © Cned, Sciences de la vie et de la Terre 3e


séance 2 — Séquence 8

Le tableau ci-dessous présente des données sur les lymphocytes B naïfs et les lymphocytes
B mémoire.
Comparaison des caractéristiques des lymphocytes B naïfs et mémoires

Lymphocytes B naïfs Lymphocytes B


Caractéristiques des
(qui n’ont jamais mémoires (qui ont déjà
lymphocytes
rencontré d’antigènes) rencontré des antigènes)
Temps d’attente avant
la multiplication des
4 à 7 jours 1 à 3 jours
lymphocytes suite à une
contamination
Délai pour obtenir une
6 à 8 jours 3 à 5 jours
réponse maximale
Durée de vie des cellules Plusieurs jours Plusieurs années
Deuxième rencontre
Moment de l’intervention des Premier contact avec
et les suivantes avec le
cellules l’antigène
même antigène

Après étude des graphiques et du tableau, tu dois expliquer comment l’immunité acquise
contre un antigène peut se maintenir longtemps dans l’organisme. [Utiliser des informations
issues de graphiques et de tableau]

Si tu éprouves des difficultés pour répondre à la question, reporte-toi à l’annexe « besoin


d’aide ? » en fin de séquence.
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Exercice 8 : [I - Rechercher et extraire de l’information]

Mis à part les lymphocytes B, on connaît une autre catégorie de cellules immunitaires
nommée lymphocytes T. On peut se demander à quoi ils peuvent servir. Ont-ils le même rôle
que les lymphocytes B ?

Des recherches ont été menées par des élèves. Voici leurs résultats.

© Cned, Sciences de la vie et de la Terre 3e — 35


Séquence 8 — séance 2

Le mode d’action des lymphocytes T :


Les virus pénètrent dans les cellules pour se multiplier. Ils sont ainsi à l’abri des anticorps
qui circulent dans le sang.

Mode d’action des lymphocytes T sur une cellule infectée par un virus.
Les deux schémas représentent l’avant (à gauche) et l’après (à droite) de la rencontre.

À l’aide des données fournies, décris par un texte court, l’action des lymphocytes T. [Exploiter
des résultats]

Si tu éprouves des difficultés pour répondre à la question, reporte-toi à l’annexe « besoin


d’aide ? » en fin de séquence.

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Séquence 8

j e retiens
La prolifération des lymphocytes B spécifiques de l’antigène détecté entraîne la
production des anticorps spécifiques qui circulent dans le sang. En rencontrant les
antigènes des micro-organismes, ils se fixent sur eux et cela permet aux phagocytes
d’éliminer l’ensemble (voir schémas ci-dessous). Il existe une mémoire des infections
passées, la mémoire immunitaire, qui dépend des lymphocytes B. Un individu qui
possède dans son sang des anticorps contre la grippe par exemple est dit séropositif
pour cette maladie. Nous sommes tous séropositifs de certaines maladies (grippe,
angine…).
La mémoire immunitaire fait intervenir des lymphocytes B mémoires qui agissent plus
rapidement lors des contacts successifs avec le même antigène. La persistance de la
réponse est liée à la durée de vie des cellules mémoires et à la production accrue des
anticorps (exercice 7).
Il existe aussi des lymphocytes T « tueurs » qui détruisent par contact les cellules
infectées par des virus (exercice 8).

Schéma : le rôle des phagocytes.


Les phagocytes entrent en action lorsque la liaison entre les anticorps et les antigènes a
eu lieu (Voir schéma). Ils agissent en phagocytant l’ensemble.

Liaison entre les antigènes Phagocytose du complexe


et les anticorps (neutralisation) antigène/anticorps formé

© Cned, Sciences de la vie et de la Terre 3e — 37


Séquence 8

ANNEXE « Besoin d’aide ? »

Séance 1
Exercice 1 : [I - Rechercher, extraire et organiser de l’information]
Tu dois lire l’ensemble des documents avant de tenter de répondre.
Pour chacune des manifestations d’infection présentées, tu dois relever :
- les signes indicateurs d’une réaction,
- le lieu de la réaction,
- l’acteur de la réaction (qu’est-ce qui réagit ?),
- et la vitesse de la réaction.
Tu dois réaliser si nécessaire une recherche complémentaire.
Réalise un tableau à double entrée associant chaque manifestation (en ligne) aux signes,
lieux, acteurs et vitesse de la réaction (en colonne).

Exercice 2 : [I - Observation]
Tu dois lire l’ensemble des documents avant de tenter de répondre.
1- Tu dois réaliser un dessin en t’aidant de la fiche méthodologique « Réalisation d’un
dessin d’observation » (en annexe à la fin du livret).
2- Lis le texte et tente d’associer à une description une image en te souvenant que les micro-
organismes sont hors du phagocyte puis doivent se retrouver dedans.
Le titre de chaque croquis doit reprendre les éléments de description du texte en
associant un croquis avec un mot précis de la description.

Exercice 3 : [I - Observation]
Tu dois lire les documents avant de commencer à répondre.
Tu dois réaliser un dessin en t’aidant de la fiche méthodologique « Réalisation d’un dessin
d’observation ».

Exercice 4 : [C - Exploiter des résultats]


Tu dois lire les documents avant de commencer à répondre.
Il faut étudier les expériences ligne par ligne.
Les résultats doivent être décrits sans explication dans un premier temps.
1- À partir de ces descriptions, mises en relation avec les données issues de la discussion de
classe, montre que la reconnaissance se traduit par la multiplication d’une sorte précise
de lymphocytes.
2- Exploite les données fournies par le professeur pour décrire plus précisément la façon
dont les micro-organismes sont reconnus par les lymphocytes B. Il faut décrire les formes
des éléments de reconnaissance.

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Séquence 8

Séance 2
Exercice 5 : [I - Rechercher et extraire et de l’information]
Tu dois relire la séance 1 si tu ne l’as plus en tête.
Tu dois décrire les résultats obtenus pour chaque ligne du tableau.
Tu dois comparer ensuite les différences de traitement pour l’expérience 1 et l’expérience 2
et tenter d’exprimer ce qui fait la survie des animaux.
Tu dois comparer les traitements entre les expériences 2 et 3 et tenter d’exprimer la raison de
la mort des animaux.
Dégage de ces études, l’information importante qui concerne le sérum.

Exercice 6 : [C - Exploiter des résultats]


Tu dois lire l’ensemble des documents.
Tu dois décrire ce qui se produit pour une seule injection
- pour la durée de la réaction,
- pour la quantité d’anticorps produits.
Tu dois décrire ce qui se produit pour l’injection 2
- pour la durée de la réaction,
- pour la quantité d’anticorps produits.
Tu dois comparer les deux descriptions et te souvenir du rôle de reconnaissance des
lymphocytes B pour expliquer le cas de la grippe et celui de la varicelle.

Exercice 7 : [C - Exploiter des résultats]


Tu dois observer les graphiques.
Tu dois expliquer ce que montrent les graphiques 1 et 2 :
- pour la durée de la réaction,
- pour la quantité d’anticorps produits.
Tu dois décrire le tableau en comparant les deux types de lymphocytes.
Toutes ces descriptions doivent être liées entre elles pour montrer l’importance de la
mémoire immunitaire pour une protection longue et efficace.

Exercice 8 : [I - Rechercher et extraire de l’information]


Tu dois bien lire le texte pour comprendre que les virus sont à l’abri des anticorps.
Tu dois décrire les schémas.
Tu dois comparer et te souvenir du but ultime de la réaction immunitaire.

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