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L’A

Point de départ considéré comme point d’arrivée : le détachement.


L’attitude artistique consiste à se retirer du monde (geste ascétique).
Spécificité de la pratique artistique : elle s’opère dans une dimension de création intérieure et
extérieure : tous les codes sont remis en jeu dans le geste artistique : le référent (modèle
extérieur) et la mémoire (modèle intérieur).
Il s’agit de TRANSFORMATION – métamorphose.

Problème important dans toute œuvre : la tension entre la FORME et le RYTHME


(mouvement), il est indispensable qu’il y ait un jeu (tout ce qui est mis en jeu joue) : c’est un
jeu INCONCLUSIF. Le concept n’admet pas le jeu (Kant).
L’inachèvement est une manière de dire le jeu qui est en tout œuvre.
L’objet statique est opposé à l’œuvre. On ne peut pas conclure sur un sens : l’œuvre échappe
au sens et à la signification.
Il y a dans tout œuvre une dimension qui échappe à la conclusion de l’interprétation : les
interprétations sont intéressantes mais n’épuisent en rien l’œuvre.
L’œuvre d’art reste vierge quelque soit les tentatives de pénétration : elle ne saurait être
déchiffrée. Ce n’est pourtant pas un mystère ni une énigme : c’est un chiffre.

L’universalité du jugement esthétique ?


Une interprétation permet à une époque de lire ou de comprendre une œuvre à partir d’un
discours commun : l’interprétation crée un espace de discours commun.

Remarque :
Il y a une tentative de la part des critiques d’art de coloniser le champ artistique. C’est à dire
de trouver un langage commun, donc d’abolir la spécificité ce qui vise à neutraliser le geste
artistique.

Le marché de l’art est le lieu ou s’évalue l’œuvre d’art comme marchandise (fétiche).
Une œuvre d’art renvoie à un discours singulier : l’œuvre d’art part du singulier et va au
singulier. L’universalité de l’art c’est d’être fait par des singuliers pour des singuliers.
L’œuvre travaille à partir de l’abstraction (geste de détachement). Il n’y a pas de prévention,
de préjugé : le geste artistique part ex nihilo. Le point de départ ne se trouve pas dans la
conscience, c’est un risque (un risque de composition).
Pas de pensée sans image (Aristote, De Anima) / rapport entre l’image et la parole.
Certains discours peuvent ébranler une nation.
Le fondement lie la philosophie à l’architecture : une philosophie ne tient que si elle est
fondée. Les philosophes s’interrogent sur l’architecture.
L’architecture expose les modes de sociabilité d’une société. Etudier l’architecture c’est
étudier la culture (relation qui lie les personnes aux personnes).
Les formes produites sont des relations humaines.

L’acte féminin est un exemple de geste artistique.


Inconclusivité de toute œuvre d’art : la conclusion est toujours fasciste ou totalitaire

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Démocratie : le lieu où l’on peut toujours inventer une autre solution.
L’art échappe à l’intention, échappe à la phénoménologie.
On peut résumer une œuvre d’art à une projection intérieur/extérieur
⇨ Abolition entre le dedans et le dehors.
Toute œuvre est justifiable d’une géométrie projective. Cette projection à pour caractéristique
de ne pas pouvoir cerner son origine ni son point de fuite (d’où, vers où).
L’art est une réalité (si on en fait l’expérience) d’un type particulier.
Proximité de l’art et de la pensée.
L’art advient à la place du pouvoir, l’artiste est quelqu’un qui a renoncé au pouvoir
⇨ l’impouvoir.
Le « prince » est un artiste – celui qui empêche le système (l’idéologie) de se fermer / qui
empêche qu’il y ait une classe dominante.

Kant : le paradoxe n’est pas soluble


Du sublime il n’y a pas de langue.
Blessure du sublime : rencontre de la diversité des idiomes.
Le champ de la pratique est inachevable.
L’artiste et l’art sont voués au spectacle et au marché.
Pour le monde de gestion dans lequel nous sommes il faut s’attendre à ce que le geste
artistique (le détachement) se développe => les parias.

Question de l’art à l’histoire : Question de la philosophie elle-même.


La philosophie de l’histoire détermine l’approche de l’art.
Hegel a lié sa philosophie de l’histoire (i.e. sa philosophie) avec son esthétique qui n’est autre
qu’une philosophie de l’histoire de l’art.
Hegel a fondé l’histoire de l’art moderne.
Fin de l’art = moment où les formes ne trouvent plus de dialectique interne.
Ce que Hegel voit dans l’art c’est une dimension de l’origine qui a sa fin dans la religion et le
savoir.
L’art se présente toujours en chacun de ses moments comme une suspension de toute
projection de la fin de l’histoire. L’art conserve une potentialité anthropologique.
Toute l’histoire de l’art n’a cessé de s’édifier sur des bases hégéliennes (dialectique des
formes et de leur dépassement)
Dialectique de la production incessante du nouveau.
La poursuite du schéma hégélien permet de comprendre l’histoire 1) de la mode, 2) du design.
Création, développement, vieillissement des formes les unes dans les autres.
Originalité => dépassement.
On peut dire que le schéma hégélien est le fondement de la tradition du nouveau.
La tradition du nouveau s’insère dans une perspective linéaire cumulatrice et innovante du de
la vie.
Il existe un mouvement qui soutient un projet cumulatif et innovant.
On a identifié l’art avec la tradition du nouveau.
La fin de l’art fonde la tradition de l’art après 1830

Pourquoi l’art résiste à toute philosophie de l’histoire ?


à toute confusion de l’histoire avec l’évolution (le progrès) ?

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Il faut trouver une nouvelle conception de l’histoire (qui échappe à la tradition du Nouveau)

Question 1
Est-ce que l’on peut une fois pour toute détacher radicalement l’art de la religion ?
[ l’expérience artistique – expérience esthétique ] – forme de religion
Peut-on détacher l’art du savoir – reconnaître à l’art une spécificité : expérience de soi, des
autres, des choses.

Question 2
Intégration de l’art dans l’industrie et l’économie. L’art se réduit à un phénomène culturel.
L’art met en jeu le statut de la philosophie elle-même : Est-ce que la philosophie peut se
séparer de la question d’un sens de l’histoire ?

L’art ne saurait être abordé dans le cadre d’un sens de l’histoire : l’art échappe à toute
récupération => QU’EST-CE QUI FAIT QUE L’ART A CETTE RESISTANCE ?

Le geste artistique originaire et structural échappe à toute construction historique (progrès du


savoir ou en terme de salut)
L’ART NE SE RECLAME D’AUCUNE PERSPECTIVE SALVATRICE
C’est à dire que la question du sens est étrangère au geste artistique.

L’art est étranger à tout progrès ou cumulation du savoir.


L’art (quelles que soient les cultures) suspends la signification et le sens de l’histoire.
L’art introduit de façon continue une discontinuité dans l’histoire.

PARADOXE : l’histoire de l’art est l’impossibilité d’une philosophie de l’histoire.


l’impossibilité d’une histoire de l’art.
⇨ l’histoire de l’art nous barre l’accès à l’art.

En quoi le geste artistique échappe-t-il à l’histoire / met-il en crise le concept d’histoire


philosophico-religieux qui soutient notre existence quotidienne.

Le musée peut-être lu de deux manières : 1 lecture ordonnée historique, chronologique


2 aléatoire (époque et lieu différent), éclaté,
comparatif, spacio-temporel

Est-ce que les formes obéissent à une histoire ou non ?


A qui profite l’histoire de l’art ? A l’inscription total de la culture dans le champ économique.

Qu’est-ce qui inquiète dans le geste artistique ?


La production artistique a toujours été contrôlée, insérée dans la culture dominante,
interprétée comme élément de la culture.
⇨ L’assimilation de l’art à la culture est discutable
Une œuvre qui dégage un espace critique est une œuvre dangereuse.
Le propre d’une œuvre d’art est la création d’un espace critique.
⇨ a nécessairement une structure démocratique

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Toute œuvre d’art (relation et jeu de relation, état critique de relation) questionne le lien
social, l société (les modes relationnels) dans laquelle elle est produite.

⇨ TOUTE ŒUVRE D’ART MET EN CRISE – EN CAUSE – LES RELATIONS


DOMINANTES.

QU’EST-CE QU’UNE ŒUVRE D’ART ?


Elle vient rompre un consensus
Elle ne peut faire l’objet d’une nomination qui l’intègre.
Aucun commentaire ne peut épuiser le secret de l’œuvre.

C’est une œuvre qui échappe à son intégration dans l’histoire de l’art
On ne peut avoir de langage que poétique.
C’est une structure qui produit un événement qui ne cesse à travers le temps d’être un
événement.
Une œuvre d’art nous fait entrer dans un espace de désorientation, de possible.
Une œuvre d’art fait sens mais on ne sait pas lequel.

Pourquoi aborde-t-on toujours une œuvre d’art en terme de généalogie et en terme de


totalisation (sémantique) ?
EXPLIQUER L’ŒUVRE C’EST VOULOIR NEUTRALISER L’AFFECT.

QUEL EST L’AFFECT QUE PRODUIT L’ŒUVRE D’ART ?


L’émotion c’est d’être dessaisi de la possibilité d’en faire le tour
⇨ aveu d’impuissance
⇨ humiliation du spectateur
⇨ impossibilité d’adorer et de comprendre

Qu’est-ce que l’insensibilité à l’art ?


Le destin de l’art est lié au destin de la sensibilité
L’ESTHESIE et L’ANESTHESIE
(l’anesthésie condition de l’esthésie, cf. la cruauté de l’artiste)

Un artiste est contraint à faire ce qu’il fait. L’art est fondé sur un drame.
La culture contemporaine vise à éliminer l’anesthésie et l’esthésie à travers une sensibilité
moyenne.
L’art est toujours populaire – pcq choc émotif.
Le raffinement est l’écho du choc
Le plaisir esthétique est une construction culturelle.

L’art de l’art c’est de décevoir une attente


⇨ On déçoit une satisfaction = on engendre une émotion
L’art c’est la mise en crise de la satisfaction, un dispositif destiné à décevoir la satisfaction de
l’attente de frustration.
⇨ LA QUALITÉ D’UNE ŒUVRE D’ART EST LA HAUTEUR DE LA DECEPTION

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L’ŒUVRE D’ART EST MODELE DE CREATIVITÉ : L’ART N’EXISTE QUE POUR DIVISER LA SOCIETE
Ressort de l’art tout geste qui divise, qui ne répond pas à l’attente, qui contredit la société.
⇨ hantise du consensus, du groupe, du lieu commun.
L’invention artistique = l’invention de la division
Le geste artistique vise le point où s’agrègent les choses pour les désagréger.
TOUT CE QUI S’AGREGE PEUT FAIRE MASSE, POUVOIR.
Ce qui divise le lien social est un geste artistique (le Prince sait là où il faut diviser)

La question de l’art c’est celle d’un point ludique, d’un point de silence
Question du silence
L’événement > le silence – qu’est-ce qui exclut le silence = la démonstration, la preuve, le
fait, la logique.
La logique se constitue d’ignorer le silence
Le sublime est une manière de nommer le silence
Le silence (le fond de toute œuvre)
Le discours sur l’art construit les modes de silenciosité = comment chaque œuvre parvient à
ne rien dire ou NE DIRE RIEN.
Peut-on parler de contemplation (théoria) => théorie de l’art ?
L’art en dernière instance, le silence ouvre à une théorie possible de l’art
C’est un silence qui se situe dans le langage
N’est ni indicible / admet une parole (qualité du silence dans le langage) / n’est pas ineffable.
L’expérience artistique est toujours un silence au cœur du langage
L’art est un silence qui abrite le langage
Une certaine manière de se taire qualifie l’art.

L’art n’a pas de solution, il est absolu


L’art c’est l’absolution de la solution
Dans le faire artistique on évite la solution > le génie
Est-ce que l’art questionne ? non (il ne produit pas plus de solution qu’il ne pose de question)

SILENCE ; ABSOLUTION ; EVIDENCE

L’art est anti-philosophique


L’évidence s’oppose à la certitude

L’art est-il le lieu d’expression de la subjectivité ?


La subjectivité à une origine narcissique (faire des projets, construire sa vie)
Le moment où le sujet apparaît (la renaissance) s’avère impossible
La subjectivité est une illusion bourgeoise
⇨ on va vers l’art quand il n’est plus question de subjectivité
⇨ on fait de l’art quand on se rend compte que tout processus de subjectiation est
illusoire
le geste artistique présuppose la perte du sens de la vie
le faire artistique renvoie à une position autistique (impossibilité de la subjectivité
l’art devient possible à partir de la désubjectivation

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d’où part le geste artistique ? d’une impossibilité de la subjectivation
la forme vient à la place de la subjectivité
le contenu c’est la forme
pourquoi a-t-on besoin de rapporter l’art à la subjectivité voire à l’individualité ?

le geste artistique procède d’une mort (n’a ni subjectivité ni objectivité)


part-il du référent ? l’art est-il mimétique (mimésis) ?
l’art ne connaît rien de la réalité et ne veut rien en connaître
l’art part d’œuvres d’art (les formes sont en dialogue avec les formes)
il part d’une œuvre d’art qui est trop bavarde
l’art c’est l’histoire du silence _ de la qualité du silence
C’EST PARCE QU’UNE ŒUVRE PARLE TROP QU’UNE AUTRE LUI SUCCEDE
C’est parce qu’un art parle trop qu’une technique s’invente
Qu’est-ce qu’une œuvre ?
C’est une image acoustique
LE POINT DE DEPART DE L’ART C’EST UNE IMAGE
ACCOUSTIQUE DONT L’ECHO EST LE SILENCE

Il n’y a pas de première ou dernière œuvre


L’image acoustique est tuée dés lors qu’elle entre complètement dans un discours
Particularité structurale : elle contient toujours un point qui renvoie le spectateur à un
processus de subjectivation infini et dé<evant
L’œuvre se construit à partir de la place du spectateur pour le faire entrer dans l’œuvre et le
faire s’y perdre
Il y a toujours un reste inexpliqué, incompris
Il y a quelque chose qui résiste indéfiniment au commentaire.
L’art montre la vanité de toute herméneutique
L’art c’est l’échec du déchiffrement
LE POINT HORS DE TOUT COMMENTAIRE EST LE POINT DE LA
DESUBJECTIVATION, DE SILENCE
Tout art est écriture
Le pôle anesthésique = le point de désubjectivation
Le silence exige un nom, une nomination
Qu’est-ce qui réclame d’être nommé ?
Une partie non subjectivable qui réclame justice = tous les morts (au nom de la subjectivité)
pour une cause = la partie qui ne se sacrifie pas.
L’art ne défend aucune cause
Le spectre c’est une non-subjectivité qui demande justice
Le point de résistance est insaisissable, ironique, non-symbolisable = le lieu de l’émotion
L’art est une résistance au symbole (ce qui lie, associe en Un)
L’art a à voir avec l’allégorie. (l’équivalence de le métaphore et de la métonymie) la
persistance infinie du symptôme et du désir.
L’essence de la forme c’est de ne pas faire/prendre forme.
Le fond des choses est indécidable (par delà le vrai et le faux).
Le discours esthétique est l’idéologie de la sensibilité bourgeoise.
Pourquoi l’esthétique devient-elle centrale en philosophie ? (entre science et morale)

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La sensibilité à l’art peut contribuer à l’édification morale.
L’art est un mode de connaissance qui n’est pas un savoir : une connaissance qui est celle des
limites du savoir.
L’art est une pulsion de jeu qui intègre et dépasse.
TOUT CE QUI EST DU DOMAINE DE LA PRAGMATIQUE PASSE AU DOMAINE DE LA
CONSOMATION.
= LIQUIDATION DE LA SEXUALITÉ AU PROFIT DU CALITAL.

la question de l’art c’est la rencontre d’un corps et de la matière qui n‘abouti pas à l’outil ni à
un savoir théorique mais qui est à sa manière une connaissance, un savoir-faire et un savoir
être.

Identité [(Réalité – Vérité) / Fiction] = Art (nietzsche)

L’art et la science sont exclu de l’absolu, sont réalité et vérité (jeu) ; c’est à dire fiction.
L’esthétique du sublime vient mettre en cause l’esthétique du beau en faisant apparaître ses
fondements.

Le sublime est la limite de la morale


introduit une dimension de terreur, d’angoisse
fait vaciller l’ultime fondement du sujet
est le point où la loi rejoint le chaos
où la loi coïncide avec le désir
avec la cruauté

⇨ crise des fondements du sujet et de la Raison

l’absence de fondement de la Raison qu’introduit le sublime ouvre sur la violence

Adorno : ce qui lie l’esthétique du beau au statut de marchandise


La marchandise devra avoir les critères du beau
L’esthétique du beau est lié à la qualité de vie bourgeoise
Le capitalisme n’est pas sorti de l’esthétique du beau
L’esthétique du sublime est intégrée à l’esthétique de beau à travers le concept d’avant garde :
le sublime est transgression du beau
Modernité = traduction du sublime en terme de transgression du beau.
Post-moderne = le sublime n’est plus référé à l’esthétique du beau.

Adorno : le fonctionnement du capital implique 1) que la production industrielle en reste à


l’esthétique du beau, 2) que la construction de la personnalité reste soumis à l’esthétique de
beau.
L’esthétique est devenue un mode d’adaptation et d’intégration sociale essentiel
LIQUIDATION DE LA CONDITION HUMAINE ARTISTIQUE A TRAVERS L’ESTHÉTIQUE DU BEAU.
L’esthétique du beau exclu la question de la violence
L’esthétique du sublime pose la question de la violence comme envers de tout ordre, comme
envers de la loi.

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Absolution => 1) félicité, 2) sans solution => négativité heureuse (sérénité de l’artiste)
L’œuvre est terminée quand elle est inachevée, QUAND ELLE LAISSE A DESIRER.

CE QUI MEUT L’ARTISTE C’EST L’OBJET SEXUEL (l‘art consiste à masquer l’objet-
cause)
Sublimation = comment effacer le sublime (cette rencontre terrifiante avec l’objet sexuel)

Image / infiniment différente d’elle-même = impossibilité de la représentation

Le geste artistique DEPLACE (métonymie) et CONDENSE (métaphore) indéfiniment.


Symbole = résolution métonymique de la chaîne métaphorique
Point de synthèse à partir duquel toutes les formes s’ordonnent.
Allégorie = les rapports de force ne se laissent pas réduire à une synthèse finale

L’art consiste à empêcher le concept (faire en sorte que rien ne puisse se conclure)

TOUTE ŒUVRE D’ART EST UN CRIME DISSIMULE.

L’œuvre est une machine à produire indéfiniment du sens (Duchamp).

Paradoxe : l’œuvre d’art est profondément immorale et fondamentalement éthique.

Les mass-médias sont fait pour esthétiser, idéologiser.


Il n’y a d’art que des masses (la masse est le droit de la singularité)

Simmel : la tragédie de la culture


Le fait que l’on particularise la relation du singulier à l’universel = l’idéologie, l’aliénation.
Il faut que tout rentre ans l’espace public habermassien.
Le dispositif culturel est un dispositif de neutralisation de l’art.
IL Y AURA ART TANT QU’IL Y AURA REPRESENTATION DE CE QUI SOUMET LA
PRODUCTIVIE HUMAINE.

L’art est étranger à la satisfaction.


L’attitude qui préside à l’art repose sur le manque, le désir / le désir reste étranger à toute
satisfaction.
Le symptôme du trou dans l’économie libidinale.
IL Y A TOUJOURS QUELQUE CHOSE QUI CLOCHE DANS CE QUI VA.
L’incommode / l’incommodifiable / ne pas pouvoir être d’accord
⇨ l’art est un rapport à la réalité qui ne consent pas
⇨ l’art correspond à l’au-delà du principe de plaisir

DANS L’ART IL S’AGIT TOUJOURS DE LA MÊME CHOSE MAIS AUTREMENT


L’opposition de la répétition et de la différence est constitutive de l’art
⇨ ce n’est jamais la répétition du même.

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/ Style et singularité / => l’art vit de se répéter indéfiniment en produisant toujours une
différence.
La résistance croissante de la posture artistique à toute les formes de normalisation.

La posture artistique est une mise en cause de la nosologie psychiatrique


est une posture politique
se qualifie comme résistance au champ symbolique
est commandée par l’insatisfaction de la réalité

la subjectivation ne peut plus se faire selon l’itinéraire culturel traditionnel


⇨ nul ne peut se dispenser d’être autodidacte

la posture artistique rappelle tout ce que la société cherche à oublier.


L’art est une mémoire (de ce que la société oublie, exclu pour se constituer comme
consensuelle)
L’artiste fait ce que ne font pas les mass-médias.

La posture artistique n’est plus utopique (harmonie à trouver ou à retrouver)


n’est pas humanitaire, ni socio-logique,…
est un opérateur de transformation permanent de la qualité et de la
nature des relations humaines.

La culture est consommation : il n’y a plus de différence entre la production et l’esthétique.


⇨ tout ce qui est produit est esthétisé.
⇨ Liquidation de l’art (des conditions de l’art).
L’art ne vit que de question or la société ne propose que des réponses.
Où se trouve le désir, la singularité, la subjectivité ? Chez les exclus.

Un geste artistique invite à la méditation, au silence


L’art pose par son existence même la question d’un lien qui n’est pas logique ni moral (raison
pure et raison pratique).
Quel est cet échange auquel l’art nous invite ?
Le respect de la subjectivité, de l’altérité comme expression ou parole
⇨ l’art existe pour que nous parlions ensemble.
L’art est une invitation à la rencontre, à la parole (dans son risque), à l’expression de son
désir.
L’art est la condition de deux monologues qui s’écoutent.
La part muette (de silence) de l’œuvre d’art est le vide entre toi et moi.

L’art est porteur d’une sociabilité par delà la société.


L’œuvre se crée de l’échec du rapport sexuel.
La différence sexuelle se manifeste dans l’œuvre d’art.

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L’œuvre d’art c’est l’absolution de la différence sexuelle.
L’œuvre d’art est toujours deux.

Le spectateur rencontre une suspension, une ouverture de la relation


L’œuvre ne se laisse pas synthétiser.
L’œuvre ne peut pas être déchiffrée puisqu’elle est chiffrante.
C’est à dire qu’elle se présente comme non déchiffrable ( qu’on ne peut pas tout dire sur elle)
LA RAISON D’ETRE DES ŒUVRES C’EST DE PRODUIRE D’AUTRES ŒUVRES.
(rapport de chiffrant à chiffrant)

Ce que l’œuvre d’art vise et atteint c’est une puissance de relation non nommée entre les êtres
humains.
L’œuvre d’art n’est autre chose que la vérité de la sexualité.
L’art c’est l’art d’éviter l’impasse
⇨ trouver l’issue
Si l’art est un chiffrage, l’issue se trouve dans l’impasse.
Il n’y a rien de tragique si ce n‘est la réalité : si il y a tension dans l’art, elle-même a une autre
tension.
Le piège c’est la tautologie.
L’art laisse intacte les possibles.
Il ne peut pas y avoir de compréhension définitive.
L’art c’est l’occasion de réinventer la vie.
Le rapport à l’art nous ôte le but / remise en jeu de tout
Pouvoir de l’art (des œuvres) de déclencher un impouvoir.
Les œuvres d’art sont hypnotiques
⇨ rhétorique artistique (art de convaincre) / propagande, publicité
⇨ dimension de séduction (conduire hors du chemin)
l’art nous entraîne vers un chemin virtuel
l’art virtualise notre existence.
Le miracle artistique / la réalité apparaît sous un autre jour / la construction de la réalité
apparaît dérisoire
LAISSER TOMBER
⇨ sans laisser passer le commun qui étouffe le singulier (l’assentiment collectif)

Une œuvre est le chiffre d’une communauté


est le rêve d’une communauté (d’une relation / différence)

l’art (pratique matérielle actuelle) est différent de l’utopie

non dialectique ANTI-UTOPIQUE séduit


actualité
Art

message
IDEOLOGIQUE (commercialisation)
rassure

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= utopie / propagande

œuvre / projection d’une communauté anti-utopique


l’art est la transition d’une négativité radicale
⇨ est étranger à toute représentation
(l’art est toujours mouvement, ne tolère pas l’identité)
DADA= intervenir partout où les gens s’entendent (où le geste artistique est neutralisé)
L’art rappelle à la communauté sa non soumission à l’Un, qu’elle se situe par delà l’illusion
religieuse ou politique

L’identité corporelle est plus riche que l’identité morale ou psychologique.


Le corps est l’enjeu de toute pratique artistique
L’artiste fait confiance à son corps

Liquidation de la résistance subjective = culturisation, consommation actuelle.

Qu’est-ce que la pratique artistique apporte à ceux qui en font l’expérience ?

Civilisation _ constituée autour de dogmes transcendants (religieux, étatique)


⇨ mise en cause par l’émancipation (politique,…)
par l’extension du commerce

L’art n’est un phénomène civilisationnel que par récupération culturelle

Science, art, technique échappent à la transcendance


Commerce = suppression de toute transcendance

Art et vérité : expression singulière (pas de vérité ontologique universelle)


Désacralisation, désontologisation
Recherche (expérience) d’une vérité singulière
Les conditions de l’ordre symbolique sont réinventées par chaque geste artistique

Tout perd son sens !


Reste le suicide / il y a quelque chose qui empêche le suicide : la posture artistique
(Abjection totale du sujet)

impossibilité du suicide + impossibilité de la mimésis => invention artistique

1_ Qu’est-ce qui cloche dans l’ordre symbolique pour qu’il s’effondre ?


2_ D’où vient cette résistance humaine ? (entre s’intégrer et mourir)

1_ l’ordre symbolique repose sur un masquage


l’art du masquage (fausse aventure, risque)
2_ évitement simultané de l’identité des choses et de soi-même.

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La représentation est l’illusion du spectateur
Il y a un irreprésentable qui figure
La représentation constitue une unité au prix d’une exclusion
La représentation repose sur la loi du silence
L’ordre symbolique repose sur le bouc émissaire (le déni de notre abjection)
La négation de l’art c’est la constitution du spectateur

Le masquage consiste à montrer le fantasme réalisé tout en innocentant le spectateur

Le totem contient la possibilité et l’interdit de la destruction


Une œuvre d’art est un totem (signifie l’impossibilité de la réalisation du fantasme)
Une œuvre d’art ne tolère pas le spectateur
L’art est un ordre symbolique sans fondement ni issue.

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