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S.G.P.

« DIPREST »
CENTRE NATIONAL D’ASSISTANCE TECHNIQUE
Direction de la Formation et du Perfectionnement

FORMATION DES CADRES EN BATIMENT EN VUE DE L’OBTENTION


DU GRADE D’INGENIEUR D’APPLICATION

COURS DE BETON ARME

CHAPITRE IV : BASES DE CALCUL DES


SECTIONS DES ELEMENTS D’OUVRAGES

DOCUMENT DE LECTURE

Présenté par :

M. REMKI Mustapha

Novembre 2010
CNAT /DFP 27, Rue Mohamed Merbouche Hussein Dey (Alger)
Tél : (021) 49 65 15, (021) 77 26 94 FAX : (021) 77 26 94
CHAP IV : BASES DE CALCUL DES SECTIONS DES ELEMENTS D’OUVRAGES
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CHAPITRE IV : BASES DE CALCUL DES SECTIONS


DES ELEMENTS D’OUVRAGES

1. Actions et sollicitations

Les actions (ou charges) sont les forces directement appliquées à une construction
(exemple : poids propre, charge climatique). Les sollicitations sont des efforts internes ou
bien les éléments de réduction (N, M, V) développés dans une construction par une
combinaison d’actions donnés.
Pour répondre aux exigences de la sécurité, les ouvrages doivent être calculés, pour des
cas de charges déterminantes.

2. Mode de sollicitation

La section normale d’une pièce linéaire peut être généralement sollicitée par 6 efforts
internes : 3 forces et 3 moments où :
- N : effort normal
- V : effort tranchant (lié à N)
- Vy : effort tranchant horizontal (lié à My)
- M : moment de flexion
- My : moment de flexion horizontal
- T : moment de torsion
Nous définissons les groupes de sollicitations comme suit :

2.1. Flexion simple

M ≠ 0 et N = Vy = V = T = My = 0.
En général, la flexion est toujours accompagnée par un effort tranchant, mais la plupart
des cas c’est la flexion qui joue le rôle déterminant : cas d’une poutre isostatique soumise
à une charge répartie. Dans ce cas, après avoir dimensionné la structure en flexion, on
établit une vérification vis-à-vis de l’effort tranchant.

2.2. Flexion composée

M ≠ 0, N≠ 0, Vy = V = T = My = 0

2.3. Compression ou traction simple

N ≠ 0, M = Vy = V = T = My = 0

2.4. Flexion oblique ou déviée simple ou composée

M ≠ 0, My ≠ 0, N = 0 Flexion déviée simple


M ≠ 0, My ≠ 0, N ≠ 0 Flexion déviée composée

2.5. Effort tranchant

V ≠ 0, T = My = M = N = Vy = 0

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Il est toujours accompagné par une flexion. Le dimensionnement à l’effort tranchant est
nécessaire lorsqu’il prend des valeurs importantes (au droit des appuis dans une poutre par
exemple)

2.6. La torsion

T ≠ 0, V = My = M = N = Vy = 0
La torsion se produit dans les structures où les forces verticales n’agissent pas dans le plan
de symétrie de la structure.

3. Définition des Etats Limites

La conception des ouvrages en béton se fait selon la théorie des Etats Limites. On
distingue :

Les Etats Limites de Service ou E.L.S Les Etats Limites Ultime ou E.L.U

Ce sont les conditions qu’il faut respecter Ils font référence aux conditions de rupture.
pour que l’exploitation normale et la Il s’agit de s’assurer que le risque de ruine
durabilité de la construction soient assurées. est très faible en prenant divers coefficients
de sécurité (sur les matériaux) et de
pondération (sur les charges).

4. Combinaisons d’actions dans le cas des bâtiments courants

On note : G : charge permanente


QB : charge d’exploitation
W : charge due au vent
Sn : charge due à la neige

Pour l’ELU
Actions prises en compte Combinaisons d’actions
Combinaison de base G, QB 1.35 G + 1.5 QB
G + 1.5 QB
1.35 G + 1.5 QB + 1.2 W
Vent G, QB, W G + 1.5 QB + 1.2 W
1.35 G + 1.5 W + QB
G + 1.5 W + QB
Neige 1.35 G + 1.5 QB + 1.2 Sn
G, QB, Sn G + 1.5 QB + 1.2 Sn
1.35 G + 1.5 Sn + QB
G + 1.5 Sn + QB

NB : Pour l’ELS, on enlève les coefficients.

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5. Caractère mécanique des matériaux

5.1. Béton

5.1.1. Résistance caractéristique

Valeurs admises par le règlement BAEL

j
f cj
=
4.76 + 0.83 j
× f c 28
pour fc28 ≤ 40 MPa

j
f cj
=
1.40 + 0.95 j
× f c 28
pour fc28 > 40 MPa

On peut alors évaluer la valeur fcj par la 1ère formule pour 28<j<60 et fcj = 1.1 fc28 pour j
≥ 60.
f = 0.6 + 0.06 × f
tj cj

5.1.2. Digramme de calcul contrainte-déformation

σ
5.1.2.1. A E.L.S
σb
On doit avoir σ b ≤ σ baction
Avec σ baction
= 0.6 f c 28
( σbaction = σadmissible) ε

εb
Ou encore : σ bc = 0.6 fc28 (la contrainte de compression du béton σbc est limitée à σ bc =
0.6 fc28 ).

d y
A.N
h
As

Déformations Contraintes
b

5.1.2.2. A l’ E.L.U

C’est la résistance de la structure qui doit être vérifiée vis-à-vis des sollicitations externes.
Pour estimer cette résistance, il faut tenir compte de l’ensemble des diagrammes (σ, ε).

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Pour pouvoir effectuer les calculs numériques, les règlements BAEL admettent
l’utilisation des 2 diagrammes simplifiés :

a) Diagramme Parabole-réctangle

f cj
Avec f = 0.85
bu
γ b
σbc
Pour j = 28 j

f
f = 0.85 c 28
fcj
bu
γ b
0.85 fcj
fbu=
Où : γb = 1.5 situation durable θ γb
γb = 1.15 situation accidentelle

0.85 εbc
Cas courant : f bu
=
1 .5
f c 28 0 εbc =2‰ εbcu =3.5‰

b) Diagramme rectangle

Lorsque les sections considérées ne sont pas entièrement comprimées c'est-à-dire si la section
considérée est partiellement comprimée, par exemple en flexion simple en particulier, le
calcul à l’ELU est effectué selon un diagramme rectangulaire simplifié définissant un
comportement rigide-plastique, avec :
σb
α f cj
f =
cuj
γ b fcb

α = 0.85

α = 0.8
0.85
Cas courant : f bu
=
1 .5
f c 28
0.7 ‰ 3.5 ‰ εb

d y
A.N
h
As

b Contraintes Contraintes
Déformations
P.R R

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εbc fbu fbu

0.8 y
y

εs

5.1.3. Module de déformation

*) Pour un chargement de courte durée (t < 24 h et j < 28 j) ie, déformations


longitudinales instantanées).

E ij
= 11 ×10 ×
cj
3
(f ) 1
3
(Module instantané)
*) Pour un chargement de longue durée

1
E 3 E ij
vj
= (Module différé) ie, déformations longitudinales différées par exemple le
cas du retrait ou du fluage)

- Pour les vérifications courantes (j > 28 j), on admet :

f cj
= 1.1 × f c 28
D’où : E ij
= 11 ×10
3
(1.1× f c28)3

1
E vj
=
3 E ij

fc28 = 20 MPa 25 MPa


Eij = 3,08.104 MPa 3,32.104 MPa

On donne dans le cas courant Eb = 3 à 4.104 MPa

5.2. Acier

5.2.1. Résistance caractéristique

Le caractère mécanique de référence de l’acier est la valeur de sa limite d’élasticité fe


donnée ci-dessous :

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Type Nuance fe (MPa) σsr (MPa) εsr (%)


Acier naturel Fe E 22 215 330 à 400 22
R.L Fe E 24 235 410 à 490 25
Fe E 40 400 480 14
H.A Fe E 50 500 550 12

Types d’acier H.A


Type 1 : c’est un acier obtenu par laminage à chaud d’un acier naturel
Type 2 : C’est un acier obtenu par laminage à chaud d’un acier naturel suivi d’un
écrouissage
Type 3 : c’est un acier obtenu par laminage à chaud suivi d’un écrouissage et/ou laminage
à froid
Type 4 : c’est les T.S

5.2.2. Diagramme de calcul contrainte-déformation


a) cas des aciers naturels ou fortement écrouis (c'est-à-dire R.L ; type 1, 3, 4)
σs
Raccourcissement
fe

-10 ‰
εs
ε’s fe / Es 10 ‰
Allongement
σ’s

σs

fe/γs
εs
Es
εe 10‰

fe
εe =
γsEs

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b) cas des aciers écrouis par traction (et/ou) torsion : type 2

σs

-10 ‰

10 ‰ εs

5.2.3. Module de déformation (d’élasticité)

Es = 2. 105 MPa (règlement BAEL)

5.2.4. Contraintes limites

a) à l’ELU

Dans le calcul relatif à un état ultime, on introduit un coefficient de sécurité γs qui a pour
valeurs :
γs = 1 situation accidentelle
f
γs = 1.15 situation durable ou transitoire d’où f = e
su
γ s

f
Cas courant f su
=
1.15
e

b) à l’ELS

Dans la vérification à l’ELS, on s’intéresse entre autre à la limitation de la fissuration qui


conduit à la limitation des contraintes appliquées.

*) Cas où la fissuration est considérée comme peu nuisible : dans ce cas aucune
vérification n’est demandée c'est-à-dire pas de limitation de contraintes (en dehors de la
vérification à l’ELU)

*) Cas où la fissuration est préjudiciable


2
Pour les barres RL : σ st = f e
3

( )
Pour les barres HA : σ st = Max 0.5 f e ;110 ηf tj en MPa

*) Cas où la fissuration est très préjudiciable

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2 
Pour les barres RL : σ st = 0.8 ×  f e 
3 
( )
Pour les barres HA : σ st = Max 0.4 f e ;88 ηf tj en MPa
η : coefficient de fissuration qui vaut 1 pour les RL et 1.6 pour les HA.

6. Hypothèses et données pour les calculs sous sollicitations normales

6.1. Définition

On désigne par sollicitation normale ou axiale toute sollicitation produisant uniquement


des contraintes normales parallèles à l’axe longitudinal des pièces linéaires. Tout
problème de sollicitation normale peut se résoudre en se basant sur :
- la condition d’équilibre
- la condition de compatibilité
- la connaissance des lois de comportement (contraintes-déformations) des matériaux
constituants la section
Dans une section sollicitée par des sollicitations normales, il existe toujours un axe neutre
(AN) défini par le lieu géométrique des déformations ou des contraintes.
6.2. Calcul vis-à-vis des ELU de la résistance sous la sollicitation normale
6.2.1. Hypothèses fondamentales

a) Au cours de la déformation d’une poutre sous l’action d’un système quelconque des
forces extérieures, les sections droites restent planes et conservent leurs dimensions
(principe de Bernoulli)
b) La résistance du béton tendu est considérée comme nulle à cause de la fissuration
c) Par suite de l’adhérence, chaque armature subit la même variation linéaire que le béton
situé à son niveau (association acier-béton) glissement relatif est nul.
d) Le raccourcissement relatif εbc du béton est limité à 2 valeurs :
εbc = 3.5 ‰ dans le cas d’une flexion
εbc = 2 ‰ dans le cas d’une compression simple
e) L’allongement relatif εs de l’acier tendu est limité à εs = 10 ‰
f) Les diagrammes de calcul pour le béton et l’acier sont ceux donnés dans les
paragraphes précédents
g) Règles des 3 pivots (état de déformation d’une section) : Le diagramme des
déformations limites d’une section est régit par la règle dite des 3 pivots (A,B,C)

B 3.5‰
3/7 h

d C
h
A
• 10‰
As
2‰

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La rupture de la section peut être provoquée soit par épuisement de la capacité portante du
béton, soit par épuisement de la résistance de l’armature. La capacité portante de l’une de ces
armatures est épuisée (à l’ELU) lorsque la déformation de celle là est supérieure à la
déformation limite définie précédemment. La rupture d’une section en BA sera donc
caractérisée par son état de déformation. Les déformations qui peuvent rendre une section à
l’état de rupture sont caractérisées par le diagramme de déformation passant par l’un des 3
pivots définissant chacun un domaine

Pivot A
Traction simple (traction pure limite ou traction excentrée)
Flexion simple ou composée
- ∞ < y < yAB (domaine A)
yAB = 0.259 d

Donc pivot A: y ≤ 0.259 d


y = α d donc αAB = 0.259
Dans le pivot A, on a toutes les fibres qui sont tendues

Pivot B
Flexion simple ou composée
yAB ≤ y ≤ h

donc 0.259 d ≤ y ≤ h

Pivot C
Flexion composée à compression simple
y >h

Conclusion
Pour la vérification ou le calcul d’une section à l’ELU, il suffit d’apporter la preuve
qu’aucune déformation n’est dépassée, c'est-à-dire :
- Au niveau de l’acier le plus tendu : εs ≤ 10 ‰
- Sur la fibre extrême la plus comprimée de la section : εbc ≤ 3.5 ‰
- Que sur la fibre située à (3/7) h de la fibre la plus comprimée εbc < 2 ‰

6.3.Calcul vis-à-vis des ELS de la résistance sous la sollicitation normale

6.3.1. Hypothèses fondamentales


a) les sections droites restent planes
b) la résistance du béton tendu est négligée

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c) l’armature et le béton situé à son niveau subissent la même variation


d) la contrainte maximale du béton au niveau de la fibre la plus comprimée est limitée
par : σbc = 0.6 fc28
e) la contrainte maximale des armatures les plus tendues est limitée par les valeurs
définies précédemment
Conclusion
Pour la vérification ou calcul à l’ELS, il suffit d’apporter la preuve qu’aucune des
contraintes ne les dépassent (c'est-à-dire : σbc ≤ σ bc , σs ≤ σ s )

6.3.2. Relation contrainte-déformation : coefficient d’équivalence


On pose n = E s
coefficient d’équivalence, donc σs = n σb ou σb = σs / n
E b
Par convention, on adopte n = 15
6.4. Calcul des forces internes
6.4.1. Forces dans les armatures
La force est donnée par : Fs = As . σs
Si εs < εsel donc σs = Es. εs d’où Fs = Es. As. εs
Si εs > εsel donc σs est donnée par le diagramme approprié et Fs = As. σs
Ce calcul est effectué pour les sections tendues Fst = Ast. σst, ou pour les sections
comprimées : Fsc = Asc. σsc

6.4.2. Force de compression dans le béton

Le calcul de cette force est un peu compliqué, nous allons étudier le cas d’une section
rectangulaire comprimée qui servira de base pour la plupart des cas pratiques

6.4.2.1.Phase élastique (ELS)

d y
A.N
h
As

b Contraintes
Déformations

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y0
F cb
= ∫ σdB , dB = b dy donc F cb
= ∫ σ ( y ).b.dy
BC 0
2
y0 y0
σ (y) y
= σ bc ⇒ σ ( y ) = σ bc .b σ bc b
y y
Or
y y yσ bc
⇒ F cb
= ∫yσ
0
bc
.b.dy =
y ∫
ydy =
0 y 2
0

0 0 0 0 0

D’où Fcb = (1/2) σbc. b. y0 et Z = d – y0 / 3


6.4.2.2.Etat limite ultime
Dans les calculs aux états limites, il existe 2 diagrammes contraintes-déformations
simplifiés
a) Diagramme parabole-rectangle
σ
er
1 cas : (εbmax < 2 ‰)
2ème cas : (εbmax > 2 ‰)
fbu

2‰ 3.5 ‰ ε
er
1 cas : (εbmax < 2 ‰)

8 − ε bc max
F = ε bc max (6 − ε b max )b. y . f et Z =d− .y
cb
12 0 bu 0
4 − (6 − ε bc max ) 0

2ème cas : (εbmax > 2 ‰)

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f =
3.ε bc max − 2
.b. y . f et Z = d −ε
(3.ε − 4)+ 2 . y
max
bc
max
bc

2.ε (3.ε − 2 )
max max
bc 3.ε bc max 0 bu
bc bc
0

max
Pour ε bc
= 3.5 ‰ (diagramme total)

Fbc = 0.81. b. y0. fbu et Zb = d – 0.416 y0

b) diagramme rectangle

d y
A.N
h
As

Fbc = 0.8. b. y0. fbu et Zb = d – 0.4 y0

Remarque

Si on compare les résultats obtenus par les deux diagrammes (parabole-rectangle et


rectangle), on constate que l’erreur commise est très faible, ce qui justifie l’utilisation du
diagramme rectangulaire simplifié dans le cas général à l’exception des sections
entièrement comprimées.

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BASESDEDE
CHAP IV : BASES CALCUL
CALCUL DES SECTIONS DES ELEMENTS D’OUVRAGES
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Situation durable : γb = 1.5 ; γs = 1.15 ; Situation accidentelle : γb = 1.15 ; γs = 1


α = 0.85 en général ; η = 1.6 (ΗΑ), η =1 (RL)

ELU ELS
Etat

Q = 1.35 G +1.5 q +1.2 W Q = G + q +W

1
F bc = .b. y.σ bc
2
Parab. Rectang Diagram Rectang

y
Z =d−
α. f 3
f
f bu = 0.85. c 28 f bu = c 28
γb γb
Fiss.

Peu nuisible
Aucune
Type 2 Type 1,3,4 vérification en
Type d’acier
dehors ELU

La section du béton est insuffisante, on redimensionne


fe fe Préjudiciable
f su = 1.1. f su =
γs γs
(
σ st = Max 0 . 5 f e ;110 η f tj )
≤2 ‰ >2‰
max
ε bc

Très préjudiciable

σ bc p f bu σ bc = f bu

(
σ st = Max 0.4 f e ;88 ηf tj )
max
max 3. ε bc − 2
F bc = max .b. y 0 . f bu
F bc =
ε bc
12
(6 − ε bcmax ).b. y0 . f bu 3. ε bc

max σ bc = 0 . 6 . f c 28
Z =d−
8 − ε bc
max . y 0
max
( max
ε bc 3. ε bc − 4 + 2 )
(
4 − 6 − ε bc ) Z =d− max
(
max
2. ε bc 3. ε bc − 2
.y
0
) σ bc ≤ σ bc
Non

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ACIER

Limites élastiques

Types Nuances Fe (MPa)


Ronds lisses Fe E 22 215
Fe E 24 235
Type 1 Fe E 40 400
Fe E 50 500
Type 2 Fe E 40 400
Fe E 40 500
Type 3 Fe TE 40 400
Fe TE 50 500
Type 4 TL 50 (Ø>6) 500
TL 52 (Ø<6) 520

Caractéristiques

Barres lisses Barres H.A


Coefficient de fissuration η=1 η = 1.6
Coefficient de scellement ψs = 1 ψs = 1.5

Sections d’aciers : barres lisses et barres haute adhérence


Ø Poids Sections en cm2 pour un nombre de barres égale à :
(mm) (Kg/ml) 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
5 0.154 0.19 0.39 0.58 0.78 0.98 1.17 1.37 1.57 1.76 1.96
6 0.222 0.28 0.56 0.84 1.13 1.41 1.69 1.97 2.26 2.54 2.82
8 0.394 0.50 1.00 1.50 2.01 2.51 3.01 3.51 4.02 4.52 5.02
10 0.616 0.78 1.57 2.35 3.14 3.92 4.71 5.49 6.28 7.06 7.85
12 0.887 1.13 2.26 3.39 4.52 5.65 6.78 7.96 9.04 10.17 11.31
14 1.208 1.54 3.08 4.62 6.16 7.70 9.23 10.77 12.31 13.85 15.39
16 1.577 2.01 4.02 6.03 8.04 10.05 12.06 14.07 16.08 18.09 20.10
20 2.465 3.14 6.28 9.42 12.56 15.70 18.84 21.89 25.13 28.27 31.41
25 3.853 4.90 9.81 14.72 19.63 24.54 29.45 34.35 39.26 44.17 49.08
32 6.313 8.04 10.09 24.12 32.17 40.21 48.25 56.29 64.34 72.38 80.42
40 9.864 12.55 25.13 37.69 50.26 62.83 76.39 87.96 100.53 113.09 125.66

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