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3.

Roches Terrigènes

Les roches déritiques terrigènes sont des roches constituées de débris d'origine très
diverse (magmatique, métamorphique, ou mème sédimentaire) provenant de
l'érosion d'une terre, le plus souvent émergée, ou parfois imergée sous une faible
épaisseur d'eau.

3.1. Critères de Reconnaissance

Nous avons vu que les roches sédimentaires étaient constituées de trois sortes
d'éléments. Les uns, bien individualisés, à l'état de fragments de roche, de minéraux
ou d'organismes, ils sont dits éléments figurés, ou grains, ou particules. Ces
éléments figurés sont réunis entre eux par une phase de liaison. Le troisième type
de constituant comprend les espaces libres ou pores.

3.1.1. Eléments Figurés

Dans la très grande majorité des cas, les quartz des roches détritiques sont
xénomorphes. Ils peuvent présenter des inclusions [Planche_01] solides
(charbonneuses, ferrugineuses ou minérales), liquides ou gazeuses. Ils peuvent
également présenter en surface une patine, la plupart du temps ferrugineuse, qui, en
section, apparaît sous forme d'un fin liseré sombre [Planche_02]. Enfin, on peut
observer des quartz qui présentent une extinction incomplète, dite « roulante »
provoquée par des contraintes d'origine tectonique qui ont déformée le réseau
cristallin.
Il existe différents types de quartz dits secondaires, c'est-à-dire produits par
diagenèse, après le dépôt du sédiment.Ce sont :
• le quartz d'accroissement secondaire périphérique, dont l'étude sera
abordée un peu plus loin à propos de la cimentation,
• le quartz néoformé (authigène) est, en général, automorphe et présente des
faces cristallines prismatiques,
• le quartz de substitution ou d'épigenèse, qui remplace, comme cela a été dit
dans la partie précédente, des éléments organiques ou inorganiques.

Remarque : La calcédoine est une variété de quartz fibreuse, souvent


imparfaitement cristallisée. Elle se reconnaît au microscope à son aspect fibreux ou
lamellaire pouvant donner des « sphérolithes » très caractéristiques [Planche_02].
La calcédoine est de la silice de précipitation secondaire, diagénétique. Elle
intervient dans la silicification d'organismes, dans les accidents siliceux et dans la
cimentation par précipitation directe dans les espaces libres.

Les feldspaths
Système cristallin monoclinique ou triclinique.
Macles nombreuses et complexes, elles sont une des caractéristiques essentielles
des feldspaths et permet de les distinguer des quartz [Planche_01].
L'altération est l'autre caractéristique très importante pour distinguer les feldspaths
des quartz. En effet, nous avons déjà vu que les feldspaths étaient très altérables et
les quartz très peu. Cette altérabilité leur donne un aspect « trouble » ou « piqueté ».
Les produits de l'altération peuvent apparaître à la surface du grain sous forme de
petites taches ou de traces, parfois grise, parfois à forte biréfringence [Planche_01,
Planche_03].
Les produits de l'altération : Ils sont variés, on distingue :

• La kaolinisation qui est la production d'une argile : la kaolinite [Planche_04].


Elle se produit en milieu acide et surtout à partir de feldspaths alcalins. Nous
avons vu précédemment (Roches sédimentaires § 2.1.2) que l'hydrolyse des
alumino-silicatés libère, en particulier, de la silice et de l'aluminium. Les
hydroxydes d'Al et de Si se réorganisent pour donner une argile, en
l'occurrence la kaolinite.
• La séricitisation est l'altération produisant de la séricite qui est une variété
de la muscovite. C'est un mica blanc en fines paillettes ou en aiguilles.
Certains auteurs préconisent d'utiliser le terme de damourite [Planche_04,
Planche_05] pour ce type de mica provenant de l'altération et de réserver
celui de séricite au métamorphisme.
• La saussuritisation est une altération de feldspaths produisant de l'épidote,
de l'albite, du quartz ou de l'actinote et éventuellement de la calcite.

Les micas (s.l.) ou phyllithes


On distingue deux familles de phyllithes : les micas (s.s.) et les chlorites.

Les micas

– La biotite (mica noir), ferromagnésien de teinte brune en LPNA, avec des teintes
vives (forte biréfringence) en LPA [Planche_6]. Elle s’altère en donnant deux types
de minéraux phylliteux : la chlorite (voir plus bas) et la vermiculite*. Cette altération
libère du fer qui forme un hydrate peu soluble qui précipite souvent à proximité
immédiate, dans les clivages, les espaces libres ou les fractures [Planche_7]. Cette
transformation est un phénomène lent et progressif qui se marque par un
changement graduel des caractères optiques du minéral : en LPNA le pléochroïsme
diminue d’intensité, on observe des changement de couleur selon des zones du
minéral brune pour la biotite, verte pour la chlorite ; en LPA la biréfringence diminue
avec le passage à la chlorite. Les processus de cette altération seront vus plus en
détail dans le paragraphe suivant relatif à la phase de liaison.
– La muscovite (mica blanc) [Planche_8] est un minéral très stable qui s’altère très
peu dans les roches sédimentaires, ce qui explique sa relative fréquence. La seule
évolution que l’on peut constater consiste en un écartement des feuillets par
hydratation (voir plus loin §1.2.).

* La vermiculite est une biotite hydratée dont les feuillets s’écartent sous l’effet de
l’hydratation.

Les chlorites [Planche_07]


Ce sont des phyllo-silicates qui peuvent être soit détritiques (en provenance des
chloritoschistes métamorphiques), soit le produit de l'altération de ferromagnésiens
comme la biotite.

Les minéraux argileux

Le terme d’ « argile » est très ambigu, il désigne, à la fois, une fraction


granulométrique, à savoir la fraction la plus fine (<2µm) des lutites ; une roche, et
enfin, une famille de minéraux.
Les minéraux argileux sont des silicates phylliteux dont la taille, très petite ne
permet pas, la plupart du temps, une détermination fiable au microscope optique**.
En lame mince, les minéraux argileux se présentent le plus souvent à l’état
cryptocristallin, c'est-à-dire avec des cristaux trop petit pour être perceptible, même
au plus fort grossissement. On observe alors une phase grisâtre, homogène
[Planche_9], ressemblant à la micrite des roches carbonatées. Toutefois, certains
minéraux argileux peuvent parfois s’accroître et atteindre une taille et une cristallinité
suffisante pour être distingués au microscope optique. On peut distingue deux sortes
de minéraux :
– de petits cristaux de faible relief ayant une teinte de biréfringence de 1er ordre,
dans les gris, avec des structures en feuillet ou en plaquette [Planche_10] que l’on
peut attribuer à la kaolinite ;
– des cristaux, également très petits, de forme variée (aciculaire, fibreuse, en feuillet,
finement granulaire etc.) et possédant, en LPA des teinte de polarisation vives
(biréfringence élevée). Dans ce cas il est probable que l’on ai affaire à de l’illite ou
éventuellement de la smectite.
A ceci s’ajoute un minéral de la famille de l’illite, mais plus facilement identifiable, il
s’agit de la glauconite. C’est une illite dont une partie de l’Al est substitué par
Fe+++. Il est de couleur verte, plus ou moins sombre (selon la teneur en fer),
légèrement pléochroïque en LPNA. En LPA sa biréfringence est élevée mais
masquée par la couleur. Certains « minéraux verts », dont on ne connaît pas la
structure et la composition chimique exacte, sont regroupés sous le terme de
« glauconie ». La glauconite vraie est exclusivement marine. Elle se rencontre
sous des formes extrêmement variées :
– en ciment de remplissage des vides ;
– en produit d’altération des biotites ;
– en grains détritiques de forme arrondi ou ovoïde (la plus fréquente) ;
– en épigénie d’éléments tels que bioclastes, oolithes, pellets etc. ;
– en remplissage de vides intragranulaires (notamment de loges de Foraminifères) ;
– en enduit de minéralisation ;
– en plage d’épigenèse dans une roche.

Remarque : Devant la difficulté de diagnostiquer avec certitude la nature


minéralogique des argiles, nous serons souvent amené à utiliser le terme de
minéraux argileux sans préciser.

** La détermination sérieuse des minéraux argileux se fait par diffractométrie aux


R.X., par analyse thermique ou au microscope électronique.

3.1.2. Phase de Liaison

C'est la partie de la roche qui assure la cohésion des grains. On distingue une
matrice ou un ciment.

La matrice
C'est un dépôt. Elle s'est sédimentée en même temps que les éléments qu'elle
enrobe, elle est dite primaire ou synsédimentaire. Elle est constituée d'éléments
plus fins que ceux qu'elle réunit. Ainsi, des galets et graviers (classe des rudites)
peuvent être enrobés dans une matrice sableuse (arénite) ou boueuse (lutite), on
obtiendra après consolidation un conglomérat à matrice gréseuse ou à matrice
argileuse selon les cas [Planche_11]. Un sable (ou un grès) ne pourra avoir qu'une
matrice boueuse (ou argileuse).
Très souvent la matrice est, à l'origine, une boue de la classe des lutites. Cette boue
déposée en même temps que les éléments figurés peut être argileuse, terrigène, ou
bien carbonatée, allochimique ou orthochimique (micrite), le mélange des deux
donne une marne.

• La boue carbonatée ou micritique sera étudiée plus en détail avec les


roches carbonatées.
• La boue argileuse est constituée d'un mélange de minéraux argileux
détritiques pouvant contenir d'autres minéraux détritiques très fins (silts) et
notamment du quartz. Cette boue argileuse provient de la floculation et
décantation des suspensions colloïdales. Les minéraux argileux sont
cryptocristallins, c'est-à-dire non visibles au microscope. Ils forment un « fond
» grisâtre homogène, plus ou moins sombre selon la teneur en matière
organique ou bien de teinte jaune à brun foncé selon la teneur en oxyde de
fer.

Certains cristaux argileux, bien cristallisés, peuvent être distingués au microscope,


au fort grossissement. Cependant, cette détermination demeure difficile et incertaine.
La difficulté majeure dans l'étude des microfaciès contenant des argiles est de
déterminer l'origine de celle-ci. Comme cela a été dit précédemment, il est très
difficile de déterminer avec certitude si une argile est détritique, ou bien si elle est
diagénétique, soit par néogenèse, soit par altération des minéraux en place dans le
sédiment ou la roche.

Origine des minéraux argileux

Les minéraux argileux présents dans la phase de liaison des roches sédimentaires
peuvent avoir deux origines : (1) une origine primaire résultant du dépôt
synsédimentaire d’une boue argileuse détritique dans les interstices du sédiment ; (2)
une origine secondaire par des processus de diagenèse tels que l’authigenèse ou
la transformation (néogenèse). La distinction entre ces deux origines demeure très
délicate, et donc le caractère de matrice (primaire) ou de ciment (secondaire) est
difficile à définir. En cas de doute nous conseillons d’utiliser le terme plus général de
« phase de liaison argileuse ».
L'authigenèse
L'authigenèse est l'apparition d'un nouveau minéral, en l'occurrence une argile (le
plus fréquemment illite ou kaolinite), par réorganisation des hydroxydes d'Al et de Si
pour former la charpente d'un phyllo silicate.
La transformation
La transformation d'un minéral en un autre est appelée néogenèse. C'est une
transformation lente et progressive, en l'ocurence d'un alumino silicate : feldspath
ou mica.

• Voyons ce qui se passe d'abord avec le feldspath [Planche_12] :


a - Altération modérée, dans un premier temps, en général sous climat
tempéré à froid, conduisant à la formation de minéraux argileux de type illite
(ou smectite si le drainage est mauvais). La réaction libère de la silice et des
cations solubles. Il en résulte une diminution du rapport sialitique Si/Al (qui
passe, par exemple pour l'orthose, de 3 à 2), ce qui correspond à une
augmentation de la proportion d'aluminium. L'illite est un minéral très voisin
des micas dont il possède la même structure, c'est également le minéral
argileux le plus commun dans les roches sédimentaires.
b - Pour une altération plus poussée, en général sous climat tropical (chaud
et humide), on a la formation de kaolinite, avec libération plus importante que
précédemment de silice. Cette silice est éliminée par lessivage sous forme
d'hydrolysat Si(OH)4. Le rapport sialitique diminue pour passer de Si/Al=1 à
?. D'où une augmentation encore plus importante de l'aluminium. Ce
processus est appelé la kaolinisation.
g - Le stade ultime de l'altération se produit sous des climats tropicaux très
lessivants. Ce lessivage très intense élimine toute la silice, il ne subsiste qu'un
hydroxyde d'aluminium, la gibbsite, (Al(OH)3) avec un rapport Si/Al=0, qui
correspond à la partie essentielle de la bauxite, minerai d'aluminium. Ce
processus d'enrichissement extrême en aluminium au détriment de la silice
s'appelle l'allitisation. Très souvent, à ce processus s'associe du fer,
généralement libéré par les ferromagnésiens, on parle alors de
ferrallitisation, phénomène qui intervient dans la formation des latérites qui
est étudiée avec les roches résiduelles.
Parmi les feldspaths, on constate que l'altérabilité varie selon leur composition
: l'orthose (potassique) est bien moins altérable que les plagioclases
(calcosodiques), ce qui explique leur fréquence plus élevée dans les roches
sédimentaires. L'altération se marque par des traces à la surface du minéral
qui apparaît carié ou corrodé. Il en résulte un aspect piqueté, ou trouble, ce
qui est un caractère de reconnaissance majeur sur lame mince [Planche_01,
Planche_03].

• Parmi les micas :


La muscovite (mica blanc), non ferromagnésien, ne s'altère pas, sinon très
difficilement. C'est une altération chimique très lente et très progressive qui
correspond à une perte d'ion K+. Or nous avons vu dans la partie traitant des
roches sédimentaires, que l'extraction par hydrolyse du cation K (cation
antistocke) est très difficile, ce qui explique la stabilité de la muscovite. On
obtient de l'illite qui, éventuellement selon les processus et les conditions
évoqués ci-dessus, peut donner de la kaolinite ou de la smectite .
L’altération se marque par une exfoliation des feuillets de mica. Cette
déformation est surtout provoquée par la pénétration entre les plans de
clivage de molécules d’eau puis des produits d’altération tels que vermiculite,
illite et éventuellement kaolinite*.

* Cette disposition est confirmée par des études au microscope électronique,


notamment par les travaux de MORAD, 1990)

Ceci provoque l'écartement des plans de clivage. Ces déformations peuvent


être observées au microscope, elles se marquent par un renforcement des
clivages donnant un aspect « strié » au minéral. L'altération et les
déformations débutent aux extrémités des minéraux qui apparaissent d'abord
denticulés puis avec un aspect fibreux en éventail ou en « flammèche » ou en
« muscle » [Planche_13, Planche_14]. On note aussi parfois une forme
ondulée de certains micas [Planche_15], ceci est dû à la flexibilité des micas
qui se déforment sous la pression de la compaction ou même des forces
tectoniques.

La biotite est beaucoup plus altérable que la muscovite, ce qui explique sa


rareté dans les sédiments et les roches relativement anciennes. Le niveau
d'altération peut s'exprimer, ici aussi, par la quantité d'ions K+ libérés. La
biotite peu oxydée (dominante ferreuse Fe++) est très altérable, elle se
comporte comme les ferromagnésiens type amphibole ou pyroxène. La biotite
plus oxydée (où domine Fe+++) est plus stable.
L'altération conduit à la formation d'argile (illite, kaolinite le plus fréquemment)
qui apparaît entre les plans de clivage dont elle provoque l'écartement, et à la
périphérie du minéral. Cette altération s'accompagne de libération d'oxyde
ferrique, très peu soluble, et qui précipite immédiatement entre les plans de
clivage ou dans les espaces libres à proximité pour constituer un ciment.
Fréquemment la biotite se transforme en chlorite par épigenèse. Cette
chlorite apparaît sous forme de taches verdâtres sur le fond brun de la biotite
d'origine. La chloritisation gagne de proche en proche l'ensemble du minéral.
La chlorite peut également apparaître par néogenèse, soit entre les plans de
clivage (phénomène visible au microscope électronique, MORAD, 1990), soit
dans les espaces libres ou pores [Planche_16].

Le ciment
C'est une précipitation secondaire qui résulte d'un processus de diagenèse apparu
après le dépôt. Cette précipitation s'effectue dans les espaces libres ou pores
(espaces intergranulaires, vacuoles, fractures, etc...) à partir de solutions aqueuses
sursaturées en certains ions, solutions qui circulent par percolation dans le sédiment
ou la roche. Les ions en solution peuvent avoir une origine détritique (altération de la
roche mère sur le continent) ou bien de la dégradation par altération de certains
minéraux situ, comme nous venons de voir. Le ciment qui soude les éléments figurés
entre eux, peut être de nature très variée :

• carbonaté : par précipitation directe de carbonates dans les vides, il sera


étudié avec les roches carbonatées [Planche_17],

• ferrugineux : par précipitation directe d'oxyde de fer dans les espaces, cet
oxyde provient très souvent de l'altération de minéraux présents sur place
dans le sédiment ou la roche [Planche_18],

• argileux : il s'agit ici de minéraux argileux de néogenèse ou de transformation


selon les procédés évoqués plus haut ; la difficulté consiste à ne pas les
confondre avec une matrice d'argile détritique,

• ciment de sulfate ou de phosphate : relativement rares, ils seront étudiés


avec les roches correspondantes,

• la silice : (essentiellement le quartz) constitue les ciments les plus fréquents


dans les roches détritiques terrigènes. On distingue deux types de cimentation
siliceuse (voir LUCAS et al., 1976): les cimentations simples et les
cimentations complexes.
Les cimentations simples

Deux processus peuvent être évoqués :

o La précipitation minérale directe


Elle se produit dans les espaces libres, elle est relativement rare pour
la silice. Le quartz qui précipite sous cette forme est le plus souvent la
variété calcédoine [Planche_19], qui peut former une mosaïque de
petits cristaux plus ou moins globuleux, présentant, par endroit une
disposition fibroradiée formant des sphérolithes caractéristiques de la
calcédoine. La taille des cristaux qui constituent les mosaïques dépend
de leur vitesse de croissance : vitesse lente = gros cristaux, vitesse
rapide = petits cristaux.

o La précipitation minérale par nucléation et nourrissage


C’est le procédé le plus fréquent pour la cimentation siliceuse ou
quartzitique. Il s’agit d’addition syntaxique** de quartz à des grains
détritiques de même nature qui constituent le support ou le « germe »
d’une précipitation directe à partir d’une solution de fluide interstitiel
sursaturé. Cet accroissement syntaxique se fait en continuité
optique (extinction synchrone) avec le grain de quartz d’origine. Il se
présente sous forme d’une frange de croissance limpide à la
périphérie du grain primaire. Cette frange de croissance est
difficilement discernable si le grain primaire est lui-même limpide. Par
contre, si ce grain présente des inclusions ou bien un fin liseré
d’impureté (patine) soulignant son pourtour, on peut alors distinguer la
silhouette du grain primaire, son "fantôme"[Planche_20,
Planche_21].

** Syntaxique : ce dit de la cristallisation d’un minéral de néogenèse,


s’orientant sur les cristaux de même nature existant déjà dans la roche
(éléments figurés primaires). Exemple : nourrissage quartzitique des
grains de quartz, auréole de néogenèse calcitique autour des éléments
d’Échinodermes. Les chercheurs d’ELF Aquitaine (1978) considèrent le
terme de syntaxique comme synonyme d’épitaxique.

Croissance syntaxique
La cimentation de la roche, et donc sa consolidation, est proportionnelle
à la quantité précipitée.

Les cimentations complexes

On distingue deux phénomènes dans ce type de cimentation :

o Le phénomène de dissolution inter-granulaire


Ce processus correspond à des interactions chimiques différentielles
liées à la diagenèse de compaction de type stylolithe ou plutôt ici «
micro stylolithe ». C'est un phénomène très complexe dit de
pression-dissolution se traduisant par des inter-pénétrations des
surfaces de grains souvent soulignées par des résidus de dissolution
[Planche_22].

Cimentation complexe : phénomène de dissolution inter-granulaire

o Le phénomène de réaction inter-granulaire


Les réactions entre minéraux peuvent conduire au remplacement d'un
minéral par un autre (épigenèse), soit au développement d'un
troisième minéral le long de la limite commune [Planche_23]. Les
phénomènes liés à l'enfouissement des matériaux déjà lithifiés sont
conditionnés par l'état de pression et température des eaux
interstitielles. Ils donnent lieu à la définition de « faciès diagénétique »
à l'image des « faciès métamorphiques ».

3.2. Critères de Classification

La classification des roches détritiques est basée sur des critères descriptifs, à savoir
:

• la taille des éléments figurés,

• la nature des éléments figurés,

• les proportions des éléments figurés,

• la forme des éléments figurés.

A ces critères peuvent s'ajouter des considérations relatives à la phase de liaison


(nature et proportion).
.2.1. Critères de Taille
CLASSES ROCHES CONSOLIDEES ROCHES MEUBLES
RUDITES CONGLOMERATS Bloc : > 25 cm
(diamètre > 2 [Planche_24, Planche_25] Pierre : 25 > D > 6,4 cm
mm) Caillou : 6,4 > D > 1,6 cm
Gravier : 1,6 > D > 0,4 cm
Granule : 0,4 > D > 0,2 cm
ARENITES GRES SABLES
(diamètre compris très grossiers (2 > D > 1 mm) très grossiers (2 > D > 1 mm)
entre 64 µm et 2 [Planche_25] grossiers (1 > D > 0,5 mm)
mm) grossiers (1 > D > 0,5 mm) moyens (0,5 > D > 0,250 mm)
[Planche_26] fins (0,250 > D > 0,125 mm)
moyens (0,5 > D > 0,250 mm) très fins (0,125 > D > 0,064 mm)
[Planche_27]
fins (0,250 > D > 0,125 mm)
[Planche_28]
très fins (0,125 > D > 0,064 mm)
[Planche_29]
LUTITES siltite ou siltstone ou pélite silts (de 64 à 4 µm)
(diamètre < 64 argilite argiles (de 4 à 0,12 µm)
µm) colloïdes (> 0,12 µm)

3.2.2. Nature des Composants

Silice et aluminosilicates

Les composants des roches détritiques terrigènes sont essentiellement constitués


d’éléments minéraux parmi lesquels domine très largement le quartz. Les raisons
de cette dominance ont été abordées dans la partie précédente. Nous avons vu en
effet, que le quartz pouvait être considéré comme un minéral ubiquiste* du fait de
sa faible altérabilité** et de son indice de dureté supérieure. Les autres minéraux
pouvant entrer dans la composition des roches détritiques sont les feldspaths et les
micas. Enfin, on peut rencontrer dans certains cas particulier des éléments
carbonatés, et/ou une phase de liaison carbonatée.
Les éléments figurés de grandes tailles (classe des rudites ou des arénites
grossières) sont la plupart du temps constitués de fragments de roche également
appelés « éléments lithiques ». Ces éléments peuvent être monocristallins ou (le
plus souvent) polycristallins.

* Un minéral ubiquiste est un minéral très résistant susceptible d’être repris plusieurs
fois au cours des cycles successifs de sédimentogenèse à cause de leur grande
résistance à l’altération et à l’usure. La teneur en minéraux ubiquistes dans les
sédiments augmente avec le temps au fur et a mesure que les autres minéraux, plus
fragiles disparaissent.
** Attention : Rappelons que le quartz n’est pas totalement inaltérable, il est
légèrement soluble dans l’eau alcaline.
Trois catégories de roches détritiques peuvent être distinguées :

1. La famille des roches quartzitiques (s.l.) ou quartzeuses, où le quartz


domine largement (entre 65 et 90 %). Le feldspath et les éléments lithiques ne
sont qu'accessoires [Planche_30, Planche_31, Planche_32].
2. La famille des arkoses (s.l.), où le quartz est toujours la composante
dominante, mais le feldspath et les éléments lithiques peuvent, à eux deux,
constituer 50 % des composants [Planche_33, Planche_34].
3. La famille des grauwackes correspond à des roches qui renferment des
composants très variés. Le quartz est toujours dominant (50 à 65 %), les
fragments lithiques peuvent être plus abondants que les feldspaths (> 25 %). On y
rencontre également, en proportion souvent importante, des micas ainsi qu'une matrice argileuse (> 15
%) [Planche_35].

Les roches contenant une proportion relativement importante de micas (> 25 %) sont
qualifiées de « micacés » (grès micacés, arkoses micacés).
La psammite est un grès micacé qui se délite en dalles et qui présente souvent une
fine stratification correspondant à une concentration importante en micas, parfois
supérieure à celle des quartz [Planche_36]. Cette stratification et cette concentration
en micas sont liées aux conditions hydrodynamiques de dépôt. Notons que les micas
sont la plupart du temps de la muscovite, probablement parce que cette dernière est
la moins altérable.

Carbonates
Les roches détritiques terrigènes peuvent contenir une proportion variable
d'éléments carbonatés d'origines diverses :

1. détritique : fragments de roches calcaires ou dolomitiques provenant du


continent,
2. allochimique : éléments carbonatés formés dans le bassin de sédimentation,
3. orthochimique : phase de liaison précipitée dans le bassin de sédimentation.

Dans les roches détritiques terrigènes, la composante allochimique et/ou


orthochimique doit être minoritaire par rapport à la composante détritique.

La classification de ce type de roche fait intervenir la taille des particules. On


distingue ainsi :

Classe granulométrique Roche

RUDITE CALCIRUDITE [Planche_24, Planche_25]


ou conglomérat calcaire

ARENITE CALCARENITE [Planche_37]


ou grès calcaire

LUTITE CALCILUTITE
ou marne

Les roches détritiques peuvent contenir d'autres éléments comme par exemple la
glauconie, des phosphates, etc.. , donnant des conglomérats ou grès glauconieux ou
des conglomérats ou grès phosphatés, etc...

3.2.3. Forme des Eléments Figurés

Les caractères morphologiques (forme et émoussé) des grains sont des critères
importants pour l'interprétation des microfaciès parce que résultant de l'usure des
grains. Cette usure est directement liée au niveau énergétique et à la durée d'action
(longueur du transport ou du remaniement) de l'agent dynamique auquel le grain a
été soumis. Dans le langage courant, le terme d'émoussé, est souvent remplacé par
celui d'arrondi. Le tableau suivant montre les différents degrés d'émoussé ou
d'arrondi selon Pettijohn et al., 1973.
L’étude de la morphologie des grains détritiques fait partie de la morphoscopie. Elle
s’applique essentiellement aux grains de quartz* parce que ceux-ci sont peu
susceptibles d’être fragmenté ou éclaté au cours du transport ou de la phase de
dépôt, et peut donc enregistrer l’histoire du grain depuis son extraction de la roche
mère jusqu’à sa sédimentation.
* Pour la classe des rudites, la morphoscopie peut s’appliquer aux éléments
lithiques de taille >2 mm et permet de distinguer les poudingues dont les éléments
sont émoussés et les brèches dont les éléments sont anguleux.

La morphoscopie comprend également l'analyse d'un autre critère qui est l'aspect
de surface du grain. On distingue ainsi, à la loupe binoculaire :

1. les grains luisants dont la surface a été polie en milieu sous aquatique,
2. les grains mats dont la surface est « picotée » par des traces de choc
provoquées, en milieu aérien, par l'action éolienne.

Pour plus de détails on se référera aux travaux de Cailleux et Tricart (1959).

3.2.4. Proportions Eléments Figurés/Phase de Liaison

Il existe une certaine ambiguïté dans l'utilisation des termes de texture et de


structure. Nous définirons donc le sens dans lequel ils sont le plus souvent
employés en pétrographie sédimentaire.
La texture est l'ensemble des caractères de forme, de taille et de position des
éléments les uns par rapport aux autres (jointifs ou non par exemple).
La structure est le mode d'assemblage des grains dans les trois dimensions d'une
roche. Elle caractérise la géométrie dans l'espace des différents composants :
alignés, stratifiés, dispersés, concentrés, etc...

Parmi les différents paramètres relatifs à la texture, deux seront d'une importance
primordiale pour appréhender les conditions de sédimentation et de diagenèse. Il
s'agit :

(1) des paramètres granulométriques et notamment celui qui caractérise la taille


moyenne des grains (médiane ou moyenne) et celui de son classement. En ce qui
nous concerne, ces paramètres seront évalués de façon sommaire et toute relative :
– pour la granulométrie*, les grains seront dits fins, moyen ou grossier ;
– pour le classement les grains seront mal à très mal classés (= hétérométriques ou
hétéro granulaires), moyennement classé ou bien à très bien classés (= homo
métriques ou homo granulaires).
Rappelons que ces paramètres granulométriques sont importants parce qu’ils
donnent des indications sur l’environnement sédimentaire (niveau d’énergie du milieu
et processus sédimentaire)
(2) des paramètres qui traitent du rapport entre éléments figurés et phase de
liaison : il s’agit de reconnaître si ces éléments figurés sont jointifs ou bien si ils sont
dispersés au sein de la phase de liaison. C’est une appréciation extrêmement
délicate et subjective parce qu’il faut préjuger des contacts entre grain dans les trois
dimensions à partir d’observation sur un plan (la surface d’observation ou la lame
mince qui sont en 2D). Pour répondre à ce problème, il existe, fort heureusement,
des « chartes visuelles d’évaluation », dont nous donnons un exemple ci-dessous.
Ces chartes permettent de déduire le pourcentage relatif des grains (ici en noir) par
rapport à l’espace inter granulaire (ici en blanc). Les valeurs données sur l’exemple
représentent donc les pourcentages de surface noire (grains) par rapport à surface
observée.

* Il convient de faire remarquer que le terme de granulométrie communément utilisé


n’est pas français, le terme approprié mais peu utilisé est granularité.
On estime que :

1. à partir de 40 % les grains sont jointifs,


2. entre 30 et 40 % ils sont sub jointifs,
3. entre 20 et 30 % ils sont sub flottants,
4. au dessous de 20 % ils sont flottants.

Tout ceci est extrêmement subjectif parce que intervient également dans
l'appréciation la forme du grain. Pour des bioclastes en baguette comme les
fragments de bivalves par exemple, on peut être amené à réduire les valeurs de 5 à
10 %.

3.2.5. Précisions sur la Phase de Liaison

La cohésion de la roche est provoquée en grande partie par l'induration de la phase


de liaison ou par une cimentation dans les vides inter granulaires selon les processus
évoqués précédemment ( le ciment).

Selon les cas on distingue :

1. les roches non cohésives ou meubles,


2. les roches cohésives ou consolidées.

La nature de la phase de liaison intervient dans la classification des roches


détritiques terrigènes.

Rappelons ce que nous avons abordé dans la première partie la distinction entre
matrice et ciment :

• la matrice est un dépôt primaire d'éléments détritiques,


• le ciment est le produit d'une diagenèse secondaire, postérieure au dépôt.

La matrice
La matrice est le plus souvent de nature argileuse. Cependant nous avons vu qu'il
était souvent difficile de distinguer les argiles d'origine détritique (matrice) de celle
produites par la diagenèse (ciment).

Par ailleurs, la matrice peut également contenir une proportion variable de


carbonates.
Ainsi, selon les cas, on pourra avoir la nomenclature suivante :

Taille Argile Argile + carbonates Carbonates*

Rudite Conglomérat à matrice Conglomérat à matrice Conglomérat à matrice carbonatée


argileuse marneuse [Planche_24, Planche_25]

Arénite Grès à matrice argileuse Grès à matrice marneuse Grès à matrice carbonatée
[Planche_38]

Lutite argilite marne (voir roches carbonatées)

* On pourra préciser, éventuellement si la matrice est calcaire ou dolomitique.

Le ciment

Le ciment le plus fréquent dans les roches détritiques terrigènes est siliceux. Les
processus de cimentation siliceuse ont été abordés en première partie (le ciment).
Si la cimentation est peu poussée, donnant une roche poreuse et friable, on parle de
grès à ciment siliceux. Si la cimentation est très poussée, donnant une roche
homogène et dure, on parle de grès quartzite** [Planche_30, Planche_31,
Planche_32].
Cependant, parfois, le ciment peu provenir d’une précipitation de fer, la roche est
alors un grès ferrugineux (ou grès à ciment ferrugineux) [Planche_18]. Plus
rarement, on peut avoir des ciments glauconieux, phosphatés, sulfatés etc.

** Ne pas confondre avec une quartzite qui est une roche métamorphique.

3.3. Liste des Planches Présentées en Travaux Dirigés


SILICO CLASTIQUES TERRIGENES
Fiches ELEMENTS FIGURES
Macro Micro Taille Forme Classement LIAISON NOM
argilo-
01 01 >16mm arrondi mauvais conglomérat
greseuse
argilo-
03 03 2-4mm anguleux mauvais grauwacke
greseuse
4- argilo-
04 04 anguleux mauvais conglomérat
16mm greseuse
08 08 2-4mm subarrondi mauvais ferrugineuse conglomérat
10 10 grossier mauvais argileuse grès arkose
silico-
11 11 moyen bon arkose
argileux
silico-
12 12 grossier moyen conglomérat
argileux
argilo-
13 13 très fin très bon psammite
ferrugineux
14 très fin très bon psammite
15 15 moyen bon siliceux grès rouge
grès
17 17 fin mauvais siliceux
quartzite
grès
18 18 fin très bon siliceux
quartzite
silico- grès
19 19 fin très bon
argileux quartzite
grès
20 20 fin très bon siliceux
quartzite
grès
21 21 fin bon siliceux
quartzite
22 22 fin bon siliceux grès siliceux
grès
26 26 fin très bon siliceux
quartzite
grès
27 27 fin très bon siliceux
quartzite
grès
28 28 fin très bon siliceux
quartzite
grès
30 30 fin très bon siliceux
quartzite

macro : macroéchantillon, micro : microéchantillon

3.3.20. Fiche 01 micro


microfaciès 01

DETRITIQUE TERRIGENE

RUDITE CONSOLIDEE CONGLOMERAT

Cet échantillon présente des éléments figurés de taille très différente, on dit qu’il est
hétéro granulaire ou bien qu’il présente un très mauvais classement.

On distingue trois classes granulométrique :

La classe des rudites (> 2 mm)

Eléments figurés :

de la classe granulométrique des rudites (1) [voir fiche macro échantillon] sont
constitués de graviers et galets de grès quartzite Ces éléments sont composites, ou
poly cristallins, c'est-à-dire constitués d’un assemblage de cristaux de quartz
d’orientation différentes (c'est-à-dire d’extinction différent, différente teinte de gris en
LPA) (Photo 155) Tous ces éléments de taille > 2mm sont constitués de grains poly
cristallins d’origine quartzitique ils sont dits mono géniques (parce que de même
origine), de contour arrondi, donc poudingue.

Notez la différence avec la phase de liaison : ici les grains de quartz sont jointifs et
constituent une mosaïque ; dans la phase de liaison, plus bas, les grains de quartz
sont disséminés dans une phase probablement argileuse

Certains grains présentent une frange de croissance syntaxique [voir définition en


bas de page]

Texture :

jointive

Phase de liaison :

L’espace entre les éléments de rudite est colmaté par une phase de liaison qui
constitue la deuxième classe granulométrique : celle des arénites

La classe des arénites : (entre 2mm et 63µ) (2)

Eléments figurés : (photo 156 et 157)

- de quartz de teinte de gris variable en LPA (2) et clairs transparents en LN fins (100
à 200µm), relativement bien classés, au contour anguleux.

- du fer (5) en grain opaque en LPNA et LPA

- des micas (6) plus ou moins altérés (photo 157)


- des pores ou espaces vides : (7).

! Attention ! : Ne pas confondre les vides remplis de résine isotrope donc opaques
en LPA avec le fer identique en LPA, il faut toujours vérifier en LPNA où le fer reste
opaque (noir) alors que les vides apparaissent clairs, transparents. Les pores
peuvent être « naturel » c'est-à-dire correspondant à des espaces vides présents lors
du dépôt (synsédimentaires) soit à des trous créés lors de la confection de la lame
comme par exemple le décollement autour du galet de quartzite (8), soit à des vides
de dissolution.

La classe des lutites (< 63 µ)

- une phase argileuse, fine : Il semble, par endroit, que des micas, fortement altérés
(aspect fibreux scintillant, avec des teintes de polarisation multicolores pour chaque
fibre) (10) puissent passer à des argiles.

Certaines zones (9) présentent une phase de liaison relativement brillante et à teinte
de polarisation à biréfringence d’ordre élevé : ceci pourrait correspondre à une boue
argileuse. Dans ces zones cette boue argileuse correspondrait à une matrice
englobant les grains de quartz. Il est cependant difficile de distinguer la part qui
revient à la sédimentation (boue argileuse primaire) de la part qui revient à l’altération
secondaire des micas

POUDINGUE A MATRICE ARGILO GRESEUSE

Syntaxial : Cristallisation d’un minéral de néogénèse, s’orientant sur le réseau


cristallin d’un grain détritique de même nature : le grain détritique et la zone de
croissance vont constitués un seul et même cristal avec les mêmes caractéristiques
optique (extinction synchrone en LPA).

3.3.21. Fiche 03 micro


micro faciès 03

DETRITIQUE TERRIGENE

RUDITE-ARENITE CONSOLIDEE

MICRO CONGLOMERAT

Deux composantes granulométriques sont visibles sur cet échantillon : des rudites
comprenant les éléments les plus grossiers (2mm) des arénites et lutites formant la
matrice des premières.

La composante RUDITE : (photo 163)

Eléments figurés :

Grain de taille très variable (sables grossiers, graviers et petits galets) hétéro
granulaire Peu usés, anguleux

Nature variée = Fragments de roche :

- pélites, constituées d’éléments à grain fin qui ne peut être identifié à ce


grossissement, ce pourrait être des fragments de schistes ou d’ardoise

- quartzites constitués de plusieurs cristaux de quartz d’orientation différentes


(extinction non synchrone) = éléments composites ou poly cristallins. Les limites
entre les grains de quartz sont engrenées mutuellement, ceci caractérise les
quartzites d’origine métamorphique.

La composante ARENITE : Elle constitue la phase de liaison entourant les grains de


rudite

Eléments figurés : (photo 163, 164)

- Quartz, monocristallins, certains montrent des zones de teintes de biréfringences


différentes : les teintes et les positions d’extinction changent progressivement lorsque
l’on tourne la platine, c’est une extinction roulante ou onduleuse. Par ailleurs, sur
certains grains on distingue des petits points noirs, parfois alignés, ce sont des
inclusions.

-Pas de feldspaths reconnaissables mais il est probable qu’il devait y en avoir à


l’origine, par la suite ils ont été altérés pour donner des argiles.

- micas muscovite (photo 166) caractérisés par leurs teinte de polarisation vives. On
remarquera qu’ici les micas commencent à s’altérer, les extrémités présentent un
« effilochement » qui présume de l’aspect fibreux des micas altérés puis des argiles
(voir plus loin).

-mica chlorite : (photo 167, 168) minéral verdâtre en LPNA et pseudo isotrope en
LPA, c'est-à-dire extinction presque totale.
- fer (photo 167) : relativement peu abondant, provient vraisemblablement de
l’altération de quelques ferro magnésien. Identification : opaque en LPA et en LPNA.
[Attention de ne pas confondre avec des vides remplis de résine ou des quartz en
position d’extinction]

Texture :

jointive

Phase de liaison :

Matrice argilo gréseuse (Photo 169) Les espaces inter granulaires ainsi que
certaines fractures dans les grains de quarzite sont occupés par une phase de
liaison grise, parfois homogène : il doit s’agir d’argile probablement d’origine
détritique. Dans le détail, à fort grossissement, (photo 165, 166) certaines zones de
cette argile présente des structures en plaquettes à faible birefringence en LPA
(teinte grise) qui correspondes à des feuillets d’argile qui ont subi une croissance et
deviennent visible au microscope, il pourrait s’agir de kaolinite (photo 168) mais la
détermination demanderait une analyse au microscope électronique ou par
diffractométrie R.X..

Dans ces argiles il est très difficile de faire la part de celles qui sont purement
détritiques, c’est dire celles qui sont apportées avec le reste du sédiment et
déposées en même temps et celles qui sont diagénétiques et proviennent
secondairement de l’altération des feldspaths et des micas (Photo 169).

GRAUWACKE

Grauwacke : Roche détritique sombre, relativement pauvre en quartz (30%), dans


laquelle la proportion de débris de roches l’emporte sur les feldspaths et dont la
phase de liaison, essentiellement détritique et relativement abondante, est riche en
argile.

Pélite : Roche de texture très fine, appartenant à la classe des lutites, argilo silteuse.

Argile : Ce terme peut désigner trois choses : au sens général (argile lithologique), il
désigne la catégorie la plus fine des roches terrigènes indépendamment de la
composition minéralogique de la roche, il désigne une roche meuble, non stratifiée,
faisant pâte avec l’eau et constituée en majeure partie de minéraux argileux. Au sens
granulométrique, il désigne les particules sédimentaires les plus fines (< 2 µ). Au
sens minéralogique, il désigne les minéraux phyllosilicates, en paillettes ou grains
dont les feuillets ont des écartements de 7, 10 ou 14 a selon le gonflement des
feuillets.

3.3.22. Fiche 04 micro


Micro faciès 04

SILICO CLASTIQUE

RUDITE CONSOLIDEE

CONGLOMERAT

Eléments figurés :

regroupent les trois classes granulométriques (rudite, arénite, lutite)


Hétéro granulaires, très mal classés comprenant : (photo 170)

1) des éléments poly cristallins correspondants à des fragments de roche très mal
classés Quartzite (1) : constitué d’une mosaïque composite de quartz dont les limites
ne sont pas rectilignes, mais engrenées mutuellement (photo 171), parfois ces grains
présentent un allongement préférentiel : une telle disposition est caractéristique
d’une origine métamorphique.

2) des éléments monocristallins constitués de :

- Quartz (2)

- Feldspaths très abondants, plagioclases reconnaissables à leur macle poly


synthétique (photo 172). Certains grains de feldspaths (photo 173, 174, 175)
présentent un aspect « trouble », « picoté » accompagné d’une teinte dans les bruns,
dû à l’altération et à la présence des produits de cette altération sous forme de petits
grains très fins à forte biréfringence (probablement du mica séricite ou chlorite, peut
être de l’argile). On remarquera sur certains grains une altération préférentielle le
long des plans de macle qui sont des plans de faiblesse.

- Micas (3) biotite (micas blanc) en LPA, forte biréfringence et teintes de polarisation
vives.

On peut distinguer sur la même lame (photo 176, 177) toutes les phases d’altération
du mica depuis les formes non altérées (fraîches) jusqu’aux formes très altérées en
fibrolithes. Certains fibrolithes ont une teinte brune très marquée (photo 178) qui
pourrait provenir des oxydes de fer libérés lors de l’altération de minéraux ferro
magnésiens tels que la biotite. En effet, on peut remarquer que ces fibrolithes
présentent une légère teinte verdâtre qui pourrait les faire attribuer (???) à de la
vermiculite ou de la chlorite, minéraux d’altération des biotites .

Texture :
jointive

Phase de liaison :

Matrice argilo gréseuse plus ou moins ferrugineuse.

On distingue : des zones grisâtres (en LPNA) homogènes et peu structurées,


présentant, en LPA, des points de forte brillance (à biréfringence élevée) parfois
colorées en rouge orangé ou brun. Ces zones correspondent, probablement, à de
l’argile détritique (boue argileuse) pouvant être colorée par des oxydes de fer.

Des zones plus structurées, présentant une certaine brillance (photo 179, 180) et
une biréfringence élevée avec des teintes de polarisation vives. On peut parfois
distinguer des structures en « flammèches » (photo 178, 181). Cette argile provient,
probablement, de l’altération de micas et feldspaths. Ce type de phase de liaison est
souvent dénommé « ciment » de diagenèse .

Dans les interstices et les fractures, on observe des oxydes de fer brun rouge (photo
181) provenant de la précipitation du fer issu de l’altération de certains minéraux
décrits ci-dessus.

CONGLOMERAT : faciès « Vieux Grès Rouges »

La biotite ou mica noir s’altère fréquemment en vermiculite et en chlorite avec départ


de fer qui précipite à proximité, voire sur place. Le minéral perd alors sa teinte brune
et vire au vert pale. La muscovite ou mica blanc est plus stable et moins altérable.
Cette différence d’altérabilité fait que la muscovite est beaucoup plus fréquente dans
les roches détritiques que la biotite.

Pour les phases de liaison argileuse il est très difficile de faire la part qui revient à
l’apport détritique terrigène de celle qui revient à l’altération diagenétique. Aussi, par
simplification, nous donnerons le nom de matrice à toute phase de liaison argileuse.

3.3.23. Fiche 08 micro


Microfaciès_08

SILICO CLASTIQUE

RUDITE CONSOLIDEE

MICRO CONGLOMERAT

Eléments figurés :

Hétéro granulaire : grains de tailles très différentes, du fragment de roche pluri


cristallin (rudite > 2mm) au grain monocristallin fin (100 µm) Sub arrondi

Polygénique : plusieurs origines Fragment de roche (rudite) quartzites (1) certains


(photo 193, 194) présentent des limites de grain engrainées mutuellement ou « en
puzzle », disposition caractéristique d’une origine métamorphique. De plus, certains
de ces quartzites montrent un étirement et une orientation préférentielle (photo 195)
typique des textures grano-lépidoblastiques de certaines roches métamorphiques.

Pelites [voir définition sur la fiche 03] éléments à grain fin (petits quartz), plus ou
moins stratifiés et ciment plus ou moins ferrugineux (photo 196)

Eléments monocristallins (arénite) quartz (2) (photo 193)

Texture :

jointive

Phase de liaison :

Ciment ferrugineux (3) (photo 193, 196) : opaque, c'est-à-dire noir en LPNA et en
LPA ! Attention : ne pas confondre : - en LPA avec un quartz « éteint » (tourner la
platine pour vérifier) avec un vide ou pore rempli de résine (voir ci-dessous) dans ce
cas, la résine, isotrope, est claire transparente en LPNA et noir (extinction
permanente) en LPA.

Précipitation de fer dans les espaces inter granulaires avec des zones plus friables
probablement plus argileuses

Remarquez : l’importance de la porosité (4) (photo 196) Les pores (vides ou


vacuoles) peuvent être : primaires, c'est-à-dire contemporains de la sédimentation,
ils résultent alors d’un remplissage incomplet de l’espace inter granulaire lors de la
sédimentation. Ou bien ils résultent d’une cimentation secondaire incomplète ne
remplissant pas tous les espaces. D’une dissolution secondaire d’un élément figuré
donnant des pores ou vacuoles de dissolution D’un accident lors de la confection de
la lame, arrachage d’un éléments par exemple.
MICRO CONGLOMERAT A CIMENT FERRUGINEUX

3.3.24. Fiche 10 micro


Micro faciès 10

SILICO CLASTIQUE

ARENITE - RUDITE

Grès grossier très mal classé comprenant des éléments de taille variable depuis des
éléments poly cristallins voisins des rudites (2 mm) jusqu'à des éléments
monocristallins fins à très fins

Eléments figurés :

Poly cristallins Quartzite (1)

Mono cristallins Quartz (2) : fins à moyen, classement moyen ! Attention : sur cette
lame les quartz apparaissent colorés (jaunes voire orangés) ceci est dû à l’épaisseur
anormale de la lame, il arrive que lorsque l’échantillon est trop tendre on arrête
l’usure avant qu’elle ait son épaisseur normale (quartz gris) pour ne pas provoquer
d’arrachage des grains.

Les quartz présentent des inclusions sous forme de petits points noirs souvent
alignés parallèlement (photo 204, 205). Ce phénomène se rencontre pour des quartz
qui ont cristallisé à basse température (filons hydrothermaux). On remarque
également certains quartz à extinction roulante ou onduleuse (photo 205) [voir fiche
03] (zones de teintes de biréfringences différentes en LPA : les teintes et les
positions d’extinction changent progressivement lorsque l’on tourne la platine).

On n’observe pas (ou très peu) de croissance secondaire syntaxique sur les quartz
(pas de cimentation siliceuse). Par contre, on note la présence (photo 205, 206)
d’une fine pellicule colorée à la périphérie de certains grains, correspondant à des
phénomènes de cimentation complexe par réaction intergranulaire (voir Roches
terrigènes, phase de liaison ).

Feldspaths (photo 207), rares plagioclases (macle polysynthétique) difficiles à


reconnaître.

Micas muscovite (blancs) (3) (photo 208) très petits, abondants (voir note infra de la
fiche MF04) souvent en voie d’altération ou déjà fortement altéré comme le montre
leur structure fibreuse (photo 209).

Porosité :

On observe des vides ou pores (4) (photo 203), clairs et limpides en LPNA et
opaques (extinction) en LPA. La forme de ces pores est, la plupart du temps,
géométrique avec des limites plus ou moins rectilignes identiques à celles des
minéraux des éléments figurés : ce sont des éléments figurés arrachés lors de la
confection de la lame. Ceci est en mettre en relation avec la fragilité de la roche
qualifiée de « friable » dans la description du macro échantillon [fiche 10] Certains
espaces (photo 203), plus grands et plus irréguliers (5), peuvent correspondre à des
pores primaires, espaces d’origine non remplis par la cimentation. Par ailleurs,
d’autres pores pourraient correspondre à des vacuoles de dissolution de certains
minéraux tels que les feldspaths (difficiles à distinguer ???).

Texture :

jointive

Phase de liaison :

Matrice argileuse grisâtre plus ou moins homogène présentant des points de forte
brillance (photo 205, 206, 207) due à une biréfringence plus élevée de certains grain
ou germe de cristallisation (voir fiche MF04),. Cette phase de liaison provient
probablement d’une boue argileuse primaire, donc = matrice. Certaines zones, où les
grains sont en contact et ont subi une pression, on note des phénomènes de
cimentation complexe par réaction intergranulaire (photo 206, 208) On note,
cependant des zones à teinte de polarisation plus vives et plus nette présentant une
structuration fibreuse. Ces zones correspondent probablement à de l’argile
d’altération diagenétique (voir fiche MF04). La forte porosité peut être primaire :
cimentation imparfaite ou secondaire : dissolution des feldspaths

GRES GROSSIER ARKOSIQUE

3.3.25. Fiche 11 micro


Micro faciès 11

SILICO CLASTIQUE

ARENITE

GRES

Eléments figurés : (photo 210)

Eléments poly cristallins :

quartzites métamorphiques : (1) fragments de roche greso-ferrugineuse ou pellites (2)

Eléments mono cristallins :

Quartz (3) : moyen à grossier bien classés Très largement majoritaires, on peut distinguer le fantôme d’un grain
primitif (photo 211) présentant des petits points d’inclusions et entouré d’une frange de croissance syntaxique
limpide

Feldspaths plagioclases reconnaissables aux macles polysynthétiques (photo 212) et à l’aspect grisâtre piqueté
dû à l’altération (photo 211)
Micas muscovites de très petite taille et très peu abondants dont certains sont en
voie d’altération.

Pores :

Espaces poreux abondants (4) noir avec des sphères de bulles d’air en LPA, blanc
limpide en LPNA (photo 213) (voir fiche 08).

Texture :

jointive

Phase de liaison :

Ciment siliceux Précipitation minérale par « nucléation » et nourrissage des grains


[voir les roches détritiques terrigènes, phase de liaison ]. C’est le procédé les plus
fréquent pour la cimentation siliceuse ou quartzitique. Il s’agit d’addition syntaxique
(photo 211) de quartz à des grains détritiques de même nature qui constituent
support ou le « germe » d’une précipitation directe à partir d’une solution de fluide
interstitiel sursaturé. Cet accroissement syntaxique se fait en continuité optique
(extinction synchrone) avec le grain de quartz d’origine. Il se présente sous forme
d’une frange de croissance limpide à la périphérie du grain primaire. Si le grain
présente des inclusions ou bien un fin liseré d’impureté (patine) soulignant son
pourtour, on peut alors distinguer la silhouette du grain primaire : son « fantôme ».

Précipitation de silice dans les espaces inter granulaire (photo 214). Phénomène
assez rare, formant une petite mosaïque de quartz, variété opale ou calcédoine,
contour plus ou moins globuleux avec, en LPA, une teinte de biréfringence dans le
premier ordre (gris) et un relief assez fort. Par endroit on peut observer (photo 215)
une cimentation complexe : ici phénomène de dissolution inter granulaire liée à la
diagenèse de compaction de type « micro stylolithe » [voir les roches détritiques
terrigènes, phase de liaison ]. Les phénomènes de tassement, de compaction,
d’évacuation qui accompagnent diagenèse se marque dans les roches carbonatées
par des fractures et dans les roches siliceuses des phénomènes de dissolution par
pression. Au niveau du contact entre certains grains, ces derniers ont subi une
dissolution qui conduit à la pénétration d’un grain par l’autre (contacts concave-
convexe). Ceci est le premier stade de la dissolution par pression. Lorsque la
pression devient plus intense et la dissolution plus importante, les contacts inter
granulaires peuvent devenir engrenés, à limite irrégulière et sinueuse (photo 215).
Les produits de dissolution, silice et impuretés (oxyde de fer), précipitent à proximité,
soit dans les espaces restés libres, formant un ciment (poronécrose), soit,
notamment pour les oxydes de fer, à la périphérie des grains formant une pellicule
brune orangée.

Par endroit, on observe des zones jaunâtres ou dorées (photo 216) qui pourraient
être de l’argile provenant de l’altération des feldspaths ou des micas (???) La forte
porosité peut être primaire : cimentation imparfaite ou secondaire : vacuole de
dissolution
En résumé : c’est un grès siliceux contenant moins de 15% de matrice argileuse et
une proportion importante de feldspath =

ARKOSE

3.3.26. Fiche 12 micro


Micro faciès 12

SILICO CLASTIQUE

ARENITE

GRES

Eléments figurés :

Eléments poly cristallins :

quartzites métamorphiques : (photo 217)

Eléments monocristallins :

Quartz (2) : moyen à grossier bien classés (photo 217) -

Feldspaths relativement abondants mais très altérés (photo 222)

Micas muscovites de très petite taille et très peu abondants dont certains sont en
voie d’altération (photo 218, 219, 220).

Pores :

Espaces poreux peu abondants

Texture :

jointive

Phase de liaison :

Matrice argileuse Cette phase argileuse provient, au moins en partie, de


l’altération des aluminosilicates (feldspath et micas), elle aurait donc une origine
diagénétique.

Par endroit, on observe des zones parfois grise parfois scintillante de teinte dorée et
d’aspect grumeleuses qui correspondrait à de l’argile d’altération (photo 221). On
distingue également des zones (photo 222) correspondant à d’anciens feldspaths
dont il ne reste que quelques fragments dispersés dans une matrice d’argile
d’altération selon le phénomène dit de damouritisation (transformation en damourite
(minéral argileux))

En résumé : c’est un grès siliceux contenant moins de 15% de matrice argileuse et


une proportion importante de feldspath =

ARKOSE

3.3.27. Fiche 13 micro


Micro faciès 13

SILICO CLASTIQUE

ARENITE CONSOLIDEE

GRES PSAMMITE

Eléments figurés :

Monocristallins

Quartz : très fins (entre 60 et 100µ), très bien classés, recouvert d’une fine pellicule
ferrugineuse provenant probablement de phénomènes de pression-dissolution (voir
plus bas). Une éventuelle croissance syntaxique de grains de quartz est difficile à
voir compte tenu de la petite taille des grains.

Micas abondants, muscovites disposés, par endroit (photo 223, 224), selon un litage
d’origine sédimentaire. Ils se présentent sous trois états : a) peu ou pas altérés
(photo 224) b) altéré, fibreux mais gardant leur contour (photo 225). Sur certains on
observe des extrémités fibreuses disposées en éventail comme ceci a été décrit sur
l’échantillon 12. Cette disposition est vraisemblablement due à l’écartement des
feuillets par hydratation. c) très altérés, en fibrolithes (photo 226), mais gardant une
teinte de biréfringence élevée (teinte de polarisation vives sur toutes les fibres). Ces
fibrolithes se situent au passage entre le mica et l’argile [voir fiche sur les
composants] L’ultime stade de transformation conduisant aux argiles est représenté
(photo 227) par des zones, ou des amas non structurés, chaotiques, mais présentant
toujours une biréfringence élevée. Cependant, par endroit on constate que la
biréfringence tend à diminuer et donne des teintes de polarisation grise
(biréfringence dans le premier ordre), on peut reconnaître des structures plus ou
moins en feuillet, ou en cristaux aplatis et empilé caractéristique de la kaolinite ( ??)

Fer abondant (brun orangé) qui occupe soit les espaces inter granulaire, soit la
périphérie des grains sous forme d’un fin liseré (photo 228).
Texture :

jointive

Phase de liaison :

Il est très difficile ici de définir si on a affaire à un ciment ou à une matrice. Il est
possible que les deux puissent cohabiter ici : une cimentation des grains de quartz
par pression-dissolution (photo 228). un ciment matrice argileux provenant en grande
partie de l’altération diagenétique de certains éléments minéraux micas, feldspaths et
autres ferro magnésiens) une cimentation par précipitation d’oxydes de fer.

PSAMMITE FERRUGINEUSE

3.3.28. Fiche 14 micro


Micro faciès 14

SILICO CLASTIQUE

ARENITE CONSOLIDEE

GRES PSAMMITE

On remarque l’alternance d’un litage clair et sombre (bien visible en LPNA)


correspondant à une stratification sédimentaire. (photo 229)

Eléments figurés :

Quartz (1) : très fins (< 100µm), très bien classés, Phénomène de pression-
dissolutuion, avec inter pénétration des grains = micro stylolithe. La dissolution libère
des impuretés (probablement du fer) qui se concentre à la périphérie des grains pour
former un liseré (photo 231). Probable mais peu visible phénomènes de croissance
syntaxique (photo 230) où on distingue un grain primaire reconnaissable grâce aux
impuretés (grains noirs) et une frange de croissance limpide.

Micas muscovite (blanc) abondants (2)

Micas biotite colorée brunâtre chlorite verdâtre en LPNA et presque noire en LPA à
cause de sa très faible biréfringence qui la fait paraître presque isotrope ou pseudo
isotrope.

Les micas sont disposés selon un litage d’origine sédimentaire (photo 233). Ce litage
représente des phases de calme hydro dynamique au cours des quelles se
décantent les micas transportés par « flottation ».

On peut reconnaître différents stades d’altération des micas [voir également lame 3,
4, 13], allant du stade « frai », peu ou pas altérés (photo 233) au stade altéré fibreux
(photo 234, 235) ou même en « flammèche » (photo 235), conduisant à des zones
désorganisées présentant des grains brillants à forte biréfringence et pouvant être
attribuées à de l’argile d’altération (photo 235) comme cela à déjà été décrit pour les
lames 3, 4 et 13. Cette lame est très intéressante parce qu’elle montre les
différences d’altérabilité des trois sortes de micas (photo 233, 234, 235): la
muscovite, concentrée surtout dans les litages sédimentaires, est peu altérable, elle
se présente toujours fraîche laissant apparaître très nettement les plans de clivage la
biotite et la chlorite plus facilement altérable se présente surtout sous forme de
fibrolithes ou de structure en flammèche.

Feldspaths plagioclase reconnaissables à leurs macles poly synthétiques (photo


236, 237) et à leur aspect d’altération en surface comme cela a déjà été décrit
notamment pour la lame 04.

Fer abondant (noir) constituent les petits grains noirs en LPNA. Ils sont plus
abondant dans certains lits leur donnant la teinte sombre. Ce fer ou ces oxydes de
fer provient, vraisemblablement, de l’altération des micas et des feldspaths. On
remarquera un liseré ou une frange beige brunâtre entourant les certains micas en
voie d’altération et qui correspond à des résidus d’oxyde de fer de cette altération

Texture :

jointive

Phase de liaison :

Lors de l’étude du macro échantillon la question avait été posé (sans pouvoir y
répondre clairement : a-t-on une matrice argilo ferrugineuse ?

L’étude du micro faciès sur lame mince montre que la cimentation complexe par
phénomène de pression dissolution inter granulaire (voir roches détritiques
terrigènes, phase de liaison) prédomine. La cimentation simple par nucléation et
nourrissage des grains de quartz, c'est-à-dire accroissement syntaxique n’est pas
évidente.

Par ailleurs, nous avons observé la présence d’une proportion relativement


importante d’argile dans la phase de liaison. Il est difficile, ici aussi, de faire la part
qui revient à la diagenèse (post dépôt ou secondaire) de celle qui revient à la
sédimentogenèse, c'est-à-dire au dépôt primaire. Si la phase de liaison est
constituée par de la boue argileuse déposée avec les autres éléments, on a une
matrice argileuse Si la phase de liaison est constituée, en majorité, par de l’argile
d’altération (feldspath et micas), cette phase de liaison argileuse est diagenétique,
donc secondaire, on a alors un ciment-matrice.

En résumé : La phase de liaison est constituée par un ciment siliceux, et par de


l’argile provenant en grande partie d’une évolution diagenétique des minéraux
phylliteux (feldspaths et micas).
GRES PSAMMITE

3.3.29. Fiche 15 micro


Micro faciès 15

SILICO CLASTIQUE

ARENITE CONSOLIDEE

GRES ROUGE VOSGIEN

Eléments figurés : (photo 238)

Pluricristallins

- Quartzite

Monocristallins

- Quartz : très fins (entre 60 et 100µ), très bien classés, recouvert d’une fine pellicule
ferrugineuse (photo 238). On observe, par endroit des quartz qui présentent le
phénomène de croissance syntaxique (photo 244).

- Feldspath : présence possible mais fortement altéré donc difficilement identifiable


(photo 238)

- Fer abondant (brun orangé) qui occupe soit les espaces inter granulaire, soit la
périphérie des grains sous forme d’un fin liseré (photo 238, 242, 243).

Texture :

jointive

Phase de liaison :

Il est très difficile ici de définir si on a affaire à un ciment ou à une matrice. Il est
possible que les deux puissent cohabiter ici : un ciment matrice argileux provenant
en grande partie de l’altération diagenétique de certains éléments minéraux micas,
feldspaths ou autres alumino silicates (photo 241,242, 243) une cimentation par
précipitation d’oxydes de fer (photo 242, 243). Un ciment siliceux constitué, par endroit, par
nourissage syntaxique des quartz (photo 244).

GRES FERRUGINEUX
 

 
3.3.30. Fiche 17 micro
Micro faciès 17

SILICO CLASTIQUE

ARENITE CONSOLIDEE

GRES QUARTZITE

Eléments figurés : (photo 260)

Fragments de roche poly cristallins

Quartz (1) très fins, moyennement classés, Présentant le phénomène de croissance


syntaxique (photo 261) avec une frange de croissance limpide, souvent assez
importante, et un grain primaire facilement repérable grâce à des inclusions noires
parfois alignées (photo 262) Phénomène de pression dissolution (photo 262 et détail
17_11 et 17_12 ) avec des contact nets parce que surlignés par un liseré noir
résultant des résidus de dissolutions (impuretés).

Porosité (2) importante

Texture :

jointive

Phase de liaison :

Ciment siliceux par croissance syntaxique et phénomène de pression dissolution. La


cimentation n’est pas parfaite, la porosité primaire est encore importante

GRES QUARTZITE

3.3.31. Fiche 18 micro


Micro faciès 18

SILICO CLASTIQUE

ARENITE CONSOLIDEE

GRES QUARTZITE

Eléments figurés :

Quartz fins, très bien classés (photo 263) Présentant une croissance syntaxique
(photo 265) avec au centre un « fantôme » de grain originel repérable par des grains
d’inclusion ou d’impuretés noirs et à la périphérie une frange de croissance limpide.
Porosité modérée

Texture :

jointive

Phase de liaison :

Ciment siliceux par croissance syntaxique. On note également la présence


fréquente d’argile qui semble le plus souvent provenir de l’altération des minéraux
phylliteux (micas, feldspaths) (photo 264, 265, 266). L’origine diagénétique ne fait
parfois aucun doute. Souvent on ne peut distinguer entre une origine secondaire
diagenétique et un apport détritique (boue argileuse synsédimentaire), dans ce cas il
vaut mieux utiliser le terme le plus général et dire que l’on à affaire à une «phase de
liaison » argileuse. On peut également utiliser le terme de « ciment matrice ».

GRES QUARTZITE

3.3.32. Fiche 19 micro


Micro faciès 19

SILICO CLASTIQUE

ARENITE CONSOLIDEE

GRES QUARTZITE

Eléments figurés :

Quartz (1) fins, très bien classés, (photo 267) Présentant une croissance syntaxique
(photo 268) avec au centre un « fantôme » de grain originel repérable par des grains
d’inclusion ou d’impuretés noirs et à la périphérie une frange de croissance limpide.
Certains quartz présentent une extinction roulante (photo 268) résultant d’une origine
métamorphique. Phénomène de pression dissolution (photo 268, 267) avec inter
pénétration de type micro stylolithe bien visible en LPNA.

Porosité (2)

importante Certains de ces pores ont un contour qui montre qu’ils résultent de
l’arrachage de grains lors de la confection de la lame (photo 267, 269, 270).

Texture :

jointive

Phase de liaison :

Ciment siliceux par croissance syntaxique et phénomène de pression dissolution. Il


semblerait, en outre, que certains espaces inter granulaires soient remplis par une
précipitation directe de quartz (?). Nous avons également noté la présence
fréquente d’argile qui semble le plus souvent provenir de l’altération des minéraux
phylliteux (micas) et peut être feldspaths (photo 271, 272). L’origine diagénétique ne
fait parfois aucun doute, ces argiles étant produite ultérieurement au dépôt on peut
alors les qualifier de « ciment ». Cependant, souvent on ne peut distinguer entre une
origine secondaire diagenétique et un apport détritique (boue argileuse
synsédimentaire), dans ce cas il vaut mieux utiliser le terme le plus général et dire
que l’on à affaire à une «phase de liaison » argileuse. On peut également utiliser le
terme de « ciment matrice ».

GRES QUARTZITE +/- arkosique

3.3.33. Fiche 20 micro


Micro faciès 20

SILICO CLASTIQUE

ARENITE CONSOLIDEE

GRES QUARTZITE

Eléments figurés :

Quartz fins (~ 100mµ), très bien classés, sub anguleux (en apparence) (photo 273)

Texture :

jointive

Phase de liaison :

Ciment siliceux Trois types de cimentation peuvent être mis en évidence :


Cimentation simple par précipitation directe de silice dans les espaces inter
granulaire sous forme de la variété calcédoine (photo 274,275, 276, 277, 278)
Cimentation simple par nucléation et nourrissage syntaxique des grains (photo
274,275, 276, 277, 278) Cimentation complexe par phénomène de pression
dissolution inter granulaire (photo 276)

GRES QUARTZITE
 

 
3.3.34. Fiche 21 micro
Micro faciès 21

SILICO CLASTIQUE

ARENITE CONSOLIDEE

GRES QUARTZITE

Eléments figurés :

Quartz moyens à grossiers (~ 500mµ), classement médiocre. On peut observer


quelques fragments polycristallins de quartzite (photo 279) Beaucoup de quartz
contiennent d’abondantes inclusions noires, probablement charbonneuses (photo
280, 281).

Texture :

jointive

Phase de liaison :

Ciment siliceux Cimentation simple par nucléation et nourrissage syntaxique des


grains (photo 280, 281)

GRES QUARTZITE

3.3.35. Fiche 22 micro


Micro faciès 22

SILICO CLASTIQUE ET CARBONATEE

ARENITE CONSOLIDEE

GRES SILICEUX légèrement carbonaté

Cette roche ressemble beaucoup au grès quartzite de la fiche 20, cependant, nous
verrons dans le détail qu’elle renferme quelques éléments carbonatés.

Eléments figurés

siliceux: Quartz (ß) fins, bien classés, arrondis Le quartz est l’élément largement
dominant (photo 282)

Nombreux pores en majorité provenant de l’arrachage au moment de la confection


de la lame. Quelques uns cependant sont d’origine (photo 286).
Texture :

jointive

Phase de liaison :

Ciment siliceux par nucléation et nourrissage de grains de quartz renforcé par des
phénomènes de pression dissolution (photo 283, 284)

Remarque : Nous avons vu lors de la description du macro échantillon que si on


faisait couler une goutte d’acide à la surface du macro échantillon, on constatait qu’il
y avait certaines zones où il se produisait une effervescence, ce qui confirme la
présence d’éléments carbonatés. Ces éléments carbonatés apparaissent sur la lame
sous forme d’un ciment sparite (photo 284, 285). L’origine de cette calcite peut être
envisagée selon deux hypothèses : soit elle correspond au vestige d’une ancienne
phase de liaison carbonatée dont l’importance à diminuée au détriment de la
cimentation siliceuse soit elle correspond à une précipitation dans les pores à partir
des eaux de percolation chargées en ions carbonates. Ainsi, peuvent coexister dans
un même échantillon de roche deux phases diagenétique totalement différentes : une
phase carbonatée et une phase siliceuse. Le problème est de reconnaître l’historique
de ces phases, c'est-à-dire dans quel ordre chronologique elles se sont produite. A
partir d’une simple lame mince il est difficile de trancher, il faudrait une étude plus
poussée, notamment sur le terrain, et à partir d’un échantillonnage multiple pour
saisir l’évolution géochimique du milieu. A savoir, un milieu alcalin au départ, avec
par la suite, un changement catégorique en devenant acide ce qui entraîne une
diagenèse dite tardive provoquant la dissolution des carbonates et la précipitation de
silice ou bien l’inverse.

GRES A CIMENT SILICEUX Associé à une phase carbonatée très peu importante

 
MICRO FACIES 22-2

(a)

LPNA x10 LPA x10


Photo 285 : Certaines zones de la lame peuvent contenir un ciment carbonaté constitué de sparite (a)
reconnaissable à sa biréfringence élevée en LPA. Cette sparite peut provenir soit d’un vestige d’une ancienne phase
de liaison carbonatée, la cimentation siliceuse ayant envahie la majeure partie de la roche ; soit d’une précipitation
secondaire à partir d’eaux d’infiltration chargée en ions carbonates.

(b)

(a)

LPNA x10 LPA x10

Photo 286 : Les vides ou pores que l’on observe semblent souvent d’origine accidentelle suite à leur arrachage
lors de la confection de la lame. En effet, leur contour est net et épouse le contour des grains de quartz
alentour(a). Certains espaces (b) peuvent cependant être considérés comme des espaces inter granulaire
d’origine.
MICRO FACIES 22-1

LPNA LPA

Photo 282 : Photo mosaïque d’un grès à ciment siliceux comprenant une phase carbonatée peu
importante : Comme dans la fiche 21, remarquer le très bon classement des grains de quartz,
ainsi que l’importance de la porosité.

(a) Photo 283 : Cimentation simple par croissance


syntaxique sur les grains de quartz. Observer le fantôme
(b) du grain primaire (a) repérable par l’aspect trouble ou
piqueté dû aux impureté et diverses inclusion) et, à la
périphérie, la frange de croissance limpide (b). Cette
(c) cimentation est renforcée par des phénomènes
(a) complexes de pression dissolution (c) décrits en détail
dans les fiches précédentes.

LPA x10

Photo 284 : Détail au très fort grossissement montrant le (a)


phénomène de pression dissolution avec la limite des
grains soulignée par un fin liseré noir et l’interpénétration
des grains (a) pouvant aller jusqu’à la formation de micro
stylolithes (b).On remarque également la présence d’un
cristal de calcite sparite (c) reconnaissable à sa (c)
biréfringence élevée.
(b)

LPA x40
MICRO FACIES 21

Photo 279 : Grain de quartz (plus quelques quartzite)


jointifs formant une mosaïque avec très peu d’espaces
libres. Les grains sont de taille assez diverses, le
classement n’est pas très bon.

(1)
LPA x2.5
Photo 280 : Détail de la photo précédente (279) montrant
une cimentation siliceuse par “nourrissage” ou croissance
épitaxique d’un grain de quartz. On distingue très
nettement le grain d’origine (1) avec d’abondantes
inclusions sous forme de petits grains noirs
(probablement charbonneuses) avec, à la périphérie de ce
grain “primaire” dont le contour (2) apparaît très
nettement, une zone claire, sans inclusion, limpide (3) =
la frange de croissance qui a tendance à s’accroître au
dépend des anciens espaces intergranulaires et cimenter

(2)
(3) LPA x10
(2)

(1) Photo 281 : Fantôme de quartz primaire (1) avec une


très abondante quantité d’inclusions (probablement
charbonneuses) et, à la périphérie, une frange de
croissance épitaxique (2).

(1)

LPA x5
(2)
MICRO FACIES 20-2

(b)
(a) Photo 276 : Détail montrant une cimentation siliceuse
simple par nucléation et nourrissage de grains de
quartz (voir fiche sur les constituants) avec fantôme de
(c) grain primaire (a) et frange de croissance (b). De plus
on peut observer une cimentation complexe avec
phénomène de pression dissolution (c). et de la
(d) précipitation directe de calcédoine fibro radiée (d).

LPA x10

Photo 277 : Détail montrant au très fort grossissement


de la silice de précipitation directe (a) sous forme
d’une mosaïque de quartz peu organisée de très faible
biréfringence (teinte grise très sombre) très
probablement de la calcédoine avec par endroit sa
structure fibro radiée (b). Remarquer la présence d’une
(c) fine frange de silice (c) en bordure d’un grain de
quartz. Ici il semble que ce ne soit pas une frange de
(b) croissance syntaxique, la teinte (gris sombre) du grain
(a) de quartz étant différente de celle de la frange (gris
clair).

LPA x40

Photo 278 : Détail au très fort grossissement montrant (b)


une précipitation de silice en frange (a) autour des (a)
grains de quartz (b). Ici il semble que l’on ai une
frange de croissance syntaxique, en effet, les teintes de
biréfringence entre le grain primaire et la frange
(flèches) sont identiques. (b) (a)

LPA x40 (b)


(a)
MICRO FACIES 20-1

LPNA LPA
2Photo 273 : Photo mosaïque d’un grès quartzite : Remarquez le très bon classement des grains
constitués (semble-t-il) que de quartz et l’homogénéité de la phase de liaison.

(b)
(a)

(c)

photo 275
LPNA x10 LPA x10
Photo 274 : On observe à la périphérie de la plupart des grains de quartz un fin liseré (a), très net en LPNA. Ce
liseré pourrait provenir, comme nous le verrons sur les fiches précédentes, d’une phase de pression dissolution
ou bien d’une frange peu développée de croissance syntaxique (voir clichés de détail suivants). Dans les
espaces inter granulaires, on observe une cimentation par précipité directe de silice sous forme d’une micro
mosaïque (b) de quartz. Cette micro mosaïque polarise avec des teinte de biréfringence peu élevée (teinte de
gris), mais de façon imparfaite, comme nous le verrons plus loin, de plus on observe également des formes
fibro radiées (sphéroïdes) (c) qui sont caractéristiques de la variété de quartz calcédoine.

(c)
Photo 275 : Détail au fort grossissement du cliché ci-
(b) dessus, on distingue le ciment inter granulaire (a) par
précipitation directe de quartz (voir fiche sur les
composants des roches détritiques). Le quartz de
(a) cimentation se reconnaît par sa biréfringence faible
(dans les teintes de gris). Par ailleurs, on constate que
l’extinction n’est pas parfaite, elle n’affecte qu’une
partie des minéraux et prend souvent un aspect
“roulant”. De plus on peut distinguer des structures
“fibro radiées” (b) qui caractérisent la variété
(c) calcédoine du quartz. Remarquer également une
précipitation “en frange” (c) que nous analyserons
plus en détail plus loin.
LPA x40
MICRO FACIES 19-2

(c) (b)
(a)
(e)
(d)
LPNA x10 LPA x10
Photo 270 : La porosité est importante, elle est constituée par des espaces remplis de résine. Nous avons
déjà vu que cette résine ce comporta de façon isotrope, c’est à dire claire, transparente en LPNA (a) et
opaque (noire) en LPA (b). Par ailleurs, fréquemment, cette réside emprisonne des bulles d’air (c) qui
apparaissent parfaitement sphériques et peuvent présenter, en LPA, le phénomène de la croix noire.
Observer, comme sur les clichés précédents, la présence d’argile d’altération (d) et le phénomène de pression
dissolution (e).

Photo 271 : Différentes phases d’altération


de phyllo silicates : (a) fibrolithe de micas
présentant une biréfringence élevée
altération peu poussée ; (b) altération plus (a)
poussée, l’élément (micas ?) est déstructuré
et présente un feutrage de paillettes à (c)
biréfringence élevée et coloré en brun par (b)
des oxydes de fer ; (c) feutrage de paillette
polarisant dans les faible biréfringence (gris)
provenant probablement de l’altération d’un
feldspath en argile type kaolinite (?)

LPA x40

(b)

(a)

LPNA x10 LPA x10


Photo 272 : On observe du mica (muscovite) (a) peu ou pas altéré, ainsi qu’une zone (b) très bien délimitée grise
et piquetée en LPNA et constituée, en LPA, de petites paillettes polarisant dans les gris (faible biréfringence) et
pouvant correspondre à un ancien feldspath fortement altéré en argile.
MICRO FACIES 19-1

(1)

(2)
LPNA (2) LPA

Photo 267 : photo mosaïque d’un grès quartzite constitué en majorité de grain de quartz (1), de petite taille
(<100µm), bien classé et présentant une porosité (2) relativement importante.

Photo 268 : Cimentation simple par croissance


(a) syntaxique des grains de quartz. On observe le
(d) grain primaire (d’origine) (a) ou plutôt son
contour (b) et une frange de croissance (c).
Remarquer également le phénomène de
(c) (e) pression dissolution tel qu’il est décrit sur la
fiche 17 avec les limites inter grain parfaitement
(a) jointives et souligné par un liseré
(a) noir.(d).Remarquer également le phénomène
(b) d’extinction roulante (e) sur un des quartz.
(c)

LPA x10

(b)
Photo 269 : exemple de cimentation complexe par
pression dissolution: remarquer les limites sinueuses
(microstylolithe) de certains grains (a) l’interpénétration
de certains grains (b) ainsi que le liseré noir identique à
celui décrit sur le cliché précédent. (a)

(a)
LPA x10
MICRO FACIES 18

Photo 263 : Les grains de quartz monocristallins dominent


très largement, on peut, cependant observer quelques grains
polycristallins de quartzite. Ces grains sont bien classés, et
jointifs. Ils constituent une mosaïque régulière avec très
peu d’espace libre.

(1)
LPA x2.5

Photo 264 : Dans le détail, on constate que certaines


zones (1) sont constituées un amalgame de petits grains
à biréfringence élevée. Ces zone pourraient
correspondre à de éléments minéraux altérés en argile ou
micas (séricite).

(4)
LPA x10
Photo 265 : Fantôme de grain de quartz (1)
reconnaissable aux inclusions (petits points noirs) et à
son contour d’origine marqué par une limite très fine et
fugace (2). On observe au pourtour une frange de
croissance epitaxique (par nourrissage secondaire du
grain) relativement limpide (3) qui cimente le grain.
(3) Remarquer également, sur le pourtour de certains
grains, une étroite zone a forte biréfringence (4) qui
(1) sera décrite avec la photo suivante.
(2)
(1)

LPA x10
Photo 266 : Détail au très fort grossissement de la photo
précédente (282) montrant la nature de l’étroite frange
intergranulaire à forte biréfringence décrite ci-dessus.
On constate qu’elle est constituée de fines paillettes ou
lamelles enchevêtrées formant une sorte de joint entre
les grains ((). Il est probable qu’il s’agisse d’argile
néoformée selon un procédé de cimentation complexe
par réaction intergranulaire [voir p....].

LPA x40
MICRO FACIES 17-1

(1)

(2)
(2)

LPNA LPA

Photo 260 : photo mosaïque d’un grès quartzite constitué en majorité de grain de quartz (1), de petite
taille (<100µm) et moyennement classé. La porosité (2) est importante.

(a) (a)
(b) (b)

LPNA x5 LPA x5
photo 261 : Exemple de croissance syntaxique avec : (a) le grain primaire repéré grâce à des impuretés ou
des inclusions donnant un aspect “piqueté” et (b) la frange de croissance relativement limpide.

LPNA x10 LPA x10


Photo 262 : Cimentation complexe par pression dissolution. On observe un contact net, parfaitement ajusté
et souligné par un liseré clair en LPNA et noir en LPA (flèches). Ce liseré ou “pellicule” est bien visible sur le
cliche en LPNA où il apparaît légèrement en relief, il correspond à des impuretés, argileuses ou micacées
résultant de la dissolution.
MICRO FACIES 15-2 (1)

Photo 241 : Montrant une phase de liaison constituée de


petites paillette ou de petits grains à forte biréfringence
(1) difficile à identifier mais pouvant être de l’argile ou
de la séricite. Cette phase de liaison s’insinue dans tous
les espaces intergranulaires

LPA x10

Photo 242 : Mêmes observations que pour la photo


précédente (276) mais avec une teneur plus élevé de la
matrice en fer ce qui lui donne cette teinte brunâtre

LPA x10
(1)

Photo 243 : Détail au très fort grossissement de la phase de


liaison montrant qu’elle est constituée de petits grain et de
lamelles en feuillets (1) à faible biréfringence : c’est de
l’argile et probablement de la kaolinite. Remarquer
également la présence de fer (2).

(2)

LPA x40 (2)

(3)

Photo 244 : Observez, au centre de la photo, un fantôme


de quartz (1) repérable par les nombreuses inclusions qui
donnent un aspect piqueté et un très fin liseré qui marque (1)
le contour du grain originel (2). A la périphérie on
observe une frange de croissance par nourrissage
secondaire (3). Cette frange est limpide, sans inclusions.

LPA x10
MICRO FACIES 14-4

(d) (d)

(e) (c) (e) (c)

(a)
(a)
(b)
(b)

LPNA x40 LPA x40


Photo 236 : (a) chlorite plus ou moins fibreuse (voir les caractéristiques sur les détails précédents), (b)
feldspath plagioclase montrant des macles polysynthétiques, (c) zone totalement désorganisée montrant, en
LPA, un agglomérat de grains à forte biréfringence. cette zone pourrait correspondre à de l’argile d’altération
diagenétique (probablement altération d’un micas). (d) feldspath en voie d’altération présentant un aspect
piqueté et, à la périphérie, une frange (e) polarisant dans les teinte grise et provenant d’argile d’altération.

(a) (a)

(b) (b)

LPNA x40 LPA x40


Photo 237 : (a) Feldspath en voie d’altération bien avancée donnant un aspect gris grumeleux,
non structuré, qui laisse préfiguré de l’aspect des argiles. Comparez l’aspect et la netteté avec le
quartz voisin (b).
MICRO FACIES 14-3

(b) (b)

(d) (d)
(a) (a)
LPNA x40 LPA x40

(c) (c)

LPNA x40 LPA x40


Photo 235 : Différents stades d’altération des micas : (a) muscovite non altérée, (b) biotite déjà fortement
altérée avec perte des teinte en LPNA et structure nettement fibreuse proche de l’aspect “en flammèche”, (c)
biotite brune en LPNA altérée en fibrolite, (d) chlorite verte en LPNA et extinction imparfaite en LPA.
MICRO FACIES 14-2

(a)
(a)

LPNA x2.5 LPA x2.5


Photo232 : Lit de micas (pour la plupart muscovite) (a).

(b)

(a)

LPNA x10 (b) LPA x10


Photo 233 : Mica muscovite peu ou pas altéré (a) et présence de fer (b) remplissant tous les espaces laissés vides.

(a)
(a)

(b) (b)
LPNA x40 LPA x40
Photo 234 : micas biotite (a) brun vert en LPNA teinte de polarisation vive, biréfringence élevée en LPA ;
chlorite (b) verte clair en LPNA et noire, extinction imparfaite (pseudo isotrope) en LPA. Ces deux micas ont
un aspect fibreux qui marque le début de l’altération, voir la différence avec la muscovite ci-dessus.
MICRO FACIES 14-1

LPNA LPA
Photo 229 : photo mosaïque d’une lame de grès psammite. On remarque une alternance de lits sombres et clairs
correspondant aux structures sédimentaires observable sur le macro échantillon. La nature des grains constituant
sera déterminée sur les détails au plus fort grossissement.

(d)

Photo 230 : Un grain de quartz montre un


(b) phénomène de croissance syntaxique avec, au
centre le grain primaire (a) et, à la périphérie
(c) une frange de croissance (b) on peut
(a) également distinguer ce qui pourrait être la
limite du grain primaire (c). A noter la
différence d’altérabilité entre la muscovite (d)
peu ou pas altérée et la biotite (e) en voie
(e) d’altération en fibrolithe.

LPA x10 (a)

Photo 231 : Inter pénétration des grains de quartz (a)


avec les limites surlignées (b) par des résidus de (a)
pression dissolution. (a)
(b)

LPA X40
MICRO FACIES 13-2

(a)
(b)
(a)
Photo 226 : Détail montrant un fibrolithe correspondant à
l’ultime stade d’altération d’un mica. Les teintes de
polarisation restent vives (forte biréfringence) mais elles
n’ont pas la disposition régulières des clichés précédents.
Lorsque l’on fait tourner la platine on constate que chaque
fibre à tendance à réagir comme un seul minéral. Voir
également des zones brunes ou noires provenant des oxydes
de fer (a) résidus de l’altération ainsi que la disposition en
éventail ou en flammèche (b).

LPA x40

(b)

Photo 227 : Détail montrant les trois stades les plus


poussés de l’altération d’un mica en argile. (a) : un micas
à la limite du fibrolithe qui conserve sa forme et ses (a)
teintes de polarisation avec des structures fibreuses. (b) :
un amas non structuré de grains à forte biréfringence qui
pourrait déjà correspondre à de l’argile. (c) amas de
grains identique au précédent, mais dont la plupart ont
une biréfringence plus faible et polarise dans les teintes
grises (c)

(a)
LPA x40
Photo 228 : Détail montrant l’interpénétration des
grains de quartz. Les limites (a) sont souvent
engrenées avec souvent un aspect stylolithique. Les
oxydes de fer qui provient vraisemblablement de
l’altération, est présent partout, soit sous forme de
remplissage d’espace inter granulaire (b), soit sous
forme d’une pellicule autour des grains (a)et (c), soit
encore dans les micas altérés.

(c)

(b)

LPA x40
MICRO FACIES 13-1

(1)

SCAN LPNA
SCAN LPA
Photo 223 : Scan d’une lame mince de grès ferrugineux constitué de grains de quartz et de micas très fins (60 à
100 µm). On distingue par endroit (1), que ces grains sont aligné pour former des structures oblique d’origine
sédimentaire.

Photo 224 : Détail montrant des micas blancs muscovite


(a) disposés selon un litage et une orientation
préférentielle qui correspond aux stratifications
observées sur le macro échantillon (voir fiche 13) et sur
le scan de la photo précédente. Les micas représentés sur
le cliché sont peu altérés.
(a)

LPA x10

(a)
Photo 225 : Détail au très fort grossissement d’un
mica muscovite en voie d’altération. On remarque son
aspect fibreux, proche d’un fibrolithe. Remarquer
également que l’extrémité (a) s’évase en éventail, ce
qui annonce la forme dite “en muscle” ou en
flammèche”. C’est aspect est dû au fait qu’aux
extrémités du mica, les feuillets sont écartés par
l’intercalation de molécules d’eau.

LPA x40
MICRO FACIES 12-2

(2)
Photo 220 : Détail au fort grossissement de la photo 269
montrant un micas (1) coincé entre deux éléments
(1) quartzitiques et une zone de remplissage par de très fines
paillettes fortement biréfringentes (2) qui pourrait
correspondre à un mica d’altération tel que la séricite ou
damourite.

(1)

LPA x10

(1)

Photo 221 : Détail du remplissage d’une espace libre


montrant une phase de liaison grisâtre, grumeleuse
pouvant correspondre à une argile d’altération in situ.
On note la présence de vestige d’anciens ,micas (1) très
altéré. Noter également que cette phase s’insinue dans
toutes les anfractuosités (2).

(2)

(2) (1) LPA x10

Photo 222 : Détail d’une zone d’altération d’un


silicate (feldspath) transformé par damouritisation
ou sericitisation en petites paillettes vivement
colorées (biréfringence élevée) de séricite ou
damourite (micas blancs d’altération)(1). Il subsiste
quelques vestiges du feldspath d’origine sous forme
de plage grise à extinction synchrone(2).

LPA x10
MICRO FACIES 12-1
(3)
(1) (4)
Photo 217 : Lame constituée d’éléments détritiques variés
tant par leur nature que par leur taille. On distingue : des
éléments polycristallins, quartzite (1) et des éléments
monocristallins de quartz (2). Ces éléments sont jointifs
(2) mais peu ou pas cimentés. Ils laissent des espaces libres
remplis par une phase de liaison grise par endroit(3) ou
(1) bien colorée et fortement biréfringente (4), probablement
d’origine argileuse..
(4)

LPA x2.5

(2)
(2)

(1) (1)

LPNA 2.5 LPA 2.5

Photo 218 : Observer un mica muscovite (1) parmi des éléments de quartz et de quartzite. La phase de liaison (2) est
grisâtre avec des zones un peu plus colorées à plus forte biréfringence

(2)

(1)
Photo 219 : On distingue des minéraux à forte
biréfringence (1), probablement des micas, et un
remplissage d’espace libre constitué par un “feutrage” de
petites paillettes fortement biréfringentes (2) et qui
pourrait correspondre à de la séricite provenant de
l’altération de feldspaths.

LPA x2.5
MICRO FACIES 11-3

(c) (c)
(a)
(a) (b) (b)

LPNA x10 LPA x10


Photo 216 : Détail permettant d’observer une zone brunâtre en LPNA (a) présentant, en LPA, des amas de
grains (b) à forte brillance et biréfringence élevée (teinte dorée). Ces zones pourraient correspondre à des
argiles provenant de l’altération de phyllo silicates. on observe dans ces agrégats des veines quartzitiques de
biréfringence dans les gris, provenant de la précipitation secondaire de silice.
MICRO FACIES 11-2

(a) (b)
(c)

LPNA x2.5 LPA x2.5


Photo 213 : Détail montrant un espace poreux ou pore (fréquent dans la lame), c’est à dire libre, non rempli par
du ciment ou de la matrice. Ces espaces libres sont, en général, rempli par la résine qui sert à la confection de la
lame. Cette résine est isotrope, c’est à dire qu’elle apparaît claire, transparente en LPNA (a) et éteinte, opaque
en LPA (b). Par ailleurs, fréquemment, on observe des bulles d’air emprisonnées dans la résine et bien visible
ici en LPNA (c). Ces bulles d’air se caractérisent parfois, en LPA, par le phénomène de la “croix noire” (peu
visible ici).

Photo 214 : Détail montrant de la silice précipité directement


dans un espace inter granulaire (a). Cette silice apparaît sous
forme d’une toute petite mosaïque de quartz plus ou moins
globuleux. Ce quartz est vraisemblablement de la variété
calcédoine ou opale, imparfaitement cristallisée.

(a)

LPA x10
Photo 215 : Détail montrant la cimentation complexe (b)
de deux grains de quartz par le phénomène de
dissolution inter granulaire. La diagenèse de
compaction qu’a subi cet échantillon a entraîné de la
dissolution par pression au contact des grain, ce qui
conduit à la pénétration d’un grain par l’autre (a) et, (a)
par endroit, a des contacts engrenés de type micro
stylo lithique (b). Souvent les contacts entre les
grains sont soulignés par un liseré sombre
représentant les résidus d’impuretés de la dissolution.

LPA x10
MICRO FACIES 11-1

(3)
(4)

(1)

(2)

SCAN LPNA SCAN LPA


Photo 210 : Scanner de la lame mince n°11 d’un échantillon d’arkose montrant : des éléments de quartzite
polycristallin (1), de fragment de roche greso-ferrugineuse (2), de quartz (3) et des espaces libres remplis de
résine isotrope (espaces poreux) (4).

(d)
(c)
(a) (c)

(b) (d)
(b)
(b)

(c)

LPA x2.5 LPA x5


Photo 211 : Détail montrant des grains de quartz à croissance (ou cimentation) par “nourrissage” syntaxique.
On distingue un liseré d’impuretée (a) qui délimite le grain primaire (b) ou originel qui a servi de germe à la
croissance, et la frange de croissance syntaxique (c). Remarquez que le phénomène de syntaxie se caractérise,
en LPA, par une biréfringence identique (même teinte de gris) entre le grain primaire (b) et la frange de
croissance (c) qui l’entoure, en faisant tourner la platine on constate qu’il y a extinction rigoureusement
synchrone des deux. Remarquez les grains de feldspaths (d) reconnaissable à leur aspect “piqueté” dû à
l’altération, comparez avec les quartz adjacents.

Photo 212 : détail montrant un grain de feldspath plagioclase à macle


polysynthétique (a).
(a)

LPA x5
MICRO FACIES 10-3

(a) (a)

LPNA x10 LPA x10


Photo 208 : Détail montrant un mica blanc muscovite (a) peu altéré et où on distingue nettement les plans de
clivage.

Photo 209 : Détail, au très fort grossissement, montrant


les phases d’altération de micas muscovites : (a) mica
(b) peu altéré au centre, (b) autre mica plus ou moins
(c) (a) fibreux donc en voie d’altération. On remarque sur les
bords (c) et aux extrémité (d) des minéraux des fibres
(d) disposées en éventail qui préfigurent les structures dites
en “flammèche”. Cette disposition devrait correspondre
à l’écartement des feuillets de micas sous l’effet de
l’hydratation.

(c)
LPA x40
MICRO FACIES 10-2

(a)
(c) (c)

(b)

LPNA 10 LPA x10


Photo 206 : Détail montrant un fin liseré autour des grains(a). Ce liseré à forte biréfringence en LPA, situé au
contact de certains grains, correspond à des phénomènes de minéralisation par épigenèse et cimentation
complexe (voir microfaciès 25, 26, 27 et 28) . Remarquer, ici aussi, la présence d’une matrice argileuse (b) et
d’un mica (c)

(b)
Photo 207 : Détail montrant un grain de feldspath (a)
plagioclase reconnaissable à ses macles polysynthétiques
et une matrice argileuse (b).
(a)

LPA x10
MICRO FACIES 10-1

(2)
(1)

(3)

LPNA LPA
Photo 203 : Scanner de la lame mince n°10 d’un grès arkosique montrant des éléments polycristallins de quartzite
(1) des quartz monocristallins (2), des micas muscovite (3), des espaces libres = pores, remplis de résine isotrope,
dus à l’arrachage de grain lors de la confection de la lame, et des pores plus grands, plus irréguliers , primaires,
c’est à dire non rempli par une phase de liaison au moment de la sédimentation.

Photo 204 : Détail d’un grain de quartz au fort grossissement montrant


des inclusions (petits grains noirs) alignées parallèlement (a)

(a)

(c)
LPA x10

Photo 205 : Détail montrant un quartz (a) à extinction


roulante ou onduleuse (teinte de biréfringence dans les gris
non uniforme). Remarquer la phase de liaison argileuse (b) (a)
constituée d’amas de petits grains de forte brillance
(biréfringence élevée) et la présence de micas plus ou
moins fibreux (c).

(b)
(c) LPA x5
MICRO FACIES 08-2

(e)
(d) (d)
(b)
(b)
(c) (c)

(c)
(e)
(a) (d) (d)

LPNA x2.5 LPA x2.5


Photo : 196 : Fragment de pellite (a) et fragment de micro grès (b). Remarquer que les espaces inter granulaires
sont : soit rempli de ciment d’oxyde de fer (c) opaque sur les deux clichés, soit de résine isotrope (d) (claire en
LPNA éteinte en LPA) et emprisonnant des bulles d’air (e)).
MICRO FACIES 08-1

(1) (5)
(1)

(3)

(4) (4)

(4) (2)
(4)

LPNA LPA
Photo 193 : Conglomérat à ciment ferrugineux : les éléments figurés, jointifs, sont constitués de fragments de
roche polycristalline (quartzite) (1) et de quartz (2). La phase de liaison (3) est constitué de fer précipité dans les
espaces libres intergranulaires : c’est donc un ciment. Il existe une importante porosité (4), consistant en des
espaces non remplis par la précipitation de fer. Faire bien attention de ne pas confondre ces espaces (4) remplis de
résine isotrope (claire en LPNA, noire en LPA) avec des quartz en position d’extinction en LPA (5) ou avec du fer
(3).

(a)
Photo 194 : Détail d’un fragment de roche quartzite
pluricristallin (a) dont les limites de plage cristalline sont
engrenées à la manière d’un “puzzle” : cette disposition est
caractéristique d’une origine métamorphique.

LPA x5

Photo 195 : Détail d’un fragment de roche pluricristallin,


montrant également des limites engrenées, mais
également une texture grano-lépidoblastique (orientation
des grains dans un plan, double flèches rouges) de
roches métamorphique.

LPA x2.5
MICRO FACIES 04-4

(c)
Photo 179 : montrant des agrégats de grains brillants(a), à
forte biréfringence, qui pourraient être des produits
d’altération de minéraux aluminosilicatés (micas ou
(b)
(a) feldspaths) sous forme d’argile. Observez le grain de
feldspath plagioclase (b) fortement altéré. Distinguer la
différence avec le quartz (c)

LPA x10

(a)
Photo 180 : montrant des zones d’argile non
structurée identique au cliché ci-dessus (a) et
des zone où les minéraux argileux dérivant de
l’altération sont disposés en “flammèche” (b).
(b)

LPA x5

(b)

(a) (a)
LPNA x2.5 LPA x2.5
Photo 181 : Le fer, opaque en LPNA et en LPA, apparaît comme résultat de résidu d’altération de micas (a)
probablement biotite, dans ou à la périphérie des micas, ou bien par précipitation (cimentation) à proximité
des zones d’altération, c’est à dire dans les espaces inter granulaires (b).
MICRO FACIES 04-3

(a)

(b)
(c)

photo 177

LPNA LPA
Photo 176 : montrant des micas muscovite (blancs) peu altérés (a), d’autres présentent une première phase
d’altération (hydratation des feuillets) qui se marque par une structure fibreuse (b), surtout aux extrémités. On
remarquera certaines zones (c) caractérisées par amas de petits grains à forte biréfringence qui sont probablement
des argiles produite par l’altération des micas et/ou des feldspaths.
(c)
(a)
(b)
Photo 177 : Détail au fort grossissement de la photo précédente
montrant un mica non altéré (a), un mica en voie d’altération
qui commence à prendre un aspect fibreux (b), surtout à ses
extrémités (c) et une zone déstructurée qui conserve une forte
biréfringence qui devrait correspondre au passage à une argile
de diagenèse formant matrice (d).

(d)

LPA x10

Photo 178 : montrant des “fibrolithes”


(a) provenant vraisemblablement de
l’altération de micas colorés,
ferromagnésiens type biotite. Ces micas
sont les plus facilement altérables, ce qui
(a) explique qu’on ne les retrouve plus à
(b) l’état non altéré sur la lame. L’altération
libère des oxydes de fer qui en partie
restent sur place, dans le fibrolithe (teinte
noire) et en partie précipite plus loin sous
forme de ciment. Remarquez le feldspath
LPNA x45 LPA x5 (b) très altéré au centre du cliché.
MICRO FACIES 04-2

Photo 173 : Détail au fort grossissement d’un grain de


feldspath montrant son aspect grisâtre ou brunâtre, “picoté” en
LPNA.

LPNA (b)

Photo 174 : Détail au très fort grossissement montrant les


produits d’altération d’un feldspath disposés parallèlement
(a) selon les plans de clivage. Remarquer également la (a)
précipitation dans les plans de clivage , les micro fractures
ou les espaces intergranulaires des produits d’altération
tels que le fer (b), l’argile (c) et probablement de la silice
(d).

(c)

(d)
LPA

Photo 175 : Détail au très fort grossissement du feldspath


de la photo 172, montrant une constellation de très petits
éléments à forte biréfringence correspondant à des
produits d’altération tels que mica chlorite ou séricite ou
argile donnant l’aspect “trouble” ou “piqueté”
caractéristique des feldspaths.

LPA
MICRO FACIES 04-1

(1)
(1)

(3)

(2)

LPNA LPA
Photo 170 : Microconglomérat constitué de fragments de roche polycristallins : quartzite (1), de grains
monocristallins : quartz (2), micas (3), le tout présente une texture jointive.

(b)
Photo 171 : Détail d’un élément polycristallin constitué d’une
mosaïque de quartz (a).Noter l’extinction asynchrone de
chacune des plages de quartz. La limite entre les grains en
engrenée (b), ce qui dénote d’une origine métamorphique
probable.
(a)
(a)
(a) (b)

LPA

(a)

Photo 172 : Détail montrant un feldspath plagioclase (a)


caractérisé par ses macles polysynthétiques associé à une
mosa¨que de quartz aux limites engrenées (b).

(b)

LPA
MICRO FACIES 03-3
(4)

(1)

(3)

(2)

LPA x10

Photo 169 : matrice argilo-gréseuse contenant de petits grains de quartz (1) enrobés dans un ensemble grisâtre
orangé (2). On note la présence de zones brunes correspondant à la précipitation d’oxyde de fer (3). Par endroit
on observe des paillettes à forte biréfringence (4) qui devraient correspondre à des vestiges de micas,
probablement de la biotite dont l’altération a libérée le fer que l’on retrouve à proximité. On se rend compte sur
cet exemple la difficulté de distinguer la part qui revient au dépôt sédimentaire (argile détritique) de celle qui
revient à la diagenèse (altération).

LPA x10
MICRO FACIES 03-2

(2)

(1)
Photo 166 : Détail montrant un mica muscovite (1) caractérisé
par ces teintes vives de polarisation (forte biréfringence).
Remarquer que ce mica commence à s’altérer, ce qui se
marque par des extrémité denticulées ou effilochées (2). Voir
les structures en plaquette ou feuillet (3) qui pourraient
correspondre à de la kaolinite.
(3)
LPA x10

(1)

(2)

(3)
LPNA LPA
Photo 167 : montrant la présence dans les espaces intergranulaire d’un minéral verdâtre en LPNA et
pseudoisotrope en LPA : c’est de la chlorite (1). On note aussi la présence de fer (2) et d’une matrice argileuse
(3).

(1)

LPNA x10 LPA x10

Photo 168 : Détail montrant les cristaux de chlorite (1).


MICRO FACIES 03-1
photo 165

(3) (3)
(3) (3)

photo 163
photo 164

(2)
(1) (2)

(4) 2 mm
LPNA 0.1 mm LPA
Photo 163 : Micro conglomérat grauwacke composés de grains de pellite (1), d’éléments composites de quartzite
(2), , de quartz monocristallins (3). La phase de liaison (4) sera analysée plus en détail dans les clichés suivants au
fort grossissement.

(2)

(1)
photo 164

LPNA x2.5 LPA x2.5


Photo 164 : Détail de la photo 163, montrant un espace intergranulaire rempli par une matrice grise assez homogène
pouvant être attribuée à de l’argile (1) comme nous verrons en détail sur la photo 164 suivante à un grossissement
plus fort. On observe des éléments (2) noir en LPNA en LPA : c’est du fer.

Photo 165 : Détail de la matrice argileuse (1) montrant la


disposition en plaquette grise à faible biréfringence de certains
(1) minéraux qui pourraient être de la kaolinite.

LPA x10
MICRO FACIES 01

(1)

photo 157
(8)

(7)

(2)

Photo 156
1 mm
2 mm
LPNA 0.1 mm LPA

Photo 155 : Lame mince d’un poudingue à matrice argilo gréseuse au faible grossissement (x2.5) montrant un
(1). L’espace entre les élément rudites est occupé par une matrice
galet de quartzite de la classe des rudites (1).
(2) pouvant contenir des vides ou espaces poreux (7)
gréseuse arénitique (2) (7) rempli par la résine. Remarquer que le
Détail
galet 01_3 est décollé de la matrice laissant un espace libre rempli par la résine (8)
de quartzite (8)

(8)
Photo 156 : Détail de la photo précédente montrant la composition
(2) et de
de la matrice gréseuse constituée de quartz monocristallins (2)
(5)opaques en LPNA et LPA. Ne pas confondre
grains ferrugineux (5)opaques
avec des vides remplis de résine (voir la différence avec l’espace de
(8) transparent en LPNA et opaque en LPA).
décollement (8)

(2)

(5)
(6) (10)
LPNA

(2)

Photo 157 : Détail au fort grossissement de la


matrice gréseuse montrant les éléments figurés
(2), de micas
constitués de quartz monocristallins (2),
(6), des fibrolithes (10)
(6), (10) correspondant
vraisemblablement à des micas altérés pouvant
donner des argiles. Les espaces intergranulaires sont
(9) finement
occupés par une phase de liaison (9)
granuleuse et de biréfringence relativement élevée
(teinte colorée brillante) pouvant être de l’argile.
(2) (9)

LPA
MICRO FACIES 15-1
(5)

(2 (2

(3) (3) (1)


(1)

(4) (1)
(1)
LPNA x5 LPA x5
Photo 238 : On observe des grains de tailles bien classée, pluricristallins (1)=quartzite ou monocristallins (2)=quartz.
Certains grains présente un aspect piqueté (3) ils devraient correspondre à des feldspaths altérés. Les grains sont
jointifs et soulignés, pour la plupart, par un liseré brun (4) de fer précipité. Noter que certains espaces libres (5) sont
également rempli par ce fer.

(1)
Photo 239 : Remplissage des espaces libres par une phase de
liaison grise homogène, probablement argileuse (1).

(1)

LPA x5

(1)

Photo 240 : Détail au très fort grossissement montrant la


précipitation de fer dans tous les espaces laissés libres (1).

LPA x40
(a) (a)
(b) (b)

A B
Détail 17-11 (A: LPNA; B:LPA 5X) : Exemple de croissance syntaxique avec : (a) le grain
primaire repéré grâce à des impuretés ou des inclusions donnant un aspect “picoté” et (b) la frange
de croissance relativement limpide.

A B
Détail 17-12 (A: LPNA; B: LPA 10X) : Cimentation complexe par pression dissolution. On
observe un contact net, parfaitement ajusté et souligné par un liseré clair en LPNA et noir en LPA
(flèches). Ce liseré ou “pellicule” est bien visible sur le cliche en LPNA où il apparaît légèrement
en relief, il correspond à des impuretés, argileuses ou micacées résultant de la dissolution.